‹‹ Je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur, Celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra ›› (Jn 11, 25-26). 

Jésus s'affirme source et garantie de vie éternelle pour tous ceux qui croient en Lui. Il ressuscitera les hommes qui, éclairés par la grâce divine, viennent à lui avec confiance. La commémoration annuelle des fidèles défunts se veut donc l'expression de la foi de la Sainte Église catholique. Ainsi, convié à participer, à l'instar de l'Église universelle, à l'immense chaîne d'amour instituée par le Christ, non seulement entre tous les croyants et entre les vivants, mais aussi entre vivants et morts, "Providentia Dei" s'est tourné avec confiance, en ce 02 Novembre 2021, vers le Dieu des vivants et des morts, en faveur de tous les fidèles défunts, à travers l'Eucharistie présidée par le révérend Père Éphrem DANNON. Dans son sermon, stigmatisation fut faite à l'encontre des chrétiens adonnés à l'hédonisme, perçu comme paralysie de la foi, de la confiance et de l'espérance en la résurrection des morts. À l'issue de la messe, le porte-Croix ouvrit la procession vers le cimetière du séminaire, où l'Assemblée liturgique implora la miséricorde divine, sur nos pères Simplice ADJERAN et Serge DANNON qui y reposent.

Au terme, nous recommandons à tous nos lecteurs de croire davantage en la lumière de la vie et de faire preuve d'espérance, durant ce mois consacré à la prière pour les âmes du purgatoire. Qu'elles reposent dans la paix du Christ Jésus! Amen.

 

 Firmin BOUNOU KAH, 1ère Année de Philosophie.

Après avoir officiellement amorcé l’année académique 2021-2022 le 1er octobre dernier, le Grand Séminaire Providentia Dei emprunta depuis le vendredi 08 octobre le sentier des classes. Les événements ordinairement liés à la vie de la communauté poursuivirent leur cours sans enjeux de taille jusqu’aujourd’hui, lundi 1er novembre où, comme à l’accoutumée, l’Eglise convie à une halte décisive et symbolique pour célébrer la grande solennité de la Toussaint et prier nos Saints tant connus qu’inconnus. Ainsi, pour appréhender au mieux les raisons qui sous-tendent l’institution de cette fête, il ne serait pas sans intérêt de remonter le temps pour bien les situer. En effet, les pages de l’histoire révèlent qu’à l’origine, la fête de la Toussaint fut l’anniversaire de la dédicace que fit, en 607, le pape Boniface IV, de l’Eglise du Panthéon, à Rome. L’ancien temple païen, désormais dédié à la Vierge et à tous les martyrs, prit le nom de Notre-Dame-des-Martyrs. Et, sous Grégoire III, l’on commença à célébrer, le 1er novembre, la fête de tous les Saints.

 

               La Toussaint de cette année a rehaussé en clarté et en liesse le déroulement ordinaire de nos week-ends. ‘’Providentia Dei’’ a en effet célébré ce lundi 1er Novembre la Toussaint en sursoyant, à l’instar de bien d’autres institutions, à ses activités pour rendre cet hommage fervent à l’Assemblée de l’Eglise Triomphante, à travers la Messe solennelle présidée par l'abbé Éphrem DANNON, directeur des études. Il a axé son homélie sur le sens de l’ensemble des Béatitudes. Le Christ à travers les Béatitudes, veut convier tous les hommes à une marche joyeuse et à une ferme espérance dont la finalité est bel et bien l’avènement déjà dans le temps, du règne de Dieu. Aussi, à l’adresse des séminaristes, futurs prêtres dont l’indice premier se doit d’être l’esprit missionnaire, il formula une exhortation : « Apportez le royaume au monde, apportez au royaume le monde. » Une fois la messe terminée, la journée poursuivit son cours et ce, dans l’ambiance festive commune aux solennités de cette envergure.

 

Jonas DANGOU, 1ère année de philosophie.

 

« Dieu l’a ressuscité le troisième jour ».

 

            La célébration de la veillée pascale, la Nuit des nuits qui débouche sur celle du Dimanche de Pâque, le Jour des jours, inaugurent les commencements d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle où ne réside que la paix, la joie et le Bonheur, puisque l’heure de la Vie a sonné. La résurrection est donc la plus importante vérité, la plus décisive. Cette année les séminaristes du Grand Séminaire Providentia Dei ont fait l’expérience intra-muros de la Pâques au Seigneur.

 

 

 

            Le père Didier GNITONA, recteur de notre séminaire, dans son homélie de la veillée pascale nous exhortait à une conversion radicale. En effet, la Résurrection du Christ exige la conversion, elle exige qu’on dise « oui » à Jésus avec toutes les infinies et les imprévisibles conséquences que cela implique. A la suite du père recteur, le père Brice dans sa prédication du jour de Pâques nous présenta la Résurrection comme un appel pour que celui qui y croit se purifie des vieux ferments pour devenir une pâte nouvelle, pour le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté, comme nous le rappelle Saint Paul dans la deuxième lecture du jour (1 Co 5, 6). En conséquence, la foi en la Résurrection fait surgir un homme nouveau qui ne s’appartient plus lui-même, mais à son Seigneur devenant ainsi témoin de la Vérité Absolue, par la parole et par l’acte, à la suite des premiers témoins.