« Chaque fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’Il vienne » 1Co 11, 26

 

            La semaine sainte s’achève par un espace de trois jours, où l’on célèbre le Tridium pascal, marquant les derniers jours de la vie de Jésus (Jeudi saint, la dernière cène avec ses disciples ; vendredi saint, son arrestation et sa crucifixion ; et le dimanche de sa résurrection).

            Le Jeudi saint annonce la fin du carême et l’entrée dans le mystère de Pâques. Comme à l’accoutumé, le Grand Séminaire Providentia Dei de Gaah-Baka a eu la joie d’accueillir Mgr Pascal N’KOUE, pour la messe du soir où l’on commémore le dernier repas que Jésus a pris avec ses disciples.

            L’ouverture de la célébration à 18h30min fut annoncée par une grande procession d’entrée accompagnée des louanges de la schola cantorum dudit séminaire. Après un mot de bienvenu et de reconnaissance du Recteur adressé à Monseigneur puis à toute la communauté, la messe poursuivit son élan.

            Dans son homélie prononcée avec recueillement, en ce jour consacré aux prêtres, Monseigneur Pascal N’KOUE ne s’est pas empêché de présenter la figure du Vrai Prêtre aux séminaristes. En effet, le Vrai Prêtre, c’est celui qui s’offre aux autres avec humilité.Et en ce sens, la célébration de la Sainte Cène est une lumière pour nous. Le prêtre c’est celui qui vit en regardant Jésus-Christ. Le clergé n’est pas une promotion sociale. On ne naît pas prêtre. On le devient, pour servir les autres. Jésus-Christ n’a pas toujours été prêtre. C’est en s’incarnant, qu’Il est devenu prêtre dans la Cathédrale de sa mère Marie. Si on ne se rend pas compte que devenir prêtre est un abaissement, on passe à côté de l’essentiel. Au cours du repas, Jésus se lève majestueusement, enlève son vêtement et s’agenouille devant ses disciples pour leur laver les pieds (geste réservé aux esclaves à l’époque). Mais Jésus va au-delà de cet abaissement et se fait manger à travers l’eucharistie. Au regard de tout cela, on doit arrêter les disputes de veines gloires et tourner notre regard sur Jésus-Christ, l’Unique Sauveur.

            Il poursuit son homélie en montrant que le prêtre est un mystère. Le Cardinale Antoine nous dit que : « Le tabernacle le plus beau, le ciboire le plus brillant, le temple le plus majestueux, c’est le prêtre. On peut détruire toutes les églises du monde entier. Si un seul prêtre survit, il y aura toujours la messe et le Christ sera manifesté ». On pourrait également appeler ce jour dédié aux prêtres, journée internationale de l’amour. Ce que Jésus a institué ce jour-là, il l’a fait pour le monde entier. Le Pape François nous le rappelle dans son encyclique Fratelli tutti(Tous frères). Apprenons à regarderl’autre comme un frère, comme une sœur. Monseigneur achève son homélie en nous exhortant à l’effort de rentrer en soi et de voir  Dieu qui s’abaisse pour nous laver les pieds et nous demande de faire la même chose pour les autres.


            Deux autres rites ont marqués la célébration : Le premier fut le lavement des pieds. Monseigneur, à l’image de Jésus-Christ, il y a deux milles ans, s’agenouilla pour laver les pieds des séminaristes. Ce geste symbolique nous enseigne le service mutuel, même quand cela implique de s’abaisser pour honorer l’autre.

 Après la prière postcommunion, par une procession solennelle, le Saint Sacrement fut transporté dans la salle Mgr Nestor ASSOGBA. Dans un grand silence, l’adoration se poursuivit jusqu’à l’aube. Quant à la Chapelle du Grand Séminaire, elle resta déserte. Le tabernacle vide, l’autel nu et les statues voilées. Par ce silence, l’Église universelle vit déjà le deuil de la Passion du Christ qui va s’accomplir le lendemain (Vendredi saint).

 

                                                                                                                                                                                                               Jean-Claude SAÏ

       Le dimanche des rameaux est le premier jour de la semaine sainte. Il est marqué par la célébration liturgique de la bénédiction des rameaux qui accompagne la lecture de l’évangile de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem quelques jours avant sa passion. Cette année, cette célébration a commencé chez les sœurs de la Providence de Saint Paul (PSP), communauté sise au Grand Séminaire Providentia Dei de Gaah-Baka. Le célébrant principal du jour était le père Serge DANNON.

      La communauté du grand séminaire Providentia Dei de Gaah-Baka, réunie autour de son Seigneur, est décidée à bénéficier des grâces qui découleront des célébrations de la semaine sainte. C’est ce que nous a montré le père Serge, dans son homélie, quand il nous parlait des enseignements que nous laisse la passion du Christ. Trois points fondamentaux sont à retenir.

D’abord, malgré nos fautes et nos défauts, Dieu nous aime et veut que nous soyons sauvés. Il nous revient de faire des efforts quotidiens pour résister au péché en réponse à ce grand amour que Dieu a pour nous. Ensuite, en acceptant de mourir sur la croix pour nous, le Christ nous a arrachés à la loi du péché et de la mort éternelle. Dès lors, nous ne devons plus avoir peur d’affronter la souffrance. En outre, si le Christ nous a ainsi aimé et s’est livré pour nous, alors nous avons du prix aux yeux du Seigneur. Ce qui implique que, nous devons exclure de nos vies le découragement et le désespoir. Enfin, par sa passion, le Christ a offert la grâce du salut à tous les hommes.

Cependant, c’est chacun qui doit travailler à son salut. C’est bien ce que laisse entendre Saint Augustin, quand il dit : « Dieu qui nous a créés sans nous, ne peut pas nous sauver sans nous ». Puisse les grâces des célébrations de cette semaine nous être profitable.

WOLOU Justin

            La vénération des Saints est dans l’Église une fête d’obligation. Cette fête se célèbre tous les 1er Novembre de l’année. Au terme du mois d’Octobre, une récitation  du Saint Rosaire s’est faite à la Grotte mariale Notre-Dame de Vie, suivie du chant de la Litanie de la Sainte Vierge Marie en latin. Cette prière dévote venant à point nommé, nous introduisit dans les grandes festivités de la Toussaint. Par les vêpres merveilleusement chantées, les séminaristes unissant leurs voix à celles de leurs frères les Saints, louèrent Dieu.

 

« Le premier désir, en effet, que la mémoire des Saints éveille, ou plus encore stipule en nous, le voici : nous réjouir dans leur communion tellement désirable et obtenir d’être concitoyens et compagnons des esprits Bienheureux »(Homélie de Saint Bernard sur la Toussaint). Voilà le grand désir qui  porta l’événement à son point culminant par la Célébration Eucharistique qu’a présidée le Révérend père Éphrem DANNON, ce dimanche 1er novembre 2020. La Schola Cantorum dut à cet effet, revêtir ses talents de rossignol pour une célébration  priante, nous unissant au Chœur des Anges.

            Pour sa part, le  père célébrant centralisa son homélie sur  les Béatitudes proposées  par l’Évangile du jour. À qui s’adressent les Béatitudes ? Quelle pourrait être  leur autorité ? Quelle approche lexicographique pourrons-nous en faire en rapport au Bonheur ? Voilà autant de préoccupations auxquelles cette homélie a donné réponse. La substance de cette réponse se révèle comme suit : La béatitude n’est pas à penser comme une joie exempte d’épreuves et de souffrances. Il faut la comprendre comme la possibilité d’expérimenter que ce que l’on est et ce que l’on vit a un sens. Elle fournit une ‘’ conviction’’, donne une raison qui permet de comprendre qu'il vaut la peine de vivre. Un tel bonheur se mesure à la fin du parcours de la vie qui est un  cheminement marqué  par les épreuves et les souffrances.