La date du 10 janvier au plan national, est pour nos frères des religions endogènes une journée de grande envergure. Par contre, pour notre église de Parakou, cette date a été solennellement retenue pour renouer les liens spirituels autour de notre Mère la vierge Marie notre Dame de Komiguéa Reine des familles. A l’orée de cette nouvelle année, les fils et filles de l’archidiocèse de Parakou ont honoré ce rendez-vous, qui désormais est devenu une tradition. 

En effet, pour le compte de cette année, le pèlerinage diocésain de Notre Dame de Komiguéa a regroupé une immense foule. Venus de toute part, laïcs, religieux, religieuses, prêtres, évêque et bien d’autres dignitaires religieux avaient répondu tous présents. La messe qui était prévue pour 10H, fut précédée par deux conférences débats, l’une animée par le Père Roland OKRY portant sur le synode sur la synodalité et l’autre par M. Clément GNARIGO sur le projet diocèse sans palu. A la fin de ces conférences, à 10H la procession fut mise en branle avec l’habituel chant « peuple de prêtre ». S’en suivit le mot d’accueil du Vicaire Général le Révérend Père Ernest DEGUENONVO qui se voulut être un bilan de l’année : « Ce sanctuaire devient chaque jour, le pôle de tous les grands rassemblements diocésains. Nous bénissons Dieu qui rend encore plus manifeste l’effort d’inculturation. En effet, tout le diocèse avec nos frères baribas a célébré sur plusieurs jours, les 19, 20,21 novembre 2021 la fête du Christ Roi de l’Univers SINAN GISO ». Il a davantage béni Dieu, pour les mille jeunes de toutes les paroisses du diocèse qui se sont rassemblés pour la journée mondiale de la jeunesse (JMS). Il a également béni le Seigneur pour ses nombreux bienfaits dans la vie de son pasteur, son Excellence Mgr Pascal N’KOUE qui a célébré ses noces d’argent. Enfin, empruntant les mots du psalmiste disait-il : « vieillissant il fructifie encore et plein de vigueur ». Ainsi s’achevait ses propos, laissant suite à la célébration eucharistique. Quand advint le moment de l’homélie, celle-ci fut dite par le Supérieur Provincial des Oblats de saint François de Sales qui reçut l’aval du prélat pour prêcher. Cette homélie était axée sur plusieurs points. En un premier temps, il rendit hommage aux grandes personnalités présentes, en un second temps fit un tour d’horizon sur la genèse de la communauté salésienne dans le diocèse de Parakou, ses activités en lien avec le diocèse et sa cohabitation pacifique avec d’autres communautés de la même famille ; enfin l’homélie proprement dite centrée sur l’image de Jésus vrai Pasteur attentif aux cris de ses brebis, et le rôle d’intercession de la vierge Marie dans l’évangile des noces de Cana, qui demandait aux serviteurs de faire ce qu’il leur dira. L’attitude des serviteurs à cet effet est une attitude d’obéissance aveugle qui nécessite une confiance en celui qui parle. De ce fait, il montrait aux ordinants l’attitude qu’ils devraient désormais adopter en tant que serviteur du Christ. Il exhorta toute l’assemblée à une vie d’amour envers le prochain. Car comme le disait Saint François de Sales « Ce n’est pas par la grandeur de nos actions que nous plaisons à Dieu mais par l’amour avec lequel nous les faisons ». Soyez ce que vous êtes et soyez le bien. 

Enfin la célébration fut marquée par l’ordination diaconale de trois frères de ladite communauté, placée en ce jour où nous faisons mémoire de Sainte Léonie AVIAR co-fondatrice de la branche féminine de la communauté Salésienne, avec le Père Louis BRISON. Puis suivit le mot de remerciement du Recteur du sanctuaire, félicitant tous les acteurs visibles et invisibles ayant participé d’une manière particulière à la tenue de ce pèlerinage. L’exhortation de l’évêque demandant à chacun la culture des pensées positives en vue d’une vie heureuse et d’un bonheur inouï marqua la fin de la célébration. Les pensées négatives disait-il sont la racine de tous les maux dont nous souffrons. 

Alban TCHANDO 

2ème année de philosophie

En proclamant le dogme de l’immaculée conception le 8 décembre 1854, le pape Pie IX en union avec l’Eglise présentait la Vierge Marie comme celle qui fut conçue sans le péché originel. Ainsi en célébrant chaque 8 décembre la fête de l’immaculée conception, l’Eglise célèbre Celle qui, par une grâce et une faveur singulière de Dieu fut au premier instant de sa conception préservée de toute souillure du péché originel.  Cette fête de précepte recèle également un événement tout particulièrement cher à notre séminaire, la dédicace de notre Chapelle. La récitation du Saint Rosaire et la prière des vêpres la veille au soir contribuèrent à nous ouvrir convenablement aux réjouissances.

 

La messe présidée en ce jour 08 Décembre, par le révérend père Didier GNITONA, recteur du séminaire, imprima à l’événement tout son caractère solennel.

 

 

Rite de l’encensement de l’autel en début de messe.

 

 

 

         Dans son homélie, après avoir mis en exergue la mission coopératrice de la Vierge Marie dans l'œuvre de la Rédemption de Dieu par son Fils, il évoqua comme piste de méditation la promptitude à faire le bien, à accomplir la volonté du Père, la résistance aux assauts du diable et une méfiance vis-à-vis de certains nouveaux courants où sont subtilement distillés des doctrines déshumanisantes. Après la messe nous eûmes une rencontre à vocation formative et informative avec quatre membres de la Communauté de l'Emmanuel.

 

Photo de famille.

 

Durant cet entretien, les hôtes du jour nous instruisirent sur la naissance, le fonctionnement et le mode de vie de la communauté de l’Emmanuel. L’entretien céda au déjeuner deux heures plus tard. Le moment fut à la convivialité et la réjouissance. Rencontre dans la grande salle Cardinal Bernardin GANTIN du séminaire Providentia Dei.

 

 

 

      Dans l’après-midi, un match amical opposa l'équipe de football du séminaire Providentia Dei à celle du village de Guinérou, village situé à quelques encablures du séminaire. Le coup de sifflet final de l’arbitre mis fin au match sur un score de 2-1 en faveur de l’équipe du séminaire. La fin de cette activité servit de relais pour un retour au programme ordinaire de la vie de notre communauté.

 

Albéric Samson TOGNON

 

Première année de philosophie.

 

‹‹ Je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur, Celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra ›› (Jn 11, 25-26). 

Jésus s'affirme source et garantie de vie éternelle pour tous ceux qui croient en Lui. Il ressuscitera les hommes qui, éclairés par la grâce divine, viennent à lui avec confiance. La commémoration annuelle des fidèles défunts se veut donc l'expression de la foi de la Sainte Église catholique. Ainsi, convié à participer, à l'instar de l'Église universelle, à l'immense chaîne d'amour instituée par le Christ, non seulement entre tous les croyants et entre les vivants, mais aussi entre vivants et morts, "Providentia Dei" s'est tourné avec confiance, en ce 02 Novembre 2021, vers le Dieu des vivants et des morts, en faveur de tous les fidèles défunts, à travers l'Eucharistie présidée par le révérend Père Éphrem DANNON. Dans son sermon, stigmatisation fut faite à l'encontre des chrétiens adonnés à l'hédonisme, perçu comme paralysie de la foi, de la confiance et de l'espérance en la résurrection des morts. À l'issue de la messe, le porte-Croix ouvrit la procession vers le cimetière du séminaire, où l'Assemblée liturgique implora la miséricorde divine, sur nos pères Simplice ADJERAN et Serge DANNON qui y reposent.

Au terme, nous recommandons à tous nos lecteurs de croire davantage en la lumière de la vie et de faire preuve d'espérance, durant ce mois consacré à la prière pour les âmes du purgatoire. Qu'elles reposent dans la paix du Christ Jésus! Amen.

 

 Firmin BOUNOU KAH, 1ère Année de Philosophie.


Le 13 novembre 2021, a eu lieu au Grand Séminaire diocésain Providentia Dei de Gaah-Baka, la messe pour le repos de l’âme du Père Serge DANNON. Il est prêtre de l’archidiocèse de Parakou et formateur au séminaire Providentia Dei décédé le 25 septembre 2021.



Procession pour l’entrée dans la chapelle.


L’office divin a été présidé par Mgr Pascal N’KOUE, archevêque métropolitain de Parakou entouré d’un grand nombre de prêtres. Proches, parents, amis du défunt et une foule de fidèles ont répondu promptement pour participer à cette messe de requiem. A 9h30, heure diocésaine s’est ébranlée la procession pour l’entrée dans la chapelle Saint Louis IX qui faisait clamer le chant d'entrée « Tu as été plongé dans la mort de Jésus que la mort de Jésus t’emporte vers le père. Et, nous te reverrons dans sa maison ». Ces mots sont la vivante expression d’un acte de foi qui professe que l’âme du défunt repose auprès du Père.


‘’Pour le Seigneur, un jour vaut mille ans, et mille ans, un jour. Prions afin que le Seigneur purifie les derniers péchés que le père Serge n’a pas pu confesser avant de rendre l’âme’’ déclare le prélat à l’entame de cette eucharistie.



Elévation du corps du Christ par Mgr Pascal N’KOUE


 L’homélie a été prononcée par le père Didier GNITONA, recteur du séminaire. Après avoir accueilli l'assemblée, il avoua qu'il était confronté à un redoutable exercice puisqu'il fut formateur de l’illustre disparu, avant d’être son collaborateur au sein du conseil des formateurs. Il a rendu hommage aux qualités du disparu, notamment à « son offrande totale à Dieu, son don à l’Eglise comme prêtre, sa foi et sa prière, son grand sens du devoir et ses bons  conseils, sa rigueur personnelle et sa grande implication dans l’œuvre de la formation des séminaristes». Par ailleurs, il adressa ses mots de consolation à tous ceux, dont la foi et l’espérance ont été mises à l’épreuve, spécialement à sa mère et à ceux qui l’ont connu et aimé. 


Après la messe, toute l’assemblée s’est dirigée dévotement au cimetière du séminaire. Elle chantait l’espérance du chrétien en la vie éternelle face à l’angoisse que suscite le grand passage de la mort.



Procession en direction du cimetière.


Le grand silence qui s'empara de l'assemblée au cimetière en rajoute à l’émotion déjà palpable. Le rite de l’absoute fut fait au pied de la tombe qui était une véritable expression de la vie et de la résurrection.



Réunis au cimetière pour le rite de l’absoute.


Une ferme espérance se lisait sans peine sur les visages de ces chrétiens, certains de rencontrer un jour dans la gloire le Christ Jésus, le Fils du Dieu vivant.


 


Thomas AGBOKOU,


Deuxième année de philosophie.


Après avoir officiellement amorcé l’année académique 2021-2022 le 1er octobre dernier, le Grand Séminaire Providentia Dei emprunta depuis le vendredi 08 octobre le sentier des classes. Les événements ordinairement liés à la vie de la communauté poursuivirent leur cours sans enjeux de taille jusqu’aujourd’hui, lundi 1er novembre où, comme à l’accoutumée, l’Eglise convie à une halte décisive et symbolique pour célébrer la grande solennité de la Toussaint et prier nos Saints tant connus qu’inconnus. Ainsi, pour appréhender au mieux les raisons qui sous-tendent l’institution de cette fête, il ne serait pas sans intérêt de remonter le temps pour bien les situer. En effet, les pages de l’histoire révèlent qu’à l’origine, la fête de la Toussaint fut l’anniversaire de la dédicace que fit, en 607, le pape Boniface IV, de l’Eglise du Panthéon, à Rome. L’ancien temple païen, désormais dédié à la Vierge et à tous les martyrs, prit le nom de Notre-Dame-des-Martyrs. Et, sous Grégoire III, l’on commença à célébrer, le 1er novembre, la fête de tous les Saints.

 

               La Toussaint de cette année a rehaussé en clarté et en liesse le déroulement ordinaire de nos week-ends. ‘’Providentia Dei’’ a en effet célébré ce lundi 1er Novembre la Toussaint en sursoyant, à l’instar de bien d’autres institutions, à ses activités pour rendre cet hommage fervent à l’Assemblée de l’Eglise Triomphante, à travers la Messe solennelle présidée par l'abbé Éphrem DANNON, directeur des études. Il a axé son homélie sur le sens de l’ensemble des Béatitudes. Le Christ à travers les Béatitudes, veut convier tous les hommes à une marche joyeuse et à une ferme espérance dont la finalité est bel et bien l’avènement déjà dans le temps, du règne de Dieu. Aussi, à l’adresse des séminaristes, futurs prêtres dont l’indice premier se doit d’être l’esprit missionnaire, il formula une exhortation : « Apportez le royaume au monde, apportez au royaume le monde. » Une fois la messe terminée, la journée poursuivit son cours et ce, dans l’ambiance festive commune aux solennités de cette envergure.

 

Jonas DANGOU, 1ère année de philosophie.

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