Sous un ciel serein et sous lœil de la providence, ce matin du 20 juin, au grand séminaire Providentia Dei, la fin de la messe a été marquée par la bénédiction du bloc administratif. Bâtiment Saint Antoine de Padoue est son nom.

 

Là se trouvent le rectorat, la direction des études, léconomat, le secrétariat administratif et le secrétariat des séminaristes. Dieu soit loué pour ce nouveau bâtiment !

 

           Après la bénédiction a eu lieu le conseil de famille ayant réuni les formateurs, les séminaristes, ainsi que la communauté de sœurs, pour le bilan général de lannée académique. Le père Didier GNITONA, recteur, a eu, au terme de la séance, un mot particulier à l’endroit la promotion Saint Paul en fin de cycle de philosophie qui va pour son stage canonique.

   

 Lheure est à laction de grâce pour les uns et les autres. La rentrée de lannée prochaine est fixée au 1er octobre 2019.

 

 Ulrich Abel AGBONOUSSI,

Deuxième année de philosophie

 

Aujourd’hui, 14 avril 2019, a eu lieu la célébration du dimanche des Rameaux qui ouvre la semaine sainte et les célébrations pascales au Séminaire Providentia Dei de Gaah-Baka pour la deuxième fois depuis la fondation.

À 9 h (heure habituelle de la messe du dimanche), s’est ébranlée la procession de la maison des Sœurs PSP (Providence de Saint Paul) de Kara au Togo. Le tour de la célébration dominicale revenait au père Gildas Tonoukouin, recteur de la pré-propédeutique domiciliée dans l’enceinte du grand séminaire Providentia Dei. Habituellement, les autres formateurs se répartissent les célébrations eucharistiques des trois villages qui sont confiés au séminaire : Gaah-Baka, Tépkarou, Guinirouet qu’ils desservent régulièrement.

Comme d’habitude, la dizaine des pré-propédeutes s’est adjointe aux 35 grands séminaristes pour la célébration dominicale. Rameaux en mains, au rythme du chant de procession, la ‘petite foule’ s’est ébranlée de la maison des sœurs jusqu’à la façade centrale de la chapelle St Louis.

 

 

Photo 1

L’entrée dans la chapelle a été marquée par une mélodie chantée du Ps 23,7 comme autrefois dans la forme extraordinaire : « Portes, levez vos linteaux ; portails anciens, dressez-vous : le roi de gloire va passer ».

L’autre particularité de la célébration est la proclamation de la passion de Jésus Christ. Dans sa prédication, le père Gildas Tonoukouin a attiré l’attention sur l’heure de la Pâque du Christ à laquelle la semaine Sainte va aboutir : « Ce sera pour lui l’heure de la sortie de ce monde et de son retour vers le Père à travers sa mort et sa résurrection. Lui, le Fils de Dieu, a voulu vivre dans la vérité de sa condition humaine… ». Il a rappelé, en partant du prophète Isaïe (le passage lu en première lecture), précisément le troisième chant du serviteur souffrant, que le texte prophétique « nous a préparés à écouter ce récit de la passion de notre Seigneur Jésus-Christ. La souffrance fait partie de la mission du serviteur… ». Pour cela, « ne taillons pas nos croix à notre mesure », va-t-il affirmer. En terminant, il a exhorté à percevoir le but de la semaine sainte à savoir la contemplation du Crucifié, la « Chaire de Dieu » puisque l’on se perd lorsque le Crucifié n’est plus le repère.

Photo 2

 

                                                                                       Photo 3

 

 

                                                                                  Photo 4

Ainsi a débuté la série des célébrations de la Semaine Sainte dont un bref compte rendu va être fait au fur et à mesure pour que les lecteurs aient une idée de la vie au Séminaire de Gaah-Baka

 

 

Fructueuses célébrations pascales à tous !

                                                       

                                               Abbé Éphrem DANNON

                                       

 

« Heureux vos yeux, parce qu’ils voient » (Mt 13,16).
Ainsi s’exclamait Jésus dans l’évangile selon saint Matthieu.Heureux sommes- nous d’autant plus que dans l’Eglise famille de Parakou, Dieu ne cesse de révéler sa constante sollicitude pour le salut des hommes. Car de sa Providence surgit de terre comme un germe ensemencé un haut lieu de formation des missionnaires du salut : le séminaire Providentia Dei.
Créé il y a trois ans par son excellence Monseigneur Pascal N’KOUE, archevêque de Parakou, Providentia Dei est un grand séminaire diocésain qui ouvre ses portes aux candidats de divers diocèses (à ce jour Parakou, Natitingou et Djougou).Situédans le diocèse de Parakou, à sept kilomètres de Tchaourou et à une quarantaine de Parakou-ville, notreSéminaire s’étend sur une superficie de trente-neuf hectares dans le village de Gaah-Baka,
En vertu de son caractère agro-pastoral, ce Séminaire a le privilège d’avoir en son sein une ferme. Elle comprend plusieurs secteurs à savoir : la lapinerie, la porcherie, la bergerie, le poulailler, le verger et bien entendu un espace cultivable gracieusement fertile. A la fin de chaque année nous avons une belle tradition, celle de la campagne agricole. Pendant cette campagne agricole, nous mettons en terre des produits variées comme : le soja, le maïs, l’arachide, le sorgho, le haricot, le sésame, les lentilles…Et nous reboisons une partie du terrain, plus de 1200 plans chaque année, tecks, anacardiers, caçias, papayers, neems… Notons également le secteur jardin qui offre de bons produits maraîchers de première nécessité comme le piment, la tomate, les légumes de tout genre, le gombo, la carotte, les choux, la laitue…Comme il est heureux de se nourrir du fruit de ses efforts, ces divers produits sont soumis à l’appréciation des séminaristes à table et sont aussi vendus. Un barrage hydraulique permet aussi de se nourrir de poissonet d’arroser le jardin en toutes saisons. Il constitue également une importante source en eau pour les constructions. N’oublions pas enfin le secteur apicole qui commence timidement d’apporter sa contribution à l’édification de la maison.
Compte tenu de la jeunesse de ce séminaire, ses murs s’élèvent harmonieusement sous le regard bienveillant de la Providence divine. Chaque année nous avons l’heureux plaisir et l’immense joie d’inaugurer un nouveau bâtiment. Après la chapelle et le bâtiment des cabines Père Thomas MOULERO construits dans la première année, le réfectoire, les cuisines et la bibliothèque furent bénis à la rentrée de l’année dernière par monseigneur Pascal N’KOUE. Cette année, ce fut la maison des sœurs, bénie par son excellence monseigneur Antoine SABI BIO, évêque chargé des séminaires au sein de la conférence épiscopale du Bénin.
Actuellement, trois chantiers sont à pied d’œuvre : la salle de rencontre implantée au-dessus de la bibliothèque ; le grand bâtiment des cabines qui aura trois niveaux et les salles de classes. Ces chantiers évoluent simultanément et prennent forme chaque jour que Dieu fait sous le regard des entrepreneurs respectifs et de la bonté de Dieu.
Le samedi 01 octobre 016, ce grand séminaire, la « nova alma mater Christi alumnorum » (nouvelle mère nourricière des disciples du Christ), a accueilli ses fils pour une nouvelle année de formation.La griserie des retrouvailles peignait de sa plus belle gaieté l’atmosphère enthousiaste. Mais tout à coup  un carillon de sons. La cloche qui ferme la page des vacances et embarque dans le navire de l’année académique 2016-2017 venait d’imposer silence. On n’a pas besoin de cadran horaire pour savoir l’heure qu’il fait.C’est 18 heures !
L’effectif des séminaristes passe de 11 à 22 avec l’arrivée,cette année  d’une troisième promotion.Ainsi, nous avons onze (11) séminaristes en année de fondation spirituelle,sept (07) en première année de philosophie et quatre (04) en deuxième année de philosophie.Quant  au staff des formateurs, il connaitra l’arrivée d’un septième prêtre,le P. Bienvenue BORO MASSO du diocèse de Natitingou, et le remplacement du P. Fortuné GONSALLO, nommé curé de Papané, par le P. Dieudonné AHIYTE, revenu des études.Par ailleurs, la maison grandissant,la Providence dépêcha à son service deux religieuses de la congrégation de la Providence de Saint Paul de Kara.
L’année académique a débuté par une retraite spirituelle de six (6) jours : moment de silence extérieur comme intérieur, moment de ressourcement spirituel et d’abandon à Dieu. Les cours ont commencé le lundi 10 octobre. Jusqu’à ce jour, le Seigneur conduit gracieusement son navire et malgré les aléas de la navigation, le navire avance avecassurance sous le commandement du révérend père Denis Le Pivain, recteur de notre Séminaire.
Que la Providence Divine continue ses merveilles pour la gloire de Dieu et le salut du monde.Amen !   

Christian Yékouté
Séminariste de Philo 2

 

 

 



         Comme chaque année, le 19 Mars, Saint Joseph, est une journée festive au grand séminaire de Gaah-Baka. La matinée de la journée est meublée par un entretien donné par une personne-ressource invitée pour la circonstance. La journée est dénommée, pour cela, Journée de Culture Générale. Elle donne l’occasion aux séminaristes de se nourrir l’esprit et de se former par l’intervention d’un expert dans un secteur de la connaissance et qui a fait ou a fait ses preuves dans la vie professionnelle publique ou personnelle.

Aujourd’hui 19 mars 2019, Monsieur Noël KOUSSEY, ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire près le Niger, le Burkina et le Mali, a été l’invité pour la J.C.G.

 

 

Photo 1 : l’ambassadeur entre le Recteur, père Didier Gnitona (à droite) et l’évêque, Mgr Pascal (à gauche)

 

 

 

Photo 2 : après la messe de la Saint Joseph

  

Après la messe présidée par Mgr Pascal N’Koué, la communauté s’est dirigée dans la salle polyvalente Bernardin Cardinal Gantin où s’est tenue la rencontre-entretien animée par l’ambassadeur Noël KOUSSEY.

 

Le contenu était le témoignage de sa vie professionnelle et chrétienne. L’ambassadeur a retracé son parcours d’ancien séminariste (Notre Dame de Fatima et Djimè) et d’étudiant du lycée Béhanzin où déjà se dessinait son profil de politicien. Sa vie professionnelle comme professeur d’histoire et Géographie a été justement marquée par son engagement dans la politique comme militant et leader du Parti Communiste du Bénin (P.C.B.) et comme député. Actuellement, sa vie professionnelle continue à l’ambassade du Bénin au Niger.

Au cœur d’un tel service il a mis le Christ dont il découvre de plus en plus le mystère dans l’approfondissement de sa foi de chrétien africain qu’il veut engagée et vécue.

À la suite de la série de celles posées par les séminaristes, quatre questions lui ont été poséespar Monseigneur Pascal N’Koué pour faire impacter le contenu du témoignage de Mr Noël KOUSSEY sur la vie du séminariste.

  1. La signification de « ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire »

  2. Le thème du mémoire de fin d’étude universitaire de Mr l’ambassadeur

  3. La cause du non aboutissement de l’École Nouvelle

  4. La raison de l’échec de la Révolution

De la réponse de Mr l’ambassadeur couplée avec l’intervention de Mgr Pascal N’Koué, il ressort que l’ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire est le représentant de son pays (le président et son gouvernement) dans tous ses services et ses compétencesà l’extérieur du pays. Il agit et répond au nom du président de qui il reçoit une lettre de créance. Le séminariste se forme pour être prêtre c’est-à-dire ambassadeur du Christ, représentant du Christ, en d’autres termes, agissant in persona Christi.

Concernant le mémoire de maîtrise de l’ambassadeur, le thème porte sur la cultureotamari. Cela intéresse beaucoup la formation du séminariste dans la mesure où il est invité à s’enraciner dans sa culture, à faire corps avec son peuple.

À propos de l’École Nouvelle, il faut en souligner le mérite qui est la jonction de la théorie à la pratique. Pour avoir été introduite et appliquée directement sans une phase de test ad experimentum, elle a échoué au Bénin. Or elle devait offrir beaucoup d’atouts pour une formation équilibrée et concrétisée. Les séminaristes peuvent apprendre beaucoup de l’Ecole Nouvelle. Ils sont invités à joindre la pratique aux connaissances théorique reçues.

Quant à la révolution, bien que pleine d’idées positives, elle a échoué parce que le sommet n’était pas bien organisé pour la mettre en œuvre. Le sommet, ce n’est pas seulement le président, mais ceux qui l’entouraient. En soi la révolution n’était pas mauvaise.  

D’ailleurs, Jésus, en son temps avait introduit la plus grande révolution : celle de la Croix. La révolution de la Croix introduite par Jésus est la plus réussie de l’histoire de l’humanité. Elle est le plus grand modèle à imiter et à contempler.

 

 

Gaah-Baka, le 19 Mars 2019

 Éphrem DANNON, directeur des Études 

 

 

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