La célébration de l’Ascension, aujourd’hui 21 mai 2020, au grand séminaire a eu une particularité. L’évêque n’est pas venu pour la célébration comme il l’avait promis pour un empêchement de dernière heure. Mais là n’est pas la particularité. L’évêque, absent à la célébration eucharistique, devait avoir un entretien avec la communauté du séminaire. Mais il est plutôt venu avec un invité : Mr Félix Yérima, fermier et promoteur d’une ferme ‘agro-nature’ à Parakou, sur la route de N’Dali.Mais là non plus ne réside pas la particularité. La grande révélation de l’Ascension est le premier usage des bougies fabriquées pour la première fois avec la graisse de taureau. Elles s’observent sur l’image de l’autel

 

 

Célébration eucharistique

La messe a été célébrée par le père Brice N’Toua, de tour pour la semaine liturgique. Dans son homélie, le père a rappelé le contenu de sa prédication dans la semaine (les témoins et le témoignage) en établissant le lien avec la solennité de l’Ascension : « Les témoins et le témoignage, signe visible de la présence invisible du Ressuscité ». Le prédicateur exhorte : « Nous devons, en célébrant cette solennité, nous engager à travailler à ce que l’autre soit élevé, soit heureux, à ce que sa dignité comme personne soit respectée et préservée. Pour réussir cette mission, le témoin doit se revêtir et témoigner de certaines qualités que sont : l’humilité, la miséricorde et la recherche ou le désir de la paix (…)».

 

  

Rencontre avec l’évêque après la messe 

Au début, le père recteur, Didier Gnitona, a souhaité la bienvenue à Monseigneur Pascal N’Koué et l’a remercié pour sa présence, de même qu’à l’invité, Mr Félix Yérima. Il est spécialiste en environnement, actuellement fermier après sa licence professionnelle en gestion de l’environnement. Dans le même ordre d’idées, le recteur a rappelé que le rêve de l’évêque est un séminaire Laudato si’ : profiter de la nature pour en tirer ce qu’il faut pour vivre.

 

L’évêque

À son tour a remercié le recteur qui a voulu qu’il vienne s’entretenir avec la communauté du séminaire. Le sujet d’entretien qu’il a préalablement prévu est lié aux ‘arbres’. Mr Felix Yérimasait beaucoup sur la nature. Non seulement cela, il l’aime. Il saisit bien l’écosystème et la biodiversité. Alors l’évêque lui a cédé sa place pour l’entretien.

 

Mr Félix Yérima

Se présente comme fermier, promoteur de la ferme agro-nature. Il tente de s’investir pour un auto-emploi. Il a, en cours d’installation, une structure ‘agro-nature’. L’option de l’agriculture biologique a pour objectif de laisser la nature en bonne et due forme aux générations futures. Félix Yérima est représentant de la société bio-phyto au Bénin. La société est experte en transformation des graines de neem. Elle fabrique de l’engrais biologique à base de tourteaux de neem, des insecticides Top-Bio, de l’huile de neem. 

 

Abbé Éphrem DANNON, directeur des Études

 

 

 

Aujourd’hui 19 mars, jour de la fête patronale du séminaire, le président de la Cour Suprême de la République du Bénin, Mr Ousmane Batoko a été invité pour la Journée de Culture Générale. La J.C.G. (Journée de Culture Générale) est un le cadre offert aux séminaristes pour s’informer et se former sur une dimension de la vie socio-politique, culturelle, économique, pastorale etc. ou sur tout autre aspect pouvant contribuer à la formation humaine et ouvrir sur les réalités de l’homme et de la vie.

Le programme prévu pour la journée a commencé avec la messe présidée par Mr Pascal N’koué à 9 h 30. S’en est suivie la rencontre avec Mr. Ousmane Batoko venu avec son épouse.

 

 

La rencontre

A débuté avec le mot de félicitation de Mr. Ousmane Batoko à l’endroit de Mgr Pascal. En 2012, une visite à Gaah-Baka faisait voir seulement deux petits bâtiments. À sa grande surprise, il y a comme une métamorphose des lieux comme aussi ailleurs dans l’Archidiocèse de Parakou. Cela montre que l’archevêque est un grand bâtisseur, selon l’appréciation du Président de la cour suprême.

Elle s’est poursuivie avec un développement sur la vie matrimoniale du couple Batotko. En novembre 1995.

Mr Ousmane Batotko mariait Christine, un mariage pas facile !. Sa famille est fondatrice de l’Islam à Parakou. Malgré les vicissitudes liées à la place de sa famille dans la hiérarchie musulmane de Parakou, la vie commune a été possible avec l’indulgence de la famille musulmane au point où en 2005, les 10 ans de leur mariage a été célébrée avec ‘pompe’ à la cathédrale de Parakou.

La rencontre s’est appesantie sur la fonction politique du Président Ousmane Batotko à la cour suprême et ses compétences. Là œuvre le Président Ousmane Batotko au service de la justice sociale. Il s’y trouve bien puisque déjà son éducation familiale l’a préparé à l’honnêteté et la justice.

Madame Batoko Christine, fonctionnaire d’état pendant 30 ans en économie maritime et portuaire, est actuellement à la retraite et s’occupe encore d’une école fondée à la place de l’association qu’elle avait projeter de mettre sur pied pour sa retraite.

À l’issue de la rencontre, tous se sont rassemblés pour le déjeuner marqué par une note particulièrement culturelle. Une séquence musicale faite de morceaux choisis dans le répertoire local bariba et instrumentalisés par le violon, les guitares, le tam-tam bariba, les gongs, etc. a été offerte.

 

 

Le dernier acte de la journée a été le match de Basket-Ball interclasse (la Fondation Spirituelle et la Philo 1 contre la Philo 2).

 

Gaah-Baka, le 19 mars 2020

Abbé Éphrem Dannon

Directeur des études

      Le dimanche13 octobre 2019, le Séminaire Providentia Dei de Gaah-baka a inauguré l’année académique avec la célébration eucharistique présidée par son excellence Mgr François GNONHOSSOU, évêque de Dassa-Zoumè. La célébration a débuté à 9 h et a été marquée par la présence des fidèles des communautés voisines confiées à la responsabilité des pères du Séminaire : Gaah-Baka, Guinirou, Tékparou. La messe a a d’ailleurs été, comme d’habitude, co-animée par les chorales des trois communautés et le chœur du séminaire.

 

 

 

 

Les premiers fidèles des communautés ont bravé la distance et sont arrivés à pied déjà à 8 h, les uns de Guinirou (4 km) et les autres de Tékparou (1 km).

 

 

 

 

Après la procession d’entrée, le père recteur, père Didier GNITONA a adressé un mot de remerciement à l’Evêque : providentiellement, Mgr François GNONHOSSOU  est issu de la SMA et il vient au moment où le séminaire de Gaah-Baka boucle son premier quinquennat et ouvre le deuxième et aussi au moment où le diocèse de Parakou célèbre les 75 ans de son évangélisation.

 

 

À partir de l’Évangile des dix lépreux guéris dont l’un a été reconnaissant, Monseigneur a invité à l’action de grâce et à la reconnaissance. Il a souhaité que l’on apprenne à dépasser la foi dépendante des intérêts personnels matériels pour aboutir à une foi de rencontre avec Dieu empreinte de gratuité et de don de soi.

 

À l’issue de la messe, Mgr Gnonhossou a tenu une rencontre avec la communauté des séminaristes et des pères formateurs autour du thème : vocation comme appel à la vie. Quelques idées peuvent en être retenues :

 

1-    La raison de la présence au séminaire est de devenir un bon chrétien. C’est un bon chrétien qui devient un bon prêtre. L’amitié avec le Christ est à cultiver, une amitié sincère et sainte.

 

2-    L’appel à la sainteté (Cf. Lumen Gentium 42 §5)

 

3-    Le sens fort d’appartenance à son diocèse, au clergé diocésain : « La sainteté est le visage le plus beau de l’Eglise », (Cf. Gaudete et exultate)

 

 

 

 

Un triduum de préparation immédiate

Le 9 janvier 2020, jour de l’ordination, commence déjà à être préparé vers la fin du premier trimestre de l’année académique 2019-2020. La dynamique de la préparation est maintenue du 21 décembre 2019, jour du départ en congés de Noël jusqu’au 6 janvier 2020. Les secteurs d’activités sont déterminés et leur fonctionnement mis en route. Il ne faut alors pas s’étonner que la rentrée après Noël coïncide avec la préparation immédiate.

 

L’avant-veille

Du point de vue des infrastructures d’accueil, le schéma général de l’événement se dessine. Les espaces devant porter le podium et les bâches déjà apprêtés attendant le podium et les bâches qui n’ont pas tardé à venir. Des équipes prévues pour venir renforcer différents secteurs commencent à arriver : trois sœurs PSP (Providence de Saint Paul) sont venues soutenir l’équipe des sœurs du séminaire.

Du point de vue de la liturgie, des classes de chants se répètent pour l’animation orante de la messe. Tout se passe normalement au cœur du rythme normal de la vie du séminaire. Les horaires de messe et de prières (oraison, offices liturgiques, chapelet) sont maintenus. Seuls les cours ont été suspendus pour une meilleure préparation de l’événement.

 

La veille

Le podium commence à être installé et prend forme devant la chapelle St Louis. Les bâches sont dressées.

 

Les fidèles des communautés voisines (Gaah-Baka, Guinirou et Tékparou), préalablement sensibilisés, viennent contribuer au nettoyage. Déjà à 8 h, ils se mettent généreusement à la tâche : qui au sarclage, qui au balayage, qui au ramassage des tas d’immondices.

 

 

Le curé de Tchaourou et son vicaire ne font que devancer leurs fidèles eux aussi mobilisés et débarqués ensuite au séminaire. À 18 h, le site est prêt est fin prêt pour accueillir l’ordination. Le son des instruments de sonorisation commence à s’élever en symphonie avec les airs de chants de la schola cantorum. Le podium installé.

 

 

 

Le jour de l’ordination, avant 10 h

La température de 20° C n’a pas handicapé le déplacement des scouts et des paroissiens de Guinirou, Gaah-Baka et Tepkarou. Ils sont déjà sur les lieux à 7 h pour la mise en place des structures d’accueil des foules attendues pour l’ordination. Elles viennent de du Nigéria (d’où est originaire l’abbé Samuel), de Djougou, et de Parakou.