Un triduum de préparation immédiate

Le 9 janvier 2020, jour de l’ordination, commence déjà à être préparé vers la fin du premier trimestre de l’année académique 2019-2020. La dynamique de la préparation est maintenue du 21 décembre 2019, jour du départ en congés de Noël jusqu’au 6 janvier 2020. Les secteurs d’activités sont déterminés et leur fonctionnement mis en route. Il ne faut alors pas s’étonner que la rentrée après Noël coïncide avec la préparation immédiate.

 

L’avant-veille

Du point de vue des infrastructures d’accueil, le schéma général de l’événement se dessine. Les espaces devant porter le podium et les bâches déjà apprêtés attendant le podium et les bâches qui n’ont pas tardé à venir. Des équipes prévues pour venir renforcer différents secteurs commencent à arriver : trois sœurs PSP (Providence de Saint Paul) sont venues soutenir l’équipe des sœurs du séminaire.

Du point de vue de la liturgie, des classes de chants se répètent pour l’animation orante de la messe. Tout se passe normalement au cœur du rythme normal de la vie du séminaire. Les horaires de messe et de prières (oraison, offices liturgiques, chapelet) sont maintenus. Seuls les cours ont été suspendus pour une meilleure préparation de l’événement.

 

La veille

Le podium commence à être installé et prend forme devant la chapelle St Louis. Les bâches sont dressées.

 

Les fidèles des communautés voisines (Gaah-Baka, Guinirou et Tékparou), préalablement sensibilisés, viennent contribuer au nettoyage. Déjà à 8 h, ils se mettent généreusement à la tâche : qui au sarclage, qui au balayage, qui au ramassage des tas d’immondices.

 

 

Le curé de Tchaourou et son vicaire ne font que devancer leurs fidèles eux aussi mobilisés et débarqués ensuite au séminaire. À 18 h, le site est prêt est fin prêt pour accueillir l’ordination. Le son des instruments de sonorisation commence à s’élever en symphonie avec les airs de chants de la schola cantorum. Le podium installé.

 

 

 

Le jour de l’ordination, avant 10 h

La température de 20° C n’a pas handicapé le déplacement des scouts et des paroissiens de Guinirou, Gaah-Baka et Tepkarou. Ils sont déjà sur les lieux à 7 h pour la mise en place des structures d’accueil des foules attendues pour l’ordination. Elles viennent de du Nigéria (d’où est originaire l’abbé Samuel), de Djougou, et de Parakou.

 

 

 

    

 

Les prêtres vêtus se rendent devant la Bibliothèque Saint Thomas d’Aquin où se déroule la mise en terre d’un palmier symbole des grâce des 75 ans d’évangélisation.

 

Pendant l’ordination

L’ouverture, après la salutation, a été marquée par le mot d’introduction du Recteur, le père Didier Gnitona : souhait de bienvenue à tous, remerciement aux bienfaiteurs du séminaire, à Mgr Pascal N’Koué et au 1er recteur du séminaire présent (le père Denis Le Pivain). Il a rappelé que le début du séminaire (la première pierre) coïncide avec le lancement du jubilé des 75 ans d’évangélisation du diocèse de Parakou.

Pendant la célébration, l’homélie de Mgr Pascal N’Koué a d’abord souligné le caractère extraordinaire de l’événement : une ordination sacerdotale dans un séminaire encore en gestation !. L’homélie a été ponctuée, dans la première partie, par une série de salutations et de remerciements : aux parentes de l’abbé Samuel ; au peuple de Dieu de Djougou avec une mémoire spéciale de Mgr Paul Vieira qui devait ordonner l’abbé Samuel en Avril 2019 et qui en Mars 2019 a été rappelé à Dieu ; au père Denis Le Pivain, premier recteur ; au recteur actuel et à ses collaborateurs ; à l’Institut Notre Dame de vie dont la spiritualité est la colonne vertébrale du séminaire, à ses prêtres et à la branche féminine ; à la paroisse de Tchaourou qui s’active par sa présence coopératrice au séminaire. Abordant, dans la deuxième partie, les textes prévus par la liturgie, l’évêque se réfère à Paul en expliquant sa déclaration à propos du trésor dans des poteries en argile. Le trésor est le Christ. Les poteries en argiles, nos corps, sont fragiles. Mais le Christ fortifie nos corps fragiles.

À l’abbé Samuel il conseille que pour être un bon prêtre, il faut crier au secours vers Dieu tous les matins. Il s’agit de l’oraison au cours de laquelle l’orant apprend à parler à Dieu. Il faut, en effet, apprendre à parler à Dieu à côté de l’habitude de parler de Dieu.

À tous l’évêque souhaite, dans le sens aussi des vœux du nouvel an, la grâce du bon sommeil. Par ailleurs, il a expliqué trois gestes qui ont lieu pendant l’ordination. D’abord la prostration pendant la litanie des Saints dont le sens est de jeter tous les titres humains de gloire, les couronnes d’orgueil, de tomber à terre comme Paul sur la route de Damas et de se relever renouvelé. Ensuite, les mains dans les mains de l’évêque, à genoux, signe que le prêtre est désormais soumis à l’évêque et à ses successeurs. L’évêque s’engage aussi à le soutenir et à l’encourager. Il s’agit d’un engagement réciproque.

Enfin, les ornements sacerdotaux dont l’étole spécialement. De l’étole, en effet, sortent les pouvoirs du prêtre.

L’évêque a ensuite remercié tout le monde en mettant l’accent sur un aspect pastoral qu’il encourage : les fidèles en sortie missionnaire précédant quelquefois les prêtres !

La célébration a pris fin avec la consécration du nouveau prêtre à la Vierge Marie et son mot de remerciement à tous.

 

 

Lecture a été faite ensuite par le recteur du mot du pape François provenant de la secrétairerie d’Etat vaticane et transmise par le nonce apostolique. Dans la lettre le pape encorage les fidèles de Parakou à prendre une part active dans l’évangélisation.