Il y a trois mois environ, sa Sainteté le Pape François élevait à la dignité épiscopale par une nomination en tant qu’évêque du diocèse de Djougou, le révérend Père Bernard de Clervaux TOHA WONTACIEN, Oblat de Saint François de Sales. Action de grâce au Seigneur !

           En effet, après son sacre le 02 avril 2022 dernier, son Excellence Mgr Bernard de Clervaux TOHA WONTACIEN résolut avec spontanéité, de revenir à ses origines chrétiennes pour chanter, uni aux siens, son Magnificat à la Haute Providence divine. Ainsi, eut lieu au Sanctuaire Marial Notre-Dame de Komiguéa, Reine des familles, une Messe d’Action de Grâce le dimanche 1er mai 2022. Aussi, il souhaita vivement, venir de nouveau à Providentia Dei après son passage du 19 mars dernier. Il voulut ainsi offrir une action de grâce à la Providence divine, patronage sous lequel l’Esprit-Saint lui avait dicté de placer cette maison alors qu’il était coordonnateur de la pastorale sociale et de la gestion des projets de développement de l’Archidiocèse de Parakou (Caritas-BDBD) et des diocèses du Nord-Bénin (BIBD-BIBAD) : Plus qu’une coïncidence, c’est une Providence ! 

           De fait, cette visite de son Excellence Mgr Bernard de Clervaux TOHA WONTACIEN dans la journée du 02 mai 2022 entraîna dans notre maison, quelques réadaptations dans le cours ordinaire des activités. Ainsi, après deux heures de cours interrompues par l’arrivée du prélat, nous nous rendîmes diligemment à la grande salle où il nous rejoignit après qu’il eut rencontré les Pères formateurs. 

 

 

Rencontre en grande salle

 

Dans son intervention, Mgr Bernard de Clervaux TOHA nous adressa une triple exhortation. D’abord, le prélat insista sur notre formation comme un passage nécessaire dont les hauts et les bas nous aident à fixer constamment les yeux sur le Christ qui, avant nous, fit la tragique expérience de la croix. Aussi, il nous exhorta à faire confiance à nos formateurs et de leurs obéir en vue d’un discernement vrai et authentique. Ensuite, il nous invita à nous ouvrir davantage à la particularité de la formation que nous recevons dans ce séminaire Providentia Dei de Gaah-Baka, formation qui répond aux défis et aux exigences du terrain. Enfin, le prélat nous convia à plus de transparence et de sincérité quant à l’observance des exigences inhérentes à notre choix de vie. A cet échange, succéda la messe qu’il présida lui-même.

 

 

Début de la Messe

 Dans sa méditation des textes liturgiques, il insista sur la nécessité pour nous de purifier les ambitions que nous traînons à la suite du Christ afin de pouvoir, en toute sincérité, travailler aux œuvres de Dieu. Une fois l’office divin terminé, nous passâmes à l’office du vin à l’issue duquel nous eûmes l’occasion d’adresser au prélat de filiaux sentiments de reconnaissance. La fin de ce déjeuner marqua le départ du prélat et nous replongea dans l’ordinaire de nos activités.

 

 

 

                                                           Jonas DANGOU, 1ère Année de Philosophie

 

 A la date du 19 Mars, l’Eglise Catholique célèbre chaque année la Saint Joseph.  

C’est une aubaine que saisit le Grand Séminaire Providentia Dei de Gaah-Baka, pour manifester sa dévotion à Saint Joseph, son Saint Patron. Ce jour, baptisé « Journée de Culture Générale (J.C.G.) », a été marqué d’une empreinte toute originale ayant consisté à solliciter la présence du père Jacques JULLIA, l’un des premiers missionnaires de notre pays le Bénin. Ceci, afin d’instruire et de préparer le clergé local de demain, à travers un témoignage sur l’histoire de l’évangélisation dans la région septentrionale du Bénin. 

 

Procession en direction de la chapelle.

Au début de la messe, le révérend père Didier GNITONA, recteur du séminaire, rappelait dans son mot d’ouverture, l’importance de revisiter notre histoire religieuse, afin de redynamiser l’annonce de l’Evangile dans le monde d’aujourd’hui. Notre séminaire a ainsi eu recours à la longue expérience du père Jacques JULLIA, l’un des premiers missionnaires pour nous faire redécouvrir les origines et l’itinéraire de la foi chrétienne au Bénin. C’est donc à juste titre que, dans son homélie pour la circonstance, Mgr Pascal N’KOUE affirma : « Retrouver les Pères de la Société des Missions Africaines (SMA), c’est retrouver la foi ». En conformité avec la liturgie, le prélat s’est appesanti sur bien des attributs de saint Joseph, parmi lesquels nous faisons mention du « Modèle d’artisan » et de « l’Epoux idéal ».

 

Durant l’offertoire.

Après l’Eucharistie présidée par l’Ordinaire des lieux, S. E. Mgr Pascal N’KOUE, Archevêque métropolitain de Parakou, les séminaristes tinrent une entrevue avec le Père Jacques JULLIA, prêtre missionnaire de la Société des Missions Africaines (SMA), en mission au Bénin depuis 1966.

 

Photo de famille à l’issue de la célébration Eucharistique.

L’auditoire fut touché par ce partage fort profond qui aborda les aspects historique, spirituel et matériel des premiers temps de la mission pour déboucher ensuite sur les multiples défis à relever aujourd’hui. Le Père Jacques JULLIA ne manqua pas de signifier que « Quitter sa Terre et son confort pour la cause de l’Evangile, c’est moins un sacrifice douloureux que répondre à un appel intérieur ». La culture de la piété, la fidélité à l’exigence sacerdotale, la générosité, l’esprit d’obéissance et l’engouement pastoral ont été autant de ses recommandations à l’adresse des futurs prêtres. En outre, convient-il de souligner son exhortation à l’effort linguistique en vue d’un meilleur accomplissement de la tâche pastorale, car souvent, « se faire traduire serait nécessairement se faire trahir ».  

Alors que la journée, au terme de cet entretien, semblait perdre son éclat festif, une heureuse visite, s’est annoncée. 

Un prélat entre nos murs :

Aux environs de 16 Heures, nous fûmes ravis de recevoir le nouvel évêque du diocèse de Djougou, S. E. Mgr Bernard de Clervaux Montassien TOHA, dont le sacre est fixé pour le 02 avril 2022. Celui-ci exhorta les futurs prêtres à regarder leurs aînés et à apprendre d’eux ce qu’ils ont de modèle, à vivre leur formation sans hypocrisie, avec sincérité et à ne pas avoir peur. 

 

Photo de famille pour immortaliser le passage du nouvel évêque.            

 

Firmin BOUNOU KAH

Première année de Philosophie.             

En proclamant le dogme de l’immaculée conception le 8 décembre 1854, le pape Pie IX en union avec l’Eglise présentait la Vierge Marie comme celle qui fut conçue sans le péché originel. Ainsi en célébrant chaque 8 décembre la fête de l’immaculée conception, l’Eglise célèbre Celle qui, par une grâce et une faveur singulière de Dieu fut au premier instant de sa conception préservée de toute souillure du péché originel.  Cette fête de précepte recèle également un événement tout particulièrement cher à notre séminaire, la dédicace de notre Chapelle. La récitation du Saint Rosaire et la prière des vêpres la veille au soir contribuèrent à nous ouvrir convenablement aux réjouissances.

 

La messe présidée en ce jour 08 Décembre, par le révérend père Didier GNITONA, recteur du séminaire, imprima à l’événement tout son caractère solennel.

 

 

Rite de l’encensement de l’autel en début de messe.

 

 

 

         Dans son homélie, après avoir mis en exergue la mission coopératrice de la Vierge Marie dans l'œuvre de la Rédemption de Dieu par son Fils, il évoqua comme piste de méditation la promptitude à faire le bien, à accomplir la volonté du Père, la résistance aux assauts du diable et une méfiance vis-à-vis de certains nouveaux courants où sont subtilement distillés des doctrines déshumanisantes. Après la messe nous eûmes une rencontre à vocation formative et informative avec quatre membres de la Communauté de l'Emmanuel.

 

Photo de famille.

 

Durant cet entretien, les hôtes du jour nous instruisirent sur la naissance, le fonctionnement et le mode de vie de la communauté de l’Emmanuel. L’entretien céda au déjeuner deux heures plus tard. Le moment fut à la convivialité et la réjouissance. Rencontre dans la grande salle Cardinal Bernardin GANTIN du séminaire Providentia Dei.

 

 

 

      Dans l’après-midi, un match amical opposa l'équipe de football du séminaire Providentia Dei à celle du village de Guinérou, village situé à quelques encablures du séminaire. Le coup de sifflet final de l’arbitre mis fin au match sur un score de 2-1 en faveur de l’équipe du séminaire. La fin de cette activité servit de relais pour un retour au programme ordinaire de la vie de notre communauté.

 

Albéric Samson TOGNON

 

Première année de philosophie.

La date du 10 janvier au plan national, est pour nos frères des religions endogènes une journée de grande envergure. Par contre, pour notre église de Parakou, cette date a été solennellement retenue pour renouer les liens spirituels autour de notre Mère la vierge Marie notre Dame de Komiguéa Reine des familles. A l’orée de cette nouvelle année, les fils et filles de l’archidiocèse de Parakou ont honoré ce rendez-vous, qui désormais est devenu une tradition. 

En effet, pour le compte de cette année, le pèlerinage diocésain de Notre Dame de Komiguéa a regroupé une immense foule. Venus de toute part, laïcs, religieux, religieuses, prêtres, évêque et bien d’autres dignitaires religieux avaient répondu tous présents. La messe qui était prévue pour 10H, fut précédée par deux conférences débats, l’une animée par le Père Roland OKRY portant sur le synode sur la synodalité et l’autre par M. Clément GNARIGO sur le projet diocèse sans palu. A la fin de ces conférences, à 10H la procession fut mise en branle avec l’habituel chant « peuple de prêtre ». S’en suivit le mot d’accueil du Vicaire Général le Révérend Père Ernest DEGUENONVO qui se voulut être un bilan de l’année : « Ce sanctuaire devient chaque jour, le pôle de tous les grands rassemblements diocésains. Nous bénissons Dieu qui rend encore plus manifeste l’effort d’inculturation. En effet, tout le diocèse avec nos frères baribas a célébré sur plusieurs jours, les 19, 20,21 novembre 2021 la fête du Christ Roi de l’Univers SINAN GISO ». Il a davantage béni Dieu, pour les mille jeunes de toutes les paroisses du diocèse qui se sont rassemblés pour la journée mondiale de la jeunesse (JMS). Il a également béni le Seigneur pour ses nombreux bienfaits dans la vie de son pasteur, son Excellence Mgr Pascal N’KOUE qui a célébré ses noces d’argent. Enfin, empruntant les mots du psalmiste disait-il : « vieillissant il fructifie encore et plein de vigueur ». Ainsi s’achevait ses propos, laissant suite à la célébration eucharistique. Quand advint le moment de l’homélie, celle-ci fut dite par le Supérieur Provincial des Oblats de saint François de Sales qui reçut l’aval du prélat pour prêcher. Cette homélie était axée sur plusieurs points. En un premier temps, il rendit hommage aux grandes personnalités présentes, en un second temps fit un tour d’horizon sur la genèse de la communauté salésienne dans le diocèse de Parakou, ses activités en lien avec le diocèse et sa cohabitation pacifique avec d’autres communautés de la même famille ; enfin l’homélie proprement dite centrée sur l’image de Jésus vrai Pasteur attentif aux cris de ses brebis, et le rôle d’intercession de la vierge Marie dans l’évangile des noces de Cana, qui demandait aux serviteurs de faire ce qu’il leur dira. L’attitude des serviteurs à cet effet est une attitude d’obéissance aveugle qui nécessite une confiance en celui qui parle. De ce fait, il montrait aux ordinants l’attitude qu’ils devraient désormais adopter en tant que serviteur du Christ. Il exhorta toute l’assemblée à une vie d’amour envers le prochain. Car comme le disait Saint François de Sales « Ce n’est pas par la grandeur de nos actions que nous plaisons à Dieu mais par l’amour avec lequel nous les faisons ». Soyez ce que vous êtes et soyez le bien. 

Enfin la célébration fut marquée par l’ordination diaconale de trois frères de ladite communauté, placée en ce jour où nous faisons mémoire de Sainte Léonie AVIAR co-fondatrice de la branche féminine de la communauté Salésienne, avec le Père Louis BRISON. Puis suivit le mot de remerciement du Recteur du sanctuaire, félicitant tous les acteurs visibles et invisibles ayant participé d’une manière particulière à la tenue de ce pèlerinage. L’exhortation de l’évêque demandant à chacun la culture des pensées positives en vue d’une vie heureuse et d’un bonheur inouï marqua la fin de la célébration. Les pensées négatives disait-il sont la racine de tous les maux dont nous souffrons. 

Alban TCHANDO 

2ème année de philosophie


Le 13 novembre 2021, a eu lieu au Grand Séminaire diocésain Providentia Dei de Gaah-Baka, la messe pour le repos de l’âme du Père Serge DANNON. Il est prêtre de l’archidiocèse de Parakou et formateur au séminaire Providentia Dei décédé le 25 septembre 2021.



Procession pour l’entrée dans la chapelle.


L’office divin a été présidé par Mgr Pascal N’KOUE, archevêque métropolitain de Parakou entouré d’un grand nombre de prêtres. Proches, parents, amis du défunt et une foule de fidèles ont répondu promptement pour participer à cette messe de requiem. A 9h30, heure diocésaine s’est ébranlée la procession pour l’entrée dans la chapelle Saint Louis IX qui faisait clamer le chant d'entrée « Tu as été plongé dans la mort de Jésus que la mort de Jésus t’emporte vers le père. Et, nous te reverrons dans sa maison ». Ces mots sont la vivante expression d’un acte de foi qui professe que l’âme du défunt repose auprès du Père.


‘’Pour le Seigneur, un jour vaut mille ans, et mille ans, un jour. Prions afin que le Seigneur purifie les derniers péchés que le père Serge n’a pas pu confesser avant de rendre l’âme’’ déclare le prélat à l’entame de cette eucharistie.



Elévation du corps du Christ par Mgr Pascal N’KOUE


 L’homélie a été prononcée par le père Didier GNITONA, recteur du séminaire. Après avoir accueilli l'assemblée, il avoua qu'il était confronté à un redoutable exercice puisqu'il fut formateur de l’illustre disparu, avant d’être son collaborateur au sein du conseil des formateurs. Il a rendu hommage aux qualités du disparu, notamment à « son offrande totale à Dieu, son don à l’Eglise comme prêtre, sa foi et sa prière, son grand sens du devoir et ses bons  conseils, sa rigueur personnelle et sa grande implication dans l’œuvre de la formation des séminaristes». Par ailleurs, il adressa ses mots de consolation à tous ceux, dont la foi et l’espérance ont été mises à l’épreuve, spécialement à sa mère et à ceux qui l’ont connu et aimé. 


Après la messe, toute l’assemblée s’est dirigée dévotement au cimetière du séminaire. Elle chantait l’espérance du chrétien en la vie éternelle face à l’angoisse que suscite le grand passage de la mort.



Procession en direction du cimetière.


Le grand silence qui s'empara de l'assemblée au cimetière en rajoute à l’émotion déjà palpable. Le rite de l’absoute fut fait au pied de la tombe qui était une véritable expression de la vie et de la résurrection.



Réunis au cimetière pour le rite de l’absoute.


Une ferme espérance se lisait sans peine sur les visages de ces chrétiens, certains de rencontrer un jour dans la gloire le Christ Jésus, le Fils du Dieu vivant.


 


Thomas AGBOKOU,


Deuxième année de philosophie.


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