*

 

Lundi 11 avril, 15h30 *Arrivée des 180 jeunes* du diocèse de Parakou au Monastère Notre-Dame du Kokoubou. 

 

17h *Conférence du Père Clément,* prieur du monastère sur la vie monastique et contemplative.

 

18h20 *Vêpres avec les moines* dans la chapelle du monastère. Il faut se serrer un peu.

 

19h45 Le ciel s’assombrit, les éclairs apparaissent au loin. Inquiétudes pour la suite du programme. Les moines mettent à disposition leur réfectoire pour que nous puissions faire la projection du *film sur la vie de Saint Charles de Foucaud* (il sera canonisé le 15 mai prochain à Rome).

 

Pendant ce temps, à l’île de pierres, nous avions installé une bâche au-dessus de l’autel, un projecteur, un groupe électrogène. L’orage se déchaine. La bâche est emportée, les poteaux tordus.

 

21h Le vent souffle, la pluie tombe drue ! Nous sommes bloqués au monastère. Nous continuons en petits *groupes de discussion* : « qu’est ce qui est extraordinaire dans la vie de Charles de Foucauld ? Comment pouvons-nous être des frères et sœurs « universels », là où nous sommes ? ». Les prêtres, religieux et religieuses et séminaristes présents se répartissent dans les groupes de jeunes pour répondre à leurs questions.

 

23h15 le vent souffle, la pluie tombe sérieusement ! Nous célébrons la *messe* du lundi dans la chapelle du monastère. Nous choisissons de la célébrer « basse », sans chant, pour rentrer dans le mystère du silence et du désert. On trouve souvent Dieu dans le silence.

 

00h 00 la pluie est légère, juste quelques gouttes ! Nous sortons sur le chemin du monastère avec des flambeaux et les cierges pour la *procession mariale.*

 

 

1h15 Nous rentrons dans la chapelle du monastère pour *3/4h d’adoration silencieuse.* 

 

2h30 Il ne pleut plus du tout ! *Pause sandwich* au milieu de la nuit pour reprendre des forces.

 

3h plus une goutte de pluie ! Allez, on y va, *départ vers l’Îles de pierres.* Une longue file indienne se met en place et part dans l’obscurité de la brousse. On distingue une longue chenille lumineuse qui se déplace en serpentant.

 

3h40 Arrivée à l’Île de pierres. Enfin nous y sommes ! Mais à peine installé, la pluie se déchaine de nouveau ; la bâche que nous avons essayé de replacer est rapidement emportée. En 5 minutes nous sommes trempés.

Course vers les arbres pour s’abriter un peu. Chacun se glisse sous la bâche récupérée qui ne tient à rien pour tenter de se protéger un peu. Nous commençons la *méditation du chemin de Croix* : le rideau du Temple est déchiré, il y a des éclairs : tout est bon pour méditer sur la Passion.

 

5h40 la pluie est plus légère mais toujours présente. Impossibilité de célébrer la messe dans ces conditions. Bien mouillé, nous commençons à avoir froid. *Retour au monastère* : On distingue une longue chenille lumineuse qui se déplace en serpentant … mais plus rapide qu’à l’aller !

 

6h15 Nous arrivons au monastère pendant les laudes. Les 180 jeunes se glissent discrètement dans la chapelle pendant l’office. Nous sommes là, au chaud abrité de la pluie pour *assister à la messe* du mardi 12 avril.

7h15 Il ne pleut plus du tout, le soleil se lève. Devant la chapelle du monastère nous prenons le petit déjeuner : *bouillie et pâtés.* 

 

8h Ce n’est pas le grand beau temps, mais il ne pleut pas. Rangement et retour pour vivre la Semaine Sainte dans les paroisses.

 

L’Île de pierres ? C’est mouillé ! En tous les cas une magnifique nuit de veille et de prière à rester auprès de Jésus. Merci pour ce temps de grâce et d’amitié. *Merci particulièrement aux moines qui n’ont ont accueilli d’une façon si fraternelle. *

 

Une expérience certainement à renouveler.

*

*« Sur les pas du Père Charles de Foucauld ».*

Inscription libre sur l’application Telegram avec le Lien https://t.me/+A5y59ewgLcAzMTBk

 

*-La vie de Saint Charles de Foucauld, pour mieux le connaitre*

L’Union. À Tamanrasset, Charles se définit comme « missionnaire isolé ». De fait, là-bas, il ne reçoit la visite que de rares ethnologues ou militaires, le courrier lui parvient tous les 3 mois et, en onze ans, jamais un prêtre ne vient le voir. Cette vocation de « défricheur isolé », Foucauld rêve qu’elle se répande dans l’Église, que de nombreux chrétiens vivent comme lui, seuls au milieu des gens, partageant leur condition, devenant pour eux des amis sûrs. Pour cela, il crée une simple confrérie, l’Union des frères et sœurs du Sacré-Cœur de Jésus, qui est comme l’héritage spirituel du bienheureux.

*Photo* : Logo de la Fraternité séculière. On retrouve le Sacré-Cœur que Charles de Foucauld portait sur son habit religieux.

 

*-Ecrits de Saint Charles de Foucauld pour mieux le comprendre*

« À côté des prêtres, il faut des Priscille et Aquila, voyant ceux que le prêtre ne voit pas, pénétrant où il ne peut pénétrer, allant à ceux qui le fuient, évangélisant par un contact bienfaisant, une bonté débordant sur tous, une affection toujours prête à se donner, un bon exemple attirant ceux qui tournent le dos au prêtre et lui sont hostiles de parti pris. » Lettre à Joseph Hours, 3 mai 1912

 

*-Parole de l’Ecriture Sainte, base de la sainteté*

Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême… (Ep 4,5)

*-Petite méditation pour intérioriser*

La confrérie de baptisés fondée par Charles regroupe indistinctement des prêtres, des religieux, des consacrés, et des laïcs, tous à égalité. L’Union vise à insuffler à tous les baptisés le désir de dire Jésus à ceux qui sont les plus éloignés de Dieu, en étant, là où ils sont, dans leur quotidien, des évangiles vivants. Le fondateur du Seuil, Paul Flamand, Madeleine Delbrêl, ou l’abbé Maurice Zundel sont parmi les anciens de cette confrérie qui compte aujourd’hui plus d’un millier de ces « missionnaires isolés », aventurés en avant-garde dans les déserts spirituels contemporains. Il existe une petite Fraternité à Cotonou, à Niamey, à Ouagadougou.

 

*-Une résolution pour suivre Saint Charles de Foucauld*

Cette Semaine sainte est l’occasion d’honorer les exigences de mon baptême. Par ce dernier, le Christ m’a fait traverser la mort et m’a donné de participer à sa vie de ressuscité. Ce baptême me pousse à la mission, à inventer, avec l’Esprit créateur, des façons de faire connaître Jésus.

*

*« Sur les pas du Père Charles de Foucauld ».*

Inscription libre sur l’application Telegram avec le Lien https://t.me/+A5y59ewgLcAzMTBk

 

Evangile des Rameaux Lc 19, 28-40

Evangile de la Passion Lc 22,14 - 23,56

 

La liturgie de ce jour se déploie en deux temps. Dans le premier moment, nous sommes avec Jésus au moment de son entrée triomphale à Jérusalem. Puis vient le récit de son agonie et de sa mort. Deux volets inséparables dans la vie du Christ, comme dans celle de tous ceux qui, comme nous, désirent marcher à sa suite. Un fioretti de François d’Assise raconte que, devant la crèche qu’il avait reconstituée à Greccio, en Italie, le Poverello pleurait toutes les larmes de son corps. « Regardez, disait-il à ses frères en leur montrant du doigt l’enfant Jésus, l’humilité de Dieu. » En voyant le « roi de gloire » arriver à Jérusalem sur le dos d’un ânon, puis cloué sur le bois de la croix, c’est la même émotion qui vient au cœur devant ce Dieu dont la seule puissance est celle d’un amour désarmé. « L’humilité est au cœur de la gloire, elle en est le diamant le plus intérieur », affirmait le père François Varillon. Inclinons-nous devant cette humilité de Dieu, et suivons le cortège qui accompagne le Très-bas vers sa Pâque, en portant humblement, à notre tour, la croix qu’il nous a destinée, car c’est au cœur de notre faiblesse que se déploiera la grâce de Dieu.

*

*« Sur les pas du Père Charles de Foucauld ».*

Inscription libre sur l’application Telegram avec le Lien https://t.me/+A5y59ewgLcAzMTBk

 

*-La vie de Saint Charles de Foucauld, pour mieux le connaitre*

L’art de la conversation. « Mon apostolat, écrit Charles, doit être l’apostolat de la bonté. En me voyant, on doit se dire : “Puisque cet homme est si bon, sa religion doit être bonne.” » C’est ainsi qu’il veut faire connaître Jésus : en devenant « un évangile vivant » dans le quotidien des rencontres, des conversations. À Tamanrasset, Charles apprend le tamasheq pour converser avec les Touaregs. Il réalise des travaux linguistiques considérables pour entrer toujours plus profondément en relation avec eux. « Ma vie consiste à être le plus possible en relation », dit celui qui cherche à manifester le Christ par sa qualité d’être, sa parole affectueuse.

*Photo* : Charles de Foucauld en 1916, quelques temps avant son assassinat. Le visage rayonnant de bonté.

 

*-Ecrits de Saint Charles de Foucauld pour mieux le comprendre*

Toute notre vie, si muette qu’elle soit, doit être une prédication de l’Évangile par l’exemple ; toute notre existence doit crier l’Évangile sur les toits ; toute notre personne doit respirer Jésus, tous nos actes, toute notre vie doivent crier que nous sommes à Jésus, présenter l’image de la vie évangélique ; tout notre être doit être une prédication vivante, un reflet de Jésus, un parfum de Jésus. » Œuvres spirituelles, p. 195

 

*-Parole de l’Ecriture Sainte, base de la sainteté*

Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche ; mais, s’il y en a besoin, dites une parole bonne et constructive, bienveillante pour ceux qui vous écoutent. (Ep 4,29)

 

*-Petite méditation pour intérioriser*

Paul VI, au moment du concile Vatican II, disait de l’Église qu’elle devait entrer en « conversation » avec le monde. Sur ce point aussi, Charles a été un précurseur. Quelque temps avant sa mort, faisant à son père spirituel un bilan de sa vie, il dit qu’il a peu fait sinon « causer familièrement en tête à tête avec des pauvres ». Tout son apostolat tient dans ces rencontres où chaque personne est considérée comme un frère, et reçoit de lui une parole de vie qui console, soutient, relève, donne de l’espérance

 

*-Une résolution pour suivre Saint Charles de Foucauld*

La parole est un don de Dieu. En ce jour qui ouvre la Semaine sainte, j’essaie de maîtriser son flux, d’éviter de parler pour ne rien dire ou médire, mais pour rendre gloire à Dieu et témoigner autour de moi de sa présence.

 

*« Sur les pas du Père Charles de Foucauld ».*

Inscription libre sur l’application Telegram avec le Lien https://t.me/+A5y59ewgLcAzMTBk

 

*-La vie de Saint Charles de Foucauld, pour mieux le connaitre*

Amant de la beauté. En 1910, Charles découvre le plateau de l’Assekrem perdu dans le massif du Hoggar, à 2 700 mètres d’altitude. Il y construit un ermitage pour rencontrer les nomades qui y font paître leurs bêtes, et pour travailler à son œuvre ethnologique sur la culture touareg qu’il sauve de l’oubli. Attiré par le beau, Charles aime le cadre de cette « maison de campagne » où il passera finalement peu de temps. « Rien ne peut donner une idée de la forêt d’aiguilles rocheuses qu’on a à ses pieds, écrit-il à sa cousine. On ne peut la voir sans penser à Dieu. Qu’il est bon, dans ce grand calme et cette belle nature, d’élever le cœur vers le Créateur et le Sauveur Jésus. »

*Photo* : Les jeunes de Parakou, à l’Ecole de Foi 2021, contemplent le coucher de soleil au moment de la célébration de la nature.

 

*-Ecrits de Saint Charles de Foucauld pour mieux le comprendre*

« Mon Bien-aimé, vous êtes la beauté suprême ; toute beauté créée, beauté de la nature, beauté d’une belle âme se reflétant sur un beau visage, beauté d’une belle action, d’une belle vie, toutes les beautés ne sont que les pâles reflets de la vôtre, mon Dieu. Tout ce qui a charmé mes yeux en ce monde, tout cela n’était qu’un peu de votre beauté que vous vous plaisiez à me faire voir, pour qu’en les voyant, je me dise : cela vient de Dieu. » La dernière place, p. 48

 

*-Parole de l’Ecriture Sainte, base de la sainteté*

Les cieux proclament la gloire de Dieu, et le firmament raconte l’ouvrage de ses mains. (Ps 18,2)

 

*-Petite méditation pour intérioriser*

La beauté aimante le regard de Charles qui prend toujours le temps d’admirer, de décrire ce qu’il voit alentour. De ses voyages, il a souvent ramené des croquis, exécutés d’un trait délicat. Dans les paysages, dans les visages, jusque dans le pauvre défiguré, il guette partout les traces et les éclats de la beauté de Jésus, « le plus beau des enfants des hommes » (Ps 44,3). Comme lui, la beauté nous fait sentir en exil : elle éveille en nous la nostalgie de cette patrie dont le péché nous a éloignés, et nous projette déjà vers le matin de Pâques, quand, de nouveau, toutes choses seront revêtues de la radieuse beauté de Jésus.

 

*-Une résolution pour suivre Saint Charles de Foucauld*

L’art est une manifestation de Dieu, une révélation de sa beauté. Prends le temps d’écouter une belle chanson, de prier devant une statue ou une fresque à l’église, de regarder un beau paysage : à travers ces supports visibles et sonores de sa présence, le Seigneur te parle.

Bible

Liturgie

Agenda Diocésain

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin