« La femme vaillante, qui donc peut la trouver ? Elle est infiniment plus précieuse que les perles. Son mari peut avoir confiance en elle : au lieu de lui coûter, elle l’enrichira.
Tous les jours de sa vie, elle lui épargne le malheur et lui donne le bonheur. Elle a fait provision de laine et de lin, et ses mains travaillent avec entrain. Sa main saisit la quenouille, ses doigts dirigent le fuseau. Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux. Décevante est la grâce, et vaine la beauté ; la femme qui craint le Seigneur est seule digne de louange, Reconnaissez les fruits de son travail : sur la place publique, on fera l’éloge de son activité» (Pr 31,1…31). :;

Si quelqu’un vous dit du mal des femmes, ouvrez vite votre Bible, et fermez-lui la bouche, en lui  lisant  ce passage du Livre des Proverbes. Et encore ce n’est qu’un extrait. Le texte complet est d’une richesse insoupçonnée. Quel titre donner à cette belle page biblique ? Certains proposent “la femme vaillante“, d’autres “la femme parfaite“, d’autres encore “la femme idéale“. Peut-être que le meilleur titre c’est “la femme idéale“, ou “la femme qu’il faut“. Plus qu’un poème c’est un texte inspiré, à la gloire  de la femme. C’est la description d’une femme que Dieu a rempli de sa sagesse, et elle répand le bonheur dans sa famille et  autour d’elle. Et  qui ne voudrait pas vivre avec une femme pareille ? Lisez tout le texte et vous me donnerez raison. Si le Verbe s’est fait chair, on pourrait ajouter, sans risque de se tromper, que la  sagesse s’est faite Femme. Rendre la société heureuse, c’est cela le plan de Dieu pour l’humanité. Et ça commence en famille. Et le pilier c’est la femme. Dégustons ensemble et lentement d’autres versets de la Bible. La puissance de la Parole de Dieu peut changer notre regard et nos idées négatives sur la femme.
« Une femme de valeur est une couronne pour son mari » (Prov. 12). Une couronne n’est pas seulement un ornement visible mais aussi un insigne de dignité, une marque d’honneur. Cela signifie que le bonheur de l’homme dépend de la femme épanouie. Quelle audace de la part de l’Ecrivain sacré. Les hommes ont donc intérêt à travailler à l’épanouissement de leur épouse. Elles ont besoin qu’on soit tendre envers elles, qu’on n’oublie pas de les remercier, les féliciter, et  leur faire la fête. Elles ont besoin de l’attention affectueuse et protectrice de l’homme. Ecoutons encore :
« Femme bonne fait un mari heureux et double le nombre de ses jours. Femme vaillante fait la joie de son mari qui passera dans la paix toutes ses années » (Si 26, 1). Avis à ceux qui veulent vivre longtemps ! On comprend aisément alors que le Pape Jean-Paul II ait écrit dans “La Dignité de la femme“ que Dieu a créé l’homme et l’a confié à la femme. En effet, “on obtient tout d’une femme quand on sait l’apprécier“. Ne sont-elles pas restées fidèles au Christ jusqu’au pied de la croix ? Jésus a fait d’elles les premières messagères de la Bonne Nouvelle. Continuons.
« Là où il n’y a pas de clôture, le domaine est au pillage, là où il n’y a pas de femme, l’homme erre en se lamentant » (Si 36, 29-30). C’est la femme qui, en un certain sens, canalise l’homme. Elle est  pour lui comme une digue qui empêche la dispersion, la divagation, l’éparpillement et le vagabondage. D’ailleurs un aphorisme populaire le dit bien : “derrière un grand homme, il y a toujours une grande dame“. Ah si les femmes connaissaient leur valeur, si elles savaient ce que le Créateur a mis en elles ! Elles n’accepteraient pas les idéologies pernicieuses qui font d’elles des marionnettes à la merci des proxénètes et des propagandistes du “gender“. Et toute cette confusion aboutit aujourd’hui “au mariage pour tous“. Ridicule !...
Dieu créa l’homme à son image, mâle et femelle il les créa (Gen1, 27). En hébreu l’homme et la femme se traduisent  : Ish et Isha. Créée à l’image de Dieu, la femme est égale à l’homme et différente à la fois. C’est là sa richesse qui repose sur sa féminité et sa maternité. Voilà pourquoi l’homme ne peut pas se passer de la femme. La société en a besoin, mais c’est dans le bon sens.
Au lieu du face à face, au lieu du dialogue entre l’homme et la femme, à la place, Satan a suggéré le pouvoir libre et libertin qui se fait séduction et domination (Gen. 3). Or le Créateur des cieux avait un autre projet sur la Femme.
Elle est Aide de l’homme. C’est le même mot attribué à Dieu qui vient au secours de l’homme. Notre secours est dans le nom du Seigneur. Le secours de l’homme c’est la femme. « Son mari lui fait confiance. Elle lui épargne le malheur et lui donne le bonheur ».Voilà pourquoi pour fragiliser l’homme et détruire la société, il faut empêcher la femme de jouer son vrai rôle. Satan a vu clair dès le départ. Une femme dévergondée est pire qu’une catastrophe naturelle. Elle entrainera des dizaines, des centaines et pourquoi pas des milliers dans sa chute. Ses enfants seront mal éduqués et iront grossir le rang des corrompus, des poseurs de bombes ou coupeurs de route.
Ce qui fait que cette femme est extraordinaire, c’est qu’elle ne fait rien d’extraordinaire. Elle ne milite pas dans un parti politique ou dans un syndicat. Elle n’est pas soldat. Elle n’est pas directrice d’un cabinet, ni PDG, ni ministre, ni député, ni docteur, ni maire, ni délégué dans un village. Rien de tout cela. Elle est femme au foyer, une bonne ménagère comme on dit.
    Que les femmes africaines arrêtent de vouloir se  modeler sur des idéologies occidentales contre nature, sur des spots publicitaires trompeurs. Leurs auteurs mécréants vont se retrouver face à un trou noir. Et si on n’y prend garde, ils vont entraîner le monde dans une voie sans issue. Apprenons à discerner les dangers de cette nouvelle éthique mondiale qui n’a d’éthique que le nom. La femme masculinisée ne sauvera pas la société. La femme castrée qui va à la conquête du pouvoir politique en se dévalorisant ne sauvera pas la société non plus. Il faut revenir au plan du Créateur, Dieu le Père. 
    Si j’étais président de la République, soyez rassurés que je ne serai pas candidat aux prochaines élections, je donnerais un salaire consistant aux femmes ménagères. Et on  aurait moins de problèmes dans la société. Ce n’est pas de la démagogie. Elles sont souvent désignées comme des femmes qui ne travaillent pas. Or sans leur précieux dévouement  dans nos maisons, aucune famille ne tiendrait. Leur travail est irremplaçable.
    Malheureusement aujourd’hui, les femmes ne veulent plus rester au foyer. Elles veulent travailler (=fonctionner). “L’argent du mari ne suffit pas“ disent-elles. Il y a même pire : « le mari ne nous donne rien. Il nous dit de nous débrouiller ». Voilà pourquoi les femmes vident les foyers. C’est vrai que tout ce que l’homme fait, la femme peut le faire : Secrétaire, bûcheron, enseignante, mécanicienne, chauffeur de bus etc. On les voit sur des motos avec de gros sacs de charbon ou de maïs. On les voit aussi avec  3 ou 4 enfants sur la même moto. Koooi ! où sont les hommes ? Les femmes n’ont pas conçu ces enfants sans leur concours. De plus en plus, les machos reculent dans leur responsabilité de père. Et les femmes-mamans se tuent à la tâche pour nourrir tout le monde.
Mais femme au foyer ne signifie pas femme ignorante, enfermée et bête. Si elle sort de la maison, il ne faut pas qu’elle cesse d’être l’éducatrice et la gouvernante de sa maisonnée. Une dame perspicace m’a confié un jour : « Les hommes nous ont eues.  On nous a dit que pour être égales aux hommes, il fallait sortir du foyer et chercher du travail. Dehors nous travaillons plus qu’eux. Dedans nous travaillons  encore plus qu’eux». Evidemment, prôner l’égalité des sexes sans nuance appauvrit la femme et n’enrichit pas l’homme. Et c’est toute la société qui en pâtit. Mon propos n’est pas de décourager les femmes fonctionnaires de l’Etat. Mon conseil est que les femmes ne désertent pas les familles. Et que leur engagement hors du foyer soit épanouissant et n’abîme pas la vie du couple.
    Dans le même Proverbe 31, la femme participe aux activités commerciales et à des œuvres de charité. Comme c’est beau ! Même sans aller loin, la femme peut se faire de l’argent. Mais il faut qu’elle partage. “Si vous amassez de l’argent, n’y mettez pas votre cœur“. L’argent à vrai dire est neutre. C’est notre attachement désordonné qui peut empoisonner nos relations humaines.
    En fait l’auteur sacré met en valeur deux choses chez la femme qu’il faut : la foi et le don de soi : “La femme qui craint le Seigneur est seule digne de louange“. De saintes femmes ont converti leur mari grâce à leur foi : Sainte Clotilde a converti Clovis, roi de France. Sainte Rita a converti Paolo. Sainte Monique a converti Patrice, le père de St Augustin.
Oh femmes, si vous voulez changer la société, imitez la femme parfaite de la Bible. Cette femme, c’est la Vierge Marie. Au centre de la sainte famille, elle gérait merveilleusement toute personne grâce à sa foi : Joseph son époux, Jésus son fils, Dieu le Père, Dieu l’Esprit Saint, Saint Jean qui l’a recueillie chez lui, et tous les Apôtres réunis au cénacle dans l’attente de l’Esprit Saint.
Enfin voici quelques conseils pratiques pour devenir influentes aux yeux de Dieu : Prier et faire prier. La reine Esther a prié et a réussi à préserver son peuple d’un massacre injuste. La Vierge a prié son Fils et nous a obtenu le premier signe à Cana. Oh femmes chrétiennes, faites un service paroissial (engagement dans un mouvement catholique). Pratiquez les sacrements : l’eucharistie et la pénitence. Faites des retraites spirituelles en couples. Soyez promptes à pardonner dans la sincérité.
Pour conclure, donnons la parole à Benoît XVI. Il nous dit combien il compte sur les femmes catholiques africaines : “Continuez de défendre la vie car Dieu vous a constituées réceptacles de la vie. L’Eglise sera toujours votre soutien. Aidez par vos conseils et votre exemple les jeunes filles …. Soutenez-vous mutuellement ! Vénérez les plus âgées d’entre vous. L’Eglise compte sur vous pour créer une “écologie humaine“ par l’amour et la tendresse, l’accueil et la délicatesse, et enfin la miséricorde, valeurs que vous savez inculquer aux enfants et dont le monde a tant besoin. Ainsi, par la richesse de vos dons proprement féminins, vous favoriserez la réconciliation des hommes et des communautés“ (Africae Munus 59).


+ Pascal N’KOUE
  Omnium servus

 


Nouvelles de famille


    Bénissons le Seigneur pour le don du Pape François, qui comme Saint François d’Assise nous rappelle la simplicité de l’évangile.
    Nous remercions vivement les diverses personnes qui nous ont visités le mois dernier : Responsables du Secours Catholique de France, de la DCC, Marie-GIRARD d’Aix-en-Provence, Madame Elisabeth POGNON.
    Nous ne tarirons pas de gratitude envers le Nonce Apostolique Mgr Michaël A. BLUME qui vient de passer 7 ans au Bénin. Que Dieu l’accompagne en Ouganda, son nouveau poste.
    Le Père Minta WOJTECK est élu responsable du secteur de Guéma. Le Père Sosthène ALAPINI, responsable du secteur de la Cathédrale.
    Nous remercions le Père Alphonse QUENUM, venu commenter à notre presbyterium sa Lettre ouverte à ses confrères prêtres. Quelle disponibilité ?
    Nous bénissons le Seigneur pour les nombreux baptêmes d’adultes qui ont eu lieu la nuit de Pâques à la cathédrale.
    Toutes les paroisses sont priées de s’engager pour le projet de reboisement dans les régions sèches de notre Archidiocèse.
    Le dimanche du Bon Pasteur, la quête est impérée pour soutenir la pastorale des vocations.
    Pour le jubilé de nos 70 ans d’évangélisation, nous attendons encore la composition d’une hymne.


Quelques dates


2 avril     Rencontre avec les lecteurs de notre famille diocésaine au Centre
 pastoral


7 avril    Dimanche de la miséricorde divine. Messe à Yébessi.


8 Avril    Solennité de l’Annonciation.


9-12 avril    Formation des catéchistes au Centre pastoral.


12-14 avril     Visite pastorale à Saint Joseph d’Alaga


18 avril    Conseil permanent de la Conférence Episcopale à Bohicon.


20 avril     Bénédiction de l’église de Titirou à 9 h.


21 avril     Journée mondiale de prière pour les vocations. Messe au Monastère du
 Kokubu


24 avril     Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9 h 30.


25 avril    Rencontre avec les séminaristes au Séminaire Notre Dame de Fatima.


26-28 avril     Visite pastorale à Titirou.


Alléluia ! CHRIST EST VIVANT ! Alléluia !
Bonne fête de Pâques !


Pour introduire mon propos sur la réconciliation des couples dans le mariage, je pars d’une légende.

Dieu prit la rondeur de la lune et l’ondulation du serpent,la sveltesse du roseau,le tendre regard du chevreuil et l’inconstance de la brise,les pleurs des nuages et la gaité du soleil,la timidité du lièvre et la vanité du paon,le goût sucré du miel et la cruauté du tigre,il mêla toutes ces choses et en forma la femme ! Elle était gracieuse et séduisante ! Et la trouvant plus jolie que l’ibis ou la gazelle, Dieu, fier de son œuvre, l’admira. Il en fit cadeau à l’Homme…

Huit jours après, l’homme penaud, vint trouver Dieu :« Seigneur, la créature dont tu m’as fait don, empoisonne mon existence, elle bavarde sans trêve, elle se lamente pour un rien, elle pleure et rit tout à la fois, elle est inquiète, exigeante, tracassière ! Elle  est toujours après moi… elle ne me laisse pas une minute de repos… Je t’en prie Seigneur reprends-là, car je ne puis vivre avec elle »… Et Dieu paternel reprit la femme.

Mais au bout de huit jours, l’homme revint vers Dieu : « Seigneur, ma vie est bien solitaire depuis que je t’ai rendu cette créature… Elle chantait et dansait devant moi, et quelle suavité quand elle me regardait, sans tourner la tête, du coin des yeux ! Elle jouait avec moi et il n’y a sur les arbres aucun fruit qui soit aussi bon que ses caresses. Je t’en prie, Seigneur, rends-la-moi, je ne puis vivre sans elle… »Et Dieu lui rendit la femme…
Huit jours s’écoulèrent encore et Dieu fronça les sourcils en voyant l’homme revenir avec la femme et la pousser devant lui en disant :« Seigneur, je ne sais comment cela se fait, mais je suis certain que cette créature me procure plus d’ennuis que de plaisir. Reprends-la, je n’en veux plus…. ». A ces mots Dieu se fâcha :«Homme, retourne dans ta hutte avec ta femme et apprends à l’aimer. Si je la gardais, dans huit jours tu m’importunerais encore pour la revoir ».Et l’homme se retira, en disant :« Malheureux que je suis, deux fois malheureux, car je ne puis vivre avec elle et je ne puis vivre sans elle ».


C’est beau le mariage, n’est-ce pas ? Au début on s’aime d’amour fou. Tout est fantastique. Mademoiselle est la fille la plus adorable, monsieur est l’homme le plus génial. Comme deux pigeons amoureux, ils s’enlacent et s’entrelacent. Mais avec le temps,ils se lassentl’un de l’autre et se délassent. Les causes d’incompréhension sont multiples.
Alors, de la guerre froide on passe à la guerre chaude. Des soupçons on passe aux accusations. Et tout cela est causé par un manque de communication sincère ou une insuffisance de dialogue. Petit à petit, l’un empoisonne la vie de l’autre. Le mari découvre chez son épouse les mêmes défauts de sa belle-mère. L’épouse découvre chez son mari tous les péchés capitaux des hommes et même quelques-uns en plus. On se peint avec des injures scabreuses ; on fait des réflexions blessantes, on accumule des plaintes puériles. Les secrets qu’on s’est confiés dans le creux de l’oreille, et que personne ne devrait entendre, résonnent désormais sur les places publiques, et sont plus bruyants que les entonnoirs des muezzins. Parfois les assiettes volent en éclats et les effets de madame sont jetés avec brutalité dans la rue… Drôle d’amour ! C’est l’enfer.
Le couple, c’est la grande question de toutes les époques. Aimer ce n’est pas toujours facile. Et la tentation à portée de main c’est le divorce. Au temps de Jésus, le problème de divorce se posait en ces termes : est-il permis de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? Notre Sauveur a tranché la question une fois pour toutes. Le mariage est définitif et irrévocable. Jésus a interdit la répudiation et le remariage. Car derrière un couple divorcé, il y a deux cœurs en lambeaux ; et derrière un couple recomposé, il y a toujours deux familles décomposées.

Le maître-mot est : “il faut se re-séduire“. Tout le secret est là.Consultons Dieu : “Mon épouse infidèle, je vais la séduire. Je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur…“ (Osée  2,16). Le livre du prophète Osée est admirable. C’est l’histoire de Dieu, amoureux de son peuple Israël. Son amour est têtu, obstiné, tenace, c’est du jusqu’au bout. Dieu a entouré son épouse de mille tendresses, mille protections, l’a dorlotée, chouchoutée et pourtant ça n’a pas marché. L’épouse a déçu par ses infidélités. C’est que l’amour réciproque n’est pas automatique. Eh oui, l’êtreaimé peut rester insatisfait tout simplement parce que nous sommes des êtres finis.On s’imaginealors qu’avec un autre ça irait mieux. Or, Dieu seul peut combler notre cœur. Et nous banalisons son amour.
En plus, l’homme et la femme n’aiment pas de la même manière. Ils n’ont ni la même psychologie ni les mêmes centres d’intérêt. Du coup, ils ne réagissent pas de la même manière.Ce qui est un détail insignifiant pour l’un peut être de grande importance pour l’autre. La femme, par exemple, est sensible aux attentions minutieuses. Elle les donne aux enfants et au mari, et elle attend au moins qu’on les remarque. L’indifférence de son époux peut donc la faire souffrir ; comme une petite caresse, un simple merci, un regard tendre peut lui procurer beaucoup de joie. Les hommes sont souvent absorbés par des tâches extérieures. Or les femmes adorent la présence rassurante de monsieur à la maison. Evidemment, il ne s’agit pas du monsieur violent et qui grogne tout le temps.
Les règlements de conflits demandent que madame et monsieur s’asseyent pour s’écouter réciproquement, gérer dans le calme les gémissements et les plaintes de l’autre, revenir sur les sujets difficiles et délicats qui n’ont pas encore trouvé de solution.  Car les tords sont souvent partagés. Nul n’est parfait. C’est tellement beau de reconnaitre ses tords et de demander pardon. Bref, il faut se “vidanger“ et se faire confiance à nouveau. Attention aux interférences extérieures qui peuvent être de véritables parasites nocifs. Les mauvais conseillers, injustes dans leurs délibérations parce que sentimentaux,ne seront jamais les payeurs. Evitez donc ces incendiaires sournois qui ne pensent qu’à rallumer les sujets qui fâchent. Ils sont plus dangereux qu’un scorpion dans votre habit. Faites plutôt appel aux pompiers (un  prêtre sage, un couple ami impartial),qui éteignent vos révoltes en vous aidant à vous expliquer calmementdans la vérité. Car “amour et vérité se rencontrent“…

Trop de couples manquent d’humour, de tendresse et surtout de pardon. Or l’amour repose sur trois piliers : le sourire,l’humilité et le pardon. Soulignez le pardon de trois traits. S’embarquer dans le mariage sans s’être exercé à posséder ces vertus c’est choisir d’être le kamikaze qui fera sauter impitoyablement tôt ou tard le couple.Evidemment, comme pour tout chrétien, la foi, l’espérance et la charité seront sans conteste les trois principaux dons de Dieu au couple. Cela revient à dire qu’il faut aimer l’autre avec le cœur même de Dieu, aimer le premier, gratuitement, pour le meilleur et pour le pire, c’est-à-dire jusqu’à mourir pour l’autre. Car il n’y a pas de plus grand amour pour un conjoint que de donner sa vie pour sa moitié…

Dans le couple, la transparence s’impose. Il faut tenir le conjoint au courant de ce qu’on fait.La solution quand ça ne va plus ce n’est donc pas de rompre mais de se retirer  au désert pour se parler cœur à cœur, pour se séduire  à nouveau : une bonne retraite dans le silence d’un monastère ou dans un foyer de charité ou encore un voyage d’amoureux. Cela permet une cure de désintoxication de l’amour frelaté. Et là on redécouvre ce que l’autre aime ou ce qu’il attend réellement de vous, et que vous pouvez lui donner gratuitement. Refaites-vous confiance. Et prenez la ferme résolution de sauver votre couple. N’exigez surtout pas de garantie. La Vierge Marie par son fiat n’a demandé aucune garantie à l’ange. Elle a fait confiance jusqu’au bout.

Encoreune petite idée : se ressouvenir de la bague d’alliance. La bague au doigt, ce  n’est pas la corde au cou. C’est le gage d’amour et de fidélité. Il symbolise la confiance que vous avez faite à Dieu de vous aider à tenir bon dans le mariage. Elle n’est pas non plus une assurance-tous-risques contre les infidélités  et les soupçons.Réarmez doncvotre volonté. Car sans la volonté, aucun couple ne tient longtemps. Enfin, abandonnez-vous au Seigneur dans la prière. Rien n’est impossible à Dieu. Priez ensemble.

Priez ainsi : “Seigneur Dieu d’Amour, viens au secours de notre couple. Aide-nous à remettre la tendresse et la douceur dans nos cœurs. Donne-nous la force de nous pardonner et de nous re-séduire“. Après cette courte prière, regardez-vous dans les yeux, embrassez-vous tendrement et dites-vous l’un à l’autre : « Je te reçois comme époux (se) et je me donne à toi ». Vous avez reconnu la formule de promesse du jour de votre mariage n’est-ce pas ? Alors, continuez de vous donner l’un à l’autre, restez unis pour la gloire de Dieu et le bonheur de votre famille. Pax vobiscum !

+ Pascal N’KOUE
   Omnium servus 



Nouvelles de famille
    Bienvenue aux Frères de la Communauté Mère du Divin Amour, qui viennent de Côte d’Ivoire le 4 mars, pour un séjour de deux semaines. Nous explorerons ensemble des lieux en vue de leur prochaine mission chez nous.
    Nous remercions vivement ce non chrétien qui s’est dépouillé de 591 ha pour notre diocèse. Prions pour lui et sa famille. Cette région a besoin urgemment d’eau potable. Au secours !
    Le mercredi saint, après la messe chrismale, les pères et les consacré(e)s se retrouvent à l’Archevêché pour les agapes fraternelles.
    Je remercie chaleureusement tous les amis bienfaiteurs de Vittorio Veneto et delFriuli, qui m’ont accueilli chez eux le mois dernier,pour un court séjour. Malgré la crise économique, leur cœur reste ouvert et généreux envers nous. Prions pour eux.
    Nous félicitons les femmes catholiques pour leur dynamisme et encourageons les papas catholiques à se retrouver autour de leurs curés. Le 19 mars, en la fête de Saint Joseph, en faire une journée spéciale pour les papas catholiques.
    Bien vouloir réciter la prière pour le jubilé de nos 70 ans d’évangélisation et la terminer par ces invocations : Seigneur, donne-nous beaucoup de saints foyers chrétiens. Seigneur donne-nous beaucoup de saintes âmes consacrées. Seigneur donne-nous beaucoup de saints prêtres.
    Le Pape Benoît XVI devient Evêque émérite de Rome. Prions pour lui et apprenons à donnerdignement notre démission au bon moment. N’ayons pas honte de reconnaître nos limites.
    J’exhorte tous les prêtres à se rendre disponibles pour les nombreuses confessions pascales.
    Prions pour le repos de l’âme de Maria Cristina, maman de la Sœur Maria José (Argentine).

NB : Jeudi Saint : Quête impérée pour l’Union Pontificale Missionnaire. Vendredi Saint : Jeûne et abstinence. Quête pour les Lieux saints (Israël et Palestine). Grand chemin de Croix. Dimanche dePâques : Quête impérée pour la santé des prêtres.

ALLELUIA ! BONNE FETE DE PAQUES.


Quelques dates


1-3 mars    Visite pastorale pour les communautés de la Piste de Gbégourou.


7 mars    Conseil presbytéral à l’Archevêché, à 9 h 30.


8 mars    Réunion de l’UCB/Parakou au Centre pastoral Guy Riobé.


10 mars    Fête diocésaine des femmes catholiques à la paroisse d’Albarika.


15 mars    Réunion à l’Archevêché pour le relèvement de l’Enseignement Catholique à 9 h 3O.


16-17 mars    Retraite Spirituelle des couples.


16 mars    A la Cathédrale : Messe d’ouverture du Jubilé de la Congrégation OCPSP (100 ans
d’existence)


21 mars    Conseil d’Administtation des hôpitaux de Boko et Papanè à l’Archevêché à 9 h 30.


24 mars    Dimanche des rameaux et dernière semaine de carême. Hâtons-nous de nous réconcilier avant la fête de Pâques.


26 mars    Formation continue du presbyterium au Centre Pastoral Guy Riobé à 9 h 30. Toute la journée


27 mars    Messe chrismale à la Cathédrale à 9 h 30. Les laïcs y sont cordialement invités.


30 mars    Veillée pascale à la Cathédraleà 21 heures.


31 mars    JOUR DE PAQUES : Messe  au Monastère  l’Etoile Notre Dame, à 9 heures.
 



     « Le Christ nous apprend qu’il n’est pas possible de servir à la fois deux maîtres (cf. Mt 6,24). Il fait certes référence à l’argent, ce trésor temporel qui peut occuper notre cœur (cf. Lc 12,34), mais il fait également référence aux innombrables autres biens que nous possédons : notre vie, notre famille, notre éducation, nos relations personnelles par exemple. Il s’agit là de biens précieux et admirables qui sont constitutifs de nos personnes. Mais, le Christ demande à celui qu’il appelle, de s’abandonner totalement à la Providence. Il demande un choix absolu (cf. Mt 7, 13-14). »   
Cette pensée du Pape Benoît XVI, tirée de « Africae Munus » n°112, semble résumer le cri d’alarme de l’Abbé Alphonse QUENUM bien connu au Bénin. Un prêtre de ce calibre n’écrit pas pour ne rien dire. Ici, il s’adresse humblement à d’autres prêtres comme lui. C’est poignant ! Or ce qui touche à la vie du prêtre rejaillit forcément sur la société. Après avoir lu cette lettre avec attention et dans le recueillement requis, voilà ce que le Seigneur m’inspire et que je vous livre en guise de préface sollicitée par l’auteur.
 
Cette « Lettre ouverte aux confrères prêtres » est originale. C’est un prêtre d’un certain âge qui écrit à d’autres prêtres, alors qu’on s’attendrait qu’une lettre du genre soit écrite par un évêque. Son diagnostic  sur  la vie du clergé est objectif et sans complaisance. C’est une lettre écrite avec beaucoup de soin. Je la trouve simple, cordiale et sympathique. Amour et vérité s’y retrouvent. C’est bien le style de l’Abbé Alphonse QUENUM, « ancien taulard », comme il aime à se définir lui-même. Ce prêtre diocésain, homme de culture, ex Recteur de l’Université Catholique d’Abidjan, et auteur de plusieurs ouvrages, est devenu aveugle. Il me fait penser à un Père de l’Eglise : Didyme l’aveugle (4è siècle), qui dirigea pendant plus de 50 ans, malgré sa cécité, la fameuse école catéchétique d’Alexandrie. Parmi ses élèves, on compte saint  Grégoire de Nazianze et saint Jérôme. Plus près de nous, Alphonse fait penser aussi à l’Abbé Lucien Chambémy, paix à son âme, premier prêtre de Natitingou que j’ai connu de près, et autour duquel les prêtres du même diocèse aimaient se retrouver, pour bénéficier de  sa bonté exquise et de son franc-parler.
Le présent opuscule me paraît comparable à un film documentaire. La floraison des vocations est réelle au Bénin, mais cette situation recèle bien des fragilités inquiétantes. Le relativisme éthique, moral et spirituel très présent dans les familles et la société, n’épargne pas le clergé. L’Abbé Alphonse en est conscient et  le stigmatise. Dès le départ un rappel très important : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis » (Jn 15, 16). Le maître d’œuvre, c’est donc le Christ, le seul vrai prêtre, le grand prêtre qu’il nous fallait ; c’est par lui, avec lui, et en lui, que notre sacerdoce prend tout son sens. Il faut revenir à lui. Car l’esprit du monde, en contradiction perpétuelle avec l’esprit de l’évangile, s’impose de plus en plus à nous, de façon très subtile et séduisante, comme un modèle.
    L’opuscule, loin d’être pessimiste, fait l’éloge des premiers prêtres dahoméens, Mouléro, Kiti, Gantin etc, tous qualifiés « d’intrépides pionniers ». « La brousse » ou plus exactement la mission était une passion pour eux. Ils étaient prêtres pour évangéliser les chrétiens et les non chrétiens, et non pour une pastorale d’entretien dans les postes juteux. Ils avaient un grand sens du dévouement gratuit et du sacrifice consenti pour assumer leur mission. « Ce serait dommage, soupire l’Abbé Alphonse,  que notre présent et notre avenir fassent honte à leur passé glorieux ». Quel défi à relever !
    Les obstacles majeurs à ce défi ont été listés et analysés avec sérénité et perspicacité : l’ambition, l’égocentrisme, le positionnement social, la famille trop influente, le danger de l’ethnicisme, les dérives charlatanesques, l’exorcisme au carrefour des besoins de guérison ou de protection, Mammon ou les tentations de l’avoir, l’appétit déréglé du sexe féminin,  le manque d’harmonisation dans la formation des séminaristes venant des petits séminaires et des collèges publiques etc. Mais « le vieux prêtre » ne fait pas que dénoncer, il annonce aussi.
Comme le prophète Balaam, cet homme biblique au regard pénétrant, l’auteur de notre  lettre ouverte  propose des remèdes adaptés à chaque réalité, afin que le prêtre parle et vive « en homme qui a autorité et non comme les pharisiens et les scribes », tristes répétiteurs et hypocrites certifiés.  De l’autorité, Jésus en avait, et n’en faisait jamais montre par vanité. Il est resté pauvre, doux et humble de cœur, autant de qualités que le prêtre doit imiter pour rendre crédible son autorité à l’exemple de son Maître. Entre autres, l’Abbé Alphonse souligne un habitus à acquérir qui peut sembler un détail superflu, mais très nécessaire : c’est la bonne gestion du temps caractérisée par la ponctualité, appelée aussi la politesse des rois, vertu incontournable des gens intérieurement réglés. Dans ce sens, il évoque que « l’une des choses, qui a frappé les Béninois durant la visite du pape (en novembre 2011), est la programmation rigoureuse de tous les déplacements et activités,  et l’exactitude dans leur exécution ». Les expressions comme : « nous sommes en Afrique », émises pour justifier et même canoniser nos comportements laxistes, nous dévalorisent et dévaluent notre identité d’être africain. Pour ma part, je crois aussi qu’il est un effort essentiel à cultiver le désir de la sainteté, même si cela n’entre pas dans la perspective du livre.
En effet, « Sans la logique de la sainteté, le ministère (sacerdotal) n’est qu’une simple fonction sociale » (Benoît XVI au Séminaire de Ouidah, Bénin). N’est-ce pas parce que conscients de cela que nous concluons les invocations au Saint-Sacrement par: « Seigneur donnez-nous beaucoup de saints prêtres » ! Qu’est-ce qui nous empêche alors d’être saints ? Ecoutons le Saint Curé d’Ars :
« Ce qui nous empêche d’être saints, nous autres prêtres, c’est le manque de réflexion. On ne rentre pas en soi-même ; on ne sait pas ce qu’on fait. C’est la réflexion, l’oraison, l’union à Dieu, qu’il nous faut. Mais pour cela, il faut la tranquillité, le silence, la retraite, mon ami la retraite ! C’est dans la solitude que Dieu parle ».En effet, la qualité de notre vie de prêtre dépend de notre relation personnelle avec Jésus-Christ, mort et ressuscité pour nous. Sans cette intimité, le prêtre risque d’être mondain, léger et superficiel.
Je souhaite que cette lettre ouverte devienne un outil précieux à introduire dans les séminaires et dans la formation continue des prêtres. Peut-être serait-il nécessaire d’ajouter l’esprit de la sainte liturgie et l’accompagnement spirituel dont le prêtre a lui-même besoin pour se resituer sans cesse devant la grandeur de l’amour miséricordieux de Dieu et face à la noblesse des exigences de sa mission. Que la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, tienne une grande place dans notre vie sacerdotale et dans nos activités pastorales.
                

+ Pascal N’KOUE
 Omnium servus 



Nouvelles de Famille


    Le Père Hyacinthe KOCHONI est nommé Délégué diocésain de la Commission Justice et paix.
      Désormais l’Archidiocèse passe de deux à six secteurs paroissiaux :
1.    Secteur de Parakou avec les paroisses de la Cathédrale, d’Alaga, de Wansirou (quasi paroisse) et  de Titirou.
2.    Secteur de Tchaourou avec les paroisses de Tchaourou, Tchatchou, Papanè et Okédama.
3.    Secteur de Guêma avec les paroisses de Guêma, Boko, Sirarou et la Piste de Gbégourou.
4.    Secteur de Banikanni avec les paroisses de Banikanni, Kika et l’Aumônerie de l’Université.
5.    Secteur de Marie-Auxilliatrice avec les paroisses de Marie Auxilliatrice et de Nima.
6.    Secteur de Bétérou avec les Paroisses de Bétérou et d’Albarika.
Tout cela prend effet le 1er janvier 2013.
N.B. : Les Responsables des secteurs seront des prêtres élus pour une période de trois ans renouvelable. Les procès verbaux des réunions mensuelles seront envoyés à l’Archevêché. Les délimitations territoriales de chaque paroisse vous seront communiquées ultérieurement.
- En vue de constituer un fonds commun pour une meilleure harmonisation des biens temporels de l’Archidiocèse, toutes les entités ecclésiales paroissiales et diocésaines devront ouvrir leur compte à l’Economat diocésain (cf. Décret épiscopal n°074/12).
- Les premiers samedis du mois, toutes les paroisses à tour de rôle feront leur pèlerinage à la Cathédrale en vue de la préparation des 70 ans d’évangélisation de notre diocèse.
- Le Centre Notre-Dame de Refuge de Komiguéa attend ce mois-ci une missionnaire laïque du nom de Oihana,  du Pays Basque, qui  séjournera parmi nous pendant six mois. Elle est la bienvenue.
- Notre Caritas diocésaine célèbre 25 ans d’existence en cette année de la Foi. Monsieur Jean PLIYA et son épouse seront nos illustres invités les 19 et 20 janvier. Un rendez-vous à ne pas manquer.
N.B. : Le 2 février : Fête de la Vie Consacrée. Messe à la Cathédrale à 9 h 30.

BONNE ET SAINTE ANNEE 2013 A TOUS.
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Quelques dates


1 janvier 2013     :    Journée mondiale de la paix. Prions pour nos frères du Mali et du Nigéria

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2 janvier               :    Les bureaux de la Curie diocésaines sont fermés.


5 janvier           :    A Natitingou pour ordonner 4 prêtres.


6 janvier                :    Au monastère l’Etoile Notre Dame pour la fête de la Dédicace.
                                Quête impérée pour l’Enfance Missionnaire.


7 janvier                          :    Voyage sur Cotonou.


8-10 janvier         :    Conférence Episcopale à Cotonou.


12 janvier             :    Trois Ordinations presbytérales à la Cathédrale de Parakou. Messe à 9 h 30.


13 janvier             :    A 9 h : Pèlerinage paroissial à Papanè.


17 janvier                   :    Conseil presbytéral à 9 h 30 à l’Archevêché.
                                 Rencontre avec les Séminaristes de Notre-Dame de Fatima.


18 janvier            :    Réunion avec les parents d’élèves à 9 h 30 à l’Archevêché.


19 janvier            :    A 9 h au Centre pastoral Guy Riobé. Conférence de Monsieur Jean PLIYA sur « Foi et Charité » dans la vie du chrétien.


20 janvier            :    9 h : Messe pontificale à la Cathédrale pour le jubilé d’argent de la Caritas diocésaine. Grande collecte pour le CNDR de Komiguea.


21-25 janvier      :    Colloque international de philosophie à Cotonou sur « Africae Munus ».


26 janvier            :    Ordination diaconale à Okedama du Frère Don Diègue GUEDOU à 9 h 30.


27 janvier            :    Messe à l’Université de Parakou et rencontre avec les étudiants.                           




« Car de prétendus messies  et de prétendus prophètes surgiront ; ils feront de grands prodiges et des signes miraculeux au point de tromper, si c’était possible, même ceux qui ont été choisis. Voilà, je vous l’ai annoncé d’avance. Si donc on vous dit : “ le voici, il est dans le désert, n’y allez pas“, ou : “ le voilà, il est dans un lieu secret“, ne le croyez pas » (Mat. 24, 24-25).
    Banamè était un petit village tranquille du Bénin, dans le diocèse d’Abomey. Depuis quelques années et plus précisément depuis 2009,  il est devenu le village dont on parle le plus. Deux principales vedettes tournent la tête à des foules. Il s’agit du Père Mathias VIGAN, (ordonné prêtre en 1999), et d’une jeune fille du nom de Vicencia TCHRANVOUKINNI qui se fait appeler Parfaite. Elle est née à Porto-Novo en 1990. Ses visions et ses révélations attirent beaucoup de foules. Ces deux personnages proclament que “ Banamè est la nouvelle Jérusalem, la terre sainte, la sainte cité de Dieu, le lieu du rayonnement ultime de la gloire de Dieu“. Hum !!!

    Voici quelle fut l’origine du drame : «  Un jour, Vicencia a été conduite par sa tante (Jeanne) chez l’abbé Mathias, exorciste, parce qu’elle était malade et possédée. Dans la suite de l’histoire la possédée a pris le dessus, et l’exorciste l’appelle dorénavant « papa » et obéit à ses ordres. Les foules qu’elles drainent l’appellent Vierge Marie, Esprit Saint, Dieu (père)… Mathias serait le (vrai) Messie et les deux auraient 12 apôtres « ordonnés » ou « consacrés » (cf. La Croix du Bénin n° 1155, du 20 juillet 2012).  Aux dernières nouvelles, Parfaite a fait de Mathias un évêque et même un Pape, le Pape Christophe XVIII, un pape à la Melkisédek c’est-à-dire sans prédécesseurs. Quelle audace !  Parfaite, quant à elle, se considère à la fois comme l’incarnation du Père et du Saint Esprit.  Ouille ! Comme originalité c’est un peu trop. Même nos petits enfants de chœur se boucheraient les oreilles. En plus,  elle livre au public les noms des personnes bien connues qui seraient en enfer. Consternation, scandale, panique et révolte dans le royaume d’Abomey !
Tout cela pourrait faire sourire plus d’un. Car cette doctrine nouvelle est vraiment ridicule, absurde, grotesque et sans logique. Et pourtant nous assistons à un drame douloureux qui divise les chrétiens et les familles. Les victimes tombées dans ce piège sont nombreuses. Il  y a là comme un véritable délire collectif. Beaucoup de personnes de nos divers diocèses, bravant même les consignes claires de l’Ordinaire du lieu, se sont fidélisées à Banamè, à cause de la séduction des guérisons et phénomènes spectaculaires que Satan opérerait par ses deux adeptes, captifs de sa ruse. Ne nous cachons pas que notre peuple trop crédule vit souvent dans la peur de tout, et  raffole du merveilleux, de superstitions, divinations, révélations, voyances, phénomènes prodigieux etc. Satan peut les provoquer pour éloigner du vrai Dieu et affaiblir ainsi la foi des fragiles.
    On n’a pas besoin d’être expert en démonologie, ni en psychopathologie, encore moins en droit canon pour y voir une hérésie inqualifiable, une apostasie grossière et un schisme sauvage et brutal. Les témoignages concordent pour dire qu’en dessous,  il y a une affaire de gros sous. Le couple Mathias-Parfaite serait des escrocs tourmentés. Car les puissances d’argent et des autorités influentes s’y sont mêlées. Ce sont elles qui  entretiennent, protègent et défendent « cette abomination de la désolation ». Mammon ou l’amour effréné de l’argent rime toujours  avec vernis trompeurs, succès facile, immoralité bestiale et popularité ambigüe.  Tout cela aboutit à des doctrines insensées et au mépris de Dieu et de son Eglise.
    Qu’on se souvienne que le 21 octobre 2011, l’Evêque d’Abomey, Monseigneur Eugène HOUNDEKON, a émis un décret de suspense “a divinis“ contre le Père Mathias pour qu’il ne célèbre plus les sacrements. Non seulement ce dernier a taxé le décret de nul mais encore il a traité son évêque de serviteur de Béelzéboul. Le simple bon sens suffit donc pour voir dans la désobéissance grave, publique et obstinée du Père Mathias envers son Evêque, un acte inspiré par l’Ennemi de Dieu.  Navré de l’endurcissement du prêtre, et après avoir tout essayé pour qu’il revienne à la raison, l’Evêque vient de publier officiellement son exclusion de la communion avec l’Eglise Catholique (cf. La Croix du Bénin n°1180, du 25 janvier 2013).  C’est triste d’en arriver là. Mais n’en fut-il pas de  même pour  le premier roi Saül qui perdit son poste à cause de sa désobéissance à Yahvé ? « L’Eternel trouve-t-il autant de plaisir dans les holocaustes et les sacrifices que dans l’obéissance à sa voix ? Non. L’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’écoute attentive vaut mieux que la graisse des béliers » (Sam. 15, 22).                                                                                                                                                                                  
    Et puis n’oublions pas que Satan est un grand séducteur. Il peut même se déguiser  en ange de lumière et éblouir ceux qui ne sont pas vigilants.  Le 29 juin 1972, le Pape Paul VI a surpris plus d’un par cette phrase : « La fumée de Satan est bel et bien entrée dans l’Eglise ». Ce même Monsieur hideux, après s’être revêtu du manteau d’expert en Bible, n’avait pas craint de se présenter au Fils de Dieu, pour le convaincre de négocier, à son propre avantage, du sort de l’humanité.  Le Malin est son nom ; il était prêt à faire des concessions apparemment généreuses, à la condition que Jésus se soumette à ses fantaisies. Vraiment, il n’épargne personne. Les exorcistes que l’évêque nomme  ne sont à l’abri  de ses griffes qu’à trois conditions : La vie permanente dans la grâce de Dieu, la vie de prière intense, et la soumission totale  à l’Eglise, ¨support et colonne de la vérité ¨ (1 Tim 3,15). Or dans le cas de Banamè  les deux possédés affichent une arrogance sans nom envers l’Eglise ; et ils  se sont habitués à narguer de façon ostentatoire et sans retenue tous ceux qui osent faire une allusion négative à leurs errements et turpitudes. Ils passent  leur temps à blasphémer, à insulter, à médire et à calomnier ! Ils sont d’une hargne tellement luciférienne qu’ils vont jusqu’à coller l’étiquette de sorciers à des prêtres et autres serviteurs de l’Eglise. Saint Paul leur rappelle ceci : “Si j’ai le don de prophétie, la compréhension de tous les mystères et toute la connaissance, si j’ai même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, mais si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien“ (1Co 13,2). Ils n’ont pas l’amour dans leur cœur. A la place, ils ont la haine. Ils ont besoin d’être exorcisés. Les forces du mal n’auront jamais le  dernier mot. Jésus est l’unique Seigneur de toutes choses. Avec lui, nous sommes invincibles. Satan, l’auteur du mal, n’est qu’¨une créature qui a mal tourné¨.
La cause est donc tranchée. Le discernement est clair. “L’Eglise Catholique privée de   Banamè-Sovidji“ est une secte diabolique. N’y allez plus ! Vous risquez de compromettre pour toujours votre vie et celle des membres de vos familles. Rejetez tout objet qui vient de cette secte dangereuse. Il faut plutôt multiplier les prières de délivrance et les offrandes de messes  pour nos frères et sœurs qui se sont laissé séduire. Pourvu qu’ils collaborent à l’entreprise de libération. Car Dieu respecte toujours la liberté de la brebis égarée.
 Et si en ce temps de carême, on récitait pour eux et pour nous, à la fin de nos eucharisties, la prière d’exorcisme à Saint Michel, composée par le Pape Léon XIII ! Avec une foi inébranlable, sans mélange, sans syncrétisme on peut résister et vaincre Satan (1P 5,9). Souvent, ce triste personnage se sert des désordres créés par nos peurs, nos manques de foi, nos relâchements au niveau moral, nos mensonges hypocrites, nos soifs de posséder pour nous tourmenter. Le vrai combat spirituel se situe au niveau de nos cœurs. Il est dans notre ferme volonté d’appartenir totalement au Crucifié par une vie de sainteté ou d’union à lui.

St Paul nous rassure : ¨Le Dieu de la paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds¨ (Ro 16,20). Dans l’attente de ce jour triomphal du Christ, voici ce qu’il faut faire concrètement : “Portez sur vous toutes les armes de Dieu, de façon à repousser toutes les attaques du diable. Car nos ennemis ne sont pas de chair et de sang : ce sont ….les maîtres de ce monde obscur, les forces spirituelles mauvaises du monde supérieur…. Vous tiendrez bon si vous avez la vérité…, la droiture, le zèle pour annoncer l’Evangile de paix, le bouclier de la foi avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal,  et enfin la Parole de Dieu“ (Ep.6, 11…). Notre Seigneur lui-même nous a indiqué en abrégé deux armes à notre portée : le jeûne et la prière. L’Eglise ajoute la réconciliation ou le sacrement de pénitence. En effet là où le péché est constamment détruit, la vérité  resplendit. Et Satan qui a en horreur la lumière ne se sent plus à l’aise, il ne sait plus où se cacher pour continuer de nuire. Réconcilions-nous, réconcilions-nous avec Dieu maintenant.
   
Que la puissante intercession maternelle de la Vierge Marie nous rapproche de Dieu juste et bon, afin que nous soyons puissamment fortifiés par son Esprit de vérité et de sainteté,  pour vivre fondés et enracinés dans la foi et la charité véritable.
                          
+Pascal N’KOUE
  Omnium servus 



Nouvelles de famille

 -Prions pour le repos de l’âme de Irène Madeleine, maman de Mère Patricia PADONOU, qui nous a quittés le mois dernier.
- L’opuscule “l’Art de bien célébrer“ est disponible au secrétariat de l’Archevêché ainsi que l’Annuaire diocésain 2013.
-  Le Père Freddy TOSSOU est nommé Vicaire paroissial à Tchaourou.
- Nous bénissons le Seigneur pour les diverses visites : une délégation de 12 italiens de Turin allant aux ordinations presbytérales à Natitingou ;  le Père Michel l’HOSTIS, Supérieur Régional des Pères sma du Bénin et du Niger ; Le Père Yves de la Communauté Mère du Divin Amour de Côte d‘Ivoire ; Mère Josefina, Supérieure Provinciale des Sœurs Franciscaines de M. I. du Panama.
- Le roi de Papanè vient de nous octroyer à titre gracieux un merveilleux site de plusieurs hectares pour un  lieu de pèlerinage. Bénissons le Seigneur !
- Le Père Yaceinth KOCHONI est élu délégué diocésain de l’UCB de Parakou.
- La  Sœur Andrea BATCHO, Sœur de Menton, est élue Présidente de l’UDREP (Union des Religieuses de Parakou). Le Secrétaire c’est le frère Wilfried FARA, Fic.
-  Le Père Romain ATEKOU est désormais incardiné dans le diocèse de Fiesole (Italie).
- Voici quelques membres du bureau de la Commission Diocésaine de la Santé(ou CODIS) : Le Président le Père Aristide GONZALLO ; le Vice-président le Dr Alain SANTOS ; la Secrétaire la Sœur Viviane OBOE ; le Conseiller le Dr. Jean-Pierre HOUNYET. La création d’un centre de santé doit passer par la CODIS.
-  Du 5 au 15 février, je serai à Rome pour une rencontre internationale avec la Communauté de Sant’ Egidio.
- Enfin notre diocèse a un site Web : www.diocese-parakou.org. Réjouissons-nous et travaillons à le nourrir et à le consulter.
- Le temps de carême est un temps de combat spirituel pour la sainteté. Tout baptisé est concerné. Nos vrais ennemis sont nos manques de foi, nos infidélités dans notre devoir d’état, notre relâchement moral, nos refus d’aimer le prochain dans la sincérité et la vérité. Emplissons nos cœurs de louange divine et partageons généreusement ce que nous avons avec les pauvres et les petits.
 
NB : La messe chrismale aura lieu le mercredi 27 mars à la cathédrale à 9 h 30.



Quelques dates


2 Fév.      Fête de la Vie Consacrée. Messe à 9 h 30 à la Cathédrale. Echanges par la suite.

3-9 Fév.    Session de formation “sur la vie religieuse et les nouvelles technologies de l’information et communication au Centre Pastoral Guy Riobé“.

9 fév.    6è édition du Marathon organisé par les Oblats de Saint François de Sales.

13 fév.       Mercredi des Cendres : Entrée en Carême. Jour d’abstinence et de jeûne. Jeûne de nourriture mais surtout jeûne de tout ce qui conduit au péché. BON CAREME A TOUS.


19 fév.       9 h 30 : Récollection de carême avec le presbyterium (le matin) au Centre pastoral.
                              Echanges dans l’après-midi.


24 fév.       Récollection des aspirants et futurs séminaristes à la paroisse Saint Joseph.


26 fév       A 9 h 30, Conseil pour les affaires économiques à l’Archevêché avec le Frère Emmanuel.

                                           


          « L’Eucharistie est un grand mystère ! Mystère qui doit avant tout être bien célébré » (Mane nobiscum n°17).
   
Bientôt je ferai  paraître un opuscule dont le titre sera : « L’Art de bien célébrer ». Il reprendra quelques rubriques essentielles pour nous aider à mieux célébrer l’Eucharistie, ce grand mystère lumineux, ce « don trop grand pour pouvoir supporter des ambiguïtés et des réductions »  (Jean-Paul II). Je vous livre quelques points en guise d’apéritif pour vous exhorter à traiter l’Eucharistie avec un très grand respect.
   
La vie intérieure est l’alpha et l’oméga de la vie spirituelle. Elle nous permet d’avoir une intelligence du cœur et une profondeur de sagesse en toute chose. Nous sommes habitués au zapping, au changement continuel et aux nouveautés distrayantes. Or la liturgie est faite pour nous stabiliser en Dieu, dans l’union et la contemplation.
   
Relisons à tête reposée la constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II sur la liturgie. Les Pères du Concile n’ont jamais demandé d’évacuer le latin et les chants grégoriens, ni même de célébrer face au peuple. En effet,  même les rubriques du missel de Paul VI prescrivent qu’il faut se tourner vers le peuple seulement à trois endroits : d’abord à  «l’Orate fratres » à la fin de l’offertoire, ensuite au baiser de paix « Dans la charité du Christ, donnez-vous la paix », et enfin à voici l’Agneau de Dieu « Ecce Agnus Dei », juste avant la communion. Il est même dit qu’ensuite le prêtre se retourne vers l’autel pour communier. Cela signifie que la messe de Paul VI n’est pas prévue de telle sorte qu’on doive obligatoirement la célébrer face au peuple, du début à la fin. Il est légitime et même normal qu’à partir de l’offertoire, le prêtre soit tourné vers l’Orient, face au soleil levant, le Soleil de justice sans déclin. Rien n’empêche qu’aux temps forts de l’Avent et du Carême on puisse célébrer « ad orientem », tous tournés dans la même direction vers le Seigneur, c’est-à-dire vers un crucifix visible par le Peuple et le prêtre…
   
Attention au silence sacré dans la liturgie. La messe réactualise un drame, le sacrifice sanglant du Golgotha, où Jésus est la victime immolée (l’Agneau égorgé). Repensons la sacralité de la liturgie. Pendant le confiteor, les oraisons, les lectures ou l’homélie, il faut faire un silence total dans l’assemblée. Dans la nef comme dans le chœur, pas de déplacements en ces moments-là. Même les servants d’autel doivent rester tranquilles. Le silence après la communion n’est pas à raccourcir au profit de la 2ème quête. On a Jésus en soi, il faut l’écouter et lui parler. Prenons le temps de remercier et d’adorer Dieu en nous. C’est plutôt les annonces qu’il faut élaguer.

Au début de la messe
    La messe commence à la sacristie : recueillement du prêtre pour dialoguer avec le Mystère. Chaque vêtement liturgique avait sa prière dans l’ancien rite. En effet, les vêtements liturgiques nous disent qu’on sort du monde profane. Cessons de bavarder avec tout le monde ou de nous promener allègrement, bras ballants, quand on est revêtu des ornements sacerdotaux. A la fin de la messe, que le prêtre ôte ses ornements avant de se lancer dans des plaisanteries burlesques et les danses !...
Le signe de croix initial doit être fait dans le recueillement et avec foi. Le ton de la voix, les gestes, les positions du corps et des mains, le comportement tout entier du prêtre à l’autel sont importants. Ils invitent tout le monde au respect du Grand Dieu.
    Le Prêtre célébrant se tient au milieu de l’autel. Le missel d’autel à sa gauche, de façon oblique. En face de lui, il y a la croix bien visible au peuple. Si la disposition des lieux s’y prête, il ouvre la messe au siège et non à l’autel.
    Avec « Le Seigneur soit avec vous » qui est une salutation biblique, on n’ajoute plus « bonjour ». Par cette introduction, le prêtre assure l’assemblée de la présence du Seigneur.

Les livres liturgiques
Le Missel d’autel doit être unique. Avant la procession, vérifiez si toutes les pages sont marquées. Seuls les objets nécessaires sont déposés sur l’autel. Mettez au moins deux cierges ou bougies. N’encombrons pas l’autel de livres, de cahiers d’annonces, de feuilles d’homélie etc. Pas de nappes mal disposées, pas de fleurs à l’autel pendant le carême. Il faut beaucoup de soin, de propreté et d’attention pour que chaque chose soit à sa place.                          
Les livrets pour la concélébration posés sur la crédence peuvent être distribués pendant le Sanctus et repris discrètement au Pater par un ou deux servants.
    Tâchez de vous procurer les vrais missels d’autel et des lectionnaires ad’ hoc pour les célébrations. C’est plus digne. Les livrets « Prions en Eglise » ou équiparés sont destinés à l’usage individuel et personnel. L’exemple du Curé d’Ars, en ce domaine, nous prouve qu’une paroisse même pauvre peut se procurer assez vite du matériel de qualité pour la liturgie, évidemment avec un peu de sacrifice et d’amour pour le Bon Dieu !

Les chorales
    A propos des chorales, je prie les prêtres de s’intéresser à elles. Il faut leur proposer des sessions et récollections. Qu’elles fassent chanter l’assemblée : donc qu’il y ait très peu de nouveau chants à chaque célébration. Demandez-leur le programme écrit des chants avant la messe. Au besoin, corrigez-le pour l’améliorer. Faites-leur des observations régulièrement. Encouragez-les souvent. Découragez les instrumentistes bruyants (tam-tam, batterie, orgue, guitare) et les solistes aux voix criardes, fantaisistes, artificiellement tremblotantes et trémolisantes. La sainte liturgie n’est pas un lieu où on vient se mettre en valeur. « Chanter bien, c’est prier deux fois » aurait dit Saint Augustin. Cela n’est vrai que lorsque  les chorales chantent en priant et prient en chantant. Dans le chant sacré, il faut disparaître pour que le Christ soit contemplé. Le chant liturgique est au service de la Parole révélée afin qu’elle résonne dans les cœurs. Eviter donc de se célébrer ou de faire célébrer sa voix. Si les paroles ne sont pas prononcées de façon claire, la mélodie ne nous portera pas à nous unir à Dieu. Avec le bruit et la voix fantaisiste, on ne prie pas, et on empêche les autres de s’unir à Dieu. Notre opuscule « Le ciel sur la terre » peut servir de guide aux chorales.

L’Alléluia et l’Evangile
L’Alléluia doit être plus joyeux les jours de fêtes et solennités. En semaine, il doit être moins éclatant. Dès qu’on l’entonne le Peuple se lève.
    Le prêtre ne demande pas la bénédiction à l’Evêque avant de lire l’évangile, encore moins à un autre prêtre. Il s’incline profondément devant l’autel (et non devant le tabernacle) et récite pieusement la formule à voix  basse : « Purifie mon cœur et mes lèvres… ». Seul le diacre demande la bénédiction au prêtre ou à l’Evêque célébrant. Il s’incline profondément (on s’est habitué au Bénin à la génuflexion) et dit : « Père, bénissez-moi ».
    C’est bien de chanter l’évangile le dimanche et jour de fête, en articulant comme il faut, sur un air simple de psalmodie.

Les offrandes
    A la procession d’offrandes, il faut inclure nécessairement le pain et le vin qui seront consacrés à l’autel au cours de la cérémonie. Ces dons doivent être en tête de procession. C’est d’abord pour eux que la procession a été pensée. Eliminez les animaux (poules, coqs, cabris, moutons, porcs…) de la procession. Le respect du lieu sacré, ou lieu de culte oblige. Ne nous habituons pas à imiter les sectes. Chez nous, il y a la Présence réelle ; chez eux, non. Prévoyez plusieurs servants d’autel pour recueillir les offrandes des fidèles s’il le faut. Ou demandez à ceux qui portent les offrandes d’aller eux-mêmes les déposer à l’endroit indiqué.
   
Le baisser de paix
    Le baiser de paix avant l’Agnus Dei n’est pas obligatoire. On peut donc le supprimer en semaine. Mais il faut l’expliquer au Peuple pour qu’il ne pense pas que c’est un oubli de la part du prêtre. Et quand on se donne le salut de paix, il faut éviter le défoulement, les voyages inutiles. Il suffit de donner de manière sobre le signe de paix à ceux qui sont proches. Ce n’est pas, comme le confiteor, une sollicitation à la réconciliation ou à la  rémission des péchés. Le baiser de paix a pour but de manifester la communion, la charité et la paix (Redemptionis Sacramentum N°71).

La Communion
    Il est interdit à tout prêtre de lever l’hostie consacrée ou de boire au calice avec la main gauche. Evitez aussi de donner la communion avec la main gauche. Cela heurte la sensibilité de nos peuples pour qui la main gauche est  faite pour les choses sales.
    Les fidèles communient à genoux ou debout. Toutefois quand ils communient debout, il est recommandé, qu’avant de recevoir le Corps du Christ, ils fassent une inclination profonde ou  même une génuflexion en signe de respect.
NB : Il n’est pas permis aux fidèles de « prendre eux-mêmes la sainte hostie ou le saint calice, encore moins de se les transmettre de main en main » (Redemptionis Sacramentum N°94).
    Que ce soit le prêtre lui-même (et non les laïcs ou les religieuses) qui aille chercher les saintes espèces et les repose après dans le Tabernacle, quand il n’y a pas d’acolytes ni de diacres. C’est légitime de se faire accompagner par un ou deux servants tenant des cierges allumés quand le tabernacle est loin de l’autel. Le son de la clochette n’est pas nécessaire.
La conclusion
- Aidons les professionnels des médias à respecter nos lieux d’assemblée sainte. Qu’ils soignent leur tenue vestimentaire et veillent à leurs attitudes et déplacements. Ne les introduisez jamais dans le chœur, encore moins sur l’autel. De loin, on peut prendre toutes les images qu’on veut. Les appareils aujourd’hui sont performants.
- Evitez aussi de faire monter à l’autel des personnes (ou des responsables laïcs) pour les consulter. Il vaut mieux leur donner rendez-vous discrètement dans un coin, ou leur communiquer vos messages par des servants d’autel. L’idéal est de tout prévoir en préparant bien la liturgie afin d’éviter ces consultations.

Que la Vierge Marie, Mère du Souverain Prêtre, Mère de tous les prêtres, de tous les consacrés et de tous les baptisés, intercède pour nous, afin que comme elle, on se laisse conduire par l’Esprit pour devenir, chaque jour davantage, des disciples solides dans la foi en Jésus-Eucharistie.
+ Pascal N’KOUE
 Omnium Servus

 

NOUVELLES DE FAMILLE


 - Que ce temps de l’Avent nous prépare à bien accueillir le Mystère de l’Incarnation à Noël.
 - Nous remercions vivement nos amis Italiens venus de Vittorio Veneto nous visiter le mois dernier, ainsi que les amis Belges, représentants de la Fondation Hubi et Vinciane.
-  Le Révérend Père Maxime HENNOU est nommé Aumônier diocésain de la Légion de Marie.
- Comme chaque année, faisons une grande collecte de vêtements, vivres, argent… pour nos amis de la Prison civile. Bien vouloir tout apporter à l’Economat avant le 22 décembre.
- Comme cadeau de Noël, pourquoi ne pas organiser des réconciliations sincères dans nos familles,  nos communautés, avec nos employers et employeurs etc. Le petit Jésus, dans sa mangeoire, nous bénira davantage. Heureux celui qui fera le premier pas vers l’autre !
- Mes visites pastorales en zone rurale révèlent que plusieurs grosses Communautés ont besoin d’être élevées au rang de paroisses. Ce qui freine, ce sont les constructions de presbytères. Que faire ?
Joyeux Noël et déjà Bonne et  Sainte Année 2013 à tous.
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QUELQUES DATES


1 décembre         :     Profession perpétuelle du Frère Gérard HOUNYETIN à Albarika à 9 H 30.


2 décembre         :    1er dimanche de l’Avent : lancement de l’année de la foi à la Cathédrale à 9h30.


4 décembre         :    Rencontre de tous les aumôniers diocésains de la jeunesse au Centre pastoral Guy Riobé.


5 décembre         :    Conseil Permanent de la Conférence Episcopale à l’Archevêché.


6 décembre         :    Rencontre  avec les Séminaristes de Notre-Dame de Fatima dans l’après-midi.


7-10 décembre   :    Dans le diocèse de Natitingou pour diverses cérémonies religieuses.


8 décembre         :        Au monastère de Perporiyakou : 25 ans de vie religieuse de Mère Nathalie, Prieure.


9 décembre         :        A Boukombé : Messe des 25 ans de vie religieuse de Sœur Blandine M’PO.

                            Journée nationale de la Caritas. RDV à Sirarou. Quête impérée pour la Caritas.


 12 décembre       :    A 9 h 30 : Réunion à l’Archevêché de la Commission diocésaine de la Santé.


14-16 décembre :    Visite pastorale à la paroisse Sainte Trinité de Guêma.


16 décembre       :    Récollection des aspirants et aspirantes à Banikanni.


18-20 décembre :    Visite pastorale à Tchatchou.


22 décembre       :    Noël anticipé à l’hôpital Saint Martin  de Papanè. Messe à 10 h.


23 décembre       :    Noël anticipé à la Prison civile. Messe à 10 h.


24 décembre       :    Nuit de Noël à la cathédrale. Messe à 22 h 00.


25 décembre       :     Jour de Noël au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Quête impérée pour l’Archevêché.


27 décembre       :    Ouverture du chapitre provincial des Filles du Sacré-Cœur de Jésus à Alafiarou.


29 décembre       :    Profession perpétuelle du Frère Don Diègue GUEDOU  BADE à Okédama (9 h ).


30 décembre       :    8 h 30 : Conférence sur le témoignage de la foi en famille au Centre Pastoral Guy Riobé. Chaque couple vient avec son pique-nique.


31 décembre       :    Messe du « Te Deum » au Sanctuaire Jésus Rédempteur pour le Nouvel An à 24 h.
   
                                

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