« Car de prétendus messies  et de prétendus prophètes surgiront ; ils feront de grands prodiges et des signes miraculeux au point de tromper, si c’était possible, même ceux qui ont été choisis. Voilà, je vous l’ai annoncé d’avance. Si donc on vous dit : “ le voici, il est dans le désert, n’y allez pas“, ou : “ le voilà, il est dans un lieu secret“, ne le croyez pas » (Mat. 24, 24-25).
    Banamè était un petit village tranquille du Bénin, dans le diocèse d’Abomey. Depuis quelques années et plus précisément depuis 2009,  il est devenu le village dont on parle le plus. Deux principales vedettes tournent la tête à des foules. Il s’agit du Père Mathias VIGAN, (ordonné prêtre en 1999), et d’une jeune fille du nom de Vicencia TCHRANVOUKINNI qui se fait appeler Parfaite. Elle est née à Porto-Novo en 1990. Ses visions et ses révélations attirent beaucoup de foules. Ces deux personnages proclament que “ Banamè est la nouvelle Jérusalem, la terre sainte, la sainte cité de Dieu, le lieu du rayonnement ultime de la gloire de Dieu“. Hum !!!

    Voici quelle fut l’origine du drame : «  Un jour, Vicencia a été conduite par sa tante (Jeanne) chez l’abbé Mathias, exorciste, parce qu’elle était malade et possédée. Dans la suite de l’histoire la possédée a pris le dessus, et l’exorciste l’appelle dorénavant « papa » et obéit à ses ordres. Les foules qu’elles drainent l’appellent Vierge Marie, Esprit Saint, Dieu (père)… Mathias serait le (vrai) Messie et les deux auraient 12 apôtres « ordonnés » ou « consacrés » (cf. La Croix du Bénin n° 1155, du 20 juillet 2012).  Aux dernières nouvelles, Parfaite a fait de Mathias un évêque et même un Pape, le Pape Christophe XVIII, un pape à la Melkisédek c’est-à-dire sans prédécesseurs. Quelle audace !  Parfaite, quant à elle, se considère à la fois comme l’incarnation du Père et du Saint Esprit.  Ouille ! Comme originalité c’est un peu trop. Même nos petits enfants de chœur se boucheraient les oreilles. En plus,  elle livre au public les noms des personnes bien connues qui seraient en enfer. Consternation, scandale, panique et révolte dans le royaume d’Abomey !
Tout cela pourrait faire sourire plus d’un. Car cette doctrine nouvelle est vraiment ridicule, absurde, grotesque et sans logique. Et pourtant nous assistons à un drame douloureux qui divise les chrétiens et les familles. Les victimes tombées dans ce piège sont nombreuses. Il  y a là comme un véritable délire collectif. Beaucoup de personnes de nos divers diocèses, bravant même les consignes claires de l’Ordinaire du lieu, se sont fidélisées à Banamè, à cause de la séduction des guérisons et phénomènes spectaculaires que Satan opérerait par ses deux adeptes, captifs de sa ruse. Ne nous cachons pas que notre peuple trop crédule vit souvent dans la peur de tout, et  raffole du merveilleux, de superstitions, divinations, révélations, voyances, phénomènes prodigieux etc. Satan peut les provoquer pour éloigner du vrai Dieu et affaiblir ainsi la foi des fragiles.
    On n’a pas besoin d’être expert en démonologie, ni en psychopathologie, encore moins en droit canon pour y voir une hérésie inqualifiable, une apostasie grossière et un schisme sauvage et brutal. Les témoignages concordent pour dire qu’en dessous,  il y a une affaire de gros sous. Le couple Mathias-Parfaite serait des escrocs tourmentés. Car les puissances d’argent et des autorités influentes s’y sont mêlées. Ce sont elles qui  entretiennent, protègent et défendent « cette abomination de la désolation ». Mammon ou l’amour effréné de l’argent rime toujours  avec vernis trompeurs, succès facile, immoralité bestiale et popularité ambigüe.  Tout cela aboutit à des doctrines insensées et au mépris de Dieu et de son Eglise.
    Qu’on se souvienne que le 21 octobre 2011, l’Evêque d’Abomey, Monseigneur Eugène HOUNDEKON, a émis un décret de suspense “a divinis“ contre le Père Mathias pour qu’il ne célèbre plus les sacrements. Non seulement ce dernier a taxé le décret de nul mais encore il a traité son évêque de serviteur de Béelzéboul. Le simple bon sens suffit donc pour voir dans la désobéissance grave, publique et obstinée du Père Mathias envers son Evêque, un acte inspiré par l’Ennemi de Dieu.  Navré de l’endurcissement du prêtre, et après avoir tout essayé pour qu’il revienne à la raison, l’Evêque vient de publier officiellement son exclusion de la communion avec l’Eglise Catholique (cf. La Croix du Bénin n°1180, du 25 janvier 2013).  C’est triste d’en arriver là. Mais n’en fut-il pas de  même pour  le premier roi Saül qui perdit son poste à cause de sa désobéissance à Yahvé ? « L’Eternel trouve-t-il autant de plaisir dans les holocaustes et les sacrifices que dans l’obéissance à sa voix ? Non. L’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’écoute attentive vaut mieux que la graisse des béliers » (Sam. 15, 22).                                                                                                                                                                                  
    Et puis n’oublions pas que Satan est un grand séducteur. Il peut même se déguiser  en ange de lumière et éblouir ceux qui ne sont pas vigilants.  Le 29 juin 1972, le Pape Paul VI a surpris plus d’un par cette phrase : « La fumée de Satan est bel et bien entrée dans l’Eglise ». Ce même Monsieur hideux, après s’être revêtu du manteau d’expert en Bible, n’avait pas craint de se présenter au Fils de Dieu, pour le convaincre de négocier, à son propre avantage, du sort de l’humanité.  Le Malin est son nom ; il était prêt à faire des concessions apparemment généreuses, à la condition que Jésus se soumette à ses fantaisies. Vraiment, il n’épargne personne. Les exorcistes que l’évêque nomme  ne sont à l’abri  de ses griffes qu’à trois conditions : La vie permanente dans la grâce de Dieu, la vie de prière intense, et la soumission totale  à l’Eglise, ¨support et colonne de la vérité ¨ (1 Tim 3,15). Or dans le cas de Banamè  les deux possédés affichent une arrogance sans nom envers l’Eglise ; et ils  se sont habitués à narguer de façon ostentatoire et sans retenue tous ceux qui osent faire une allusion négative à leurs errements et turpitudes. Ils passent  leur temps à blasphémer, à insulter, à médire et à calomnier ! Ils sont d’une hargne tellement luciférienne qu’ils vont jusqu’à coller l’étiquette de sorciers à des prêtres et autres serviteurs de l’Eglise. Saint Paul leur rappelle ceci : “Si j’ai le don de prophétie, la compréhension de tous les mystères et toute la connaissance, si j’ai même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, mais si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien“ (1Co 13,2). Ils n’ont pas l’amour dans leur cœur. A la place, ils ont la haine. Ils ont besoin d’être exorcisés. Les forces du mal n’auront jamais le  dernier mot. Jésus est l’unique Seigneur de toutes choses. Avec lui, nous sommes invincibles. Satan, l’auteur du mal, n’est qu’¨une créature qui a mal tourné¨.
La cause est donc tranchée. Le discernement est clair. “L’Eglise Catholique privée de   Banamè-Sovidji“ est une secte diabolique. N’y allez plus ! Vous risquez de compromettre pour toujours votre vie et celle des membres de vos familles. Rejetez tout objet qui vient de cette secte dangereuse. Il faut plutôt multiplier les prières de délivrance et les offrandes de messes  pour nos frères et sœurs qui se sont laissé séduire. Pourvu qu’ils collaborent à l’entreprise de libération. Car Dieu respecte toujours la liberté de la brebis égarée.
 Et si en ce temps de carême, on récitait pour eux et pour nous, à la fin de nos eucharisties, la prière d’exorcisme à Saint Michel, composée par le Pape Léon XIII ! Avec une foi inébranlable, sans mélange, sans syncrétisme on peut résister et vaincre Satan (1P 5,9). Souvent, ce triste personnage se sert des désordres créés par nos peurs, nos manques de foi, nos relâchements au niveau moral, nos mensonges hypocrites, nos soifs de posséder pour nous tourmenter. Le vrai combat spirituel se situe au niveau de nos cœurs. Il est dans notre ferme volonté d’appartenir totalement au Crucifié par une vie de sainteté ou d’union à lui.

St Paul nous rassure : ¨Le Dieu de la paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds¨ (Ro 16,20). Dans l’attente de ce jour triomphal du Christ, voici ce qu’il faut faire concrètement : “Portez sur vous toutes les armes de Dieu, de façon à repousser toutes les attaques du diable. Car nos ennemis ne sont pas de chair et de sang : ce sont ….les maîtres de ce monde obscur, les forces spirituelles mauvaises du monde supérieur…. Vous tiendrez bon si vous avez la vérité…, la droiture, le zèle pour annoncer l’Evangile de paix, le bouclier de la foi avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal,  et enfin la Parole de Dieu“ (Ep.6, 11…). Notre Seigneur lui-même nous a indiqué en abrégé deux armes à notre portée : le jeûne et la prière. L’Eglise ajoute la réconciliation ou le sacrement de pénitence. En effet là où le péché est constamment détruit, la vérité  resplendit. Et Satan qui a en horreur la lumière ne se sent plus à l’aise, il ne sait plus où se cacher pour continuer de nuire. Réconcilions-nous, réconcilions-nous avec Dieu maintenant.
   
Que la puissante intercession maternelle de la Vierge Marie nous rapproche de Dieu juste et bon, afin que nous soyons puissamment fortifiés par son Esprit de vérité et de sainteté,  pour vivre fondés et enracinés dans la foi et la charité véritable.
                          
+Pascal N’KOUE
  Omnium servus 



Nouvelles de famille

 -Prions pour le repos de l’âme de Irène Madeleine, maman de Mère Patricia PADONOU, qui nous a quittés le mois dernier.
- L’opuscule “l’Art de bien célébrer“ est disponible au secrétariat de l’Archevêché ainsi que l’Annuaire diocésain 2013.
-  Le Père Freddy TOSSOU est nommé Vicaire paroissial à Tchaourou.
- Nous bénissons le Seigneur pour les diverses visites : une délégation de 12 italiens de Turin allant aux ordinations presbytérales à Natitingou ;  le Père Michel l’HOSTIS, Supérieur Régional des Pères sma du Bénin et du Niger ; Le Père Yves de la Communauté Mère du Divin Amour de Côte d‘Ivoire ; Mère Josefina, Supérieure Provinciale des Sœurs Franciscaines de M. I. du Panama.
- Le roi de Papanè vient de nous octroyer à titre gracieux un merveilleux site de plusieurs hectares pour un  lieu de pèlerinage. Bénissons le Seigneur !
- Le Père Yaceinth KOCHONI est élu délégué diocésain de l’UCB de Parakou.
- La  Sœur Andrea BATCHO, Sœur de Menton, est élue Présidente de l’UDREP (Union des Religieuses de Parakou). Le Secrétaire c’est le frère Wilfried FARA, Fic.
-  Le Père Romain ATEKOU est désormais incardiné dans le diocèse de Fiesole (Italie).
- Voici quelques membres du bureau de la Commission Diocésaine de la Santé(ou CODIS) : Le Président le Père Aristide GONZALLO ; le Vice-président le Dr Alain SANTOS ; la Secrétaire la Sœur Viviane OBOE ; le Conseiller le Dr. Jean-Pierre HOUNYET. La création d’un centre de santé doit passer par la CODIS.
-  Du 5 au 15 février, je serai à Rome pour une rencontre internationale avec la Communauté de Sant’ Egidio.
- Enfin notre diocèse a un site Web : www.diocese-parakou.org. Réjouissons-nous et travaillons à le nourrir et à le consulter.
- Le temps de carême est un temps de combat spirituel pour la sainteté. Tout baptisé est concerné. Nos vrais ennemis sont nos manques de foi, nos infidélités dans notre devoir d’état, notre relâchement moral, nos refus d’aimer le prochain dans la sincérité et la vérité. Emplissons nos cœurs de louange divine et partageons généreusement ce que nous avons avec les pauvres et les petits.
 
NB : La messe chrismale aura lieu le mercredi 27 mars à la cathédrale à 9 h 30.



Quelques dates


2 Fév.      Fête de la Vie Consacrée. Messe à 9 h 30 à la Cathédrale. Echanges par la suite.

3-9 Fév.    Session de formation “sur la vie religieuse et les nouvelles technologies de l’information et communication au Centre Pastoral Guy Riobé“.

9 fév.    6è édition du Marathon organisé par les Oblats de Saint François de Sales.

13 fév.       Mercredi des Cendres : Entrée en Carême. Jour d’abstinence et de jeûne. Jeûne de nourriture mais surtout jeûne de tout ce qui conduit au péché. BON CAREME A TOUS.


19 fév.       9 h 30 : Récollection de carême avec le presbyterium (le matin) au Centre pastoral.
                              Echanges dans l’après-midi.


24 fév.       Récollection des aspirants et futurs séminaristes à la paroisse Saint Joseph.


26 fév       A 9 h 30, Conseil pour les affaires économiques à l’Archevêché avec le Frère Emmanuel.

                                           



     « Le Christ nous apprend qu’il n’est pas possible de servir à la fois deux maîtres (cf. Mt 6,24). Il fait certes référence à l’argent, ce trésor temporel qui peut occuper notre cœur (cf. Lc 12,34), mais il fait également référence aux innombrables autres biens que nous possédons : notre vie, notre famille, notre éducation, nos relations personnelles par exemple. Il s’agit là de biens précieux et admirables qui sont constitutifs de nos personnes. Mais, le Christ demande à celui qu’il appelle, de s’abandonner totalement à la Providence. Il demande un choix absolu (cf. Mt 7, 13-14). »   
Cette pensée du Pape Benoît XVI, tirée de « Africae Munus » n°112, semble résumer le cri d’alarme de l’Abbé Alphonse QUENUM bien connu au Bénin. Un prêtre de ce calibre n’écrit pas pour ne rien dire. Ici, il s’adresse humblement à d’autres prêtres comme lui. C’est poignant ! Or ce qui touche à la vie du prêtre rejaillit forcément sur la société. Après avoir lu cette lettre avec attention et dans le recueillement requis, voilà ce que le Seigneur m’inspire et que je vous livre en guise de préface sollicitée par l’auteur.
 
Cette « Lettre ouverte aux confrères prêtres » est originale. C’est un prêtre d’un certain âge qui écrit à d’autres prêtres, alors qu’on s’attendrait qu’une lettre du genre soit écrite par un évêque. Son diagnostic  sur  la vie du clergé est objectif et sans complaisance. C’est une lettre écrite avec beaucoup de soin. Je la trouve simple, cordiale et sympathique. Amour et vérité s’y retrouvent. C’est bien le style de l’Abbé Alphonse QUENUM, « ancien taulard », comme il aime à se définir lui-même. Ce prêtre diocésain, homme de culture, ex Recteur de l’Université Catholique d’Abidjan, et auteur de plusieurs ouvrages, est devenu aveugle. Il me fait penser à un Père de l’Eglise : Didyme l’aveugle (4è siècle), qui dirigea pendant plus de 50 ans, malgré sa cécité, la fameuse école catéchétique d’Alexandrie. Parmi ses élèves, on compte saint  Grégoire de Nazianze et saint Jérôme. Plus près de nous, Alphonse fait penser aussi à l’Abbé Lucien Chambémy, paix à son âme, premier prêtre de Natitingou que j’ai connu de près, et autour duquel les prêtres du même diocèse aimaient se retrouver, pour bénéficier de  sa bonté exquise et de son franc-parler.
Le présent opuscule me paraît comparable à un film documentaire. La floraison des vocations est réelle au Bénin, mais cette situation recèle bien des fragilités inquiétantes. Le relativisme éthique, moral et spirituel très présent dans les familles et la société, n’épargne pas le clergé. L’Abbé Alphonse en est conscient et  le stigmatise. Dès le départ un rappel très important : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis » (Jn 15, 16). Le maître d’œuvre, c’est donc le Christ, le seul vrai prêtre, le grand prêtre qu’il nous fallait ; c’est par lui, avec lui, et en lui, que notre sacerdoce prend tout son sens. Il faut revenir à lui. Car l’esprit du monde, en contradiction perpétuelle avec l’esprit de l’évangile, s’impose de plus en plus à nous, de façon très subtile et séduisante, comme un modèle.
    L’opuscule, loin d’être pessimiste, fait l’éloge des premiers prêtres dahoméens, Mouléro, Kiti, Gantin etc, tous qualifiés « d’intrépides pionniers ». « La brousse » ou plus exactement la mission était une passion pour eux. Ils étaient prêtres pour évangéliser les chrétiens et les non chrétiens, et non pour une pastorale d’entretien dans les postes juteux. Ils avaient un grand sens du dévouement gratuit et du sacrifice consenti pour assumer leur mission. « Ce serait dommage, soupire l’Abbé Alphonse,  que notre présent et notre avenir fassent honte à leur passé glorieux ». Quel défi à relever !
    Les obstacles majeurs à ce défi ont été listés et analysés avec sérénité et perspicacité : l’ambition, l’égocentrisme, le positionnement social, la famille trop influente, le danger de l’ethnicisme, les dérives charlatanesques, l’exorcisme au carrefour des besoins de guérison ou de protection, Mammon ou les tentations de l’avoir, l’appétit déréglé du sexe féminin,  le manque d’harmonisation dans la formation des séminaristes venant des petits séminaires et des collèges publiques etc. Mais « le vieux prêtre » ne fait pas que dénoncer, il annonce aussi.
Comme le prophète Balaam, cet homme biblique au regard pénétrant, l’auteur de notre  lettre ouverte  propose des remèdes adaptés à chaque réalité, afin que le prêtre parle et vive « en homme qui a autorité et non comme les pharisiens et les scribes », tristes répétiteurs et hypocrites certifiés.  De l’autorité, Jésus en avait, et n’en faisait jamais montre par vanité. Il est resté pauvre, doux et humble de cœur, autant de qualités que le prêtre doit imiter pour rendre crédible son autorité à l’exemple de son Maître. Entre autres, l’Abbé Alphonse souligne un habitus à acquérir qui peut sembler un détail superflu, mais très nécessaire : c’est la bonne gestion du temps caractérisée par la ponctualité, appelée aussi la politesse des rois, vertu incontournable des gens intérieurement réglés. Dans ce sens, il évoque que « l’une des choses, qui a frappé les Béninois durant la visite du pape (en novembre 2011), est la programmation rigoureuse de tous les déplacements et activités,  et l’exactitude dans leur exécution ». Les expressions comme : « nous sommes en Afrique », émises pour justifier et même canoniser nos comportements laxistes, nous dévalorisent et dévaluent notre identité d’être africain. Pour ma part, je crois aussi qu’il est un effort essentiel à cultiver le désir de la sainteté, même si cela n’entre pas dans la perspective du livre.
En effet, « Sans la logique de la sainteté, le ministère (sacerdotal) n’est qu’une simple fonction sociale » (Benoît XVI au Séminaire de Ouidah, Bénin). N’est-ce pas parce que conscients de cela que nous concluons les invocations au Saint-Sacrement par: « Seigneur donnez-nous beaucoup de saints prêtres » ! Qu’est-ce qui nous empêche alors d’être saints ? Ecoutons le Saint Curé d’Ars :
« Ce qui nous empêche d’être saints, nous autres prêtres, c’est le manque de réflexion. On ne rentre pas en soi-même ; on ne sait pas ce qu’on fait. C’est la réflexion, l’oraison, l’union à Dieu, qu’il nous faut. Mais pour cela, il faut la tranquillité, le silence, la retraite, mon ami la retraite ! C’est dans la solitude que Dieu parle ».En effet, la qualité de notre vie de prêtre dépend de notre relation personnelle avec Jésus-Christ, mort et ressuscité pour nous. Sans cette intimité, le prêtre risque d’être mondain, léger et superficiel.
Je souhaite que cette lettre ouverte devienne un outil précieux à introduire dans les séminaires et dans la formation continue des prêtres. Peut-être serait-il nécessaire d’ajouter l’esprit de la sainte liturgie et l’accompagnement spirituel dont le prêtre a lui-même besoin pour se resituer sans cesse devant la grandeur de l’amour miséricordieux de Dieu et face à la noblesse des exigences de sa mission. Que la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, tienne une grande place dans notre vie sacerdotale et dans nos activités pastorales.
                

+ Pascal N’KOUE
 Omnium servus 



Nouvelles de Famille


    Le Père Hyacinthe KOCHONI est nommé Délégué diocésain de la Commission Justice et paix.
      Désormais l’Archidiocèse passe de deux à six secteurs paroissiaux :
1.    Secteur de Parakou avec les paroisses de la Cathédrale, d’Alaga, de Wansirou (quasi paroisse) et  de Titirou.
2.    Secteur de Tchaourou avec les paroisses de Tchaourou, Tchatchou, Papanè et Okédama.
3.    Secteur de Guêma avec les paroisses de Guêma, Boko, Sirarou et la Piste de Gbégourou.
4.    Secteur de Banikanni avec les paroisses de Banikanni, Kika et l’Aumônerie de l’Université.
5.    Secteur de Marie-Auxilliatrice avec les paroisses de Marie Auxilliatrice et de Nima.
6.    Secteur de Bétérou avec les Paroisses de Bétérou et d’Albarika.
Tout cela prend effet le 1er janvier 2013.
N.B. : Les Responsables des secteurs seront des prêtres élus pour une période de trois ans renouvelable. Les procès verbaux des réunions mensuelles seront envoyés à l’Archevêché. Les délimitations territoriales de chaque paroisse vous seront communiquées ultérieurement.
- En vue de constituer un fonds commun pour une meilleure harmonisation des biens temporels de l’Archidiocèse, toutes les entités ecclésiales paroissiales et diocésaines devront ouvrir leur compte à l’Economat diocésain (cf. Décret épiscopal n°074/12).
- Les premiers samedis du mois, toutes les paroisses à tour de rôle feront leur pèlerinage à la Cathédrale en vue de la préparation des 70 ans d’évangélisation de notre diocèse.
- Le Centre Notre-Dame de Refuge de Komiguéa attend ce mois-ci une missionnaire laïque du nom de Oihana,  du Pays Basque, qui  séjournera parmi nous pendant six mois. Elle est la bienvenue.
- Notre Caritas diocésaine célèbre 25 ans d’existence en cette année de la Foi. Monsieur Jean PLIYA et son épouse seront nos illustres invités les 19 et 20 janvier. Un rendez-vous à ne pas manquer.
N.B. : Le 2 février : Fête de la Vie Consacrée. Messe à la Cathédrale à 9 h 30.

BONNE ET SAINTE ANNEE 2013 A TOUS.
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Quelques dates


1 janvier 2013     :    Journée mondiale de la paix. Prions pour nos frères du Mali et du Nigéria

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2 janvier               :    Les bureaux de la Curie diocésaines sont fermés.


5 janvier           :    A Natitingou pour ordonner 4 prêtres.


6 janvier                :    Au monastère l’Etoile Notre Dame pour la fête de la Dédicace.
                                Quête impérée pour l’Enfance Missionnaire.


7 janvier                          :    Voyage sur Cotonou.


8-10 janvier         :    Conférence Episcopale à Cotonou.


12 janvier             :    Trois Ordinations presbytérales à la Cathédrale de Parakou. Messe à 9 h 30.


13 janvier             :    A 9 h : Pèlerinage paroissial à Papanè.


17 janvier                   :    Conseil presbytéral à 9 h 30 à l’Archevêché.
                                 Rencontre avec les Séminaristes de Notre-Dame de Fatima.


18 janvier            :    Réunion avec les parents d’élèves à 9 h 30 à l’Archevêché.


19 janvier            :    A 9 h au Centre pastoral Guy Riobé. Conférence de Monsieur Jean PLIYA sur « Foi et Charité » dans la vie du chrétien.


20 janvier            :    9 h : Messe pontificale à la Cathédrale pour le jubilé d’argent de la Caritas diocésaine. Grande collecte pour le CNDR de Komiguea.


21-25 janvier      :    Colloque international de philosophie à Cotonou sur « Africae Munus ».


26 janvier            :    Ordination diaconale à Okedama du Frère Don Diègue GUEDOU à 9 h 30.


27 janvier            :    Messe à l’Université de Parakou et rencontre avec les étudiants.                           

Paix et joie à tous en ce début d’année pastorale. Il y a deux ans, comme Administrateur apostolique de Parakou, je vous avais déclaré non pas la guerre mais la confiance. Nommé Archevêque, il y a un an, j’ai insisté sur l’esprit de famille. Je me réjouis du cheminement fait ensemble sous la houlette du Bon Pasteur invisible qu’est Jésus, le grand prêtre qu’il nous fallait. De plus en plus, il rapproche nos cœurs. Et malgré les insatisfactions individuelles ou collectives, il faut vraiment avoir le cœur endurci pour ne pas remarquer les merveilles de notre Seigneur. Chantons en chœur une hymne d’action de grâce. Car il a fait des merveilles pour nous. Soyons dans la joie. Aujourd’hui, je vous dévoile que ma pastorale sera celle de l’amitié. Très sincèrement je vous aime comme Peuple et Famille de Dieu. J’aime les laïcs, j’aime les consacré (e)s, j’aime les prêtres. Personne n’est à l’étroit dans mon cœur. Faisons tous un effort pour abattre les murs de haine, de mépris ou de séparation que nous érigeons par nos égocentrismes, nos préjugés, nos peurs, etc. Notre force est dans notre union avec Jésus-Christ.
C’est l’année de la foi, en mémoire des 50 ans du Concile et des 20 ans du Catéchisme de l’Eglise catholique. Il s’agit de la foi en ce  vrai Dieu que Jésus nous a révélé. Ce Dieu est Père. Nous sommes ses enfants... Il nous renvoie sans cesse à l’amour des frères et des petits, et même de nos ennemis. Ce Dieu tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, s’est fait lui-même petit. Et il nous demande de l’imiter sur deux qualités peu primées en ce siècle du marketing et des apparences : l’humilité et la douceur. Il est le Dieu miséricordieux qui pardonne facilement aux pécheurs repentis. Il élève les humbles. Jésus son Fils est le Sauveur et le Libérateur. Les puissances démoniaques et fétichistiques fuient devant sa face. Aucun « vaudou » ne lui résiste. Aucun « tchakatou »  ne le pénètre. Il nous dit : « j’ai vaincu le monde ». Le secret de sa force invincible est son amour démontré étonnamment sur la croix, désormais instrument de gloire et de  victoire pour tout chrétien.  Malheureusement Sa croix est banalisée même dans nos assemblées saintes. Or, elle est le symbole du don total de sa vie pour nous, symbole de son sang versé par amour pour sauver l’humanité, afin qu’il n’y ait plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, ni Blanc ni Noir, ni Hutu ni Tutsi. Quelle grande mondialisation d’amour !
    Et malgré toutes ces attentions divines, l’homme préfère souvent mettre sa foi dans des bagatelles, des idoles, des faux-dieux. Ah le fameux veau d’or ! 50 jours après  la prestigieuse sortie d’Egypte, Israël s’est fabriqué un autre dieu. Ridicule ! La peur est vraiment mauvaise conseillère. Quelle comparaison entre Yahvé et un veau ! Si encore les Israélites avaient fait un grand taureau, symbole de force et de fécondité ! Non, ils se sont fabriqués le petit d’un ruminant c’est-à-dire un petit vaurien. Et puis, ce petit animal  a été forgé de toutes pièces,  à partir des boucles d’oreilles de femmes. C’est le comble ! La femme n’avait déjà pas un poids social important, encore moins ses boucles d’oreilles. Cela ne fait pas très sérieux. Et pourtant beaucoup se prosternèrent avec grande dévotion et pleine confiance devant cet objet sans valeur. Et le pire, c’est qu’ils prirent  ce veau d’or comme leur libérateur. Sommes-nous vraiment différents de ce peuple quand on a peur des hiboux, des chats noirs, des crapauds, des fils rouges et des poudres ? Sommes-nous vraiment différents quand on s’agenouille devant l’Argent, Mamiwata, et autres vernis trompeurs de ce monde qui nous rendent esclaves et malheureux ?
    L’année de la foi est promulguée pour qu’on se tourne avec une confiance totale vers le Seigneur qui nous sauve. C’est lui le Chemin, la Vérité, la Vie, notre Bienfaiteur et notre Protecteur. Avec lui nous sommes invincibles, toujours et partout. Puisque Notre Dieu est partout. Il sait tout, il entend tout, il connait tout et il peut tout.  « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps », rassure Jésus... Alors pourquoi craindre aux jours de malheur ? Pourquoi avons-nous tant de difficultés à mettre notre foi en ce Dieu d’amour, que les missionnaires européens nous ont transmis au prix de leur vie et de leur sang ? Ils l’ont fait avec leurs richesses mais aussi leurs limites, c’est-à-dire selon leur manière de voir les choses, à partir de leur culture. Cela était inévitable, face à des cultures africaines pas toujours valorisées à l’époque.
En outre, l’univers africain était et reste encore dominé par beaucoup d’intermédiaires et messagers divins mystérieux. D’où la croyance facile à toutes sortes d’esprits mauvais qui créent et résolvent plus vite que Jésus les problèmes typiquement africains. Mon œil ! Enfin, la prépondérance de notre culture orale a rendu la transmission du message chrétien sinon difficile, du moins peu facile pour des missionnaires qui ne parlaient pas nos langues locales. Les catéchismes européens ont servi d’instrument de base, mais les valeurs de la culture africaine n’ont pas toujours été prises en compte. C’est avec l’émergence d’un clergé africain et d’une hiérarchie locale, que les choses  changent peu à peu sur ce point. Mais le syncrétisme semble gagner du terrain, soutenu et amplifié par un relativisme décapant face aux maladies et au salut matériel tant prisé.
    Notons aussi que les Eglises d’Afrique, qui ont déjà donné plusieurs saints martyrs, sont encore jeunes. Même quand elles sont  centenaires, la foi chrétienne y est fragile et flottante. Malgré tout,  ce qui a été fait mérite notre sincère  admiration, mais il reste encore beaucoup à faire. Voici trois points sur lesquels on devrait insister cette année :
1.    La foi en l’Eucharistie : L’Eucharistie, c’est le signe des signes qui atteste que Dieu est Amour. Travaillons à nous convaincre de cela. La liturgie est un précieux langage de la foi. Donc respect absolu. Et plus de louange et d’action de grâce venant du cœur. Rejetons les activités occultes, les sollicitations des féticheurs, des devins, des voyants, des marabouts et des sectes. Débarrassez-vous des bagues magiques, des talismans, des gris-gris censés vous protéger etc. C’est de la pollution spirituelle. Avant de célébrer pieusement et dignement, il faut méditer avec foi la Parole de Dieu et purifier son cœur. Plus nos cœurs sont propres, plus Dieu est puissant en nous. Il a en horreur les désordres de la chair, les plaisirs sans frein, les scandales scabreux et les hypocrisies sans nom, les fornications et adultères banalisés, les mensonges et vols érigés en système... Que les confessionnaux reprennent leur place dans nos églises. Nous avons tous besoin de la lessive pénitentielle. Et que la prière, la justice et la réconciliation brillent dans nos familles et communautés. Adorons Dieu en esprit et en vérité, dans un silence intense et intérieur. Répétons-nous constamment, à voix basse : « Mon Seigneur et mon Dieu, rendez mon cœur semblable au vôtre».
2.    La foi avec les œuvres, c’est le service désintéressé du chrétien envers les plus nécessiteux. Sème abondamment et tu récolteras surabondamment. Donne et donne-toi gratuitement et généreusement, dans la discrétion. Le Seigneur te le revaudra. L’esprit matérialiste est comme un cancer féroce contre la foi. La soif de l’argent et du pouvoir est comme une gangrène qui attaque rageusement notre conscience  et nous empêche de raisonner juste et droit. Il faut se former en la Doctrine Sociale de l’Eglise. Et si chaque fidèle, chaque prêtre se faisait « caritas in veritate », il y aurait plus de partage et moins de misère. C’est honteux dans l’Eglise  de se battre pour des postes de prestige et d’honneur, des postes juteux et « perdiémisés » pendant qu’on délaisse les villages où il y a beaucoup d’âmes peu  évangélisées. Revendiquer des sécurités matérielles et financières comme un droit absolu, c’est manquer gravement de foi en la Divine Providence, à qui tout appartient. Quand on a vraiment rencontré la Personne du Christ, on est porté à faire le bien aux autres sans calculs, sûrs que Dieu nous donne le centuple de ce que nous dépensons pour les autres… Et si en cette année, tu choisissais de devenir ami d’un pauvre, d’un malheureux ou d’un enfant abandonné, incapable de te rendre la pareille ! En outre, comme chrétien, tu dois exprimer sans peur ta foi et  ton amour de père, de mère, de frère et de sœur en famille, à l’école, en paroisse, sur ton lieu de travail.  Aie le souci de plaire au Seigneur. L’esprit du monde s’oppose à l’esprit de Dieu. Dis courageusement non à la mauvaise compagnie et à tes plaisirs égocentriques. Reste fidèle à la foi catholique dans tes épreuves, dans tes maladies, dans tes croix. Cesse de courir vers les dieux qui ne sauvent pas. La foi avec les œuvres te rend solide, solidaire et agréable à Dieu. La lecture de la vie des saints et des martyrs peut aider toutes nos communautés à grandir dans le témoignage en Jésus ressuscité, le serviteur par excellence.
3.    La foi et les sacramentaux. Les Africains aiment les rites et les signes comme l’imposition des mains, le signe de la croix, l’aspersion d’eau bénite qui rappelle le baptême, la purification de notre vie et l’éloignement de l’Esprit du mal. Une bonne catéchèse sur les sacramentaux pourrait faire beaucoup de bien à nos fidèles  en cette année de la foi. Il faut distinguer les sacramentaux des sacrements. Ceux-ci sont au nombre de sept et ils sont des actes du Christ. En plus, ils ont été institués par Lui.  Les sacramentaux sont plutôt une imitation des sacrements voulue par l’Eglise, pour répondre aux besoins des hommes d’avoir des signes qui les assurent de la bénédiction divine. Quand ces signes font défaut, la vie chrétienne s’appauvrit. Ils ne confèrent pas directement la grâce sanctifiante, mais ils préparent à la recevoir et ils aident la grâce à produire son fruit. Les sacramentaux agissent avec d’autant plus d’efficacité qu’on a la foi. Sans la foi, ils demeurent presque toujours sans résultat. Mais celui qui s’en sert avec foi en constate les effets espérés et même immédiatement. Tous les domaines et toutes les situations de la vie peuvent être sanctifiés par de tels signes.
Que les prêtres se rendent disponibles pour maintenir en éveil la foi des chrétiens. L’homme a besoin de bénédiction, de protection, de bonheur, et de réussite dans ses entreprises. Mais, il faut qu’il mette avant tout sa confiance en Jésus puissant par ses paroles et ses actes, et qui  passait partout en faisant le bien. Parmi les sacramentaux, on peut énumérer les neuvaines, le signe de la croix, les pèlerinages, les litanies des saints, les différentes bénédictions (eau, maison, bureau, champs, sel, huile, cendres, rameaux, médailles de la Vierge, croix de saint Benoît, images des saints, chapelets), la bénédiction du saint sacrement et, bien sûr les exorcismes. L’exorcisme solennel, appelé « grand exorcisme » ne peut être pratiqué que par un prêtre et avec la permission de l’évêque. Il faut y procéder avec prudence et discernement, en observant strictement les règles établies par l’Eglise. Car l’Esprit du mal se change parfois en ange de lumière pour tromper. En aucun cas, l’exorcisme ne saurait remplacer les traitements médicaux, ni l’accompagnement spirituel.
Que la Vierge Marie nous serve de guide et de modèle. Par sa foi pure et désintéressée, elle nous a obtenu le premier signe à Cana. Avec la foi, on peut déplacer toutes les montagnes qui nous empêchent de vivre heureux. Père, que ta volonté soit faite !
+ Pascal N’KOUE
Omnium Servus     


Nouvelles de Famille
 - Le thème de l’année pastorale c’est La Foi sans mélange.
 - Le mois de novembre est dédié aux fidèles défunts. C’est bien de visiter les cimetières, mais c’est mieux de demander la célébration du saint sacrifice de la messe pour nos morts, afin de hâter leur entrée en paradis. C’est l’unique bien dont ils ont réellement besoin. Les paroisses et le sanctuaire vous attendent.
 - Nous souhaitons la bienvenue à nos prêtres revenus des études. Il s’agit des Pères : Roger WOROU, Ernest DEGUENONVO, Aristide GONSALLO. Comment ne pas remercier tous ceux qui les ont aidés en Espagne, Italie et France.
 -Une douzaine d’amis Italiens, de l’Association des Familles rurales, arrivent ce mois-ci pour tisser et intensifier les liens avec Parakou et Natitingou. Romano VOLPATO est le chef de la délégation.
 -L’Ecole maternelle et primaire bilingue (français-anglais), financé par le Groupe Missionnaire de Merano, a ouvert ses portes le 8 octobre dernier dans la Maison Hubert Maga. Les enfants sont 147.
  -Désormais, tous les élèves de nos écoles catholiques ont un même uniforme. Il est frappé d’un logo formé du drapeau béninois, symbole d’unité nationale ; de deux lauriers, symbole de victoire obtenue par l’effort et la discipline ;  d’une croix, symbole de la sagesse divine qui transforme les cœurs et sauve le monde ; et d’une Colombe, symbole de l’Esprit de paix qui conduit à la Vérité tout entière qu’est Dieu. En dessous du logo, on lit cette devise très importante: « Bien éduquer, priorité des priorités ».
-Comment remercier tous les amis du Pays Basque, d’Italie et de France qui m’ont accueilli en septembre dernier chez eux. La joie de retrouvailles était au rendez-vous partout.
 -Mr Clément ENONGHIHAN est nommé responsable adjoint pour les affaires domaniales du diocèse.
- Je rappelle la souscription de 5000F (Cinq mille francs cfa) par personne, pour la construction de notre sanctuaire marial. Il sera dédié à la Vierge Marie, Reine des familles.
- L’opuscule de Mr Jean PLIYA sur Les prières après la Communion est disponible   au secrétariat de l’Archevêché. Après chaque messe, récitons dans le recueillement:     « Ame du Christ,sanctifie-moi ».


QUELQUES DATES
1 novembre           :     Fête de la Toussaint. Messe à 8 h au Séminaire  Notre Dame de Fatima.
3 novembre           :    Rencontre de l’Association Hubi et Vinciane à 16h 30.
4 novembre           :    Installation du Père Aristide GONSALLO Curé de Papanè à 9 h.
6 novembre           :    Conseil pour les Affaires économiques à 9 h 30, à l’Archevêché.
7 novembre           :        Conseil d’Administration de nos hôpitaux diocésains à 9 h 30, à l’Archevêché.
9 novembre           :        Messe à la Cathédrale pour les 30 ans de partenariat avec Hubi et Vinciane à 9 h.
9-11 novembre    :    Visite pastorale à  la paroisse de Tchaourou.
12-25 novembre :    Visite de nos amis Italiens. Les audiences sans rendez-vous à la Curie  diocésaine seront perturbées. Mille excuses.
25 novembre        :    A 9 h : Messe dominicale à l’église paroissiale de Boko.
26 novembre        :    Conférence à l’Université de Parakou sur la diplomatie du Vatican par le Dr. Théodore  LOKO, Ambassadeur du Bénin près le Vatican. Le Nonce  Apostolique,  S.E. Mgr Michaël BLUME, sera présent.
29 novembre        :    Conseil presbytéral à 9 h 30 à l’Archevêché.
N.B. : Profession perpétuelle du Frère Gérard HOUNYETIN à Albarika le 1er décembre, à 9h30.
A partir du 02 décembre 2012, 1er dimanche de l’Avent, les messes dominicales anticipées auront lieu seulement au Sanctuaire à 18 h. La messe du jour de dimanche aura lieu à 12 h.
Je recommande à tous « YOUCAT », un livre exceptionnel, catéchisme de l’Eglise Catholique pour les jeunes.
2 décembre à la cathédrale : Messe pour le lancement de l’année de la foi.
30 novembre        :    Réunion pour le relèvement de l’enseignement catholique à 9 h30 à l’Archevêché
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          « L’Eucharistie est un grand mystère ! Mystère qui doit avant tout être bien célébré » (Mane nobiscum n°17).
   
Bientôt je ferai  paraître un opuscule dont le titre sera : « L’Art de bien célébrer ». Il reprendra quelques rubriques essentielles pour nous aider à mieux célébrer l’Eucharistie, ce grand mystère lumineux, ce « don trop grand pour pouvoir supporter des ambiguïtés et des réductions »  (Jean-Paul II). Je vous livre quelques points en guise d’apéritif pour vous exhorter à traiter l’Eucharistie avec un très grand respect.
   
La vie intérieure est l’alpha et l’oméga de la vie spirituelle. Elle nous permet d’avoir une intelligence du cœur et une profondeur de sagesse en toute chose. Nous sommes habitués au zapping, au changement continuel et aux nouveautés distrayantes. Or la liturgie est faite pour nous stabiliser en Dieu, dans l’union et la contemplation.
   
Relisons à tête reposée la constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II sur la liturgie. Les Pères du Concile n’ont jamais demandé d’évacuer le latin et les chants grégoriens, ni même de célébrer face au peuple. En effet,  même les rubriques du missel de Paul VI prescrivent qu’il faut se tourner vers le peuple seulement à trois endroits : d’abord à  «l’Orate fratres » à la fin de l’offertoire, ensuite au baiser de paix « Dans la charité du Christ, donnez-vous la paix », et enfin à voici l’Agneau de Dieu « Ecce Agnus Dei », juste avant la communion. Il est même dit qu’ensuite le prêtre se retourne vers l’autel pour communier. Cela signifie que la messe de Paul VI n’est pas prévue de telle sorte qu’on doive obligatoirement la célébrer face au peuple, du début à la fin. Il est légitime et même normal qu’à partir de l’offertoire, le prêtre soit tourné vers l’Orient, face au soleil levant, le Soleil de justice sans déclin. Rien n’empêche qu’aux temps forts de l’Avent et du Carême on puisse célébrer « ad orientem », tous tournés dans la même direction vers le Seigneur, c’est-à-dire vers un crucifix visible par le Peuple et le prêtre…
   
Attention au silence sacré dans la liturgie. La messe réactualise un drame, le sacrifice sanglant du Golgotha, où Jésus est la victime immolée (l’Agneau égorgé). Repensons la sacralité de la liturgie. Pendant le confiteor, les oraisons, les lectures ou l’homélie, il faut faire un silence total dans l’assemblée. Dans la nef comme dans le chœur, pas de déplacements en ces moments-là. Même les servants d’autel doivent rester tranquilles. Le silence après la communion n’est pas à raccourcir au profit de la 2ème quête. On a Jésus en soi, il faut l’écouter et lui parler. Prenons le temps de remercier et d’adorer Dieu en nous. C’est plutôt les annonces qu’il faut élaguer.

Au début de la messe
    La messe commence à la sacristie : recueillement du prêtre pour dialoguer avec le Mystère. Chaque vêtement liturgique avait sa prière dans l’ancien rite. En effet, les vêtements liturgiques nous disent qu’on sort du monde profane. Cessons de bavarder avec tout le monde ou de nous promener allègrement, bras ballants, quand on est revêtu des ornements sacerdotaux. A la fin de la messe, que le prêtre ôte ses ornements avant de se lancer dans des plaisanteries burlesques et les danses !...
Le signe de croix initial doit être fait dans le recueillement et avec foi. Le ton de la voix, les gestes, les positions du corps et des mains, le comportement tout entier du prêtre à l’autel sont importants. Ils invitent tout le monde au respect du Grand Dieu.
    Le Prêtre célébrant se tient au milieu de l’autel. Le missel d’autel à sa gauche, de façon oblique. En face de lui, il y a la croix bien visible au peuple. Si la disposition des lieux s’y prête, il ouvre la messe au siège et non à l’autel.
    Avec « Le Seigneur soit avec vous » qui est une salutation biblique, on n’ajoute plus « bonjour ». Par cette introduction, le prêtre assure l’assemblée de la présence du Seigneur.

Les livres liturgiques
Le Missel d’autel doit être unique. Avant la procession, vérifiez si toutes les pages sont marquées. Seuls les objets nécessaires sont déposés sur l’autel. Mettez au moins deux cierges ou bougies. N’encombrons pas l’autel de livres, de cahiers d’annonces, de feuilles d’homélie etc. Pas de nappes mal disposées, pas de fleurs à l’autel pendant le carême. Il faut beaucoup de soin, de propreté et d’attention pour que chaque chose soit à sa place.                          
Les livrets pour la concélébration posés sur la crédence peuvent être distribués pendant le Sanctus et repris discrètement au Pater par un ou deux servants.
    Tâchez de vous procurer les vrais missels d’autel et des lectionnaires ad’ hoc pour les célébrations. C’est plus digne. Les livrets « Prions en Eglise » ou équiparés sont destinés à l’usage individuel et personnel. L’exemple du Curé d’Ars, en ce domaine, nous prouve qu’une paroisse même pauvre peut se procurer assez vite du matériel de qualité pour la liturgie, évidemment avec un peu de sacrifice et d’amour pour le Bon Dieu !

Les chorales
    A propos des chorales, je prie les prêtres de s’intéresser à elles. Il faut leur proposer des sessions et récollections. Qu’elles fassent chanter l’assemblée : donc qu’il y ait très peu de nouveau chants à chaque célébration. Demandez-leur le programme écrit des chants avant la messe. Au besoin, corrigez-le pour l’améliorer. Faites-leur des observations régulièrement. Encouragez-les souvent. Découragez les instrumentistes bruyants (tam-tam, batterie, orgue, guitare) et les solistes aux voix criardes, fantaisistes, artificiellement tremblotantes et trémolisantes. La sainte liturgie n’est pas un lieu où on vient se mettre en valeur. « Chanter bien, c’est prier deux fois » aurait dit Saint Augustin. Cela n’est vrai que lorsque  les chorales chantent en priant et prient en chantant. Dans le chant sacré, il faut disparaître pour que le Christ soit contemplé. Le chant liturgique est au service de la Parole révélée afin qu’elle résonne dans les cœurs. Eviter donc de se célébrer ou de faire célébrer sa voix. Si les paroles ne sont pas prononcées de façon claire, la mélodie ne nous portera pas à nous unir à Dieu. Avec le bruit et la voix fantaisiste, on ne prie pas, et on empêche les autres de s’unir à Dieu. Notre opuscule « Le ciel sur la terre » peut servir de guide aux chorales.

L’Alléluia et l’Evangile
L’Alléluia doit être plus joyeux les jours de fêtes et solennités. En semaine, il doit être moins éclatant. Dès qu’on l’entonne le Peuple se lève.
    Le prêtre ne demande pas la bénédiction à l’Evêque avant de lire l’évangile, encore moins à un autre prêtre. Il s’incline profondément devant l’autel (et non devant le tabernacle) et récite pieusement la formule à voix  basse : « Purifie mon cœur et mes lèvres… ». Seul le diacre demande la bénédiction au prêtre ou à l’Evêque célébrant. Il s’incline profondément (on s’est habitué au Bénin à la génuflexion) et dit : « Père, bénissez-moi ».
    C’est bien de chanter l’évangile le dimanche et jour de fête, en articulant comme il faut, sur un air simple de psalmodie.

Les offrandes
    A la procession d’offrandes, il faut inclure nécessairement le pain et le vin qui seront consacrés à l’autel au cours de la cérémonie. Ces dons doivent être en tête de procession. C’est d’abord pour eux que la procession a été pensée. Eliminez les animaux (poules, coqs, cabris, moutons, porcs…) de la procession. Le respect du lieu sacré, ou lieu de culte oblige. Ne nous habituons pas à imiter les sectes. Chez nous, il y a la Présence réelle ; chez eux, non. Prévoyez plusieurs servants d’autel pour recueillir les offrandes des fidèles s’il le faut. Ou demandez à ceux qui portent les offrandes d’aller eux-mêmes les déposer à l’endroit indiqué.
   
Le baisser de paix
    Le baiser de paix avant l’Agnus Dei n’est pas obligatoire. On peut donc le supprimer en semaine. Mais il faut l’expliquer au Peuple pour qu’il ne pense pas que c’est un oubli de la part du prêtre. Et quand on se donne le salut de paix, il faut éviter le défoulement, les voyages inutiles. Il suffit de donner de manière sobre le signe de paix à ceux qui sont proches. Ce n’est pas, comme le confiteor, une sollicitation à la réconciliation ou à la  rémission des péchés. Le baiser de paix a pour but de manifester la communion, la charité et la paix (Redemptionis Sacramentum N°71).

La Communion
    Il est interdit à tout prêtre de lever l’hostie consacrée ou de boire au calice avec la main gauche. Evitez aussi de donner la communion avec la main gauche. Cela heurte la sensibilité de nos peuples pour qui la main gauche est  faite pour les choses sales.
    Les fidèles communient à genoux ou debout. Toutefois quand ils communient debout, il est recommandé, qu’avant de recevoir le Corps du Christ, ils fassent une inclination profonde ou  même une génuflexion en signe de respect.
NB : Il n’est pas permis aux fidèles de « prendre eux-mêmes la sainte hostie ou le saint calice, encore moins de se les transmettre de main en main » (Redemptionis Sacramentum N°94).
    Que ce soit le prêtre lui-même (et non les laïcs ou les religieuses) qui aille chercher les saintes espèces et les repose après dans le Tabernacle, quand il n’y a pas d’acolytes ni de diacres. C’est légitime de se faire accompagner par un ou deux servants tenant des cierges allumés quand le tabernacle est loin de l’autel. Le son de la clochette n’est pas nécessaire.
La conclusion
- Aidons les professionnels des médias à respecter nos lieux d’assemblée sainte. Qu’ils soignent leur tenue vestimentaire et veillent à leurs attitudes et déplacements. Ne les introduisez jamais dans le chœur, encore moins sur l’autel. De loin, on peut prendre toutes les images qu’on veut. Les appareils aujourd’hui sont performants.
- Evitez aussi de faire monter à l’autel des personnes (ou des responsables laïcs) pour les consulter. Il vaut mieux leur donner rendez-vous discrètement dans un coin, ou leur communiquer vos messages par des servants d’autel. L’idéal est de tout prévoir en préparant bien la liturgie afin d’éviter ces consultations.

Que la Vierge Marie, Mère du Souverain Prêtre, Mère de tous les prêtres, de tous les consacrés et de tous les baptisés, intercède pour nous, afin que comme elle, on se laisse conduire par l’Esprit pour devenir, chaque jour davantage, des disciples solides dans la foi en Jésus-Eucharistie.
+ Pascal N’KOUE
 Omnium Servus

 

NOUVELLES DE FAMILLE


 - Que ce temps de l’Avent nous prépare à bien accueillir le Mystère de l’Incarnation à Noël.
 - Nous remercions vivement nos amis Italiens venus de Vittorio Veneto nous visiter le mois dernier, ainsi que les amis Belges, représentants de la Fondation Hubi et Vinciane.
-  Le Révérend Père Maxime HENNOU est nommé Aumônier diocésain de la Légion de Marie.
- Comme chaque année, faisons une grande collecte de vêtements, vivres, argent… pour nos amis de la Prison civile. Bien vouloir tout apporter à l’Economat avant le 22 décembre.
- Comme cadeau de Noël, pourquoi ne pas organiser des réconciliations sincères dans nos familles,  nos communautés, avec nos employers et employeurs etc. Le petit Jésus, dans sa mangeoire, nous bénira davantage. Heureux celui qui fera le premier pas vers l’autre !
- Mes visites pastorales en zone rurale révèlent que plusieurs grosses Communautés ont besoin d’être élevées au rang de paroisses. Ce qui freine, ce sont les constructions de presbytères. Que faire ?
Joyeux Noël et déjà Bonne et  Sainte Année 2013 à tous.
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QUELQUES DATES


1 décembre         :     Profession perpétuelle du Frère Gérard HOUNYETIN à Albarika à 9 H 30.


2 décembre         :    1er dimanche de l’Avent : lancement de l’année de la foi à la Cathédrale à 9h30.


4 décembre         :    Rencontre de tous les aumôniers diocésains de la jeunesse au Centre pastoral Guy Riobé.


5 décembre         :    Conseil Permanent de la Conférence Episcopale à l’Archevêché.


6 décembre         :    Rencontre  avec les Séminaristes de Notre-Dame de Fatima dans l’après-midi.


7-10 décembre   :    Dans le diocèse de Natitingou pour diverses cérémonies religieuses.


8 décembre         :        Au monastère de Perporiyakou : 25 ans de vie religieuse de Mère Nathalie, Prieure.


9 décembre         :        A Boukombé : Messe des 25 ans de vie religieuse de Sœur Blandine M’PO.

                            Journée nationale de la Caritas. RDV à Sirarou. Quête impérée pour la Caritas.


 12 décembre       :    A 9 h 30 : Réunion à l’Archevêché de la Commission diocésaine de la Santé.


14-16 décembre :    Visite pastorale à la paroisse Sainte Trinité de Guêma.


16 décembre       :    Récollection des aspirants et aspirantes à Banikanni.


18-20 décembre :    Visite pastorale à Tchatchou.


22 décembre       :    Noël anticipé à l’hôpital Saint Martin  de Papanè. Messe à 10 h.


23 décembre       :    Noël anticipé à la Prison civile. Messe à 10 h.


24 décembre       :    Nuit de Noël à la cathédrale. Messe à 22 h 00.


25 décembre       :     Jour de Noël au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Quête impérée pour l’Archevêché.


27 décembre       :    Ouverture du chapitre provincial des Filles du Sacré-Cœur de Jésus à Alafiarou.


29 décembre       :    Profession perpétuelle du Frère Don Diègue GUEDOU  BADE à Okédama (9 h ).


30 décembre       :    8 h 30 : Conférence sur le témoignage de la foi en famille au Centre Pastoral Guy Riobé. Chaque couple vient avec son pique-nique.


31 décembre       :    Messe du « Te Deum » au Sanctuaire Jésus Rédempteur pour le Nouvel An à 24 h.
   
                                

 « Pour que le mystère eucharistique soit  respecté, les Pères synodaux rappellent que les églises et les chapelles sont des lieux sacrés à réserver uniquement aux célébrations liturgiques en évitant, autant que possible, qu’elles deviennent de simples espaces de socialisation ou des espaces   culturels. Il convient de promouvoir leur fonction première qui est celle d’être un lieu privilégié de rencontre entre Dieu et son peuple, entre Dieu et sa créature fidèle ». Benoît XVI, Africae Munus n° 154.
  Les églises et les chapelles avec la Présence réelle sont des lieux hautement sacrés à réserver uniquement aux célébrations liturgiques et aux adorations. Pour bien illustrer cette divine consigne du Saint-Père, je ne trouve pas mieux que le récent opuscule de Mr Jean Pliya ! Il nous interpelle sur le silence sacré qui devrait régner dans nos liturgies, silence qui prédispose à la rencontre de l’âme avec son Dieu. Car au commencement était l’adoration. L’auteur m’a fait l’honneur d’écrire la Préface. Je vous la livre ici « in extenso » en guise d’avant-goût pour lire la brochure.
   Monsieur Jean PLIYA est un professeur d’université devenu maître spirituel. Ses nombreux ouvrages sur les thèmes les plus variés, véritables comprimés efficaces pour nos âmes, montrent sa polyvalence, la profondeur de sa foi, et son souci permanent d’aider gratuitement les hommes à se libérer des chaines de l’ignorance et du Malin. Je le sais pour l’avoir « embauché », à plusieurs reprises, à évangéliser Natitingou, mon ancien diocèse, en compagnie de Rose, son aimable épouse. « La cause de Jésus Sauveur » pour le salut de l’Homme est son combat. Il suffit de rappeler qu’il est le Berger national du Renouveau charismatique catholique au Bénin, et donc un soumis au souffle de l’Esprit qui le mène où il veut.
   L’opuscule, Eucharistie, Soleil de Justice. Prières après la Communion, est un vibrant appel à la foi au Dieu-Amour, une ¨propagande¨ à chercher le Seigneur sans se décourager, pour se  ¨connecter¨ à Lui surtout dans l’Eucharistie. Jésus-Hostie, Mystère de la Croix et de la résurrection ! Merveille d’amour ! Dieu avec nous ! Dieu proche de nous, Dieu entre nos mains, Dieu sous nos yeux,  Dieu « en chair et en os ». Tout est là. Le geste spontané face à ce grand mystère, devrait être de nous agenouiller aussitôt pour adorer profondément. Malheureusement, le peu d’attention que les chrétiens réservent à cette Présence divine réelle est inqualifiable.  « Que peut-on penser en voyant la manière dont la plupart des chrétiens se comportent dans nos églises ? Les uns ont l’esprit à leurs affaires temporelles, les autres à leurs plaisirs ; celui-là dort, et l’autre s’impatiente… et regarde si les saints offices seront bientôt finis ».
    Cette phrase n’est pas tirée de l’opuscule que vous avez entre les mains. Non. C’est du Saint Curé d’Ars. Satan utilise toujours la même tactique pour nuire  à nos âmes : le manque de respect envers l’eucharistie par l’agitation de l’esprit incapable de se concentrer. Discrètement et avec délicatesse, comme on le voit dans le sous-titre Prières après la Communion,  l’auteur exprime sa souffrance causée par le manque de silence dans nos assemblées saintes, alors même que les règles liturgiques prescrivent le silence après la Communion. Car sans silence, pas de vraie rencontre avec Dieu, pas de vie intérieure et donc pas d’engagement durable au niveau de la foi. C’est sur ce plan que Satan nous manipule le plus. Déjà Bernanos, au siècle dernier, disait : « Le monde moderne est une vaste conspiration contre la vie intérieure ». Voilà pourquoi on baigne dans le superficiel, et cela ne semble plus déranger personne.
     L’auteur propose des prières à dire après la Communion. Elles sont toutes belles. La plupart sont des louanges inédites jaillies de son cœur. Elles ont l’avantage d’être simples, courtes, profondes. Seulement il faut du silence pour les réciter dans le recueillement requis, ce que ne permettent pas les porteurs de cellulaires, les chorales tonitruantes ou certains acteurs agités de nos célébrations liturgiques ou encore d’autres activités intempestives placées avant la bénédiction finale. Aujourd’hui, dans de nombreuses paroisses, c’est un sérieux problème que de disposer d’un temps favorable pour l’action de grâce après la communion. Habituellement, entre la bénédiction finale et la sortie, il n’y a pratiquement pas de condition propice à la concentration.
      Dans certains diocèses, outre les diverses annonces parfois trop longues ou bien l’obligation de vite sortir à cause de la messe suivante, on procède systématiquement à une deuxième quête dite d’action de grâce, différente de celle prévue avant l’offertoire. Cette deuxième quête se fait juste au moment qui devrait normalement être réservé au dialogue interne avec Jésus-Hostie. On accorde alors une place inopportune à Mammon .
      A cet effet, l’on sollicite les fidèles de façon ostentatoire en flattant l’orgueil des donateurs, au point de faire oublier qu’on se trouve dans la "maison de prière de Dieu" (Mt 21, 13) pour honorer le Dieu vivant et non dans un lieu désacralisé. Cela prend l’allure d’une compétition pour savoir qui donnera le plus d’argent : en quelque sorte une version moderne des vendeurs du Temple.
   Dans d’autres pays, les fidèles, l’œil rivé sur leur montre, ne consentent pas à rester une minute de plus dans l’église après la messe parce qu’ils ont programmé diverses occupations : courses à faire, sacro-saint repas familial du dimanche, invitations d’amis auxquelles il ne faut pas arriver en retard. Monsieur PLIYA pense avec raison que le pire pour des croyants, c’est le manque de silence pour adorer l’Emmanuel, Dieu présent au milieu de nous et en nous,  et demeurer en Lui. Si, à la messe, on ne peut plus rencontrer Jésus pour l’écouter et lui parler, il doit y avoir une alternative. L’auteur ne se résigne pas. Il ne désespère pas. En Berger national du Renouveau, il cherche comment empêcher les assoiffés de Dieu de sombrer dans le découragement. Il indique alors l’adoration eucharistique où le silence est censé régner : « Cependant, dit-il, cherchons sans nous décourager au cours d’une adoration eucharistique par exemple, l’occasion propice de parler à Jésus, de lui dire notre amour, notre « fiat » joyeux et notre volonté de lui obéir ».
     Il a tout à fait raison, à ceci près que je nuancerai sa position en disant que la messe et l’adoration eucharistique se complètent.  L’ « action » renvoie à la contemplation, et cela vice versa. La contemplation approfondit la Communion, et permet de rencontrer durablement Jésus-Christ. C’est comme deux amoureux qui se rencontrent et n’ont plus envie de se quitter. C’est la fusion du temps parce que fusion des cœurs. Mais une bonne rencontre, pour être fructueuse, a besoin d’une bonne préparation. À l’adoration, on se laisse regarder par Jésus le Miséricordieux, qui nous demande d’aimer notre prochain. On fait l’expérience de sa présence réelle parce que le prêtre, « in persona Christi »,  a prononcé au préalable à l’autel, ces mots sublimes : « ceci est mon Corps, prenez et mangez ; ceci est mon sang, prenez et buvez ». Le repas sacré de la Cène est indispensable. Dieu se fait nourriture et contemplation en même temps, pour la vie éternelle. La vraie solution est donc de revenir aux célébrations dignes du Saint Sacrifice du Calvaire, sans exclure l’adoration fréquente du Saint-Sacrement. Tout comme le kérygme trouve sa source dans la soumission à la volonté du Père, et sa plénitude dans la contemplation du mystère eucharistique.
   Laissons-nous convaincre que pour bénéficier pleinement des grâces de Jésus-Eucharistie, Soleil de justice,  qui soigne et guérit, il faut le silence ; celui de l’Horeb, dans lequel la brise légère fait sentir au prophète la présence de Dieu. Et notre homme intérieur s’éveillera pour s’émerveiller devant le Mystère, pour s’unir à lui et l’imiter dans la vie de chaque jour. Et ma conclusion se fait prière : Seigneur Dieu tout-puissant, viens à notre secours pour que nous devenions des hommes intérieurs, habités par le silence. Viens reprendre ta place dans nos églises, dans nos familles, dans nos communautés, et surtout dans nos cœurs. Et que ta sainte Mère, Tabernacle des tabernacles, qui gardait tout et le méditait en son cœur, nous communique sa foi, sa docilité, son humilité, ses sentiments d’adoration et d’amour pour que nous puissions témoigner gratuitement de  ta charité dans le monde entier, par toute notre vie.
 Un véritable combat est donc à mener pour nous rapprocher de Dieu individuellement et communautairement. Puisse cet opuscule aider à l’avènement de la nouvelle évangélisation et la soutenir durablement.

+ Pascal N’KOUE
 Omnium Servus

   


Nouvelles de Famille


•    A  partir de la rentrée scolaire d’octobre, aucun prêtre ne sera plus professeur des matières profanes dans un Collège public sans autorisation de la Curie diocésaine.
•    Du 7 au 28 octobre, synode des évêques à Rome sur la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. Portons les Pères synodaux dans la prière.
•    Le Pape Benoît XVI déclare une année de la foi du 11 octobre 2012 au 24 novembre 2013. Nous remercierons pour le don de la foi et nous demanderons au Seigneur de nous aider à le fortifier et à le partager. C’est la foi qui sauve. Nous lirons avec un regard neuf les textes du Concile Vatican II.
•    Les mouvements catholiques des familles se réveillent de plus en plus. Nous bénissons le Seigneur. Nous envoyons la Présidente de l’Association des « Femmes catholiques », Madame Cica Marthe Aimée ABLEFONLIN, représenter notre diocèse au Congrès panafricain des laïcs catholiques, qui se tient du 4 au 9 septembre à Yaoundé (CAMEROUN).
•    Le mois d’octobre, c’est le mois du rosaire, c’est aussi le mois des missions. Armons-nous de la
     prière du chapelet pour le réciter dans nos familles, les communautés ecclésiales vivantes et les  
      paroisses. N’oubliez   pas   la contribution financière pour notre sanctuaire marial à construire.
•    Nous remercions le Seigneur pour les cinq nouveaux diacres ordonnés le mois dernier.     
Il s’agit de Gilles Kimba, Albert Dakin, Moïse Degodo, Marius Oba et Roland Okry. A  cette occasion,  Mgr Paul VIEIRA nous a envoyé Pacôme Djimezo, pour être ordonné diacre  pour le clergé de Djougou.
•    N.B. En novembre, nous célébrerons 30 ans de relations entre la Fondation Hubi et  
 Vinciane (une fondation d’origine belge) et nos hôpitaux diocésains. Le programme   
 vous  sera communiqué au moment opportun.
•    Pendant mes vacances, adressez-vous à l’Abbé Léonard GORAGUI, Vicaire Général.


Quelques dates   
1  septembre           :    Vœux perpétuels des Sœurs germaine MATAWE, Pauline ADANDJAÏ et Angéline CHABI ADIMI, Fille de la Charité de S.C. de Jésus. Nous          remercions Mgr Nestor ASSOGBA qui vient présider la cérémonie, en mon absence.
3– 9 septembre :    En France (Aix-En-Provence, Orange, Jouques…)
10-16 septembre     :    A San Sebastian (Pays Basque espagnol)
17-23 septembre     :    A Vittorio Veneto (Italie)
24-25 septembre     :    A Rome.
26    septembre       :    Retour à Cotonou (Fin des vacances)
27 septembre          :    Conseil Permanent de la Conférence Episcopale à Cotonou.
28    septembre       :    Retour à Parakou. Reprise des activités.
01-3 octobre               :    Assemblée Générale des agents pastoraux pour l’ouverture de l’année pastorale. Que les prêtres viennent avec leurs ornements.
05   octobre            :    Conseil Presbytéral à l’Archevêché, à 9 h 30
06   octobre            :    A Pèrèrè : Jubilé d’argent de la présence des Sœurs Albertines au Bénin.
08-12 octobre          :    Formation des agents pastoraux en gestion-comptabilité au Centre pastoral Guy Riobé par le Frère Emmanuel.
12  octobre             :    Réunion à l’Archevêché pour l’amélioration de l’enseignement catholique.
13  octobre             :    40 ans de la Fondation du monastère cistercien du Kokubu.
21 octobre              :    Journée Mondiale des missions. Quête impérée pour les O.P.M.
21-24 octobre         :    Assemblée Générale de la Conférence Episcopale à Lokossa.
25 octobre              :    Retour à Parakou.
   
   

   

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