Je voudrais, avant l’homélie, vous livrer un extrait d’une Conversation de Claire Ferchaud (une mystique française morte en 1972) avec Jésus sur la peine que beaucoup d’âmes causent à Jésus.
Claire : Dis-moi Jésus aimé, il n’y a donc pas que moi qui suis méchante.
+ Hélas non, dit Jésus, presque toutes les créatures blessent mon cœur, les unes légèrement, d’autres davantage. Mais le plus grand nombre me chassent de leur cœur par le péché mortel.
- Mais pourquoi tu ne grondes pas les méchants ? Il faut les punir.
+ Calme-toi, ma petite Claire, ce n’est pas ordinairement par la rigueur que je gagne les âmes méchantes. Je commence à les attirer par ma miséricorde et mon Amour. Il faut être doux et patient avec les pécheurs, tout comme une maman qui  soigne son enfant malade avec une grande patience.
 - Alors toi Jésus, reprit Claire, tu ne punis jamais ?
+ Jésus dit gravement : Je punis à la fin, quand les âmes abusent de ma patience et  de ma Miséricorde. Le châtiment est encore un don de mon amour.

Après une conversation aussi limpide, on ne peut que désirer la plongée totale dans la miséricorde de Jésus. En cette solennité du Sacré-Cœur, invoquons l’Esprit d’Amour pour les baptisés, les consacrés et surtout pour les prêtres.
Dieu est Amour : Il n’est qu’amour. Béni soit son Saint – Nom. Nous voici en ce haut lieu de prière pour célébrer avec les moniales la journée mondiale de prière et de sanctification pour les prêtres. Cette décision du Pape Jean Paul II fut prise en 1995 avec sa Lettre aux prêtres à l’occasion du jeudi saint. Comment ne pas remercier ces mères qui, malgré leurs jours de retraite, nous ont inclus dans leur programme. Merci de nous accueillir si aimablement. Ce cadre nous pousse au recueillement, au silence et nous aide à contempler ce Cœur qui nous a tant aimés. Nous sommes tous nés du cœur de Jésus…
Révérends Pères, soyons réellement des pères et des pasteurs selon le cœur de Dieu. J’ai du plaisir à voir que la fraternité sacerdotale se construit de plus en plus entre nous. Elle se construit lentement mais sûrement. L’union des cœurs devient une réalité. Que le Nom du Seigneur soit béni. Continuons de la construire autour du Christ crucifié, en acceptant nos différences de caractères et nos différences ethniques. Dieu a un plan sur chacun de nous et sur ce diocèse de Parakou. Il nous suffit de collaborer à son plan de salut. C’est le Seigneur qui veut que nous soyons différents. Nul n’est inutile. Nul n’est de trop.
    La différence fait partie des réalités de la vie. C’est une richesse qui vient de notre Créateur mais aussi de nos formations et milieux de vie. Les confrères prêtres ne seront jamais comme des briques qui sortent d’un même moule ou des tissus d’une même usine, tous pareils, tous identiques. On ne peut pas gommer  les différences ni les dissoudre, mais les accepter, les organiser et les harmoniser dans la charité et la vérité pour mieux servir l’Eglise. La Bible ne nous demande pas de combattre les différences mais de niveler les antagonismes, d’enlever le venin de l’orgueil et le poison de la jalousie qui produisent le mépris et le rejet de l’autre. Ce venin mortel peut attaquer aveuglement toute personne. Il s’en prend même aux frères de la même région et de la même famille ; les frères, même père et même mère, peuvent se tuer sans pitié. Le premier meurtre dans la Bible a eu lieu entre Caïen et son frère Abel. Un même sang coulait dans leur veine. Et pourtant ! Le sang du Christ fait de nous de vrais frères. Acceptons-nous humblement.
Par ce sang, la miséricorde de Dieu descend partout où se trouve un cœur humble. La Vierge Marie nous le dit dans son Magnificat : “Il a regardé l’humilité de sa servante’’. Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles, il donne sa grâce. Et donc pour être grand aux yeux de Dieu, c’est-à-dire pour être saint, il faut devenir petit comme un petit enfant, et désirer occuper la dernière place comme Saint François d’Assise ou Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Et lorsqu’on s’abaisse, ce n’est jamais perdu, Dieu nous élève.
Car c’est l’humilité qui nous rend léger pour nous permettre de voler haut. Le péché nous alourdit. C’est l’humilité qui nous fait fléchir le genou devant le Christ. C’est l’humilité qui nous contraint de faire la volonté de Dieu. C’est l’humilité qui nous évite l’isolement et nous pousse à faire le premier pas vers l’autre et à souffrir pour le frère qu’on a blessé. C’est l’humilité qui nous pousse à aimer le dialogue et à reconnaître facilement nos tords quand un ami ou un supérieur nous a fait des observations. Se mettre sur un piédestal, c’est ignorer le primat de la grâce. C’est l’humilité qui nous aide à vivre dans la sincérité, la vérité et même la transparence. C’est l’humilité qui nous pousse à demander pardon et à donner le pardon à qui nous a offensé.
Demandons souvent au Seigneur de nous donner la grâce de la douceur et de l’humilité. Un prêtre saint est humble. Il partage. Il est convivial. Il est compatissant. Un prêtre humble quelle prédication silencieuse ! Un diocèse qui se remplit de prêtres humbles, quelle richesse inouïe ! Répétons souvent : "Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre". A cette invocation on devrait ajouter toujours : "O Marie conçu sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous". Ces deux cœurs saints nous consoleront pour que nous puissions consoler tant de personnes découragées. Ils nous rendront saints pour que nous proposions la sainteté de Dieu à tous les pécheurs qui le cherchent.
Nous les prêtres, nous sommes faits pour conduire les âmes à Dieu, ce Dieu qui fait lever son soleil sur les bons et les méchants. Ce n’est pas d’abord pour enseigner le français, les maths, l’histoire-géo, la philosophie dans les collèges publics afin de gagner quelques piécettes. Satan aime nous éloigner de Dieu par des tentations “intéressantes’’ mais toujours trop basses. On devrait plutôt être préoccupé de créer des aumôneries dans les établissements publics où on désire tant enseigner les matières profanes. Pensons-y sérieusement. Les jeunes ont besoin de la Lumière de Dieu. Ils ont soif de Dieu.
Ce n’est pas non plus pour nous acharner sur des postes juteux ou faire des revendications d’augmentation de salaires que nous avons reçu l’ordination sacerdotale. Le sang du Christ a plus de prix que cela. Ce n’est surtout pas pour jouer aux théologiens verbeux ni même pour jouer aux sapeurs pompiers avec les pauvres. L’Eglise n’est pas une ONG nous dit le Pape François. On existe pour le salut des âmes. C’est un sujet grave qui sera toujours d’actualité. Et l’unique stratégie pour évangéliser notre diocèse c’est notre témoignage de prêtres en tant que prêtres. “Le témoin est celui qui vit en premier le chemin qu’il propose’’ (Benoît XVI). Le premier, de façon absolue, c’est le Fils de Dieu. Imitons-le. Soyons vigilants à maintenir notre vie sacerdotale fixée sur la croix, dans la prière intérieure quotidienne et les œuvres de charité.
Pour conduire les âmes à Dieu, il faut être soi-même en marche vers Lui avec deux grandes vertus : la confiance en la divine providence ; et la persévérance tenace dans les obstacles et les incompréhensions. La confiance totale suppose le saint abandon ou le renoncement à soi. La persévérance suppose l’acceptation de la croix. Cela n’est possible que si à notre tour on aime Dieu et le prochain quel qu’il soit. C’est exigeant, surtout que la logique de Dieu est différente de la logique des hommes. Elle est d’un autre ordre, d’une autre nature. Elle repose sur sa miséricorde infinie.

+ Pascal N’KOUE
 Omnium servus

NOMINATIONS
« Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je peur ? Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ? Même si mon père et ma mère m’abandonnent, le Seigneur me recevra » PS 27.
    Après avoir passé en revue les différents besoins et les multiples services à accomplir pour le bien de la Famille diocésaine de Parakou, l’Archevêque et son Conseil presbytéral, guidés par l’Esprit de Dieu, ont procédé aux nominations suivantes :

1.    R.P. Cyrille CHABI, Curé de la cathédrale.
2.    R.P. Tiburce APOVO, Curé de Tchatchou.
3.    R.P. Dieudonné AHYITE, Curé de Titirou.
4.    R.P. Charlemagne AMOUSSOUVI, Curé de Kika.
5.    R.P. Cyrille AGANI, Curé fondateur d’Alafiarou (partition de la paroisse de Tchaourou).
6.    R.P. Aristide GONSALLO, Coordinateur des trois hôpitaux diocésains : Boko, Papanè, Tinré.
7.    R.P. Dominique ADJE, Directeur de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Boko.
8.    Docteur Alain SANTOS, Médecin-chef de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Boko.
9.    Sœur Mireille AGUESSI, Directrice de l’hôpital Saint Martin de Papanè.
10.    Docteur Jean-Pierre HOUNYET, Médecin-chef de l’hôpital Saint Martin de Papanè.
11.    R.P. Ernest DEGUENONVO, Recteur du Sanctuaire Jésus, Rédempteur de l’Homme.
12.    R.P. Henri EDOH, Directeur de la Caritas-BDBD.
13.    R.P. Denis LE PIVAIN, Directeur de " Providentia Dei " en vue de la préparation du Séminaire diocésain de philosophie à Gaah-Baka, dans l’esprit de l’Institut Notre-Dame de Vie.
14.     R.P. Guillaume KAMBOUNON, Délégué de l’Evêque auprès des Consacré(e)s.
15.     R.P. Arnaud TCHOGOLOU, Directeur du Centre pastoral G. Riobé.
16.    R.P. Olivier GANGBAZO, Curé de Sirarou et Aumônier diocésain du Mouvement Catholique des Cadres et Personnalités Politiques.
17.    R.P. Augustin TOSSOU, Vicaire à Albarika.
18.    R.P. Ursule AGBANGLA, Vicaire à la Cathédrale et Aumônier diocésain des Jeunes.
19.    R.P. Apollinaire KADJO, Professeur au Séminaire Notre-Dame de Fatima.
20.    R. P. Franck TOKPASSI, Responsable du CAV (Centre Audio Visuel).
Prions pour que chacun d’eux soit soucieux de faire la volonté du Seigneur pour lui plaire.
N.B. : Toutes ces nominations prennent effet le 1er septembre 2013.
Et que les passations de service se fassent en bonne et due forme, dans un climat fraternel et détendu. Tout pour la gloire de Dieu.


Séminaristes en stage en vue des Ordres sacrés
Gilles KIMBA à la paroisse de Sirarou.
Moïse DEGODO à la paroisse Saint Joseph d’Alaga.
Marius OBA à la paroisse de Papanè.
Jacques KOTOKO à la paroisse de Nima.
Angelo CODJIA à la paroisse de Kika.
Albert DAKIN à la DDEC (Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique).


 
Nouvelles de Famille
Nous remercions de tout cœur les moniales de l’Etoile Notre-Dame pour nous avoir si bien accueillis en la fête du Sacré-Cœur. Comment ne pas souligner aussi la présence discrète mais effective de quelques bénédictines de Perporiyakou. Elles ont contribué à la réussite de cette fête. Comme c’était beau ! Prions les uns pour les autres.

Le Centre Notre-Dame de Refuge et tout le diocèse remercient vivement Oïhana GALARDI OGALLAR, venue de San Sebastian, pour son dévouement sans bornes, au profit de nos enfants de Komiguea, en grosses difficultés.

Tous ceux qui accueilleront des séminaristes pour le stage pastoral sont priés de dresser un certificat en trois exemplaires à la fin (Evêché-Paroisse-Séminaire).

L’Assemblée générale pour l’ouverture de l’année pastorale aura lieu le 16 octobre 2013 au Centre pastoral. Le thème sera :"Allons à Jésus par Marie". Comme vous le voyez, ce sera une année mariale.

C’est le temps des vacances, temps des distractions, du repos, des retrouvailles, des camps de vacances. N’en faites pas un temps de dépravations. N’oubliez pas la vie spirituelle. Zappez moins. Lisez de bons livres, spécialement la Bible et travaillez de vos mains. Ça fait du bien.

L’appel du Pape pour l’adoration eucharistique en la fête du Saint Sacrement a été bien accueilli. La cathédrale était pleine comme un œuf. Le silence impressionnant. Les vêpres solennels chantés en chœur sous la direction du Curé de la Cathédrale. Une note négative : l’ostensoir était trop petit. Qui nous offrira un grand ?

Nous avons apprécié le passage quoique rapide de la Mère Marie-Claude, Supérieure Générale des Sœurs ocpsp, de Mgr Justin Evêque de Ouahigouya, et du Frère Emmanuel DUPREZ.

Bienvenu et bon séjour parmi nous à Dom Jean-Marc CHENE, Père Abbé du monastère  de Bellefontaine et Père immédiat du Monastère de Kokubu.

N.B : Le pèlerinage marial à Dassa aura lieu du 16 au 18 août et sera présidé par le Cardinal Giuseppe BERTELLO, Président du Gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican.
Le 17 août : Ordinations diaconales et presbytérales à la cathédrale à 9 h 30 par le Cardinal BERTELLO.
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Quelques dates


4 juillet                         :    Rencontre avec les scouts à Komiguea.


5-7 juillet     :    Visite pastorale à la quasi paroisse de Wansirou.


11 juillet               :    A 10h, Vœux solennels de Sœur Edwige Mounirou au Monastère Etoile N. Dame.


13 juillet           :    A 9 h 30, Ordination presbytérale à Calavi de Dieudonné B. s.m.a.


14 juillet                :    Messe dominicale à 11 h à la Cathédrale avec la Communauté anglophone.


20 juillet    :    A 10 h30, Vœux solennels du Frère Romain AGBOGBO au Monastère de Kokubu
                :    A 16 h, Rencontre avec les Séminaristes de Parakou au Centre Pastoral.


21 juillet    :    Collation des ministères au Sanctuaire de Jésus, Rédempteur de l’Homme à 10 h.


22-26 juillet    :    Retraite sacerdotale à Ouidah, au Séminaire Saint Gall.


29 juillet-02 août      :    Retraite sacerdotale au Monastère l’Etoile Notre-Dame, par le Révérend Père Eugène KPODA.
  




« Les écoles catholiques sont à la fois des lieux d’évangélisation, d’éducation intégrale, d’inculturation et d’apprentissage du dialogue de vie entre jeunes de religions et de milieux sociaux différents. Aussi l’Eglise en Afrique…s’emploiera-t-elle à promouvoir  l’école pour tous,  dans le cadre de l’école catholique. » Ecclesia in Africa n°102.

Eduquer un enfant c’est le conduire à Dieu créateur et Père ; c’est essayer de lui faire prendre conscience que "l’homme n’est grand qu’à genoux". C’est dans ce terreau que les bonnes règles morales prennent racines, fleurissent et portent beaucoup de fruits pour le bien commun. Car si nous bâtissons une société sans Dieu, ce monstre artificiel se retournera un jour  contre nous pour nous broyer.
Les premiers éducateurs ce sont les parents. L’école vient en appui à la famille. Si la morale est négligée en famille, l’école aura beaucoup de difficulté pour redresser les "tordus". Mais si la morale ne s’appuie pas sur la crainte de Dieu et les lois de la nature, tôt ou tard, on aboutira à ce slogan nocif, "il est interdit d’interdire". Cette idéologie a "enfanté" le relativisme moral, l’esprit libertaire et les fameux nouveaux droits de l’homme : avortement, homosexualité, euthanasie, gender, mariage pour tous etc. Quelle  pollution inhumaine ! Ce sont des maux lucifériens à combattre. Il n’est pas exclu qu’un jour on légalise aussi la pédophilie qui, Dieu merci, est encore considérée comme une horreur abominable.
Les écoles catholiques au Bénin, nous le savons, sont très appréciées. Une bonne partie des élites intellectuelles de notre pays est passée par nos bancs. Mais attention, l’enseignement catholique a sa spécificité : c’est un lieu d’évangélisation. Plus qu’une paroisse, l’école catholique rassemble les enfants et les jeunes de religions différentes et de milieux sociaux divers : belle occasion pour évangéliser, n’est-ce pas ? Mais évangéliser ce n’est pas faire du prosélytisme, ni endoctriner, encore moins forcer les gens à recevoir le baptême. C’est faire connaître Jésus-Christ, Lumière du monde, password ou code secret qui permet de bâtir une saine et fructueuse mondialisation. D’où cette question fondamentale : Est-ce que nos écoles sont préoccupées de transmettre les valeurs du Royaume des cieux en plus du savoir et du savoir-faire?  Concrètement, chaque jour, est-ce qu’on prie avant et après le cours ? Chaque semaine, y-a-t-il un enseignement de la foi, un cours d’instruction religieuse ? Les élèves baptisés reçoivent-ils des cours de catéchèse en vue des sacrements (première communion, confirmation et pénitence) ? Les non chrétiens qui désirent devenir disciples du Christ, bénéficient-ils d’une attention particulière ? Le prêtre aumônier compose-t-il avec le directeur de l’établissement pour organiser des causeries culturelles ou rencontres spirituelles? Y-a-t-il le souci d’avoir une chapelle ou un lieu de prière dans l’enceinte de l’établissement, surtout là où l’église paroissiale est éloignée ? Pendant les temps forts de l’avent et du carême que se passe-t-il ? Y-a-t-il un crucifix dans chaque salle de classe ? Toutes ces questions peuvent paraître secondaires, mais elles sont primordiales.
Pour reprendre une expression forte du Pape Benoît XVI, je dirais qu’on donne toujours trop peu à l’homme quand on ne lui donne pas le Bon Dieu. Car le Dieu d’amour que Jésus-Christ nous a annoncé n’enlève rien à l’homme, il lui donne tout. "Il n’a besoin de rien, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le reste " (Actes 17,25). Non seulement la visibilité mais aussi la spécificité catholique doit être présente dans nos écoles. Là-dessus, il faut être très clair avec les parents d’élèves et les enseignants. Ne trichons pas avec le mot catholique. Malheur à nous si l’amour effréné de l’argent nous pousse à frelater notre identité pour séduire les portefeuilles des riches. Pour nous aider à ne pas succomber à cette tentation, Benoît XVI se fait notre avocat auprès de nos gouvernants pour qu’ils appuient financièrement nos écoles (Africae Munus N°78). « Tout cela suppose la formation humaine, culturelle et religieuse des éducateurs eux-mêmes » (Ecclesia in Africa n°102).
Je voudrais savoir sur quelle base on recrute nos enseignants. Quelle est leur motivation réelle en venant dans nos écoles ? Est-ce qu’ils connaissent bien nos statuts ? Est-ce qu’ils s’engagent à respecter la spécificité de l’enseignement catholique et notre projet éducatif ouvert à la transcendance? Est-ce qu’ils acceptent de transmettre nos valeurs morales et spirituelles que je considère comme des vitamines indispensables pour toute croissance humaine, saine et solide? Développer seulement l’intelligence et la technique chez l’individu c’est incomplet. Les fabriquants et poseurs de bombes ne sont pas des gens stupides. Il leur manque la crainte de Dieu et le respect de la vie humaine."La foi et la raison sont comme deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité" (Fides et ratio).
Et les parents d’élèves, en inscrivant leurs enfants chez nous, sont-ils avertis du caractère catholique de nos écoles ? Sont-ils conscients du "plus" que l’éducation catholique donne à leurs enfants ? Instruire sans évangéliser c’est transpirer à grosses gouttes pour très peu de chose. La preuve, c’est qu’il y a beaucoup de diplômés sans emploi. Et le nombre de jeunes en difficulté s’accroit : enfants des rues, orphelins, prostituées etc. L’Eglise est mère et ne peut pas fermer les yeux sur la misère du monde. Ayons le souci de scolariser aussi et surtout les enfants des pauvres. Comme vous le voyez, il est urgent de revaloriser le métier d’enseignant en insistant sur quatre points :
1.    Le regard plein d’attention et de bonté de l’enseignant envers l’enfant,
2.    Les bonnes relations entre collègues enseignants.
3.    La gestion des conflits à l’amiable et dans la discrétion.
4.    Les bons rapports à établir entre parents et enseignants. Et tous ces points doivent être
habités par le baume ou l’amour de Jésus-Christ Chemin, Vérité et Vie. C’est un métier difficile où il faut donner le meilleur de soi-même. D’ailleurs il n’est de bon enseignant que celui qui aime profondément ses élèves et leur accorde une attention particulière. Car ce qui donne valeur aux services que nous rendons, c’est l’enthousiasme et l’effort gratuit, j’irai jusqu’à dire la passion que nous y mettons.
Saint Jean-Baptiste de la Salle (1651-1719), saint patron des enseignants, exigeait des maîtres une parfaite connaissance des élèves à travers un "catalogue" qui décrivait l’enfant, son univers familial, ses progrès. Chez lui, le b a ba de la discipline collective reposait sur la ponctualité et le silence. Si "la ponctualité est  la politesse des rois", le silence, quant à lui, favorise la réflexion profonde. On n’apprend rien de sérieux dans le bruit. Que d’efforts nous avons à faire sur ce point ! Le Saint prescrivait qu’on emmène tous les jours les élèves, en rangs silencieux, de l’école à l’église paroissiale pour participer à la messe. C’était sa manière d’éduquer à la concentration, véritable remède contre la superficialité et la dispersion. Les hommes sages ont toujours cultivé le silence. Le grain qui nous fait vivre grandit en silence. On réfléchit en silence. On médite en silence. Les bonnes décisions se prennent dans le silence. On meurt et on ressuscite en silence. En effet, nul ne connaît le moment précis de la résurrection de Jésus-Christ. Le silence est un besoin de l’âme pour s’unir à Dieu. C’est l’engrais de la vie intérieure.
Concernant l’autorité du maître, nous avons un modèle indépassable : le Christ crucifié. Lui, le Maître et Seigneur, s’est fait serviteur de tous jusqu’au don total de lui-même. Il faut l’imiter. De La Salle insistait pour que l’enseignant soit un homme exemplaire même dans sa manière de se vêtir, de se tenir devant les apprenants, sur la vie intérieure et la piété. Et tout cela aussi par affection pour les élèves. Car "sans affection pas de confiance, sans confiance pas d’éducation", répétait souvent Don Bosco. En un mot, le secret de l’autorité c’est mettre Jésus-Christ au centre des relations maître-élève. J’ajoute seulement qu’il faut des éducateurs gais, souriants et joyeux. Ils sont souvent plus performants, plus écoutés et donc plus influents. Après tout, éduquer c’est partager son bonheur, peu importe la matière qu’on enseigne. Et l’Afrique peut enseigner au monde sa culture si chaleureuse, si religieuse et si humaine. Rappelons que c’est l’Afrique que Jésus a choisie pour s’y réfugier au temps du roi Hérode. Sans commentaire ! Ne négligeons pas nos langues vernaculaires, nos cultures, et nos valeurs africaines comme l’hospitalité, la religiosité populaire, le respect des anciens, la solidarité familiale, la convivialité, la recherche du consensus.
Aux enseignants, je demande donc d’être simples et proches des apprenants, de prier avec eux et pour eux. Créez avec eux l’esprit de famille où règnent paix, amour et confiance. Développez chez eux la pensée critique et l’esprit de créativité. Qu’ils s’appliquent à la sauvegarde de l’environnement et à l’amour du travail bien fait. Qu’ils aient le souci du bien commun et le sens de la responsabilité personnelle et sociale. C’est une mission délicate mais exaltante qu’on vous confie. Dites-vous que votre rôle est  de former la conscience et la volonté  des jeunes pour faire d’eux des hommes solidaires, honnêtes et ouverts à l’universel, de bons citoyens et même des saints du ciel. Un saint c’est celui qui veut le bien de tous. Et Léon Bloy a raison de nous prévenir qu’"il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints". Que les dix commandements, que Yahvé a donnés au peuple Israël pour le structurer, servent de boussole dans chaque classe. Puisez les exemples de vie dans la Bible, mais aussi auprès des éducateurs et des saints comme François de Sales, Don Bosco, Philippe Neri, Alphonse de Liguori, Kisito etc. Mais je vous rappelle que vous avez un concurrent impitoyable, un ennemi puissant et séduisant, ce sont les vendeurs d’images qui, sans aucune censure, diffusent des illusions de bonheur, des images truquées, des apparences trompeuses, des réussites faciles où règne le Père du mensonge. La crise de ce temps est très profonde. C’est pourquoi sans l’aide de Dieu, nous ne pouvons pas nous en sortir.
Aidez vos élèves à bien gérer le temps. "Le temps perdu ne se rattrape jamais". Il vaut plus que l’or et l’argent. Poussez-les à penser à la prévision à long terme, à l’échelle des valeurs, à la planification des tâches.  Qu’ils aient le goût de l’effort, car c’est « l’effort qui fait les forts ». Qu’ils travaillent avec méthode et soient persévérants dans les épreuves. Un homme inconstant est comme une feuille sèche qui se laisse balloter par toutes sortes de vents contraires. Les mouvements catholiques comme l’Enfance missionnaire, la JEC, le Scoutisme sont à encourager. La musique, les métiers manuels, le sport et la gymnastique rendent fermes les indécis et dilatent les cœurs. Convainquez les jeunes que la terre est un don précieux de Dieu, une grande richesse. Et qu’il faut la transformer sans l’agresser sauvagement, ni la brader à vil prix. Si ce volet était pris au sérieux, il n’y aurait pas de diplômés sans emploi. Introduisons de profonds changements utiles dans notre système scolaire, dans nos mentalités, nos comportements et nos idées pour former l’homme intégral, dans son unité économique, sociale, morale, culturelle et religieuse. C’est dans ce contexte que le vrai progrès sera au service de l’humanité.
Laissons le mot de conclusion à un grand sage, le Pape Benoît XVI : "Le travail d’un professeur ne consiste pas seulement à transmettre des informations ou à enseigner des compétences pour procurer un profit économique à la société ; l’éducation n’est pas et ne doit jamais être considérée selon une optique purement utilitaire. Il s’agit de former la personne humaine en lui donnant le bagage nécessaire pour vivre pleinement sa vie ; en bref il s’agit de transmettre la sagesse. Et la vraie sagesse est inséparable de la connaissance du Créateur". Pour tout dire, ayons la fierté de transformer en hommes sages les enfants qu’on nous confie. La doctrine sociale de l’Eglise est là pour nous aider. C’est un levier dynamique pour le développement intégral de l’homme africain et de l’homme universel.


+ Pascal N’KOUE
Omnium servus.



Nouvelles de famille
•    Nous remercions vivement le P. Bernard Minvielle, Supérieur de l’Institut N.D. de Vie, venu nous visiter le mois dernier en compagnie des P.P. Alain BONJOUR et Régis. Des liens se tissent pour notre futur séminaire diocésain.
•    C’est le mois des examens scolaires. Nous souhaitons plein succès à tous les candidats. Qu’ils se rapprochent des prêtres pour demander des bénédictions et des messes.
•    Je lance un appel pour collecter beaucoup de vélos au profit des enfants des villages qui vont à l’école à pieds.
•    Nous remercions Mgr Jean-Benoît GNAMBODE, Administrateur Apostolique de Porto-Novo, qui vient présider aux cérémonies des 4 nouvelles professes des Sœurs FCSCJ, le 7 juin.
•    Pour l’équipe de formation dans les postulats et noviciats, il faut un minimum de trois personnes.
•    Nous avons eu la joie de donner le sacrement de confirmation à 673 jeunes au Sanctuaire le jour de la Pentecôte. Il y a de l’espoir.
•    C’est aussi le début des vacances. Qu’elles soient reposantes, priantes, fructueuses et épanouissantes.
•    Nous avons apprécié hautement les conférences données par les P.P. Louis HONDOKODO et Didier GNITONA, lors de notre dernière Assemblée Générale. Qu’ils en soient vivement remerciés.
•    Une mission de chirurgie plastique et réparatrice (bec de lièvre, rétraction de brûlures, tumeurs etc.) arrive à l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta du 13 au 27 juin. Appelez l’hôpital sans retard.
•    Pour la rentrée scolaire d’octobre prochain, chaque école catholique devra avoir un aumônier prêtre, sous la responsabilité du Curé de sa paroisse.
•    Le logo de l’enseignement catholique dans notre diocèse comporte, entre autres, deux lauriers à gagner : le terrestre et le céleste. Je recommande l’opuscule Jeunesse béninoise, sois fière, de Mr Jean PLIYA.
•    Prions pour le repos de l’âme de Rosalie, maman de Sr Hélène ANEYOU, sœur de Menton.
•    Bienvenue au nouveau Nonce Apostolique pour le Bénin et le Togo. Il s’appelle Brian UDAIGWE et arrive à Cotonou le 10 juin de ce mois.

NB. La retraite sacerdotale aura lieu au monastère l’Etoile Notre Dame du 29 juillet au 02 août. Commencez à vous inscrire.

 


Quelques dates


2 juin    Fête du Saint-Sacrement.


12h : Messe au Sanctuaire Rédempteur de l’homme.


16 h : Adoration eucharistique à la cathédrale en union avec le Pape François.


3-6 juin    Assises des directeurs diocésains des OPM à Parakou, au Centre Pastoral.


4 juin    Rencontre avec les recteurs de nos séminaires à l’Archevêché à 9 h 30.


7 juin     Fête du Sacré-Cœur. Journée mondiale de prière et de sanctification pour les prêtres. Messe à 10h au Monastère l’Etoile Notre Dame avec tous les prêtres. Nous y restons  toute la journée.


9 juin    Confirmations à Bétérou à 9 h 30.


11 juin    Conseil presbytéral à 9 h 30 à l’Archevêché


12 juin    Réunion à l’Archevêché pour la révision des statuts de nos hôpitaux.


13 juin    A Cotonou pour rencontre avec le nouveau Nonce.


15 juin    Journée de l’Enfant africain. Messe à 10h à la cathédrale.


16 juin    Fête des pères et des mères au Centre Pastoral Guy Riobé.


23 juin    Confirmations à l’Université à 9 h.


30 juin     Confirmations à Kika à 10 h.

 « La femme vaillante, qui donc peut la trouver ? Elle est infiniment plus précieuse que les perles. Son mari peut avoir confiance en elle : au lieu de lui coûter, elle l’enrichira.
Tous les jours de sa vie, elle lui épargne le malheur et lui donne le bonheur. Elle a fait provision de laine et de lin, et ses mains travaillent avec entrain. Sa main saisit la quenouille, ses doigts dirigent le fuseau. Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux. Décevante est la grâce, et vaine la beauté ; la femme qui craint le Seigneur est seule digne de louange, Reconnaissez les fruits de son travail : sur la place publique, on fera l’éloge de son activité» (Pr 31,1…31). :;

Si quelqu’un vous dit du mal des femmes, ouvrez vite votre Bible, et fermez-lui la bouche, en lui  lisant  ce passage du Livre des Proverbes. Et encore ce n’est qu’un extrait. Le texte complet est d’une richesse insoupçonnée. Quel titre donner à cette belle page biblique ? Certains proposent “la femme vaillante“, d’autres “la femme parfaite“, d’autres encore “la femme idéale“. Peut-être que le meilleur titre c’est “la femme idéale“, ou “la femme qu’il faut“. Plus qu’un poème c’est un texte inspiré, à la gloire  de la femme. C’est la description d’une femme que Dieu a rempli de sa sagesse, et elle répand le bonheur dans sa famille et  autour d’elle. Et  qui ne voudrait pas vivre avec une femme pareille ? Lisez tout le texte et vous me donnerez raison. Si le Verbe s’est fait chair, on pourrait ajouter, sans risque de se tromper, que la  sagesse s’est faite Femme. Rendre la société heureuse, c’est cela le plan de Dieu pour l’humanité. Et ça commence en famille. Et le pilier c’est la femme. Dégustons ensemble et lentement d’autres versets de la Bible. La puissance de la Parole de Dieu peut changer notre regard et nos idées négatives sur la femme.
« Une femme de valeur est une couronne pour son mari » (Prov. 12). Une couronne n’est pas seulement un ornement visible mais aussi un insigne de dignité, une marque d’honneur. Cela signifie que le bonheur de l’homme dépend de la femme épanouie. Quelle audace de la part de l’Ecrivain sacré. Les hommes ont donc intérêt à travailler à l’épanouissement de leur épouse. Elles ont besoin qu’on soit tendre envers elles, qu’on n’oublie pas de les remercier, les féliciter, et  leur faire la fête. Elles ont besoin de l’attention affectueuse et protectrice de l’homme. Ecoutons encore :
« Femme bonne fait un mari heureux et double le nombre de ses jours. Femme vaillante fait la joie de son mari qui passera dans la paix toutes ses années » (Si 26, 1). Avis à ceux qui veulent vivre longtemps ! On comprend aisément alors que le Pape Jean-Paul II ait écrit dans “La Dignité de la femme“ que Dieu a créé l’homme et l’a confié à la femme. En effet, “on obtient tout d’une femme quand on sait l’apprécier“. Ne sont-elles pas restées fidèles au Christ jusqu’au pied de la croix ? Jésus a fait d’elles les premières messagères de la Bonne Nouvelle. Continuons.
« Là où il n’y a pas de clôture, le domaine est au pillage, là où il n’y a pas de femme, l’homme erre en se lamentant » (Si 36, 29-30). C’est la femme qui, en un certain sens, canalise l’homme. Elle est  pour lui comme une digue qui empêche la dispersion, la divagation, l’éparpillement et le vagabondage. D’ailleurs un aphorisme populaire le dit bien : “derrière un grand homme, il y a toujours une grande dame“. Ah si les femmes connaissaient leur valeur, si elles savaient ce que le Créateur a mis en elles ! Elles n’accepteraient pas les idéologies pernicieuses qui font d’elles des marionnettes à la merci des proxénètes et des propagandistes du “gender“. Et toute cette confusion aboutit aujourd’hui “au mariage pour tous“. Ridicule !...
Dieu créa l’homme à son image, mâle et femelle il les créa (Gen1, 27). En hébreu l’homme et la femme se traduisent  : Ish et Isha. Créée à l’image de Dieu, la femme est égale à l’homme et différente à la fois. C’est là sa richesse qui repose sur sa féminité et sa maternité. Voilà pourquoi l’homme ne peut pas se passer de la femme. La société en a besoin, mais c’est dans le bon sens.
Au lieu du face à face, au lieu du dialogue entre l’homme et la femme, à la place, Satan a suggéré le pouvoir libre et libertin qui se fait séduction et domination (Gen. 3). Or le Créateur des cieux avait un autre projet sur la Femme.
Elle est Aide de l’homme. C’est le même mot attribué à Dieu qui vient au secours de l’homme. Notre secours est dans le nom du Seigneur. Le secours de l’homme c’est la femme. « Son mari lui fait confiance. Elle lui épargne le malheur et lui donne le bonheur ».Voilà pourquoi pour fragiliser l’homme et détruire la société, il faut empêcher la femme de jouer son vrai rôle. Satan a vu clair dès le départ. Une femme dévergondée est pire qu’une catastrophe naturelle. Elle entrainera des dizaines, des centaines et pourquoi pas des milliers dans sa chute. Ses enfants seront mal éduqués et iront grossir le rang des corrompus, des poseurs de bombes ou coupeurs de route.
Ce qui fait que cette femme est extraordinaire, c’est qu’elle ne fait rien d’extraordinaire. Elle ne milite pas dans un parti politique ou dans un syndicat. Elle n’est pas soldat. Elle n’est pas directrice d’un cabinet, ni PDG, ni ministre, ni député, ni docteur, ni maire, ni délégué dans un village. Rien de tout cela. Elle est femme au foyer, une bonne ménagère comme on dit.
    Que les femmes africaines arrêtent de vouloir se  modeler sur des idéologies occidentales contre nature, sur des spots publicitaires trompeurs. Leurs auteurs mécréants vont se retrouver face à un trou noir. Et si on n’y prend garde, ils vont entraîner le monde dans une voie sans issue. Apprenons à discerner les dangers de cette nouvelle éthique mondiale qui n’a d’éthique que le nom. La femme masculinisée ne sauvera pas la société. La femme castrée qui va à la conquête du pouvoir politique en se dévalorisant ne sauvera pas la société non plus. Il faut revenir au plan du Créateur, Dieu le Père. 
    Si j’étais président de la République, soyez rassurés que je ne serai pas candidat aux prochaines élections, je donnerais un salaire consistant aux femmes ménagères. Et on  aurait moins de problèmes dans la société. Ce n’est pas de la démagogie. Elles sont souvent désignées comme des femmes qui ne travaillent pas. Or sans leur précieux dévouement  dans nos maisons, aucune famille ne tiendrait. Leur travail est irremplaçable.
    Malheureusement aujourd’hui, les femmes ne veulent plus rester au foyer. Elles veulent travailler (=fonctionner). “L’argent du mari ne suffit pas“ disent-elles. Il y a même pire : « le mari ne nous donne rien. Il nous dit de nous débrouiller ». Voilà pourquoi les femmes vident les foyers. C’est vrai que tout ce que l’homme fait, la femme peut le faire : Secrétaire, bûcheron, enseignante, mécanicienne, chauffeur de bus etc. On les voit sur des motos avec de gros sacs de charbon ou de maïs. On les voit aussi avec  3 ou 4 enfants sur la même moto. Koooi ! où sont les hommes ? Les femmes n’ont pas conçu ces enfants sans leur concours. De plus en plus, les machos reculent dans leur responsabilité de père. Et les femmes-mamans se tuent à la tâche pour nourrir tout le monde.
Mais femme au foyer ne signifie pas femme ignorante, enfermée et bête. Si elle sort de la maison, il ne faut pas qu’elle cesse d’être l’éducatrice et la gouvernante de sa maisonnée. Une dame perspicace m’a confié un jour : « Les hommes nous ont eues.  On nous a dit que pour être égales aux hommes, il fallait sortir du foyer et chercher du travail. Dehors nous travaillons plus qu’eux. Dedans nous travaillons  encore plus qu’eux». Evidemment, prôner l’égalité des sexes sans nuance appauvrit la femme et n’enrichit pas l’homme. Et c’est toute la société qui en pâtit. Mon propos n’est pas de décourager les femmes fonctionnaires de l’Etat. Mon conseil est que les femmes ne désertent pas les familles. Et que leur engagement hors du foyer soit épanouissant et n’abîme pas la vie du couple.
    Dans le même Proverbe 31, la femme participe aux activités commerciales et à des œuvres de charité. Comme c’est beau ! Même sans aller loin, la femme peut se faire de l’argent. Mais il faut qu’elle partage. “Si vous amassez de l’argent, n’y mettez pas votre cœur“. L’argent à vrai dire est neutre. C’est notre attachement désordonné qui peut empoisonner nos relations humaines.
    En fait l’auteur sacré met en valeur deux choses chez la femme qu’il faut : la foi et le don de soi : “La femme qui craint le Seigneur est seule digne de louange“. De saintes femmes ont converti leur mari grâce à leur foi : Sainte Clotilde a converti Clovis, roi de France. Sainte Rita a converti Paolo. Sainte Monique a converti Patrice, le père de St Augustin.
Oh femmes, si vous voulez changer la société, imitez la femme parfaite de la Bible. Cette femme, c’est la Vierge Marie. Au centre de la sainte famille, elle gérait merveilleusement toute personne grâce à sa foi : Joseph son époux, Jésus son fils, Dieu le Père, Dieu l’Esprit Saint, Saint Jean qui l’a recueillie chez lui, et tous les Apôtres réunis au cénacle dans l’attente de l’Esprit Saint.
Enfin voici quelques conseils pratiques pour devenir influentes aux yeux de Dieu : Prier et faire prier. La reine Esther a prié et a réussi à préserver son peuple d’un massacre injuste. La Vierge a prié son Fils et nous a obtenu le premier signe à Cana. Oh femmes chrétiennes, faites un service paroissial (engagement dans un mouvement catholique). Pratiquez les sacrements : l’eucharistie et la pénitence. Faites des retraites spirituelles en couples. Soyez promptes à pardonner dans la sincérité.
Pour conclure, donnons la parole à Benoît XVI. Il nous dit combien il compte sur les femmes catholiques africaines : “Continuez de défendre la vie car Dieu vous a constituées réceptacles de la vie. L’Eglise sera toujours votre soutien. Aidez par vos conseils et votre exemple les jeunes filles …. Soutenez-vous mutuellement ! Vénérez les plus âgées d’entre vous. L’Eglise compte sur vous pour créer une “écologie humaine“ par l’amour et la tendresse, l’accueil et la délicatesse, et enfin la miséricorde, valeurs que vous savez inculquer aux enfants et dont le monde a tant besoin. Ainsi, par la richesse de vos dons proprement féminins, vous favoriserez la réconciliation des hommes et des communautés“ (Africae Munus 59).


+ Pascal N’KOUE
  Omnium servus

 


Nouvelles de famille


    Bénissons le Seigneur pour le don du Pape François, qui comme Saint François d’Assise nous rappelle la simplicité de l’évangile.
    Nous remercions vivement les diverses personnes qui nous ont visités le mois dernier : Responsables du Secours Catholique de France, de la DCC, Marie-GIRARD d’Aix-en-Provence, Madame Elisabeth POGNON.
    Nous ne tarirons pas de gratitude envers le Nonce Apostolique Mgr Michaël A. BLUME qui vient de passer 7 ans au Bénin. Que Dieu l’accompagne en Ouganda, son nouveau poste.
    Le Père Minta WOJTECK est élu responsable du secteur de Guéma. Le Père Sosthène ALAPINI, responsable du secteur de la Cathédrale.
    Nous remercions le Père Alphonse QUENUM, venu commenter à notre presbyterium sa Lettre ouverte à ses confrères prêtres. Quelle disponibilité ?
    Nous bénissons le Seigneur pour les nombreux baptêmes d’adultes qui ont eu lieu la nuit de Pâques à la cathédrale.
    Toutes les paroisses sont priées de s’engager pour le projet de reboisement dans les régions sèches de notre Archidiocèse.
    Le dimanche du Bon Pasteur, la quête est impérée pour soutenir la pastorale des vocations.
    Pour le jubilé de nos 70 ans d’évangélisation, nous attendons encore la composition d’une hymne.


Quelques dates


2 avril     Rencontre avec les lecteurs de notre famille diocésaine au Centre
 pastoral


7 avril    Dimanche de la miséricorde divine. Messe à Yébessi.


8 Avril    Solennité de l’Annonciation.


9-12 avril    Formation des catéchistes au Centre pastoral.


12-14 avril     Visite pastorale à Saint Joseph d’Alaga


18 avril    Conseil permanent de la Conférence Episcopale à Bohicon.


20 avril     Bénédiction de l’église de Titirou à 9 h.


21 avril     Journée mondiale de prière pour les vocations. Messe au Monastère du
 Kokubu


24 avril     Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9 h 30.


25 avril    Rencontre avec les séminaristes au Séminaire Notre Dame de Fatima.


26-28 avril     Visite pastorale à Titirou.


Alléluia ! CHRIST EST VIVANT ! Alléluia !
Bonne fête de Pâques !


Le mois de mai est devenu synonyme de « mois de Marie ». Ça ne se discute pas. Tout un mois est dédié, offert, consacré à Marie. Et pour cause, n’est-elle pas la Vierge des vierges, l’Immaculée Mère de Dieu, la Médiatrice de toute grâce, la Reine des cieux et Reine des familles etc. ? Un mois à elle toute seule c’est même trop peu. La preuve, il y a un autre mois qui lui est dédié et qu’on appelle le mois du Rosaire : c’est octobre. Mais revenons au mois de Mai.

Le Créateur de l’univers a fait de mai le mois le plus beau pour l’offrir à sa douce Mère, qui est notre Mère. Observez avec moi : la nature reverdit, après son dépouillement brutal causé par la saison sèche et l’agression sauvage des feux de brousse. Les premières pluies redonnent un bel aspect  aux arbres qui ployaient piteusement sous une épaisse couche de poussière de l’harmattan. Les oiseaux, au plumage multicolore, réapparaissent dans le firmament, et chantent gaîment  leur  hymne national invariable, mais toujours beau. Les couchers de soleil sont brusques, mais féériques et envoûtants. Les géants caïcédrats sont bercés pacifiquement par les vents doux et humides qui viennent du sud. On recommence à entendre le glouglou de l’eau des rivières, après la longue saison sèche où tout avait tari. Les ruminants apprécient  les gras pâturages et remercient  le Ciel dans leur patois indéchiffrable. Les poissons de l’Okpara, dans la sauce d’arachide bien épicée, réjouissent à nouveau le palais des gourmets. Les plus pauvres s’offrent plusieurs repas par jour, grâce à la cuisine gratuite du bon Dieu : mangue, karité et néré, fruits abondants et même surabondants. Et que dire des flamboyants, pareils à de grandes dames élégantes aux perruques radieuses où domine le rouge vermeil. On respire mieux. Et malgré les coupures indisciplinées de la Société Béninoise d’Electricité et d’Eau (SBEE), les chrétiens chantent à cœur joie l’alléluia vibrant de Pâques, après la lessive spirituelle de la semaine sainte. Vive le mois de Marie ! Réveillons notre dévotion envers elle ! Mettons-nous à son école pour mieux dire notre gratitude à Jésus, le Sauveur.

La Sainte Vierge Marie est vraiment un “patrimoine’’ universel, ignoré malheureusement  de  l’ONU. Dommage ! Que de fois, j’ai vu des femmes musulmanes entrer dans mon modeste évêché pour s’incliner devant sa statue! Que de personnes j’ai vu faire un signe de respect à la Vierge depuis le portail d’entrée avant de continuer leur route ! J’entends encore ce professeur catholique me dire : “c’est un de mes collègues protestants qui m’a convaincu de l’importance de la dévotion mariale et qui m’a enseigné à réciter le chapelet’’. Tout le monde a besoin de cette Vierge incomparable. Elle est plus œcuménique qu’on le pense. Tournons-nous vers elle.
Oh catholiques, notre Seigneur a dit quelque part : “Les publicains et les prostituées vous devanceront dans le Royaume des cieux’’. Il aurait pu ajouter : les non-catholiques vous devanceront dans la dévotion à ma Mère. Ils découvrent de plus en plus qu’elle est la médiatrice de toute grâce, l’avocate du genre humain. Elle est apparue dix-huit fois à Lourdes en 1858, six fois à Fatima (au Portugal), je ne sais combien de fois à Quibeho (au Rwanda). Et c’est toujours chez les catholiques. Qu’en faisons-nous ? Elle a souvent le saint rosaire à la main. Et sa demande la plus insistante est qu’on récite cette prière. Savez-vous pourquoi ? A cause de ce qu’on y gagne. A cause des 15 promesses qu’elle fait aux dévots du Rosaire. Et ce ne sont pas des promesses de campagne électorales. Elle est Mère de Dieu, Reine du Paradis, Ambassadeur plénipotentiaire du Ciel sur la Terre. Son pouvoir, elle le tient directement de Dieu et non du peuple par des fraudes électorales, tripatouillage des bulletins, ou bourrage des urnes. Pour elle, il ne s’agit pas d’un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois. C’est un privilège divin à vie ! Lisez attentivement et avec foi ses promesses :

1. A tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces.
2. Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire recevra quelques grâces remarquables.
3. Le Rosaire sera une armure très puissante contre l’enfer ; il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies.
4. Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux  âmes les miséricordes divines les plus abondantes ; il substituera dans les cœurs l’amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront par ce moyen !
5. Celui qui se confie à moi, par le Rosaire, ne périra pas, (c’est-à-dire ne se séparera pas de Dieu pour toujours).
6. Celui qui récitera pieusement mon Rosaire, en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur : Pécheur, il se convertira ; juste, il croîtra en grâce et deviendra digne de la vie éternelle.
7. Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du Ciel.
8. Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront, pendant  leur vie et à leur mort, la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des bienheureux.
9. Je délivrerai très promptement du Purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire.
10. Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d’une grande gloire dans le ciel.
11.     Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l’obtiendrez.
12. Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités.
13. J’ai obtenu de mon Fils (Jésus) que tous les dévots du Rosaire aient pour frères, pendant la vie et à l’heure de la mort, les saints du ciel.
14. Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et sœurs de Jésus-Christ.
15. La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination.

Tout est dit dans ces promesses. Un vrai dévot  de Marie est un bon chrétien, réconcilié avec lui-même, avec le prochain, avec Dieu. Vous comprenez alors pourquoi Satan fait tout pour que nous trouvions ennuyeux le chapelet ou le rosaire.
Un jour un exorciste oblige le Démon à dire ce qui le dérange tant chez Marie. Et le Démon  de répondre : “Parce qu’elle est la plus pure des créatures, et moi la plus immonde. Elle est la plus obéissante de toutes les créatures et moi la plus rebelle. Elle est celle qui n’a jamais commis le moindre péché, et du coup, elle arrive toujours à me vaincre’’. Satan avoue ainsi en infériorité. La Sainte Vierge est la “Virgo potens“ et est capable de le vaincre. Elle est Force et  Rempart. Désormais nous savons à qui nous confier. Et spécialement en ce mois, elle nous souffle à l’oreille : “Il faut dire le chapelet tous les jours“. Parce que cette prière est exorcisante, elle nous pousse à la conversion, à l’humilité, à la foi, à l’amour de Dieu et du prochain, pour éviter le feu de l’enfer. Eh oui, on ne parle presque plus du feu éternel. Et pourtant !
A Fatima (Portugal), Marie a montré aux enfants la vision de l’enfer, où tombent beaucoup d’âmes, parce qu’il n’y a personne pour prier pour elles. A Quibeho, précisément le 15 août 1982, les voyantes  ont assisté à ce qui a été interprété comme la préfiguration du génocide rwandais. La Vierge, ce jour-là, apparaît en larmes et les jeunes filles voient “un fleuve de sang, des personnes qui s’entretuent, des cadavres abandonnés sans sépulture, un arbre entièrement en feu, un gouffre béant, un monstre, des têtes décapitées…’’. Un scénario qui nous invite à nous ressaisir.
A la fin de chaque dizaine, reprenons lentement la prière de l’ange de Fatima : “O bon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez toutes les âmes au ciel, spécialement celles qui en ont le plus besoin de votre miséricorde’’. Il ne s’agit pas d’avoir peur du feu qui ne s’éteind  pas mais d’aimer.
Aimons la Vierge Marie. Comme de petits enfants, courons vers elle, prenons-lui la main, sautons-lui au cou. Parlons-lui en toute confiance. Elle aime s’occuper des détails de notre vie. Elle est notre Maman. A tout âge on peut tomber amoureux d’elle. En effet, Jean-Marie VIANNEY, tout enfant, s’était attaché à une statuette de la Vierge que lui avait donnée sa mère. Et il l’amenait partout avec lui pour la prier : “La Vierge Marie, dit-il, c’est ma plus vieille affection. Je l’ai aimée avant même de la connaitre“.
Et le petit François, un des trois voyants de Fatima, à 9 ans, ne récitait-il pas jusqu’à huit chapelets au moins, par jour ? C’était sa manière de contempler le  Sauveur avec les yeux de Marie, élevée au Ciel corps et âme. A travers le chapelet, nous pouvons confier à la Reine des reines les âmes des fidèles défunts et tous les besoins de notre Terre : la paix dans les familles et dans le monde. Dieu ne résiste pas à sa prière d’intercession.
 Qu’ils soient bénis les couples qui enseignent à leurs enfants à prier le chapelet. Qu’ils soient bénis les hommes et femmes, les CEV, et autres Communautés qui se tournent régulièrement vers la Mère de Dieu pour prier le chapelet. Nos écoles catholiques n’en sont pas exemptées. A une heure de la journée, il faut tout couper, tout éteindre, tout arrêter : téléphone portable et non portable, télévision, ordinateur, radio, conversation utile et inutile pour la prière du chapelet, ce puissant instrument tout simple, à la portée de tous, qui renouvelle les cœurs et nous tient enracinés en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme.
C’est le mois de Marie. Lançons une croisade déterminée contre les démons de la négligence, de la tricherie, du mensonge, de la médiocrité, de la paresse. Avec le chapelet, nous vaincrons. Avec la Vierge Marie, notre salut est assuré. Le péché se détruira. Les nœuds vont se défaire. L’union des cœurs reviendra dans les familles. Rien n’est impossible à Marie. Et nous chanterons les merveilles de Dieu dans nos vies. Alléluia !


+Pascal N’KOUE
omnium servus

 


Nouvelles de Famille


•    C’est le mois de Marie. Prions le chapelet dans nos familles et nos écoles. Pas de négligence. Vérifions si nos enfants ont toujours avec eux leur chapelet, sinon leur en offrir.
•    Et si on ajoutait le nom de Marie à tous nos enfants qui naissent pendant le mois de mai !
•    Nous remercions la délégation de l’Association des Familles Rurales de Vittorio Veneto, conduite par leur Président Alessandro Toffoli. Ils passent au début de ce mois pour découvrir notre diocèse.
•    Une délégation des amis Basques, du diocèse de San Sebastian, conduite par Josetxo, viennent demeurer deux semaines ce mois-ci à Parakou et à Natitingou. Qu’ils soient les bienvenus.
•    Des médecins spécialistes en ORL et en chirurgie pédiatrique arrivent au début de ce mois à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta. Contacter sans retard l’hôpital.
•    Le Père Richard HENNOU est élu Responsable du secteur de Tchaourou.
•    Le Père ANANI Marie Luc, fidei donum, venu de Lokossa est Directeur du Collège Père Georges HOUNYEME à Tchaourou.
•    Le Père Aristide GONSALLO est nommé Coordinateur de nos hôpitaux et centres de Santé.
•    Nous attendons des artistes une proposition de l’image de Notre-Dame de Komiguea, Reine des familles. Nous attendons aussi les dons généreux de tout le monde pour la construction de ce Sanctuaire marial.


Quelques Dates


1er mai :    Pique-nique à Gâh-Baka avec le Clergé diocésain. Bonne fête aux vrais travailleurs en ce jour de Saint Joseph le charpentier.


9 mai   :    Vœux solennels au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Messe à 9h.


10 mai :    A 9 h 30. Rencontre  avec une délégation des élèves catholiques à  la Curie.


11 mai : Messe des 25 ans du CPET Don Bosco à 8 h 30.
            Rencontre  avec la Mère Provinciale des Filles de la charité du S.C.de Jésus.


12 mai :    Confirmations à Tchaourou.


13 mai :      Visite de l’école catholique de Sirarou à 9 h 30.


16 mai :      Rencontre à l’Archevêché du Bureau National de l’UCB (Union du Clergé
Béninois). 

    
19 mai :      Pentecôte : Messe à la Cathédrale à 9h30.


20 mai :    Lundi de Pentecôte : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.


22 mai :      Assemblée générale des agents pastoraux (Toute la journée) au CPGR.


23 mai : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.
            Rencontre avec les Séminaristes au Séminaire  Notre-Dame de Fatima à 19h15.


24 mai :      Conseil Diocésain pour les Affaires Economiques à l’Archevêché à 9 h 30.


25 mai :      Bénédiction de chapelle et Confirmations à Yebessi à 9h30.


26 mai :    Confirmations au Sanctuaire du Christ Rédempteur  de l’Homme à 9 h30.


27 mai :    Voyage sur Porto-Novo


28-30 mai :    Session plénière de la Conférence Episcopale à Porto-Novo.


31 mai :    A Misserété : Célébration des 25 ans du Séminaire propédeutique


Pour introduire mon propos sur la réconciliation des couples dans le mariage, je pars d’une légende.

Dieu prit la rondeur de la lune et l’ondulation du serpent,la sveltesse du roseau,le tendre regard du chevreuil et l’inconstance de la brise,les pleurs des nuages et la gaité du soleil,la timidité du lièvre et la vanité du paon,le goût sucré du miel et la cruauté du tigre,il mêla toutes ces choses et en forma la femme ! Elle était gracieuse et séduisante ! Et la trouvant plus jolie que l’ibis ou la gazelle, Dieu, fier de son œuvre, l’admira. Il en fit cadeau à l’Homme…

Huit jours après, l’homme penaud, vint trouver Dieu :« Seigneur, la créature dont tu m’as fait don, empoisonne mon existence, elle bavarde sans trêve, elle se lamente pour un rien, elle pleure et rit tout à la fois, elle est inquiète, exigeante, tracassière ! Elle  est toujours après moi… elle ne me laisse pas une minute de repos… Je t’en prie Seigneur reprends-là, car je ne puis vivre avec elle »… Et Dieu paternel reprit la femme.

Mais au bout de huit jours, l’homme revint vers Dieu : « Seigneur, ma vie est bien solitaire depuis que je t’ai rendu cette créature… Elle chantait et dansait devant moi, et quelle suavité quand elle me regardait, sans tourner la tête, du coin des yeux ! Elle jouait avec moi et il n’y a sur les arbres aucun fruit qui soit aussi bon que ses caresses. Je t’en prie, Seigneur, rends-la-moi, je ne puis vivre sans elle… »Et Dieu lui rendit la femme…
Huit jours s’écoulèrent encore et Dieu fronça les sourcils en voyant l’homme revenir avec la femme et la pousser devant lui en disant :« Seigneur, je ne sais comment cela se fait, mais je suis certain que cette créature me procure plus d’ennuis que de plaisir. Reprends-la, je n’en veux plus…. ». A ces mots Dieu se fâcha :«Homme, retourne dans ta hutte avec ta femme et apprends à l’aimer. Si je la gardais, dans huit jours tu m’importunerais encore pour la revoir ».Et l’homme se retira, en disant :« Malheureux que je suis, deux fois malheureux, car je ne puis vivre avec elle et je ne puis vivre sans elle ».


C’est beau le mariage, n’est-ce pas ? Au début on s’aime d’amour fou. Tout est fantastique. Mademoiselle est la fille la plus adorable, monsieur est l’homme le plus génial. Comme deux pigeons amoureux, ils s’enlacent et s’entrelacent. Mais avec le temps,ils se lassentl’un de l’autre et se délassent. Les causes d’incompréhension sont multiples.
Alors, de la guerre froide on passe à la guerre chaude. Des soupçons on passe aux accusations. Et tout cela est causé par un manque de communication sincère ou une insuffisance de dialogue. Petit à petit, l’un empoisonne la vie de l’autre. Le mari découvre chez son épouse les mêmes défauts de sa belle-mère. L’épouse découvre chez son mari tous les péchés capitaux des hommes et même quelques-uns en plus. On se peint avec des injures scabreuses ; on fait des réflexions blessantes, on accumule des plaintes puériles. Les secrets qu’on s’est confiés dans le creux de l’oreille, et que personne ne devrait entendre, résonnent désormais sur les places publiques, et sont plus bruyants que les entonnoirs des muezzins. Parfois les assiettes volent en éclats et les effets de madame sont jetés avec brutalité dans la rue… Drôle d’amour ! C’est l’enfer.
Le couple, c’est la grande question de toutes les époques. Aimer ce n’est pas toujours facile. Et la tentation à portée de main c’est le divorce. Au temps de Jésus, le problème de divorce se posait en ces termes : est-il permis de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? Notre Sauveur a tranché la question une fois pour toutes. Le mariage est définitif et irrévocable. Jésus a interdit la répudiation et le remariage. Car derrière un couple divorcé, il y a deux cœurs en lambeaux ; et derrière un couple recomposé, il y a toujours deux familles décomposées.

Le maître-mot est : “il faut se re-séduire“. Tout le secret est là.Consultons Dieu : “Mon épouse infidèle, je vais la séduire. Je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur…“ (Osée  2,16). Le livre du prophète Osée est admirable. C’est l’histoire de Dieu, amoureux de son peuple Israël. Son amour est têtu, obstiné, tenace, c’est du jusqu’au bout. Dieu a entouré son épouse de mille tendresses, mille protections, l’a dorlotée, chouchoutée et pourtant ça n’a pas marché. L’épouse a déçu par ses infidélités. C’est que l’amour réciproque n’est pas automatique. Eh oui, l’êtreaimé peut rester insatisfait tout simplement parce que nous sommes des êtres finis.On s’imaginealors qu’avec un autre ça irait mieux. Or, Dieu seul peut combler notre cœur. Et nous banalisons son amour.
En plus, l’homme et la femme n’aiment pas de la même manière. Ils n’ont ni la même psychologie ni les mêmes centres d’intérêt. Du coup, ils ne réagissent pas de la même manière.Ce qui est un détail insignifiant pour l’un peut être de grande importance pour l’autre. La femme, par exemple, est sensible aux attentions minutieuses. Elle les donne aux enfants et au mari, et elle attend au moins qu’on les remarque. L’indifférence de son époux peut donc la faire souffrir ; comme une petite caresse, un simple merci, un regard tendre peut lui procurer beaucoup de joie. Les hommes sont souvent absorbés par des tâches extérieures. Or les femmes adorent la présence rassurante de monsieur à la maison. Evidemment, il ne s’agit pas du monsieur violent et qui grogne tout le temps.
Les règlements de conflits demandent que madame et monsieur s’asseyent pour s’écouter réciproquement, gérer dans le calme les gémissements et les plaintes de l’autre, revenir sur les sujets difficiles et délicats qui n’ont pas encore trouvé de solution.  Car les tords sont souvent partagés. Nul n’est parfait. C’est tellement beau de reconnaitre ses tords et de demander pardon. Bref, il faut se “vidanger“ et se faire confiance à nouveau. Attention aux interférences extérieures qui peuvent être de véritables parasites nocifs. Les mauvais conseillers, injustes dans leurs délibérations parce que sentimentaux,ne seront jamais les payeurs. Evitez donc ces incendiaires sournois qui ne pensent qu’à rallumer les sujets qui fâchent. Ils sont plus dangereux qu’un scorpion dans votre habit. Faites plutôt appel aux pompiers (un  prêtre sage, un couple ami impartial),qui éteignent vos révoltes en vous aidant à vous expliquer calmementdans la vérité. Car “amour et vérité se rencontrent“…

Trop de couples manquent d’humour, de tendresse et surtout de pardon. Or l’amour repose sur trois piliers : le sourire,l’humilité et le pardon. Soulignez le pardon de trois traits. S’embarquer dans le mariage sans s’être exercé à posséder ces vertus c’est choisir d’être le kamikaze qui fera sauter impitoyablement tôt ou tard le couple.Evidemment, comme pour tout chrétien, la foi, l’espérance et la charité seront sans conteste les trois principaux dons de Dieu au couple. Cela revient à dire qu’il faut aimer l’autre avec le cœur même de Dieu, aimer le premier, gratuitement, pour le meilleur et pour le pire, c’est-à-dire jusqu’à mourir pour l’autre. Car il n’y a pas de plus grand amour pour un conjoint que de donner sa vie pour sa moitié…

Dans le couple, la transparence s’impose. Il faut tenir le conjoint au courant de ce qu’on fait.La solution quand ça ne va plus ce n’est donc pas de rompre mais de se retirer  au désert pour se parler cœur à cœur, pour se séduire  à nouveau : une bonne retraite dans le silence d’un monastère ou dans un foyer de charité ou encore un voyage d’amoureux. Cela permet une cure de désintoxication de l’amour frelaté. Et là on redécouvre ce que l’autre aime ou ce qu’il attend réellement de vous, et que vous pouvez lui donner gratuitement. Refaites-vous confiance. Et prenez la ferme résolution de sauver votre couple. N’exigez surtout pas de garantie. La Vierge Marie par son fiat n’a demandé aucune garantie à l’ange. Elle a fait confiance jusqu’au bout.

Encoreune petite idée : se ressouvenir de la bague d’alliance. La bague au doigt, ce  n’est pas la corde au cou. C’est le gage d’amour et de fidélité. Il symbolise la confiance que vous avez faite à Dieu de vous aider à tenir bon dans le mariage. Elle n’est pas non plus une assurance-tous-risques contre les infidélités  et les soupçons.Réarmez doncvotre volonté. Car sans la volonté, aucun couple ne tient longtemps. Enfin, abandonnez-vous au Seigneur dans la prière. Rien n’est impossible à Dieu. Priez ensemble.

Priez ainsi : “Seigneur Dieu d’Amour, viens au secours de notre couple. Aide-nous à remettre la tendresse et la douceur dans nos cœurs. Donne-nous la force de nous pardonner et de nous re-séduire“. Après cette courte prière, regardez-vous dans les yeux, embrassez-vous tendrement et dites-vous l’un à l’autre : « Je te reçois comme époux (se) et je me donne à toi ». Vous avez reconnu la formule de promesse du jour de votre mariage n’est-ce pas ? Alors, continuez de vous donner l’un à l’autre, restez unis pour la gloire de Dieu et le bonheur de votre famille. Pax vobiscum !

+ Pascal N’KOUE
   Omnium servus 



Nouvelles de famille
    Bienvenue aux Frères de la Communauté Mère du Divin Amour, qui viennent de Côte d’Ivoire le 4 mars, pour un séjour de deux semaines. Nous explorerons ensemble des lieux en vue de leur prochaine mission chez nous.
    Nous remercions vivement ce non chrétien qui s’est dépouillé de 591 ha pour notre diocèse. Prions pour lui et sa famille. Cette région a besoin urgemment d’eau potable. Au secours !
    Le mercredi saint, après la messe chrismale, les pères et les consacré(e)s se retrouvent à l’Archevêché pour les agapes fraternelles.
    Je remercie chaleureusement tous les amis bienfaiteurs de Vittorio Veneto et delFriuli, qui m’ont accueilli chez eux le mois dernier,pour un court séjour. Malgré la crise économique, leur cœur reste ouvert et généreux envers nous. Prions pour eux.
    Nous félicitons les femmes catholiques pour leur dynamisme et encourageons les papas catholiques à se retrouver autour de leurs curés. Le 19 mars, en la fête de Saint Joseph, en faire une journée spéciale pour les papas catholiques.
    Bien vouloir réciter la prière pour le jubilé de nos 70 ans d’évangélisation et la terminer par ces invocations : Seigneur, donne-nous beaucoup de saints foyers chrétiens. Seigneur donne-nous beaucoup de saintes âmes consacrées. Seigneur donne-nous beaucoup de saints prêtres.
    Le Pape Benoît XVI devient Evêque émérite de Rome. Prions pour lui et apprenons à donnerdignement notre démission au bon moment. N’ayons pas honte de reconnaître nos limites.
    J’exhorte tous les prêtres à se rendre disponibles pour les nombreuses confessions pascales.
    Prions pour le repos de l’âme de Maria Cristina, maman de la Sœur Maria José (Argentine).

NB : Jeudi Saint : Quête impérée pour l’Union Pontificale Missionnaire. Vendredi Saint : Jeûne et abstinence. Quête pour les Lieux saints (Israël et Palestine). Grand chemin de Croix. Dimanche dePâques : Quête impérée pour la santé des prêtres.

ALLELUIA ! BONNE FETE DE PAQUES.


Quelques dates


1-3 mars    Visite pastorale pour les communautés de la Piste de Gbégourou.


7 mars    Conseil presbytéral à l’Archevêché, à 9 h 30.


8 mars    Réunion de l’UCB/Parakou au Centre pastoral Guy Riobé.


10 mars    Fête diocésaine des femmes catholiques à la paroisse d’Albarika.


15 mars    Réunion à l’Archevêché pour le relèvement de l’Enseignement Catholique à 9 h 3O.


16-17 mars    Retraite Spirituelle des couples.


16 mars    A la Cathédrale : Messe d’ouverture du Jubilé de la Congrégation OCPSP (100 ans
d’existence)


21 mars    Conseil d’Administtation des hôpitaux de Boko et Papanè à l’Archevêché à 9 h 30.


24 mars    Dimanche des rameaux et dernière semaine de carême. Hâtons-nous de nous réconcilier avant la fête de Pâques.


26 mars    Formation continue du presbyterium au Centre Pastoral Guy Riobé à 9 h 30. Toute la journée


27 mars    Messe chrismale à la Cathédrale à 9 h 30. Les laïcs y sont cordialement invités.


30 mars    Veillée pascale à la Cathédraleà 21 heures.


31 mars    JOUR DE PAQUES : Messe  au Monastère  l’Etoile Notre Dame, à 9 heures.
 

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin

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