Cardinal Robert Sarah, émérite et citoyen. - Madina Men Magazine

 

 

 

 

Card. Robert SARAH

 

Je voudrais partager avec vous ce riche enseignement du Cardinal Robert SARAH, paru dans "L’Homme Nouveau", le 8 mai 2020. Ce fils spirituel du cardinal Bernardin GANTIN saisit l’opportunité de la pandémie Covid-19 pour nous livrer une profonde méditation sur le mystère de l’Eglise, le prêtre, la liturgie du saint sacrifice de la messe, etc. C’est un cri de douleur qui va jusqu’aux défunts. Lisons et méditons ce texte individuellement, en famille, en CEVB, en paroisse etc.

 

 

+Pascal N’KOUE.        Omnium servus

 

Dans de nombreux pays, l’exercice du culte chrétien est perturbé par la pandémie de covid-19. Les fidèles ne peuvent se réunir dans les églises, ils ne peuvent participer sacramentellement au sacrifice eucharistique. Cette situation est source d’une grande souffrance. Elle est aussi une occasion que Dieu nous donne pour mieux comprendre la nécessité et la valeur du culte liturgique. Comme Cardinal Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, mais surtout en profonde communion dans l’humble service de Dieu et de son Eglise, je désire offrir cette méditation à mes frères dans l’épiscopat et le sacerdoce et au peuple de Dieu pour essayer de tirer quelques enseignements de cette situation.

 

On a parfois dit que, à cause de l’épidémie et du confinement décrété par les autorités civiles, le culte public était suspendu. Ce n’est pas exact… Chaque fois qu’un prêtre célèbre la messe ou la liturgie des heures, même s’il est seul, il offre le culte public et officiel de l’Église en union avec son Chef, le Christ et au nom du Corps tout entier. Il est nécessaire de rappeler cette vérité pour commencer. Elle nous permettra de mieux dissiper certaines erreurs.

 

Bien entendu, pour trouver son expression pleine et manifeste, il est heureux que ce culte puisse être célébré avec la participation d’une communauté de fidèles du peuple de Dieu. Mais il peut arriver que cela ne soit pas possible. L’absence physique de la communauté n’empêche pas la réalisation du culte public même si elle l’ampute d’une partie de sa réalisation. Ainsi, il serait erroné de prétendre qu’un prêtre doit s’abstenir de la célébration de la messe en l’absence de fidèles. Au contraire, dans les circonstances actuelles où le peuple de Dieu se trouve empêché de s’unir sacramentellement à ce culte, le prêtre est davantage tenu à la célébration quotidienne. En effet, dans la liturgie, le prêtre agit in personna Ecclesiae, au nom de toute l’Église et in personna Christi, au nom du Christ, Tête du corps pour rendre un culte au Père très bon, il est l’ambassadeur, le délégué de tous ceux qui ne peuvent être là. On comprend dès lors qu’aucune autorité séculière ne saurait suspendre le culte public de l’Église. Ce culte est une réalité spirituelle sur laquelle l’autorité temporelle n’a aucune prise.

 

Il est en revanche inacceptable que les autorités en charge du bien politique se permettent de juger du caractère urgent ou non urgent du culte religieux et interdisent l’ouverture des églises, ce qui permettrait aux fidèles de prier et de se confesser et de communier, du moment que les règles sanitaires sont respectées. Comme « promoteurs et gardiens de toute la vie liturgique », il revient aux évêques de réclamer fermement et sans retard le droit à des rassemblements dès qu’ils deviennent raisonnablement possibles. En cette matière, l’exemple de Saint Charles Borromée peut nous éclairer. Lors de la peste de Milan, il appliquait dans les processions les strictes mesures sanitaires préconisées par l’autorité civile de son temps qui ressemblaient aux mesures-barrières de notre époque. Les fidèles chrétiens ont aussi le droit et le devoir de défendre fermement et sans compromission leur liberté de culte. Une mentalité sécularisée considère les actes religieux comme des activités secondaires au service du bien-être des personnes, à l’instar des loisirs et des activités culturelles. Cette perspective est radicalement fausse.

 

« Le devoir de rendre à Dieu un culte authentique concerne l'homme individuellement et socialement » (Catéchisme de l’Église catholique, 2105).

 

« Ses prêtres ont violé ma loi et profané mes sanctuaires ; entre le sacré et le profane, ils n’ont pas fait de différence et ils n’ont pas enseigné à distinguer l’impur et le pur, … et j’ai été déshonoré parmi eux » (Ez 22, 26). Alors la gloire de Dieu a déserté temple de Jérusalem (Ez 10, 18).

 

Je crois que nous pouvons appliquer ces paroles d’Ézéchiel à notre temps. Nous non plus nous n’avons pas fait la différence entre le sacré et le profane.

 

Nous avons bien souvent méprisé le caractère sacré de nos églises. Nous les avons transformées en salles de concert, en restaurants ou dortoirs pour les pauvres, les réfugiés ou les sans-papiers. La Basilique Saint-Pierre et presque toutes nos cathédrales, expressions vivantes de la foi de nos ancêtres, sont devenues de grands musées, foulées aux pieds et profanées, devant nos yeux, par un lamentable défilé de touristes souvent incroyants et irrespectueux des lieux saints et du Temple saint du Dieu vivant. Aujourd’hui, à travers une maladie qu’il n’a pas positivement voulue, Dieu nous offre la grâce de sentir combien nos églises nous manquent. Dieu nous offre la grâce d’expérimenter que nous avons besoin de cette maison où il réside au milieu de nos villes et nos villages. Nous avons besoin d’un lieu, d’un édifice sacré, c’est-à-dire réservé exclusivement à Dieu. Nous avons besoin d’un lieu qui soit bien plus qu’un simple espace fonctionnel de rassemblement et de divertissement culturel. Une église est un lieu où tout est orienté vers la gloire de Dieu, le culte de sa majesté. N’est-il pas temps, en relisant le livre d’Ézéchiel, de retrouver le sens de la sacralité ? D’interdire les manifestations profanes dans nos églises ? De réserver l’accès à l’autel aux seuls ministres du culte ? De bannir les cris, les applaudissements, les conversations mondaines, la frénésie des photographies de ce lieu où Dieu vient habiter ?

 

Beaucoup de prêtres ont découvert la célébration sans présence du peuple. Ils ont ainsi expérimenté que la liturgie est principalement et avant tout « le culte de la divine majesté ».

 

En célébrant seuls, les prêtres n’avaient plus sous les yeux le peuple chrétien, ils ont alors pris conscience que la célébration de la messe s’adresse toujours au Dieu Trinité. Ils ont tourné leur regard vers l’Orient. Car « c’est de l’Orient que vient la propitiation. C’est de là que vient l’homme dont le nom est Orient, qui est devenu médiateur entre Dieu et les hommes. Par là, vous êtes donc invités à toujours regarder vers l’Orient, où se lève pour vous le Soleil de Justice, où la lumière apparaît toujours pour vous », nous dit Origène dans une homélie sur le Lévitique. La messe n’est pas un long discours adressé au peuple mais une louange et une supplication adressées à Dieu.

 

La mentalité occidentale contemporaine, façonnée par la technique et fascinée par les médias, a parfois voulu faire de la liturgie une œuvre de pédagogie efficace et rentable. Dans cet esprit, on a cherché à rendre les célébrations conviviales et attractives. Les acteurs liturgiques, animés par des motivations pastorales, ont parfois voulu faire œuvre didactique en introduisant dans les célébrations des éléments profanes ou spectaculaires. N’a-t-on pas vu fleurir témoignages, mises en scènes et autres applaudissements ? On croit ainsi favoriser la participation des fidèles, on réduit en fait la liturgie à un jeu humain. Le risque est réel de ne laisser aucune place à Dieu dans nos célébrations. Nous courons la tentation des Hébreux dans le désert. Ils cherchèrent à se créer un culte à leur mesure et à leur hauteur humaine, n'oublions pas qu'ils finirent prosternés devant l'idole du veau d'or qu’ils avaient eux-mêmes fabriqué !

 

C’est pourquoi au moment où le prêtre, dans une véritable identification au Christ et avec humilité, célèbre la sainte Messe, il doit pouvoir dire : « Je suis crucifié avec le christ. Je vis, mais ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 19-20). Il doit disparaître derrière Jésus Christ et laisser le Christ être en contact direct avec le peuple chrétien. Le prêtre doit donc devenir un instrument qui laisse transparaître le Christ. Il n'a pas à rechercher la sympathie de l'assemblée en se posant face à elle comme son interlocuteur principal. Entrer dans l'esprit du Concile suppose au contraire de s'effacer, de renoncer à être le point focal. L’attention de tous doit se tourner vers le Christ, vers la croix, véritable centre de tout culte chrétien. Il s’agit de laisser le Christ nous prendre et nous associer à son sacrifice.

 

La liturgie nous met réellement en présence de la Transcendance divine. Y participer en vérité suppose de renouveler en nous cette « stupor » que Saint Jean-Paul II tenait en haute estime (Ecclesia de Eucharistia, 6). Cette stupeur sacrée, cette crainte joyeuse, requiert notre silence devant la majesté divine. On oublie souvent que le silence sacré est un des moyens que le Concile indique pour favoriser la participation. La participatio actuosa à l’œuvre du Christ suppose donc de quitter le monde profane pour entrer dans « l’action sacrée par excellence » (SC 7)… Tant de fois nous avons communié par habitude et routine, sans préparation ni action de grâces.

 

Quant à nous, les prêtres, avons-nous toujours été conscient d’être mis à part, consacrés pour être les serviteurs, les ministres du culte du Dieu Très-Haut ? Comme l’affirme le prophète Ezéchiel, vivons-nous sans avoir sur cette terre aucun autre patrimoine que Dieu lui-même ? Au contraire, bien souvent nous avons été mondains. Nous avons quémandé la popularité, le succès selon les critères du monde.

 

Il serait heureux, là où cela est possible, que les processions de supplications comprenant les litanies des Saints soient remises à l’honneur. Je voudrais insister enfin sur la prière pour les défunts. En de nombreux pays, les défunts ont dû être mis en terre sans que des obsèques convenables aient été célébrées. Il nous faut réparer cette injustice. Par piété filiale, nous devons entourer tous les défunts d’une ardente prière d’intercession pour le salut de leur âme. Il est heureux en ces cas que, selon les coutumes de chaque lieu, la messe soit suivie d’une absoute célébrée en présence d’une représentation symbolique des défunts (Tumulum, catafalque), et d’une procession vers le cimetière avec bénédiction des tombeaux. Ainsi l’Église, telle une vraie mère, prendra soin de tous ses enfants vivants et défunts et présentera à Dieu au nom de tous un culte d’adoration, d’action de grâce, de propitiation et d’intercession.

 

 

Extrait de la Lettre du Cardinal Robert SARAH,

Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements                                                   8 mai 2020

 

Je redis à tous ma profonde compassion dans ces temps d’épreuves. Je renouvelle mes fraternelles encouragement aux prêtres qui se dévouent corps et âmes et souffrent de ne pouvoir faire davantage pour leurs troupeau. Ensemble nous mesurons que la communion des saints n’est pas un vain mot. Ensemble, bientôt, nous rendrons à nouveau aux yeux de tous, le culte qui revient à Dieu et qui fait de nous son peuple.

 

 

Nouvelles de famille

 

-  Prions pour le repos de l’âme de Pierre, papa de l’abbé Denis Le Pivain.

 

-  Après la célébration des 75 ans de notre évangélisation, que les prêtres diocésains s’attendent à des affectations tous azimuts le mois prochain en vue de préparer les 80 ans avec foi et audace. C’est un appel à l’invention, à la créativité et à l’abandon de soi à l’Esprit.

 

-  L’Economat diocésain dispose de beaucoup de plants pour le reboisement. Cette année encore ce sera gratuit pour ceux qui sont sûrs de planter et de les entretenir.

 

-  Juin est le mois du Sacré-Cœur. La dévotion au Sacré-Cœur comme symbole de l’amour de Dieu se répand surtout au XVIIè siècle avec saint Jean Eudes et Marguerite-Marie Alacoque.

 

-  Nous félicitons la Caritas-BDBD qui a su bien organiser la semaine Laudato Si’ en lien avec la paroisse de Kabo, le Séminaire Mgr Chopard-Lallier et le Centre diocésain "Africae Munus". Après la semaine Laudato Si’ vive l’année Laudato Si’ !

 

-  Bénissons Dieu qui nous a épargnés du coronavirus.

 

-  Alors que les marchés populeux s’animent partout dans les villages et villes du Bénin sans  les gestes barrières et mesures de distanciation, on continue de nous les imposer dans les lieux de culte : c’est du "kaléta". On ne se moque pas de Dieu impunément.

 

-   La Maison de l’Artemisia distribue les produits de qualité qui ont une traçabilité depuis la production écologique en passant par la transformation jusqu’à la distribution. Or nul ne connaît le contenu des emballages du couple Irlande et Amédée KANHONOU qui sème la confusion en se faisant appelé « Maison Africaine de l’Artémisia » (Clément YARGO, Président de l’Association La Maison de l’Artémisia-Bénin).

 

Quelques dates

 

1er juin           : Au Séminaire Providentia Dei pour le reboisement avec séminaristes

 

                        et prêtres formateurs.

 

3 juin             : Conseil presbytéral à 9h30 à l’Archevêché.   

 

                        Messe de requiem pour Louise, maman de l’abbé Augustin TOSSOU à 19h.  

 

4 juin             : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h15.

 

5-6 juin          : A Djougou pour les obsèques de Bio Jacques, papa de l’abbé Pierre.                

 

7 juin             : Confirmations à la paroisse saint Joseph d’Alaga à 9h30.

 

9-11 juin        : Assises de la Conférence Episcopale au Séminaire Saint Gall de Ouidah.                      

 

14 juin           : Messe du Saint Sacrement au Séminaire N. D. de Fatima à 8h.

 

16-17 juin      : Permanence pastorale à Djougou.

 

19 juin           : Fête du Sacré-Cœur. Journée mondiale de prière pour la sanctification

 

                        des prêtres.

 

                        Messe chrismale à 9h30 à la Cathédrale.

 

21 juin           : Confirmations à l’Université à 9h30.

 

23-24 juin      : Visite au Séminaire propédeutique de Ténonrou.

 

28 juin-1er juillet : Permanence pastorale à Djougou.

 

 

 

Pieds d’Artémisia

 

En cette période troublée, on entend tout et son contraire sur le coronavirus. Une panique terrible s’est réellement abattue sur le monde entier : un virus tient à genoux tous les pays et même les grandes puissances. Toutes les stratégies d’attaque et de riposte contre le Covid-19 semblent ne pas servir à grand-chose. Et ça dure depuis des mois. Il y a de quoi avoir la trouille. Face à cette pandémie, les avis des scientifiques, des chercheurs et des experts les plus avisés divergent. Virologues, infectiologues, biologistes, épidémiologistes, naturopathes, thérapeutes divers etc. se contredisent publiquement. Une tour de Babel ! Le problème est vraiment sérieux. Les pessimistes n’y vont pas avec le dos de la cuiller. Les prophètes de malheur prêchent carrément la fin du monde. Les visionnaires alarmistes décrivent une tempête de feu inextinguible. Le concert des lamentations s’amplifie. Les frontières terrestres, aériennes et maritimes sont fermées. En revanche, ces mesures se répercutent négativement sur l’économie mondiale. Tout s’effondre. Le monde entier est atterré, désarmé et même déboussolé. Bref l’avenir est sombre et incertain. Mais le Christ est vivant.

 

 

En effet, les actualités (radio, télévision, réseaux sociaux etc.) nous intoxiquent avec des informations incendiaires et créent en nous l’angoisse et l’anxiété, et même l’insomnie. Nos méninges sont surchauffées et abattus par des images apocalyptiques des nombreux cadavres. Et la psychose s’installe petit à petit en nous et autour de nous. Tout cela à cause de l’incroyable et terrifiant général Covid-19. Qui est-il ce monsieur silencieux, invisible à l’œil nu, et qui sème partout la terreur? Rien qu’une molécule de protéine. Elle provoque d’abord un petit rhume qui peut devenir très méchant en attaquant ensuite les bronches pulmonaires jusqu’à engendrer la mort chez des personnes au système immunitaire déficient. Ceux qui souffrent de certaines morbidités tel que le diabète, le cancer, l’hypertension, l’hépatite, l’asthme et autres problèmes respiratoires et ORL, ou ceux qui sont accrocs à l’alcool, aux drogues, et les personnes âgées sont les victimes potentiels de ce guerrier impitoyable. Sa rage les poursuit férocement. Les mesures sécuritaires et sanitaires internationales avouent, terrifiées, leurs limites : ce sont le confinement (rester chez soi), la distanciation sociale (minimum 1m, le port du masque de protection, ne pas se toucher), l’hygiène (se laver régulièrement les mains avec du savon, savoir tousser et éternuer dans le coude), etc.

 

La mise en quarantaine (14 jours d’isolement) de ceux qui entrent au Bénin est systématique. Les personnes infectées sont prises tout de suite en charge. Dieu merci, elles ne sont pas nombreuses. J’applaudis pour ce dispositif. L’idéal serait, d’après mes informations, de faire une campagne de dépistage massif sur tout le territoire, tester la population à grande échelle, car on peut vivre avec le virus sans présenter aucun symptôme, sans en souffrir. Pour le moment, on n’en est pas là. Mais personnellement, je crois plus efficace une autre piste, celle de l’hygiène alimentaire : fruits, légumes cuits et crus, protéines végétales abondantes et protéines animales avec modération, féculents avec sobriété. La maxime d’Hippocrate reste toujours d’actualité : "Que ton aliment soit ta seule médecine". Car nous construisons notre santé au jour le jour. Une alimentation équilibrée joue un rôle capital dans le maintien et le renforcement de nos défenses immunitaires prêtes à réagir contre toute agression étrangère à notre système physiologique.

 

Curieusement, l’alimentation ne fait pas partie des mesures préventives et curatives. Aucun conseil sur l’immunité à renforcer. Les grands médias n’en parlent presque pas. Cette omission de l’O.M.S est très surprenante. Dans chaque région, le Bon Dieu, souverain Créateur du Ciel et de la terre, le Père Tout-Puissant, a mis des plantes médicinales à la disposition des habitants. Il y a introduit des vertus, des bienfaits, des principes actifs pour la santé. C’est en renforçant notre système immunitaire que notre corps se défend mieux des agressions microbiennes, bactériennes et virales. Les remèdes simples, naturels et efficaces sont disponibles et à notre portée. Notre alimentation influence même notre humeur. Quand on est triste et apathique, quand on n’est pas de bonne humeur, des aliments peuvent nous remonter le moral. Dieu a prévu la faune et la flore pour le bonheur de l’homme. Si encore on respectait l’environnement naturel qui nous est indispensable ! Le Pape François nous le rappelle : "les écosystèmes interviennent dans la capture du dioxyde de carbone, dans la purification de l’eau, dans le contrôle des maladies et des épidémies, dans la formation du sol, dans la décomposition des déchets, et dans beaucoup d’autres services que nous oublions ou ignorons" (Pape François Laudato Si’, n° 140). Pour les croyants, le Pape ajoute plus loin "Tout est lié, et cela nous invite à mûrir une spiritualité de la solidarité globale qui jaillit du mystère de la Trinité" ou mystère de la Famille divine (n° 240). Tout vient de Dieu et tout retourne à lui. Revenons donc à lui. Son Fils Jésus nous a dit : "Sans moi vous ne pouvez rien faire" (Jn 15,5). Et encore "J’ai vaincu le monde" (Jn 16,33).

 

Comme pour nous déstabiliser psychologiquement, les défaitistes et les résignés nous disent qu’il n’y a pas de produits pharmaceutiques contre la pandémie actuelle. C’est peut-être vrai. Mais presque toujours, les mesures alternatives naturelles sont souvent plus efficaces et moins dangereuses que les médicaments de synthèse. Le bon sens est de renforcer le système immunitaire. En tout cas au Bénin, le confinement strict n’est pas possible. Car plus de la moitié de la population n’a pas d’eau courante à la maison. En outre, nous n’avons pas la culture de l’épargne ni des prévisions à moyen et à long terme. Nous vivons au jour le jour. Nous nous approvisionnons au rythme des marchés qui s’animent en plein air. Notre Gouvernement l’a très bien compris : il a opté pour le cordon sanitaire que je trouve géniale et judicieux quoique contraignant. Nous avons bien fait de ne pas copier ou singer l’Occident. Le virus étant rapidement transmissible, la fermeture des établissements scolaires et universitaires a été accueillie par beaucoup de parents comme une solution heureuse, mais les marchés ont continué de s’animer comme si de rien n’était. Paradoxe ridicule! La suspension des offices religieux et la fermeture des lieux de culte ont engendré de nombreuses frustrations et interprétations contradictoires. Nous sommes un peuple de croyants. Cela aurait pu être mieux géré. Même les forces de l’ordre se sont bien embrouillées. Toutes les mesures sécuritaires adoptées en Occident ne marchent pas automatiquement en Afrique, particulièrement au Bénin. Les réalités ne sont pas les mêmes. C’est le terrain qui commande, dit-on. Et donc un peu plus de discernement.

 

Revenons aux solutions simples. Revenons à la nature. Tournons-nous vers les richesses locales tant au niveau de l’alimentation que des remèdes. Nous dépendons trop des médicaments toxiques et même des faux médicaments. Voyons plutôt comment nous "blinder" nutritionnellement avec nos produits. Il est temps d’organiser un battage médiatique sur les aliments capables de booster notre santé. La Bible nous dit : "Le Seigneur a créé les plantes médicinales, et l’homme sage ne les méprise pas" (Si 38,4). Un peu de sagesse, nous crie la nature fatiguée d’absorber les engrais chimiques, et toute sorte de poisons et de pollutions. Mettons-nous bien dans la tête que notre premier médicament c’est ce que nous mangeons. C’est comme le carburant qui permet à notre organisme de fonctionner correctement. Voilà pourquoi il nous faut du bon carburant : une alimentation saine, ad hoc et équilibrée, qui fait de notre corps une citadelle imprenable.

 

Si j’avais un conseil primaire à donner à qui aimerait librement m’écouter, ce serait d’éteindre la télévision et autres médias d’information. On n’y parle que des morts. Et on veut nous faire croire que lorsqu’on est testé positif c’est qu’on est déjà mort. Arrêtons de nous intoxiquer. Disons non à la déprime. Céder à la panique nous est nuisible, et ceux qui ont intérêt à nous voir paniqués se frottent gaiement et malicieusement les mains. La chaine LCI filiale de TF1 vient d’annoncer: 0,53 % de décès sur la totalité des 3 162 438 personnes contaminées dans le monde. La peur-panique, ne nous contraint-t-elle pas à signer trop tôt notre arrêt de mort ?

 

En ce moment me vient à l’esprit ce message d’espérance du Pape Benoît XVI prononcé au Bénin: "De cette tribune, je lance un appel à tous les responsables politiques et économiques des pays africains et du reste du monde. Ne privez pas vos peuples de l’espérance !... Il faut devenir de vrais serviteurs de l’espérance… L’Eglise répète : n’ayez pas peur ! L’humanité n’est pas seule face aux défis du monde. Dieu est présent. C’est là un message d’espérance, une espérance génératrice d’énergie, qui stimule l’intelligence et donne à la volonté tout son dynamisme…Espérer ce n’est pas abandonner ; c’est redoubler d’activité. L’Eglise accompagne l’Etat dans sa mission…" (Pape Benoît XVI, Discours au Palais de la Présidence de Cotonou, le 19 novembre 2011). Ne cédons donc pas à la panique collective. Gardons haut le moral, gardons notre sang froid, gardons la tête froide. Sinon nous risquons de mourir de peur et non du coronavirus. La seule chose dont nous devons avoir peur c’est de notre peur. Le désespoir n’est pas permis. L’esprit et le corps sont liés. Si l’esprit est affaibli, le corps ne résiste plus. Si notre esprit est abattu, notre corps suivra. Par contre, si notre esprit est sain et fort, il y a de forte chance que notre corps résiste à toute agression. Les Latins l’exprimaient en une maxime concise: "mens sana in corpore sano".      

 

Concrètement je propose la propolis et l’apikol. Ce sont des solutions naturelles endogènes, validées par la science, pour contrer les maladies des voies respiratoires (grippes, maux de gorge, rhumes, toux, sinusite…). La propolis peut nous protéger efficacement de la Covid-19. Elle augmente les globules blancs et rouges et donc renforce et stimule le système immunitaire. Elle améliore les défenses de l’organisme contre les infections bactériennes, fongiques et virales grâce aussi à ses propriétés antibiotiques. Elle traite efficacement les affections de l’appareil respiratoire par ses effets anti inflammatoires. Il y a aussi l’Apikol, une vraie forteresse anti-bactérienne et antivirale. Ces deux produits naturels sont des supers antiviraux contre la grippe et la bronchite. On les trouve facilement au monastère des Cisterciennes l’Etoile Notre Dame à Parakou. Ce sont comme des contre-poisons que le Dieu de l’univers nous indique surtout en ces temps d’incertitude. Ils présentent l’avantage de n’avoir aucun seuil de toxicité, sauf si, évidemment, on est allergique aux produits de la ruche.

 

Je propose aussi l'Artemisia (super missile anti paludique et anti coronavirustique). Le Président de la République de Madagascar, conseillé par des scientifiques de haut niveau, vient de le promouvoir comme médecine contre le virus, en préventif comme en curatif. Le Sénégal veut le suivre. Alors qu’attendons-nous ? Allons-y ! Chaque soir, une bonne tasse de tisane d’Artemisia Anua ou Afra! Ses vertus anti-virales sont aujourd’hui démontrées. Cette tisane a été utilisée récemment en Chine dans le traitement du Covid-19. On peut en boire à longueur de journée. Ça ne coûte rien. Mieux, plantons deux ou trois pieds dans nos maisons.

 

Prenons aussi au sérieux les solutions naturelles qui nous sont conseillées : le citron (riche en Vitamine C, puissant défenseur des ennemis redoutables de notre organisme), les dattes (excellente source d’énergie), l’ail (réelle mine d’or pour les voies respiratoires), le moringa (coffre-fort de toutes les vitamines qui nous sont nécessaires). Dieu nous donne tout cela gratuitement.

 

Nous avons donc de quoi faire face à l’épidémie. Arrêtons les jérémiades, les plaintes et les cris de détresse. Changeons nos manières de vivre pour transformer le monde selon le plan de Dieu. "A lui, haute gloire, louange éternelle". Bénissons-le dans ses plantes médicinales. Mangeons bien, travaillons bien, prions bien, dormons bien, dialoguons bien. Au total, soyons pleins d’espoir. Ça ira ! Dieu fera ! Le Christ ressuscité a vaincu Satan, le mal, la mort et le péché. Ces réalités sont plus puissantes que le coronavirus dont on peut se débarrasser rien qu’en se lavant les mains avec du savon. Avant de conclure, une question lancinante: Nous savons que le cosmos a sa façon de rééquilibrer les lois qui le régissent quand celles-ci ne sont plus respectées ; nous savons aussi que toute crise est une opportunité pour mieux rebondir, quelles leçons allons-nous tirer de cette épidémie pour aujourd’hui et demain? "A quelque chose malheur est bon" dit le proverbe. Réfléchissons-y sérieusement.

 

 

Et comme nous sommes créés pour le Paradis, je termine avec cette phrase de  Mère Teresa de Calcutta : "Il est en notre pouvoir d’être au Paradis dès ici-bas, et dès ce moment-ci. Etre heureux avec Dieu signifie aimer comme Lui, aider comme Lui, donner comme Lui, servir comme Lui".

+Pascal N’KOUE.        

 Omnium servus

 

Nouvelles de famille

 

-  Le mois de mai, c’est le mois de Marie. Chapelet tous les jours. N. D. des victoires nous rassure de la victoire de Dieu sur le Coronavirus.

 

-   Prions pour le repos de l’âme de Louise, mère de l’abbé Augustin TOSSOU, décédée le mois dernier.

 

-  La messe chrismale a été reportée à la fête du Sacré-Cœur, journée mondiale pour la sanctification des prêtres.

 

-  J’exhorte vivement les établissements scolaires à planter des arbres : nérés, baobab, karité, manguiers, margousiers, etc.

 

-  Avec les mesures préventives contre le Coronavirus, il n’y a pratiquement pas eu de quêtes dans les églises. Que les fidèles montrent une générosité spontanée envers les structures ecclésiales au service des pauvres et malades.

 

-  Rappelons que cette année pastorale est dédiée au Père des Cieux. Saint Joseph le représentant du Père Céleste pour Jésus et pour nous nous servira de modèle extraordinaire en matière de disponibilité absolue envers Dieu. Invoquons-le souvent.

 

-  Le Comité d’organisation des 75 ans d’évangélisation, ayant à sa tête le R. P. Edgard VIGAN, a été reconduit pour une autre période de cinq ans.

 

-  Nous sommes en marche vers le centenaire de notre évangélisation : les mois extraordinaires d’apostolat de l’an dernier sont reconduits.

 

-  Du 16 au 24 mai, le Pape François nous invite à une semaine de Campagne Laudato Si’. Que toutes les paroisses se mobilisent pour marquer ces jours-là en faveur de l’environnement. Avec le Pape, optons pour la protection de la création de Dieu !

 

-  Une leçon à tirer du Covid-19 ? "Mieux vaut compter sur le Seigneur que de compter sur les puissants". Que ceux qui n’ont pas beaucoup d’espace chez eux mettent en terre quelques plants d’Artemisia et de moringa pour renforcer leur système immunitaire.

 

Quelques dates

 

3 mai            : Journée mondiale de prière pour les vocations. Quête impérée pour les O.P.M.

 

4-6 mai         : Permanence pastorale à Djougou.                        

 

10 mai          : A la paroisse de Bétérou à 9h30.

 

12-14 mai     : Conférence Episcopale à Saint Gall de Ouidah.

 

16 mai          : Messe à la Cathédrale à 8h.

 

17 mai          : Messe dominicale à Kabo à 9h30.

 

18 mai          : Visite au Séminaire propédeutique Mgr Chopard-Lallier de Ténonrou.

 

19 mai          : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

22-24 mai     : Triduum en l’honneur de feu Jean PLIYA.

 

26-27 mai     : Permanence pastorale à Djougou.

 

31 mai           : Fête de pentecôte à la Cathédrale. Quête impérée pour le denier de Saint Pierre.

storale à Djougou.

 

31 mai           : Fête de pentecôte à la Cathédrale. Quête impérée pour le denier de Saint Pierre.

 

          En ce temps de carême, encourageons-nous réciproquement à plus de douceur et de gentillesse. "L’homme doux, c’est l’homme calme, gentil, simple, obéissant et pacifique, qui traite bien les gens et ne se dispute avec personne…" (Pape François). Ces traits le rendent aimable, car il vit avec tout le monde en paix, et quoi de plus beau que la paix quand les frères vivent ensemble. Ciblons la langue dans ce message de carême. Saint Paul nous recommande la maîtrise de notre langue en ces termes : "Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche ; mais s’il en est besoin, dites une parole bonne, constructive, capable d’apporter la paix à ceux qui l’entendent… Amertume, irritation, éclat de voix, injures, tout cela doit disparaître de chez vous, comme toute espèce de méchanceté. Soyez bons les uns envers les autres" (Ep. 4, 29-32). Cela s’appelle imiter le Christ doux et humble de cœur.

Les péchés de la langue : les jugements hâtifs, les critiques intempestives, les racontars pimentés, les accusations infondées, les attaques brutales, les soupçons sournois etc. sont des injustices terribles qu’il faut arrêter. On porte atteinte à la bonne renommée de l’autre, je dirais même plus à son honneur et à sa dignité. Ceux qui sont devenus experts dans ce sport ignorent peut-être que Satan exploite leurs frustrations, leurs jalousies, leur anxiété, leurs déceptions pour les rendre hideux etc.

Or Dieu nous a donné la langue pour le louer, le bénir, chanter ses merveilles. Que toute langue proclame que Jésus est Seigneur. Utilisons notre langue pour le bien. L’épître de saint Jacques nous laisse un enseignement étincelant sur la puissance de la langue : "la langue est un petit membre et se vante de grands effets. Voyez comme il faut peu de feu pour faire flamber une vaste forêt. La langue aussi est un feu, le monde du mal…La langue, nul homme ne peut la dompter : fléau fluctuant, plein d’un poison mortel ! Avec elle nous bénissons le Seigneur et Père ; avec elle aussi nous maudissons les hommes, qui sont à l’image de Dieu ; de la même bouche sortent bénédictions et malédictions" (Jacques 3, 5…10).  

Mais comme nous le savons, la langue n’agit pas de façon indépendante. Elle est gouvernée par notre esprit et notre intelligence. "L’usage de la langue tombe exactement sous ce registre où notre liberté est entière et où notre responsabilité est pleine". Cela signifie qu’on n’est pas méchant par accident, ni par hasard. Le méchant est méchant exprès. Quand il nous poursuit de ses médisances et calomnies que faire ? Répondre par la douceur et si c’est possible s’éloigner aimablement et discrètement de lui, c’est-à-dire réduire les fréquentations mais sans violence. Le véritable méchant ne le fait pas une fois en passant. Il a du plaisir à remuer le couteau dans la plaie, il a de la joie à affûter sa langue, sa plume, ses gestes, ses expressions pour mordre. Il est pleinement conscient qu’il veut discréditer, humilier et même démolir quelqu’un ; et il persiste allègrement dans son désir diabolique. Croyez-moi, c’est un homme blessé dans son orgueil, donc malade. Il faut l’aider à en guérir sinon son mal s’aggrave. Un cœur blessé tend à blesser les autres. Une âme triste et aigrie manque souvent de détachement. Elle reste attachée à ses déceptions et frustrations. Elle a du mal à prier et à aimer. Evagre dit :"Si tu désires prier comme il faut, n’attriste aucune âme, sinon tu perds ton temps". Par contre la joie est un remède efficace pour la bonne hygiène spirituelle. Rien ne vaut un sourire pacifique. "Heureux les artisans de paix ils seront appelés fils de Dieu". C’est l’homme pacifique qui mérite d’être appelé réellement fils de Dieu. "Il faut être l’enfant d’un Dieu parfait pour parvenir à aimer quelqu’un qui, pour le moment, nous injurie, nous crache au visage, diffame notre nom, médite de nous faire du mal par jalousie…".

C’est le carême, soyons gentils. La gentillesse est comme l’huile lubrifiante des relations humaines. Elle rend souple ce qui est raide ; elle adoucit ce qui est amer. Celui qui répand la gentillesse sème partout la sympathie, l’harmonie, la sérénité. Dans nos relations, employons à temps et à contre temps ces expressions : merci, pardon, bravo, excuse-moi, gloire à Dieu, Alléluia, Amen, Dieu est bon…

Si quelqu’un nous a offensés, soyons les premiers à le saluer avec sourire à l’appui. Une salutation courtoise est comme un doux massage sur l’esprit encombré de soucis. Ne répondons pas à une insulte par une insulte. Ça désarme l’adversaire et même le déstabilise. Et si nous lui faisons un beau cadeau, ce sera le comble. Avec les bonnes manières, les petits gestes d’affection, on fait reverdir les déserts intoxiqués d’inimitié et refleurir les liens minés, devenus secs, arides et même empoisonnés.

Mais le pire méchant est celui qui vous poignarde dans le dos en continuant de vous sourire hypocritement. Il emploie la ruse, les pièges, la mauvaise foi pour parvenir à ses fins. Il joue au courtois, au gentil en face de vous. Et si vous êtes une autorité, il devient obséquieux envers vous avec un langage mielleux pour vous endormir. En un mot son cœur est double, son visage est double, sa pensée est double. C’est du machiavélisme raffiné. Il peut faire semblant d’être naïf et bon envers tout le monde et surtout envers sa victime. Je ne parle pas de petites méchancetés passagères. Publilius Syrus (1er siècle avant Jésus-Christ) disait : "il faut craindre la méchanceté surtout quand elle prend les dehors de la bonté". Curieusement, beaucoup de méchants vivent et prospèrent dans le mal, le cœur totalement anesthésié, jusqu’à leur mort. Avec des sourires déguisés ils multiplient les victimes.

Utiliser la méchanceté pour répondre à la méchanceté c’est indigne du chrétien. Le bon sens nous dit qu’on n’éteint pas le feu avec le feu. "Œil pour œil, dent pour dent" est un signe de faiblesse, un manque de maîtrise de soi qui entretient le feu de la rancune et de la vengeance.

La réponse des réponses au méchant c’est l’imitation de notre Seigneur Jésus-Christ (Cf. Ph 2,6-11). Le Christ humilié sur la Croix ne répond pas à ses accusateurs ni même au larron qui se moque de lui. C’est le bon larron qui prend sa défense et rappelle à son collègue qu’ils sont tous deux des vauriens, pas le Christ qui se tait. Le silence du Calvaire est un mystère. Quand enfin Jésus s’exprime c’est pour promettre le paradis : "tu seras avec moi, aujourd’hui même, dans le paradis". Ce qui intéresse vraiment le Christ c’est de sauver les pécheurs, donner sa vie, donner le bonheur éternel et non blesser ceux qui le blessent.

Pour ce temps de carême, je n’ai pas trouvé mieux à vous proposer qu’un texte du Pape François tiré de son exhortation apostolique, "Gaudete et exsultate" sur la troisième béatitude : "Heureux les doux…". Exhortons-nous à plus de douceur dans nos rapports. Habituons-nous à dire : "Soyons gentils, c’est le carême ; tout doux, c’est le carême ; patience, c’est le carême ; parlez bien de l’autre, c’est le carême ; ne criez pas sur… c’est le carême. Voilà des expressions qui pourront nous accompagner tout au long de ce carême. Répétons inlassablement "Jésus doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre". Bonne route vers Pâques.

+Pascal N’KOUE.         

Omnium servus

 

« Heureux les doux, car ils possèderont la terre ».

71. C’est une expression forte, dans ce monde qui depuis le commencement est un lieu d’inimitié, où l’on se dispute partout, où, de tous côtés, il y a de la haine, où constamment nous classons les autres en fonction de leurs idées, de leurs mœurs, voire de leur manière de parler ou de s’habiller. En définitive, c’est le règne de l’orgueil et de la vanité, où chacun croit avoir le droit de s’élever au-dessus des autres. Néanmoins, bien que cela semble impossible, Jésus propose un autre style : la douceur. C’est ce qu’il pratiquait avec ses propres disciples et c’est ce que nous voyons au moment de son entrée à Jérusalem : « Voici que ton Roi vient à toi ; modeste, il monte une ânesse » (Mt 21, 5 ; cf. Zc 9, 9).

72. Jésus a dit : « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes » (Mt 11, 29). Si nous vivons tendus, prétentieux face aux autres, nous finissons par être fatigués et épuisés. Mais si nous regardons leurs limites et leurs défauts avec tendresse et douceur, sans nous sentir meilleurs qu’eux, nous pouvons les aider et nous évitons d’user nos énergies en lamentations inutiles. Pour sainte Thérèse de Lisieux, « la charité parfaite consiste à supporter les défauts des autres, à ne point s’étonner de leurs faiblesses ».

73. Paul mentionne la douceur comme un fruit de l’Esprit Saint (cf. Ga 5, 23). Il propose que, si nous sommes parfois préoccupés par les mauvaises actions du frère, nous nous approchions pour le corriger, mais « avec un esprit de douceur » (Ga 6, 1), et il rappelle : « Tu pourrais bien toi aussi être tenté » (ibid.). Même lorsque l’on défend sa foi et ses convictions, il faut le faire « avec douceur » (1 P 3, 16), y compris avec les adversaires qui doivent être traités « avec douceur » (2 Tm 2, 25). Dans l’Église, bien des fois nous nous sommes trompés pour ne pas avoir accueilli cette requête de la Parole de Dieu.

74. La douceur est une autre expression de la pauvreté intérieure de celui qui place sa confiance seulement en Dieu. En effet, dans la Bible on utilise habituellement le même mot anawin pour désigner les pauvres et les doux. Quelqu’un pourrait objecter : “Si je suis trop doux, on pensera que je suis stupide, que je suis idiot ou faible”. C’est peut-être le cas, mais laissons les autres penser cela. Il vaut mieux toujours être doux, et nos plus grands désirs s’accompliront : les doux « possèderont la terre », autrement dit, ils verront accomplies, dans leurs vies, les promesses de Dieu. En effet, les doux, indépendamment des circonstances, espèrent dans le Seigneur, et les humbles possèderont la terre et jouiront d’une grande paix (cf. Ps 37, 9.11). En même temps, le Seigneur leur fait confiance : « Celui sur qui je porte les yeux, c’est le pauvre et l’humilié, celui qui tremble à ma parole » (Is 66, 2).

Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté ! 

Pape François                             

 

 

 

Nouvelles de famille

- "Laissons-nous réconcilier avec Dieu" (cf. 2 Co 5, 20) : c’est le thème du message de carême du Pape François. Les questions d’injustices et de frustrations mais aussi la hargne, les préjugés négatifs sur l’autre, les critiques méchantes empoisonnent nos relations. Un peu d’hygiène spirituelle !

-  Le mois de mars, dans l’Eglise universelle, est dédié à saint Joseph. Incluons une prière à saint Joseph avant ou après le chapelet ou la sainte eucharistie. Il nous aidera à exalter la figure du Dieu-Père, en cette année pastorale dédiée au Père, qui nous envoie en mission.

-  L’opuscule "Tel père telle famille" vient de paraître. Vous le trouverez sur toutes les paroisses. J’y ai proposé quelques solutions aux nombreux problèmes que subissent les familles. Vous y trouverez aussi des prières utiles.

-  Avec le Conseil Presbytéral, nous avons ciblé trois points à faire cette année: ériger ou remettre la statue de saint Joseph dans les églises et surtout les écoles, célébrer le saint sacrifice de la messe "ad orientem" là où c’est possible, et revenir à l’Oraison d’intimité. Je recommande vivement l’opuscule "Messe orientée, messe désorientée".

-  L’aviation de Tourou est fonctionnelle depuis quelque temps. Il y a trois vols réguliers par semaine entre Cotonou et Parakou. Au lieu de 6h de route, en 1h désormais le trajet est fait.

-  Je remercie vivement le Renouveau charismatique diocésain qui m’a apporté une enveloppe consistante pour les Petits-Clercs, futurs séminaristes.

-  Prions pour le repos de l’âme de Melle Jean-Grâce, postulante des Sœurs Albertines, décédée le mois dernier par suite d’une opération chirurgicale.

Quelques dates

3 mars        : Journée de Récollection pour tous les prêtres au Centre Pastoral à 9h30.

5-7 mars     : Rencontre des prêtres Focolarini au Centre Pastoral.

6-8 mars     : Permanence pastorale à Djougou.

10-12 mars : Au Séminaire Propédeutique  Mgr R. Chopard-Lallier de Ténonrou.

15 mars      : Journée de rencontre avec les marguillers et marguillères du diocèse au

                    Centre Pastoral. Messe à 9h30.                         

16 mars      : Rencontre avec Mr Fabrizio, du Groupe Missionnaire de Merano (GMM).

19 mars      : A 9h : Messe à Providentia Dei. Journée de rencontre avec les séminaristes.

                    Fête patronale. Journée de culture générale.

                  : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h10.

20-21 mars : Permanence pastorale à Djougou.

22 mars      : Rencontre avec l’Association des jeunes chrétiens Bariba au Sanctuaire

                    Marial de Komiguea à 10h.

26-29 mars : Assises du Conseil national du (MCCPP) au Centre Pastoral Guy Riobé.

BON TEMPS DE CAREME, BONNE MONTEE VERS PAQUES

En cette année pastorale destinée à Dieu-Père, faisons une petite réflexion sur la vie spirituelle des pères de familles. La bonne relation avec Dieu est le remède préventif et curatif non négligeable pour nos problèmes de famille.

Les ennemis de la foi sont nombreux. Ce sont les mauvais usages du web et des réseaux sociaux, les vidéoclubs, les feuilletons pornographiques, les émissions télévisées et les radios sans censure; ils poussent à la violence ou banalisent l’amour et le sexe. Certains médias se sont donnés pour rôle de déconstruire l'homme créé à l'image de Dieu, de désacraliser le mariage et de détruire la famille traditionnelle. Veuillez discerner et réglementer leur usage en famille. Les mauvaises compagnies, les lectures et spectacles immoraux peuvent aussi entraîner loin vos enfants, les enfermer dans les demi-vérités et les mensonges déguisés. Veillez-y à temps et à contretemps.

Le père n’introduit pas seulement au monde, à la culture ou à l’histoire, mais  aussi à la vie spirituelle, au sens plénier de l'expression. « Pas de fonction paternelle sans articulation à un au-delà »[1] confirme Charles-Henry Pradelles de Latour. La figure du père appelle une inspiration centrale qui donne à sa verticalité tout son sens, celui d’un lien avec Celui « dont toute paternité au ciel et sur la terre tient son nom » ( Ep 3, 14). Si le père prend la foi de l'Eglise au sérieux, il y a des chances que les enfants fassent de même. « Il est fondamental que les enfants voient d’une manière concrète que pour leurs parents la prière est réellement importante. Par conséquent, les moments de prière en famille et les expressions de piété populaire peuvent avoir plus de force évangélisatrice que toutes les catéchèses et tous les discours »[2].

Les parents et plus précisément le papa doit être le premier catéchiste des enfants (cf. Deut 6, 4-8). Qu'il n'ait pas honte de prier humblement à genoux devant ses enfants, même quand il est fatigué par une dure journée. Il faut absolument mettre les enfants en contact avec Dieu, le Bien suprême, le plus tôt possible. Faites-les baptiser dès les premières semaines de leur naissance. Eveillez leur esprit à avoir confiance en Dieu, Père et Créateur. Inscrivez-les à temps au catéchisme. Encouragez-les à participer à la vie de la paroisse à travers les groupes dynamiques et joyeux comme la Légion de Marie, la chorale, le scoutisme, le guidisme, le renouveau charismatique, l’Enfance Missionnaire, etc. N’oubliez pas de leur faire goûter de temps à autre le silence des monastères. Faites-y de petites récollections avec eux. Tout parle de Dieu dans un monastère. Vos enfants sont d’abord à Dieu. A vous de le leur faire comprendre. Vous-mêmes soyez présents où l’Eglise vous sollicite. Les voix d’hommes sont souvent absentes de nos chorales et autres mouvements. Ce n’est pas normal. Ce serait bien de corriger cela sans retard.

Rendez gratuitement des services à la paroisse en compagnie de vos enfants. Qu’ils voient que vous êtes amis des pauvres, des fragiles, des sans-défenses, des malades. Qu'ils voient que vous les respectez, que vous les accueillez chaleureusement et que vous prévoyez toujours quelque chose pour les petits. Oui, transmettez à vos enfants toutes les qualités humaines, morales et spirituelles. Ayez une vie de prière régulière en famille. C’est l’arme la plus efficace contre les assauts du démon. Pratiquez les sacrements, surtout ceux de la Pénitence et de l’Eucharistie. Les grands hommes sont ceux qui s’agenouillent pieusement et régulièrement devant un crucifix, devant l'Hostie Sainte. Faites-le avec dignité et respect devant vos enfants pour leur bien spirituel. Adorez Jésus-Eucharistie avec eux ! Leur silence plein de Dieu m’a toujours impressionné. Priez aussi l’Esprit Saint, l’éducateur par excellence. Récitez ensemble posément le chapelet. Invoquez souvent saint Joseph. Apprenez à vos enfants certaines prières comme celle à l’ange gardien. Le secret de leur avenir est dans la recherche des valeurs du Royaume. Tout le monde a besoin d’imiter quelqu’un pour grandir. Enseignez-leur la vie des saints: Dominique Savio, Kisito, Thérèse de l'Enfant Jésus etc. 

Accrochez-vous aux enseignements du Pape et de l’Eglise, spécialement ceux sur la famille. Le chapitre 7 de L'Exhortation post-synodale du Pape François "Amoris laetitia" est un phare pour vous. Résistez aux idéologies diaboliquement appétissantes, opium de la vie conjugale, résistez à la "dictature du matérialisme", à l’égocentrisme, au gain facile, à la corruption, à la politique sale, aux infidélités conjugales, aux avortements et au mépris des enfants. Ayez une spiritualité virile. Car le vrai combat, reposant sur le don de sa vie, est d’abord un combat d’ordre spirituel et intérieur. Tout se décide dans le cœur de l’homme. Renforcez vos convictions chrétiennes. Et si vos enfants vous imitent, les prisons se videront petit à petit d’elles-mêmes. Un conseil banal pour y parvenir : Mangez ensemble. Que les repas soient des moments de détente et non de règlement de comptes. Evitez tout sujet qui fâche à table. Cultivez l’humour. Prenez la vie du bon côté. Et puis, priez ensemble. Un couple qui prie ne se sépare jamais.

          "Dites ensemble des psaumes, des hymnes et des chants inspirés ; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur. En tout temps, pour tout sujet, rendez grâce à Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus-Christ" (Eph. 5, 19-20). Car « la prière obtient de Dieu plus qu’elle ne demande » (saint François de Sales). Et si vos enfants s’éloignent du Christ, imitez sainte Monique qui priait et versait des larmes pour Augustin. Ce dernier est devenu un grand saint. Au sommet de la pyramide des pères canonisés citons en exemple celui que Dieu a choisi pour être le père de Jésus sur terre : saint Joseph, chef de la sainte famille, priez pour nous.

 +Pascal N’KOUE

Omnium servus

 

GUERRE IMPITOYABLE CONTRE LE CORONAVIRUS

 

Commençons par les bonnes nouvelles. L’épidémie ne sévit pas encore chez nous, bénissons le Seigneur. En outre, la chaleur et l’humidité réduisent les risques de la transmission du Covid-19. Nous sommes en cette période, Deo gratias... Les enfants ne meurent pas encore de cette épidémie, merci Seigneur... On peut être en contact avec le virus sans en être infecté. Gloire à toi Seigneur. Il faut seulement renforcer continuellement notre système immunitaire. Nous le pouvons. Passons maintenant aux recommandations vitales.

-  Les personnes les plus vulnérables au coronavirus sont les personnes âgées, les malades de poumons (les fumeurs), de coeur, de diabète, hypertension, insuffisance rénale chronique. Danger! Pas d’obligation pour eux d’assister à la messe jusqu’à nouvel ordre. Et donc qu’ils ne se sentent pas coupables de manquer à un quelconque devoir. Qu’ils suivent plutôt la diffusion des liturgies en direct à travers les divers médias de communications sociales. Qu’ils intensifient la prière en famille, l’oraison, le chapelet, le chemin de croix, la lecture... Surtout pas de stress, à la place, je prescris un bon sommeil et une bonne hygiène de vie.

-  Que les ministres de la sainte communion se lavent les mains avant et après la distribution. Qu’ils la donnent uniquement dans la main. Que les prêtres, en imposant les mains aux fidèles, ne touchent plus les têtes. Prudence oblige.

-  A l’approche de la Semaine Sainte, après avoir évalué la situation avec l’aide des experts, nous vous dirons quelles attitudes observer. Que chacun garde son calme. Pas de panique. 

-  Félicitons notre Gouvernement qui a pris à temps les mesures préventives adéquates. 

  Rappelons quelques mesures sécuritaires internationales:

-  La distance de sécurité (1m). Eviter surtout de se toucher.

-  Le lavage régulier des mains à l’eau propre et au savon dans nos maisons, lieux de travail mais aussi à l’entrée des églises. Cela suppose un robinet au moins à la porte d’entrée principale. Respectons cette exigence. Dieu viendra à notre secours. 

-  Mouchoirs propres en papier pour les toux et éternuements, à jeter immédiatement dans une poubelle. A défaut de mouchoirs en papier, tousser et éternuer dans le coude.

-  Eviter les poignées de mains, les accolades, les bises à l’intérieur comme à l’extérieur des lieux de culte. Ça ira. L’Afrique et surtout le Bénin s’en sortira.

 

Ultime recommandation: la prière.

-  Dans nos prières individuelles et communautaires ajoutons: "Délivre-nous, Seigneur, de tout mal, spécialement du coronavirus". Nous savons que rien n’est impossible à Dieu. Alors faisons monter vers le Tout-Puissant nos supplications pour que ce fléau mystérieux, vrai défi planétaire, cesse de tourmenter l’humanité. Concrètement, en plus des recommandations pré-citées, prions pour les malades infectés, le personnel soignant en contact avec eux, les personnes décédées, les familles désemparées par la fureur de ce mal, les personnes confinées ou isolées... Offrons à tous nos prières, notre proximité, notre solidarité, notre compassion. Que l’humanité entière se tourne avec foi vers Celui qui règne dans les Cieux, Maître du monde, Médecin des âmes et des corps. Qu’il aide les scientifiques à trouver incessamment un traitement rapide. 

N.B. Ne négligeons pas d’armer nos défenses immunitaires. Les médecins consultés recommandent le citron fraîchement pressé à cause de sa forte teneur en vitamine C (ou les dattes, excellente source d’énergie); l’ail frais pour les voies respiratoires; et bien sûr la tisane chaude de l’artémisia qui est très efficace. La revue scientifique "Nature plants", vol.6, n°3, mars 2020, p.177 le confirme.  Ne minimisons pas les vertus des plantes.

 

Nouvelles de famille

 

-   L’artemisia est une plante médicinale antivirale donc contre le Coronavirus. Consommez-la sans retenue dans toutes les familles. Elle ne provoque aucun effet secondaire et n’est pas toxique. Rapprochez-vous du Centre UNIV, tél. : (+229) 96 37 41 70/ (+229) 95 44 18 12.

-  Pour pouvoir respecter facilement la distance de sécurité aux messes de dimanche, rendez-vous au sanctuaire N. D. de Komiguéa en plein air. La messe est à 8h.

-  Prions pour le repos de l’âme de Célestin, papa de l’abbé Christian DEGBE.

-   Nous remercions vivement le Président de la Cour Suprême Mr Ousmane BATOKO et son épouse venus entretenir les séminaristes de Providentia Dei le 19 mars dernier. Cette journée de culture générale est inoubliable. La conférence était très intéressante et les échanges bien nourris. Les prêtres et les séminaristes ont besoin de savoir et de connaître les lois civiles. 

- Le Pape François lance un appel pressant pour la semaine Laudato Si’ qui aura lieu du 16 au 24 mai. C’est une campagne mondiale pour faire un pas de plus en faveur de l’environnement. Cette campagne s’adresse aux communautés catholiques. Pensons ; entre autres, à la plantation des arbres (manguiers, nérés, karité) en cette période.

- Nous félicitons le Frère Clément SOBAKIN, nouveau Prieur du monastère du Kokoubou.

- L’Exhortation apostolique post-synodale Querida Amazonia nous concerne tous. Elle mérite d’être étudiée.

 

 

Quelques dates

 

1er  avril         : Visite à la paroisse de Kabo.

 

5 avril           : Dimanche des Rameaux. Messe à 9h30 à Okédama.                         

 

7 avril           : 9h : Journée de formation continue des prêtres au Centre Pastoral. Qu’ils

 

                        viennent avec bréviaires et ornements liturgiques.

 

8 avril           : Messe chrismale à la Cathédrale à 9h30.

 

9 avril           : Messe in Coena Domini : Quête impérée pour l’Œuvre Pontificale Missionnaire.

 

10 avril         : Quête impérée pour les Lieux saints d’Israël et Palestine.

 

12 avril         : Pâques au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Messe à 9h.

 

                       Quête impérée pour la santé des prêtres.

 

13 avril          : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.

 

17-19 avril     : Permanence pastorale à Djougou.

 

21-22 avril     : Visite à "Africae Munus" de Ténonrou.

 

23 avril          : Rencontre avec les séminaristes de N.D. de Fatima.

 

28-30 avril     : Retraite spirituelle au Monastère N. D. de l’Ecoute de Pèporiyakou.

 

N.B. Après la messe chrismale, le 8 avril, ceux qui le désirent pourront se rendre au Restaurant de la Maison Diocésaine et se sustenter, moyennant une petite contribution.

 

BONNE FETE DE PAQUES ! ALLELUIA !

 



[1]PRADELLES de LATOUR Charles-Henry, Incroyance et paternité, in "Christus", n° 202, Avril 2004, p. 144

 

 

[2] Pape  François, Exhortation Apostolique Amoris laetitia,Typographie vaticane,  mars 2016, n° 288       

 

 


"Tel père, tel fils" : voilà une expression qu’on n’entend presque plus. L’absence des papas, dans l’éducation des enfants, en est la cause. C’est une démission grave. Elle nuit terriblement à l’harmonie de la famille et de la société. Or lorsque les papas s’impliquent dès la grossesse de la maman, l’enfant se développe mieux. Encore dans le sein maternel, il entend tout autour de sa maman, perçoit ses moments de bonheur ou de tristesse. Ses sens sont en éveil à moins de 3 mois dans ce berceau maternel. Le bébé-embryon devenu fœtus mémorise la voix de maman et même de papa qui est auprès d’elle ; quand il est doux, délicat, amoureux de son épouse le fœtus le ressent. Tout ce qui lui manque c’est de voir le visage de ses parents. Les voix, les goûts, les arômes des aliments que la maman consomme, bébé s’en souviendra, sans le savoir, toute sa vie.

 

Malheureusement, surtout depuis la révolution ou le bouleversement social de mai 68 en Europe - "Il est interdit d’interdire" - et face à la montée en puissance d’un féminisme "engarçonnant", l’autorité du père est combattue et dévalorisée. Elle n’apparaît plus comme indispensable et vitale. L’Afrique est de plus en plus contaminée par ce phénomène asphyxiant. Tous les projets sociaux sont orientés vers la promotion du "genre", soutenue par l’anglicisme "women empowerment" qui, d’une part, signifie renforcement de capacité de la femme et de la fille, et d’autre part renforcement du complexe de culpabilité et dévalorisation du masculin, donc de l’homme et du garçon. Pourquoi alors s’étonner que jamais on ne parle de la promotion et de l'émancipation masculine, encore moins de la paternité responsable ? L’Occident décadent s’est évertué à évacuer de la vie humaine l’autorité paternelle de Dieu. Et c’est très grave. Conséquence, les pères ont baissé les bras, ils se sont comme évanouis, comptant de moins en moins, enfermés dans un individualisme inquiétant. Les mères aujourd’hui, comme on le constate, sont souvent seules et toutes puissantes dans l’éducation des enfants… Le féminisme contemporain identifie la mère à "Gaïa", déesse de la mythologie grecque, ancêtre et mère génitrice de toutes les races divines. Elle est mieux connue comme la mère des Titans. Cette divinité primordiale est aussi la personnification de la Terre.  Dieu, Père Tout-Puissant, doit être désormais gommé au profit de Gaïa, déesse mère, Toute-Puissante… Adieu le père !

 

En effet, un proverbe japonais dit qu’il y a quatre fléaux (ou catastrophes) : le typhon (un grand tourbillon violent), le tremblement de terre, la foudre et le père. A priori, ce proverbe fait sourire. Malheureusement, beaucoup d’enfants ne connaissent pas leur père tout comme il y a beaucoup de pères qui ne reconnaissent pas leurs enfants. C’est dramatique !

 

En effet, beaucoup de pères ont déserté leur mission qui, dans l’amour conjugal dialogué, est basée sur trois devoirs principaux: nourrir, protéger (la symbolique du thorax entre les deux épaules représente la force, la virilité et la protection tant pour l’épouse que pour les enfants. Elle est nécessaire en particulier pour la construction du petit garçon avec la confiance en soi) et guider, en un mot faire grandir humainement, moralement et spirituellement. Et comme la nature a horreur du vide, la mère souvent esseulée dans le foyer essaie de remplir la mission désertée par le père. Et oui, la meilleure maman du monde ne peut pas jouer le rôle de père et l’inverse est aussi vrai.

 

    Partout où la tête manque à sa mission, je parle du chef de famille, le corps en entier  non seulement vit dans un malaise indescriptible, mais se trouve encore plus déstabilisé. On ne sait plus où donner de la tête. L’autorité paternelle est une nécessité, mais elle doit être exercée sous le regard paternel de Dieu, le juste juge, le père plein de tendresse. Le père a pour mission d’aimer d’un amour sans feinte et sans prétention masculine son épouse, de faire grandir chaque enfant et de coordonner les différences de talents et de caractères dans la recherche de l’union familiale, source de bonheur pour tous.

 

Pour l’enfant, il n’y a rien de pire que la fusion et la confusion entre papa et maman. Mais, il n’y a rien de plus beau que l’union des cœurs, différents et concordants entre eux. Dieu les a voulus différents pour une meilleure harmonie, une complémentarité exquise.

 

Entre nous, plus la femme se sent obligée de remplir la maison de sa présence en se battant toute seule et sur tous les fronts, plus l’homme fuit ses responsabilités, baisse les bras et abandonne son devoir d’état pour courir d’autres aventures. Mesdames restez à votre juste place !...

 

Les Latins disaient : "Qui educat, magis pater, quam qui genuit", celui qui éduque un enfant est plus père, plus important que le géniteur. Le père c’est l’autorité qui éduque à bien se tenir d’abord en famille, puis en société…

 

 

+Pascal N’KOUE.         Omnium servus

 

    "Le père a pour mission d’enraciner son fils (fille) dans son identité personnelle, de lui donner une sécurité, de l’aider à affronter la réalité avec des épaules solides, de soutenir ses pas, bref, de forger chez l’enfant une « colonne vertébrale ». Un père peut exiger beaucoup lorsqu’il aime beaucoup. La crainte de laisser faire pour ne pas perdre l’estime de son enfant, produira un effet contraire. Ce dernier aura le sentiment que son père ne s’intéresse pas à lui. Combien de jeunes font des bêtises dans l’unique espoir qu’on s’intéresse à eux, qu’on les rassure. Voilà pourquoi les sectes ont tellement de succès auprès de ces jeunes à la personnalité fragile, avides de certitudes et de sécurité. Le « gourou », idéalisé par l’adepte, se substitue au père. Soumis à ses règles, le jeune homme lui voue une confiance aveugle. En dehors du cocon fusionnel sectaire, il perd toute assurance en lui-même."…

 

 

          

 

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR NOS 75 ANS D’EVANGELISATION        

 

                                                                                              Cotonou, le 24 décembre 2019

 

Prot. n.6161/19

 

Objet : Message du Saint-Père

 

                                               Le Nonce Apostolique au Bénin

 

                                               Son Excellence Mgr Brian Udaigwe

 

 

 

                                               A

 

                                               Son Excellence Monseigneur Pascal N’KOUE

 

                                               Archevêque de Parakou

 

 

 

J’ai l’honneur de transmettre à votre Excellence le message que sa Sainteté le Pape François a demandé au Secrétaire d’Etat de vous  envoyer en réponse à votre lettre du 15 septembre 2019, sollicitant un message du Saint-Père à l’occasion du 75ème anniversaire de l’évangélisation de l’Archidiocèse de Parakou.

 

« Son Excellence Monseigneur Pascal N’Koué,

 

Archevêque de Parakou

 

PARAKOU

 

 

 

Alors que vous êtes tous réunis pour célébrer le jubilé de diamant de l’évangélisation de votre diocèse, Sa Sainteté le Pape François vous salue fraternellement, ainsi que les Evêques, les Prêtres et tous les fidèles présents. Faisant mémoire du travail d’évangélisation accompli au cours de ces soixante-quinze années écoulées, durant lesquelles l’Eglise a cherché à remplir sa mission de Mère et Educatrice spirituelle au service de la paix, il rend grâce pour les dons reçus du Seigneur. Il encourage les baptisés à enraciner toujours plus profondément leur foi dans une authentique rencontre du Christ.

 

Le Saint-Père invite les diocésains de Parakou à prendre leur part dans l’œuvre d’évangélisation, en étant des témoins ardents du Christ ressuscité, en particulier auprès des jeunes, des personnes les plus démunies et des familles.

 

Il encourage aussi les jeunes à écouter les appels du Seigneur à le suivre et à y répondre avec générosité pour que la joie de l’Evangile soit annoncée à tous. Dans le contexte actuel de notre monde où se répandent souvent la haine et la violence, il forme le vœu que, par le rayonnement grandissant de la foi et de la miséricorde, votre Nation et l’Afrique entière, connaissent à l’avenir une paix et une prospérité durables. Le Pape François confie le diocèse de Parakou, ainsi que le Bénin, à la protection de Notre-Dame de la Paix, et il accorde de grand cœur, à chacun, une particulière Bénédiction Apostolique.

 

XCardinal Pietro Parolin

 

                                                                                                     Secrétaire d’Etat »

 

Excellence, en vous assurant de ma communion fraternelle et spirituelle dans le Seigneur à cette occasion de la fête de l’évangélisation de l’Archidiocèse de Parakou, je vous prie d’agréer mes sentiments cordiaux et fraternels.

 

         XBrian Udaigwe

 

                                 Nonce Apostolique

 

 

 

Ce très beau message est à relire individuellement et aussi dans toutes les églises, CEVB, mouvements de jeunes, familles etc. Le Pape nous demande de rencontrer la personne du Christ et d’aller en mission d’évangélisation partout. Il a ciblé les jeunes et les couches défavorisées.

 

Nouvelles de famille

 

- Prions pour le repos de l’âme de Marie, maman du Père François NANSOUNON.

 

- "Avec Jésus et sa sainte Mère, soyons tous missionnaires". Le jubilé des 75 ans de notre évangélisation a été bien clôturé :

 

- Le 9 janvier au Séminaire Providentia Dei, il y a eu une ordination presbytérale et la pose de la 1ère pierre du foyer de spiritualité N. D. de Vie.

 

- Le 10 janvier à Ténonrou (Africae Munus) on a béni le nouveau Séminaire Propédeutique.

 

- Le 11 janvier au Sanctuaire eucharistique, on a annoncé officiellement que ce sont les Sœurs de la Providence de St Paul de Kara qui viendront en septembre 2020 pour remplacer les Sœurs Contemplatives de Jésus Eucharistie. Le célébrant était S. E. R Mgr José Ignacio MUNILLA.

 

- Le 12 janvier : le Card. J. ONAIYKAN a couronné N. D. de Komiguéa, Reine des familles.

 

- Le 13 janvier : l’église du Monastère du Très St Sacrement de Boko a été consacré par S. E. R. Mgr Marc AILLET. Mille mercis aux divers acteurs, aux bienfaiteurs, aux bénévoles, bref à tous ceux qui ont contribué au bon déroulement des festivités. Nous incluons le Préfet de Borgou et la Police. Il nous faut maintenant annoncer avec foi et audace la Bonne Nouvelle partout. Que chaque secteur paroissial fasse son bilan pour un nouveau départ en mission.

 

- Le R. P. Marius OBA est nommé Aumônier du groupe de la Divine Miséricorde du diocèse.

 

- Le R. P. Moïse DEGODO est nommé Aumônier de la chorale Hanyé du diocèse.

 

- Rappel : Cotisation de 6000/mois pour la retraite des prêtres diocésains. Ce n’est pas facultatif.

 

- A l’occasion de l’année pastorale du Notre Père, méditons sur la place du Père dans nos vies, le Père miséricordieux, proche de nous et plein de tendresse. Quelle relation filiale entretenons-nous sous son regard bienveillant et miséricordieux ?

 

- J’exhorte vivement qu’on dresse, en cette année, dans les églises, les établissements scolaires et aussi dans nos familles la statue de saint Joseph, époux de Marie, et charpentier de Nazareth. C’est le père de famille qu’il fallait sur terre pour Jésus, le Fils de Dieu et de Marie. Invoquons-le.

 

- Apprenons à prier lentement le Notre Père dans toutes nos langues. Apprenons aussi à chanter le Pater Noster lentement en latin sur toutes les paroisses.

 

- Kermesse de la paroisse Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de Titirou le dimanche 9 février à 9h.

 

- Pèlerinage de l’Enfance Missionnaire au sanctuaire N. D. de Komiguéa les 28 et 29 février. Tous les enfants y sont attendus.

 

Quelques dates

 

2 Fév.         : Fête des Consacré(e)s à Papanè. Merci d’être "Eglise en sortie missionnaire".

 

3-7 Fév.      : Session Ordinaire des prêtres de l’UCB à Natitingou au niveau de notre Province.

 

7 Fév.         : Retour de Rome à Parakou.

 

8-9 Fév.      : Visite à Kabo-Ténonrou (Africae Munus-Séminaire Mgr R. Chopard-Lallier).

 

11 Fév.     : Rencontre de tous les aumôniers paroissiaux de l’Enfance Missionnaire avec le Père                    Cosme ADJOMALE, Directeur National des OPM, à 9h à Titirou.

 

                   Journée mondiale des malades. Que les aumôniers des hôpitaux s’organisent.                  

 

12 Fév.       : Visite de la ferme écologique La Nouvelle espérance du Centre UNIV.

 

14-16 Fév.   : Permanence pastorale à Djougou.

 

18 Fév.       : Conseil Presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

21-23 Fév.  : Visite pastorale à St Joseph d’Alaga.

 

22-23 Fév.  : Pèlerinage du secteur paroissial de Tchaourou.

 

26 Fév.       : Mercredi des Cendres. Jeûne et Abstinence. Début du carême.

 

                     Messe au Séminaire N. D. de Fatima.

 

N. B. : Le 3 mars : Journée de récollection pour tous les prêtres au Centre Pastoral Guy Riobé.

 

          Qu’ils viennent avec leurs vêtements liturgiques et bréviaires.

 

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