L’Eglise, famille de Dieu qui est à Parakou, se prépare à célébrer ses 75 ans d’évangélisation. Cette année jubilaire sera officiellement ouverte le 10 janvier 2019 au Sanctuaire Marial N. D. de Komiguéa, et s’étendra jusqu’au 13 janvier 2020. La commission que je préside y travaille activement avec l’accompagnement de notre père Archevêque que nous remercions de nous donner l’occasion de partager, par ce canal diocésain, les fruits de nos trois années de préparation. Jubilons, crions de joie !

 

     Ce jubilé étant placé sous le thème pastoral de la mission, "jette tes béquilles et marche", la préparation a d’abord consisté en la réflexion autour de textes magistériels et pastoraux importants, pour redécouvrir la dimension missionnaire de chaque baptisé et la manière de l’être aujourd’hui en cette terre bénie de Parakou. Nous pouvons citer entre autres :

 

-  La relecture des actes du synode diocésain de 1999

 

-  L’exposé et la réflexion autour  du Directoire Général pour la Catéchèse

 

-  L’organisation d’un colloque sur l’exhortation post-synodale Africae munus, du Pape Benoît XVI.

 

-  Les travaux sur notre instrumentum laboris de l’année jubilaire intitulé « Tous missionnaires » accompagné du slogan : « avec Jésus et sa sainte Mère, soyons tous missionnaires ».

 

    Une conférence de presse est prévue au Centre Pastoral Guy Riobé, le samedi 05 janvier 2019 à 9h30. Tous les organes de presse y sont invités.

 

    Tout au long de l’année jubilaire, des mois extraordinaires seront célébrés pour permettre à tout le monde d’aller vers tous les mondes, afin de réveiller en nous l’appel de Dieu à être missionnaire et aussi pour vivre pleinement les grâces du Jubilé. Ces mois se présentent comme suit :

 

o  Février 2019 : Mois  extraordinaire des personnes âgées et des malades qui sont dans les hôpitaux et dans les maisons.

 

o  Mars 2019 : Mois extraordinaire de St Joseph, modèle des époux et pères de familles ; réveil des CEVB

 

o  Avril 2019 : Mois extraordinaire de la pastorale des vocations : enfants et jeunes tous azimuts.

 

o  Mai 2019 : Mois extraordinaire de Marie. Eve, la mère des vivants. Revalorisation de la féminité, de la maternité physique et spirituelle de la Vierge Marie et de la femme en général.

 

o  Juin 2019 : Mois extraordinaire des entrepreneurs, paysans, artisans, commerçants, ouvriers, apprentis.

 

o  Juillet 2019 : Mois extraordinaire des hommes politiques, des cadres, des forces de sécurité et de défense, forestiers, sapeurs-pompiers, agents de justice…

 

o  Aout 2019 : Mois extraordinaire des douaniers, trésoriers, agents des banques et assurances etc.

 

o  Septembre 2019 : Mois extraordinaire des catéchistes et des animateurs de communautés.

 

o  Octobre 2019 : Mois extraordinaire des élèves, étudiants, enseignants des établissements privés, publiques, universités.

 

o  Novembre 2019 : Mois extraordinaire des rois traditionnels, chefs de collectivités, dignitaires spirituels des religions endogènes (RTA) : dialogue interreligieux et interculturel.

 

o  Décembre 2019 : Mois extraordinaire des femmes catholiques, "colonne vertébrale" de notre Eglise-Famille de Dieu.

 

     Toutes les commissions diocésaines sont sollicitées pour donner le meilleur d’elles-mêmes. Un film documentaire sera réalisé sur les grands chantiers de l’Archidiocèse, trois salles de presses seront aménagées, les chorales diocésaines (la Maîtrise, Nasara et Nagot) produiront des C. D. de chants. Le cadre de réflexion sera renforcé pour le dialogue interreligieux et interculturel. Des concerts spirituels seront organisés tous les mois dans nos différents secteurs paroissiaux.

 

     Autres temps forts du Jubilé

 

    10 janvier 2019 : Ouverture officielle de l’année jubilaire au Sanctuaire Notre Dame de Komiguéa, Reine des familles.

 

    20-25 janvier 2019 : Réflexion sur le dialogue interreligieux et interculturel.

 

    Février 2019 à Décembre 2019 : pèlerinages des divers groupes paroissiaux à la paroisse-mère (Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul).

 

    13-14 avril 2019 : Journées Diocésaines de la Jeunesse à Parakou.

 

    20 octobre 2019 : Pèlerinage de la Conférence Episcopale du Bénin à Notre Dame de Komiguea.

 

    Pour la clôture du Jubilé

 

o  10 Janvier 2020 : Grand Rendez-vous à Ténonrou (Africae Munus).

 

o  11 janvier 2020 : Grand Rendez-vous au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme.

 

o  12 janvier 2020 : Grand Rendez-vous au Sanctuaire Notre Dame de Komiguéa.

 

o  13 janvier 2020 : Grand Rendez-vous à Providentia Dei (Grand Séminaire).

 

     La mise en œuvre de ces activités nécessite des ressources humaines, matérielles et financières. Toutes les associations catholiques, groupes de prières et divers mouvements sont invités à se mobiliser pour une forte participation aux différentes activités de ce jubilé dont le but principal est la conversion des cœurs, la rencontre personnelle avec le Seigneur, l’unité du diocèse et la propagation de la foi.

 

     Pour mobiliser les ressources financières, un tissu (pagne), des tee-shirts et une plaquette de notre histoire ainsi que des chants seront imprimés et mis en vente, sans oublier le lot des porte-clés, des casquettes et autres gadgets portant le logo du jubilé. Une souscription obligatoire est demandée à toutes les paroisses et institutions de l’Archidiocèse. Une souscription volontaire à toute personne. Une deuxième quête impérée sera organisée dans toutes les églises tous les premiers dimanches du mois. Donnons gratuitement au Seigneur, il nous le rendra 100 fois plus. Ce jubilé est une bonne occasion pour mettre en pratique l’esprit de la diocésanité, si cher à notre Evêque : Un seul troupeau, un seul Pasteur, Jésus le Christ. Je remercie d’avance toutes les bonnes volontés qui nous accompagneront.

 P. Edgard VIGAN

Président de la commission d’organisation

 

 

 

UNE ETOILE BRILLANTE S’EST ENVOLEE VERS LE CIEL

 

     Celle-là que j’appelais grand-mère avec beaucoup d’affection et de gratitude nous a quittés dans la joie comme le vieillard Siméon, le 3 novembre 2018. Je veux parler de la première Mère abbesse du premier monastère au Bénin. Son nom était Mère Monique. Depuis mon petit séminaire, que d’attentions j’ai reçues d’elle ! Tous ceux qui l’ont rencontrée pourraient en dire autant. Sa petite taille rimait avec sa douceur et son humilité. Je vous livre le témoignage des moniales de son monastère.

 

     "Mère Monique MASSON, Abbesse émérite de l’Etoile Notre-Dame est entrée dans la VIE. Elle avait 88 ans. Née le 4 Avril 1930, elle était entrée à l’abbaye Notre Dame des Gardes le 11 Août 1952, avait fait profession temporaire le 20 Août 1954 et profession solennelle le 20 Août 1957. Elle a exercé les charges de Maîtresse des Novices et de Prieure avant d’être nommée Prieure du groupe des moniales qui partaient fonder notre monastère de l’Etoile à Parakou en 1960, charge de responsable qu’elle a assumée pendant 39 ans. Elle a été aussi infirmière pendant de longues années. Elle accueillait les misères des sœurs avec miséricorde, sourire et bienveillance.

 

En 1986 le projet d’une fondation au Zaïre (R.D.C. actuelle) est né. Ce projet s’est réalisé en 1990. Elle a fait tout ce qu’elle a pu pour qu’il réussisse.

 

     Elle aimait la vie communautaire et l’office divin. Elle y est restée fidèle jusqu’au bout. Ce 3 Novembre, les frères moines de kokoubou ont passé la journée avec nous à l’occasion de la Visite de Dom Jean-Marc, Abbé de Bellefontaine, notre Père immédiat. Mère Monique a passé toute l’après-midi avec nous et c’est après Complies qu’elle s’est endormie en disant : « laissez-moi mourir en paix, laissez-moi entrer dans la VIE ». Comme elle a été longtemps notre Abbesse, elle a vraiment marqué la communauté. Elle a participé aux travaux communs presque jusqu’à ses derniers jours.           La sépulture aura lieu le mardi 6 Novembre à 9 heures en l’église du monastère".

 

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     Aux obsèques de Mère Monique, il y avait trois évêques : Mgr Antoine SABI BIO, Evêque de Natitingou, Mgr Laurent LOMPO, Archevêque de Niamey et votre serviteur. Je vous livre mon propre témoignage adressé à Mère Geneviève, l’Abbesse actuelle.

 

     Chère Mère Abbesse,

 

     Paix et joie dans le Seigneur Jésus, notre unique Sauveur et Rédempteur. J’ai bien reçu votre courriel de remerciement au lendemain des obsèques de Mère Monique que j’appelais affectueusement "grand-mère". Sa sérénité intérieure que révélait son visage paisible et souriant m’a toujours impressionné.

 

       La présence du Père Abbé Jean-Marc venu ces jours-ci de France à Parakou n’est pas un fait du hasard. Dans son homélie, comme un excellent cinéaste, sa camera nous a offert en gros plan les événements des trois derniers jours de Mère Monique sur terre. J’ai savouré en moi, avec satisfaction, la précision et la concision du reportage. La Toussaint, la Commémoration des fidèles défunts, la Célébration eucharistique et les agapes fraternelles avec les moines du Kokoubou ! Quel triduum ! Mère Monique nous a rappelé l’importance de la communion des saints. Elle concerne l’Eglise triomphante du ciel, l’Eglise souffrante du purgatoire et l’Eglise militante d’ici-bas. Cette partie de l’homélie m’a beaucoup ému et m’a semblé digne d’intérêt pour tout le monde. Ce triduum résume peut-être aussi les jours les plus significatifs de toute la vie de Mère Monique. En effet, la sagesse populaire dit : "en toutes choses, il faut considérer la fin", ou encore "tout est bien qui finit bien". Tout s’est terminé pour Mère Monique dans la paix et la communion avec Dieu et avec vous, au milieu des Cisterciennes et Cisterciens : beau prélude à l’entrée solennelle dans la Jérusalem céleste. Acclamons notre Dieu !

 

     Et maintenant, une nouvelle page s’ouvre pour vous. Gardez le meilleur des qualités de Mère Monique : sa compassion maternelle envers les malades qui nous a valu l’Hôpital saint Jean de Dieu de Boko ; sa perspicacité sur l’importance des plantes médicinales qui nous vaut votre rayonnement international en phytothérapie ; son intuition prophétique sur le discernement des vocations qui nous vaut le monastère en gestation des Contemplatives de Jésus-Eucharistie… Qu’elle bonne graine semée au Bénin ! Elle germera et portera encore beaucoup de fruits. N’en doutons nullement.

 Prions pour le repos de son âme. Que la miséricorde divine s’exerce généreusement pour elle. Qu’elle règne avec le Christ Jésus et la sainte Vierge Marie, l’Etoile Notre-Dame. Et que, de là-haut, elle intercède puissamment chaque jour pour vous, pour nous, pour le Bénin, pour l’Eglise. Amen.   

+Pascal N’KOUE.                     

 

 Omnium Servus

 


 

 

Nouvelles de famille

 

- Prions pour le repos de l’âme de Mme Albertine, mère de l’Abbé Christian WOROU.

 

- Remercions ensemble le Seigneur et tous nos bienfaiteurs pour l’année 2018 qui vient de "mourir".

 

- Une nouvelle année commence, celle de nos 75 ans d’évangélisation. Elle sera riche en grâces si nous savons nous soumettre à la volonté du Seigneur. Le bonheur est dans le service gratuit, discret et généreux, dans le bénévolat régulier, le dévouement humble et désintéressé.

 

- L’Esprit Saint suscite de plus en plus des disciples au Christ ressuscité. Il nous fait découvrir que le baptisé n’a pas besoin d’une autorisation spéciale pour être missionnaire. C’est un devoir.

 

- Nous remercions le Préfet du Borgou M. DJIBRIL CISSE pour sa présence à la messe de Noël à la Prison Civile.

 

- Le R. P. Jaurès ZINSOU est nommé Vicaire à la Paroisse Cathédrale.

 

- Le R. P. Célestin YEDEDJI, sma, est nommé Aumônier diocésain de la chorale Hanyé.

 

- Pour lancer la pastorale de la promotion des vocations à la Vie Consacrée, une rencontre aura lieu à l’Archevêché le 4 janvier entre le Conseil Presbytéral et un membre de tous les Instituts présents dans notre diocèse. Mettons-nous à l’écoute de l’Esprit Saint.

 

- L’annuaire diocésain 2019 est prêt : c’est un précieux outil de notre pastorale diocésaine. Diffusez-le.

 

- Nous nous réjouissons des visites de Mr Alessandro TOFFOLI, Président de l’AFR de Vittorio Veneto; et de Mr Fabrizio ARIGOSSI, du Groupe Missionnaire de Merano, Responsable des projets. Ces deux Associations sont totalement acquises à la cause d’Africae Munus. Bénissons le Seigneur !

 

- Nous avons apprécié la visite de plusieurs amis venus de Cotonou pour la célébration des fêtes de Noël : Mr Théodore LOKO, ex Ambassadeur du Bénin près le Saint-Siège et son épouse ; Mr Félix d’OLIVEIRA et des membres de sa famille.

 

- Merci à l’Evêque de San Severo et à sa délégation composée de trois membres dont le Directeur de la CEI (Rome) qui, en route vers Natitingou, ont fait chez nous une halte significative.

 

- N.B. 10-13 janv. 2020 : Clôture du Jubilé de nos 75 ans. Que tous nos amis "ad extra" se sentent d’office invités à ce grand rendez-vous à Parakou, carrefour, ville ouverte, chaleureuse et accueillante.

 

 

 

                                                                       Quelques dates

 

3 janv.           : Au Grand Séminaire Providentia Dei.

 

4 janv.           : Conseil presbytéral à l'Archevêché à 9h 30 avec les représentants des Instituts religieux.

 

5 janv.           : Conférence de presse au Centre pastoral sur le Jubilé des 75 ans de notre évangélisation.

 

6 janv.           : Epiphanie. Dédicace du Monastère l'Etoile N.D. Quête impérée pour la Sainte Enfance.

 

9-10 janv.     : Fête de Notre Dame de Komiguea. Tout le diocèse est prié de se retrouver au sanctuaire

 

                         marial pour le lancement de l'année jubilaire, avec la possibilité de gagner des indulgences.

 

11-13 janv.   : Visite pastorale à Papané.

 

15-18 janv.   : Assemblée Générale Ordinaire de la Conférence Episcopale à Cotonou.

 

20 janv.        : Messe dominicale à Kabo à 9h. Visite à Tenonrou (Africae Munus).                        

 

23 janv.        : Visite de l'école primaire Marie Immaculée à Guêma à 10h.

 

26 janv-4 fév. : En France (Monastère Sainte-Madeleine, Le Barroux) pour une retraite spirituelle .

 

6 Fév.              : Retour à Parakou.

 

BONNE ET SAINTE ANNEE 2019   

 

 

     "Les personnes passent, les instituions demeurent". Le R. P. Denis Le PIVAIN, Recteur fondateur du Grand Séminaire diocésain a déposé le tablier en juillet 2018. De nos cœurs fusent encore des gratitudes pour les nombreux défis relevés. Le nouveau Recteur, le R. P. Didier GNITONA, nous vient de Natitingou. C'est une nouvelle page qui s'ouvre dans le même livre, une nouvelle partition dans la même mélodie. Donnons la parole au nouveau Recteur pour entonner son "introït".              

    +Pascal N'KOUE                                                                                                                                                                       

 

 

En cette année académique 2018-2019, le Grand Séminaire Providentia Dei a ouvert ses portes le 1er Octobre comme d’habitude, mais avec une note particulière. Pour la première fois depuis sa création en 2014, elle commence sans son Recteur fondateur. En effet, le Père Denis le PIVAIN, après presque cinq années de dur labeur m’a passé le relai. Avec lui, les infrastructures de base ont été installées et une communauté de séminaristes et de formateurs a été structurée répondant à la vision de son initiateur, Mgr Pascal N’KOUE. Nous remercions vivement le fondateur pour son esprit missionnaire et sa grande affection pour nous. Et nous bénissons le Seigneur pour ce qu’il nous a donné de vivre ensemble avec lui. J’en suis émerveillé. Nous lui souhaitons un fructueux ministère dans le diocèse d’Avignon, en France.

 

La communauté : La configuration de la communauté n’a pas connu un grand changement. En effet, depuis la rentrée d’octobre 2017, la Pré-propédeutique a été transférée sur le site de Providentia Dei ; et malgré sa spécificité, nous formons une même famille, mutualisant les services (formateurs et restauration) pour une meilleure gestion des ressources humaines et matérielles. Ils sont 11. La rencontre des deux entités en week-end pour les offices et les repas est un beau décor qui permet de renforcer le sentiment de viser le même objectif : former une communauté de disciples autour de l’Unique Maître.

 

Les Séminaristes : Cette année a ouvert ses portes avec un effectif de 35 séminaristes répartis comme suit :

 

-       Par diocèse :

o   Djougou :       02

o   Natitingou :   08

o   Parakou :        25

-       Par cours :

o    Spiritualité : 13

o   Philo I :           12

o   Philo II :         10

 

La formation : L'encadrement est assuré par 7 prêtres résidents et un séminariste stagiaire.

 

Trois sœurs de la Providence de Saint Paul du Togo (Diocèse de Kara) participent à la vie de la maison.

 

     Comme à l’accoutumée, la prérentrée des formateurs (27 septembre-1er octobre) a permis d’une part aux formateurs de passer en revue l’organisation de la vie communautaire : calendrier de l’année, emploi du temps, aspects académiques et spirituels ; d’autre part d’avoir un temps de formation assurée par notre archevêque. C’est le 1er octobre dans la matinée que Mgr Pascal est venu nous entretenir. Il a rappelé les défis qui sont les nôtres, comme formateurs : une unité d’action dans les divers axes de la formation spécifique des séminaristes de Providentia Dei. C’est un séminaire Laudato Si’ soucieux de donner demain à l’Église des prêtres proches de leur peuple, respectueux et défenseurs de l’environnement qui constitue un don précieux de Dieu. Le prêtre de demain devra être celui qui sème l’espérance, annonce la Bonne Nouvelle avec enthousiasme, évangélise l’homme intégral. Il a insisté sur la promotion de nos richesses culturelles en particulier dans l’art et la musique sacrée.

 

     Le Thème de l'année : Le thème de l’année s’inscrit dans la ligne pastorale du diocèse de Parakou, libellé en ces terme : « Jette tes béquilles et marche : autofinancement de l’évangélisation ». Pour nous développer ce thème, nous avons invité Mgr Barthélemy ADOUKOUNOU, secrétaire émérite du Conseil Pontifical pour la culture. Ainsi le dimanche 7 octobre, après la messe d’ouverture officielle de notre année académique qu’il a présidé en présence de notre Evêque, Mgr Pascal N’KOUE, il nous a livré, dans la salle Cardinal Bernardin GANTIN, avec la conviction qu’on lui connaît, l’essentiel de sa vision sur ce thème qui lui avait été proposé : « chrétien, jette tes béquilles pour un développement intégral de l’homme ».

 

La Formation humaine : Le projet éducatif humain continue de s’appuyer sur une formation humaine à la vie communautaire où tous les acteurs, dans un esprit familial, prennent leur part de responsabilité dans le fonctionnement de la maison ; un esprit familial où chacun joue son rôle pour le bien de l’ensemble. Les diverses compétences acquises, aussi bien par les formateurs que les séminaristes eux-mêmes, contribuent à gérer les différents secteurs de la vie du séminaire : entretien de la maison, élevage, cultures maraichères, champ et reboisement.

 

La Formation intellectuelle : a) L’organisation des cours

 

     La formation à Providentia Dei comprend le premier cycle sur trois ans. Il n’est peut-être pas superflu de rappeler ici la répartition des cours.

 

-   Une première année dite de spiritualité où sont étudiés la spiritualité en général, la spiritualité sacerdotale à partir des textes du Magistère, l’histoire des saints, le Mystère du salut, l’introduction à la Bible, à la patrologie et à la liturgie. L’étude du latin y est renforcée. Les étudiants sont aussi initiés à la Lectio Divina ainsi qu’à la méthodologie philosophique.

 

-   La deuxième année est consacrée plus particulièrement à l’étude de la philosophie antique et médiévale. Les cours de philosophie systématique sont la métaphysique, la logique, l’anthropologie. Comme autres cours, nous avons la théologie fondamentale et un cours d’histoire de l’Église primitive.

 

-   La troisième année est consacrée à l’étude de la philosophie moderne et contemporaine. les cours de philosophie systématique sont l'éthique, la philosophie de la nature, l’épistémologie et la psychologie. Comme autres cours, nous avons la morale fondamentale et l’histoire médiévale.

 

L’étude de l’exégèse de l’Ancien Testament est dispensée de manière cyclique sur les deux dernières années. Également quelques cours de philosophie particulière, philosophie de l’éducation, esthétique, de la communication, politique, de la religion. Certains de ces cours sont donnés sous forme de session par des professeurs invités. A ces cours viennent s’ajouter des conférences de culture générale selon les compétences des personnes invitées. Pour permettre une évaluation des acquis, des recherches sont demandées aux étudiants donnant lieu à des exposés. Et en fin de semestre, une session d’examens vient mettre un terme aux cours dispensés.

 

b) La bibliothèque

 

     La bibliothèque St Thomas d’Aquin du séminaire Providentia Dei de Gaah-Baka compte 8.896 volumes. Elle est fournie en documents qui couvrent plusieurs disciplines : Bible, Spiritualité, Philosophie, Histoire de l’Église, droit canonique et Littérature. Depuis deux ans se poursuit l’indexation des livres. Selon les prévisions, elle devrait s’achever à la fin de l’année pour que l’accès y soit facile pour les recherches. Il faudra encore assurer un abonnement régulier des revues philosophiques et théologiques pour une mise à jour continue de cette bibliothèque.

 

La Formation spirituelle : Au Grand séminaire Providentia Dei, cette formation est axée autour de trois dimensions fondamentales : l’intériorité (relation personnelle avec Dieu), la communion fraternelle et l’esprit missionnaire. Pour favoriser cette relation personnelle avec Dieu, un membre de notre conseil se charge de l’animation de la vie spirituelle par les lectures spirituelles des lundis soir, l’organisation des récollections mensuelles et retraites. Du mardi au vendredi, il est prévu pour les séminaristes un temps de lecture spirituelle personnelle avec un compte rendu mensuel à faire aux directeurs spirituels. Placé sous le patronage spirituel de l’Institut Notre Dame de Vie de Venasque en France, les séminaristes ont deux temps d’oraison de 30 minutes chaque jour : le matin et le soir. Notre dévotion mariale se traduit par le chapelet quotidien (individuel, en groupe ou en communauté) et par la célébration de la messe du Samedi en l’honneur de Marie. La messe des mercredis est célébrée en l’honneur de Saint Joseph pour les bienfaiteurs de notre maison. Il faut aussi noter que la célébration eucharistique est variée pour donner aux séminaristes une ouverture et leur permettre de profiter des richesses de la liturgie romaine : messe en français ou en latin (dans la forme ordinaire et celle extraordinaire). À Providentia Dei, nous mettons tout en œuvre pour favoriser un climat de prière, de recueillement et de silence intérieur. La rentrée académique a été marquée comme d’habitude par une retraite spirituelle de cinq (5) jours, prêchée par le Père Régis de PLINVAL, de l’Institut de Notre Dame de Vie (Venasque).

 

La Formation pastorale et missionnaire: Depuis quelques années déjà, les séminaristes font une expérience pastorale dans les villages d’alentour. Ainsi certains séminaristes de philosophie assurent ce service en faisant la catéchèse dans trois villages voisins, sous la responsabilité du curé et l’accompagnement du prêtre formateur chargé de la pastorale.

 

     Par ailleurs, les séminaristes effectuent des stages de vacances organisés par le Responsable diocésain de la pastorale des vocations; et ils nous reviennent avec des certificats pour une évaluation. A l’issue de la troisième année, ils partent pour un stage canonique d’une année.

 

La ferme agropastorale : Une des spécificités de notre Séminaire réside aussi dans la formation aux activités manuelles (en vue des destinataires majoritaires de leur pastorale future qui sont essentiellement des ruraux) : élevage (porcs, lapins et volaille), production de cultures vivrières et maraichères, agro-reforestation. Certains d’entre eux font des stages pendant les vacances auprès des artisans ou des professionnels de certains métiers utiles comme l’électricité, la plomberie, la menuiserie, l’apiculture etc.

 

Les Infrastructures : Au niveau des infrastructures, notre bloc administratif sera bientôt achevé. La construction de quelques cinq (05) chambres d'hôtes de passage pour les amis qui nous visitent s’impose. Un mini-bus d’au moins vingt (20) places s’avère indispensable. Nous avons aussi en projet une aire de jeu : football, basketball et volleyball afin de former des hommes complets, en bonne santé physique. Notre Evêque a clairement exprimé sa volonté d’ouvrir le théologat dès octobre 2019. Il nous faudrait augmenter les salles de classes et bien sûr les cabines des séminaristes. Enfin un restaurant du séminaire doit être érigé pour consommer le surplus de nos produits de jardin et d’élevage.          

 

 

     Conclusion : Nous rendons grâce à la Divine Providence et réitérons nos vifs remerciements à tous nos amis. Le saint sacrifice de la messe est offert chaque mercredi aux intentions de tous nos bienfaiteurs et de tous ceux qui nous soutiennent de toute autre manière pour l’atteinte de nos objectifs : former des prêtres à l’esprit missionnaire pour l’Église d’aujourd’hui et de demain.

R. P. Didier GNITONA

Recteur

 

 

 

Nouvelles de Famille

 

- Le temps de l'Avent nous fait penser à la fête de Noël. Le Seigneur vient ! Préparons bien nos cœurs !

 

- Le Grand Séminaire Providentia Dei a ouvert ses portes à 35 séminaristes en octobre 2018. Il y a eu douze nouvelles "recrues" en Propédeutique.

 

- Nos grands séminaristes envoyés au Ghana et au Nigéria pour y poursuivre leurs études ont été bien accueillis par les évêques de Minna, de Takoradi et de Tamale.

 

- Désormais la chorale baatonu se dénomme chorale NASARA qui signifie paix et libération.

 

- Nous remercions Mgr Raymond CENTÈNE, évêque de Vannes (France), pour sa récente visite à Parakou. Beaucoup de missionnaires nous sont venus de chez lui.

 

- Le 3 novembre 2018, Mère Monique MASSON, fondatrice de l’Abbaye l’Etoile Notre Dame de Parakou nous a quittés. Prions pour le repos éternel de son âme. Elle a gardé jusqu'au bout son humour et sa bonne humeur. Cette grand-mère était une étoile !

 

- Du 23 au 25 novembre 2018 a eu lieu au Centre Pastoral Guy Riobé une formation sur les méthodes naturelles de régulation de naissances. Nous remercions vivement Dr Gisèle EGOUNLETY et les autres formateurs. Elle revient mi-décembre pour la suite.

 

- Le restaurant de la Maison Diocésaine Saintes Marthe et Marie sera bientôt inauguré. N’hésitez pas à le visiter et à y convoyer vos connaissances. Pour tout renseignement, adressez-vous à l'Economat.

 

- Les Frères de Ploërmel: Martin, Pascal et Victor feront leur profession perpétuelle au Togo le 20 décembre 2018.

 

Avec Jésus et sa sainte Mère, soyons tous missionnaires!(Veuillez traduire cette phrase dans nos langues).

 

 

 

Quelques Dates

 

1er déc.      : Ordination presbytérale du diacre Jaurès ZINSOU à la Cathédrale à 9h30.

 

2 déc.        : Messe dominicale à Kabo à 9h. Visite à Africae Munus (Ténonrou).

 

                    Quête impérée pour la Caritas diocésaine.

 

4 déc.         : Visite à la Communauté chrétienne d’Agbassa (paroisse d’Alafiarou).

 

5 déc.         : Rencontre-dîner avec la Commission diocèse de la Famille à l'Archevêché.

 

6 déc.         : Conseil Permanent de la CEB à l'Archevêché à 9h30.

 

8 déc.         : Fête de l’Immaculée. 35 ans de la paroisse Saint Joseph d’Alaga. Messe à 9h30.

 

9 déc.         : Messe dominicale à Gbégourou à 9h30. Quête impérée pour le Sanctuaire national de Dassa.

 

12 déc.       : Réunion avec les enseignants et éducateurs à l'Archevêché à 9h30.

 

13 déc.       : Visite des prêtres Ditammari.

 

14-16 déc. : Visite pastorale à la paroisse de Boko.

 

15-16 déc. : Formation sur les méthodes naturelles de régulation de naissances.

 

18 déc.       : Bénédiction du restaurant de la Maison Diocésaine Saintes Marthe et Marie à 7h 00.

 

18-19 déc. : A Cotonou pour la chaire Card. Bernardin GANTIN Section Bénin, à l’Institut Jean-Paul II.

 

21 déc.       : Noël anticipé à l’Hôpital Saint Martin de Papanè à 9h30.

 

22 déc.       : Bénédiction de la chapelle de l’Hôpital ophtalmologique de Tinré à 9h30.

 

23 déc.       : Noël anticipé à la Prison Civile de Parakou. Messe à 9h30.

 

24 déc.       : Messe de la nuit de Noël à la Cathédrale avec baptême des enfants à 22h.

 

25 déc.       : Noël à l’Abbaye l’Etoile Notre Dame à 9h. JOYEUX NOEL !

 

                     Quête impérée sur toutes les paroisses pour l’Archevêché.

 

30 déc.       : Messe dominicale à l’église Sainte Monique de Kabo à 9h.

 

31 déc.       : Messe de fin d’année à l’Hôpital Saint Jean de Dieu de Boko à 9h30.

 

                           Messe du Te Deum au Sanctuaire Eucharistique à 24h.

 

N. B. : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés le 2 janvier.

 

 

 

FRUCTUEUX TEMPS DE L'AVENT ET BONNE FETE DE NOEL ! BONNE ANNEE 2019!

 

            Interview accordée à Son Excellence Mgr Pascal N’KOUE, Archevêque Métropolitain de Parakou, par la Commission Diocésaine de Parakou pour les Communications Sociales, au sujet du Centre ʺ Africæ Munus ″ de Ténonrou.

1- Nous sommes heureux de vous rejoindre, cher Père Evêque, dans ce nouveau Centre diocésain appelé Africæ Munus. Veuillez nous expliquer ce que représente ce centre ?

            Merci de vous intéresser au Centre Africæ Munus, situé dans la paroisse de Kabo. Africae Munus, c’est d’abord le titre du document que le Pape Benoît XVI est venu signer à Cotonou, dans la basilique de Ouidah le 19 novembre 2011. C’est une exhortation apostolique post-synodale qui concerne toute l’Afrique sur la justice, la réconciliation et la paix. Africæ Munus signifie littéralement «l’engagement de l’Afrique » pour son relèvement  mais nous, nous  traduisons « Afrique, lève-toi » ; c’est un riche document. Que représente pour moi Africæ Munus de Ténonrou? C’est un Centre diocésain pour le développement intégral de l’homme, dans une vision africaine, dans la valorisation des cultures et des réalités africaines. Ce projet est porté par notre Caritas diocésaine. C’est un rêve collectif. Un rêve promoteur. Une étude sérieuse a été faite sur la situation socio-économique, socio-éducative, sanitaire et environnementale de notre diocèse. Les besoins vitaux ont été identifiés et ciblés.  Nous avons l’ambition d’influencer positivement les générations à venir. Je vous remercie d’avoir fait plus de soixante kilomètres, sur une piste difficile, pour venir jusque dans cette ferme, j’allais dire perdue. Nous sommes, à vol d’oiseau, à cinq kilomètres du Nigéria. Merci à vous d’être là. A vrai dire Africae Munus c’est un projet d’évangélisation, même si pour l’instant, on est surtout préoccupé par le reboisement ou la reforestation.

 

2- Effectivement nous vous avons trouvé en pleine activité de plantation d’arbres. Pourquoi vous commencez par les arbres ?

            Nous avons plutôt commencé par l’eau potable. On dit souvent que l’eau c’est la vie, c’est vrai. Mais on devrait ajouter qu’après l’eau c’est l’arbre, la végétation. Ce qui caractérise le désert c’est le manque d’eau et d’arbres. Vous connaissez certainement ce proverbe « celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement ». Ici, nous sommes dans un domaine de près de six cents (600) hectares déboisés. Les propriétaires terriens ont généreusement et solennellement donné cette superficie de terre à l’Eglise. Ce don gratuit est un symbole ; c’est un signe fort, un appel pour que les chrétiens catholiques, concentrés en ville, déploient leurs voiles vers les périphéries. Nous devons être une Eglise en sortie missionnaire. Les peuples autochtones, petits agriculteurs et éleveurs du septentrion, ont besoin du soutien de l’Eglise. Sur les six cents hectares, on n’a pas trouvé un petit marigot, encore moins un puits fait de mains d’hommes. C’est là où j’ai compris que ce don généreux est en fait un cri d’alarme. L’eau c’est la vie ; ces gens veulent vivre. Ténonorou en bariba signifie là où la terre est finie, épuisée. Ils ont fait appel à l’Eglise, alors qu’ils auraient pu s’adresser à une puissante ONG, ou à des hommes politiques qui savent faire de belles promesses lors des campagnes électorales,  ou encore à un richissime homme d’affaires capable de payer le domaine en argent comptant.  Les donateurs ont préféré appeler l’Eglise catholique qui a une doctrine sociale cohérente, puisqu’elle   met l’homme et surtout le pauvre au centre de ses préoccupations. Par où fallait-il donc commencer urgemment ? Donner de l’eau potable à ces populations coupées de tout et donc oubliées par les messieurs de la ville. Avec l’aide généreuse  de l’Association des Familles Rurales de Vittorio Veneto et du Groupe Missionnaire de Merano, on a multiplié les puits  et forages d’abord dans les hameaux et villages habités, donc hors du domaine des 600 ha. En un second temps, on a fait une retenue d’eau (barrage) et quelques forages dans le domaine où nous sommes et qu’on appelle Africae Munus. Cela fait seulement trois ans que nous sommes là, et déjà il y a du monde, il y a  plein de gens à l’intérieur du domaine et dans les environs. Il suffit de jeter un coup d’œil tout autour. Il y a cinq ans,  personne n’habitait ici, pas un seul individu… Dieu merci les gens viennent et s’installent. Les relations sont très bonnes avec les divers co-habitants. On commence à enseigner à lire et à écrire aux nombreux enfants des alentours. On leur apprend à connaître et aimer le Dieu de Jésus Christ, à faire du bien à l’autre. On ne chasse personne, on ne chassera personne. Dans le plan de masse, plusieurs hectares sont même réservés aux gens sans terre.  C’est cela la doctrine sociale de l’Eglise. On n’a exproprié personne. Notre Dieu est Sauveur et non prédateur. Maintenant que les populations ont de l’eau, on a la prétention de faire reverdir le ″désertʺ avec toutes sortes d’arbres. Je pense prioritairement aux arbres d’ici, et plus tard on plantera quelques arbres bibliques comme l’olivier,  le figuier, la vigne, le  sycomore. Vous le savez, toutes les crises écologiques ont pour cause l’homme. Je respecte la technologie lorsqu’elle respecte l’environnement. Sinon, il faut la combattre. Et on  ne doit exclure personne de la communion universelle si on veut que les solutions aux changements climatiques soient durables. Voilà pourquoi je veux que mon clergé s’implique dans cette lutte. C’est ″mon Etat-majorʺ d’armée. Je me réjouis de voir que les séminaristes entrent de plus en plus dans ma logique.   

 

3- Permettez-nous maintenant d’être un peu plus curieux : quels sont les espèces d’arbres que vous êtes en train de planter. Et pourquoi ?

            Il me faut vous dire qu’avant de planter quoi que ce soit,  nous avons réalisé en matériaux définitifs une clôture de 60 ha à cause des bêtes en divagation et des feux de brousse incontrôlables. Deux prêtres y vivent : le Curé de la paroisse et le Directeur de la ferme Africae Munus. ʺLe Christ les envoya deux par deux″, nous dit l’Evangile. Ils ont la mission d’aider les populations à valoriser, entre autres,  les arbres du milieu : karité, néré, baobab. Pourquoi ? Ces arbres sont multifonctionnels ; ils ont beaucoup de vertus et résolvent beaucoup de problèmes. Ce sont des pharmacies bio. Nous plantons aussi des neems, des acacias, du teck, du mélina pour le bois de cuisine et pour les meubles, ainsi que du bois d’ébène, de l’iroko, du caïlcédrat etc. Pour l’alimentation on a mis du vernonia, du basilic africain (tchayo), du moringa etc.  Pour les plantes fourragères  on a mis en terre du leucaena, de l’afzélia, des campêchers.  Pour les fruitiers on a préféré les papayers, les manguiers, le jacquier, le bananier, le corrossolier,  l’arbre à pain etc. On a essayé aussi quelques plants de palmiers à huile. Les Agents du Service des Eaux et Forêts nous ont beaucoup aidés. Tout cela pour dire que le prêtre de demain doit s’intéresser au reboisement,  à l’agro-reforestation. Il doit essayer de dominer la terre sans l’abimer, c’est-à-dire connaître les vertus des plantes, des feuilles, des écorces, des racines…pour l’alimentation et la santé de ses communautés.  Il doit savoir labourer, semer, tailler, arroser, récolter, cuisiner etc. Ce sont des actes humains importants. Ce prêtre ne s’intéressera plus seulement à ″la pastorale de l’entretienʺ mais pourra, comme Jésus, aller vers tous les aréopages, utiliser des images du champ dans sa prédication etc. En connaisseur, il transmettra certaines techniques culturales qui respectent l’environnement… Après la phase de reboisement, on pensera à l’élevage du petit et du gros bétail pour la viande mais aussi pour la fumure organique. C’est pour limiter les dégâts des engrais chimiques.  Puis on passera à la culture attelée aux bœufs, et enfin à la transformation des produits locaux. Comme vous le devinez,  Africae Munus est un vaste chantier que notre Caritas diocésaine est en train de monter petit à petit. Nous ferons venir aussi  des Consacré(e)s pour la formation des garçons et des filles. Tout est en bonne voie. Mais je ne peux pas tout vous dévoiler aujourd’hui. Dans 10 ans, si tout évolue normalement, on devrait avoir une mentalité différente ici, une localité attrayante.

 

 4- Dites-nous franchement est-ce que vos séminaristes vous suivent à cœur-joie dans cette vision ?

            Excellente question. Ils sont là, posez-leur directement la question.  Les voyez-vous tristes ? Ils sont plutôt  souriants et réceptifs. Plusieurs m’ont avoué que les premiers mois de formation  au Grand Séminaire c’est très dur. Ce franc-parler me plait. Evidemment nous ne sommes pas habitués à allier la formation intellectuelle à la formation manuelle…Mais petit à petit, ils prennent goût à cette formation qui repose sur trois piliers : la tête, les mains et le cœur. C’est une formation complète. Tenez, ces jours-ci, les séminaristes qui sont ici m’ont révélé fièrement qu’ils ont fabriqué et posé des ruches d’abeilles dans ce Centre. C’est le mérite de notre séminaire  Providentia Dei. Ils savent travailler avec le tracteur. Ils ont réglé les problèmes de plomberie et d’énergie solaire que nous avons rencontrés en arrivant ici. Quant aux questions de jardinage et d’élevage de volaille, de porcins etc., n’en parlons pas. Je profite de votre antenne pour féliciter encore le Recteur et les formateurs de Providentia Dei qui travaillent de leurs mains avec eux, qui vont au champ avec eux. Providentia Dei  a été ouvert, ça fait seulement quatre ans,  mais ce que ces jeunes séminaristes nés et grandis en ville savent déjà faire c’est beaucoup, c’est immense. Je suis émerveillé. Ils n’ont plus peur de la brousse ni des gens qui vivent dans les villages. Posez-leur vous-même la question de  savoir s’ils sont heureux de leur formation. Une autre formation en Afrique est possible. Ou pour être modeste, un autre modèle de formation dans les séminaires est possible. Un autre regard sur le futur prêtre africain est possible.

 

5- Evidemment quand les formateurs ou les responsables sont des exemples vivants et concrets, les disciples imitent plus facilement. On voit que vous aimez beaucoup  les séminaristes. Mais que faites-vous pour les jeunes ? Ce sera la dernière question.

            Mon mot de fin sera de vous remercier une fois de plus et de profiter de votre antenne pour dire à ceux qui vous liront que bientôt, je publierai une lettre ouverte aux jeunes. Elle est prête. C’est un opuscule dont le titre est « Trousseau de clés pour réussir » parce que je trouve beaucoup de jeunes désabusés, en l’air, sans repères, ne sachant quoi faire, se disant nous sommes très nombreux dans les écoles, les collègues, à l’université ; mais que ferons-nous demain ? Pour l’instant, se disent-ils, nous étudions  mais après, on sera des chômeurs. Ils se désignent déjà par l’expression ʺchômeurs potentiels″. Tout simplement parce qu’ils ne se fouettent pas les méninges, ils ne cherchent pas à sortir des sentiers battus, ou bien parce qu’ils n’ont pas de leaders qui les poussent à ceci, qui les poussent à cela. Soyons sincères. Le problème des jeunes est complexe. Il est lié à la famille, aux responsables politiques, aux enseignants, aux éducateurs et formateurs, aux religieux que nous sommes. Eux-mêmes, très souvent, ne savent pas se décider. D’où le besoin d’avoir un trousseau de clés pour chercher et trouver des solutions ad hoc. Les médias sans censure n’aident pas à la formation de la volonté. Or sans volonté on ne peut ni aimer longtemps,  ni se battre avec détermination pour une cause juste et noble. Car ce qui fait l’homme c’est sa volonté. Par ailleurs, est-ce qu’il y a jamais eu un Ministère  qui prend en compte globalement les nombreux problèmes des jeunes ? Les diplômes délivrés par l’Etat sont-ils vraiment utiles ? Nous applaudissons gaîment pour  les villes-lumières asphaltées. C’est beau à regarder.  Je n’ai rien contre. Cependant, si nos villes ne sont pas bien alimentées, bien nourries par les villages sans lumière, tôt ou tard elles vont se vider et se tourner non pas vers les campagnes mais vers l’Europe. C’est déjà le drame actuel. Une des causes ? Les agriculteurs des produits vivriers ne me semblent pas encouragés ni primés. Une des solutions aux problèmes des jeunes c’est Africae Munus. Arrêtons de marcher la tête en bas et les pieds en l’air : c’est bon pour les acrobates qui se donnent en spectacle, mais c’est mauvais  pour nous. En octobre prochain, le Pape François convoquera un synode à Rome pour traiter des questions des jeunes et leur vocation. L’Eglise devrait s’intéresser davantage aux jeunes. Je les invites à faire un tour ici pour voir ce qui se passe à Africæ Munus de Ténonrou,  ou bien qu’ils se rendent au Séminaire Providentia Dei de Gaah-Baka où un nouveau style de prêtres est en gestation. Si Dieu les appelle, qu’ils répondent aussitôt ″me voiciʺ.

            Enfin je compte sur les jeunes pour un nouvel élan missionnaire plus tonique. Voici ma prière : que la Vierge Marie, Mère de Dieu, Mère du Prêtre par excellence, Jésus-Christ, l’unique Sauveur du monde, que cette maman du ciel et de la terre, intercède pour nous, pour la transformation de nos cœurs et le relèvement de l’Afrique. Africae Munus ! Afrique, lève-toi !

            Propos recueillis par Jules Assogba, Commission Diocésaine pour les Communication Sociales. Ténonrou le 20 juillet 2018.

 

                                                                                                                             

+Pascal N’KOUE.                                                                                                                                                

 Omnium Servus

                                                                                  

Nouvelles de famille

- Un merci immense au Cardinal R. SARAH qui a passé quelques jours à Parakou fin août par amitié. Son dernier livre ″La force du silenceʺ est à la librairie St Paul. Je vous le recommande vivement.

- Bon retour des vacances. Reprenons notre apostolat avec joie et sérénité.

- Bienvenue aux nouveaux agents pastoraux. Ils découvriront une famille diocésaine enthousiaste dans laquelle ils se verront vite intégrés.

- Je viens de publier une lettre ouverte aux jeunes catholiques au titre : ʺTrousseau de clés pour réussir″. Vous la trouverez à la librairie St Paul et à l’Economat de l’évêché. Pour toute difficulté, veuillez entrer en contact avec l’abbé Augustin TOSSOU, secrétaire particulier de l’Evêque.

- Que les nouveaux secteurs paroissiaux envoient à la Curie diocésaine le nom de leur responsable, au plus tard le 15 septembre.

- Nous remercions Mgr Antoine SABI-BIO pour sa visite fraternelle  le mois dernier.

- Tous les séminaristes de Providentia Dei, en fin de stage canonique, passeront un an au Nigeria ou au Ghana pour bien apprendre l’anglais avant de commencer le théologat. Nous remercions les évêques amis qui les accueilleront en octobre.

- Prions pour le repos de l’âme de Mr Théophile, père de l’abbé Cyrille AGANI, décédé en août dernier.

- Nous félicitons nos établissements catholiques pour les brillants résultats au Certificat, au BEPC et au BAC. Avec les parents et au nom de tout le diocèse, nous leur renouvelons  nos encouragements et notre confiance.

Quelques dates

1er sept      : Célébration des vœux simples à Alafiarou pour les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus.

2 sept       : A Marie Auxiliatrice, célébration des vœux perpétuels pour les Filles de la Charité du Sacré-Cœur   

                   de Jésus.

10-25 sept : En Italie pour diverses rencontres.

26 sept      : Retour à Cotonou.

28 sept      : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale du Bénin à Cotonou.

29 sept      : Retour à Parakou.

30 sept      : Messe dominicale à Kabo. Visite au Centre diocésain  Africae Munus (Ténonrou).

1er oct       : Au Grand Séminaire Providentia Dei. Rencontre avec les prêtres formateurs résidents.

6-7 oct      : Visite de S.E. Mgr Barthélemy ADOUKONOU au Grand Séminaire diocésain Providentia Dei

15 oct       : Bénédiction de la chapelle de  l’hôpital ophtalmologique de Tinré.

16 oct       : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h 30.

                   A 16h Presbyterium au Centre Pastoral.

17 oct      : Assemblée Générale  des agents pastoraux au Centre Pastoral. Ouverture de l’année pastorale sur                                                                              

                  l’autofinancement de notre mission d’évangélisation à 9h. Que les prêtres viennent avec leurs

                  vêtements liturgiques et bréviaires.                 

18 oct      : A Providentia Dei.

21 oct      : Dimanche mondiale des missions. Quête impérée pour les O.P.M. Soyons généreux.

21-24 oct : Assemblée Générale  de la Conférence Episcopale du Bénin à Bohicon.

28 oct      : Messe dominicale à Kabo à 9h. Visite à Africae Munus.

29-31 oct : Semaine africaine pour la Famille et la Vie au Centre UNIV. (Pour plus d’information, contacter

 Mr Clément YARGO au numéro (+229) 96 37 41 70 ou (+229) 95 21 93 04).                                                                                                                                                                                          

Le thème de cette année pastorale est formulée comme suit : "L'autofinancement pour notre mission d'évangélisation : Jette tes béquilles et marche". Ne nous y trompons pas, "l'autofinancement" n'est pas le mot le plus important dans cette phrase. Car tout vient de Dieu, tout est pour lui, tout est en Lui... C'est lui qui a créé son Eglise et c'est lui qui nous dit de jeter nos béquilles afin de mieux marcher.

 

 Quand on voit quelqu'un marcher avec une béquille c'est qu'il a des difficultés quelque part. Plus il a des problèmes, plus il cherche des béquilles... Quand nous avons des problèmes, nous courons derrière les idoles, nous cherchons des fausses sécurités, des fausses protections, des plaisirs avilissants. Nous désirons tout sauf le Dieu qui sauve. Les béquilles spirituelles sont nombreuses ; c’est la preuve que nous ne pratiquons pas les commandements de Dieu. Vérifions si notre foi en Jésus est profonde, si nos relations interpersonnelles sont pleines de confiance. Car si nous marchons avec des béquilles nous ne nous appuyons pas sur Dieu. Ce thème pastoral nous demande de chercher le Royaume de Dieu avant tout. "Dieu, premier servi", devrait être notre slogan. Car l’apostolat déconnecté de notre intimité avec le Christ Jésus devient comme une simple propagande. On bavarde. L'autofinancement déconnecté de notre foi en la Divine Providence nous éloignera davantage de Dieu et finira par détruire nos communautés. Car là où l'argent règne, Dieu n'y règne pas. C’est clair, on ne peut pas servir deux maîtres à la fois.

 

     Pour ce thème de l’autofinancement, souvenons-nous que nous sommes avant tout des disciples du Seigneur (cf. Luc 10, 1-11). C’est Lui qui nous appelle et nous envoie en mission pour moissonner : "La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux". Il a déjà semé. La partie la plus difficile est donc déjà faite par Lui. C’est Lui qui tient le monde dans ses mains: "Sans moi, vous ne pourrez rien faire". L’autofinancement ne peut pas être quelque chose de séparé de la vie intérieure des fidèles. C’est notre participation à faire fructifier les talents reçus de Dieu : c'est là le fondement de notre être de disciples. Devenons d’abord des hommes de prière, recevons son Esprit de feu, tournons-nous vers ce Dieu silencieux et soumettons-nous à sa volonté. Reportons-nous à Mt 6,1-6 : "… Retire-toi au fond de ta chambre", c’est une exhortation à la prière intérieure, à l’oraison de recueillement. Je répète : Si le feu de l’Esprit ne brûle pas en nous, si on coupe le lien spirituel avec Jésus-Christ ou le cordon ombilical avec sa sainte Mère, on ne peut pas aller en mission. Or, si nous perdons de vue que l'Eglise vient de Dieu et que c'est Lui qui nous demande de travailler pour la nourriture qui se garde jusqu'en vie éternelle, Satan nous éloignera davantage de Lui. Ce thème est d’abord un appel à la foi sans syncrétisme et à la solidarité fraternelle.

 

     Un petit commentaire de l’envoi en mission est nécessaire ici: • Jésus-Christ nous envoie deux à deux comme des agneaux au milieu des loups. Notre comportement sera fait de charité réciproque, de douceur et d’humilité. Aimons-nous. Tout le monde ne nous accueillera pas correctement; il y aura même des persécutions terribles. Pour tenir, nous nous appuierons sur Lui. Vérifions alors tous les jours si c'est à cause de Lui et de l'évangile que nous partons en mission. Car le contraste agneau-loup est très fort.

 

N’emportez pas de bourses, videz vos poches et vos porte-monnaies, pas de duplicité… C’est une mission qui sera faite dans le détachement, le dépouillement, sans aucune ostentation semblable à celle des puissances d’argent. Car les commodités augmentent souvent nos soucis. Et même les longues salutations sont à supprimer. Les longues conversations téléphoniques aussi. S’il n’y a pas de réseau là où l’Eglise nous envoie, bénissons doublement le Seigneur. Le salut des âmes est d'un autre ordre. Et c’est urgent.

 

     L’évangile est cette puissance qui nous libère intégralement, et nous incite plus à donner qu’à recevoir. L’esprit de mendicité chronique est un signe de  manque de foi. La foi fait bouger les montagnes, c’est-à-dire nous aide à surmonter nos multiples problèmes comme le manque d’esprit d’initiative, la paresse, le désir d’être assisté à jamais. Se prendre en charge ne concerne pas seulement l’économie et les finances  mais aussi l’inculturation de la foi,  les relations sociales, la solidarité, la politique, nos attitudes envers les pauvres, et d’abord notre confiance en Dieu. C’est prendre sa croix, porter sa croix et suivre le Christ. Tourner dos à la croix du Christ c’est ne rien comprendre à la puissance d’amour de Dieu qui nous demande des sacrifices d’amour. La croix du Christ signifie ″se donner à fond par amourʺ, jusqu’au bout, pour la mission d’évangélisation, et non vouloir moissonner pour soi là où on n’a pas semé.

 

     «Dans cette perspective, les Pères synodaux ont souligné qu’il est nécessaire que toute communauté chrétienne soit en mesure de pourvoir par elle-même, autant que possible, à ses propres besoins. L’évangélisation requiert donc, outre les moyens humains, des moyens matériels et financiers substantiels, dont bien souvent les diocèses sont loin de disposer dans des proportions suffisantes. Il est donc urgent que les Eglises particulières d’Afrique se fixent pour objectif d’arriver au plus tôt à pourvoir elles-mêmes à leurs besoins et à assurer leur autofinancement. Par conséquent, j’invite instamment les Conférences épiscopales, les diocèses et toutes les communautés chrétiennes des Eglises du continent, chacune en ce qui la concerne, à faire diligence pour que cet autofinancement devienne de plus en plus effectif. Par ailleurs, j’adresse un appel aux Eglises-sœurs du monde pour qu’elles soutiennent plus généreusement les Œuvres Pontificales Missionnaires et que, à travers leurs organismes d’aide, puissent être consentis, aux diocèses dans le besoin, des financements destinés à des projets d’investissement capables de produire des ressources, en vue de l’autofinancement progressif de nos Eglises. Il ne faut d’ailleurs pas oublier qu’une Eglise ne peut arriver à l’autosuffisance matérielle et financière que dans la mesure où le peuple qui lui est confié ne subit pas une misère extrême ». (Ecclesia in Africa n°104).

 

     Nous sommes fiers de nos premiers missionnaires SMA parce qu’ils ont semé leurs vies pour planter l’Eglise en Afrique. Si à notre tour nous semons nos vies, nous récolterons des fruits en abondance. Arrêtons de rêver que l’Occident réglera à coup de baguette magique tous nos problèmes d’argent : nos salaires, notre nourriture et notre argent de poche. Même pour les offrandes de messe, il faut qu’on devienne auto-suffisant. Apprenons comme saint Paul à vivre de peu et à cultiver l’altruisme dans le Christ et comme le Christ. Je rêve du jour où notre archidiocèse pourra se construire ses propres églises, ses presbytères, maisons de Sœurs et de Frères…etc, aider sérieusement les autres diocèses du septentrion. Pourquoi pas ? ʺVouloir c’est pouvoir″, toujours avec la grâce de Dieu. Concrètement on fait quoi ?

 

     Partout où il y a des réserves de terre, il faut les reboiser de bois d’œuvre : bois d’ébène, tecks, anacardiers, neem, afzelia, etc. Pour les clôtures, je recommande vivement les fleurs appelées ʺorgueil de chine″.  Les communautés plus hardies planteront prioritairement les nérés, les karités et les baobabs : trois arbres en voie de disparition. Auprès des Frères Missionnaires des Campagnes, vérifions si ça vaut la peine de promouvoir le bananier. A la place, je pense plutôt à l’arbre à pain (blɛfutu), au jacquier et au papayer.

 

     Lisons et relisons l’encyclique ″Laudato Si’ʺ du Pape François. Le chapitre 4 me parait fondamental. Il pourrait enrichir le thème pastoral de cette année. Car tout est lié dans la vie : Dieu, l’Homme, le Cosmos. Ce sont nos trois grands défis en Afrique : le Sacré, la Famille et l’Agro-alimentation. Il faut remplacer le désir de posséder par celui de contempler le Créateur. Commençons aussi à penser sérieusement à l’Ecole des parents avec l’appui de la DDEC et de la Commission diocésaine des Familles (cf. ″Tous Missionnairesʺ). La détérioration écologique est "commanditée" par la détérioration morale, éthique, culturelle et spirituelle.

 

     Pour l'élevage, "prioriser" peut-être les pintades, les lapins et les moutons, plus faciles à élever dans un enclos même de fortune.

 

     Réorganisons le denier du culte : cherchons comment stimuler la générosité de tous les fidèles en déposant, par exemple, un panier dans toutes les familles, dans toutes nos structures, même celles scolaires et sanitaires, dès le mercredi des cendres jusqu’au lundi de Pâque. Dans un an, les dotations trimestrielles qu’on donne aux paroisses  ne pourront plus être assurées. Cessons de considérer l’économat comme une vache laitière. Voyons plutôt comment cultiver en nous et autour de nous l’esprit de sacrifice, l’idée de détachement,  l’organisation de collecte de la dîme etc. A ce sujet, j’ai fait des propositions dans mon opuscule "Donner gratuitement, servir gratuitement".    

 

     Nous devenons de plus en plus nombreux. Et si on pensait à créer une mutuelle de santé. Elle pourra plus tard s’étendre à d’autres besoins.    Mais sans la conversion du cœur, on ne se fera jamais confiance.    

 

     Ecoutons enfin saint Paul s’adressant aux chrétiens divisés de Corinthe :        ʺ… Car tout vous appartient : Paul et Apollos et Pierre, le monde, la vie et la mort, le présent et l’avenir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ et le Christ est à Dieu″ 1 Co 3, 23. Quelle globalisation ! Quelle mondialisation ! Expliquons.

 

     Cette phrase ne se comprend bien que si elle est réintroduite dans son contexte. Les chrétiens de Corinthe étaient une minorité immergée dans un monde païen extrêmement puissant et soumis à des courants de pensée apparemment triomphants. C’était le rêve de l’hellénisme qui pensait l’emporter sur tous les peuples. Effectivement cette civilisation grècque brillante a laissé des monuments splendides qui existent encore aujourd’hui. Paul dit aux chrétiens : tout cela est impressionnant mais c’est fragile, c’est provisoire, c’est du vent. C’est le christianisme qui a un avenir sûr et éternel. ″Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pasʺ. Ceux que vous admirez Paul, Apollos, Pierre passeront. Ils sont à vous petites CEVB, petites familles, petites paroisses, pauvres chrétiens. Les apôtres (les catéchistes, les prêtres, les consacrés, l’Evêque) sont pour les fidèles et non le contraire. Les apôtres sont serviteurs des fidèles. "Tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ et le Christ est à Dieu". Quelle sécurité pour nous !

      Mon dernier mot ? Au moins 15 mn d’oraison par jour. "Seul avec le SEUL" ! Nous appartenons au Christ qui nous poursuit de ses bienfaits. Ayons une dévotion forte en la Divine Providence. Invoquons à temps et à contre temps saint Joseph, l’Econome du Bon Dieu. Apprenons à le remercier tous les jours. Une précision qui n’est pas inutile : l’économat diocésain n’est pas une agence caritative. C’est la caritas paroissiale qui prend en charge les pauvres de la paroisse, non pas pour les assister mais les aider à se relever. Et cette caritas commence dans les cœurs, dans les familles : c’est tout chrétien, c’est toi, c’est moi, c’est nous. C’est une pastorale qui nous demande d’être bienveillants envers tout le monde. Réveillons donc nos caritas familiales et paroissiales là où elles s’endorment. Et là où elles n’existent pas, il faut les créer. Je ne parle pas de créer de nouvelles structures mais de permettre à Dieu de changer nos cœurs de pierre en cœur de chair : "Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre". Réorganisons-nous. Intensifions le service bénévole. La Caritas diocésaine coordonnera tout cela. Plus on fera notre devoir de charité dans la vérité, plus notre diocèse se portera comme un charme. Et les béquilles ayant été jetées, le Royaume de Dieu s’établira fermement dans nos cœurs, nos foyers, nos communautés, nos écoles, etc. L’autofinancement de notre pastorale commence et finit par une foi vive, une charité généreuse, et une espérance à toute épreuve. Notre cri de ralliement sera : "Avec Jésus et sa sainte Mère, soyons tous missionnaires". Chantons souvent "Aimons-nous les uns les autres comme Dieu nous a aimés ". "Vive la diocésanité". Bonne année pastorale !

 

+Pascal N’KOUE.                     

Omnium Servus

 

 

Nouvelles de famille

 

1- Bénissons le Seigneur pour cette nouvelle année pastorale qui nous demande de jeter nos béquilles afin de marcher droit sous le regard de Dieu. Saint Joseph, l’Econome du Bon Dieu, sera invoqué abondamment.

 

2- L’autofinancement commence par une bonne pratique d’oraison silencieuse. Plus on sera des contemplatifs du Christ crucifié, plus on sera actifs pour la gloire de Dieu et notre salut.

 

3- Pour marquer l’année, dans chaque maison, on plantera et on entretiendra au moins un pied de citronnier, de moringa, d’artémisia : ce sont des trésors pour la santé physique.

 

4- Le mois de novembre est réservé à la commémoration des fidèles défunts. Prions pour eux. Demandons des messes pour eux. Pensons spécialement aux âmes les plus délaissées du purgatoire.

 

5- Prions pour le repos de l'âme de Mr Marcel OGOU, père de Sr Antoinette, décédé en septembre dernier.

 

6- L'Evêque de Versailles, Mgr Eric AUMONIER, a passé quelques jours chez nous avec une délégation de trois personnes (l’abbé Bruno VALENTIN et le couple Patrick et Albane d’HEROUVILLE). C'est l'Evêque de l'Abbé Laurent GUIMON, Fidei donum. Nous nous réjouissons des bonnes relations entre nos deux diocèses.

 

7- Le nouveau Conseil Presbytéral est composé des RR. PP. suivants : Léonard GORAGUI, Ernest DEGUENONVO, Jonathan CAPO-CHICHI, Edgar VIGAN, Fulgence MEHOUENOU, Guillaume KAMBOUNON, Hyacinthe KOCHONI, Didier GNITONA, Richard HENNOU, Charlemagne AMOUSSOUVI, Nestor TAGO, Max-Cyr LAFIA, Valentin FADEGNON, Boris KPENETON.

 

8- Le R. P. Serge DANNON est nommé professeur au Grand Séminaire diocésain Providentia Dei.

 

9- Désormais la fête dite "La gani des chrétiens" sera désormais appelée "SINA GISONGO" (ce qui signifie en bariba le Roi qui n'a pas d'égal). Elle sera célébrée au sanctuaire de Komiguea, en la solennité du Christ Roi de l'Univers. Accompagnons de notre prière et de notre amitié les chrétiens Baatombu.

 

10- Comment ne pas remercier vivement les amis qui m'ont si bien reçu en septembre dernier en Italie : le Cardinal G. Bertello, les Pères sma de Rome et de Gênes, la paroisse de Pegli, les Pères et les Sœurs de l'Œuvre de l'Eglise : j'ai eu le privilège de rencontrer leur fondatrice Mère Trinidad. Merci encore à la Communauté des Fils de Dieu de Florence, à l'Ambassadeure du Bénin près le Saint-Siège, aux Autorités de Propaganda Fide...

 

N. B. : 1er décembre à 9h 30 à la Cathédrale, il y aura l'ordination presbytérale de l’abbé Jaurès ZINSOU.

 

            2 décembre : 1er dimanche de l'Avent. Quête impérée dans toutes les églises pour la Caritas.

 

- Nous sommes en marche vers les 75 ans de notre évangélisation. Le mot de ralliement sera : "Avec Jésus et sa Sainte Mère, soyons tous missionnaires". Veuillez traduire cette phrase dans toutes nos langues.

 

Quelques dates

 

1er nov.          : TOUSSAINT. Fête patronale de la paroisse de Boko. Messe à 9h30.

 

2-3 nov.         : A Lokossa pour les 50 ans de la création du diocèse.

 

6-7 nov.         : A Dassa pour la Conférence des Supérieur(e)s Majeur(e)s du Bénin.

 

11 nov.          : Au Séminaire  Notre Dame de Fatima: messe dominicale à 8h

 

14 nov.          : A 9h30 Conseil diocésain pour les affaires économiques à l’Archevêché avec le Fr Emmanuel D.

 

15 nov.          : A Djougou pour la célébration des 60 ans de Caritas-Bénin.

 

18 nov.          : Confirmations sur la paroisse de Kpassa.

 

20 nov.          : Conseil presbytéral à 9h30 à l'Archevêché.

 

21 nov.          : Rencontre avec les prêtres formateurs du Séminaire Notre Dame de Fatima à 9h.

 

25 nov.          : Solennité du Christ-Roi de l'univers, "SINA GISONGO", au sanctuaire Notre Dame de Komiguea.

 

27 nov.          : Rencontre avec Mr Fabrizio A. et une délégation du Groupe Missionnaire de Merano.

 

 

 

 

L’artemisia est une plante aux vertus très efficaces contre le paludisme et autres maladies.  Il y a deux grandes variétés d’artemisia : l’artemisia afra d’origine africaine (Afrique du Sud) et l’artemisia annua d’origine asiatique (Chine). Cette plante mérite d’être connue de tous afin que chaque famille africaine ait dans sa cour deux ou trois plants  pour sa santé physique…  Quels sont alors les enjeux  majeurs de la promotion d’artemisia ? Laissons la parole au promoteur de cette merveilleuse plante, Mr Clément YARGO. Lisons attentivement.

 

Il y a trois grands enjeux pour la promotion d’artemisia : enjeux sanitaires, bénéfices agro écologiques et enjeux d’entreprenariat social.

 

          1. Les enjeux sanitaires

 L’artemisia est une des meilleures plantes au monde contre le paludisme ou malaria. Or, le paludisme est le plus grand ennemi des populations qui vivent  en Afrique.  Les statistiques du rapport mondial 2016 sont illustratifs des dégâts causés par le paludisme dans le monde et en Afrique surtout. L’enjeu est énorme. En 2016, le paludisme a touché 216 millions de personnes et tué 445.000 personnes dont 90% de ces décès sont en Afrique. Une somme astronomique de 2,7milliards de dollars a été débloquée pour le contrôle de cette maladie.  Au Bénin, le paludisme est la première cause de décès : 22, 6% chez les enfants de  moins de 5 ans ; 13, 5% de la population en général. Pour les cas d’hospitalisations, le paludisme représente 49,4% chez les enfants de moins de 5 ans ; et 42, 9% de la population. Face à cette situation, l’artemisia est la vraie solution, peu coûteuse, et à la portée de tous. Comme vous le savez, le paludisme tue plus que l’ensemble des conflits armés en Afrique. Il faut donc lui livrer un combat sans merci. L’artemisia peut être désormais comparée à ce missile que le Créateur a mis au point pour notre bonheur. En effet, cette plante, prise en tisane ou en poudre, est une poly thérapie très efficace. Beaucoup d’études  menées par le réseau des maisons d’artemisia et par d’autres acteurs  à travers le monde le prouvent. Aucun effet secondaire ni aucune résistance. Par contre, les comprimés pharmaceutiques fabriqués à base d’une molécule d’artemisia en combinaison avec d’autres éléments chimiques peuvent connaître des résistances et ont forcément des effets secondaires. Très intéressant : pour lutter contre le paludisme, l’artemisia peut être prise en mode préventif ou en mode curatif. Elle est très bonne pour les sportifs et pour  les écoliers, élèves et étudiants, pour les soldats…  Toute personne peut consommer l’artemisia, même les femmes enceintes et les bébés dès qu’ils commencent à boire de l’eau. Les Chinois consomment l’artemisia annua en tisane depuis plus de 2000 ans.  Les travaux du Dr Yuyu TU de l’académie de médecine traditionnelle chinoise lui ont valu en 2015 le Prix Nobel de la Santé. Elle y a découvert l’artemisine.

La prise d’artemisia naturelle en poudre et en tisane, en mode curatif ou préventif, garantit l’autonomie de la santé familiale. Belle dynamique de l’écologie sanitaire. Plusieurs personnes démunies financièrement surtout en milieu rural ne vont pas à l’hôpital faute de moyens financiers. Dans les hameaux reculés, il n’y a même pas de centres de santé. La maîtrise de la culture d’artemisia en milieu rural sera un excellent moyen de lutte contre le paludisme. Désormais, plus de peur ! Les gouvernements  africains devraient impérativement promouvoir les plantes médicinales en général, et l’artemisia en particulier ; car une population malade ne peut pas produire les richesses dont elle a besoin  pour le développement de sa nation.

    

 

Malheureusement, nos  gouvernements sont sous le joug de l’OMS qui est, à son tour, sous l’emprise des firmes pharmaceutiques. C’est pourquoi l’artemisia tout comme les autres plantes médicinales ne peuvent pas être promues officiellement chez nous. C’est la nouvelle colonisation idéologique plus dramatique que la première. Les gouvernements asiatiques sont pour la plupart affranchis de cette servitude, surtout dans le domaine de la santé. Or, comme le dénonce Mgr Bernardito Auza, Observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU,  « le système de développement ne devrait jamais être utilisé comme cheval de Troie pour attaquer les valeurs culturelles et religieuses des pays en développement ».

        En dehors du paludisme, l’artemisia traiterait d’autres maladies comme la bilharziose, les infections intestinales,  la tuberculose, le cancer, la fièvre typhoïde. Elle régule la glycémie chez les diabétiques, soigne les courbatures… Les racines d’artemisia seraient efficaces contre les problèmes sexuels et gynécologiques. L’artemisia renforcerait le système immunitaire des malades chroniques. Cependant, ce que la rationalité scientifique n’a pas encore démontré les bienfaits de la médecine traditionnelle et l’expérience humaine l’ont mis en évidence. Il faut donc une collaboration entre les différentes médecines : la médecine moderne  plus rigoureuse et la médecine traditionnelle plusieurs fois millénaire, plus souple, mais très efficace dans les traitements.

 

2. Les  bénéfices agro écologiques

 

L’artemisia se produit sans intrants chimiques : engrais, insecticides, herbicides…Rien de tout cela. Etant une plante médicinale, véritable don de Dieu, l’artemisia se produit avec le compost naturel. A notre ferme agro écologique médicinale LA  NOUVELLE   ESPERANCE du Centre UNIV à Parakou, l’artemisia est produite dans la dynamique de la permaculture (développement durable) qui consiste à guérir la terre et nourrir les hommes. La permaculture comme le dit le livre titré La permaculture de  Perrine et Charles HERVE-CRUYER,  c’est « La nouvelle alliance entre l’humanité et la terre, entre la terre et sa biosphère… ». Le livre dit ensuite qu’ « il est réconfortant dans un monde qui, jusqu’à maintenant a plutôt glorifié la force brutale de la compétition et de l’égoïsme, de découvrir quelque part des pans d’humanité prêts à réensemencer l’univers avec conscience et intelligence ». 

La production d’artemisia est un moyen de mise en œuvre de l’encyclique "Laudato Si’" du pape François sur la sauvegarde de la maison commune (la terre). Dans cette encyclique, le Pape cite l’un de ses prédécesseurs le pape Paul VI en ces termes « Par une exploitation incontrôlée de la nature, l’être humain risque de la détruire et d’être à son tour victime de cette dégradation ». La culture de l’artemisia se fait dans la dynamique agro écologique qui permet de régénérer la terre. L’Etre humain pense généralement qu’il est le seul fils de la terre, ce qui est une erreur. La terre a plusieurs enfants : l’espèce humaine, les espèces animales et végétales… La culture d’artemisia dans les conditions agro écologiques permet de préserver beaucoup de formes de vies animales et végétales. Dans son livre "La troisième révolution industrielle" (énergie verte), Jérémy  RIFKIN prévient l’humanité sur les conséquences de la destruction de la nature par l’Homme. Il dit « Les scientifiques nous mettent en garde : nous sommes confrontés à un changement de la température et de la constitution chimique de la planète potentiellement  cataclysmique. Il menace de déstabiliser les écosystèmes dans le monde entier. A la fin du siècle, redoutent les experts, nous serons peut-être à la veille d’une extinction massive de formes de vies végétales et animales qui pourraient compromettre la survie de notre propre espèce ». Notre objectif est que chaque famille ait son jardin d’artemisia afin de constituer un petit havre de paix dans cet océan d’enfer. Un petit lambeau de terre sauvé soulage la planète entière. Comme le disait sainte mère Theresa de Calcutta, « plusieurs gouttes d’eau peuvent former une rivière ». Alors plusieurs petits jardins familiaux d’artemisia sauveront plusieurs lambeaux de terre et plusieurs lambeaux de terre formeront une grande partie de la terre protégée. Et ce n’est pas tout.

 

 

3. Les enjeux d’entrepreneuriat social 

 

L’expérience de la maison d’artemisia du Centre UNIV permet de dire qu’artemisia est un outil de promotion de l’entrepreneuriat social. En effet, les jeunes sont employés dans toutes les phases de la production d’artemisia. A la ferme agro écologique médicinale LA NOUVELLE  ESPERANCE, outre le gardien, il y a  des paysans et autres ouvriers qui sont employés. A la phase de transformation, il y a également des jeunes qui sont employés ; puis à la commercialisation, les pharmacies et autres lieux de dépôts de vente reçoivent leur pourcentage. Les formations sont payantes à un prix abordable, ce qui donne aussi aux formateurs leur petite part. Comme vous le voyez, cette petite plante ne peut faire que du bien à toutes les couches sociales.

 

·        Quelques défis à relever

 

- Le grand défi est de faire connaître l’artemisia partout au Bénin et en Afrique. Depuis la création de notre  maison d’artemisia  en Novembre  2015, le Centre UNIV a animé au Bénin principalement et en Afrique de l’ouest 55 sessions de formation sur la culture d’artemisia avec une moyenne de 22 participants par session. A cela s’ajoutent plusieurs séances de sensibilisations, les émissions radio et TV…Cette dynamique de sensibilisation et de formation doit continuer. Mais ce n’est pas toujours facile.

 

-  Nous voulons aussi mener les études cliniques ad hoc pour prouver scientifiquement l’efficacité  d’artemisia afra sur la fièvre typhoïde, sur le traitement du diabète ; l’efficacité des racines d’artemisia afra contre la prostate et les problèmes sexuelles et gynécologiques : éjaculation précoce, faiblesse sexuelle,  règles douloureuses, fibromes…

 

-  Comment promouvoir les jardins d’artemisia dans les familles, dans les écoles, les hôpitaux, les petits et grands séminaires, les noviciats et même dans les monastères comme le désire fortement notre Père Evêque ? Mgr Pascal N’KOUE ?

 

-  Comment renforcer les capacités d’accueil de la Ferme agro écologique médicinale LA  NOUVELLE   ESPERANCE, devenue en un temps record une école très fréquentée par les petits agriculteurs, les étudiants, les universitaires d’Afrique et d’ailleurs, des personnes ressources. Concrètement,  nous avons besoin urgemment d’un forage et d’un château d’eau muni de panneaux solaires, d’un logement de 15 chambres au moins pour les stagiaires, d’une salle de formation… Avec l’aide de Dieu et de tous,  nous ferons des prouesses dans notre vision de conjuguer un beau jour, au passé, la peur du paludisme. 

 

·   Remerciements

 

Merci à toutes les personnes qui nous accompagnent de diverses manières dans cette mission.

 

Pour faire un don de soutien,  cela peut passer par l’Economat diocésain de l’Archidiocèse de Parakou ou par l’Economat du Centre UNIV. Pour tout renseignement, veuillez contacter le Centre  UNIV au (+229) 96 37 41 70 ou (+229) 95 21 93 04. E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. surtout visiter la maison d’artemisia du  Centre UNIV à Parakou et goûter gratuitement au thé d’artemisia.

 

  Pour passer vos commandes : poudre d’artemisia, tisane d’artemisia, liqueur d’artemisia (super apéritif…), racines d’artemisia (appelées "état major" par les consommateurs connaisseurs compte tenu de sa puissance).

   Vous pouvez solliciter aussi des formations sur la culture, la transformation, la consommation et la commercialisation d’artemisia. Notre disponibilité à vous rendre service est totale. 

 

        Clément D. YARGO                                                                                                                                                               

Directeur du Centre  UNIV,  Responsable Adjoint de la Pastorale diocésaine pour les laïcs, la famille et la vie,

  Conseiller au Bureau de la Coordination Nationale de la Pastorale pour les laïcs, la famille et la vie au Bénin.

 

 

  

 

Nouvelles de famille

 

- Enfin le missile anti-palu, muni d’une  charge ″nucléaireʺ puissante, est trouvé ;  il est  à notre portée. Il suffit que chaque maison mette en terre 2 ou 3 plants ″d’artemisia  afraʺ. Et le paludisme (ou malaria) est à jamais vaincu. C’est vraiment une herbe médecinale royale.

 

- Nous remercions Mgr Paul K. VIEIRA, Evêque de Djougou, qui est passé le mois dernier pour une visite fraternelle et amicale. Il est  toujours chaleureux et ne se laisse pas abattre.

 

- Nous avons apprécié le travail de la délégation de l’AVECAT, (Amicale des volontaires de l’Eglise catholique), conduite par sa Présidente, Prof. Dorothée Kinde-Gazard, dans le cadre des préparatifs de nos 75 ans d’évangélisation. Un merci infini pour toutes les suggestions si judicieuses.

 

- Notre plaquette "Tous missionnaires" est encore disponible à la librairie Saint Paul. C’est notre "Instrumentum laboris" pour la nouvelle évangélisation. Veuillez vous en procurer et travaillez-la en famille, en équipe, dans les mouvements, dans les CEVB, dans les secteurs paroissiaux etc.

 

- Les infrastructures du Grand Séminaire diocésain Providentia Dei sont sollicitées ces vacances par plusieurs entités : les Salésiens, les charismatiques, les membres de l’Ecole de la foi…c’est parti. D’autres groupes peuvent y penser pour les années à venir. Vous disposez d’un minimum de 50 chambres et de plusieurs dortoirs. Le cadre est tranquille, le climat idéal et la nature féérique.

 

- Le Cardinal Robert SARAH sera dans notre diocèse à la fin de ce mois. Quel bonheur ! Quel privilège !

 

- Le pèlerinage national de Dassa sera présidé par Monseigneur Denis GRONDIN, Archevêque de Rimouski au Québec. Le thème : "Tous les âges me diront bienheureuse".

 

- L’abbé Denis Le Pivain, du diocèse d’Avignon, à peine retourné dans son diocèse nous a écrit. Voici un extrait…ʺQue j’ai pu vous aider dans votre lourde tâche, j’en remercie le Seigneur, mais je sais aussi tout ce que j’ai gagné à œuvrer auprès de vous depuis 15 ans. … C’est à mon tour de vous redire merci, et la croix (que vous m’avez offerte) qui sera dans mon bureau me rappellera de prier pour votre ministère, en particulier pour le séminaire « Providentia Dei » (14 juillet 2018).

 

Quelques dates

 

1er août      : Fête nationale : Les bureaux de la Curie sont fermés.

 

5-6 août     : Clôture à Lokossa de la première Assemblée élective des Sœurs Lumière du Christ.

 

11 août      : Messe à Providentia Dei avec l’Ecole de la foi.

 

12 août       : Messe dominicale à Kabo. Visite à « Africae Munus », ferme diocésaine agro-pastorale.

 

14-16 août : A Porto-Novo pour la célébration des 90 ans de l’ordination du 1er prêtre du Bénin, Père Thomas Mouléro.

 

17-19 août : Pèlerinage national à Dassa.

 

27-30 août : A Cotonou pour la célébration des 50 ans de création de l’Institut des Sœurs de Saint Augustin.

 

N. B. : Pour le 15 août, fête de l’Assomption, la paroisse Notre Dame de l’Assomption de Komiguea vous attend pour la grand-messe. C’est une fête d’obligation. Tous à la messe !

 

 

 

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