En ce temps de carême, encourageons-nous réciproquement à plus de douceur et de gentillesse. "L’homme doux, c’est l’homme calme, gentil, simple, obéissant et pacifique, qui traite bien les gens et ne se dispute avec personne…" (Pape François). Ces traits le rendent aimable, car il vit avec tout le monde en paix, et quoi de plus beau que la paix quand les frères vivent ensemble. Ciblons la langue dans ce message de carême. Saint Paul nous recommande la maîtrise de notre langue en ces termes : "Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche ; mais s’il en est besoin, dites une parole bonne, constructive, capable d’apporter la paix à ceux qui l’entendent… Amertume, irritation, éclat de voix, injures, tout cela doit disparaître de chez vous, comme toute espèce de méchanceté. Soyez bons les uns envers les autres" (Ep. 4, 29-32). Cela s’appelle imiter le Christ doux et humble de cœur.

Les péchés de la langue : les jugements hâtifs, les critiques intempestives, les racontars pimentés, les accusations infondées, les attaques brutales, les soupçons sournois etc. sont des injustices terribles qu’il faut arrêter. On porte atteinte à la bonne renommée de l’autre, je dirais même plus à son honneur et à sa dignité. Ceux qui sont devenus experts dans ce sport ignorent peut-être que Satan exploite leurs frustrations, leurs jalousies, leur anxiété, leurs déceptions pour les rendre hideux etc.

Or Dieu nous a donné la langue pour le louer, le bénir, chanter ses merveilles. Que toute langue proclame que Jésus est Seigneur. Utilisons notre langue pour le bien. L’épître de saint Jacques nous laisse un enseignement étincelant sur la puissance de la langue : "la langue est un petit membre et se vante de grands effets. Voyez comme il faut peu de feu pour faire flamber une vaste forêt. La langue aussi est un feu, le monde du mal…La langue, nul homme ne peut la dompter : fléau fluctuant, plein d’un poison mortel ! Avec elle nous bénissons le Seigneur et Père ; avec elle aussi nous maudissons les hommes, qui sont à l’image de Dieu ; de la même bouche sortent bénédictions et malédictions" (Jacques 3, 5…10).  

Mais comme nous le savons, la langue n’agit pas de façon indépendante. Elle est gouvernée par notre esprit et notre intelligence. "L’usage de la langue tombe exactement sous ce registre où notre liberté est entière et où notre responsabilité est pleine". Cela signifie qu’on n’est pas méchant par accident, ni par hasard. Le méchant est méchant exprès. Quand il nous poursuit de ses médisances et calomnies que faire ? Répondre par la douceur et si c’est possible s’éloigner aimablement et discrètement de lui, c’est-à-dire réduire les fréquentations mais sans violence. Le véritable méchant ne le fait pas une fois en passant. Il a du plaisir à remuer le couteau dans la plaie, il a de la joie à affûter sa langue, sa plume, ses gestes, ses expressions pour mordre. Il est pleinement conscient qu’il veut discréditer, humilier et même démolir quelqu’un ; et il persiste allègrement dans son désir diabolique. Croyez-moi, c’est un homme blessé dans son orgueil, donc malade. Il faut l’aider à en guérir sinon son mal s’aggrave. Un cœur blessé tend à blesser les autres. Une âme triste et aigrie manque souvent de détachement. Elle reste attachée à ses déceptions et frustrations. Elle a du mal à prier et à aimer. Evagre dit :"Si tu désires prier comme il faut, n’attriste aucune âme, sinon tu perds ton temps". Par contre la joie est un remède efficace pour la bonne hygiène spirituelle. Rien ne vaut un sourire pacifique. "Heureux les artisans de paix ils seront appelés fils de Dieu". C’est l’homme pacifique qui mérite d’être appelé réellement fils de Dieu. "Il faut être l’enfant d’un Dieu parfait pour parvenir à aimer quelqu’un qui, pour le moment, nous injurie, nous crache au visage, diffame notre nom, médite de nous faire du mal par jalousie…".

C’est le carême, soyons gentils. La gentillesse est comme l’huile lubrifiante des relations humaines. Elle rend souple ce qui est raide ; elle adoucit ce qui est amer. Celui qui répand la gentillesse sème partout la sympathie, l’harmonie, la sérénité. Dans nos relations, employons à temps et à contre temps ces expressions : merci, pardon, bravo, excuse-moi, gloire à Dieu, Alléluia, Amen, Dieu est bon…

Si quelqu’un nous a offensés, soyons les premiers à le saluer avec sourire à l’appui. Une salutation courtoise est comme un doux massage sur l’esprit encombré de soucis. Ne répondons pas à une insulte par une insulte. Ça désarme l’adversaire et même le déstabilise. Et si nous lui faisons un beau cadeau, ce sera le comble. Avec les bonnes manières, les petits gestes d’affection, on fait reverdir les déserts intoxiqués d’inimitié et refleurir les liens minés, devenus secs, arides et même empoisonnés.

Mais le pire méchant est celui qui vous poignarde dans le dos en continuant de vous sourire hypocritement. Il emploie la ruse, les pièges, la mauvaise foi pour parvenir à ses fins. Il joue au courtois, au gentil en face de vous. Et si vous êtes une autorité, il devient obséquieux envers vous avec un langage mielleux pour vous endormir. En un mot son cœur est double, son visage est double, sa pensée est double. C’est du machiavélisme raffiné. Il peut faire semblant d’être naïf et bon envers tout le monde et surtout envers sa victime. Je ne parle pas de petites méchancetés passagères. Publilius Syrus (1er siècle avant Jésus-Christ) disait : "il faut craindre la méchanceté surtout quand elle prend les dehors de la bonté". Curieusement, beaucoup de méchants vivent et prospèrent dans le mal, le cœur totalement anesthésié, jusqu’à leur mort. Avec des sourires déguisés ils multiplient les victimes.

Utiliser la méchanceté pour répondre à la méchanceté c’est indigne du chrétien. Le bon sens nous dit qu’on n’éteint pas le feu avec le feu. "Œil pour œil, dent pour dent" est un signe de faiblesse, un manque de maîtrise de soi qui entretient le feu de la rancune et de la vengeance.

La réponse des réponses au méchant c’est l’imitation de notre Seigneur Jésus-Christ (Cf. Ph 2,6-11). Le Christ humilié sur la Croix ne répond pas à ses accusateurs ni même au larron qui se moque de lui. C’est le bon larron qui prend sa défense et rappelle à son collègue qu’ils sont tous deux des vauriens, pas le Christ qui se tait. Le silence du Calvaire est un mystère. Quand enfin Jésus s’exprime c’est pour promettre le paradis : "tu seras avec moi, aujourd’hui même, dans le paradis". Ce qui intéresse vraiment le Christ c’est de sauver les pécheurs, donner sa vie, donner le bonheur éternel et non blesser ceux qui le blessent.

Pour ce temps de carême, je n’ai pas trouvé mieux à vous proposer qu’un texte du Pape François tiré de son exhortation apostolique, "Gaudete et exsultate" sur la troisième béatitude : "Heureux les doux…". Exhortons-nous à plus de douceur dans nos rapports. Habituons-nous à dire : "Soyons gentils, c’est le carême ; tout doux, c’est le carême ; patience, c’est le carême ; parlez bien de l’autre, c’est le carême ; ne criez pas sur… c’est le carême. Voilà des expressions qui pourront nous accompagner tout au long de ce carême. Répétons inlassablement "Jésus doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre". Bonne route vers Pâques.

+Pascal N’KOUE.         

Omnium servus

 

« Heureux les doux, car ils possèderont la terre ».

71. C’est une expression forte, dans ce monde qui depuis le commencement est un lieu d’inimitié, où l’on se dispute partout, où, de tous côtés, il y a de la haine, où constamment nous classons les autres en fonction de leurs idées, de leurs mœurs, voire de leur manière de parler ou de s’habiller. En définitive, c’est le règne de l’orgueil et de la vanité, où chacun croit avoir le droit de s’élever au-dessus des autres. Néanmoins, bien que cela semble impossible, Jésus propose un autre style : la douceur. C’est ce qu’il pratiquait avec ses propres disciples et c’est ce que nous voyons au moment de son entrée à Jérusalem : « Voici que ton Roi vient à toi ; modeste, il monte une ânesse » (Mt 21, 5 ; cf. Zc 9, 9).

72. Jésus a dit : « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes » (Mt 11, 29). Si nous vivons tendus, prétentieux face aux autres, nous finissons par être fatigués et épuisés. Mais si nous regardons leurs limites et leurs défauts avec tendresse et douceur, sans nous sentir meilleurs qu’eux, nous pouvons les aider et nous évitons d’user nos énergies en lamentations inutiles. Pour sainte Thérèse de Lisieux, « la charité parfaite consiste à supporter les défauts des autres, à ne point s’étonner de leurs faiblesses ».

73. Paul mentionne la douceur comme un fruit de l’Esprit Saint (cf. Ga 5, 23). Il propose que, si nous sommes parfois préoccupés par les mauvaises actions du frère, nous nous approchions pour le corriger, mais « avec un esprit de douceur » (Ga 6, 1), et il rappelle : « Tu pourrais bien toi aussi être tenté » (ibid.). Même lorsque l’on défend sa foi et ses convictions, il faut le faire « avec douceur » (1 P 3, 16), y compris avec les adversaires qui doivent être traités « avec douceur » (2 Tm 2, 25). Dans l’Église, bien des fois nous nous sommes trompés pour ne pas avoir accueilli cette requête de la Parole de Dieu.

74. La douceur est une autre expression de la pauvreté intérieure de celui qui place sa confiance seulement en Dieu. En effet, dans la Bible on utilise habituellement le même mot anawin pour désigner les pauvres et les doux. Quelqu’un pourrait objecter : “Si je suis trop doux, on pensera que je suis stupide, que je suis idiot ou faible”. C’est peut-être le cas, mais laissons les autres penser cela. Il vaut mieux toujours être doux, et nos plus grands désirs s’accompliront : les doux « possèderont la terre », autrement dit, ils verront accomplies, dans leurs vies, les promesses de Dieu. En effet, les doux, indépendamment des circonstances, espèrent dans le Seigneur, et les humbles possèderont la terre et jouiront d’une grande paix (cf. Ps 37, 9.11). En même temps, le Seigneur leur fait confiance : « Celui sur qui je porte les yeux, c’est le pauvre et l’humilié, celui qui tremble à ma parole » (Is 66, 2).

Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté ! 

Pape François                             

 

 

 

Nouvelles de famille

- "Laissons-nous réconcilier avec Dieu" (cf. 2 Co 5, 20) : c’est le thème du message de carême du Pape François. Les questions d’injustices et de frustrations mais aussi la hargne, les préjugés négatifs sur l’autre, les critiques méchantes empoisonnent nos relations. Un peu d’hygiène spirituelle !

-  Le mois de mars, dans l’Eglise universelle, est dédié à saint Joseph. Incluons une prière à saint Joseph avant ou après le chapelet ou la sainte eucharistie. Il nous aidera à exalter la figure du Dieu-Père, en cette année pastorale dédiée au Père, qui nous envoie en mission.

-  L’opuscule "Tel père telle famille" vient de paraître. Vous le trouverez sur toutes les paroisses. J’y ai proposé quelques solutions aux nombreux problèmes que subissent les familles. Vous y trouverez aussi des prières utiles.

-  Avec le Conseil Presbytéral, nous avons ciblé trois points à faire cette année: ériger ou remettre la statue de saint Joseph dans les églises et surtout les écoles, célébrer le saint sacrifice de la messe "ad orientem" là où c’est possible, et revenir à l’Oraison d’intimité. Je recommande vivement l’opuscule "Messe orientée, messe désorientée".

-  L’aviation de Tourou est fonctionnelle depuis quelque temps. Il y a trois vols réguliers par semaine entre Cotonou et Parakou. Au lieu de 6h de route, en 1h désormais le trajet est fait.

-  Je remercie vivement le Renouveau charismatique diocésain qui m’a apporté une enveloppe consistante pour les Petits-Clercs, futurs séminaristes.

-  Prions pour le repos de l’âme de Melle Jean-Grâce, postulante des Sœurs Albertines, décédée le mois dernier par suite d’une opération chirurgicale.

Quelques dates

3 mars        : Journée de Récollection pour tous les prêtres au Centre Pastoral à 9h30.

5-7 mars     : Rencontre des prêtres Focolarini au Centre Pastoral.

6-8 mars     : Permanence pastorale à Djougou.

10-12 mars : Au Séminaire Propédeutique  Mgr R. Chopard-Lallier de Ténonrou.

15 mars      : Journée de rencontre avec les marguillers et marguillères du diocèse au

                    Centre Pastoral. Messe à 9h30.                         

16 mars      : Rencontre avec Mr Fabrizio, du Groupe Missionnaire de Merano (GMM).

19 mars      : A 9h : Messe à Providentia Dei. Journée de rencontre avec les séminaristes.

                    Fête patronale. Journée de culture générale.

                  : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h10.

20-21 mars : Permanence pastorale à Djougou.

22 mars      : Rencontre avec l’Association des jeunes chrétiens Bariba au Sanctuaire

                    Marial de Komiguea à 10h.

26-29 mars : Assises du Conseil national du (MCCPP) au Centre Pastoral Guy Riobé.

BON TEMPS DE CAREME, BONNE MONTEE VERS PAQUES

 


"Tel père, tel fils" : voilà une expression qu’on n’entend presque plus. L’absence des papas, dans l’éducation des enfants, en est la cause. C’est une démission grave. Elle nuit terriblement à l’harmonie de la famille et de la société. Or lorsque les papas s’impliquent dès la grossesse de la maman, l’enfant se développe mieux. Encore dans le sein maternel, il entend tout autour de sa maman, perçoit ses moments de bonheur ou de tristesse. Ses sens sont en éveil à moins de 3 mois dans ce berceau maternel. Le bébé-embryon devenu fœtus mémorise la voix de maman et même de papa qui est auprès d’elle ; quand il est doux, délicat, amoureux de son épouse le fœtus le ressent. Tout ce qui lui manque c’est de voir le visage de ses parents. Les voix, les goûts, les arômes des aliments que la maman consomme, bébé s’en souviendra, sans le savoir, toute sa vie.

 

Malheureusement, surtout depuis la révolution ou le bouleversement social de mai 68 en Europe - "Il est interdit d’interdire" - et face à la montée en puissance d’un féminisme "engarçonnant", l’autorité du père est combattue et dévalorisée. Elle n’apparaît plus comme indispensable et vitale. L’Afrique est de plus en plus contaminée par ce phénomène asphyxiant. Tous les projets sociaux sont orientés vers la promotion du "genre", soutenue par l’anglicisme "women empowerment" qui, d’une part, signifie renforcement de capacité de la femme et de la fille, et d’autre part renforcement du complexe de culpabilité et dévalorisation du masculin, donc de l’homme et du garçon. Pourquoi alors s’étonner que jamais on ne parle de la promotion et de l'émancipation masculine, encore moins de la paternité responsable ? L’Occident décadent s’est évertué à évacuer de la vie humaine l’autorité paternelle de Dieu. Et c’est très grave. Conséquence, les pères ont baissé les bras, ils se sont comme évanouis, comptant de moins en moins, enfermés dans un individualisme inquiétant. Les mères aujourd’hui, comme on le constate, sont souvent seules et toutes puissantes dans l’éducation des enfants… Le féminisme contemporain identifie la mère à "Gaïa", déesse de la mythologie grecque, ancêtre et mère génitrice de toutes les races divines. Elle est mieux connue comme la mère des Titans. Cette divinité primordiale est aussi la personnification de la Terre.  Dieu, Père Tout-Puissant, doit être désormais gommé au profit de Gaïa, déesse mère, Toute-Puissante… Adieu le père !

 

En effet, un proverbe japonais dit qu’il y a quatre fléaux (ou catastrophes) : le typhon (un grand tourbillon violent), le tremblement de terre, la foudre et le père. A priori, ce proverbe fait sourire. Malheureusement, beaucoup d’enfants ne connaissent pas leur père tout comme il y a beaucoup de pères qui ne reconnaissent pas leurs enfants. C’est dramatique !

 

En effet, beaucoup de pères ont déserté leur mission qui, dans l’amour conjugal dialogué, est basée sur trois devoirs principaux: nourrir, protéger (la symbolique du thorax entre les deux épaules représente la force, la virilité et la protection tant pour l’épouse que pour les enfants. Elle est nécessaire en particulier pour la construction du petit garçon avec la confiance en soi) et guider, en un mot faire grandir humainement, moralement et spirituellement. Et comme la nature a horreur du vide, la mère souvent esseulée dans le foyer essaie de remplir la mission désertée par le père. Et oui, la meilleure maman du monde ne peut pas jouer le rôle de père et l’inverse est aussi vrai.

 

    Partout où la tête manque à sa mission, je parle du chef de famille, le corps en entier  non seulement vit dans un malaise indescriptible, mais se trouve encore plus déstabilisé. On ne sait plus où donner de la tête. L’autorité paternelle est une nécessité, mais elle doit être exercée sous le regard paternel de Dieu, le juste juge, le père plein de tendresse. Le père a pour mission d’aimer d’un amour sans feinte et sans prétention masculine son épouse, de faire grandir chaque enfant et de coordonner les différences de talents et de caractères dans la recherche de l’union familiale, source de bonheur pour tous.

 

Pour l’enfant, il n’y a rien de pire que la fusion et la confusion entre papa et maman. Mais, il n’y a rien de plus beau que l’union des cœurs, différents et concordants entre eux. Dieu les a voulus différents pour une meilleure harmonie, une complémentarité exquise.

 

Entre nous, plus la femme se sent obligée de remplir la maison de sa présence en se battant toute seule et sur tous les fronts, plus l’homme fuit ses responsabilités, baisse les bras et abandonne son devoir d’état pour courir d’autres aventures. Mesdames restez à votre juste place !...

 

Les Latins disaient : "Qui educat, magis pater, quam qui genuit", celui qui éduque un enfant est plus père, plus important que le géniteur. Le père c’est l’autorité qui éduque à bien se tenir d’abord en famille, puis en société…

 

 

+Pascal N’KOUE.         Omnium servus

 

    "Le père a pour mission d’enraciner son fils (fille) dans son identité personnelle, de lui donner une sécurité, de l’aider à affronter la réalité avec des épaules solides, de soutenir ses pas, bref, de forger chez l’enfant une « colonne vertébrale ». Un père peut exiger beaucoup lorsqu’il aime beaucoup. La crainte de laisser faire pour ne pas perdre l’estime de son enfant, produira un effet contraire. Ce dernier aura le sentiment que son père ne s’intéresse pas à lui. Combien de jeunes font des bêtises dans l’unique espoir qu’on s’intéresse à eux, qu’on les rassure. Voilà pourquoi les sectes ont tellement de succès auprès de ces jeunes à la personnalité fragile, avides de certitudes et de sécurité. Le « gourou », idéalisé par l’adepte, se substitue au père. Soumis à ses règles, le jeune homme lui voue une confiance aveugle. En dehors du cocon fusionnel sectaire, il perd toute assurance en lui-même."…

 

 

          

 

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR NOS 75 ANS D’EVANGELISATION        

 

                                                                                              Cotonou, le 24 décembre 2019

 

Prot. n.6161/19

 

Objet : Message du Saint-Père

 

                                               Le Nonce Apostolique au Bénin

 

                                               Son Excellence Mgr Brian Udaigwe

 

 

 

                                               A

 

                                               Son Excellence Monseigneur Pascal N’KOUE

 

                                               Archevêque de Parakou

 

 

 

J’ai l’honneur de transmettre à votre Excellence le message que sa Sainteté le Pape François a demandé au Secrétaire d’Etat de vous  envoyer en réponse à votre lettre du 15 septembre 2019, sollicitant un message du Saint-Père à l’occasion du 75ème anniversaire de l’évangélisation de l’Archidiocèse de Parakou.

 

« Son Excellence Monseigneur Pascal N’Koué,

 

Archevêque de Parakou

 

PARAKOU

 

 

 

Alors que vous êtes tous réunis pour célébrer le jubilé de diamant de l’évangélisation de votre diocèse, Sa Sainteté le Pape François vous salue fraternellement, ainsi que les Evêques, les Prêtres et tous les fidèles présents. Faisant mémoire du travail d’évangélisation accompli au cours de ces soixante-quinze années écoulées, durant lesquelles l’Eglise a cherché à remplir sa mission de Mère et Educatrice spirituelle au service de la paix, il rend grâce pour les dons reçus du Seigneur. Il encourage les baptisés à enraciner toujours plus profondément leur foi dans une authentique rencontre du Christ.

 

Le Saint-Père invite les diocésains de Parakou à prendre leur part dans l’œuvre d’évangélisation, en étant des témoins ardents du Christ ressuscité, en particulier auprès des jeunes, des personnes les plus démunies et des familles.

 

Il encourage aussi les jeunes à écouter les appels du Seigneur à le suivre et à y répondre avec générosité pour que la joie de l’Evangile soit annoncée à tous. Dans le contexte actuel de notre monde où se répandent souvent la haine et la violence, il forme le vœu que, par le rayonnement grandissant de la foi et de la miséricorde, votre Nation et l’Afrique entière, connaissent à l’avenir une paix et une prospérité durables. Le Pape François confie le diocèse de Parakou, ainsi que le Bénin, à la protection de Notre-Dame de la Paix, et il accorde de grand cœur, à chacun, une particulière Bénédiction Apostolique.

 

XCardinal Pietro Parolin

 

                                                                                                     Secrétaire d’Etat »

 

Excellence, en vous assurant de ma communion fraternelle et spirituelle dans le Seigneur à cette occasion de la fête de l’évangélisation de l’Archidiocèse de Parakou, je vous prie d’agréer mes sentiments cordiaux et fraternels.

 

         XBrian Udaigwe

 

                                 Nonce Apostolique

 

 

 

Ce très beau message est à relire individuellement et aussi dans toutes les églises, CEVB, mouvements de jeunes, familles etc. Le Pape nous demande de rencontrer la personne du Christ et d’aller en mission d’évangélisation partout. Il a ciblé les jeunes et les couches défavorisées.

 

Nouvelles de famille

 

- Prions pour le repos de l’âme de Marie, maman du Père François NANSOUNON.

 

- "Avec Jésus et sa sainte Mère, soyons tous missionnaires". Le jubilé des 75 ans de notre évangélisation a été bien clôturé :

 

- Le 9 janvier au Séminaire Providentia Dei, il y a eu une ordination presbytérale et la pose de la 1ère pierre du foyer de spiritualité N. D. de Vie.

 

- Le 10 janvier à Ténonrou (Africae Munus) on a béni le nouveau Séminaire Propédeutique.

 

- Le 11 janvier au Sanctuaire eucharistique, on a annoncé officiellement que ce sont les Sœurs de la Providence de St Paul de Kara qui viendront en septembre 2020 pour remplacer les Sœurs Contemplatives de Jésus Eucharistie. Le célébrant était S. E. R Mgr José Ignacio MUNILLA.

 

- Le 12 janvier : le Card. J. ONAIYKAN a couronné N. D. de Komiguéa, Reine des familles.

 

- Le 13 janvier : l’église du Monastère du Très St Sacrement de Boko a été consacré par S. E. R. Mgr Marc AILLET. Mille mercis aux divers acteurs, aux bienfaiteurs, aux bénévoles, bref à tous ceux qui ont contribué au bon déroulement des festivités. Nous incluons le Préfet de Borgou et la Police. Il nous faut maintenant annoncer avec foi et audace la Bonne Nouvelle partout. Que chaque secteur paroissial fasse son bilan pour un nouveau départ en mission.

 

- Le R. P. Marius OBA est nommé Aumônier du groupe de la Divine Miséricorde du diocèse.

 

- Le R. P. Moïse DEGODO est nommé Aumônier de la chorale Hanyé du diocèse.

 

- Rappel : Cotisation de 6000/mois pour la retraite des prêtres diocésains. Ce n’est pas facultatif.

 

- A l’occasion de l’année pastorale du Notre Père, méditons sur la place du Père dans nos vies, le Père miséricordieux, proche de nous et plein de tendresse. Quelle relation filiale entretenons-nous sous son regard bienveillant et miséricordieux ?

 

- J’exhorte vivement qu’on dresse, en cette année, dans les églises, les établissements scolaires et aussi dans nos familles la statue de saint Joseph, époux de Marie, et charpentier de Nazareth. C’est le père de famille qu’il fallait sur terre pour Jésus, le Fils de Dieu et de Marie. Invoquons-le.

 

- Apprenons à prier lentement le Notre Père dans toutes nos langues. Apprenons aussi à chanter le Pater Noster lentement en latin sur toutes les paroisses.

 

- Kermesse de la paroisse Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de Titirou le dimanche 9 février à 9h.

 

- Pèlerinage de l’Enfance Missionnaire au sanctuaire N. D. de Komiguéa les 28 et 29 février. Tous les enfants y sont attendus.

 

Quelques dates

 

2 Fév.         : Fête des Consacré(e)s à Papanè. Merci d’être "Eglise en sortie missionnaire".

 

3-7 Fév.      : Session Ordinaire des prêtres de l’UCB à Natitingou au niveau de notre Province.

 

7 Fév.         : Retour de Rome à Parakou.

 

8-9 Fév.      : Visite à Kabo-Ténonrou (Africae Munus-Séminaire Mgr R. Chopard-Lallier).

 

11 Fév.     : Rencontre de tous les aumôniers paroissiaux de l’Enfance Missionnaire avec le Père                    Cosme ADJOMALE, Directeur National des OPM, à 9h à Titirou.

 

                   Journée mondiale des malades. Que les aumôniers des hôpitaux s’organisent.                  

 

12 Fév.       : Visite de la ferme écologique La Nouvelle espérance du Centre UNIV.

 

14-16 Fév.   : Permanence pastorale à Djougou.

 

18 Fév.       : Conseil Presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

21-23 Fév.  : Visite pastorale à St Joseph d’Alaga.

 

22-23 Fév.  : Pèlerinage du secteur paroissial de Tchaourou.

 

26 Fév.       : Mercredi des Cendres. Jeûne et Abstinence. Début du carême.

 

                     Messe au Séminaire N. D. de Fatima.

 

N. B. : Le 3 mars : Journée de récollection pour tous les prêtres au Centre Pastoral Guy Riobé.

 

          Qu’ils viennent avec leurs vêtements liturgiques et bréviaires.

 

La Pénitencerie Apostolique vient de nous notifier que les indulgences plénières, prérogative exclusive du Saint-Père, sont accordées les 10, 11 et 12 janvier 2020. Elles concernent tout baptisé. Le décret ci-dessous, traduit du latin, explique clairement ce qu’il faut faire.

+Pascal N'KOUE

omnium servus                                                                                                      

 

Très Saint Père,

Pascal N’KOUE, Archevêque de Parakou, reconnaissant envers Dieu de toute son âme, demande à votre Sainteté l’indulgence plénière pour les fidèles qui participeront aux sacrées cérémonies religieuses du 10 au 12 du mois de janvier 2020 dans l’Eglise Cathédrale dédiée aux Saints Apôtres Pierre et Paul, dans le Sanctuaire Christ Rédempteur de l’Homme, dans le Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa, au Monastère de l’Etoile Notre-Dame, au Monastère Notre-Dame du Kokoubou, au Grand Séminaire Providentia Dei pour  commémorer les innombrables bienfaits accordés par la Bonté Divine, à l’occasion de la célébration des 75 ans d’évangélisation du diocèse susmentionné, lequel fut érigé en diocèse en l’an 1964, puis élevé à la dignité d’Archidiocèse en l’an 1997.

La Pénitencerie Apostolique, par mandat du Très Saint-Père François, accorde l’indulgence plénière jubilaire qui peut être obtenue selon les conditions habituelles (Confession sacramentelle, Communion Eucharistique et prière selon les intentions du Souverain Pontife) par les fidèles réellement inspirés par la pénitence et la charité. Cette indulgence peut être aussi appliquée selon le mode du suffrage universel aux âmes du Purgatoire, à condition que les fidèles en pèlerinage visitent l’Eglise Cathédrale ou un autre lieu sacré dûment désigné, et participent dévotement en ces lieux aux rites sacrés ou au moins pour un temps suffisant et dans une attitude d’humilité, prient Dieu pour obtenir des vocations sacerdotales et religieuses et pour la défense de la famille humaine. Ces prières se concluront avec la prière du Notre Père,  le Symbole de Foi et par une invocation à la Très Sainte Vierge Mère de Dieu.

Les fidèles empêchés par l’âge ou par une maladie grave pourraient obtenir également l’indulgence plénière si, après avoir accompli le refus de tout péché, avec l’intention de satisfaire dès que possible aux conditions habituelles, se seront unis spirituellement aux célébrations ou aux pèlerinages, après avoir offert à la Miséricorde de Dieu par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, les prières et  les propres douleurs ou peines de la vie.

Afin que, pour des raisons de charité pastorale, résulte plus facilement l’accès au pardon par le moyen du pouvoir des clés de l’Eglise, cette Pénitencerie demande instamment que le Pénitencier diocésain, le clergé de la Cathédrale, les prêtres à qui a été confié le soin pastoral des Sanctuaires Jubilaires, soient généreusement disponibles pour la célébration du Sacrement de Pénitence et l’administration de la Sainte Communion aux malades.

Le présent décret est valide pour cette occasion malgré tout empêchement contraire.

                                                                                                    07 janvier 2019

     N. B. Nous remercions vivement l’abbé René VIEIRA aux études à Rome qui nous a fait la traduction.

 

PROGRAMME DE LA CLÔTURE DU JUBILE : 75 ANS   

Jeudi 9 janvier 2020 : Rendez-vous à Providentia Dei (Grand Séminaire) de Gaah-Baka.

9h30   : Pose de la première pierre du Foyer de Spiritualité « N. D. de Vie »

10h00 : Ordination presbytérale de Samuel ENENCHE, par S. E. R. Mgr José Ignacio             

             MUNILLA, évêque de San Sebastian (Espagne).

Vendredi 10 janvier 2020 : Rendez-vous à Ténonrou (Africae Munus)

08h30 : - Pose de la première pierre du monastère bénédictin à Ténonrou

             - Bénédiction du séminaire propédeutique Mgr Robert CHOPARD-LALLIER par le                      R. P. Jean François FRANCISCO, Vicaire épiscopal de Besançon.

10h00 : Sainte Messe présidée par S. E. R. Mgr Barthélémy ADOUKONOU, suivie de                           réjouissances traditionnelles africaines.

Samedi 11 janvier 2020 : Rendez-vous au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme.

8h30-9h30 : Confessions au Sanctuaire eucharistique

10h00        : Sainte Messe présidée par S. E. R. Mgr Pascal N’KOUE.

                     L’Après-midi et la nuit seront organisés par les Frères de la Communauté Mère du                 Divin Amour d’Abidjan (Côte d’Ivoire).

Dimanche 12 janvier 2020 : Rendez-vous au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguea

8h30   : Conférence sur le thème « Evangélisatrice, l’Eglise doit s’évangéliser elle-même                   d’abord» par la Communauté Mère du Divin Amour.

10h00 : Sainte Messe présidée par S. Em. R. Monsieur le Cardinal Fernando FILONI, Préfet de la    Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, avec le Couronnement de la Vierge N.            D. de Komiguea, Reine des Familles.

15h30 : Soirée culturelle à la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC).

Lundi 13 janvier 2020 : Rendez-vous au monastère des Contemplatives de Boko

08h30-9h30 : Confessions sacramentelles au monastère N. D. du Très Saint-Sacrement à Boko

10h00          : Dédicace de l’église du monastère par S. E. R. Mgr Marc AILLET, évêque de                          Bayonne.

16h00          : Conférence sur Mgr Robert CHOPARD-LALLIER (au Sanctuaire eucharistique                            par le R. P. Jacques JULIA, sma), suivie des vêpres solennelles par le Séminaire N.                   D. de Fatima - FIN.        

 

 

 

 

UN NOUVEAU SEMINAIRE PROPEDEUTIQUE

Propédeutique : 1ère promotion à Ténonrou (oct. 2019-juin 2020)

Après plusieurs changements de sites, le Séminaire Propédeutique vient de s’installer dans ses propres locaux à Ténonrou. En effet créée en 2015 dans la ville de Parakou, la Propédeutique s’est déplacée en 2017 sur le site du Séminaire Providentia Dei…

   L’année a effectivement démarré le 31 octobre 2019 sur le site du  Centre diocésain dénommé "Africae Munus" (Afrique, lève-toi). Ce Centre, sous la responsabilité de la Caritas, est pour le développement intégral de l’homme. C’est une grande ferme avec une belle retenue d’eau pour le jardin et la pisciculture. Il y a de l’espace pour le reboisement et les travaux champêtres. Des infrastructures socio-éducatives, socio-sanitaires et agropastorales y sont programmées. Mais pour l’instant c’est la brousse. Ce séminaire dédié à Mgr Robert CHOPARD-LALLIER, sma, est pour nous pousser à imiter nos premiers missionnaires qui privilégiaient les périphéries.

     Ce jour-là, 19 séminaristes débarquaient à Kabo où des jeunes de cette paroisse les attendaient pour les acheminer à Ténonrou sur des motos. En effet, les fortes pluies de cette année ont rendu les pistes impraticables. Ainsi, les 7 derniers kilomètres pour rejoindre le Séminaire ont été parcourus avec beaucoup de difficultés. Et là, interrogateurs et inquiets, les séminaristes se disaient pourquoi un lieu si reculé et si isolé ? Pire, il n’y a aucune couverture en réseau téléphonique ! Une petite exhortation du recteur les rassura. "Eh bien, quand le Christ vous appelle, il vous amène d’abord dans le désert pour le rencontrer″. Très tôt, ils l’ont compris. Ils l’ont accepté. Ils se sont sentis chez eux. Et ils se sont mis au travail avec enthousiasme. En deux jours, les hautes herbes ont fait place à la beauté de l’environnement animé par le chant des oiseaux et bercé par la brise légère qui donne vie aux branches des arbres...

     Ces séminaristes viennent des diocèses de Parakou (10), Natitingou (6), Djougou (3). Ce sont des jeunes ayant eu fraîchement le bac ou qui ont eu un cursus universitaire. La formation est basée sur la spiritualité, la vie communautaire, le travail manuel et le plan intellectuel.

     Pendant un an, ils essayeront de discerner leur vocation à travers la prière et surtout la pratique de l’oraison (1 h chaque jour). Au Séminaire, ils apprendront à vivre en communauté, à accepter les autres tels qu’ils sont, à découvrir l’autre comme un cadeau que Dieu leur a donné aujourd’hui. Tous les matins, pendant 1 h et tous les soirs en 1h30mn, ils travaillent de leurs propres mains, soit pour le nettoyage de la maison, soit pour les activités champêtres ou maraîchères. Enfin, pendant ces 9 mois, ils recevront quelques cours de remise à niveau : Français, Philosophie, Latin, Musique, Religion-Catéchèse, Éducation chrétienne et initiation à la langue Bariba. Les samedis soirs, plusieurs parmi eux sortent pour une pastorale dans les villages qui nous entourent. Ils aident à la catéchèse en Bariba, Biali, Ditamari. Ils s’engagent aussi dans l’animation de l’Enfance Missionnaire et la formation au scoutisme.

     Une fois devenus prêtres, ces jeunes puiseront dans toutes ces ressources spirituelles, manuelles, intellectuelles et pastorales pour un ministère épanoui.

Pour bien mener cette œuvre à bout, deux prêtres et un séminariste en stage canonique sont les formateurs résidents. Plusieurs autres interviennent ponctuellement pour nous porter main forte.

     Nous bénissons le Seigneur pour toutes ses merveilles. La rentrée est effectuée, certes. Mais il reste beaucoup à faire encore. Actuellement, nous avons un bâtiment de 10 cabines au total, et trois salles provisoires. L’une d’elles a été transformée en chapelle, l’autre en réfectoire, et la troisième en salle de classe. L’urgent pour nous est de construire une chapelle, faire un forage, un grand château pour l’eau, une bibliothèque et acquérir un moulin à moudre les grains de maïs et de mil…

Merci à notre Père Évêque, Mgr Pascal N’KOUE, qui a un souci particulier pour la promotion des vocations et la formation des prêtres. Merci aux O.P.M. de Rome, à Aide à l’Eglise en Détresse, aux Amis de l’Atacora de Versailles. Nous n’oublions pas la Caritas diocésaine et toutes les personnes sérieuses qui se battent quotidiennement pour notre mieux-vivre. Merci à tous les bienfaiteurs inconnus. Dieu vous bénisse tous et vous comble davantage !

Père Gildas TONOUKOUIN

Recteur

 

 

Nouvelles de famille

- Nous félicitons Mgr Jean-Paul JAMES qui vient d’être nommé Archevêque de Bordeaux. Nous le rassurons que le jumelage des diocèses Parakou-Nantes initié par lui ne tombera pas. Prions pour lui.

- Le mois de décembre nous fait penser à l’Avent, à Noël, au Nouvel An. Cette année nous pensons aussi aux derniers préparatifs de la clôture de jubilé de nos 75 ans d’évangélisation. Je ne doute pas que les cœurs se convertiront et que les générosités se débloqueront.

- Nous lançons le traditionnel appel pour la collecte de dons en faveur des prisonniers de la Prison civile, à l’occasion de la fête de Noël. Ce sont nos frères et sœurs qui ont besoin de nous.

- Nous remercions vivement le professeur Henri JOYEUX et son épouse Christine, invités par la Conférence Episcopale du Bénin, pour former les séminaristes en divers domaines de la vie affective et sur la paternité spirituelle du prêtre. J’ai beaucoup apprécié leur pédagogie.

- Prions pour le repos de l’âme de Mr Laurent, papa de l’abbé Serge DANNON.

- La Propédeutique à Ténonrou a officiellement ouvert ses portes le 30 octobre 2019, avec 19 jeunes.

- Le R. P. Patient SEKO est nommé Aumônier diocésain de la chorale "Nasara".

- Le R. P. Roland OKRY est nommé Aumônier diocésain de l’Union des chorales "Sainte Cécile".

- Le R. P. Léandre YEMAJRO est nommé Aumônier diocésain de la Congrégation du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie : branche séculière.

- Le R. P. Damien DAKIN est nommé Aumônier diocésain de l’Union des chorales "Arigbo".

- Le R. P. Franck TOKPASSI est nommé Aumônier diocésain du Renouveau Charismatique.

- Le R. P. Nestor TAGO est nommé Aumônier diocésain de l’Union des chorales "Adjogan".

N. B. Que les prêtres se rendent disponibles pour les nombreuses confessions sacramentelles à l’approche de Noël.

 

 

Quelques dates

27 nov.-2 déc. : A Dassa pour le Symposium national des Consacré(e)s. Son Em. João Braz

                        Cardinal de AVIZ viendra de Rome pour les assises.

1er déc.    : 1er Dimanche de l’Avent. Quête impérée pour la Caritas diocésaine.

7 déc.      : Vœux perpétuels de Sr Laetitia P. BODJRENOU à l’église N. D. de Lourdes, à 9h30.

7-11 déc. : Permanence pastorale à Djougou.

8 déc.      : Fête de l’Immaculée : Quête impérée pour le Sanctuaire marial de Dassa.

12 déc.    : Matin au Grand Séminaire Providentia Dei.

                A 19h10 : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima.

15 déc.    : Messe dominicale à Kabo à 9h. Visite du Séminaire Propédeutique Mgr R. CHOPARD.

17 déc.    : Conseil presbytéral à l’archevêché à 9h30.

20 déc.    : Messe de Noël anticipée à l’hôpital St Martin de Papané.

21 déc.    : A Kandi : Messe d’ouverture du jubilé d’argent de l’érection de ce diocèse.

22 déc.    : Messe dominicale à la paroisse de Boko à 10h30.

24 déc.    : Messe de nuit de Noël à la Cathédrale avec baptêmes d’enfants à 22h.

25 déc.    : Messe de Noël au Monastère l’Etoile Notre Dame à 9h. Quête impérée pour l’Archevêché.                

28 déc.    : A Kouandé pour les 50 ans d’ordination presbytérale de l’abbé Pierre BIO SANOU.

29 déc.    : Messe dominicale à la paroisse de Yebéssi à 9h30.

                Fête des familles dans chaque secteur paroissial.         

31 déc.    : Action de grâce à l’hôpital St Jean de Dieu de Boko. Messe à 9h30.

                 24 h : Au Sanctuaire eucharistique. Messe en l’honneur de la Vierge Marie, Mère de Dieu.

JOYEUX NOËL ! BONNE FETE DES FAMILLES.

 SAINTE ANNEE 2020 A TOUS !

 

 

Le mois prochain paraîtra mon opuscule "Tel père, telle famille". Autrefois on disait "tel père, tel fils". Pourquoi ne pas oser dire "tel père, telle famille" ? J’ai demandé au Professeur Henri JOYEUX, un grand ami très apprécié au Bénin, de bien vouloir nous préfacer ce modeste écrit. C’est ce que nous vous livrons dans cette Vie Diocésaine en guise de prélude. Les devises Liberté-Egalité-Fraternité (France) et Fraternité-Justice-Travail (Bénin), selon le Professeur, ne sont pas suffisantes pour former le citoyen aujourd’hui. Il faut ajouter la "paternité responsable". Est-ce un hasard si Jésus dans ses enseignements a surtout parlé du Père ? L’unique prière qu’il nous a enseignée s’adresse au Père : "Pater Noster". Lisons plutôt Henri JOYEUX, professeur en médecine qui, certainement, a été aidé par son épouse Christine effacée, affable et profonde. Cette belle préface tenant compte des réalités franco-béninoises mérite d’être lue lentement.

                                                                                                                                 

+Pascal N’KOUE.                                                                                                                                                                     Omnium Servus

   C’est avec joie que je préface cet excellent opuscule d’une grande actualité, à la demande de Monseigneur Pascal N’KOUE, Archevêque de Parakou. Je le recommande vivement à tous les pères de famille présents et à venir sur votre beau Continent et largement au delà.

Vous ne m’en voudrez pas d'abord de porter mon regard sur l’évolution de notre humanité en partant de mes propres racines, celles de mon pays, la France. Je ne suis qu'un père de famille qui a eu l’expérience de 6 enfants et deux de plus dont mon épouse et moi-même nous sommes occupés, de l’adolescence à l’âge adulte. Nous voilà désormais avec mon épouse Christine, grands-parents de 18 petits enfants, très attentifs au monde dans lequel ils vivent, essayant de réfléchir à l’avenir.

Liberté-Egalité-Fraternité, cette devise Républicaine n'est plus suffisante ! 

Elle devait structurer les relations individuelles, mais manifestement elle ne structure pas une société devenue violente, où la boussole s’est affolée. Nous le vérifions dans notre beau pays la France qui ne va pas si bien et dans bien d’autres qui cherchent à nous imiter sur notre petite planète. Notre devise s’étiole, nous devons tenter de savoir pourquoi. 

Dix jours à dialoguer en vérité dans votre pays, avec plus de 200 jeunes Béninois de 20 à 35 ans et avec leurs maîtres, recteurs, professeurs, éducateurs ne donnent évidemment pas une idée globale, définitive et certaine sur un pays. Ils sont ces jeunes l’avenir du pays. Les très nombreuses questions qui nous ont été posées pendant 5 jours, 4 heures par jour, de manière totalement libre et anonyme, les rencontres aux repas et en tête à tête, nous ont permis de comprendre et discerner les soucis et les énormes potentialités de tous ces jeunes de votre beau pays qu’est le Bénin.  

Ces jeunes hommes se sont engagés librement dans des centres de formation adéquats, des séminaires, destinés à se former sur le long temps, pour prendre des responsabilités éducatives très larges à tous les niveaux de l’Etre : physique, psychique, affectif et même spirituel. Cela impose une large vision humaine, tant de ses propres capacités et ressources, que de celles de son propre pays, de ses institutions. Sans oublier sa culture ancestrale (HISTOIRE DE MON PAYS-LE BÉNIN de Jean Pliya-Ed La Croix du Bénin 2014), son histoire souvent douloureuse et les acquis de la modernité. 

Les rêves de nombreux Béninois, et n’est-ce pas aussi vrai de beaucoup de jeunes africains des 54 pays d'Afrique, sont chez nous en Europe. Le miroir que nous leur envoyons est, soyons honnêtes, un miroir aux alouettes où dominent certes des formations attractives de haut niveau avec l’IA, l’Intelligence Artificielle qui résoudrait tout (???) et en même temps une atmosphère délétère, déprimée, une tendance collapsologue, donc suicidaire, euthanasique et même eugénique

En Europe, les cabinets des spécialistes de la psychologie sont pleins à ras bord, les défenses immunitaires individuelles et collectives engendrent de nombreux cas de cancers ; les maladies de civilisation se multiplient et inquiètent fort la population. L’Europe vieillit et déprime. Il manque chez nous la jeunesse, le dynamisme, la joie et la foi dans l’avenir. Nous les avons trouvés au Bénin, sous le soleil, la chaleur et la pluie, dans la pauvreté assumée, une immense générosité, une fantastique ingéniosité et créativité au contact du réel. 

Au Bénin la parole est libre, les différentes communautés spirituelles travaillent et avancent en bonne entente. On peut dire sans insulter quiconque et sans jalousie mal placée : j’aime les pauvres qui deviennent riches, quand chez nous le fossé se creuse entre les riches et les pauvres. 

En Europe, en France surtout, nous nous battons avec des mots qui suivent notre devise si maltraitée. Ainsi dominent les vrais maux : discrimination, minorités, majorités, oppositions, communautarismes, chômage, grèves corporatives et généralisées à répétition, théorie du genre, phobies et sigles de toute sorte qui s’opposent les uns aux autres. Alors que tout pourrait se résumer au respect des différences et à leurs magnifiques complémentarités à la joie d’apprendre de l’autre, au bonheur de partager. 

En réalité nous ne savons plus très bien qui nous sommes et on nous fait croire que c’est l'avenir. 

L’enfant pour être le premier servi, doit être aidé à grandir dans toutes ses dimensions 

Avec toutes les potentialités de la nature humaine et de la science, un enfant reste le fruit du désir de parents, quels que soient les moyens et les hasards pour le procréer et le faire naître. Simples ou doubles, paternité et maternité restent des évidences pour les enfants. C’est eux qui sont l’avenir d’un pays. S’ils ont certainement besoin d’amour, ils ont aussi besoin de racines et de solides tuteurs.

Au Bénin l’enfant deviendrait-il roi ingouvernable comme en France ? On ne pourrait alors rien lui interdire ? Funeste erreur que nous payons très cher. Je ne peux donc vous conseiller chers parents Béninois et plus largement de toute l'Afrique de suivre les nombreux exemples européens. Connaissez-les, identifie-les, pour ne pas les suivre.

Les relations parents-enfants ont abouti à tellement de démissions parentales, quelles ont surtout désorienté les jeunes, leur faisant perdre des repères essentiels à toute leur vie. Evidemment on vous dira qu’il y a la résilience et que l'enfant est fait pour s’adapter. C’est loin d’être toujours vrai, quand nous observons les innombrables difficultés des jeunes dans les écoles et les universités. Il ne s’agit pas de ré-intégrer les repères d’autrefois, il s’agit de moderniser ceux qui ont fait leur preuves, ceux que les anciens que nous sommes peuvent proposer aujourd’hui sans se faire taxer de ringards, conservateurs ou autre étiquette qui empêche de réfléchir et de dialoguer avec respect et intelligemment.

Si la maternité reste une évidence, la paternité responsable n’a pas pris encore sa juste place. 

La maternité devient un problème réel en Europe, à un point tel que nombre de femmes, du fait de leur décision tardive à procréer et des traitements hormonaux contraceptifs longuement consommés, sans trop savoir comment ils fonctionnent, doivent avoir recours à la Procréation Médicalement Assistée (PMA). Tandis que les hommes vivant entre eux réclament la grossesse pour autrui (GPA), avec une mère porteuse payée pour procréer.

La médecine est ainsi confrontée aux stérilités sociales après avoir traité les stérilités pathologiques féminines et même masculines plus ou moins associées. Et quand l’enfant tant désiré vient à naître, il reste à l’éduquer, à accompagner sa croissance physique, psychologique, affective et même spirituelle. 

Nous savons bien toutes les difficultés des familles monoparentales quelles soient économiques avec la précarité-pauvreté et même psycho-affectives. On fait désormais systématiquement appel au pédopsychiatre parce que l’enfant a des troubles de l’attention, n’écoute rien, est agité ou l’inverse, violent et désorganisé, déprimé et anxieux. Alors sont proposés des traitements médicaux qui ne règlent pas longtemps les problèmes. Difficile d’expliquer à ces mères inquiètes qui ne comprennent pas leur ado, que celui qui manque c’est d’abord un père, un vrai.

Les paternités nouvelles n’ont pas fini d’évoluer.

Les papas nounous ont remplacé les papas machos et ce n’est pas un mal. En France ils donnent le biberon, amènent les enfants à l’école, font la cuisine, repassent les vêtements. Tout cela est formidable. Mais il y a encore des progrès à faire. Lesquels ? Monseigneur Pascal N’KOUE les a parfaitement identifiés. Je vous conseille de les lire un crayon à la main, de les partager avec votre épouse, avec vos amis. Ils font partie de l’avenir de votre pays, de votre Continent.

Nous devons aider les pères à structurer leur paternité. Il ne s’agit pas d’être là seulement pour couper le cordon le jour de la naissance et verser quelques larmes de bonheur à l’idée d’être enfin père-papa. Sachez chers pères et futurs pères que c’est là que tout commence.

Ce livre de Monseigneur Pascal éclaire les chemins de paternité et il n’y a ni tapis rouge, ni escalier roulant. Ainsi chers pères vous deviendrez des phares sur les routes de vos enfants et vous vous adapterez aux besoins éducatifs de vos petits puis de vos grands. Pas de long fleuve tranquille, vous apprendrez à ramer, à surfer, à écouter, à observer, à pardonner et toujours avec délicatesse et amour.

Ce livre sera également fort utile à tous les pères spirituels des paroisses qui se développent dans tout le pays, dans les villes et les campagnes les plus reculées, dans la joie et le dynamisme. Les jeunes qui se préparent à la prêtrise et à la vie consacrée goûteront aussi les nombreux conseils de cet ouvrage béni pour toutes les familles qu’ils accompagneront. Je ne doute pas que la Paternité responsable se développe au Bénin et je souhaite qu’elle soit ajoutée dans la conscience et le cœur de tous aux trois valeurs de la belle devise du Bénin : Fraternité, Justice, Travail.

                                                                                                                         

Prof. Henri JOYEUX

 

"TESTAMENT" DE MGR JEAN-PAUL JAMES

     Nous attendions à Parakou ce grand Pasteur pour la clôture des 75 ans de notre évangélisation. C’est lui qui a eu l’initiative du jumelage entre Nantes et Parakou. Rome vient de le nommer Archevêque de Bordeaux. Tout est grâce. Sa dernière lettre du 16 novembre 2019 a tous les accents d’un testament qui nous souhaite longue vie. Nous l’en remercions vivement et lui promettons notre communion priante.

Cher Monseigneur N'KOUE

 

Peut-être êtes-vous au courant : le diocèse de Nantes vient d'apprendre que je suis nommé à Bordeaux. 

Je me prépare à quitter un diocèse que j'aime beaucoup. Au cours des dernières années, nous avons eu la joie de vivre un beau partenariat entre nos deux diocèses. 

Vous m'avez accueilli magnifiquement à l'occasion des 70 ans de l'évangélisation de Parakou. Je n'oublierai pas les rencontres et célébrations vécues avec vous et vos diocésains. 

Malheureusement, le départ à Bordeaux ne me permettra pas de venir à Parakou, comme prévu, en janvier prochain. Je le regrette beaucoup. Le Père Sébastien de Groulard, vicaire général, compte se rendre avec la délégation prévue et composée par le Père Benoît Luquiau, pour les fêtes des 75 ans de l'évangélisation. Et je souhaite vraiment que cette visite renforce encore le lien entre les deux diocèses. 

Je veux vous redire aussi ma gratitude pour la présence du Père Aubin, du Père Ursule et des prêtres du Bénin qui nous ont aidés au cours de l'été. Je vous remercie encore, d'avoir accepté le Père François Xavier Henry que j'espérais bien revoir en Janvier 2020 à Parakou. 

Avec toute ma reconnaissance pour votre accueil et les relations tissées, je vous redis, cher Monseigneur, ma profonde et fraternelle communion en Christ. 

 

                                                                                                                                     

+Jean-Paul James

Nouvelles de famille

- Une année s’achève, une autre commence. Bénissons Dieu le Père qui nous a immensément bénis dans le Christ Jésus. Remercions aussi les nombreux et généreux bienfaiteurs que la Divine Providence n’a cessé de susciter pour nous venir en aide. Prions toujours pour eux. A chacun, je souhaite une Très Bonne Année 2020 en union avec Jésus et sa sainte Mère.

- Nous remercions vivement le Prof. Isidore ZOHOUN et son épouse venus vivre les fêtes de Noël avec nous.

- Le 3ème dimanche du Temps Ordinaire sera désormais consacré à la Bible : c’est le 26 janvier 2020.

- Nous clôturons le jubilé de nos 75 ans d’évangélisation en ce mois. Beaucoup d’amis viendront de l’intérieur comme de l’extérieur du Bénin ; laissons déborder notre sens d’hospitalité et de générosité.

- Le thème de l’année pastoral est le PATER NOSTER : c’est une insistance nouvelle pour la mission d’évangélisation. Mais quelle relation entretenons-nous avec le Père ?

- Le Dimanche de l’Epiphanie : L’Enfance Missionnaire aura sa messe à la paroisse Marie Auxiliatrice. Thème : Baptisés, tous les enfants sont envoyés en mission par le Christ dans le monde.

Quelques dates

2 janv. : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.

5 janv. : Messe de l’Epiphanie : Fête de la dédicace au Monastère l’Etoile Notre Dame à 9h.

               Quête impérée pour l’Enfance Missionnaire.

9 janv. : Pose de la première pierre du Foyer de spiritualité N. D. de Vie à 9h30 à Gaah-Baka.

              Ordination presbytérale de l’abbé Samuel ENENCHE au Séminaire Providentia Dei à 10h.

10 janv. : Rendez-vous à Ténonrou.

11 janv.:  Rendez-vous au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme.

               8h30-9h30 : Confessions au Sanctuaire eucharistique

               10h00        : Sainte Messe.

                L’Après-midi et la nuit seront organisés par les Frères de la Communauté Mère du Divin          Amour d’Abidjan (Côte d’Ivoire).

12 janv.: Rendez-vous au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguea

              8h30 : Conférence sur le thème « Evangélisatrice, l’Eglise doit s’évangéliser elle-même                                    d’abord» par la Communauté Mère du Divin Amour (Côte d’Ivoire).

              10h00 : Sainte Messe présidée par S. Em. R. le Cardinal John O. ONAIYEKAN, Archevêque                 émérite d’Abuja, avec le Couronnement de la Vierge N. D. de Komiguea.

              15h30 : Soirée culturelle à la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC).

13 janv.        : Rendez-vous au monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie de Boko.

08h30-9h30 : Confessions sacramentelles au monastère N. D. du Très Saint-Sacrement à Boko

10h00           : Dédicace de l’église du monastère par S. E. R. Mgr Marc AILLET, évêque de Bayonne.

16h00           : Conférence sur Mgr Robert CHOPARD-LALLIER, au Sanctuaire eucharistique par le                                    R. P. Jacques JULIA, sma, suivie des vêpres solennelles par le Séminaire N. D. de                                  Fatima et les Noviciats.

18-25 janv. : Semaine de prière pour l’unité de l’Eglise.

21 janv.       : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h 30.

24 janv.       : Pose de la 1ère pierre du Complexe scolaire des Oblats de S. F. de Sales à Okédama.

26 janv.       : Quête impérée pour nos frères malades de la lèpre. Journée mondiale de la sainte Bible.            27 janv.-6 fév. : A Rome : Rencontre avec les Evêques amis de la Communauté de Sant Egidio.

N. B. : Les 3 jours des indulgences plénières sont les 10-11-12 janvier 2020.

BONNE ET SAINTE ANNEE 2020 !

 

Les Evêques du Bénin en pèlerinage au Sanctuaire diocésain N. D. de Komiguéa

 

Une première : tous les évêques du Bénin y compris les émérites ont fait leur pèlerinage à Parakou, au Sanctuaire diocésain N. D. de Komiguéa. C’était le 20 octobre 2019, journée mondiale missionnaire extraordinaire. Le Représentant du Pape François était là aussi en la personne de S. E. R. Mgr Brian UDAIGWE, Nonce Apostolique. Le peuple de Dieu est sorti massivement pour vivre cet événement. La sainte messe fut célébrée en plein air. Aucune église ne pouvait contenir cette foule immense. Le Ciel était sombre. Tous craignaient la pluie et les cœurs battaient. Une fois encore, la Vierge Marie, "Virgo potens", nous a rassurés que la nature est soumise à Dieu. Rien ne lui est impossible. Et toute la journée, il n’y a eu ni pluie, ni soleil brûlant, ni chaleur excessive. Et tout se déroula dans un climat serein, rappelant la brise légère dans laquelle le prophète Elie reconnut la présence mystérieuse de Dieu tendre et compatissant, lent à la colère et plein d’amour pour son peuple.

Ce pèlerinage de tous les prélats du Bénin, dans un Sanctuaire en gestation, n’est-ce pas pour confirmer que Parakou doit devenir un diocèse aussi missionnaire que les diocèses les plus missionnaires au monde ? Nous sommes en retard et nous devons rattraper ce retard de la mission évangélisatrice, avec la grâce de Dieu… Ecoutons plutôt le mot de bienvenue prononcé par le Vicaire général.

 

+Pascal N’KOUE.     Omnium Servus

 

 

 

"Avec Jésus et sa Sainte Mère, soyons tous missionnaire".

Ce que nos yeux de chair voient en ce jour peut paraitre ordinaire. Que de grandes manifestations rassemblent en une célébration eucharistique toute la Conférence Episcopale ! Nous gardons le souvenir encore vivant du dernier pèlerinage national à Notre-Dame d’Arigbo en présence de Son Eminence Jean cardinal Zerbo, du Mali.

Aujourd’hui, l’événement qui nous rassemble revêt un cachet spécial : le Nonce Apostolique près le Bénin et le Togo, Son Excellence Mgr Brian UDAIGWE, le président de la Conférence Episcopale, Son Excellence Mgr Victor AGBANOU, unis à tous nos chers pères évêques du Bénin, avec la présence hautement significative des évêques émérites, Son Excellence Mgr Antoine GANYE, archevêque émérite de Cotonou et Son Excellence Mgr Barthélemy ADOUKONOU, secrétaire émérite du Conseil Pontifical pour la culture… Ils sont tous ici en pèlerinage, dans notre diocèse de Parakou. Ils sont ici, avec nous, au sanctuaire marial diocésain Notre-Dame de Komiguéa, Reine des Familles, ce sanctuaire situé tout près d’un haut lieu de prière, le monastère cistercien de l’Etoile Notre-Dame, placé lui aussi sous le patronage de la Vierge Marie. Très chers pères évêques, c’est la Vierge Marie qui vous accueille sur cette terre bénie du Borgou spécialement en ce dimanche extraordinaire de la mission évangélisatrice de l’Eglise.

Et toi Eglise, famille de Dieu à Parakou, heureux les yeux qui voient ce que tu vois. Réjouis-toi, exulte, chante et danse. De tout cœur, rends grâce à Dieu. Car, en la personne de tous nos pères évêques du Bénin, c’est Dieu qui visite son peuple.

Bénis soyez-vous, nos Seigneurs, Excellentissimes, Chers pères évêques, vous qui nous venez de la part du Seigneur ! Soyez les bienvenus en cette terre hospitalière du Borgou et dans l’Archidiocèse de Parakou qui est tout heureux et fier de vous accueillir. Permettez-moi de vous saluer dans la langue batonu du terroir : I dam kooma. Sentez-vous chez vous chez nous.

Excellences, nos seigneurs,

En proclamant un mois missionnaire extraordinaire, à l’occasion du centenaire de la lettre apostolique Maximum Illud de Benoit XV, le Pape François soulignait qu’il s’agit d’une occasion providentielle pour rendre justice à un texte missionnaire fondamental et prophétique. Votre présence au milieu de nous en cette année jubilaire des 75 ans d’évangélisation de notre diocèse témoigne de cette grande marque de délicatesse de la Providence divine qui nous aime tant.

En venant à Parakou, à ce Sanctuaire, chers pères évêques, particulièrement en ce jour 20 octobre 2019 Journée mondiale missionnaire, vous choisissez de ne pas seulement parler de la mission mais de vivre concrètement cette mission. Parakou, en effet, est une terre de mission. Cela se voit partout vu le nombre des lieux de culte des non-chrétiens.

Excellences, nos seigneurs,

La célébration du mois missionnaire extraordinaire est pour chacun de nous une magnifique occasion de « susciter une plus grande prise de conscience de la "missio ad gentes" et de reprendre avec un nouvel élan la transformation missionnaire de la vie et de la pastorale », dit le Saint-Père le Pape François. Cette célébration suppose de tout ‘disciple-missionnaire’- pour reprendre encore l’expression du Pape François tout au début de son pontificat dans La joie de l’Evangile - une véritable conversion spirituelle pour renouveler en nous la puissance du témoignage. La mission évangélisatrice, pour ainsi dire, est d’abord et avant tout le fruit d’une rencontre personnelle avec le Christ dans l’oraison intime, dans l’adoration personnelle et dans la prière communautaire.