l y a quelques mois nous avons reçu l’information sur la réduction ou la suppression des subsides par les OPM de Rome pour les Eglises d’Afrique.

Cette information qui a inquiété plus d’un pose une situation objective connue de tous : La crise sanitaire du coronavirus crée de véritables problèmes dans le monde entier. Même au niveau des recettes de nos communautés et institutions ecclésiales, les recettes baissent considérablement.

 Mais au-delà de la crise sanitaire, c’est un problème qui existait depuis plusieurs années parce qu’il y a longtemps que les institutions de Rome annonçaient la diminution progressive des aides pour nos séminaires et diocèses. L’une des raisons étaient que les Eglises des pays qui aident habituellement commençaient à se vider. Du coup, il n’y a plus beaucoup de chrétiens pour offrir des dons.

 En réalité, la question qui se pose là est véritablement existentielle et appelle à un sens d’organisation et de responsabilité. Car, quand un être (ou une communauté) naît et se fait aider pour sa croissance, à un moment donné, il est appelé à utiliser ses propres forces pour se prendre en charge ; en sorte que l’aide qu’on lui porte dans ses jeunes âges diminue progressivement et finit même par disparaître. L’événement Corona virus nous alerte qu’il est temps pour nous d’être vaccinés contre le virus de l’assistanat… Dans ce sens, l’Afrique doit penser désormais à ne dépendre que d’elle-même en ce qui concerne la prise en charge financière de ses Eglises locales.

 Et dans notre Diocèse de Parakou, nous en sommes tous conscients. Nous félicitons et soutenons d’ailleurs toutes les belles dispositions qui existent déjà et celles qui sont en train d’être prises.

La conviction qui sous-tend ces dispositions c’est que nous avons beaucoup de forces et beaucoup d’atouts dans notre Diocèse. On pourrait en citer quelques-uns :

- La richesse la plus grande que nous avons, c’est quelqu’un, c’est notre Dieu, il est Père et Providence. Cela devrait nous suffire.

Ce que nous avons de cher et en grande quantité, ce sont les jeunes. Ils sont nombreux. Notre Diocèse compte plus de 60.000 chrétiens catholiques de différentes localités, cultures, sexes, formations et expériences. Quand on s’imagine que tous ceux-là peuvent se mettre ensemble pour entreprendre et se livrer des biens de consommation et de service.

Ce qui enrichit cette famille diocésaine, c’est que nous y sommes comme des frères, donc appelés à partager ensemble. Etre solidaire est un devoir pour nous.

Nous avons aussi notre prestige : l’Eglise Catholique demeure encore une institution qui inspire confiance et considération…

Nous avons des communautés, associations et groupes de différentes tailles et compositions.

Nous avons des amis (de toutes races, religions, positionnements…)

Nous avons des terres fertiles, des réserves non encore cultivées.

Nous avons des unités de production (menuiserie, boulangerie, imprimerie, restaurant….).

Nous avons des institutions actives (Séminaires, Centre Pastoral, Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique, Centre agro-pastoral, les hôpitaux, Caritas, Economat…)

 Reconnaître ces forces, c’est savoir que nous avons des potentialités qui peuvent nous servir de tremplin. 

 Avec toutes ces forces, nous n’avons pas le droit de rester dans la misère. La misère risque de devenir notre péché, car ce à quoi Jésus s’est employé, c’est de nous sortir de la misère : il nous a enrichis des biens spirituels et matériels. Et désormais il nous lance le défi « donnez-leur vous-mêmes à manger » (Lc 9,13).Il serait bien que nous évitions de nous voir toujours trop limités, comme ceux qui ont besoin d’être assistés. Ceux qui vivent dans une telle mentalité ne s’en sortent presque jamais. Nous avons des richesses : nous sommes riches de Dieu, nous sommes forts de Dieu comme le dit saint Paul (cf 2 Co 12,10), nous sommes riches des hommes, nous sommes riches des atouts que Dieu nous a donnés, nous sommes riches de bons projets, de bonnes intentions et de bonne volonté…Alors nous sommes capables d’affronter nos difficultés. Comme le dit Nelson Mandela « La pauvreté n’est pas un accident. Comme l’esclavage et l’apartheid, elle a été faite par l’homme et peut être supprimée par des actions communes à l’humanité »

 Et donc, nous pouvons y arriver. Nous sommes capables de ne pas vivre de mendicité. Il est vrai que nous ne dirons pas non aux aides, ce serait de l’orgueil et de la suffisance ou même de l’ingratitude, mais nous ne devrons pas passer notre vie à attendre des aides que nous pouvons nous octroyer.

Il est possible de faire de tout un diocèse une coopérative. C’est pourquoi à Parakou, on parle de « Diocésanité » : Si la menuiserie saint Joseph pouvait compter sur la grande partie des chrétiens catholiques de Parakou. Si la librairie diocésaine était la cible des tous les apprenants et chercheurs du diocèse… Si le Centre Pastoral Guy Riobé peut être valorisé par chaque prêtre, chaque fidèle… Si nos fermes diocésains pouvaient voir converger vers elles aussi bien les énergies de production que les demandes d’approvisionnement… 

 Certaines actions sont aussi soit en projet ou déjà mises en place et ont besoin d’être soutenues :

Notre Caritas est entrée en partenariat avec nos deux séminaires diocésains qui sont conscients de leurs capacités. Ensemble, nous pourrons produire et gagner. 

Nos paroisses savent désormais qu’elles sont capables d’initier des activités génératrices de revenus (jardinage, élevage…). La Caritas diocésaine est prête à les accompagner.

Des terres sont reboisées pour produire du bois d’œuvre et des produits de consommation. A Ténonrou, plus de 20 hectares sont déjà reboisés et on pense aller jusqu’à 300 hectares.

Plusieurs institutions ont aussi reboisé des dizaines d’hectares et projettent d’en faire plus.

Des périmètres maraîchers sont installés et entretenus. Ici, il faut beaucoup d’eau.

Autour de chaque projet subventionné par des partenaires, des dispositions sont désormais prises pour la pérennisation et l’autofinancement définitif. Chaque investissement devient source de rentabilité et d’autonomisation.

Des magasins ou boutiques sont construites dans certaines paroisses pour location. Et ça marche.

Les jeunes sont sensibilisés à ne pas attendre de l’Etat les offres d’emploi et les recrutements officiels avant de s’investir eux-mêmes. Tous sont capables de se rendre utiles en mettant en jeu leur dynamisme et leur énergie à travers l’auto-emploi. Les possibilités sont immenses.

Tout cela est fait dans un esprit de générosité sans mercantilisme. Tous en tant qu’enfants de Dieu, nous sommes appelés à la charité et à la solidarité comme les premiers chrétiens. En comptant sur Dieu qui est Providence, nous nous éduquons au sens du service gratuit et du bien commun. Nous continuerons à prier cette Providence à travers la figure de Saint Joseph, son Econome. Les fidèles sont appelés à soutenir leur Eglise et ses pasteurs dans tout ce qui s’entreprend. Les responsables des paroisses et institutions sont invités à la bonne gestion des biens temporels. Il faut de la méthode et de la persévérance. En nous efforçant d’éviter le gaspillage, nous insistons aussi sur l’obligation du résultat. Et Dieu nous y aidera. 

 R. P. Maxime HENNOU 

Directeur de la Caritas -BDBD                   

                 

La clôture de l’année écologique ‘‘ LAUDATO SI ’’

 Le renversement quasi-total des valeurs naturelles et éthiques, de même que la perte progressive du sens de la conservation du patrimoine commun qu’est la nature, sont ostensiblement irréfutables à notre ère. Le désastre est manifeste ! La mégalomanie va galopante et tend même à se généraliser. La nature est sans cesse menacée et l’homme, premier acteur de ce bouleversement n’est même pas épargné. La question, assez judicieuse, qui taraude continuellement l’esprit face à cet état de chose se laisse deviner : Quelle terre allons-nous laisser aux générations à venir ? Quel type d’héritage envisageons-nous transmettre à nos successeurs ? Dans l’optique de la revalorisation de la nature et de l’être humain, l’année "Laudato si" fut ouverte le 16 Mai 2020 par le Pape François. La clôture de ladite année ne marque aucunement l’arrêt de la nécessité d’une prise de conscience dans le cadre de la reconsidération et de la valorisation de la création entière, mais bien au contraire, elle constitue un tremplin en vue d’un avenir marqué par la matérialisation des résolutions prises. C’est dans la même veine que s’inscrit la journée de la clôture de l’année "Laudato si" au séminaire propédeutique Mgr. Robert CHOPARD-LALLIER de Ténonrou. 

 L’atmosphère gracieuse et non encore ensoleillée de la matinée de ce jour offrait à tous un air faramineusement gai : tout portait à prédire une journée remplie d’émerveillement et d’enthousiasme. La messe qui fut la première activité communautaire de la journée venait à point nommé. Présidée en effet par le Révérend Père Norbert AGOSSOU, formateur dans ce séminaire, cette célébration eucharistique rivait notre attention sur notre Hôte intérieur, l’Esprit Saint, l’Esprit de Vérité qui nous fait grandir dans la grâce divine et nous rend capables d’annoncer sans peur la Bonne Nouvelle reçue. Il est en outre l’Eclaireur, l’Esprit qui fait abonder force et détermination. C’est donc éclairés, fortifiés et imbus de détermination que se poursuivit la journée qui était loin de s’étioler. Après l’arrivée à 8h 30mn du conférencier M. Clément YARGO, et de la délégation du centre UNIV composée de Sophie TAOUEMA, Adidjatou ALFA et Mathias DANSOU, l’entretien prit son envol en présence des séminaristes, des pères formateurs et de deux journalistes de la radio Immaculée Conception de Parakou. Pour sacrifier aux normes d’accueil, le Révérend Père Recteur Dieudonné AHYITE, après la prière introductive, gratifia l’assemblée de son mot de bienvenue. Toute la Famille Laudato Si de Ténonrou était honorée par leur présence. Remerciements, activités menées, perspectives d’avenir : tout concordait à rêver d’un jardin d’Eden au bénéfice de l’archidiocèse de Parakou pour les années à venir. Pour le Recteur, le Centre UNIV vient réconforter et encourager notre Maison à promouvoir la culture des plantes médicinales. Car, citant Monseigneur Pascal N’KOUE, dans Voyez juste et loin à la page 37: La terre est une vraie pharmacie : la plupart des chercheurs semblent l’avoir oublié. L’être humain fait partie de la nature. Pour préserver notre santé, il faut d’abord se tourner vers la nature. Ce que la médecine conventionnelle ou occidentale n’arrive pas à soigner, les médecines alternatives et naturelles peuvent faire la différence ».

 La conférence proprement dite s’articulait autour de deux axes : la présentation sommaire de l’encyclique "Laudato si" et un exposé sur l’expérience concrète du centre UNIV. Si l’encyclique du pape François eut droit à une présentation panoramique rapide dans ses six chapitres, l’exposé sur l’expérience et les perspectives du Centre UNIV constitueront le nœud même de la conférence car c’est la mise en œuvre des idées conçues qui donne force de valeur. Jean PLIYA affirmait à cet effet : « une seule bonne idée mise en pratique vaut plus que mille bonnes idées non concrétisées ». Des expressions puissantes et persuasives nous furent servies. Il fallait se rendre compte que l’homme, très impliqué dans la destruction progressive de la nature, oublie qu’il est un élément de la nature. Il se détruit en détruisant la nature. Comment parvenir à une conversion progressive pour entrer dans la spiritualité de l’écologie intégrale que recommande le pape François afin de jouir du grand enjeu qui en découle : le bonheur du genre humain voulu par Dieu. En ce qui concerne l’expérience du centre UNIV ayant pour fondement le cinquième chapitre de l’encyclique "Laudato si" ce fut avec bonheur et grand intérêt que l’on écouta ces trois points essentiels : l’écologie de la santé ou l’option de la santé naturelle, l’agroécologie dans le style de la permaculture qui consiste à guérir la terre et à nourrir les hommes et enfin l’écologie de la famille qui promeut la procréation naturelle et la transmission d’un bel exemple de revalorisation de tout être vivant aux générations futures. Manger sain, être positif et optimisme, donner des soins naturels au corps et opter pour une hygiène environnementale irréprochable sont autant de recommandations ayant meublé ces heures d’échanges. Une kyrielle d’interventions suivit une aussi belle présentation. On extériorisa les sentiments de satisfaction et des mots de félicitations à toute l’équipe. Ainsi prit fin cette séance après réponses aux diverses préoccupations des séminaristes. Puis ce fut le mot de remerciement du Père Recteur, la prière conclusive et une prise de vue d’ensemble. La matinée poursuivit son cours avec d’une part la visite générale du séminaire et d’autre part la preuve de notre attachement à la nature, car c’est par les actes que l’on juge de la valeur d’un homme. La visite s’étendit sur les ressources naturelles et les productions de cette Maison de formation : le jardin florissant et verdoyant, l’élevage pour notre alimentation, la visite des différents champs de moringa, igname, haricot, manioc, cadianus, acacia, césame, la visite du barrage et du Centre Africae Munus. En fin de matinée, à 11h 40mn, une délégation de la Caritas BDBD vint de Parakou-ville. Le reste de la matinée fut meublée ainsi : préparation de la tisane d’artémisia, mise en terre de divers plants (justicia secunda, épinard, artémisia) avec l’implication active de tous. Les liens ainsi noués, les souvenirs désormais ancrés au fond de chaque participant à cette journée de clôture, les institutions hôtes s’en allèrent dans une émotion emballante, dans une euphorie visible et dans une fierté légitime.

 Après le repas de midi, cette journée connut une légère altération en raison de la sieste des séminaristes. Un repos qui ne jouera qu’un rôle d’intermède entre deux moments d’activités manuelles intenses. En effet, dès leur réveil, les séminaristes renouèrent avec d’autres tâches, fiers de cette exhortation paulinienne : « qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné » (2 Th 3, 12b). La joie était donc à son comble au soir de cette journée remplie d’agréables moments désormais inoubliables. L’essentiel à prendre en compte pour nous séminaristes est d’œuvrer à la pérennisation de cet esprit d’amour de la nature et la mise en œuvre d’actions concrètes en vue d’une humanité saine et solidaire résolument tournée vers le Créateur.   

Les Séminaristes de la Propédeutique

 

Nouvelles de famille

- Le Nonce Apostolique, Représentant du Pape au Bénin et Togo, vient nous visiter. Quel bonheur ! Les Séminaires, les Monastères, les Sanctuaires, une paroisse de périphérie et quelques autres structures bénéficieront de son passage.

- Le mois de juin est dédié par l’Eglise Universelle au Cœur Sacré de Jésus. Le "Patris Corde" du Pape François sur saint Joseph peut nous aider à entrer dans le mystère d’amour du Cœur de Dieu.

- La 55è Journée Mondiale pour les Communications sociales a connu un bon retentissement. La Préfecture, la Mairie, la HAAC, les professionnels des médias etc. étaient présents à la Maison diocésaine. Le Saint-Père a été ovationné pour le thème : "Viens et vois" (Jn 1, 46). Communiquer en rencontrant les personnes où elles sont et comme elles sont.

- Nous félicitons le Centre UNIV pour sa détermination à promouvoir l’Encyclique Laudato Si’ dans notre diocèse et même en dehors. La présentation du projet "Diocèse sans palu" connaît un vibrant succès. 

- Que chaque Communauté ou paroisse fasse le point sur le "Mois de mai, mois de Marie et des séminaires" et s’adresse à l’économat.

- Prions pour le repos de l’âme de Marthe TOUMAHOUN, maman de la Sr Julie DJAGO, FCSCJ.

Quelques dates

2 juin  : Conseil pour les affaires économiques à 9h30 à l’archevêché.                 

5-6 juin  : Visite à Kabo-Ténonrou.

7-11 juin  : Présence de S.E.R. Mgr Mark G. MILES, Nonce Apostolique dans notre Diocèse. Une visite très importante pour toute la famille diocésaine.

11 juin  : Journée mondiale de prière pour la sainteté des prêtres. Sainte messe à 10h   au Monastère l’Etoile Notre Dame. Elle sera présidée par le Nonce Apostolique.

12 juin  : A 10h à Baka : Pose de la première pierre de la maison de formation des Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée (Sœurs du Panama).

13 juin  : A 10h, Sacrement de Confirmations à Kika.

20 juin  : A 10h, Sacrement de Confirmations à Kpassa. 

25-27 juin   : Week-end de Cana pour 11 couples à la Maison diocésaine Stes Marthe et Marie. C’est une mini retraite pour reconsolider les cœurs. Elle se termine par  une saine récréation.

27 juin  : Sacrement de Confirmations à l’aumônerie des étudiants saint Augustin, à 9h.

29 juin- 4 juillet : Camp des séminaristes au Grand Séminaire Providentia Dei. Cela permet à nos séminaristes étudiant dans divers endroits de se retrouver, de se connaître et de cheminer ensemble.      

N. B : 4 juillet  : Collation des ministères au Grand Séminaire Providentia Dei. 

 

Une géante initiative ! La Conférence Episcopale du Bénin a ciblé tout le mois de mai pour faire une grande collecte au bénéfice de nos séminaires. Cette lettre du Vicaire Général est pour rappeler la détermination de notre diocèse dans la pastorale des vocations. Tout le monde est concerné et pas seulement les curés.

                                               

Chers Pères curés,

Je viens ici partager avec vous les préoccupations de nos pères Evêques signalées par les pères formateurs de nos séminaires. 

Ils sont tous bien conscients du travail que vous, curés, aidés par les vicaires et les consacré(e)s, faites pendant tout le parcours de nos jeunes frères, les futurs prêtres. Ils en sont très reconnaissants : « Vous êtes les témoins privilégiés de l’éclosion du mystère de la vocation presbytérale. Vous êtes les premiers, par qui, l’Eglise recueille les balbutiements de ses enfants en qui résonne un appel. Vous travaillez au discernement de ces vocations et vous continuez dans les porter, dans la joie et la peine, à nos maisons de formation ».

Chers pères curés,

Nos séminaires ont un réel problème de subsistance. Le déficit budgétaire annuel est fort élevé. Le coronavirus nous a cloués au sol. En outre, les contributions extérieures se font de plus en plus rares. La modeste pension qu’on demande aux séminaristes ne couvre point leurs besoins. Comme vous le savez, une formation de qualité nécessite un lourd investissement. Aussi, nos pères évêques nous exhortent-ils à « une véritable prise de conscience pour un engagement personnel, ecclésial et communautaire en faveur des jeunes que le Seigneur appelle au sacerdoce ». 

Je voudrais, par la présente, vous prier de sensibiliser, motiver et mobiliser vos communautés chrétiennes, le peuple saint de Dieu, à développer et à promouvoir des actions de soutien individuellement et collectivement en faveur de nos maisons de formation. A ce propos, nos pasteurs, les évêques, retiennent désormais le mois de mai, qui est déjà le mois de Marie pour être aussi « le mois des Séminaires au Bénin ». Ainsi, chaque année, on associera à la dévotion traditionnelle de la Vierge Marie le souci de la collecte pour la formation des futurs prêtres. Œuvrons ensemble pour qu’aucune vocation sacerdotale ne se perde à cause des moyens financiers. Invoquons saint Joseph, l’Econome du Bon Dieu, et bien sûr, la Mère des séminaristes du monde entier qui est d’abord la Mère du Souverain Prêtre Jésus-Christ.

Merci d’avance pour toutes les initiatives qui seront prises pour cette grande collecte. Dieu vous bénisse et vous le rende au centuple.            

Père Ernest DEGUENONVO

Vicaire Général

 

SEMAINE « LAUDATO SI’ » 

L’encyclique ‘‘Laudato Si’’ du Pape François, datant de 2015, pose avec gravité cette question : "Quel type de monde voulons-nous laisser à ceux qui viendront après nous …?". Du 16 au 24 mai 2020, le Pape invitait tous les Catholiques à une semaine Laudato Si’, à l’occasion du 5ème anniversaire de l’encyclique. Le diocèse de Parakou n’est pas resté indifférent à cet appel pressant du Saint-Père à "faire un pas de plus en faveur de l’environnement". Lisons plutôt.

 +Pascal N'KOUE

Omnium servus

L’environnement est l’ensemble des facteurs géologiques, pédologiques et climatiques qui constituent notre milieu de vie. En un mot, c’est ce que nous appelons simplement la nature. Cette nature qui nous a été donnée par Dieu est aujourd’hui en voie de destruction par la faute des hommes et de leurs activités exagérément agressives sur l’environnement. Face à ce problème important, le Pape François voyant les risques que court l’humanité a écrit une encyclique intitulée « Laudato Si’ » signée le 24 Mai 2015. Dans cette encyclique, il invite l’humanité à prendre plus au sérieux la question de notre commune maison. Poursuivant cette sensibilisation, il a invité tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté en général à dédier la semaine du 16 au 24 mai 2020 à la réflexion et à faire des actions concrètes pour la sauvegarde de notre environnement. C’est la semaine « Laudato Sì ». 

Dans cette même perspective l’archevêque métropolitain de Parakou, Son Excellence Monseigneur Pascal N’KOUE a voulu marquer cette semaine en invitant tout le diocèse à répondre positivement au vœu du Pape François. L’archevêque lui-même a participé à la journée de lancement de cette semaine le lundi 18 mai 2020 au centre diocésain pour le développement intégral de l’homme Africae Munus de Ténonrou. La Caritas diocésaine s’est mobilisée pour donner une touche particulière à l’évènement en envoyant une importante délégation d’animateurs.

La journée a commencé par une célébration eucharistique au Séminaire Propédeutique Mgr CHOPARD-LALLIER de Ténonrou, sis dans le centre Africae Munus. Dans sa brève introduction à la messe, Mgr Pascal N’KOUE a expliqué aux séminaristes l’enjeu de cette semaine et a invité l’assemblée à rendre grâce à Dieu pour le don gratuit d’une nature si bienfaisante pour l’homme.

À 9 H 30 les agriculteurs de Ténonrou et autres invités (le Père Gildas TONOUKOUIN, recteur du Séminaire, le Père Aimé NATA, curé du territoire, les Sœurs Esclaves du Cœur de Jésus, …) furent installés sous un hangar et reçurent les mots de bienvenue du directeur du centre, le Père Max-Cyr LAFIA. La parole fut ensuite donnée à l’archevêque pour une causerie avec les agriculteurs et les séminaristes. Dans ces propos, l’archevêque rappela l’infinie bonté de Dieu envers les hommes et surtout envers nous, les Africains à qui il a confié une nature si riche et belle. Il est regrettable que nous n’ayons pas toujours conscience de la grandeur de ce don et que nous continuions à vivre dans la pauvreté alors que nous sommes sur le continent le plus béni. L’archevêque a invité tout le monde à être sensible au respect et à l’entretien de la nature : « Dieu a prévu la faune et la flore pour le bonheur de l’homme en général et de l’Africain en particulier. Pour que cette nature nous soit profitable à long terme nous devons retenir deux choses essentielles : la solidarité entre les hommes pour travailler ensemble et la saine valorisation de la terre, source de toutes nos richesses. » A la suite de cette causerie, la délégation de la Caritas donna une formation sur les vertus médicinales de l’Artemisia et sa plantation. Cette plante est, en effet, la plus efficace contre le paludisme qui fait beaucoup de ravage dans nos familles avec de graves conséquences économiques. L’Artemisia, comme le prône également le Président malgache, est vivement recommandée pour lutter efficacement contre le coronavirus. 

Cette formation théorique a été suivie d’une application pratique avec la mise en pots de jeunes boutures d’Artemisia. Dans quelques semaines, ces jeunes plants seront mis en terre dans le jardin du Séminaire et dans les maisons des paysans qui ont participé à la formation. 

La journée s’est poursuivie avec un repas communautaire partagé entre les agriculteurs, les séminaristes et autres invités. Dans l’après-midi, un enseignement sur les méfaits du déboisement et la nécessité du reboisement a été donné aux agriculteurs en les invitant surtout à la pratique de l’agroforesterie, c’est-à-dire faire son champ avec des arbres espacés afin de freiner l’érosion. Le manque de pluies en ces derniers jours a fait reporter à une date ultérieure la plantation des deux mille cinq cent plants offerts par l’archevêque et la Caritas. 

Les jours suivants ont donc été consacrés à la formation théorique sur les techniques agricoles, notamment la culture attelée, la fabrication de foyers améliorés, etc. De leur côté, les groupements féminins ont reçu des enseignements sur l’écologie domestique. Cette semaine s’est conclue dans la grande joie des bénéficiaires et la satisfaction des organisateurs. Les groupements féminins étaient visiblement plus joyeux parce qu’ils ont reçu un important lot de matériels pour la transformation des produits agroalimentaires. 

Nous ne pouvons pas conclure ce compte-rendu sans exprimer notre profonde gratitude au Pape François, à notre archevêque, à tous les organisateurs et participants pour cette belle initiative. En tant que séminaristes de Mgr Chopard-Lallier, nous souhaitons qu’une pareille initiative se répète chaque année et que progressivement tout le monde prenne conscience de notre devoir de sauvegarder cet environnement dont nous dépendons et qui nous a été si généreusement donnée par Dieu.

DARI Ephraïm et HOUEKPETODJI Roberto, séminaristes au Séminaire Propédeutique Mgr CHOPARD-LALLIER. 

                

                             Nouvelles de famille

- C’est le mois de Marie. La nature reverdit. Les fleurs éclatent. Reprenons le chapelet : c’est l’arme spirituelle pour ramener ou maintenir la paix et la joie dans la famille et la société.

- "On cherchera en vain à consolider les bases ébranlées de la société civile, si la société domestique (famille)… ne repose pas sur les lois de l’Evangile. Pour atteindre un but aussi difficile, nous affirmons qu’il n’y a pas de moyen plus apte que la récitation du rosaire en famille" (Pape Pie XII).

- Après la semaine Laudato Si’ (18-24 mai 2020), le Pape François a lancé l’année Laudato Si’ du 24 mai 2020 au 24 mai 2021. C’est bientôt la fin. Que chaque Communauté chrétienne fasse son bilan et voie comment faire le tuilage avec le Projet Diocèse sans Palu (DSP).

- Le mois de mai, désormais sera le mois des Séminaires. On en a huit au Bénin. Tous les fidèles chrétiens et même les non chrétiens sont invités à soutenir spontanément ce projet. Les prêtres aident tout le monde sans distinction. Tout le monde devrait participer à leur formation. L’Economat recueillera tous vos dons (en nature comme en espèces).

- A la Cathédrale, le chanoine Rémi TEQUI a initié la célébration de la sainte messe dans la forme extraordinaire. Ceux qui sont intéressés peuvent se rapprocher de lui pour connaître les horaires.

- Dans notre marche de Pâques vers la Pentecôte, enseignons à ceux qui vont recevoir le Sacrement de Confirmation le VENI CREATOR et d’autres chants latins.

Quelques dates

1er mai  : Fête de St Joseph, travailleur. Journée – détente du clergé avec les séminaristes et leurs formateurs au Grand Séminaire Providentia Dei.                 

2 mai  : Messe dominicale à Korobororou à 10h.

5-6 mai  : A Cotonou pour l’accueil du nouveau Nonce Apostolique, S.E.R. Mgr Mark Gerard  MILES. 

9 mai  : 10ème anniversaire de la création de la paroisse St Dominique SAVIO de Nima. Messe à 9h30.

11-12 mai  : Permanence pastorale à Djougou.

13 mai  : Ascension, fête d’obligation. Vœux perpétuels au monastère l’Etoile Notre Dame. 

14-16 mai  : Atelier nationale de l’IAJP au Centre Pastoral Guy Riobé.

15-16 mai  : Visite à Africae Munus et au Séminaire Mgr Chopard-Lallier de Ténonrou.

16 mai : 7ème dimanche de Pâques. Quête impérée pour les Séminaires du Bénin.

18-21 mai  : Conférence Episcopale au Grand Séminaire de Tchanvédji.

22 mai  : Messe d’enterrement de Gilbert, papa de l’abbé Parfait AGONHE à 10h, à Banikanni. 


    Rappelons-nous que Dieu est Amour. Tout est Amour en Lui. Nous sommes ses enfants nés de son Cœur plein de tendresse. Il nous veut heureux sur la terre. Malheureusement le démon qui a perdu sa place auprès de Lui nous pousse à faire des maladresses. Nous portons des jugements négatifs, nous prononçons des paroles blessantes. Evidemment ces actes abîment nos relations réciproques et notre relation avec Dieu. En ce temps de carême, réapprenons à être bons, tendres, miséricordieux comme notre Père céleste est miséricordieux. "L’amour prend patience, l’amour rend service, il ne jalouse pas, il ne s’enfle pas d’orgueil… il ne s’irrite pas, il n’entretient pas de rancune…" 1 Co 13.

    Dans cette Vie Diocésaine, je voudrais faire ressortir que lorsqu’on a de grandes qualités et qu’on manque d’amour, on passe à côté. Avec l’amour tout change.   

1. Celui qui a le sens des RESPONSABILITES mais manque d’amour humilie ses subalternes.

Mais s’il a de L’AMOUR, il fait CONFIANCE aux collaborateurs et leur permet de prendre des initiatives.

2. Celui qui a le sens du DEVOIR mais manque d’amour devient DUR, IMPITOYABLE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il se convainc qu’il doit d’abord S'ABAISSER pour aider l’autre à grandir.

3. Celui qui a le sens de la JUSTICE mais manque d’amour devient INFLEXIBLE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il fait passer la personne humaine AVANT LA LOI.

4. Celui qui a le sens de la VERITE mais manque d’amour devient BORNÉ, OBTUS.

Mais s’il a de L’AMOUR, il est SOUPLE et PERCUTANT.

5. Celui qui a le sens de l’ORDRE mais manque d’amour devient MANIAQUE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il juge avec FINESSE comme le roi Salomon.

6. Celui qui a le sens de l’HONNEUR mais manque d’amour devient NARCISSIQUE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il est plein de DELICATESSE envers les autres.

7. Celui qui est FRANC mais manque d’amour devient MEDISANT.

Mais s’il a de L’AMOUR, il prend plaisir à souligner d’abord les QUALITES DES AUTRES.

8. Celui qui est CULTIVÉ  mais manque d’amour devient FANFARON.

Mais s’il a de L’AMOUR, il devient SEL ET LUMIERE pour les autres.

9. Celui qui a le don de la PAROLE mais manque d’amour devient PRETENTIEUX.

Mais s’il a de L’AMOUR, il transmet Ses leçons de SAGESSE avec art.

10. Celui qui cultive le SILENCE mais manque d’amour devient SUSPECT.

Mais s’il a de L’AMOUR, il devient un modèle de FORCE INTERIEURE.

11. Celui qui est INTELLIGENT mais manque d’amour devient RUSÉ, MALICIEUX.

Mais s’il a de L’AMOUR, il aide à trouver LES BONNES SOLUTIONS aux problèmes.

12. Celui qui est AIMABLE mais manque d’amour devient HYPOCRITE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il exhorte les violents à devenir PACIFIQUES.

13. Celui qui est COMPETENT mais manque d’amour devient EGOCENTRIQUE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il rend gratuitement SERVICE.

14. Celui qui est PUISSANT mais manque d’amour devient CRUEL.

Mais s’il a de L’AMOUR, il RECONCILIE FACILEMENT LES ENNEMIS.

15. Celui qui a des BIENS mais manque d’amour devient AVARE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il PARTAGE généreusement et devient plus riche.

16. Celui qui a la FOI mais manque d’amour devient EXTREMISTE.

Mais s’il a de L’AMOUR, son cœur se dilate et il apprécie LES DIFFERENCES.

    Oui, agir avec amour nous grandit et nous rend plus utile et plus heureux. L’amour, c’est comme l’eau pour les plantes, les poissons, les animaux et les hommes. "L’eau c’est la vie", dit-on. Sans eau, tout meurt. Sans amour on vit déjà l’enfer sur terre.

    "Aucune personne, normalement constituée, ne pourrait vivre longtemps sans aimer et sans être aimée. Celles qui sont en manque d’amour, d’affection et de reconnaissance de soi survivent, mais ne vivent pas vraiment ! Sans amour et sans tendresse ces âmes se désespèrent" (Gilles Jean-Guenin).

    Le Commandement nouveau de notre Seigneur sera toujours d’actualité : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai amés" (Jn 13, 34).

 Bonne montée vers Pâques.

 

 

+ Pascal N’KOUE

   Omnium servus

 

   

 

Nouvelles de famille

- Le mois de mars est traditionnellement réservé à saint Joseph. Le 19 mars sera aussi le début de l’année spéciale dédiée à la famille. Continuons de nous nourrir de "Amoris Laetitia" du Pape François.

- Bienvenue aux Sœurs Josevera Chinasa OBINWA et Emmanuella Chiundusto UGWUALA, de l’Institut des Sœurs de la Ste Famille des Nécessiteux. Elles viennent du Nigéria et sont destinées à la paroisse de Komiguéa.

- Nous remercions Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, qui vient ce mois visiter ses prêtres fidei donum en mission dans la Province Ecclésiastique de Parakou.

- Merci à Mr Félix C. D’OLIVEIRA venu le mois dernier pour donner une conférence aux cadres et personnalités politiques sur la paroisse Marie Auxiliatrice.

- Confions nos privations de carême à la Caritas paroissiale. Souvenons-nous de notre denier de culte et soyons généreux. Prions, jeûnons, réconcilions-nous, multiplions les gestes de charité dans la discrétion et le sourire.

- Prions pour le repoNouvelles de famille

- Le mois de marsNouvelles de famille

- Le mois de mars est traditionnellement réservé à saint Joseph. Le 19 mars sera aussi le début de l’année spéciale dédiée à la famille. Continuons de nous nourrir de "Amoris Laetitia" du Pape François.

- Bienvenue aux Sœurs Josevera Chinasa OBINWA et Emmanuella Chiundusto UGWUALA, de l’Institut des Sœurs de la Ste Famille des Nécessiteux. Elles viennent du Nigéria et sont destinées à la paroisse de Komiguéa.

- Nous remercions Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, qui vient ce mois visiter ses prêtres fidei donum en mission dans la Province Ecclésiastique de Parakou.

- Merci à Mr Félix C. D’OLIVEIRA venu le mois dernier pour donner une conférence aux cadres et personnalités politiques sur la paroisse Marie Auxiliatrice.

- Confions nos privations de carême à la Caritas paroissiale. Souvenons-nous de notre denier de culte et soyons généreux. Prions, jeûnons, réconcilions-nous, multiplions les gestes de charité dans la discrétion et le sourire.

- Prions pour le repos de l’âme de Boniface, papa de l’abbé Adolphe AGANI.

- Avec le Collège Catholique Hibiscus, participons au jubilé des 20 ans de sa création.

- Avec l’année spéciale dédiée à la famille, l’Eglise exhorte vivement les couples pour que la prière et le pardon entrent profondément dans la vie des familles.

- Le projet "Diocèse sans palu" est désormais bien lancé. Que le Centre UNIV s’entende toujours avec les responsables des paroisses pour atteindre les familles les plus pauvres, les plus reculées, les plus fragiles. Je recommande les plantes suivantes : l’Artémisia, le Vernonia, le Doliprane, le moringa.

- Pour les confessions sacramentelles de pâques, que tous les prêtres se rendent disponibles.

- Monsieur le chanoine Rémi TEQUI, de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, rejoint l’équipe sacerdotale de la Cathédrale pour sa mission dans notre diocèse.

Quelques dates

2 mars         : Rencontre avec les étudiants de l’aumônerie St Augustin à 19h30.

5-7 mars      : Jubilé d’or de l’Organisation des Femmes Catholiques au Bénin. Nous le savons, la

                     femme africaine est un trésor pour l’humanité. Et si elle est catholique…

7 mars          : Messe dominicale à 9h au Sanctuaire marial et Rencontre avec l’Association des Jeunes

                     Chrétiens Bariba.

9-10 mars    : Permanence pastorale à Djougou.

11 mars       : 11h 50 : Rencontre avec les Séminaristes de Providentia Dei.

                    19h 00 : Rencontre avec les Séminaristes de N. D. de Fatima.

14 mars       : 9h 00 : Messe dominicale au Centre Pastoral et Rencontre avec les Cadres et

                     Personnalités politiques.

19 mars       : Fête de Saint Joseph. Fête patronale du Séminaire Providentia Dei. Journée de culture

                    générale. L’invité du jour sera Mr Edouard OUIN-OUROU, Secrétaire Général du  

                    Gouvernement. Nous le remercions d’avance pour sa disponibilité.

20-21 mars  : Session de formation des marguillers.

23-24 mars  : Permanence pastorale à Djougou.

27-28 mars  : Visite à Africae Munus et au Séminaire Mgr R. Chopard-Lallier.

30 mars       : Messe Chrismale à Djougou à 10h.

31 mars       : Messe Chrismale à Parakou à 10h.

1er avril       : Jeudi Saint. Messe in Cœna Domini à Providentia Dei.

Le champ d’Artémisia

 

Il y a environ deux ans, nous avons encouragé la culture d’Artémisia dans les presbytères, maisons de Frères et Sœurs, Etablissements scolaires, Séminaires et même dans les Monastères. Vu l’engouement de la chose et aidé par le Coronavirus, il nous a paru bon de lancer le projet Diocèse Sans Palu. A vrai dire, ce que nous voulons obtenir c’est un diocèse avec le moins de maladies possibles. Nous allons y parvenir grâce à la pharmacie du Bon Dieu, je veux parler des plantes nutritionnelles et médicinales. Elles sont un trésor insoupçonné. Il suffit de s’en servir à bon escient pour renforcer continuellement notre système immunitaire. Comment y parvenir? Par une alimentation saine et équilibrée, arrosée d’infusions ; une bonne hygiène mentale (pensée positive et résolument optimiste ; activités physiques (jardinage, marche…) ; le repos aux heures régulières. Et bien sûr la méditation quotidienne de la Parole de Dieu et la prière d’oraison.

Nous avons confié au Centre UNIV de piloter techniquement, scientifiquement et méthodiquement ce projet. C’est une équipe déterminée. Nous leur faisons confiance. Les plantes médicinales ont de très nombreux principes actifs. Au lieu de combattre les microbes et les virus, nous avons opté pour la maintenance du corps avec certaines plantes aux vertus thérapeutiques avérées. "Notre système immunitaire doit être notre premier vaccin" (Pr. Henri JOYEUX). Nous gagnerons cette guerre parce que nous savons que "le microbe n’est rien, le terrain (le système immunitaire) est tout" (Dr André BESCHAMP). Si donc notre organisme est propre, aucun microbe ne peut se développer en nous. Vrai de vrai… Avant cinq ans, on dira adieu au paludisme. Et déjà dès maintenant, on peut dire adieu à la psychose du Coronavirus. On dira adieu aussi à plusieurs autres maladies. Car Dieu nous veut ressuscités, debout et en bonne santé... Donnons maintenant la parole à Mr Clément YARGO, Coordonnateur de ce projet, pour nous dévoiler la stratégie mise en place. Il a choisi la pédagogie des questions-réponses. Suivons-le.

+ Pascal N’KOUE

 Omnium servus

 

1-    Qu’est-ce que le Projet Diocèse Sans Palu ?

Le projet Diocèse Sans Palu (DSP) est une mission diocésaine en faveur de la santé par les plantes médicinales. Ce projet qui durera cinq ans s’inscrit dans la droite ligne de la pastorale sociale de l’Eglise. L’Esprit de charité et de compassion qui pousse les pasteurs à construire les hôpitaux et centres de santé catholiques, à faire les forages, puits, retenues d’eau, écoles catholiques dans les périphéries..., est le même Esprit qui a inspiré le diocèse de Parakou à initier le Projet Diocèse Sans Palu. C’est pour le bonheur des couples et familles, catholiques et non catholiques.  Le projet diocèse sans palu est une initiative voulue par l’Archevêque pour vaincre le paludisme et d’autres maladies à travers les plantes médicinales.

En effet, le paludisme est un grand frein pour le développement socio économique des sociétés africaines. Selon le Plan National de Développement Sanitaire 2018-2022, au Bénin le paludisme est la première cause des consultations (42,3%) et la première cause des hospitalisations (52,3%). Le paludisme est la première cause de l’absentéisme scolaire et au travail. Aider les gens à se soigner simplement et naturellement du paludisme, c’est leur donner une clef pour bien se porter et mieux travailler. C’est la finalité du projet diocèse sans palu.

2-    Quelles sont les actions du projet DSP?

Le projet Diocèse Sans Palu comporte deux actions, une action générale et une action spécifique. Ces deux actions ont un même objectif, renforcer le système immunitaire de l’Homme de façon naturelle. L’action générale est la formation et la sensibilisation des fidèles sur l’écologie de la santé naturelle qui a 5 piliers fondamentaux : la nutrition saine, la sérénité mentale, l’exercice physique, l’hygiène environnementale et le repos.

Au niveau de cette action générale, l’accent est mis sur la nutrition ; car il y a des aliments amis du corps qu’il faut connaître et consommer, et les aliments ennemis du corps qu’il faut connaître et éviter. (Pour plus de détails sur les 5 piliers de l’écologie de la santé, il faut se référer au support de formation du projet Diocèse Sans Palu).

L’action spécifique concerne les plantes médicinales. Douze plantes "apôtres" ont été choisies : Artemisia, vernonia, cailcédrat, plante doliprane, justicia secunda, moringa, curcuma, phyllanthus amarus, kinkéliba, papayer et la cataire. Les vertus de chacune de ces plantes sont détaillées dans le support de formation du projet Diocèse Sans Palu. Ce support sera traduit en 5 langues locales parlées dans le diocèse et mis en audio pour permettre au plus grand nombre d’avoir accès au message. L’objectif est que chaque famille puisse avoir dans son jardin domestique au moins 5 plantes en commençant par l’artemisia, la meilleure plante contre le paludisme d’après les études cliniques. Au cours de la formation, l’équipe technique insiste sur la méthode de préparation des infusions et la posologie pour le traitement curatif ou préventif. Ces plantes médicinales doivent être cultivées sans engrais chimique ni insecticide, ni herbicide. Le mode de culture des plantes médicinales dans le cadre du projet diocèse sans palu est l’agro écologie dans le style de la permaculture qui consiste à « guérir la terre et nourrir les Hommes ». C’est en même temps la mise en œuvre de l’encyclique Laudato Si’ du pape François  sur l’écologie. Sans la protection de la terre nourricière, pas de santé durable pour les Hommes.

3-      Qui sont les acteurs du projet DSP?

Le projet Diocèse Sans Palu étant une mission reçue de l’Eglise, et tout baptisé étant missionnaire, alors tout le monde est acteur du Projet. Néanmoins, certains acteurs majeurs assument la mise en œuvre au premier plan. Il s’agit du Centre UNIV/Maison de l’Artemisia de Parakou, chargé de la coordination technique du projet. Il travaille en étroite collaboration fructueuse avec certaines structures diocésaines. La Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC) s’occupe de la concrétisation de ce projet dans les écoles ; la CARITAS pour le milieu rural, le Centre Pastoral Guy Riobé pour tous les mouvements, organisations et associations catholiques, les paroisses pour les CEVB, les monastères pour la formation en phytothérapie et bien sûr pour la prière, enfin les Séminaires pour les futurs prêtres. Les "Femmes catholiques" du diocèse jouent un rôle déterminant dans ce projet. Elles sont partout. Comme vous le voyez tout le diocèse est quadrillé. Et nous avançons en rangs serrés.

Lancé officiellement et solennellement le 10 janvier 2021 au Sanctuaire marial Notre Dame de Komiguéa, Reine des Familles, par Mgr Pascal N’KOUE, Archevêque de Parakou, le Projet suit un parcours normal avec des impacts déjà très remarquables. L’équipe de la coordination du projet a déjà parcouru toutes les paroisses du diocèse pour l’"Action paroisse sans palu" dans un diocèse sans palu, et cela sous l’égide de chaque curé. Les formations sont faites avec la DDEC et la CARITAS, dans les Séminaires... Les produits des plantes médicinales sont déjà disponibles au Centre Pastoral Guy Riobé et dans les paroisses avec la mention « Diocèse Sans Palu – Pastorale sociale, Archidiocèse de Parakou » sur les emballages. Avec la saison des pluies qui commence bientôt, nos activités seront augmentées et les résultats seront plus visibles. La ferme agro écologique médicinale, lieu de formation appliquée sur la culture et l’usage des plantes médicinales, est ouverte à tout le monde pour la formation ou la visite.

4-    Quelles dernières recommandations utiles vous donner?

Toute personne peut participer activement au projet Diocèse Sans Palu à sa manière : prière, conseils, dons matériels et financier... Pour tout renseignement ou pour toute action de solidarité pour le projet, vous pouvez laisser un SMS ou message whatsApp au coordinateur du Projet Diocèse Sans Palu (+229) 96 37 41 70 ou à l’Economat diocésain. Au Centre Pastoral Guy Riobé de Parakou, vous aurez bientôt un cafététariat spécial pour servir en permanence la tisane d’artémisia et les tisanes d’autres plantes médicinales. Vous y trouverez également des plants d’artémisia et d’autres plantes médicinales pour vos jardins. Nous nous sommes organisés pour qu’il n’y ait pas de rupture de stock. Demandez les quantités que vous voulez mettre en terre. En plus, les prix sont cassés pour que les plus pauvres bénéficient de ce projet. Le Dimanche 25 Avril 2021, Journée Internationale de lutte contre le paludisme, tout le monde est invité au Centre Pastoral Guy Riobé de Parakou pour une formation gratuite sur les plantes médicinales contre le paludisme et d’autres maladies.

                                       Clément YARGO                                                                                                                                                                       Coordinateur du Projet Diocèse Sans Palu.

 

 

LES ŒUVRES DE MISERICORDE

 

         Pour bien finir le temps de Carême et vivre le temps de Pâques en ressuscités, je vous propose un médicament spirituel : "Supporter patiemment les âmes ennuyeuses".

N’aimer que les personnes agréables, que faisons-nous de plus que les païens ? Avoir un tempérament sociable, ça se cultive. Demandons à Dieu la joie communicative. Avoir de l’humour, savoir conter, savoir égayer l’ambiance c’est l’esprit de l’évangile, c’est de l’altruisme prisé.

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus écrit : "Je dois rechercher en récréation… la compagnie des Sœurs qui me sont le moins agréables, remplir près de ses âmes blessées l’office du Bon Samaritain. Une parole, un sourire aimable, suffisent souvent pour épanouir une âme triste". Au lieu de rester focalisé sur l’agacement de l’autre, il faut plutôt chercher comment aider cette personne blessée. Car le mauvais caractère provient toujours d’une souffrance intérieure. 

Nouvelles de famille

- C’est la campagne pour l’élection présidentielle. J’invite tout le monde à la retenue dans nos propos. Prions pour que la paix sociale ne soit pas perturbée. Et que le meilleur candidat politique gagne.

- Le 11 avril 2021 aura lieu l’élection présidentielle. Faisons dignement notre devoir de bon citoyen et de bon chrétien.

- Prions pour le repos de l’âme de Assanan, maman de Sr Colombe AKPATA, ssa.

- Nous remercions vivement Mr Edouard OUIN-OUROU et son épouse qui ont entretenu nos Séminaristes de Providentia Dei lors de la journée de culture générale le 19 mars 2021.

- Nous avons apprécié, en mars dernier, la visite des Mères Marie Justine, psp, et Marie-Cécile, psp qui ont beaucoup contribué à ce que nous ayons les Sœurs de leur Institut à Natitingou et à Parakou.

- Merci à Mme Elisabeth POGNON et à Mr Félix Côme D’OLIEIRA venus passer quelques jours avec nous par amitié.

- Les plantes médicinales dont nous faisons la promotion sont disponibles au Centre UNIV. Je vous recommande particulièrement l’artémisia annua ou afra, le doliprane, le moringa, le vernonia, le curcuma etc. Et bien sûr le papayer que vous pouvez trouver à l’économat diocésain. Ces plantes n’occupent pas beaucoup d’espace.

Quelques dates

1er avril        : Jeudi Saint : Messe in Coena Domini au Grand Séminaire Providentia Dei à 18h30.

                     Quête impérée pour l’Union Pontificale Missionnaire.

2 avril          : Vendredi Saint : Grand Chemin de Croix. Quête impérée pour les Lieux saints.

3 avril           : Vigile de Pâques à la Cathédrale à 22h00 avec baptêmes d’adultes et confirmations.

4 avril           : Dimanche de Pâques au monastère des Sœurs Contemplatives de Jésus Eucharistie.

                     Quête impérée pour la santé des prêtres diocésains.

11 avril         : Dimanche de la miséricorde. Confions-nous à la miséricorde divine et réconcilions-

                      nous. Messe dominicale à 9h au Monastère l’Etoile N. Dame.                      

16-18 avril    : Permanence pastorale à Djougou.

18 avril         : Journée diocésaine de la jeunesse au niveau des secteurs paroissiaux.

20 avril         : Conseil Presbytéral à l’Archevêché, à 9h30.

24-25 avril    : Visite à Africae Munus et Séminaire Propédeutique Mgr Chopard Lallier. 

25 avril          : Journée mondiale de prière pour les vocations. Quête impérée pour les vocations 

                        (O.P.M). Au Centre pastoral G. Riobé, formation gratuite sur les plantes

                        médicinales contre le palu et d’autres maladies. N’hésitez pas à venir.

27-28 avril   : Permanence pastorale à Djougou.

29 avril        : A 11h50 : Rencontre avec les Séminaristes de Providentia Dei.

                      A 19h : Rencontre avec les Séminaristes de N. D. de Fatima.

N.B. : - Comme chaque année, que tous les prêtres se rendent disponibles pour les confessions

             pascales.

          - Le 1er mai : Sortie-détente des prêtres au Grand Séminaire Providentia Dei.

BONNE FETE DE PAQUES. ALLELUIA ! ALLELUIA !

 

Nous entrons en guerre. Le temps de carême c’est quarante jours de combat. Contre quoi ? Contre qui ? Contre le mal. Et ce mal est avant tout à l’intérieur de nous-mêmes. Dans cette Vie Diocésaine, je voudrais vous exhorter à prendre au sérieux trois conseils que je considère comme des capsules nécessaires pour la conversion du cœur, notre microbiote spirituel.

 

1-  Et tout d’abord, faire un pacte avec sa langue. Nous vivons dans un monde bruyant. A un certain seuil, le bruit altère le sommeil, la concentration et même la productivité. Il augmente la tension artérielle. Or, toute chose sérieuse s’opère dans le silence. Pour entrer en contact avec Dieu, il faut absolument le silence extérieur et surtout intérieur. "Adoration et silence sont frère et sœur" dit le Card. Robert SARAH dans son puissant livre "la Force du silence contre la dictature du bruit". Toute notre force est dans la prière, l’oraison silencieuse, ce cœur à cœur de notre âme avec Jésus. C’est le moyen le plus indiqué pour accéder à l’état d’amitié et d’union avec Dieu. 40 jours de silence, ce n’est pas trop. Avant nous, Jésus l’a fait au désert. Une grande partie de nos heures quotidiennes devrait être consacrée au silence. St François de Sales, docteur de l’amour, nous en donne l’exemple :

 

« Un jour, un voisin se querella avec l’évêque François. Au petit matin, avec ses valets et sa meute de chiens, il alla sous la fenêtre de l’évêque. Tranquille, silencieux, l’évêque sortit. Les valets et leur maître criaient des injures, les chiens aboyaient. Le monsieur alla même jusqu’à donner deux coups à l’évêque qui, maître de soi, ne dit rien. Devant une telle impassibilité, le monsieur se calma et s’en alla. Des voisins accoururent et demandèrent à l’évêque : "Pourquoi avez-vous gardé silence ? Pourquoi n’avez-vous pas répondu à ce fou ?". Il répondit : "C’est un pacte que nous avons fait, ma langue et moi. Nous nous sommes promis que, tant que mon cœur serait ému, ma langue demeurerait silencieuse" ».

 

     Et oui, si on faisait tous ce pacte avec notre langue, un effort pour apprendre à maîtriser chacun sa langue ! C’est un petit membre qui peut faire beaucoup de dégâts monstrueux mais aussi beaucoup de bien. Chacune des phrases qui sortent de notre bouche peut avoir un impact dans le monde spirituel. Dieu nous a fait don de la parole pour bénir, édifier, exhorter, redonner confiance, complimenter, encourager, aimer. Tant que c’est pour faire le bien, allons-y, à temps et à contre-temps. Je n’ai pas dit à tort et à travers. Mais, de grâce, ne nous servons pas de notre langue pour humilier, blesser, dévaloriser, aduler obséquieusement ou tout simplement semer la discorde. Si nous ne pouvons pas dire des paroles positives, alors taisons-nous. Silence ! "Qu’aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche" (Eph 4,29). Les blessures faites par nos paroles mettent souvent beaucoup plus de temps à se cicatriser que les blessures corporelles. Satan nous pousse à nous servir de notre langue pour montrer que nous sommes tout-puissants. Mais la sainte Bible réplique : « Si quelqu’un ne chute pas en parole, celui-là est un homme parfait, capable de refréner le corps tout entier » (Jacques 3, 2). Face aux provocations méchantes, aux disputes sauvages et autres situations où nos nerfs sont mis à rude épreuve, que faire ? Préférer garder le silence comme Jésus sur la Croix alors que le premier larron se moquait méchamment de lui (cf. Lc 23, 39-43). Au pire des cas, faisons comme saint Paul. Au lieu de se venger d’Alexandre le forgeron, il a préféré le confier à Dieu (2 Tim 4, 14). Que Dieu réponde aux malfaiteurs à notre place. Cela semble une faiblesse mais c’est une force. Saint Paul l’a appris à son corps défendant : "Lorsque je suis, faible c’est alors que je suis fort" (2 Co 12,10).

 

2-  Soigner ses relations avec Dieu et les hommes. J’ai entendu un médecin psychologue dire : "le plus grand échec de l’homme c’est le narcissisme". J’ai voulu en savoir plus. Et voici ce que j’ai trouvé. "Avant toute chose, la personne narcissique nourrit la conviction d’être d’une valeur hors du commun. De cette certitude découlent beaucoup d’autres symptômes : elle mérite plus d’attention que les autres ; elle est uniquement préoccupée par ses ambitions de succès… elle s’attend à des attentions qu’elle considère comme des dûs ; elle éprouve de la colère et même de la rage lorsqu’on ne lui accorde pas ces privilèges ; elle ne se remet pas en question… ayant très peu d’intériorité elle ne peut vivre qu’en vampirisant un autre" (Pascal IDE).

 

Le pervers narcissique est un demi-fou, un manipulateur qui se valorise en rabaissant les autres. Il use de nombreuses armes contre sa victime : phrases assassines, mensonge, moqueries, humiliations, critiques, dénigrements, etc. Alors qu’il est tout sourire en public, il peut se transformer en véritable tyran en privé. Il avance souvent masqué. Il a en réalité une basse estime de sa personne, une image dévalorisante de lui-même qu’il reporte sur les autres. Voilà pourquoi il cherche à détruire chez les autres le bonheur qu’il n’a pas. Car il ne supporte pas qu’on apprécie un autre que lui.

 

Que faire si nous faisons partie de ces personnes ? Prendre conscience que nous avons un sérieux handicap spirituel, moral et psychologique. Nous avons besoin d’être accompagnés pour une véritable conversion. Le premier remède ou chemin de la conversion, à en croire saint Jean Chrysostome, c’est la condamnation de nos fautes : "Celui qui condamne ses fautes craindra davantage d’y retomber". Arrêtons de charger à tort ou à raison les autres. Arrêtons d’interpréter négativement les paroles et gestes des autres. Le problème est en nous. Revenons à nous. Entrons en nous et faisons une bonne lessive spirituelle. Les jugements et accusations amères à l’encontre des autres "sont souvent un signe de l’incapacité à accueillir en nous notre propre faiblesse" (Patris corde n° 2). Evitons par exemple de garder rancune à ceux qui nous ont offensés. Essayons de dominer notre colère pour pardonner les offenses qui nous sont faites. "Si vous pardonnez à vos débiteurs, mon Père qui est aux cieux vous pardonnera… Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous pardonnera pas vos fautes" (Mt 6, 14-15). Cette consigne grave de notre Seigneur est donnée à la fin de la prière du "Pater Noster" : "mais délivre-nous du Mauvais". Pardonnons et demandons pardon. Celui qui ne pardonne pas est sous l’emprise du Mauvais. Moins il pardonne et plus il s’intoxique. Son anxiété augmente. Sa misère s’accroît. Il s’enferme dans une prison qu’il s’est construite lui-même et il finit par respirer mal. Il étouffe et aboie sur tout ce qui le dérange.

 

Le temps de carême est propice pour faire la maintenance du cœur. Il faut se retirer dans un lieu désert, un endroit tranquille, se ménager des moments de détente pour l’oraison intime avec Dieu. Soignons nos relations avec Dieu. Jeûner de nourriture c’est bien, mais jeûner de pensées négatives, de portables, de pornographie et d’images de violence c’est mieux. On peut diminuer ses soucis en se faisant plaisir : lire un bon livre, écouter une belle musique, faire du jardinage… et surtout prendre la vie du bon côté. "La joie du Seigneur est notre rempart". Profitons du carême pour revitaliser et redynamiser nos relations réciproques. Faisons des surprises agréables à nos proches. Reprenons contact avec le vieil ami qu’on a perdu de vue depuis un moment. Ce travail d’entretien de la vie humaine et spirituelle devrait être régulier. C’est un bon investissement. Les relations saines aident à avoir une excellente santé physique et mentale. L’altruisme est comme un médicament. L’Eglise en sortie missionnaire doit prendre soin de ceux qui ont besoin de nos attentions. Ça nous rend service. Car celui qui donne l’amour reçoit l’amour en retour... Le Pape François relève que "le bonheur de Joseph n’est pas dans la logique du sacrifice de soi, mais du don de soi" (Patris corde n° 7).

 

3-     Donner généreusement

 

L’aumône ou le partage a une puissance considérable et indicible dans notre vie. Il purifie même de toute faute (cf. Tob 12, 9). Le témoignage de Tertullien (IIe siècle) est inspirant. Nous sommes à Carthage, en Afrique : "il y a chez nous une caisse commune. Chacun verse une petite cotisation. On fixe un jour par mois. Les cotisations sont comme un trésor réuni par amour pour Dieu. On ne prend pas cet argent pour faire de repas (…). On le prend pour nourrir les pauvres, payer leurs funérailles, aider les jeunes qui n’ont pas de quoi vivre et qui n’ont plus de parents (…). Cette façon de vivre la charité nous fait remarquer. Beaucoup de païens disent en parlant des chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment les uns les autres » (Apolégétique n°39). Plus on aime un pauvre, plus on est heureux.

 

La foi implique toujours sacrifice et charité dans le profond désir d’imiter le Christ venu changer le monde. L’Eglise continue ce gigantesque projet de salut. Que chacun s’engage à avoir un cœur d’enfant de Dieu qui chante ses merveilles en tout temps. Bonne route vers Pâques.

 

+ Pascal N’KOUE

 

   Omnium servus

                                                                                 

 

JUMELAGE PARAKOU-NANTES

 

    Sur le jumelage Parakou-Nantes, où en sommes-nous ? Qu’en dit le nouvel Evêque de Nantes ? Beaucoup de questions me parviennent sur ce sujet depuis le départ de Mgr James pour Bordeaux. J’ai jugé bon de partager enfin avec vous la lettre de Mgr Laurent PERCEROU, qui répondait à mon mot de félicitations. Je l’en remercie vivement. On ne se connaît pas encore mais dans l’esprit les liens sont tissés. La seule chose qui nous freine aujourd’hui c’est le coronavirus qui nous impose les gestes barrières et la distanciation. Lisez plutôt.       

 

 

 

                                                                 Nantes, le 23 novembre 2020

 

                                                                   A

 

                                                               S. E. R. Mgr Pascal N’KOUE

 

     Excellence et cher frère,

 

    Avec bien du retard, je voudrais vous remercier pour votre message fraternel à l’occasion de ma nomination dans le diocèse de Nantes.

 

    J’ai eu l’occasion d’échanger avec Mgr JAMES sur le jumelage qui unit nos deux diocèses. Le père Benoît LUQUIAU, que vous connaissez bien, m’a longuement présenté l’expérience qu’il avait vécue à Parakou ainsi que les activités du jumelage. C’est donc avec joie que je m’inscrirai dans ce beau partenariat.

 

    Vous évoquez dans votre message l’anniversaire des 75 ans de votre évangélisation auquel devrait participer mon prédécesseur. En effet, j’envisage de venir vous visiter dès que nous aurons un peu de visibilité sur la situation sanitaire qui nous empêche, pour le moment, de faire des projets à moyen terme. Dès que cela sera possible, je reviendrai vers vous afin de prévoir une date et un programme de visite.

 

    Tout comme vous, c’est le cœur et les bras grands ouverts que je m’apprête à vous accueillir, avec le désir fort de renforcer les liens qui unissent nos deux diocèses.

 

    Je vous assure de ma prière fraternelle. Que ce temps de l’Avent qui débutera dimanche et les fêtes de Noël à venir apportent au monde l’espérance et la paix.

 

                                                                                                       +Laurent PERCEROU

 

                                                                                                         Evêque de Nantes

 

 

 

Nouvelles de famille

 

- C’est bientôt le Carême : Prière, Pénitence, Partage (les 3P) sont les trois pieds traditionnels qui nous aident à nous tourner vers le Seigneur. Lisons "Fratelli tutti" et "Patris corde" du Pape François. Echangeons sur ces deux grands textes.

 

- Le Pape François a décrété une année spéciale dédiée à saint Joseph avec "Patris corde". Que les églises et les écoles qui n’ont pas encore érigé la statue de saint Joseph s’empressent.  

 

- Bénissons le Seigneur pour les nombreux prêtres du Bénin (plus de 400) venus à Parakou pour la session nationale de l’Union du Clergé Béninois. Le discours du Préfet du Borgou à l’ouverture a été très apprécié. Merci aussi aux moniales bénédictines de Péporiyakou-Natitingou qui sont venues se faire connaître à cette occasion.

 

- Merci au Centre UNIV qui a été constamment présent au Centre pastoral pour donner gratuitement la tisane de l’Artemisia contre le paludisme. Merci aussi à toute la famille diocésaine.

 

- Bienvenue à Monsieur le Chanoine Rémi TEQUI, de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre. Il sera avec nous pour un an. Bénissons le Seigneur.

 

- Prions pour le repos de l’âme de Marie ADJAGBE, maman de Sr Flora de Kobrikonto.

 

- Avec le Conseil presbytéral, nous réfléchissons sur l’inculturation de l’évangile du Christ. Le point de départ ce n’est pas la culture mais l’accueil en nous de Jésus-Christ crucifié et ressuscité.

 

- J’exhorte toutes les familles chrétiennes et non chrétiennes à entrer dans le projet "diocèse sans palu". Plantons et entretenons les plantes médicinales dans nos maisons et dans nos jardins.

 

Quelques dates

 

5-7 Fév.            : Permanence pastorale à Djougou.                                                   

 

7 Fév.               : Grand rendez-vous des consacré(e)s à la paroisse saint Pierre d’Alafiarou.

 

                          Célébration eucharistique à 10h.

 

11 Fév.             : Journée mondiale des malades.

 

                          Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h 40.

 

13 Fév.             : Vœux des Sœurs de la Consolata à Banikanni.

 

16 Fév.             : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

17 Fév.             : Messe du Mercredi des Cendres au Séminaire N. D. de Fatima. "Tu es poussière

 

                           et tu retourneras en poussière" (Gn 3,19).

 

23 Fév.             : A 9h30 : Récollection pour tous les prêtres au Centre pastoral. Qu’ils viennent

 

       avec leurs ornements liturgiques et leur bréviaire.

 

23-24 Fév.       : Permanence pastorale à Djougou.

 

27-28 Fév.       : A Ténonrou. Visite à Africae Munus et au Séminaire Mgr Chopard-Lallier.

 

N. B. : Dans la Vie diocésaine n° 109 de novembre 2020, j’ai indiqué quelques gestes pieux pour notre hygiène spirituelle. Reprenons-les.

 

BON TEMPS DE CAREME – BONNE MONTEE VERS PAQUES

 

 

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