"Aucun d’entre nous ne vit pour soi même, et aucun ne meurt pour soi-même. Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur… Ainsi chacun devra rendre compte à Dieu pour soi-même" (Rom 14,7…)

    Nous abordons un sujet grave, celui de nos fins dernières. Le chrétien devrait attendre dans la joie cette heure de la rencontre avec Dieu, en compagnie des anges et des saints. Malheureusement on est souvent surpris, malgré les avertissements de notre Seigneur : "Veillez et priez… Vous ne savez ni le jour ni l’heure de votre mort". C’est vrai que toutes les morts ne se ressemblent pas. Et à tout âge, du nouveau né au vieillard, on peut rendre l’âme au moment où personne ne s’y attend. Mystère ! Le cadavre est là, inerte, froid, sans parole. Et pourtant la personne continue de vivre. C’est la logique de Dieu. Il nous a créés à son image. C’est normal qu’il transforme un jour nos corps mortels à l’image du corps glorieux de son Fils (Phil 3,21). L’apôtre saint Jean a vu par anticipation ce ciel nouveau et cette terre nouvelle où les hommes vivront de nouveaux rapports avec Dieu. Celui-ci "essuiera toutes larmes de leurs yeux, et la mort n’existera plus ; il n’y aura plus de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu" (Ap. 21,1-7).

    En attendant ce jour glorieux, j’exhorte tous les fidèles chrétiens et spécialement les prêtres à être proches des mourants. Et quand ils décèdent, célébrons dignement leurs funérailles. La seule chose dont ils ont vraiment besoin c’est notre prière et surtout le saint Sacrifice de la messe. La prière pour les morts appartient à la plus ancienne tradition chrétienne. Depuis le XIe siècle, la commémoration des fidèles défunts est fixée au 2 novembre pour que brille à leurs yeux la lumière sans déclin.

    Le boire et le manger, les ripailles et les beuveries qu’on organise le jour de l’enterrement ne profitent en rien aux morts. Ça n’arrange que les estomacs des vivants ; et la famille en pleurs peut souffrir doublement à cause des soucis liés à l’organisation matérielle et l’endettement qu’elle s’impose pour nourrir gratuitement les grandes foules venues non pas tant pour compatir mais pour se régaler. Et souvent cela dure pendant plusieurs jours. Il faut que ça change. Commençons par proscrire l’habitude de laisser trainer les corps dans une morgue pendant plusieurs mois afin d’avoir le temps de faire des cotisations, des collectes pour les funérailles, pour réfectionner la maison mortuaire ou pour construire une nouvelle plus spacieuse. Le cercueil en or, les vêtements somptueux, les dépenses onéreuses et tout cet étalage insolent de richesse n’est pas une garantie que le mort entrera au paradis. Par contre, je comprends que les anniversaires soient marqués par un repas. Revenons à l’essentiel, à l’unique nécessaire : la prière. On prie pour que les défunts passent de la mort à la vie avec le Christ, qu’ils soient purifiés dans leur âme et rejoignent au ciel tous les saints, dans l’attente de la résurrection des morts et le retour glorieux du Christ.

    L’homélie, au cours de la messe, prendra appui sur la Parole de Dieu qui a été proclamée, pour raviver la foi et l’espérance de l’assemblée. Tout doit être centré sur le Christ qui est résurrection et vie. S’il est normal qu’elle comporte une référence à la personnalité du défunt, le prédicateur le fera brièvement et avec beaucoup de discrétion, sans jamais verser dans le discours funèbre ou le panégyrique pompeux et vaseux. La prière universelle peut être confiée à la famille du défunt. Il n’est pas interdit qu’un membre ou un ami de la famille intervienne après la communion pour peindre en peu de mots celui qui nous a quittés. Cela compris, il est clair que tous les fidèles défunts ont besoin de cérémonie religieuse. Ecoutons le droit canonique :

    Can. 1176 - §1 Les funérailles ecclésiastiques doivent être accordées aux fidèles défunts, selon le droit.

    Ce canon proclame solennellement que tous les fidèles ont droit aux honneurs funéraires et cela sans discrimination. Pas de défunts série A et série B. Ils ont tous droit ; c’est un droit de caractère public qui ne dépend pas de la volonté d’un catéchiste, d’un prêtre ou de quelque autre agent pastoral. Et donc on ne peut pas à priori refuser la célébration liturgique à certains de nos défunts. Pourquoi ? Parce que nous formons une famille, famille de Dieu. Si un membre est en pleurs les autres ne peuvent pas être indifférents. Il est bon, juste et normal de réconforter les vivants de la famille éplorée par l’espérance d’une vie surnaturelle.

    Ensuite, on ne légifère pas pour les morts mais pour les vivants. Punir un mort est un non sens. Et donc c’est un devoir d’honorer le défunt par un rite officiel et d’implorer la miséricorde divine pour le repos de son âme. Plus il est pécheur, plus il a besoin de nos prières. "Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé". Nous distinguons deux célébrations avec le corps présent : l’absoute et le saint Sacrifice de la messe. Pour le respect dû au fidèle baptisé ou même au catéchumène, il faut célébrer le saint Sacrifice de la messe qui est la prière au-dessus de toute prière. L’Eucharistie n’est pas un passeport réservé aux plus méritants. Nous sommes tous des nécessiteux de la miséricorde de Dieu. Ne rassurons personne que son défunt est déjà au paradis. Nous n’en savons rien. Et n’expédions personne en enfer. Nous n’en avons pas le pouvoir. Heureusement !

    Le bon larron a changé de cœur au dernier moment. Et Jésus l’a canonisé aussitôt : "Aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis". Dans le paradis, quel séjour ! Mais comme il n’y a pas de règle sans exception, le droit a prévu des cas de figures pour lesquels ce n’est pas possible de célébrer les obsèques (non seulement l’Eucharistie ni même l’absoute).

    Can. 1184-§1 Doivent être privés des funérailles ecclésiastiques, à moins qu’ils n’aient donné quelque signe de pénitence avant leur mort :
1° Les apostats, hérétiques et schismatiques notoires ;
2° Les personnes qui auraient choisi l’incinération pour des raisons contraires à la foi chrétienne ;
3° Les autres pécheurs manifestes, auxquels les funérailles ecclésiastiques ne peuvent être accordées sans scandale public des fidèles.

    L’apostat c’est celui qui a totalement rejeté la foi catholique. Le schismatique, celui qui refuse de se soumettre à l’autorité du Pape ou d’être en communion avec les membres de l’Eglise Catholique. L’hérétique nie ou doute de façon obstinée d’une vérité de foi dogmatique. Cela me semble clair. A ceux qui manifestement ont rejeté la foi catholique (apostat, hérétique, schismatique) de façon évidente et publique, on ne peut pas célébrer pour eux des funérailles ecclésiastiques. Et cela se comprend. Délibérément et aux yeux de tous, ils se sont exclus de la communion ecclésiale. Il s’agit des catholiques qui militent dans des sectes, (Banamè, Francs-massons, Rosicruciens, Throns etc.)

    Cependant, si avant de mourir, ils ont, par quelque signe, montré qu’ils regrettaient leur état, on devrait leur célébrer les obsèques en bonne et due forme. Peu importe le signe. Il suffirait que le moribond demande qu’un prêtre catholique vienne l’assister, ou encore qu’il vénère un crucifix ou accepte un chapelet qu’on lui met au cou, ou qu’il dise l’acte de contrition. Pour cela, il faut qu’un témoin digne de confiance nous le rapporte.

    Le canon 1184 parle aussi des autres pécheurs manifestes à qui il faut refuser les funérailles, seulement si cela risque de provoquer un scandale parmi les fidèles. Dans ce groupe, on est souvent tenté d’y mettre les divorcés remariés, les polygames, les mères célibataires (ou filles-mères), les concubins, ceux qui ne sont pas à jour pour  la confession pascale, ni le denier de culte, ceux qui ne fréquentent plus régulièrement l’Eglise. En réalité, ils ne sont pas coupés radicalement de la communion ecclésiale. C’est vrai qu’ils ne prennent plus la communion, mais c’est une excommunication mineure. Ils continuent de réciter le crédo de l’Eglise. C’est leur vie morale qui n’est pas en conformité avec la discipline ecclésiastique. Souvent, ce sont eux les plus engagés sur les paroisses, et les plus portés à servir gratuitement et à donner gratuitement. La Bible dit : "l’aumône ou la générosité efficace un grand nombre de péchés". N’en faisons donc pas des chrétiens de seconde catégorie lors des obsèques. Avant d’expirer, ils se sont peut-être repentis. N’oublions pas cette sentence  surprenante du Christ : "les publicains et les prostituées vous devancent dans le Royaume des cieux". Désormais, ils ne seront plus privés du saint Sacrifice de la messe. Arrêtons ce genre de discrimination. Miséricorde divine oblige ! Souvenez-vous que depuis le pontificat de Jean-Paul II, il y a un dimanche de la miséricorde. Nous en avons tous besoin.

    En termes clairs, que le fidèle défunt soit un notable ou un chrétien demi-tarif, évitons de le punir par l’absoute. Elle pourra être célébrée pour d’autres motifs. Le Christ a versé son sang pour tous en rémission de nos péchés. Célébrons la sainte messe, surtout si les membres de la famille la demandent. Laissons au juste Juge le soin de juger les vivants et les morts.

    Ce message de Jésus à Carmela, une mystique de Milan, peut nous éclairer davantage. "Il y a au purgatoire  des âmes bonnes qui ont vécu saintement aux regards des hommes, mais de qui je désirais une plus grande perfection, un degré supérieur de sainteté. Cette sainteté qu’elles n’ont pas atteinte au cours de leur vie, elles l’acquièrent là-bas… Au purgatoire tout le monde se parfait et se rend digne de la vue de Dieu. Prier pour les âmes du purgatoire est une charité, un devoir et une source de grand avantage, car leur puissance de secours est très étendue…Avec la permission de Dieu, elles aident aussi matériellement les membres de leurs familles et ceux qui prient pour elles". Elles les défendent contre les dangers et les accompagnent avec tendresse pour résoudre leurs problèmes. Vive la mystérieuse communion des saints ! Tout cela mérite une réflexion plus approfondie.

    En conclusion, je vous exhorte à demander régulièrement des messes pour les défunts. L’Eucharistie n’a pas de prix. Elle a une valeur infinie. C’est l’amour sacrificiel du Christ qui sauve. Confier une intention de messe pour un défunt c’est demander à Dieu de le recevoir dans son repos éternel. "Requiem aeternam dona eis Domine. Et lux perpetua luceat eis". L’Eucharistie c’est Pâques. Et Pâque c’est le triomphe de la vie sur la mort et le péché ! Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

    +Pascal N’KOUE
    Omnium servus
                                                      
                          

                            
Nouvelles de famille
- Prions pour le repos de l’âme de Jeanne, maman de Sœur Adeline KOWDA, ocpsp.

- Nous remercions l’organisation nationale des Femmes Catholiques pour leur vibrant témoignage de foi qu’elles nous ont laissé le mois dernier à Parakou.

- Au moment du signe de la paix pendant la messe, il n’est pas prévu un chant pour la paix, mais un temps très bref destiné à échanger la paix seulement à ceux qui sont les plus proches, de façon sobre. Arrêtez donc de circuler partout.

- Nous félicitons Mère Patricia PADONOU, Supérieure des Contemplatives de Jésus Eucharistie, pour ses 30 ans de vie consacrée ; et sœur Irène, de l’Etoile Notre-Dame, pour ses 25 ans de profession monastique. Prions pour elles pour que leur témoignage suscite d’autres vocations.

- Les travaux pour le nouveau monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie ont commencé. Prions saint Joseph de susciter des bienfaiteurs pour nous aider à aller jusqu’au bout.

- Les quêtes impérées des o.p.m. ont pour but de promouvoir l’esprit missionnaire universel au sein du Peuple de Dieu. Plus de 1500 diocèses ont recours à Rome pour être aidés.

- Nous remercions Monseigneur Laurent LAMPO, Archevêque de Niamey, qui est passé nous saluer en compagnie de Monseigneur Michel CARTATEGUY.


N.B. 1-4 mai : Retraite spirituelle à Rome.
6 mai : Retour à Parakou.


Quelques Dates

1er avril    : Messe chrismale à 9h30, à la Cathédrale. Agapes fraternelles à l’Archevêché à 12h.

2 avril        : Messe in "Cena Domini" à la Cathédrale à 19h. Quête impérée pour l’union  pontificale missionnaire (o.p.m).

3 avril        : Grand chemin de croix à Komiguéa. Journée de jeûne. Quête impérée pour les Lieux saints d’Israël et de Palestine (o.p.m).

4 avril        : Vigile pascale à la Cathédrale à 22h. Célébration de baptêmes d’adultes, de confirmations et de mariages.

5 avril        : Dimanche de Pâques au monastère l’Etoile Notre-Dame à 9h. Quête impérée pour la santé des prêtres diocésains. BONNE FETE DE PAQUES !

6 avril        : Lundi de Pâques. Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.

9 avril        : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale du Bénin à Bohicon.

13 avril    : Conseil d’Administration des hôpitaux diocésains de Boko et Papanè à 9h30, à l’Archevêché.

14 avril    : Conseil presbytéral à 9h30, à l’Archevêché.

16 avril    : Visite des écoles maternelle "J.M. CATROUX" et primaire "Les Hibiscus" à 10h.

20-30 avril    : Visite ad limina à Rome.

26 avril    : Dimanche du Bon Pasteur. Journée mondiale de prière pour les vocations. Quête impérée pour les vocations (o.p.m).

JOYEUSES FETES DE PAQUES. ALLELUIA ! ALLELUIA !



ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

"On ressent aujourd’hui particulièrement la nécessité que le prêtre homme de Dieu, dispensateur de ses mystères, soit reconnaissable par la communauté, également grâce à l’habit qu’il porte, signe sans équivoque de son dévouement et de son identité de détenteur d’un ministère public" (Directoire pour le ministère et la vie des prêtres, n°66). Nous abordons un sujet délicat. C’est que notre vocation est comme une épée à double tranchant. Nous sommes dans le monde mais nous ne sommes plus du monde. Bien sûr que nous sommes créés libres et Dieu qui nous donne cette liberté tient à nous respecter. Avant de continuer, écoutons saint Paul : « Frères, votre vocation, c’est la liberté. Non pas cette liberté qui sert à justifier les appels de la chair, mais celle qui nous met au service les uns des autres par amour…» (Ga 5, 13). La liberté n’est pas synonyme du laisser- aller.

    Que de vocations sont nées attirées par le vêtement d’un clerc ou d’un religieux. Que de servants de messe ont voulu devenir prêtres à cause de la soutane de "mon Père" ! Certains en sourient peut-être. Et pourtant pour se manifester, Dieu passe souvent par des impondérables, ce qui n’a pas de poids aux yeux des grands, des savants, des rationalistes.

    Sainte Catherine de Sienne, 25e enfant de sa mère, née un dimanche des rameaux de 1347 sera fascinée très tôt par les Frères prêcheurs vêtus de noir et de blanc. Elle veut leur ressembler, elle veut même se déguiser en homme pour pouvoir devenir aussi "dominicain". Plus tard, elle sera appelée par les gens de Sienne "mantellata" à cause du manteau noir des tertiaires dominicaines qu’elle portait sur ses épaules comme une vieille dame, alors qu’elle était encore une adolescente de quinze ans. Un feu mystique l’habitait. Elle voulait tout donner au Christ et rien à l’Ennemi. L’habit des dominicains n’a pas été neutre dans sa vocation. Je nous rappelle que c’est elle qui a fait revenir à Rome le Pape d’Avignon.

    Au Bénin, les séminaristes prennent en général la soutane avec le rite du lectorat. Cela a lieu publiquement au cours d’une grand-messe. A Parakou, l’Evêque bénit la soutane en ces termes :
    « Seigneur Jésus,
Toi qui, revêtu de Ta tunique sans couture, parcourais les rues de la Galilée en faisant le bien,
    Daigne bénir les soutanes + dont se revêtiront N N., comme signe distinctif de leur appartenance au groupe des candidats en marche vers ton Autel sacré, pour le salut des âmes.
    Qu’au milieu des hommes où ils passeront, et soutenus par la force de ton Esprit, ils puissent témoigner sans honte des valeurs du Royaume des cieux par la sainteté de leur vie.

    Nous te le demandons à Toi, Pasteur éternel, Unique Sauveur et Grand-Prêtre par excellence, qui règnes avec le Père et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen ».

    La soutane n’est pas un vêtement neutre. Cet habit exprime deux choses : la mort à soi-même et au péché d’une part, la vie joyeuse soumise à Dieu, notre part d’héritage, d’autre part. Ces deux réalités (mort et résurrection) sont les deux faces d’un unique mystère auquel le prêtre est configuré dans le Christ. La mort et la résurrection sont exprimées de façon inséparable dans cet habit-symbole.    Aussi, la soutane est comme un suaire qui tient le clerc enseveli dans le Christ. Elle exprime son état de mort et de sépulture qui manifeste que nous sommes dans le monde sans être du monde. En revêtant la soutane chaque matin, le clerc devrait prononcer cette phrase du psalmiste : "Dominus pars hereditatis meae", « Seigneur, tu es ma part d’héritage. Je n’ai pas d’autre bonheur que Toi ». (Ps 15, 5).
 
    Comme vous l’avez déjà saisi, le vêtement ecclésiastique parle de lui-même. Le directoire pour le ministère des prêtres le confirme : « Sauf des situations totalement exceptionnelles, ne pas utiliser l’habit ecclésiastique peut manifester chez le clerc un faible sens de son identité de pasteur entièrement disponible au service de l’Eglise » (Directoire pour le ministère… n°66).

    On pourrait aller jusqu’à dire qu’au commencement était la soutane. En effet, l’habit des divers ordres religieux a souvent été imité à partir de la soutane des clercs. Les Carmes, les Augustins, les Dominicains etc. ont partagé leur habit entre le noir et le blanc pour exprimer la mortification de la chair et la vie dans l’Esprit dont les fruits sont amour, joie, paix, ouverture d’esprit, générosité, bonté, foi etc.

    En cette année de la vie consacrée,  il convient de rappeler qu’en 1996, le Pape saint Jean-Paul II dans "Vita Consecrata" recommandait aux religieux de porter leur habit en ces termes: "L'Eglise doit toujours avoir le souci de se rendre visiblement présente dans la vie quotidienne, spécialement dans la culture contemporaine, si souvent sécularisée et cependant sensible au langage des signes. Pour cela, elle peut à bon droit attendre une contribution particulière de la part des personnes consacrées, appelées à rendre un témoignage concret de leur appartenance au Christ dans toutes les situations. Parce que l'habit est un signe de consécration, de pauvreté et d'appartenance à une famille religieuse déterminée. Avec les Pères du Synode, je recommande vivement aux religieux et aux religieuses de porter leur habit, convenablement adapté en fonction des circonstances des temps et des lieux" (Vita Consecrata 25). Ce langage est clair et ne souffre d’aucune ambigüité. En plus, c’est la suprême Autorité dans l’Eglise qui s’exprime. Porter une petite croix au cou, c’est bien, mais tout bébé ou tout baptisé peut le faire, depuis qu’il a reçu ce signe du Christ à la porte de l’Eglise. D’ailleurs, on constate que les artistes non chrétiens la portent souvent plus fièrement et plus visiblement que nous. Evidemment pour eux, la croix n’est qu’une parure. Mais porter l’habit religieux ou ecclésiastique est un signe sans équivoque, celui de la consécration ou de l’oblation au Seigneur. Et ce signe est réservé à une certaine catégorie de personnes mises à part pour Dieu.

    Portons donc l’habit ! A défaut de la soutane ou d’un vêtement religieux spécifique de l’Institut, que les prêtres et consacrés portent correctement le clergyman ou tout au moins le col romain. Ne cédons pas au relativisme moral et spirituel qui pousse à la confusion et au laisser-aller. Le pape François nous exhorte : « N’ayez pas peur d’aller à contre-courant lorsqu’on vous propose des valeurs avariées» (Angelus du 23 juin 2013). Notre monde, nous le savons, est l’enjeu d’une lutte entre le bien et le mal. Dieu merci, le Christ ressuscité, Roi de l’univers, est au centre de l’histoire. L’humanité n’avance pas toute seule. Dieu est présent au cœur du monde. Mais Satan désire nous tenir constamment enchaînés dans des demi-vérités, dans des protestations et désobéissances puériles contre l’Eglise et cela conduit à l’affadissement du sel de l’évangile.

    L’aphorisme populaire dit que « l’habit ne fait pas le moine ». D’accord, mais comment reconnaître le moine dans la foulée s’il ne porte pas son habit distinctif. Donc l’habit fait aussi le moine, même si la sainteté n’est pas d’abord dans les apparences mais dans le comportement. « Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme son identité et son appartenance à Dieu et à l’Eglise » (Directoire pour le ministère… n°66).     Cela signifie que, lorsque l’habit n’est pas la soutane, il doit être différent de celui des laïcs, et conforme à la dignité et à la sacralité du ministère.

    Alors pourquoi continuer à rejeter l’habit ? Pourquoi vouloir s’en tenir uniquement au témoignage? Modestie oui, camouflage non! Nous sommes à la fois "sel de la terre" et "lumière du monde". Sel de la terre égale discrétion, lumière du monde égale visibilité. L’un n’exclut pas l’autre. La prière individuelle dans la chambre n’exclut pas la prière communautaire à l’église. D’ailleurs, le but de l’habit n’est pas de "canoniser" le moine, mais de signifier son appartenance à la famille des moines ! Nous avons besoin de signes démonstratifs comme l’incarnation de Dieu sur terre et les langues de feu le jour de la Pentecôte. En cette matière comme en bien d’autres, évitons les idéologies ou les querelles d’opinions qui consistent à lire à moitié l’évangile, et à absolutiser ce qui ne doit pas l’être. Faisons très attention à l’esprit du monde. Sous le prétexte fallacieux de cultiver la vertu de simplicité, on se "mondanise" et on scandalise sans le savoir les petites gens. Il y a eu, et il y a encore, ceux qui ne comprennent pas que le prêtre d’aujourd’hui ne porte pas "semper et ubique" sa soutane ! Pour eux l’habit est un signe qui rappelle la présence de Dieu. Et cela  va au-delà de la personne x qui le porte. Ce signe est peut-être relatif, mais s’il disparait, la réalité qu’il signifie risque aussi de disparaître aux yeux des hommes. N’aidons pas Satan à éliminer les signes de Dieu et de l’Eglise dans le monde.

    Soyons fiers de notre état clérical et de notre tenue ecclésiastique dans la milice du Christ. Un clerc en habit offre, dans la rue, une prédication sans paroles, c’est un témoignage galant, élégant et éloquent. Il annonce Jésus-Christ qui a fait la plus grande révolution de tous les temps : mourir par amour pour le salut de l’humanité. Et Jésus lui-même, semblable en tout aux hommes, excepté le péché, portait une tunique spéciale, une tunique sans couture. Il ne s’habillait donc pas comme tout le monde, encore moins n’importe comment. Les soldats n’ont pas déchiré cette tunique, ils l’ont tirée au sort (Jn 19,24). Quel respect pour le vêtement ! Ils ont continué à respecter la tunique alors que Jésus était tout nu, humilié et méprisé ! Qui n’a pas fait l’expérience, même dans les sociétés sécularisées de l’Occident, de constater combien l’habit religieux interpelle encore le passant et lui permet de le mettre en contact avec Dieu et avec l’Eglise ?  C’est un instrument tout simple d’évangélisation à ne pas banaliser.

    Arrêtons de nous plaindre des musulmanes en voiles et des musulmans barbus. Ils ont des convictions. Si nous n’en avons pas, c’est notre faute. Qui a prescrit aux prêtres d’abandonner la soutane et à certaines religieuses d’enlever leur voile et de se balader tête nue, cheveux au vent ? Qui a interdit aux missionnaires de garder leur belle barbe ? Qui a imposé aux religieux de se raser le menton tous les matins ? Qui donc oblige les prêtres et les consacrés à se promener en vêtements civils ? On me dira : "une soutane blanche est plus difficile à entretenir et plus coûteux". Je réponds : ce n’est pas si sûr que ça et puis, je ne suis pas obligé de porter toujours le blanc. Enfin, quand je considère tout le bien spirituel que ma "tenue correcte" produit, de grand cœur j’accepte ce sacrifice pour le Christ et son Eglise.

    Tenez ce bel exemple de Sœur Alice MUNET, fondatrice des Sœurs Missionnaires Catéchistes du Sacré-Cœur. Elle tombe malade. On lui donne le sacrement correspondant. Elle sent venir sa dernière heure. Elle s’efforce de se lever une dernière fois. Elle s’habille en costume de Petite Servante juste pour qu’on puisse la photographier en vêtement de consacrée, non pas pour elle, mais pour la postérité, pour les autres. Consentir un sacrifice pour les autres, quelle grandeur d’âme ! Pour les autres ! Même si nous n’avons plus de conviction pour le port de l’habit, il y a les autres. Pour eux c’est important. Ne leur refusons pas cette charité. Et si elle nous coûte, c’est tant mieux, c’est qu’elle a beaucoup de prix aux yeux du Seigneur. Entrons dans la logique de l’Eglise : « Heureux ceux qui reposent en Dieu, ils ne fatiguent pas les autres » (Jacques Gauthier).

    Enfin, encourageons-nous mutuellement à bien porter notre habit distinctif en voyage, dans la vie de chaque jour, sur les lieux d’apostolat, les lieux de culte, lors des visites à domicile, les lieux de rendez-vous, dans les écoles et autres lieux d’enseignement, dans les endroits les plus divers. C’est une manière silencieuse de donner Dieu au monde, de témoigner que sans la référence au Créateur, ce que nous faisons n’a pas beaucoup de poids. C’est peut-être une croix que l’Eglise nous demande d’assumer dans la joie. Accueillons-la de bon cœur, pour la gloire de Dieu, pour notre salut et celui de l’humanité.

+Pascal N’KOUE                 

Omnium servus

 


Nouvelles de famille


- Prions pour le repos de l’âme de Comban Bernard, papa du Frère Arnaud KOUYAYA, Frère Missionnaire des Campagnes.

- Nous remercions la délégation de l’Observatoire Chrétien Catholique de la Gouvernance (OCCG) venue de Cotonou, pour s’entretenir avec le Clergé de Parakou le 23 février 2015, en vue de la préparation des prochaines élections législatives et communales. On attend de notre diocèse sept candidats.

- Les journées portes ouvertes de notre hôpital ophtalmologique ont eu un grand succès. Dieu soit béni.

- Nous nous réjouissons avec le Monastère de l’Etoile Notre-Dame qui a célébré les 25 ans de profession monastique de Sœur Marie-Paule. Que le don de sa vie suscite d’autres vocations à la vie contemplative.

- L’intention du mois : "Pour que la contribution de la femme à la vie de l’Eglise soit reconnue toujours davantage". Les femmes font beaucoup pour nous, investissons-nous aussi pour elles. La gratuité de l’amour oblige.

- Le Père Patient SEKO, Régisseur du Centre Notre-Dame de Refuge et Monsieur Célestin TOSSOU, Directeur de l’imprimerie diocésaine, feront désormais partie du Conseil Diocésain pour les Affaires Economiques.

- Pâques approche. Préparons nos cœurs pour vivre ce mois de carême en insistant sur les réconciliations entre nous et avec Dieu. Comme d’habitude, que les prêtres s’entraident pour les confessions pascales. On a toujours besoin de la miséricorde de Dieu.


- Merci au Père Abbé Dom Jean Marc de Belle-Fontaine pour son passage en février parmi nous.

- Le Monastère l’Etoile vient d’élire une nouvelle Mère Abbesse en la personne de Sœur Geneviève AKAKPO. Sa bénédiction a eu lieu le 14 février 2015. Nous lui souhaitons la foi et le courage de Moïse conduisant le Peuple de Dieu vers la Terre promise.

N.B : 1er avril à 9h 30 : Messe chrismale à la Cathédrale suivie des agapes fraternelles pour les Pères, Frères et Sœurs à l’Archevêché. Chacun apporte ce qu’il peut et on partage comme en famille. Nous fêterons les 40 ans de sacerdoce de notre aimable Vicaire Général, le Père Léonard GORAGUI.
         - Du 20 au 30 avril : A Rome pour la Visite ad Limina.


Quelques dates

1er mars    : Messe dominicale à Boko à 10h 30.

4 mars        : A 10h : Visite du collège Monseigneur Faroud.
5 mars        : Rencontre avec les séminaristes de Notre-Dame de Fatima.

6-8 mars    : Célébration des journées nationales des Femmes Catholiques à Parakou. Ouvrons nos
          portes, nos cœurs et notre bourse pour bien les accueillir. Le Seigneur nous le revaudra.

11 mars    : Visite aux chrétiens d’Agbassa.

13-14 mars    : 24h de prière dans chaque Paroisse pour notre conversion et celle du monde.

13-15 mars    : Visite pastorale à Papanè.

18 mars    : A 16h : Rencontre avec les filles du Foyer sainte Cécile.

19 mars    : Fête de saint Joseph : Messe à 10h 30 au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei".

20-22 mars    : Visite pastorale à Kika.

25 mars    : Pose de la première pierre du Monastère des Sœurs Contemplatives de Jésus Eucharistie à
          Boko à 10h 30.

28-29 mars    : JMJ diocésaines avec Don Bosco (200 ans de sa naissance).

29 mars    : Journée mondiale des jeunes. Dimanche des Rameaux. Tous les jeunes sont attendus au  collège Don Bosco.

31 mars    : Journée de formation continue du presbyterium au Centre Pastoral à 9h30. (Venez avec
          aubes et étoles). La formation sera sur la Semaine Sainte et certaines questions d’ordre pastorale.




  

"Prenez garde, veillez… Veillez donc… Veillez" ! C’est Jésus qui insiste dans Mc 13, 33-37. C’est l’évangile du premier dimanche de l’Année B pour le temps de l’Avent. "Adventus" ! Les chrétiens attendent la venue du Christ.  L’Avent nous prépare à Noël. Car Noël, ça se prépare.

    Et Jésus lui-même insiste beaucoup sur le "Veillez". Pourquoi ? Tout simplement parce que l’homme a horreur de l’effort pour la vie intérieure. On se laisse distraire par les bruits et les choses qui nous préoccupent, nous endorment et nous éloignent de Dieu : la routine, l’indifférence, le sommeil, la paresse, les mauvaises nouvelles etc. D’où cet avertissement : attention, ne vous endormez pas. "Prenez garde, veillez, car vous ne savez pas quand viendra le moment". Si le chrétien s’habitue à se laisser aller et à vivre comme tout le monde, il aura lui aussi des surprises désagréables. Le Seigneur veut vraiment nous rencontrer à Noël. Mais il se peut qu’il vienne nous chercher avant le 25 décembre 2014. Hum ! En tout cas, je nous souhaite à tous de voir encore Noël de cette année. Mais sait-on jamais !

    Rencontrer Jésus, quel bonheur ! Une rencontre de ce genre, ça se prépare. Evitons de faire de Noël la fête des enfants. Cela infantilise et crétinise l’homme. On s’encombre, on s’excite, on se laisse envahir, on s’endette, on s’étouffe. J’enrage quand j’entends que Noël c’est pour les enfants. Non ! Noël c’est pour  l’humanité, c’est pour le bonheur de tout homme. Dieu se sacrifie en nous envoyant son Fils, celui qu’il aime, son Fils unique ; il le donne à notre terre pour notre salut. Quel mystère ! Quelle différence abyssale entre la fête profane dans laquelle les commerçants nous plongent chaque année et le souci de Dieu de nous envoyer le Sauveur du monde !

    Vu du côté de Dieu, Noël est don de  son divin Fils, et vu du côté des hommes Noël devrait être accueil de ce don divin sans pareil. Dieu fait le premier pas pour sortir l’homme de la boue dans laquelle il se plaît à s’enfoncer. C’est vrai que Jésus est déjà venu, il y a deux mille ans. Mais l’anniversaire que nous célébrons chaque année le 25 décembre ne s’arrête pas à la naissance de la chair. Jésus vient encore tous les jours dans le secret de nos cœurs et dans l’Eucharistie. Nous pensons aussi à sa venue plénière à la fin des temps. Là il réalisera de façon définitive sa promesse de nous donner son Royaume de justice et de paix célébré à Pâques. "Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts". Est-ce  qu’on y pense souvent ?

    Vous comprenez à présent que Noël c’est sérieux, c’est même très sérieux. C’est pour cela que l’Eglise prévoit quatre bonnes semaines pour faire le grand ménage de nos âmes. L’Avent nous invite au délestage de nos vies mondaines pour rallumer en nous des vies chrétiennes afin d’accueillir comme il convient le Sauveur.
    Alors, pour bien chanter : "Dans une étable, un enfant nous est né", "il est né le Divin Enfant", "les Anges dans nos campagnes", "Douce nuit", "Noël c’est Noël", je vous donne une seule recette : relisez et méditez tous les jours, si vous le pouvez, avec foi, l’évangile de l’enfance de Jésus Mt 1-3 ou bien Lc 1-3.
    Et oui, comment accueillir un personnage si grand, si on ne balaie pas autour de la maison et à l’intérieur, autour de nos cœurs et à l’intérieur, l’extérieur et l’intérieur de la coupe ? Dieu ne prend que la place qu’on lui donne. Plus elle est propre et grande, plus Dieu fait des merveilles dans nos vies.

    Alors prenons le temps de préparer Noël. Prenons le temps de préparer les cadeaux qui conviennent le mieux à telle ou telle personne. Les meilleurs cadeaux ne sont pas ceux qui coûtent le plus, mais ceux qui sont le plus nécessaires. Merci de penser à m’offrir une belle et grosse moto. Mais si pour moi c’est un engin non seulement encombrant mais encore " une source d’appauvrissement" à cause du coût de son entretien, cela ne vaut pas la peine ; et puis, à l’approche de Noël les petits voleurs se multiplient. Et une moto volée au marché, ça s’achète très vite parce que ça se revend à vil prix. Pensez plutôt à un petit cadeau de Noël. Peut-être un bon livre, une Bible, un missel de dimanche ou de semaine, "Vivre la Parole de Dieu au quotidien" ou "Parole de Vie" : c’est moins coûteux et ça fait beaucoup de bien. Quoi encore ? un CD de chants de Noël, un DVD comme "le clocher du sahel" (historique de notre diocèse), un abonnement à une revue pourquoi pas ? Mais aussi un beau calendrier de la DDEC à accrocher au mur, un agenda catholique, l’annuaire diocésain… Il y a plein de possibilités utiles.

    Prenons donc le temps de préparer Noël. L’Avent, ce n’est pas du temps perdu. C’est même du temps gagné comme une bonne petite sieste pour couper la journée. Au réveil, on raisonne mieux. Ça carbure davantage, ça gaze à pleins gaz. Eh oui, prenons le temps de préparer Noël dans la joie, dans la sérénité, en éliminant chaque jour les énervements polluants. N’oublions pas d’utiliser le puissant antivirus spirituel qu’est la prière. Noël ne sera beau que si nous le célébrons avec son Auteur ! Le Merveilleux, le Dieu-Fort, l’Emmanuel, Celui qui fait toutes choses nouvelles, le Dieu qui s’est abaissé jusqu’à devenir homme. Inouï !

    Et si on l’imitait dans sa proximité envers les derniers et les oubliés. Une visite à un prisonnier, à une maman retenue à la maternité, à un malade ou à un accidenté hospitalisé : quel beau cadeau de Noël ! Donner de la joie à ceux qui se sentent seuls c’est les aider à sortir un peu de l’enfer. Noël c’est le don de la joie même s’il est d’abord la joie du Don, du don le plus précieux que Dieu  nous offre dans la joie. Voilà pourquoi célébrer Noël dans la tristesse, les cris de haine et de vengeance, c’est un contresens.

    Enfin, vous avez compris que Noël est une fête de famille. A votre épouse, au lieu d’offrir un collier en or, ou un pagne "tchigan", peut-être qu’elle savourerait mieux une belle promenade ensemble, la main dans la main ; ça lui rappellera les premiers moments inoubliables des fiançailles. A l’époux, au lieu d’offrir une belle montre ou un pantalon dernier cri, faites-lui un met délicieux que sa mère sait lui préparer. Un homme ça aime toujours la bonne sauce. J’en sais quelque chose ! Emballez tous ces cadeaux avec beaucoup d’amour. Mais au-dessus de tout, offrez-vous le pardon des cœurs, les paroles et gestes de tendresse, l’attention réciproque, l’écoute mutuelle. C’est plus apprécié par l’un et par l’autre. Dieu se rend visible tout de suite. C’est le paradis anticipé, l’incarnation revécue. Et la bonne entente du couple est le meilleur cadeau de Noël à offrir à vos enfants.

    Vous m’avez saisi, j’en suis sûr. Noël c’est le retour de l’amour ; c’est bien de penser aux crèches dans les églises, aux décorations souvent faites avec du papier ou avec des guirlandes artificielles, aux arbres de Noël, aux grandes bougies et lumières éclatantes, mais si notre cœur est encombré de rancœur, de méchanceté, d’orgueil, d’égocentrisme, de refus de pardon, et de toutes sortes de saletés, Noël sera sombre et triste, même s’il est illuminé de puissants projecteurs ou fortement arrosé de sodabi, de whisky, de bière et de tchoukoutou.

    Mais si on fait le ménage spirituel, on accueillera mieux le Prince de la Paix.     Car Noël c’est Dieu qui nous donne le cadeau des cadeaux : son Fils-Amour emmailloté d’amour. Il ne nous enlève rien. Il se donne totalement à nous pour nous relever de nos misères et de nos fautes. Et ce Fils nous donne, à son tour, ce qu’il a de meilleur : sa Mère comblée de toutes grâces. "Ave Maria, plena gratia". Qu’elle nous aide à reconnaître son Fils dans les pauvres, les petits, les abandonnés, les rejetés. Invitons-les à prendre le réveillon avec nous et même le grand repas de Noël avec nous. Ouvrons sans peur les portes de notre  maison au moins à un pauvre. Et prévoyons un joli cadeau pour lui. Oui, faisons-le pour Jésus qui nous aime tant. Pensons aussi aux non-chrétiens qui sont dans nos quartiers. Jésus veut entrer dans toutes les maisons, dans tous les cœurs. Aidons-le.

    Soyons donc des veilleurs. Si le monde s’endort, réveillons-le. L’Avent est un temps d’espérance plein de joie. Ne permettons pas à Satan de nous voler notre joie. Le Seigneur reviendra… et son règne n’aura pas de fin. Bon temps de l’Avent. Joyeux et Saint Noël 2014. Et déjà Bonne Année 2015.

+Pascal N’KOUE
  Omnium Servus

 


PROGRAMME DES FESTIVITES DU JUBILE DES 70 ANS.
VENDREDI 05 : AU  SANCTUAIRE  DU  CHRIST  REDEMPTEUR
9h30: - Messe d’ouverture  présidée par  S.E. Mgr  Marc  AILLET, Evêque de Bayonne (France). Messe aux intentions de tous les ressortissants et habitants du Borgou et leurs amis.
          - Bénédiction de quelques couples et familles. Décoration de quelques fidèles laïcs.
15h30: Conférence de Mr Jean PLIYA pour redynamiser notre élan missionnaire.
18h15 - Adoration eucharistique avec possibilité de recevoir le sacrement de pénitence.
19h15- Vêpres solennelles par les séminaristes, novices et aspirant(e)s, présidées par le Frère Louis-Marie, osb, Père Abbé du monastère du Barroux.
 SAMEDI 06 : A LA CATHEDRALE  St PIERRE  et  St PAUL
09h30: Ordinations diaconales et presbytérales par Mgr Pascal N’KOUE.
16h30: Animation culturelle et danses traditionnelles africaines.
 DIMANCHE 07 : AU  SANCTUAIRE  MARIAL  DE  KOMIGUEA
9h.30: - Messe solennelle de clôture présidée par S.E. Mgr Jean-Paul JAMES, Evêque de Nantes (France).
           - Célébrations de mariage de 30 ménages.
           - Consécration de  l’archidiocèse à la Vierge Marie, Notre-Dame de Komiguéa, Reine de la famille.
15h30: Match de football: finale "Coupe du  Jubilé" au Stade Municipal de Parakou.
 LUNDI 08 : AU  GRAND SEMINAIRE  "PROVIDENTIA  DEI" (GAAH-BAKA)
10h00: Dédicace de la chapelle St Louis, présidée par S.E. Mgr Jean-Pierre CATTENOZ, Archevêque d’Avignon (France).
Nouvelles de famille

- Bienvenue aux Evêques Jean-Paul JAMES, Jean-Pierre CATTENOZ, Marc AILLET, au Père Abbé du
  monastère du Barroux Don Louis-Marie, à Monsieur Luigi RANCAN, Président de l’AFR et aux
  délégations  de Nantes, d’Avignon, de Bayonne, de Vittorio Veneto qui viennent célébrer avec nous les
 70 ans de notre évangélisation. Ils sont tous vivement attendus.

- Nous félicitons et remercions tous les fidèles, qui se sont donnés, se donnent et se donneront pour la
  réussite de notre jubilé diocésain. Tous les groupes de prières sont vivement sollicités.

- Le mois de décembre nous demande de faire une collecte pour nos frères et sœurs de la prison civile.
  L’Economat peut accueillir vos dons. Vous pouvez les confier aussi à l’Aumônier le Père Arnaud C.

- Prions pour le repos des âmes de Alice, Françoise, Cécile et Benoît respectivement mamans des Sœurs
  Hortense ANIOU, Antoinette OGOU, du P. Jean-Baptiste TRAORE, et papa du P. Franck TOKPASSI.

- Les Abbés Aubin LEGBODJOU (à Nantes) et Dieudonné AYHITE (N-D de Vie à Venasque) ont été
  très bien accueillis et nous envoient leurs chaleureuses et cordiales salutations. Prions pour eux.

- L’Abbé Moïse DEGODO est nommé Responsable de la Commission diocésaine pour les vocations.

- Le P. Edgard VIGAN est nommé Aumônier diocésain des Femmes Catholiques.

- Monsieur Célestin TOSSOU est nommé Directeur de notre imprimerie diocésaine.

- Le pagne et les tee-shirts pour le jubilé sont disponibles à l’économat et sur les paroisses. Vous y
  trouverez aussi les images de Notre-Dame de Komiguéa, Reine des familles. En son honneur une
  plaquette vient de paraître au titre suggestif :"La femme qu’il faut".

- Un très beau DVD intitulé "le clocher de la savane" vient d’être réalisé par le CPAV. Il concerne
   l’histoire de notre diocèse.


Quêtes impérées
- 1er dimanche de l’Avent : quête impérée pour la Caritas.
- 3ème dimanche de l’Avent : Quête impérée pour le Sanctuaire national de Dassa.
25 déc : Quête impérée pour l’Archevêché.
31 déc : Quête impérée pour les orphelinats.
4 janv  : Fête de l’Epiphanie : quête impérée pour l’Enfance Missionnaire.



Quelques dates

4 déc        : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale à l’Archevêché à 9h 30.

5-8 déc    : Célébration des 70 ans de l’évangélisation au Borgou.

11 déc        : Au séminaire "Providentia Dei".

14 déc     : Messe paroissiale à Gbégourou.        .

19-21 déc    : Visite pastorale à Nima.

22 déc        : Messe de Noël anticipée à l’hôpital de Papanè à 10h.      .

23 déc        : Messe de Noël anticipée à la prison civile à 9h 30.       .

24 déc        : Nuit de Noël à la cathédrale à 22h.       .

25 déc        : Jour de Noël au monastère cistercien : l’Etoile Notre-Dame. Messe à 9h.

27 déc        : A Don Bosco avec l’Enfance Missionnaire.
28 déc        :Fête de la Sainte Famille sur le site marial de Komiguéa avec toutes les familles du diocèse.

31 déc        : 9h 30 : Messe d’action de grâce à l’hôpital de Boko.
          - 24h : Te Deum au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme et Vœux du Nouvel an.
1er janv    : Journée mondiale de la paix.


JOYEUX NOËL ET SAINTE ANNEE 2015 A TOUS.

N.B. Le 2 janvier : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.


     

Bénissons le Seigneur. Les célébrations officielles du jubilé des 70 ans ont été clôturées le 8 décembre dernier. En la fête de l’Immaculée Conception, nous avons remis une fois de plus le diocèse sous la protection de la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère.

Bénissons encore le Seigneur pour les Pères sma et tous ceux qui ont missionné à Parakou depuis 1944, qu’ils soient vivants ou morts. Merci aux pouvoirs publics qui se sont joints à nos cérémonies comme pour confirmer que "toute autorité vient de Dieu". Bénissons le Seigneur pour tous les amis venus de tous les diocèses du Bénin. C’était une fête de l’Eglise universelle : le Togo, le Burkina-Faso, etc. étaient présents. Applaudissons très fort les vaillantes délégations de Nantes, Avignon, Bayonne, Versailles, et Vittorio Veneto. Ce sont de véritables héros qui ont vaincu la peur panique ou la terrible psychose provoquée par les médias occidentaux qui font du virus Ebola le terroriste le plus redoutable présent partout en Afrique. Le Bénin en est protégé. Dieu merci.

    Ce jubilé, qui a duré trois ans, nous a permis de nous rassembler autour du Seigneur Jésus comme un seul homme. Toutes les communautés ont bougé. Les générosités se sont déployées. Les contemplatifs-ves ont doublement participé. Et tous les regards pétillent de bonheur.

    Le 7 décembre 2014 lors de la grand- messe en plein air à Komiguéa, sur le site marial encore nu, nous avons eu droit à un message éloquent de Rome. Savourons-le à nouveau lentement. 
                   
    En ce jour de célébration du soixante dixième anniversaire de la première évangélisation de Parakou, Sa Sainteté le Pape François s’unit par la pensée et par la prière à toutes les personnes présentes. Il rend grâce pour les merveilles accomplies par le Seigneur, depuis le temps où les Pères de la Société des Missions Africaines sont arrivés pour annoncer l’Evangile, et il encourage les fidèles à continuer à témoigner du Christ ressuscité, dans un dialogue vrai et constructif avec les traditions qui les entourent, en particulier l’Islam. Il souhaite en particulier que le Sanctuaire marial de Komiguéa devienne un instrument efficace pour le dialogue interreligieux. De même il forme le vœu que la consécration de la chapelle du Séminaire "Providentia Dei" soit, pour les séminaristes et leurs formateurs, l’occasion d’un élan renouvelé de leur propre consécration au Seigneur. Confiant le diocèse, son Archevêque, ses prêtres et tous les fidèles, à la protection de la Vierge Marie, le Saint-Père accorde à chacun la Bénédiction apostolique.
                                               Cardinal Pietro PAROLIN
                                                Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté

    Ce souhait de Rome de faire de notre sanctuaire marial un instrument efficace pour le dialogue interreligieux et interculturel devient pour nous une mission évangélisatrice spécifique. Une commission ad hoc sera créée pour en étudier la faisabilité.

    Monseigneur Marc AILLET, Evêque de Bayonne, né à Parakou, a conquis tous les Parakois lorsqu’il nous a salués en bariba. Il s’est déclaré missionnaire de Parakou en service à Bayonne. Quel honneur pour nous ! Qu’il reçoive nos vifs remerciements.

    Le Père Abbé du Barroux, Dom Louis-Marie, a émerveillé les séminaristes de "Providentia Dei", quand il a célébré le Saint Sacrifice de la messe dans la forme extraordinaire de l’unique rite romain. A lui et à son monastère, nos sincères gratitudes.

    L’Archevêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre CATTENOZ, grand bienfaiteur de notre Séminaire "Providentia Dei", a consacré la chapelle, le 8 décembre 2014. Il a insisté sur les qualités de la Vierge Marie et sur la vie d’oraison avec le Seigneur. Merci encore.

    Quant à l’Evêque de Nantes, Mgr Jean-Paul JAMES, à la fin de la messe du 7 décembre qu’il a présidée à Komiguéa, après avoir assisté au mariage de 30 couples, a convaincu tout le monde que le partenariat entre les deux diocèses est comme une rencontre joyeuse ecclésiale, œuvre de l’Esprit de Dieu. Son message que je qualifie d’historique vaut la peine d’être vulgarisé. Il est comme un phare qui éclaire notre cheminement.

    Alors que s'achèvent presque les fêtes du Jubilé dans l'archidiocèse de Parakou, je veux exprimer à Monseigneur Pascal N'KOUE, aux prêtres, religieux, religieuses, laïcs de ce diocèse, aux amis de Cotonou, ma profonde gratitude pour l'accueil qu'ils ont réservé à la délégation du diocèse de Nantes.

    Nous avons vécu ensemble une fête de famille, la fête de l'Eglise-Famille de Dieu, une famille heureuse de fêter son Seigneur, une famille heureuse de le prier ensemble, heureuse d'accueillir de nouveaux prêtres et diacres, de nouveaux couples chrétiens.

    Pendant ce jubilé, un récit de l'Evangile m'a habité : le récit de la Visitation, une rencontre de famille, la rencontre joyeuse de deux futures mères Ste Elisabeth et la Vierge Marie. Ces deux femmes n'ont pas le même âge, à l'image de nos deux Eglises : la jeune Eglise de Parakou fête les 70 ans de l'évangélisation du Borgou (quelle jeunesse !) et l'Eglise de Nantes est née du sang des martyrs Saints Donatien et Rogatien, il y a 1800 ans !!!

    Alors, la vieille maman Eglise de Nantes dit à sa jeune sœur l'Eglise de Parakou : n'aie pas peur de prendre de l'âge ! Dans l'Eglise-famille, plus on avance en âge, plus la jeunesse éternelle de Dieu nous habite !

    La vieille maman de Nantes a été heureuse de rencontrer sa jeune sœur de Parakou. Quelle beauté, votre jeune Eglise ! Quelle vitalité ! La vieille maman se laisse gagner par la joie de sa jeune sœur :

- Joie des enfants et des jeunes rencontrés dans les écoles et orphelinats à Komiguéa, à Tchatchou, à l'école bilingue Saint Hubert, dans les séminaires Notre-Dame de Fatima et Providentia Dei.
- Joie des médecins et personnels soignants de servir leurs frères et sœurs malades dans les hôpitaux diocésains.
- Joie de nos frères et sœurs consacrés, rencontrés dans les monastères Etoile Notre-Dame et chez les sœurs contemplatives de Jésus Eucharistie.
- Votre joie, frères prêtres, dans l'exercice des belles missions reçues de votre évêque, au service des paroisses, écoles ou hôpitaux. Joie simple, joie de l'Evangile, joie fruit de l'Esprit-Saint, premier Evangélisateur comme le rappelait Monsieur Jean PLIYA, dans sa conférence.  Je veux vous remercier tous, frères prêtres et plus particulièrement Père Christian qui avez conduit notre voyage, Père Serge qui accueillez, dans la jeune paroisse de Komiguéa, Benoit Lucquiau, prêtre (fidei donum)  de Nantes. Mais je remercie d'abord et surtout, Monseigneur N'KOUE de nous avoir associés à cette fête joyeuse du Jubilé à Parakou.

    Je n'oublie pas que pour vivre la joie de la Visitation, Notre-Dame a eu à se déplacer de Nazareth à Aïn Karim, chez sa cousine. Elle a eu à affronter l'incertitude des routes, sans protection, les montagnes et les collines de Judée. Nous aussi, pour nous rencontrer, nous avons à prendre la route, à traverser des montagnes pour aller vers les autres, montagnes de préjugés et de complexes, d'idées toutes faites qui empêchent parfois de vivre la rencontre. Par exemple, la vieille maman se dit parfois : « est-ce que j'ai encore quelque chose à proposer ? Est-ce que je serai bien accueillie par ma jeune sœur ? »

    Et voilà que, par la grâce de l'Esprit-Saint, la rencontre se fait, une rencontre préparée par les Pères de la Société des Missions Africaines. Plusieurs qui ont vécu au Bénin sont aujourd'hui, dans une maison de retraite près de Nantes, souvent nostalgiques de la jeune sœur africaine. Avec votre autorisation, je veux, à mon retour, leur transmettre votre affection et votre amitié.

    Au terme de cette première rencontre entre la vieille maman et sa jeune sœur, naît le désir que cette affection familiale s'approfondisse, se prolonge, s'étende par un lien durable, solide, un jumelage.

    Dans mon diocèse, nous produisons le sel, un sel fameux. Et un proverbe nous rappelle : « pour bien se connaître, il faut avoir mangé un sac de sel ensemble » !! Il faudra alors, encore beaucoup de rencontres ici à Parakou et là-bas à Nantes, des échanges, des repas, des célébrations où le sel de l'amitié sera partagé. Car pour s'aimer, il faut se rencontrer.

    Mais déjà, joyeux de cette première rencontre, et regardant avec confiance vers l'avenir, à la suite de Notre-Dame la Vierge Marie, je rends grâce pour notre rencontre, pour le partenariat des diocèses de Parakou et de Nantes. Que le Seigneur lui donne de porter un fruit abondant !
                                            S.E. Mgr Jean-Paul JAMES
                                            Evêque de Nantes

    Et comme vous le savez, tout ne fait que commencer avec ce jubilé. "Excelsior, semper excelsior", toujours plus haut dans le témoignage chrétien. La conférence de Monsieur Jean PLIYA nous a fait prendre conscience qu’être baptisé c’est être missionnaire. Et "le missionnaire c’est le saint" qui répand avec enthousiasme la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Que les enfants missionnent auprès des enfants, les jeunes auprès d’autres jeunes, les couples auprès d’autres couples. Que de ce saint jubilé naissent de saintes vocations sacerdotales, religieuses et contemplatives pour évangéliser. Nous ne pouvons pas aller loin sans une vraie dévotion à la Vierge Marie. L’image de Notre-Dame de Komiguéa doit être dans toutes les maisons et surtout dans tous les cœurs. Laissons-nous éduquer par son humilité et sa docilité à l’Esprit... La croix pèlerine du jubilé circulera dans nos maisons de formation et sur toutes les paroisses. Le curé de la Cathédrale vous en donnera le programme. Et nous voici en route pour les 75 ans d’évangélisation avec plus d’engagement, de justice et d’amour dans le service gratuit.

 +Pascal N’KOUE
   Omnium servus
 


Nouvelles de famille
- Le 7 décembre 2014, il y a eu le lancement de l’année de la vie consacrée. Elle se clôturera le 7 février
  2016. Nous sommes invités à dire tous les jours la courte prière qui a été composée, peu importe
  à quel moment de la journée.

- Prions pour le repos des âmes de Philomène et d’André, respectivement maman de Sœur Noëlie OGA
  et papa du Père Gildas TONOUKOUIN.

- Nous continuons de remercier le Seigneur, tous les amis, tous les fidèles qui se sont généreusement
  sacrifiés pour que le jubilé soit beau, vivant et riche en couleurs. Qu’il nous rapproche de Dieu.

- Nominations.
    * Père Joseph AGANI est Vicaire à la paroisse de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Titirou.
    * Père Adolphe AGANI est Vicaire à la paroisse de saint Dominique Savio de Nima.
    * Père Christian WOROU est Coordinateur Adjoint de la Pastorale Diocésaine.
    * Père Roland OKRY est Vicaire à la paroisse sainte Rita de Tchatchou.

    * Père Don Diègue GUEDOU BADE, o.s.f.s, est Aumônier diocésain du Mouvement des
         Cadres et Personnalités Politiques. Il fera aussi partie du groupe des cérémoniaires.

- Pour la collecte des vivres dans le diocèse, le Séminaire Notre-Dame de Fatima se tournera vers les
  paroisses du Nord, et le Séminaire "Providentia Dei" se tournera vers les paroisses du Sud.

- Le message de Rome à l’occasion du jubilé "souhaite en particulier que le Sanctuaire marial de
  Komiguéa devienne un instrument efficace pour le dialogue interreligieux". C’est une mission !

- Nous remercions et félicitons le Père Dindo FALLARME, svd, l’artiste philippin, alors curé de
  Bétérou, qui a peint sur une toile l’image de Notre-Dame de Komiguéa, une Vierge aux couleurs locales.

- J’encourage fortement les artistes et musiciens à composer des chants, des poèmes et des prières à
  Notre-Dame de Komiguéa, "Regina Familiae". Il est bon de répandre partout son image dans nos  
  paroisses, nos maisons, nos écoles, nos communautés, nos lieux de travail etc. C’est la bonne maman
  protectrice de notre famille diocésaine, et Reine de chacune de nos familles. Il faut donc l’invoquer à  
  temps et à contre temps.

- Dans nos récitations quotidiennes de  chapelet et prières universelles lors des Eucharisties, n’oublions
  pas d’inclure une intention spéciale pour les fidèles de Nantes, diocèse avec lequel le partenariat a été
  lancé officiellement le 7 décembre dernier.

- Que les prêtres diocésains se souviennent de la cotisation de 6000fcfa par mois pour leur retraite.


Quelques dates
1er janvier        : Journée mondiale de la paix. Confions l’année nouvelle à Notre-Dame de Komiguéa.

2 janvier        : Les bureaux  de la curie diocésaine sont fermés.

3 janvier        : A Natitingou pour les 50 ans de l’érection du diocèse.

4 janvier         : Fête de l’Epiphanie ; Messe à 9h au monastère de l’Etoile Notre-Dame. Quête impérée
              pour l’Enfance Missionnaire.

6 janvier         : Réunion du Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

7 janvier        : Visite du dispensaire de Bongoweru (Kika).

10 janvier        : Saint Sacrifice de la Messe à la paroisse de Komiguéa à 9h 30.

11 janvier        : Messe dominicale à Titirou à 8h.

12-16 janvier    : A Cotonou pour l’Assemblée Ordinaire de la Conférence Episcopale du Bénin.

18 janvier        : Pèlerinage du Secteur paroissial de Tchaourou à Papanè, à 10h.
18-25 janvier    : Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

25 janvier        : Journée mondiale des lépreux. Messe dominicale à Bétérou à 8h 30.

26-30 janvier    : A Natitingou : Assemblée Générale de l’Union du Clergé Béninois.

NB : 23 février    : Récollection du presbyterium pour l’entrée en Carême au Centre Pastoral.
      Du 2 au 11 février, je serai à Rome pour une rencontre d’Evêques avec la Communauté Sant’ Egidio.




HEUREUSE ET SAINTE ANNEE  2015

Le thème de cette année pastorale nous demande de reprendre conscience de notre éducation chrétienne. On finit de grandir (en taille), mais on ne finit pas d’apprendre, dit-on. Cela est vrai. On ne naît pas tout fait. Après l’accouchement d’un enfant, il reste son éducation. Elle peut être comparée à un accouchement collectif. Malheureusement, on confond souvent éducation, instruction et enseignement.
        - Instruire quelqu’un c’est lui donner des connaissances nouvelles, des éléments de savoir de base (par exemple lire, écrire, compter), ou lui apprendre comment adopter des comportements nouveaux ou mener une activité.
        - Enseigner : c’est faire acquérir des connaissances scientifiques, techniques, culturelles qui permettent à l’apprenant d’être qualité pour accomplir une tâche, une mission ; c’est travailler efficacement, mettre ses compétences et ses talents au service des autres, et gagner honnêtement les moyens de vivre.
        - Eduquer un enfant qui a un corps, une âme et un esprit, c’est l’aider à développer ses potentialités, à épanouir sa personnalité, à grandir en intelligence et en sagesse, à éveiller sa conscience au bien, au beau, au juste pour rejeter le mal. Pour cela il faut lui apprendre ; – à respecter les lois et les règles de la vie physique, morale et sociale, par exemple l’hygiène, la politesse, la courtoisie, la bonne tenue, le civisme – à développer le sens de l’effort, du travail bien fait. C’est aussi l’ouvrir à la vie spirituelle, religieuse par la foi en Dieu : connaître, aimer et servir Dieu Créateur et Père, car si nous bâtissons une société sans transcendance, dirigée par la seule volonté des hommes, elle deviendra une jungle, un enfer qui, tôt ou tard, détruira l’homme lui-même.

    L’éducation chrétienne n’est pas avant tout un cumul de préceptes, de lois, d’exigences à observer. Elle repose sur Dieu qui nous aime, nous parle, nous demande de lui faire confiance et de l’imiter dans sa bonté. Car le Ciel et la Terre passeront mais ses paroles ne passeront pas. L’éducation chrétienne est sagesse faite chair qui éclaire toutes les coutumes et lois humaines en vue de les purifier. « Si l’on aborde nos traditions sans parti pris, on verra qu’elles ont tous les éléments qui expriment une civilisation humaine : éléments de sagesse, de technique, de science, de pédagogie, de littérature, de médecine, de musique, de religion, de relations humaines…qui sont loin d’être négligeables et qui contiennent des valeurs capables d’enrichir l’homme de tous les pays » Mgr Robert SASTRE.

    Ces traditions humaines ne nous demandent pas d’aimer Dieu et le prochain comme Jésus-Christ nous a aimés. L’éducation chrétienne, par contre, débouche sur un amour sans frontières qui nous conduit à vivre saints comme Dieu est Saint. Car le sommet de la bonne éducation c’est imiter le cœur sensible et compatissant de Dieu qui veut le salut de toute l’humanité.

    Cette éducation, nous voulons qu’elle pénètre dans toutes les familles de notre diocèse. Nous incluons dans le mot famille, toute communauté, tout groupe, tout mouvement catholique. Nous avons tous besoin de nous laisser guider et transformer par la lumière de l’évangile. Revenons aux 10 commandements de Dieu pour la formation de la conscience humaine. Reprenons les béatitudes. Et n’ayons plus peur de sortir dans les rues pour évangéliser.

    Ainsi donc, nous lançons un vibrant appel à nos écoles catholiques pour qu’elles soient plus toniques ; aux mouvements (papas catholiques, femmes catholiques, ACF,) pour qu’ils contemplent d’avantage la Sainte Famille de Nazareth ; aux groupes des scouts, JEC, Enfance Missionnaire, Légion de Marie, Renouveau charismatique pour qu’ils soient plus dynamiques et plus missionnaires ; - aux chorales, marguillers et associations diverses pour qu’ils soient plus intérieurs quand ils rendent service lors des célébrations liturgiques ; aux paroisses, stations secondaires, CEVB, foyers, internats et Communautés religieuses pour qu’ils insistent sur l’esprit de famille toujours et partout, sans avoir peur d’évangéliser les périphéries ; et bien sûr à toutes nos maisons de formation (postulats, noviciats, séminaires), institutions chrétiennes et lieux d’apprentissage pour que la vraie sagesse y soit enseignée. Elle est inséparable de l’amour de notre Divin Créateur. Former la personne humaine en lui donnant le bagage nécessaire pour vivre pleinement sa vie : tout est là. Il est donc urgent d’avoir des cours de sagesse qui transforment les cœurs de pierre en cœurs de chair, et pas seulement des cours d’histoire, de mathématiques, de philosophie qui instruisent les têtes.

    Pour tout dire, la doctrine sociale de l’Eglise est l’instrument privilégié pour le développement intégral de l’homme africain et de l’homme tout court. Les mouvements catholiques sont à encourager pour aider les enfants et les jeunes à prendre conscience très tôt de ce que ces structures d’éveil spirituel peuvent leur apporter d’enrichissement humain.

    Et que l’unité dans la Sainte Trinité nous serve de phare, de modèle et de guide dans cette œuvre magnifique d’éducation de l’homme, chef-d’œuvre de la création, pour qu’advienne le règne de Dieu et le vrai bonheur de l’humanité. Que la Vierge Marie vienne à notre secours.

    N.B : Plusieurs sessions de formation sont programmées cette année sur ce thème au Centre Pastoral Guy Riobé. Quelques plaquettes peuvent vous aider : "Pour sauver nos familles" ; "Bien éduquer ou périr collectivement"; "L’école, logiciel de programmation pour l’avenir" ; "Enseignons nos langues béninoises" ; "La famille ou le chaos". Et bien sûr la lettre du Cardinal Robert SARAH au sujet de sa vision apocalyptique sur l’Afrique cf. V.D. n°36/37.

+Pascal N’KOUE                                                  

Omnium servus
 


Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei"
Rapport de rentrée
    Le séminaire "Providentia Dei" a ouvert ses portes le 1er octobre 2014. Le Nonce Apostolique S.E. Mgr Brian UDAIGWE a béni le Séminaire le 26 octobre 2014, après la messe dominicale. Le recteur a fait sa profession de foi, et prêté son serment de fidélité au cours de cette Eucharistie. Etaient présents, entre autres, Monseigneur Paul VIEYRA, Evêque de Djougou, le Père Didier GNITONA, Vicaire Général de Natitingou, Monseigneur Pascal N’KOUE, et la petite communauté chrétienne de Gaah-Baka.
    Les cours ont commencé après une retraite de 6 jours, prêchée par le Père Vincent Paulhac, de l’Institut Notre-Dame de Vie. Cette année, nous n’avons que l’année de spiritualité.
I- La communauté
    Les séminaristes sont au nombre de sept (7), quatre (4) de l’archidiocèse de Parakou, deux (2) du diocèse de Natitingou, un (1) du diocèse de Djougou. Effectif restreint qui favorise une fondation dans un esprit de famille. Nous sommes quatre (4) prêtres résidents, à savoir les Pères Denis Le Pivain (Recteur), Fortuné Gonsallo (Vice-recteur et Père spirituel), Ephrem Dannon (Censeur) et Aimé Nata (Econome). Interviennent également comme professeurs de l’extérieur, Mgr Pascal N’KOUE (liturgie), les Pères Luc Quenum, pss (introduction à la patristique) et Aristide Gonsallo (savoir-vivre). Le personnel de la maison est composé de deux cuisiniers et deux ouvriers agricoles.
II- La formation
Suivant les indications de l’exhortation Pastores Dabo Vobis ainsi que de la Ratio Insititutionis Sacerdotalis du Bénin, la formation s’effectue selon les quatre dimensions suivantes.
1. Formation humaine
    Elle sera plus facile vu la taille de la communauté. Chaque séminariste est responsable d’un secteur de la vie de communauté. L’accent est mis sur la responsabilisation de chacun par l’acceptation intérieure de la discipline. En lien avec le thème de l’année dans le diocèse, nous avons choisi comme thème ‘L’esprit de famille.
2. Formation spirituelle
    La retraite du départ, axée sur la vie d’oraison, a bien lancé l’esprit que nous voulons donner dans cette maison, sous l’influence spirituelle de l’Institut Notre-Dame de Vie de Venasque. Nous nous retrouvons à quatre temps de prière avec une demi-heure d’oraison commune le matin après les Laudes, et le soir avant Vêpres. Les séminaristes ont une heure de lectio divina continue de la Bible, sous la responsabilité du Père Dannon, bibliste. Egalement, il leur est demandé d’exposer la vie et le charisme de deux saints qu’ils auront particulièrement étudiés.
3. Formation intellectuelle
    Le programme des cours est assez léger : 15h hebdomadaires, afin de donner à la vie spirituelle toute sa place. N’ayant pas à faire une remise à niveau pour le français, en plus des cours propres à l’année spirituelle, on anticipe certains cours ordinairement réservés au cycle de philosophie comme l’introduction à la Bible, à la liturgie et à la Patrologie, une heure d’hébreu. L’année est organisée en deux semestres avec une session d’examens à chacun.
4. Formation pastorale et missionnaire
    Durant l’année de propédeutique, il n’est pas prévu de faire participer les séminaristes à la pastorale dans les paroisses avoisinantes, mais cela se fera, autant que possible, durant le cycle de philosophie. Par contre, en lien avec leur diocèse, il leur sera demandé de donner trois semaines de leurs vacances comme stage dit ‘de solidarité’, c'est-à-dire auprès des malades ou des démunis dans des institutions ad hoc. Le travail manuel occupe une large place cette année, non seulement pour participer à l’auto prise en charge de la maison, mais aussi comme une formation qui prépare des pasteurs capables de s’insérer dans nos milieux ruraux. Dans ce cadre est prévu une formation, avec l’aide et le suivi des Frères Missionnaires des Campagnes. Ce sont des spécialistes en la matière. Un grand merci à chacun et à tous.
 Abbé Denis Le Pivain
      Recteur


Nouvelles de famille

- Le mois de novembre est considéré comme celui par excellence de la commémoration des fidèles défunts.
  Prions pour eux et demandons le Saint Sacrifice de la messe pour eux.

- Prions pour le repos de l’âme de Véronique, Florentine, Marcienne, respectivement mères des Pères Dieudonné
  DEMBELE, Alexandre EZIN, Anastase NDUWAYEZU.

- Nous avons eu les mois derniers la joie de la visite de Sr Joséfina, Provinciale des Srs Franciscaines du Panama,
  Mère Marie-Cécile KOUTOLBENA, Supérieure Générale des Srs de la Providence de st Paul.

- Bienvenue aux Sœurs de la Consolata. Elles ont ouvert une maison de formation chez nous et logent à  
  l’ancienne Maison des Œuvres.

- Voici le nouveau Conseil Presbytéral : Révérends Pères Léonard GORAGUI, Denis LE PIVAIN, Edgard
   VIGAN, Arnaud CHOGOLOU, Dieudonné DEMBELE, Guillaume KAMBOUNON, Yaceinth KOCHONI,
   Richard HENNOU, Anatole MONGADJI, Ernest DEGUENONVO et Jonathan CAPO-CHICHI (Secrétaire).

- Le P. Gratien HOUNLODJI est nommé Directeur diocésain des O.P.M.

- Le P. Simon TANKLOUFEY est nommé Curé de Titirou.

- Il n’y aura plus d’audience libre les jeudis à l’Archevêché. Ce jour est réservé pour les maisons de formation,
  spécialement le Séminaire "Providentia Dei" qui a ouvert ses portes le 1er octobre 2014.

- Le P. Fortuné GONSALLO est le Cérémoniaire Coordinateur des célébrations du jubilé de nos 70 ans
  d’évangélisation. Il en a l’habitude. Contactez-le.

- Je remercie vivement tous les amis de Vittorio Veneto, de Merano, de Genova-Pegli et de Rome qui m’ont  
  accueilli amicalement en octobre dernier dans leur demeure. Dieu le leur rende au centuple.

- Le jubilé de nos 70 ans se prépare bien. Le programme est déjà diffusé. Les hôtes sont attendus. Dieu merci, la
  main de la Vierge Marie tient éloigné le virus Ebola de notre pays. Bénissons le Seigneur.

- Le 6 décembre prochain, on aura des ordinations presbytérales et diaconales à la Cathédrale, à 9h 30.


Quelques dates

1er nov        : Fête de la Toussaint. Messe au Séminaire Notre-Dame de Fatima à 8h.

2 nov        : Commémoration de tous les défunts. Messe à l’église paroissiale de Nima à 7h30.

3 nov        : Rencontre avec Monsieur Fabrizio ARIGOSSI, Responsable des projets du Groupe   
            Missionnaire de Merano.

6 nov         : Au Séminaire "Providentia Dei".

8 nov        : Obsèques du P. Gabriel N’DETA à Natitingou à 9h30. Paix à son âme.

9 nov        : Messe sur la Paroisse sainte Trinité de Guéma à 8h30.

12 nov        : Bienvenue à la  Mère Prieure de l’Abbaye bénédictine de Jouques.

13 nov        : Au Séminaire "Providentia Dei".
   
15 nov        : A 9h 30 : Rencontre avec les parents d’élèves et les enseignants au Centre Pastoral.

16 nov        : A 9h 30 : Fête patronale de la Paroisse de Papanè avec le sacrement de confirmations.

18 nov        : A 9h 30 : Réunion du Conseil Presbytéral à l’Archevêché.

20 nov        : Au Séminaire "Providentia Dei".
        - A 19h : Messe du jubilé à la Cathédrale pour le lancement des activités des jeunes.

21 nov        : Réunion de l’UCB-Parakou (Union du Clergé Béninois) au Centre Pastoral Guy Riobé.
        - Don de sang par les jeunes.

22 nov        : A 9h 30 : Vœux perpétuels de deux Frères Ploërmel (Wilfrid et Eric), à la Cathédrale.
        - A 8h : Caravane des jeunes ; à 20h : Concert spirituel au HECM.

23 nov        : Fête du Christ-Roi : Messe à Sirarou à 8h.

27 nov     : Au Séminaire "Providentia Dei".

29 nov        : Visite du Père Heinz KULÜKE, Supérieur Général des Pères S.V.D.

30 nov        : A Natitingou : Clôture du jubilé des 50 ans de l’érection du diocèse.
   
    

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