Nous venons de boucler le mois de mai dédié à Marie. Et nous voici en juin, mois du Sacré-Cœur. Tout un mois pour le Sacré-Cœur de Jésus. Ne nous contentons pas seulement du jour de cette fête fixée au Vendredi qui suit celle du Corpus Christi.
    La  solennité du Sacré-Cœur a été instituée sur demande de Jésus-Christ lui-même, lors d’une de ses apparitions à la visitandine Marguerite-Marie ALACOQUE (XVIIe siècle). Disons-le tout de suite, la dévotion au Sacré-Cœur et celle de l’adoration Eucharistique vont de paire. Devant la gloire de Dieu, on se met à genoux, non par peur mais par gratitude.    Le culte au Sacré-Cœur, né en 1883, fait toujours partie du culte officiel de l’Eglise. Le Cœur du Christ, c’est le centre de la personne du Christ. Il est donné à l’Eglise pour que nous approfondissions notre relation d’amour envers Jésus, afin de raviver notre foi dans l’amour miséricordieux et salvifique de Dieu.
    Pour en savoir plus, interrogeons les saints et d’abord la Vierge Marie. Avez-vous remarqué qu’au lendemain de la fête du Sacré-Cœur, l’Eglise célèbre la mémoire du Cœur Immaculé de Marie. Eh oui le cœur du Fils et celui de la Mère ne se séparent pas. On les distingue bien sûr mais on les aime ensemble. Interrogeons la Mère de Dieu pour savoir comment aimer le Fils de Dieu, et elle nous répondra : fils et filles de Dieu, c’est d’abord mon divin Fils qui vous a aimés le premier : "Faites tout ce qu’il vous dira".
     Le secret de ces deux Cœurs est dans l’humilité. Les deux se sont abaissés, Dieu les a élevés l’un par l’ascension, l’autre par l’Assomption. L’humilité, c’est la force des grands. Aimer humblement, c’est-à-dire dans la soumission à Dieu, c’est aimer vraiment. Saint Paul est clair là-dessus: « Pour moi, vivre c’est le Christ ». Saint François d’Assise, St François de Sales, St Jean-Marie Vianney etc. ne vivaient que pour le Dieu-Amour. C’est ce que Saint Augustin résume en ces mots : "Pondus meus, amor meus". Ce qui fait ma valeur ou mon poids, c’est la qualité de mon amour. Et l’amour s’exprime dans le détachement, le service désintéressé, le service gratuit. Lisons et méditons 1Co13, l’hymne à la charité et servons le Seigneur dans la justice et la sainteté véritables.
    Faisons maintenant une petite méditation sur ce Cœur qui a tant aimé le monde. C’est inouï. Le cœur pour les scientifiques ce n’est qu’un organe physique, moteur de la circulation du sang. Pour nous les croyants, le cœur c’est l’homme dans sa dimension morale et religieuse. C’est le trait d’union entre notre monde invisible et le monde visible. C’est la conscience de l’homme habitée par la présence discrète de Dieu. Le Pape François dans l’encyclique « Lumen Fidei » nous éclaire : "Le cœur dans la Bible, c’est le centre de l’homme, le lieu où s’entrecroisent toutes ses dimensions : le corps et l’esprit, l’intériorité de la personne et son ouverture au monde et aux autres". Le cœur, c’est le symbole de l’amour tout court. De quelqu’un estimé de tous, on dit qu’il a bon cœur, son intérieur ou son ventre est bien. Le Sacré-Cœur, c’est l’amour humain et divin de Jésus. Amour humain et divin dont il a aimé son Père. Amour humain et divin dont il nous a aimés. Dieu n’a pas d’ennemis ! Difficile à comprendre. Il ne veut pas la mort du pécheur mais sa conversion. C’est pourquoi il laisse vivre les coupeurs de route, les corrompus, les islamistes, les assassins etc. Il nous aime tous, y compris les Judas Iscariote, jusqu’au bout. L’Amour ne se fatigue pas d’aimer. Il supporte tout. Il espère tout  parce qu’il donne tout.
    C’est l’évangéliste Jean qui décrit de façon poignante le coup de lance dans le côté de Jésus : "il en sortit aussitôt du sang et de l’eau". (Jn 19, 33-34). C’est l’expression ou le symbole du don total. Pas seulement le sang mais aussi l’eau. Car aimer c’est se donner totalement, tout pardonner. Jésus s’est complètement vidé. L’amour est exigeant. L’amour qui ne coûte rien n’est pas sincère. Il est même faux. C’est un amour léger et profiteur. Il dure l’espace d’un matin. Or l’amour du Christ pour nous est éternel.
    Comme vous le voyez, les racines lointaines de la dévotion du Sacré-Cœur viennent de l’évangile. Mais, comme nous l’avons dit plus haut,  c’est surtout au XVII siècle lorsque la foi chrétienne a été ébranlée par le protestantisme et le jansénisme, que la dévotion au Sacré-Cœur s’est imposée. La piété s’étant affadie, notre Seigneur Jésus-Christ se révéla à Marguerite Marie ALACOQUE pour lui manifester les richesses et les secrets de son Cœur. Elle deviendra ainsi la confidente et la messagère privilégiée de son Cœur sacré.
    Voici un extrait de la 2e apparition de Jésus à la moniale : "Ce divin Cœur me fut présenté dans un trône de flammes, plus rayonnant qu’un soleil et transparent comme un cristal, avec une plaie adorable ; et il (le Cœur) était environné d’une couronne d’épines qui signifiait les piqûres de nos péchés, et une croix au-dessus qui signifiait que dès les premiers instants de son incarnation, c’est-à-dire que dès lors que ce Sacré-Cœur fut formé, la croix y fut plantée…"
    C’est de ce Cœur broyé par nos péchés le Vendredi saint que "l’Eglise est sortie toute rayonnante de beauté" (Saint Irénée). Bienheureuse faute ! dira le grand chantre de la miséricorde divine. « A quelque chose malheur est bon ». C’est un mystère. Mais la souffrance est un mal. Ne nous faisons pas souffrir. Ce serait comme remuer encore le couteau dans les plaies de Jésus. Soyons aux affaires de Dieu et non à nos propres affaires. Demandons-nous pardon. Accordons-nous le pardon, disons-nous aimablement la vérité, ainsi, nous ressemblerons au Sacré-Cœur. Laissons-nous donc renouveler en ce mois par le regard de Jésus qui nous demande de regarder son Cœur transpercé à cause de nos manques d’amour.
    Le 21 juin 2014, le Pape François exhortait les prêtres de Cassano (en Italie) à l’adoration en ces termes : « Quand nous prêtres sommes devant le tabernacle, le regard de Jésus nous renouvelle. Parfois, ce n’est pas facile de rester devant le Seigneur parce que nous sommes pris par tant de choses, tant de personnes. Parfois aussi cela n’est pas facile parce que le regard de Jésus nous inquiète un peu, nous fait entrer en crise. Mais cela nous fait du bien ». Dans le silence de la prière, Jésus nous fait voir si nous travaillons comme de bons ouvriers ou si nous sommes devenus un peu comme des fonctionnaires  portés à la paresse, à la négligence, à la corruption, à des guerres intestines sur l’argent, sur des augmentations  ou des harmonisations de salaires, sur des postes juteux, fruits de nos vaines gloires… Si nous nous mettons au centre, si au lieu d’être des canaux ouverts nous devenons des écrans qui n’aident pas les autres à la rencontre avec le Seigneur, nous perdons la joie et nous ne pouvons plus évangéliser. Ce sont toutes ces difficultés que nous voulons confier au Seigneur en ce mois pour qu’il nous redynamise par son Esprit d’Amour. Laissons-nous attirés par ces paroles: "Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de Cœur, et vous trouverez le repos". Mat 11, 29).    Cela revient à dire que nos problèmes et nos misères ne se règlent réellement que dans  l’amour et la vérité, par la douceur et l’humilité. Sans cela, on n’aura jamais la paix qui vient de Dieu. Que ce mois du Sacré-Cœur nous pousse à contempler ce Cœur qui nous a tant aimés afin de l’imiter.       
 +Pascal N’KOUE
  Omnium servus

 


EXTRAIT DU DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS AUX EVEQUES DU BENIN
    Chers frères Evêques, je suis très heureux de vous accueillir à l’occasion de votre pèlerinage aux tombeaux des Apôtres Pierre et Paul…
    Vous témoignez d’un bel enthousiasme dans l’expression visible de la foi du Peuple de Dieu. La vie paroissiale est animée, les fidèles participent en grand nombre aux célébrations, les conversions au Christ sont nombreuses ainsi que les vocations sacerdotales et religieuses…L’esprit de sécularisation est à l’œuvre aussi dans votre pays, même si cela est encore peu visible. Seule une foi profondément enracinée au cœur des fidèles, et concrètement vécue, permettra d’y faire face…
    Et je pense en particulier aux défis majeurs qui concernent la famille et auxquels le prochain synode, à Rome, tentera de répondre.
    Un autre défi important que vous relevez avec vigilance est celui de la jeunesse et de l’éducation. Vous avez ouvert dans vos diocèses de nombreuses écoles catholiques, et les jeunes sont bien encadrés dans les mouvements. Cet effort est à poursuivre car la formation intégrale,  tant humaine que spirituelle, des jeunes générations est importante pour l’avenir de la société à laquelle ils pourront apporter leur précieuse contribution, notamment en matière de solidarité, de justice et de respect de l’autre. Il est nécessaire, en effet, de favoriser dans votre pays ( ) la rencontre entre les cultures ainsi que le dialogue entre les religions, notamment avec l’islam. Il est connu que le Bénin est un exemple d’harmonie entre les religions présentes sur son territoire…
    Que de travail accompli au nom de l’Evangile dans vos diocèses ! Alors que la crise économique mondiale affecte un grand nombre de pays, il convient d’aller courageusement à contre-courant, en luttant contre la culture du « déchet » partout répandue (Cf. Evangelii Gaudium, n°53) et en diffusant les valeurs évangéliques de l’accueil et de la rencontre…
    Et j’invite (les religieux et religieuses) à vivre intensément cette année de la vie consacrée pour qu’ils enracinent plus profondément encore leur vie et leurs actions dans le Christ Jésus. Je veux saluer aussi le généreux engagement des prêtres au service de la Bonne Nouvelle. Le Seigneur bénit vos communautés par l’épanouissement de nombreuses vocations sacerdotales.
    Par ailleurs, puisque les vocations ne manquent pas, vous êtes prêts à partager vos ressources avec les Eglises d’autres régions qui en sont dépourvues. Il convient, cependant, lorsque vous envoyez des prêtres aux études ou en mission extérieure, de le faire avec discernement, n’oubliant pas les nécessités de vos propres Eglises.
    Chers frères Evêques, l’Eglise connaît au Bénin de bonnes relations avec les autorités civiles. La voix de l’Eglise est écoutée et son action est appréciée. Je vous invite à continuer de prendre toute votre place dans la vie publique du pays, particulièrement en ces temps… La conduite des affaires publiques revient aux laïcs, qu’en revanche, vous avez l’important devoir de former et d’encourager sans cesse.
    Que la Vierge Marie vous soutienne et vous éclaire dans votre ministère, qu’elle vous conduise,  ainsi que vos prêtres, les personnes consacrées, les catéchistes et tous les laïcs de vos diocèses. A tous, j’adresse, de grand cœur, la Bénédiction apostolique.
 Pape François

 



Nouvelles de famille

- Prions pour le repos de l’âme de Jean PLIYA. Cet homme était un instrument précieux de Dieu sur terre.

- Le mois de juin est celui du Sacré-Cœur. Voici quelques petits efforts à mettre en pratique : Trouver au moins 15 mn chaque jour pour le Seigneur. Regarder son voisin, son conjoint, sa sœur, son frère, son fils ou sa fille, ses parents etc. avec affection, et au besoin avec compassion et compréhension. Prendre les repas en famille au même moment, éviter à table les sujets qui fâchent et favoriser un climat de convivialité

- A ceux qui vont aux examens et divers concours, nous leur souhaitons plein succès.

- Du 9 au 11 juin, nous aurons la visite du Dr Sergio ROBBIATI qui vient donner un coup de main à l’hôpital ophtalmologique saint André de Tinré.

- Nous avons apprécié, le mois dernier, la visite de la délégation de l’AFR de Vittorio Veneto, guidée par Monsieur Alessandro TOFOLI.

- Le Père Serge DANNON part à la fin de ce mois à Rome pour des études de Droit Canon. Portons-le dans la prière.

- Comme chaque année, tous les prêtres passeront la journée de la fête du S. Cœur au Monastère cistercien l’Etoile Notre-Dame. Priez pour nous.

-Le problème d’eau potable se pose de façon cruciale à Parakou. Nous remercions le Groupe Missionnaire de Merano et tous les bienfaiteurs qui nous aident à faire des forages et des puits.
Le Grand Séminaire Providentia Dei a un besoin urgent de plaques solaires et de batteries pour une installation d’énergie solaire.

- La Visite des Evêques du Benin ad Limina a eu lieu du 20 au 30 avril. Elle nous a permis de faire de belles rencontres et de nous actualiser sur plusieurs thèmes. Evidemment la plus belle rencontre fut celle avec le Saint-Père, le Pape François. On me demande en quelle langue on a conversé. Rassurez-vous, le Pape comprend le français ; il le parle correctement mais pas couramment. Ainsi, on pouvait donc lui parler en français et lui répondait en italien. Et parfois il ajoutait quelques expressions en français. Il a bien connu le Cardinal GANTIN. Nous lui avons offert au nom de tout le Pays un « tata somba » sculpté en bois, symbole de famille unie, un thème qui lui tient beaucoup à cœur. Et entre autres, nous l’avons invité à nous visiter au Bénin.…Enfin, nous avons eu le privilège de concélébrer avec le Saint-Père le dernier jour de notre Visite. Entre temps, une délégation a pu rencontrer le Pape Emérite Benoit XVI, grâce aux bons offices du Cardinal SARAH Robert que nous attendons au Bénin en août prochain.


Quelques dates


2 juin        : Conseil presbytéral à l’Archevêché, à 9h 30.
4 juin        : Au Séminaire Providentia Dei.
6 juin        : Messe d’action de grâce à la Cathédrale pour la canonisation de sainte Jeanne  Emilie de Villeneuve, fondatrice des Srs de l’Immaculée Conception.
7 juin        : Fête-Dieu. Messe au Centre Pastoral Guy Riobé et  rencontre de la Coordination Pastorale. Processions du St Sacrement dans l’après midi partout.
9 juin        : Réunion avec tous les Recteurs des Séminaires du Bénin à l’Archevêché, à 9h 30.
10 juin        : A Djougou. Visite à Mgr Paul VIEIRA
12 juin        : Fête du Sacré-Cœur. Messe à 9h30 au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres.
21 juin        : Confirmations à Papanè à 9h 30.
28 juin        : Confirmations à l’Université à 9h.

BONNES VACANCES ! N’oubliez pas qu’il n’y a pas de vacances pour la vie spirituelle. Emportez dans vos bagages au moins une Bible et un bon livre.
        ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

    Un jour un homme m’a dit : "La femme c’est bon et c’est pas bon". Il parlait de son épouse. L’explication qu’il m’a donné équivaut à peu près à ceci que la femme est capable du meilleur comme du pire. Elle peut bien construire, comme elle peut tout casser. En effet, Dieu a fait de vous, les femmes, une force qui ne se voit pas, une force cachée. Vous n’êtes faibles qu’en apparence.

- Vous pouvez être miel, vous pouvez devenir vinaigre.
- Vous pouvez être lumières éblouissantes, vous pouvez devenir ténèbres obscures.
- Vous pouvez être secouristes exemplaires, vous pouvez devenir sorcières impitoyables.
- Vous pouvez être tendres comme Dieu ou devenir cruelles comme Lucifer.
   
    D’ordinaire, quand vous êtes bonnes, vous êtes très bonnes. Mais quand vous êtes méchantes, vous devenez pires que les fourmis magnats. Les hommes ne savent plus où se mettre. Même s’ils fuient hors de la maison, ils se sentent poursuivis par votre haine féroce et aucune arme, contrairement aux fourmis, n’est assez puissante pour freiner vos ardeurs. Quoi qu’on dise, vous êtes comme le sel sans lequel toute saveur manquerait à la sauce de ce monde. Ecoutons le Pape Benoît :    "Vous, les femmes catholiques, vous vous inscrivez dans la tradition évangélique des femmes qui assistaient Jésus et les apôtres (Lc8,3) ! Vous êtes pour les Eglises locales comme leur "colonne vertébrale", car votre nombre, votre présence active et vos organisations sont d’un grand soutien pour l’apostolat de l’Eglise. Quand la paix est menacée et la justice bafouée, quand la pauvreté est grandissante, vous êtes debout pour défendre la dignité humaine, la famille et les valeurs de la religion. Puisse l’Esprit Saint susciter sans cesse dans l’Eglise des femmes saintes et courageuses qui apportent leur précieuse contribution spirituelle à la croissance de nos communautés !... Continuez de défendre la vie. Aidez les jeunes filles par vos conseils et vos exemples. Soutenez-vous mutuellement (Africae munus n°58-59)".

    Chères mamans, comme vous le voyez, vous êtes expertes en plusieurs spécialités. Le Pape Benoît XVI vous prend très au sérieux. Il vous compare même à la "colonne vertébrale" qui soutient tout le squelette. Si elle se brise on ne peut plus se tenir debout. En effet, vous jouez le rôle de plusieurs ministres dans le gouvernement d’une famille…

    J’apprends que dans la fonction publique, on accorde facilement des primes et elles sont plus juteuses que les salaires : prime de logement, d’éloignement, de santé, de craie etc. Alors je vais vous indiquer des primes à revendiquer auprès du Gouvernement de la République. Ce sont vos droits spécifiquement féminins, afin de forcer la société à avoir un regard positif sur vous :
- Demandez une prime de grossesse à chaque grossesse, prime que vous toucherez dès le premier mois. La vie commence en votre sein et elle doit être respectée. Ce n’est pas normal que le gouvernement ne fasse rien pour cela.
- Demandez la prime d’accouchement. Et si c’est par césarienne, que cette prime soit multipliée par deux. Beaucoup de mères, en effet, meurent encore en couche. Vous prenez de gros risques ! Ce n’est pas normal qu’on continue de considérer l’accouchement comme un fait banal.
- Demandez la prime d’allaitement : rien ne remplace ce fortifiant prodigieux, et personne n’arrivera jamais à rembourser le lait maternel dans lequel la mère exprime toute sa tendresse salvatrice. Valerius-Maximus, écrivain latin du 1er siècle, conte l’histoire d’une jeune fille qui a allaité sa propre mère qui croupissait en prison et risquait d’y périr de faim.
- Demandez la prime de nuit sans sommeil quand le bébé est malade et ne dort pas. Ceux qui sont de garde la nuit dans les hôpitaux ont des primes, et vous non. Ce n’est pas normal. Je n’ai pas fini. Le Bon Dieu a dit à nos premiers parents : "multipliez-vous et remplissez la terre". Optez donc pour la famille nombreuse.

    A partir du 5e enfant, revendiquez non plus une prime de grossesse ordinaire mais une prime spéciale. Et pour le 10e enfant exigez une prime très spéciale. La terre n’est pas encore remplie. Et il y a de quoi nourrir toute l’humanité. Seulement il faut éduquer convenablement les enfants. On investit des sommes pharamineuses pour protéger les animaux dans nos parcs nationaux et favoriser leur reproduction. Mais tout est mis en place pour encourager l’avortement ou limiter de façon drastique le nombre d’enfants par famille. C’est une injustice... Mais il y a encore d’autres revendications que je m’en vais vous suggérer.    Revendiquez carrément un salaire mensuel consistant pour les femmes au foyer, qu’elles aient des enfants ou pas. Les criminels c’est le résultat d’un manque d’amour maternel. Le travail des fonctionnaires dans les bureaux sera toujours inférieur à celui des femmes épouses et mères au foyer. Exigez ce salaire auprès des candidats aux élections communales, législatives et présidentielles. Enfin, revendiquez aussi une bonne retraite pour les grands-mères qui n’ont plus de force physique mais continuent de jouer le rôle d’un GPS pour les petits enfants.

    C’est grâce à vos dons proprement féminins, trésors inestimables du Ciel, que le monde tient encore. Combattez pour la bonne cause. Il est temps de renverser la vapeur. Qu’on arrête de vous manipuler au sujet d’une émancipation qui vous rendrait égales aux hommes. En affection, en compassion et en gestes de miséricorde vous nous battez. Faites plutôt apprécier votre féminité et votre maternité. Ce sont-là deux grandes richesses incontestables qui vous rendent en quelque sorte supérieures aux hommes. Si Adam renvoie à la terre, Eve signifie la mère des vivants. La vie est supérieure à la terre. C’est la femme qui est la garante de la procréation. Et la Vierge Marie deviendra génitrice de Dieu, sans aide d’aucun homme. La Bible a raison de dire : « Là où manque la femme, on gémit et on va à l’aventure » (Si 36,25). Choisissez parmi vous des femmes équilibrées, heureuses dans leur peau, pour gouverner notre pays, mais ne désertez pas les foyers. Parlez moins des droits de l’homme. Parlez plus des droits de la femme. Montez au créneau et clamez haut votre différence ! Sans elle, pas de complémentarité. Enseignez au monde que la féminité est d’abord pour l’épanouissement de la femme et pour le bien de la société. Influencez positivement les autres femmes qui ne militent pas dans le même mouvement que vous. Faites-les aimer Jésus Sauveur et sa Mère.

    Apprenez aux jeunes filles à remercier tous les jours le Bon Dieu de les avoir créées femmes. Mettez fin à vos complexes d’infériorité. En effet, après le Bon Dieu vient une femme, la Reine du Ciel et de la Terre, la Vierge Marie, que Dieu lui-même nous autorise à appeler Mère de Dieu. On ne parlera jamais d’un père de Dieu. Mère de Dieu, oui, parce qu’elle a conçu et mis au monde Jésus-Christ qui est Dieu.

    Le Bon Dieu a créé la femme pour être femme et non garçon ; et il a mis en elle l’instinct maternel. Et celles qui n’ont pas d’enfants désirent toujours en avoir. La théorie du genre est une régression. Je vous souffle au passage que l’homme n’a aucun instinct paternel. Tant qu’on n’aidera pas la femme à s’apprécier, à aimer sa nature féminine, à avoir conscience de sa valeur de femme et à en être heureuse, le monde continuera à se porter mal. Parce que la femme est l’aide de l’homme. Personne ne peut vivre sereinement sans secours. La masculinité a besoin de la féminité. Dieu l’a ainsi voulu, dès la création. Quand la femme est joyeuse, accueillante, toute la famille est épanouie. Quand la mère de famille est triste, acariâtre, agressive et négligente, toute la maison a de sérieux problèmes. La femme est irremplaçable. Nos sociétés en Afrique sont en général matriarcales. Le rôle de la femme est prépondérant dans nos coutumes et traditions. Pas de réconciliation sans leur présence. Extraordinaire !

    Et à tous, je dis : cultivons en nos cœurs beaucoup de gratitude envers Dieu qui nous a donné notre maman de chair ou la maman qui nous a élevée. Merci aussi pour la maman spéciale, la Vierge Marie, humble et puissante. Derrière le Fils de l’Homme (le Christ) se cache toujours la grande dame (la Vierge). Et pour aller à Jésus, il faut passer par elle. Et tout le monde, même les non chrétiens, appellent au secours cette maman. Qu’elle intercède très fort pour nous, en ce mois qui lui est dédié, pour que nous apprenions à nous aimer comme Dieu nous aime.


   +Pascal N’KOUE
    Omnium servus

 

 


EXTRAIT DE LA LETTRE DE L’EVEQUE DE NANTES, 2 avril 2015
    …Depuis mon retour de Parakou, j’ai eu l’occasion d’évoquer souvent votre accueil et ce que vous avez permis de vivrez à notre délégation nantaise, à l’occasion des fêtes du jubilé. Samedi dernier, je recevais la communauté africaine de Nantes chez les Pères de la Société des Missions Africaines (SMA). Et ensemble, nous avons revu des photos de notre passage au Bénin. Je crois que cela a réjoui les gens venant d’Afrique et présents à Nantes pour différentes raisons.

    A l’occasion d’un rassemblement des maîtrises scoutes nantaises, j’ai entendu que certains scouts envisagent de vivre un camp, cet été, avec une des paroisses de votre diocèse, et cela grâce au travail conjoint de Stéphane PROUVOST le jeune ingénieur de notre délégation et du Père Benoît LUQUIAU. Je sais aussi que les Pères SMA organisent avec le diocèse de Nantes, un voyage pour des jeunes nantais au Bénin, dans le courant du mois de juillet. Cela me réjouit car des liens commencent à se tisser entre paroisses et mouvements de nos deux diocèses : grâce à votre expérience à Natitingou, j’ai retenu que c’était la garantie que ce jumelage dure…

    Je veux aussi vous donner des nouvelles du Père Aubin LEGBODJOU. Son ministère se déroule très bien à la Baule. Nous apprécions le travail pastoral qu’il effectue, sa joie et sa sérénité. Aubin est bien engagé dans la découverte des réalités humaines et ecclésiales locales. Il a un bon « maître de stage » en la personne du Père Jean PROUVOST, Curé de la paroisse. Il est apprécié des confrères et des chrétiens, qui aiment l’entendre prêcher…

    Bien entendu, Monseigneur, si vous pensez qu’un autre prêtre est susceptible de venir à Nantes, en septembre prochain, nous l’accueillerons avec joie : la pénurie de prêtres et les problèmes de santé de certains rendent difficiles les nominations. Je vous remercie également de permettre à certains des prêtres de Parakou de venir nous aider un mois cet été.

    La semaine dernière, je participais, à Lourdes, à l’assemblée plénière des Evêques de France. Deux d’entre eux m’ont chargé de vous saluer de leur part : Monseigneur Jean BONFILS, sma, Evêque émérite de Nice, et Christophe DUFOUR, Archevêque d’Aix en Provence. Heureux de voir se développer le jumelage entre nos deux diocèses, vous remerciant de me rendre destinataire du bulletin diocésain (j’ai beaucoup apprécié votre dernier édito sur les funérailles chrétiennes), je vous redis ma profonde et fraternelle communion.
Joyeuses fêtes de Pâques.
                                                                    

+Jean-Paul JAMES 

   

                                    
Nouvelles de famille

- Nous remercions l’Evêque de Nantes pour sa belle lettre qui interpelle nos deux diocèses en partenariat.

- Le mois de mai c’est le mois de Marie. Reprenons pieusement le chapelet et récitons-le tous les jours, posément, calmement en méditant sur la vie de Jésus pour notre conversion.

- La Conférence Episcopale nous exhorte à reprendre la "Prière pour le Bénin". Demandons l’unité des cœurs dans les familles, la paix dans notre pays et dans le monde entier.

- En cette année de la vie consacrée, nous disons notre gratitude à tous les consacrés. Dans un monde qui risque d’être étouffé par les soucis des biens matériels et des plaintes puériles, que Dieu nous donne le témoignage du service gratuit envers les pauvres et de l’amour désintéressé envers tous.

- La nuit de Pâques, nous avons célébré à la Cathédrale saints Pierre et Paul 12 baptêmes d’adultes ; 15 confirmations et 2 mariages. Monsieur le Maire de la ville, Madame le Préfet, tous deux musulmans, ont assisté à cette longue et émouvante solennité des solennités. Vive le dialogue interreligieux !                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

- Continuons d’invoquer saint Joseph, l’Econome du Bon Dieu, pour les nombreux projets diocésains : Sanctuaire marial, Monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie, Grand Séminaire "Providentia Dei", écoles catholiques, presbytères, chapelles, maisons des Sœurs, grande ferme de Ténonrou...

- Au Grand Séminaire "Providentia Dei", les constructions de la bibliothèque et du réfectoire montent lentement mais sûrement. On vient de commencer la cuisine. Bénissons le Seigneur et prions pour tous les généreux bienfaiteurs. Les Séminaristes ont célébré la Semaine Sainte dans leur enceinte. Avec les éducateurs, ils forment une famille. Les jeudis, je les rencontre et je prends le repas de midi avec eux.

- Le thème pastoral de cette année : "Education chrétienne et familles en dialogue" a suscité un engouement dans les familles et les écoles. Il faudra pousser maintenant les familles enracinées dans la foi à évangéliser d’autres familles. Autour de nous, beaucoup désirent connaître Jésus-Christ, le Sauveur.

- Les premières pluies sont tombées. Pensons au reboisement : karité, néré, moringa, manguiers, baobabs, agrumes, neems etc. Améliorons notre environnement pour notre propre bonheur.

N.B. Le 12 juin, fête du Sacré-Cœur de Jésus. Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. Tous les prêtres passeront cette journée au monastère de l’Etoile Notre-Dame.

 


Quelques dates

1-4 mai    : A Rome pour une retraite spirituelle à l’Opera della Chiesa.

6 mai        : Retour à Parakou.

7 mai        : Visite de l’école primaire sainte Marie Immaculée de Dokparou à 11h.

8-10 mai    : Visite pastorale à Wansirou (quasi paroisse).

13 mai    : Au Séminaire N.D. de Fatima : Fête patronale. Messe à 11h.

14 mai      : Fête de l’Ascension. Rappelons que c’est une fête d’obligation. Confirmations   à Komiguéa à 9h30.

15 mai     : Visite au Collège saint Thomas D’Aquin à 9h.

17 mai    : Confirmations à Tchatchou à 9h30. Quête impérée pour les Séminaires du Bénin.
        - Journée chrétienne des Communications sociales.

19 mai    : Conseil pour les affaires économiques avec le Frère Emmanuel DRUPEZ.

20 mai    : Messe et rencontre avec les Prêtres formateurs du Séminaire Notre-Dame de Fatima.

24 mai    : Pentecôte. Confirmations à 9h30 au Sanctuaire Eucharistique. Installation du Mouvement    des cadres et Personnalités Politiques (MCPP) à la fin de la messe. Quête impérée pour le           denier de saint Pierre.

25 mai    : Lundi de Pentecôte. Les bureaux de la Curie sont fermés.

26-29 mai    : A Ouidah pour l’Assemblée plénière de la Conférence Episcopale.

30 mai    : Messe de clôture pour les 200ans de naissance de Don Bosco, à la Cathédrale à 9h30.

31 mai    : Fête de la ste Trinité. Confirmations à Tchaourou, à 9h. Bonne fête aux mamans.
        - Jour des élections communales : Paix à tous ! Et que les meilleurs gagnent.


ABONNEMENT POUR UN AN
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≈    A l’extérieur : 10 euros
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"On ressent aujourd’hui particulièrement la nécessité que le prêtre homme de Dieu, dispensateur de ses mystères, soit reconnaissable par la communauté, également grâce à l’habit qu’il porte, signe sans équivoque de son dévouement et de son identité de détenteur d’un ministère public" (Directoire pour le ministère et la vie des prêtres, n°66). Nous abordons un sujet délicat. C’est que notre vocation est comme une épée à double tranchant. Nous sommes dans le monde mais nous ne sommes plus du monde. Bien sûr que nous sommes créés libres et Dieu qui nous donne cette liberté tient à nous respecter. Avant de continuer, écoutons saint Paul : « Frères, votre vocation, c’est la liberté. Non pas cette liberté qui sert à justifier les appels de la chair, mais celle qui nous met au service les uns des autres par amour…» (Ga 5, 13). La liberté n’est pas synonyme du laisser- aller.

    Que de vocations sont nées attirées par le vêtement d’un clerc ou d’un religieux. Que de servants de messe ont voulu devenir prêtres à cause de la soutane de "mon Père" ! Certains en sourient peut-être. Et pourtant pour se manifester, Dieu passe souvent par des impondérables, ce qui n’a pas de poids aux yeux des grands, des savants, des rationalistes.

    Sainte Catherine de Sienne, 25e enfant de sa mère, née un dimanche des rameaux de 1347 sera fascinée très tôt par les Frères prêcheurs vêtus de noir et de blanc. Elle veut leur ressembler, elle veut même se déguiser en homme pour pouvoir devenir aussi "dominicain". Plus tard, elle sera appelée par les gens de Sienne "mantellata" à cause du manteau noir des tertiaires dominicaines qu’elle portait sur ses épaules comme une vieille dame, alors qu’elle était encore une adolescente de quinze ans. Un feu mystique l’habitait. Elle voulait tout donner au Christ et rien à l’Ennemi. L’habit des dominicains n’a pas été neutre dans sa vocation. Je nous rappelle que c’est elle qui a fait revenir à Rome le Pape d’Avignon.

    Au Bénin, les séminaristes prennent en général la soutane avec le rite du lectorat. Cela a lieu publiquement au cours d’une grand-messe. A Parakou, l’Evêque bénit la soutane en ces termes :
    « Seigneur Jésus,
Toi qui, revêtu de Ta tunique sans couture, parcourais les rues de la Galilée en faisant le bien,
    Daigne bénir les soutanes + dont se revêtiront N N., comme signe distinctif de leur appartenance au groupe des candidats en marche vers ton Autel sacré, pour le salut des âmes.
    Qu’au milieu des hommes où ils passeront, et soutenus par la force de ton Esprit, ils puissent témoigner sans honte des valeurs du Royaume des cieux par la sainteté de leur vie.

    Nous te le demandons à Toi, Pasteur éternel, Unique Sauveur et Grand-Prêtre par excellence, qui règnes avec le Père et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen ».

    La soutane n’est pas un vêtement neutre. Cet habit exprime deux choses : la mort à soi-même et au péché d’une part, la vie joyeuse soumise à Dieu, notre part d’héritage, d’autre part. Ces deux réalités (mort et résurrection) sont les deux faces d’un unique mystère auquel le prêtre est configuré dans le Christ. La mort et la résurrection sont exprimées de façon inséparable dans cet habit-symbole.    Aussi, la soutane est comme un suaire qui tient le clerc enseveli dans le Christ. Elle exprime son état de mort et de sépulture qui manifeste que nous sommes dans le monde sans être du monde. En revêtant la soutane chaque matin, le clerc devrait prononcer cette phrase du psalmiste : "Dominus pars hereditatis meae", « Seigneur, tu es ma part d’héritage. Je n’ai pas d’autre bonheur que Toi ». (Ps 15, 5).
 
    Comme vous l’avez déjà saisi, le vêtement ecclésiastique parle de lui-même. Le directoire pour le ministère des prêtres le confirme : « Sauf des situations totalement exceptionnelles, ne pas utiliser l’habit ecclésiastique peut manifester chez le clerc un faible sens de son identité de pasteur entièrement disponible au service de l’Eglise » (Directoire pour le ministère… n°66).

    On pourrait aller jusqu’à dire qu’au commencement était la soutane. En effet, l’habit des divers ordres religieux a souvent été imité à partir de la soutane des clercs. Les Carmes, les Augustins, les Dominicains etc. ont partagé leur habit entre le noir et le blanc pour exprimer la mortification de la chair et la vie dans l’Esprit dont les fruits sont amour, joie, paix, ouverture d’esprit, générosité, bonté, foi etc.

    En cette année de la vie consacrée,  il convient de rappeler qu’en 1996, le Pape saint Jean-Paul II dans "Vita Consecrata" recommandait aux religieux de porter leur habit en ces termes: "L'Eglise doit toujours avoir le souci de se rendre visiblement présente dans la vie quotidienne, spécialement dans la culture contemporaine, si souvent sécularisée et cependant sensible au langage des signes. Pour cela, elle peut à bon droit attendre une contribution particulière de la part des personnes consacrées, appelées à rendre un témoignage concret de leur appartenance au Christ dans toutes les situations. Parce que l'habit est un signe de consécration, de pauvreté et d'appartenance à une famille religieuse déterminée. Avec les Pères du Synode, je recommande vivement aux religieux et aux religieuses de porter leur habit, convenablement adapté en fonction des circonstances des temps et des lieux" (Vita Consecrata 25). Ce langage est clair et ne souffre d’aucune ambigüité. En plus, c’est la suprême Autorité dans l’Eglise qui s’exprime. Porter une petite croix au cou, c’est bien, mais tout bébé ou tout baptisé peut le faire, depuis qu’il a reçu ce signe du Christ à la porte de l’Eglise. D’ailleurs, on constate que les artistes non chrétiens la portent souvent plus fièrement et plus visiblement que nous. Evidemment pour eux, la croix n’est qu’une parure. Mais porter l’habit religieux ou ecclésiastique est un signe sans équivoque, celui de la consécration ou de l’oblation au Seigneur. Et ce signe est réservé à une certaine catégorie de personnes mises à part pour Dieu.

    Portons donc l’habit ! A défaut de la soutane ou d’un vêtement religieux spécifique de l’Institut, que les prêtres et consacrés portent correctement le clergyman ou tout au moins le col romain. Ne cédons pas au relativisme moral et spirituel qui pousse à la confusion et au laisser-aller. Le pape François nous exhorte : « N’ayez pas peur d’aller à contre-courant lorsqu’on vous propose des valeurs avariées» (Angelus du 23 juin 2013). Notre monde, nous le savons, est l’enjeu d’une lutte entre le bien et le mal. Dieu merci, le Christ ressuscité, Roi de l’univers, est au centre de l’histoire. L’humanité n’avance pas toute seule. Dieu est présent au cœur du monde. Mais Satan désire nous tenir constamment enchaînés dans des demi-vérités, dans des protestations et désobéissances puériles contre l’Eglise et cela conduit à l’affadissement du sel de l’évangile.

    L’aphorisme populaire dit que « l’habit ne fait pas le moine ». D’accord, mais comment reconnaître le moine dans la foulée s’il ne porte pas son habit distinctif. Donc l’habit fait aussi le moine, même si la sainteté n’est pas d’abord dans les apparences mais dans le comportement. « Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme son identité et son appartenance à Dieu et à l’Eglise » (Directoire pour le ministère… n°66).     Cela signifie que, lorsque l’habit n’est pas la soutane, il doit être différent de celui des laïcs, et conforme à la dignité et à la sacralité du ministère.

    Alors pourquoi continuer à rejeter l’habit ? Pourquoi vouloir s’en tenir uniquement au témoignage? Modestie oui, camouflage non! Nous sommes à la fois "sel de la terre" et "lumière du monde". Sel de la terre égale discrétion, lumière du monde égale visibilité. L’un n’exclut pas l’autre. La prière individuelle dans la chambre n’exclut pas la prière communautaire à l’église. D’ailleurs, le but de l’habit n’est pas de "canoniser" le moine, mais de signifier son appartenance à la famille des moines ! Nous avons besoin de signes démonstratifs comme l’incarnation de Dieu sur terre et les langues de feu le jour de la Pentecôte. En cette matière comme en bien d’autres, évitons les idéologies ou les querelles d’opinions qui consistent à lire à moitié l’évangile, et à absolutiser ce qui ne doit pas l’être. Faisons très attention à l’esprit du monde. Sous le prétexte fallacieux de cultiver la vertu de simplicité, on se "mondanise" et on scandalise sans le savoir les petites gens. Il y a eu, et il y a encore, ceux qui ne comprennent pas que le prêtre d’aujourd’hui ne porte pas "semper et ubique" sa soutane ! Pour eux l’habit est un signe qui rappelle la présence de Dieu. Et cela  va au-delà de la personne x qui le porte. Ce signe est peut-être relatif, mais s’il disparait, la réalité qu’il signifie risque aussi de disparaître aux yeux des hommes. N’aidons pas Satan à éliminer les signes de Dieu et de l’Eglise dans le monde.

    Soyons fiers de notre état clérical et de notre tenue ecclésiastique dans la milice du Christ. Un clerc en habit offre, dans la rue, une prédication sans paroles, c’est un témoignage galant, élégant et éloquent. Il annonce Jésus-Christ qui a fait la plus grande révolution de tous les temps : mourir par amour pour le salut de l’humanité. Et Jésus lui-même, semblable en tout aux hommes, excepté le péché, portait une tunique spéciale, une tunique sans couture. Il ne s’habillait donc pas comme tout le monde, encore moins n’importe comment. Les soldats n’ont pas déchiré cette tunique, ils l’ont tirée au sort (Jn 19,24). Quel respect pour le vêtement ! Ils ont continué à respecter la tunique alors que Jésus était tout nu, humilié et méprisé ! Qui n’a pas fait l’expérience, même dans les sociétés sécularisées de l’Occident, de constater combien l’habit religieux interpelle encore le passant et lui permet de le mettre en contact avec Dieu et avec l’Eglise ?  C’est un instrument tout simple d’évangélisation à ne pas banaliser.

    Arrêtons de nous plaindre des musulmanes en voiles et des musulmans barbus. Ils ont des convictions. Si nous n’en avons pas, c’est notre faute. Qui a prescrit aux prêtres d’abandonner la soutane et à certaines religieuses d’enlever leur voile et de se balader tête nue, cheveux au vent ? Qui a interdit aux missionnaires de garder leur belle barbe ? Qui a imposé aux religieux de se raser le menton tous les matins ? Qui donc oblige les prêtres et les consacrés à se promener en vêtements civils ? On me dira : "une soutane blanche est plus difficile à entretenir et plus coûteux". Je réponds : ce n’est pas si sûr que ça et puis, je ne suis pas obligé de porter toujours le blanc. Enfin, quand je considère tout le bien spirituel que ma "tenue correcte" produit, de grand cœur j’accepte ce sacrifice pour le Christ et son Eglise.

    Tenez ce bel exemple de Sœur Alice MUNET, fondatrice des Sœurs Missionnaires Catéchistes du Sacré-Cœur. Elle tombe malade. On lui donne le sacrement correspondant. Elle sent venir sa dernière heure. Elle s’efforce de se lever une dernière fois. Elle s’habille en costume de Petite Servante juste pour qu’on puisse la photographier en vêtement de consacrée, non pas pour elle, mais pour la postérité, pour les autres. Consentir un sacrifice pour les autres, quelle grandeur d’âme ! Pour les autres ! Même si nous n’avons plus de conviction pour le port de l’habit, il y a les autres. Pour eux c’est important. Ne leur refusons pas cette charité. Et si elle nous coûte, c’est tant mieux, c’est qu’elle a beaucoup de prix aux yeux du Seigneur. Entrons dans la logique de l’Eglise : « Heureux ceux qui reposent en Dieu, ils ne fatiguent pas les autres » (Jacques Gauthier).

    Enfin, encourageons-nous mutuellement à bien porter notre habit distinctif en voyage, dans la vie de chaque jour, sur les lieux d’apostolat, les lieux de culte, lors des visites à domicile, les lieux de rendez-vous, dans les écoles et autres lieux d’enseignement, dans les endroits les plus divers. C’est une manière silencieuse de donner Dieu au monde, de témoigner que sans la référence au Créateur, ce que nous faisons n’a pas beaucoup de poids. C’est peut-être une croix que l’Eglise nous demande d’assumer dans la joie. Accueillons-la de bon cœur, pour la gloire de Dieu, pour notre salut et celui de l’humanité.

+Pascal N’KOUE                 

Omnium servus

 


Nouvelles de famille


- Prions pour le repos de l’âme de Comban Bernard, papa du Frère Arnaud KOUYAYA, Frère Missionnaire des Campagnes.

- Nous remercions la délégation de l’Observatoire Chrétien Catholique de la Gouvernance (OCCG) venue de Cotonou, pour s’entretenir avec le Clergé de Parakou le 23 février 2015, en vue de la préparation des prochaines élections législatives et communales. On attend de notre diocèse sept candidats.

- Les journées portes ouvertes de notre hôpital ophtalmologique ont eu un grand succès. Dieu soit béni.

- Nous nous réjouissons avec le Monastère de l’Etoile Notre-Dame qui a célébré les 25 ans de profession monastique de Sœur Marie-Paule. Que le don de sa vie suscite d’autres vocations à la vie contemplative.

- L’intention du mois : "Pour que la contribution de la femme à la vie de l’Eglise soit reconnue toujours davantage". Les femmes font beaucoup pour nous, investissons-nous aussi pour elles. La gratuité de l’amour oblige.

- Le Père Patient SEKO, Régisseur du Centre Notre-Dame de Refuge et Monsieur Célestin TOSSOU, Directeur de l’imprimerie diocésaine, feront désormais partie du Conseil Diocésain pour les Affaires Economiques.

- Pâques approche. Préparons nos cœurs pour vivre ce mois de carême en insistant sur les réconciliations entre nous et avec Dieu. Comme d’habitude, que les prêtres s’entraident pour les confessions pascales. On a toujours besoin de la miséricorde de Dieu.


- Merci au Père Abbé Dom Jean Marc de Belle-Fontaine pour son passage en février parmi nous.

- Le Monastère l’Etoile vient d’élire une nouvelle Mère Abbesse en la personne de Sœur Geneviève AKAKPO. Sa bénédiction a eu lieu le 14 février 2015. Nous lui souhaitons la foi et le courage de Moïse conduisant le Peuple de Dieu vers la Terre promise.

N.B : 1er avril à 9h 30 : Messe chrismale à la Cathédrale suivie des agapes fraternelles pour les Pères, Frères et Sœurs à l’Archevêché. Chacun apporte ce qu’il peut et on partage comme en famille. Nous fêterons les 40 ans de sacerdoce de notre aimable Vicaire Général, le Père Léonard GORAGUI.
         - Du 20 au 30 avril : A Rome pour la Visite ad Limina.


Quelques dates

1er mars    : Messe dominicale à Boko à 10h 30.

4 mars        : A 10h : Visite du collège Monseigneur Faroud.
5 mars        : Rencontre avec les séminaristes de Notre-Dame de Fatima.

6-8 mars    : Célébration des journées nationales des Femmes Catholiques à Parakou. Ouvrons nos
          portes, nos cœurs et notre bourse pour bien les accueillir. Le Seigneur nous le revaudra.

11 mars    : Visite aux chrétiens d’Agbassa.

13-14 mars    : 24h de prière dans chaque Paroisse pour notre conversion et celle du monde.

13-15 mars    : Visite pastorale à Papanè.

18 mars    : A 16h : Rencontre avec les filles du Foyer sainte Cécile.

19 mars    : Fête de saint Joseph : Messe à 10h 30 au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei".

20-22 mars    : Visite pastorale à Kika.

25 mars    : Pose de la première pierre du Monastère des Sœurs Contemplatives de Jésus Eucharistie à
          Boko à 10h 30.

28-29 mars    : JMJ diocésaines avec Don Bosco (200 ans de sa naissance).

29 mars    : Journée mondiale des jeunes. Dimanche des Rameaux. Tous les jeunes sont attendus au  collège Don Bosco.

31 mars    : Journée de formation continue du presbyterium au Centre Pastoral à 9h30. (Venez avec
          aubes et étoles). La formation sera sur la Semaine Sainte et certaines questions d’ordre pastorale.




  

"Aucun d’entre nous ne vit pour soi même, et aucun ne meurt pour soi-même. Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur… Ainsi chacun devra rendre compte à Dieu pour soi-même" (Rom 14,7…)

    Nous abordons un sujet grave, celui de nos fins dernières. Le chrétien devrait attendre dans la joie cette heure de la rencontre avec Dieu, en compagnie des anges et des saints. Malheureusement on est souvent surpris, malgré les avertissements de notre Seigneur : "Veillez et priez… Vous ne savez ni le jour ni l’heure de votre mort". C’est vrai que toutes les morts ne se ressemblent pas. Et à tout âge, du nouveau né au vieillard, on peut rendre l’âme au moment où personne ne s’y attend. Mystère ! Le cadavre est là, inerte, froid, sans parole. Et pourtant la personne continue de vivre. C’est la logique de Dieu. Il nous a créés à son image. C’est normal qu’il transforme un jour nos corps mortels à l’image du corps glorieux de son Fils (Phil 3,21). L’apôtre saint Jean a vu par anticipation ce ciel nouveau et cette terre nouvelle où les hommes vivront de nouveaux rapports avec Dieu. Celui-ci "essuiera toutes larmes de leurs yeux, et la mort n’existera plus ; il n’y aura plus de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu" (Ap. 21,1-7).

    En attendant ce jour glorieux, j’exhorte tous les fidèles chrétiens et spécialement les prêtres à être proches des mourants. Et quand ils décèdent, célébrons dignement leurs funérailles. La seule chose dont ils ont vraiment besoin c’est notre prière et surtout le saint Sacrifice de la messe. La prière pour les morts appartient à la plus ancienne tradition chrétienne. Depuis le XIe siècle, la commémoration des fidèles défunts est fixée au 2 novembre pour que brille à leurs yeux la lumière sans déclin.

    Le boire et le manger, les ripailles et les beuveries qu’on organise le jour de l’enterrement ne profitent en rien aux morts. Ça n’arrange que les estomacs des vivants ; et la famille en pleurs peut souffrir doublement à cause des soucis liés à l’organisation matérielle et l’endettement qu’elle s’impose pour nourrir gratuitement les grandes foules venues non pas tant pour compatir mais pour se régaler. Et souvent cela dure pendant plusieurs jours. Il faut que ça change. Commençons par proscrire l’habitude de laisser trainer les corps dans une morgue pendant plusieurs mois afin d’avoir le temps de faire des cotisations, des collectes pour les funérailles, pour réfectionner la maison mortuaire ou pour construire une nouvelle plus spacieuse. Le cercueil en or, les vêtements somptueux, les dépenses onéreuses et tout cet étalage insolent de richesse n’est pas une garantie que le mort entrera au paradis. Par contre, je comprends que les anniversaires soient marqués par un repas. Revenons à l’essentiel, à l’unique nécessaire : la prière. On prie pour que les défunts passent de la mort à la vie avec le Christ, qu’ils soient purifiés dans leur âme et rejoignent au ciel tous les saints, dans l’attente de la résurrection des morts et le retour glorieux du Christ.

    L’homélie, au cours de la messe, prendra appui sur la Parole de Dieu qui a été proclamée, pour raviver la foi et l’espérance de l’assemblée. Tout doit être centré sur le Christ qui est résurrection et vie. S’il est normal qu’elle comporte une référence à la personnalité du défunt, le prédicateur le fera brièvement et avec beaucoup de discrétion, sans jamais verser dans le discours funèbre ou le panégyrique pompeux et vaseux. La prière universelle peut être confiée à la famille du défunt. Il n’est pas interdit qu’un membre ou un ami de la famille intervienne après la communion pour peindre en peu de mots celui qui nous a quittés. Cela compris, il est clair que tous les fidèles défunts ont besoin de cérémonie religieuse. Ecoutons le droit canonique :

    Can. 1176 - §1 Les funérailles ecclésiastiques doivent être accordées aux fidèles défunts, selon le droit.

    Ce canon proclame solennellement que tous les fidèles ont droit aux honneurs funéraires et cela sans discrimination. Pas de défunts série A et série B. Ils ont tous droit ; c’est un droit de caractère public qui ne dépend pas de la volonté d’un catéchiste, d’un prêtre ou de quelque autre agent pastoral. Et donc on ne peut pas à priori refuser la célébration liturgique à certains de nos défunts. Pourquoi ? Parce que nous formons une famille, famille de Dieu. Si un membre est en pleurs les autres ne peuvent pas être indifférents. Il est bon, juste et normal de réconforter les vivants de la famille éplorée par l’espérance d’une vie surnaturelle.

    Ensuite, on ne légifère pas pour les morts mais pour les vivants. Punir un mort est un non sens. Et donc c’est un devoir d’honorer le défunt par un rite officiel et d’implorer la miséricorde divine pour le repos de son âme. Plus il est pécheur, plus il a besoin de nos prières. "Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé". Nous distinguons deux célébrations avec le corps présent : l’absoute et le saint Sacrifice de la messe. Pour le respect dû au fidèle baptisé ou même au catéchumène, il faut célébrer le saint Sacrifice de la messe qui est la prière au-dessus de toute prière. L’Eucharistie n’est pas un passeport réservé aux plus méritants. Nous sommes tous des nécessiteux de la miséricorde de Dieu. Ne rassurons personne que son défunt est déjà au paradis. Nous n’en savons rien. Et n’expédions personne en enfer. Nous n’en avons pas le pouvoir. Heureusement !

    Le bon larron a changé de cœur au dernier moment. Et Jésus l’a canonisé aussitôt : "Aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis". Dans le paradis, quel séjour ! Mais comme il n’y a pas de règle sans exception, le droit a prévu des cas de figures pour lesquels ce n’est pas possible de célébrer les obsèques (non seulement l’Eucharistie ni même l’absoute).

    Can. 1184-§1 Doivent être privés des funérailles ecclésiastiques, à moins qu’ils n’aient donné quelque signe de pénitence avant leur mort :
1° Les apostats, hérétiques et schismatiques notoires ;
2° Les personnes qui auraient choisi l’incinération pour des raisons contraires à la foi chrétienne ;
3° Les autres pécheurs manifestes, auxquels les funérailles ecclésiastiques ne peuvent être accordées sans scandale public des fidèles.

    L’apostat c’est celui qui a totalement rejeté la foi catholique. Le schismatique, celui qui refuse de se soumettre à l’autorité du Pape ou d’être en communion avec les membres de l’Eglise Catholique. L’hérétique nie ou doute de façon obstinée d’une vérité de foi dogmatique. Cela me semble clair. A ceux qui manifestement ont rejeté la foi catholique (apostat, hérétique, schismatique) de façon évidente et publique, on ne peut pas célébrer pour eux des funérailles ecclésiastiques. Et cela se comprend. Délibérément et aux yeux de tous, ils se sont exclus de la communion ecclésiale. Il s’agit des catholiques qui militent dans des sectes, (Banamè, Francs-massons, Rosicruciens, Throns etc.)

    Cependant, si avant de mourir, ils ont, par quelque signe, montré qu’ils regrettaient leur état, on devrait leur célébrer les obsèques en bonne et due forme. Peu importe le signe. Il suffirait que le moribond demande qu’un prêtre catholique vienne l’assister, ou encore qu’il vénère un crucifix ou accepte un chapelet qu’on lui met au cou, ou qu’il dise l’acte de contrition. Pour cela, il faut qu’un témoin digne de confiance nous le rapporte.

    Le canon 1184 parle aussi des autres pécheurs manifestes à qui il faut refuser les funérailles, seulement si cela risque de provoquer un scandale parmi les fidèles. Dans ce groupe, on est souvent tenté d’y mettre les divorcés remariés, les polygames, les mères célibataires (ou filles-mères), les concubins, ceux qui ne sont pas à jour pour  la confession pascale, ni le denier de culte, ceux qui ne fréquentent plus régulièrement l’Eglise. En réalité, ils ne sont pas coupés radicalement de la communion ecclésiale. C’est vrai qu’ils ne prennent plus la communion, mais c’est une excommunication mineure. Ils continuent de réciter le crédo de l’Eglise. C’est leur vie morale qui n’est pas en conformité avec la discipline ecclésiastique. Souvent, ce sont eux les plus engagés sur les paroisses, et les plus portés à servir gratuitement et à donner gratuitement. La Bible dit : "l’aumône ou la générosité efficace un grand nombre de péchés". N’en faisons donc pas des chrétiens de seconde catégorie lors des obsèques. Avant d’expirer, ils se sont peut-être repentis. N’oublions pas cette sentence  surprenante du Christ : "les publicains et les prostituées vous devancent dans le Royaume des cieux". Désormais, ils ne seront plus privés du saint Sacrifice de la messe. Arrêtons ce genre de discrimination. Miséricorde divine oblige ! Souvenez-vous que depuis le pontificat de Jean-Paul II, il y a un dimanche de la miséricorde. Nous en avons tous besoin.

    En termes clairs, que le fidèle défunt soit un notable ou un chrétien demi-tarif, évitons de le punir par l’absoute. Elle pourra être célébrée pour d’autres motifs. Le Christ a versé son sang pour tous en rémission de nos péchés. Célébrons la sainte messe, surtout si les membres de la famille la demandent. Laissons au juste Juge le soin de juger les vivants et les morts.

    Ce message de Jésus à Carmela, une mystique de Milan, peut nous éclairer davantage. "Il y a au purgatoire  des âmes bonnes qui ont vécu saintement aux regards des hommes, mais de qui je désirais une plus grande perfection, un degré supérieur de sainteté. Cette sainteté qu’elles n’ont pas atteinte au cours de leur vie, elles l’acquièrent là-bas… Au purgatoire tout le monde se parfait et se rend digne de la vue de Dieu. Prier pour les âmes du purgatoire est une charité, un devoir et une source de grand avantage, car leur puissance de secours est très étendue…Avec la permission de Dieu, elles aident aussi matériellement les membres de leurs familles et ceux qui prient pour elles". Elles les défendent contre les dangers et les accompagnent avec tendresse pour résoudre leurs problèmes. Vive la mystérieuse communion des saints ! Tout cela mérite une réflexion plus approfondie.

    En conclusion, je vous exhorte à demander régulièrement des messes pour les défunts. L’Eucharistie n’a pas de prix. Elle a une valeur infinie. C’est l’amour sacrificiel du Christ qui sauve. Confier une intention de messe pour un défunt c’est demander à Dieu de le recevoir dans son repos éternel. "Requiem aeternam dona eis Domine. Et lux perpetua luceat eis". L’Eucharistie c’est Pâques. Et Pâque c’est le triomphe de la vie sur la mort et le péché ! Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

    +Pascal N’KOUE
    Omnium servus
                                                      
                          

                            
Nouvelles de famille
- Prions pour le repos de l’âme de Jeanne, maman de Sœur Adeline KOWDA, ocpsp.

- Nous remercions l’organisation nationale des Femmes Catholiques pour leur vibrant témoignage de foi qu’elles nous ont laissé le mois dernier à Parakou.

- Au moment du signe de la paix pendant la messe, il n’est pas prévu un chant pour la paix, mais un temps très bref destiné à échanger la paix seulement à ceux qui sont les plus proches, de façon sobre. Arrêtez donc de circuler partout.

- Nous félicitons Mère Patricia PADONOU, Supérieure des Contemplatives de Jésus Eucharistie, pour ses 30 ans de vie consacrée ; et sœur Irène, de l’Etoile Notre-Dame, pour ses 25 ans de profession monastique. Prions pour elles pour que leur témoignage suscite d’autres vocations.

- Les travaux pour le nouveau monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie ont commencé. Prions saint Joseph de susciter des bienfaiteurs pour nous aider à aller jusqu’au bout.

- Les quêtes impérées des o.p.m. ont pour but de promouvoir l’esprit missionnaire universel au sein du Peuple de Dieu. Plus de 1500 diocèses ont recours à Rome pour être aidés.

- Nous remercions Monseigneur Laurent LAMPO, Archevêque de Niamey, qui est passé nous saluer en compagnie de Monseigneur Michel CARTATEGUY.


N.B. 1-4 mai : Retraite spirituelle à Rome.
6 mai : Retour à Parakou.


Quelques Dates

1er avril    : Messe chrismale à 9h30, à la Cathédrale. Agapes fraternelles à l’Archevêché à 12h.

2 avril        : Messe in "Cena Domini" à la Cathédrale à 19h. Quête impérée pour l’union  pontificale missionnaire (o.p.m).

3 avril        : Grand chemin de croix à Komiguéa. Journée de jeûne. Quête impérée pour les Lieux saints d’Israël et de Palestine (o.p.m).

4 avril        : Vigile pascale à la Cathédrale à 22h. Célébration de baptêmes d’adultes, de confirmations et de mariages.

5 avril        : Dimanche de Pâques au monastère l’Etoile Notre-Dame à 9h. Quête impérée pour la santé des prêtres diocésains. BONNE FETE DE PAQUES !

6 avril        : Lundi de Pâques. Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.

9 avril        : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale du Bénin à Bohicon.

13 avril    : Conseil d’Administration des hôpitaux diocésains de Boko et Papanè à 9h30, à l’Archevêché.

14 avril    : Conseil presbytéral à 9h30, à l’Archevêché.

16 avril    : Visite des écoles maternelle "J.M. CATROUX" et primaire "Les Hibiscus" à 10h.

20-30 avril    : Visite ad limina à Rome.

26 avril    : Dimanche du Bon Pasteur. Journée mondiale de prière pour les vocations. Quête impérée pour les vocations (o.p.m).

JOYEUSES FETES DE PAQUES. ALLELUIA ! ALLELUIA !



ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
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Bénissons le Seigneur. Les célébrations officielles du jubilé des 70 ans ont été clôturées le 8 décembre dernier. En la fête de l’Immaculée Conception, nous avons remis une fois de plus le diocèse sous la protection de la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère.

Bénissons encore le Seigneur pour les Pères sma et tous ceux qui ont missionné à Parakou depuis 1944, qu’ils soient vivants ou morts. Merci aux pouvoirs publics qui se sont joints à nos cérémonies comme pour confirmer que "toute autorité vient de Dieu". Bénissons le Seigneur pour tous les amis venus de tous les diocèses du Bénin. C’était une fête de l’Eglise universelle : le Togo, le Burkina-Faso, etc. étaient présents. Applaudissons très fort les vaillantes délégations de Nantes, Avignon, Bayonne, Versailles, et Vittorio Veneto. Ce sont de véritables héros qui ont vaincu la peur panique ou la terrible psychose provoquée par les médias occidentaux qui font du virus Ebola le terroriste le plus redoutable présent partout en Afrique. Le Bénin en est protégé. Dieu merci.

    Ce jubilé, qui a duré trois ans, nous a permis de nous rassembler autour du Seigneur Jésus comme un seul homme. Toutes les communautés ont bougé. Les générosités se sont déployées. Les contemplatifs-ves ont doublement participé. Et tous les regards pétillent de bonheur.

    Le 7 décembre 2014 lors de la grand- messe en plein air à Komiguéa, sur le site marial encore nu, nous avons eu droit à un message éloquent de Rome. Savourons-le à nouveau lentement. 
                   
    En ce jour de célébration du soixante dixième anniversaire de la première évangélisation de Parakou, Sa Sainteté le Pape François s’unit par la pensée et par la prière à toutes les personnes présentes. Il rend grâce pour les merveilles accomplies par le Seigneur, depuis le temps où les Pères de la Société des Missions Africaines sont arrivés pour annoncer l’Evangile, et il encourage les fidèles à continuer à témoigner du Christ ressuscité, dans un dialogue vrai et constructif avec les traditions qui les entourent, en particulier l’Islam. Il souhaite en particulier que le Sanctuaire marial de Komiguéa devienne un instrument efficace pour le dialogue interreligieux. De même il forme le vœu que la consécration de la chapelle du Séminaire "Providentia Dei" soit, pour les séminaristes et leurs formateurs, l’occasion d’un élan renouvelé de leur propre consécration au Seigneur. Confiant le diocèse, son Archevêque, ses prêtres et tous les fidèles, à la protection de la Vierge Marie, le Saint-Père accorde à chacun la Bénédiction apostolique.
                                               Cardinal Pietro PAROLIN
                                                Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté

    Ce souhait de Rome de faire de notre sanctuaire marial un instrument efficace pour le dialogue interreligieux et interculturel devient pour nous une mission évangélisatrice spécifique. Une commission ad hoc sera créée pour en étudier la faisabilité.

    Monseigneur Marc AILLET, Evêque de Bayonne, né à Parakou, a conquis tous les Parakois lorsqu’il nous a salués en bariba. Il s’est déclaré missionnaire de Parakou en service à Bayonne. Quel honneur pour nous ! Qu’il reçoive nos vifs remerciements.

    Le Père Abbé du Barroux, Dom Louis-Marie, a émerveillé les séminaristes de "Providentia Dei", quand il a célébré le Saint Sacrifice de la messe dans la forme extraordinaire de l’unique rite romain. A lui et à son monastère, nos sincères gratitudes.

    L’Archevêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre CATTENOZ, grand bienfaiteur de notre Séminaire "Providentia Dei", a consacré la chapelle, le 8 décembre 2014. Il a insisté sur les qualités de la Vierge Marie et sur la vie d’oraison avec le Seigneur. Merci encore.

    Quant à l’Evêque de Nantes, Mgr Jean-Paul JAMES, à la fin de la messe du 7 décembre qu’il a présidée à Komiguéa, après avoir assisté au mariage de 30 couples, a convaincu tout le monde que le partenariat entre les deux diocèses est comme une rencontre joyeuse ecclésiale, œuvre de l’Esprit de Dieu. Son message que je qualifie d’historique vaut la peine d’être vulgarisé. Il est comme un phare qui éclaire notre cheminement.

    Alors que s'achèvent presque les fêtes du Jubilé dans l'archidiocèse de Parakou, je veux exprimer à Monseigneur Pascal N'KOUE, aux prêtres, religieux, religieuses, laïcs de ce diocèse, aux amis de Cotonou, ma profonde gratitude pour l'accueil qu'ils ont réservé à la délégation du diocèse de Nantes.

    Nous avons vécu ensemble une fête de famille, la fête de l'Eglise-Famille de Dieu, une famille heureuse de fêter son Seigneur, une famille heureuse de le prier ensemble, heureuse d'accueillir de nouveaux prêtres et diacres, de nouveaux couples chrétiens.

    Pendant ce jubilé, un récit de l'Evangile m'a habité : le récit de la Visitation, une rencontre de famille, la rencontre joyeuse de deux futures mères Ste Elisabeth et la Vierge Marie. Ces deux femmes n'ont pas le même âge, à l'image de nos deux Eglises : la jeune Eglise de Parakou fête les 70 ans de l'évangélisation du Borgou (quelle jeunesse !) et l'Eglise de Nantes est née du sang des martyrs Saints Donatien et Rogatien, il y a 1800 ans !!!

    Alors, la vieille maman Eglise de Nantes dit à sa jeune sœur l'Eglise de Parakou : n'aie pas peur de prendre de l'âge ! Dans l'Eglise-famille, plus on avance en âge, plus la jeunesse éternelle de Dieu nous habite !

    La vieille maman de Nantes a été heureuse de rencontrer sa jeune sœur de Parakou. Quelle beauté, votre jeune Eglise ! Quelle vitalité ! La vieille maman se laisse gagner par la joie de sa jeune sœur :

- Joie des enfants et des jeunes rencontrés dans les écoles et orphelinats à Komiguéa, à Tchatchou, à l'école bilingue Saint Hubert, dans les séminaires Notre-Dame de Fatima et Providentia Dei.
- Joie des médecins et personnels soignants de servir leurs frères et sœurs malades dans les hôpitaux diocésains.
- Joie de nos frères et sœurs consacrés, rencontrés dans les monastères Etoile Notre-Dame et chez les sœurs contemplatives de Jésus Eucharistie.
- Votre joie, frères prêtres, dans l'exercice des belles missions reçues de votre évêque, au service des paroisses, écoles ou hôpitaux. Joie simple, joie de l'Evangile, joie fruit de l'Esprit-Saint, premier Evangélisateur comme le rappelait Monsieur Jean PLIYA, dans sa conférence.  Je veux vous remercier tous, frères prêtres et plus particulièrement Père Christian qui avez conduit notre voyage, Père Serge qui accueillez, dans la jeune paroisse de Komiguéa, Benoit Lucquiau, prêtre (fidei donum)  de Nantes. Mais je remercie d'abord et surtout, Monseigneur N'KOUE de nous avoir associés à cette fête joyeuse du Jubilé à Parakou.

    Je n'oublie pas que pour vivre la joie de la Visitation, Notre-Dame a eu à se déplacer de Nazareth à Aïn Karim, chez sa cousine. Elle a eu à affronter l'incertitude des routes, sans protection, les montagnes et les collines de Judée. Nous aussi, pour nous rencontrer, nous avons à prendre la route, à traverser des montagnes pour aller vers les autres, montagnes de préjugés et de complexes, d'idées toutes faites qui empêchent parfois de vivre la rencontre. Par exemple, la vieille maman se dit parfois : « est-ce que j'ai encore quelque chose à proposer ? Est-ce que je serai bien accueillie par ma jeune sœur ? »

    Et voilà que, par la grâce de l'Esprit-Saint, la rencontre se fait, une rencontre préparée par les Pères de la Société des Missions Africaines. Plusieurs qui ont vécu au Bénin sont aujourd'hui, dans une maison de retraite près de Nantes, souvent nostalgiques de la jeune sœur africaine. Avec votre autorisation, je veux, à mon retour, leur transmettre votre affection et votre amitié.

    Au terme de cette première rencontre entre la vieille maman et sa jeune sœur, naît le désir que cette affection familiale s'approfondisse, se prolonge, s'étende par un lien durable, solide, un jumelage.

    Dans mon diocèse, nous produisons le sel, un sel fameux. Et un proverbe nous rappelle : « pour bien se connaître, il faut avoir mangé un sac de sel ensemble » !! Il faudra alors, encore beaucoup de rencontres ici à Parakou et là-bas à Nantes, des échanges, des repas, des célébrations où le sel de l'amitié sera partagé. Car pour s'aimer, il faut se rencontrer.

    Mais déjà, joyeux de cette première rencontre, et regardant avec confiance vers l'avenir, à la suite de Notre-Dame la Vierge Marie, je rends grâce pour notre rencontre, pour le partenariat des diocèses de Parakou et de Nantes. Que le Seigneur lui donne de porter un fruit abondant !
                                            S.E. Mgr Jean-Paul JAMES
                                            Evêque de Nantes

    Et comme vous le savez, tout ne fait que commencer avec ce jubilé. "Excelsior, semper excelsior", toujours plus haut dans le témoignage chrétien. La conférence de Monsieur Jean PLIYA nous a fait prendre conscience qu’être baptisé c’est être missionnaire. Et "le missionnaire c’est le saint" qui répand avec enthousiasme la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Que les enfants missionnent auprès des enfants, les jeunes auprès d’autres jeunes, les couples auprès d’autres couples. Que de ce saint jubilé naissent de saintes vocations sacerdotales, religieuses et contemplatives pour évangéliser. Nous ne pouvons pas aller loin sans une vraie dévotion à la Vierge Marie. L’image de Notre-Dame de Komiguéa doit être dans toutes les maisons et surtout dans tous les cœurs. Laissons-nous éduquer par son humilité et sa docilité à l’Esprit... La croix pèlerine du jubilé circulera dans nos maisons de formation et sur toutes les paroisses. Le curé de la Cathédrale vous en donnera le programme. Et nous voici en route pour les 75 ans d’évangélisation avec plus d’engagement, de justice et d’amour dans le service gratuit.

 +Pascal N’KOUE
   Omnium servus
 


Nouvelles de famille
- Le 7 décembre 2014, il y a eu le lancement de l’année de la vie consacrée. Elle se clôturera le 7 février
  2016. Nous sommes invités à dire tous les jours la courte prière qui a été composée, peu importe
  à quel moment de la journée.

- Prions pour le repos des âmes de Philomène et d’André, respectivement maman de Sœur Noëlie OGA
  et papa du Père Gildas TONOUKOUIN.

- Nous continuons de remercier le Seigneur, tous les amis, tous les fidèles qui se sont généreusement
  sacrifiés pour que le jubilé soit beau, vivant et riche en couleurs. Qu’il nous rapproche de Dieu.

- Nominations.
    * Père Joseph AGANI est Vicaire à la paroisse de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Titirou.
    * Père Adolphe AGANI est Vicaire à la paroisse de saint Dominique Savio de Nima.
    * Père Christian WOROU est Coordinateur Adjoint de la Pastorale Diocésaine.
    * Père Roland OKRY est Vicaire à la paroisse sainte Rita de Tchatchou.

    * Père Don Diègue GUEDOU BADE, o.s.f.s, est Aumônier diocésain du Mouvement des
         Cadres et Personnalités Politiques. Il fera aussi partie du groupe des cérémoniaires.

- Pour la collecte des vivres dans le diocèse, le Séminaire Notre-Dame de Fatima se tournera vers les
  paroisses du Nord, et le Séminaire "Providentia Dei" se tournera vers les paroisses du Sud.

- Le message de Rome à l’occasion du jubilé "souhaite en particulier que le Sanctuaire marial de
  Komiguéa devienne un instrument efficace pour le dialogue interreligieux". C’est une mission !

- Nous remercions et félicitons le Père Dindo FALLARME, svd, l’artiste philippin, alors curé de
  Bétérou, qui a peint sur une toile l’image de Notre-Dame de Komiguéa, une Vierge aux couleurs locales.

- J’encourage fortement les artistes et musiciens à composer des chants, des poèmes et des prières à
  Notre-Dame de Komiguéa, "Regina Familiae". Il est bon de répandre partout son image dans nos  
  paroisses, nos maisons, nos écoles, nos communautés, nos lieux de travail etc. C’est la bonne maman
  protectrice de notre famille diocésaine, et Reine de chacune de nos familles. Il faut donc l’invoquer à  
  temps et à contre temps.

- Dans nos récitations quotidiennes de  chapelet et prières universelles lors des Eucharisties, n’oublions
  pas d’inclure une intention spéciale pour les fidèles de Nantes, diocèse avec lequel le partenariat a été
  lancé officiellement le 7 décembre dernier.

- Que les prêtres diocésains se souviennent de la cotisation de 6000fcfa par mois pour leur retraite.


Quelques dates
1er janvier        : Journée mondiale de la paix. Confions l’année nouvelle à Notre-Dame de Komiguéa.

2 janvier        : Les bureaux  de la curie diocésaine sont fermés.

3 janvier        : A Natitingou pour les 50 ans de l’érection du diocèse.

4 janvier         : Fête de l’Epiphanie ; Messe à 9h au monastère de l’Etoile Notre-Dame. Quête impérée
              pour l’Enfance Missionnaire.

6 janvier         : Réunion du Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

7 janvier        : Visite du dispensaire de Bongoweru (Kika).

10 janvier        : Saint Sacrifice de la Messe à la paroisse de Komiguéa à 9h 30.

11 janvier        : Messe dominicale à Titirou à 8h.

12-16 janvier    : A Cotonou pour l’Assemblée Ordinaire de la Conférence Episcopale du Bénin.

18 janvier        : Pèlerinage du Secteur paroissial de Tchaourou à Papanè, à 10h.
18-25 janvier    : Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

25 janvier        : Journée mondiale des lépreux. Messe dominicale à Bétérou à 8h 30.

26-30 janvier    : A Natitingou : Assemblée Générale de l’Union du Clergé Béninois.

NB : 23 février    : Récollection du presbyterium pour l’entrée en Carême au Centre Pastoral.
      Du 2 au 11 février, je serai à Rome pour une rencontre d’Evêques avec la Communauté Sant’ Egidio.




HEUREUSE ET SAINTE ANNEE  2015

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin