Une maladie grave est en train de nous frapper : le manque d’attention. Celle-ci présuppose la volonté. Et la volonté engendre des génies. Pour les latins, les vrais hommes se distinguaient par leur volonté de fer : "Homines sunt voluntates". Et le grand savant Thomas Edison (1847-1931) avait l’habitude de dire : "Le génie est composé de 1% d’inspiration et de 99% de transpiration". Mais la volonté sans l’attention est aveugle. On se fatigue pour peu de résultat positif. Cependant un homme plein d’attention, quelle personnalité exquise et complète!
    Les nouveaux modes d’échange ne nous aident pas à regarder, à écouter, à lire et à écrire avec attention. Il est temps qu’on redécouvre son importance. C’est une puissante vitamine pour l’éducation. Malheureusement, elle n’est pas considérée comme une valeur à cultiver. Et pourtant, elle est à la base de tout apprentissage et de toute transmission. Si on ne fixe pas son attention quand on regarde, quand on écoute, ou quand on nous parle, on apprend peu et mal. L’esprit perd ses repères et ses adhérences. Et c’est le zapping qui s’impose à nous. Les nouvelles technologies sont une belle invention. Mais les hommes qui les manipulent ou les utilisent n’en font pas toujours un bon usage. Nous constatons qu’elles entraînent plus une déshumanisation qu’une humanisation. Elles empêchent l’homme d’être intérieur, attentif à l’autre et soucieux du bien commun. Les films, les feuilletons, la publicité, la propagande, la musique, l’internet, la télévision, les téléphones portables et certains jeux sont des instruments d’influence subtile, extrêmement puissants. Ils agissent d’abord sur l’émotivité, affaiblissent la volonté, puis atteignent l’esprit humain. Et comme ils sont censés apporter la joie et la détente, on leur ouvre grandement toutes les portes. Et c’est là où nous sommes piégés. Le Pape Benoît XVI attire notre attention là-dessus.
    « Nous savons que les nouvelles technologies de l’information peuvent devenir de puissants instruments de cohésion et de paix ou bien des promoteurs efficaces de destruction et de division. Ils peuvent servir ou desservir sur le plan moral, propager le vrai comme le faux, proposer le laid comme le beau. La masse de nouvelles ou de contre-nouvelles, ainsi que celle d’images, peut être intéressante tout comme elle peut conduire à une forte manipulation. L’information peut très facilement devenir de la désinformation, et la formation de la déformation. Les médias peuvent promouvoir une humanisation authentique, mais ils peuvent tout autant entraîner une déshumanisation » Benoît XVI, Africae Munus N° 143. Pour éviter cette déshumanisation, il faut revaloriser l’attention.
    Un professeur de chimie mit un jour à l’épreuve ses élèves pour bien leur montrer qu’ils manquaient d’attention. Il prit un flacon contenant un liquide et il dit : "Pour reconnaître une substance, dans certains cas, on est obligé de le goûter". Il mit alors un doigt dans le flacon, le porta à la bouche, et passa le récipient à ses élèves. Chacun imita le professeur. Mais à chaque fois qu’ils goutaient le liquide, les élèves faisaient une grimace de dégoût, tellement le liquide était repoussant.
    Et le professeur de conclure : "Vous voyez que j’ai raison de vous dire qu’il vous manque l’attention. J’ai plongé l’index dans le flacon mais c’est le majeur que j’ai mis dans ma bouche’’. Ce n’est pas le même doigt. Eh oui, on est trop distrait. Et les jeunes deviennent de plus en plus distraits. Les nouvelles technologies en sont pour quelque chose. Un virus a vraiment pénétré le logiciel de l’éducation aussi bien en famille qu’à l’école. Et la pensée unique en profite copieusement.
    Pour obtenir la concentration afin de suivre un enseignement ou un cours de catéchisme, quelle fatigue ! Pour réciter lentement une dizaine de chapelet, quelle souffrance ! Pour comprendre une phrase humoristique, un jeu de mots, quelle gageure ! Il est peut-être plus facile aujourd’hui de capturer un lion dans le parc national de la Pendjari que de captiver l’attention des jeunes pendant un quart d’heure. Cette carence ou vitaminose de l’attention ne frappe pas seulement les enfants et les jeunes. Il atteint aussi les adultes, les grands et les doctes.
    Que de personnes adultes oublient régulièrement leur parapluie, leur chapeau, leur foulard, leur mouchoir ou carrément leur carte d’identité et leur trousseau de clés dans un bus, dans un magasin, dans un restaurant, à la poste. Il y a plus grave, c’est l’oubli des dossiers compromettants, ou de la sacoche de madame dans le bureau d’une tierce personne. Il y a pire : c’est l’oubli des fils et même des ciseaux dans les corps des malades opérés. Pas brillant du tout ! (cf. l’histoire bien connue de Madame Part Skinner de 69 ans, qui a gardé dans son abdomen pendant 18 mois des ciseaux de 17cm. C’était en 2004, quelque part en Australie). Qui me contredira, si j’affirme qu’il y a beaucoup d’accidents mortels de circulation causés par le manque d’attention des conducteurs.
    La situation est dramatique. Nous lançons un SOS pour que parents, professeurs, éducateurs, élèves, revalorisent l’attention. Il n’y a pas de produit de substitution pour cette valeur. Elle est à la base de toute éducation. La Bible insiste là-dessus : "Regarde et tends l’oreille… Ecoute Israël… Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. Souviens-toi… N’oublie pas"... Jésus, en son temps, se plaignait beaucoup du manque d’attention de ses contemporains en ces termes : "Ils regardent sans regarder. Ils écoutent sans écouter et sans comprendre…Le cœur de ce peuple s’est alourdi" ; "leurs oreilles ne savent plus entendre, ils se sont bouchés les yeux " (Mt 13,13-15).
    L’attention prend en compte les cinq sens. Son absence peut produire des "toxines" qui déstabilisent notre personnalité. On devient superficiel en tout. On n’a pas les pieds sur terre. On vit dans la stratosphère. On répond mal parce qu’on a compris de travers. Un petit exemple : deux amis se rencontrent. L’un dit à l’autre : il paraît que ta femme est enceinte. La réponse vient sans tarder : "oui, un peu". Allez-y comprendre ! Le distrait n’est pas présent là où il est. Il écoute à peine. Il parle et agit avant de réfléchir. S’il agace les autres, il ne s’en rend pas compte. S’il fatigue tout le monde, il croit qu’il est le plus apprécié. Chez lui, "un beau désordre est un effet de l’art". Il est comme l’époux qui ne voit pas le gros abcès sur le front de son épouse. Il est agité, court à droite et à gauche, et arrive toujours en retard. Il s’affaire sans rien faire. Il a du mal à se fixer, à prévoir, à programmer et à s’organiser. Du coup, il ne prend pas le temps d’analyser en profondeur une situation et il perd le sens de la hiérarchie des valeurs. Il paraît que Louis XVI, roi de France, le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille, moment crucial de la Révolution Française, a écrit dans son diaire : "Aujourd’hui, rien de nouveau". Il devait souffrir d’une crise abyssale d’Alzheimer peut-être ! Evidemment, il n’y a pas de règle sans exception. On peut rencontrer des génies qui soient des gens très distraits comme Einstein. Il fixait son attention ailleurs, sur des valeurs hors du commun.
    Dans l’art de former, il faut vraiment dédier un bon chapitre à l’attention. Car elle s’éduque. Elle ne fait pas partie de notre patrimoine génétique. Nous naissons peu attentifs. On peut éduquer à l’attention par des devinettes, des contes, des histoires inventées qui éveillent l’esprit. Les enfants écoutent, ils suivent, ils veulent savoir la fin du dénouement. Cette "plus-value" dans l’éducation repose sur deux piliers : le silence et le calme afin d’observer les choses en profondeur. Enseignons cela très tôt aux enfants à travers de petites choses : à remarquer les toiles d’araignées sur le mur, un sachet de plastique qui traine par terre, un meuble plein de poussière, la nappe de table mal dressée, une image ou une photo mal accrochée au mur, mais aussi à secourir ceux qui ont besoin de leurs petits services : un pauvre, un malade, une personne âgée, etc.
    Il y a encore les bonnes lectures qui ouvrent l’esprit à la sagesse et aux convictions saines. Plus l’élève lit et comprend, plus il a envie de lire. La maîtrise de la lecture le met à l’aise pendant les cours. Il est moins stressé et plus porté à se cultiver, à bien penser, à bien juger. C’est logique : le savoir appelle le savoir. C’est la lecture qui fait la culture, tout comme "c’est l’effort qui fait les forts".
    Et donc halte à la méthode purement globale, au zapping, aux mauvaises images, mauvais livres, mauvaises revues que les jeunes se passent de main en main dans les écoles, les lieux de rencontre, les familles etc. C’est un poison mortel. Ça fait des ravages pires que la bombe atomique qui, elle, ne tue que les corps, mais sans atteindre l’âme.
    Il faut mettre à la place les histoires bibliques édifiantes : la création, l’appel d’Abraham, les songes de Pharaon, la vocation des prophètes, Moïse sauvé des eaux, les dix commandements reçus sur le Mont Sinaï, David et Goliath, la sagesse de Salomon, les paraboles de notre Seigneur etc. Eh oui, il faut donner de la nourriture biblique qui oriente les cœurs et les esprits vers Dieu. Recommandons aussi les grands saints, leurs sermons, leurs lettres, les livres spirituels. Les lettres de Saint Paul sont des délices, les encycliques des Papes sont des phares pour notre vie de foi. Et il y en a pour tous les goûts, pour les savants, les âmes simples, les malades, ceux qui doutent, les âmes torturées etc. Ce sont là de saines lectures qui imprègnent notre intelligence mais aussi notre vie personnelle et sociale, notre vie affective, morale et spirituelle.
    L’attention est un autre nom de l’amour qui perçoit les besoins de l’autre avant qu’il ne s’exprime. C’est aussi l’intuition qui sent d’avance les événements heureux ou malheureux  avant qu’ils n’éclatent au grand jour. Aux Noces de Cana, la Vierge Marie a brillé par son attention. C’est Elle qui a vu, la première, que le vin commençait à manquer. Et elle a discrètement tout préparé. Ainsi, advint le premier miracle. On pourrait ajouter aux litanies de la Vierge Marie, "Reine de l’attention désintéressée, priez pour nous". Plus on est attentif, plus on est fin, courtois, prévoyant et compatissant. L’attention rend toute personne plus altruiste, mais aussi plus aimable, plus désirable que l’or fin, plus gracieuse que la Reine Esther. S’il y avait plus d’attention réciproque dans les foyers, il y aurait moins de brouille et de casse. Toute société a besoin de cette vitamine pour vivre en paix, pour se revitaliser et se régénérer.
    Le grand désir des parents devrait être de faire de leurs enfants des saints : ce sont les grands attentifs aux autres. Pourquoi ne pas pousser les petits enfants très tôt à aimer Joseph et Marie, les deux préférés de Dieu ; tous deux simples, humbles, soumis aux signes de Dieu, prêts à tous les sacrifices pour le bien de l’humanité. Tous deux craignaient Dieu, et étaient habités par un silence intérieur profond. Tous deux s’aimaient fidèlement et portaient leur attention sur le petit Jésus. Joseph, toujours disponible à Dieu, parlait très peu. De la Vierge Marie, on a dit qu’elle retenait tous les événements du salut et les méditait dans son cœur (Lc2, 51). L’attention est cette vitamine indispensable qui fait les grands hommes. Il n’est pas trop tard pour se l’administrer rigoureusement toujours et partout !   
 

+Pascal N’KOUE
  Omnium servus

 


Nouvelles de famille

- Prions pour le repos éternel de l’âme de Monsieur Martin AGOUNKPE, papa de Sœur Rachel, Cistercienne de l’Etoile Notre-Dame.

- Pour le 60e anniversaire du pèlerinage national de Dassa, un tissu a été frappé. Vous le trouverez en vente sur les paroisses. Le thème du pèlerinage : "Marie, modèle de foi et d’abandon à Dieu".

- Docteur Paul AYEMONNA est désormais le Directeur de l’hôpital ophtalmologique de Tinré ad intérim. Docteur Andrew POTTER est le Directeur médical, et Docteur ALPHA BIO Amadou, le Directeur médical Adjoint.

- A partir de septembre prochain, le Père Henri EDOH s’occupera de la Communauté Chrétienne de Téokpara sous l’autorité de Bétérou. Et le Père René VIEYRA créera celle de Bamora sous l’autorité de Banikanni.

- Le Secrétariat de l’Archevêché attend le curriculum vitae de tous les prêtres. Veillez joindre une photo récente et bien claire.

- Nous remercions le Seigneur pour Jules AKPO et Yves AÏDOMONHAN qui ont fait le rite d’admission et le lectorat le 20 juillet dernier. Norbert AGOSSOU, lui, faisait le ministère de l’acolytat. Nous leur souhaitons une bonne montée vers l’autel.

- Nous félicitons Mère Emma GBAGUIDI, récemment élue Supérieure Générale des Sœurs de Saint Augustin du Bénin, et son Conseil. Prions pour cette nouvelle équipe.

 - Nous saluons les scouts d’Angers et de Nantes (France), qui sont en ce moment dans notre diocèse. Qu’ils soient les bienvenus. Les relations se tissent comme il convient avec les jeunes.

- Le Père Dieudonné AHYITE part bientôt pour des études de théologie en France (au Studium Notre-Dame de Vie de Venasque). Nous remercions l’Ambassade de France qui offre cette bourse d’études. Intéressant, n’est-ce pas ? Vraiment, le Bon Dieu est avec nous.

- Nous attendons ce mois-ci deux techniciens de l’AFR (LIVOTTO Francesco et GAIOTTO Giancarlo), qui viendront d’Italie imprimer les premiers cahiers de notre imprimerie diocésaine. Ils sont les bienvenus. Un grand merci à l’Association des Familles Rurales.

- Les Directeurs des hôpitaux diocésains de Boko (Père Dominique ADJE) et de Papanè (Sœur Mireille AGUESSI) sont au Japon pour un mois de formation. Dieu soit loué pour cette ouverture inédite qu’on nous offre gracieusement !

- Mes vives gratitudes aux Frères de la Sainte Famille du Burkina avec lesquels j’ai célébré mon anniversaire sacerdotal, le mois dernier. J’entends leurs pas en route pour Parakou.


Quelques dates


3 août : Ordination diaconale de Joseph AGANI à la Cathédrale, à 9h 30.

10 août : A Lokossa pour les 40 ans de sacerdoce de Son Excellence Mgr Victor AGBANOU.

15 août : Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie au ciel. C’est une fête de précepte, c’est-à-dire que, comme le dimanche, aller à la messe ce jour-là est obligatoire.

16 août : Vœux perpétuels de six religieuses, Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus. Rendez-vous à la paroisse Marie Auxiliatrice, à 9h 30. Quelle belle moisson ! Prions pour elles.

20 août : Au Monastère l’Etoile Notre-Dame.

21-22 août : Le Cardinal John ONAIYEKAN, Archevêque d’Abuja, vient nous visiter à Parakou.

23-24 août : Pèlerinage marial à Dassa. Le tour de la Sainte messe pour le diocèse de Parakou c’est le samedi 23 août, à 13h 45mn.

N.B. Du 14 septembre au 6 octobre 2014, je serai absent du diocèse pour un peu de vacances.


         

  Le 27 juin dernier, tous les prêtres du diocèse se sont retrouvés au Monastère des cisterciennes pour la fête du Sacré-Cœur : journée d’adoration et d’échanges. Nous remercions les moniales qui ont rehaussé par le chant des mélodies grégoriennes la messe solennelle du Sacré-Cœur, célébrée dans leur sanctuaire : un avant-goût du Paradis. La kora et la cithare accompagnaient la voix des contemplatives et des clercs. Il y avait de la dignité, de la beauté, de la dévotion. On sentait l’union des âmes. Voici des extraits de l’homélie :

    Nous venons dans ce sanctuaire, haut-lieu de prière, pour rendre grâce du don du sacerdoce. Nous remercions toutes les Etoiles de ce Monastère, monastère dédié à la grande Etoile qu’est la Vierge Marie. Merci de nous accueillir si aimablement, si fraternellement et si maternellement. Merci de votre liturgie habitée par le silence, le silence plein de Dieu. Merci de vos chants qui nous rapprochent de Dieu.

    Comme il fait bon d’être ensemble. Comme il est beau et doux pour des frères de se retrouver chaque année au Monastère pour la fête du Sacré-Cœur. Rappelons-le : la fête du Sacré-Cœur est aussi la journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. Quoi d’étonnant à cela ? Si le sacerdoce c’est l’amour du Cœur de Jésus, il convient que ce soit en la fête du Sacré-Cœur qu’on se tourne ensemble vers Dieu pour la sanctification du prêtre. J’ai bien dit ensemble. Car on n’est pas prêtre à titre individuel ou privé, ou encore pour son propre compte. Nous formons un seul diocèse, un seul peuple de Dieu qui a un seul presbyterium. La communion fraternelle n’est pas facultative. Celui qui s’isole se damne. Et nous sommes là pour écouter ensemble Jésus, l’Agneau immolé, nous parler de son Cœur en nous le montrant : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qui n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour toute reconnaissance, je ne reçois de la plupart (des hommes) que des ingratitudes par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, par leur froideur et leur mépris ».

    A partir de cette phrase, tout devient clair. Jésus le Fils de Dieu nous aime. Il s’est fait proche des hommes ; il enseignait en homme qui a autorité. Il guérissait les malades. Il s’intéresse encore à nos misères. C’est vraiment lui le Bon Pasteur. Jésus attend des hommes une réponse d’amour à son amour. Et le prêtre doit être au premier rang. La valeur du prêtre n’est donc pas dans son intelligence, ses diplômes, son savoir-faire, mais dans la qualité d’amour de son cœur, dans la gratitude d’avoir reçu le sacerdoce, un si grand don. Et c’est dans le cœur à cœur intime et quotidien avec Jésus que le prêtre exprime le mieux cette gratitude qui le rend fort…

    En ce jour béni, nous voulons bénir ensemble le Seigneur pour ce beau diocèse qu’il nous a confié, pour les paroisses que nous desservons, pour les diverses communautés dans lesquelles nous vivons. La paroisse de Banikanni est dédiée au Sacré-Cœur. Les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus célèbrent des vœux simples en ce jour. Nous avons aussi les Sœurs missionnaires catéchistes du Sacré-Cœur. Unissons-nous d’intention et de prière. Bénissons le Seigneur. Dieu est réellement présent dans son Eglise. De plus en plus, on comprend que l’Evêque n’est pas un employeur et que les prêtres ne sont pas ses employés. Nous sommes tous des ouvriers du Seigneur. C’est lui qui nous paie. Et il est très généreux envers nous. Vénérer le Sacré-Cœur, c’est le remercier pour les merveilles de sa bonté, pour les signes d’espérance qu’il nous offre. Vraiment notre Dieu est Amour. Il n’est qu’Amour. Notre diocèse s’embellit physiquement et spirituellement. L’amitié entre nous s’intensifie. Les villages qui semblaient imperméables à l’Evangile bougent et se bousculent pour entrer dans l’Eglise. L’idée d’un sanctuaire marial à Komiguéa galvanise les énergies. La construction du grand séminaire "Providentia Dei" suscite un engouement sérieux à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières. L’Esprit de Pentecôte semble souffler plus fort que le jour de sa première descente officielle sur les Apôtres.

    Ce n’est pas tout. Les salles de catéchèses et les églises se remplissent. Les écoles catholiques augmentent et deviennent de véritables lieux d’évangélisation. On y enseigne systématiquement les dix commandements de Dieu. Il n’y a rien de mieux pour l’éducation de la conscience. Dans nos hôpitaux, les prières chrétiennes et les Eucharisties ont repris droit de cité. Les vocations sacerdotales et religieuses se raffermissent. Les demandes de mariage s’intensifient. Les Consacrés, les Contemplatifs et Contemplatives se dopent de dynamisme et d’ardeur spirituelle. Avec le psalmiste, on peut dire : "Tout exulte et chante".

    Evidemment les pleurs ne manquent pas. A Bétérou le peuple pleure les missionnaires SVD qui quittent définitivement la paroisse, sur ma sollicitude, pour prendre en charge la paroisse de Sirarou. A Bétérou, on enverra une communauté de trois de prêtres diocésains. C’est un défi. A Sirarou, on pleure aussi les deux prêtres diocésains qui viennent de passer à peine un an. Mais bénissons le Seigneur. Car nous savons que les difficultés personnelles ou les épreuves communautaires de la vie sont des baisers de Dieu, des caresses de Dieu, des accolades de Dieu. Bref ce sont des instruments précis pour tester, jauger, diagnostiquer et vérifier la qualité de notre foi. Ce sont des échelles pour nous aider à monter en sainteté…

    Révérends Pères, notre liberté s’exprime avec éclat dans notre soumission consentie à la volonté de Dieu. Oui, la vraie liberté se trouve dans l’obéissance acceptée de tout cœur. Satan qui désobéit n’est pas libre. Mais, il vaut mieux encore être froid ou chaud que d’être tiède. Les tièdes, Dieu n’en veut pas. Il les vomit. Vous connaissez certainement l’histoire de Marcelle GALLOIS. Avant de devenir moniale, cette jeune fille était une anticlérale affichée, se moquant royalement de Dieu et de son Eglise. Mais quand elle accueillit la lumière de la foi grâce à l’office des Ténèbres du vendredi saint de l’an 1914, elle entra, trois ans après comme postulante, dans un monastère de bénédictines. C’était à la surprise de tout le monde, bien sûr. La passion du Christ l’avait transpercée. Sa conversion foudroyante mais sincère lui fera écrire ces mots : "Je vous suivrai, Seigneur. Conduisez-moi. Je ne serai pas une religieuse de camelote et de bazar", en termes béninois et transposés pour nous,  traduisez "je ne serai pas un prêtre kpayo et atchouta". C’est à l’âge de 51 ans qu’elle prononcera ses vœux définitifs après 20 ans d’attente, et deviendra Mère Geneviève GALLOIS. Cette fille anarchiste finit par se plier à la Règle de Saint Benoît. De froide, elle devint chaude, très chaude pour le Bon Dieu. Voilà ce que le Christ attend de nous : que nous soyons des prêtres passionnés, des prêtres chauds, très chauds pour lui. Ce n’est pas un hasard si l’Esprit de Pentecôte est descendu sur les apôtres sous forme de langues de feu. C’était pour les  réchauffer et les envoyer en mission aussitôt. Jésus ne cache pas ses intentions quand il dit qu’il est venu allumer un feu sur terre et qu’il est pressé de le voir allumé.

    Eh oui, la fête du Sacré-Cœur nous est donnée pour que le Cœur de Jésus réchauffe nos cœurs. Que brûle en nous la charité fraternelle que nous appelons souvent "la fraternité sacerdotale". Cette cohésion ou communion est d’abord une grâce qui nous vient du Corps et du Sang du Christ, Pain rompu pour un monde nouveau. Mais notre effort et notre désir de chercher le bien de l’autre est indispensable. Les secteurs paroissiaux ont été augmentés pour faciliter cette chaleur entre nous. Le succès de notre apostolat en dépend. Voyez comme ils s’aiment est le plus beau témoignage que le peuple attend de nous. La communion dans le Christ autour de l’Evêque nous rend aussi fort que 12 légions d’anges. Nous avons le droit d’avoir notre style d’apostolat dans lequel dominent l’amitié et l’esprit d’appartenir à la même famille de Dieu. Cela réduit de façon drastique les individualismes pervers, les égocentrismes inhumains, les querelles de clochers stupides, les guerres intestines sur les limites territoriales des CEV (Communautés Ecclésiales Vivantes). Nous sommes une seule et même famille parce que nous avons un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul sacerdoce, un seul Dieu, Père de chacun, Père pour tous. Aimons-nous les uns les autres comme Dieu nous a aimés et continue de nous aimer…


                                                        +Pascal N’KOUE
                                                             Omnium servus
NOMINATIONS
1- Père Edgard VIGAN, Curé de la Cathédrale

2- Père Christian DEGBE, Vicaire à la Cathédrale

3- Père Jonathan CAPO-CHICHI, Curé de Saint Joseph d’Alaga

4- Père Gratien HOUNLODJI, Responsable de la quasi paroisse de Ganon en création

5- Père Boris KPENETOUN, Curé de Bétérou

6- Père Parfait AGONHE, Vicaire à Bétérou

7- Père Gilles KIMBA, Vicaire à Bétérou

8- Père Ernest DEGUENONVO, Curé d’Albarika

9- Père Arnaud CHOGOLOU, Coordinateur de la Pastorale diocésaine et Directeur du
        Centre Pastoral Guy Riobé.

10- Père Cosme ADJOMALE, Responsable de la Procure et Recteur du sanctuaire Christ
          Rédempteur de l’homme

11- Père Sosthène ALAPINI, Aumônier des hôpitaux de la ville de Parakou et Recteur-
        adjoint du Sanctuaire Christ Rédempteur de l’homme

12- Père Damien DAKIN, Curé Gbégourou

13- Père Romuald GNANGNON, Vicaire à Gbégourou et Directeur-adjoint de la Caritas

14- Père Simon TANKLOUFLEY, Responsable de l’Enfance missionnaire

15- Père Franck TOKPASSI, Responsable de la piste de Kika (de Baka au Lycée agricole).
       
16- Père Serge DANNON, Curé de Komiguéa en création

17- Père Patient SEKO, Régisseur du Centre Notre-Dame du Refuge

18- Père Kisito VODOUNON, Exorciste et Vicaire à Tchaourou

19- Père Denis LE PIVAIN, Recteur du grand Séminaire diocésain "Providentia Dei"

20- Père Fortuné GONSALLO, Vice-recteur à Providentia Dei

21- Père Ephrem DANNON, Préfet des Etudes à Providentia Dei

22- Père Aimé NATTA, Econome à Providentia Dei

23- Père Cyrille CHABI, Professeur au grand Séminaire Saint Gall de Ouidah

24- Père Léandre YEMADJRO, affecté à l’Institut des Artisans de la Justice et de la Paix
         (IAJP) à Cotonou

25- Père Freddy TOSSOU, Professeur au Séminaire Saint Pierre de Natitingou

26- Père Jacques KOTOKO envoyé au diocèse de Natitingou (pour une paroisse)

27- Père Aubin LEGBODJOU envoyé au diocèse de Nantes (pour une paroisse)

28- Le Centre de diagnostic SANCTA MARIA est désormais rattaché à
      l’hôpital St Jean de Dieu de Boko.

29- Adolphe AGANI, diacre en stage à Nima

 30- Roland OKRY, diacre en stage à Tchatchou

31- Christian WOROU, diacre en stage au Centre Pastoral Guy Riobé

32- Joseph AGANI, diacre en stage à Titirou

        Ces nominations prennent effet à partir du 1er septembre 2014.

 


Nouvelles de famille


-Un grand merci à tous les agents pastoraux qui nous quittent pour une autre mission.


- Prions pour le repos de l’âme du papa du Père Anatole MONGADJI, décédé le mois dernier.


- Ceux qui recevront des séminaristes pour un mois de stage, qu’ils se souviennent du certificat  des vacances à faire en trois exemplaires (pour le Séminaire, l’Archevêché, la paroisse).


- Que les passations de service se fassent par écrit et dans les conditions les meilleures.


- Sur ma sollicitude, la Communauté religieuse masculine (SVD) quitte la paroisse de Bétérou pour la paroisse de Sirarou. Les prêtres diocésains quittent Sirarou pour Bétérou. Tout est pour  la gloire de Dieu et pour une meilleure évangélisation du diocèse. Facilitez-leur la tâche.


- L’Assemblée Générale de la nouvelle année pastorale aura lieu le 15 octobre 2014.


- Le thème spécifique pour le diocèse sera : "Education catholique et Familles en dialogue".


- Le Frère Emmanuel, Econome de la Conférence Episcopale du Burkina, sera avec nous du 13  au 19 octobre 2014. Nous l’en remercions d’avance.


- Le Seigneur nous donnera quatre nouveaux prêtres le 6 décembre 2014. Les ordinations  auront lieu à la Cathédrale, à 9h30. Ce sont :

Roland OKRY, Christian WOROU, Adolphe AGANI, Joseph AGANI.


- Six prêtres nous reviennent : ce sont les Pères Gratien HOUNLODJI, Edgard VIGAN,
  Léandre YEMADJRO, Cosme ADJOMALE, Fortuné GONSALLO, Kisito VODOUNON.


- Bénissons le Seigneur pour le Père Bruno LUQUIAU que le diocèse de Nantes nous envoie  comme prêtre fidei donum. Il apprendra d’abord le bariba auprès d’un Père s.m.a.


Quelques dates

1er juillet : Dédicace de la Cathédrale Saints Pierre et Paul.

3 juillet : A 10h : Rencontre avec les Sœurs ocpsp à l’Archevêché.

5 juillet : A 9h30, Messe pour les 100 ans du grand Séminaire Saint Gall et l’Institut des Sœurs ocpsp
            à la Cathédrale.

13 juillet : A 11h, Eucharistie avec la Communauté anglophone à la Cathédrale.

19 juillet : A 9h, Rencontre avec les Marguillers au Centre Pastoral.
        A 17h : Rencontre avec tous séminaristes du diocèse.

20 juillet : Célébrations des ministères en vue du sacerdoce au sanctuaire Christ Rédempteur de
        l’homme : Norbert AGOSSOU (acolytat), Yves AÏDOMONHAN et Jules AKPO
        (lectorat et prise de soutane), à 9h30.

22 juillet à 10h : Vœux solennels de Sœur Marie Julienne COMMANDAN, au monastère l’Etoile
            Notre-Dame.

24-27 juillet : Au Burkina Faso pour la profession des vœux chez les Frères de la Sainte Famille.

28-1er août : Retraite sacerdotale au Monastère l’Etoile Notre-Dame, par le Père Gilles SOGLO.

    N.B. Préparons-nous pour le pèlerinage marial de Dassa. Il aura lieu du 22 au 24 août 2014.
        Le Cardinal John ONAIYEKAN, Archevêque d’Abudja (Nigéria), assurera la présidence.

                 - Les Sœurs de Saint Augustin sont en chapitre général ce mois-ci à Cotonou. Prions pour
              elles.

            - Le 3 août 2014, on célébrera l’ordination diaconale de Joseph AGANI à la Cathédrale à
          9h30.

BONNES ET SAINTES VACANCES A TOUS !

                                                                                                                                    

Je propose un texte du 17e siècle qui nous interpelle encore aujourd’hui. « C’est une pitié de voir comment la plupart disent leur chapelet ou leur Rosaire. Ils le disent avec une précipitation étonnante. Ils mangent même une partie des paroles…Après cela, faut-il s’étonner que les plus saintes prières de la religion chrétienne restent sans presque  aucun fruit ; et que après mille et dix mille Rosaires récités on n’en est  pas plus saint. Arrêtez votre précipitation naturelle en récitant votre                 Rosaire, et faites quelques pauses au milieu du Pater et de  l’Ave…Une dizaine dite ainsi posément vous sera plus méritoire que des milliers de Rosaires récités à la hâte sans réfléchir ni s’arrêter ». Saint Louis-Marie GRIGNION DE MONTFORT, le secret du Rosaire, pour se convertir et se sauver.
    Satan devrait voir arriver le mois de Marie avec beaucoup de tristesse et d’angoisse. Nous allons le pilonner impitoyablement de nos Ave Maria. La consigne, qui nous vient du ciel, c’est de le faire tous les jours. Le chapelet est la douce chaîne qui nous relie à Dieu. En effet, après le saint sacrifice de la messe, c’est la prière la plus agréable à Dieu et la plus profitable à nos âmes. Mais pour Satan, c’est un instrument de torture à nul autre pareil. Le Pape Adrien VI (16e siècle) désigne le chapelet comme "le fouet du démon". Il en est certainement ainsi puisque l’arsenal des grains fusant de toutes parts à un rythme régulier malmènent terriblement le prince des ténèbres. Chaque Ave Maria est comme un coup de marteau sec  et violent sur sa tête. Voilà pourquoi Satan fait tout pour mettre en nous beaucoup de paresse, de distractions et de négligence à l’heure de cette prière. Ainsi les coups qu’on lui assène perdent leur force. Et non ! A malin, malin et demi. Apprenons à prier le chapelet avec foi, et Satan, pris de vertige, nous laissera en paix.
    Car ce "Monsieur" n’épargne personne. Le combat est même plus éprouvant chez les saints. Mais la Vierge Marie vient toujours au secours des âmes attaquées. Marthe Robin fait une description succulente : « Quand la Maman paraît, alors il ne peut absolument rien sur elle. Rien. Il n’a aucun pouvoir sur elle. Aucun. Quand elle apparaît, si vous voyez cette fuite, cette dégringolade de tous ces démons, qui sont opposés entre eux, qui ont de la haine l’un pour l’autre. Quel spectacle, quelle bousculade ! »
    Marie est une sécurité plus sécurisante que les clôtures, les murailles, les barricades, les gardes du corps. Sa protection contre les démons est sûre, contrairement à celle des féticheurs escrocs, marabouts bonimenteurs et autres commerçants faiseurs de gris-gris qui ne sauvent personne. Avec Marie la peur est vaincue.
    A l’heure du chapelet, il faut arrêter toute activité. Dieu et la Vierge sont là. Nos bons anges gardiens aussi. Quelle belle compagnie ! Le secret sublime est de faire du chapelet un temps de méditation pour contempler la vie, la mort, la passion et la gloire de Jésus-Christ, pour contempler aussi le rôle de Marie auprès de nous. Lentement, prononçons les paroles bibliques avec foi et confiance en y mettant beaucoup d’attention. Et si on psalmodie les "Ave Maria" c’est encore mieux. Il s’agit de chanter tout l’"Ave Maria" et non seulement quelques phrases pour vite finir le chapelet.
    Les vingt mystères du Rosaire  (joyeux, douloureux, glorieux et lumineux) sont tous de grands bienfaits de Dieu tirés de la Bible, de même que "le Pater, l’Ave Maria, le Gloria Patri". " Il est opportun que l’énonciation des différents mystères soit accompagnée de brefs passages de la Bible relatifs au mystère annoncé" in Verbum Domini n° 88. En effet, il y a un lien indissociable entre les Saintes Ecritures et Marie "qui conservait toutes ces choses en les méditant dans son cœur" (Lc 2,19). Méditer c’est se laisser toucher personnellement ou communautairement par la Parole de Dieu. C’est se remettre en question. C’est actualiser la Sainte Ecriture. La méditation prépare la prière, la prière conduit à la contemplation et la contemplation nous pousse à l’action, c’est-à-dire à servir humblement et gratuitement Dieu et le prochain. Sans la méditation, le chapelet est comme un corps sans âme, donc un cadavre, ou encore comme une moto sans carburant. Elle devient encombrante. Ainsi compris, rien n’empêche qu’on prie le chapelet devant le Saint-Sacrement : « En présence du Saint-Sacrement conservé ou exposé, il est possible aussi  de prévoir la prière mariale du Rosaire qui est "merveilleuse de simplicité et de profondeur" » in Redemptionis Sacramentum n°138. Plus notre âme est arrosée par cette prière, plus on respire la paix. Et ce n’est que justice, car celui qui prend la Mère de Dieu chez lui a toute la sainte Trinité et la cour céleste chez lui. Alors qu’attendons-nous ?
Voici quelques conseils inspirés du "Secret du Rosaire"
    Récitons le chapelet en état de grâce ou tout au moins avec un cœur repentant, dans la résolution de sortir de nos péchés. Nous reconnaître pécheurs et compter sur la miséricorde de Dieu pour vivre dans la justice et la sainteté véritable nous fait gagner des points.
    Récitons le chapelet lentement, posément en faisant attention aux paroles sublimes qu’on prononce. Certains se croient souvent à une compétition de course, à un marathon. La vitesse avec laquelle les "Pater", "Ave" et "Gloria" se pourchassent comme une mitrailleuse déréglée confirme que le cœur n’y est pas. Or "Dieu écoute plutôt la voix du cœur que celle de la bouche". Dans cette manière rapide de liquider le chapelet, on ne prie pas, on ne fait prier personne, les distractions volontaires se multiplient. C’est un de manque de respect envers Dieu et sa sainte Mère. Quand on s’adresse à une personne qu’on aime, ce n’est pas en courant. Or dans la récitation à la va-vite, il n’y a pas de méditation, pas de contemplation, pas d’intériorité, pas de recueillement. C’est rien que du rabâchage. C’est un ronronnement continu.
    Ecoutons l’enseignement du Pape Paul VI là-dessus :    « Par nature, la récitation du Rosaire exige que le rythme soit calme et que l’on prenne son temps, afin que la personne qui s’y livre puisse mieux méditer les mystères de la vie du Seigneur vus à travers le Cœur de Celle qui fut la plus proche du Seigneur, et qu’ainsi s’en dégagent les insondables richesses ». Plus près de nous, le Père Georges VANDENBEUSCH dans sa captivité par la secte Boko Haram au Cameroun a tenu bon grâce au chapelet : "En fin d’après-midi je priais le chapelet en prenant tout mon temps". Prendre son temps cela vaut pour toute prière et oraison. Le prophète Jérémie dit : "Maudit soit celui qui fait l’œuvre de Dieu avec négligence" (Jérémie 48, 10). La négligence est un élément de la médiocrité spirituelle. C’est affreux de prier le chapelet avec un ou plusieurs portables allumés ou même avec la télévision en marche.  Adieu la concentration ! Et c’est dommage.
Saint Pie X (1914) dans son testament écrit ceci : « le Rosaire est, de toutes les prières, la plus belle, la plus riche en grâce, celle qui touche le plus le cœur de la Mère de Dieu. Si vous voulez que la paix règne dans vos foyers, récitez-y le chapelet en communion ». Quel bon conseil aux couples et aux diverses communautés !
Canevas pour bien réciter le chapelet

    1- Commencer par un signe de croix fait avec piété et recueillement. Puis se brancher tout de suite sur l’Esprit Saint qui nous aide à prier, à moins que ce soit l’heure de l’Angelus (ou du Regina Coeli pendant le temps pascal). Annoncer l’intention générale du mois suivi de l’intention missionnaire. Ensuite réciter le Credo (symbole des Apôtres), puis un Pater, trois Ave Maria et le Gloria Patri.
    2- Prévoir un chant ou un refrain marial entre les dizaines.
    3- Avant chaque dizaine : annoncer le mystère, le fruit du mystère. Lire un verset biblique ou présenter une scène biblique en dessin correspondant au mystère, si c’est possible ; ou alors faire un petit commentaire de ce mystère. Puis demander une grâce au Seigneur par l’intercession de notre Sainte Mère.
    4- Réciter la dizaine composée d’un Pater, de dix Ave Maria et d’un Gloria Patri.
    5-Après chaque dizaine, terminer par une invocation comme "Ô Marie conçue sans péché…" (3 fois). N’oubliez surtout pas celle-ci que la Vierge de Fatima le 13-07-1917 a vivement recommandé aux enfants, après leur vision de l’Enfer : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’Enfer. Conduisez toutes les âmes au Ciel, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde ».
    6- Après les cinq mystères, il y a les litanies de la Vierge Marie. Pensez à y inclure "Reine de la famille". Sinon on peut chanter le Magnificat.
    En ce jubilé de nos 70 ans d’évangélisation, confions le diocèse à Marie. Elle peut tout nous obtenir du cœur miséricordieux de Dieu. Demandons souvent, outre la santé de l’âme et du corps, la grâce de la conversion, la grâce de la sainteté, et la guérison de nos blessures intérieures, afin de mieux nous unir à elle et à son Fils Jésus-Christ.
    Faisons de Parakou un diocèse marial. C’est possible. Il suffit de parler de la Sainte Vierge très tôt aux enfants. Faisons-la aimer dans nos établissements scolaires. Qu’est-ce qui empêche que pendant le mois  de mai, enseignants et élèves se retrouvent autour d’une statue de la Vierge pour le chapelet dans nos écoles, ne serait-ce qu’une fois par semaine ? Evangélisons par et avec Marie.
    Dans les foyers ou internats, le chapelet médité devrait faire partie du programme du soir. Les vocations sérieuses ne se feront pas attendre. Elles naissent de la prière et du témoignage de la foi pure, sans mélange. Dans nos séminaires et autres maisons de formation, exerçons-nous à bien réciter le chapelet. La Mère qui a formé les saints Apôtres saura orienter nos jeunes portés au vide, au superficiel, et à l’éphémère. Proposons la prière du chapelet aux malades dans nos maisons et dans les hôpitaux. La Vierge est capable de les guérir. Partout où règne la Vierge, le péché se détruit, la lumière brille dans les cœurs, la sagesse de Dieu pénètre les vies, la vérité rime avec la charité, les saintes réformes sont mises en application, les agressifs rentrent leurs griffes, les chrétiens refroidis se réchauffent. La joie rayonne dans les familles, l’espoir renaît partout et chasse l’amertume du découragement, l’amour et la confiance réciproque s’installent. Portons la Vierge Marie partout. Par elle, on rencontrera la personne de Jésus, son divin Fils. On cherchera ensemble son Royaume. On s’efforcera de vivre dans un style simple et transparent, avec un regard attentif aux besoins de nos frères et sœurs les plus nécessiteux. Avec elle, on vivra notre abandon filial à la volonté de Dieu avec sérénité.     Ave Maria !!!

+Pascal N’KOUE
  Omnium servus
Nouvelles de famille

- Reprenons le chapelet et prions pour la paix et le retour des valeurs morales et spirituelles.
- Nous continuons de prier pour le repos de l’âme du Père Simplice ADJERAN. Chaque prêtre est prié de célébrer trois messes pour lui. Il est enterré au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei" où désormais les prêtres diocésains seront inhumés.
- Prions aussi pour le repos de l’âme de Grégoire, papa du Père Marek POGORZELSKI, svd.
- Cette année encore nous avons bénéficié de la visite de Mme Elisabeth POGNON pendant la Semaine Sainte. Nous la remercions pour cette amitié fidèle.
- Bienvenue aux quatre amis Italiens de l’Association des Familles Rurales de Vittorio Veneto.
- Le pagne du jubilé est déjà épuisé. Une deuxième commande vient d’être lancée. Patience.
- En ce mois de Marie, le pagne des femmes catholiques irait très bien pour toutes nos fêtes.
 - N’oubliez pas la prière du jubilé à réciter au moins les dimanches à la fin des messes.
- Nous nous réjouissons avec le monastère Notre-Dame du Kokubu pour le nouveau Père Prieur qu’ils ont élu le mois dernier en la personne du Père Marcellin DHECADJEVI.
- Les catéchumènes en marche vers le baptême recevront la croix à la première étape, la médaille de la Vierge à la deuxième étape, et le chapelet à la troisième.
- Le Jeudi Saint, j’ai reçu un coup de fil long et chaleureux de Monseigneur Jean-Paul JAMES, l’Evêque de Nantes, avec lequel notre Archidiocèse entre en partenariat. Je vous transmets ses bons souhaits de Pâques. Il vient nous visiter en décembre prochain.
- Les prêtres diocésains ont hâte de voir la création d’une paroisse célébrant la forme extraordinaire du rite romain. Que Dieu lui-même nous vienne en aide.
- Du 24 au 26 mai le Pape François sera en Terre Sainte. Accompagnons-le de nos prières.
- N’oubliez pas d’ériger une place mariale près des églises paroissiales, mais aussi dans vos maisons.
- Du 15 au 17 mai, l’Evêque sera à Natitingou.


Quelques dates

1er mai : Fête de saint Joseph le travailleur. A 10h, messe à la ferme "Providentia Dei" pour les 25 ans de sacerdoce des Abbés Bruno AMANONGBE et Denis LE PIVAIN.
3 mai : A 9h 30 : Pose de la première pierre du Sanctuaire Marial Notre-Dame de Komiguéa, Reine des Familles et premier pèlerinage des prêtres et consacrés (e) s de l’Archidiocèse sur le site.
4 mai : Confirmations à la Paroisse Sainte Trinité de Guéma à 9h.
6 mai : Réunion à 9h30 au Centre Pastoral Guy Riobé avec le Comité d’organisation des 70 ans d’évangélisation du Borgou.
7 mai : A 9h30 : Conseil Presbytéral à l’Archevêché.
9 mai : Toute la journée au monastère l’Etoile Notre-Dame.
11 mai : Journée mondiale de prière pour les vocations. Quête impérée pour les vocations. Rencontre des CEVB au Centre Pastoral et 30e anniversaire du Renouveau Charismatique.
17 mai : A Natitingou pour l’ordination épiscopale de Mgr Antoine SABI BIO. Prions pour lui.
18 mai : Confirmations à la Paroisse saint Joseph d’Alaga à 9h 30.
19-23 mai : Au Grand Séminaire de Ouidah : Assemblée Générale de la Conférence Episcopale.
25 mai : Confirmations à 9h30 à la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Tchaourou.
27 mai : A 9h30 : Conseil diocésain pour les affaires économiques à l’Archevêché.
30 mai : Visite de l’Ecole Primaire Notre-Dame des Apôtres à 9h 30.
31 mai : A 10h : Vœux solennels des Sœurs Marie Dorothée, Marie Eucharistie et Judith au monastère l’Etoile Notre-Dame. Prions pour elles.

   

« Que les femmes sachent se vêtir, qu’elles se parent avec pudeur et modestie : ni tresses ni bijoux en or, ou perles ou toilettes somptueuses. Pour une femme qui a reçu une éducation religieuse, les bonnes œuvres sont la vraie parure…» (1Tm 2, 9). Ça y est ! Encore du saint Paul, le saint patron des machos. Quel antiféministe ! Toujours contre les femmes. Toujours à s’opposer à leur émancipation. Il a même osé dire: "Femmes, soyez soumises à vos maris" (Eph 5, 22). Qu’il nous colle donc la paix.
    Et pourtant cette phrase de saint Paul, en Jésus-Christ "il n’y a plus l’homme et la femme" (Gal 3,28), devrait suffire pour le dédouaner des mauvaises interprétations. D’ailleurs toute l’histoire de l’Eglise et même l’Ancien Testament révèlent un grand respect pour la femme. Et il y a eu beaucoup de saines initiatives en leur faveur. Revenons à notre sujet sur la mode et ses abus. Et disons que saint Paul, très tôt, a compris qu’il fallait barrer la route à l’émancipation féminine qui conduit au libertinage.
    Le vrai problème n’est pas la nudité chez la femme, mais l’intention qui se cache derrière. Quand je circule, je rencontre plein de femmes au torse nu. Rien de provoquant. Cela semble même naturel dans notre contexte où il fait chaud pratiquement toute l’année. Mais quand on se déshabille pour provoquer, c’est autre chose. Ça met mal à l’aise et ça peut détruire. Je reconnais que les femmes n’ont pas le monopole de l’impudicité. Sur ce point, il y a bien des hommes qui sont comme des femmes.
    La tentation d’utiliser son corps pour séduire vient des temps anciens. Le désir exagéré de paraître est la cause des attentats conscients et inconscients à la pudeur : mini-jupes, shorts très courts, robes super transparentes, tee-shirts carrément moulants, dos nus, fentes suggestives, trous aux mauvais endroits, poitrines découvertes, demi-fesses au vent, bikini et monokini exposant sans retenue l’anatomie du corps. Cette provocation est pernicieuse. Nos lieux de culte n’en sont pas épargnés.
     Le vêtement est un langage. Dans chaque culture, les hommes s’habillent d’une manière et les femmes d’une autre. Le choix d’un vêtement n’est pas neutre. Un beau costume doit être digne et correspondre à la qualité de la personne qui le porte, à sa situation, à son rôle, à sa fonction, à son milieu social. Un beau vêtement ne sera jamais provocateur, puisqu’il sert à exprimer notre être qui est fait pour s’élever vers le Ciel, vers Dieu notre Créateur…
    La mode ne concerne pas seulement le corps. Si elle est débraillée, elle touche et atteint l’âme qui peut en souffrir. Si ta mode t’entraîne au péché change-la. Il vaut mieux entrer au paradis avec ton corps bien couvert que d’aller en enfer avec ton corps offert en spectacle. Tout simplement parce que la personne forme un tout unifié : le corps et l’âme sont indissociables, à telle enseigne qu’un corps sans âme (ou sans vie) s’appelle cadavre. Les crises morales ne s’arrêtent donc pas au corps. Elles affaiblissent l’esprit. Elles peuvent "tuer" l’âme. La femme aux modes extravagantes finit par succomber à la légèreté des mœurs. Il faut cesser d’imiter les artistes, les vedettes, les stars peu recommandables qui montrent les parties qu’elles devraient cacher.
Il est temps de s’élever contre "l’érotisation du style qui invite la femme à se dévêtir, sous prétexte de liberté, au lieu de lui offrir une harmonie esthétique sensée la vêtir : le décolleté profond, le moulant qui montre le moindre plissement du corps, donc les défauts corporels tels que les bourrelets de graisse, la culotte de cheval… que la logique (élémentaire) conseillerait de cacher ; la mode du très court ou du montre-nombril ; le pantalon plaqué n’admettant aucun sous-vêtement, au risque de compromettre sa santé par une mauvaise circulation sanguine ou une infection vaginale du fait du frottement de la muqueuse de cet organe contre le tissu du pantalon" (Dr E. EKRA).
    "Le style c’est l’homme". Dis-moi comment tu t’habilles et je te dirai quel genre de personne tu es. Le vêtement précède la personne et provoque des préjugés favorables ou défavorables. Il y a intérêt à présenter un visage correct. L’habit fait le moine. Cela dépend du moine. L’uniforme devrait correspondre à une certaine grandeur d’âme parce qu’il exprime une mission particulière. Le vêtement est une manifestation des convictions. Regardons les militaires, les gendarmes, les douaniers, les forestiers, les policiers, comme c’est beau et bien de les voir dans leur tenue de service ! Lors des défilés, on n’a pas envie que ça se termine. Ils sont en uniforme quand ils exercent une fonction particulière dans la société : ils font respecter l’ordre, ils rendent justice, ils surveillent les frontières, ils protègent la nation. Ils rassurent la société dans le service qu’ils rendent. On attend d’eux qu’ils soient corrects non seulement au moment de leur service mais aussi dans leur vie privée : déformation professionnelle ou plutôt formation cohérente oblige.
    En ce qui concerne les modes, il y a des femmes qui s’habillent mal exprès, dans le but de provoquer ou de séduire. D’autres non. C’est peut-être juste pour se donner du plaisir, pour se sentir bien dans leur peau, pour se donner un air de liberté ou encore pour imiter telle ou telle vedette. Mais l’homme n’est pas de marbre. Il est très fragile. Ses yeux peuvent être friands de nudité et même en raffoler. Son imagination est plus rapide que l’éclair et il cherche souvent à voir ce qu’on ne lui montre pas. Et cela gâte tout. Avant d’être président, professeur, banquier, général, médecin, ministre, prêtre, on est d’abord des hommes, c’est-à-dire des personnes sensibles ; et les médias sans censure nous rendent hypersensibles. Bien sûr qu’il faut maîtriser son regard pour ne pas commettre d’adultère. Hum ! Aidez plutôt nos regards. Car les adultères par le regard sont plus nombreux qu’on le pense.
    Dans nos collèges catholiques, je suggère qu’on sépare les salles des garçons de celles des filles. Evidemment, les élèves ne seront pas contents, mais ils étudieront mieux. Il faut leur expliquer que si les garçons travaillent de moins en moins, cela vient aussi de la mixité mal gouvernée. Le sexe est devenu l’opium du peuple qui affaiblit la volonté des jeunes. C’est comme un réflexe névrotique chargé d’émotivité, de tension et d’agressivité. Et l’éducation sexuelle sans pudeur dans les écoles  risque de rabaisser l’homme au rang de l’animal. Face aux femmes impudiques provocantes, l’homme brûle tout de suite. Il suffit même d’un petit geste déplacé de la fille, par mégarde, et l’adolescent est par terre ; il ne peut plus se concentrer pour suivre le cours ou pour réfléchir. Cette plainte des filles est récurrente : « Les garçons nous embêtent trop ». Et bien sûr, s’ils ont l’habitude de voir certaines parties du corps généreusement ou même subtilement exposées, la maîtrise des sens n’étant plus une vertu à promouvoir, les garçons ont envie de toucher et même d’en jouir ipso facto. Ce sont là des embûches sérieuses à la construction de la personnalité. Ce n’est pas facile pour un garçon de 14-20 ans et même au-delà de réussir ses études dans un conditionnement érotisé. Une école est un centre de formation où devrait prévaloir le respect réciproque pour une meilleure fermentation des idées et des attitudes morales saines. Heureusement encore que dans nos établissements, on impose l’uniforme. Sinon beaucoup d’étudiantes se donneraient en spectacle avec beaucoup de désinvolture pour avoir sans effort de bonnes notes. Car le sexe est un pouvoir, surtout le sexe dit "faible". Même les rois peuvent y succomber facilement. Ne nommons personne. Nous constatons seulement que les conséquences du laisser-aller s’intensifient et se généralisent : harcèlements, concubinages, filles-mères, infidélités conjugales, viols, déceptions amoureuses, maladies sexuellement transmissibles. Un peu d’écologie occulaire, je veux dire : un peu de pudeur ! Cette valeur humaine rime avec réputation.
    Car la femme est un réservoir de valeurs. La féminité est un don inestimable de Dieu. Ce serait dommage que la mode démode la femme et fasse d’elle un objet de musée qu’on contemple, ou une chose dont on jouit goulûment et qu’on jette aussitôt après. Et oui, si le sel se dénature… Chaque mode véhicule un message qu’il faut décoder. S’il est négatif (c’est-à-dire contraire aux valeurs humaines et évangéliques), il faut le repousser énergiquement. Ce n’est pas toujours facile. Je le sais. Ici encore, il faudra appeler au secours la Vierge toute pure et toute belle, "Mater purissima" qui saura parler tendrement à nos "cœurs compliqués et malades".
    Allons donc ! Un peu de bon sens ! L’habit élève ou rabaisse. On ne s’habille pas de la même manière quand on est à la cuisine ou quand on va à la fête. Une secrétaire ne peut pas se vêtir comme une infirmière. Ce qui sied à une femme mince peut ne pas convenir à une qui a de l’embonpoint. Et pourtant, on en voit qui s’efforcent d’entrer dans des costumes trop étroits. Le résultat, c’est qu’elles ressemblent à des grosses chambres à air de camion titan mal gonflées. S’habiller de manière indécente révèle à coup sûr que le cœur a de sérieux problèmes. "Les gens tout en dehors, tout en exhibition, n’ont pas de secret, pas de densité, ni d’arrière-plan. Ils se lisent à livre ouvert et s’épuisent vite… Ils ont un goût vulgaire de se raconter" (Emmanuel MOUNIER).
    Je ne suis pas un styliste mais un pasteur. Je n’ai pas à faire des propositions de modes ou de coupes. Il me suffit de dire que les femmes doivent soigner leur image personnelle qui est sacrée. Les femmes créées en série ou dupliquées à l’infini à cause des modes sexys, ça n’arrange que les commerçants. Quand elles passent mal vêtues devant les gens, on chuchote, on rit d’elles discrètement. Mais c’est toute la société qui en pâtit : "C’est surtout par les péchés d’impureté que les forces des ténèbres assujettissent les âmes… Aussi longtemps que la modestie ne sera pas mise en pratique, la société continuera à se dégrader …" (Pie XII). Le désir de plaire, de se distinguer, de se faire valoir par le vêtement est normal. C’est très tôt en famille qu’il faut bien habiller les enfants et surtout les petites filles. En plus de l’habillement, il faut insister sur l’éducation chrétienne à la pudeur. Ne les encourageons pas à jeter leur dignité à la poubelle. Aujourd’hui, on trouve tout sur internet et il paraît que des gens s’envoient des images pornographiques par leurs téléphones portables. Cela dérègle la libido et peut augmenter le voyeurisme. Vigilance !
    A l’origine de la mode, n’y a-t’il pas un désir légitime de désirer qu’on nous désire ? Ce désir, c’est le signe que notre cœur est insatisfait. Seul Dieu peut nous combler et nous satisfaire. Il est la Beauté, la Vérité, le Bien par excellence. C’est lui l’Infini qui provoque en chacun de nous cette soif de plénitude parce que nous sommes des êtres limités… Il nous a crées pour être heureux. Mais souvent Satan nous indique des fausses pistes qui nous mènent aux faux bonheurs et nous devenons malheureux. Car le vrai bonheur est incompatible avec le péché. Au chrétien, saint Paul demande de se revêtir du Christ, splendeur de la gloire du Père et de rechercher les valeurs d’en haut. Car "Le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu" (Ps.15, 2).
    Rappelons que le corps est un temple de l’Esprit Saint, et que la pudeur est la vertu qui sert à faire l’unité de notre personne. Ô femmes, devant un modèle posez-vous toujours cette question : c’est beau mais est-ce bien de se mettre dedans? S’habiller de façon correcte n’enlève rien à l’élégance féminine. Ça rehausse intelligemment votre corps, votre génie féminin et votre mode de vie. Heureuses les femmes qui s’habillent bien. Elles ont déjà un pied dans le Royaume des cieux !

 +Pascal N’KOUE
  Omnium servus


Nouvelles de famille
•  Nous nous réjouissons avec le Diocèse de Natitingou qui a son nouvel Evêque en la personne de Mgr Antoine SABI BIO. Parakou y était avec une forte délégation.
• Nous prions pour le repos des âmes du papa de l’Abbé Jean GBASSI et de celui de l’Abbé Raymond Nicanor AGBO.
• Nous félicitons les fidèles chrétiens de Komiguéa pour leur dévouement envers le Sanctuaire Marial Notre-Dame de Komiguéa.
• Au pèlerinage des prêtres et consacré(e)s sur le site marial, le 3 mai dernier, nous étions en minorité. Les laïcs nous avaient devancés et étaient très nombreux, alors qu’ils n’étaient pas invités. C’est la preuve que ce Sanctuaire encore nu est fortement désiré. Ce jour-là, les chefs coutumiers, tous musulmans et païens en grande tenue étaient présents.
• Bientôt les vacances ! Notre vie de foi n’a pas de vacances. Emportez dans vos voyages, Bible, missel et un bon livre spirituel. Faut-il encore vous recommander le chapelet tous les jours ?
• Nous avons apprécié le passage de Mère Julia Matilde PEREZ, Supérieure Générale des Sœurs Teresitas de Colombie.  Une lueur d’espoir se lève de ce côté-là pour une fondation dans notre Archidiocèse. Prions.
• Merci au Père François, prêtre de la Communauté de Saint Martin, venu nous visiter.
• Sur notre site de Tenonrou, on vient de réaliser une bonne digue (retenue d’eau). Bénissons le Seigneur. Nous félicitons la Caritas diocésaine.
   
    NB : Le 22 juin : Procession vivement recommandée en la fête du Très Saint Sacrement. Sortez Jésus-Christ pour qu’il bénisse nos rues. Faites-le dans la joie, la beauté et la discipline.
    Le 27 juin c’est la fête du Sacré-Cœur. C’est aussi la journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. Tout le presbyterium comme l’année dernière passera la journée au monastère l’Etoile Notre-Dame. Priez pour vos prêtres.
    5 juillet : A 9h30 : Messe d’action de grâce à la Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul pour les 100 ans du Grand Séminaire Saint Gall et de l’Institut des religieuses ocpsp.

 

Quelques dates


1er juin : A 9h : Confirmations sur la paroisse Notre-Dame de Lourdes d’Albarika.
3 juin : Assemblée Générale des agents pastoraux à 9h30 avec messe à 12h30. Que les prêtres viennent avec leurs vêtements liturgiques.
8 juin : Pentecôte. Confirmations à la Cathédrale Saints Pierre et Paul à 9h30. Quête impérée pour le denier de Saint Pierre.
9 juin : Les bureaux de la Curie Diocésaine sont fermés.
10 juin : A 9h30 : Réunion à l’Archevêché des Recteurs de tous les séminaires du Bénin.
12 juin : A 9h30 : Conseil presbytéral à l’Archevêché.
13 juin : A 9h30 : Au Centre Pastoral: Rencontre avec les Responsables de la Caritas diocésaine.
13-15 juin : Visite pastorale de la paroisse Saint Joseph d’Alaga.
16-18 juin : A Cotonou : Conférence sur la dignité humaine à l’IAJP.
22 juin : A 9h30 : Confirmations sur la paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de Titirou.
27 juin : A 10h : Messe du Sacré-Cœur avec tous les prêtres au monastère l’Etoile Notre-Dame.
29 juin : A 9h : Confirmations à l’Aumônerie Universitaire de Parakou Saint Augustin.
     

Nous célébrons les 70 ans de l’arrivée du premier Curé à Parakou et les 50 ans de création du diocèse. La clôture aura lieu le 7 décembre 2014. C’est dans ce contexte qu’il y a eu le 14 décembre dernier la pose de la première pierre de notre grand Séminaire diocésain de philosophie. Celle du Sanctuaire marial aura lieu le 3 mai prochain à Komiguéa. Ce sont là des pages importantes de l’évangélisation de notre terre. Les reliques de Sainte Thérèse de Lisieux sont là ce matin à l’occasion des 100 ans d’existence de l’Institut des Sœurs ocpsp de Calavi et du Grand Séminaire Saint Gall de Ouidah. Et nous bénissons le Seigneur pour ce clin d’œil du Ciel. La Sainte patronne des missions nous rassure par sa puissante et discrète intercession.
    Certains ont semé dans les larmes. Et maintenant nous récoltons dans la joie : encore quelques minutes et nous auront 6 nouveaux prêtres diocésains et un diacre religieux. Notre pensée pleine de gratitude va aux intrépides missionnaires hommes et femmes. Nous n’oublions pas nos vaillants catéchistes. Jubilons, crions de joie, famille diocésaine de Parakou ! Tournons nos cœurs vers le Père des cieux et bénissons son saint Nom.
    Je veux rendre hommage à vous peuple de Dieu qui est à Parakou et particulièrement à notre clergé avec lequel je travaille depuis trois ans environ. Plus que des collaborateurs, ce sont des co-responsables dévoués. Après les turbulences, les murmures, les susceptibilités et scènes de ménage de la première année, le Seigneur est en train de raccommoder nos cœurs pour que nous aimions et servions son Eglise avec enthousiasme et désintéressement. Que l’Esprit de Pentecôte unisse davantage nos cœurs pour que nous allions partout pour évangéliser, sinon malheur à nous.
    Que ce soit dans les écoles, dans les centres de santé, sur les diverses paroisses, l’Esprit qui rassemble prend le dessus sur l’esprit de la contestation stérile. Les prêtres diocésains et religieux ont cessé de se toiser pour se faire confiance et travailler allègrement ensemble. Les paroisses récemment créées comme Alafiarou de Tchaourou, Boko, Wansirou s’organisent avec foi et abnégation pour écouter la Parole de Dieu et marcher ensemble avec leur leurs nouveaux pasteurs. Bref notre famille diocésaine se toilette, se pommade, s’embellit, se parfume et bientôt, nous l’espérons, sera radieuse comme "une belle épouse parée pour son époux". De quoi tomber amoureux, n’est-ce pas ? Evidemment l’Acteur principal de tout cela, c’est encore Dieu Lui-même. « Car sans moi, dit Jésus, vous ne pouvez rien faire ». Nous apprécions aussi les sacrifices de tant de bienfaiteurs qui nous stimulent à sortir et aller vers d’autres horizons.    Chers fidèles laïcs, je veux vous féliciter pour votre grande affection envers les prêtres. Votre générosité envers nous est permanente. Je vous bénis pour tous vos engagements gratuits dans les services paroissiaux, que ce soit dans les chorales ou les divers mouvements. Cultivez le bénévolat, le service gratuit pour le Seigneur. Plus on se donne, plus Dieu se donne. Aimez votre Eglise et faites-la aimer autour de vous. En ce beau jour, j’ai le plaisir et le devoir de vous rappeler ce qu’est un prêtre. C’est d’ailleurs au Saint Curé d’Ars que j’emprunte cette description :

    « Le prêtre, c’est quelque chose de grand. Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel… Si on le comprenait sur la terre, on mourrait non de frayeur mais d’amour. Le prêtre n’est pas prêtre pour lui. Il ne se donne pas l’absolution. Il ne s’administre pas les sacrements. Il n’est pas pour lui. Il est pour vous… Quand vous voyez un prêtre, pensez à notre Seigneur Jésus »…
    Ce  n’est pas "l’homme"-prêtre (c’est-à-dire l’individu) qui est grand. Nous sommes tous de misérables pécheurs, faibles vermisseaux, simple poussière, chétifs insectes très fragiles. Et cela vous le savez bien. Ce qui fait la grandeur du prêtre, c’est la mission qui lui est confiée officiellement par Dieu. Révéler Dieu, dire Dieu, conduire à Dieu, faire naître à Dieu, faire "descendre" Dieu dans l’Eucharistie, donner le pardon de Dieu : avouez que ce n’est pas banal. Les anges n’ont pas ce privilège ni même la Mère de Dieu. Le prêtre est vraiment quelque chose de grand. Ce prêtre-là, c’est d’abord Jésus-Christ qui s’est fait tout à tous. A sa suite et par sa grâce, nous devenons prêtres pour vous. N’ayez pas peur de nous solliciter et même de nous "manger"…
    A vous qui allez recevoir bientôt la grâce de l’Ordination presbytérale: je voudrais vous souhaiter une seule chose : le bonheur. Pas n’importe lequel. Le bonheur des serviteurs de Dieu. Soyez des prêtres heureux, c’est-à-dire, soumis à Dieu et solidaires des hommes. Etre heureux, c’est aimer et se laisser aimer. Soyez des amis du Seigneur. Votre mission exige que vous soyez des adorateurs, des intimes de Jésus-Christ, l’unique Prêtre Souverain. Le secret est dans l’oraison, le silence plein de Dieu, la vie intérieure. Donnez-lui votre cœur dans la vérité. Tout est dans l’amour fidèle. L’ADN du prêtre c’est la passion pour le salut des âmes. Un prêtre qui n’est pas au service de la Communauté ou n’aime pas les brebis du Seigneur est un mercenaire.
    A vrai dire, après avoir parcouru le diocèse de Parakou, après l’avoir diagnostiqué comme un médecin consciencieux à la loupe, puis au microscope, je vous livre le résultat : Notre diocèse a un besoin urgent d’évangélisation. Très peu de gens connaissent Jésus. Sur les 350 mille habitants environ, 20% seulement sont chrétiens. Or le premier rôle de l’Eglise, c’est d’évangéliser. Il y a du travail. Sortons pour missionner. "Quand l’Eglise ne sort pas d’elle-même pour évangéliser, elle tombe malade" (Pape François). Sortons pour proposer à tout le monde l’amour de Jésus : aux enfants parce qu’ils sont l’espoir de notre diocèse, aux jeunes parce qu’ils sont la force de la société, aux personnes âgées parce qu’elles sont l’expérience, la sagesse et le GPS de notre peuple. La Bible nous propose trois modèles d’évangélisateurs : Saint Pierre le pasteur, St Paul le missionnaire, St Jean le contemplatif.
    Même si vous ne possédez pas la science abyssale de saint Paul, ni l’éloquence prodigieuse de saint Jean Chrysostome, ni la voix d’orateur de Démosthène, soyez "magnétiques" par votre vie. Soyez attrayants par votre témoignage de disciples du Christ. Et les pécheurs, voyant le Christ plein de tendresse et de miséricorde en vous, s’agenouilleront pour demander le pardon de leurs péchés… Préparez soigneusement vos homélies surtout dans la prière. Laissez le Verbe de Dieu prendre toute la place en vous. De grâce ne délaissez pas la Parole de Dieu pour vous intéresser aux quêtes intempestives. Cela inclut la confiance en la Divine Providence, mais aussi l’esprit de pauvreté c’est-à-dire de détachement, le service désintéressé, l’obéissance à l’Eglise, le célibat chaste, l’écoute de la Parole, l’honnêteté éprouvée dans les biens temporels et la charité envers tous…
    Je voudrais enfin vous confier le soin des servants d’autel. Dieu merci, ils sont nombreux dans notre diocèse. C’est un important  vivier de vocations sacerdotales, une extraordinaire pépinière. Prenez-les de temps en temps à part. Accompagnez-les comme il faut. N’ayez pas peur de leur donner une formation de pré-séminaire. Soyez pour eux des pères, des maîtres, des modèles. Eduquez la paroisse à les aimer comme leurs propres enfants, comme des fils de la même famille (Ps 127,3). N’hésitez pas à leur demander qui parmi eux voudraient devenir prêtre ? Faites en sorte que chaque enfant, en vous voyant auprès des pauvres mais aussi en vous voyant célébrer les saints mystères de l’Eucharistie, puisse être touché par votre foi, votre piété, votre profond respect envers l’Eucharistie. A cet âge-là, votre témoignage de saints prêtres les marquera pour toujours. En effet, la liturgie est comme une grande et belle dame délicate qui ne supporte ni goujateries, ni improvisations, ni fantaisies, ni ajouts inopportuns. De grâce, soumettez-vous aux rubriques. C’est encore la manière la plus facile de montrer qu’on est soumis à l’Eglise.
    En conclusion, je vous recommande d’aimer la Sainte Vierge Marie. C’est le chef-d’œuvre des mains de notre Créateur. "Le Cœur de cette Bonne Mère n’est qu’amour et miséricorde". Le saint Curé d’Ars disait qu’il suffit seulement de se tourner vers elle pour être exaucé. Et il ajoutait : on n’entre pas dans une maison sans parler au portier (gardien à la porte). Et bien, la Sainte Vierge est la portière du Ciel. Quelle chance pour nous. Alors ne vous couchez jamais le soir sans avoir dit lentement et pieusement votre chapelet.



NOUVELLES DU GRAND SEMINAIRE "PROVIDENTIA DEI"
   
    Ça devient de plus en plus sérieux. A quatre mois de la pose de la première pierre faite le 14 décembre 2013, à six mois de la prochaine rentrée le 1er octobre 2014 qui verra plusieurs candidats frapper à la porte du Séminaire, il est juste et bon de donner quelques nouvelles de ce projet commun qui nous tient tous à cœur.
    En premier lieu, il convient de louer la Providence divine qui nous encourage constamment. En effet, le premier niveau du bâtiment de 12 cabines ou chambres (dont 2 de professeurs) est sorti de terre, et nous avons de bonnes raisons de penser qu’il sera fonctionnel à la rentrée prochaine. Les travaux de la chapelle ont également commencé depuis quelques semaines grâce à nos généreux amis et bienfaiteurs de Versailles. Qu’ils soient vivement remerciés. La ferme elle-même évolue, élevage, cultures vivrières, vergers, afin de pouvoir subvenir à la nourriture des séminaristes et professeurs.
    Il reste deux grandes inquiétudes : l’eau et l’électricité. Vous n’allez pas me contredire que ce sont des défis majeurs. Là aussi, la Providence nous a devancés. La ferme a déjà un forage abondant en eau. Nous avons donc la matière première. Cependant, il reste à acheminer l’eau et à produire l’énergie solaire. Le château d’eau actuel est tout petit, il ne peut supporter qu’un ballon plastique de 3m3. Insuffisant donc pour la ferme et le séminaire. Il faut nécessairement un château d’eau d’une capacité de 30m3. Ce projet est chiffré à 10.000.000 FCFA environ, soit 15.000 €.
    Quant à l’électricité solaire, Dieu merci, le soleil brille ici tous les jours. Nous ne pouvons pas dans l’immédiat compter sur la SBEE (Société Béninoise d’Electricité) trop chère et dont les coupures fréquentes et longues laissent à désirer. Pour le bâtiment des chambres, le devis est de 5.000.000 FCFA environ, soit 7600 € ; pour la chapelle c’est de 3.000.000 FCFA, soit 4600 € ; et pour la pompe solaire du forage c’est de 3.000.000 FCFA, soit 4600 € (ce devis inclut l’achat de la pompe). L’installation solaire est plus respectueuse de l’environnement. Son coût d’utilisation est limité à l’entretien. Les devis tiennent compte d’un matériel de qualité et est garanti pour plusieurs années.
    Si éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ; former un prêtre, c’est contribuer à sauver toute l’humanité. Merci aux bienfaiteurs qui croient que c’est l’Eglise de Jésus-Christ qui sauvera l’Afrique et pourquoi pas le monde entier ? N’est-elle pas instrument de salut ?

    Que le Père des miséricordes soit loué pour toutes ses merveilles et qu’il comble de ses grâces ceux qui partagent avec nous le peu qu’ils ont. Dieu le leur rendra au centuple.
                               
+Pascal N’KOUE
 Omnium servus

 


Nouvelles de famille
- Nous remercions le Frère Florent pour sa visite amicale qui nous a fait du bien.
- Voici les membres du Bureau de l’Union des Religieux-ses (UDREP) du Diocèse :
        * Présidente : Sœur Thérèse ALAPINI, ssa.
        * Vice-président : Père Anastase NDUWAYEZU, svd.
        * Secrétaire : Père Don Diègue GUEDOU BADE, osfs.
        * Trésorière : Sœur Alexine DOMELEVO, fcscj.
        * Conseiller : Frère Luc GBEGAN, fmc.
- Je remercie le Collège Hibiscus (2e cycle) pour la rencontre du mois passé : professeurs, parents d’élèves, et les élèves eux-mêmes m’ont laissé une impression très positive.
- Préparons nos cœurs pour vivre la Semaine Sainte avec grande ferveur spirituelle. Les prêtres sont chaleureusement priés de s’entraider pour les célébrations pénitentielles. Qu’ils reprennent contact avec notre décret sur les Confessions.
- Le Dimanche de Rameaux : il y aura un grand rassemblement des jeunes sur la Paroisse Marie-Auxiliatrice. Ne manquez pas le rendez-vous.
- Après la Messe chrismale, les prêtres et les consacré(e)s se retrouvent à l’Archevêché pour les agapes fraternelles. Chacun sait ce qu’il doit apporter, n’est-ce pas ?

N.B : 3 mai à 9h30 : Pose de la première pierre du Sanctuaire Marial à Komiguéa.

- 17 mai : A 9h30 à Natitingou, Ordination Episcopale de Mgr Antoine SABI BIO.


Quelques dates
2 avril : Visite de l’Aumônier National des femmes catholiques.
3 avril : Conseil Presbytéral à l’Archevêché à 9h30.
6 avril : Messe dominicale à l’Université de Parakou à 9h.
7-8 avril : Voyage sur Cotonou et visite du noviciat des Sœurs ocpsp à Calavi.
9 avril : Réunion à 9h30 avec le Comité d’organisation du jubilé des 70 ans d’évangélisation au Centre Pastoral Guy Riobé.
11-13 avril : Visite pastorale à la paroisse de Kika.
15 avril : Journée de formation continue du presbyterium au Centre Pastoral Guy Riobé à 9h30. (Venez avec aubes, étoles et bréviaires).
16 avril : A 9h30 : Messe chrismale à la Cathédrale.
17 avril : Jeudi Saint : Messe in Cena Domini à la Cathédrale à 19h. Quête impérée pour l’Union Pontificale Missionnaire.
18 avril : Vendredi Saint. A 15h : Chemin de Croix au Sanctuaire Christ Rédempteur de l’Homme. Quête impérée pour les Lieux saints de Jérusalem et Palestine, c’est là où nous sommes tous nés spirituellement.
19 avril : Samedi Saint : 22h00. Veillée pascale à la Cathédrale.
20 avril : A 9h00 : Messe de Pâques au Monastère Cistercien l’Etoile Notre-Dame. Quête impérée pour la santé des prêtres. BONNE FETE DE PAQUES.
21 avril : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.
24 avril : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale à N’Dali.
27 avril : Dimanche de la miséricorde. Messe d’action de grâce dans toutes les paroisses pour la canonisation des 2 Papes : Jean XXIII et Jean-Paul II. Ce dernier est venu à Parakou.
    Rencontre avec les responsables des mouvements de l’Archidiocèse au Sanctuaire Christ Rédempteur de l’Homme.
30 avril: A 9h30 à l’Archevêché : Conseil d’Administration Extraordinaire de nos deux hôpitaux.
    CHRIST EST RESSUSCITE   ALLELUIA !   ALLELUIA !

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