Dans ce mois, plus précisément du 19 au 28 août, le Cardinal Robert SARAH sera au Bénin. Il présidera le pèlerinage marial de Dassa qui a lieu chaque année le week-end après la fête de l’Assomption. Puis, il visitera nos dix diocèses pour nous évangéliser, avant de retourner à Rome, où depuis le 23 novembre 2014 il est Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements.

    Robert SARAH est originaire d’Ourous, en Guinée, fils unique d’un couple animiste pauvre, admirable, devenu de fervents chrétiens. Il sera nommé Archevêque de Conakry à 33 ans sous le Président dictateur Sékou TOURE. En 2001, le Pape Jean-Paul II l’appelle à Rome pour travailler à la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, puis il deviendra Président du Conseil Pontifical Cor Unum. Enfin il sera créé cardinal en 2010 par le Pape Benoît XVI.

    Pour le connaître, je vous recommande vivement son livre Dieu ou rien, Entretien sur la foi, Fayard, 2015. Il y répond tour à tour aux questions de notre siècle : la formation des prêtres, les divorcés et remariés, le gender, l’homosexualité, la pédophilie. Vous y lirez de belles pages sur le dévouement des missionnaires spiritains, sur la prière, le silence, la contemplation, la liturgie etc. Il fait le point sur la figure de plusieurs Papes. Jean-Paul II et Benoît XVI l’ont particulièrement façonné.

    Toutes ces questions de notre époque sont abordées avec rigueur, lucidité, clarté et foi.  Ses réponses au journaliste Nicolas DIAT, comme un phare lumineux en pleine nuit, nous secouent, nous instruisent et nous rassurent. Un diagnostic profond, juste, sévère mais toujours équilibré est fait sur l’Occident où l’éclipse de Dieu n’empêche pas l’éclosion des saints. L’Afrique n’est pas épargnée dans ses critiques. Ce qui nous intéressera dans ce numéro, c’est sa biographie.  Donnons-lui la parole pour qu’il se présente lui-même et nous livre son passé. On le découvrira mieux à travers ses propos.

    "Il est difficile de saisir ce que je suis devenu aujourd’hui au regard de mes origines modestes. Quand je pense au milieu animiste, profondément attaché à ses coutumes, d’où le Seigneur m’a tiré pour faire de moi un chrétien, un prêtre, un évêque, un cardinal et l’un des proches collaborateurs du Pape, je suis envahi par une grande émotion… Je suis né le 15 juin 1945 à Ourous, un des plus petits villages de la Guinée. Ma terre est distante d’environ 500km de Conakry. J’ai grandi dans ce lieu coupé du monde… En ce temps là, les Pères Spiritains, étaient venus dans notre région car l’islam y demeurait peu présent… Aujourd’hui mon village est presque entièrement  chrétien et compte près de 1000 habitants. La mission fut fondée en 1912. Mon père animiste a vu la construction de la mission et de l’église… Mon père Alexandre a été baptisé et marié le même jour, le 13 avril 1947, deux ans après ma naissance".  

    Après mille et une difficultés pour étudier au petit Séminaire en Côte d’Ivoire, le voilà en France pour le grand Séminaire de Nancy. C’était en septembre 1964. "Lorsque je suis arrivé à Nancy, les premiers signes de contestations de mai 1968 se dessinaient à l’horizon… L’habit ecclésiastique n’était plus forcément respecté – le col romain remplacé par un pull-over à col roulé – et  c’est finalement l’identité sacerdotale qui perdait sa visibilité en disparaissant dans l’anonymat ; la soutane se transformait peu à peu en habit liturgique dont on se débarrassait aussitôt les célébrations terminées…"
 
    En 1967, tous les missionnaires sont expulsés de Guinée qui était en pleine révolution.
 La coupure avec sa famille restée en Afrique devint plus tragique. "Les seules possibilités d’avoir des nouvelles étaient les visites de Monseigneur Tchidimbo  à Nancy… Mes parents habitaient à 500 km de la capitale de la Guinée, il n’a jamais pu me remettre une seule lettre d’eux. Sans aucune communication avec les miens (pendant trois ans) je trouvais le temps long. Les relations entre la Guinée et la France devenaient si compliquées, en particulier les rapports entre Sékou TOURE et le Général Gaulle, que j’ai été obligé de quitter Nancy".

    Le voilà au Grand Séminaire de Sebikhotane, non loin de Dakar pour les dernières années du Séminaire. Il fut ordonné prêtre le 20 juillet 1969 à Conakry. Après son ordination presbytérale, son Archevêque Monseigneur Tchidimbo l’envoie à Rome pour des études bibliques au Biblicum. Comme jeune prêtre, il prend très au sérieux le saint sacrifice de la messe.  "Le matin, je choisissais de me lever tôt afin de pouvoir célébrer sans précipitation. J’avais conscience que la messe était le moment le plus important de ma journée… Nous ne devons jamais oublier d’unir la liturgie à l’événement tragique de la mort de Jésus sur la Croix. Dans la messe, le prêtre est face à face avec Dieu. La messe est ce que nous avons à vivre de plus important, et l’office du bréviaire nous y prépare". En 1971 il part pour Jérusalem où il restera une année complète. "En Terre Sainte, dit-il, le souvenir de Jésus est ineffaçable".

    Après ses années d’études, il est nommé Curé de Boké en Guinée : "Je marchais de longues heures toujours accompagné de deux ou trois catéchistes, avec une valise chapelle sur la tête, sous un soleil de plomb ; parfois, je croisais un camion de marchandises qui acceptait de faciliter mon voyage… Ma nourriture était très frugale car je devais presque exclusivement compter sur l’aide des paroissiens, qui eux-mêmes manquaient de tout".

    En 1976, l’Abbé Robert SARAH est nommé professeur, puis directeur du petit séminaire Jean XXIII de Conakry. Les séminaristes y étaient nombreux. En 1978, le Pape Paul VI lui demande de devenir Archevêque de Conakry. En effet son Archevêque Monseigneur Tchidimbo était en prison depuis des années. "J’ai d’abord protesté en refusant cette nomination… Mon expérience pastorale demeurait vraiment insuffisante, et surtout je n’avais pas encore atteint mes 33 ans"… Revenu de ces dures moments d’épreuve, il accepte la charge et choisit comme devise épiscopale : "Ma grâce te suffit". Mais il fallait garder le secret de cette nomination pendant au moins un an. "Pendant un an et quatre mois, j’étais seul, avec Monseigneur Barry, à porter le poids du secret pontifical et la terrible angoisse qu’il suscitait en moi. Je ne pouvais en parler à personne, pas même à mes parents. En effet Sékou TOURE s’y opposait. Puis, comme par miracle, Monseigneur Tchidimbo fut libéré et expulsé (de Guinée) le 7 août 1979". La publication de sa nomination se fera le 23 août 1979. Le Président Sékou TOURE semblait acquis enfin à la cause du choix de Rome. Ce n’était qu’une ruse stratégique. Mais le Prélat n’était pas dupe.

    "Pour moi c’était une mer calme avant la tempête. L’intégralité de mes propos était rapportée au cabinet de Sékou TOURE… La révolution du Parti Etat détruisait littéralement tous les piliers du pays. En particulier, l’école était dans une situation de chaos ; seule comptait la diffusion de la propagande officielle, inspirée du marxisme léninisme soviétique. Le seul fait d’émettre une simple critique sur la misère du peuple pouvait conduire à un emprisonnement au camp Boiro, où les militaires pratiquaient des tortures indescriptibles dont je préfère ne pas parler.

    "La terreur régnait jusque dans les familles. Je devais parler, même si mon existence était en jeu. J’appelais le régime à accorder une plus grande liberté aux Guinéens. Je n’avais pas peur ; si je devais être arrêté, la raison en serait digne. Mon combat était plus important que ma propre survie". Evidemment le Président Sékou TOURE tenta d’éliminer Monseigneur SARAH. Et voilà l’histoire. "En décembre 1983, un tremblement de terre frappa la Guinée ; les dégâts furent très importants. Les responsables de l’aide internationale pour affronter cette catastrophe naturelle étaient accueillis par le commandant Siaka Touré, responsable du camp Boiro. Alors qu’il était à l’aéroport de Conakry où il attendait l’arrivée d’un avion, il glissa et, en tombant, se cassa la jambe… Il fut immédiatement évacué au Maroc. Selon les plans de Sékou Touré, cet homme devait
 m’arrêter quelques semaines plus tard… Mais quelques jours plus tard, Sékou Touré subit une attaque cérébrale. L’Arabie saoudite dépêcha aussitôt un avion-hôpital. Sékou Touré fut évacué au Maroc, puis aux Etats-Unis. Ainsi le président, qui avait planifié de m’arrêter, et Siaka Touré, qui devait exécuter ce plan, furent mis tous les deux hors d’état de nuire ! Malgré les soins intensifs qu’il a reçus, le dictateur est mort le 26 mars 1984 à Cleveland, aux Etats-Unis, d’une opération de chirurgie cardiaque.  Ce dernier avait projeté mon arrestation secrète et mon assassinat pour le mois d’avril. Dieu a été plus rapide que Sékou Touré ! Le Seigneur voulait que je reste encore un peu sur cette terre". Béni soit Dieu maintenant et toujours !

    De toutes les initiatives de Monseigneur SARAH à Conakry, retenons seulement la création d’un lieu de pèlerinage. "En Guinée, j’ai voulu instaurer un pèlerinage pénitentiel à Notre-Dame-de-Guinée, à Boffa. Certains fidèles pouvaient marcher plusieurs centaines de kilomètres pour atteindre le sanctuaire. Les catholiques les plus éloignés font plus de quatre cents kilomètres à pied, notamment ceux qui viennent de mon village d’Ourous. Les premières années, les populations qui nous voyaient marcher se demandaient si nous étions des fugitifs, victimes d’une épidémie ou d’une guerre… Aujourd’hui, l’accueil de tous, chrétiens et musulmans, est formidable. Loin de ma terre, je n’oublie pas non plus le sanctuaire de Kibeho au Rwanda, ou encore les pèlerinages liés aux martyrs de l’Ouganda". Espérons qu’il se souvienne aussi du pèlerinage de Dassa après sa visite.

    Ecoutons-le maintenant parler du cardinal Gantin qui a fait de lui son hériter spirituel. "Avant de quitter Rome pour retrouver son Bénin natal, le cardinal Gantin a dit qu’il était comme un bananier. Quand cet arbre a donné ses fruits, les hommes le coupent. Mais il y a toujours un rejeton qui pointe ; en fait, il pensait que j’étais cette nouvelle pousse… Le cardinal a constitué un exemple merveilleux. Il m’a transmis la grandeur et la noblesse de ses sentiments pour notre continent, et je ne peux oublier combien il avait compris la profondeur de l’authenticité africaine pour l’invisible. Bernardin GANTIN disait souvent : Dieu ne me demande pas le succès, mais l’amour. Or, le véritable amour passe non pas d’abord par la parole, mais par le cœur. Tout le reste est secondaire et périssable. Dieu seul est essentiel et éternel. Et l’amour nous donne de lui ressembler un peu".

    Il met en garde ceux qui prônent un dialogue interreligieux édulcoré sans le souci d’évangéliser. "Au nom de la vérité, nous devons proclamer et annoncer Jésus Christ, unique Sauveur du monde, à toutes les nations. Cette annonce n’est nullement un obstacle au dialogue entre les différentes religions. Au contraire, elle doit la renforcer. Jean-Paul II, puis Benoît XVI et aujourd’hui François ne font que réaffirmer la foi de l’Eglise. La mission est le diamant brut de l’Epouse du Christ. Le Fils de Dieu est le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne peut aller à Dieu sans passer par lui. Jésus est l’unique porte du Ciel : il n’y a ni intolérance ni fondamentalisme religieux dans cette proclamation amoureuse".

    Dieu ou rien est un livre énergique, étincelant, tonique et convaincant. Il dévoile le cœur grand et humble, joyeux et souffrant d’un Cardinal d’Afrique, à la fois leader, pasteur et mystique. Ce livre, plein comme un œuf, mérite d’être étudié dans toutes nos structures de formation. Et comme il coûte un peu trop cher pour notre pouvoir d’achat (14.000francs environ), peut-être qu’une imprimerie au Bénin pourrait nous aider à réduire le coût. En tout cas, une large diffusion de ce livre s’impose. Dieu ou rien nous rendra de grands services.

  +Pascal N’KOUE
   Omnium servus



Nouvelles de famille
- Bénissons le Seigneur pour la nouvelle Communauté des Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée du Panama. Elles ouvrent une maison de formation à Parakou. Les "Fils de Dieu" ont généreusement mis leur maison à leur disposition. Bel exemple de solidarité dans l’Eglise.

- Le thème du pèlerinage de Dassa est : "Marie, éducatrice et protectrice des âmes consacrées". Le Cardinal Robert SARAH en assurera la présidence.

- Bienvenues à Asuncion, mère de mademoiselle  OIHANA, Coopérante Missionnaire laïque qui nous vient du Pays Basque, et à sa petite sœur qui s’appelle Itsasne.

- Bienvenue au Révérend Père Grégoire AGBALENOU, svd, qui sera vicaire à la paroisse Sainte Trinité de Guêma.

- Merci au Révérend Père Peter ACCORLY, Supérieur Provincial des svd, venu du Togo nous visiter le mois dernier. De même, nous remercions le Frère Melchior, Professeur Albert TEVOEDJRE, ex Médiateur de la République pour son passage. De lui on peut dire : "vieillissant, il fructifie encore".

- La dernière encyclique du Pape François :"Laudato si" mérite d’être lue et prise en considération. La terre, notre maison commune, est comme une sœur avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, qui nous accueille à bras ouverts et nous nourrit. Malheureusement cette terre est polluée, maltraitée, agressée ; elle pleure et gémit… Cette encyclique justifie notre projet de développement intégral de Ténonrou.

- Parakou devient un carrefour pour les jeunes. Le Père John, sma, arrive avec des jeunes de Nantes. Ceux  d’Angers sont arrivés le mois dernier. Merci au Père Bruno LECOIN, Supérieur Provincial des osfs, qui arrive aussi avec beaucoup de jeunes d’Annecy, pour participer aux ordinations presbytérales. Qu’ils soient tous les bienvenus !

- L’Abbé Serge DANNON a été bien accueilli à Rome. Il a commencé les cours d’italien. Et il s’en sort déjà vaillamment. Prions pour lui.

- L’Abbé René VIEYRA, l’économe diocésain, est de retour d’Italie. Merci à l’AFR de Vittorio Veneto qui a organisé cette tournée marathon pour lui.

- Les vocations tardives à la vie sacerdotale augmentent. En octobre prochain une maison de formation prépropédeutique s’ouvrira provisoirement à la maison saint Dominique pour la remise à niveau des candidats avant leur intégration à "Providentia Dei". Prions pour cette nouvelle initiative.

N.B : Du 7 septembre au 3 octobre, les bureaux de la Curie seront fermés pour des raisons de vacances.



Quelques dates

1 août : Fête nationale. Prions pour toute la Nation et spécialement pour nos gouvernants.

2 août : Messe à l’église saint Joseph d’Alaga à 9h.

8 août : Ordinations presbytérales de Luc AMETODOU et de Oscar TAWEMA, osfs, et  ordination diaconale de Norbert TOSSOU. L’envoi en mission de l’Abbé Ursule AGBANGLA  à Nantes aura lieu à la même occasion.

9 août : Messe dominicale à BA-MORA

11 août : Messe chez les Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée.

15 août : Assomption de la Vierge Marie. Fête d’obligation. Messe au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa à 9h.

21 – 23 août : Pèlerinage marial à Dassa. Un rendez-vous à ne pas rater.  La Vierge, Mère de Dieu et notre mère,  nous y attend.

24 – 27 août : Visite du Cardinal Robert SARAH à Parakou, N’Dali, Kandi, Natitingou et Djougou.

28 – 29  août : A Cotonou pour faire des papiers en vue de l’obtention du visa Schengen.

30 août : Voyage de retour à Parakou.


ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

    Les contemplatives de Jésus Eucharistie que j’appelle affectueusement " nos moniales diocésaines" sont en train de se construire un petit monastère modeste à Boko. Elles sont un rameau sorti de l’arbre verdoyant des moniales cisterciennes venues de l’Abbaye de Notre-Dame des Gardes (France). Quel bel héritage ! Nous avons demandé à Mère Patricia, la fondatrice, de nous raconter un peu leur aventure. Ecoutons-la plutôt et savourons son style simple et sans détour.

    Entrée au couvent cistercien de l’Etoile Notre-Dame de Parakou le 20 août 1985, j’en sortis en mars 1991, suite aux ennuis répétés de santé. J’avais écrit à Monseigneur Nestor ASSOGBA, alors Evêque de Parakou, pour lui proposer de me permettre de faire mon expérience de vie monastique, centrée sur l’adoration du Très Saint Sacrement, dans le monastère de Zagnanado qui est à six kilomètres de la maison de mes parents. Comme Zagnanado est dans un autre diocèse, il me demanda de m’adresser à Monseigneur AGBOKA, que je ne connaissais pas. Trop compliqué pour moi. Après plusieurs mois de prière cherchant la volonté de Celui qui m’a appelée, je suis allé vivre mon expérience dans la ferme de ma mère à 25 km de chez moi. Je pris conseil d’un prêtre qui m’encouragea… Puis je revins à Parakou le 29 septembre 1993. Monseigneur ASSOGBA revenait de Rome. Le lendemain matin, il me reçut dans son bureau. Il me demanda comment je voulais organiser ma vie. Je le lui expliquai. Il reçut mes premiers vœux d’adoration ce même jour du 30 septembre 1993 dans la petite chapelle de l’Evêché, à côté de son bureau. Il me bénit et promit de me trouver un lieu pour ce projet de Dieu qui allait germer dans son diocèse.

    Sept mois après cet événement, en avril 1994, Monseigneur ASSOGBA m’accueillit de façon stable dans son diocèse, précisément dans le foyer du Lycée, à côté du Lycée Mathieu Bouké, notre BETHLEEM. Le Père Laurent SAH fut  nommé notre aumônier jusqu’à son départ de Parakou pour Porto-Novo, son diocèse d’origine.

    Sept mois après notre installation, on commença en privé l’adoration du Très Saint Sacrement. Cinq mois plus tard, l’adoration était ouverte à tout le monde, sous l’autorisation de Monseigneur ASSOGBA, et cela grâce à une chapelle bien aménagée dans l’enceinte du foyer  par le Père Jean-Luc LEROUX, osfs.

    Le 24 décembre 1999,  je prononçais mes vœux définitifs d’adoratrice perpétuelle du Très Saint Sacrement, et le même jour devant Monseigneur Assogba, je reçus les vœux temporaires de la sœur Prisca avec l’entrée au noviciat de quatre autres jeunes filles qui venaient de finir leur postulat. Notre petite communauté reçut de l’Evêque la mission de s’occuper de l’adoration perpétuelle au Sanctuaire Eucharistique du Christ Rédempteur de l’Homme. Nous y sommes jusqu’à ce jour. La communauté naissante connut des difficultés de tous genres, sans compter l’incompréhension de beaucoup de prêtres, de religieuses, et de laïcs.
    Un événement capital qui a aggravé la situation s’est produit en avril 2006, à cause du discours prononcé par le Cardinal Bernardin GANTIN à la plage de Ouidah contre le Sillon Noir et les Consacrées de l’Afrique en Mission (AM). Il en était ressorti que cet Institut fondé par Mgr ASSOGBA Nestor était suspendu. Tous les regards étaient braqués sur nous. Or nous, nous avions seulement accepté de soutenir par la prière "l’Afrique en Mission", mais nous n’étions pas dans "Afrique en Mission".  Il y avait confusion dans la tête et le cœur des gens. Nous étions considérées à tort comme la branche contemplative de l’A.M. Et on nous persécutait pour cela. Mais nous, nous ne voyions aucun inconvénient à porter l’A.M. dans nos prières ; Africaines, nous le sommes ; en mission, nous le sommes aussi. Et nous étions donc prêtes à aider une autre fondation par notre vie de contemplatives. Mais nous n’avons jamais été A.M. Au milieu de ces flots en furie et vents contraires, nous sommes restées sereines. L’Esprit-Saint inspira des personnes de nous soutenir fortement et de nous encourager moralement et spirituellement. Nous avions vraiment fait l’expérience de la puissance de la grâce divine dans ces dures épreuves. Et voici comment.

    Le Seigneur, le Maître de tout, s’est levé pour nous conduire par le juste chemin, pour l’honneur de son Nom, jusqu’au Nonce Apostolique, Monseigneur Michael Auguste BLUME. Ce dernier nous a reçues à Cotonou, écoutées, rassurées et bénies au nom du Saint-Père et nous a demandé d’écrire nos constitutions pour les faire approuver par l’Evêque du lieu, qui procèdera à la reconnaissance diocésaine. Le Nonce a pris sur lui de soutenir personnellement cette démarche jusqu’à son exécution… Monseigneur Fidèle AGBATCHI, qui avait remplacé Monseigneur ASSOGBA, s’est rendu disponible. Après avoir consulté des canonistes, il nous a conseillé de changer le nom de notre Institut et l’habit religieux. Nos constitutions ont été corrigées et approuvées une année après, et l’Archevêque a fait la Reconnaissance Diocésaine en la fête du Christ Roi, le 25 novembre de l’année 2007,  comme « Contemplatives de Jésus Eucharistie ». Quel bonheur !

    Notre charisme est la contemplation  de Jésus-Eucharistie et l’accueil des personnes en détresse. Nous voulons tenir compagnie au Seigneur pour qu’Il nous dise ce qu’il faut faire… Et voici ce qu’Il nous dit : « recherchez le Seigneur et sa Face, sans trêve, cherchez son visage ». L’accueil est sous deux formes : L’accueil et l’écoute des personnes en difficulté. Et l’accueil des prêtres souffrants ou des prêtres âgés à la retraite.


    Notre spiritualité puise essentiellement sa source dans l’Eucharistie et l’adoration : la prière intérieure, l’Hostie, la Vierge, la liturgie avec les rythmes africains et les chants grégoriens, le témoignage d’une vie simple et joyeuse dans la pauvreté. Avec l’ardent désir de vivre dans l’imitation de Jésus-Christ qui obéit jusqu’à la mort, et la mort de la croix, nous voulons vivre dans la joie son évangile comme la suprême règle de notre vie, en nous servant de la Règle de Saint Benoît pour entrer dans la grande tradition monastique et vivre comme Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, dans un esprit d’enfance spirituelle.

    Actuellement, notre communauté est composée de six professes perpétuelles, de deux professes temporaires, d’une novice et d’une postulante. Nous comptons sur Jésus et sa sainte Mère pour mener à son achèvement tout ce que nous avons en germe : trouver un cadre approprié pour l’épanouissement de notre vocation de contemplatives de Jésus Eucharistie. Nous avons commencé à construire quelque chose à Boko. Ce monastère sera au service de tous. La Divine Providence, nous y croyons ! Tout est à bâtir. Merci à chacun et à tous.                
                                        Sœur Patricia PADONOU
                                                Supérieure.


                         NOMINATIONS
"Au lieu d’être seulement une Eglise qui accueille et qui reçoit à portes ouvertes, cherchons aussi à être une Eglise qui trouve de nouveaux chemins, qui est capable de sortir d’elle-même et d’aller vers ceux qui ne la fréquentent pas, ceux qui se sont éloignés d’elle ou qui sont indifférents" (Pape François).

    Notre famille diocésaine opte pour être une "Eglise en sortie". Car la demande spirituelle augmente. Le monde a besoin de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. C’est pour mettre cela en pratique que l’Esprit Saint et nous, c’est-à-dire l’Evêque et son conseil, avons pensé faire quelques affectations de personnes à des endroits différents.

    Ainsi, le Père Pierre DAMADO est nommé Curé de la jeune et dynamique paroisse de Komiguéa.

- Le Père Benoît LUQUIAU, fidei donum de Nantes, est nommé Vicaire à la cathédrale et Aumônier diocésain des scouts et des jeunes.

- Le Père Christian WOROU est nommé Vicaire paroissial à Papanè.

- Le Père Marius OBA est nommé Professeur au Séminaire Notre-Dame de Fatima.

- Le Père Franck TOKPASSI résidera désormais à la Procure pour être plus proche de son lieu de service le CPAV (Centre Pastoral de l’Audio-visuel).

- Le Père Ursule AGBANGLA part comme prêtre fidei donum à Nantes pour 3 ans.

- Le Père Léonard GORAGUI part aussi à Nantes mais pour une année sabbatique et pour se refaire la santé. Nous remercions vivement l’Evêque de Nantes pour cette solidarité ecclésiale qui nous émerveille.

- Le Père Symphorien GBAGUIDI NOUDEHOU, osfs, est nommé Aumônier de l’Université de Parakou.

- Le Père Edgar VIGAN est nommé Président du Comité d’organisation du jubilé des 75 ans de l’évangélisation de notre diocèse qu’on célébrera en 2019.

- Nous nous réjouissons d’accueillir le Père Brice N’TOUA qui sera professeur titulaire de philosophie au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei". Remercions Monseigneur Antoine SABI BIO, Evêque de Natitingou, qui nous l’envoie.

    Toutes les nominations prennent effet le 1er septembre 2015. Que les passations de service se fassent dans l’esprit de famille, c’est-à-dire dans la joie,  les chants, et l’amitié mais aussi dans la clarté, la vérité et la simplicité. Tout pour la gloire de Dieu et pour notre propre épanouissement en Jésus et Marie.
  +Pascal N’KOUE
   Omnium servus


    Nous ne pouvons que remercier la Divine Providence pour tout le chemin parcouru et, également, tous les acteurs dont elle s’est servie. Nos remerciements s’adressent tout particulièrement à Propaganda Fide, à l’Aide à l’Eglise en détresse, à l’Archidiocèse d’Avignon, aux Sœurs de saint Pierre Claver de Rome, à la paroisse Notre Dame des Armées (Versailles) etc., aux Evêques de Djougou et de Natitingou, à notre Père Archevêque qui nous a accompagnés avec une grande proximité durant toute l’année, au clergé diocésain qui a adopté cette maison de formation comme la sienne, aux diverses paroisses qui nous ont soutenus généreusement.
                                        P. Denis Le PIVAIN
                                Recteur du Grand Séminaire "Providentia Dei"        

 

    
Nouvelles de famille
- Vive les vacances ! Mais n’oubliez pas la prière en famille. Ne permettons pas aux médias sans censure et aux idéologies fantaisistes et nocives de prendre la place de Dieu dans les cœurs, les foyers chrétiens ou Eglises domestiques. C’est là où se vit la première catéchèse.
- Nous remercions les agents pastoraux qui nous quittent pour d’autres missions. Les Pères Jean-Baptiste TRAORE s.m.a, Gérard  NAKOE, s.m.a, Anatole MONGADJI, osfs, etc.
- Si le mois de mai est celui de la sainte Vierge Marie, celui de Juin du Sacré-Cœur de Jésus, n’oublions pas que le mois de juillet est celui du Très Précieux Sang de Jésus.
- Nous avons hautement apprécié le passage de Monsieur Patrice LUCAS membre du Conseil d’Administration de CBM, venu d’Allemagne se rendre compte de l’évolution de notre hôpital ophtalmologique saint André de Tinré. Trois chantiers sont en cours : le laboratoire d’analyses biomédicales, la chapelle, et les salles de formation. Merci à tous les bienfaiteurs.
- Le thème de l’année pastorale 2015-2016 portera sur les vocations, expression de la miséricorde de Dieu : "Venez à ma suite, je ferai de vous des pêcheurs d’hommes" (Mc 1,17).
- Le 14 juin dernier a eu lieu à Niamey la prise de possession canonique du premier Archevêque africain en la personne de Monseigneur Laurent LOMPO. Tous les cinq évêques du Nord Bénin y étaient présents plus celui de Dassa. Nous n’avons pas le droit d’oublier Niamey.
- Nous remercions vivement les moniales cisterciennes qui, cette année encore, en la fête du Sacré-Cœur, ont aidé tout le clergé à vivre avec foi et sérénité la journée mondiale de prière pour les prêtres dans leur monastère. C’était simple, beau et chaleureux.
- La première année de notre Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei" s’est bien déroulée. Plusieurs diocèses d’Afrique et d’Europe nous demandent déjà de leur envoyer des prêtres. Bénissons le Seigneur pour le don des vocations  sacerdotales! Qu’il continue de susciter des bienfaiteurs au Bénin et ailleurs pour nous aider à avancer avec enthousiasme. Il nous faut encore au moins 30 chambres pour les séminaristes et un restaurant pour l’autonomie financière du Séminaire.
- A Pentecôte,  on a confirmé 614 jeunes : l’avenir de l’évangélisation est assuré si leur éducation à la foi en Jésus-Christ ne s’arrête pas.
 - Je recommande vivement le livre de l’Abbé Augustin TOSSOU, Bernardin Cardinal GANTIN, au service de Dieu et des hommes. Il est préfacé par Monseigneur Paul VIEIRA, Evêque de Djougou et postfacé par Mère Marie-Claude SOBA, Supérieure Générale des Sœurs OCPSP.     
 N.B : Le 08 août 2015, il y aura deux ordinations sacerdotales (osfs) à la Cathédrale à 9h30.
- Retenez la date d’ouverture de l’année pastorale : mercredi 21 octobre 2015 au Centre Pastoral Guy Riobé à 9h. BONNES VACANCES !

Quelques dates
11 juillet     : Au monastère de l’Etoile Notre-Dame.
12 juillet     : Confirmations à 9h30  à la paroisse saints Pierre et Paul d’Alafiarou.
19 juillet     : Rencontre avec les marguillers au Centre Pastoral Guy Riobé.
23 juillet     : Messe chez les Sœurs s.m.m.i, clôture du chapitre d’application.
24-26 juillet     : Week-end de formation des séminaristes au Centre Pastoral Guy Riobé
26 juillet    : A 9h30 au Sanctuaire Eucharistique : Collation des ministères en vue du sacerdoce.
                - Pour l’acolytat : AÏDOMONHAN Enagnon Yves, AKPO Wolé Jules.
                - Pour le rite d’admission et le lectorat: ZINSOU S. Jaurès.
8 août         : Ordination diaconale de Norbert AGOSSOU, à la Cathédrale à 9h30.

ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
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    Un jour un homme m’a dit : "La femme c’est bon et c’est pas bon". Il parlait de son épouse. L’explication qu’il m’a donné équivaut à peu près à ceci que la femme est capable du meilleur comme du pire. Elle peut bien construire, comme elle peut tout casser. En effet, Dieu a fait de vous, les femmes, une force qui ne se voit pas, une force cachée. Vous n’êtes faibles qu’en apparence.

- Vous pouvez être miel, vous pouvez devenir vinaigre.
- Vous pouvez être lumières éblouissantes, vous pouvez devenir ténèbres obscures.
- Vous pouvez être secouristes exemplaires, vous pouvez devenir sorcières impitoyables.
- Vous pouvez être tendres comme Dieu ou devenir cruelles comme Lucifer.
   
    D’ordinaire, quand vous êtes bonnes, vous êtes très bonnes. Mais quand vous êtes méchantes, vous devenez pires que les fourmis magnats. Les hommes ne savent plus où se mettre. Même s’ils fuient hors de la maison, ils se sentent poursuivis par votre haine féroce et aucune arme, contrairement aux fourmis, n’est assez puissante pour freiner vos ardeurs. Quoi qu’on dise, vous êtes comme le sel sans lequel toute saveur manquerait à la sauce de ce monde. Ecoutons le Pape Benoît :    "Vous, les femmes catholiques, vous vous inscrivez dans la tradition évangélique des femmes qui assistaient Jésus et les apôtres (Lc8,3) ! Vous êtes pour les Eglises locales comme leur "colonne vertébrale", car votre nombre, votre présence active et vos organisations sont d’un grand soutien pour l’apostolat de l’Eglise. Quand la paix est menacée et la justice bafouée, quand la pauvreté est grandissante, vous êtes debout pour défendre la dignité humaine, la famille et les valeurs de la religion. Puisse l’Esprit Saint susciter sans cesse dans l’Eglise des femmes saintes et courageuses qui apportent leur précieuse contribution spirituelle à la croissance de nos communautés !... Continuez de défendre la vie. Aidez les jeunes filles par vos conseils et vos exemples. Soutenez-vous mutuellement (Africae munus n°58-59)".

    Chères mamans, comme vous le voyez, vous êtes expertes en plusieurs spécialités. Le Pape Benoît XVI vous prend très au sérieux. Il vous compare même à la "colonne vertébrale" qui soutient tout le squelette. Si elle se brise on ne peut plus se tenir debout. En effet, vous jouez le rôle de plusieurs ministres dans le gouvernement d’une famille…

    J’apprends que dans la fonction publique, on accorde facilement des primes et elles sont plus juteuses que les salaires : prime de logement, d’éloignement, de santé, de craie etc. Alors je vais vous indiquer des primes à revendiquer auprès du Gouvernement de la République. Ce sont vos droits spécifiquement féminins, afin de forcer la société à avoir un regard positif sur vous :
- Demandez une prime de grossesse à chaque grossesse, prime que vous toucherez dès le premier mois. La vie commence en votre sein et elle doit être respectée. Ce n’est pas normal que le gouvernement ne fasse rien pour cela.
- Demandez la prime d’accouchement. Et si c’est par césarienne, que cette prime soit multipliée par deux. Beaucoup de mères, en effet, meurent encore en couche. Vous prenez de gros risques ! Ce n’est pas normal qu’on continue de considérer l’accouchement comme un fait banal.
- Demandez la prime d’allaitement : rien ne remplace ce fortifiant prodigieux, et personne n’arrivera jamais à rembourser le lait maternel dans lequel la mère exprime toute sa tendresse salvatrice. Valerius-Maximus, écrivain latin du 1er siècle, conte l’histoire d’une jeune fille qui a allaité sa propre mère qui croupissait en prison et risquait d’y périr de faim.
- Demandez la prime de nuit sans sommeil quand le bébé est malade et ne dort pas. Ceux qui sont de garde la nuit dans les hôpitaux ont des primes, et vous non. Ce n’est pas normal. Je n’ai pas fini. Le Bon Dieu a dit à nos premiers parents : "multipliez-vous et remplissez la terre". Optez donc pour la famille nombreuse.

    A partir du 5e enfant, revendiquez non plus une prime de grossesse ordinaire mais une prime spéciale. Et pour le 10e enfant exigez une prime très spéciale. La terre n’est pas encore remplie. Et il y a de quoi nourrir toute l’humanité. Seulement il faut éduquer convenablement les enfants. On investit des sommes pharamineuses pour protéger les animaux dans nos parcs nationaux et favoriser leur reproduction. Mais tout est mis en place pour encourager l’avortement ou limiter de façon drastique le nombre d’enfants par famille. C’est une injustice... Mais il y a encore d’autres revendications que je m’en vais vous suggérer.    Revendiquez carrément un salaire mensuel consistant pour les femmes au foyer, qu’elles aient des enfants ou pas. Les criminels c’est le résultat d’un manque d’amour maternel. Le travail des fonctionnaires dans les bureaux sera toujours inférieur à celui des femmes épouses et mères au foyer. Exigez ce salaire auprès des candidats aux élections communales, législatives et présidentielles. Enfin, revendiquez aussi une bonne retraite pour les grands-mères qui n’ont plus de force physique mais continuent de jouer le rôle d’un GPS pour les petits enfants.

    C’est grâce à vos dons proprement féminins, trésors inestimables du Ciel, que le monde tient encore. Combattez pour la bonne cause. Il est temps de renverser la vapeur. Qu’on arrête de vous manipuler au sujet d’une émancipation qui vous rendrait égales aux hommes. En affection, en compassion et en gestes de miséricorde vous nous battez. Faites plutôt apprécier votre féminité et votre maternité. Ce sont-là deux grandes richesses incontestables qui vous rendent en quelque sorte supérieures aux hommes. Si Adam renvoie à la terre, Eve signifie la mère des vivants. La vie est supérieure à la terre. C’est la femme qui est la garante de la procréation. Et la Vierge Marie deviendra génitrice de Dieu, sans aide d’aucun homme. La Bible a raison de dire : « Là où manque la femme, on gémit et on va à l’aventure » (Si 36,25). Choisissez parmi vous des femmes équilibrées, heureuses dans leur peau, pour gouverner notre pays, mais ne désertez pas les foyers. Parlez moins des droits de l’homme. Parlez plus des droits de la femme. Montez au créneau et clamez haut votre différence ! Sans elle, pas de complémentarité. Enseignez au monde que la féminité est d’abord pour l’épanouissement de la femme et pour le bien de la société. Influencez positivement les autres femmes qui ne militent pas dans le même mouvement que vous. Faites-les aimer Jésus Sauveur et sa Mère.

    Apprenez aux jeunes filles à remercier tous les jours le Bon Dieu de les avoir créées femmes. Mettez fin à vos complexes d’infériorité. En effet, après le Bon Dieu vient une femme, la Reine du Ciel et de la Terre, la Vierge Marie, que Dieu lui-même nous autorise à appeler Mère de Dieu. On ne parlera jamais d’un père de Dieu. Mère de Dieu, oui, parce qu’elle a conçu et mis au monde Jésus-Christ qui est Dieu.

    Le Bon Dieu a créé la femme pour être femme et non garçon ; et il a mis en elle l’instinct maternel. Et celles qui n’ont pas d’enfants désirent toujours en avoir. La théorie du genre est une régression. Je vous souffle au passage que l’homme n’a aucun instinct paternel. Tant qu’on n’aidera pas la femme à s’apprécier, à aimer sa nature féminine, à avoir conscience de sa valeur de femme et à en être heureuse, le monde continuera à se porter mal. Parce que la femme est l’aide de l’homme. Personne ne peut vivre sereinement sans secours. La masculinité a besoin de la féminité. Dieu l’a ainsi voulu, dès la création. Quand la femme est joyeuse, accueillante, toute la famille est épanouie. Quand la mère de famille est triste, acariâtre, agressive et négligente, toute la maison a de sérieux problèmes. La femme est irremplaçable. Nos sociétés en Afrique sont en général matriarcales. Le rôle de la femme est prépondérant dans nos coutumes et traditions. Pas de réconciliation sans leur présence. Extraordinaire !

    Et à tous, je dis : cultivons en nos cœurs beaucoup de gratitude envers Dieu qui nous a donné notre maman de chair ou la maman qui nous a élevée. Merci aussi pour la maman spéciale, la Vierge Marie, humble et puissante. Derrière le Fils de l’Homme (le Christ) se cache toujours la grande dame (la Vierge). Et pour aller à Jésus, il faut passer par elle. Et tout le monde, même les non chrétiens, appellent au secours cette maman. Qu’elle intercède très fort pour nous, en ce mois qui lui est dédié, pour que nous apprenions à nous aimer comme Dieu nous aime.


   +Pascal N’KOUE
    Omnium servus

 

 


EXTRAIT DE LA LETTRE DE L’EVEQUE DE NANTES, 2 avril 2015
    …Depuis mon retour de Parakou, j’ai eu l’occasion d’évoquer souvent votre accueil et ce que vous avez permis de vivrez à notre délégation nantaise, à l’occasion des fêtes du jubilé. Samedi dernier, je recevais la communauté africaine de Nantes chez les Pères de la Société des Missions Africaines (SMA). Et ensemble, nous avons revu des photos de notre passage au Bénin. Je crois que cela a réjoui les gens venant d’Afrique et présents à Nantes pour différentes raisons.

    A l’occasion d’un rassemblement des maîtrises scoutes nantaises, j’ai entendu que certains scouts envisagent de vivre un camp, cet été, avec une des paroisses de votre diocèse, et cela grâce au travail conjoint de Stéphane PROUVOST le jeune ingénieur de notre délégation et du Père Benoît LUQUIAU. Je sais aussi que les Pères SMA organisent avec le diocèse de Nantes, un voyage pour des jeunes nantais au Bénin, dans le courant du mois de juillet. Cela me réjouit car des liens commencent à se tisser entre paroisses et mouvements de nos deux diocèses : grâce à votre expérience à Natitingou, j’ai retenu que c’était la garantie que ce jumelage dure…

    Je veux aussi vous donner des nouvelles du Père Aubin LEGBODJOU. Son ministère se déroule très bien à la Baule. Nous apprécions le travail pastoral qu’il effectue, sa joie et sa sérénité. Aubin est bien engagé dans la découverte des réalités humaines et ecclésiales locales. Il a un bon « maître de stage » en la personne du Père Jean PROUVOST, Curé de la paroisse. Il est apprécié des confrères et des chrétiens, qui aiment l’entendre prêcher…

    Bien entendu, Monseigneur, si vous pensez qu’un autre prêtre est susceptible de venir à Nantes, en septembre prochain, nous l’accueillerons avec joie : la pénurie de prêtres et les problèmes de santé de certains rendent difficiles les nominations. Je vous remercie également de permettre à certains des prêtres de Parakou de venir nous aider un mois cet été.

    La semaine dernière, je participais, à Lourdes, à l’assemblée plénière des Evêques de France. Deux d’entre eux m’ont chargé de vous saluer de leur part : Monseigneur Jean BONFILS, sma, Evêque émérite de Nice, et Christophe DUFOUR, Archevêque d’Aix en Provence. Heureux de voir se développer le jumelage entre nos deux diocèses, vous remerciant de me rendre destinataire du bulletin diocésain (j’ai beaucoup apprécié votre dernier édito sur les funérailles chrétiennes), je vous redis ma profonde et fraternelle communion.
Joyeuses fêtes de Pâques.
                                                                    

+Jean-Paul JAMES 

   

                                    
Nouvelles de famille

- Nous remercions l’Evêque de Nantes pour sa belle lettre qui interpelle nos deux diocèses en partenariat.

- Le mois de mai c’est le mois de Marie. Reprenons pieusement le chapelet et récitons-le tous les jours, posément, calmement en méditant sur la vie de Jésus pour notre conversion.

- La Conférence Episcopale nous exhorte à reprendre la "Prière pour le Bénin". Demandons l’unité des cœurs dans les familles, la paix dans notre pays et dans le monde entier.

- En cette année de la vie consacrée, nous disons notre gratitude à tous les consacrés. Dans un monde qui risque d’être étouffé par les soucis des biens matériels et des plaintes puériles, que Dieu nous donne le témoignage du service gratuit envers les pauvres et de l’amour désintéressé envers tous.

- La nuit de Pâques, nous avons célébré à la Cathédrale saints Pierre et Paul 12 baptêmes d’adultes ; 15 confirmations et 2 mariages. Monsieur le Maire de la ville, Madame le Préfet, tous deux musulmans, ont assisté à cette longue et émouvante solennité des solennités. Vive le dialogue interreligieux !                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

- Continuons d’invoquer saint Joseph, l’Econome du Bon Dieu, pour les nombreux projets diocésains : Sanctuaire marial, Monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie, Grand Séminaire "Providentia Dei", écoles catholiques, presbytères, chapelles, maisons des Sœurs, grande ferme de Ténonrou...

- Au Grand Séminaire "Providentia Dei", les constructions de la bibliothèque et du réfectoire montent lentement mais sûrement. On vient de commencer la cuisine. Bénissons le Seigneur et prions pour tous les généreux bienfaiteurs. Les Séminaristes ont célébré la Semaine Sainte dans leur enceinte. Avec les éducateurs, ils forment une famille. Les jeudis, je les rencontre et je prends le repas de midi avec eux.

- Le thème pastoral de cette année : "Education chrétienne et familles en dialogue" a suscité un engouement dans les familles et les écoles. Il faudra pousser maintenant les familles enracinées dans la foi à évangéliser d’autres familles. Autour de nous, beaucoup désirent connaître Jésus-Christ, le Sauveur.

- Les premières pluies sont tombées. Pensons au reboisement : karité, néré, moringa, manguiers, baobabs, agrumes, neems etc. Améliorons notre environnement pour notre propre bonheur.

N.B. Le 12 juin, fête du Sacré-Cœur de Jésus. Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. Tous les prêtres passeront cette journée au monastère de l’Etoile Notre-Dame.

 


Quelques dates

1-4 mai    : A Rome pour une retraite spirituelle à l’Opera della Chiesa.

6 mai        : Retour à Parakou.

7 mai        : Visite de l’école primaire sainte Marie Immaculée de Dokparou à 11h.

8-10 mai    : Visite pastorale à Wansirou (quasi paroisse).

13 mai    : Au Séminaire N.D. de Fatima : Fête patronale. Messe à 11h.

14 mai      : Fête de l’Ascension. Rappelons que c’est une fête d’obligation. Confirmations   à Komiguéa à 9h30.

15 mai     : Visite au Collège saint Thomas D’Aquin à 9h.

17 mai    : Confirmations à Tchatchou à 9h30. Quête impérée pour les Séminaires du Bénin.
        - Journée chrétienne des Communications sociales.

19 mai    : Conseil pour les affaires économiques avec le Frère Emmanuel DRUPEZ.

20 mai    : Messe et rencontre avec les Prêtres formateurs du Séminaire Notre-Dame de Fatima.

24 mai    : Pentecôte. Confirmations à 9h30 au Sanctuaire Eucharistique. Installation du Mouvement    des cadres et Personnalités Politiques (MCPP) à la fin de la messe. Quête impérée pour le           denier de saint Pierre.

25 mai    : Lundi de Pentecôte. Les bureaux de la Curie sont fermés.

26-29 mai    : A Ouidah pour l’Assemblée plénière de la Conférence Episcopale.

30 mai    : Messe de clôture pour les 200ans de naissance de Don Bosco, à la Cathédrale à 9h30.

31 mai    : Fête de la ste Trinité. Confirmations à Tchaourou, à 9h. Bonne fête aux mamans.
        - Jour des élections communales : Paix à tous ! Et que les meilleurs gagnent.


ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

Nous venons de boucler le mois de mai dédié à Marie. Et nous voici en juin, mois du Sacré-Cœur. Tout un mois pour le Sacré-Cœur de Jésus. Ne nous contentons pas seulement du jour de cette fête fixée au Vendredi qui suit celle du Corpus Christi.
    La  solennité du Sacré-Cœur a été instituée sur demande de Jésus-Christ lui-même, lors d’une de ses apparitions à la visitandine Marguerite-Marie ALACOQUE (XVIIe siècle). Disons-le tout de suite, la dévotion au Sacré-Cœur et celle de l’adoration Eucharistique vont de paire. Devant la gloire de Dieu, on se met à genoux, non par peur mais par gratitude.    Le culte au Sacré-Cœur, né en 1883, fait toujours partie du culte officiel de l’Eglise. Le Cœur du Christ, c’est le centre de la personne du Christ. Il est donné à l’Eglise pour que nous approfondissions notre relation d’amour envers Jésus, afin de raviver notre foi dans l’amour miséricordieux et salvifique de Dieu.
    Pour en savoir plus, interrogeons les saints et d’abord la Vierge Marie. Avez-vous remarqué qu’au lendemain de la fête du Sacré-Cœur, l’Eglise célèbre la mémoire du Cœur Immaculé de Marie. Eh oui le cœur du Fils et celui de la Mère ne se séparent pas. On les distingue bien sûr mais on les aime ensemble. Interrogeons la Mère de Dieu pour savoir comment aimer le Fils de Dieu, et elle nous répondra : fils et filles de Dieu, c’est d’abord mon divin Fils qui vous a aimés le premier : "Faites tout ce qu’il vous dira".
     Le secret de ces deux Cœurs est dans l’humilité. Les deux se sont abaissés, Dieu les a élevés l’un par l’ascension, l’autre par l’Assomption. L’humilité, c’est la force des grands. Aimer humblement, c’est-à-dire dans la soumission à Dieu, c’est aimer vraiment. Saint Paul est clair là-dessus: « Pour moi, vivre c’est le Christ ». Saint François d’Assise, St François de Sales, St Jean-Marie Vianney etc. ne vivaient que pour le Dieu-Amour. C’est ce que Saint Augustin résume en ces mots : "Pondus meus, amor meus". Ce qui fait ma valeur ou mon poids, c’est la qualité de mon amour. Et l’amour s’exprime dans le détachement, le service désintéressé, le service gratuit. Lisons et méditons 1Co13, l’hymne à la charité et servons le Seigneur dans la justice et la sainteté véritables.
    Faisons maintenant une petite méditation sur ce Cœur qui a tant aimé le monde. C’est inouï. Le cœur pour les scientifiques ce n’est qu’un organe physique, moteur de la circulation du sang. Pour nous les croyants, le cœur c’est l’homme dans sa dimension morale et religieuse. C’est le trait d’union entre notre monde invisible et le monde visible. C’est la conscience de l’homme habitée par la présence discrète de Dieu. Le Pape François dans l’encyclique « Lumen Fidei » nous éclaire : "Le cœur dans la Bible, c’est le centre de l’homme, le lieu où s’entrecroisent toutes ses dimensions : le corps et l’esprit, l’intériorité de la personne et son ouverture au monde et aux autres". Le cœur, c’est le symbole de l’amour tout court. De quelqu’un estimé de tous, on dit qu’il a bon cœur, son intérieur ou son ventre est bien. Le Sacré-Cœur, c’est l’amour humain et divin de Jésus. Amour humain et divin dont il a aimé son Père. Amour humain et divin dont il nous a aimés. Dieu n’a pas d’ennemis ! Difficile à comprendre. Il ne veut pas la mort du pécheur mais sa conversion. C’est pourquoi il laisse vivre les coupeurs de route, les corrompus, les islamistes, les assassins etc. Il nous aime tous, y compris les Judas Iscariote, jusqu’au bout. L’Amour ne se fatigue pas d’aimer. Il supporte tout. Il espère tout  parce qu’il donne tout.
    C’est l’évangéliste Jean qui décrit de façon poignante le coup de lance dans le côté de Jésus : "il en sortit aussitôt du sang et de l’eau". (Jn 19, 33-34). C’est l’expression ou le symbole du don total. Pas seulement le sang mais aussi l’eau. Car aimer c’est se donner totalement, tout pardonner. Jésus s’est complètement vidé. L’amour est exigeant. L’amour qui ne coûte rien n’est pas sincère. Il est même faux. C’est un amour léger et profiteur. Il dure l’espace d’un matin. Or l’amour du Christ pour nous est éternel.
    Comme vous le voyez, les racines lointaines de la dévotion du Sacré-Cœur viennent de l’évangile. Mais, comme nous l’avons dit plus haut,  c’est surtout au XVII siècle lorsque la foi chrétienne a été ébranlée par le protestantisme et le jansénisme, que la dévotion au Sacré-Cœur s’est imposée. La piété s’étant affadie, notre Seigneur Jésus-Christ se révéla à Marguerite Marie ALACOQUE pour lui manifester les richesses et les secrets de son Cœur. Elle deviendra ainsi la confidente et la messagère privilégiée de son Cœur sacré.
    Voici un extrait de la 2e apparition de Jésus à la moniale : "Ce divin Cœur me fut présenté dans un trône de flammes, plus rayonnant qu’un soleil et transparent comme un cristal, avec une plaie adorable ; et il (le Cœur) était environné d’une couronne d’épines qui signifiait les piqûres de nos péchés, et une croix au-dessus qui signifiait que dès les premiers instants de son incarnation, c’est-à-dire que dès lors que ce Sacré-Cœur fut formé, la croix y fut plantée…"
    C’est de ce Cœur broyé par nos péchés le Vendredi saint que "l’Eglise est sortie toute rayonnante de beauté" (Saint Irénée). Bienheureuse faute ! dira le grand chantre de la miséricorde divine. « A quelque chose malheur est bon ». C’est un mystère. Mais la souffrance est un mal. Ne nous faisons pas souffrir. Ce serait comme remuer encore le couteau dans les plaies de Jésus. Soyons aux affaires de Dieu et non à nos propres affaires. Demandons-nous pardon. Accordons-nous le pardon, disons-nous aimablement la vérité, ainsi, nous ressemblerons au Sacré-Cœur. Laissons-nous donc renouveler en ce mois par le regard de Jésus qui nous demande de regarder son Cœur transpercé à cause de nos manques d’amour.
    Le 21 juin 2014, le Pape François exhortait les prêtres de Cassano (en Italie) à l’adoration en ces termes : « Quand nous prêtres sommes devant le tabernacle, le regard de Jésus nous renouvelle. Parfois, ce n’est pas facile de rester devant le Seigneur parce que nous sommes pris par tant de choses, tant de personnes. Parfois aussi cela n’est pas facile parce que le regard de Jésus nous inquiète un peu, nous fait entrer en crise. Mais cela nous fait du bien ». Dans le silence de la prière, Jésus nous fait voir si nous travaillons comme de bons ouvriers ou si nous sommes devenus un peu comme des fonctionnaires  portés à la paresse, à la négligence, à la corruption, à des guerres intestines sur l’argent, sur des augmentations  ou des harmonisations de salaires, sur des postes juteux, fruits de nos vaines gloires… Si nous nous mettons au centre, si au lieu d’être des canaux ouverts nous devenons des écrans qui n’aident pas les autres à la rencontre avec le Seigneur, nous perdons la joie et nous ne pouvons plus évangéliser. Ce sont toutes ces difficultés que nous voulons confier au Seigneur en ce mois pour qu’il nous redynamise par son Esprit d’Amour. Laissons-nous attirés par ces paroles: "Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de Cœur, et vous trouverez le repos". Mat 11, 29).    Cela revient à dire que nos problèmes et nos misères ne se règlent réellement que dans  l’amour et la vérité, par la douceur et l’humilité. Sans cela, on n’aura jamais la paix qui vient de Dieu. Que ce mois du Sacré-Cœur nous pousse à contempler ce Cœur qui nous a tant aimés afin de l’imiter.       
 +Pascal N’KOUE
  Omnium servus

 


EXTRAIT DU DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS AUX EVEQUES DU BENIN
    Chers frères Evêques, je suis très heureux de vous accueillir à l’occasion de votre pèlerinage aux tombeaux des Apôtres Pierre et Paul…
    Vous témoignez d’un bel enthousiasme dans l’expression visible de la foi du Peuple de Dieu. La vie paroissiale est animée, les fidèles participent en grand nombre aux célébrations, les conversions au Christ sont nombreuses ainsi que les vocations sacerdotales et religieuses…L’esprit de sécularisation est à l’œuvre aussi dans votre pays, même si cela est encore peu visible. Seule une foi profondément enracinée au cœur des fidèles, et concrètement vécue, permettra d’y faire face…
    Et je pense en particulier aux défis majeurs qui concernent la famille et auxquels le prochain synode, à Rome, tentera de répondre.
    Un autre défi important que vous relevez avec vigilance est celui de la jeunesse et de l’éducation. Vous avez ouvert dans vos diocèses de nombreuses écoles catholiques, et les jeunes sont bien encadrés dans les mouvements. Cet effort est à poursuivre car la formation intégrale,  tant humaine que spirituelle, des jeunes générations est importante pour l’avenir de la société à laquelle ils pourront apporter leur précieuse contribution, notamment en matière de solidarité, de justice et de respect de l’autre. Il est nécessaire, en effet, de favoriser dans votre pays ( ) la rencontre entre les cultures ainsi que le dialogue entre les religions, notamment avec l’islam. Il est connu que le Bénin est un exemple d’harmonie entre les religions présentes sur son territoire…
    Que de travail accompli au nom de l’Evangile dans vos diocèses ! Alors que la crise économique mondiale affecte un grand nombre de pays, il convient d’aller courageusement à contre-courant, en luttant contre la culture du « déchet » partout répandue (Cf. Evangelii Gaudium, n°53) et en diffusant les valeurs évangéliques de l’accueil et de la rencontre…
    Et j’invite (les religieux et religieuses) à vivre intensément cette année de la vie consacrée pour qu’ils enracinent plus profondément encore leur vie et leurs actions dans le Christ Jésus. Je veux saluer aussi le généreux engagement des prêtres au service de la Bonne Nouvelle. Le Seigneur bénit vos communautés par l’épanouissement de nombreuses vocations sacerdotales.
    Par ailleurs, puisque les vocations ne manquent pas, vous êtes prêts à partager vos ressources avec les Eglises d’autres régions qui en sont dépourvues. Il convient, cependant, lorsque vous envoyez des prêtres aux études ou en mission extérieure, de le faire avec discernement, n’oubliant pas les nécessités de vos propres Eglises.
    Chers frères Evêques, l’Eglise connaît au Bénin de bonnes relations avec les autorités civiles. La voix de l’Eglise est écoutée et son action est appréciée. Je vous invite à continuer de prendre toute votre place dans la vie publique du pays, particulièrement en ces temps… La conduite des affaires publiques revient aux laïcs, qu’en revanche, vous avez l’important devoir de former et d’encourager sans cesse.
    Que la Vierge Marie vous soutienne et vous éclaire dans votre ministère, qu’elle vous conduise,  ainsi que vos prêtres, les personnes consacrées, les catéchistes et tous les laïcs de vos diocèses. A tous, j’adresse, de grand cœur, la Bénédiction apostolique.
 Pape François

 



Nouvelles de famille

- Prions pour le repos de l’âme de Jean PLIYA. Cet homme était un instrument précieux de Dieu sur terre.

- Le mois de juin est celui du Sacré-Cœur. Voici quelques petits efforts à mettre en pratique : Trouver au moins 15 mn chaque jour pour le Seigneur. Regarder son voisin, son conjoint, sa sœur, son frère, son fils ou sa fille, ses parents etc. avec affection, et au besoin avec compassion et compréhension. Prendre les repas en famille au même moment, éviter à table les sujets qui fâchent et favoriser un climat de convivialité

- A ceux qui vont aux examens et divers concours, nous leur souhaitons plein succès.

- Du 9 au 11 juin, nous aurons la visite du Dr Sergio ROBBIATI qui vient donner un coup de main à l’hôpital ophtalmologique saint André de Tinré.

- Nous avons apprécié, le mois dernier, la visite de la délégation de l’AFR de Vittorio Veneto, guidée par Monsieur Alessandro TOFOLI.

- Le Père Serge DANNON part à la fin de ce mois à Rome pour des études de Droit Canon. Portons-le dans la prière.

- Comme chaque année, tous les prêtres passeront la journée de la fête du S. Cœur au Monastère cistercien l’Etoile Notre-Dame. Priez pour nous.

-Le problème d’eau potable se pose de façon cruciale à Parakou. Nous remercions le Groupe Missionnaire de Merano et tous les bienfaiteurs qui nous aident à faire des forages et des puits.
Le Grand Séminaire Providentia Dei a un besoin urgent de plaques solaires et de batteries pour une installation d’énergie solaire.

- La Visite des Evêques du Benin ad Limina a eu lieu du 20 au 30 avril. Elle nous a permis de faire de belles rencontres et de nous actualiser sur plusieurs thèmes. Evidemment la plus belle rencontre fut celle avec le Saint-Père, le Pape François. On me demande en quelle langue on a conversé. Rassurez-vous, le Pape comprend le français ; il le parle correctement mais pas couramment. Ainsi, on pouvait donc lui parler en français et lui répondait en italien. Et parfois il ajoutait quelques expressions en français. Il a bien connu le Cardinal GANTIN. Nous lui avons offert au nom de tout le Pays un « tata somba » sculpté en bois, symbole de famille unie, un thème qui lui tient beaucoup à cœur. Et entre autres, nous l’avons invité à nous visiter au Bénin.…Enfin, nous avons eu le privilège de concélébrer avec le Saint-Père le dernier jour de notre Visite. Entre temps, une délégation a pu rencontrer le Pape Emérite Benoit XVI, grâce aux bons offices du Cardinal SARAH Robert que nous attendons au Bénin en août prochain.


Quelques dates


2 juin        : Conseil presbytéral à l’Archevêché, à 9h 30.
4 juin        : Au Séminaire Providentia Dei.
6 juin        : Messe d’action de grâce à la Cathédrale pour la canonisation de sainte Jeanne  Emilie de Villeneuve, fondatrice des Srs de l’Immaculée Conception.
7 juin        : Fête-Dieu. Messe au Centre Pastoral Guy Riobé et  rencontre de la Coordination Pastorale. Processions du St Sacrement dans l’après midi partout.
9 juin        : Réunion avec tous les Recteurs des Séminaires du Bénin à l’Archevêché, à 9h 30.
10 juin        : A Djougou. Visite à Mgr Paul VIEIRA
12 juin        : Fête du Sacré-Cœur. Messe à 9h30 au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres.
21 juin        : Confirmations à Papanè à 9h 30.
28 juin        : Confirmations à l’Université à 9h.

BONNES VACANCES ! N’oubliez pas qu’il n’y a pas de vacances pour la vie spirituelle. Emportez dans vos bagages au moins une Bible et un bon livre.
        ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
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"Aucun d’entre nous ne vit pour soi même, et aucun ne meurt pour soi-même. Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur… Ainsi chacun devra rendre compte à Dieu pour soi-même" (Rom 14,7…)

    Nous abordons un sujet grave, celui de nos fins dernières. Le chrétien devrait attendre dans la joie cette heure de la rencontre avec Dieu, en compagnie des anges et des saints. Malheureusement on est souvent surpris, malgré les avertissements de notre Seigneur : "Veillez et priez… Vous ne savez ni le jour ni l’heure de votre mort". C’est vrai que toutes les morts ne se ressemblent pas. Et à tout âge, du nouveau né au vieillard, on peut rendre l’âme au moment où personne ne s’y attend. Mystère ! Le cadavre est là, inerte, froid, sans parole. Et pourtant la personne continue de vivre. C’est la logique de Dieu. Il nous a créés à son image. C’est normal qu’il transforme un jour nos corps mortels à l’image du corps glorieux de son Fils (Phil 3,21). L’apôtre saint Jean a vu par anticipation ce ciel nouveau et cette terre nouvelle où les hommes vivront de nouveaux rapports avec Dieu. Celui-ci "essuiera toutes larmes de leurs yeux, et la mort n’existera plus ; il n’y aura plus de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu" (Ap. 21,1-7).

    En attendant ce jour glorieux, j’exhorte tous les fidèles chrétiens et spécialement les prêtres à être proches des mourants. Et quand ils décèdent, célébrons dignement leurs funérailles. La seule chose dont ils ont vraiment besoin c’est notre prière et surtout le saint Sacrifice de la messe. La prière pour les morts appartient à la plus ancienne tradition chrétienne. Depuis le XIe siècle, la commémoration des fidèles défunts est fixée au 2 novembre pour que brille à leurs yeux la lumière sans déclin.

    Le boire et le manger, les ripailles et les beuveries qu’on organise le jour de l’enterrement ne profitent en rien aux morts. Ça n’arrange que les estomacs des vivants ; et la famille en pleurs peut souffrir doublement à cause des soucis liés à l’organisation matérielle et l’endettement qu’elle s’impose pour nourrir gratuitement les grandes foules venues non pas tant pour compatir mais pour se régaler. Et souvent cela dure pendant plusieurs jours. Il faut que ça change. Commençons par proscrire l’habitude de laisser trainer les corps dans une morgue pendant plusieurs mois afin d’avoir le temps de faire des cotisations, des collectes pour les funérailles, pour réfectionner la maison mortuaire ou pour construire une nouvelle plus spacieuse. Le cercueil en or, les vêtements somptueux, les dépenses onéreuses et tout cet étalage insolent de richesse n’est pas une garantie que le mort entrera au paradis. Par contre, je comprends que les anniversaires soient marqués par un repas. Revenons à l’essentiel, à l’unique nécessaire : la prière. On prie pour que les défunts passent de la mort à la vie avec le Christ, qu’ils soient purifiés dans leur âme et rejoignent au ciel tous les saints, dans l’attente de la résurrection des morts et le retour glorieux du Christ.

    L’homélie, au cours de la messe, prendra appui sur la Parole de Dieu qui a été proclamée, pour raviver la foi et l’espérance de l’assemblée. Tout doit être centré sur le Christ qui est résurrection et vie. S’il est normal qu’elle comporte une référence à la personnalité du défunt, le prédicateur le fera brièvement et avec beaucoup de discrétion, sans jamais verser dans le discours funèbre ou le panégyrique pompeux et vaseux. La prière universelle peut être confiée à la famille du défunt. Il n’est pas interdit qu’un membre ou un ami de la famille intervienne après la communion pour peindre en peu de mots celui qui nous a quittés. Cela compris, il est clair que tous les fidèles défunts ont besoin de cérémonie religieuse. Ecoutons le droit canonique :

    Can. 1176 - §1 Les funérailles ecclésiastiques doivent être accordées aux fidèles défunts, selon le droit.

    Ce canon proclame solennellement que tous les fidèles ont droit aux honneurs funéraires et cela sans discrimination. Pas de défunts série A et série B. Ils ont tous droit ; c’est un droit de caractère public qui ne dépend pas de la volonté d’un catéchiste, d’un prêtre ou de quelque autre agent pastoral. Et donc on ne peut pas à priori refuser la célébration liturgique à certains de nos défunts. Pourquoi ? Parce que nous formons une famille, famille de Dieu. Si un membre est en pleurs les autres ne peuvent pas être indifférents. Il est bon, juste et normal de réconforter les vivants de la famille éplorée par l’espérance d’une vie surnaturelle.

    Ensuite, on ne légifère pas pour les morts mais pour les vivants. Punir un mort est un non sens. Et donc c’est un devoir d’honorer le défunt par un rite officiel et d’implorer la miséricorde divine pour le repos de son âme. Plus il est pécheur, plus il a besoin de nos prières. "Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé". Nous distinguons deux célébrations avec le corps présent : l’absoute et le saint Sacrifice de la messe. Pour le respect dû au fidèle baptisé ou même au catéchumène, il faut célébrer le saint Sacrifice de la messe qui est la prière au-dessus de toute prière. L’Eucharistie n’est pas un passeport réservé aux plus méritants. Nous sommes tous des nécessiteux de la miséricorde de Dieu. Ne rassurons personne que son défunt est déjà au paradis. Nous n’en savons rien. Et n’expédions personne en enfer. Nous n’en avons pas le pouvoir. Heureusement !

    Le bon larron a changé de cœur au dernier moment. Et Jésus l’a canonisé aussitôt : "Aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis". Dans le paradis, quel séjour ! Mais comme il n’y a pas de règle sans exception, le droit a prévu des cas de figures pour lesquels ce n’est pas possible de célébrer les obsèques (non seulement l’Eucharistie ni même l’absoute).

    Can. 1184-§1 Doivent être privés des funérailles ecclésiastiques, à moins qu’ils n’aient donné quelque signe de pénitence avant leur mort :
1° Les apostats, hérétiques et schismatiques notoires ;
2° Les personnes qui auraient choisi l’incinération pour des raisons contraires à la foi chrétienne ;
3° Les autres pécheurs manifestes, auxquels les funérailles ecclésiastiques ne peuvent être accordées sans scandale public des fidèles.

    L’apostat c’est celui qui a totalement rejeté la foi catholique. Le schismatique, celui qui refuse de se soumettre à l’autorité du Pape ou d’être en communion avec les membres de l’Eglise Catholique. L’hérétique nie ou doute de façon obstinée d’une vérité de foi dogmatique. Cela me semble clair. A ceux qui manifestement ont rejeté la foi catholique (apostat, hérétique, schismatique) de façon évidente et publique, on ne peut pas célébrer pour eux des funérailles ecclésiastiques. Et cela se comprend. Délibérément et aux yeux de tous, ils se sont exclus de la communion ecclésiale. Il s’agit des catholiques qui militent dans des sectes, (Banamè, Francs-massons, Rosicruciens, Throns etc.)

    Cependant, si avant de mourir, ils ont, par quelque signe, montré qu’ils regrettaient leur état, on devrait leur célébrer les obsèques en bonne et due forme. Peu importe le signe. Il suffirait que le moribond demande qu’un prêtre catholique vienne l’assister, ou encore qu’il vénère un crucifix ou accepte un chapelet qu’on lui met au cou, ou qu’il dise l’acte de contrition. Pour cela, il faut qu’un témoin digne de confiance nous le rapporte.

    Le canon 1184 parle aussi des autres pécheurs manifestes à qui il faut refuser les funérailles, seulement si cela risque de provoquer un scandale parmi les fidèles. Dans ce groupe, on est souvent tenté d’y mettre les divorcés remariés, les polygames, les mères célibataires (ou filles-mères), les concubins, ceux qui ne sont pas à jour pour  la confession pascale, ni le denier de culte, ceux qui ne fréquentent plus régulièrement l’Eglise. En réalité, ils ne sont pas coupés radicalement de la communion ecclésiale. C’est vrai qu’ils ne prennent plus la communion, mais c’est une excommunication mineure. Ils continuent de réciter le crédo de l’Eglise. C’est leur vie morale qui n’est pas en conformité avec la discipline ecclésiastique. Souvent, ce sont eux les plus engagés sur les paroisses, et les plus portés à servir gratuitement et à donner gratuitement. La Bible dit : "l’aumône ou la générosité efficace un grand nombre de péchés". N’en faisons donc pas des chrétiens de seconde catégorie lors des obsèques. Avant d’expirer, ils se sont peut-être repentis. N’oublions pas cette sentence  surprenante du Christ : "les publicains et les prostituées vous devancent dans le Royaume des cieux". Désormais, ils ne seront plus privés du saint Sacrifice de la messe. Arrêtons ce genre de discrimination. Miséricorde divine oblige ! Souvenez-vous que depuis le pontificat de Jean-Paul II, il y a un dimanche de la miséricorde. Nous en avons tous besoin.

    En termes clairs, que le fidèle défunt soit un notable ou un chrétien demi-tarif, évitons de le punir par l’absoute. Elle pourra être célébrée pour d’autres motifs. Le Christ a versé son sang pour tous en rémission de nos péchés. Célébrons la sainte messe, surtout si les membres de la famille la demandent. Laissons au juste Juge le soin de juger les vivants et les morts.

    Ce message de Jésus à Carmela, une mystique de Milan, peut nous éclairer davantage. "Il y a au purgatoire  des âmes bonnes qui ont vécu saintement aux regards des hommes, mais de qui je désirais une plus grande perfection, un degré supérieur de sainteté. Cette sainteté qu’elles n’ont pas atteinte au cours de leur vie, elles l’acquièrent là-bas… Au purgatoire tout le monde se parfait et se rend digne de la vue de Dieu. Prier pour les âmes du purgatoire est une charité, un devoir et une source de grand avantage, car leur puissance de secours est très étendue…Avec la permission de Dieu, elles aident aussi matériellement les membres de leurs familles et ceux qui prient pour elles". Elles les défendent contre les dangers et les accompagnent avec tendresse pour résoudre leurs problèmes. Vive la mystérieuse communion des saints ! Tout cela mérite une réflexion plus approfondie.

    En conclusion, je vous exhorte à demander régulièrement des messes pour les défunts. L’Eucharistie n’a pas de prix. Elle a une valeur infinie. C’est l’amour sacrificiel du Christ qui sauve. Confier une intention de messe pour un défunt c’est demander à Dieu de le recevoir dans son repos éternel. "Requiem aeternam dona eis Domine. Et lux perpetua luceat eis". L’Eucharistie c’est Pâques. Et Pâque c’est le triomphe de la vie sur la mort et le péché ! Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

    +Pascal N’KOUE
    Omnium servus
                                                      
                          

                            
Nouvelles de famille
- Prions pour le repos de l’âme de Jeanne, maman de Sœur Adeline KOWDA, ocpsp.

- Nous remercions l’organisation nationale des Femmes Catholiques pour leur vibrant témoignage de foi qu’elles nous ont laissé le mois dernier à Parakou.

- Au moment du signe de la paix pendant la messe, il n’est pas prévu un chant pour la paix, mais un temps très bref destiné à échanger la paix seulement à ceux qui sont les plus proches, de façon sobre. Arrêtez donc de circuler partout.

- Nous félicitons Mère Patricia PADONOU, Supérieure des Contemplatives de Jésus Eucharistie, pour ses 30 ans de vie consacrée ; et sœur Irène, de l’Etoile Notre-Dame, pour ses 25 ans de profession monastique. Prions pour elles pour que leur témoignage suscite d’autres vocations.

- Les travaux pour le nouveau monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie ont commencé. Prions saint Joseph de susciter des bienfaiteurs pour nous aider à aller jusqu’au bout.

- Les quêtes impérées des o.p.m. ont pour but de promouvoir l’esprit missionnaire universel au sein du Peuple de Dieu. Plus de 1500 diocèses ont recours à Rome pour être aidés.

- Nous remercions Monseigneur Laurent LAMPO, Archevêque de Niamey, qui est passé nous saluer en compagnie de Monseigneur Michel CARTATEGUY.


N.B. 1-4 mai : Retraite spirituelle à Rome.
6 mai : Retour à Parakou.


Quelques Dates

1er avril    : Messe chrismale à 9h30, à la Cathédrale. Agapes fraternelles à l’Archevêché à 12h.

2 avril        : Messe in "Cena Domini" à la Cathédrale à 19h. Quête impérée pour l’union  pontificale missionnaire (o.p.m).

3 avril        : Grand chemin de croix à Komiguéa. Journée de jeûne. Quête impérée pour les Lieux saints d’Israël et de Palestine (o.p.m).

4 avril        : Vigile pascale à la Cathédrale à 22h. Célébration de baptêmes d’adultes, de confirmations et de mariages.

5 avril        : Dimanche de Pâques au monastère l’Etoile Notre-Dame à 9h. Quête impérée pour la santé des prêtres diocésains. BONNE FETE DE PAQUES !

6 avril        : Lundi de Pâques. Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.

9 avril        : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale du Bénin à Bohicon.

13 avril    : Conseil d’Administration des hôpitaux diocésains de Boko et Papanè à 9h30, à l’Archevêché.

14 avril    : Conseil presbytéral à 9h30, à l’Archevêché.

16 avril    : Visite des écoles maternelle "J.M. CATROUX" et primaire "Les Hibiscus" à 10h.

20-30 avril    : Visite ad limina à Rome.

26 avril    : Dimanche du Bon Pasteur. Journée mondiale de prière pour les vocations. Quête impérée pour les vocations (o.p.m).

JOYEUSES FETES DE PAQUES. ALLELUIA ! ALLELUIA !



ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
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