"Je tiens à vous rappeler que la célébration "versus orientem" est autorisée par les rubriques du Missel (de Paul VI), qui précisent les moments où le célébrant doit se retourner vers le peuple. Il n’est donc pas besoin d’autorisation particulière pour célébrer face au Seigneur" Card. Robert SARAH. Et voilà le vieux débat relancé. Le prêtre à l’autel doit-il faire face au peuple, ou se tourner avec les fidèles, vers l’Orient, le Soleil levant ? L’auteur du grand livre "Dieu ou rien" tranche dans le vif : "Le Concile n’a jamais demandé de célébrer face au peuple".
    La première fois où j’ai eu le privilège de concélébrer avec le Pape Jean-Paul II, dans sa chapelle privée au Vatican, l’autel était collé au mur. Nous tous (les célébrants et le peuple) étions tous tournés vers la même direction, vers l’autel pour la célébration du Saint Sacrifice. Quel recueillement ! J’en ai été marqué pour la vie. Depuis ce jour, j’ai toujours été insatisfait de la position des autels qu’on met entre le prêtre et le peuple, où on se fait face à face. On m’avait toujours dit que c’était le Concile Vatican II qui l’avait décrété. Un autre argument qu’on donne souvent c’est que, ce n’est pas poli de célébrer la messe "dos au peuple". Mais là, en 1989, j’étais dans la chapelle du Pape Jean-Paul II, qui lui aussi a participé au Concile. Et le Pape, ce "roc inébranlable", ne pouvait pas cultiver ce qui est indécent et manquer de courtoisie au Peuple de Dieu. Alors que penser ?
    J’en étais là quand un jour, j’ai découvert un livre d’une grande valeur. Voici ce que j’y ai lu : ‘‘Après le Concile (qui lui-même ne mentionne pas de se tourner vers le peuple), on disposa partout de nouveaux autels tant et si bien que l’orientation de la célébration ‘‘versus populum’’ (face au peuple) paraît aujourd’hui la conséquence du renouveau liturgique voulu par le Concile Vatican II’’’. Ceci est un extrait de L’esprit de la liturgie, du Cardinal Joseph Ratzinger, devenu le Pape Benoît XVI. Plus loin, il écrit ceci : ‘‘En revanche, l’orientation commune vers l’est pendant le Canon (ou Prière Eucharistique) demeure essentielle. Il ne s’agit pas d’un élément accidentel de la liturgie. L’important n’est pas de regarder le prêtre mais de tourner un regard commun vers le Seigneur. Il n’est plus question ici de dialogue mais d’une commune adoration’’. Et l’ancien Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi conclut son plaidoyer par cette nuance : "il n’est justement pas question de fuir dans un passé romantique et lointain, mais de redécouvrir l’essence de la liturgie chrétienne".
    Effectivement le Concile Vatican II ne donne aucune directive sur la position du prêtre à l’autel. C’est donc sur la base d’une erreur d’interprétation de la position de la basilique saint Pierre, que des liturgistes, après le Concile, ont exhorté abondamment à l’habitude de célébrer face au peuple: « Pour des motifs purement topographiques, dont nous ne donnerons pas les détails, il se trouve que l’abside de la basilique Saint-Pierre de Rome fait face à l’Ouest. Si le prêtre  célébrant en conformité avec la tradition de prière chrétienne voulait faire face à l’est, il devait logiquement se tourner vers le peuple. Sous cette influence, certains architectes reprirent cette disposition dans plusieurs églises, ce qui donna valeur de référence à cet usage. Au XXe siècle, le renouveau liturgique s’empara de ce modèle hypothétique pour élaborer un nouveau concept : la célébration de l’Eucharistie "versus populum" (vers le peuple) ; de ce fait l’autel, selon la "norme" de saint Pierre, devait être exposé de telle sorte que prêtre et peuple se regardent l’un l’autre pour former ensemble le cercle des célébrants. Cela seul, pensa-t-on alors, pouvait correspondre à l’esprit de la liturgie chrétienne et à la consigne de la participation active, et rendre ainsi la célébration liturgique moderne fidèle au prototype de la sainte Cène»  (L’esprit de la liturgie p.65). Or, la prière liturgique vers l’Orient tient compte non seulement de la tradition depuis l’origine du christianisme mais aussi du cosmos. Cette position tient compte du passé et nous dispose à marcher vers le règne du monde à venir. Certes, cette position n’est plus obligatoire depuis le XVI siècle, mais on a intérêt à la redécouvrir : "L’orientation des églises a cessé d’être obligatoire au XVIe siècle ; mais à moins de raisons particulières, il est préférable de suivre la tradition à ce sujet. Cette orientation rappelle que nos cœurs doivent se tourner vers Jésus-Christ, le divin Soleil de justice, le vrai Soleil venu du ciel pour nous visiter" Collection Encyclopédie de la foi, La Liturgie, Clovis 2004, p.40.
La liturgie orientée est commune à plusieurs religions
    Entre nous, quand nous regardons les musulmans, l’imam et ses fidèles, tous se tournent vers l’est, vers la Mecque, pour prier. Quand nous regardons du côté de la Religion Traditionnelle Africaine, c’est la même chose : le sacrificateur et ses adeptes se tournent tous vers ce qui représente la divinité (une montagne, une source, un arbre etc.) pour offrir leur sacrifice à Dieu. Personne ne pense que le sacrificateur tourne le dos aux autres.  Dans l’Ancien Testament, toutes les synagogues étaient orientées vers le Temple de Jérusalem. Toutes les grandes religions se tournent vers quelque chose de sacré ou vers quelque divinité. L’homme qui n’est pas un pur esprit  a besoin de cette orientation, même si Dieu est partout. Je me demande si l’inculturation liturgique en Afrique ne devrait pas commencer par l’orientation et la position du prêtre sacrificateur à l’autel ?
    Un dernier témoignage, et non des moindres, puisqu’il vient de celui à qui le Pape François a confié la liturgie dans l’Eglise, j’ai nommé le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la discipline des Sacrements. Il appelle à une conversion intérieure pour remettre Dieu au centre de la liturgie : « Se convertir, c’est se tourner vers Dieu. Je suis profondément convaincu que nos corps doivent participer à cette conversion. Le meilleur moyen est certainement de célébrer - prêtres et fidèles - tournés ensemble dans la même direction : vers le Seigneur qui vient. Il ne s’agit pas, comme on l’entend parfois, de célébrer le dos tourné aux fidèles ou face à eux. Le problème n’est pas là. Il s’agit de se tourner ensemble vers l’abside qui symbolise l’Orient où trône la croix du Seigneur ressuscité. Par cette manière de célébrer, nous expérimentons, jusque dans nos corps, la primauté de Dieu et de l’adoration. » Et le Cardinal de proposer concrètement cette orientation commune « au moins pendant le rite de la pénitence, pendant le chant du Gloria, les oraisons et la prière eucharistique » (Entretien donné à l’hebdomadaire Famille Chrétienne n° 2002, du 28 mai 2016). J’ajouterais aussi pendant la prière universelle.
    Nous avons droit à la vérité. Car très souvent l’ignorance, les idéologies de courte vue, et le manque d’information objective créent et  entretiennent un climat de suspicion et même de mépris envers les gestes et les symboles à promouvoir. Et cela est préjudiciable au silence sacré, à la vie intérieure et à l’unité des cœurs.
    Parfois, l’orientation commune vers l’Orient n’est pas possible. Que faire ? Le Cardinal Ratzinger, dans ce cas, nous recommande de regarder tous vers la Croix placée au milieu de l’autel. Elle rappelle le calvaire. Il faut qu’elle soit grande et visible de loin. Elle doit avoir de la "personnalité" sur l’autel et même s’imposer. Le Seigneur est le point de référence pour le prêtre et les fidèles. Tournons-nous vers Lui. Il est le Soleil levant de l’histoire, la lumière sans déclin, le Soleil éternel qui oriente nos vies. Il reviendra. Et nous marchons vers lui à sa rencontre.

 +Pascal N’KOUE
  Omnium Servus

 


LES AFFECTATIONS DE JUIN 2016
1- R.P. René DOGNON est nommé Curé de la paroisse saint Laurent de Wansirou.
2- R.P. René VIEYRA va à Rome pour des études en Lettres chrétiennes et classiques, à l’Université salésienne.
3- R.P. Arnaud CHOGOLOU est nommé Econome diocésain.
4- R.P. Fulgence MEHOUENOU est nommé Directeur du Centre Pastoral et Responsable de la formation des catéchistes avec R. P. Tiburce APOVO comme Adjoint pour la formation des catéchistes.
5- R.P. Roland OKRY est nommé Professeur au Séminaire Notre-Dame de Fatima.
6- R.P. Augustin TOSSOU est nommé Vicaire  à la paroisse saint Joseph d’Alaga.
7- R.P. Joseph AGANI est nommé Vicaire à la paroisse saint Joseph MUKASA de Bétérou.
8- R.P. Angelo CODJIA est nommé Vicaire à la paroisse sainte Rita de Tchatchou.
9- R.P. Adolphe AGANI est nommé Professeur au Séminaire saint Pierre de Natitingou.
10- R.P. Jacques KOTOKO est envoyé à San Sebastian (Pays Basque) comme prêtre fidei donum.
11- R.P. Fortuné GONSALLO est nommé Curé de la paroisse saint Martin de Papané.
12- R.P. Gildas TONOUKOUIN est nommé Recteur du séminaire pré propédeutique.
13- R.P. Maxime HENNOU est nommé Vicaire à la paroisse Notre-Dame de Lourdes d’Albarika.
14- R.P. Romuald GNANGNON est nommé Directeur de "Africæ Munus" à Ténonrou  et R.P. Gilles KIMBA, Adjoint.
15- R.P. Patient SEKO est nommé Recteur du Sanctuaire marial Notre-Dame de Komiguéa et Responsable des messes dominicales en bariba à Guèma.
16- R.P. Edgar VIGAN est nommé Responsable de la Commission diocésaine de la Famille et des laïcs, ayant comme adjoint le Couple Clément YARGO et son épouse.
17- R.P. Albert DAKIN est nommé Collaborateur paroissial à Titirou.
18- R.P. Moïse DEGODO est nommé Vicaire à la paroisse saint Dominique Savio de Nima.
19- R.P. Kisito VODOUNON est nommé Responsable diocésain de la Communauté anglophone. Résidence à la DDEC.
20- R.P. Laurent GUIMON (de Versailles) est nommé Aumônier des Contemplatives de Jésus Eucharistie.
21- Rde Sœur Rose ATIWASSONOU, FCSCJ, est nommée Adjointe à la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique.
22- R.P. Dieudonné AHYITE est nommé Professeur à au Grand Séminaire "Providentia Dei".
23- R.P. Fulgence MEHOUENOU est nommé Responsable de la Communauté chrétienne de Bah-Mora.
24- R.P. Yaceinth KOCHONI est nommé Responsable de la Communauté chrétienne de Sanson (Paroisse de Bétérou).
25- Diacre Norbert AGOSSOU fera son stage diaconal à la paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Tchaourou.
26- Jules AKPO et Yves Enagnon AÏDOMONHAN seront ordonnés diacres le 6 août 2016 à la Cathédrale, à 9h30.
N.B. Toutes les nominations prennent effet le 1er septembre 2016.
 
Nouvelles de famille

- Le mois de juillet est celui du Précieux sang de notre Seigneur. Il prolonge le mois du Sacré-Cœur.

- Ce 26 juillet, j’aurai 30 ans de vie sacerdotale. Je remercie la sainte Trinité, la Vierge Marie et tous les saints. Je remercie tous ceux et celles qui m’ont porté dans l’affection et la prière. Mon cœur est plein de gratitude. Continuez de porter avec moi la belle mission que Dieu m’a confiée dans ce diocèse.

- Je recommande vivement l’interview du Card. Robert SARAH sur l’Eucharistie, publiée dans "Famille Chrétienne" n°2002. Son grand souci est de remettre Dieu au centre de la liturgie.

- Les vacances sont un moment privilégié pour se ressourcer. Les lectures des saintes Ecritures, des livres qui vous transforment, de longs moments de prière, le travail manuel, le champ, le sport, le temps avec la famille ou avec des amis : tout cela est nécessaire pour résister aux nombreuses pollutions morales et spirituelles.

- Nous accompagnons de nos prières et bénédictions les nombreux jeunes de notre diocèse qui partent pour les JMJ en Pologne. Merci au diocèse de Nantes qui les accueillera pendant quelques jours. Vive le partenariat entre Nantes et Parakou. Moi-même je m’y rendrai à la fin du mois d’août.

-Bénissons le Seigneur pour l’Archevêque nommé de Cotonou, en la personne du Frère Roger HOUNGBEDJI, dominicain. Prions pour qu’il soit le pasteur de tous !

- Quatre séminaristes, en fin de cycle de philosophie, iront en stage canonique d’un an. Il s’agit de : Wilfrid YAÏ à Providentia Dei ; Innocent ADJAGBA au Centre Notre-Dame du Refuge (Komiguéa) ; Sanson MEHOU au séminaire Notre-Dame de Fatima ; Martin BALEMINAM à la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique.

- Le 19 octobre 2016 : Assemblée Générale de l’année pastorale. Le thème sera : "Prière et engagement".

- Mère Abbesse de l’Etoile Notre-Dame remercie tous les prêtres qui se sont organisés pour remplacer leur aumônier pendant ses vacances. Les prêtres aussi remercient les moniales.
Quelques dates
2 juillet    : Au Grand Séminaire  "Providentia Dei" : Rencontre avec tous les séminaristes du diocèse.

3 juillet    : Célébration dominicale avec les séminaristes à Gaah-Baka.

5-7 juillet    : Formation au Centre UNIV pour les accompagnateurs conjugaux. La session concerne toute  personne qui ressent un appel à œuvrer pour la paix en faveur des couples et familles. Pour plus   d’information, appeler le 95 21 93 04.
          
10 juillet    : Confirmations à l’Université de Parakou à 9h30.

11-31 juillet    : Au Grand Séminaire  "Providentia Dei" : permanence !

15-19 juillet    : Arrivée des amis Allemands pour un tournage au profit de l’hôpital ophtalmologique de Tinré.

17 juillet    : Rencontre avec les marguillers au Centre Pastoral Guy Riobé. Messe à 9h.

25 juillet    : A Bohicon pour les 40 ans d’épiscopat de Monseigneur Nestor ASSOGBA. Prions pour lui.

26 juillet    : Ouverture du chapitre général des Sœurs ocpsp à Calavi. Prions pour elles.

30 juillet    : A 9h30 : Vœux perpétuels de la Sœur Elfried ADJINAKOU et des noces d’argent des Sœurs   Elisabeth ZOSSOUNGBO et Pauline DOSSEH, à la paroisse Marie Auxiliatrice.
N.B. : Le 6 août 2016, à 9h30 à la Cathédrale nous aurons trois ordinations presbytérales et deux ordinations     diaconales.
    - Le pèlerinage national de Dassa aura lieu du 19 au 21 août 2016. L’invité sera le Cardinal Philippe  OUEDRAOGO, Archevêque de Ouagadougou.


      

    « La mission du Christ Rédempteur confiée à l’Eglise est encore bien loin de son achèvement (…). Un regard d'ensemble porté sur l'humanité montre que cette mission en est encore à ses débuts et que nous devons nous engager de toutes nos forces à son service », écrivait saint Jean-Paul II dans son encyclique Redemptoris Missio. La moisson est encore abondante et les ouvriers sont toujours peu nombreux. Cette année sainte extraordinaire a coïncidé avec celle des vocations  dans notre famille diocésaine. Notre Evêque, comme on le sait, désire fortement que ce diocèse devienne un grenier débordant de saintes vocations missionnaires.

    Pour marquer cette année, le Seigneur nous a fait un clin d’œil. Une nécessité s’est imposée : la création d’une maison de formation pour accueillir les vocations tardives. Ainsi, le 26 octobre 2015 a vu l’ouverture de la Pré-propédeutique Saint Dominique, tout près du Centre Pastoral. Huit (8) jeunes candidats au sacerdoce presbytéral s’y sont inscrits. Depuis plusieurs années, ces étudiants du niveau BAC et même universitaire se faisaient accompagner sur leurs paroisses par des curés. Comme des frères, ils marchent ensemble vers l’autel du Seigneur. Ils sont ouverts et réceptifs, joyeux et pieux, dociles et courtois, courageux et énergiques. Ils donnent vraiment l’impression de savoir ce qu’ils veulent.

    Voici les noms des premiers formateurs. Il s’agit des Abbés Fabrice GLITO pour le cours de latin, Olivier GANGBAZO pour le cours de français-syntaxe, Don Diègue GUEDOU pour le cours de philosophie, Joseph AGANI pour la catéchèse et Gratien HOUNLODJI pour le cours de musique. Un laïc du nom de Hyppolyte YAOU donne les cours de composition française.

    La lecture spirituelle est assurée par le Frère Olivier SELOSSE. Les Abbés Cosme ADJOMALE, Joseph AGANI et Sosthène ALAPINI sont les directeurs spirituels.

    Pour leur formation, nous mettons l’accent sur la sainteté de vie. Car "sans la logique de la sainteté, le ministère de prêtre n’est qu’une simple fonction sociale" (Benoît XVI au séminaire de Ouidah, novembre 2011). La vie communautaire, la prière, le travail intellectuel et le travail manuel sont des atouts qui les aideront à être de bons pasteurs. Toutes ces réalités s’imbriquent de manière syntonique pour meubler le rythme de leurs journées. Le silence extérieur et surtout intérieur est considéré comme une valeur indispensable à leur formation. Les temps de récréation ne manquent pas. Ils sont même très appréciés. Tout se passe dans une ambiance familiale, conviviale et chaleureuse. En effet, on perçoit aisément que l’Esprit de Dieu est avec nous à travers ses nombreux fruits : paix, joie, amour, service etc.

    Ce séminaire bénéficie du précieux appui pratique de ses deux "frères aînés" présents à Parakou : le séminaire moyen Notre-Dame de Fatima et le grand séminaire diocésain Providentia Dei de Gah Baka. Leur soutien nous rassure. L’expérience est vraiment belle. Nul doute que cette initiative portera beaucoup de fruits dans l’avenir.

    Nous prenons les vacances à la fin de ce mois de juin. En octobre prochain, nos jeunes iront à Gah-Baka, au Séminaire "Providentia Dei" pour la Propédeutique que nous appelons "Année de spiritualité". Suivront deux années de philosophie toujours à Providentia Dei. Puis, ce sera quatre ans de théologie hors du diocèse. Nous leur souhaitons de tenir bon dans les épreuves qu’ils rencontreront. La Vierge Marie, Mère des séminaristes, protégera leur vocation.

    Nous terminons en bénissant la divine Providence qui nous a merveilleusement portés dans ses bras au cours de cette première année. Nous remercions vivement tous les généreux bienfaiteurs qui se sont manifestés. De notre côté, nous les avons inclus dans nos prières quotidiennes, au cours du saint Sacrifice de la messe. Que Dieu les comble de tous ses bienfaits. Et que vive à jamais la Pré-propédeutique saint Dominique pour la gloire de Dieu et le salut de l’humanité.

  Abbé Albert DAKIN
  Responsable de la Pré-propédeutique



LE SEMINAIRE "PROVIDENTIA DEI" JUBILE ET REMERCIE
                                                    
    "L’Evêque diocésain encouragera le plus possible les vocations aux divers ministères et à la vie consacrée, avec un souci spécial pour les vocations sacerdotales et missionnaires" (Can. 355). Effectivement le souci de notre Evêque c’est de former des prêtres missionnaires.

    Avec la rentrée d’octobre 2015, le Séminaire "Providentia Dei" a inauguré le cycle biennal de philosophie. Conformément au projet initial, il a fallu associer ce cycle à l’année de spiritualité.

    Le corps professoral comporte six prêtres résidents. Un séminariste stagiaire canonique est venu en aide au secrétariat et à l’économat.

    Ainsi nous terminons l’année avec 12 séminaristes. Ils sont répartis de la manière suivante : 9 pour l’archidiocèse de Parakou, 2 pour le diocèse de Natitingou, 1 pour celui de Djougou.

Les formateurs
    La formation est un devoir permanent. Plusieurs occasions ont été offertes aux formateurs :
Durant les trois journées de la pré-rentrée, Mgr Aristide Gonsallo, alors curé de Papané, est venu nous entretenir au sujet des critères du discernement.

    Les formateurs se sont partagés entre deux sessions organisées par les pères Sulpiciens, l’une pour les nouveaux formateurs qui a eu lieu la première semaine du mois d’octobre, l’autre pour tous, donnée en février sur les questions du management et de l’usage des NTIC.

    Notre séminaire est placé sous le patronage spirituel de l’Institut Notre-Dame de Vie (NDV). C’est une chance pour nous. Le P. Pierre de Cointet a passé un mois avec nous, non seulement pour dispenser des cours de philosophie, mais aussi pour nous faire partager sa riche expérience de formateur et de recteur. Il a eu plusieurs entretiens avec nous, tant au sujet des études que sur la question de l’accompagnement spirituel.

    Et nous n’oublions pas la visite régulière de notre archevêque qui vient donner des cours de liturgie et ne manque pas de s’entretenir également avec l’équipe des prêtres résidents.
Infrastructures et investissements


Les infrastructures
    Au cours de cette année, la Providence a permis que nous édifiions la maison des religieuses. Nous avons trouvé des compléments (Association ND de l’Atacora, paroisses de Giens et de Strasbourg en France) au subside extraordinaire de l’OPSPA qui nous permettront d’aller au bout du chantier et de pouvoir accueillir nos Sœurs, de la Providence Saint Paul de Kara, en septembre 2016.
L’AED nous a envoyé également un subside pour édifier la salle de réunion au-dessus de la bibliothèque. Nous commencerons les travaux en octobre prochain, après la saison des pluies.

    Chaque bâtiment demande une extension de la production d’électricité solaire. Nous sommes en mesure de le faire grâce au diocèse de San Sebastian (Espagne) qui nous a financés également les ordinateurs et le Wifi pour la salle informatique. Un grand merci à leur Evêque et à tout le diocèse.

La bibliothèque
    Après la chapelle, la bibliothèque est le lieu le plus important pour la formation d’un séminariste. Il nous est difficile de mentionner tous ceux, ils sont nombreux, qui nous ont envoyés des livres. Mais il nous plait de signaler une aide financière des Sulpiciens de la Province de France pour pouvoir acheter des livres nécessaires, surtout en philosophie ; et le don de l’importante bibliothèque personnelle de feu M. Guy Pognon. Que son épouse et ses enfants soient ici vivement remerciés.

Les investissements
    Comme investissement notable, notons la construction de la bergerie qui devrait être fonctionnelle à la prochaine rentrée d’octobre, quelques ruches pour le miel, l’achat d’un congélateur adapté au solaire.
    La mairie de Tchaourou nous a octroyé deux lampadaires solaires. Nous espérons qu’il en viendra d’autres !

Les Desiderata
    Nos séminaristes ont besoin de la prière de tous, de notre soutien et de notre générosité. Concrètement, pour l'année à venir, nous avons encore besoin:
Au niveau du corps professoral: d’un deuxième professeur de philosophie et d’un professeur de spiritualité. Ils sont attendus en octobre prochain. Notre Evêque nous a rassurés. Plus tard, il faudra prévoir un troisième professeur de philosophie, selon le Décret de Réforme des études ecclésiastiques de Philosophie (Art. 52 bis).

    L’urgence au niveau des infrastructures maintenant est de construire le deuxième bâtiment de cabines des séminaristes. Le logement sera étroit l’an prochain et nous obligera à mettre plusieurs séminaristes en dortoir. Ce n’est pas l’idéal pour un grand séminaire. En effet, nous attendons 12 nouveaux séminaristes. Dieu soit béni pour ce grand nombre !

    Il serait bon également de mettre en œuvre un projet de restaurant au bord de la route nationale pour l'autofinancement de "Providentia Dei" en vue de la transformation des produits du jardin et de l’élevage du Séminaire. Je rappelle que nous avons un domaine de 39 ha, et c’est de la bonne terre.

Conclusion
    Nous rendons grâce au Seigneur pour tous ses bienfaits et pour nous avoir conduit jusqu’au terme de cette année sans problème majeur. Et nous remercions tous les acteurs qui se sont fait les instruments de sa Providence. Qu’Il nous garde fidèles dans la confiance envers lui !



P. Denis le PIVAIN
Recteur de "Providentia Dei"

 


Nouvelles de famille

- Le mois de juin est encore appelé mois du Sacré-Cœur. Priez spécialement pour les prêtres de notre diocèse qui célèbrent leur jubilé le 3 juin au monastère l’Etoile Notre-Dame.

- L’année sainte extraordinaire de la miséricorde n’est pas encore achevée. Nous a-t’elle aidés à devenir miséricordieux comme le Père Céleste est miséricordieux ? Nous le remercions pour le don des vocations sacerdotales et missionnaires.

- Merci aux bienfaiteurs qui soutiennent nos diverses maisons de formation. Que Dieu le leur rende au centuple.

- Nous encourageons les séances de prière et les demandes de saintes messes pour les candidats qui vont aux divers examens. Confions-les aux saints Cœurs de Jésus et de Marie.

- Le Père Servais AYENI s’est incardiné à Florence (Italie) avec la complicité de quelque clerc de Florence malgré mon refus clairement exprimé à lui. Tout est grâce.

- L’Assemblée Générale de la prochaine année pastorale s’ouvrira le 19 octobre 2016, à 9h au Centre Pastoral. Le thème sera : Prière et engagement. On reviendra sur l’exhortation post-synodale "Africæ munus".

- Prions pour le repos de l’âme de Dominique YOVO, papa de Sœur Julie FONGNIKIN, ocpsp.

- L’hôpital ophtalmologique de Tinré fonctionne très bien. Il devient de plus en plus une référence dans la sous-région. Félicitations à son personnel et spécialement au Directeur, le Docteur Paul AYEMONNA.

- Les Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée, communément appelée Sœurs du Panama, habitent désormais l’ex Maison des Œuvres. Elles souffriront moins des coupures d’eau. Dieu en soit loué.

- Nous lançons un appel aux divers bienfaiteurs pour équiper en énergie solaire le monastère en chantier des Contemplatives de Jésus Eucharistie. Elles rendent service à tout le monde. Aidons-les.

- Monsieur Frédéric HOUANNOU est le nouveau directeur de la menuiserie saint Joseph. Veuillez le contacter au n° 95 28 80 10 pour toutes vos commandes. Il a des idées innovantes.

 


Quelques dates
1er juin        : Conseil diocésain pour les Affaires économiques, à 9h 30, à l’Archevêché.

2 juin        : Au Séminaire Providentia Dei.

3 juin        : Fête du Sacré-Cœur au monastère l’Etoile Notre-Dame avec tous les prêtres (Arrivée à 9h). Merci aux moniales cisterciennes pour leur accueil et attention maternels.

5 juin        : Confirmations à la paroisse Notre-Dame du Sacré-Cœur de Banikanni, à 9h30.

11 juin        : 25 ans de présence des Frères de l’Instruction Chrétienne (FIC) à Parakou, messe à 9h30, à Thian (Noviciat).

12 juin        : Confirmations à la paroisse de Wansirou à 9h30. Bénédiction du nouveau presbytère.

19 juin        : Confirmations à la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Komiguéa à 10h.


26 juin        : Confirmations à la quasi paroisse de Ganon à 9h30.

29 juin        : Fête des saints Pierre et Paul. Jubilé des catéchistes et animateurs de la Parole de Dieu à la Cathédrale.

N.B. 3 juillet    : Collation des ministères de lectorat et d’acolytat au grand séminaire "Providentia Dei".


BONNES VACANCES A CHACUN ET A TOUS !

    N’oubliez pas qu’il n’y a pas de vacances pour la vie spirituelle. Emportez dans vos bagages au moins une Bible et un bon livre spirituel.
 





      … A la messe chrismale, l’Evêque se voit entouré de tout le peuple de Dieu, spécialement de son presbytérium (collaborateurs, co-responsables, ses premiers amis). Les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales puis ensemble on bénit les saintes huiles…

    Des échos très positifs des 24h avec le Seigneur continuent de me parvenir... La prière pour les vocations est lancée dans toutes les paroisses. Si elle est accompagnée de notre témoignage de disciples joyeux, simples et charitables, notre diocèse deviendra bientôt un grenier débordant de saintes vocations sacerdotales et religieuses. C’est bien ce que nous demandons au Seigneur : "Que l’Eglise qui est ici ne manque jamais de saints foyers chrétiens, de saintes âmes consacrées et de saints prêtres".

    Remercions les consacrés qui ont essayé de nous réveiller en organisant au niveau national un marathon cruciforme, horizontal et vertical. Le prochain rendez-vous pour la vie consacrée est pris pour le 4 février 2017. Ce sera à Ténonrou, le Bénin profond.

    Bénissons le Seigneur pour ce beau diocèse de Parakou qu’il nous a confié. L’Esprit Saint, par ses sept dons, nous remplit d’espérance. Les catéchumènes et les baptisés augmentent. Les communautés grossissent et nous forcent à élargir les murs de nos églises. Les villages bariba qui semblaient endormis nous étonnent dans leur dynamisme à suivre le Christ. Beaucoup de couples (homme-femme) demandent le sacrement de mariage.

    Bénissons le Seigneur pour l’IRF (Institut Religieux de Formation) qui a ouvert de nouveau ses portes en octobre dernier. Que les Supérieurs Majeurs soient vivement remerciés pour cette décision courageuse et pleine d’avenir.

    Bénissons le Seigneur pour l’hôpital diocésain de Boko qui a célébré ses cinquante ans d’existence au mois de mars. Bénissons le Seigneur qui a écouté nos cris et a stoppé net la dangereuse fièvre de Lassa.

    Bénissons le Seigneur pour le Séminaire pré-propédeutique qui a vu le jour dans les locaux de la Maison saint Dominique en octobre 2015. Les vocations d’adultes à la vie sacerdotale augmentent. Un bon nombre d’enfants désirent rentrer au Petit Séminaire. Ceux des périphéries répondent enfin à l’appel de Dieu. On est tenté de dire comme le psalmiste : "Tout exulte et chante" à Parakou.

    Bénissons aussi le Seigneur pour le nouveau Président de la République. Prions pour lui. Qu’il ait la crainte de Dieu et un cœur compatissant qui se tourne vers les couches les plus défavorisées. Prions aussi pour que le peuple Béninois s’engage à travailler. Car c’est le travail méthodique, constant et persévérant qui assure l’indépendance politique et économique et non l’indolence et les grèves sauvages.

    Pendant la campagne présidentielle, on a beaucoup entendu parler de programme de gouvernement, de projets de société des candidats à la Présidence. Que veulent-ils faire de nous et du Bénin ?     Dans la liturgie de la messe chrismale, le Messie de Dieu nous dévoile son projet de société, son discours programme et d’orientation pour l’humanité. Et d’abord, il nous dit l’assurance sécurisante du soutien divin. Ecoutons attentivement.
    "L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction". Pourquoi faire ?
- Pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
- Pour guérir ceux qui ont le cœur brisé.
- Pour annoncer aux prisonniers la délivrance.
- Pour annoncer aux captifs la liberté.
- Pour annoncer aux aveugles qu’ils verront la lumière.
- Pour annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur… Is 61, 1-9.
    Ce programme de Dieu pour l’humanité date de l’Ancien Testament. Jésus, le Serviteur de Dieu par excellence, l’a repris textuellement à son compte. C’est le programme inépuisable de l’Eglise, le programme de tout prêtre, de tout Evêque, et on pourrait même dire de tout chrétien qui se laisse posséder par l’Esprit du Seigneur. Ce programme passe avant les revendications de salaires, les routes à faire, l’énergie à donner dans les villages etc. Il demande qu’on soit branché nécessairement sur le Seigneur si on veut réussir  notre mission. En effet, l’efficacité de tout apostolat dépend de notre soumission à la volonté de Dieu. Une fois qu’on est connecté sur l’Esprit Saint, on peut porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.

    Dans son encyclique "Acerbo nimis", le Pape Pie X rappelle que le premier et principal devoir des pasteurs est d’instruire les peuples. Or pour instruire, il faut savoir, et pour savoir, il faut lire, étudier, méditer les Saintes Ecritures, les bons livres, la vie des saints, Les Pères de l’Eglise…

    "Allez ! Enseignez toutes les nations", tous les peuples, dit Jésus. Ne nous faisons pas d’illusion. Beaucoup ne connaissent pas encore la Bonne Nouvelle du Christ dans notre diocèse. Il nous revient d’avoir ce souci permanemment dans notre pastorale. Mais cela n’exige pas que nous devenions des savants dans le sens strict du mot, ni même que nous nous spécialisons dans une branche des sciences sacrées. L’essentiel de notre ministère paroissial ce sont les âmes à sauver.    Exposer, expliquer, défendre la doctrine chrétienne, montrer que Dieu nous aime, que Jésus est l’unique Sauveur, que ses paroles ne passeront pas. Voilà quelle doit être notre préoccupation…

    Les livres ne manquent pas, les revues et journaux non plus. Les documents surabondent. Il suffit d’aller à la librairie diocésaine saint Paul. Nous aurons plutôt l’embarras de choix. Il y a même l’internet. Se cultiver dans les sciences sacrées c’est obligatoire. Il faut entretenir notre intelligence. Voyez le médecin, l’avocat, le professeur, ils ne peuvent pas être performants s’ils s’arrêtent à la science acquise sur les bancs de l’école. S’ils ne se cultivent pas, s’ils ne se forment plus, s’ils ne nourrissent plus leur esprit, s’ils ne se tiennent plus au courant, s’ils ne se documentent plus, leur autorité professionnelle, au lieu de grandir, diminuera. Il en est de même pour nous les prêtres. Sans ce renouvellement perpétuel, on devient médiocre. On ennuie les fidèles qui finissent par aller boire les eaux sales des doctrines douteuses.

    Le travail intellectuel et l’apostolat ne s’opposent pas. Le peuple de Dieu veut bien sûr nous voir en train de prier au chevet des malades, ils veulent nous trouver au confessionnal, ils veulent que nous accompagnions les enfants et les jeunes au catéchisme etc. Mais quand nous rentrons dans nos presbytères, travaillons à meubler notre esprit par la prière et la lecture.

    Un prêtre souffrant de l’anémie intellectuelle ne tardera pas à être vulgaire et même grossier dans ses propos, ses homélies, ses enseignements. Ce prêtre ne tardera pas à voir les sorciers partout, même dans les hiboux, les chats noirs, etc. où à ne voir le démon nulle part ; c’est d’ailleurs la même chose, tout simplement parce que l’esprit de discernement lui manque. Ce prêtre-là ne peut pas être lumière du monde parce que beaucoup de choses floues l’habitent. Il va de soi que d’honnêtes distractions sont normales, comme l’étaient au séminaire les récréations, les sorties en ville ou en campagne certains jours de l’année et bien sûr le repos réparateur. Mais de grâce, il faut que le prêtre entretienne son esprit régulièrement. Notre esprit humain est comme un feu qu’il faut attiser. C’est nécessaire de lire un livre sérieux même si c’est difficile de trouver du temps. C’est comme absorber une médecine amère ou une tisane amère pour la santé. C’est difficile mais c’est nécessaire.

    Après la culture personnelle ou la formation continue, je voudrais vous parler du saint sacrifice de la messe. C’est l’action fondamentale de notre vie. N’en faisons pas un rite banal. La messe est un drame, celui de l’amour de Dieu pour notre salut : "Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout". Car "il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime".
    A l’origine du sacrifice du Christ il y a la décision de donner sa vie : "Ma vie, personne ne la prend c’est moi qui la donne". Le sacrifice de la croix est un don dans le sang, un sacrifice sanglant ; mais à la messe nous ne l’offrons plus de manière sanglante. Alors, comme nos yeux ne voient ni la chair humaine ni le sang humain, notre foi personnelle en ce grand mystère peut venir à manquer. Or les fidèles qui viennent à la messe, avec une vraie piété, tiennent à ce que la piété extérieure du prêtre corresponde au moins à leur piété, sinon que celle du prêtre soit supérieure…

    Bien célébrer la messe, qu’est-ce que cela veut dire ? C’est célébrer sans rapidité, sans gestes désordonnés, sans cris dans le micro, mais plutôt célébrer avec la conviction que nous sommes en présence d’un mystère. Tout cela suppose beaucoup d’attention et de foi à ce qu’on vit. Il paraît que du temps de saint Alphonse de Liguori, et dans son propre pays, certains prêtres disaient la messe si rapidement que les fidèles se plaignaient tout haut en disant : "Ces prêtres-là nous feront perdre la foi avec leur manière de célébrer". En effet, leur manière désinvolte de se tenir à l’autel, leur hâte de vite finir la messe, donnaient l’impression qu’ils considéraient le saint sacrifice comme une cérémonie quelconque. Et cela ne pouvait pas aider les fidèles à augmenter leur foi.

    Chers prêtres, amis, collaborateurs et coresponsables, mettons-nous à la place des fidèles qui ont le sens du sacré. S’ils voient à l’autel un prêtre agité, qui se démène come un diable dans un bénitier, qui improvise des va-et-vient entre l’autel, la sacristie, la nef, qui regarde tout le temps sa montre, qui tourne la tête à droite et à gauche, qui fait des génuflexions d’un enfant de chœur pressé, qui fait des signes de croix sans aucune intériorisation, qui prononce les prières comme des incantations magiques, ou qui sont assis dans leurs sièges comme des condamnés à mort, ces prêtres-là n’édifient pas le peuple de Dieu. Ils désacralisent.

    En voyant cela, que penseront les fidèles ? Et si en plus de cela, ils ne reçoivent qu’injures et ingratitudes parce que les quêtes ne sont pas juteuses, ne nous étonnons pas que ces fidèles souhaitent que l’Evêque leur change de pasteur, dans l’espoir que le nouveau  venu s’occupe de leurs âmes, sans les scandaliser.

    On arrive à ces attitudes négatives parfois sans s’en rendre compte. Petit à petit on glisse de façon inconsciente dans la médiocrité, le laisser-aller. Souvent personne n’ose nous parler aimablement pour qu’on se corrige. Très souvent, c’est parce qu’on ne s’examine pas sur la manière dont on accomplit cette grande action sacrée qu’est le saint sacrifice de la messe. Et pourtant, quoi de plus simple que de lire avec attention les rubriques de la messe, afin de voir si nous ne sautons pas certains détails pourtant importants.

    La dignité des mystères que nous célébrons devrait se refléter sur notre visage. Soyons dignes dans le chœur. Les fidèles nous observent. Nous sommes des pasteurs et des éducateurs. Les fidèles cherchent à être édifiés par notre foi. Donnons-leur l’exemple. Prenons garde de jamais les scandaliser. Que par notre tenue extérieure à l’autel, ils devinent les sentiments intérieurs de nos cœurs. Ne rentrons pas dans la catégorie des prêtres qui s’amusent jusque dans les liturgies d’enterrement. Le fabuliste français La Fontaine, au 17e siècle, a épinglé un curé dans une de ses fables que vous connaissez bien.
    "Un mort s’en allait tristement
    S’emparer de son dernier gîte.
    Un curé s’en allait gaiement
    Enterrer ce mort au plus vite".

    Entre la souffrance d’une famille en larmes et l’air dégagé du prêtre qui récitait gaiement et rapidement des prières pour le mort, il y a de quoi se scandaliser. Nous n’en sommes pas là, bien sûr dans notre diocèse, mais nous devons veiller pour ne jamais en arriver là…

    Enfin, vivons dans l’action de grâce. Dieu nous aime. La Mère de Dieu nous aime. Le peuple de Dieu que nous servons nous aime aussi. Si nous sommes malheureux c’est notre faute.

    Alors clergé de Parakou, debout !
    Famille de Dieu à Parakou, lève-toi et marche !



 Pascal K’NOUE
 Omnium servus
 


Nouvelles de famille
- Bienvenue au Docteur Roberto VIVARELLI, Président du Groupe Missionnaire de Merano.

- Le jubilé extraordinaire de notre Province ecclésiastique est reporté au 20 novembre 2016, en la fête du Christ Roi. Ce sera au sanctuaire marial de Bembéréké.

- Rendons grâce au Père des cieux, qui nous a permis d’élire sans violence Monsieur Anastase Guillaume Patrice TALON comme notre Président de la République, le mois dernier. Prions pour lui.

- Bienvenue au Frère Emmanuel DUPREZ qui vient nous aider à l’Economat diocésain.

- Bienvenue à Sandro TOFFOLI de l’Association des Familles Rurales qui nous visite ce mois-ci.

- Avec le Frère Sylvain ZOUNGRANA, Supérieur provincial de la Sainte Famille, venu du Burkina, nous avons fait un tour à Ténonrou. Leur présence est nécessaire sur le site.

- Un infini merci à Sœur Wivine, ex Responsable de la pastorale des familles. Elle est repartie au Congo pour raison de santé. Prions pour elle. Le Père Arnaud CHOGOLOU la remplace provisoirement.

- Les échos qui me parviennent des "24 heures pour le Seigneur" sont très positifs. Les confessions pascales y ont été insérées. Le peuple de Dieu a bien répondu. Merci au Pape François.

- Félicitation aux fidèles de la Cathédrale qui ont rénové en embellissant le chœur, le tabernacle et la place de la Vierge Marie. Merci aux généreux bienfaiteurs.

- Nous remercions la Mère Marie-Cécile, Supérieure Générale des Sœurs PSP de Kara, pour son passage le mois dernier. "Providentia Dei" attend une Communauté de leurs Sœurs l’an prochain.

- Le Vicaire Général est présent à la Curie diocésaine tous les mardis matins. Mais on peut le rencontrer aussi en paroisse (Albarika).
Quelques dates
3 avril     : Dimanche de la miséricorde. Un geste de pardon est toujours possible.

9 avril        : Messe d’action de grâce et de profession religieuse chez les Sœurs dominicaines              romaines, à 9h30 à Banikanni.

9-16 avril    : Séjour des Médecins de l’Institut d’ophtalmologie Tropicale de l’Afrique (IOTA) pour           formaliser le partenariat avec notre hôpital diocésain de Tinré.

11-17 avril    : Semaine du jubilé extraordinaire des groupes vocationnels et des servants d’autel. Le               dimanche, les enfants se retrouveront par secteurs paroissiaux et seront encadrés par les           consacré(e)s :   une nouveauté à encourager.

12 avril    : Conseil d’administration des hôpitaux diocésains à 9h30, à l’Archevêché.

16 avril    : Rencontre avec la chorale diocésaine à l’Archevêché.

17 avril    : Rencontre avec tous les jeunes au Centre Pastoral à 9h30.

21 avril    : Conseil Permanent de la CEB à Parakou, à 9h30.

24 avril    : Rencontre avec toutes les chorales au Centre Pastoral Guy Riobé, à 9h30.

N.B.         : Le pique-nique des prêtres à "Providentia Dei" n’aura plus lieu le 1er  mai prochain.









           ABONNEMENT POUR UN AN
         A Parakou : 1.000 frs
                                          ≈   Au Bénin : 2.000 frs
         ≈    A l’extérieur : 10 euros
            E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

    Un couple marié, c’est divin ! Je précise qu’il s’agit d’un homme et d’une femme qui se donnent l’un à l’autre pour toute la vie. Pourquoi se crisper tant sur les échecs, sur les divorcés et remariés ? Pourquoi se raidir tant sur les dérapages, pourquoi ne voir d’abord que les abus sexuels ? Pourquoi se déprimer tout le temps face aux caricatures de l’amour conjugal ? C’est vrai qu’un virus puissant a pénétré le logiciel de l’amour, mais l’antivirus existe. Puisqu’il y a des couples qui sont heureux. Et j’en connais. Allons, allons, faisons  l’éloge de l’amour. Et tout d’abord rappelons que Dieu est Amour et que l’amour vient de Dieu, voilà l’antivirus. L’homme et la femme créés à l’image du Dieu-Amour et  devenant une seule chair dans l’amour du mariage, ce n’est pas banal. Chaque couple est unique au monde. Abraham et Sarah, Booz et Ruth, Elqana et Anne, Prisca et Aquillas, la Bible nous les présente comme des couples heureux. Et que dire de Joseph et de Marie ? Plus près de notre ère, il y a Louis et Zélie MARTIN, parents de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. On rencontre encore beaucoup de couples, heureux de vivre ensemble. Ils ont fait le bon choix. Et puis, il y a la maintenance qu’il ne faut pas négliger. Quand on aime vraiment on ne se fatigue pas et on ne fatigue pas l’autre. Et si Dieu donne des enfants, on les accueille volontiers, et on les éduque merveilleusement.
    On dit souvent : "la santé avant tout". Non ! C’est l’amour avant tout. Quand on se sait aimé, on se porte mieux, on reverdit et on affronte mieux sa maladie. Mais quand on est détesté de tous quoique bien portant, on vit tristement... L’amour conjugal est une force qui passe avant la TV, avant la réussite commerciale, avant les affaires, avant l’ordinateur, avant le portable, avant les réunions entre amis. Une femme se plaignait : "Si mon mari me donnait la moitié du temps qu’il prend pour regarder la TV, notre couple serait le plus heureux au monde". Hommes scotchés à la TV et au portable, descotchez-vous !
    L’amour naît souvent d’une rencontre. Il entre par le regard. Quatre yeux s’admirent. Deux cœurs frémissent et s’attirent. Les amoureux se font des signes, des gestes. Et puis l’un se décide à s’extérioriser, à tendre l’hameçon. L’autre mord. Ils s’unissent devant Dieu et les hommes. "Dieu vit que cela était beau". Evidemment au point de départ, il y a l’attirance. La beauté n’est pas neutre en amour. "Que tu es belle, ô mon amour ; tes yeux, ma toute belle, sont des colombes "(Ct 1,15). Les yeux des colombes sont des yeux séduisants et même séducteurs.
    On ne peut pas exclure de l’amour la séduction. Que l’épouse reste toujours séduisante, simple et naturelle d’abord pour elle-même, puis pour son mari. Mais cela n’exclut pas qu’elle soit spirituelle, qu’elle ait de la retenue et une certaine dignité qui montre la qualité de son éducation. Et là où la séduction a disparu, il faut vite la remettre de peur de se voir "zappé" par son conjoint. Pourquoi ? Parce que l’homme désire souvent une femme jolie, souriante, pudique et naturellement sensuelle. L’auteur des Proverbes dit : "Vaine est la beauté d’une femme". Je ne suis pas sûr que beaucoup d’hommes partagent ce point de vue. Personne n’est indifférent au physique d’une femme coquette, propre, mignonne, élégante, bien habillée, joviale et discrète à la fois. La femme mariée sera belle de la beauté qui convient à son mari. Pleine de charme, elle réjouit le cœur de son homme comme du bon vin, dit le poète P. Claudel : "C’est une chose plus enivrante que le vin d’être une belle femme". Et La Bruyère de renchérir : "Un beau visage (de femme) est le plus beau des spectacles". Et si en plus, elle est douce et accueillante, elle devient un trésor sans prix. Je signale toutefois que la beauté de la femme, quoique paradis des yeux, peut devenir purgatoire du porte-monnaie et même enfer des âmes fragiles. Car un beau corps peut cacher un mauvais cœur… C’est d’ailleurs pour cela que les hommes n’aiment pas longtemps les femmes envahissantes. Ils ont besoin de temps en temps de leur tranquillité. Monsieur ne supporte pas que madame lui parle comme on le ferait à un petit enfant : "Fais-moi ceci, va au lit, ne fais pas cela ; ne roule pas vite, range bien tes affaires, accroche ton pantalon ici"… Le rappel continu des interdits agace l’homme. Il se sent traité en mineur. Or, il a besoin qu’on le valorise comme le capitaine du bateau, le pilote d’avion, le chef de famille. Et pourquoi pas ? Accordez-le-lui. Mais à vrai dire, plus la femme est tendre et pleine d’attentions,  plus  elle règne et commande dans le foyer…
    La femme n’est pas si indifférente qu’on le croie au soin physique, à l’élégance, à la prestance et à l’allure de l’homme. Elle voudrait que son homme soit une force tranquille, un colosse sécurisant, enclin à la justice, un cœur d’écoute lent à la colère et plein de galanterie. S’il est bon et généreux, c’est encore mieux pour l’art culinaire, l’éducation des enfants, la parure et les décorations.
    Comme vous le savez bien, les psychologies sont différentes. Les hommes aiment souvent raconter leur vaine gloire, leurs succès, leurs performances réelles ou imaginaires. Les femmes préfèrent qu’on les apprécie sur leur tenue vestimentaire, leurs mets, le rangement des meubles etc. Elles veulent que monsieur soit souvent à côté d’elles, qu’il les admire, qu’il passe moins d’heures sur l’internet, qu’il voyage moins et surtout qu’il rentre vite les soirs. Hum !
    Quand l’homme se familiarisera au mode de pensée de sa femme, la paix régnera dans les foyers. Quand la femme comprendra que son époux aime se retrouver de temps en temps seul ou avec des copains, il y aura moins de scènes de jalousie et d’esprit de possession… Quand les questions économiques seront traitées dans la transparence et le souci du bien commun, il y aura plus de confiance.
    Le mariage est comme un voyage avec ses imprévus, ses turbulences, ses orages, ses éclaircies, ses grondements de tonnerre, ses jours de pluie, ses moments de sécheresse. C’est ensemble avec Dieu qu’on est fort. En effet, le mariage sacrement ne repose pas sur deux êtres mais sur trois : le couple avec Dieu. Le jour du mariage, Dieu garantit la pérennité du lien. Le service après vente, il sait faire. Il suffit de l’appeler au secours dans la prière. Un couple qui ne prie pas se décompose très vite. Si l’amour n’est pas renouvelé constamment par l’Esprit de Dieu on s’ennuie. Et le couple fait naufrage.
    Le mariage c’est beau ! C’est une irradiation de Dieu. Il inclut la fidélité et donc la sincérité. L’amour ne s’épanouit que dans la vérité. Les tricheries l’empoisonnent. Plus le couple s’aime, plus il monte ensemble vers Dieu. Quelle belle ascension à travers joies, épreuves et sacrifices. Eh oui, l’amour c’est le meilleur remède contre l’individualisme, contre la tristesse, la misère, la solitude, l’isolement, le stress, l’angoisse et l’anxiété. Aimer c’est vouloir du bien à l’autre pour lui-même, avec la volonté de l’épanouir et de le rendre heureux. Cet amour rajeunit celui qui le donne et guérit l’autre de toute maladie et de toute blessure. Quelle belle thérapie !
    Il faut surtout éviter de vouloir changer l’autre coûte que coûte, mais plutôt chercher à l’aimer tel qu’il est. C’est cela aimer l’autre pour lui-même. Et si les conjoints sont de religions différentes, qu’ils s’engagent à respecter celle de l’autre. Un "œcuménisme familial" est toujours possible. Il suffit d’insister sur ce qui unit, puisque aimer c’est vouloir être "mangé" par l’autre, c’est chercher à rassasier l’autre, à le combler de ses gentillesses, en étant proche de lui, à son écoute, mais en évitant de devenir encombrant. Car l’amour autocollant ou fusionnel nuit à l’amour. Aimer l’autre pour qu’il résolve vos problèmes d’argent ou de santé c’est gauchir l’amour. S’engager avec l’autre pour qu’il soit tout le temps à vos pieds comme un petit chiot, c’est infernal. Aimer l’autre surtout pour le lit conjugal ce n’est pas loin de l’animalité. C’est aimer comme le chat aime la souris. Vous connaissez la publicité sur notre bière. "J’aime le Bénin, je bois la béninoise". Bravo ! Cet amour est un plaisir fugace qu’on se donne. Il faut aimer comme Dieu, en donnant et en se donnant soi-même jusqu’à la croix, en multipliant les paroles de tendresse, les gestes d’attention, de pardon, en rentrant "ses griffes", en offrant ce qu’on a de mieux, et bien sûr en priant ensemble, ne serait-ce que le chapelet. "L’amour enveloppé de prière fait des miracles" disait Goethe. La prière n’est pas le dernier recours mais le premier devoir du chrétien. Elle est l’arme qui ne coûte rien en argent, mais elle est plus puissante qu’une bombe atomique.
    Le mariage c’est beau, c’est chouette ! Le premier miracle de Jésus c’était au cours d’un mariage. L’eau changée en vin à Cana en Galilée pour sauver un couple. Curieux, n’est-ce pas ? Avant même d’en parler comme d’un sacrement, il faut reconnaître que c’est un patrimoine de l’humanité. Sans couple pas de famille. La famille est le lieu privilégié où l’homme apprend à donner et à recevoir de l’amour. C’est la sécurité des enfants, le pilier de la société, l’intermédiaire entre l’individu et la société.
     L’amour que Dieu a pour chacun de nous est fort comme la mort (Ct 8,6). C’est cet amour de qualité que je souhaite à tous les couples. C’est un amour sans calcul, un amour soucieux de rendre l’autre heureux, un amour-fou, un amour-feu, un amour patient jusqu’au bout. Et donc un amour où l’idée de divorcer est absente. C’est cela l’amour-sacrement : "Toi seul et pour toujours". C’est l’amour qui brûle toutes les passions négatives en nous. C’est grand ! C’est immense ! Ce n’est donc pas une chaine au cou. C’est tout simplement divin… Mais le combat spirituel ne peut être négligé.
     Un couple qui va à la messe ensemble, au sacrement de pénitence ensemble, à la retraite spirituelle ensemble et qui s’engage gratuitement pour une œuvre de miséricorde, Satan n’arrive pas à le déstabiliser. Le pire des poisons en couple, c’est le monologue et l’égocentrisme. Quand on commence à ne plus s’intéresser à son conjoint c’est grave. Votre conjoint est comme votre moitié. Il est à vous. Vous êtes à lui. Ses problèmes sont vos problèmes. Un proverbe africain dit : "Quand ton doigt te fait mal, ton œil n’a pas de sommeil". Et si c’est ta moitié ?... Chaque conjoint a intérêt à ce que le cœur de l’autre soit en bonne santé. Le meilleur "cardiologue" de l’époux c’est son épouse et vice versa.
    Alors, quel est le secret pour tenir longtemps ? Les Saintes Ecritures nous le disent : "Vivez dans l’action de grâce". "Que le soleil ne se couche pas sur votre colère". "Soyez toujours dans la joie du Seigneur et priez sans cesse" (Ph4,4-6). Et pour terminer, je recommande vivement Amoris laetitia,  la récente exhortation apostolique post-synodale du Pape François. Le mariage, c’est beau, c’est chouette ! Vive la joie de l’amour ! Mariez-vous. Soyez féconds. Multipliez-vous et remplissez la terre (cf. Gn 2,28). Que Dieu bénisse tous les couples et  toutes les familles de la terre. Amen !

  +Pascal N’KOUE
    Omnium servus

 


Nouvelles de famille
- "Récitez le chapelet tous les jours", a demandé avec insistance la Vierge Marie à Fatima le 13 mai 1917. Allumons et rallumons notre dévotion mariale en ce mois dit de Marie. Musulmanes et protestants prient régulièrement le chapelet. Témoignage sûr. Ils peuvent nous devancer dans le Royaume des cieux.

- Mlle Oihana, précédemment au Centre Notre-Dame de refuge de Komiguéa a bien accompli sa mission. Elle est retournée au pays Basque. Nous lui disons un grand merci pour tous les services.

- Nous félicitons la DDEC et tous les partenaires qui soutiennent nos écoles catholiques. Notre avenir est dans ces sacrifices pour nos enfants.

- Nous remercions l’Association des Familles Rurales de Vittorio Veneto dont certains membres nous ont visités le mois dernier, conduits par Alessandro TOFFOLI.

- Organisons de grandes processions dans nos paroisses à l’occasion de la fête du Saint Sacrement. Que Jésus bénisse notre diocèse, notre pays et le monde entier.

- Nous remercions Mary LANGLOIS et les membres "Pro life" venus tenir des conférences sur l’avortement. Ce fut une très bonne nourriture spirituelle.

- Je recommande vivement aux chorales notre opuscule "Le ciel sur la terre". Petits conseils pour les liturgies chantées. Il est en vente à la Librairie saint Paul.

N.B : 1er juin : Conseil diocésain pour les affaires économiques à 9h30, à l’Archevêché.

        - 3 juin : Fête du Sacré-Cœur. Jubilé des prêtres au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Rendez-  vous à 9h.
Quelques Dates
1er mai    : Fête du travail. Bonne fête à tous et spécialement à ceux qui se dévouent pour les    orphelins, les rejetés, les prisonniers etc. Grande vente de charité à la Cathédrale.

4-7 mai    : Célébration des 25 ans de l’école primaire "Les Hibiscus". La messe de clôture aura   lieu le 7 mai, à 9h dans la cour de l’école.

5 mai        : Fête de l’ascension, fête d’obligation. Tout le monde à la messe. Jubilé des   Séminaristes au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa. Venez entourer vos                   séminaristes. Messe à 11h30.

8 mai        : Confirmations à Titirou à 9h. Quête impérée pour les Séminaires du Bénin.

11 mai    : Visite du Centre de Santé de Kassouala.

13 mai    : Fête de Notre-Dame de Fatima. Messe au Moyen Séminaire à 11h.

15 mai    : Fête de la Pentecôte. Confirmations à la Cathédrale à 9h30.
         Quête impérée pour le Denier de saint Pierre.

16 mai    : Lundi de Pentecôte. Pique-nique à Songhaï avec les consacré(e)s. Messe à 9h30 sur le site.   Les bureaux de la Curie diocésaine seront fermés.

18 mai    : Conseil presbytéral à 9h30, à l’Archevêché.

19 mai    : Au Grand Séminaire "Providentia Dei".

22 mai    : Confirmations à la paroisse saints Pierre et Paul d’Alafiarou, à 9h30.            .

23-26 mai    : Conférence Episcopale à Ouidah (Grand Séminaire saint Gall).

29 mai    : Fête-Dieu. Confirmations à Albarika, à 9h. Procession avec le Saint-Sacrement dans les      rues. Bonne fête à toutes les mères biologiques et spirituelles.
ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

Année extraordinaire ! Jubilé de la miséricorde de Dieu ! Année des vocations !     L’Eglise a besoin d’authentiques pêcheurs d’hommes ! En ce temps de carême, réveillons en nous cette gratitude envers Dieu qui, dans sa miséricorde, nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. Le carême est un temps de combat spirituel avec le Christ. Il faut être de bons soldats. Car le champ de bataille est immense et les militants sont peu nombreux. Pourquoi tant de personnes ? Pour sauver les âmes. "Au nom de la vérité, nous devons annoncer et proclamer Jésus-Christ, unique Sauveur du monde, à toutes les nations. Cette annonce n’est nullement un obstacle au dialogue entre les différentes religions… La mission est le diamant brut de l’Epouse du Christ… Personne ne peut aller à Dieu sans passer par lui. Jésus est l’unique porte du Ciel : il n’y a ni intolérance ni fondamentalisme religieux dans cette proclamation amoureuse" (Card. R. SARAH, Dieu ou rien). Sauver les âmes est la grande préoccupation de Jésus. C’est le sacrifice le plus agréable à Dieu. Saint Paul avait raison de dire : "Malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile" (1Co9,16). Mais charité bien ordonnée commence par soi-même. Offrons notre âme à Dieu. Devenons d’authentiques pêcheurs d’hommes et ayons le souci ardent d’évangéliser les autres, surtout ceux qui sont dans les périphéries.

    La pastorale des vocations a besoin de ta prière, de ton engagement, de ton soutien, de ta générosité. Aux enfants, aux jeunes, aux adultes et à tous, le Seigneur continue de nous dire : "Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes". Il faut en être convaincu. Beaucoup de missionnaires venus d’Europe ont fait des sacrifices pour allumer en nous le feu de l’amour de Dieu. Ils nous ont marqués par leur piété, leurs bonnes œuvres et par la sainteté de leur vie. C’étaient des pères, des mères, des frères, des sœurs pour nous. Leur force était la prière. "Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson".

    La prière ci-dessous a été composée exprès pour toute l’année pastorale. Il est recommandé de la dire tous les jours, en famille, seul ou en groupe, dans les CEVB, dans les chapelles, dans les églises, avant ou après chaque eucharistie, avant ou après les laudes ou les vêpres, avant ou après le chemin de croix des vendredis, avant ou après le chapelet quotidien. Dites cette prière lentement, posément, avec foi et confiance. Ainsi, Parakou deviendra un grenier abondant de vocations missionnaires.

Dieu, notre Père,
Tu es la source inépuisable d’amour et de tendresse. Tu nous as créés pour Toi, pour vivre heureux avec Toi. Nous Te bénissons et Te remercions pour Ton regard plein d’attention et de miséricorde envers Tes enfants pécheurs que nous sommes.
Pardon pour nos infidélités, nos faiblesses, nos égoïsmes, nos pensées méchantes, et nos manques de foi.
Tu veux que toute l’humanité te connaisse et soit sauvée. Pour cela, Tu nous invites auprès de Toi, malgré nos misères, pour faire de nous des pêcheurs d’hommes et de femmes. Nous avons peur de répondre oui à Ton appel. Viens à notre secours pour nous purifier et nous fortifier. Car sans Toi, nous ne pouvons rien faire.
La moisson est vraiment abondante et les ouvriers sont peu nombreux. Suscite beaucoup de vocations dans nos familles. Que Ton Eglise, qui est ici, ne manque jamais de saints foyers chrétiens, de saintes âmes consacrées, et de saints prêtres.
Ton Fils Jésus n’est pas venu appeler les justes mais les pécheurs. Il nous a aimés jusqu’au bout. Mets en nous les mêmes sentiments d’amour et de compassion, qui habitaient ce divin Pasteur, pauvre, doux et humble de cœur. Comme lui, nous voulons témoigner de Ton règne de vérité, de justice, d’amour et de paix.
Père plein de miséricorde, envoie aujourd’hui sur nous Ton Esprit de Pentecôte pour nous recréer, nous réconcilier avec Toi, nous unir à Toi, et pour faire de nous une Eglise en sortie missionnaire, sel de la terre et lumière du monde.
Que la Vierge Marie, Ton humble servante, Notre-Dame de Komiguéa, Reine des familles, intercède pour nous.
Et que, par sa puissance maternelle, elle nous protège des forces maléfiques de l’Ennemi, qui cherche à nous barrer les voies de la sainteté et de l’amour.
Nous Te le demandons par Ton Fils Jésus, le Christ, Notre Seigneur. Amen.

    Ajouter :
- Seigneur, donne-nous beaucoup de saints foyers chrétiens.
- Seigneur, donne-nous beaucoup de saintes âmes consacrées.
- Seigneur, donne-nous beaucoup de saints prêtres.
- Seigneur, fais de nous des saints.

ABSOUDRE LE PECHE D’AVORTEMENT
    Dans sa lettre donnée au Vatican le 1er septembre 2015 et destinée à Mgr Rino FISICHELLA, Président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, le Pape François définit le drame du péché de l’avortement en ses termes : « L’un des graves problèmes de notre temps est sans aucun doute le changement du rapport à la vie. Une mentalité très répandue a désormais fait perdre la sensibilité personnelle et sociale adéquate à l’égard de l’accueil d’une vie nouvelle. Le drame de l’avortement est vécu par certains avec une conscience superficielle, qui semble ne pas se rendre compte du mal  très grave qu’un tel acte comporte. »

    Selon l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé), environ soixante millions d’avortements ont lieu chaque année dans le monde, soit un toutes les deux secondes.

     Comme l’indique le Pape François dans cette lettre, deux cas de figures se présentent : il y en a qui sont coupables de ce péché avec une conscience émoussée, d’autres par contre sombrent dans le désespoir pensant qu’aucun pardon ne pourrait consoler un tel cœur aussi endolori avec un  remords persistant sans penser à une autre alternative comme porte de sortie. Le Pape le formule ainsi : « Beaucoup d’autres, en revanche, bien que vivant ce moment comme un échec, considèrent ne pas avoir d’autres voies à parcourir. ». Cette voie est la voie de la réconciliation avec Dieu; et c’est ici qu’intervient le rôle prépondérant du ministre du sacrement de pénitence.            
 
La faculté exceptionnelle accordée par le Souverain pontife
     « Le ministre légitime du sacrement de pénitence est le prêtre autorisé par l’évêque pour entendre les confessions et les absoudre. Il est tenu de garder le secret le plus complet. » 

    Certains délits, précise le législateur, relèvent du Siège Apostolique, d’autres de l’Evêque diocésain, comme c’est le cas du délit d’avortement qui comporte une peine d’excommunication (CIC 1398). L’évêque peut déléguer la faculté de relever le pénitent de la peine et de l’entendre en confession ‘munus tempore’ à certains prêtres selon leurs responsabilités ou offices. Dans l’archidiocèse de Parakou, le Vicaire Général, les Curés, les Recteurs des sanctuaires, les exorcistes ont ce pouvoir d’une manière permanente. Tous les prêtres, lors des célébrations pénitentielles de l’Avent et du Carême avec confession individuelle, ont cette délégation.
    Précisons que cette peine n’affecte pas seulement la mère, bien souvent en détresse et abandonnée, mais également tous ceux qui ont été complices actifs de l’acte d’avortement, et en particulier ceux qui, dans l’entourage de la mère, ont exercé des pressions décisives (le père de l’enfant à naître), et sans qui l’acte n’aurait pas été posé (CIC 1329-2).

    Et en cette Année Sainte du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde divine, soucieux d’étendre à tous la richesse de la miséricorde de Dieu, le Pape a établi ceci dans la même lettre ci-dessus mentionnée : « Le pardon de Dieu à quiconque s’est repenti ne peut être nié, en particulier lorsqu’avec un cœur sincère, cette personne s’approche du Sacrement de la Confession pour obtenir la réconciliation avec le Père. C’est également pour cette raison que j’ai décidé, nonobstant toute chose contraire, d’accorder à tous les prêtres, pour l’Année jubilaire, la faculté d’absoudre du péché d’avortement tous ceux qui l’ont provoqué et qui, le cœur repenti, en demandent pardon. » Cela exige du côté du prêtre quelques dispositions pratiques et une préparation.

Quelques dispositions pratiques pour le prêtre confesseur
     Le Pape demande : « Que les prêtres se préparent à cette tâche importante en sachant unir des paroles d’authentique accueil à une réflexion qui aide à comprendre le péché commis, et indiquer un itinéraire de conversion authentique pour pouvoir obtenir le pardon véritable et généreux du Père qui renouvelle tout par sa présence. »

    Il se dégage de là quelques attitudes à avoir de la part du confesseur du délit d’avortement:
- Ne pas s’affoler à l’audition du péché,
- Accueillir la pénitente (ou le pénitent) non en justicier mais au nom du Père miséricordieux,
- Aider par des paroles appropriées à comprendre la gravité du péché et son horreur,
- Proposer un cheminement qui aboutisse à la conversion véritable et « faire prendre la décision sincère de ne plus jamais avorter de sa vie… »
- Proposer comme pénitence les moyens mêmes dont l’Eglise dispose comme prier le Psaume 50 (le Miserere) pendant un certain nombre de jours en guise de neuvaine par exemple, faire le chemin de croix, jeûner, demander le Saint Sacrifice de la  messe en suffrage pour les enfants avortés ou mort-nés,
- Il y a des cas où la pénitente (ou bien le pénitent) exprime sa douleur ou son remords en vue du repentir à travers les larmes; au-delà de l’aspect thérapeutique que la psychologie moderne reconnaît à la chose, il faut user ici de la compassion qui est un autre nom de la miséricorde.
- Exhorter le pénitent à la louange constante de la gloire de Dieu. C’est le meilleur remède contre la tristesse, le remords et l’angoisse. "Là où le péché a abondé, la grâce (du pardon de Dieu) a surabondé".
- Le Pape nous demande d’indiquer un itinéraire de conversion authentique. En ce sens, il convient de stimuler le (la) pénitent à sortir de la situation qui a conduit à provoquer cet acte. Par exemple, dans les cas d’élèves vivant le vagabondage sexuel ou les personnes vivant une relation adultère, il faut s’assurer qu’ils s’engagent à ne plus poser des actes qui les placeraient dans une même situation les conduisant à l’avortement. En clair qu’ils s’engagent à rompre les liens avec l’autre personne. Cela peut exiger parfois de donner un délai avant de donner l’absolution, afin de s’assurer de la volonté réelle du pénitent de changer de vie.
- Donner la formule d’absolution lentement. 

Conclusion
    S’il est vrai que tout prêtre, ayant subi avec succès l’examen canonique l’habilitant à confesser, peut le faire, il est tout aussi vrai que l’Eglise elle-même, par le Siège Apostolique, s’est réservé le droit d’absoudre certains péchés. Et au niveau des Eglises particulières, l’Evêque diocésain n’accorde pas à tout son clergé la faculté d’absoudre le délit d’avortement. En voyant le soin dont l’Eglise entoure le Sacrement de pénitence, on est en droit de comprendre son langage clair en matière de la notion du péché.


 R.P. Cosme ADJOMALE           

Recteur du Sanctuaire Eucharistique

 

Nouvelles de famille
- Rappel : Les prêtres diocésains sont tenus de cotiser 6000f/mois pour leur retraite.

- La fête des consacrés au niveau national a été une vraie réussite. Bénissons le Seigneur et félicitons les organisateurs. Rendez-vous l’année prochaine à Ténonrou, le 4 février 2017. Un non chrétien nous y a donné un vaste domaine. N’est-ce pas un appel à évangéliser et à développer cette région ?

- Merci à l’Institut Notre-Dame de Vie de Venasque (France) pour le passage du Père Pierre DE COINTET. Il est venu donner un cours de métaphysique au Séminaire "Providentia Dei".

- Merci aux P. Luis et Pablo de l’Œuvre de l’Eglise venus de Rome pour la retraite sacerdotale de trois diocèses au Bénin. Ils nous ont bien nourris spirituellement.

- Merci aux Maires de N’Dali et de Parakou qui interviennent financièrement pour l’amélioration du site marial Notre-Dame de Komiguéa, lieu de dialogue interreligieux et interculturel.

- Merci à Jose GARMENDIA et à son épouse venus du diocèse de San Sébastian. Leur séjour de deux semaines parmi nous a renforcé les liens d’amitié entre nos deux diocèses.
Quelques dates
2 mars        : Conseil diocésain pour les affaires économiques à 9h30, à l’Archevêché.
4-5 mars    : "24h pour le Seigneur" pour les paroisses de ville (Cathédrale, Marie Auxiliatrice, saint  Joseph d’Alaga, Guéma, Banikanni, Titirou, Okédama, Wansirou, Ganon, Albarika,               Université, Nima). A partir de 19h30 le 4 mars. Il y aura le sacrement de réconciliation.
11-12 mars    : "24h pour le Seigneur" pour les paroisses de Sirarou, Boko, Komiguéa, Gbégourou, Tchaourou, Tchatchou, Papanè, Alafiarou, Kika piste, Kika paroisse, Bétérou. A partir de 16h le 11 mars. Le sacrement de réconciliation y sera organisé.
6 mars        : Election du Président de la République. Prions pour que tout se passe dans l’ordre et le  respect.
8 mars        : A Boko. 50 ans de la création de l’hôpital saint Jean de Dieu. Messe à 9h30. Journée mondiale  de la femme : Bonne fête à toutes les femmes.
11-13 mars    : Visite pastorale à Tchatchou.
13 mars    : A 15h : Rendez-vous avec la Légion de Marie à Okédama.
17 mars    : Visite à Papanè.
20 mars    : Dimanche des rameaux. Jubilé des jeunes. Jubilé extraordinaire du Secteur paroissial de  Guéma au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa.
22 mars    : Journée de formation continue des prêtres au Centre Pastoral. Qu’ils viennent avec leurs  bréviaires et leurs vêtements liturgiques, étole violette. Arrivée à 9h.
23 mars    : Messe chrismale à la Cathédrale à 9h30. Après la messe, agapes fraternelles à l’Archevêché pour prêtres et consacré(e)s.
24 mars    : Messe in Cena Domini à la Cathédrale à 19h.
25 mars    : Grand chemin de croix au Sanctuaire Eucharistique à 15h.
26 mars    : Vigiles de Pâques à la Cathédrale à 22h. Célébration de baptêmes d’adultes, de  confirmations et de mariages. ALLELUIA !!! CHRIST EST VIVANT !!!
27 mars    : Dimanche de Pâques au Monastère L’Etoile Notre-Dame à 9h. ALLELUIA !!!
30 mars    : Conseil Presbytéral à 9h30, à l’Archevêché.

N.B. :  Le 3 avril : Jubilé extraordinaire de toute la Province ecclésiastique de Parakou (les 5 diocèses du  septentrion) à Bembéréké. C’est le sanctuaire marial le plus ancien dans le Nord-Bénin.   Tout le monde y est cordialement invité.
    - Lundi de Pâques : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.
JOYEUSE FETE DE PAQUES ! ALLELUIA !!!

         

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