Le premier Synode sur l’Afrique a considéré "l’inculturation comme une priorité et une urgence dans la vie des Eglises particulières pour un enracinement réel de l’Evangile en Afrique" (Ecclesia in Africa n° 59). Il faut revenir constamment sur cette préoccupation.

    Qu’il faille inculturer l’Evangile en terre d’Afrique, personne n’en doute. Mais en quoi consiste ce processus, là divergent les points de vue. Trois de nos Anciens ont parlé de la question : Mgr Robert SASTRE, premier évêque de Lokossa ; Mgr Lucien Agboka, premier évêque d’Abomey ; et Mgr Lucien Chambény, premier prêtre du diocèse de Natitingou. A ces trois témoignages j’ajouterai celui, plus récent, du cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements. Ce sont tous des Africains, hommes de foi et fiers de leur identité africaine.
1. Ce que l’inculturation n’est pas     
    A la question : quel est le contenu réel du mot inculturation ? Voici ce que répond Monseigneur Lucien CHAMBENY : "C’est difficile à dire, chacun le comprend comme il peut. En tout cas, il ne s’agit pas de transporter nos gros tam-tams dans les églises et d’y danser de toutes nos forces comme on le fait aujourd’hui. Le vacarme assourdissant des tam-tams n’est pas l’inculturation, c’est plutôt de la distraction. Les fidèles se lèvent pour admirer les danseurs, les danseuses, les joueurs de flûtes…
 
    Monseigneur SASTRE, grand Africaniste, s’est opposé à toute protestantisation de la liturgie catholique romaine, qui fait appel à la contemplation : « Quelque paradoxal que cela puisse paraître, la liturgie, même en tant que célébration, ne doit être qu’un chemin vers la contemplation. Pour que la célébration africaine en arrive là, il lui faut un sérieux effort d’intériorisation : il faut que le rôle du corps s’amenuise au profit de celui de l’esprit. L’appétit des rites, des symboles et des rythmes doit lentement se transmuer en vie intérieure. Les transes corporelles doivent disparaître pour faire place au rythme de l’âme portée par l’amour dans la paix de la contemplation.
2. Le processus de l’inculturation
    L’évangile à l’état pur n’existe pas. Il nous est parvenu déjà inculturé. Il s’est répandu pétri du langage, de l’histoire, des mentalités de milieux et d’époques précis. Aujourd’hui l’on parle de plus en plus d’inter-culturalité (Benoit XVI). Mais il faut affirmer tout de suite et fortement que le contenu de l’Evangile est différent des constructions culturelles. Il les transcende. Sinon les Juifs auraient cru spontanément en Jésus, le Roi de l’univers sans palais.

    Le processus d’inculturation s’effectue en deux mouvements : il y a d’abord la réception de l’Evangile ou évangélisation, puis l’incarnation de cet évangile ou inculturation. L’effort d’inculturation part donc de l’accueil total et humble de la Parole de Dieu. Cet effort concerne toute l’évangélisation et non pas seulement la liturgie. Toute la vie du disciple du Christ est concernée et donc tous les domaines de la vie humaine, sociale et chrétienne de l’Africain. Quand on pourra dire comme saint Paul : "pour moi vivre c’est le Christ. Ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi" alors oui, on sera des chrétiens inculturés. L’inculturation est lumière de Dieu dans nos ténèbres, dans nos traditions et nos coutumes, "jusque sous nos lits". Il s’agit d’une transformation du dedans de nous. Or c’est la foi en Jésus qui purifie nos cœurs et nos coutumes. L’inculturation ne peut donc pas être laissée à l’initiative individuelle ni se faire sans discernement, à la légère, à la va-vite. "Discerner quels éléments culturels et quelles traditions sont contraires à l’Evangile permettra de pouvoir séparer le bon grain de l’ivraie" (cf. Mt 13, 26).
3. L’inculturation chez le peuple Hébreu
    Jésus lui-même, dans ses paraboles et dans ses discussions avec les pharisiens, les sadducéens, les scribes etc., a eu à purifier les mentalités juives, les coutumes, les lois et traditions sur le sabbat, sur les enfants, sur les lépreux, sur les pauvres et les pécheurs, la croix, la résurrection des morts… "Vos anciens vous ont dit mais moi je vous dis…" "Qui aime son père et sa mère plus que moi n’est pas digne de moi…" "Ma chair est une vraie nourriture, mon sang est une vraie boisson". Manger le corps de Dieu, boire son sang ce n’est inscrit dans aucune culture. La première fois que Jésus en a parlé, presque tous ses auditeurs l’ont abandonné, tellement ce discours choquait la culture juive (Jn 6, 66). Consommer le sang des animaux était interdit, à plus forte raison boire le sang d’un homme ! Le mystère de Dieu ne peut pas s’accommoder des considérations culturelles horizontales et donc passagères. "Mon Royaume n’est pas de monde", dit Jésus à Pilate. Toutes les cultures humaines ont des scories et des pesanteurs, et ont besoin de la Sagesse de Dieu qui vient d’en haut.
4. Le syncrétisme
    Mgr Lucien AGBOKA s’en plaint. Son constat est vraiment déplorable : "On peut bien faire partie de la confrérie des sorciers et animer les groupes de prière et d’adoration les plus dévots de sa paroisse, le curé détectera difficilement le double jeu. Personne ne viendra lui dénoncer le chrétien caméléon". C’est du syncrétisme tout simplement, c’est-à-dire un mélange de croyances disparates, de doctrines opposées et même contradictoires dans le seul but de réussir coûte que coûte ou de se sentir protégés par toutes les divinités. Jésus est rabaissé au rang d’un quelconque esprit sauveur parmi tant d’autres. Or pour celui qui croit vraiment, Jésus  est « Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu  né du vrai Dieu ». Il est l’unique Sauveur et Rédempteur, le Seigneur des seigneurs. Devant lui tout genou fléchira. Nul ne va au Père sans passer par Lui.
5. L’Eucharistie et la culture
    La véritable question est de savoir ce qu’on célèbre ou plutôt qui on célèbre ? Dieu, ou l’homme ? Certaines célébrations ressemblent davantage à des autocélébrations desquelles le Mystère est absent : « Le cœur du mystère eucharistique est la célébration de la Passion, de la mort tragique du Christ et de sa résurrection ; si ce mystère est noyé dans de longues cérémonies bruyantes et chamarrées, le pire est à craindre. Certaines messes sont tellement agitées qu’elles ne sont pas différentes d’une kermesse populaire » Card. Robert SARAH, Dieu ou rien, pp. 150-151. Protégeons la Présence réelle. "Ce don de l’Eucharistie est trop grand pour pouvoir supporter des ambiguïtés et des réductions" Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia n°10.
6. La religiosité ou spiritualité populaire
    Au lieu de chercher tout le temps à encombrer le saint-sacrifice de la messe, on pourrait se tourner abondamment vers la religiosité populaire. Le Pape François en rappelle l’importance (Evangelii Gaudium 123-126): "Dans la piété populaire, puisqu’elle est fruit de l’Évangile inculturé, se trouve une force activement évangélisatrice que nous ne pouvons pas sous-estimer : ce serait comme méconnaître l’œuvre de l’Esprit Saint. Nous sommes plutôt appelés à l’encourager et à la fortifier pour approfondir le processus d’inculturation qui est une réalité jamais achevée". Les expressions de la piété populaire ont beaucoup à nous apprendre. C’est la "spiritualité incarnée dans la culture des simples". L’Exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia du Pape François est un bel exemple d’inculturation et d’exhortation à l’inculturation.

    L’Eglise donne de larges possibilités d’expressions à cette mystique populaire, si proche de la vie des gens : c’est le rituel des bénédictions qui sanctifie tous les domaines de l’existence humaine (maison, ateliers, outils, champs…), les différentes étapes de notre vie (bénédiction des enfants, des mères enceintes…) ; les pèlerinages, les longues processions si appréciées des fidèles qui peuvent y exprimer leur foi, en puisant abondamment dans la culture locale. Toutes ces dévotions, avec ces innombrables gestes et signes, nourrissent la foi du peuple et sont comme des satellites qui le conduisent à l’Eucharistie qui  est le cœur de la liturgie. Reconnaissons que nos communautés ne sont pas toujours prêtes à célébrer les saints mystères avec la foi pure de l’Eglise.

    La religiosité populaire, c’est encore les sacramentaux, le rosaire, la dévotion mariale qui ne connaît pas de frontières de langues, de races ou même de religions. Voyez combien la Mère du Christ est inculturée quand elle se présente sous le visage d’une Africaine à Kibeho, d’une Amérindienne au Mexique…, quand elle parle la langue propre de la voyante (le patois) à Lourdes ! Pourquoi dans nos sanctuaires marials, dans nos grottes mariales, vouloir la représenter toujours sous les traits d’une femme européenne ? Aucune norme ne l’impose ! Cultivons les expressions de piété populaire sous l’inspiration de l’Esprit aux dons multiples et variés.
7. Je suis Africain. Lisons attentivement ce que dit le Card. Robert SARAH sur l’inculturation.
    « Je suis Africain… la liturgie n’est pas le lieu pour promouvoir ma culture. Bien plutôt, c’est le lieu où ma culture est baptisée, où ma culture s’élève à la hauteur du divin … Certes, les cultures et les nouveaux chrétiens apportent des richesses dans l’Eglise… Mais ils apportent ces richesses avec humilité, et l’Eglise, dans sa sagesse maternelle, les utilise si elle le juge approprié… L’inculturation n’est pas à présenter comme une quête ou une revendication pour la légitimité d’une africanisation ou d’une latino-américanisation ou asianisation à la place d’une occidentalisation du christianisme…

    « L’inculturation est une irruption et une épiphanie du Seigneur au plus intime de notre être. Et l’irruption du Seigneur dans une vie provoque en l’homme une déstabilisation, un arrachement en vue d’un cheminement selon les références nouvelles qui sont créatrices d’une culture nouvelle porteuse d’une Bonne Nouvelle pour l’homme et sa dignité d’enfant de Dieu… Quand l’Evangile entre dans une vie, il la déstabilise, il la transforme… Quand Jésus entre dans une vie, il la transfigure, il la divinise par la lumière fulgurante de Son Visage… L’inculturation de la foi est donc un défi de sainteté… L’inculturation n’est pas un folklore religieux. Elle ne se réalise pas essentiellement dans l’utilisation des langues locales, des instruments et de la musique latino-américaine, des danses africaines ou des rites et symboles africains ou asiatiques, dans la liturgie et les sacrements. L’inculturation, c’est Dieu qui descend et entre dans la vie, les comportements moraux, les cultures et coutumes des hommes pour les libérer du péché et les introduire dans la Vie Trinitaire », Allocution du Card. Robert SARAH à Londres, 05 juillet 2016, sur une authentique mise en œuvre de Sacrosanctum Concilium.

    En un mot, il faut souvent se demander ce qui est premier : Dieu ou l’homme ? L’Evangile ou ma culture africaine ? L’Eglise universelle ou les goûts de ma communauté ? Arrêtons toute ambiguïté et même cette para-liturgie dite inculturée que nous servons pendant la messe à la place de l’anamnèse. Nous introduisons la dissipation en plein recueillement. Jusqu’à la doxologie (par Lui, avec Lui et en Lui) tous les non concélébrants devraient rester à genoux. La Prière Eucharistique n’est pas encore achevée à l’anamnèse. Et puis, le mystère ne se crie pas. Il se vit dans l’émerveillement du silence intérieur. Célébrons la messe en regardant le Christ crucifié, et il y aura moins d’agitation et plus de foi et d’engagement.                                                                                                             

+Pascal N’KOUE
 Omnium Servus

 


Nouvelles de famille
- Merci au R.P. Bruno LECOIN, osfs, Supérieur Provincial, venu d’Annecy le mois dernier pour les ordinations presbytérales et diaconales.

- Merci de tout cœur au diocèse de Nantes qui a organisé un beau programme pour mon séjour.

- Merci au R. P. Benoît LUQUIAU qui a conduit nos jeunes aux J.M.J. en Pologne. Les témoignages positifs sont très nombreux. Espérons que nos jeunes deviennent plus missionnaires.

- Le centenaire de naissance d’Hubert C. MAGA est lancé. C’est le premier Président de notre République, originaire de Parakou. De musulman, il s’est converti en chrétien catholique et est resté fidèle à l’Eglise jusqu’à sa mort. Sa vie et celle de son épouse sont éloquentes. Il faut que les générations présentes et futures les connaissent pour s’en inspirer.
- Bienvenue aux RR. PP. Ditime Christian K. et Bamidélé Rogatien K., tous deux SVD, destinés aux paroisses de Guéma et de Sirarou.

- Bénissons le Seigneur pour l’élection de la nouvelle Supérieure Générale des Sœurs ocpsp, Mère Julie Chantal ALAKPA. Prions pour elle et pour son Conseil.

- Je remercie le nouvel Archevêque de Cotonou, nommé, Mgr R. HOUNGBEDJI venu le mois dernier nous donner sa bénédiction.

- Trois paroisses ouvriront des écoles catholiques en 2016 : Banikanni (maternelle et primaire), Nima (primaire) et Boko (primaire). Rapprochez-vous des curés pour les inscriptions.

- Le R.P. David AHOSSINOU est nommé Responsable de la Commission Diocésaine des communications sociales.

- Le R. P. Bienvenu BORO MASSO, du diocèse de Natitingou, est nommé Professeur au Grand Séminaire "Providentia Dei". Un grand merci à son Evêque Mgr Antoine SABI BIO.

- N.B. : 26 nov. 2016 : A 9h30 à la Cathédrale, ordination presbytérale de Norbert AGOSSOU.

 


Quelques dates


- 5 sept.    : Retour de Nantes à Parakou.

- 12-18 sept.    : Semaine nationale pour la vie et la famille au centre don Bosco organisée par le centre UNIV.

- 23-24 sept.    : A Cotonou pour l’ordination épiscopale de Mgr Roger HOUNGBEDJI, nouvel Archevêque

- 26 sept.    : Retour à Parakou.

- 28-29 sept.    : Au Grand Séminaire "Providentia Dei" : session de formation aux Prêtres formateurs.

- 30 sept.    : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale du Bénin à Cotonou.

- 15 oct.    : Noces de diamant du R. P. Maurice RIGUET à Okédama.

- 18 oct.    : A 9h30 : Conseil Presbytéral à l’Archevêché.
        - A 16h00 : Presbyterium au Centre Pastoral.

- 19 oct.    : A 9h : Assemblée Générale. Ouverture de l’année pastorale dont le thème est : "Prière intérieure et engagement". (Venez avec vos bréviaires et vêtements liturgiques).
   
23 oct.        : Dimanche des missions. Quête impérée pour les O.P.M.

23-26 oct.    : A Lokossa. Assemblée Générale de la Conférence Episcopale du Bénin.

27 oct.        : Retour à Parakou.

30 oct.        : Installation du Curé de Papanè, le Père Fortuné GONSALLO, à 9h30.


     

    Voici une conversation que j’ai tenue avec plusieurs jeunes.

 Que feras-tu après tes études ? Je ne sais pas. Quel travail voudras-tu faire ? Celui que je trouverai. Qu’est-ce qui t’intéresse dans la vie ? Tout. Les jeunes sont désorientés. C’est grave. Ils n’ont plus de boussole. Ils n’ont plus de repères. Ils n’ont plus de modèles. Ils ne savent plus ce qu’ils veulent. Ils sont saoulés par les publicités, les images de violences, les feuilletons, la pornographie, les mensonges et illusions de ce monde à travers les divers réseaux sociaux : portables, smart phone, internet, pollutions sonores etc. Beaucoup ne peuvent plus s’en passer. Le zapping les empêche de fixer leur attention longtemps sur une image. Ils ne savent plus distinguer leur droite de leur gauche. Le subjectivisme relativiste bat son plein. Et on ne sait plus où on va.

    La crise est réelle. Ce n’est pas seulement une crise d’hommes politiques. Le gouvernement actuel dit de la rupture pour un nouveau départ, face aux pesanteurs de la société, ne pourra pas faire grand-chose contre cette crise. Si nos mentalités du laisser-aller, de la paresse, du profit malhonnête continuent d’être entretenues, on va s’enliser dans la boue de l’histoire. C’est une crise de l’homme face aux valeurs humaines, et pas seulement une crise d’ordre économique et financière, une crise des autorités civiles et religieuses, des députés, des douaniers et des policiers. L’homme tout entier est en danger, parce qu’il se croit ou bien le maître absolu de la création ou alors parce qu’il a fait de l’argent son dieu. Ne nous laissons pas distraire par les islamistes, les djihadistes, les coupeurs de route. Les causes de nos misères sont ailleurs, elles sont d’abord en nous-mêmes. Elles sont en nos cœurs, elles sont endogènes, culturelles, avant même d’être structurelle au niveau national et international. Les inégalités sociales, les injustices criardes, les poches de misère ahurissante, les frustrations humiliantes dans les concours organisés par l’Etat, la dictature de l’argent, voilà les vrais terroristes qui nous empêchent de vivre en paix. Nous avons des tares qui freinent notre progrès : pas d’archives de nos ancêtres pour consulter le passé, mauvaise gestion du temps présent, pas d’agenda pour organiser l’année. Du coup, pas de vision à moyen long terme. La politique politicienne brise l’élan des hommes compétents. On se dit : il suffit d’avoir beaucoup d’argent, d’en peu de temps et sans faire grand-chose. C’est impossible. C’est comme vouloir sortir de l’esclavage en Egypte pour aller à la Terre promise où coulent le lait et le miel sans passer par le désert, sans affronter les épreuves du froid, la morsure des serpents, de la faim, de la soif etc. Les obstacles, les sacrifices ça aide à se forger un caractère, une personnalité. Les difficultés fouettent notre imagination créatrice et nous révèlent ce que nous valons. Et sans elles, il n’y a pas de héros, pas de progrès. "Nul ne se connait tant qu’il n’a pas souffert".

    On ne peut pas se former sans sacrifice. On ne devient pas compétent sans un effort constant et persévérant "Le génie c’est 99% de transpiration et 1% d’inspiration". "Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent" (Victor HUGO). "L’effort sans le succès ne laisse point de honte". "Ce qui fait la différence entre le désert et un verger c’est l’homme, ce n’est pas l’eau". "On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs". Jeune, que veux-tu faire de ta vie ? Vouloir est un verbe proche de voler, s’élever dans les airs. Si tu veux, tu peux monter haut, très haut dans le firmament. Deux ailes à ta portée la raison et la foi. Car sans Dieu nous ne pouvons rien faire.

    Pour une existence humaine ordinaire bien choisir son travail est fondamental. "La chose la plus importante à toute la vie est le choix du métier : le hasard en dispose. La coutume fait les maçons, soldats, couvreurs…" (Pensées, Blaise Pascal) Oui au hasard, oui à la chance mais cela n’empêche pas d’éclairer le plus possible ce choix.


    L’éducation n’est ni un bagage complet, ni un simple outil, si prestigieux soit-il. C’est plutôt une semence qui doit être adaptée à chaque terroir particulier. C’est fort de cela qu’il faut repenser notre système éducatif qui a plein de prothèses dans ses articulations. Il n’est pas adapté à nos réalités. Où sont les savoirs et les techniques endogènes dans ce système ? Il ne fonctionne pas pour l’Afrique. L’école n’est pas intégrée dans le village. Les travailleurs manuels sont méprisés. Le système actuel pousse les jeunes à fuir les hameaux, à détester la campagne et à avoir honte du travail de la terre. A mon humble avis, l’idéal serait d’arriver à faire de l’école une entreprise de développement et faire du développement une entreprise d’éducation.

    L’école, telle qu’elle est, risque de nous conduire au chaos social, économique, politique et peut-être même d’abord culturel. Elle fait des jeunes des inadaptés sociaux rêvant d’aller en Occident. Là-bas la vie est rose. Là-bas tout marche correctement. Là-bas, ça ira mieux. Et les médias encouragent à rêver, à rêver, à rêver…

    La population augmente. Les nombreux diplômés sans emploi et donc oisifs et peut-être en vagabondage nous poussent à penser sérieusement à l’avenir des jeunes. C’est une bombe à retardement. Car l’école est réellement en panne. On parle tout le temps de la croissance économique en Afrique mais très peu de l’éducation. L’un ne devrait pas aller sans l’autre.

    Il faut une nouvelle école pour former les parents et les éducateurs. Les chiennes ne mettront jamais bas des chats. "Tel père, tel fils". On ne donne que ce que l’on a. Un proverbe fon l’exprime mieux : "Quand quelqu’un porte sur la tête quelque chose de penché, il faut plutôt regarder sa jambe". Le mal vient souvent de loin. L’Etat doit prendre sa part de responsabilité. Et d’abord les parents et les enseignants. L’Eglise aussi. Elle est éducatrice. Les secteurs privés qui s’intéressent à l’éducation scolaire doivent être favorisés et rigoureusement suivis. Je ne crois pas à la multiplicité des TD, des cours et examens organisés les dimanches et les jours fériés. Les répétiteurs sont-ils vraiment efficaces ? L’horizon est bouché. Il faut des réformes. Les diplômes ont montré leurs limites. Il faut autre chose.

    Je propose la praxis d’observation. Qu’elle commence au primaire et se fasse plus incisive au premier cycle du collège. Ce sera une œuvre continue menée à la fois par les parents, les enseignants et l’élève lui-même dont on réclame la collaboration active. On poussera l’enfant à se révéler dans la sincérité, d’où la création d’un climat sain à favoriser aussi bien en famille qu’à l’école. Cela suppose la confiance. Mais "sans affection il n’y a pas de confiance, et sans confiance, pas d’éducation" Don Bosco. Ce grand éducateur insistait sur l’affection et non sur l’économique.

    Il ne s’agira pas d’orienter "manu militari" l’enfant avec la complicité des parents ou contre leur gré. Il faudra plutôt reconnaître aux parents la primauté dans les conseils à donner aux enfants, les décisions à envisager pour le présent et pour l’avenir de leurs enfants. Leur proximité affectueuse est requise à plus d’un litre. Car beaucoup d’enfants ne sont pas aimés.

    Etre un bon observateur, cela ne s’improvise pas. Cela requiert un jugement équilibré, sûr, juste, de la finesse psychologique, le respect de l’âme humaine, la connaissance et le respect des crises de l’adolescent. C’est un art délicat. L’observateur doit avoir une expérience réelle de la vie, être habité par une sympathie naturelle, une confiance spontanée, un don spécial, celui de l’accompagnateur avisé. En un mot, il doit être perspicace et savoir lire les signes de Dieu. Une erreur en ce domaine peut conduire à des dégâts terribles.

    Comme un jardinier s’occupe d’une plante, en cherchant de la bonne terre, en y ajoutant du fumier, en arrosant, émondant, mettant un tuteur au bon moment, ainsi fera le bon observateur pour aider à orienter les élèves. Toutes les plantes ne s’épanouissent pas sur le même terreau. Les manguiers, les papayers, les bananiers ont besoin de sols et de soins différents. La compétence du jardinier ne suffit pas. La part de Dieu est requise : le soleil, la chaleur, le vent, la pluie. Un bon jardinier doit avoir l’œil du maître. Il en sera de même pour l’observateur à l’école. Il ne s’agira pas d’épier l’enfant comme un inquisiteur qui juge et condamne, mais d’entrer en relation avec lui. La qualité du regard d’autrui a un pouvoir sur notre identité. Il n’est pas neutre. Il est doté d’une charge active et presque radio active. Il peut être séducteur, corrupteur, réducteur, propulseur, méprisant, complice, aliénateur. Il peut être foudroyant, terroriste, assassin. Une personnalité faible peut perdre son âme sous l’emprise d’un regard malveillant. Par exemple, ceux qui sont mal dans leur peau sont capables de dépenser des sommes folles pour agresser leur peau à la recherche d’une peau claire, proche du modèle blanc. Comment redonner la fierté à l’Africain pour qu’il prenne son destin en main ?  Et tout cela, dans le but de valoriser les dons du jeune, son potentiel, ses talents. Car éduquer quelqu’un c’est l’aider à croître, à se développer, à s’épanouir, à faire fructifier ses talents.

    On pourrait responsabiliser le professeur principal de chaque classe. Qui aura un rôle prépondérant dans cette orientation. Il rassemblera les différentes informations sur la conduite de l’enfant, sur sa famille, sur sa santé qui feront partie de son dossier scolaire. Jean-Baptiste de la Salle, saint patron des enseignants, exigeait des maîtres une parfaite connaissance des élèves, à travers un "catalogue", qui décrivait l’enfant, son univers familial et ses progrès. Et chez lui, le progrès était impensable sans discipline. Cette discipline reposait sur la ponctualité et le silence. En effet la "ponctualité c’est la politesse des rois et le silence c’est l’engrais de la force intérieure chez l’homme. Savoir gérer son temps avec profit et maîtriser sa langue sont deux grandes qualités communes aux génies et aux saints.

    La bonne éducation vient du bon éducateur. Il décèlera, à travers les résultats scolaires et le comportement, les aptitudes réelles de l’esprit de l’enfant. Pour faciliter le discernement, on ne négligera pas les loisirs, les réalités culturelles africaines, la musique, les arts, les métiers manuels, les jeux, le sport et la gymnastique : Tout cela aide à épanouir l’enfant, à déployer son attention et ses capacités. Les loisirs favorisent l’éveil des esprits, forgent les caractères et créent facilement des relations entre personnes de couches sociales différentes. L’esprit sportif permet de savoir perdre et de mieux s’organiser pour gagner les fois prochaines. Evidemment, il faut de la mesure en toute chose. Tout sera resitué dans l’ensemble du comportement connecté aux valeurs africaines. "On ne développe pas, on se développe" Joseph KI-ZERBO.

    L’éducateur ne peut pas se contenter de ne voir que le négatif chez le jeune. Je dirais même plus, à partir du négatif ce serait bien de percevoir le positif qui peut en être tiré. Comme on le dit, nous avons souvent les défauts de nos qualités. Les enfants capricieux, tyrans, têtus utilisent souvent de grands dons mais à l’envers. Certains cas sociaux ont un don de débrouillardise prononcée, d’ingéniosité peu commune. Ils sont capables de grandes actions : don de leaders, de meneur de groupes, don extraordinaire pour haranguer les foules et les motiver. Leurs défauts, ce sont des qualités détournées. Ils ont besoin d’un regard positif, bienveillant, confiant, prudent et stimulant pour les faire croître harmonieusement.

    Enfin et pour tout  dire, ce qui manque à notre école : des semeurs d’élites.

    Un éducateur ne devra jamais étiqueter ou épingler un élève dans son action mauvaise. "Il ne changera jamais", "on ne peut rien faire avec lui" : ces phrases sont comme des plantes vénéneuses. Ce n’est pas parce qu’un élève a menti sur un sujet qu’il est un menteur crucifié. Ce n’est pas parce qu’il a triché à un examen qu’il ne peut plus changer. Ne condamner pas et vous ne serez pas condamnés. N’oublions pas que nous avons les défauts de nos qualités.

    Si les dictateurs, les criminels, les divorcés sociaux avaient eu de bons éducateurs, ils seraient certainement devenus de grands saints. Voyez saint Augustin, il a eu une sainte maman et un saint évêque, et il s’en est sorti. Tant qu’on n’a pas pactisé avec Satan, il y a espoir. Souvenez-vous de  Zachée, la femme adultère, l’enfant prodigue, la Samaritaine, Marie Madeleine, tous étaient des parias, ils ont bénéficié du regard bienveillant du Christ, et leurs vies ont été restaurées. Jésus les a orientés sur le chemin qui conduit à la vraie liberté. Des parents qui ont la foi en ce Dieu-Amour, vrai Père de chacun et de tous, réussissent mieux dans l’éducation que quiconque. Car l’amour est le bulldozer le plus efficace pour broyer tous les obstacles. L’amour peut tout, croit tout, excuse tout, espère tout, endure tout. Il n’exclut pas la sanction. Cet amour ne disparaîtra jamais.


   +Pascal N’KOUE
    Omnium Servus

 


Nouvelles de famille
   
- Nous bénissons le Seigneur pour les ordinations presbytérales (David AHOSSINOU et Albert Taiwo AFFOLABI, osfs), (Brice Stanislas ACCALOGOUN, C.S.Sp) et les ordinations diaconales (Jules AKPO et Yves AÏDOMONHAN).

- Vous trouverez une boutique de vêtements liturgiques et d’autres articles intéressants chez les Sœurs Albertines d’Okédama (Tél. 64 52 64 18).

- Merci à l’Evêque de Porto-Novo qui nous envoie Herman SEGNINOU, un séminariste pour le stage canonique d’un an. Son lieu de stage sera le Centre Pastoral. Il arrive en septembre.

- Nous sommes tous vivement exhortés à faire le pèlerinage national de Dassa. La Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, "Mater misericordiæ", nous y attend.

- La fête de l’Assomption est une fête d’obligation. Tout le monde à la messe pour remercier la Mère de Dieu pour son humilité et sa collaboration effective à notre rédemption.
- Un merci infini à tous ceux qui ont aidé nos jeunes à participer aux JMJ en Pologne avec le Pape François. Merci encore au diocèse de Nantes.

- Les résultats aux examens officiels de fin d’année ont été catastrophiques. Chaque protagoniste doit jouer son rôle : l’Etat, les parents, les éducateurs, les jeunes eux-mêmes. Les médias mal utilisés causent beaucoup de frein à la saine éducation.
- Nous remercions Madre Josefina, Supérieure Provinciale des Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée venue du Panama pour nous visiter.

- Continuons de prier pour les vocations. De dix, les aspirants au séminaire sont passés à quatre-vingt-dix au camp qui a eu lieu le mois dernier à "Providentia Dei". Les aspirantes à la vie consacrée se réveillent aussi. Bénissons le Seigneur.

- Un merci infini à l’Econome diocésain, l’Abbé René VIEYRA pour ses précieux services. Il nous manquera.

- Un grand merci à l’équipe venue de l’Allemagne pour un tournage au profit de notre hôpital ophtalmologique.

 


Quelques dates


1er août    : 56e anniversaire de notre indépendance nationale. Prions pour que ceux qui nous gouvernent  aient le souci de la justice sociale et de la solidarité envers les oubliés.

6 août        : A 9h30, ordinations presbytérales et diaconales à la Cathédrale.

7 août        : Messe dominicale à Kabo (Paroisse de Kika).

12-14 août    : A Porto-Novo pour participer à la consécration de l’église sainte Anne d’Attakè.

15 août    : Eucharistie à la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Komiguéa, à 10h.

19-21 août    : Pèlerinage national à Dassa. Thème : Maria, Mater misericordiæ.

24-3 sept    : Voyage à Nantes.   

28-4 sept    : A Cotonou il y aura la 4e rencontre internationale des jeunes d’Afrique.





      

    « La mission du Christ Rédempteur confiée à l’Eglise est encore bien loin de son achèvement (…). Un regard d'ensemble porté sur l'humanité montre que cette mission en est encore à ses débuts et que nous devons nous engager de toutes nos forces à son service », écrivait saint Jean-Paul II dans son encyclique Redemptoris Missio. La moisson est encore abondante et les ouvriers sont toujours peu nombreux. Cette année sainte extraordinaire a coïncidé avec celle des vocations  dans notre famille diocésaine. Notre Evêque, comme on le sait, désire fortement que ce diocèse devienne un grenier débordant de saintes vocations missionnaires.

    Pour marquer cette année, le Seigneur nous a fait un clin d’œil. Une nécessité s’est imposée : la création d’une maison de formation pour accueillir les vocations tardives. Ainsi, le 26 octobre 2015 a vu l’ouverture de la Pré-propédeutique Saint Dominique, tout près du Centre Pastoral. Huit (8) jeunes candidats au sacerdoce presbytéral s’y sont inscrits. Depuis plusieurs années, ces étudiants du niveau BAC et même universitaire se faisaient accompagner sur leurs paroisses par des curés. Comme des frères, ils marchent ensemble vers l’autel du Seigneur. Ils sont ouverts et réceptifs, joyeux et pieux, dociles et courtois, courageux et énergiques. Ils donnent vraiment l’impression de savoir ce qu’ils veulent.

    Voici les noms des premiers formateurs. Il s’agit des Abbés Fabrice GLITO pour le cours de latin, Olivier GANGBAZO pour le cours de français-syntaxe, Don Diègue GUEDOU pour le cours de philosophie, Joseph AGANI pour la catéchèse et Gratien HOUNLODJI pour le cours de musique. Un laïc du nom de Hyppolyte YAOU donne les cours de composition française.

    La lecture spirituelle est assurée par le Frère Olivier SELOSSE. Les Abbés Cosme ADJOMALE, Joseph AGANI et Sosthène ALAPINI sont les directeurs spirituels.

    Pour leur formation, nous mettons l’accent sur la sainteté de vie. Car "sans la logique de la sainteté, le ministère de prêtre n’est qu’une simple fonction sociale" (Benoît XVI au séminaire de Ouidah, novembre 2011). La vie communautaire, la prière, le travail intellectuel et le travail manuel sont des atouts qui les aideront à être de bons pasteurs. Toutes ces réalités s’imbriquent de manière syntonique pour meubler le rythme de leurs journées. Le silence extérieur et surtout intérieur est considéré comme une valeur indispensable à leur formation. Les temps de récréation ne manquent pas. Ils sont même très appréciés. Tout se passe dans une ambiance familiale, conviviale et chaleureuse. En effet, on perçoit aisément que l’Esprit de Dieu est avec nous à travers ses nombreux fruits : paix, joie, amour, service etc.

    Ce séminaire bénéficie du précieux appui pratique de ses deux "frères aînés" présents à Parakou : le séminaire moyen Notre-Dame de Fatima et le grand séminaire diocésain Providentia Dei de Gah Baka. Leur soutien nous rassure. L’expérience est vraiment belle. Nul doute que cette initiative portera beaucoup de fruits dans l’avenir.

    Nous prenons les vacances à la fin de ce mois de juin. En octobre prochain, nos jeunes iront à Gah-Baka, au Séminaire "Providentia Dei" pour la Propédeutique que nous appelons "Année de spiritualité". Suivront deux années de philosophie toujours à Providentia Dei. Puis, ce sera quatre ans de théologie hors du diocèse. Nous leur souhaitons de tenir bon dans les épreuves qu’ils rencontreront. La Vierge Marie, Mère des séminaristes, protégera leur vocation.

    Nous terminons en bénissant la divine Providence qui nous a merveilleusement portés dans ses bras au cours de cette première année. Nous remercions vivement tous les généreux bienfaiteurs qui se sont manifestés. De notre côté, nous les avons inclus dans nos prières quotidiennes, au cours du saint Sacrifice de la messe. Que Dieu les comble de tous ses bienfaits. Et que vive à jamais la Pré-propédeutique saint Dominique pour la gloire de Dieu et le salut de l’humanité.

  Abbé Albert DAKIN
  Responsable de la Pré-propédeutique



LE SEMINAIRE "PROVIDENTIA DEI" JUBILE ET REMERCIE
                                                    
    "L’Evêque diocésain encouragera le plus possible les vocations aux divers ministères et à la vie consacrée, avec un souci spécial pour les vocations sacerdotales et missionnaires" (Can. 355). Effectivement le souci de notre Evêque c’est de former des prêtres missionnaires.

    Avec la rentrée d’octobre 2015, le Séminaire "Providentia Dei" a inauguré le cycle biennal de philosophie. Conformément au projet initial, il a fallu associer ce cycle à l’année de spiritualité.

    Le corps professoral comporte six prêtres résidents. Un séminariste stagiaire canonique est venu en aide au secrétariat et à l’économat.

    Ainsi nous terminons l’année avec 12 séminaristes. Ils sont répartis de la manière suivante : 9 pour l’archidiocèse de Parakou, 2 pour le diocèse de Natitingou, 1 pour celui de Djougou.

Les formateurs
    La formation est un devoir permanent. Plusieurs occasions ont été offertes aux formateurs :
Durant les trois journées de la pré-rentrée, Mgr Aristide Gonsallo, alors curé de Papané, est venu nous entretenir au sujet des critères du discernement.

    Les formateurs se sont partagés entre deux sessions organisées par les pères Sulpiciens, l’une pour les nouveaux formateurs qui a eu lieu la première semaine du mois d’octobre, l’autre pour tous, donnée en février sur les questions du management et de l’usage des NTIC.

    Notre séminaire est placé sous le patronage spirituel de l’Institut Notre-Dame de Vie (NDV). C’est une chance pour nous. Le P. Pierre de Cointet a passé un mois avec nous, non seulement pour dispenser des cours de philosophie, mais aussi pour nous faire partager sa riche expérience de formateur et de recteur. Il a eu plusieurs entretiens avec nous, tant au sujet des études que sur la question de l’accompagnement spirituel.

    Et nous n’oublions pas la visite régulière de notre archevêque qui vient donner des cours de liturgie et ne manque pas de s’entretenir également avec l’équipe des prêtres résidents.
Infrastructures et investissements


Les infrastructures
    Au cours de cette année, la Providence a permis que nous édifiions la maison des religieuses. Nous avons trouvé des compléments (Association ND de l’Atacora, paroisses de Giens et de Strasbourg en France) au subside extraordinaire de l’OPSPA qui nous permettront d’aller au bout du chantier et de pouvoir accueillir nos Sœurs, de la Providence Saint Paul de Kara, en septembre 2016.
L’AED nous a envoyé également un subside pour édifier la salle de réunion au-dessus de la bibliothèque. Nous commencerons les travaux en octobre prochain, après la saison des pluies.

    Chaque bâtiment demande une extension de la production d’électricité solaire. Nous sommes en mesure de le faire grâce au diocèse de San Sebastian (Espagne) qui nous a financés également les ordinateurs et le Wifi pour la salle informatique. Un grand merci à leur Evêque et à tout le diocèse.

La bibliothèque
    Après la chapelle, la bibliothèque est le lieu le plus important pour la formation d’un séminariste. Il nous est difficile de mentionner tous ceux, ils sont nombreux, qui nous ont envoyés des livres. Mais il nous plait de signaler une aide financière des Sulpiciens de la Province de France pour pouvoir acheter des livres nécessaires, surtout en philosophie ; et le don de l’importante bibliothèque personnelle de feu M. Guy Pognon. Que son épouse et ses enfants soient ici vivement remerciés.

Les investissements
    Comme investissement notable, notons la construction de la bergerie qui devrait être fonctionnelle à la prochaine rentrée d’octobre, quelques ruches pour le miel, l’achat d’un congélateur adapté au solaire.
    La mairie de Tchaourou nous a octroyé deux lampadaires solaires. Nous espérons qu’il en viendra d’autres !

Les Desiderata
    Nos séminaristes ont besoin de la prière de tous, de notre soutien et de notre générosité. Concrètement, pour l'année à venir, nous avons encore besoin:
Au niveau du corps professoral: d’un deuxième professeur de philosophie et d’un professeur de spiritualité. Ils sont attendus en octobre prochain. Notre Evêque nous a rassurés. Plus tard, il faudra prévoir un troisième professeur de philosophie, selon le Décret de Réforme des études ecclésiastiques de Philosophie (Art. 52 bis).

    L’urgence au niveau des infrastructures maintenant est de construire le deuxième bâtiment de cabines des séminaristes. Le logement sera étroit l’an prochain et nous obligera à mettre plusieurs séminaristes en dortoir. Ce n’est pas l’idéal pour un grand séminaire. En effet, nous attendons 12 nouveaux séminaristes. Dieu soit béni pour ce grand nombre !

    Il serait bon également de mettre en œuvre un projet de restaurant au bord de la route nationale pour l'autofinancement de "Providentia Dei" en vue de la transformation des produits du jardin et de l’élevage du Séminaire. Je rappelle que nous avons un domaine de 39 ha, et c’est de la bonne terre.

Conclusion
    Nous rendons grâce au Seigneur pour tous ses bienfaits et pour nous avoir conduit jusqu’au terme de cette année sans problème majeur. Et nous remercions tous les acteurs qui se sont fait les instruments de sa Providence. Qu’Il nous garde fidèles dans la confiance envers lui !



P. Denis le PIVAIN
Recteur de "Providentia Dei"

 


Nouvelles de famille

- Le mois de juin est encore appelé mois du Sacré-Cœur. Priez spécialement pour les prêtres de notre diocèse qui célèbrent leur jubilé le 3 juin au monastère l’Etoile Notre-Dame.

- L’année sainte extraordinaire de la miséricorde n’est pas encore achevée. Nous a-t’elle aidés à devenir miséricordieux comme le Père Céleste est miséricordieux ? Nous le remercions pour le don des vocations sacerdotales et missionnaires.

- Merci aux bienfaiteurs qui soutiennent nos diverses maisons de formation. Que Dieu le leur rende au centuple.

- Nous encourageons les séances de prière et les demandes de saintes messes pour les candidats qui vont aux divers examens. Confions-les aux saints Cœurs de Jésus et de Marie.

- Le Père Servais AYENI s’est incardiné à Florence (Italie) avec la complicité de quelque clerc de Florence malgré mon refus clairement exprimé à lui. Tout est grâce.

- L’Assemblée Générale de la prochaine année pastorale s’ouvrira le 19 octobre 2016, à 9h au Centre Pastoral. Le thème sera : Prière et engagement. On reviendra sur l’exhortation post-synodale "Africæ munus".

- Prions pour le repos de l’âme de Dominique YOVO, papa de Sœur Julie FONGNIKIN, ocpsp.

- L’hôpital ophtalmologique de Tinré fonctionne très bien. Il devient de plus en plus une référence dans la sous-région. Félicitations à son personnel et spécialement au Directeur, le Docteur Paul AYEMONNA.

- Les Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée, communément appelée Sœurs du Panama, habitent désormais l’ex Maison des Œuvres. Elles souffriront moins des coupures d’eau. Dieu en soit loué.

- Nous lançons un appel aux divers bienfaiteurs pour équiper en énergie solaire le monastère en chantier des Contemplatives de Jésus Eucharistie. Elles rendent service à tout le monde. Aidons-les.

- Monsieur Frédéric HOUANNOU est le nouveau directeur de la menuiserie saint Joseph. Veuillez le contacter au n° 95 28 80 10 pour toutes vos commandes. Il a des idées innovantes.

 


Quelques dates
1er juin        : Conseil diocésain pour les Affaires économiques, à 9h 30, à l’Archevêché.

2 juin        : Au Séminaire Providentia Dei.

3 juin        : Fête du Sacré-Cœur au monastère l’Etoile Notre-Dame avec tous les prêtres (Arrivée à 9h). Merci aux moniales cisterciennes pour leur accueil et attention maternels.

5 juin        : Confirmations à la paroisse Notre-Dame du Sacré-Cœur de Banikanni, à 9h30.

11 juin        : 25 ans de présence des Frères de l’Instruction Chrétienne (FIC) à Parakou, messe à 9h30, à Thian (Noviciat).

12 juin        : Confirmations à la paroisse de Wansirou à 9h30. Bénédiction du nouveau presbytère.

19 juin        : Confirmations à la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Komiguéa à 10h.


26 juin        : Confirmations à la quasi paroisse de Ganon à 9h30.

29 juin        : Fête des saints Pierre et Paul. Jubilé des catéchistes et animateurs de la Parole de Dieu à la Cathédrale.

N.B. 3 juillet    : Collation des ministères de lectorat et d’acolytat au grand séminaire "Providentia Dei".


BONNES VACANCES A CHACUN ET A TOUS !

    N’oubliez pas qu’il n’y a pas de vacances pour la vie spirituelle. Emportez dans vos bagages au moins une Bible et un bon livre spirituel.
 




 "Je tiens à vous rappeler que la célébration "versus orientem" est autorisée par les rubriques du Missel (de Paul VI), qui précisent les moments où le célébrant doit se retourner vers le peuple. Il n’est donc pas besoin d’autorisation particulière pour célébrer face au Seigneur" Card. Robert SARAH. Et voilà le vieux débat relancé. Le prêtre à l’autel doit-il faire face au peuple, ou se tourner avec les fidèles, vers l’Orient, le Soleil levant ? L’auteur du grand livre "Dieu ou rien" tranche dans le vif : "Le Concile n’a jamais demandé de célébrer face au peuple".
    La première fois où j’ai eu le privilège de concélébrer avec le Pape Jean-Paul II, dans sa chapelle privée au Vatican, l’autel était collé au mur. Nous tous (les célébrants et le peuple) étions tous tournés vers la même direction, vers l’autel pour la célébration du Saint Sacrifice. Quel recueillement ! J’en ai été marqué pour la vie. Depuis ce jour, j’ai toujours été insatisfait de la position des autels qu’on met entre le prêtre et le peuple, où on se fait face à face. On m’avait toujours dit que c’était le Concile Vatican II qui l’avait décrété. Un autre argument qu’on donne souvent c’est que, ce n’est pas poli de célébrer la messe "dos au peuple". Mais là, en 1989, j’étais dans la chapelle du Pape Jean-Paul II, qui lui aussi a participé au Concile. Et le Pape, ce "roc inébranlable", ne pouvait pas cultiver ce qui est indécent et manquer de courtoisie au Peuple de Dieu. Alors que penser ?
    J’en étais là quand un jour, j’ai découvert un livre d’une grande valeur. Voici ce que j’y ai lu : ‘‘Après le Concile (qui lui-même ne mentionne pas de se tourner vers le peuple), on disposa partout de nouveaux autels tant et si bien que l’orientation de la célébration ‘‘versus populum’’ (face au peuple) paraît aujourd’hui la conséquence du renouveau liturgique voulu par le Concile Vatican II’’’. Ceci est un extrait de L’esprit de la liturgie, du Cardinal Joseph Ratzinger, devenu le Pape Benoît XVI. Plus loin, il écrit ceci : ‘‘En revanche, l’orientation commune vers l’est pendant le Canon (ou Prière Eucharistique) demeure essentielle. Il ne s’agit pas d’un élément accidentel de la liturgie. L’important n’est pas de regarder le prêtre mais de tourner un regard commun vers le Seigneur. Il n’est plus question ici de dialogue mais d’une commune adoration’’. Et l’ancien Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi conclut son plaidoyer par cette nuance : "il n’est justement pas question de fuir dans un passé romantique et lointain, mais de redécouvrir l’essence de la liturgie chrétienne".
    Effectivement le Concile Vatican II ne donne aucune directive sur la position du prêtre à l’autel. C’est donc sur la base d’une erreur d’interprétation de la position de la basilique saint Pierre, que des liturgistes, après le Concile, ont exhorté abondamment à l’habitude de célébrer face au peuple: « Pour des motifs purement topographiques, dont nous ne donnerons pas les détails, il se trouve que l’abside de la basilique Saint-Pierre de Rome fait face à l’Ouest. Si le prêtre  célébrant en conformité avec la tradition de prière chrétienne voulait faire face à l’est, il devait logiquement se tourner vers le peuple. Sous cette influence, certains architectes reprirent cette disposition dans plusieurs églises, ce qui donna valeur de référence à cet usage. Au XXe siècle, le renouveau liturgique s’empara de ce modèle hypothétique pour élaborer un nouveau concept : la célébration de l’Eucharistie "versus populum" (vers le peuple) ; de ce fait l’autel, selon la "norme" de saint Pierre, devait être exposé de telle sorte que prêtre et peuple se regardent l’un l’autre pour former ensemble le cercle des célébrants. Cela seul, pensa-t-on alors, pouvait correspondre à l’esprit de la liturgie chrétienne et à la consigne de la participation active, et rendre ainsi la célébration liturgique moderne fidèle au prototype de la sainte Cène»  (L’esprit de la liturgie p.65). Or, la prière liturgique vers l’Orient tient compte non seulement de la tradition depuis l’origine du christianisme mais aussi du cosmos. Cette position tient compte du passé et nous dispose à marcher vers le règne du monde à venir. Certes, cette position n’est plus obligatoire depuis le XVI siècle, mais on a intérêt à la redécouvrir : "L’orientation des églises a cessé d’être obligatoire au XVIe siècle ; mais à moins de raisons particulières, il est préférable de suivre la tradition à ce sujet. Cette orientation rappelle que nos cœurs doivent se tourner vers Jésus-Christ, le divin Soleil de justice, le vrai Soleil venu du ciel pour nous visiter" Collection Encyclopédie de la foi, La Liturgie, Clovis 2004, p.40.
La liturgie orientée est commune à plusieurs religions
    Entre nous, quand nous regardons les musulmans, l’imam et ses fidèles, tous se tournent vers l’est, vers la Mecque, pour prier. Quand nous regardons du côté de la Religion Traditionnelle Africaine, c’est la même chose : le sacrificateur et ses adeptes se tournent tous vers ce qui représente la divinité (une montagne, une source, un arbre etc.) pour offrir leur sacrifice à Dieu. Personne ne pense que le sacrificateur tourne le dos aux autres.  Dans l’Ancien Testament, toutes les synagogues étaient orientées vers le Temple de Jérusalem. Toutes les grandes religions se tournent vers quelque chose de sacré ou vers quelque divinité. L’homme qui n’est pas un pur esprit  a besoin de cette orientation, même si Dieu est partout. Je me demande si l’inculturation liturgique en Afrique ne devrait pas commencer par l’orientation et la position du prêtre sacrificateur à l’autel ?
    Un dernier témoignage, et non des moindres, puisqu’il vient de celui à qui le Pape François a confié la liturgie dans l’Eglise, j’ai nommé le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la discipline des Sacrements. Il appelle à une conversion intérieure pour remettre Dieu au centre de la liturgie : « Se convertir, c’est se tourner vers Dieu. Je suis profondément convaincu que nos corps doivent participer à cette conversion. Le meilleur moyen est certainement de célébrer - prêtres et fidèles - tournés ensemble dans la même direction : vers le Seigneur qui vient. Il ne s’agit pas, comme on l’entend parfois, de célébrer le dos tourné aux fidèles ou face à eux. Le problème n’est pas là. Il s’agit de se tourner ensemble vers l’abside qui symbolise l’Orient où trône la croix du Seigneur ressuscité. Par cette manière de célébrer, nous expérimentons, jusque dans nos corps, la primauté de Dieu et de l’adoration. » Et le Cardinal de proposer concrètement cette orientation commune « au moins pendant le rite de la pénitence, pendant le chant du Gloria, les oraisons et la prière eucharistique » (Entretien donné à l’hebdomadaire Famille Chrétienne n° 2002, du 28 mai 2016). J’ajouterais aussi pendant la prière universelle.
    Nous avons droit à la vérité. Car très souvent l’ignorance, les idéologies de courte vue, et le manque d’information objective créent et  entretiennent un climat de suspicion et même de mépris envers les gestes et les symboles à promouvoir. Et cela est préjudiciable au silence sacré, à la vie intérieure et à l’unité des cœurs.
    Parfois, l’orientation commune vers l’Orient n’est pas possible. Que faire ? Le Cardinal Ratzinger, dans ce cas, nous recommande de regarder tous vers la Croix placée au milieu de l’autel. Elle rappelle le calvaire. Il faut qu’elle soit grande et visible de loin. Elle doit avoir de la "personnalité" sur l’autel et même s’imposer. Le Seigneur est le point de référence pour le prêtre et les fidèles. Tournons-nous vers Lui. Il est le Soleil levant de l’histoire, la lumière sans déclin, le Soleil éternel qui oriente nos vies. Il reviendra. Et nous marchons vers lui à sa rencontre.

 +Pascal N’KOUE
  Omnium Servus

 


LES AFFECTATIONS DE JUIN 2016
1- R.P. René DOGNON est nommé Curé de la paroisse saint Laurent de Wansirou.
2- R.P. René VIEYRA va à Rome pour des études en Lettres chrétiennes et classiques, à l’Université salésienne.
3- R.P. Arnaud CHOGOLOU est nommé Econome diocésain.
4- R.P. Fulgence MEHOUENOU est nommé Directeur du Centre Pastoral et Responsable de la formation des catéchistes avec R. P. Tiburce APOVO comme Adjoint pour la formation des catéchistes.
5- R.P. Roland OKRY est nommé Professeur au Séminaire Notre-Dame de Fatima.
6- R.P. Augustin TOSSOU est nommé Vicaire  à la paroisse saint Joseph d’Alaga.
7- R.P. Joseph AGANI est nommé Vicaire à la paroisse saint Joseph MUKASA de Bétérou.
8- R.P. Angelo CODJIA est nommé Vicaire à la paroisse sainte Rita de Tchatchou.
9- R.P. Adolphe AGANI est nommé Professeur au Séminaire saint Pierre de Natitingou.
10- R.P. Jacques KOTOKO est envoyé à San Sebastian (Pays Basque) comme prêtre fidei donum.
11- R.P. Fortuné GONSALLO est nommé Curé de la paroisse saint Martin de Papané.
12- R.P. Gildas TONOUKOUIN est nommé Recteur du séminaire pré propédeutique.
13- R.P. Maxime HENNOU est nommé Vicaire à la paroisse Notre-Dame de Lourdes d’Albarika.
14- R.P. Romuald GNANGNON est nommé Directeur de "Africæ Munus" à Ténonrou  et R.P. Gilles KIMBA, Adjoint.
15- R.P. Patient SEKO est nommé Recteur du Sanctuaire marial Notre-Dame de Komiguéa et Responsable des messes dominicales en bariba à Guèma.
16- R.P. Edgar VIGAN est nommé Responsable de la Commission diocésaine de la Famille et des laïcs, ayant comme adjoint le Couple Clément YARGO et son épouse.
17- R.P. Albert DAKIN est nommé Collaborateur paroissial à Titirou.
18- R.P. Moïse DEGODO est nommé Vicaire à la paroisse saint Dominique Savio de Nima.
19- R.P. Kisito VODOUNON est nommé Responsable diocésain de la Communauté anglophone. Résidence à la DDEC.
20- R.P. Laurent GUIMON (de Versailles) est nommé Aumônier des Contemplatives de Jésus Eucharistie.
21- Rde Sœur Rose ATIWASSONOU, FCSCJ, est nommée Adjointe à la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique.
22- R.P. Dieudonné AHYITE est nommé Professeur à au Grand Séminaire "Providentia Dei".
23- R.P. Fulgence MEHOUENOU est nommé Responsable de la Communauté chrétienne de Bah-Mora.
24- R.P. Yaceinth KOCHONI est nommé Responsable de la Communauté chrétienne de Sanson (Paroisse de Bétérou).
25- Diacre Norbert AGOSSOU fera son stage diaconal à la paroisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Tchaourou.
26- Jules AKPO et Yves Enagnon AÏDOMONHAN seront ordonnés diacres le 6 août 2016 à la Cathédrale, à 9h30.
N.B. Toutes les nominations prennent effet le 1er septembre 2016.
 
Nouvelles de famille

- Le mois de juillet est celui du Précieux sang de notre Seigneur. Il prolonge le mois du Sacré-Cœur.

- Ce 26 juillet, j’aurai 30 ans de vie sacerdotale. Je remercie la sainte Trinité, la Vierge Marie et tous les saints. Je remercie tous ceux et celles qui m’ont porté dans l’affection et la prière. Mon cœur est plein de gratitude. Continuez de porter avec moi la belle mission que Dieu m’a confiée dans ce diocèse.

- Je recommande vivement l’interview du Card. Robert SARAH sur l’Eucharistie, publiée dans "Famille Chrétienne" n°2002. Son grand souci est de remettre Dieu au centre de la liturgie.

- Les vacances sont un moment privilégié pour se ressourcer. Les lectures des saintes Ecritures, des livres qui vous transforment, de longs moments de prière, le travail manuel, le champ, le sport, le temps avec la famille ou avec des amis : tout cela est nécessaire pour résister aux nombreuses pollutions morales et spirituelles.

- Nous accompagnons de nos prières et bénédictions les nombreux jeunes de notre diocèse qui partent pour les JMJ en Pologne. Merci au diocèse de Nantes qui les accueillera pendant quelques jours. Vive le partenariat entre Nantes et Parakou. Moi-même je m’y rendrai à la fin du mois d’août.

-Bénissons le Seigneur pour l’Archevêque nommé de Cotonou, en la personne du Frère Roger HOUNGBEDJI, dominicain. Prions pour qu’il soit le pasteur de tous !

- Quatre séminaristes, en fin de cycle de philosophie, iront en stage canonique d’un an. Il s’agit de : Wilfrid YAÏ à Providentia Dei ; Innocent ADJAGBA au Centre Notre-Dame du Refuge (Komiguéa) ; Sanson MEHOU au séminaire Notre-Dame de Fatima ; Martin BALEMINAM à la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique.

- Le 19 octobre 2016 : Assemblée Générale de l’année pastorale. Le thème sera : "Prière et engagement".

- Mère Abbesse de l’Etoile Notre-Dame remercie tous les prêtres qui se sont organisés pour remplacer leur aumônier pendant ses vacances. Les prêtres aussi remercient les moniales.
Quelques dates
2 juillet    : Au Grand Séminaire  "Providentia Dei" : Rencontre avec tous les séminaristes du diocèse.

3 juillet    : Célébration dominicale avec les séminaristes à Gaah-Baka.

5-7 juillet    : Formation au Centre UNIV pour les accompagnateurs conjugaux. La session concerne toute  personne qui ressent un appel à œuvrer pour la paix en faveur des couples et familles. Pour plus   d’information, appeler le 95 21 93 04.
          
10 juillet    : Confirmations à l’Université de Parakou à 9h30.

11-31 juillet    : Au Grand Séminaire  "Providentia Dei" : permanence !

15-19 juillet    : Arrivée des amis Allemands pour un tournage au profit de l’hôpital ophtalmologique de Tinré.

17 juillet    : Rencontre avec les marguillers au Centre Pastoral Guy Riobé. Messe à 9h.

25 juillet    : A Bohicon pour les 40 ans d’épiscopat de Monseigneur Nestor ASSOGBA. Prions pour lui.

26 juillet    : Ouverture du chapitre général des Sœurs ocpsp à Calavi. Prions pour elles.

30 juillet    : A 9h30 : Vœux perpétuels de la Sœur Elfried ADJINAKOU et des noces d’argent des Sœurs   Elisabeth ZOSSOUNGBO et Pauline DOSSEH, à la paroisse Marie Auxiliatrice.
N.B. : Le 6 août 2016, à 9h30 à la Cathédrale nous aurons trois ordinations presbytérales et deux ordinations     diaconales.
    - Le pèlerinage national de Dassa aura lieu du 19 au 21 août 2016. L’invité sera le Cardinal Philippe  OUEDRAOGO, Archevêque de Ouagadougou.


      

    Un couple marié, c’est divin ! Je précise qu’il s’agit d’un homme et d’une femme qui se donnent l’un à l’autre pour toute la vie. Pourquoi se crisper tant sur les échecs, sur les divorcés et remariés ? Pourquoi se raidir tant sur les dérapages, pourquoi ne voir d’abord que les abus sexuels ? Pourquoi se déprimer tout le temps face aux caricatures de l’amour conjugal ? C’est vrai qu’un virus puissant a pénétré le logiciel de l’amour, mais l’antivirus existe. Puisqu’il y a des couples qui sont heureux. Et j’en connais. Allons, allons, faisons  l’éloge de l’amour. Et tout d’abord rappelons que Dieu est Amour et que l’amour vient de Dieu, voilà l’antivirus. L’homme et la femme créés à l’image du Dieu-Amour et  devenant une seule chair dans l’amour du mariage, ce n’est pas banal. Chaque couple est unique au monde. Abraham et Sarah, Booz et Ruth, Elqana et Anne, Prisca et Aquillas, la Bible nous les présente comme des couples heureux. Et que dire de Joseph et de Marie ? Plus près de notre ère, il y a Louis et Zélie MARTIN, parents de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. On rencontre encore beaucoup de couples, heureux de vivre ensemble. Ils ont fait le bon choix. Et puis, il y a la maintenance qu’il ne faut pas négliger. Quand on aime vraiment on ne se fatigue pas et on ne fatigue pas l’autre. Et si Dieu donne des enfants, on les accueille volontiers, et on les éduque merveilleusement.
    On dit souvent : "la santé avant tout". Non ! C’est l’amour avant tout. Quand on se sait aimé, on se porte mieux, on reverdit et on affronte mieux sa maladie. Mais quand on est détesté de tous quoique bien portant, on vit tristement... L’amour conjugal est une force qui passe avant la TV, avant la réussite commerciale, avant les affaires, avant l’ordinateur, avant le portable, avant les réunions entre amis. Une femme se plaignait : "Si mon mari me donnait la moitié du temps qu’il prend pour regarder la TV, notre couple serait le plus heureux au monde". Hommes scotchés à la TV et au portable, descotchez-vous !
    L’amour naît souvent d’une rencontre. Il entre par le regard. Quatre yeux s’admirent. Deux cœurs frémissent et s’attirent. Les amoureux se font des signes, des gestes. Et puis l’un se décide à s’extérioriser, à tendre l’hameçon. L’autre mord. Ils s’unissent devant Dieu et les hommes. "Dieu vit que cela était beau". Evidemment au point de départ, il y a l’attirance. La beauté n’est pas neutre en amour. "Que tu es belle, ô mon amour ; tes yeux, ma toute belle, sont des colombes "(Ct 1,15). Les yeux des colombes sont des yeux séduisants et même séducteurs.
    On ne peut pas exclure de l’amour la séduction. Que l’épouse reste toujours séduisante, simple et naturelle d’abord pour elle-même, puis pour son mari. Mais cela n’exclut pas qu’elle soit spirituelle, qu’elle ait de la retenue et une certaine dignité qui montre la qualité de son éducation. Et là où la séduction a disparu, il faut vite la remettre de peur de se voir "zappé" par son conjoint. Pourquoi ? Parce que l’homme désire souvent une femme jolie, souriante, pudique et naturellement sensuelle. L’auteur des Proverbes dit : "Vaine est la beauté d’une femme". Je ne suis pas sûr que beaucoup d’hommes partagent ce point de vue. Personne n’est indifférent au physique d’une femme coquette, propre, mignonne, élégante, bien habillée, joviale et discrète à la fois. La femme mariée sera belle de la beauté qui convient à son mari. Pleine de charme, elle réjouit le cœur de son homme comme du bon vin, dit le poète P. Claudel : "C’est une chose plus enivrante que le vin d’être une belle femme". Et La Bruyère de renchérir : "Un beau visage (de femme) est le plus beau des spectacles". Et si en plus, elle est douce et accueillante, elle devient un trésor sans prix. Je signale toutefois que la beauté de la femme, quoique paradis des yeux, peut devenir purgatoire du porte-monnaie et même enfer des âmes fragiles. Car un beau corps peut cacher un mauvais cœur… C’est d’ailleurs pour cela que les hommes n’aiment pas longtemps les femmes envahissantes. Ils ont besoin de temps en temps de leur tranquillité. Monsieur ne supporte pas que madame lui parle comme on le ferait à un petit enfant : "Fais-moi ceci, va au lit, ne fais pas cela ; ne roule pas vite, range bien tes affaires, accroche ton pantalon ici"… Le rappel continu des interdits agace l’homme. Il se sent traité en mineur. Or, il a besoin qu’on le valorise comme le capitaine du bateau, le pilote d’avion, le chef de famille. Et pourquoi pas ? Accordez-le-lui. Mais à vrai dire, plus la femme est tendre et pleine d’attentions,  plus  elle règne et commande dans le foyer…
    La femme n’est pas si indifférente qu’on le croie au soin physique, à l’élégance, à la prestance et à l’allure de l’homme. Elle voudrait que son homme soit une force tranquille, un colosse sécurisant, enclin à la justice, un cœur d’écoute lent à la colère et plein de galanterie. S’il est bon et généreux, c’est encore mieux pour l’art culinaire, l’éducation des enfants, la parure et les décorations.
    Comme vous le savez bien, les psychologies sont différentes. Les hommes aiment souvent raconter leur vaine gloire, leurs succès, leurs performances réelles ou imaginaires. Les femmes préfèrent qu’on les apprécie sur leur tenue vestimentaire, leurs mets, le rangement des meubles etc. Elles veulent que monsieur soit souvent à côté d’elles, qu’il les admire, qu’il passe moins d’heures sur l’internet, qu’il voyage moins et surtout qu’il rentre vite les soirs. Hum !
    Quand l’homme se familiarisera au mode de pensée de sa femme, la paix régnera dans les foyers. Quand la femme comprendra que son époux aime se retrouver de temps en temps seul ou avec des copains, il y aura moins de scènes de jalousie et d’esprit de possession… Quand les questions économiques seront traitées dans la transparence et le souci du bien commun, il y aura plus de confiance.
    Le mariage est comme un voyage avec ses imprévus, ses turbulences, ses orages, ses éclaircies, ses grondements de tonnerre, ses jours de pluie, ses moments de sécheresse. C’est ensemble avec Dieu qu’on est fort. En effet, le mariage sacrement ne repose pas sur deux êtres mais sur trois : le couple avec Dieu. Le jour du mariage, Dieu garantit la pérennité du lien. Le service après vente, il sait faire. Il suffit de l’appeler au secours dans la prière. Un couple qui ne prie pas se décompose très vite. Si l’amour n’est pas renouvelé constamment par l’Esprit de Dieu on s’ennuie. Et le couple fait naufrage.
    Le mariage c’est beau ! C’est une irradiation de Dieu. Il inclut la fidélité et donc la sincérité. L’amour ne s’épanouit que dans la vérité. Les tricheries l’empoisonnent. Plus le couple s’aime, plus il monte ensemble vers Dieu. Quelle belle ascension à travers joies, épreuves et sacrifices. Eh oui, l’amour c’est le meilleur remède contre l’individualisme, contre la tristesse, la misère, la solitude, l’isolement, le stress, l’angoisse et l’anxiété. Aimer c’est vouloir du bien à l’autre pour lui-même, avec la volonté de l’épanouir et de le rendre heureux. Cet amour rajeunit celui qui le donne et guérit l’autre de toute maladie et de toute blessure. Quelle belle thérapie !
    Il faut surtout éviter de vouloir changer l’autre coûte que coûte, mais plutôt chercher à l’aimer tel qu’il est. C’est cela aimer l’autre pour lui-même. Et si les conjoints sont de religions différentes, qu’ils s’engagent à respecter celle de l’autre. Un "œcuménisme familial" est toujours possible. Il suffit d’insister sur ce qui unit, puisque aimer c’est vouloir être "mangé" par l’autre, c’est chercher à rassasier l’autre, à le combler de ses gentillesses, en étant proche de lui, à son écoute, mais en évitant de devenir encombrant. Car l’amour autocollant ou fusionnel nuit à l’amour. Aimer l’autre pour qu’il résolve vos problèmes d’argent ou de santé c’est gauchir l’amour. S’engager avec l’autre pour qu’il soit tout le temps à vos pieds comme un petit chiot, c’est infernal. Aimer l’autre surtout pour le lit conjugal ce n’est pas loin de l’animalité. C’est aimer comme le chat aime la souris. Vous connaissez la publicité sur notre bière. "J’aime le Bénin, je bois la béninoise". Bravo ! Cet amour est un plaisir fugace qu’on se donne. Il faut aimer comme Dieu, en donnant et en se donnant soi-même jusqu’à la croix, en multipliant les paroles de tendresse, les gestes d’attention, de pardon, en rentrant "ses griffes", en offrant ce qu’on a de mieux, et bien sûr en priant ensemble, ne serait-ce que le chapelet. "L’amour enveloppé de prière fait des miracles" disait Goethe. La prière n’est pas le dernier recours mais le premier devoir du chrétien. Elle est l’arme qui ne coûte rien en argent, mais elle est plus puissante qu’une bombe atomique.
    Le mariage c’est beau, c’est chouette ! Le premier miracle de Jésus c’était au cours d’un mariage. L’eau changée en vin à Cana en Galilée pour sauver un couple. Curieux, n’est-ce pas ? Avant même d’en parler comme d’un sacrement, il faut reconnaître que c’est un patrimoine de l’humanité. Sans couple pas de famille. La famille est le lieu privilégié où l’homme apprend à donner et à recevoir de l’amour. C’est la sécurité des enfants, le pilier de la société, l’intermédiaire entre l’individu et la société.
     L’amour que Dieu a pour chacun de nous est fort comme la mort (Ct 8,6). C’est cet amour de qualité que je souhaite à tous les couples. C’est un amour sans calcul, un amour soucieux de rendre l’autre heureux, un amour-fou, un amour-feu, un amour patient jusqu’au bout. Et donc un amour où l’idée de divorcer est absente. C’est cela l’amour-sacrement : "Toi seul et pour toujours". C’est l’amour qui brûle toutes les passions négatives en nous. C’est grand ! C’est immense ! Ce n’est donc pas une chaine au cou. C’est tout simplement divin… Mais le combat spirituel ne peut être négligé.
     Un couple qui va à la messe ensemble, au sacrement de pénitence ensemble, à la retraite spirituelle ensemble et qui s’engage gratuitement pour une œuvre de miséricorde, Satan n’arrive pas à le déstabiliser. Le pire des poisons en couple, c’est le monologue et l’égocentrisme. Quand on commence à ne plus s’intéresser à son conjoint c’est grave. Votre conjoint est comme votre moitié. Il est à vous. Vous êtes à lui. Ses problèmes sont vos problèmes. Un proverbe africain dit : "Quand ton doigt te fait mal, ton œil n’a pas de sommeil". Et si c’est ta moitié ?... Chaque conjoint a intérêt à ce que le cœur de l’autre soit en bonne santé. Le meilleur "cardiologue" de l’époux c’est son épouse et vice versa.
    Alors, quel est le secret pour tenir longtemps ? Les Saintes Ecritures nous le disent : "Vivez dans l’action de grâce". "Que le soleil ne se couche pas sur votre colère". "Soyez toujours dans la joie du Seigneur et priez sans cesse" (Ph4,4-6). Et pour terminer, je recommande vivement Amoris laetitia,  la récente exhortation apostolique post-synodale du Pape François. Le mariage, c’est beau, c’est chouette ! Vive la joie de l’amour ! Mariez-vous. Soyez féconds. Multipliez-vous et remplissez la terre (cf. Gn 2,28). Que Dieu bénisse tous les couples et  toutes les familles de la terre. Amen !

  +Pascal N’KOUE
    Omnium servus

 


Nouvelles de famille
- "Récitez le chapelet tous les jours", a demandé avec insistance la Vierge Marie à Fatima le 13 mai 1917. Allumons et rallumons notre dévotion mariale en ce mois dit de Marie. Musulmanes et protestants prient régulièrement le chapelet. Témoignage sûr. Ils peuvent nous devancer dans le Royaume des cieux.

- Mlle Oihana, précédemment au Centre Notre-Dame de refuge de Komiguéa a bien accompli sa mission. Elle est retournée au pays Basque. Nous lui disons un grand merci pour tous les services.

- Nous félicitons la DDEC et tous les partenaires qui soutiennent nos écoles catholiques. Notre avenir est dans ces sacrifices pour nos enfants.

- Nous remercions l’Association des Familles Rurales de Vittorio Veneto dont certains membres nous ont visités le mois dernier, conduits par Alessandro TOFFOLI.

- Organisons de grandes processions dans nos paroisses à l’occasion de la fête du Saint Sacrement. Que Jésus bénisse notre diocèse, notre pays et le monde entier.

- Nous remercions Mary LANGLOIS et les membres "Pro life" venus tenir des conférences sur l’avortement. Ce fut une très bonne nourriture spirituelle.

- Je recommande vivement aux chorales notre opuscule "Le ciel sur la terre". Petits conseils pour les liturgies chantées. Il est en vente à la Librairie saint Paul.

N.B : 1er juin : Conseil diocésain pour les affaires économiques à 9h30, à l’Archevêché.

        - 3 juin : Fête du Sacré-Cœur. Jubilé des prêtres au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Rendez-  vous à 9h.
Quelques Dates
1er mai    : Fête du travail. Bonne fête à tous et spécialement à ceux qui se dévouent pour les    orphelins, les rejetés, les prisonniers etc. Grande vente de charité à la Cathédrale.

4-7 mai    : Célébration des 25 ans de l’école primaire "Les Hibiscus". La messe de clôture aura   lieu le 7 mai, à 9h dans la cour de l’école.

5 mai        : Fête de l’ascension, fête d’obligation. Tout le monde à la messe. Jubilé des   Séminaristes au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa. Venez entourer vos                   séminaristes. Messe à 11h30.

8 mai        : Confirmations à Titirou à 9h. Quête impérée pour les Séminaires du Bénin.

11 mai    : Visite du Centre de Santé de Kassouala.

13 mai    : Fête de Notre-Dame de Fatima. Messe au Moyen Séminaire à 11h.

15 mai    : Fête de la Pentecôte. Confirmations à la Cathédrale à 9h30.
         Quête impérée pour le Denier de saint Pierre.

16 mai    : Lundi de Pentecôte. Pique-nique à Songhaï avec les consacré(e)s. Messe à 9h30 sur le site.   Les bureaux de la Curie diocésaine seront fermés.

18 mai    : Conseil presbytéral à 9h30, à l’Archevêché.

19 mai    : Au Grand Séminaire "Providentia Dei".

22 mai    : Confirmations à la paroisse saints Pierre et Paul d’Alafiarou, à 9h30.            .

23-26 mai    : Conférence Episcopale à Ouidah (Grand Séminaire saint Gall).

29 mai    : Fête-Dieu. Confirmations à Albarika, à 9h. Procession avec le Saint-Sacrement dans les      rues. Bonne fête à toutes les mères biologiques et spirituelles.
ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

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