Nous entrons en guerre. Le temps de carême c’est quarante jours de combat. Contre quoi ? Contre qui ? Contre le mal. Et ce mal est avant tout à l’intérieur de nous-mêmes. Dans cette Vie Diocésaine, je voudrais vous exhorter à prendre au sérieux trois conseils que je considère comme des capsules nécessaires pour la conversion du cœur, notre microbiote spirituel.

 

1-  Et tout d’abord, faire un pacte avec sa langue. Nous vivons dans un monde bruyant. A un certain seuil, le bruit altère le sommeil, la concentration et même la productivité. Il augmente la tension artérielle. Or, toute chose sérieuse s’opère dans le silence. Pour entrer en contact avec Dieu, il faut absolument le silence extérieur et surtout intérieur. "Adoration et silence sont frère et sœur" dit le Card. Robert SARAH dans son puissant livre "la Force du silence contre la dictature du bruit". Toute notre force est dans la prière, l’oraison silencieuse, ce cœur à cœur de notre âme avec Jésus. C’est le moyen le plus indiqué pour accéder à l’état d’amitié et d’union avec Dieu. 40 jours de silence, ce n’est pas trop. Avant nous, Jésus l’a fait au désert. Une grande partie de nos heures quotidiennes devrait être consacrée au silence. St François de Sales, docteur de l’amour, nous en donne l’exemple :

 

« Un jour, un voisin se querella avec l’évêque François. Au petit matin, avec ses valets et sa meute de chiens, il alla sous la fenêtre de l’évêque. Tranquille, silencieux, l’évêque sortit. Les valets et leur maître criaient des injures, les chiens aboyaient. Le monsieur alla même jusqu’à donner deux coups à l’évêque qui, maître de soi, ne dit rien. Devant une telle impassibilité, le monsieur se calma et s’en alla. Des voisins accoururent et demandèrent à l’évêque : "Pourquoi avez-vous gardé silence ? Pourquoi n’avez-vous pas répondu à ce fou ?". Il répondit : "C’est un pacte que nous avons fait, ma langue et moi. Nous nous sommes promis que, tant que mon cœur serait ému, ma langue demeurerait silencieuse" ».

 

     Et oui, si on faisait tous ce pacte avec notre langue, un effort pour apprendre à maîtriser chacun sa langue ! C’est un petit membre qui peut faire beaucoup de dégâts monstrueux mais aussi beaucoup de bien. Chacune des phrases qui sortent de notre bouche peut avoir un impact dans le monde spirituel. Dieu nous a fait don de la parole pour bénir, édifier, exhorter, redonner confiance, complimenter, encourager, aimer. Tant que c’est pour faire le bien, allons-y, à temps et à contre-temps. Je n’ai pas dit à tort et à travers. Mais, de grâce, ne nous servons pas de notre langue pour humilier, blesser, dévaloriser, aduler obséquieusement ou tout simplement semer la discorde. Si nous ne pouvons pas dire des paroles positives, alors taisons-nous. Silence ! "Qu’aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche" (Eph 4,29). Les blessures faites par nos paroles mettent souvent beaucoup plus de temps à se cicatriser que les blessures corporelles. Satan nous pousse à nous servir de notre langue pour montrer que nous sommes tout-puissants. Mais la sainte Bible réplique : « Si quelqu’un ne chute pas en parole, celui-là est un homme parfait, capable de refréner le corps tout entier » (Jacques 3, 2). Face aux provocations méchantes, aux disputes sauvages et autres situations où nos nerfs sont mis à rude épreuve, que faire ? Préférer garder le silence comme Jésus sur la Croix alors que le premier larron se moquait méchamment de lui (cf. Lc 23, 39-43). Au pire des cas, faisons comme saint Paul. Au lieu de se venger d’Alexandre le forgeron, il a préféré le confier à Dieu (2 Tim 4, 14). Que Dieu réponde aux malfaiteurs à notre place. Cela semble une faiblesse mais c’est une force. Saint Paul l’a appris à son corps défendant : "Lorsque je suis, faible c’est alors que je suis fort" (2 Co 12,10).

 

2-  Soigner ses relations avec Dieu et les hommes. J’ai entendu un médecin psychologue dire : "le plus grand échec de l’homme c’est le narcissisme". J’ai voulu en savoir plus. Et voici ce que j’ai trouvé. "Avant toute chose, la personne narcissique nourrit la conviction d’être d’une valeur hors du commun. De cette certitude découlent beaucoup d’autres symptômes : elle mérite plus d’attention que les autres ; elle est uniquement préoccupée par ses ambitions de succès… elle s’attend à des attentions qu’elle considère comme des dûs ; elle éprouve de la colère et même de la rage lorsqu’on ne lui accorde pas ces privilèges ; elle ne se remet pas en question… ayant très peu d’intériorité elle ne peut vivre qu’en vampirisant un autre" (Pascal IDE).

 

Le pervers narcissique est un demi-fou, un manipulateur qui se valorise en rabaissant les autres. Il use de nombreuses armes contre sa victime : phrases assassines, mensonge, moqueries, humiliations, critiques, dénigrements, etc. Alors qu’il est tout sourire en public, il peut se transformer en véritable tyran en privé. Il avance souvent masqué. Il a en réalité une basse estime de sa personne, une image dévalorisante de lui-même qu’il reporte sur les autres. Voilà pourquoi il cherche à détruire chez les autres le bonheur qu’il n’a pas. Car il ne supporte pas qu’on apprécie un autre que lui.

 

Que faire si nous faisons partie de ces personnes ? Prendre conscience que nous avons un sérieux handicap spirituel, moral et psychologique. Nous avons besoin d’être accompagnés pour une véritable conversion. Le premier remède ou chemin de la conversion, à en croire saint Jean Chrysostome, c’est la condamnation de nos fautes : "Celui qui condamne ses fautes craindra davantage d’y retomber". Arrêtons de charger à tort ou à raison les autres. Arrêtons d’interpréter négativement les paroles et gestes des autres. Le problème est en nous. Revenons à nous. Entrons en nous et faisons une bonne lessive spirituelle. Les jugements et accusations amères à l’encontre des autres "sont souvent un signe de l’incapacité à accueillir en nous notre propre faiblesse" (Patris corde n° 2). Evitons par exemple de garder rancune à ceux qui nous ont offensés. Essayons de dominer notre colère pour pardonner les offenses qui nous sont faites. "Si vous pardonnez à vos débiteurs, mon Père qui est aux cieux vous pardonnera… Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous pardonnera pas vos fautes" (Mt 6, 14-15). Cette consigne grave de notre Seigneur est donnée à la fin de la prière du "Pater Noster" : "mais délivre-nous du Mauvais". Pardonnons et demandons pardon. Celui qui ne pardonne pas est sous l’emprise du Mauvais. Moins il pardonne et plus il s’intoxique. Son anxiété augmente. Sa misère s’accroît. Il s’enferme dans une prison qu’il s’est construite lui-même et il finit par respirer mal. Il étouffe et aboie sur tout ce qui le dérange.

 

Le temps de carême est propice pour faire la maintenance du cœur. Il faut se retirer dans un lieu désert, un endroit tranquille, se ménager des moments de détente pour l’oraison intime avec Dieu. Soignons nos relations avec Dieu. Jeûner de nourriture c’est bien, mais jeûner de pensées négatives, de portables, de pornographie et d’images de violence c’est mieux. On peut diminuer ses soucis en se faisant plaisir : lire un bon livre, écouter une belle musique, faire du jardinage… et surtout prendre la vie du bon côté. "La joie du Seigneur est notre rempart". Profitons du carême pour revitaliser et redynamiser nos relations réciproques. Faisons des surprises agréables à nos proches. Reprenons contact avec le vieil ami qu’on a perdu de vue depuis un moment. Ce travail d’entretien de la vie humaine et spirituelle devrait être régulier. C’est un bon investissement. Les relations saines aident à avoir une excellente santé physique et mentale. L’altruisme est comme un médicament. L’Eglise en sortie missionnaire doit prendre soin de ceux qui ont besoin de nos attentions. Ça nous rend service. Car celui qui donne l’amour reçoit l’amour en retour... Le Pape François relève que "le bonheur de Joseph n’est pas dans la logique du sacrifice de soi, mais du don de soi" (Patris corde n° 7).

 

3-     Donner généreusement

 

L’aumône ou le partage a une puissance considérable et indicible dans notre vie. Il purifie même de toute faute (cf. Tob 12, 9). Le témoignage de Tertullien (IIe siècle) est inspirant. Nous sommes à Carthage, en Afrique : "il y a chez nous une caisse commune. Chacun verse une petite cotisation. On fixe un jour par mois. Les cotisations sont comme un trésor réuni par amour pour Dieu. On ne prend pas cet argent pour faire de repas (…). On le prend pour nourrir les pauvres, payer leurs funérailles, aider les jeunes qui n’ont pas de quoi vivre et qui n’ont plus de parents (…). Cette façon de vivre la charité nous fait remarquer. Beaucoup de païens disent en parlant des chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment les uns les autres » (Apolégétique n°39). Plus on aime un pauvre, plus on est heureux.

 

La foi implique toujours sacrifice et charité dans le profond désir d’imiter le Christ venu changer le monde. L’Eglise continue ce gigantesque projet de salut. Que chacun s’engage à avoir un cœur d’enfant de Dieu qui chante ses merveilles en tout temps. Bonne route vers Pâques.

 

+ Pascal N’KOUE

 

   Omnium servus

                                                                                 

 

JUMELAGE PARAKOU-NANTES

 

    Sur le jumelage Parakou-Nantes, où en sommes-nous ? Qu’en dit le nouvel Evêque de Nantes ? Beaucoup de questions me parviennent sur ce sujet depuis le départ de Mgr James pour Bordeaux. J’ai jugé bon de partager enfin avec vous la lettre de Mgr Laurent PERCEROU, qui répondait à mon mot de félicitations. Je l’en remercie vivement. On ne se connaît pas encore mais dans l’esprit les liens sont tissés. La seule chose qui nous freine aujourd’hui c’est le coronavirus qui nous impose les gestes barrières et la distanciation. Lisez plutôt.       

 

 

 

                                                                 Nantes, le 23 novembre 2020

 

                                                                   A

 

                                                               S. E. R. Mgr Pascal N’KOUE

 

     Excellence et cher frère,

 

    Avec bien du retard, je voudrais vous remercier pour votre message fraternel à l’occasion de ma nomination dans le diocèse de Nantes.

 

    J’ai eu l’occasion d’échanger avec Mgr JAMES sur le jumelage qui unit nos deux diocèses. Le père Benoît LUQUIAU, que vous connaissez bien, m’a longuement présenté l’expérience qu’il avait vécue à Parakou ainsi que les activités du jumelage. C’est donc avec joie que je m’inscrirai dans ce beau partenariat.

 

    Vous évoquez dans votre message l’anniversaire des 75 ans de votre évangélisation auquel devrait participer mon prédécesseur. En effet, j’envisage de venir vous visiter dès que nous aurons un peu de visibilité sur la situation sanitaire qui nous empêche, pour le moment, de faire des projets à moyen terme. Dès que cela sera possible, je reviendrai vers vous afin de prévoir une date et un programme de visite.

 

    Tout comme vous, c’est le cœur et les bras grands ouverts que je m’apprête à vous accueillir, avec le désir fort de renforcer les liens qui unissent nos deux diocèses.

 

    Je vous assure de ma prière fraternelle. Que ce temps de l’Avent qui débutera dimanche et les fêtes de Noël à venir apportent au monde l’espérance et la paix.

 

                                                                                                       +Laurent PERCEROU

 

                                                                                                         Evêque de Nantes

 

 

 

Nouvelles de famille

 

- C’est bientôt le Carême : Prière, Pénitence, Partage (les 3P) sont les trois pieds traditionnels qui nous aident à nous tourner vers le Seigneur. Lisons "Fratelli tutti" et "Patris corde" du Pape François. Echangeons sur ces deux grands textes.

 

- Le Pape François a décrété une année spéciale dédiée à saint Joseph avec "Patris corde". Que les églises et les écoles qui n’ont pas encore érigé la statue de saint Joseph s’empressent.  

 

- Bénissons le Seigneur pour les nombreux prêtres du Bénin (plus de 400) venus à Parakou pour la session nationale de l’Union du Clergé Béninois. Le discours du Préfet du Borgou à l’ouverture a été très apprécié. Merci aussi aux moniales bénédictines de Péporiyakou-Natitingou qui sont venues se faire connaître à cette occasion.

 

- Merci au Centre UNIV qui a été constamment présent au Centre pastoral pour donner gratuitement la tisane de l’Artemisia contre le paludisme. Merci aussi à toute la famille diocésaine.

 

- Bienvenue à Monsieur le Chanoine Rémi TEQUI, de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre. Il sera avec nous pour un an. Bénissons le Seigneur.

 

- Prions pour le repos de l’âme de Marie ADJAGBE, maman de Sr Flora de Kobrikonto.

 

- Avec le Conseil presbytéral, nous réfléchissons sur l’inculturation de l’évangile du Christ. Le point de départ ce n’est pas la culture mais l’accueil en nous de Jésus-Christ crucifié et ressuscité.

 

- J’exhorte toutes les familles chrétiennes et non chrétiennes à entrer dans le projet "diocèse sans palu". Plantons et entretenons les plantes médicinales dans nos maisons et dans nos jardins.

 

Quelques dates

 

5-7 Fév.            : Permanence pastorale à Djougou.                                                   

 

7 Fév.               : Grand rendez-vous des consacré(e)s à la paroisse saint Pierre d’Alafiarou.

 

                          Célébration eucharistique à 10h.

 

11 Fév.             : Journée mondiale des malades.

 

                          Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h 40.

 

13 Fév.             : Vœux des Sœurs de la Consolata à Banikanni.

 

16 Fév.             : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

17 Fév.             : Messe du Mercredi des Cendres au Séminaire N. D. de Fatima. "Tu es poussière

 

                           et tu retourneras en poussière" (Gn 3,19).

 

23 Fév.             : A 9h30 : Récollection pour tous les prêtres au Centre pastoral. Qu’ils viennent

 

       avec leurs ornements liturgiques et leur bréviaire.

 

23-24 Fév.       : Permanence pastorale à Djougou.

 

27-28 Fév.       : A Ténonrou. Visite à Africae Munus et au Séminaire Mgr Chopard-Lallier.

 

N. B. : Dans la Vie diocésaine n° 109 de novembre 2020, j’ai indiqué quelques gestes pieux pour notre hygiène spirituelle. Reprenons-les.

 

BON TEMPS DE CAREME – BONNE MONTEE VERS PAQUES

 

 

 

A chaque nouvel an, les souhaits d’une bonne et sainte année fusent de partout. C’est normal. Mais l’année ne sera bonne que si nous travaillons à cela, en devenant bons ; d’abord envers nous-mêmes et bons envers les autres. C’est important de vouloir rendre quelqu’un heureux. C’est plus important de commencer par l’être soi-même. On ne donne que ce que l’on a, dit-on. Un mauvais arbre ne donne jamais de bons fruits. Pour une bonne année, je vous recommande rien que cinq épices ou petits conseils pour être heureux :    ‘’ mens sana in corpore sano’’, un esprit sympathique dans un corps vigoureux.

1-    Manger sain et cru.

Tout d’abord manger cru et naturel. On a l’habitude de dire ‘’la santé avant tout’’. En effet, elle est plus importante que la richesse. La santé dépend de l’alimentation. Et d’abord de l’eau potable. Buvons à longueur de journée. Si on se nourrit correctement de façon équilibrée, on ira moins à la pharmacie qui nous ruine sans pitié. Qui mange bien, dort bien. Qui mange mal dort mal. Et qui dort mal devient agressif. Sans être nutritionniste, ni diététicien, ni phytothérapeute, je voudrais donner quelques conseils de bon sens. Optons pour une alimentation saine, crue, naturelle, cultivée dans le respect de la nature. Je recommande vivement, entre autres, les feuilles séchées de moringa, l’oignon et l’ail, le curcuma etc. C’est bon pour les défenses immunitaires. Et comme fruits les mangues, papayes, avocats etc. La santé physique est dans l’intestin. Une flore intestinale équilibrée en est le facteur clé. En plus de cela, il faut se tourner résolument en cas de besoin vers la pharmacie du Bon Dieu, les plantes médicinales.

Hypocrate, le père de la médecine, disait ‘’Que ton aliment soit ton seul remède’’. Il avait raison. Et les scientifiques d’aujourd’hui découvrent de plus en plus que l’intestin est le premier ‘’cerveau’’. Quand il souffre tout le corps souffre. Il est le carrefour des émotions. On a intérêt à consommer les aliments sans pesticides. Pour être plus concret, je vous exhorte à privilégier les fruits (papayes, mangues, ananas…), les légumes, et légumineuses de saison et pas trop cuit. Ils facilitent le transit intestinal et apportent à l’organisme les éléments nutritifs dont on a besoin. En effet, manger cru c’est manger sain. Les protéines animales (viande rouge cuite) sont très acidifiantes. Malheureusement on consomme trop de viande cuite : ‘’ L’homme est un omnivore, frugivore, fruitarien, granivore devenu carnivore’’ (Danielle P. J). Préférons la volaille et le poisson traités et nourris sans additifs chimiques. Si nous soignons bien notre intestin avec des aliments naturels, on a de forte chance de voir la vie en rose. Intéressons-nous plus au maraîchage. Un proverbe dit en effet : ‘’ Si tu veux être heureux une heure, bois un verre de… Si tu veux être heureux un jour, marie-toi. Mais si tu veux être heureux toute la vie, fais-toi jardinier’’. Après le corps, il faut penser à l’esprit. L’homme a besoin aussi d’une bonne hygiène de l’esprit car le corps et l’esprit sont unis. ‘’Tout est lié’’ dit souvent le Pape François.

   2 – Penser vrai et positif.

Le Dr Gabriel COMBRIS nous surprend quand il dit : ‘’ la cause principale de l’immense majorité des maladies ce n’est pas la pollution, les perturbateurs endocriniens, la génétique, la malbouffe ou la sédentarité.  Ce sont nos émotions. Des émotions négatives qui se coincent en nous… viennent heurter et heurter encore notre équilibre intérieur jusqu’à provoquer la maladie (dépression, cancer, diabète, trouble de libido, du sommeil etc.)’’ Avis à ceux qui ont fait  des médisances, des calomnies, du mépris des autres leur sport favori. Avis aussi à ceux qui prennent leur colère répétée pour une vertu. Ils se font du mal à eux-mêmes. Eh oui ‘’75% des problèmes de santé sont causés par nos émotions négatives’’, affirme le même Docteur. Expliquons. En cette vie, tout est énergie. Tout fonctionne en vibrations, comme des ondes électro-magnétiques. Les vibrations d’un individu sont comme ses empreintes énergétiques.  La loi d’attraction nous dit que nous attirons inconsciemment à nous et en nous ce que nous vibrons. Si nous émettons des pensées négatives, ne nous étonnons pas d’attirer des événements négatifs. La qualité de nos pensées détermine la qualité de notre vie mentale, psychique, spirituelle et morale. Ce n’est pas un hasard si la sainte Bible dit : ‘’ Soyez toujours dans la joie. Rendez grâce en toute circonstance… Retenez ce qui est bon ; éloignez vous de toute espèce de mal’’ (1 Th 5, 17…). La plus grande stupidité de l’homme c’est la déprime, qui en veux rageusement à tout le monde, qui épuise ses réserves d’énergie dans des agressivités bestiales ou lamentations illogiques. Le Dieu qui nous a créés est Amour. Si nous n’aimons pas, c’est notre faute.     Aimer c’est être heureux et vouloir rendre l’autre heureux ; c’est rechercher la paix. Quelle solution alors préconiser ? Se connecter avec l’Esprit de Dieu dont les fruits sont : la joie, la paix, l’amour…

 

3-  Faire oraison : C’est la meilleure cure détox et l’épice la plus utile à notre vie spirituelle.

Lorsque les émotions en nous sont viciées, elles affectent notre mental et même notre santé. Il faut se désintoxiquer, se nettoyer la pensée, l’esprit, le cœur avec des pensées positives, la louange, l’action de grâce, l’offrande de sa vie. L’oraison est une forme particulière de méditation. C’est une prière intime qui vient du cœur et de la volonté. Elle est centrée sur la bonté et la miséricorde de Dieu qui nous sont garanties. Confions à l’Esprit Saint de venir à notre secours. On laisse le silence intérieur s’établir en nous dans l’oubli de nous-mêmes pour contempler la personne du Christ. Ste Thérèse d’Avila dit que ‘’l’oraison est un échange d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec Dieu dont on se sent aimé’’. C’est fondamental de se sentir aimé par Dieu. Chaque jour, prévoir au moins un quart d’heure, mieux une heure, le matin, de préférence après le lever. Que cette connexion devienne indispensable comme notre respiration. On sort toujours pacifié et heureux d’une bonne oraison. ‘’ Tu trouveras ton bonheur dans le Seigneur’’ (Is 58, 14). L’oraison d’intimité est mille fois plus bénéfique que le yoga…    

En effet, Dieu est Notre Père, notre bienfaiteur, notre rempart, notre bouclier, notre protecteur. ‘’ De qui aurais-je crainte’’ ? Il faut s’en convaincre. Nous sommes poussière, mais dans la foi cette poussière devient splendeur. Nous ne sommes rien, mais dans le cœur de Dieu, nous sommes grands. La pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue merveille de Dieu. D’une femme stérile (Elisabeth) Dieu a fait naître Jean Baptiste, le précurseur. D’une Vierge, Dieu a fait naître le Messie Sauveur. Lazare était sous terre depuis quatre jours, Dieu l’a fait revenir à la vie par la puissance de sa Parole. Essayons de voir  nos difficultés à la lumière du Christ victorieux de la mort, du péché et de Satan. Le bonheur c’est Dieu. Il se trouve en nous et non hors de nous si nous savons nous regarder comme merveille de Dieu.

    4- Faire le bien, éviter le mal.

     Le mal vient du démon. C’est le plus triste des malheureux. Il a besoin de disciples pour remplir l’enfer. Sa logique n’est pas celle de la paix mais de la guerre. Il joue avec notre imagination. Les pensées mauvaises, les rancunes, les vengeances, les susceptibilités, les règlements de compte nous font entretenir des rapports de force qui cachent souvent un complexe d’infériorité ou de supériorité. Plus on s’habitue à ‘’aboyer’’ sur les autres, plus on révèle qu’on est malade. On souffre de la pollution mentale ou psychique. Le médicament c’est la charité. Fais le bien avant qu’il ne soit trop tard. Ne t’occupe pas de ceux qui te critiquent méchamment. Eviter le mal est un pas en avant, mais cela ne suffit pas ; il faut faire le bien à tout le monde. Jésus nous dit d’aimer même nos ennemis. 

   Mais pour aimer l’autre, il faut s’accepter d’abord soi-même, tel que l’on est ; découvrir et apprécier les dons de Dieu en nous, les partager. En plus, il faut voir en l’autre une créature à l’image de Dieu, même si physiquement ou psychologiquement elle est défigurée. Tout le bien qu’on fait aux pauvres, on le fait à Dieu. Se moquer d’eux ou les mépriser c’est révéler qu’on est gravement malade. Nous connaissons ce proverbe : ‘’Qui donne aux pauvres prête à Dieu". En termes claires, il faut être aimables et serviables.

C’est l’objectif du Christ sur terre : ‘’je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir et donner ma vie". La foi en Dieu nous pousse à l’altruisme. Et pour être serviable, il faut être attentif aux autres, voir les vrais besoins des gens. En quoi puis-je être utile en famille, au travail, à l’école ?  L’attention est un autre nom de la charité. C’est grâce à son regard attentif que la Vierge Marie a remarqué qu’il n’y avait plus de vin à Cana. Rendre service par solidarité, gratuitement, dans l’humilité et la douceur est une source de bonheur. Dieu a mis en nous des talents pour rendre service. Il faut les développer. Sinon, quel dommage ! Nous sommes ce que nous faisons régulièrement de nos talents. Nous devenons ce que nous pensons et ce que nous faisons avec répétition. Définitivement ‘’la vie est comme une bicyclette. Pour garder l’équilibre, il faut pédaler et avancer" (Einstein).

 

5-    Rechercher toujours l’excellence

Pour être excellent, il faut avoir la préoccupation de devenir meilleur : être plus enthousiaste, plus imaginatif et plus créatif. L’enthousiasme, c’est la force intérieure qui manque souvent à beaucoup de personnes. Cela dépend de nos motivations. L’ouverture d’esprit est nécessaire. Se fixer des buts à atteindre est indispensable. L’excellence doit être une recherche permanente et non une action passagère. C’est le travail de la volonté. ‘’Excelsior semper excelsior’’. Toujours plus haut. Avec 7 notes, voyez toutes les merveilles que les musiciens  comme Mozart, Bach, Beethoven ont pu faire : des symphonies extraordinaires ! Avec les 26 lettres de l’alphabet, voyez combien de livres écrivent les savants. Avec seulement 10 chiffres, la loterie, les jeux de hasard, les disciples de ICC Services et consort ramassent, dans nos villes et villages, des milliards en un temps recors tant, chez les riches que chez les pauvres. Excelsior semper excelsior. Toujours rechercher l’excellence.

Pour y parvenir il faut cultiver la confiance en Dieu et la confiance en soi ; s’accepter tel qu’on est. C’est le 1er secret du succès. Essayez de vous aimer comme Dieu vous aime. Dites tous les jours merci à Dieu de vous avoir créé tel que vous êtes. Peu importe si vous êtes borgne, estropié, petit de taille, gros, maigre... N'enviez personne. N’enviez la moto, la voiture, la profession, la promotion, l’époux, l’épouse, le poste de personne.  Appréciez ce que vous avez en mains. Le jaloux ne se fait pas confiance. Tout est sujet d’inquiétude pour lui. L’"égo" est notre premier ennemi. Recherchons l’excellence dans l’esprit d’humilité qui accepte les humiliations. C’est bon de rencontrer des obstacles, des problèmes pour qu’on cherche des solutions. Considérons-les comme un stimulant et affrontons-les avec détermination. Chaque jour est une opportunité. Les critiques des amis et même des ennemis peuvent nous servir de carburant. Elles ne doivent pas nous abattre mais nous motiver davantage. Pour cela entourez-vous des personnes qui vous propulsent en avant et non des sangsues qui sucent votre énergie.

Enfin oser. Osons croire en nos rêves et surtout aux projets de Dieu sur nous. Osons affronter les difficultés. "Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles" (Sénèque). Oser, être constant et persévérant tout est là. Toujours avoir le mental de gagnant et non de vaincu. Si vous tombez 5 fois, relevez-vous 6 fois. Vos faiblesses sont vos forces. Tombez mais avec la détermination de vous relever, d'avancer, en continuant de travailler dans la confiance et la régularité. "La chute n’est pas un échec, l’échec c’est de rester là où on est tombé" (Socrate). Dieu aime se servir de nos limites, de nos faiblesses, de nos échecs pour nous enseigner. Lui-même nous donne le bon exemple. En se faisant ‘’Petit-Enfant’’ et en nous sauvant par la croix, Dieu nous enseigne que le bonheur est dans la gratuité du cœur prêt à tout pour désarmer l’ennemi agressif, par un beau sourire. ‘’L’homme pacifique est plus efficace (utile) que l’homme très instruit’’ dit l’auteur de ’L’Imitation de Jésus- Christ’’. Que dire de plus ? PAX VOBISCUM.  BONNE ET SAINTE ANNEE 2021

 

+Pascal N'KOUE

Omnium servus                                                                

 

 

Nouvelles de famille

     Du 8 déc. 2020 au 8 déc. 2021, pour l’Eglise Universelle ce sera une année spéciale dédiée à St Joseph. Reprenons la prière que nous lui adressions l’an dernier. Par son intercession implorons de Dieu la grâce des grâces : la conversion des cœurs pour plus d’unité.

- 1er janvier : journée mondiale de la paix. Début de la neuvaine pour la fête diocésaine de N. D. de Komiguéa, Protectrice de notre diocèse.

 - Le 10 janvier sera la fête du baptême du Seigneur. Un triduum pourrait être célébré dans toutes les communautés paroissiales. En cette année du Fils, souvenons-nous de notre filiation divine, et voyons comment valoriser notre baptême.

- Répétons souvent ‘’ Jésus doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre’’. (cf. Mt 11,29)

- Aux prêtres et ministres extraordinaires de l'Eucharistie, je demande que la communion se donne lentement, en prononçant distinctement et pieusement "Le Corps du Christ".

- Le livre de l'abbé Laurent SPRIET: "Se relever après un avortement" vient de paraître. Je le recommande vivement à tous, et spécialement aux accompagnateurs spirituels. Ce livre est une hymne à l'espérance, à la miséricorde divine. Nul n'est perdu définitivement pour Dieu.

- L’abbé Jean GBASSI AGONKOUIN est désormais, sur sa demande, incardiné dans le diocèse de Cotonou

- L'abbé Cyrille AGANI est nommé Aumônier diocésain de la chorale Nagot.

Quelques dates

1 janv.            : Journée mondiale de la paix. BONNE ET SAINTE ANNEE 2021.

                          Début de la neuvaine à N.D. de Komiguéa, sainte patronne protectrice du diocèse.                                                    

3 janv.            : Fête de l'Epiphanie. Quête impérée pour l’Enfance Missionnaire.

5 janv.            : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

6-7 janv.         : Permanence pastorale à Djougou.

10 janv.          : Pèlerinage diocésain à komiguéa. Il n’y aura pas de messes dominicales dans les églises

                         paroissiales. Ordination presbytérale de l’Abbé Daniel CHABI à 10h.                                   

                          Lancement officiel du Projet "Diocèse sans Palu", confié au Centre UNIV.

 

13 janv.          : Fête de la dédicace du monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie.                    

                         La Sainte messe est à 11h. Tous les prêtres y sont invités. Venez avec vos ornements.

14-17 janv.     : Permanence pastorale à Djougou.

 

18-25 janv.     : Semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Faisons le 1er pas vers nos frères disjoints.      

19-23 janv.     : Conférence Episcopale à Cotonou.

24 janv.          : Consécration de l'autel de l'église St François de Sales d'Okédama.

                         Dimanche de la Parole de Dieu.

26-29 janv.    : UCB à Parakou. Que tous les fidèles et consacrés se mobilisent pour accueillir le

                         Clergé national.

29-31 janv.    : Visite à Africae Munus et au Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier.

31 janv.          : Quête impérée pour nos frères les lépreux.

 

 

 

 

Le mystère de la Sainte Trinité c’est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Dieu s’est révélé comme Père- Fils-Esprit. L’an dernier ce fut l’année du Père. La pandémie du coronavirus ne nous a pas permis de nous retrouver régulièrement. Cette année nous passons au Fils sans abandonner le Père. Ecoutons l’épitre aux Hébreux. "Après avoir, à bien des reprises et de bien des manières, parlé autrefois aux pères dans les prophètes, Dieu, en la période finale où nous sommes, nous a parlé à nous en un Fils qu’il a établi héritier de tout, par qui aussi il a créé les mondes" (He 1, 1-2). Ce Fils a été accrédité par Dieu officiellement deux fois au baptême et à la transfiguration : "Celui-ci est mon fils bien-aimé" (Mc 1,11 ; Lc 3, 22 ; Jn 1, 34), (Mc 9, 7 ; Lc 9, 34.35). Jésus le confirmera en disant : "Qui me voit, voit le Père" (Jn 14, 9). Ce Fils est Dieu en chair et en os. Il est l’image du Dieu invisible. Message éblouissant.

 

 

Le Prologue de saint Jean prend ici toute sa place : "Au commencement était le Verbe… et le Verbe était Dieu…et le Verbe s’est fait chair" (Jn 1…). Dieu invisible se fait voir. Dieu intouchable se laisse toucher, Dieu silencieux parle, Dieu sublime se fait petit, Dieu éternel meurt sur la croix et ressuscite triomphant. Mystère ineffable ! Mystère inouï ! Et tout ça pour notre salut. Voilà pourquoi Jésus ose nous demander d’être parfaits comme notre Père céleste est parfait.

 

Avant que Jésus ne commence sa mission, Jean le baptise. Dépouillé de sa gloire divine, il  descend humblement dans le Jourdain, comme un "monsieur tout le monde". Mais la voix du Père majestueusement le distingue et proclame: "Celui-ci est mon Fils bien aimé". Il est donc vrai Dieu et vrai homme. C’est lui le Messie annoncé depuis les siècles. "ECOUTEZ-LE", nous dit le Père. C’était quelques jours avant la passion, sur le mont Tabor. Il fut transfiguré en compagnie des deux géants de l’Ancien Testament : Moïse et Eli. Ses réformes sont mondiales, éternelles et sans appel : "Vos anciens vous ont dit… Mais moi je vous dis…". "Le Ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas". Et sa sainte Mère de renchérir :"Faites tout ce qu’il vous dira". Et comme si tout cela était insuffisant, il déclare solennellement: "J’ai vaincu le monde".

 

C’est l’apôtre St Jean qui a vraiment compris ce que Dieu attend de nous : c’est d’être fils dans le Fils, d’avoir un cœur d’enfant et de nous comporter en enfants de Dieu : "Voyez de quel grand amour le Père nous a fait don pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ; et nous le sommes… Mes bien-aimés, nous sommes enfants de Dieu dès à présent, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lorsqu’il paraîtra nous lui serons semblables puisque nous le verrons tel qu’il est" (Jn 3,1-2). Il faut y croire et se soumettre à cette vérité. La soumission à Dieu est une sécurité pour nous. Satan a perdu le paradis parce qu’il a refusé de se soumettre à l’Amour de Dieu. Cet amour semble une faiblesse. "Celui qui s’abaisse sera élevé".

 

Le Fils dévoile à la fois la tendresse de Dieu et la vocation très élevée de l’homme dans la Création. L’homme est vraiment appelé à la filiation divine pour une vie épanouie et éternelle. On parle très peu de notre filiation divine (cf. "Prier comme un enfant de roi" de Jean PLIYA). En effet, nous avons reçu un "Esprit qui fait de nous des fils adoptifs et par lequel nous crions Abba, Père. Cet Esprit lui-même atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Enfants, et donc héritiers, héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ, puisque ayant part à ses souffrances, nous aurons part aussi à sa gloire" (Rm 8,15-17).

 

Dans l’Ancien Testament, l’héritage du Peuple c’était la Terre Promise (Dt 4,21). Dans le Nouveau Testament, la Terre Promise devient l’ensemble des biens divins c’est-à-dire le Royaume (Mt 25, 34), la Vie éternelle (Mt 19,29). Le Père communique tous ses biens à son Fils incarné, mort et ressuscité. Révolution des révolutions ! Par le Fils tous les biens passent aux croyants. "De sa plénitude, tous, nous avons reçu, et grâce sur grâce" (Jn 1, 16). Voilà pourquoi St Jean affirme clairement : "A ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu" (Jn 1, 12). Cette capacité de devenir enfants de Dieu vient de Dieu. C’est un don gratuit du Père. D’où cet appel de l’Apôtre : "Cherchez à imiter Dieu puisque vous êtes ses enfants bien-aimés" (Ep 5,1). Ce qu’il nous reste à faire c’est de découvrir cet enfant de Dieu en nous et de vivre notre foi en conséquence. Contemplons comment Jésus a vécu en Fils de Dieu. C’est un trésor immense que cette filiation divine qu’il a réussi à nous communiquer. "Je m’en vais vers mon Père et votre Père". Jésus nous considère comme ses frères : "Tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait" (Mt 25, 40). C’est très sérieux.

 

Comme l’enfant prodigue, à un certain moment donné, il faut prendre conscience de sa misère intérieure et revenir au Père infiniment bon (Lc 15,11-32)  pour lui confesser ses péchés, pour se décharger sur lui de tous nos soucis. Il faut faire demi-tour. C’est cela la conversion. Car plus on s’éloigne de lui plus on est triste et agressif. Dans cette parabole, le Père, ému de compassion, a serré sur son cœur le fils revenu et a donné l’ordre de le fêter royalement. Il était comme mort. Car il avait perdu les occasions de saine joie. Quand on n’a plus d’argent les amis profiteurs nous tournent le dos. Tous ses copains et copines l’ont abandonné. Il jouissait d’une fausse gloire. Sans argent, finies les considérations. A son retour, il découvre à quel point son père l’aimait. Il ne le savait pas. Le fils aîné, qui est resté près du Père dans le confort et l’abondance non plus ne connaissait pas le cœur du Père. Il jouissait tous les jours de sa tendresse paternelle mais il ne souffrait pas de l’absence de son frère. Il en était même heureux. Il n’a pas supporté l’attitude du Père envers le fils prodigue. Comment combler d’affections un vagabond pareil, un voyou de la pire espèce alors qu’il méritait de vives reproches et une sanction exemplaire de haut calibre, et le renvoi définitif de la maison. Lui non plus n’avait pas encore découvert le cœur du Père qui ne rejette personne. Il fait lever son soleil sur les bons comme sur les méchants. C’est quand on est uni dans le cœur du Père qu’on se reconnaît tous frères. "Fratelli tutti", voilà le titre de la nouvelle encyclique du Pape François. Pour vivre cette fraternité universelle avec Jésus, les hommes et la Création, il faut résolument avoir un cœur d’enfant. "Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux" (Mt 18, 3).

 

+Pascal N’KOUE         

 Omnium servus

 

 

 

 

 

 

 UNE NOUVEAUTE FANTASTIQUE

                    POUR LES YEUX

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Optical Coherence Tomography

 

 

Malgré les difficultés économiques aggravées par la crise sanitaire de la pandémie du coronavirus, bien des structures de service de santé de l’Archidiocèse de Parakou avancent avec la bénédiction de Dieu. C’est le cas de l’Hôpital Ophtalmologique Saint André de Tinré (HOSAT). En effet, depuis le mois de septembre 2020, il a été mis en service dans cet hôpital un appareil ultra sophistiqué que les techniciens appellent OCT (Optical Coherence Tomography) qu’on traduit par Tomographie par cohérence optique. En termes plus simples, c’est un appareil qui sert à faire le scanner des yeux. Il paraît qu’il n’y a que trois équipements du genre au Bénin.

 

Avec cet appareil, on peut détecter très tôt certaines affections graves qui conduisent vers la perte totale des yeux : Par exemple le glaucome, les répercutions du diabète, de la drépanocytose et bien d’autres maladies de l’œil. Si ces maladies sont dépistées tôt et suivies correctement, nous pouvons aisément éviter non seulement la cécité mais aussi le fardeau financier, familial et social qui en résulte.

 

Nous disons notre profonde gratitude à la Conférence Episcopale Italienne (CEI) qui nous a offert cet équipement qui a coûté très cher.

 

Nous saisissons l’occasion pour inviter, à nouveau, tout le personnel soignant de l’HOSAT à faire un bon usage de ce joyau, dans l’intérêt de tous, et surtout des populations les plus démunies. Car tout ce que nous faisons c’est à des coûts sociaux.

 R. P. Ernest DEGUENONVO

 Coordinateur diocésain des hôpitaux et centres de santé

 

Nouvelles de famille

 

  • Après l'année du Père, nous vivrons cette année tous tournés vers le Fils pour l'écouter. Les événements de la vie sont une prédication de Dieu. Pratiquons l'apostolat de l'oreille pour écouter patiemment les gens, surtout les faibles qui sont les privilégiés du Bon Dieu.

  • Redécouvrons notre filiation divine en Jésus Christ. Ne banalisons pas ce privilège. "Il a donné à ceux qui croient en Lui le pouvoir de devenir enfants de Dieu" (cf Jn 1,12). Le baptême, porte d'entrée dans la foi chrétienne, nous confère une dignité céleste.

    - Le mois de Novembre est dédié à la commémoration des fidèles défunts. Prions pour eux. Confions les intentions de messe aux prêtres pour eux. Avec la permission de Dieu, les âmes du purgatoire aident beaucoup ceux qui prient pour leur délivrance.                                             

    - Le 1er octobre 2020, le Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier à ouvert à Ténonrou l'année de fondation spirituelle. Les candidats au sacerdoce sont au nombre de 37 pour les deux ans.

    - Nous remercions vivement Mgr Victor AGBANOU, évêque de Lokossa et Président de la Conférence Episcopale du Bénin, pour l'entretien qu'il a donné à Gaah-Baka aux séminaristes et formateurs du Séminaire Providentia Dei, à l'issue de la messe d'ouverture de l'année académique.

    - Prions pour le repos de l’âme de Sr Chantal BAZANTAY, du monastère l’Etoile Notre Dame.

    - L'encyclique du Pape François, Fratelli tutti (Tous Frères), nous aidera à mieux vivre notre filiation divine. C’est en étant fils d’un même Père qu’on se découvre tous frères.

    - L'association LA MAISON DE L'ARTEMISIA BENIN s'engage pour une année scolaire 2020-2021 sans paludisme dans nos trois séminaires et toutes nos écoles Catholiques. Que les Directeurs leur fassent un très bon accueil. Engageons-nous à cultiver un jardin d'Artémisia avec d'autres plantes médicinales.

     

    RECOMMANDATIONS POUR NOTRE HYGIENE SPIRITUELLE

  • "Soyons toujours joyeux dans le Seigneur" (cf. Ph 4,4).

  • Répétons à longueur de journée: "Jésus doux et humble de cœur rendez Mon cœur semblable au vôtre".

  •  Revalorisons notre baptême qui fait de nous des fils adoptifs de Dieu.

 

Veuillons incliner la tête en signe de vénération lors de certaines prières:

 

  • Et le Verbe s’est fait chair (Angelus).

  • Par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme (Credo).

  • Gloria Patri et Filio (Gloire au Père…).

  • Par Jésus, le Christ notre Seigneur (à la fin d’une prière).

  • Quand le prêtre bénit l’Assemblée à la fin de la messe : Que Dieu tout-puissant vous bénisse.

  • Quand on passe devant un calvaire, une statue de la Vierge Marie, de Saint Joseph etc.

    Dans plusieurs églises les pasteurs ont disposé les croix visibles sur les autels. Qu'ils en soient vivement félicités. En cette année du Fils, que les retardataires ne traînent plus les pieds.

  • Prions les psaumes invitatoires qui nous invitent à la joie dès la première heure de la journée.

    - Mettons en pratique cette recommandation de notre Seigneur: Quand vous entrez dans une maison dites: "Paix à cette maison et à ceux qui l’habitent" (cf. Lc 10,5).

 

Quelques dates

 

1er nov.       : Fête de la Toussaint. Ste messe au Séminaire N. D. de Fatima à 8h.

 

4 nov.         : Conseil diocésain pour les affaires économiques à 9h30, à l’Archevêché.

 

7 nov.         : Visite aux Petits-Clercs (Pré-séminaire pour les enfants des périphéries).

 

8 nov.         : Quête impérée pour les Lieux Saints (Elle devait être faite le Jeudi saint dernier mais

 

                       les églises étaient fermées à cause de la Covid-19). 

 

                     : Messe dominicale à Gbégourou à 9h30.

 

10-11 nov.   : Permanence pastorale à Djougou.

 

12 nov.        : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima.

 

12-13 nov.   : Visite de quelques prêtres de Natitingou.

 

14 nov.        : A Dassa pour le jubilé d’argent de l’érection de ce diocèse.

 

17 nov.        : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

18-19 nov.   : Visite au Séminaire Mgr Chopard-Lallier de Ténonrou.

 

21 nov.        : A Djougou pour les 75 ans de la création de la paroisse du Sacré-Coeur.

 

22 nov.        : Fête du Christ Roi. Rendez-vous à Komiguéa.

 

24-25 nov.   : Permanence pastorale à Djougou.

 

N.B. : La boulangerie-pâtisserie diocésaine a été bénie et inaugurée le 14 octobre 2020 au Centre Pastoral. Encore un motif d’action de grâce. Remercions l’Association des Familles Rurales de Veneto.

 

 

      Le temps liturgique de l'Avent n'est pas une copie conforme du temps de Carême. Pendant l'Avent on se prépare à la joie d'une naissance. Pendant le carême on se prépare à la victoire d’un triomphe. Mais les deux moments sont des temps qui nous demandent une révision de vie. Pour bien célébrer Noël, préparons donc nos cœurs, surtout  arrêtons de nous intoxiquer l'esprit. Dans cette Vie Diocésaine, j’ai réuni cinq points qu’il faut éviter afin de mieux nous disposer pour attendre le Sauveur qui nous dit : "Sans moi, vous ne pouvez rien faire" (Jn 15, 5). St Paul l’a tellement bien compris qu’il s’est donné cette conviction: "Je peux tout en celui qui me rend fort". Pour avoir une fête de Noël digne de ce nom, redevenons enfants de Dieu et arrêtons de…

1- Arrêtons de ressasser nos échecs, de revenir sur nos malheurs, de murmurer sans cesse nos misères. Chacun a ses problèmes. Arrêtez d’entrer souvent dans la peau de la victime. Nettoyons plutôt en nous les pensées négatives parce qu’elles attirent davantage l’anxiété, l'angoisse, le sentiment d’être méprisé, et incompris. Cela nous torture et on torture les autres. Nos mauvaises humeurs nous font perdre le sommeil et même nous rendent malades. Et Judas Iscariote s'est suicidé parce que rongé de remords.

      Ayez plutôt un regard positif sur vos échecs. Considérez-les comme une formidable occasion pour apprendre. "Je n’échoue jamais"dit Nelson Mandela : "ou je gagne ou j’apprends". Cherchez toujours à apprendre et à mettre en application ce que vous avez appris. Les échecs nous avertissent que nous ne sommes pas Dieu, nous ne sommes pas tous-puissants. Les erreurs nous disent que nous sommes sortis du bon chemin ou quelque chose ne tourne pas rond. "C’est en se trompant qu’on apprend" disent les Italiens. Il faut toujours oser se relever et aller de l'avant. Noël nous pousse à aller rencontrer ceux qui s’enferment et s’isolent par manque de confiance en eux-mêmes. Noël c’est la rupture des gestes barrières.

2- Arrêtez de manquer de confiance en vous-mêmes. Tout le monde a reçu des talents à faire fructifier. Ne les enfouissez pas au bénéfice des plaintes. Bénissez le Seigneur qui vous les a donnés. Ayez confiance en vos qualités et en vos capacités. En toute chose, rendez grâce à Dieu et priez sans cesse. C’est dommage qu’on vive confiné dans la peur d’avancer. La peur est mauvaise conseillère. Se plaindre en permanence est une habitude très nuisible. Au lieu d’être acteur de votre vie, on en devient un triste spectateur. Il faut plutôt savoir gérer ses mauvaises humeurs et se fixer des objectifs à atteindre, trouver un sens à sa vie, sourire aux autres et d’abord à soi-même pour que tout change. Jésus veut faire de nous des prophètes joyeux de son amour. Rappelez-vous qu’il nous a dit que nous sommes sel de la terre et lumière du monde. C’est une grande responsabilité.

3- Arrêtez aussi de jalouser les autres. La jalousie maladive est improductive. Jalouser la réussite des autres. C’est stupide. Pas besoin de se comparer aux autres encore moins de discréditer les autres pour se sentir important. Souvent on est malheureux parce qu’on ne supporte pas de voir les autres épanouis. On n’a pas à convoiter l’affection que reçoivent les autres. Ce n’est pas leur faute s’ils sont aimés. Ils ne vous volent rien. Par contre, vous devez vous poser de sérieuses questions si vous n’avez pas d’amis. Evidemment celui qui passe son temps à gémir et humilier les autres, on le fuira. C’est une véritable maladie de l’esprit. On se démolit soi-même petit à petit, sans le savoir. L’antidote c’est s’accepter tel qu’on est: sa taille, ses handicaps, ses limites... Le roi Hérode Le Grand n'a pas supporté la naissance du tout petit Jésus. Pourquoi ? A cause de son orgueil démesuré. A la place de l’orgueil cultivons l’humilité. Et pour y arriver il faut apprécier combien Dieu nous aime tel que nous sommes. St Paul dit : "Je sais en qui j’ai mis ma confiance"…

 

4- Arrêtez de tout remettre à demain. Cela s’appelle la procrastination. Tout remettre à plus tard ou vouloir faire les choses à la dernière minute est le propre des paresseux ou de ceux qui gèrent mal leur temps. C’est oublier qu’il y a des imprévus qui surprennent, des obstacles qu’il faut affronter et surmonter. Personne ne connaît le jour de sa mort. Faites le tri entre les tâches simples et difficiles, entre les tâches importantes et urgentes. Dès aujourd'hui, faites face aux problèmes qui empoissonnent votre vie chrétienne. Enlevez les obstacles qui vous empêchent de recevoir les sacrements de baptême, de confirmation, de mariage etc... Commencez vos journées avec Dieu : une bonne demi-heure de méditation et d’oraison. Commencez par le plus simple. Commencez les journées en anticipant. Prévoyez la veille ce que vous ferez le lendemain. Dieu aide celui qui se lève tôt le matin, disent les Espagnols. La bonne gestion du temps est le grand secret de ceux qui vont loin. Pour cela, la nuit porte conseil. Elle est spécialement favorable au repos, à la détente de l'esprit, au recueillement et au silence…

 

5- Arrêtez de chercher à contenter tout le monde. Résistez au diktat de la société sur vous. Le "qu’en dira-t-on", le regard des autres sur vous n’a aucune importance s’il n’est pas bienveillant, s’il ne vous aide pas à avancer. Ce mauvais œil peut tuer. D’où cette phrase : "L’enfer c’est les autres" (Jean-Paul Sartre). Il faut être soi-même. La liberté intérieure est une force et elle se cultive. Les critiques peuvent vous servir de carburant pour vous améliorer si vous savez prendre la vie du bon côté… La pensée commune ou la pensée unique rend esclave. Plus on cherche la volonté de Dieu, plus on sort des sentiers battus. Il faut toujours regarder haut dans le Ciel et vouloir y parvenir avec la grâce de Dieu. Etre heureux est une décision de la volonté, du cœur et de l’esprit. Le Messie vient pour tous. Mais il ne nous sauvera pas malgré nous. "Chacun demeure, quelles que soient les influences qui s’exercent sur lui, l’artisan principal de sa réussite  ou de son échec" Paul VI dans Populorum progressio (26 mars 1967) n° 15.

      Enfin, sachons que le plus grand don que l’Emmanuel, Dieu-avec-nous, nous apporte à Noël c’est la paix : "Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne". La paix "c’est la mère de tous les biens, le fondement de la joie". Et le sage oriental d’ajouter : "D’un cœur guéri et en paix naît l’humilité. De l’humilité naît la volonté d’écouter l’autre. De l’écoute naît la compréhension mutuelle et de cette compréhension naît un monde de paix" (Daisaku Ikeda). Jésus, Prince de la paix, vient remettre la paix dans nos cœurs, dans nos familles, dans la société. ACCUEILLONS-LE !

+Pascal N’KOUE

Omnium servus

 

  

 

             

LA COURONNE DE L’AVENT

ʺAdventumʺ, cela signifie "arrivée", ʺavènementʺ. Bientôt ce sera Noël. Il est temps de s’y préparer. Je vous propose de mettre dans toutes nos églises paroissiales la couronne de l’Avent.

La couronne est une série de 4 bougies de couleur violette, couleur de l’Avent, qui sont allumées progressivement chaque dimanche. Elles ne suppriment pas les cierges de l’autel.

Ces bougies qui ne sont pas posées sur l’autel (mais hors de l’autel) symbolisent les quatre grandes étapes du salut de l’humanité que nous allons vivre pendant les quatre semaines de ce temps de l’Avent.

1- La 1ère bougie est allumée au 1er dimanche. Elle symbolise la création d’Adam et Eve et le pardon de Dieu après leur chute. Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais sa conversion et son salut. Ils mourront sur la terre mais continueront de vivre en Dieu.

2- La 2ème bougie qu’on allume au 2ème dimanche symbolise la foi des Patriarches (Abraham, Isaac, Jacob). Ce sont les repères historiques du Peuple choisi. Dieu commence à se révéler à eux comme le Vrai Dieu et leur promet une Terre où coulent le lait et le miel. Frappés par la faim, les enfants de Jacob iront chercher de quoi manger en Egypte où ils se multiplieront. Moïse, sauvé des eaux se chargera de sortir ce peuple d’Egypte avec l’aide de Dieu pour les conduire à la Terre promise. Le salut de Dieu ne s’arrête pas au changement de lieu, il concerne surtout le cœur.

3- La 3ème bougie qu’on allume au 3ème dimanche (dimanche du Gaudete) symbolise la joie du roi David, figure-clé dans la Bible. C’est le petit berger. Il est vainqueur du géant philistin Goliath  et de toutes les tribus environnantes. C’est lui que Dieu choisit comme roi à la place de Saül. Dieu lui fera cette grande promesse : "C’est un homme issu de toi que je placerai sur ton trône".  Les 12 tribus araméennes sont fédérées en un ʺRoyaume-Uniʺ grâce au génie politique et militaire de David, issu de la tribu de Juda d’où le nom juif. A sa mort, le peuple continuera de nourrir l’espérance en un Messie puissant, fils de David, restaurateur de la grandeur du Peuple choisi.

4- La 4ème bougie symbolise l’enseignement des Prophètes (Isaïe, Elie, Jérémie, Malachie, Jean-Baptiste etc). C’est un enseignement plus spirituel. Ils annoncent l’imminence du Messie, l’Emmanuel, Dieu-avec-nous, qui vient régénérer l’humanité. Ils apportent une réponse définitive à l’attente du peuple d’Israël et par là à l’attente de tous les peuples de la terre : ʺQui croira et se fera baptiser sera sauvéʺ. Alors nous pouvons chanter : « Venez divin Messie, nous rendre espoir et nous sauver. Vous êtes notre vie. Venez ! Venez ! Venez ! ».

Bonne préparation des cœurs pour la fête de Noël. Que les crèches dans les églises et sur les places publiques soient belles et invitent à la prière. Et déjà JOYEUX NOËl !         

Nouvelles de famille

-  Noël c’est la joie d’une naissance, celle du Fils de Dieu. Voilà pourquoi l’Eglise nous donne le temps pour nous préparer. Rappelez-vous la couronne de l’Avent : 4 cierges de couleur violette. Célébrons Noël avec un cœur d’enfant. Vous trouverez quelques idées dans ma plaquette "Pour mieux célébrer Noël" à la librairie saint Paul.

-  Chaque année nous faisons une collecte pour nos frères de la prison civile. Merci de confier vos dons à l’économat diocésain.

-  L’auberge "La Maison diocésaine" a été inaugurée ce novembre 2020. N’hésitez pas à y loger vos hôtes. Pour le moment, 22 chambres sont disponibles.

-  Prions pour le repos de l’âme de Christine, mère de Sr Sidonie GNANVE, FCSCJ.

-  Rappel : Le 10 janvier prochain nous nous retrouvons tous au Sanctuaire N. D. de Komiguea pour notre traditionnel pèlerinage diocésain. Ce jour-là, il y aura entre autres, le lancement officiel du "Diocèse sans palu".

-  L’Etoile Notre Dame a célébré dans la discrétion le 27 novembre dernier ses noces de diamant (60 ans). Que ces moniales continuent de rayonner par leur foi, leur enthousiasme et la fidélité à leur vocation.

Quelques dates

3-6 déc.       : Visite pastorale à Gbégourou.

5 déc.          : Vœux perpétuels de Sr Josiane DOVONOU,  (Sœurs Albertines) à Okédama (9h30).

8-9 déc.       : Permanence pastorale à Djougou.

10-11 déc.   : Visite traditionnelle des prêtres ditamari.

10 déc.        : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h10.

12 déc.        : Jubilé d’argent (25 ans de création) du Séminaire Mgr Louis Parisot de Tchanvédji.

13 déc.        : Quête impérée pour les vocations (dimanche du Bon Pasteur).

15-16 déc.   : Visite au Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier de Ténonrou.

19 déc.       : Jubilé de diamant (60 ans) de la Congrégation au Bénin. A l’église Marie Auxiliatrice (9h30)

                    Vœux perpétuels de Sr Charlotte HOUANSOU. Jubilé d’argent de 8 Sœurs dont Sr Julie

                    DJAGO, Provinciale des Sœurs FCSCJ.

22-23 déc.  : Permanence pastorale à Djougou.

23 déc.       : Messe de Noël anticipée à l’hôpital St Martin de Papanè à 10h.

24 déc.       : A 22h30, à la Cathédrale avec baptême d’enfants.

25 déc.       : Jour de Noël à Kpari. Messe à 10h. Erection de la nouvelle paroisse et prise de possession

                    canonique du premier Curé le Père Yves AÏDOMONHAN.

27 déc.       : Vœux perpétuels de Frères Philippe DOUTI et de Ferdinand SOGLO, fic, à l’église N. D. du

                    Sacré-Cœur de Banikanni (11h).

31 déc.       : Messe de Te Deum pour clôturer l’année civile à l’hôpital St Jean de Dieu de Boko (9h30).

                    Bénédiction de la nouvelle maison des Sœurs de la Médaille miraculeuse. 

                     A 23h : Adoration eucharistique au Sanctuaire eucharistique.

                     A 24h : Messe du Nouvel An au Sanctuaire eucharistique.        

JOYEUX NOEL ! ET DEJA BONNE ANNEE NOUVELLE !

 

  Comment conserver les fruits pour les garder frais - Unlock Food

Un médicament sûr contre le coronavirus ? Il n’y en a pas encore. A quand le vaccin ? Personne ne le sait. Alors que faire ? Paniquer ? Non. Prévenir ? Oui. Mettons plutôt l’accent sur l’environnement interne du corps. C’est la solution la plus efficace. Sur quoi je m’appuie pour orienter vers la prévention ? Sur un aphorisme populaire qui dit : "Mieux vaut prévenir que guérir". Cela est surtout vrai quand il s’agit de la santé. Un des avantages de la pandémie Covid-19, c’est qu’elle nous oblige à fouetter nos méninges, à chercher d’autres solutions que celle des médicaments pharmaceutiques. La piste la plus sûre c’est de reprendre conscience de l’importance du système immunitaire. "En renforçant nos défenses immunitaires et antioxydants, en connaissant et en réduisant les facteurs de risques qui nous entourent, nous pouvons sinon échapper à de nombreuses maladies, du moins nous en protéger. De notre capacité à faire face à ce défi dépend notre avenir". Cette phrase est du Dr Luc MONTAGNIER, Prix Nobel de médecine 2008, in Les Combats de la vie. Mieux que guérir, prévenir, Ed. JC Lattes, 2008. Le coronavirus désormais qualifié de "mal du siècle" n’est donc ni une fatalité, ni une maladie dont on ne peut pas se protéger. Nous devons désormais compter avec lui dans notre vie quotidienne, comme nous le faisons pour le paludisme et pour d’autres maladies auxquelles nous sommes quotidiennement exposés. Et donc pas de panique. Ne nous laissons pas vaincre par le virus de la peur. Le Professeur Didier RAOULT, grand infectiologue, estime d’ailleurs que le Covid-19 est l’une des maladies respiratoires les moins graves.

 

Et pourtant, depuis plusieurs mois, le satané virus trouble le sommeil de beaucoup de personnes. Les mesures barrières commencent à agacer. La distanciation est difficile à observer. Avec les masques, non seulement on respire mal, mais on aspire encore les bactéries que le corps rejette par les voies respiratoires. L’eau, denrée chère en ville, n’est pas disponible à tout moment pour assurer l’hygiène des mains. Par conséquent les gestes barrières ne sont respectés qu’en très peu d’endroits, dont les églises catholiques notamment. Dès qu’on se trouve hors des lieux de culte et de réunion, chacun agit comme bon lui semble. C’est un peu la pagaille. Explorons plutôt une autre solution.

 

Je voudrais, par cet article, insister sur l’efficacité de la prévention à portée de main, facile à observer et plus agréable que les recommandations des institutions internationales. Il s’agit de l’hygiène alimentaire naturelle, que la maxime multiséculaire et toujours d’actualité  d’Hippocrate (460-377 av. J.-C.), ancêtre de la médecine, exprime en ces termes concis: "que ton aliment soit ton seul remède". Ce médecin grec avait vu juste. Il en découle que le microbiote (flore intestinale) est la clé incontournable ou le code secret de notre santé. Le système digestif est notre rempart contre le virus. C’est d’ailleurs ce qu’enseigne Henri JOYEUX, Professeur en médecine, que je vous prie de lire avec beaucoup d’attention : "Le microbiote de notre tube digestif, quand il est en équilibre, représente 70 à 80% de nos défenses immunitaires. Il est en relation avec les autres microbiotes : des poumons, du foie, de la peau, des voies génitales et même du cerveau et des reins. Ils sont destinés à protéger chaque organe des agressions extérieures venant de certains pathogènes bactériens, virus, champignons et des pollutions environnementales". En termes décisifs, c’est ce que nous mangeons qui nous rend vigoureux ou malades. C’est vraiment notre assiette qui commande notre santé et peut favoriser notre longévité. La leçon est claire. Quel bonheur de le savoir.

 

La guerre qu’on mène systématiquement pour exterminer en nous les microbes, les bactéries, les virus, guerre soutenue par les laboratoires, les fabriquants d’antiseptiques et de vaccins, agresse notre organisme, l’affaiblit et le rend très vulnérable. Car, "le médicament est un produit chimique non organique…, qui présente des risques en engendrant des effets secondaires nombreux (signalés d’ailleurs sur les notices) qui encrassent, intoxiquent et surchargent les organes d’élimination du corps que sont la peau, les poumons, le foie, les reins et les intestins" (Danielle P. TEVOEDJRE, in Santé et Longévité par l’alimentation). Tout médicament de synthèse est donc un danger potentiel. Beaucoup de malades développent une infection liée à une bactérie multirésistante et certains patients en meurent, parce que les défenses immunitaires naturelles sont affaiblies par tous ces produits toxiques.

 

En tout cas, l’augmentation du nombre des hypertendus, des maladies cardiaques, des cancers, des diabétiques etc., fait douter désormais de la médecine conventionnelle comme panacée à nos problèmes. Certes, elle a fait des bonds en avant depuis Louis PASTEUR, mais redécouvrons les conseils d’Hippocrate sur l’importance des plantes médicinales et des aliments naturels. Les pontes ou les ténors de la médecine conventionnelle taxeront notre vision d’archaïque, d’obsolète et de surannée. Et ils se feront les avocats de la toute-puissante et lucrative industrie pharmaceutique, qui est plutôt constructrice et gardienne de nécropole, et cause principale des maladies dites modernes. Nous savons désormais que les thuriféraires de cette médecine "mécanique" n’ont pas la maîtrise absolue de toute la question sanitaire. Et comme la "raison du plus fort est toujours la meilleure", ils imposent la dictature du monopole sanitaire qui leur rapporte d’énormes bénéfices. La docilité moutonnière à laquelle on veut nous conduire, en nous inoculant la peur de la mort, causera de grands préjudices à l’humanité si nous cédons.

 

La vraie pharmacie c’est Dieu qui nous la donne : c’est la Terre. Respectons-la. Notre santé en dépend. Préservons-la pour mieux vivre. N’oublions pas que l’être humain est une partie de la création. Il est un élément de la biosphère. Et le Pape François de renchérir : "l’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées : la relation avec Dieu, avec le prochain, et avec la terre" Laudato Si, n° 66. Cette interdépendance des créatures est voulue par notre Créateur. Les animaux sauvages et même domestiques nous en donnent l’exemple. Quand ils ne sont pas "confinés", ils se laissent guider par leur instinct pour choisir leur nourriture et leurs plantes médicinales. Voilà pourquoi ils ne tombent pas malade ou très peu. Il n’est pas interdit d’apprendre d’eux. Je me réjouis qu’il y ait de plus en plus des nutritionnistes compétents et des naturopathes avisés, capables de nous orienter. Je crois qu’il faudrait leur faire un peu plus confiance. Ce que nous consommons de façon saine est comme le bon carburant qui permet à un moteur de fonctionner correctement et de durer dans le temps. Voilà pourquoi il nous faut une alimentation ad hoc et équilibrée.

 

Revenons donc à la santé naturelle. Tournons-nous résolument d’abord vers les plantes locales, tant au niveau de l’alimentation que des remèdes. Car comme le dit le scientifique Antoine BESCHAMP, contemporain de Louis PASTEUR (XIXè siècle) : "Le microbe n’est rien, le terrain est tout". Le terrain c’est le tube digestif. Malheureusement, nous sommes déjà trop habitués aux médicaments toxiques, et même aux placebos et faux médicaments. Mais il faudra une auto-éducation pour changer nos mauvaises habitudes sur ce point. Il est temps d’organiser aussi un battage médiatique sur les aliments sains, capables de "booster" notre santé et même "blinder" notre organisme. La Bible nous dit : "Le Seigneur a créé les plantes médicinales, et l’homme sage ne les méprise pas" (Si. 38, 4). "Un peu de sagesse" donc, nous crie la nature fatiguée d’absorber les engrais chimiques et toute sorte de poisons et de pollutions. Quel bonheur si le Coronavirus nous aidait à prendre la décision politique irréversible de l’agro-écologie ! Car la question sanitaire ne doit plus être réservée aux infirmiers et aux médecins mais aussi aux agronomes. Réconcilions-nous avec la Nature. Reconnectons-nous aux lois naturelles pour notre bien-être physique, psychique et moral. Osons dire non à ceux qui tiennent coûte que coûte à nous vacciner sans notre consentement. J’admire leur philanthropie, mais je doute de leur honnêteté.

 

 

 

+Pascal N’KOUE.

 

 

Je propose enfin l'Artémisia, le super missile anti paludique et anti corona. C’est la reine des super-plantes. Ses effets sont spectaculaires. A en croire le Pr Henri JOYEUX, "cette découverte (de l’Artémisia) a valu au professeur chinois TU YOU YOU le prix Nobel de médecine en 2015, lui donnant une valeur scientifique définitive et mondiale… Elle a une efficacité immunologique plus large qu’on le pense… Sa consommation reste indiquée sans tarder chez les personnes à risque". Blague à part, cette plante aux multiples principes actifs est réellement un danger redoutable pour les firmes pharmaceutiques. L’Artémisia pourrait enterrer une bonne partie de la médecine occidentale toxique, si on plantait deux ou trois pieds dans nos maisons. Les raisons avancées pour la discréditer sont obscures. Résistons à la manipulation… Alors, chaque soir, une bonne tasse d’Artémisia annua ou afra! Cette tisane a été largement utilisée récemment en Chine dans le traitement du Covid-19. Dame Nature est vraiment merveilleuse. Bénissons le Créateur. Entrons dans sa logique et ne craignons plus les virus et les microbes.

 

 

Nouvelles de famille

 

- Prions pour le repos de l’âme de Sr Philomène KOUBYA, moniale de l’Etoile Notre-Dame et de celle d’Elisabeth, maman de Sr Amandine NATTA, décédées le mois dernier.

 

- Wilfried YAYI, Samson MEHOU et Innocent ADJAGBA ont été ordonnés diacres le 8 août 2020 en l’église Cathédrale St Pierre et St Paul.

 

- Le Séminaire Propédeutique comprend deux années. Iè : Initiation à la vie communautaire et remise à niveau. IIè : Année de spiritualité proprement dite. Pour la rentrée d’octobre, les 40 lits disponibles sont tous occupés. Bénissons le Seigneur.

 

- Nous saluons avec gratitude la branche féminine de l’Institut N. D. de Vie qui enseignera désormais l’oraison dans le Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier. Quelle aubaine !

 

- L’abbé Félix KINNIN est désormais incardiné dans l’Archidiocèse de Cotonou. Tout s’est fait dans les règles de l’art.

 

- Les quêtes impérées pour les Lieux Saints et pour le denier de St Pierre se feront ces mois-ci. Soyons généreux comme d’habitude.

 

- Bonne reprise des classes aux élèves, étudiants, séminaristes etc. Bonne rentrée pastorale aux agents pastoraux. Que les nouveaux se sentent d’office en famille dans le diocèse.

 

Quelques dates

 

1-14 sept.    : Vacances de l’Evêque.

 

13 sept.       : Quête impérée. Collecte pour les Lieux Saints (Jérusalem-Palestine).

 

15-16 sept.  : Permanence pastorale à Djougou.

 

19-21 sept.  : Visite à Ténonrou (Africae Munus-Séminaire Mgr Chopard-Lallier).

 

22-23 sept.  : Permanence pastorale à Djougou.

 

27 sept.       : Messe dominicale à Sirarou.

 

30 sept.       : Rencontre des prêtres formateurs des Séminaires diocésains à Prov. Dei.

 

4 oct.          : Quête impérée pour le denier de saint Pierre.

 

6-7 oct.       : Permanence pastorale à Djougou.

 

11 oct.        : Messe dominicale au Séminaire Mgr Chopard-Lallier.

 

13 oct.        : - Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

  • Presbyterium à 16h.

 

14 oct.        : Au Centre Pastoral : ouverture de l’année pastorale à 9h. Venez avec vos

 

                     bréviaires. Et que les prêtres viennent avec leurs vêtements liturgiques.

 

18 oct.        : Journée mondiale des missions. Quête impérée pour les O. P. M.

 

18-21 oct.   : Conférence Episcopale à Natitingou.

 

N. B. - Le thème de cette année pastoral est sur le Fils bien-aimé de Dieu. En l’écoutant et en le contemplant, redécouvrons-nous fils et filles aimés de Dieu pour mieux l’annoncer. Améliorons nos relations de confiance, de tendresse et d’amour envers Dieu et le prochain.

 

- Les noms des nouveaux responsables des secteurs paroissiaux sont attendus au plus tard le 15 septembre 2020 à la Curie diocésaine

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin

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