« Face à la complexité des situations auxquelles vous êtes confrontés, je vous invite à approfondir votre vie de prière et votre formation continue ; que celle-ci soit à la fois spirituelle et intellectuelle…Vivez avec simplicité, humilité et amour filial votre obéissance à l’Evêque de votre diocèse. Edifiez vos communautés chrétiennes par votre exemple en vivant dans la vérité et la joie vos engagements sacerdotaux : le célibat dans la chasteté et le détachement des biens matériels ». Tout prêtre doit pouvoir se sentir heureux de servir l’Eglise «(Africae Munus 110-111).

Le Pape Benoît XVI est vraiment soucieux de la sainteté du clergé. Dans Africae Munus, il nous a réservé une place de choix. Etre des pasteurs selon le cœur de Dieu, voilà l’essentiel pour les prêtres, définis par le Pape comme « collaborateurs proches et indispensables de l’Evêque » ayant la charge de poursuivre l’œuvre d’évangélisation. Je voudrais reprendre quelques points de notre rencontre, le jour de la fête du Sacré-Cœur.

Comme les apôtres s’accrochant à la Vierge Marie au cénacle, dans l’attente de l’Esprit Saint, nous voici réunis à l’Etoile Notre-Dame en cette journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres, pour nous confier à l’intercession des moniales cisterciennes. Ce sont des assoiffées d’Absolu, qui aiment les prêtres et prient jour et nuit  pour nous. Ici on chante avec les anges. Ici règne le silence plein de Dieu, et tout porte à la prière : les fleurs, la cloche, les arbres, les bâtiments, les allées, et bien sûr le sourire toujours radieux et paisible de ces adoratrices et contemplatives du Cœur Sacré de Jésus.  Nous sommes venus ici principalement pour prier et adorer. La prière c’est le devoir le plus intime et le plus utile de notre ministère sacerdotal. Elle révèle le degré de notre confiance en ce Dieu tout-puissant. Elle seule assure le succès de notre apostolat. Nous devons prier et travailler pour tous, pour les bons et les méchants, pour  les paresseux et les ingrats, les syndicalistes et les grévistes, la mouvance et  l’opposition, les musulmans et les incroyants, les malfrats et les ennemis de Dieu etc. Le Père du mensonge, sachant que la prière est pour lui une déclaration de guerre, nous pousse facilement à la paresse, à la médiocrité, à l’oisiveté ou alors à la distraction et à l’activisme. Nous sommes les plus exposés à ses machinations diaboliques.  Pour tenir bon, et même pour le déstabiliser et le vaincre, il faut contempler le Christ qui nous a tant aimés. Comprenez que le sacerdoce est une fonction hautement  périlleuse si la prière intérieure  n’est pas constante. Pour y parvenir, il faut être passionnés de Jésus et de son Peuple saint.

Notre rôle exige la sainteté. La sainteté du prêtre consiste à avoir  son cœur vissé sur la passion et la résurrection du Christ, doux et humble de cœur, sur son amour infini pour l’humanité et pour l’Eglise. C’est le don de soi jusqu’au bout. Si le prêtre est pasteur en vertu du sacrement de l’Ordre reçu, je tiens à préciser qu’il représente le Christ seulement quand il est inséré dans la communion avec l’Eglise. Le prêtre qui choisit de faire bande à part est un contre-sens. Il se nourrit de susceptibilité maladive et  perd la raison. Il devient très vite comme un tambour troué qui résonne faux. Prendre le temps de s’asseoir pour dialoguer paisiblement, manger ensemble, prier ensemble, partager ce qu’on nous offre, voilà des actes qui paraissent banals mais qui, en réalité, alimentent la joie et l’amour de vivre ensemble et d’être unis. N’omettez pas de dire le chapelet ensemble. Le ministère de la communion (prêtres-Evêque-Pape) exige d’être dociles à l’Esprit de Dieu et soumis à l’Eglise du Christ. C’est cette forme de vie dans l’Eglise-Famille qui m’oblige à parler de la correction fraternelle, pour qu’il y ait un seul clergé et un seul presbyterium, un seul cœur et une seule âme. Le Pape Benoit XVI, dans son dernier message de carême au sujet de l’attention à l’autre, nous écrivait ceci : « Dans l’Eglise des premiers temps, on se souciait non seulement de la santé corporelle du frère, mais aussi de celle de son âme en vue de son destin ultime ». Dans l’Ecriture Sainte, nous lisons : « Reprends le sage, il t’aimera. (S’il n’est pas sage, il s’endurcira). « Donne au sage, il deviendra plus sage encore ». (Pr 9, 8). Le Christ lui-même nous commande de reprendre le frère qui commet un péché (cf. Mt 18, 15). Il ne faut pas se taire face au mal, sinon on devient des complices. Rapprochez-vous du frère, au moment opportun, et avec des mots aimables, reprenez-le pour son bien et pour le bien de toute la communauté.

Chers amis, le monde a besoin de notre sincérité, de notre foi et de notre enthousiasme. Soyez des prêtres joyeux et transparents. Ayez en horreur les lettres anonymes. Certains se sont spécialisés dans cette sale besogne de sabotage. Et ils se croient cachés. Vous, ne les imitez pas. Le Père du mensonge aime souvent se déguiser en donneur de leçons. Il adore humilier et discréditer les serviteurs de Dieu. Dans la correction fraternelle, il ne s’agit pas d’humilier le frère, encore moins de le juger et de l’envoyer rôtir en enfer avant sa mort, par des paroles blessantes. Le reproche chrétien n’est jamais fait dans un esprit de mépris, de règlement de comptes, de vengeance, ni même de délation. Il doit être toujours animé par l’amour et le respect de la dignité de l’autre. Il faut qu’il soit une preuve de bonté envers le frère prêtre. Toute personne a besoin du regard plein de tendresse de son  semblable.

Chers amis, forgeurs de saints, édifions nos Communautés par l’exemple d’une saine amitié sacerdotale, fortement enracinée dans l’amour du Christ. J’insiste : redécouvrons l’importance de la correction fraternelle pour marcher ensemble vers la sainteté. Comme les maillons d’une chaîne, tenons-nous solidement. Si quelqu’un vient à fléchir, que les plus proches se coalisent rapidement pour l’empêcher de s’enfoncer dans la boue morale et spirituelle. Même le juste tombe sept fois (Pr 24, 16), dit l’Ecriture Sainte. Ce n’est pas un encouragement à tomber, mais à reconnaître humblement ses limites. Aucun de nous n’est parfait, ni même votre Evêque. Aucun de nous n’a été conçu sans le péché originel. La seule personne qui ait bénéficié de ce privilège unique au monde, c’est la Vierge Marie. Et c’était en vue de la maternité divine. Ne jouons donc pas aux parfaits. Qui fait le saint, fait tout simplement l’imbécile, car nous sommes tous faibles. L’Apôtre Paul le dit en des termes plus élégants: « Nous portons ce trésor (le Christ puissant) dans des vases en argile (nos corps fragiles) » (2 Co 4,7). Ne nous habituons donc pas à prendre des masques. Ils ne couvrent jamais tout le corps. Les gens ne sont pas dupes. Un âne, qui porte sur sa tête un masque d’homme, croît tromper ceux qui le regardent. Mais il oublie que ses quatre pattes et ses sabots sont bien visibles et le ridiculisent. En outre, tôt ou tard, les masques s’effritent d’eux-mêmes, au moment où on s’y attend le moins, et peuvent plonger l’expert en tricherie dans une confusion terrible et totale. Jetons constamment un regard vrai sur nous-mêmes, en comptant sur la miséricorde de Dieu. La vérité nous rendra libres et nous aidera à modeler humblement notre vie sur le Christ Pasteur et Tête de l’Eglise.

Nous sommes dans une région pauvre. Ne rêvons pas de vivre au-dessus de nos moyens. D’ailleurs l’esprit de détachement nous est fortement exigé par notre Seigneur. C’est la première béatitude. Mais cela ne nous empêche pas de demander  à tout le peuple de Dieu de nous soutenir. Cette aide peut se manifester de diverses manières : offrandes de messes, ornements liturgiques, Liturgie des Heures, Missels d’autel, calices, ciboires, engins de déplacement surtout les motos, appareils de sonorisation, aides financières pour la formation des séminaristes qui deviennent nombreux et la scolarisation des enfants des villages et périphéries; des tôles ondulées pour couvrir  les chapelles en construction, forages ou puits etc. pour les communautés qui manquent d’eau potable. Tout cela s’obtient par des bienfaiteurs que nous envoie la Divine Providence, pourvu que nous nous engagions à évangéliser les petits et les pauvres, en devenant leurs défenseurs et leurs amis.

Enfin, pour alimenter et fortifier notre esprit dans la formation continue, nous indiquons le « Catéchisme de l’Eglise Catholique », le « Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise », « Presbyterorum Ordinis », « Pastores dabo vobis », le « Directoire pour le Ministère et la Vie des prêtres » ; « le Prêtre, pasteur et guide de la Communauté paroissiale », l’instruction « Redemptionis Sacramentum », (sur certaines choses à observer et à éviter concernant la très sainte Eucharistie), et bien sûr « Africae Munus»…

+ Pascal N’KOUE  
Omnium servus

 


NOMINATIONS
Toutes ces nominations prennent effet le 1er septembre 2012.


1.    Secrétaire particulier de l’Evêque et chargé des affaires domaniales :
       Christian DEGBE ; il résidera à l’Archevêché.


2.    Coordinateur de la Pastorale diocésaine (Aumônier des Œuvres) : Père Ernest DEGUENONVO. Il résidera  à la Maison des œuvres.


3.    Curé de la nouvelle Paroisse de Boko et Aumônier de l’hôpital de Boko : Père Max-Cyr LAFIA. Il résidera provisoirement à la Maison des œuvres.


4.    Curé de la paroisse Saint Martin de Papanè et Aumônier de l’hôpital de Papanè : Père Aristide GONZALLO.


5.    Vicaire à la paroisse Saint Martin de Papanè : Père Appolinaire KADJO.


6.    Responsable de la nouvelle quasi Paroisse Saint Laurent de Wansirou : Père René DOGNON. Il résidera à la Paroisse Saint Joseph de la Gare.


7.    Responsable de la menuiserie Saint Joseph de Parakou : Père Jean GBASSI, il résidera à la Maison des œuvres.


8.    Aumônier diocésain de la jeunesse, exorciste et vicaire à la Paroisse Saint Joseph de la Gare : Père Jonathan CAPO-CHICHI.


9.    Curé de la Piste ; Aumônier du Centre Hospitalier Départemental et de l’hôpital des Armées : Père Damien DAKIN. Il résidera à la  Cathédrale.


10.    Diacre Stagiaire à la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Tchaourou :  Freddy TOSSOU.


11.    Diacre accompagnateur de la Communauté Catholique anglophone : Patient SEKO, du diocèse de Natitingou.

 


Nouvelles de famille
◄  Notre famille diocésaine bénit le Seigneur pour les deux Sœurs Viviane OBOE et Clémentine ARAWO, qui ont fait leurs premiers vœux le mois dernier dans le Congrégation des filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus.

◄ Le Collège technique Don Bosco ouvre en octobre prochain le 1er Cycle de la  section Génie Civile. Quant aux sections de la mécanique-générale, de la mécanique-auto, et de l’électricité, elles ouvriront le 2è cycle. Quel bonheur pour nous tous !

◄ Nous avons confié désormais officiellement aux Oblats de Saint François de Salles l’Aumônerie de l’Université de Parakou et sa réorganisation, ainsi que la formation des Formateurs.
 
◄ A la rentrée d’octobre 2012, l’Archidiocèse créera deux écoles maternelles et trois écoles primaires à Papanè, à Albarika et à Kpébié. Cette dernière sera une école bilingue (français-anglais). Rapprochez-vous du Directeur Diocésain de l’Enseignement catholique pour plus d’information.

◄ Avec les Séminaristes et les scouts, nous programmons ce mois-ci de faire du reboisement. Je demande à toutes les paroisses de leur venir en aide.

◄ Plusieurs agents pastoraux nous quittent pour d’autres missions : Père Angel MARQUINA et Sœur   Françoise DIONE. Nous les remercions et prions pour eux.

◄ Les Ordinations diaconales des séminaristes Gilles KIMBA, Albert DAKIN, Moïse DEGODO, Marius OBA, Roland OKRY auront lieu le 11  août à 9 h 30 à la cathédrale. Les ordinations presbytérales auront lieu le 12 janvier 2013 à la Cathédrale.

N.B. Le pèlerinage national de Dassa aura lieu du 17 au 19 août 2012.



Quelques dates

1er     juillet :        Sacrement de Confirmation à l’Université de Parakou à 9 h.  

       
4        juillet :      Au Monastère l’Etoile Notre-Dame.


8        juillet :          Grand rendez-vous des couples et familles au Centre Pastoral G. Riobé, et création de l’Association des «Papas Catholiques ».


8-11    juillet :      Session des aspirantes au Centre Pastoral  G. Riobé.


11       juillet :      Vœux solennels des Sœurs Chimène et Clémence au Monastère l’Etoile Notre-Dame.


11-14  juillet :            Session des aspirants au Centre Pastoral G. Riobé.


13-15  juillet :   Visite pastorale à Papanè.


16-23  juillet :                 Camp des Séminaristes au Centre Pastoral G. Riobé.


22      juillet :      A 9 h 30,  rite d’admission et ministères de lectorat et d’acolytat des séminaristes au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme.


23-28 juillet :     Mariapolis à Parakou au Centre Pastoral G. Riobé.


29      juillet :    Jubilé des 60 ans de l’ACF (Action Catholique des Familles) au Bénin.


30-31 juillet : A Kara, ouverture du 2è chapitre général des  Sœurs P.S.P.


30-03   août :   Retraite sacerdotale au Monastère l’Etoile Notre-Dame, prêchée par le R.P. BONJOUR.


                       

« Les écoles catholiques sont de précieux instruments pour apprendre à tisser dans la société, dès l’enfance, des liens de paix et d’harmonie par l’éducation aux valeurs africaines assumées par celles de l’Evangile. J’encourage les Evêques et les Instituts de personnes consacrées à œuvrer pour que les enfants en âge de scolarisation puissent fréquenter une école : c’est une question de justice pour tout enfant et, bien plus, l’avenir de l’Afrique en dépend». (Africae Munus  n° 134.)
Cette belle définition de l’école catholique, selon le Pape Benoît XVI, m’a bouleversé. C’est un appel vibrant à aller à la rencontre des enfants et des jeunes là où ils sont, pour les aider à s’épanouir dans les réalités africaines, éclairées par la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Nous sommes en crise. Les mœurs s’effondrent. Les repères sont brouillés. Les villages se dépeuplent au profit des villes. Les villes promettent beaucoup de facilités et de commodités, mais offrent surtout, à cause des médias sans censure, la promiscuité, la délinquance, le parasitisme et d’abord le relâchement de nos bonnes coutumes ancestrales comme la solidarité, l’hospitalité, le respect de la vie et la vénération des anciens. Il faut une intervention énergique à tous les niveaux et spécialement dans le domaine de l’enseignement.
    L’école est d’abord l’affaire de la Nation béninoise, mais aussi de l’Eglise, de la société, des familles, de tous et pas des seuls enseignants. L’Ecole  publique a besoin de l’école catholique. Mais l’Etat  ou le Gouvernement a un rôle de garant en matière d’éducation. Il faut qu’il dicte de façon responsable une vision commune, une  morale commune, une orientation commune. C’est la nation qui détermine  le type d’homme à bâtir communautairement  comme sujet de droits et de devoirs. Les programmes d’études et les diplômes profanes sont de sa compétence. Un budget important devrait être voté chaque année pour l’éducation si on veut limiter les dégâts des programmes dans ce secteur très sensible. Cependant, les établissements scolaires  catholiques doivent jouir dune autonomie réelle en vue "du meilleur et du plus" que l'Eglise apporte à la société.
 Mais les premiers  responsables des enfants,  ce sont  les parents. Être papa ou maman, c’est avant tout une joie. Les enfants, quel bonheur ! Mais aussi quelle croix, quel tourment ! C’est une mission exigeante qui repose sur l’exemplarité. L’éducation n’a jamais été facile. Elle commence au berceau. Les parents y jouent un rôle déterminant. Ils peuvent favoriser, retarder ou étouffer une noble vocation.
Les deuxièmes responsables sont les enseignants, d’où la formation chrétienne de nos maîtres et professeurs dans une Ecole Normale Catholique. Si la famille est considérée comme église domestique, l’école doit être vue comme l’extension de cette même église domestique. Les élèves y seront encadrés par un corps professoral soudé, solidaire, compétent et exemplaire du point de vue des valeurs humaines, morales et spirituelles. Ce sont là les conditions à réunir pour une éducation saine, complète, constructive et épanouie, menée sous le regard de Dieu. Car « le plus accompli des enfants des hommes, s’il lui manque la sagesse qui vient de Dieu, sera compté pour rien » (Sag. 9,6). Veiller à une rémunération juste du personnel peut aider à renforcer la crédibilité de l’Eglise.
Toute formation de qualité coûte cher. L’Etat doit être sollicité. Halte donc aux initiatives douteuses et aux improvisations de pacotille qui nous viennent d’autres pays et que nous accueillons béatement, alors qu’elles sont conçues dans le but de déstabiliser nos sociétés. L’amélioration des programmes  scolaires est un impératif.  L’homme n’est pas que « main qui écrit dans un bureau ». Il est à la fois TETE, BRAS  et CŒUR. D’où l’importance de la formation non seulement intellectuelle mais aussi technique et spirituelle. La politesse, la ponctualité, le respect dû à l’autorité, le souci du bien commun, l’effort de l’écoute de l’autre et la courtoisie, ce sont des valeurs humaines, universelles et indispensables pour la santé de la Cité terrestre. Cependant  nous donnerons toujours si peu si nous ne donnons que des choses humaines (Benoît XVI),  d’où pour l’Eglise catholique, l’importance de la transmission de la foi en Jésus Christ, c’est-à-dire l’orientation de tout l’être vers le Dieu qui nous a créés par amour…
L’éducation aux valeurs africaines n’est pas à négliger. L'Afrique Noire a beaucoup à apporter à notre monde moderne. En effet, malgré les idées afro pessimistes, nos enfants, dans les villages, sont encore formés aux relations socio-communautaires. Malheureusement, tous les groupes ethniques s'ouvrent sans discernement au monde global dans les domaines variés comme la musique, la danse, la sculpture, la culture. Mais malgré tous les bouleversements ici et là, l'Afrique a encore une culture originale, chaleureuse et pleine de sagesse que nous avons intérêt à inclure dans nos programmes d'enseignement scolaire, et cela de la maternelle à l'université. Cette prise en considération de notre patrimoine culturel est absolument indispensable pour un développement économique authentique et harmonieux.
Nos langues vernaculaires devront être introduites progressivement à l’école. Nous sommes très portés sur l'audiovisuel. La surabondance des portables et des vidéo-clubs en sont la preuve, mais nous ne pouvons pas délaisser l’écrit et la lecture qui sont des outils irremplaçables de communication. Car l’éducation demande une vision cohérente et globale de toute la personne humaine. Bien éduquer est le moteur essentiel du progrès. A chaque génération sa pédagogie. Il faut mettre en place des structures adéquates, mais surtout un investissement en personnel dévoué, prêt au sacrifice et d’abord équilibré sur le plan affectif, culturel et spirituel. Nous avons besoin de plus de rigueur dans nos méthodes d’enseignement des sciences et des techniques modernes. Mais si nos préoccupations majeures ne sont pas d'ordre moral et spirituel, repensé par nous-mêmes à la lumière de l’évangile, l'égocentrisme, la corruption et le relativisme augmenteront les injustices révoltantes et nous asphyxieront tôt ou tard.
    Partons d’un constat. Nous avons plein de diplômés sans emploi, or il y a du travail partout en Afrique. Cela signifie que l’intelligence a été mal remuée. Nous ployons sous le poids de la dette internationale. Nous végétons dans un continent luxuriant parce que nos mains sont comme paralysées. Elles n’ont pas été valorisées à l’école  et par l’école. Notre système scolaire en est pour quelque chose. Nous n'avons pas tenu compte de l'agriculture et des métiers traditionnels d’où la plupart des Africains tirent leur pitance et leur  subsistance. Disons-nous la vérité, le coton n’enrichira jamais le paysan, tout comme  l’essence « kpayo » n’améliorera jamais la vie sociale du village. Economiquement, notre jeunesse est peu créative parce qu'on n'a pas souvent considéré les possibilités de développement du marché intérieur. On n’a pas pris en compte les besoins réels des populations locales. Ce qui peut nous détruire se vend à vil prix, et est à portée de main. Et l’Afrique continue d’être en retard dans tous les secteurs. N’est-ce pas parce que le cœur qui doit être tourné vers les réalités d’en haut s’embourbe dans l’artificiel, le superficiel, l’éphémère et les illusions que nous servent les médias peu recommandables et certaines ONG-sangsues qui travaillent à nous maintenir anémiés ? « Afrique, lève-toi», nous dit le Pape. C’est désormais notre cri de ralliement. Le Père des cieux nous appelle. L’éducation de la conscience doit être ciblée pour  écouter la voix de Dieu qui parle à notre cœur. Car « science sans conscience n’est que  ruine de l’âme ».
 En termes clairs, si nos écoles catholiques ne s’ouvrent pas abondamment aux non catholiques, nous n’avons rien compris de la mission évangélisatrice de l’Eglise. Si nous ne faisons que vendre nos services aux riches, nous sommes des affairistes  véreux. Si nos écoles ne s’activent que pour former des élites académiques, des professionnels brillants, des gens très cultivés et des techniciens hors pairs, nous faisons  encore trop peu. Si nous ne sommes pas préoccupés d’évangéliser c’est-à-dire de travailler à ce que les cœurs de pierre se transforment en cœurs compatissants, doux et humbles, charitables, serviables et soucieux d’aider les faibles à se relever, nous sommes à côté de la plaque. « En effet que sert à l’homme de gagner tout l’univers s’il vient à perdre son âme ? », surtout que  « l’homme comblé, qui n’est pas clairvoyant, ressemble au bétail qu’on abat. » L’enseignement catholique ne peut donc pas se couper des réalités d’en haut. Dieu doit être le premier servi. La doctrine sociale de l’Eglise trouvera toute sa place ici. Car « dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur ». D’où l’importance de la formation des prêtres aumôniers pour l’animation de la vie spirituelle et des mouvements catholiques dans nos écoles. Tout cela a un prix. Nous chercherons les solutions ensemble. Voilà pourquoi nous invitons les pouvoirs publics à prendre leur responsabilité, et l’Eglise donnera le meilleur d’elle-même pour ce processus d’accouchement d’une nouvelle société.
    Notre ambition devrait être de multiplier les écoles catholiques dans les villages et les couches défavorisées, avec des enseignants qui ont une réelle vocation éducative, et s’efforcent de créer la confiance avec les parents. Il faut que  de nombreux enfants aient accès à un enseignement de qualité. « C’est une question de justice pour tout enfant et, bien plus, l’avenir de l’Afrique en dépend. » (Benoît XVI). En tout cas, si nous ne nous mettons pas ensemble pour bien éduquer nos enfants, nous périrons tristement ensemble, comme les voyageurs du fameux Titanic qu’on croyait insubmersible.
+Pascal N’KOUE
 Omnium servus

 


Nouvelles de famille


◄  Après plusieurs années de service dans notre diocèse, le P. Dominic WABWIREH, sma, le Frère Camille MAHOUMBA, et la Sœur Julie FONGNIKI, ocpsp, nous quittent pour d’autres missions. Nous les remercions vivement et prions pour eux.
◄  Nous remercions le R.P. Jacques JULLIA et le Dr. Léon Bio BIGOU pour leurs brillantes conférences sur le Borgou.
◄  Le 9 mai dernier, au sanctuaire du Christ Rédempteur de l’homme, ont été convoqués les états généraux de l’Enseignement catholique par la Conférence Episcopale du Bénin.
◄ J’encourage fortement la « Ganni » des chrétiens Batonnu. La 3è édition a eu lieu le 19 mai dernier sur la paroisse de Guêma. Cette fête mérite un approfondissement pour une meilleure inculturation.
◄ Prions pour le repos de l’âme de la maman de Mme Justine TOSSOU, secrétaire de l’archevêché.
◄ Pour la Fête-Dieu (10 juin) ou Fête du Saint Sacrement, organisez dans les rues la procession avec le Saint-Sacrement pour que Jésus, le Sauveur, Vainqueur du péché et de Satan, bénisse tout le monde. C’est notre manière de lui dire notre vive gratitude, pour ce résumé de tous ses bienfaits qu’est le pain eucharistique ; c’est le saint-sacrifice qui nous donne la vie même de Dieu.
◄ Pour la journée mondiale de la sanctification des prêtres, que tout le peuple de Dieu ait une intention spéciale pour les prêtres qui en ont le plus besoin.
◄  A ceux qui partent bientôt pour les vacances, nous souhaitons qu’ils mettent à profit ce temps de changement d’activités et qu’ils ne négligent pas leur vie spirituelle.
◄  Nous souhaitons une bonne fête aux papas et aux mamans respectivement le 3 et 17 juin. Le 8 juillet, nous aurons une grande rencontre des couples au Centre Guy Riobé.
◄  N.B : Du 23 au 28 juillet, il y aura la Mariapolis (Ville de Marie) à Parakou sur la nouvelle évangélisation. C’est une bénédiction pour notre diocèse. Tout le monde y est invité.
________________________________________


Quelques dates

2 juin     : Confirmations à Albarika à 9h30.
3 juin     : Confirmations à St Joseph d’Allaga à 10h.
5 juin     : Conseil pour les affaires économiques à 9h30, à l’Archevêché.
6 juin     : 9 h : Réunion des recteurs des séminaires du Bénin à l’Archevêché.
8 juin     : Au monastère Notre Dame de l’Etoile pour un entretien avec les moniales.
10 juin   : Confirmations à Titirou. Fête solennelle du Saint-Sacrement,sacrement de l’unité,

              qui rassemble dans le Christ tous les hommes et toutes les ethnies.
15 juin     :   Journée mondiale pour la sanctification des prêtres : tout le presbyterium se retrouve au
                  monastère de l’Etoile Notre Dame. Merci d’avance à nos moniales.
16 juin    :    Journée de l’Enfant Africain. A 10h, messe à la cathédrale.
17 juin     :    Confirmation à Okedama à 9h30.
22 juin     :    A 9h30, réunion à l’Archevêché pour la redynamisation de l’enseignement catholique.
24 juin     :    Confirmations à Banikanni.
27 juin     :    Conseil Presbytéral à 9h30 à l’Archevêché.

    ABONNEMENT POUR UN AN
    Dans l’Archidiocèse de Parakou : 1.000 F CFA
    Au Bénin : 2.000 frs ;
    A l’extérieur : 10 euros
CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


« Vous, les femmes catholiques, vous vous inscrivez dans la tradition évangélique des femmes qui assistaient Jésus et les apôtres (cf. Lc 8, 3) ! Vous êtes pour les Eglises locales comme leur « colonne vertébrale », car votre nombre, votre présence active et vos organisations sont d’un grand soutien pour l’apostolat de l’Eglise. Quand la paix est menacée et la justice bafouée, quand la pauvreté est grandissante, vous êtes debout pour défendre la dignité humaine, la famille et les valeurs de la religion. » (Africae Munus, n°58).

Cette constatation judicieuse faite par le Pape Benoît XVI vient de l’amour de Jésus pour les femmes. En son temps, il y avait très peu de mixité. Etre en compagnie des femmes était mal vu. Mais Jésus est totalement libre.  Il est sans complexe. Sur les femmes, il a un regard à la fois de respect, de pureté et de sympathie.

Il accepte que de nombreuses femmes l’accompagnent dans ses allées et venues. Ce sont : Marie de Magdala, Jeanne, Suzanne etc. (Lc 8, 1-3). Ce sont des femmes précises : d’anciennes malades guéries, des pécheresses publiques pardonnées. Bref, ce ne sont pas des femmes à priori de  bonne renommée,  ni de grande vertu. Jésus est le Sauveur. Il accueille ces femmes considérées comme : « quantité négligeable » dans le groupe de ses disciples. C’était une grande révolution, une nouveauté absolue ! Il rame à contre-courant. Il n’est pas victime des mentalités de son époque. Il n’a pas peur du « qu’en dira-t-on ». Ce qui l’intéresse vraiment, c’est de sauver par son amour immense les méprisés, c’est de remettre debout ces femmes pour elles-mêmes, pour la société, pour Dieu.

Rien dans son comportement ne reflète la discrimination féminine,  pourtant habituelle à son époque. La femme courbée, il l’appelle du titre prestigieux de « fille d’Abraham », alors que seule existait l’expression « fils d’Abraham » (Lc 13,16). La voilà égale à l’homme parce que créée avec l’homme à l’image de Dieu. Plus loin,  Il prend la défense de la femme de  mauvaise vie  qui répand de l’huile parfumée sur ses pieds et les essuie avec ses longs cheveux (Lc 37-47). Scandale pour les clients de la prostituée ! Et puis, il y a la femme adultère surprise en flagrant délit avec un monsieur  dont on ne parlera jamais. Jésus la sauve de justesse par cette phrase devenue désormais célèbre : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre » (Jn 8,3-11). Il fait l’éloge de la pauvre veuve qui venait de donner deux piécettes : « … Cette veuve sans ressources a mis plus que tout le monde… » (Lc 21,3). Il est plein de compassion pour la veuve de  Naïm dont le fils unique venait de mourir. Jésus lui redonne la vie et le rend à sa mère (Lc 7,13…) Et que dire de Marthe et Marie de Béthanie, sœurs de Lazare qu’il a sorti du tombeau, après avoir pleuré devant tout le monde. Et pourtant c’est interdit à l’homme de pleurer devant la femme…

Avez-vous remarqué que l’Apôtre Paul commence sa deuxième épitre à Timothée en faisant l’éloge de la foi de sa mère et de sa grand-mère ? Cet apôtre, taxé à tort d’ennemi des femmes, est plutôt plein de gratitude envers ses collaboratrices. La longue liste des femmes au chapitre 16 de sa lettre aux Romains est éloquente. A propos de la diaconesse  Phébé qu’il appelle « notre sœur », il ajoute ceci : « beaucoup sont en dette avec elle, moi le premier ». Il salue madame (Prisca) avant son époux (Aquila). Ce n’était pas courant. Plus loin, il écrit « Saluez MA CHERE Persis qui travaille bien pour le Seigneur… ». Il n’y a pas beaucoup de pasteurs capables d’écrire une lettre pastorale avec ce style si affectueux et si familier envers les femmes.

O femmes catholiques, aimez lire et méditer ces pages bibliques. Elles sont de toute beauté. Elles chantent votre dignité. Vous êtes des privilégiées de Dieu. Admirez Jésus, contemplez-le. Mais n’oubliez jamais la femme qui l’a formé, la Reine des cieux et de la terre. Revenez souvent sur la Passion et sur la toute première apparition de Jésus au matin de Pâques. Aucune femme n’a jamais condamné Jésus durant sa vie ; et elles furent les premières à voir le Ressuscité « en chair et en os ». Ce n’est pas banal. Plus que voir, elles furent les premières à être envoyées par Jésus lui-même pour annoncer aux apôtres qu’il était bien vivant. Elles sont les premières missionnaires du Ressuscité. En posant sur les femmes un regard nouveau, Jésus les a appelées à un rôle nouveau dans la communauté nouvelle. Décidément, les femmes imprégnées de l’esprit de Jésus peuvent beaucoup pour aider l’humanité à ne pas déchoir.

En effet, nous commençons à vivre dans le cœur et le sein de la femme. Même le processus de l’incarnation a débuté sur terre grâce au oui d’une femme. Souvenez-vous que  Eve signifie la porteuse de vie ou la vivante. La promotion de la femme devrait être avant tout la promotion pour la culture de la vie qui se donne par amour. L’Eglise compte sur vous pour créer une « écologie humaine par l’amour et la tendresse »  (Africae Munus n°59). N’acceptez pas que des pharaons modernes fassent de vos ventres des tombeaux permanents pour les enfants que Dieu nous donne.

Contemplez la Vierge Marie, elle méditait tout en son cœur. Cette attitude de foi et d’abandon de soi à Dieu  correspond bien à la mission de la femme. Le surnom qu’elle s’est donnée c’est « Ancilla Domini », servante du Seigneur. Imitez sa soumission à la volonté de Dieu. Non seulement vous donnez la vie, mais vous formez l’humanité d’abord en votre sein. Que votre sourire ne nous manque jamais. Vous nous portez, vous nous faites grandir en vous, vous nous enfantez, vous nous chérissez, vous nous éduquez, vous nous faites découvrir que plus on s’abaisse  plus Dieu nous élève. Plus on sert et plus on règne, plus on est humble et plus on est grand. Si vous refusez de jouer ce rôle de femmes fortes en vie intérieure  pour déserter les foyers et singer les défauts de l’homme, vous perdez votre féminité.

Ne cédez donc pas à la violence facile et à l’agressivité verbale. On vous  fait croire que la tendresse est une faiblesse. Sainement vécue, elle est plutôt une force. Elle est la manifestation de l’amour divin. Elle est signe de maîtrise de toutes les violences afin de laisser transpirer la douceur, la délicatesse, le respect de l’autre, la gratuité, le don de soi, l’ouverture du cœur, le pardon. Ce qui exprime le mieux l’amour c’est la tendresse doublée de compassion.  Les malades, les pauvres, les fragilisés de la vie, les souffrants, les petits enfants, les personnages âgés, les handicapés ont un grand besoin de personnes pleines de tendresse. Votre féminité et votre instinct maternel vous prédisposent à cela et valent plus que l’or et le diamant.


Comment ne pas penser ici aux femmes docteurs de l’Eglise : Thérèse d’Avila,  Catherine de Sienne, Thérèse de Lisieux. Elles ne possèdent pas la science théologique au sens technique du terme. Si l’Eglise leur reconnaît le rôle d’enseignantes, alors qu’elles ne se sont jamais inscrites dans une faculté de théologie, c’est grâce à leur foi, à leur vie spirituelle, à leur tendresse évangélique, à leurs écrits qui orientent vers Dieu. La femme peut donc être enseignante et pas seulement enseignée. Et dans la vie pratique, la femme peut être plus proche de Dieu qu’un théologien purement spéculatif, tout comme un laïc peut être plus proche de Dieu qu’un prêtre. Une femme mariée peut être plus proche de Dieu qu’une consacrée. Enseignez-nous la pudeur, la persévérance et la fidélité. Notre monde est super érotisée. Combattez contre la pornographie, source de beaucoup de désordres. Dites aux filles de protéger leur pureté et non d’avoir des relations protégées. Les pilules contraceptives sont des déchets toxiques pour toute femme qui se respecte. Une salope est tout sauf une femme libre. Une fille qui se donne facilement trouvera difficilement un homme qui s’engage durablement envers elle. Dites aussi aux garçons qu’on ne joue pas avec le cœur d’une fille. C’est criminel. Pour gagner cette bonne guerre, il faut la foi en Jésus-Christ, la volonté de faire des sacrifices, le renoncement à ses propres désirs égoïstes. Il faut donner le temps au temps. L’amour véritable prend patience. L’heure de Dieu est  toujours la meilleure.

Travaillez donc à la restauration de l’image de la femme. Faites en sorte que les divorces s’arrêtent.  Je suis conscient que je vous en demande un peu trop. C’est tout simplement parce que vous êtes les premières "complices" de Dieu. Les feuilletons que vous aimez tant présentent souvent des hommes voyous et des femmes perturbées. On y encourage la consommation des plaisirs immédiats et trompeurs. On vous fait avaler des petits  mensonges de bonheurs éphémères et artificiels qui conduisent les jeunes à la voie de garage précoce.
   
Où veux-je en venir ? A certaines revendications des femmes dans l’Eglise. Que vous  réclamiez votre part de responsabilité dans l’Eglise, ce n’est que justice. Mais c’est la SAINTETE qui est vraiment requise de tous et non telle fonction ou tel poste particulier. La soif de pouvoir n’est pas évangélique ni chez l’homme, ni chez la femme.

Je lance enfin un cri : Donnez-nous des saints. Donnez-nous beaucoup de saints. Grandissez vous-mêmes en sainteté. Remplissez vos cœurs de louange divine. Ce sont  les familles  saintes et surtout des femmes saintes qui donnent des saints. « Je veux que mes filles soient saintes », disait souvent Madame Zélie MARTIN. Ses cinq filles sont devenues des religieuses. Et l’une d’elles, sans jamais sortir du Carmel,  a été déclarée sainte patronne des missions : Sainte Thérèse de Lisieux.

O femmes catholiques, nous avons tous besoin de vous. Les papas catholiques ont besoin de vous. Les prêtres ont besoin de vous. Les consacrés  ont besoin de vous. La société a besoin de vous. Les enfants à l’école ont besoin de vous. Les malades dans les hôpitaux ont besoin de vous. Les vieillards ont besoin de nous. N’entrez pas dans la logique des grèves sauvages et injustes à cause des primes. Prenez de la hauteur. Je vous en supplie, aidez-nous et délivrez-nous comme l’ont fait autrefois Esther et Judith.

     Intensifiez votre dévotion envers la Vierge Marie par la récitation pieuse et fervente du chapelet tous les jours dans vos familles. La Vierge ou "La maman", comme aimait l’appeler Marthe ROBIN, aide beaucoup à la conversion des pécheurs, à la paix et à l’union des cœurs. Si les épouses arrivaient à convaincre leurs époux de prier ensemble et de manger ensemble, l’Eglise se renouvellerait aussitôt et la société aussi.


+Pascal N’KOUE
 Omnium servus

 


Nouvelles de famille
◄  L’Archidiocèse de Parakou manque cruellement d’écoles catholiques. Engageons-nous pour que chaque grosse communauté ait son école primaire d’ici 2020.
◄ Plusieurs quêtes sont impérées pendant la semaine sainte pour les O.P.M. (Rome). En effet plus de 1500 diocèses recourent à Rome pour être aidés. Les O.P.M. ont pour but de promouvoir l’esprit missionnaire universel au sein du Peuple de Dieu.
◄ Comment ne pas féliciter les prêtres qui s’engagent pour les célébrations pénitentielles avec confessions individuelles.
◄ L’Economat rappelle que les 6.000 F/mois que les prêtres doivent cotiser pour leur retraite n’est pas facultatif.
◄ La Fondation belge Hubi et Vinciane, qui soutient nos deux hôpitaux diocésains, nous visite ce mois-ci. Elle est la bienvenue. Qu’elle soit  vivement remerciée  pour ses nombreux efforts.
◄ L’Hôpital St André, spécialisé en ophtalmologie, est bien la propriété de notre famille diocésaine. Nous félicitons le Dr Andrew Potter et son équipe qui font l’honneur de cette structure.
◄ Les travaux de construction de l’école bilingue maternelle et primaire (Français–Anglais) Saint Hubert ont démarré. Nous remercions vivement le Groupe Missionnaire de Merano pour son implication décisive à aller jusqu’au bout avec nous. L’école ouvrira ses portes en octobre 2012.
________________________________________

 


Quelques dates


 1er       avril:    Dimanche des rameaux.  Tous les jeunes à Songhaï pour la célébration de cette  journée.
 3         avril:    Presbyterium au Centre Guy Riobé à 9 H 30. Venez avec vos ornements pour la messe en fin de matinée.
 4         avril:    Messe chrismale à la Cathédrale à 9 h 30, suivie d’agapes fraternelles à  l’Archevêché pour    Prêtres et consacré (e) s
 5         avril:    Messe in Coena Domini à la Cathédrale à 19 h. Quête impérée pour l’Union  Pontificale Missionnaire.
 6         avril:    Grand chemin de croix au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’homme.
     Quête impérée pour les Lieux saints en Israël et Palestine.
 7         avril:    A 22 h : Vigiles pascales à la Cathédrale – Alléluia – Alléluia - Alléluia.
 8         avril:    Pâques au Monastère l’Etoile Notre Dame à 9 h. Quête impérée pour la santé des prêtres.
 9         avril:    Lundi de Pâques. Les bureaux de la Curie diocésaine seront fermés.
 11-12  avril:    Visite à Kandi et N’Dali
 13       avril:    Réunion à l’Archevêché à 9h30 sur l’avenir de l’enseignement catholique, à la lumière de « Africae Munus ».
 14-15  avril    :    Visite à Tchaourou – Dimanche de la Miséricorde
 17-22  avril:    Au Sénégal pour visites et sacre du nouvel Evêque de Ziguinchor 
 23-29  avril:   Au Centre Guy Riobé : Formation en gestion-comptabilité des Economes de notre province ecclésiastique et agents pastoraux par le Frère  Emmanuel, Econome de la Conférence Episcopale du Burkina
 27       avril:    Conseil presbytéral à 9 h 30 à l’Archevêché
 28       avril:    Bénédiction de la chapelle de Térou (Paroisse de Bétérou)
 29       avril:    Journée mondiale de prière pour les vocations – Messe au monastère Notre Dame de Kokubu
 30       avril:    Formation permanente pour Jeunes  Prêtres à l’Archevêché à 9 H30


JOYEUSES  FETES DE PAQUES A CHACUN ET A TOUS- ALLELUIA !

 


ABONNEMENT POUR UN AN
    Dans l’Archidiocèse de Parakou : 1.000 F CFA
    Au Bénin : 2.000 frs ;
    A l’extérieur : 10 euros
    CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    « Je sors un chapelet de ma poche. Le chapelet est comme un instrument qu’on peut utiliser pour prier. Il est simple de prier le chapelet. Peut-être le savez-vous déjà, sinon demandez à vos parents de vous apprendre. D’ailleurs, chacun de vous recevra un chapelet à la fin de notre rencontre. Lorsque vous l’aurez en main, vous pourrez prier pour le Pape, pour l’Eglise et pour toutes les intentions importantes. Et maintenant, avant que je vous bénisse tous avec grande affection, prions ensemble un « Je vous salue Marie ».
C’est en ces termes si paternels que le Pape Benoît XVI, lors de sa rencontre avec les enfants, au Bénin, en novembre 2011, a fait la propagande du chapelet. C’était émouvant.  C’était l’image du grand-père assis au milieu de ses enfants et petits-enfants, et leur donnant des conseils pour la vie.
    Avec sa voix douce, il recommandait cette prière si simple et si riche. En observant ce geste du Saint-Père qui sort un chapelet de sa poche, je voudrais vous exhorter tous à avoir toujours et partout un chapelet dans votre poche, ou bien enroulé autour du cou, ou encore au poignet, ou dans vos petites sacoches. Pourquoi ? La réponse est dans ce paragraphe suivant :
 « Quand tu portes ton chapelet sur toi, Satan a mal à la tête. Quand tu le touches, il perd l’équilibre. Quand tu dis ton chapelet, il perd connaissance. Disons notre chapelet fréquemment, pour qu’il perde connaissance continuellement. Peut-être qu’un jour il aura une crise cardiaque, et ne pourra plus travailler. Il y a beaucoup à gagner quand on dit le chapelet, rien à perdre ! Imagine ce qui pourrait arriver si tous les catholiques du monde disaient leur chapelet, le même jour. »
Donc pas de paresse ! Pas de négligence ! Pas d’hésitation ! Les ruses de Satan nous poussent souvent à banaliser cette prière si efficace que certains pourraient  qualifier d’ennuyeuse et   de monotone. Nenni !
Evidemment, il ne suffit pas d’avoir le chapelet sur soi, il faut le méditer, le prier mais aussi le vivre. Dieu merci ! Cette prière biblique est accessible à tous, aux petits et aux grands, aux pauvres et aux riches, aux bien-portants comme aux malades.  Elle peut être dite par les catholiques et les non catholiques. Après le saint sacrifice de la messe, c’est la prière la plus profitable à nos âmes. C’est une prière puissante contre Satan, le démolisseur des vies et des foyers chrétiens. Cela faisait dire au Pape  Saint Pie X : « Si vous voulez que la paix règne dans vos foyers, récitez chaque soir le chapelet en famille ». Le secret pour arrêter les divorces et séparations des couples vient d’être dévoilé. Cette solution est tellement simple que très peu la prennent au sérieux. Elle a la simplicité d’une prière populaire. Des protestants l’enseignent aux catholiques. Des musulmans l’apprennent et la récitent avec satisfaction. Le Pape Jean-Paul II la recommande vivement aux familles : « il ne faut pas perdre ce précieux héritage. Il faut se remettre à prier en famille.  Le chapelet nous transforme en intimes de Dieu, en vrais membres de la famille de Dieu ».
La Vierge elle-même nous rassure : « A tous ceux qui réciteront dévotement mon rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces ». C’est la première des 15 promesses de la Très  Sainte Vierge à Saint Dominique.
Quand, au cours d’une apparition à Fatima au Portugal, Lucie demanda à la Vierge si le petit François (9 ans) irait au Ciel, la Mère de Dieu répondit : « oui, mais il lui   faudra d’abord réciter beaucoup de chapelets ». Comprenez que réciter « beaucoup de chapelets » conduit les âmes au paradis.  Il n’est donc pas interdit d’en dire plusieurs par jour, trois, quatre chapelets et même plus. Aucun risque d’indigestion spirituelle.    Concrètement cela revient à dire qu’il faut trouver du temps pour aimer sans compter, aimer la compagnie de la Vierge Marie en faisant moins de télévision, moins de feuilletons, moins d’internet, moins de téléphone portable. Faisons défiler dans notre mémoire plus d’images des mystères joyeux, douloureux, glorieux et lumineux de notre Seigneur Jésus-Christ. Cela nous apportera plus de paix, plus de bonheur, plus de sérénité, plus de succès et de consolation du Ciel.
    Récitons le chapelet avec dévotion et non de façon mécanique. Cherchons à temps et à contre temps le soutien de Marie. Tout en elle respire la dignité, la sécurité, la fidélité, la douceur dans la discrétion et l’effacement. Tout en elle est amour. Quelle Reine incomparable ! Et cela se comprend : elle est immaculée, divinement sélectionnée de toute éternité. Mais elle n’est pas une déesse. Quoique de notre terre, elle est céleste, fraîche, et toujours neuve sans maquillage et sans produits éclaircissants. Elle est toute belle parce que toute pure et toujours Vierge. Elle a en elle tout ce qui peut satisfaire le cœur de l’homme : « c’est le Paradis accompli ».
Commencer, continuer ou recommencer à réciter le chapelet seul, en famille ou dans les communautés enrichit merveilleusement notre vie intérieure et nos relations humaines interpersonnelles ! Car, en récitant le chapelet, nous contemplons  le Christ Rédempteur avec les yeux de sa Très Sainte Mère, quel bonheur : « On place Jésus au centre, on partage avec lui les joies et les souffrances, on remet entre ses mains les besoins et les projets, on reçoit de lui espérance et force pour le chemin » (Jean-Paul II).
J’invite chacun à faire d’abord l’expérience personnelle de la récitation quotidienne du chapelet. Ensuite, il faut promouvoir la dévotion mariale auprès des habitants de la maison ou des voisins. On devrait habituer nos enfants à avoir constamment un chapelet en poche ou dans la main. Vérifier si le soir au lit, ou sur la natte, ils l’ont à leurs côtés, ou à leur chevet. Cela suppose que les adultes en donnent l’exemple comme le Pape nous l’a montré. Dans les salles de catéchèse, pourquoi ne pas commencer ou conclure les causeries par une dizaine de chapelet. A l’entrée de nos presbytères ou au portail de nos églises, pourquoi ne pas réserver un espace à Marie avec une belle statue de la Vierge. Si elle porte l’enfant Jésus dans ses bras ou au dos c’est encore mieux. La maternité est un don précieux fait à l’humanité. Par les temps qui courent, il faut promouvoir la maternité. Car faire la promotion féminine en méprisant catégoriquement la maternité est une dévaluation et une dévalorisation grave de la femme. D’ailleurs,  comme l’avait déjà entrevu Saint Jean Eudes en son temps, il n’est pas bon de séparer les deux Cœurs sacrés: celui de la mère et celui du Fils. Jésus et Marie, on les aime ensemble.
En ce mois de Marie, pourquoi ne pas faire des affiches bien visibles pour inviter à la récitation du rosaire. Voici en guise d’exemple quelques phrases : « Récitons le chapelet tous les jours pour l’unité des couples et familles ». « Récitons le chapelet pour les malades, les prisonniers, les souffrants de la faim et les persécutés ». « Récitons le chapelet pour notre conversion » etc.
    Habituons-nous à donner des chapelets même à ceux-là qui en possèdent déjà. N’avez-vous pas remarqué que les prières essentielles des catholiques sont toutes contenues dans le chapelet ? Le Credo, le Pater, l’Ave Maria, le Gloria Patri. Ce n’est pas pour rien que c’est le chapelet que la Vierge Marie recommande lors de ses apparitions. Le 13 octobre 1917 à Fatima, elle  s’était présentée aux trois enfants en ces termes : « Je suis Notre-Dame du Rosaire. Je viens vous demander de dire tous les jours le chapelet et de changer de vie …. ».  Le sort du monde semble dépendre du chapelet.  La Vierge, réellement soucieuse de notre salut éternel, insiste pour qu’on finisse chaque dizaine par cette invocation « O bon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez toutes les âmes au Ciel, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde ». L’enfer existe, blague à part. Ne nous laissons donc pas surprendre au dernier Jour. Ce sera trop tard.
     Prenons plutôt les prophéties et les recommandations de la Vierge Marie très au sérieux. Le génocide au Rwanda avait été annoncé par elle lors des apparitions à Kibeho. Alphonsine (une des voyantes) a vu la Mère de Dieu pleurer. Les enfants voyaient des images terrifiantes : un fleuve de sang, des gens qui s’entre-tuaient, des cadavres abandonnés sans personne pour les enterrer. Un arbre tout en feu, un gouffre béant, des corps décapités. Dix ans plus tard, en 1994, le monde voyait « en direct » le drame du Rwanda. Je ne suis pas alarmiste et je ne vous demande pas de croire au premier « visionnaire » manipulé par Satan,  cet ennemi de Dieu, capable de se changer en ange de lumière pour nous  tromper.
La Mère de Dieu, elle, n’a aucun intérêt à nous faire peur. Elle est la bénie entre toutes les femmes, la confidente de Dieu, la consolatrice des affligés, le Refuge des pécheurs. Son message à Kibeho était clair: « Repentez-vous, repentez-vous, repentez-vous…Le monde est en rébellion contre Dieu, trop de péchés s’y commettent…Priez sans cesse et sans hypocrisie. Les hommes ne prient pas ; et même parmi ceux qui prient, beaucoup ne prient pas comme il faut ». Si on l’avait écoutée ! Et si on l’écoutait!
    Déposons tout entre les mains de notre maman du Ciel. Confions-lui le jubilé des 70 ans de notre évangélisation dont la clôture sera en  2014. Confions-lui notre avenir. Et pour conclure, retenons cette phrase sortie de sa bouche : « A la fin, mon Cœur immaculé triomphera ». Aux sceptiques, le Pape Benoît XVI a demandé d’être patients. C’était à Fatima le 13 mai 2010, dans son homélie : « Celui qui penserait que la mission prophétique de Fatima est achevée se tromperait ». Oui son Cœur Immaculé triomphera. Car « au pouvoir de Dieu tout est soumis, même la Vierge ; au pouvoir de la Vierge tout est soumis, même Dieu ». Elle s’est abaissée, Dieu l’a élevée. La solution est dans la récitation régulière et sincère du chapelet.


+Pascal N’KOUE                

Omnium servus



Nouvelles de famille
◄  Nous prions pour le repos de l’âme d’Augustin GANFON, papa de Sœur Line, (F.C.S.C.J.)

◄ Nous prions aussi pour le repos de Cécile, maman de Sœur Lucie NDJIA, (S.M.C.S.C)

◄ C’est le mois de Marie. Dans les CEB, les familles et les communautés, qu’on se rassemble pour la récitation du chapelet. Et si les dimanches soir on se retrouvait dans les églises paroissiales pour le chapelet et l’adoration du Saint Sacrement ! N’hésitons pas à parler de Jésus et de sa Mère autour de nous.

◄ Les Litanies de la Vierge Marie sont vivement recommandées. Avant de conclure avec « Regina Pacis », bien vouloir inclure  « Regina Familiae »

◄ Commençons ce mois-ci à collecter nos offrandes pour la construction du Sanctuaire  marial, Reine des familles. Si chaque chrétien donnait entre 5 et 10 mille frs ! Nous remercions la Mairie de N’Dali qui nous offre le terrain à titre gracieux pour ce sanctuaire.

◄  Nous félicitons la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique pour son bulletin.
            C’est une très bonne initiative.

◄  Nous remercions le Frère Emmanuel, Econome de la Conférence Episcopale, qui a bien voulu venir former nos agents pastoraux. Les diocèses de Kandi, de Djougou étaient bien présents. Une autre session aura lieu en octobre prochain. Qu’ils se préparent.

◄  Nous sommes tous invités à prendre part aux célébrations des 150 ans de l’enseignement Catholique au Bénin. Les  manifestations auront lieu à Parakou.

________________________________________


Quelques dates


1er       mai   :            Fête de Saint Joseph le travailleur.  Bonne fête à tous les travailleurs. Etque les paresseux et les grévistes professionnels se mettent au travail.


4         mai    :Visite  de Mme Marita SCHMID de Missio München.
                   
6         mai    :     Confirmations à Tchaourou à 8 h.


8-9      mai    :    Célébration des 150 ans de l’enseignement catholique au Bénin


11-13  mai    :    Visite pastorale à Sirarou.


15-17  mai    : Visite pastorale des villages de la Piste.


18 mai    :   Formation permanente des jeunes prêtres à l’Archevêché à 9h30

20 mai    :    Confirmations à Guéma ; Quête impérée pour les séminaires du Bénin.

21 -24 mai    :    Conférence Episcopale à Ouidah.


27 mai    :    Pentecôte : Confirmations à Marie Auxiliatrice. Quête impérée pour le denier de Saint Pierre.


28 mai   :    Lundi de Pentecôte. Les bureaux de la Curie diocésaine seront fermés


29 -30  mai   : Récollection et Assemblée Générale des Agents pastoraux au Centre G. Riobé  à 9h30. Les prêtres sont priés de venir avec leurs ornements.

31   mai   :   Conseil Presbytéral à l’Archevêché à 9h30.


    ABONNEMENT POUR UN AN
    Dans l’Archidiocèse de Parakou : 1.000 F CFA
    Au Bénin : 2.000 frs ;
    A l’extérieur : 10 euros
CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


De part et d’autre des deux continents (Afrique-Europe) on se plaint des prêtres africains qui sont en Europe et s’éternisent là-bas. « L’Europe nous volent nos prêtres », disent certains évêques africains. « Il y a trop de prêtres noirs chez nous, disent certains Européens. Pourquoi ne veulent-il pas retourner en Afrique, où il y a plus de besoins » ?
Lisons à tête reposée ces extraits des discours du Pape Benoît XVI aux Béninois et aux Africains,  prononcés du 18 au 20 novembre 2011, à Cotonou.
    « En aucune façon, l’Eglise ne peut se limiter à une pastorale de l’entretien en faveur de ceux qui connaissent l’Evangile du Christ.  L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale ». Cf. aussi « Verbum Domini » n°95 ; ou encore : « L’Eglise doit  aller vers tous. Et je vous encourage à poursuivre vos efforts en vue d’un partage du personnel missionnaire avec les diocèses les plus démunis, que ce soit dans votre propre pays, dans d’autres pays d’Afrique ou sur des continents plus lointains».   
Cela n’est possible que si nous mettons le Christ  au centre de nos vies comme l’ont fait les missionnaires qui sont venus d’Europe et d’ailleurs nous évangéliser. Le Christ qu’il faut annoncer c’est le Christ crucifié et ressuscité et non seulement le Christ de la multiplication des pains et des miracles.
    En ce qui concerne les prêtres africains en Europe, il faut aborder le problème avec sérénité et sans hypocrisie. Beaucoup de presbytères en Europe sont vides. La pénurie est réelle. Nous souffrons tous de ce constat. C’est vraiment la période des vaches maigres au niveau des vocations sacerdotales. D’où l’immense besoin de prêtres. Peu importe si les prêtres viennent d’Afrique. Dieu merci, les laïcs européens aiment les prêtres africains ou les affectionnent facilement, surtout quand ils montrent leur proximité envers tous, ou bien  plus de disponibilité à écouter leurs problèmes, ou encore parce que leurs célébrations sont plus pieuses et leurs homélies  moins cérébrales. Il  faut  donc distinguer plusieurs catégories. J’en énumère quatre :
1. Il y a d’abord le groupe des prêtres africains qui vont poursuivre leurs études en Europe dans diverses disciplines profanes et ecclésiales dont nous avons besoin dans nos institutions de formation : séminaires, instituts religieux, universités etc. Si nous avions tous les espaces de formation chez nous, on n’éprouverait pas tant le besoin de les envoyer ailleurs. Encore que des échanges dans un cadre d’inter-culturalité ne soient pas inutiles.
2. Il y a les prêtres qui vont en Europe comme « Fidei donum » pour un temps limité, dans un cadre de coopération entre diocèses. Cela est encore  très mal défini quand il n’y a pas un vrai jumelage ou partenariat. Le flou des attitudes des Pasteurs Africains qui envoient comme le flou des attitudes  des Pasteurs Européens qui reçoivent n’est pas bon pour le bien-être humain, psychique et spirituel du prêtre. Il faut des règles claires pour une coopération saine. Le Fidei donum devrait être envoyé officiellement en mission par toute l’Eglise diocésaine.  Faute de cela, certains prêtres peuvent entrer dans la "débrouillardise". Il n’est pas exclu qu’une minorité prenne goût à la malhonnêteté. Et cela éclabousse négativement tout le monde. Quoi qu’on fasse,  on entend souvent ces propos qui nous blessent : « Quand est ce que vous rentrez chez vous ? » 
3. Il y a aussi  ceux qui sont incardinés pour toujours en Europe et qui sont une infime minorité. Je suppose que cet acte juridique si sérieux respecte nos lois ad’hoc.
4. Enfin, il se pourrait qu’il  y  ait quelques francs-tireurs, des clandestins, des déserteurs pour ne pas dire des délinquants, ou tout simplement des bonimenteurs, qui ont fui leur diocèse pour divers motifs. Il faut voir où ils sont, décoder et diagnostiquer leurs vrais problèmes. Vérifier  ce qu’ils font là-bas et surtout qui utilise leur service. Leur présence et permanence profitent certainement à quelqu’un. Car sans la complicité des Occidentaux, il est impossible à un prêtre africain d’exercer tranquillement son ministère sacerdotal là-bas. Les torts sont donc souvent partagés. Et il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître. L’émigration choisie est appliquée aussi aux prêtres africains. Malheureusement c’est encore l’Afrique qui perd ses  fils les plus dynamiques.
Dans tous les cas, le problème de présence de prêtres africains en Europe, qu’il s’agisse de Béninois ou d’autres, doit être pensé dans une pastorale d’action missionnaire et non dans une logique de patrie. L’Eglise  vient de Dieu. La mission de Jésus-Christ ne peut être canalisée par des frontières géographiques, que, d’ailleurs, l’histoire fait évoluer. Pierre et Paul étaient des juifs sous domination de l’empire de Rome. Cela ne les a pas empêchés d’aller « missionner » très tôt chez leurs maîtres à Rome, « Caput mundi ». Bien sûr que les terres d’Israël avaient encore besoin d’être évangélisées. Ils n’allaient pas mendier leur pitance, mais annoncer,  proclamer la Bonne Nouvelle du salut.  La mission est celle de Jésus-Christ qui envoie tout le monde vers tous les mondes. Et c’est une urgence. La question de  pédagogie que cela implique est au cœur de l’évangile lui-même. Et  c’est là  un autre débat. Il faut  surtout éviter  de s’enfermer dans des idéologies étriquées antiévangéliques.
Le  Pape Benoît XVI a bien raison de nous dire : « N’ayez pas peur de susciter des vocations missionnaires de prêtres, de religieux et religieuses ou de laïcs ». Et il ajoute : «  je vous invite à avoir ce souci de l’évangélisation dans votre pays et parmi les peuples de votre continent et du monde entier ».  Homélie du 20 novembre 2011 à Cotonou.
Que les prêtres africains soient en mission en Europe, en Amérique ou en Océanie, Dieu voit que cela est bon. Mais nous ne nions  pas que  cela crée des problèmes de part et d’autre. Du côté européen, on a peur peut-être que les prêtres Africains, en général très appréciés par les laïcs, prennent la place des prêtres européens ; ces derniers peuvent avoir peur de partager les responsabilités avec les nôtres, peur de manquer financièrement de l’essentiel : du moins c’est ce qu’il nous semble.  Or la peur est mauvaise conseillère. Et on nous humilie. Nous sommes parfois assimilés aux immigrés indésirables, aux sans papiers qui n’ont rien à manger chez eux, et traités comme des mineurs ou des gens de seconde zone. Il y a du mépris vis-à-vis de nous. Ne nous cachons pas la vérité. Moi-même j’ai eu à subir des affronts dans quelque curie diocésaine parce qu’on croyait que je venais y mendier un peu d’argent. Mais n’exagérons pas. En général, on est bien reçu surtout par les laïcs et par les prêtres européens qui aiment les pauvres et les étrangers, ou qui sont déjà venus en Afrique…
Du côté africain, ces départs pour l’Europe ne sont pas toujours de vrais envois en mission. Les intentions ne sont pas toujours très claires. Ces envois doivent être spiritualisés et mieux disciplinés. Il faut que ce soit sous la poussée de l’Esprit de Pentecôte.
Plus on donne, plus on reçoit. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ». Le Christ a fait l’éloge de la veuve qui avait donné de son indigence. Cela peut valoir aussi pour les Africains si pauvres encore en prêtres, mais portés à être généreux. Personne n’a le droit de nous empêcher d’être missionnaires. J’exhorte tout le monde à ne  pas minimiser la part de la grâce divine dans l’homme africain ; ce  serait le juger subrepticement incapable et indigne d’être missionnaire. Personne n’en est digne : « Lorsque je suis faible c’est alors que je suis fort ». La force d’en haut est nécessaire à tout le monde. Et donc pas de discrimination subtile. L’Afrique ne se videra pas de prêtres parce qu’elle est généreuse. Cette peur venant de certains Européens n’est pas justifiée du tout. En tout cas, l’Eglise qui n’est pas missionnaire ressemble à une association purement humaine trop préoccupée de ses intérêts matériels ; elle s’étiole et meurt, faute de dimension verticale, faute de souffle qui vient d’en haut, d’enthousiasme et d’épanouissement que seul l’Esprit de vérité et d’amour donne. Un petit constat : les Instituts religieux européens qui n’ont pas fait le sacrifice d’aller en mission ou plus exactement qui n’ont pas obéi au souffle missionnaire de l’Esprit manquent cruellement de vocations aujourd’hui. Sans commentaire. Et refermons vite la page pour ne blesser personne.
En conclusion, que dire des prêtres africains en mission ? Franchement, c’est une bonne chose pourvu que ce soit dans l’esprit de Jésus, des apôtres et de l’Eglise. Malheur aux Africains s’ils ne sont pas missionnaires en Afrique et dans le monde entier !                               

 

+Pascal N’KOUE                                                                                                                                          

Omnium Servus


Nouvelles de famille
-    La première rencontre de la formation permanente des jeunes prêtres a bien commencé dans les locaux de l’Archevêché. « Le primat du sacré dans la vie du prêtre » est le thème que nous développons pour mieux vivre notre fraternité sacerdotale.
-    Prions pour le repos de l’âme de Aristide, papa de la sœur Roseline KAKPO.
-    Nous félicitons notre Sr. Maria Silvia FLORENTINO, qui vient d’être élue Supérieure Générale de la Congrégation des Sœurs Esclaves du Sacré-Cœur en Argentine. Prions pour elle.
-    Nous remercions le Père Alphonse QUENUM venu passer plusieurs jours parmi nous, accompagnant les moines cisterciens du Kokoubu et notre  presbytérium. Il vient d’écrire un opuscule disponible au secrétariat de l’Archevêché : « Les sciences humaines et sociales au service de la pastorale ».
-    Pour aider nos amis de la Prison Civile, nous vous prions d’organiser des collectes dans toutes les paroisses.
-    Pour la campagne nationale de carême, des membres de la Caritas circuleront dans les communautés pour la sensibilisation. Faites-leur un bon accueil.
-    Désormais les terrains  et les maisons d’habitations du diocèse que les communautés religieuses occupent leur sont donnés à titre gracieux. Un décret suivra.
N.B. : Le prochain presbytérium aura lieu le 03 avril à 9 H 30, au Centre Guy Riobé. La messe Chrismale aura lieu le lendemain à la Cathédrale à 9 H 30.



Quelques dates
1er mars        :    Messe et  Rencontre avec les Prêtres délégués diocésains de l’UCB (Union du clergé Béninois) à l’Archevêché.
4 mars           :Récollection des aspirants au sacerdoce et à la vie consacrée - Messe à 9 H à la Cathédrale - Kermesse à la paroisse d’Okédama.
                    : Rencontre avec le Groupe Missionnaire de Mérano (Italie).
10 mars         :   Pose de la première pierre de l’église paroissiale d’Albarika à 7h.
11 mars         :   Jubilé des femmes catholiques, colonnes vertébrales de nos familles.
                    :   Messe à l’église paroissiale de Banikanni à 11 h 30.  
13 mars         :    Conseil pour les Affaires Economiques à l’Archevêché, à 9 H 30.
15 mars         :    Conseil Presbytéral à 9 h 30 à l’Archevêché.
16 - 18 mars   :    Visite pastorale à Kika.
22 mars    :    Rencontre des séminaristes de Notre Dame de Fatima.
23-25 mars :    Visite pastorale à Bétérou.
27 mars      :    A 9 H 30 à l’Archevêché, formation permanente des prêtres.
31 mars-1er avril :    Journées diocésaines des jeunes à Songhaï. Nous aurons plein de jeunes. Nous invitons tous les prêtres pour les confessions ce jour-là, et pour les autres célébrations pénitentielles.

ABONNEMENT POUR UN AN
    Dans l’Archidiocèse de Parakou : 1.000 F CFA
    Au Bénin : 2.000 frs ;
    A l’extérieur : 10 euros
    CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Bible

Liturgie

Agenda Diocésain

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin

Archived Articles