De part et d’autre des deux continents (Afrique-Europe) on se plaint des prêtres africains qui sont en Europe et s’éternisent là-bas. « L’Europe nous volent nos prêtres », disent certains évêques africains. « Il y a trop de prêtres noirs chez nous, disent certains Européens. Pourquoi ne veulent-il pas retourner en Afrique, où il y a plus de besoins » ?
Lisons à tête reposée ces extraits des discours du Pape Benoît XVI aux Béninois et aux Africains,  prononcés du 18 au 20 novembre 2011, à Cotonou.
    « En aucune façon, l’Eglise ne peut se limiter à une pastorale de l’entretien en faveur de ceux qui connaissent l’Evangile du Christ.  L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale ». Cf. aussi « Verbum Domini » n°95 ; ou encore : « L’Eglise doit  aller vers tous. Et je vous encourage à poursuivre vos efforts en vue d’un partage du personnel missionnaire avec les diocèses les plus démunis, que ce soit dans votre propre pays, dans d’autres pays d’Afrique ou sur des continents plus lointains».   
Cela n’est possible que si nous mettons le Christ  au centre de nos vies comme l’ont fait les missionnaires qui sont venus d’Europe et d’ailleurs nous évangéliser. Le Christ qu’il faut annoncer c’est le Christ crucifié et ressuscité et non seulement le Christ de la multiplication des pains et des miracles.
    En ce qui concerne les prêtres africains en Europe, il faut aborder le problème avec sérénité et sans hypocrisie. Beaucoup de presbytères en Europe sont vides. La pénurie est réelle. Nous souffrons tous de ce constat. C’est vraiment la période des vaches maigres au niveau des vocations sacerdotales. D’où l’immense besoin de prêtres. Peu importe si les prêtres viennent d’Afrique. Dieu merci, les laïcs européens aiment les prêtres africains ou les affectionnent facilement, surtout quand ils montrent leur proximité envers tous, ou bien  plus de disponibilité à écouter leurs problèmes, ou encore parce que leurs célébrations sont plus pieuses et leurs homélies  moins cérébrales. Il  faut  donc distinguer plusieurs catégories. J’en énumère quatre :
1. Il y a d’abord le groupe des prêtres africains qui vont poursuivre leurs études en Europe dans diverses disciplines profanes et ecclésiales dont nous avons besoin dans nos institutions de formation : séminaires, instituts religieux, universités etc. Si nous avions tous les espaces de formation chez nous, on n’éprouverait pas tant le besoin de les envoyer ailleurs. Encore que des échanges dans un cadre d’inter-culturalité ne soient pas inutiles.
2. Il y a les prêtres qui vont en Europe comme « Fidei donum » pour un temps limité, dans un cadre de coopération entre diocèses. Cela est encore  très mal défini quand il n’y a pas un vrai jumelage ou partenariat. Le flou des attitudes des Pasteurs Africains qui envoient comme le flou des attitudes  des Pasteurs Européens qui reçoivent n’est pas bon pour le bien-être humain, psychique et spirituel du prêtre. Il faut des règles claires pour une coopération saine. Le Fidei donum devrait être envoyé officiellement en mission par toute l’Eglise diocésaine.  Faute de cela, certains prêtres peuvent entrer dans la "débrouillardise". Il n’est pas exclu qu’une minorité prenne goût à la malhonnêteté. Et cela éclabousse négativement tout le monde. Quoi qu’on fasse,  on entend souvent ces propos qui nous blessent : « Quand est ce que vous rentrez chez vous ? » 
3. Il y a aussi  ceux qui sont incardinés pour toujours en Europe et qui sont une infime minorité. Je suppose que cet acte juridique si sérieux respecte nos lois ad’hoc.
4. Enfin, il se pourrait qu’il  y  ait quelques francs-tireurs, des clandestins, des déserteurs pour ne pas dire des délinquants, ou tout simplement des bonimenteurs, qui ont fui leur diocèse pour divers motifs. Il faut voir où ils sont, décoder et diagnostiquer leurs vrais problèmes. Vérifier  ce qu’ils font là-bas et surtout qui utilise leur service. Leur présence et permanence profitent certainement à quelqu’un. Car sans la complicité des Occidentaux, il est impossible à un prêtre africain d’exercer tranquillement son ministère sacerdotal là-bas. Les torts sont donc souvent partagés. Et il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître. L’émigration choisie est appliquée aussi aux prêtres africains. Malheureusement c’est encore l’Afrique qui perd ses  fils les plus dynamiques.
Dans tous les cas, le problème de présence de prêtres africains en Europe, qu’il s’agisse de Béninois ou d’autres, doit être pensé dans une pastorale d’action missionnaire et non dans une logique de patrie. L’Eglise  vient de Dieu. La mission de Jésus-Christ ne peut être canalisée par des frontières géographiques, que, d’ailleurs, l’histoire fait évoluer. Pierre et Paul étaient des juifs sous domination de l’empire de Rome. Cela ne les a pas empêchés d’aller « missionner » très tôt chez leurs maîtres à Rome, « Caput mundi ». Bien sûr que les terres d’Israël avaient encore besoin d’être évangélisées. Ils n’allaient pas mendier leur pitance, mais annoncer,  proclamer la Bonne Nouvelle du salut.  La mission est celle de Jésus-Christ qui envoie tout le monde vers tous les mondes. Et c’est une urgence. La question de  pédagogie que cela implique est au cœur de l’évangile lui-même. Et  c’est là  un autre débat. Il faut  surtout éviter  de s’enfermer dans des idéologies étriquées antiévangéliques.
Le  Pape Benoît XVI a bien raison de nous dire : « N’ayez pas peur de susciter des vocations missionnaires de prêtres, de religieux et religieuses ou de laïcs ». Et il ajoute : «  je vous invite à avoir ce souci de l’évangélisation dans votre pays et parmi les peuples de votre continent et du monde entier ».  Homélie du 20 novembre 2011 à Cotonou.
Que les prêtres africains soient en mission en Europe, en Amérique ou en Océanie, Dieu voit que cela est bon. Mais nous ne nions  pas que  cela crée des problèmes de part et d’autre. Du côté européen, on a peur peut-être que les prêtres Africains, en général très appréciés par les laïcs, prennent la place des prêtres européens ; ces derniers peuvent avoir peur de partager les responsabilités avec les nôtres, peur de manquer financièrement de l’essentiel : du moins c’est ce qu’il nous semble.  Or la peur est mauvaise conseillère. Et on nous humilie. Nous sommes parfois assimilés aux immigrés indésirables, aux sans papiers qui n’ont rien à manger chez eux, et traités comme des mineurs ou des gens de seconde zone. Il y a du mépris vis-à-vis de nous. Ne nous cachons pas la vérité. Moi-même j’ai eu à subir des affronts dans quelque curie diocésaine parce qu’on croyait que je venais y mendier un peu d’argent. Mais n’exagérons pas. En général, on est bien reçu surtout par les laïcs et par les prêtres européens qui aiment les pauvres et les étrangers, ou qui sont déjà venus en Afrique…
Du côté africain, ces départs pour l’Europe ne sont pas toujours de vrais envois en mission. Les intentions ne sont pas toujours très claires. Ces envois doivent être spiritualisés et mieux disciplinés. Il faut que ce soit sous la poussée de l’Esprit de Pentecôte.
Plus on donne, plus on reçoit. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ». Le Christ a fait l’éloge de la veuve qui avait donné de son indigence. Cela peut valoir aussi pour les Africains si pauvres encore en prêtres, mais portés à être généreux. Personne n’a le droit de nous empêcher d’être missionnaires. J’exhorte tout le monde à ne  pas minimiser la part de la grâce divine dans l’homme africain ; ce  serait le juger subrepticement incapable et indigne d’être missionnaire. Personne n’en est digne : « Lorsque je suis faible c’est alors que je suis fort ». La force d’en haut est nécessaire à tout le monde. Et donc pas de discrimination subtile. L’Afrique ne se videra pas de prêtres parce qu’elle est généreuse. Cette peur venant de certains Européens n’est pas justifiée du tout. En tout cas, l’Eglise qui n’est pas missionnaire ressemble à une association purement humaine trop préoccupée de ses intérêts matériels ; elle s’étiole et meurt, faute de dimension verticale, faute de souffle qui vient d’en haut, d’enthousiasme et d’épanouissement que seul l’Esprit de vérité et d’amour donne. Un petit constat : les Instituts religieux européens qui n’ont pas fait le sacrifice d’aller en mission ou plus exactement qui n’ont pas obéi au souffle missionnaire de l’Esprit manquent cruellement de vocations aujourd’hui. Sans commentaire. Et refermons vite la page pour ne blesser personne.
En conclusion, que dire des prêtres africains en mission ? Franchement, c’est une bonne chose pourvu que ce soit dans l’esprit de Jésus, des apôtres et de l’Eglise. Malheur aux Africains s’ils ne sont pas missionnaires en Afrique et dans le monde entier !                               

 

+Pascal N’KOUE                                                                                                                                          

Omnium Servus


Nouvelles de famille
-    La première rencontre de la formation permanente des jeunes prêtres a bien commencé dans les locaux de l’Archevêché. « Le primat du sacré dans la vie du prêtre » est le thème que nous développons pour mieux vivre notre fraternité sacerdotale.
-    Prions pour le repos de l’âme de Aristide, papa de la sœur Roseline KAKPO.
-    Nous félicitons notre Sr. Maria Silvia FLORENTINO, qui vient d’être élue Supérieure Générale de la Congrégation des Sœurs Esclaves du Sacré-Cœur en Argentine. Prions pour elle.
-    Nous remercions le Père Alphonse QUENUM venu passer plusieurs jours parmi nous, accompagnant les moines cisterciens du Kokoubu et notre  presbytérium. Il vient d’écrire un opuscule disponible au secrétariat de l’Archevêché : « Les sciences humaines et sociales au service de la pastorale ».
-    Pour aider nos amis de la Prison Civile, nous vous prions d’organiser des collectes dans toutes les paroisses.
-    Pour la campagne nationale de carême, des membres de la Caritas circuleront dans les communautés pour la sensibilisation. Faites-leur un bon accueil.
-    Désormais les terrains  et les maisons d’habitations du diocèse que les communautés religieuses occupent leur sont donnés à titre gracieux. Un décret suivra.
N.B. : Le prochain presbytérium aura lieu le 03 avril à 9 H 30, au Centre Guy Riobé. La messe Chrismale aura lieu le lendemain à la Cathédrale à 9 H 30.



Quelques dates
1er mars        :    Messe et  Rencontre avec les Prêtres délégués diocésains de l’UCB (Union du clergé Béninois) à l’Archevêché.
4 mars           :Récollection des aspirants au sacerdoce et à la vie consacrée - Messe à 9 H à la Cathédrale - Kermesse à la paroisse d’Okédama.
                    : Rencontre avec le Groupe Missionnaire de Mérano (Italie).
10 mars         :   Pose de la première pierre de l’église paroissiale d’Albarika à 7h.
11 mars         :   Jubilé des femmes catholiques, colonnes vertébrales de nos familles.
                    :   Messe à l’église paroissiale de Banikanni à 11 h 30.  
13 mars         :    Conseil pour les Affaires Economiques à l’Archevêché, à 9 H 30.
15 mars         :    Conseil Presbytéral à 9 h 30 à l’Archevêché.
16 - 18 mars   :    Visite pastorale à Kika.
22 mars    :    Rencontre des séminaristes de Notre Dame de Fatima.
23-25 mars :    Visite pastorale à Bétérou.
27 mars      :    A 9 H 30 à l’Archevêché, formation permanente des prêtres.
31 mars-1er avril :    Journées diocésaines des jeunes à Songhaï. Nous aurons plein de jeunes. Nous invitons tous les prêtres pour les confessions ce jour-là, et pour les autres célébrations pénitentielles.

ABONNEMENT POUR UN AN
    Dans l’Archidiocèse de Parakou : 1.000 F CFA
    Au Bénin : 2.000 frs ;
    A l’extérieur : 10 euros
    CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Exhortation quadragésimale

Le temps de carême est là. Jésus est conduit au désert par l’Esprit. Satan, le Tentateur par excellence, le poursuivra pour le sortir de son recueillement et l’emmener à Jérusalem, la Ville Sainte, puis au sommet du Temple, et enfin sur une haute montagne. Le désert, le Temple, la montagne, ces trois hauts lieux spirituels n’intimident pas Satan. Il en fait plutôt des lieux de fortes tentations. Si Dieu est partout, Satan aussi veut être partout. Même dans le bénitier, il essaie d’y aller, mais… Vous savez la suite. Il n’a même pas craint de tenter Jésus, vrai Dieu et vrai homme. Décidément ce Prince des ténèbres aime jouer avec nos désirs, notre imagination, nos ambitions trop  humaines pour notre perte. 

 

                                                                                                  
Parlons clairement. Nous subissons tous des tentations. Et  ce ne sont pas forcément les plus exposés qui s’éloignent le plus de Dieu : douaniers, politiciens, gendarmes, policiers, prostituées, drogués et que sais-je ?  Celui qui cherche Dieu dans la perfection et  la sainteté véritable semble plus intéressant pour l’Auteur du mal. Nos séminaires, nos noviciats, nos maisons de formation, nos monastères, nos presbytères, nos évêchés, nos communautés de Frères et de Sœurs ne sont pas suffisamment blindés contre cet Adversaire redoutable, habile et adroit dans l’art de se déguiser. Il pénètre partout avec une facilité indicible. Pas d’illusion. Nul n’est à l’abri de la pollution morale et spirituelle. Plus on cherche à être fidèle à Dieu, plus Satan, comme un moucheron infatigable, vient nous mettre à l’épreuve. Ce combat est terrible, n’est ce pas ? On devine alors aisément la violence des tentations du Fils de Dieu. Les mystiques comme Saint Paul, Saint Padre Pio, Marthe Robin, nous décrivent la rage diabolique avec laquelle Satan s’acharne sur les amis de Dieu. Il ne s’agit pas de voir le diable partout. Cela nous dédouanerait de nos responsabilités. Et ce serait encore une astuce de sa stratégie plus fine que les autres. Ce qu’il veut, ce monsieur, c’est que les hommes s’éloignent du Créateur, dans la pensée et dans le cœur, subrepticement, sans s’en rendre compte, jusqu’à rompre complètement avec le Dieu qui nous sauve. Mais revenons aux tentations de notre Seigneur, où Satan se présente comme un grand érudit, grand exégète. Le Pape Benoît XVI l’a souligné avec humour et gravité dans son livre « Jésus de Nazareth » : « Tout le dialogue se présente comme un débat entre deux experts en Ecriture Sainte : le diable y fait figure de théologien… La dispute théologique entre Jésus et le diable est une dispute qui concerne chaque  époque et qui a comme objet l’interprétation correcte de la Bible… »
    Mais le Christ ne succombera pas à la flatterie pernicieuse du Tentateur : « Si tu es le Fils de Dieu », ni à l’appétit du pouvoir terrestre ;  il ne se jettera pas du pinacle du Temple ; il ne s’agenouillera pas devant Satan pour marchander la domination du monde avec lui. Voilà pourquoi Satan poursuivra notre Sauveur jusqu’à l’humiliation de la croix, la pire des humiliations.  Ainsi, Jésus descendra dans l’abîme de la mort, « dans la nuit de l’abandon » comme un être inutile et sans force. Ironie du sort, c’est désormais la Croix de Jésus qui  triomphe allègrement de Satan. C’est l’arme la plus efficace contre lui. Et Ce monstre furieux fait tout pour que nous banalisons l’instrument de notre salut. Oui, le monde repose sur l’amour sacrificiel du Christ et non sur la boursouflure du moi de Satan, sur son orgueil cousu de mensonges. « Vanités des Vanités, tout est vanité »! C’est clair, toutes les tentations reposant sur l’AVOIR - le POUVOIR - la JOUISSANCE, viennent de  Satan et  peuvent être vaincues.
Mettons-nous à genoux devant la Croix de Jésus pour une cure de désintoxication morale et spirituelle,  en faisant la vérité sur notre vie.  Car Satan n’arrive pas à régner là où se trouve la vérité. Que chacun se dise la vérité et dise la vérité à son prochain. La vérité nous rendra libres, et  la corruption disparaîtra de nos rapports, de même que l’impureté, les jalousies, les divisions, le syncrétisme, le spiritisme, le charlatanisme etc. Sincèrement,  reprenons la Bible, ce trésor des trésors. Et en silence, disons comme Samuel : « Parle Seigneur, ton serviteur écoute ».  La Parole de Dieu est puissante et efficace. Revenons à Dieu, et sous son regard miséricordieux, examinons-nous posément, calmement, avec foi, en mettant notre  confiance en son nom très saint.
     Alors l’Afrique, qui est si ouverte au christianisme, deviendra lumière du monde et sel de la terre. Il y a espoir si nous prenons en mains nos responsabilités. Le Pape Benoît XVI comme le prophète Balaam, cet homme au regard pénétrant, voit en nous des atouts importants, et annonce pour nous des lendemains meilleurs : « Un précieux trésor est présent dans l’âme de l’Afrique, dit-il, où je perçois le poumon spirituel pour une humanité qui semble en crise de foi et d’espérance, grâce aux richesses humaines et spirituelles inouïes de ses enfants, de ses cultures aux multiples couleurs, de son sol et de son sous-sol aux immenses ressources. Cependant, pour se tenir debout avec dignité, l’Afrique a besoin d’entendre la voix du Christ qui proclame aujourd’hui l’amour de l’autre, même de l’ennemi, jusqu’au don de sa propre vie, et qui prie aujourd’hui pour l’unité et la communion de tous les hommes en Dieu ». Africae Munus n°13.
Cette prophétie pourrait se résumer en un impératif d’exhortation : « Lève-toi, Eglise en Afrique, famille de Dieu, parce que le Père Céleste t’appelle ». Profitons de ce carême qui nous est donné pour méditer profondément sur cet appel du Saint-Père, et prendre des résolutions énergiques. Le Pape a confiance en nous. Il sait que Dieu n’oublie personne. Ce Dieu nous a gravés sur les paumes de ses mains.
    Voici cinq conseils pour nous aider à lutter contre le matérialisme sauvage et le relativisme éthique et spirituel en ce temps de carême :

1 – Se trouver chaque jour un temps de prière intérieure.  Car perdre du temps pour Dieu,  c’est le gagner magnifiquement. 20 mn par jour c’est un minimum, ne serait-ce que pour dire le chapelet. Essayez et vous verrez. On  perd beaucoup de temps dans les buvettes, ou bien devant la télévision  pour regarder les matches de football, les feuilletons etc.
Retenez cette phrase salutaire : « Celui qui prie se sauve certainement, celui qui ne prie pas se damne certainement ». Donc donnons la priorité à cette rencontre intime et quotidienne avec Dieu. Notre bonheur éternel en dépend. Pas de négligence !

2 – « Pardonnez et vous serez pardonnés ». De grâce, n’allez pas au lit le soir sans vous être réconciliés avec la personne qui vous a énervés ou que vous avez énervée. Et pas de réconciliations superficielles. Moins on a le cœur chargé d’inquiétude, de tristesse, d’angoisse, de rancœur et de vengeance, plus on rayonne de joie dans la journée,  et le soir le sommeil vient rapidement et on dort paisiblement. Le sommeil, quel excellent remède ! « Dieu comble son bien-aimé quand il dort ». Et le lendemain on est plus agréable, on est plus productif, et le nombre de nos amis s’accroit. Pas besoin de somnifère. Ça coûte trop cher pour rien. Programmons aussi le sacrement de réconciliation pour nous décoincer et unifier notre être afin de mieux  marcher sous le regard de Dieu.

3 – Jeûner sérieusement de son portable, de la télévision et de l’internet : ce jeûne doit être strict pendant les repas, la prière, le repos de la sieste et de la nuit, et aussi pendant les dialogues sérieux. Ces appareils, bon serviteurs à priori, sont devenus de vrais mangeurs de temps ; ils nous imposent beaucoup de distractions pour qu’on s’intéresse surtout à nos interlocuteurs lointains et qu’on néglige souverainement ceux qui sont là devant nous. Quel manque de politesse élémentaire. C’est le portable qui est fait pour l’homme et non l’homme pour le portable. Donnons pendant ce temps de carême un peu plus d’attention à nos enfants, à nos subalternes, à nos visiteurs, aux gens de nos maisons, au conjoint. Cela favorise l’hygiène morale et spirituelle !
 
4 – Etre fidèle au devoir d’état, à la maison comme sur le lieu de travail,  sans critiquer méchamment ou injustement les autres, sans se plaindre à temps et à contre temps ! Nos tâches quotidiennes, si on les exécutait avec amour en pensant à Dieu, on serait plus épanoui. La sainteté, ce n’est pas autre chose. C’est s’unir au Christ pour sauver le monde à travers  nos devoirs d’époux, de fonctionnaires,  d’élèves, de parents,  d’éducateurs, de prêtres, de religieuses etc. Bien faire ce qu’on a à faire, même si les autres ne nous comprennent pas toujours. N’est-ce pas cela porter sa croix ? Le Saint Curé d’Ars disait que « la prédication des saints, ce sont leurs exemples ». Et donc, pas de tricheries, pas de fraudes, pas de paresse etc. En effet, c’est à nos fruits qu’on nous reconnaitra pour les vrais disciples du Christ. Ne prenons pas pour modèle le monde présent qui promeut les vices et combat les vertus.

5 – Faire l’effort de lire l’exhortation apostolique post-synodale « Africae Munus ». Cet opuscule nous fera un grand bien.  En plus, nous pourrons lire aussi  un bon livre spirituel, ou tout simplement nous imposer de méditer seul ou en groupe une lettre du Nouveau Testament. Personnellement je vous recommande les épitres de Saint Paul aux Corinthiens. Tout ce qu’il dit à ses communautés chrétiennes en gestation nous concerne encore aujourd’hui.

    En conclusion, résistons à Satan, fermement, dans la foi. Il n’est qu’une créature. N’ayons pas peur de lui. Il ne fait que ce que Dieu lui permet. Je recommande vivement de lire Ep. 6, 10-17.  Ces versets bibliques mériteraient qu’on les apprennent par cœur. Nous pouvons vaincre le Tentateur avec la force du Christ qui a vaincu le monde. Plus concrètement, il y a, à notre disposition,  la Sainte Messe, le sacrement de pénitence, les sacramentaux comme la médaille miraculeuse de la Sainte Vierge Marie, le chapelet, l’eau bénite, la croix de Saint Benoît : tout cela éloigne Satan de nous, si nous menons une vie droite, humble et pleine de confiance en Jésus mort et ressuscité pour nous. BON CAREME A TOUS !


+ Pascal N’KOUE
Omnium Servus
 
NOUVELLES DE FAMILLE
-  La famille diocésaine est cordialement invitée à faire bon accueil aux reliques de Don Bosco qui seront chez nous les 06 et 07 février.
- Sr  Wivine KIPANGU est nommée responsable de la Commission diocésaine des laïcs et famille.
- L’Abbé Romuald GNANGNON est nommé Vicaire à la paroisse de Tchatchou. Accompagnons-le de nos prières.
- C’est maintenant le temps favorable. Le Carême commence le 22 février. C’est un jour d’abstinence et de jeûne.
- Pour toute demande d’attestation, bien vouloir s’adresser directement au secrétariat de l’Archevêché.
-L’annuaire diocésain 2012 est désormais disponible. Chaque baptisé devrait l’avoir.
- L’exhortation post-synodale « Africae Munus » est un vrai levain. Il faut absolument la lire, la diffuser, faire des sessions, des récollections, des retraites spirituelles, en s’inspirant de ce texte majeur pour l’Afrique et même pour le monde entier. Notre avenir est entre les mains de Dieu et non dans les calculs des puissances d’argent.
-   Je vous encourage fortement à la récitation de la prière de l’Angelus le matin, à midi et le soir. Peu importe si la paroisse a une cloche ou non.
-  Participez au chemin de croix les vendredis de carême.
-  Le Casuel, uniquement pour les paroisses de la ville, est fixé à 5 000 f pour les baptêmes, 10. 000 f pour les mariages et funérailles.
Pour les paroisses rurales, les dons en nature sont acceptés.
- Le sanctuaire marial diocésain sera dédié  à « Marie, Reine des familles ».
- La messe chrismale aura lieu désormais le mercredi saint, à la Cathédrale, à 9 h 30.
-  Merci à la délégation conduite par le Père Eduardo AGUIRRE Franco, venue de San Sebastian (Pays Basque) pour s’intéresser à l’avenir de nos enfants très pauvres.

Quelques dates
1-5 fév.    :    A Rome : Réunion de certains évêques avec la Communauté de Sant ‘Egidio.
2 fév.       :    Journée mondiale de la vie consacrée : Célébration à l’église d’Albarika.
6-7 fév.    :    Séjour des reliques de Don Bosco chez nous.
8-12 fév.  :    Jubilé des 25 ans de présence au Bénin des oblats de S. François de Salles.
11 fév.     :    Vœux perpétuels de Sr. Geneviève (Les Albertines) à la paroisse de Guéma, par Mgr Nestor ASSOGBA, Archevêque Emérite de Cotonou.
    :    Marathon salésien et festivités : Bienvenue aux amis d’Annecy, Bayreuth et Sarone.
8-12 fév.  :    A Vittorio Veneto (Italie) avec l’Association des familles rurales.
12 fév.    :  A la Cathédrale, à 9h30, Messe d’ouverture du jubilé de nos 70 ans d’évangélisation. Elle sera présidée par le T.R.P. Michel l’HOSTIS, Supérieur  Régional des Pères s. m. a.
13-18 fév.:    A Rome : Assemblée Générale du SCEAM (Conférence Episcopale continentale Afrique et Madagascar) avec la Conférence épiscopale d’Europe.
20 fév.    :    Retour à Parakou.
21 fév.    :    A 9h30, Conseil presbytéral à l’Archevêché.
22 fév.    :    A 6h30, cérémonie des Cendres à la Cathédrale.
24 fév.    :    A 19h00 chemin de croix à Guéma et bénédiction de la  grande croix d’église.
25 fév.    :    A 9h30 : Rencontre avec tous les enseignants et professeurs de nos écoles  catholiques au Centre Guy Riobé.
26 Fév.    :    Rencontre et Saint Sacrifice de la Messe avec les étudiants à l’Université de Parakou à 9h00.
27 fév.     :    Formation permanente des jeunes prêtres à l’Archevêché à 9h30.
28 fév.     :    Récollection du  presbyterium pour l’entrée en carême, au Centre Guy Riobé à 9h00. Venez avec aubes, étoles et bréviaires (Toute la journée).

ABONNEMENT POUR UN AN
    Dans l’Archidiocèse de Parakou : 1.000 F CFA
    Au Bénin : 2.000 frs ;
    A l’extérieur : 10 euros
CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    Chers amis et chers tous, comme vœux à vous formuler pour 2012, je n’ai pas trouvé mieux que l’Appel vibrant du Pape Benoît XVI au Bénin, à l’Afrique et même au monde entier.
        En effet, le 19 Novembre 2011, au Palais de la Présidence de la République du Bénin, le Pape Benoît XVI a exprimé son affection à tous les Peuples d’Afrique ainsi que ses convictions pour un relèvement de l’Afrique. Face à la résignation, Benoît XVI a entonné la mélodie de l’espérance. Car "l’humanité n’est pas seule face aux défis du monde. Dieu est présent". Le Pape y croit fortement mais est-ce que les peuples africains y croient comme lui et autant que lui ? Réécoutons ensemble avec beaucoup d’attention certains passages de son message. Et laissons-nous toucher par son vœu le plus cher pour l’Afrique : l’espérance d’une Afrique debout. « Parler de l’espérance, c’est parler de l’avenir et donc de Dieu !... Il s’agit de construire avec l’aide de Dieu ». En effet, tout ce qui se construit sans Dieu reste toujours fragile. Ou bien le temps se charge de le détruire, ou bien cela se retourne contre l’homme, le suffoque et l’écrase. Le Pape a ciblé deux réalités qui sont d’actualité: La vie socio-politique et économique de notre continent d’une part, et le dialogue interreligieux d’autre part. Je ne parlerai que du premier volet.
    « De cette tribune, je lance un appel à tous les responsables politiques et économiques des pays africains et du reste du monde entier. Ne privez pas vos peuples de l’espérance ! Ne les amputez pas de leur avenir en mutilant leur présent ! Ayez une approche éthique courageuse de vos responsabilités et, si vous êtes croyants, priez Dieu de vous accorder la sagesse ! Cette sagesse vous fera comprendre qu’il faut devenir de vrais serviteurs de l’espérance. Il n’est pas facile de vivre la condition de serviteur, de rester intègre parmi les courants d’opinons et les intérêts puissants. Le pouvoir, quel qu’il soit, aveugle avec facilité, surtout lorsque sont en jeu des intérêts privés, familiaux, éthiques ou religieux. Dieu seul purifie les cœurs et les intensions ».

Exhortation quadragésimale

Le temps de carême est là. Jésus est conduit au désert par l’Esprit. Satan, le Tentateur par excellence, le poursuivra pour le sortir de son recueillement et l’emmener à Jérusalem, la Ville Sainte, puis au sommet du Temple, et enfin sur une haute montagne. Le désert, le Temple, la montagne, ces trois hauts lieux spirituels n’intimident pas Satan. Il en fait plutôt des lieux de fortes tentations. Si Dieu est partout, Satan aussi veut être partout. Même dans le bénitier, il essaie d’y aller, mais… Vous savez la suite. Il n’a même pas craint de tenter Jésus, vrai Dieu et vrai homme. Décidément ce Prince des ténèbres aime jouer avec nos désirs, notre imagination, nos ambitions trop humaines pour notre perte.
Parlons clairement. Nous subissons tous des tentations. Et  ce ne sont pas forcément les plus exposés qui s’éloignent le plus de Dieu : douaniers, politiciens, gendarmes, policiers, prostituées, drogués et que sais-je ?  Celui qui cherche Dieu dans la perfection et  la sainteté véritable semble plus intéressant pour l’Auteur du mal. Nos séminaires, nos noviciats, nos maisons de formation, nos monastères, nos presbytères, nos évêchés, nos communautés de Frères et de Sœurs ne sont pas suffisamment blindés contre cet Adversaire redoutable, habile et adroit dans l’art de se déguiser. Il pénètre partout avec une facilité indicible. Pas d’illusion. Nul n’est à l’abri de la pollution morale et spirituelle. Plus on cherche à être fidèle à Dieu, plus Satan, comme un moucheron infatigable, vient nous mettre à l’épreuve. Ce combat est terrible, n’est ce pas ? On devine alors aisément la violence des tentations du Fils de Dieu. Les mystiques comme Saint Paul, Saint Padre Pio, Marthe Robin, nous décrivent la rage diabolique avec laquelle Satan s’acharne sur les amis de Dieu. Il ne s’agit pas de voir le diable partout. Cela nous dédouanerait de nos responsabilités. Et ce serait encore une astuce de sa stratégie plus fine que les autres. Ce qu’il veut, ce monsieur, c’est que les hommes s’éloignent du Créateur, dans la pensée et dans le cœur, subrepticement, sans s’en rendre compte, jusqu’à rompre complètement avec le Dieu qui nous sauve. Mais revenons aux tentations de notre Seigneur, où Satan se présente comme un grand érudit, grand exégète. Le Pape Benoît XVI l’a souligné avec humour et gravité dans son livre « Jésus de Nazareth » : « Tout le dialogue se présente comme un débat entre deux experts en Ecriture Sainte : le diable y fait figure de théologien… La dispute théologique entre Jésus et le diable est une dispute qui concerne chaque  époque et qui a comme objet l’interprétation correcte de la Bible… »
    Mais le Christ ne succombera pas à la flatterie pernicieuse du Tentateur : « Si tu es le Fils de Dieu », ni à l’appétit du pouvoir terrestre ;  il ne se jettera pas du pinacle du Temple ; il ne s’agenouillera pas devant Satan pour marchander la domination du monde avec lui. Voilà pourquoi Satan poursuivra notre Sauveur jusqu’à l’humiliation de la croix, la pire des humiliations.  Ainsi, Jésus descendra dans l’abîme de la mort, « dans la nuit de l’abandon » comme un être inutile et sans force. Ironie du sort, c’est désormais la Croix de Jésus qui  triomphe allègrement de Satan. C’est l’arme la plus efficace contre lui. Et Ce monstre furieux fait tout pour que nous banalisons l’instrument de notre salut. Oui, le monde repose sur l’amour sacrificiel du Christ et non sur la boursouflure du moi de Satan, sur son orgueil cousu de mensonges. « Vanités des Vanités, tout est vanité »! C’est clair, toutes les tentations reposant sur l’AVOIR - le POUVOIR - la JOUISSANCE, viennent de  Satan et  peuvent être vaincues.
Mettons-nous à genoux devant la Croix de Jésus pour une cure de désintoxication morale et spirituelle,  en faisant la vérité sur notre vie.  Car Satan n’arrive pas à régner là où se trouve la vérité. Que chacun se dise la vérité et dise la vérité à son prochain. La vérité nous rendra libres, et  la corruption disparaîtra de nos rapports, de même que l’impureté, les jalousies, les divisions, le syncrétisme, le spiritisme, le charlatanisme etc. Sincèrement,  reprenons la Bible, ce trésor des trésors. Et en silence, disons comme Samuel : « Parle Seigneur, ton serviteur écoute ».  La Parole de Dieu est puissante et efficace. Revenons à Dieu, et sous son regard miséricordieux, examinons-nous posément, calmement, avec foi, en mettant notre  confiance en son nom très saint.
     Alors l’Afrique, qui est si ouverte au christianisme, deviendra lumière du monde et sel de la terre. Il y a espoir si nous prenons en mains nos responsabilités. Le Pape Benoît XVI comme le prophète Balaam, cet homme au regard pénétrant, voit en nous des atouts importants, et annonce pour nous des lendemains meilleurs : « Un précieux trésor est présent dans l’âme de l’Afrique, dit-il, où je perçois le poumon spirituel pour une humanité qui semble en crise de foi et d’espérance, grâce aux richesses humaines et spirituelles inouïes de ses enfants, de ses cultures aux multiples couleurs, de son sol et de son sous-sol aux immenses ressources. Cependant, pour se tenir debout avec dignité, l’Afrique a besoin d’entendre la voix du Christ qui proclame aujourd’hui l’amour de l’autre, même de l’ennemi, jusqu’au don de sa propre vie, et qui prie aujourd’hui pour l’unité et la communion de tous les hommes en Dieu ». Africae Munus n°13.
Cette prophétie pourrait se résumer en un impératif d’exhortation : « Lève-toi, Eglise en Afrique, famille de Dieu, parce que le Père Céleste t’appelle ». Profitons de ce carême qui nous est donné pour méditer profondément sur cet appel du Saint-Père, et prendre des résolutions énergiques. Le Pape a confiance en nous. Il sait que Dieu n’oublie personne. Ce Dieu nous a gravés sur les paumes de ses mains.
    Voici cinq conseils pour nous aider à lutter contre le matérialisme sauvage et le relativisme éthique et spirituel en ce temps de carême :

1 – Se trouver chaque jour un temps de prière intérieure.  Car perdre du temps pour Dieu,  c’est le gagner magnifiquement. 20 mn par jour c’est un minimum, ne serait-ce que pour dire le chapelet. Essayez et vous verrez. On  perd beaucoup de temps dans les buvettes, ou bien devant la télévision  pour regarder les matches de football, les feuilletons etc.
Retenez cette phrase salutaire : « Celui qui prie se sauve certainement, celui qui ne prie pas se damne certainement ». Donc donnons la priorité à cette rencontre intime et quotidienne avec Dieu. Notre bonheur éternel en dépend. Pas de négligence !

2 – « Pardonnez et vous serez pardonnés ». De grâce, n’allez pas au lit le soir sans vous être réconciliés avec la personne qui vous a énervés ou que vous avez énervée. Et pas de réconciliations superficielles. Moins on a le cœur chargé d’inquiétude, de tristesse, d’angoisse, de rancœur et de vengeance, plus on rayonne de joie dans la journée,  et le soir le sommeil vient rapidement et on dort paisiblement. Le sommeil, quel excellent remède ! « Dieu comble son bien-aimé quand il dort ». Et le lendemain on est plus agréable, on est plus productif, et le nombre de nos amis s’accroit. Pas besoin de somnifère. Ça coûte trop cher pour rien. Programmons aussi le sacrement de réconciliation pour nous décoincer et unifier notre être afin de mieux  marcher sous le regard de Dieu.

3 – Jeûner sérieusement de son portable, de la télévision et de l’internet : ce jeûne doit être strict pendant les repas, la prière, le repos de la sieste et de la nuit, et aussi pendant les dialogues sérieux. Ces appareils, bon serviteurs à priori, sont devenus de vrais mangeurs de temps ; ils nous imposent beaucoup de distractions pour qu’on s’intéresse surtout à nos interlocuteurs lointains et qu’on néglige souverainement ceux qui sont là devant nous. Quel manque de politesse élémentaire. C’est le portable qui est fait pour l’homme et non l’homme pour le portable. Donnons pendant ce temps de carême un peu plus d’attention à nos enfants, à nos subalternes, à nos visiteurs, aux gens de nos maisons, au conjoint. Cela favorise l’hygiène morale et spirituelle !
 
4 – Etre fidèle au devoir d’état, à la maison comme sur le lieu de travail,  sans critiquer méchamment ou injustement les autres, sans se plaindre à temps et à contre temps ! Nos tâches quotidiennes, si on les exécutait avec amour en pensant à Dieu, on serait plus épanoui. La sainteté, ce n’est pas autre chose. C’est s’unir au Christ pour sauver le monde à travers  nos devoirs d’époux, de fonctionnaires,  d’élèves, de parents,  d’éducateurs, de prêtres, de religieuses etc. Bien faire ce qu’on a à faire, même si les autres ne nous comprennent pas toujours. N’est-ce pas cela porter sa croix ? Le Saint Curé d’Ars disait que « la prédication des saints, ce sont leurs exemples ». Et donc, pas de tricheries, pas de fraudes, pas de paresse etc. En effet, c’est à nos fruits qu’on nous reconnaitra pour les vrais disciples du Christ. Ne prenons pas pour modèle le monde présent qui promeut les vices et combat les vertus.

5 – Faire l’effort de lire l’exhortation apostolique post-synodale « Africae Munus ». Cet opuscule nous fera un grand bien.  En plus, nous pourrons lire aussi  un bon livre spirituel, ou tout simplement nous imposer de méditer seul ou en groupe une lettre du Nouveau Testament. Personnellement je vous recommande les épitres de Saint Paul aux Corinthiens. Tout ce qu’il dit à ses communautés chrétiennes en gestation nous concerne encore aujourd’hui.

    En conclusion, résistons à Satan, fermement, dans la foi. Il n’est qu’une créature. N’ayons pas peur de lui. Il ne fait que ce que Dieu lui permet. Je recommande vivement de lire Ep. 6, 10-17.  Ces versets bibliques mériteraient qu’on les apprennent par cœur. Nous pouvons vaincre le Tentateur avec la force du Christ qui a vaincu le monde. Plus concrètement, il y a, à notre disposition,  la Sainte Messe, le sacrement de pénitence, les sacramentaux comme la médaille miraculeuse de la Sainte Vierge Marie, le chapelet, l’eau bénite, la croix de Saint Benoît : tout cela éloigne Satan de nous, si nous menons une vie droite, humble et pleine de confiance en Jésus mort et ressuscité pour nous. BON CAREME A TOUS !


+ Pascal N’KOUE
Omnium Servus
 
NOUVELLES DE FAMILLE
-  La famille diocésaine est cordialement invitée à faire bon accueil aux reliques de Don Bosco qui seront chez nous les 06 et 07 février.
- Sr  Wivine KIPANGU est nommée responsable de la Commission diocésaine des laïcs et famille.
- L’Abbé Romuald GNANGNON est nommé Vicaire à la paroisse de Tchatchou. Accompagnons-le de nos prières.
- C’est maintenant le temps favorable. Le Carême commence le 22 février. C’est un jour d’abstinence et de jeûne.
- Pour toute demande d’attestation, bien vouloir s’adresser directement au secrétariat de l’Archevêché.
-L’annuaire diocésain 2012 est désormais disponible. Chaque baptisé devrait l’avoir.
- L’exhortation post-synodale « Africae Munus » est un vrai levain. Il faut absolument la lire, la diffuser, faire des sessions, des récollections, des retraites spirituelles, en s’inspirant de ce texte majeur pour l’Afrique et même pour le monde entier. Notre avenir est entre les mains de Dieu et non dans les calculs des puissances d’argent.
-   Je vous encourage fortement à la récitation de la prière de l’Angelus le matin, à midi et le soir. Peu importe si la paroisse a une cloche ou non.
-  Participez au chemin de croix les vendredis de carême.
-  Le Casuel, uniquement pour les paroisses de la ville, est fixé à 5 000 f pour les baptêmes, 10. 000 f pour les mariages et funérailles.
Pour les paroisses rurales, les dons en nature sont acceptés.
- Le sanctuaire marial diocésain sera dédié  à « Marie, Reine des familles ».
- La messe chrismale aura lieu désormais le mercredi saint, à la Cathédrale, à 9 h 30.
-  Merci à la délégation conduite par le Père Eduardo AGUIRRE Franco, venue de San Sebastian (Pays Basque) pour s’intéresser à l’avenir de nos enfants très pauvres.

Quelques dates
1-5 fév.    :    A Rome : Réunion de certains évêques avec la Communauté de Sant ‘Egidio.
2 fév.       :    Journée mondiale de la vie consacrée : Célébration à l’église d’Albarika.
6-7 fév.    :    Séjour des reliques de Don Bosco chez nous.
8-12 fév.  :    Jubilé des 25 ans de présence au Bénin des oblats de S. François de Salles.
11 fév.     :    Vœux perpétuels de Sr. Geneviève (Les Albertines) à la paroisse de Guéma, par Mgr Nestor ASSOGBA, Archevêque Emérite de Cotonou.
    :    Marathon salésien et festivités : Bienvenue aux amis d’Annecy, Bayreuth et Sarone.
8-12 fév.  :    A Vittorio Veneto (Italie) avec l’Association des familles rurales.
12 fév.    :  A la Cathédrale, à 9h30, Messe d’ouverture du jubilé de nos 70 ans d’évangélisation. Elle sera présidée par le T.R.P. Michel l’HOSTIS, Supérieur  Régional des Pères s. m. a.
13-18 fév.:    A Rome : Assemblée Générale du SCEAM (Conférence Episcopale continentale Afrique et Madagascar) avec la Conférence épiscopale d’Europe.
20 fév.    :    Retour à Parakou.
21 fév.    :    A 9h30, Conseil presbytéral à l’Archevêché.
22 fév.    :    A 6h30, cérémonie des Cendres à la Cathédrale.
24 fév.    :    A 19h00 chemin de croix à Guéma et bénédiction de la  grande croix d’église.
25 fév.    :    A 9h30 : Rencontre avec tous les enseignants et professeurs de nos écoles  catholiques au Centre Guy Riobé.
26 Fév.    :    Rencontre et Saint Sacrifice de la Messe avec les étudiants à l’Université de Parakou à 9h00.
27 fév.     :    Formation permanente des jeunes prêtres à l’Archevêché à 9h30.
28 fév.     :    Récollection du  presbyterium pour l’entrée en carême, au Centre Guy Riobé à 9h00. Venez avec aubes, étoles et bréviaires (Toute la journée).

ABONNEMENT POUR UN AN
    Dans l’Archidiocèse de Parakou : 1.000 F CFA
    Au Bénin : 2.000 frs ;
    A l’extérieur : 10 euros
CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

(Extrait de l’interview de la NEF à l’Archevêque de Parakou)

L’Afrique bouge, quoi qu’on dise. Mais il faut qu’elle avance avec sagesse, détermination et dignité. C’est le plus vieux continent, mais il ne souffre encore d’aucun symptôme de vétusté. Contrairement aux idées en vogue, ce continent  est un géant endormi, un trésor insoupçonné de biens matériels et de ressources spirituelles pour toute l’humanité. Seulement, il a un besoin urgent de justice, de réconciliation et de paix. Vouloir c’est pouvoir. C’est une question de leadership, de responsabilité et de vision commune à moyen et à long terme. Tout le monde devrait se sentir concerné pour le relèvement de l’Afrique, et en premier lieu les peuples africains, leurs classes dirigeantes, les confessions religieuses et bien sûr l’Eglise catholique. Nous avons beaucoup d’enfants, plein de jeunes, de vastes domaines de terres non cultivées, et nous croyons en Dieu qui nous aime. Ce n’est pas négligeable. On peut donc se relever. D’objet d’assistance, ce continent doit devenir sujet d’un partenariat énergique, débarrassé de tout complexe humiliant, qui le défigure. C’est un défi pour les Africains et un défi aussi pour la Communauté Internationale qui flirte bien souvent de façon hypocrite avec nos leaders. Je partage avec vous ces idées que j’ai confiées à la NEF (une revue catholique de France).

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