« J’exhorte toute l’Eglise en Afrique à soigner tout  particulièrement la célébration de l’Eucharistie, mémorial du Sacrifice du Christ Jésus, signe d’unité et lien de charité, banquet pascal et gage de la vie éternelle. L’Eucharistie doit être célébrée avec dignité et beauté en suivant les normes établies. L’Adoration eucharistique, personnelle et communautaire, permettra d’approfondir ce grand mystère (Benoît XVI, Africae Munus n°153) ».

L’Eucharistie ou Jésus-Hostie, c’est Dieu « en chair et en os ». Mystère ! Pour mieux entrer en communion avec ce mystère, il faut d’abord découvrir Dieu en un autre endroit. Où ? Chut ! Top secret ! Un conte, venu du Pays des Incas, révèle le lieu où Dieu se cache. Lisez-le à voix basse.

Dieu, fatigué d’être au milieu des hommes à cause de leurs péchés sans mesure,  décide de s’éloigner de leur présence. Il réunit alors son grand Conseil et leur dit :
Je ne peux plus supporter la présence des hommes. Je vais m’éloigner d’eux en allant sur la plus haute montagne.
L’un des anges dit : "O Dieu, tôt ou tard, l’homme, avec son intelligence, parviendra aux sommets des plus     hautes montagnes".
Alors Dieu dit : "Si tel est le cas, je vais aller très loin, au cœur du désert, où l’homme n’habite pas".
  Un autre ange lui souffla à l’oreille : "O Dieu, tôt ou tard, l’homme s’arrangera pour vous rejoindre dans le désert".
Alors Dieu dit : "Nous irons au plus profond de l’Océan".
  Un ange encore lui fit cette observation : "O grand Dieu, si je peux vous  contredire, avec la technique, l’homme y parviendra un jour".
Enfin Dieu demanda : "Où puis-je donc aller pour m’éloigner de l’homme ?"
  Le plus sage des anges se leva, se racla la gorge, toussa, tira légèrement sa longue barbe vers le bas et, très posément, dit : "O Maître souverain, je sais où vous pouvez aller afin  que l’homme ne vous trouve pas. Allez au plus profond du cœur de l’homme. Il est tellement superficiel qu’il ne vous trouvera jamais".
   
Si vous voulez savoir la suite et la fin de l’histoire, procurez-vous l’opuscule “La forme extraordinaire du rite romain. L’expérience de Natitingou en Afrique“. Cet opuscule d’auteurs variés a été préfacé par le Cardinal Philippe BARBARIN, Archevêque de Lyon. L’universalité de l’Eglise oblige ! « L’exemple de Natitingou, écrit-il, montre que la forme ancienne du rite romain peut accueillir les améliorations apportées à la suite du dernier Concile (recueil moins limité de textes, usage de la langue parlée par les fidèles, restauration de la Prière Universelle…), et que la forme actuelle peut ne rien perdre des richesses de sens et de mystère qu’offre la liturgie traditionnelle ».

Rome a lu avec attention et a apprécié comment st Pie V a été accueilli de bon cœur par les disciples de Paul VI, ou les tenants de la forme ordinaire, dans le diocèse de Natitingou. De la cohabitation pacifique on est passé à l’enrichissement réciproque. Sans fanatisme ni extrémisme, sans relativisme ni fantaisie ! Un extrait du témoignage des bénédictines Notre-Dame de l’Ecoute venues de Jouques (France)  en donne une idée : 
   
« A tout prêtre qui arrive au monastère, la sacristine présente trois missels, lui faisant choisir entre la forme ordinaire en français ou en latin, et la forme extraordinaire. Les prêtres réagissent de façon très ouverte et plusieurs d’entre eux, tout en ne connaissant pas ou guère le latin, ont peu à peu demandé à célébrer la forme ordinaire en latin et même la forme extraordinaire. Le latin, souvent considéré comme un obstacle surtout en Occident, reçoit en effet un accueil favorable de la part du peuple béninois. Certes, il demande une certaine formation mais les fidèles peuvent suivre les traductions en français. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir à Laudes quelques femmes illettrées, ne parlant que Wama, rester en profonde adoration avant de partir au champ … et, la Kora, instrument traditionnel africain, soutient le chant psalmodique et les antiennes grégoriennes, remontant à l’âge d’or de l’Eglise romaine. Quelques cérémonies au cours de l’année, comme la procession du Christ-Roi ou de la Fête-Dieu, réunissent aussi moniales et paroissiens du village au son de tam-tam et de la Kora. »  cf. p. 72 de l’opuscule.    
L’Eucharistie, n’est-elle pas don gratuit  de Dieu à l’humanité et même à la création tout entière pour nous unir à Lui! L’Eglise, n’est-elle pas signe et manifestation de cette unité profonde entre Dieu et l’humanité ? Et cette unité, n’est-elle pas au centre des préoccupations du plan de Dieu ! Comment l’Eucharistie appelée à unir pourrait-elle diviser nos esprits ! Ah, si on était un peu plus docile à l’Esprit Saint et soumis à la houlette du Successeur de Pierre ! A Natitingou, on a travaillé l’ars celebrandi qui repose sur la foi aux mystères que nous célébrons mais aussi sur la vie intérieure du prêtre et de l’assemblée. Tout cela demande silence et recueillement mais aussi joie contenue qui n’explose pas pendant la liturgie. Car Dieu n’est pas dans le bruit et les rythmes endiablés mais dans le silence de nos cœurs. On ne le reconnaitra jamais dans l’hostie consacrée si on ne l’entend pas parler à nos cœurs. Alors et alors seulement, on entre en communion avec lui et on peut vivre en union avec le prochain, quel qu’il soit.

En tout cas, concernant l’application du motu proprio de Benoit XVI, « Summorum Pontificum », Rome, après avoir tout observé avec prudence, a enfin proclamé les résultats. Natitingou est admis et peut devenir maître-enseignant « au-delà même des frontières  de (notre) diocèse ». Rome souhaite même que l’opuscule participe « au grand mouvement de redécouverte des trésors de la liturgie latine». Qui dit mieux ? Quel encouragement !
Lisons maintenant la lettre que la Commission Pontificale « Ecclesia Dei » du Vatican nous a adressée :

 

 

 


Prot. 31/2010                            Du Vatican, le 23 mai 2012
    Excellence,
Par l’intermédiaire de Monsieur l’Abbé Denis le Pivain, vous m’avez fait parvenir un exemplaire de la brochure intitulée La forme extraordinaire du rite romain, et je vous en remercie vivement.
Ces pages, qui décrivent l’expérience faite à Natitingou, votre ancien diocèse, permettent une véritable réflexion sur le    sens profond de la sainte liturgie, tel qu’il a été réaffirmé notamment par la  Constitution dogmatique Sacrosanctum Concilium.       
      Comme le rappelle la préface de Monsieur le Cardinal Philippe Barbarin, « c’est la première fois qu’un ouvrage présente et décrit un exemple de cet enrichissement mutuel des deux formes de célébration, souhaité depuis longtemps par  le Pape Benoît XVI ».
    Vous mentionnez vous-même l’action du Pape Saint Victor 1er,  Africain comme vous, qui introduisit la langue latine au cœur de la célébration de la liturgie en grec à Rome. Puissent vos réflexions sur l’ars celebrandi trouver un large écho, au-delà même des frontières de votre diocèse !
En souhaitant que cette brochure participe au grand mouvement de redécouverte des trésors de la liturgie latine, je vous prie de trouver ici, Excellence, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués.
                            Monseigneur Guidi POZZO
                                Secrétaire
   
A vrai dire, il n’y a pas eu  de hasard ni de génération spontanée. L’Esprit de Dieu a tout guidé. Natitingou a été soigneusement aidé par des hommes et des femmes de Dieu équilibrés, intérieurs, et soucieux de l’unité de l’Eglise. Toujours à l’écoute du Saint-Père. Je les remercie tous. Et au Clergé de Natitingou je dis : jubilez et glorifiez-vous dans le Seigneur. Vous avez du mérite. Mais retenez que « l’honneur est une charge », une responsabilité. Restez donc vigilants, car les premiers peuvent devenir les d…

Puisse cet opuscule contribuer réellement à améliorer notre ars celebrandi dans l’Archidiocèse de Parakou, mais aussi nous pousser à aller découvrir à Natitingou comment ces deux formes liturgiques font la beauté de l’unique rite romain, pour la sanctification de l’unique Famille du Dieu unique,  mais en trois Personnes : Père, Fils et Esprit Saint.       

+ Pascal N’KOUE                                                                                                                       

Omnium servus

 



Nouvelles de famille

• L’opuscule « La forme extraordinaire du rite romain. L’expérience de Natitingou » se trouve au secrétariat de l’Archevêché.
•  Que  ceux qui reçoivent des séminaristes stagiaires veuillent produire un certificat de vacances, à la fin de leur stage, en trois exemplaires (lieu de stage-évêché-séminaire). 
•  Nous remercions les scouts de Tréviso (Italie) qui ont accueilli deux de nos scouts pour un temps de formation. Merci à toutes les générosités qui ont participé à leur voyage et séjour.
• Merci aux organisateurs de la  JEC nationale du Togo, qui ont accueilli un détachement de notre JEC pour une session qui se déroule à Kara ces jours-ci.
•  Les journées salésiennes se dérouleront au Centre pastoral Guy Riobé du 27 au 30 Août. Elles sont ouvertes. Adressez-vous au curé d’Okédama pour plus de précisions.
•  Nous disons au revoir au Père Marcel WANGOU, svd, qui nous quitte pour une autre mission.  Nous le remercions pour son dévouement. Bienvenue au Père Dindon FALLARME qui le remplace comme Curé de Bétérou, et au deuxième Vicaire en la personne du Père Félix AWAGA. Ainsi Bétérou aura deux Vicaires.
•  Le 1er septembre, trois religieuses feront leur profession perpétuelle chez les Filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus. Monseigneur Nestor ASSOGBA, notre ancien Pasteur, vient présider la cérémonie.  Quelle joie !
•  Le Séminariste Yves AÏDONOMON fera son stage à Natitingou. Et le séminariste Jules AKPO fera le sien auprès de nos enfants du Centre Notre Dame du Refuge.
•  Le diocèse de Parakou a un hôpital d’ophtalmologie. Nous remercions tous ceux qui le soutiennent et spécialement le CBM qui nous visite ces jours-ci.
•  Une délégation de l’Association des Familles rurales de Vittorio Veneto (Italie) conduite par leur Président, Alessandro TOFFOLI, nous visite au début de ce mois. Qu’ils soient les bienvenus.
•  Les frais d’inscription pour l’école bilingue Saint Hubert s’élèvent à 15000 fcfa. On me signale qu’il n’y aura pas beaucoup de places.
• Je demande à toutes les paroisses de réserver un  bon accueil à la nouvelle Association des papas catholiques et de les aider à bien s’implanter partout.
N.B. La prochaine Assemblée générale des agents pastoraux aura lieu du 8 au 10 octobre au Centre pastoral Guy Riobé. Elle marquera l’ouverture de l’année.
• Du 1 au 26 septembre, je prends mes vacances. Le Vicaire Général me remplacera.


Quelques dates:


30-3      août :        Retraite sacerdotale au Monastère l’Etoile Notre Dame, prêchée  par le R.P. Bonjour

11         août :    Ordinations diaconales, à la Cathédrale à 9 H 30.

12         août :     Messe dominicale à Wansirou à 10 h.


16         août :    A 18h, messe pour l’inauguration du Juniorat des Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée.

24-30     août :    A Rome, pour un ressourcement spirituel avec des Evêques amis de la Communauté de St Egidio.

                                                      ABONNEMENT POUR UN AN
≈  Au Bénin : 2.000 frs
                                                                                     ≈    A l’extérieur : 10 euros
CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
  E-mail : parcheveche@yahoo.fr

« Face à la complexité des situations auxquelles vous êtes confrontés, je vous invite à approfondir votre vie de prière et votre formation continue ; que celle-ci soit à la fois spirituelle et intellectuelle…Vivez avec simplicité, humilité et amour filial votre obéissance à l’Evêque de votre diocèse. Edifiez vos communautés chrétiennes par votre exemple en vivant dans la vérité et la joie vos engagements sacerdotaux : le célibat dans la chasteté et le détachement des biens matériels ». Tout prêtre doit pouvoir se sentir heureux de servir l’Eglise «(Africae Munus 110-111).

Le Pape Benoît XVI est vraiment soucieux de la sainteté du clergé. Dans Africae Munus, il nous a réservé une place de choix. Etre des pasteurs selon le cœur de Dieu, voilà l’essentiel pour les prêtres, définis par le Pape comme « collaborateurs proches et indispensables de l’Evêque » ayant la charge de poursuivre l’œuvre d’évangélisation. Je voudrais reprendre quelques points de notre rencontre, le jour de la fête du Sacré-Cœur.

Comme les apôtres s’accrochant à la Vierge Marie au cénacle, dans l’attente de l’Esprit Saint, nous voici réunis à l’Etoile Notre-Dame en cette journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres, pour nous confier à l’intercession des moniales cisterciennes. Ce sont des assoiffées d’Absolu, qui aiment les prêtres et prient jour et nuit  pour nous. Ici on chante avec les anges. Ici règne le silence plein de Dieu, et tout porte à la prière : les fleurs, la cloche, les arbres, les bâtiments, les allées, et bien sûr le sourire toujours radieux et paisible de ces adoratrices et contemplatives du Cœur Sacré de Jésus.  Nous sommes venus ici principalement pour prier et adorer. La prière c’est le devoir le plus intime et le plus utile de notre ministère sacerdotal. Elle révèle le degré de notre confiance en ce Dieu tout-puissant. Elle seule assure le succès de notre apostolat. Nous devons prier et travailler pour tous, pour les bons et les méchants, pour  les paresseux et les ingrats, les syndicalistes et les grévistes, la mouvance et  l’opposition, les musulmans et les incroyants, les malfrats et les ennemis de Dieu etc. Le Père du mensonge, sachant que la prière est pour lui une déclaration de guerre, nous pousse facilement à la paresse, à la médiocrité, à l’oisiveté ou alors à la distraction et à l’activisme. Nous sommes les plus exposés à ses machinations diaboliques.  Pour tenir bon, et même pour le déstabiliser et le vaincre, il faut contempler le Christ qui nous a tant aimés. Comprenez que le sacerdoce est une fonction hautement  périlleuse si la prière intérieure  n’est pas constante. Pour y parvenir, il faut être passionnés de Jésus et de son Peuple saint.

Notre rôle exige la sainteté. La sainteté du prêtre consiste à avoir  son cœur vissé sur la passion et la résurrection du Christ, doux et humble de cœur, sur son amour infini pour l’humanité et pour l’Eglise. C’est le don de soi jusqu’au bout. Si le prêtre est pasteur en vertu du sacrement de l’Ordre reçu, je tiens à préciser qu’il représente le Christ seulement quand il est inséré dans la communion avec l’Eglise. Le prêtre qui choisit de faire bande à part est un contre-sens. Il se nourrit de susceptibilité maladive et  perd la raison. Il devient très vite comme un tambour troué qui résonne faux. Prendre le temps de s’asseoir pour dialoguer paisiblement, manger ensemble, prier ensemble, partager ce qu’on nous offre, voilà des actes qui paraissent banals mais qui, en réalité, alimentent la joie et l’amour de vivre ensemble et d’être unis. N’omettez pas de dire le chapelet ensemble. Le ministère de la communion (prêtres-Evêque-Pape) exige d’être dociles à l’Esprit de Dieu et soumis à l’Eglise du Christ. C’est cette forme de vie dans l’Eglise-Famille qui m’oblige à parler de la correction fraternelle, pour qu’il y ait un seul clergé et un seul presbyterium, un seul cœur et une seule âme. Le Pape Benoit XVI, dans son dernier message de carême au sujet de l’attention à l’autre, nous écrivait ceci : « Dans l’Eglise des premiers temps, on se souciait non seulement de la santé corporelle du frère, mais aussi de celle de son âme en vue de son destin ultime ». Dans l’Ecriture Sainte, nous lisons : « Reprends le sage, il t’aimera. (S’il n’est pas sage, il s’endurcira). « Donne au sage, il deviendra plus sage encore ». (Pr 9, 8). Le Christ lui-même nous commande de reprendre le frère qui commet un péché (cf. Mt 18, 15). Il ne faut pas se taire face au mal, sinon on devient des complices. Rapprochez-vous du frère, au moment opportun, et avec des mots aimables, reprenez-le pour son bien et pour le bien de toute la communauté.

Chers amis, le monde a besoin de notre sincérité, de notre foi et de notre enthousiasme. Soyez des prêtres joyeux et transparents. Ayez en horreur les lettres anonymes. Certains se sont spécialisés dans cette sale besogne de sabotage. Et ils se croient cachés. Vous, ne les imitez pas. Le Père du mensonge aime souvent se déguiser en donneur de leçons. Il adore humilier et discréditer les serviteurs de Dieu. Dans la correction fraternelle, il ne s’agit pas d’humilier le frère, encore moins de le juger et de l’envoyer rôtir en enfer avant sa mort, par des paroles blessantes. Le reproche chrétien n’est jamais fait dans un esprit de mépris, de règlement de comptes, de vengeance, ni même de délation. Il doit être toujours animé par l’amour et le respect de la dignité de l’autre. Il faut qu’il soit une preuve de bonté envers le frère prêtre. Toute personne a besoin du regard plein de tendresse de son  semblable.

Chers amis, forgeurs de saints, édifions nos Communautés par l’exemple d’une saine amitié sacerdotale, fortement enracinée dans l’amour du Christ. J’insiste : redécouvrons l’importance de la correction fraternelle pour marcher ensemble vers la sainteté. Comme les maillons d’une chaîne, tenons-nous solidement. Si quelqu’un vient à fléchir, que les plus proches se coalisent rapidement pour l’empêcher de s’enfoncer dans la boue morale et spirituelle. Même le juste tombe sept fois (Pr 24, 16), dit l’Ecriture Sainte. Ce n’est pas un encouragement à tomber, mais à reconnaître humblement ses limites. Aucun de nous n’est parfait, ni même votre Evêque. Aucun de nous n’a été conçu sans le péché originel. La seule personne qui ait bénéficié de ce privilège unique au monde, c’est la Vierge Marie. Et c’était en vue de la maternité divine. Ne jouons donc pas aux parfaits. Qui fait le saint, fait tout simplement l’imbécile, car nous sommes tous faibles. L’Apôtre Paul le dit en des termes plus élégants: « Nous portons ce trésor (le Christ puissant) dans des vases en argile (nos corps fragiles) » (2 Co 4,7). Ne nous habituons donc pas à prendre des masques. Ils ne couvrent jamais tout le corps. Les gens ne sont pas dupes. Un âne, qui porte sur sa tête un masque d’homme, croît tromper ceux qui le regardent. Mais il oublie que ses quatre pattes et ses sabots sont bien visibles et le ridiculisent. En outre, tôt ou tard, les masques s’effritent d’eux-mêmes, au moment où on s’y attend le moins, et peuvent plonger l’expert en tricherie dans une confusion terrible et totale. Jetons constamment un regard vrai sur nous-mêmes, en comptant sur la miséricorde de Dieu. La vérité nous rendra libres et nous aidera à modeler humblement notre vie sur le Christ Pasteur et Tête de l’Eglise.

Nous sommes dans une région pauvre. Ne rêvons pas de vivre au-dessus de nos moyens. D’ailleurs l’esprit de détachement nous est fortement exigé par notre Seigneur. C’est la première béatitude. Mais cela ne nous empêche pas de demander  à tout le peuple de Dieu de nous soutenir. Cette aide peut se manifester de diverses manières : offrandes de messes, ornements liturgiques, Liturgie des Heures, Missels d’autel, calices, ciboires, engins de déplacement surtout les motos, appareils de sonorisation, aides financières pour la formation des séminaristes qui deviennent nombreux et la scolarisation des enfants des villages et périphéries; des tôles ondulées pour couvrir  les chapelles en construction, forages ou puits etc. pour les communautés qui manquent d’eau potable. Tout cela s’obtient par des bienfaiteurs que nous envoie la Divine Providence, pourvu que nous nous engagions à évangéliser les petits et les pauvres, en devenant leurs défenseurs et leurs amis.

Enfin, pour alimenter et fortifier notre esprit dans la formation continue, nous indiquons le « Catéchisme de l’Eglise Catholique », le « Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise », « Presbyterorum Ordinis », « Pastores dabo vobis », le « Directoire pour le Ministère et la Vie des prêtres » ; « le Prêtre, pasteur et guide de la Communauté paroissiale », l’instruction « Redemptionis Sacramentum », (sur certaines choses à observer et à éviter concernant la très sainte Eucharistie), et bien sûr « Africae Munus»…

+ Pascal N’KOUE  
Omnium servus

 


NOMINATIONS
Toutes ces nominations prennent effet le 1er septembre 2012.


1.    Secrétaire particulier de l’Evêque et chargé des affaires domaniales :
       Christian DEGBE ; il résidera à l’Archevêché.


2.    Coordinateur de la Pastorale diocésaine (Aumônier des Œuvres) : Père Ernest DEGUENONVO. Il résidera  à la Maison des œuvres.


3.    Curé de la nouvelle Paroisse de Boko et Aumônier de l’hôpital de Boko : Père Max-Cyr LAFIA. Il résidera provisoirement à la Maison des œuvres.


4.    Curé de la paroisse Saint Martin de Papanè et Aumônier de l’hôpital de Papanè : Père Aristide GONZALLO.


5.    Vicaire à la paroisse Saint Martin de Papanè : Père Appolinaire KADJO.


6.    Responsable de la nouvelle quasi Paroisse Saint Laurent de Wansirou : Père René DOGNON. Il résidera à la Paroisse Saint Joseph de la Gare.


7.    Responsable de la menuiserie Saint Joseph de Parakou : Père Jean GBASSI, il résidera à la Maison des œuvres.


8.    Aumônier diocésain de la jeunesse, exorciste et vicaire à la Paroisse Saint Joseph de la Gare : Père Jonathan CAPO-CHICHI.


9.    Curé de la Piste ; Aumônier du Centre Hospitalier Départemental et de l’hôpital des Armées : Père Damien DAKIN. Il résidera à la  Cathédrale.


10.    Diacre Stagiaire à la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Tchaourou :  Freddy TOSSOU.


11.    Diacre accompagnateur de la Communauté Catholique anglophone : Patient SEKO, du diocèse de Natitingou.

 


Nouvelles de famille
◄  Notre famille diocésaine bénit le Seigneur pour les deux Sœurs Viviane OBOE et Clémentine ARAWO, qui ont fait leurs premiers vœux le mois dernier dans le Congrégation des filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus.

◄ Le Collège technique Don Bosco ouvre en octobre prochain le 1er Cycle de la  section Génie Civile. Quant aux sections de la mécanique-générale, de la mécanique-auto, et de l’électricité, elles ouvriront le 2è cycle. Quel bonheur pour nous tous !

◄ Nous avons confié désormais officiellement aux Oblats de Saint François de Salles l’Aumônerie de l’Université de Parakou et sa réorganisation, ainsi que la formation des Formateurs.
 
◄ A la rentrée d’octobre 2012, l’Archidiocèse créera deux écoles maternelles et trois écoles primaires à Papanè, à Albarika et à Kpébié. Cette dernière sera une école bilingue (français-anglais). Rapprochez-vous du Directeur Diocésain de l’Enseignement catholique pour plus d’information.

◄ Avec les Séminaristes et les scouts, nous programmons ce mois-ci de faire du reboisement. Je demande à toutes les paroisses de leur venir en aide.

◄ Plusieurs agents pastoraux nous quittent pour d’autres missions : Père Angel MARQUINA et Sœur   Françoise DIONE. Nous les remercions et prions pour eux.

◄ Les Ordinations diaconales des séminaristes Gilles KIMBA, Albert DAKIN, Moïse DEGODO, Marius OBA, Roland OKRY auront lieu le 11  août à 9 h 30 à la cathédrale. Les ordinations presbytérales auront lieu le 12 janvier 2013 à la Cathédrale.

N.B. Le pèlerinage national de Dassa aura lieu du 17 au 19 août 2012.



Quelques dates

1er     juillet :        Sacrement de Confirmation à l’Université de Parakou à 9 h.  

       
4        juillet :      Au Monastère l’Etoile Notre-Dame.


8        juillet :          Grand rendez-vous des couples et familles au Centre Pastoral G. Riobé, et création de l’Association des «Papas Catholiques ».


8-11    juillet :      Session des aspirantes au Centre Pastoral  G. Riobé.


11       juillet :      Vœux solennels des Sœurs Chimène et Clémence au Monastère l’Etoile Notre-Dame.


11-14  juillet :            Session des aspirants au Centre Pastoral G. Riobé.


13-15  juillet :   Visite pastorale à Papanè.


16-23  juillet :                 Camp des Séminaristes au Centre Pastoral G. Riobé.


22      juillet :      A 9 h 30,  rite d’admission et ministères de lectorat et d’acolytat des séminaristes au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme.


23-28 juillet :     Mariapolis à Parakou au Centre Pastoral G. Riobé.


29      juillet :    Jubilé des 60 ans de l’ACF (Action Catholique des Familles) au Bénin.


30-31 juillet : A Kara, ouverture du 2è chapitre général des  Sœurs P.S.P.


30-03   août :   Retraite sacerdotale au Monastère l’Etoile Notre-Dame, prêchée par le R.P. BONJOUR.


                       

    « Je sors un chapelet de ma poche. Le chapelet est comme un instrument qu’on peut utiliser pour prier. Il est simple de prier le chapelet. Peut-être le savez-vous déjà, sinon demandez à vos parents de vous apprendre. D’ailleurs, chacun de vous recevra un chapelet à la fin de notre rencontre. Lorsque vous l’aurez en main, vous pourrez prier pour le Pape, pour l’Eglise et pour toutes les intentions importantes. Et maintenant, avant que je vous bénisse tous avec grande affection, prions ensemble un « Je vous salue Marie ».
C’est en ces termes si paternels que le Pape Benoît XVI, lors de sa rencontre avec les enfants, au Bénin, en novembre 2011, a fait la propagande du chapelet. C’était émouvant.  C’était l’image du grand-père assis au milieu de ses enfants et petits-enfants, et leur donnant des conseils pour la vie.
    Avec sa voix douce, il recommandait cette prière si simple et si riche. En observant ce geste du Saint-Père qui sort un chapelet de sa poche, je voudrais vous exhorter tous à avoir toujours et partout un chapelet dans votre poche, ou bien enroulé autour du cou, ou encore au poignet, ou dans vos petites sacoches. Pourquoi ? La réponse est dans ce paragraphe suivant :
 « Quand tu portes ton chapelet sur toi, Satan a mal à la tête. Quand tu le touches, il perd l’équilibre. Quand tu dis ton chapelet, il perd connaissance. Disons notre chapelet fréquemment, pour qu’il perde connaissance continuellement. Peut-être qu’un jour il aura une crise cardiaque, et ne pourra plus travailler. Il y a beaucoup à gagner quand on dit le chapelet, rien à perdre ! Imagine ce qui pourrait arriver si tous les catholiques du monde disaient leur chapelet, le même jour. »
Donc pas de paresse ! Pas de négligence ! Pas d’hésitation ! Les ruses de Satan nous poussent souvent à banaliser cette prière si efficace que certains pourraient  qualifier d’ennuyeuse et   de monotone. Nenni !
Evidemment, il ne suffit pas d’avoir le chapelet sur soi, il faut le méditer, le prier mais aussi le vivre. Dieu merci ! Cette prière biblique est accessible à tous, aux petits et aux grands, aux pauvres et aux riches, aux bien-portants comme aux malades.  Elle peut être dite par les catholiques et les non catholiques. Après le saint sacrifice de la messe, c’est la prière la plus profitable à nos âmes. C’est une prière puissante contre Satan, le démolisseur des vies et des foyers chrétiens. Cela faisait dire au Pape  Saint Pie X : « Si vous voulez que la paix règne dans vos foyers, récitez chaque soir le chapelet en famille ». Le secret pour arrêter les divorces et séparations des couples vient d’être dévoilé. Cette solution est tellement simple que très peu la prennent au sérieux. Elle a la simplicité d’une prière populaire. Des protestants l’enseignent aux catholiques. Des musulmans l’apprennent et la récitent avec satisfaction. Le Pape Jean-Paul II la recommande vivement aux familles : « il ne faut pas perdre ce précieux héritage. Il faut se remettre à prier en famille.  Le chapelet nous transforme en intimes de Dieu, en vrais membres de la famille de Dieu ».
La Vierge elle-même nous rassure : « A tous ceux qui réciteront dévotement mon rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces ». C’est la première des 15 promesses de la Très  Sainte Vierge à Saint Dominique.
Quand, au cours d’une apparition à Fatima au Portugal, Lucie demanda à la Vierge si le petit François (9 ans) irait au Ciel, la Mère de Dieu répondit : « oui, mais il lui   faudra d’abord réciter beaucoup de chapelets ». Comprenez que réciter « beaucoup de chapelets » conduit les âmes au paradis.  Il n’est donc pas interdit d’en dire plusieurs par jour, trois, quatre chapelets et même plus. Aucun risque d’indigestion spirituelle.    Concrètement cela revient à dire qu’il faut trouver du temps pour aimer sans compter, aimer la compagnie de la Vierge Marie en faisant moins de télévision, moins de feuilletons, moins d’internet, moins de téléphone portable. Faisons défiler dans notre mémoire plus d’images des mystères joyeux, douloureux, glorieux et lumineux de notre Seigneur Jésus-Christ. Cela nous apportera plus de paix, plus de bonheur, plus de sérénité, plus de succès et de consolation du Ciel.
    Récitons le chapelet avec dévotion et non de façon mécanique. Cherchons à temps et à contre temps le soutien de Marie. Tout en elle respire la dignité, la sécurité, la fidélité, la douceur dans la discrétion et l’effacement. Tout en elle est amour. Quelle Reine incomparable ! Et cela se comprend : elle est immaculée, divinement sélectionnée de toute éternité. Mais elle n’est pas une déesse. Quoique de notre terre, elle est céleste, fraîche, et toujours neuve sans maquillage et sans produits éclaircissants. Elle est toute belle parce que toute pure et toujours Vierge. Elle a en elle tout ce qui peut satisfaire le cœur de l’homme : « c’est le Paradis accompli ».
Commencer, continuer ou recommencer à réciter le chapelet seul, en famille ou dans les communautés enrichit merveilleusement notre vie intérieure et nos relations humaines interpersonnelles ! Car, en récitant le chapelet, nous contemplons  le Christ Rédempteur avec les yeux de sa Très Sainte Mère, quel bonheur : « On place Jésus au centre, on partage avec lui les joies et les souffrances, on remet entre ses mains les besoins et les projets, on reçoit de lui espérance et force pour le chemin » (Jean-Paul II).
J’invite chacun à faire d’abord l’expérience personnelle de la récitation quotidienne du chapelet. Ensuite, il faut promouvoir la dévotion mariale auprès des habitants de la maison ou des voisins. On devrait habituer nos enfants à avoir constamment un chapelet en poche ou dans la main. Vérifier si le soir au lit, ou sur la natte, ils l’ont à leurs côtés, ou à leur chevet. Cela suppose que les adultes en donnent l’exemple comme le Pape nous l’a montré. Dans les salles de catéchèse, pourquoi ne pas commencer ou conclure les causeries par une dizaine de chapelet. A l’entrée de nos presbytères ou au portail de nos églises, pourquoi ne pas réserver un espace à Marie avec une belle statue de la Vierge. Si elle porte l’enfant Jésus dans ses bras ou au dos c’est encore mieux. La maternité est un don précieux fait à l’humanité. Par les temps qui courent, il faut promouvoir la maternité. Car faire la promotion féminine en méprisant catégoriquement la maternité est une dévaluation et une dévalorisation grave de la femme. D’ailleurs,  comme l’avait déjà entrevu Saint Jean Eudes en son temps, il n’est pas bon de séparer les deux Cœurs sacrés: celui de la mère et celui du Fils. Jésus et Marie, on les aime ensemble.
En ce mois de Marie, pourquoi ne pas faire des affiches bien visibles pour inviter à la récitation du rosaire. Voici en guise d’exemple quelques phrases : « Récitons le chapelet tous les jours pour l’unité des couples et familles ». « Récitons le chapelet pour les malades, les prisonniers, les souffrants de la faim et les persécutés ». « Récitons le chapelet pour notre conversion » etc.
    Habituons-nous à donner des chapelets même à ceux-là qui en possèdent déjà. N’avez-vous pas remarqué que les prières essentielles des catholiques sont toutes contenues dans le chapelet ? Le Credo, le Pater, l’Ave Maria, le Gloria Patri. Ce n’est pas pour rien que c’est le chapelet que la Vierge Marie recommande lors de ses apparitions. Le 13 octobre 1917 à Fatima, elle  s’était présentée aux trois enfants en ces termes : « Je suis Notre-Dame du Rosaire. Je viens vous demander de dire tous les jours le chapelet et de changer de vie …. ».  Le sort du monde semble dépendre du chapelet.  La Vierge, réellement soucieuse de notre salut éternel, insiste pour qu’on finisse chaque dizaine par cette invocation « O bon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez toutes les âmes au Ciel, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde ». L’enfer existe, blague à part. Ne nous laissons donc pas surprendre au dernier Jour. Ce sera trop tard.
     Prenons plutôt les prophéties et les recommandations de la Vierge Marie très au sérieux. Le génocide au Rwanda avait été annoncé par elle lors des apparitions à Kibeho. Alphonsine (une des voyantes) a vu la Mère de Dieu pleurer. Les enfants voyaient des images terrifiantes : un fleuve de sang, des gens qui s’entre-tuaient, des cadavres abandonnés sans personne pour les enterrer. Un arbre tout en feu, un gouffre béant, des corps décapités. Dix ans plus tard, en 1994, le monde voyait « en direct » le drame du Rwanda. Je ne suis pas alarmiste et je ne vous demande pas de croire au premier « visionnaire » manipulé par Satan,  cet ennemi de Dieu, capable de se changer en ange de lumière pour nous  tromper.
La Mère de Dieu, elle, n’a aucun intérêt à nous faire peur. Elle est la bénie entre toutes les femmes, la confidente de Dieu, la consolatrice des affligés, le Refuge des pécheurs. Son message à Kibeho était clair: « Repentez-vous, repentez-vous, repentez-vous…Le monde est en rébellion contre Dieu, trop de péchés s’y commettent…Priez sans cesse et sans hypocrisie. Les hommes ne prient pas ; et même parmi ceux qui prient, beaucoup ne prient pas comme il faut ». Si on l’avait écoutée ! Et si on l’écoutait!
    Déposons tout entre les mains de notre maman du Ciel. Confions-lui le jubilé des 70 ans de notre évangélisation dont la clôture sera en  2014. Confions-lui notre avenir. Et pour conclure, retenons cette phrase sortie de sa bouche : « A la fin, mon Cœur immaculé triomphera ». Aux sceptiques, le Pape Benoît XVI a demandé d’être patients. C’était à Fatima le 13 mai 2010, dans son homélie : « Celui qui penserait que la mission prophétique de Fatima est achevée se tromperait ». Oui son Cœur Immaculé triomphera. Car « au pouvoir de Dieu tout est soumis, même la Vierge ; au pouvoir de la Vierge tout est soumis, même Dieu ». Elle s’est abaissée, Dieu l’a élevée. La solution est dans la récitation régulière et sincère du chapelet.


+Pascal N’KOUE                

Omnium servus



Nouvelles de famille
◄  Nous prions pour le repos de l’âme d’Augustin GANFON, papa de Sœur Line, (F.C.S.C.J.)

◄ Nous prions aussi pour le repos de Cécile, maman de Sœur Lucie NDJIA, (S.M.C.S.C)

◄ C’est le mois de Marie. Dans les CEB, les familles et les communautés, qu’on se rassemble pour la récitation du chapelet. Et si les dimanches soir on se retrouvait dans les églises paroissiales pour le chapelet et l’adoration du Saint Sacrement ! N’hésitons pas à parler de Jésus et de sa Mère autour de nous.

◄ Les Litanies de la Vierge Marie sont vivement recommandées. Avant de conclure avec « Regina Pacis », bien vouloir inclure  « Regina Familiae »

◄ Commençons ce mois-ci à collecter nos offrandes pour la construction du Sanctuaire  marial, Reine des familles. Si chaque chrétien donnait entre 5 et 10 mille frs ! Nous remercions la Mairie de N’Dali qui nous offre le terrain à titre gracieux pour ce sanctuaire.

◄  Nous félicitons la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique pour son bulletin.
            C’est une très bonne initiative.

◄  Nous remercions le Frère Emmanuel, Econome de la Conférence Episcopale, qui a bien voulu venir former nos agents pastoraux. Les diocèses de Kandi, de Djougou étaient bien présents. Une autre session aura lieu en octobre prochain. Qu’ils se préparent.

◄  Nous sommes tous invités à prendre part aux célébrations des 150 ans de l’enseignement Catholique au Bénin. Les  manifestations auront lieu à Parakou.

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Quelques dates


1er       mai   :            Fête de Saint Joseph le travailleur.  Bonne fête à tous les travailleurs. Etque les paresseux et les grévistes professionnels se mettent au travail.


4         mai    :Visite  de Mme Marita SCHMID de Missio München.
                   
6         mai    :     Confirmations à Tchaourou à 8 h.


8-9      mai    :    Célébration des 150 ans de l’enseignement catholique au Bénin


11-13  mai    :    Visite pastorale à Sirarou.


15-17  mai    : Visite pastorale des villages de la Piste.


18 mai    :   Formation permanente des jeunes prêtres à l’Archevêché à 9h30

20 mai    :    Confirmations à Guéma ; Quête impérée pour les séminaires du Bénin.

21 -24 mai    :    Conférence Episcopale à Ouidah.


27 mai    :    Pentecôte : Confirmations à Marie Auxiliatrice. Quête impérée pour le denier de Saint Pierre.


28 mai   :    Lundi de Pentecôte. Les bureaux de la Curie diocésaine seront fermés


29 -30  mai   : Récollection et Assemblée Générale des Agents pastoraux au Centre G. Riobé  à 9h30. Les prêtres sont priés de venir avec leurs ornements.

31   mai   :   Conseil Presbytéral à l’Archevêché à 9h30.


    ABONNEMENT POUR UN AN
    Dans l’Archidiocèse de Parakou : 1.000 F CFA
    Au Bénin : 2.000 frs ;
    A l’extérieur : 10 euros
CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

« Les écoles catholiques sont de précieux instruments pour apprendre à tisser dans la société, dès l’enfance, des liens de paix et d’harmonie par l’éducation aux valeurs africaines assumées par celles de l’Evangile. J’encourage les Evêques et les Instituts de personnes consacrées à œuvrer pour que les enfants en âge de scolarisation puissent fréquenter une école : c’est une question de justice pour tout enfant et, bien plus, l’avenir de l’Afrique en dépend». (Africae Munus  n° 134.)
Cette belle définition de l’école catholique, selon le Pape Benoît XVI, m’a bouleversé. C’est un appel vibrant à aller à la rencontre des enfants et des jeunes là où ils sont, pour les aider à s’épanouir dans les réalités africaines, éclairées par la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Nous sommes en crise. Les mœurs s’effondrent. Les repères sont brouillés. Les villages se dépeuplent au profit des villes. Les villes promettent beaucoup de facilités et de commodités, mais offrent surtout, à cause des médias sans censure, la promiscuité, la délinquance, le parasitisme et d’abord le relâchement de nos bonnes coutumes ancestrales comme la solidarité, l’hospitalité, le respect de la vie et la vénération des anciens. Il faut une intervention énergique à tous les niveaux et spécialement dans le domaine de l’enseignement.
    L’école est d’abord l’affaire de la Nation béninoise, mais aussi de l’Eglise, de la société, des familles, de tous et pas des seuls enseignants. L’Ecole  publique a besoin de l’école catholique. Mais l’Etat  ou le Gouvernement a un rôle de garant en matière d’éducation. Il faut qu’il dicte de façon responsable une vision commune, une  morale commune, une orientation commune. C’est la nation qui détermine  le type d’homme à bâtir communautairement  comme sujet de droits et de devoirs. Les programmes d’études et les diplômes profanes sont de sa compétence. Un budget important devrait être voté chaque année pour l’éducation si on veut limiter les dégâts des programmes dans ce secteur très sensible. Cependant, les établissements scolaires  catholiques doivent jouir dune autonomie réelle en vue "du meilleur et du plus" que l'Eglise apporte à la société.
 Mais les premiers  responsables des enfants,  ce sont  les parents. Être papa ou maman, c’est avant tout une joie. Les enfants, quel bonheur ! Mais aussi quelle croix, quel tourment ! C’est une mission exigeante qui repose sur l’exemplarité. L’éducation n’a jamais été facile. Elle commence au berceau. Les parents y jouent un rôle déterminant. Ils peuvent favoriser, retarder ou étouffer une noble vocation.
Les deuxièmes responsables sont les enseignants, d’où la formation chrétienne de nos maîtres et professeurs dans une Ecole Normale Catholique. Si la famille est considérée comme église domestique, l’école doit être vue comme l’extension de cette même église domestique. Les élèves y seront encadrés par un corps professoral soudé, solidaire, compétent et exemplaire du point de vue des valeurs humaines, morales et spirituelles. Ce sont là les conditions à réunir pour une éducation saine, complète, constructive et épanouie, menée sous le regard de Dieu. Car « le plus accompli des enfants des hommes, s’il lui manque la sagesse qui vient de Dieu, sera compté pour rien » (Sag. 9,6). Veiller à une rémunération juste du personnel peut aider à renforcer la crédibilité de l’Eglise.
Toute formation de qualité coûte cher. L’Etat doit être sollicité. Halte donc aux initiatives douteuses et aux improvisations de pacotille qui nous viennent d’autres pays et que nous accueillons béatement, alors qu’elles sont conçues dans le but de déstabiliser nos sociétés. L’amélioration des programmes  scolaires est un impératif.  L’homme n’est pas que « main qui écrit dans un bureau ». Il est à la fois TETE, BRAS  et CŒUR. D’où l’importance de la formation non seulement intellectuelle mais aussi technique et spirituelle. La politesse, la ponctualité, le respect dû à l’autorité, le souci du bien commun, l’effort de l’écoute de l’autre et la courtoisie, ce sont des valeurs humaines, universelles et indispensables pour la santé de la Cité terrestre. Cependant  nous donnerons toujours si peu si nous ne donnons que des choses humaines (Benoît XVI),  d’où pour l’Eglise catholique, l’importance de la transmission de la foi en Jésus Christ, c’est-à-dire l’orientation de tout l’être vers le Dieu qui nous a créés par amour…
L’éducation aux valeurs africaines n’est pas à négliger. L'Afrique Noire a beaucoup à apporter à notre monde moderne. En effet, malgré les idées afro pessimistes, nos enfants, dans les villages, sont encore formés aux relations socio-communautaires. Malheureusement, tous les groupes ethniques s'ouvrent sans discernement au monde global dans les domaines variés comme la musique, la danse, la sculpture, la culture. Mais malgré tous les bouleversements ici et là, l'Afrique a encore une culture originale, chaleureuse et pleine de sagesse que nous avons intérêt à inclure dans nos programmes d'enseignement scolaire, et cela de la maternelle à l'université. Cette prise en considération de notre patrimoine culturel est absolument indispensable pour un développement économique authentique et harmonieux.
Nos langues vernaculaires devront être introduites progressivement à l’école. Nous sommes très portés sur l'audiovisuel. La surabondance des portables et des vidéo-clubs en sont la preuve, mais nous ne pouvons pas délaisser l’écrit et la lecture qui sont des outils irremplaçables de communication. Car l’éducation demande une vision cohérente et globale de toute la personne humaine. Bien éduquer est le moteur essentiel du progrès. A chaque génération sa pédagogie. Il faut mettre en place des structures adéquates, mais surtout un investissement en personnel dévoué, prêt au sacrifice et d’abord équilibré sur le plan affectif, culturel et spirituel. Nous avons besoin de plus de rigueur dans nos méthodes d’enseignement des sciences et des techniques modernes. Mais si nos préoccupations majeures ne sont pas d'ordre moral et spirituel, repensé par nous-mêmes à la lumière de l’évangile, l'égocentrisme, la corruption et le relativisme augmenteront les injustices révoltantes et nous asphyxieront tôt ou tard.
    Partons d’un constat. Nous avons plein de diplômés sans emploi, or il y a du travail partout en Afrique. Cela signifie que l’intelligence a été mal remuée. Nous ployons sous le poids de la dette internationale. Nous végétons dans un continent luxuriant parce que nos mains sont comme paralysées. Elles n’ont pas été valorisées à l’école  et par l’école. Notre système scolaire en est pour quelque chose. Nous n'avons pas tenu compte de l'agriculture et des métiers traditionnels d’où la plupart des Africains tirent leur pitance et leur  subsistance. Disons-nous la vérité, le coton n’enrichira jamais le paysan, tout comme  l’essence « kpayo » n’améliorera jamais la vie sociale du village. Economiquement, notre jeunesse est peu créative parce qu'on n'a pas souvent considéré les possibilités de développement du marché intérieur. On n’a pas pris en compte les besoins réels des populations locales. Ce qui peut nous détruire se vend à vil prix, et est à portée de main. Et l’Afrique continue d’être en retard dans tous les secteurs. N’est-ce pas parce que le cœur qui doit être tourné vers les réalités d’en haut s’embourbe dans l’artificiel, le superficiel, l’éphémère et les illusions que nous servent les médias peu recommandables et certaines ONG-sangsues qui travaillent à nous maintenir anémiés ? « Afrique, lève-toi», nous dit le Pape. C’est désormais notre cri de ralliement. Le Père des cieux nous appelle. L’éducation de la conscience doit être ciblée pour  écouter la voix de Dieu qui parle à notre cœur. Car « science sans conscience n’est que  ruine de l’âme ».
 En termes clairs, si nos écoles catholiques ne s’ouvrent pas abondamment aux non catholiques, nous n’avons rien compris de la mission évangélisatrice de l’Eglise. Si nous ne faisons que vendre nos services aux riches, nous sommes des affairistes  véreux. Si nos écoles ne s’activent que pour former des élites académiques, des professionnels brillants, des gens très cultivés et des techniciens hors pairs, nous faisons  encore trop peu. Si nous ne sommes pas préoccupés d’évangéliser c’est-à-dire de travailler à ce que les cœurs de pierre se transforment en cœurs compatissants, doux et humbles, charitables, serviables et soucieux d’aider les faibles à se relever, nous sommes à côté de la plaque. « En effet que sert à l’homme de gagner tout l’univers s’il vient à perdre son âme ? », surtout que  « l’homme comblé, qui n’est pas clairvoyant, ressemble au bétail qu’on abat. » L’enseignement catholique ne peut donc pas se couper des réalités d’en haut. Dieu doit être le premier servi. La doctrine sociale de l’Eglise trouvera toute sa place ici. Car « dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur ». D’où l’importance de la formation des prêtres aumôniers pour l’animation de la vie spirituelle et des mouvements catholiques dans nos écoles. Tout cela a un prix. Nous chercherons les solutions ensemble. Voilà pourquoi nous invitons les pouvoirs publics à prendre leur responsabilité, et l’Eglise donnera le meilleur d’elle-même pour ce processus d’accouchement d’une nouvelle société.
    Notre ambition devrait être de multiplier les écoles catholiques dans les villages et les couches défavorisées, avec des enseignants qui ont une réelle vocation éducative, et s’efforcent de créer la confiance avec les parents. Il faut que  de nombreux enfants aient accès à un enseignement de qualité. « C’est une question de justice pour tout enfant et, bien plus, l’avenir de l’Afrique en dépend. » (Benoît XVI). En tout cas, si nous ne nous mettons pas ensemble pour bien éduquer nos enfants, nous périrons tristement ensemble, comme les voyageurs du fameux Titanic qu’on croyait insubmersible.
+Pascal N’KOUE
 Omnium servus

 


Nouvelles de famille


◄  Après plusieurs années de service dans notre diocèse, le P. Dominic WABWIREH, sma, le Frère Camille MAHOUMBA, et la Sœur Julie FONGNIKI, ocpsp, nous quittent pour d’autres missions. Nous les remercions vivement et prions pour eux.
◄  Nous remercions le R.P. Jacques JULLIA et le Dr. Léon Bio BIGOU pour leurs brillantes conférences sur le Borgou.
◄  Le 9 mai dernier, au sanctuaire du Christ Rédempteur de l’homme, ont été convoqués les états généraux de l’Enseignement catholique par la Conférence Episcopale du Bénin.
◄ J’encourage fortement la « Ganni » des chrétiens Batonnu. La 3è édition a eu lieu le 19 mai dernier sur la paroisse de Guêma. Cette fête mérite un approfondissement pour une meilleure inculturation.
◄ Prions pour le repos de l’âme de la maman de Mme Justine TOSSOU, secrétaire de l’archevêché.
◄ Pour la Fête-Dieu (10 juin) ou Fête du Saint Sacrement, organisez dans les rues la procession avec le Saint-Sacrement pour que Jésus, le Sauveur, Vainqueur du péché et de Satan, bénisse tout le monde. C’est notre manière de lui dire notre vive gratitude, pour ce résumé de tous ses bienfaits qu’est le pain eucharistique ; c’est le saint-sacrifice qui nous donne la vie même de Dieu.
◄ Pour la journée mondiale de la sanctification des prêtres, que tout le peuple de Dieu ait une intention spéciale pour les prêtres qui en ont le plus besoin.
◄  A ceux qui partent bientôt pour les vacances, nous souhaitons qu’ils mettent à profit ce temps de changement d’activités et qu’ils ne négligent pas leur vie spirituelle.
◄  Nous souhaitons une bonne fête aux papas et aux mamans respectivement le 3 et 17 juin. Le 8 juillet, nous aurons une grande rencontre des couples au Centre Guy Riobé.
◄  N.B : Du 23 au 28 juillet, il y aura la Mariapolis (Ville de Marie) à Parakou sur la nouvelle évangélisation. C’est une bénédiction pour notre diocèse. Tout le monde y est invité.
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Quelques dates

2 juin     : Confirmations à Albarika à 9h30.
3 juin     : Confirmations à St Joseph d’Allaga à 10h.
5 juin     : Conseil pour les affaires économiques à 9h30, à l’Archevêché.
6 juin     : 9 h : Réunion des recteurs des séminaires du Bénin à l’Archevêché.
8 juin     : Au monastère Notre Dame de l’Etoile pour un entretien avec les moniales.
10 juin   : Confirmations à Titirou. Fête solennelle du Saint-Sacrement,sacrement de l’unité,

              qui rassemble dans le Christ tous les hommes et toutes les ethnies.
15 juin     :   Journée mondiale pour la sanctification des prêtres : tout le presbyterium se retrouve au
                  monastère de l’Etoile Notre Dame. Merci d’avance à nos moniales.
16 juin    :    Journée de l’Enfant Africain. A 10h, messe à la cathédrale.
17 juin     :    Confirmation à Okedama à 9h30.
22 juin     :    A 9h30, réunion à l’Archevêché pour la redynamisation de l’enseignement catholique.
24 juin     :    Confirmations à Banikanni.
27 juin     :    Conseil Presbytéral à 9h30 à l’Archevêché.

    ABONNEMENT POUR UN AN
    Dans l’Archidiocèse de Parakou : 1.000 F CFA
    Au Bénin : 2.000 frs ;
    A l’extérieur : 10 euros
CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
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« Vous, les femmes catholiques, vous vous inscrivez dans la tradition évangélique des femmes qui assistaient Jésus et les apôtres (cf. Lc 8, 3) ! Vous êtes pour les Eglises locales comme leur « colonne vertébrale », car votre nombre, votre présence active et vos organisations sont d’un grand soutien pour l’apostolat de l’Eglise. Quand la paix est menacée et la justice bafouée, quand la pauvreté est grandissante, vous êtes debout pour défendre la dignité humaine, la famille et les valeurs de la religion. » (Africae Munus, n°58).

Cette constatation judicieuse faite par le Pape Benoît XVI vient de l’amour de Jésus pour les femmes. En son temps, il y avait très peu de mixité. Etre en compagnie des femmes était mal vu. Mais Jésus est totalement libre.  Il est sans complexe. Sur les femmes, il a un regard à la fois de respect, de pureté et de sympathie.

Il accepte que de nombreuses femmes l’accompagnent dans ses allées et venues. Ce sont : Marie de Magdala, Jeanne, Suzanne etc. (Lc 8, 1-3). Ce sont des femmes précises : d’anciennes malades guéries, des pécheresses publiques pardonnées. Bref, ce ne sont pas des femmes à priori de  bonne renommée,  ni de grande vertu. Jésus est le Sauveur. Il accueille ces femmes considérées comme : « quantité négligeable » dans le groupe de ses disciples. C’était une grande révolution, une nouveauté absolue ! Il rame à contre-courant. Il n’est pas victime des mentalités de son époque. Il n’a pas peur du « qu’en dira-t-on ». Ce qui l’intéresse vraiment, c’est de sauver par son amour immense les méprisés, c’est de remettre debout ces femmes pour elles-mêmes, pour la société, pour Dieu.

Rien dans son comportement ne reflète la discrimination féminine,  pourtant habituelle à son époque. La femme courbée, il l’appelle du titre prestigieux de « fille d’Abraham », alors que seule existait l’expression « fils d’Abraham » (Lc 13,16). La voilà égale à l’homme parce que créée avec l’homme à l’image de Dieu. Plus loin,  Il prend la défense de la femme de  mauvaise vie  qui répand de l’huile parfumée sur ses pieds et les essuie avec ses longs cheveux (Lc 37-47). Scandale pour les clients de la prostituée ! Et puis, il y a la femme adultère surprise en flagrant délit avec un monsieur  dont on ne parlera jamais. Jésus la sauve de justesse par cette phrase devenue désormais célèbre : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre » (Jn 8,3-11). Il fait l’éloge de la pauvre veuve qui venait de donner deux piécettes : « … Cette veuve sans ressources a mis plus que tout le monde… » (Lc 21,3). Il est plein de compassion pour la veuve de  Naïm dont le fils unique venait de mourir. Jésus lui redonne la vie et le rend à sa mère (Lc 7,13…) Et que dire de Marthe et Marie de Béthanie, sœurs de Lazare qu’il a sorti du tombeau, après avoir pleuré devant tout le monde. Et pourtant c’est interdit à l’homme de pleurer devant la femme…

Avez-vous remarqué que l’Apôtre Paul commence sa deuxième épitre à Timothée en faisant l’éloge de la foi de sa mère et de sa grand-mère ? Cet apôtre, taxé à tort d’ennemi des femmes, est plutôt plein de gratitude envers ses collaboratrices. La longue liste des femmes au chapitre 16 de sa lettre aux Romains est éloquente. A propos de la diaconesse  Phébé qu’il appelle « notre sœur », il ajoute ceci : « beaucoup sont en dette avec elle, moi le premier ». Il salue madame (Prisca) avant son époux (Aquila). Ce n’était pas courant. Plus loin, il écrit « Saluez MA CHERE Persis qui travaille bien pour le Seigneur… ». Il n’y a pas beaucoup de pasteurs capables d’écrire une lettre pastorale avec ce style si affectueux et si familier envers les femmes.

O femmes catholiques, aimez lire et méditer ces pages bibliques. Elles sont de toute beauté. Elles chantent votre dignité. Vous êtes des privilégiées de Dieu. Admirez Jésus, contemplez-le. Mais n’oubliez jamais la femme qui l’a formé, la Reine des cieux et de la terre. Revenez souvent sur la Passion et sur la toute première apparition de Jésus au matin de Pâques. Aucune femme n’a jamais condamné Jésus durant sa vie ; et elles furent les premières à voir le Ressuscité « en chair et en os ». Ce n’est pas banal. Plus que voir, elles furent les premières à être envoyées par Jésus lui-même pour annoncer aux apôtres qu’il était bien vivant. Elles sont les premières missionnaires du Ressuscité. En posant sur les femmes un regard nouveau, Jésus les a appelées à un rôle nouveau dans la communauté nouvelle. Décidément, les femmes imprégnées de l’esprit de Jésus peuvent beaucoup pour aider l’humanité à ne pas déchoir.

En effet, nous commençons à vivre dans le cœur et le sein de la femme. Même le processus de l’incarnation a débuté sur terre grâce au oui d’une femme. Souvenez-vous que  Eve signifie la porteuse de vie ou la vivante. La promotion de la femme devrait être avant tout la promotion pour la culture de la vie qui se donne par amour. L’Eglise compte sur vous pour créer une « écologie humaine par l’amour et la tendresse »  (Africae Munus n°59). N’acceptez pas que des pharaons modernes fassent de vos ventres des tombeaux permanents pour les enfants que Dieu nous donne.

Contemplez la Vierge Marie, elle méditait tout en son cœur. Cette attitude de foi et d’abandon de soi à Dieu  correspond bien à la mission de la femme. Le surnom qu’elle s’est donnée c’est « Ancilla Domini », servante du Seigneur. Imitez sa soumission à la volonté de Dieu. Non seulement vous donnez la vie, mais vous formez l’humanité d’abord en votre sein. Que votre sourire ne nous manque jamais. Vous nous portez, vous nous faites grandir en vous, vous nous enfantez, vous nous chérissez, vous nous éduquez, vous nous faites découvrir que plus on s’abaisse  plus Dieu nous élève. Plus on sert et plus on règne, plus on est humble et plus on est grand. Si vous refusez de jouer ce rôle de femmes fortes en vie intérieure  pour déserter les foyers et singer les défauts de l’homme, vous perdez votre féminité.

Ne cédez donc pas à la violence facile et à l’agressivité verbale. On vous  fait croire que la tendresse est une faiblesse. Sainement vécue, elle est plutôt une force. Elle est la manifestation de l’amour divin. Elle est signe de maîtrise de toutes les violences afin de laisser transpirer la douceur, la délicatesse, le respect de l’autre, la gratuité, le don de soi, l’ouverture du cœur, le pardon. Ce qui exprime le mieux l’amour c’est la tendresse doublée de compassion.  Les malades, les pauvres, les fragilisés de la vie, les souffrants, les petits enfants, les personnages âgés, les handicapés ont un grand besoin de personnes pleines de tendresse. Votre féminité et votre instinct maternel vous prédisposent à cela et valent plus que l’or et le diamant.


Comment ne pas penser ici aux femmes docteurs de l’Eglise : Thérèse d’Avila,  Catherine de Sienne, Thérèse de Lisieux. Elles ne possèdent pas la science théologique au sens technique du terme. Si l’Eglise leur reconnaît le rôle d’enseignantes, alors qu’elles ne se sont jamais inscrites dans une faculté de théologie, c’est grâce à leur foi, à leur vie spirituelle, à leur tendresse évangélique, à leurs écrits qui orientent vers Dieu. La femme peut donc être enseignante et pas seulement enseignée. Et dans la vie pratique, la femme peut être plus proche de Dieu qu’un théologien purement spéculatif, tout comme un laïc peut être plus proche de Dieu qu’un prêtre. Une femme mariée peut être plus proche de Dieu qu’une consacrée. Enseignez-nous la pudeur, la persévérance et la fidélité. Notre monde est super érotisée. Combattez contre la pornographie, source de beaucoup de désordres. Dites aux filles de protéger leur pureté et non d’avoir des relations protégées. Les pilules contraceptives sont des déchets toxiques pour toute femme qui se respecte. Une salope est tout sauf une femme libre. Une fille qui se donne facilement trouvera difficilement un homme qui s’engage durablement envers elle. Dites aussi aux garçons qu’on ne joue pas avec le cœur d’une fille. C’est criminel. Pour gagner cette bonne guerre, il faut la foi en Jésus-Christ, la volonté de faire des sacrifices, le renoncement à ses propres désirs égoïstes. Il faut donner le temps au temps. L’amour véritable prend patience. L’heure de Dieu est  toujours la meilleure.

Travaillez donc à la restauration de l’image de la femme. Faites en sorte que les divorces s’arrêtent.  Je suis conscient que je vous en demande un peu trop. C’est tout simplement parce que vous êtes les premières "complices" de Dieu. Les feuilletons que vous aimez tant présentent souvent des hommes voyous et des femmes perturbées. On y encourage la consommation des plaisirs immédiats et trompeurs. On vous fait avaler des petits  mensonges de bonheurs éphémères et artificiels qui conduisent les jeunes à la voie de garage précoce.
   
Où veux-je en venir ? A certaines revendications des femmes dans l’Eglise. Que vous  réclamiez votre part de responsabilité dans l’Eglise, ce n’est que justice. Mais c’est la SAINTETE qui est vraiment requise de tous et non telle fonction ou tel poste particulier. La soif de pouvoir n’est pas évangélique ni chez l’homme, ni chez la femme.

Je lance enfin un cri : Donnez-nous des saints. Donnez-nous beaucoup de saints. Grandissez vous-mêmes en sainteté. Remplissez vos cœurs de louange divine. Ce sont  les familles  saintes et surtout des femmes saintes qui donnent des saints. « Je veux que mes filles soient saintes », disait souvent Madame Zélie MARTIN. Ses cinq filles sont devenues des religieuses. Et l’une d’elles, sans jamais sortir du Carmel,  a été déclarée sainte patronne des missions : Sainte Thérèse de Lisieux.

O femmes catholiques, nous avons tous besoin de vous. Les papas catholiques ont besoin de vous. Les prêtres ont besoin de vous. Les consacrés  ont besoin de vous. La société a besoin de vous. Les enfants à l’école ont besoin de vous. Les malades dans les hôpitaux ont besoin de vous. Les vieillards ont besoin de nous. N’entrez pas dans la logique des grèves sauvages et injustes à cause des primes. Prenez de la hauteur. Je vous en supplie, aidez-nous et délivrez-nous comme l’ont fait autrefois Esther et Judith.

     Intensifiez votre dévotion envers la Vierge Marie par la récitation pieuse et fervente du chapelet tous les jours dans vos familles. La Vierge ou "La maman", comme aimait l’appeler Marthe ROBIN, aide beaucoup à la conversion des pécheurs, à la paix et à l’union des cœurs. Si les épouses arrivaient à convaincre leurs époux de prier ensemble et de manger ensemble, l’Eglise se renouvellerait aussitôt et la société aussi.


+Pascal N’KOUE
 Omnium servus

 


Nouvelles de famille
◄  L’Archidiocèse de Parakou manque cruellement d’écoles catholiques. Engageons-nous pour que chaque grosse communauté ait son école primaire d’ici 2020.
◄ Plusieurs quêtes sont impérées pendant la semaine sainte pour les O.P.M. (Rome). En effet plus de 1500 diocèses recourent à Rome pour être aidés. Les O.P.M. ont pour but de promouvoir l’esprit missionnaire universel au sein du Peuple de Dieu.
◄ Comment ne pas féliciter les prêtres qui s’engagent pour les célébrations pénitentielles avec confessions individuelles.
◄ L’Economat rappelle que les 6.000 F/mois que les prêtres doivent cotiser pour leur retraite n’est pas facultatif.
◄ La Fondation belge Hubi et Vinciane, qui soutient nos deux hôpitaux diocésains, nous visite ce mois-ci. Elle est la bienvenue. Qu’elle soit  vivement remerciée  pour ses nombreux efforts.
◄ L’Hôpital St André, spécialisé en ophtalmologie, est bien la propriété de notre famille diocésaine. Nous félicitons le Dr Andrew Potter et son équipe qui font l’honneur de cette structure.
◄ Les travaux de construction de l’école bilingue maternelle et primaire (Français–Anglais) Saint Hubert ont démarré. Nous remercions vivement le Groupe Missionnaire de Merano pour son implication décisive à aller jusqu’au bout avec nous. L’école ouvrira ses portes en octobre 2012.
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Quelques dates


 1er       avril:    Dimanche des rameaux.  Tous les jeunes à Songhaï pour la célébration de cette  journée.
 3         avril:    Presbyterium au Centre Guy Riobé à 9 H 30. Venez avec vos ornements pour la messe en fin de matinée.
 4         avril:    Messe chrismale à la Cathédrale à 9 h 30, suivie d’agapes fraternelles à  l’Archevêché pour    Prêtres et consacré (e) s
 5         avril:    Messe in Coena Domini à la Cathédrale à 19 h. Quête impérée pour l’Union  Pontificale Missionnaire.
 6         avril:    Grand chemin de croix au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’homme.
     Quête impérée pour les Lieux saints en Israël et Palestine.
 7         avril:    A 22 h : Vigiles pascales à la Cathédrale – Alléluia – Alléluia - Alléluia.
 8         avril:    Pâques au Monastère l’Etoile Notre Dame à 9 h. Quête impérée pour la santé des prêtres.
 9         avril:    Lundi de Pâques. Les bureaux de la Curie diocésaine seront fermés.
 11-12  avril:    Visite à Kandi et N’Dali
 13       avril:    Réunion à l’Archevêché à 9h30 sur l’avenir de l’enseignement catholique, à la lumière de « Africae Munus ».
 14-15  avril    :    Visite à Tchaourou – Dimanche de la Miséricorde
 17-22  avril:    Au Sénégal pour visites et sacre du nouvel Evêque de Ziguinchor 
 23-29  avril:   Au Centre Guy Riobé : Formation en gestion-comptabilité des Economes de notre province ecclésiastique et agents pastoraux par le Frère  Emmanuel, Econome de la Conférence Episcopale du Burkina
 27       avril:    Conseil presbytéral à 9 h 30 à l’Archevêché
 28       avril:    Bénédiction de la chapelle de Térou (Paroisse de Bétérou)
 29       avril:    Journée mondiale de prière pour les vocations – Messe au monastère Notre Dame de Kokubu
 30       avril:    Formation permanente pour Jeunes  Prêtres à l’Archevêché à 9 H30


JOYEUSES  FETES DE PAQUES A CHACUN ET A TOUS- ALLELUIA !

 


ABONNEMENT POUR UN AN
    Dans l’Archidiocèse de Parakou : 1.000 F CFA
    Au Bénin : 2.000 frs ;
    A l’extérieur : 10 euros
    CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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