Le mois prochain paraîtra mon opuscule "Tel père, telle famille". Autrefois on disait "tel père, tel fils". Pourquoi ne pas oser dire "tel père, telle famille" ? J’ai demandé au Professeur Henri JOYEUX, un grand ami très apprécié au Bénin, de bien vouloir nous préfacer ce modeste écrit. C’est ce que nous vous livrons dans cette Vie Diocésaine en guise de prélude. Les devises Liberté-Egalité-Fraternité (France) et Fraternité-Justice-Travail (Bénin), selon le Professeur, ne sont pas suffisantes pour former le citoyen aujourd’hui. Il faut ajouter la "paternité responsable". Est-ce un hasard si Jésus dans ses enseignements a surtout parlé du Père ? L’unique prière qu’il nous a enseignée s’adresse au Père : "Pater Noster". Lisons plutôt Henri JOYEUX, professeur en médecine qui, certainement, a été aidé par son épouse Christine effacée, affable et profonde. Cette belle préface tenant compte des réalités franco-béninoises mérite d’être lue lentement.

                                                                                                                                 

+Pascal N’KOUE.                                                                                                                                                                     Omnium Servus

   C’est avec joie que je préface cet excellent opuscule d’une grande actualité, à la demande de Monseigneur Pascal N’KOUE, Archevêque de Parakou. Je le recommande vivement à tous les pères de famille présents et à venir sur votre beau Continent et largement au delà.

Vous ne m’en voudrez pas d'abord de porter mon regard sur l’évolution de notre humanité en partant de mes propres racines, celles de mon pays, la France. Je ne suis qu'un père de famille qui a eu l’expérience de 6 enfants et deux de plus dont mon épouse et moi-même nous sommes occupés, de l’adolescence à l’âge adulte. Nous voilà désormais avec mon épouse Christine, grands-parents de 18 petits enfants, très attentifs au monde dans lequel ils vivent, essayant de réfléchir à l’avenir.

Liberté-Egalité-Fraternité, cette devise Républicaine n'est plus suffisante ! 

Elle devait structurer les relations individuelles, mais manifestement elle ne structure pas une société devenue violente, où la boussole s’est affolée. Nous le vérifions dans notre beau pays la France qui ne va pas si bien et dans bien d’autres qui cherchent à nous imiter sur notre petite planète. Notre devise s’étiole, nous devons tenter de savoir pourquoi. 

Dix jours à dialoguer en vérité dans votre pays, avec plus de 200 jeunes Béninois de 20 à 35 ans et avec leurs maîtres, recteurs, professeurs, éducateurs ne donnent évidemment pas une idée globale, définitive et certaine sur un pays. Ils sont ces jeunes l’avenir du pays. Les très nombreuses questions qui nous ont été posées pendant 5 jours, 4 heures par jour, de manière totalement libre et anonyme, les rencontres aux repas et en tête à tête, nous ont permis de comprendre et discerner les soucis et les énormes potentialités de tous ces jeunes de votre beau pays qu’est le Bénin.  

Ces jeunes hommes se sont engagés librement dans des centres de formation adéquats, des séminaires, destinés à se former sur le long temps, pour prendre des responsabilités éducatives très larges à tous les niveaux de l’Etre : physique, psychique, affectif et même spirituel. Cela impose une large vision humaine, tant de ses propres capacités et ressources, que de celles de son propre pays, de ses institutions. Sans oublier sa culture ancestrale (HISTOIRE DE MON PAYS-LE BÉNIN de Jean Pliya-Ed La Croix du Bénin 2014), son histoire souvent douloureuse et les acquis de la modernité. 

Les rêves de nombreux Béninois, et n’est-ce pas aussi vrai de beaucoup de jeunes africains des 54 pays d'Afrique, sont chez nous en Europe. Le miroir que nous leur envoyons est, soyons honnêtes, un miroir aux alouettes où dominent certes des formations attractives de haut niveau avec l’IA, l’Intelligence Artificielle qui résoudrait tout (???) et en même temps une atmosphère délétère, déprimée, une tendance collapsologue, donc suicidaire, euthanasique et même eugénique

En Europe, les cabinets des spécialistes de la psychologie sont pleins à ras bord, les défenses immunitaires individuelles et collectives engendrent de nombreux cas de cancers ; les maladies de civilisation se multiplient et inquiètent fort la population. L’Europe vieillit et déprime. Il manque chez nous la jeunesse, le dynamisme, la joie et la foi dans l’avenir. Nous les avons trouvés au Bénin, sous le soleil, la chaleur et la pluie, dans la pauvreté assumée, une immense générosité, une fantastique ingéniosité et créativité au contact du réel. 

Au Bénin la parole est libre, les différentes communautés spirituelles travaillent et avancent en bonne entente. On peut dire sans insulter quiconque et sans jalousie mal placée : j’aime les pauvres qui deviennent riches, quand chez nous le fossé se creuse entre les riches et les pauvres. 

En Europe, en France surtout, nous nous battons avec des mots qui suivent notre devise si maltraitée. Ainsi dominent les vrais maux : discrimination, minorités, majorités, oppositions, communautarismes, chômage, grèves corporatives et généralisées à répétition, théorie du genre, phobies et sigles de toute sorte qui s’opposent les uns aux autres. Alors que tout pourrait se résumer au respect des différences et à leurs magnifiques complémentarités à la joie d’apprendre de l’autre, au bonheur de partager. 

En réalité nous ne savons plus très bien qui nous sommes et on nous fait croire que c’est l'avenir. 

L’enfant pour être le premier servi, doit être aidé à grandir dans toutes ses dimensions 

Avec toutes les potentialités de la nature humaine et de la science, un enfant reste le fruit du désir de parents, quels que soient les moyens et les hasards pour le procréer et le faire naître. Simples ou doubles, paternité et maternité restent des évidences pour les enfants. C’est eux qui sont l’avenir d’un pays. S’ils ont certainement besoin d’amour, ils ont aussi besoin de racines et de solides tuteurs.

Au Bénin l’enfant deviendrait-il roi ingouvernable comme en France ? On ne pourrait alors rien lui interdire ? Funeste erreur que nous payons très cher. Je ne peux donc vous conseiller chers parents Béninois et plus largement de toute l'Afrique de suivre les nombreux exemples européens. Connaissez-les, identifie-les, pour ne pas les suivre.

Les relations parents-enfants ont abouti à tellement de démissions parentales, quelles ont surtout désorienté les jeunes, leur faisant perdre des repères essentiels à toute leur vie. Evidemment on vous dira qu’il y a la résilience et que l'enfant est fait pour s’adapter. C’est loin d’être toujours vrai, quand nous observons les innombrables difficultés des jeunes dans les écoles et les universités. Il ne s’agit pas de ré-intégrer les repères d’autrefois, il s’agit de moderniser ceux qui ont fait leur preuves, ceux que les anciens que nous sommes peuvent proposer aujourd’hui sans se faire taxer de ringards, conservateurs ou autre étiquette qui empêche de réfléchir et de dialoguer avec respect et intelligemment.

Si la maternité reste une évidence, la paternité responsable n’a pas pris encore sa juste place. 

La maternité devient un problème réel en Europe, à un point tel que nombre de femmes, du fait de leur décision tardive à procréer et des traitements hormonaux contraceptifs longuement consommés, sans trop savoir comment ils fonctionnent, doivent avoir recours à la Procréation Médicalement Assistée (PMA). Tandis que les hommes vivant entre eux réclament la grossesse pour autrui (GPA), avec une mère porteuse payée pour procréer.

La médecine est ainsi confrontée aux stérilités sociales après avoir traité les stérilités pathologiques féminines et même masculines plus ou moins associées. Et quand l’enfant tant désiré vient à naître, il reste à l’éduquer, à accompagner sa croissance physique, psychologique, affective et même spirituelle. 

Nous savons bien toutes les difficultés des familles monoparentales quelles soient économiques avec la précarité-pauvreté et même psycho-affectives. On fait désormais systématiquement appel au pédopsychiatre parce que l’enfant a des troubles de l’attention, n’écoute rien, est agité ou l’inverse, violent et désorganisé, déprimé et anxieux. Alors sont proposés des traitements médicaux qui ne règlent pas longtemps les problèmes. Difficile d’expliquer à ces mères inquiètes qui ne comprennent pas leur ado, que celui qui manque c’est d’abord un père, un vrai.

Les paternités nouvelles n’ont pas fini d’évoluer.

Les papas nounous ont remplacé les papas machos et ce n’est pas un mal. En France ils donnent le biberon, amènent les enfants à l’école, font la cuisine, repassent les vêtements. Tout cela est formidable. Mais il y a encore des progrès à faire. Lesquels ? Monseigneur Pascal N’KOUE les a parfaitement identifiés. Je vous conseille de les lire un crayon à la main, de les partager avec votre épouse, avec vos amis. Ils font partie de l’avenir de votre pays, de votre Continent.

Nous devons aider les pères à structurer leur paternité. Il ne s’agit pas d’être là seulement pour couper le cordon le jour de la naissance et verser quelques larmes de bonheur à l’idée d’être enfin père-papa. Sachez chers pères et futurs pères que c’est là que tout commence.

Ce livre de Monseigneur Pascal éclaire les chemins de paternité et il n’y a ni tapis rouge, ni escalier roulant. Ainsi chers pères vous deviendrez des phares sur les routes de vos enfants et vous vous adapterez aux besoins éducatifs de vos petits puis de vos grands. Pas de long fleuve tranquille, vous apprendrez à ramer, à surfer, à écouter, à observer, à pardonner et toujours avec délicatesse et amour.

Ce livre sera également fort utile à tous les pères spirituels des paroisses qui se développent dans tout le pays, dans les villes et les campagnes les plus reculées, dans la joie et le dynamisme. Les jeunes qui se préparent à la prêtrise et à la vie consacrée goûteront aussi les nombreux conseils de cet ouvrage béni pour toutes les familles qu’ils accompagneront. Je ne doute pas que la Paternité responsable se développe au Bénin et je souhaite qu’elle soit ajoutée dans la conscience et le cœur de tous aux trois valeurs de la belle devise du Bénin : Fraternité, Justice, Travail.

                                                                                                                         

Prof. Henri JOYEUX

 

"TESTAMENT" DE MGR JEAN-PAUL JAMES

     Nous attendions à Parakou ce grand Pasteur pour la clôture des 75 ans de notre évangélisation. C’est lui qui a eu l’initiative du jumelage entre Nantes et Parakou. Rome vient de le nommer Archevêque de Bordeaux. Tout est grâce. Sa dernière lettre du 16 novembre 2019 a tous les accents d’un testament qui nous souhaite longue vie. Nous l’en remercions vivement et lui promettons notre communion priante.

Cher Monseigneur N'KOUE

 

Peut-être êtes-vous au courant : le diocèse de Nantes vient d'apprendre que je suis nommé à Bordeaux. 

Je me prépare à quitter un diocèse que j'aime beaucoup. Au cours des dernières années, nous avons eu la joie de vivre un beau partenariat entre nos deux diocèses. 

Vous m'avez accueilli magnifiquement à l'occasion des 70 ans de l'évangélisation de Parakou. Je n'oublierai pas les rencontres et célébrations vécues avec vous et vos diocésains. 

Malheureusement, le départ à Bordeaux ne me permettra pas de venir à Parakou, comme prévu, en janvier prochain. Je le regrette beaucoup. Le Père Sébastien de Groulard, vicaire général, compte se rendre avec la délégation prévue et composée par le Père Benoît Luquiau, pour les fêtes des 75 ans de l'évangélisation. Et je souhaite vraiment que cette visite renforce encore le lien entre les deux diocèses. 

Je veux vous redire aussi ma gratitude pour la présence du Père Aubin, du Père Ursule et des prêtres du Bénin qui nous ont aidés au cours de l'été. Je vous remercie encore, d'avoir accepté le Père François Xavier Henry que j'espérais bien revoir en Janvier 2020 à Parakou. 

Avec toute ma reconnaissance pour votre accueil et les relations tissées, je vous redis, cher Monseigneur, ma profonde et fraternelle communion en Christ. 

 

                                                                                                                                     

+Jean-Paul James

Nouvelles de famille

- Une année s’achève, une autre commence. Bénissons Dieu le Père qui nous a immensément bénis dans le Christ Jésus. Remercions aussi les nombreux et généreux bienfaiteurs que la Divine Providence n’a cessé de susciter pour nous venir en aide. Prions toujours pour eux. A chacun, je souhaite une Très Bonne Année 2020 en union avec Jésus et sa sainte Mère.

- Nous remercions vivement le Prof. Isidore ZOHOUN et son épouse venus vivre les fêtes de Noël avec nous.

- Le 3ème dimanche du Temps Ordinaire sera désormais consacré à la Bible : c’est le 26 janvier 2020.

- Nous clôturons le jubilé de nos 75 ans d’évangélisation en ce mois. Beaucoup d’amis viendront de l’intérieur comme de l’extérieur du Bénin ; laissons déborder notre sens d’hospitalité et de générosité.

- Le thème de l’année pastoral est le PATER NOSTER : c’est une insistance nouvelle pour la mission d’évangélisation. Mais quelle relation entretenons-nous avec le Père ?

- Le Dimanche de l’Epiphanie : L’Enfance Missionnaire aura sa messe à la paroisse Marie Auxiliatrice. Thème : Baptisés, tous les enfants sont envoyés en mission par le Christ dans le monde.

Quelques dates

2 janv. : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.

5 janv. : Messe de l’Epiphanie : Fête de la dédicace au Monastère l’Etoile Notre Dame à 9h.

               Quête impérée pour l’Enfance Missionnaire.

9 janv. : Pose de la première pierre du Foyer de spiritualité N. D. de Vie à 9h30 à Gaah-Baka.

              Ordination presbytérale de l’abbé Samuel ENENCHE au Séminaire Providentia Dei à 10h.

10 janv. : Rendez-vous à Ténonrou.

11 janv.:  Rendez-vous au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme.

               8h30-9h30 : Confessions au Sanctuaire eucharistique

               10h00        : Sainte Messe.

                L’Après-midi et la nuit seront organisés par les Frères de la Communauté Mère du Divin          Amour d’Abidjan (Côte d’Ivoire).

12 janv.: Rendez-vous au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguea

              8h30 : Conférence sur le thème « Evangélisatrice, l’Eglise doit s’évangéliser elle-même                                    d’abord» par la Communauté Mère du Divin Amour (Côte d’Ivoire).

              10h00 : Sainte Messe présidée par S. Em. R. le Cardinal John O. ONAIYEKAN, Archevêque                 émérite d’Abuja, avec le Couronnement de la Vierge N. D. de Komiguea.

              15h30 : Soirée culturelle à la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC).

13 janv.        : Rendez-vous au monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie de Boko.

08h30-9h30 : Confessions sacramentelles au monastère N. D. du Très Saint-Sacrement à Boko

10h00           : Dédicace de l’église du monastère par S. E. R. Mgr Marc AILLET, évêque de Bayonne.

16h00           : Conférence sur Mgr Robert CHOPARD-LALLIER, au Sanctuaire eucharistique par le                                    R. P. Jacques JULIA, sma, suivie des vêpres solennelles par le Séminaire N. D. de                                  Fatima et les Noviciats.

18-25 janv. : Semaine de prière pour l’unité de l’Eglise.

21 janv.       : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h 30.

24 janv.       : Pose de la 1ère pierre du Complexe scolaire des Oblats de S. F. de Sales à Okédama.

26 janv.       : Quête impérée pour nos frères malades de la lèpre. Journée mondiale de la sainte Bible.            27 janv.-6 fév. : A Rome : Rencontre avec les Evêques amis de la Communauté de Sant Egidio.

N. B. : Les 3 jours des indulgences plénières sont les 10-11-12 janvier 2020.

BONNE ET SAINTE ANNEE 2020 !

 

La Pénitencerie Apostolique vient de nous notifier que les indulgences plénières, prérogative exclusive du Saint-Père, sont accordées les 10, 11 et 12 janvier 2020. Elles concernent tout baptisé. Le décret ci-dessous, traduit du latin, explique clairement ce qu’il faut faire.

+Pascal N'KOUE

omnium servus                                                                                                      

 

Très Saint Père,

Pascal N’KOUE, Archevêque de Parakou, reconnaissant envers Dieu de toute son âme, demande à votre Sainteté l’indulgence plénière pour les fidèles qui participeront aux sacrées cérémonies religieuses du 10 au 12 du mois de janvier 2020 dans l’Eglise Cathédrale dédiée aux Saints Apôtres Pierre et Paul, dans le Sanctuaire Christ Rédempteur de l’Homme, dans le Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa, au Monastère de l’Etoile Notre-Dame, au Monastère Notre-Dame du Kokoubou, au Grand Séminaire Providentia Dei pour  commémorer les innombrables bienfaits accordés par la Bonté Divine, à l’occasion de la célébration des 75 ans d’évangélisation du diocèse susmentionné, lequel fut érigé en diocèse en l’an 1964, puis élevé à la dignité d’Archidiocèse en l’an 1997.

La Pénitencerie Apostolique, par mandat du Très Saint-Père François, accorde l’indulgence plénière jubilaire qui peut être obtenue selon les conditions habituelles (Confession sacramentelle, Communion Eucharistique et prière selon les intentions du Souverain Pontife) par les fidèles réellement inspirés par la pénitence et la charité. Cette indulgence peut être aussi appliquée selon le mode du suffrage universel aux âmes du Purgatoire, à condition que les fidèles en pèlerinage visitent l’Eglise Cathédrale ou un autre lieu sacré dûment désigné, et participent dévotement en ces lieux aux rites sacrés ou au moins pour un temps suffisant et dans une attitude d’humilité, prient Dieu pour obtenir des vocations sacerdotales et religieuses et pour la défense de la famille humaine. Ces prières se concluront avec la prière du Notre Père,  le Symbole de Foi et par une invocation à la Très Sainte Vierge Mère de Dieu.

Les fidèles empêchés par l’âge ou par une maladie grave pourraient obtenir également l’indulgence plénière si, après avoir accompli le refus de tout péché, avec l’intention de satisfaire dès que possible aux conditions habituelles, se seront unis spirituellement aux célébrations ou aux pèlerinages, après avoir offert à la Miséricorde de Dieu par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, les prières et  les propres douleurs ou peines de la vie.

Afin que, pour des raisons de charité pastorale, résulte plus facilement l’accès au pardon par le moyen du pouvoir des clés de l’Eglise, cette Pénitencerie demande instamment que le Pénitencier diocésain, le clergé de la Cathédrale, les prêtres à qui a été confié le soin pastoral des Sanctuaires Jubilaires, soient généreusement disponibles pour la célébration du Sacrement de Pénitence et l’administration de la Sainte Communion aux malades.

Le présent décret est valide pour cette occasion malgré tout empêchement contraire.

                                                                                                    07 janvier 2019

     N. B. Nous remercions vivement l’abbé René VIEIRA aux études à Rome qui nous a fait la traduction.

 

PROGRAMME DE LA CLÔTURE DU JUBILE : 75 ANS   

Jeudi 9 janvier 2020 : Rendez-vous à Providentia Dei (Grand Séminaire) de Gaah-Baka.

9h30   : Pose de la première pierre du Foyer de Spiritualité « N. D. de Vie »

10h00 : Ordination presbytérale de Samuel ENENCHE, par S. E. R. Mgr José Ignacio             

             MUNILLA, évêque de San Sebastian (Espagne).

Vendredi 10 janvier 2020 : Rendez-vous à Ténonrou (Africae Munus)

08h30 : - Pose de la première pierre du monastère bénédictin à Ténonrou

             - Bénédiction du séminaire propédeutique Mgr Robert CHOPARD-LALLIER par le                      R. P. Jean François FRANCISCO, Vicaire épiscopal de Besançon.

10h00 : Sainte Messe présidée par S. E. R. Mgr Barthélémy ADOUKONOU, suivie de                           réjouissances traditionnelles africaines.

Samedi 11 janvier 2020 : Rendez-vous au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme.

8h30-9h30 : Confessions au Sanctuaire eucharistique

10h00        : Sainte Messe présidée par S. E. R. Mgr Pascal N’KOUE.

                     L’Après-midi et la nuit seront organisés par les Frères de la Communauté Mère du                 Divin Amour d’Abidjan (Côte d’Ivoire).

Dimanche 12 janvier 2020 : Rendez-vous au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguea

8h30   : Conférence sur le thème « Evangélisatrice, l’Eglise doit s’évangéliser elle-même                   d’abord» par la Communauté Mère du Divin Amour.

10h00 : Sainte Messe présidée par S. Em. R. Monsieur le Cardinal Fernando FILONI, Préfet de la    Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, avec le Couronnement de la Vierge N.            D. de Komiguea, Reine des Familles.

15h30 : Soirée culturelle à la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC).

Lundi 13 janvier 2020 : Rendez-vous au monastère des Contemplatives de Boko

08h30-9h30 : Confessions sacramentelles au monastère N. D. du Très Saint-Sacrement à Boko

10h00          : Dédicace de l’église du monastère par S. E. R. Mgr Marc AILLET, évêque de                          Bayonne.

16h00          : Conférence sur Mgr Robert CHOPARD-LALLIER (au Sanctuaire eucharistique                            par le R. P. Jacques JULIA, sma), suivie des vêpres solennelles par le Séminaire N.                   D. de Fatima - FIN.        

 

 

 

 

UN NOUVEAU SEMINAIRE PROPEDEUTIQUE

Propédeutique : 1ère promotion à Ténonrou (oct. 2019-juin 2020)

Après plusieurs changements de sites, le Séminaire Propédeutique vient de s’installer dans ses propres locaux à Ténonrou. En effet créée en 2015 dans la ville de Parakou, la Propédeutique s’est déplacée en 2017 sur le site du Séminaire Providentia Dei…

   L’année a effectivement démarré le 31 octobre 2019 sur le site du  Centre diocésain dénommé "Africae Munus" (Afrique, lève-toi). Ce Centre, sous la responsabilité de la Caritas, est pour le développement intégral de l’homme. C’est une grande ferme avec une belle retenue d’eau pour le jardin et la pisciculture. Il y a de l’espace pour le reboisement et les travaux champêtres. Des infrastructures socio-éducatives, socio-sanitaires et agropastorales y sont programmées. Mais pour l’instant c’est la brousse. Ce séminaire dédié à Mgr Robert CHOPARD-LALLIER, sma, est pour nous pousser à imiter nos premiers missionnaires qui privilégiaient les périphéries.

     Ce jour-là, 19 séminaristes débarquaient à Kabo où des jeunes de cette paroisse les attendaient pour les acheminer à Ténonrou sur des motos. En effet, les fortes pluies de cette année ont rendu les pistes impraticables. Ainsi, les 7 derniers kilomètres pour rejoindre le Séminaire ont été parcourus avec beaucoup de difficultés. Et là, interrogateurs et inquiets, les séminaristes se disaient pourquoi un lieu si reculé et si isolé ? Pire, il n’y a aucune couverture en réseau téléphonique ! Une petite exhortation du recteur les rassura. "Eh bien, quand le Christ vous appelle, il vous amène d’abord dans le désert pour le rencontrer″. Très tôt, ils l’ont compris. Ils l’ont accepté. Ils se sont sentis chez eux. Et ils se sont mis au travail avec enthousiasme. En deux jours, les hautes herbes ont fait place à la beauté de l’environnement animé par le chant des oiseaux et bercé par la brise légère qui donne vie aux branches des arbres...

     Ces séminaristes viennent des diocèses de Parakou (10), Natitingou (6), Djougou (3). Ce sont des jeunes ayant eu fraîchement le bac ou qui ont eu un cursus universitaire. La formation est basée sur la spiritualité, la vie communautaire, le travail manuel et le plan intellectuel.

     Pendant un an, ils essayeront de discerner leur vocation à travers la prière et surtout la pratique de l’oraison (1 h chaque jour). Au Séminaire, ils apprendront à vivre en communauté, à accepter les autres tels qu’ils sont, à découvrir l’autre comme un cadeau que Dieu leur a donné aujourd’hui. Tous les matins, pendant 1 h et tous les soirs en 1h30mn, ils travaillent de leurs propres mains, soit pour le nettoyage de la maison, soit pour les activités champêtres ou maraîchères. Enfin, pendant ces 9 mois, ils recevront quelques cours de remise à niveau : Français, Philosophie, Latin, Musique, Religion-Catéchèse, Éducation chrétienne et initiation à la langue Bariba. Les samedis soirs, plusieurs parmi eux sortent pour une pastorale dans les villages qui nous entourent. Ils aident à la catéchèse en Bariba, Biali, Ditamari. Ils s’engagent aussi dans l’animation de l’Enfance Missionnaire et la formation au scoutisme.

     Une fois devenus prêtres, ces jeunes puiseront dans toutes ces ressources spirituelles, manuelles, intellectuelles et pastorales pour un ministère épanoui.

Pour bien mener cette œuvre à bout, deux prêtres et un séminariste en stage canonique sont les formateurs résidents. Plusieurs autres interviennent ponctuellement pour nous porter main forte.

     Nous bénissons le Seigneur pour toutes ses merveilles. La rentrée est effectuée, certes. Mais il reste beaucoup à faire encore. Actuellement, nous avons un bâtiment de 10 cabines au total, et trois salles provisoires. L’une d’elles a été transformée en chapelle, l’autre en réfectoire, et la troisième en salle de classe. L’urgent pour nous est de construire une chapelle, faire un forage, un grand château pour l’eau, une bibliothèque et acquérir un moulin à moudre les grains de maïs et de mil…

Merci à notre Père Évêque, Mgr Pascal N’KOUE, qui a un souci particulier pour la promotion des vocations et la formation des prêtres. Merci aux O.P.M. de Rome, à Aide à l’Eglise en Détresse, aux Amis de l’Atacora de Versailles. Nous n’oublions pas la Caritas diocésaine et toutes les personnes sérieuses qui se battent quotidiennement pour notre mieux-vivre. Merci à tous les bienfaiteurs inconnus. Dieu vous bénisse tous et vous comble davantage !

Père Gildas TONOUKOUIN

Recteur

 

 

Nouvelles de famille

- Nous félicitons Mgr Jean-Paul JAMES qui vient d’être nommé Archevêque de Bordeaux. Nous le rassurons que le jumelage des diocèses Parakou-Nantes initié par lui ne tombera pas. Prions pour lui.

- Le mois de décembre nous fait penser à l’Avent, à Noël, au Nouvel An. Cette année nous pensons aussi aux derniers préparatifs de la clôture de jubilé de nos 75 ans d’évangélisation. Je ne doute pas que les cœurs se convertiront et que les générosités se débloqueront.

- Nous lançons le traditionnel appel pour la collecte de dons en faveur des prisonniers de la Prison civile, à l’occasion de la fête de Noël. Ce sont nos frères et sœurs qui ont besoin de nous.

- Nous remercions vivement le professeur Henri JOYEUX et son épouse Christine, invités par la Conférence Episcopale du Bénin, pour former les séminaristes en divers domaines de la vie affective et sur la paternité spirituelle du prêtre. J’ai beaucoup apprécié leur pédagogie.

- Prions pour le repos de l’âme de Mr Laurent, papa de l’abbé Serge DANNON.

- La Propédeutique à Ténonrou a officiellement ouvert ses portes le 30 octobre 2019, avec 19 jeunes.

- Le R. P. Patient SEKO est nommé Aumônier diocésain de la chorale "Nasara".

- Le R. P. Roland OKRY est nommé Aumônier diocésain de l’Union des chorales "Sainte Cécile".

- Le R. P. Léandre YEMAJRO est nommé Aumônier diocésain de la Congrégation du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie : branche séculière.

- Le R. P. Damien DAKIN est nommé Aumônier diocésain de l’Union des chorales "Arigbo".

- Le R. P. Franck TOKPASSI est nommé Aumônier diocésain du Renouveau Charismatique.

- Le R. P. Nestor TAGO est nommé Aumônier diocésain de l’Union des chorales "Adjogan".

N. B. Que les prêtres se rendent disponibles pour les nombreuses confessions sacramentelles à l’approche de Noël.

 

 

Quelques dates

27 nov.-2 déc. : A Dassa pour le Symposium national des Consacré(e)s. Son Em. João Braz

                        Cardinal de AVIZ viendra de Rome pour les assises.

1er déc.    : 1er Dimanche de l’Avent. Quête impérée pour la Caritas diocésaine.

7 déc.      : Vœux perpétuels de Sr Laetitia P. BODJRENOU à l’église N. D. de Lourdes, à 9h30.

7-11 déc. : Permanence pastorale à Djougou.

8 déc.      : Fête de l’Immaculée : Quête impérée pour le Sanctuaire marial de Dassa.

12 déc.    : Matin au Grand Séminaire Providentia Dei.

                A 19h10 : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima.

15 déc.    : Messe dominicale à Kabo à 9h. Visite du Séminaire Propédeutique Mgr R. CHOPARD.

17 déc.    : Conseil presbytéral à l’archevêché à 9h30.

20 déc.    : Messe de Noël anticipée à l’hôpital St Martin de Papané.

21 déc.    : A Kandi : Messe d’ouverture du jubilé d’argent de l’érection de ce diocèse.

22 déc.    : Messe dominicale à la paroisse de Boko à 10h30.

24 déc.    : Messe de nuit de Noël à la Cathédrale avec baptêmes d’enfants à 22h.

25 déc.    : Messe de Noël au Monastère l’Etoile Notre Dame à 9h. Quête impérée pour l’Archevêché.                

28 déc.    : A Kouandé pour les 50 ans d’ordination presbytérale de l’abbé Pierre BIO SANOU.

29 déc.    : Messe dominicale à la paroisse de Yebéssi à 9h30.

                Fête des familles dans chaque secteur paroissial.         

31 déc.    : Action de grâce à l’hôpital St Jean de Dieu de Boko. Messe à 9h30.

                 24 h : Au Sanctuaire eucharistique. Messe en l’honneur de la Vierge Marie, Mère de Dieu.

JOYEUX NOËL ! BONNE FETE DES FAMILLES.

 SAINTE ANNEE 2020 A TOUS !

 

La dépouille mortelle de Mgr P. VIEIRA.

Le mois de novembre s’ouvre par la fête de tous les saints. Ils sont au paradis et intercèdent pour nous. Dès le lendemain, le 2 novembre, c’est la commémoration de tous les fidèles défunts. Ils sont au purgatoire et nous sollicitent. Les prêtres devraient célébrer trois messes ce jour-là. Je recommande fortement le retour de cette belle tradition.

   

    1 - La première messe est destinée à une intention particulière, pour un défunt spécifique.

    2 - La deuxième messe pour tous les fidèles défunts.

    3 - La troisième messe aux intentions du Souverain Pontife. Il s'est chargé de célébrer pour les défunts qui sont privés de messes alors qu’elles ont été demandées pour eux. Cette tradition date du Pape Benoit XV, Pape de 1914 à 1921 (cf. Incruentum altaris sacrificium, 10 août 1915). Il s’agit des messes que les prêtres ont oublié ou négligé de célébrer. Rappelons-nous que tout le mois de novembre est réservé aux morts. C’est donc très sérieux les messes pour les défunts.

    Nous prions non seulement pour les morts pour qui les messes sont demandées, mais on pense aussi aux fidèles trépassés pour lesquels personne ne prie, les âmes les plus délaissées du purgatoire. Saint Augustin nous le rappelle : il y a "au moins une mère qui prie pour ceux qui n'ont ni parents, ni proches, ni amis, c'est l'Eglise". Pourquoi cette insistance ? Parce que c’est la prière et surtout la messe qui aide nos morts à aller au Ciel. Padre Pio le confirme. Lisons attentivement :

    « Un jour, alors qu’il était seul en train de prier, Padre Pio aperçut un homme âgé qui se tenait debout devant lui. Surpris de voir cet inconnu dans sa cellule, il confia ceci dans son témoignage : « Je ne comprenais pas comment cet homme avait pu entrer dans le monastère à cette heure tardive de la nuit, alors que toutes les portes étaient verrouillées». Cherchant à éclaircir le mystère, le religieux italien demanda à l’homme : « Qui êtes-vous et que voulez-vous ? ».

    L’homme lui répondit : « Je m’appelle Pietro Di Mauro, fils de Nicola, surnommé Precoco. Je suis mort le 18 septembre 1908, dans la cellule numéro 4 de ce monastère, qui était à l’époque un hospice de vieillards. Une nuit, je me suis endormi avec un cigare allumé et mon lit a pris feu. Victime des flammes, je suis mort, étouffé et brûlé. Je me trouve au purgatoire. Le Seigneur m’a permis de venir vous demander de célébrer la sainte messe de demain à mon intention. Grâce à cette messe, je pourrai entrer au Paradis ».

    Padre Pio réconforta l’âme souffrante, en l’assurant de célébrer la messe pour lui. Alors l’homme le quitta. Le lendemain, en effectuant des recherches, Padre Pio découvrit l’authenticité de cette histoire. Dans les registres des décès pour le mois de septembre 1908 figurait bien le nom du défunt, ainsi que les circonstances de son décès. Le récit de l’homme était confirmé, et Padre Pio célébra la messe pour le repos de son âme.

    Ce ne fut pas la seule visite d’une âme du purgatoire au religieux italien, implorant ses prières. Un jour, Padre Pio déclara : « Autant d’âmes de défunts que de vivants viennent ici (au monastère) ». Souvent les âmes des défunts lui demandaient de célébrer une messe à leur intention. Elles insistaient sur la force spirituelle de la messe, qui permet de diminuer le temps qu’une personne passe au purgatoire, avant d’accéder à la gloire céleste ». Edifiant, n’est-ce pas ?

    Ce qui est célébré dans l’Eucharistie n’a pas de prix. C’est un mystère. Nous sommes dans l’ordre de la gratuité totale qui vient de la miséricorde du Christ crucifié. C’est Jésus qui, par les mérites de sa passion et de sa mort, nous offre sa Vie de ressuscité nécessaire à notre salut. Si l'on savait quel est le prix de la messe pour la vie dans l'éternité, les églises seraient toujours pleines, même en semaine.

    Ce message de Jésus à Carmela, une mystique de Milan, peut nous éclairer davantage. "Il y a au purgatoire, dit Jésus, des âmes bonnes qui ont vécu saintement aux regards des hommes, mais de qui je désirais une plus grande perfection, un degré supérieur de sainteté. Cette sainteté qu’elles n’ont pas atteinte au cours de leur vie, elles l’acquièrent là-bas… Au purgatoire tout le monde se parfait et se rend digne de la vue de Dieu. Prier pour les âmes du purgatoire est une charité, un devoir et une source de grand avantage, car leur puissance de secours est très étendue…Avec la permission de Dieu, elles aident aussi matériellement les membres de leurs familles et ceux qui prient pour elles". Elles les défendent contre les dangers et les accompagnent avec tendresse pour résoudre leurs problèmes. Vive la mystérieuse communion des saints ! Tout cela mérite une réflexion approfondie…

    J’encourage fortement la pratique de confier aux prêtres des intentions de messes pour nos défunts. D’abord parce que c’est le seul geste d’affection utile envers celui qui a fait le passage de cette terre vers la vraie Terre Promise. Ensuite ce même geste permet de mieux vivre l’absence de cet être, en même temps qu’il soutient notre foi et notre espérance. Il n’est pas mort, il vit autrement.

    Offrons abondamment à nos défunts les secours de nos prières. Messe "corps présent", messe  ″corps absent", "simple absoute", ce n’est pas le plus important : pour le Seigneur c’est la prière offerte avec foi pour le défunt qui compte vraiment. Arrêtons de faire croire aux fidèles que la messe ″corps présent″ est un visa d’entrée automatique au paradis. Arrêtons de punir par une "simple absoute" ceux qui n’ont pas payé régulièrement leur denier de culte. C’est de la magouille cléricale.

    Judas Maccabée, dans l’Ancien Testament, avait prescrit un sacrifice expiatoire pour les juifs morts au combat, afin qu’ils fussent délivrés de leurs péchés d’idolâtrie (2 M 12, 43-46). Imitons son souci. Cela signifie, n’en déplaisent à certains illuminés, que des péchés peuvent être pardonnés après la mort. Jésus le confirme (cf. Mt 12, 32) : "Si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni en ce monde ni dans le monde à venir". Cette sentence très grave a été prononcée face à l’entêtement des pharisiens qui venaient de dire : "Celui-là ne chasse les démons que par Belzébul, le chef des démons" (Mt 12, 24). L’homme n’est pas excusable quand il s’obstine à mal interpréter un signe évident de la victoire de Dieu sur Satan : l’exorcisme est opéré par la puissance de Jésus dans l’Esprit. Tout autre péché peut être pardonné après la mort. Ste Monique mourante ne demanda qu’une chose à ses deux fils: "vous enterrerez ici votre mèreJe vous demande seulement de vous souvenir de moi à l'autel du Seigneur, partout où vous serez".

    C’est clair donc que lorsqu’on meurt, on ne  va pas toujours immédiatement au paradis ou en enfer, comme certains le proclament. Le purgatoire existe vraiment, et la Vierge Marie l'a confirmé dans son apparition à Fatima au Portugal, le 13 mai 1917. "Elle  sera au purgatoire jusqu’à la fin du monde… car elle aimait trop aller au bal″, révéla la Reine des cieux à Lucie la voyante ; celle-ci voulait avoir les nouvelles d’Amélie, une jeune fille qui venait de mourir à 18 ans.    

     Autrefois, les fidèles chrétiens priaient beaucoup pour les défunts et prévoyaient même "des fondations de messes" qui devaient être célébrées après leur mort pour le repos de leurs âmes. Bel exemple à imiter. Voyons  comment collecter dignement l’argent le jour des obsèques à travers la quête maladroitement appelée "quête sur cercueil" ; et peut-être aussi lors des diverses messes d'anniversaires du défunt. Avant toute quête ou toute collecte, ce serait bien de faire une courte monition claire, une petite catéchèse sur l’importance de la messe pour les fidèles défunts. On ne demandera jamais trop de messes pour eux. Je reviendrai une autre fois sur le trentin. Le plus noble pour nous c’est de bien célébrer chaque eucharistie pendant que nous sommes encore ici-bas sur terre.

     Une privilégiée du Seigneur, Maria Simma, a eu cette révélation : "A l'heure de la mort, les messes auxquelles nous avons assistées avec piété durant notre vie sont notre plus grand trésor. Elles ont pour nous plus de valeur que les messes qui sont célébrées pour nous après notre mort". Avis à ceux qui s’amusent au cours des messes. Avis aussi aux acteurs liturgiques qui se célèbrent à l’autel… En tout cas le purgatoire peut être évité. Il suffit que le Saint Sacrifice devienne pour nous une école de vie…

     Le culte des ancêtres est très présent partout en Afrique. On a bien raison. Et souvent on est prêt à toutes sortes de sacrifices pour bien enterrer les morts. Nous savons qu’ils ne sont pas ingrats. Mais  attention!  "Déposer sur les tombes des offrandes de nourriture, c'est présenter de bonnes choses à une bouche fermée ; de même l'offrande faite à une idole à quoi bon, puisqu'elle ne mange ni ne sent rien"(Si 30,18). Les morts n’ont besoin que de nos prières pour laver leurs souillures.

     Lors des sépultures chrétiennes, préoccupons-nous moins des fleurs artificielles, des repas copieux, des boissons alcoolisées, des cercueils en or, des décors somptueux, des corbillards luxueux, bref des dépenses de vanité qui ne servent qu'aux vivants orgueilleux et jamais à la purification de nos défunts. Il ne faut quand même pas que par notre esprit de compétition, les morts tuent les vivants par de lourdes factures. Donnons aussi le bon exemple qui consiste à vite enterrer les membres de nos familles dans la sobriété et dans la foi en la miséricorde inépuisable de Dieu. Je recommande vivement de ne jamais laisser un corps à la morgue au-delà d’une semaine. Décourageons toute coutume contraire à cette exhortation. Souvenons-nous que notre Seigneur Jésus fut enseveli le jour même de sa mort, le vendredi saint. Il faut quand même s’assurer que la personne est vraiment morte. Que retenir ? Toute prière est bonne pour secourir les âmes du purgatoire. Cependant, je vous propose une hiérarchie par ordre d’importance :

     1- Le saint sacrifice de la messe.

     2- Le rosaire : après le saint sacrifice de la messe c'est le moyen le plus efficace.

     3- Les souffrances et sacrifices expiatoires consentis pour tel ou tel défunt.

     4- Le chemin de la croix. Les neuvaines pour les défunts.

     5- Les indulgences, qu’elles soient partielles ou plénières.

 

     6- Les aumônes et toute action charitable, surtout les dons en faveur de l’évangélisation, pour la propagation de la foi auprès des non chrétiens… Souvenez-vous que les œuvres de charité recevront la plus haute récompense dans l'éternité. "Faites du bien (même) à ceux qui vous persécutent...".

Pascal N’KOUE.

Omnium Servus

 

 

PRIONS TOUS LES JOURS POUR LES MORTS

(Au moins pendant tout le mois de novembre)

     O mon Dieu qui pardonnez aux pécheurs et qui voulez le salut des hommes, nous implorons votre miséricorde en faveur de nos frères, de nos proches et de nos bienfaiteurs qui ont quitté cette terre, et nous vous supplions de leur accorder, par l’intercession de la Vierge Marie et de tous les saints, la grâce d’être admis à la participation de l’éternelle béatitude. Par Jésus le Christ notre Seigneur.

Nouvelles de famille

- Le mois de septembre est dédié aux catéchistes et animateurs des communautés chrétiennes.

- Octobre c’est le mois missionnaire extraordinaire. "Avec Jésus et sa sainte Mère, soyons tous missionnaires" ! Faisons vibrer cette conviction en nous. Ce mois est dédié spécialement aux élèves, étudiants, enseignants des établissements privés, publiques et universités. Vous trouverez  le programme des activités auprès de l'abbé Edgard VIGAN.

- Prions pour le repos de l'âme de Nestor, père de Sr Solange AWOLO, ssa, et pour Joseph, père de l’abbé Simon TANKLOUFEY, décédés le mois d’août dernier.

- Le thème de l'année pastorale oct. 2019 - oct. 2020 est "Pater Noster". Nous entendrons Jésus nous dire : "Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie...". "Il ne veut qu’aucun de ces petits soit perdu".

- Le centre UNIV organise du 29 au 31 octobre 2019 des assises sur l'école des parents : un véritable défi pour la famille aujourd'hui (Tél. 96 37 41 70).

- Daniel Biaou CHABI et Modeste Agbatan ABO ont été ordonnés diacres le 10 août 2019 en même temps que 4 prêtres Oblats de Saint François de Sales.

- Une mission d'ORL (oreilles, nez, gorge) aura lieu à l'hôpital st Jean de Dieu de Tanguieta du 1er au 7 septembre (Tél. 23 83 00 36).

- Une autre mission chirurgicale d'orthopédie pédiatrique (maladies du pied) aura lieu à l'hôpital St Jean de Dieu de Tanguieta du 14 au 20 septembre (Tél. 23 83 00 36).

 N.B. : Il est vivement recommandé à tout prêtre d'avoir au moins une heure de catéchisme en semaine, à partir de la nouvelle année pastorale. Ne délaissons pas ce service d’enseignement.

Quelques dates

1er Sept         : Confirmations à Sirarou à 9h.

7 Sept           : Vœux perpétuels de Sr Myriam ZANNOU, s.m.m.i, à l'église Ste Trinité de Guèma.

13-17 sept    : Permanence pastorale à Djougou.

20-22 sept    : Week-end du jubilé des catéchistes, au sanctuaire marial N. D. de Komiguea.

26-28 sept    : A Providentia Dei. Rencontre avec les prêtres formateurs.

29-3 oct.      : Permanence pastorale à Djougou.

6-oct.           : Messe dominicale à Kabo. Visite à Africae Munus de Ténonrou.

11-13 oct.    : Permanence pastorale à Djougou.

15 oct.         : Conseil presbytéral à l'archevêché à 9h 30.

                      Presbyterium à 16h au Centre Pastoral.

16 oct.         : A 9h : Assemblée Générale pour l’ouverture de l’année au Centre Pastoral Guy Riobé.

                    Office intégré à la messe à 12h. Les prêtres viennent avec leurs vêtements liturgiques.

20 oct.         : Journée mondiale des missions. Pèlerinage des évêques du Bénin au Sanctuaire Notre-

                      Dame de Komiguea. Messe à 10h. Tout le diocèse est invité à y participer.

21-23 oct.    : Assemblée ordinaire de la Conférence Episcopale à Parakou.

29-31 oct.    : Semaine africaine pour la Famille et la Vie au Centre UNIV (Tél. 96374170).

 

Les Evêques du Bénin en pèlerinage au Sanctuaire diocésain N. D. de Komiguéa

 

Une première : tous les évêques du Bénin y compris les émérites ont fait leur pèlerinage à Parakou, au Sanctuaire diocésain N. D. de Komiguéa. C’était le 20 octobre 2019, journée mondiale missionnaire extraordinaire. Le Représentant du Pape François était là aussi en la personne de S. E. R. Mgr Brian UDAIGWE, Nonce Apostolique. Le peuple de Dieu est sorti massivement pour vivre cet événement. La sainte messe fut célébrée en plein air. Aucune église ne pouvait contenir cette foule immense. Le Ciel était sombre. Tous craignaient la pluie et les cœurs battaient. Une fois encore, la Vierge Marie, "Virgo potens", nous a rassurés que la nature est soumise à Dieu. Rien ne lui est impossible. Et toute la journée, il n’y a eu ni pluie, ni soleil brûlant, ni chaleur excessive. Et tout se déroula dans un climat serein, rappelant la brise légère dans laquelle le prophète Elie reconnut la présence mystérieuse de Dieu tendre et compatissant, lent à la colère et plein d’amour pour son peuple.

Ce pèlerinage de tous les prélats du Bénin, dans un Sanctuaire en gestation, n’est-ce pas pour confirmer que Parakou doit devenir un diocèse aussi missionnaire que les diocèses les plus missionnaires au monde ? Nous sommes en retard et nous devons rattraper ce retard de la mission évangélisatrice, avec la grâce de Dieu… Ecoutons plutôt le mot de bienvenue prononcé par le Vicaire général.

 

+Pascal N’KOUE.     Omnium Servus

 

 

 

"Avec Jésus et sa Sainte Mère, soyons tous missionnaire".

Ce que nos yeux de chair voient en ce jour peut paraitre ordinaire. Que de grandes manifestations rassemblent en une célébration eucharistique toute la Conférence Episcopale ! Nous gardons le souvenir encore vivant du dernier pèlerinage national à Notre-Dame d’Arigbo en présence de Son Eminence Jean cardinal Zerbo, du Mali.

Aujourd’hui, l’événement qui nous rassemble revêt un cachet spécial : le Nonce Apostolique près le Bénin et le Togo, Son Excellence Mgr Brian UDAIGWE, le président de la Conférence Episcopale, Son Excellence Mgr Victor AGBANOU, unis à tous nos chers pères évêques du Bénin, avec la présence hautement significative des évêques émérites, Son Excellence Mgr Antoine GANYE, archevêque émérite de Cotonou et Son Excellence Mgr Barthélemy ADOUKONOU, secrétaire émérite du Conseil Pontifical pour la culture… Ils sont tous ici en pèlerinage, dans notre diocèse de Parakou. Ils sont ici, avec nous, au sanctuaire marial diocésain Notre-Dame de Komiguéa, Reine des Familles, ce sanctuaire situé tout près d’un haut lieu de prière, le monastère cistercien de l’Etoile Notre-Dame, placé lui aussi sous le patronage de la Vierge Marie. Très chers pères évêques, c’est la Vierge Marie qui vous accueille sur cette terre bénie du Borgou spécialement en ce dimanche extraordinaire de la mission évangélisatrice de l’Eglise.

Et toi Eglise, famille de Dieu à Parakou, heureux les yeux qui voient ce que tu vois. Réjouis-toi, exulte, chante et danse. De tout cœur, rends grâce à Dieu. Car, en la personne de tous nos pères évêques du Bénin, c’est Dieu qui visite son peuple.

Bénis soyez-vous, nos Seigneurs, Excellentissimes, Chers pères évêques, vous qui nous venez de la part du Seigneur ! Soyez les bienvenus en cette terre hospitalière du Borgou et dans l’Archidiocèse de Parakou qui est tout heureux et fier de vous accueillir. Permettez-moi de vous saluer dans la langue batonu du terroir : I dam kooma. Sentez-vous chez vous chez nous.

Excellences, nos seigneurs,

En proclamant un mois missionnaire extraordinaire, à l’occasion du centenaire de la lettre apostolique Maximum Illud de Benoit XV, le Pape François soulignait qu’il s’agit d’une occasion providentielle pour rendre justice à un texte missionnaire fondamental et prophétique. Votre présence au milieu de nous en cette année jubilaire des 75 ans d’évangélisation de notre diocèse témoigne de cette grande marque de délicatesse de la Providence divine qui nous aime tant.

En venant à Parakou, à ce Sanctuaire, chers pères évêques, particulièrement en ce jour 20 octobre 2019 Journée mondiale missionnaire, vous choisissez de ne pas seulement parler de la mission mais de vivre concrètement cette mission. Parakou, en effet, est une terre de mission. Cela se voit partout vu le nombre des lieux de culte des non-chrétiens.

Excellences, nos seigneurs,

La célébration du mois missionnaire extraordinaire est pour chacun de nous une magnifique occasion de « susciter une plus grande prise de conscience de la "missio ad gentes" et de reprendre avec un nouvel élan la transformation missionnaire de la vie et de la pastorale », dit le Saint-Père le Pape François. Cette célébration suppose de tout ‘disciple-missionnaire’- pour reprendre encore l’expression du Pape François tout au début de son pontificat dans La joie de l’Evangile - une véritable conversion spirituelle pour renouveler en nous la puissance du témoignage. La mission évangélisatrice, pour ainsi dire, est d’abord et avant tout le fruit d’une rencontre personnelle avec le Christ dans l’oraison intime, dans l’adoration personnelle et dans la prière communautaire.