Après avoir célébré le Père et le Fils, célébrons en cette année pastorale le Saint Esprit. Il est descendu sur les Apôtres le 50è jour après Pâques. Et la prédication a été libérée. La fête de la Pentecôte n’est pas un fait du passé. C’est un fait toujours actuel dans l’Eglise. A Parakou, c’est cette année qu’elle s’accomplit. Des charismes en abondance, dons gratuits de l’Esprit Saint, vont se déployer. On entendra proclamer les merveilles de Dieu dans toutes nos langues. Ce sera l’atmosphère des premières Communautés, si nous imitons leur disponibilité à accueillir les dons pour les mettre au service des frères. Mais il nous faut nous réunir d’abord dans le Cénacle pour la retraite de l’attente chaleureuse et pieuse. Les douze apôtres sont investis par l’Esprit d’une autorité et d’une puissance qui les constituent prédicateurs et dispensateurs des richesses du Christ ressuscité. Mais n’oublions pas qu’il y avait aussi des femmes et certainement d’autres disciples.La Pentecôte, c’est la diversité des dons gérés par l’unique Esprit. C’est la fraternité avec Jésus, la famille de Dieu le Père, la communion avec la trinité. Il s’agit de la Mission de l’Esprit créateur et sanctificateur (Veni Creator Spiritus. C’est lui qui poursuit dans le monde l’œuvre du Rédempteur et achève toute sanctification). L’objet de sa mission c’est de faire de la Communauté de Jésus le nouveau "Qahal" qui va dans le monde entier pour rassembler au pied de la Croix les enfants de Dieu dispersés. C’est extraordinaire. Avec l’Esprit Saint, sans l’Esprit Saint, les choses ne sont pas pareilles. L’Esprit Saint, c’est le protagoniste principal de la mission. Lisons attentivement :

- Sans l’Esprit Saint, Dieu est loin,

Le Christ reste dans le passé,

L’Evangile reste une lettre morte,

L’Eglise une simple organisation,

L’autorité une domination,

La mission une propagande,

Le culte une évocation (du passé),

Et l’agir chrétien une morale d’esclaves.

- Mais dans l’Esprit Saint, 

Le cosmos est soulevé et gémit dans l’enfantement du Royaume,

Le Christ ressuscité est là,

L’Evangile est puissance de vie,

L’Eglise signifie la communion trinitaire,

L’autorité est un service libérateur,

La mission est une Pentecôte,

La liturgie est mémorial et anticipation,

L’agir humain est déifié.

Patriarche ATHENAGORAS de Constantinople (1886-1972). On vraiment a besoin de vivre 

plus la collégialité et la synodalité. C’est possible.

Extraordinaire Esprit Saint ! Il unit les cœurs disparates et fait de l’Eglise une Communauté dynamique, solidaire et généreuse : "La Communauté de ceux qui avaient adhéré à la foi n’avait qu’un cœur et qu’une âme. Nul n’appelait sien ce qu’il possédait et entre eux tout était commun". Voilà le visage de la première Eglise, communauté de frères et sœurs, communauté d’amour. Les apôtres symbolisaient l’unité visible de la Communauté avec Pierre à la tête. Ils ont eu un rôle irremplaçable. Mais le Christ avait promis sa présence jusqu’à la consommation des siècles. Il est encore avec nous. Car de juive, l’Eglise s’ouvrira aux nations païennes (cf. Le Concile de Jérusalem,Ac 15).

L’Eglise à Parakou, pour sa vitalité et sa santé apostolique quotidienne, doit être en "sortie missionnaire". Quand on n’évangélise pas on s’éteint. Chaque communauté, chaque association, chaque mouvement, chaque famille doit sortir des sentiers battus en prenant des initiatives nouvelles pour mieux vivre l’évangile et le diffuser. Ne soyons plus indifférents aux misères des autres. Impliquons-nous davantage dans les services bénévoles pour le bien des autres. Sans crainte, allons à la rencontre des autres, allons à la croisée des chemins, aux carrefours, aux périphéries géographiques et existentielles, "là où réside le mystère du péché, de la douleur, de l’injustice…là où sont toutes les misères". Sortons avec la foi des apôtres, leur charité et l’humilité pour dire que c’est aujourd’hui notre Pentecôte. Mais attention, regardons aussi et peut-être d’abord dans nos maisons et surtout dans nos cœurs ; nous avons aussi à nous évangéliser. Heureux les doux, ils possèderont la terre promise, c'est-à-dire la vie éternelle. La douceur évangélique est puissance redoutable, une bombe atomique qui fait du bien. N’en faisons pas une tisane douceâtre. Convertissons-nous et entrons dans le plan de Dieu.

A en croire saint Jean Chrysostome, le premier pas vers la conversion ou vers la sainteté c’est la condamnation de nos fautes. "Celui qui condamne ses fautes, en effet, craindra davantage d’y retomber". Le deuxième pas c’est de ne pas garder rancune à nos ennemis, de dominer notre colère pour pardonner les offenses de nos compagnons : "Si vous pardonnez à vos débiteurs, dit notre Seigneur, mon Père qui est aux cieux vous pardonnera aussi" (Mt 6, 14). Le troisième pas c’est la prière fervente et attentive que tu feras du fond du cœur. Le quatrième c’est l’aumône ; elle a une puissance considérable et indicible sur le péché… Enfin la modestie et l’humilité ne sont pas des moyens inférieurs pour détruire les péchés à la racine (cf. le pharisien et le publicain dans Luc 18, 9 sq).

Le Pape François, dans un style qui le caractérise, voit trois ennemis qui nous empêchent de recevoir l’Esprit Saint, le Don par excellence : c’est le narcissisme, le fait de se poser en victime et le pessimisme. Et un chrétien qui ne vit pas dans l’Esprit Saint ne donne rien aux autres. 

Expliquons :

Le narcissisme est une mégalomanie cruelle. On veut être idolâtré; on s’idolâtre soi-même. L’idole narcissique du miroir s’affiche dans les rapports. Elle ne donne rien sans retour. Elle a du plaisir à humilier, à discréditer et à écraser les autres pour être bien vu.

Le second ennemi c’est la victimisation, le fait de se poser en victime. On se plaint tout le temps des autres. On remue sans cesse le couteau dans ses blessures du passé. "Personne ne me considère, je n’ai pas d’amis, personne ne me respecte, tous sont contre moi". Ce genre de lamentations appauvrit notre personnalité et nous rend aigris et amers. On est demandeur intempestif de l’estime des autres envers nous. Et on vit déjà son enfer sur terre. L’enfer, ce n’est pas les autres mais soi-moi.

Enfin, il y a le pessimisme. "Rien ne va, ni en famille, ni dans la société, ni dans la politique, ni dans l’Eglise". Le pessimiste broie le noir en se disant : Tout le monde fonctionne faux sauf lui. Il s’en prend à tout le monde et il reste inerte. Il rêve d’un retour du passé où tout était beau. Ainsi il perd la vertu théologale de l’espérance et il respire mal comme un asthmatique, il s’étouffe. Si on appréciait plus le don de la vie qui est combat, le don que je suis pour les autres le don qu’est l’autre pour moi ! Appelons au secours l’Esprit Saint. Il est Seigneur et donneur de vie, il est Don qui guérit du narcissisme, de la victimisation et du pessimisme. Qu’il vienne nous guérir de nos blessures intérieures et nous découvrirons que nous sommes enfants bien-aimés du Père.

Que conclure ? Accueillons la paix de Jésus en nous pour la partager. Donnons le meilleur de nous-mêmes dans nos différents apostolats. Décoinçons-nous ! Rendons-nous disponibles ! Plus on donne, plus Dieu donne. Plus on se donne… Rappelons-nous que la sagesse divine n’entre jamais dans une âme renfermée, tiède, encombrée et intoxiquée. Alors recherchons des moments de silence, des lieux paisibles pour nous connecter par l’oraison à la Force de Dieu, l’Amour de Dieu, le Don gratuit de Dieu qu’est l’Esprit Saint pour plus d’enthousiasme et de zèle apostolique.

DIX ORIENTATIONS PASTORALES

(Revenir sur les orientations de l’an dernier voir Vie Diocésaine n° 109, novembre 2020)

1- L’Esprit Saint c’est la Force d’amour et d’unité qui vient nous transformer, et faire de nous destémoins ardents de la charité du Christ. Que chacun devienne CARITAS dans sa famille, dans sa CEVB, dans sa communauté, dans sa paroisse etc. Insistons sur le silence intérieur et la louange du Seigneur afin d’attirer l’Esprit Saint, hôte très doux de nos cœurs.

2- Que chacun ravive en lui le don de l’Esprit reçu le jour de son baptême et spécialement le jour de sa Confirmation. Que chacun cherche à découvrir son charisme spécifique pour l’exercer gratuitement. La Communauté aidera au discernement et à l’éclosion des charismes.

3- Redynamisons les Caritas paroissiales et créons des Comités de bonne gestion tenus par les laïcs sur toutes les paroisses. Il faut un changement de gouvernance des choses matérielles et financières. Le Directeur de la Caritas et l’Econome seront vivement sollicités pour vous aider.

4- Que les mouvements et associations ne se contentent pas de multiplier les prières de dévotions mais encore qu’ils soient soucieux du Kérygme, de l’annonce de la Bonne Nouvelle dans les périphéries existentielles et géographiques: Faire connaître et faire aimer Jésus-Christ, le Sauveur de l’humanité. Vive la nouvelle évangélisation avec plus d’ardeur et plus de sainteté!

5- Tous les jours, au cours des messes, avant l’alléluia, nous prierons ou nous chanterons la séquence du jour de la Pentecôte : Viens Esprit Saint.

6- Le chant du Veni Creator sera exécuté à toutes nos rencontres importantes.

7- Le charisme des charismes c’est l’amour : donnons gratuitement, servons gratuitement. Un opuscule est disponible pour les conseils pratiques.

8- Pensons aussi aux projets d’investissements de développement à faire dans nos lieux d’évangélisation. Prenons des initiatives et faisons la politique des petits moyens.

9- Soyons toujours joyeux et répétons à longueur de journée "Esprit Saint, éclairez-nous".

10- Faisons l’effort de promouvoir toutes les vocations dont l’Eglise a besoin.

- Tout le mois de novembre est dédié aux fidèles défunts. Demandons beaucoup de saintes messes pour leur dernière purification : "Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu".

- C’est l’année pastorale dédiée au Saint Esprit. L’image à promouvoir sera la colombe, symbole de paix et de source d’amour en vue de l’unité de l’Eglise. Comme de vraies colombes, faisons à notre tour régner la joie, l’amour et le pardon… Le style familial est à promouvoir.

- Reprenons la prière de l’Angelus, trois fois par jour, dans l’intention de freiner les avortements. 

- Faisons revenir dans nos eucharisties le baiser de paix : on peut joindre les mains et faire un petit signe de tête à ceux qui sont proches de nous.

- Redonnons le Corps du Christ sur la langue, au cours des Saintes Messes.

 

Nouvelles de famille

 

- Les JMJ n’auront plus lieu en ce mois de novembre mais plutôt les 11 et 12 décembre 2021.

- Le P. Serge DANNON, décédé le 25 septembre 2021, n’est pas mort du coronavirus. Malheureusement, pour des raisons inavouées et peut-être inavouables, les autorités covidistiques de l’hôpital HC nous ont obligées à l’enterrer les heures qui ont suivi, en pleine nuit. Ne les maudissons pas. Confions-les plutôt à la "CRIET" de Dieu, juste Juge et miséricordieux. Merci à tous ceux qui m’ont envoyé leur message de condoléances. Prions toujours pour le repos éternel de son âme. Que chaque prêtre célèbre trois messes pour notre confrère.

- Le Pré-Séminaire (Petits-clercs) est désormais localisée à la Maison St Dominique. Le Père Joseph 

AGANI est leur Recteur. Aidons ces enfants à mûrir leur vocation sacerdotale.

- Prions pour le repos de l’âme de la Sr Aleth BEZILLE, de l’Abbaye l’Etoile Notre Dame.

- Prions pour le repos de l’âme de madame Claire, mère de l’abbé Edgard VIGAN.

- La prière de cette année pastorale sera la séquence de la messe de Pentecôte. Elle sera dite au moins à toutes les messes du dimanche. Et si c’était tous les jours avant l’alléluia, ce serait encore mieux ! Nous remercions le P. Frédéric VIADENOU qui a composé pour nous une mélodie simple et belle. Demandez-la à mon secrétariat.

Quelques dates

1er nov. : Messe de la Toussaint au Séminaire N. D. de Fatima à 8h.

5-7 nov. : Visite pastorale à la paroisse Ste Marie Reine de BAH-MORA.

9 nov. : A Dassa pour l’ouverture de l’Assemblée Générale des Supérieur(e)s Majeur(e)s.

11 nov. : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h10.

13 nov . : Messe de requiem du P. Serge DANNON au Séminaire Providentia Dei à 9h30.

16 nov. : Conseil presbytéral à 9h30 à l’Archevêché.

16-17 nov. : Permanence pastorale à Djougou.

21 nov. : Fête du Christ Roi au Sanctuaire N. D. de Komiguea.

23-24 nov. : Permanence pastorale à Djougou.

27 nov. : Ordinations presbytérales des abbés Samson Elie MEHOU, Wilfrid YAÏ et Modeste

 ABO, à la Cathédrale, à 9h30. Prions pour eux.

28 nov. : Célébration dominicale à Tchatchou.

30 nov.-1er déc. : A Ténonrou pour visiter Africae Munus et le Séminaire Mgr Chopard-Lallier.

Après avoir célébré le Père et le Fils, célébrons en cette année pastorale le Saint Esprit. Il est descendu sur les Apôtres le 50è jour après Pâques. Et la prédication a été libérée. La fête de la Pentecôte n’est pas un fait du passé. C’est un fait toujours actuel dans l’Eglise. A Parakou, c’est cette année qu’elle s’accomplit. Des charismes en abondance, dons gratuits de l’Esprit Saint, vont se déployer. On entendra proclamer les merveilles de Dieu dans toutes nos langues. Ce sera l’atmosphère des premières Communautés, si nous imitons leur disponibilité à accueillir les dons pour les mettre au service des frères. Mais il nous faut nous réunir d’abord dans le Cénacle pour la retraite de l’attente chaleureuse et pieuse. Les douze apôtres sont investis par l’Esprit d’une autorité et d’une puissance qui les constituent prédicateurs et dispensateurs des richesses du Christ ressuscité. Mais n’oublions pas qu’il y avait aussi des femmes et certainement d’autres disciples.La Pentecôte, c’est la diversité des dons gérés par l’unique Esprit. C’est la fraternité avec Jésus, la famille de Dieu le Père, la communion avec la trinité. Il s’agit de la Mission de l’Esprit créateur et sanctificateur (Veni Creator Spiritus. C’est lui qui poursuit dans le monde l’œuvre du Rédempteur et achève toute sanctification). L’objet de sa mission c’est de faire de la Communauté de Jésus le nouveau "Qahal" qui va dans le monde entier pour rassembler au pied de la Croix les enfants de Dieu dispersés. C’est extraordinaire. Avec l’Esprit Saint, sans l’Esprit Saint, les choses ne sont pas pareilles. L’Esprit Saint, c’est le protagoniste principal de la mission. Lisons attentivement :

- Sans l’Esprit Saint, Dieu est loin,

Le Christ reste dans le passé,

L’Evangile reste une lettre morte,

L’Eglise une simple organisation,

L’autorité une domination,

La mission une propagande,

Le culte une évocation (du passé),

Et l’agir chrétien une morale d’esclaves.

- Mais dans l’Esprit Saint, 

Le cosmos est soulevé et gémit dans l’enfantement du Royaume,

Le Christ ressuscité est là,

L’Evangile est puissance de vie,

L’Eglise signifie la communion trinitaire,

L’autorité est un service libérateur,

La mission est une Pentecôte,

La liturgie est mémorial et anticipation,

L’agir humain est déifié.

Patriarche ATHENAGORAS de Constantinople (1886-1972). On vraiment a besoin de vivre 

plus la collégialité et la synodalité. C’est possible.

Extraordinaire Esprit Saint ! Il unit les cœurs disparates et fait de l’Eglise une Communauté dynamique, solidaire et généreuse : "La Communauté de ceux qui avaient adhéré à la foi n’avait qu’un cœur et qu’une âme. Nul n’appelait sien ce qu’il possédait et entre eux tout était commun". Voilà le visage de la première Eglise, communauté de frères et sœurs, communauté d’amour. Les apôtres symbolisaient l’unité visible de la Communauté avec Pierre à la tête. Ils ont eu un rôle irremplaçable. Mais le Christ avait promis sa présence jusqu’à la consommation des siècles. Il est encore avec nous. Car de juive, l’Eglise s’ouvrira aux nations païennes (cf. Le Concile de Jérusalem,Ac 15).

L’Eglise à Parakou, pour sa vitalité et sa santé apostolique quotidienne, doit être en "sortie missionnaire". Quand on n’évangélise pas on s’éteint. Chaque communauté, chaque association, chaque mouvement, chaque famille doit sortir des sentiers battus en prenant des initiatives nouvelles pour mieux vivre l’évangile et le diffuser. Ne soyons plus indifférents aux misères des autres. Impliquons-nous davantage dans les services bénévoles pour le bien des autres. Sans crainte, allons à la rencontre des autres, allons à la croisée des chemins, aux carrefours, aux périphéries géographiques et existentielles, "là où réside le mystère du péché, de la douleur, de l’injustice…là où sont toutes les misères". Sortons avec la foi des apôtres, leur charité et l’humilité pour dire que c’est aujourd’hui notre Pentecôte. Mais attention, regardons aussi et peut-être d’abord dans nos maisons et surtout dans nos cœurs ; nous avons aussi à nous évangéliser. Heureux les doux, ils possèderont la terre promise, c'est-à-dire la vie éternelle. La douceur évangélique est puissance redoutable, une bombe atomique qui fait du bien. N’en faisons pas une tisane douceâtre. Convertissons-nous et entrons dans le plan de Dieu.

A en croire saint Jean Chrysostome, le premier pas vers la conversion ou vers la sainteté c’est la condamnation de nos fautes. "Celui qui condamne ses fautes, en effet, craindra davantage d’y retomber". Le deuxième pas c’est de ne pas garder rancune à nos ennemis, de dominer notre colère pour pardonner les offenses de nos compagnons : "Si vous pardonnez à vos débiteurs, dit notre Seigneur, mon Père qui est aux cieux vous pardonnera aussi" (Mt 6, 14). Le troisième pas c’est la prière fervente et attentive que tu feras du fond du cœur. Le quatrième c’est l’aumône ; elle a une puissance considérable et indicible sur le péché… Enfin la modestie et l’humilité ne sont pas des moyens inférieurs pour détruire les péchés à la racine (cf. le pharisien et le publicain dans Luc 18, 9 sq).

Le Pape François, dans un style qui le caractérise, voit trois ennemis qui nous empêchent de recevoir l’Esprit Saint, le Don par excellence : c’est le narcissisme, le fait de se poser en victime et le pessimisme. Et un chrétien qui ne vit pas dans l’Esprit Saint ne donne rien aux autres. 

Expliquons :

Le narcissisme est une mégalomanie cruelle. On veut être idolâtré; on s’idolâtre soi-même. L’idole narcissique du miroir s’affiche dans les rapports. Elle ne donne rien sans retour. Elle a du plaisir à humilier, à discréditer et à écraser les autres pour être bien vu.

Le second ennemi c’est la victimisation, le fait de se poser en victime. On se plaint tout le temps des autres. On remue sans cesse le couteau dans ses blessures du passé. "Personne ne me considère, je n’ai pas d’amis, personne ne me respecte, tous sont contre moi". Ce genre de lamentations appauvrit notre personnalité et nous rend aigris et amers. On est demandeur intempestif de l’estime des autres envers nous. Et on vit déjà son enfer sur terre. L’enfer, ce n’est pas les autres mais soi-moi.

Enfin, il y a le pessimisme. "Rien ne va, ni en famille, ni dans la société, ni dans la politique, ni dans l’Eglise". Le pessimiste broie le noir en se disant : Tout le monde fonctionne faux sauf lui. Il s’en prend à tout le monde et il reste inerte. Il rêve d’un retour du passé où tout était beau. Ainsi il perd la vertu théologale de l’espérance et il respire mal comme un asthmatique, il s’étouffe. Si on appréciait plus le don de la vie qui est combat, le don que je suis pour les autres le don qu’est l’autre pour moi ! Appelons au secours l’Esprit Saint. Il est Seigneur et donneur de vie, il est Don qui guérit du narcissisme, de la victimisation et du pessimisme. Qu’il vienne nous guérir de nos blessures intérieures et nous découvrirons que nous sommes enfants bien-aimés du Père.

Que conclure ? Accueillons la paix de Jésus en nous pour la partager. Donnons le meilleur de nous-mêmes dans nos différents apostolats. Décoinçons-nous ! Rendons-nous disponibles ! Plus on donne, plus Dieu donne. Plus on se donne… Rappelons-nous que la sagesse divine n’entre jamais dans une âme renfermée, tiède, encombrée et intoxiquée. Alors recherchons des moments de silence, des lieux paisibles pour nous connecter par l’oraison à la Force de Dieu, l’Amour de Dieu, le Don gratuit de Dieu qu’est l’Esprit Saint pour plus d’enthousiasme et de zèle apostolique.

DIX ORIENTATIONS PASTORALES

(Revenir sur les orientations de l’an dernier voir Vie Diocésaine n° 109, novembre 2020)

1- L’Esprit Saint c’est la Force d’amour et d’unité qui vient nous transformer, et faire de nous destémoins ardents de la charité du Christ. Que chacun devienne CARITAS dans sa famille, dans sa CEVB, dans sa communauté, dans sa paroisse etc. Insistons sur le silence intérieur et la louange du Seigneur afin d’attirer l’Esprit Saint, hôte très doux de nos cœurs.

2- Que chacun ravive en lui le don de l’Esprit reçu le jour de son baptême et spécialement le jour de sa Confirmation. Que chacun cherche à découvrir son charisme spécifique pour l’exercer gratuitement. La Communauté aidera au discernement et à l’éclosion des charismes.

3- Redynamisons les Caritas paroissiales et créons des Comités de bonne gestion tenus par les laïcs sur toutes les paroisses. Il faut un changement de gouvernance des choses matérielles et financières. Le Directeur de la Caritas et l’Econome seront vivement sollicités pour vous aider.

4- Que les mouvements et associations ne se contentent pas de multiplier les prières de dévotions mais encore qu’ils soient soucieux du Kérygme, de l’annonce de la Bonne Nouvelle dans les périphéries existentielles et géographiques: Faire connaître et faire aimer Jésus-Christ, le Sauveur de l’humanité. Vive la nouvelle évangélisation avec plus d’ardeur et plus de sainteté!

5- Tous les jours, au cours des messes, avant l’alléluia, nous prierons ou nous chanterons la séquence du jour de la Pentecôte : Viens Esprit Saint.

6- Le chant du Veni Creator sera exécuté à toutes nos rencontres importantes.

7- Le charisme des charismes c’est l’amour : donnons gratuitement, servons gratuitement. Un opuscule est disponible pour les conseils pratiques.

8- Pensons aussi aux projets d’investissements de développement à faire dans nos lieux d’évangélisation. Prenons des initiatives et faisons la politique des petits moyens.

9- Soyons toujours joyeux et répétons à longueur de journée "Esprit Saint, éclairez-nous".

10- Faisons l’effort de promouvoir toutes les vocations dont l’Eglise a besoin.

- Tout le mois de novembre est dédié aux fidèles défunts. Demandons beaucoup de saintes messes pour leur dernière purification : "Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu".

- C’est l’année pastorale dédiée au Saint Esprit. L’image à promouvoir sera la colombe, symbole de paix et de source d’amour en vue de l’unité de l’Eglise. Comme de vraies colombes, faisons à notre tour régner la joie, l’amour et le pardon… Le style familial est à promouvoir.

- Reprenons la prière de l’Angelus, trois fois par jour, dans l’intention de freiner les avortements. 

- Faisons revenir dans nos eucharisties le baiser de paix : on peut joindre les mains et faire un petit signe de tête à ceux qui sont proches de nous.

- Redonnons le Corps du Christ sur la langue, au cours des Saintes Messes.

 

Nouvelles de famille

 

- Les JMJ n’auront plus lieu en ce mois de novembre mais plutôt les 11 et 12 décembre 2021.

- Le P. Serge DANNON, décédé le 25 septembre 2021, n’est pas mort du coronavirus. Malheureusement, pour des raisons inavouées et peut-être inavouables, les autorités covidistiques de l’hôpital HC nous ont obligées à l’enterrer les heures qui ont suivi, en pleine nuit. Ne les maudissons pas. Confions-les plutôt à la "CRIET" de Dieu, juste Juge et miséricordieux. Merci à tous ceux qui m’ont envoyé leur message de condoléances. Prions toujours pour le repos éternel de son âme. Que chaque prêtre célèbre trois messes pour notre confrère.

- Le Pré-Séminaire (Petits-clercs) est désormais localisée à la Maison St Dominique. Le Père Joseph 

AGANI est leur Recteur. Aidons ces enfants à mûrir leur vocation sacerdotale.

- Prions pour le repos de l’âme de la Sr Aleth BEZILLE, de l’Abbaye l’Etoile Notre Dame.

- Prions pour le repos de l’âme de madame Claire, mère de l’abbé Edgard VIGAN.

- La prière de cette année pastorale sera la séquence de la messe de Pentecôte. Elle sera dite au moins à toutes les messes du dimanche. Et si c’était tous les jours avant l’alléluia, ce serait encore mieux ! Nous remercions le P. Frédéric VIADENOU qui a composé pour nous une mélodie simple et belle. Demandez-la à mon secrétariat.

Quelques dates

1er nov. : Messe de la Toussaint au Séminaire N. D. de Fatima à 8h.

5-7 nov. : Visite pastorale à la paroisse Ste Marie Reine de BAH-MORA.

9 nov. : A Dassa pour l’ouverture de l’Assemblée Générale des Supérieur(e)s Majeur(e)s.

11 nov. : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h10.

13 nov . : Messe de requiem du P. Serge DANNON au Séminaire Providentia Dei à 9h30.

16 nov. : Conseil presbytéral à 9h30 à l’Archevêché.

16-17 nov. : Permanence pastorale à Djougou.

21 nov. : Fête du Christ Roi au Sanctuaire N. D. de Komiguea.

23-24 nov. : Permanence pastorale à Djougou.

27 nov. : Ordinations presbytérales des abbés Samson Elie MEHOU, Wilfrid YAÏ et Modeste

 ABO, à la Cathédrale, à 9h30. Prions pour eux.

28 nov. : Célébration dominicale à Tchatchou.

30 nov.-1er déc. : A Ténonrou pour visiter Africae Munus et le Séminaire Mgr Chopard-Lallier.

I- LE CONSEIL DIOCESAIN (Can 492-493)

C’est la troisième Vie Diocésaine qui parle de l’autofinancement. Celle-ci est pour préciser les normes juridiques sur le fonctionnement du Conseil pour les Affaires Economiques au niveau diocésain et au niveau paroissial. Les canons les plus concernés ont été énoncés. Canonistes et pasteurs nous aideront à les interpréter dans le sens de l’Eglise et à les appliquer correctement, pour unifier davantage le diocèse sous le souffle de l’Esprit de Pentecôte.

Le Conseil diocésain pour les Affaires économiques exerce une fonction de consultation, de contrôle et de programmation. Sa compétence s’étend à tous les biens ecclésiastiques existant dans le diocèse et soumis à l’autorité de l’évêque.

1- La création de ce Conseil est obligatoire dans chaque diocèse.

2- Sa composition : au moins trois fidèles (hommes-femmes) qui agissent de façon collégiale donnant des directives. L’économe agit plutôt de façon individuelle et non indépendante. Et ses tâches sont plutôt exécutives. L’économe diocésain est une figure récente, née après le Concile Vatican II, comme du reste les Conférences épiscopales.

3- Le Conseil diocésain pour les Affaires Economiques et l’Economat font partie de la Curie diocésaine, même si leurs bureaux peuvent être séparés de la Curie. Ils forment une section en soi, avec un fonctionnement spécifique et autonome jusqu’à un certain niveau. Le Conseil pour les Affaires économiques est présidé par l’évêque qui ne fait pas partie à proprement parler du Conseil. (L’évêque peut déléguer quelqu’un pour le présider, ce qui n’est pas le cas pour le Conseil presbytéral). On évite ainsi que le Conseil pour les Affaires Economiques, à cause de son autonomie, finisse par devenir autocéphale sans liens avec les nécessités pastorales du diocèse. 

4- Les membres sont directement nommés par l’évêque (sans l’obligation de passer par le Conseil presbytéral) parce que c’est un organe technique. Mais la prudence veut qu’on consulte. Les membres doivent être des experts en matière économique, en droit civil, et remarquables par leur honnêteté. Cette dernière qualité morale est indispensable pour toutes les tâches dans l'Eglise. 

5- Les membres sont nommés pour une période de cinq ans (comme l’économe). Leur mandat peut être renouvelé à l’infini. Cela se comprend, à cause d’une certaine continuité de la tâche. Les parents proches (neveux, cousins…) de l’évêque sont exclus jusqu’au 4è degré de consanguinité. 

6- Les tâches du Conseil. 

 Il faut plutôt aller les voir dans le Livre V qui traite des biens temporels aux Can. 1254 et suivants. Citons par ailleurs le Canon 493 qui semble résumer toutes les tâches du Conseil :

 a) Préparer chaque année, selon les indications de l’évêque diocésain, le budget des recettes et des dépenses à prévoir pour le gouvernement du diocèse pour l’année à venir (budget prévisionnel).

 b) Approuver les comptes des recettes et des dépenses pour l’année écoulée (Bilan financier).

 c) Déterminer les critères généraux dont l’économe doit s’inspirer pour l’administration des biens temporels du diocèse (Can 494, §3).  

II- LE CONSEIL PAROISSIAL 

(Conseil pour les Affaires Economiques en Paroisse) 

"Il y aura dans chaque paroisse le Conseil pour les affaires économiques qui sera régi, en plus du droit universel, par les règles que l’Evêque diocésain aura portées ; dans ce Conseil, des fidèles, choisis selon ces règles, apporteront leur aide au curé pour l’administration des biens de la paroisse" (Can. 537). 

L’instauration de ce Conseil n’est pas facultative. C’est vrai que le curé est l’administrateur de tous les biens de la paroisse, mais le Conseil est un instrument nécessaire et précieux pour l’aider dans cette tâche.

Le Dieu que nous adorons est Amour. Et la charité est une dimension constitutive de la vie chrétienne. De nombreuses personnes donnent régulièrement de leur temps, de leurs compétences, et partagent leurs ressources matérielles et financières en répondant aux sollicitations diverses inspirées par l’évangile. Bénissons le Seigneur et encourageons fortement l'esprit du bénévolat.

L’Eglise fait aussi, chaque année, appel à la générosité des chrétiens par le denier du culte. Les quêtes et les offrandes, les dimanches et lors des grands événements de la vie servent à subvenir aux besoins des pauvres et des paroisses. 

Le Conseil pour les affaires économiques, en paroisse, sera à l’image du Conseil diocésain. Son but est de favoriser une bonne gestion des biens temporels et l’autofinancement de la paroisse. Un budget prévisionnel doit être établi chaque année. Un bilan financier aussi. Pensez réserver une partie de l’excédent financier pour des réfections, pour l’entretien ou pour les travaux d’amélioration : salles de catéchisme (murs, chaises, sanitaires etc. Aussi bien au Centre de la paroisse comme dans les stations secondaires). N’oubliez pas les travaux d’investissement (construction de boutiques, plantations d’arbres fruitiers et non fruitiers, élevage, jardinage, transformation de certains produits locaux etc...). Les micro-projets, à taille humaine, sont nécessaires. Un peu plus d’esprit créatif pour sortir des sentiers battus.

"Le diocèse sans palu", comme nouveau projet diocésain quinquennal, sera intégré dans l’apostolat de la paroisse. Un fidèle laïc pourra être élu par le Conseil pastoral (ou nommé par le Curé) pour coordonner ce projet de santé au niveau paroissial. Pour les plantes médicinales, on peut proposer par exemple : Artemisia, moringa, vernonia, citronnelle, doliprane, gingembre, poivre, ail, curcuma, corossolier, pissenlit, papayer, etc. Le Centre UNIV est à notre disposition. Ces plants n’ont pas un grand feuillage. Ils se contentent de petits espaces. Ils ne seront pas seulement mis au presbytère, dans les couvents, autour des églises et chapelles, mais aussi chez les fidèles laïcs, dans les champs individuels et communautaires. Comme on le découvre de plus en plus, la médecine naturelle par les plantes a beaucoup d’avenir. C’est une médecine fabuleuse à moindre coût. C’est la médecine d’élite pour une bonne maintenance du corps. La Nature humble et discrète a énormément des choses à nous apporter. C'est un précieux don du Créateur, qui a mis dans les plantes beaucoup de principes actifs ou vertus. Elles sont capables de redonner l’énergie nécessaire à notre organisme pour notre santé physique et psychique. Car "Tout est lié" en nous et dans la nature.

Revenons constamment à l'esprit de la diocésanité. Cultivons les liens de solidarité. "Sans formes internes de solidarité et de confiance réciproque, (même) le marché ne peut pleinement remplir sa fonction économique. Aujourd’hui c’est cette confiance qui fait défaut, et la perte de cette confiance est une perte grave", dit le Pape Benoît XVI dans Caritas in Veritate n°35. Prêchons à temps et à contretemps cette diocésanité qui n’est rien d’autre que la confiance en nous, et la solidarité entre nous. Cultivons cette bonne ambiance nécessaire, au sein d’une même famille, la famille diocésaine. Rassurons-nous que la fraternité dans l’Eglise est au-dessus de la simple mondialisation civile ou globalisation commerciale. Celle-ci rapproche les hommes et les continents peut-être, mais ne les aide pas à vivre en frères. Or nous sommes tous frères en Jésus-Christ parce que nous avons un même Père.

"Les fidèles sont tenus par l’obligation de subvenir aux besoins de l’Eglise afin qu’elle dispose de ce qui est nécessaire au culte divin, aux œuvres d’apostolat et de charité et à l’honnête subsistance de ses ministres" (cf. Can. 222§1). Cela n’exclut pas que les ministres à leur tour cultivent l’esprit de détachement et d’honnêteté, 1ère condition pour être un bon disciple du Christ. Tout le monde (artisans, artistes, paysans, fermiers, fonctionnaires, commerçants etc…), tout fidèle chrétien (laïc, consacré, prêtre) doit être sollicité à montrer, de façon visible, son soutien à la vie matérielle et financière de la paroisse. Une sorte de dîme peut être demandée non seulement aux associations, mais aussi à chacun. Confions ce rôle de sensibilisation non d’abord aux Curés mais aux membres du Conseil pour les Affaires Economiques ou à une autre entité paroissiale (Caritas paroissiale, Femmes Catholiques, Animation Missionnaire des O.P.M., Renouveau charismatique, etc.).

Tous les mouvements diocésains, toutes les Associations diocésaines devront domicilier désormais leurs comptes à l’Economat diocésain. Ce sera l’une des conditions exigées pour nommer ou confirmer un Aumônier diocésain. 

Les quêtes impérées seront collectées désormais par le Conseil pour les Affaires économiques à bonne date, et envoyées à l’Economat diocésain dans la semaine qui suit la collecte.

Une gestion rigoureuse et transparente sera exigée dès octobre 2021, avec programmation de contrôle périodique par l’Economat diocésain ou par une autre impartiale. Nous appelons au secours tous les compétents en ce domaine. Qu’ils se révèlent auprès de l’économe diocésain.

  +Pascal N’KOUE

Omnium servus

 

Nouvelles de famille

- Le Pape François, le 16 juillet 2021, a publié un motu proprio : ‘’ Traditionis custodes’’ sur la forme extraordinaire du rite latin. Je crois que ce texte est à lire à la lumière de l’encyclique ‘’Fratelli tutti’’. Un seul troupeau, un seul Pasteur. Les deux formes liturgiques doivent nous aider à cohabiter pacifiquement et nous enrichir mutuellement. Je célèbre les deux formes. Aucun problème. C’est le cœur de l’homme qui est malade et qu’il faut soigner.

- Sr Elisabeth-Marie SAMANTI a été élue le 10 juillet Mère abbesse du Monastère L’Etoile Notre-Dame pour un mandat de six ans. Elle remplace Sr Geneviève AKAKPO.

- Thème du pèlerinage national de Dassa : ‘’Tous Frères sous le manteau de la Vierge Marie, Etoile de l’évangélisation’’. Prévoyez vos bavettes, appelées masques ou encore cache-nez. Les gestes barrières y seront appliqués strictement, à cause du coronavirus.

- L’abbé Moïse DEGODO a été bien accueilli à Rome. Il apprend pour le moment l’italien.

- Du 26 au 29 août 2021, voyage au Ghana pour diverses raisons.

- Prions pour le repos de l’âme de Mme Brigitte Rita, maman de la Sœur Roseline KAKPO, Franciscaine Missionnaire de la Mère du Divin Pasteur. 

- J’encourage vivement les jeunes à participer aux diverses formations en ce mois. Elles aident à faire émerger notre spécificité et notre bonheur d’être enfants bien-aimés du Père.  

- Les résultats scolaires dans nos écoles catholiques ont été encore brillants cette année. Nous félicitons les élèves, les enseignants et les parents qui collaborent de plus en plus.

Quelques dates

6-15 août  : Ecole de foi au Grand Séminaire Providentia Dei.

7 août  : Ordination diaconale de Jacques Hospice MEDETON à 9h30, à la   Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul.  

8 août   : Vœux perpétuels de quatre Oblats de St François de Sales, à 10h, à l’églie  paroissial d’Okédama.                            

10-11 août  : Permanence pastorale à Djougou.

14 août  : Vœux temporaires de Nelly MITOWADE, Sœur Salésienne de la Visitation, 

    à l’église Ste Trinité de Guêma, à 9h30.

15 août  : Fête de l’Assomption. Messe à 9h au Grand Séminaire Providentia Dei.

16-20 août : Ecole de Prière au Grand Séminaire Providentia Dei.

20-22 août  : Pèlerinage national à Dassa. Emportez avec vous vos cache-nez. 

26-29 août : Ecole des Animateurs Missionnaires au Sanctuaire Eucharistique.

30 août-02 sept. : Conseil national des O.P.M. au Sanctuaire Eucharistique.

N.B. : 13 oct. : Assemblée générale pour l’ouverture de l’année pastorale au Centre Pastoral   Guy Riobé, à 9h.

Après les années pastorales dédiées au Père et au Fils, nous allons confier celle-ci à l’Esprit Saint, Esprit d’amour et de feu, Esprit aux sept dons. Nous nous mettrons à son écoute, individuellement et collectivement pour discerner sa volonté, et donc la mission spécifique qu’il nous confie. Voici le conseil du Pape François : ‘’…Tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission. Demande toujours à l’Esprit ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence et dans chaque choix que tu dois faire, pour discerner la place que cela occupe dans ta propre mission’’ (Gaudete et exsultate, n°23). Le langage est clair. Quelle est ta mission comme baptisé, consacré, prêtre ? Quelle est ta mission dans cette Eglise particulière ? Quelle est ta mission comme jeune, marié(e), artisan, fonctionnaire… ? Qu’est-ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence ? En ce siècle de pensée unique ou de pensée commune, il est très important de repenser notre spécificité dans l’Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique dans la diversité des dons de l’Esprit.

Le thème pastoral de cette année est ainsi formulé : ‘’Il y a diversité de dons mais c’est le même Esprit’’ (1Co 12, 4). Chacun sera invité à découvrir ses talents, ses dons, ses charismes au sein de ce diocèse qui s’ouvre de plus en plus aux périphéries géographiques et existentielles. Le Seigneur a rempli ‘’son Eglise de dons, par sa Parole, par les sacrements, le témoignage des saints, et par une beauté multiforme qui provient de l’amour du Seigneur’’. Chacun de nous jouera sa partition. Le Pape François nous suggère de poser rien que de petits gestes : ‘’Par exemple : une dame va au marché pour faire des achats, elle rencontre une voisine et commence à parler, et les critiques arrivent. Mais cette femme se dit en elle-même : ‘’Non je ne dirai du mal de personne’’. Voilà un pas dans la sainteté ! Ensuite, à la maison, son enfant a besoin de parler de ses rêves, et, bien qu’elle soit fatiguée, elle s’assoit à côté de lui et l’écoute avec patience et affection. Voilà une autre offrande qui sanctifie ! Ensuite, elle connait un moment d’angoisse, mais elle se souvient de l’amour de la Vierge Marie, prend le chapelet et prie avec foi. Voilà une autre voie de sainteté. Elle sort après dans la rue, rencontre un pauvre et s’arrête pour échanger avec lui avec affection. Voilà un autre pas’’ (Pape François, n°16).

Plus nous modelons notre vie sur le Christ, ‘’accessible à tous et tout donné aux autres’’, plus nous entrons dans la logique du Royaume de Dieu, avec la force de l’Esprit Saint, dont les fruits sont ‘’amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi’’ (Ga 5, 22-23). Cela n’est possible que si vraiment on vit un rapport d’amitié profonde avec le Seigneur. N’est-ce pas ce que Jésus a rappelé à Marthe ?‘’Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée’’. St Paul semble plus concret : ‘’Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en en moi’’ (Ga 2, 20). En effet, l’amitié avec le Seigneur nous change positivement et nous permet d’apporter aux autres enthousiasme, consolation, solidarité, pour tout dire on vit mieux et on communique mieux. 

Ce préalable posé, nous pouvons aborder maintenant la question des obstacles qui nous empêchent de ‘’jouir’’ de Dieu. Ce sont les préoccupations humaines, les soucis de ce monde, les idéologies néfastes. Dans cette quête des solutions durables, les moines seront nos maîtres avec leur devise : ‘’ora et labora’’, prions et travaillons. L’oraison d’intimité sera au rendez-vous dès la première heure de la journée. ‘’Cherchons d’abord le Royaume de Dieu et sa justice et tout le reste nous sera donné par surcroît’’ (Mt 6, 33). Le Royaume de Dieu, royaume d’amour, de justice et de paix exige l’engagement de chacun et de tous. Cette année, nous nous donnerons corps et âme, nous offrirons le meilleur de nous-mêmes pour nous laisser unir par le même Esprit, afin de vivre ‘’la diocésanité’’. St Pierre nous le recommande : ‘’Mettez-vous, chacun selon le don qu’il a reçu, au service les uns des autres, comme de bons administrateurs de la grâce de Dieu, variée en ses effets’’ (1P 4, 10). Et l’Esprit Saint déclenchera toutes sortes de charismes. 

 Nous savons que nous sommes souvent plus préoccupés pour nous-mêmes que pour les autres. L’argent prend une place prépondérante dans nos têtes. Inconsciemment, certaines personnes associent leur bonheur à une prospérité matérielle. Parfois c’est le souci de conquérir un poste d’honneur qui nous rend tristes, ou vouloir être idolâtré, ou se sentir au-dessus de tout le monde. On n’accepte pas l’autre tel qu’il est. On le jalouse. On le regarde comme la cause de tous nos malheurs. Et on s’intoxique les méninges. Mais pour cette année pastorale, il y aura aussi la peur de ne plus être aidés par les Eglises d’Occident. Effectivement, le coronavirus frappe psychologiquement nos bienfaiteurs d’Europe. Beaucoup ont péri dans la tourmente. L’épidémie n’a pas encore dit là-bas son dernier mot. Et les catastrophistes en profitent pour prophétiser sur l’Afrique qui connaitra une misère sans nom. Certains pensent même que le continent africain sera anéanti. Je me suis toujours méfié des propagandistes du pessimisme. Ils distillent subtilement la pandémie du stress qui est plus grave que celle du coronavirus. 

 Le stress, parlons-en. C’est une réaction automatique du corps face à un stimulus perçu comme dangereux. Tel un mécanisme de survie, cette réaction physiologique nous pousse à faire un choix : combattre ou capituler. Notre esprit accablé de tristesse libère des hormones (cortisone et adrénaline) qui peuvent sur le long terme provoquer divers symptômes dont l’hypertension et autres maladies dites de civilisation. Pour le système immunitaire, il n’y a rien de pire. Le stress est un tueur silencieux. Ne paniquons pas. 

 Les personnes qui subissent continuellement le stress peuvent avoir du mal à s’endormir ou avoir un sommeil de mauvaise qualité. En outre, lorsqu’on ressasse les problèmes, qu’on les rumine et qu’on les remue continuellement comme le couteau dans la plaie, cela se répercute inévitablement sur notre bien-être. C’est logique ; on ne résiste pas, stressé et angoissé, à une épreuve, mais en s’armant de courage, en mobilisant toutes ses forces intérieures avec l’espoir de vaincre l’ennemi ou l’obstacle, surtout en appelant le Tout-Puissant au secours.

 Les disciples d’Emmaüs, tant qu’ils s’arrêtaient au drame de la passion du Vendredi saint, étaient déprimés. Mais dès qu’ils s’ouvrirent à la réalité de la résurrection, leur tristesse s’envola et ils revinrent tout joyeux à Jérusalem pour témoigner. Lorsque nous sommes enthousiastes, notre corps secrète des hormones favorables à la santé mentale et corporelle. Le bonheur, d’ordinaire, se tourne vers ceux qui savent sourire. Pendant que les violents ne récoltent qu’amertume sur amertume. ‘’Soyez toujours joyeux’’, nous dit la Bible. Mais en cas de stress les neurotransmetteurs émis par notre cerveau perturbent le fonctionnement normal de nos organes vitaux. 

 Le remède des remèdes au stress psychologique, croyez-moi, c’est se laisser conduire par l’Esprit Saint. A temps et à contre temps, disons et redisons : ‘’Esprit Saint, éclairez-nous, fortifiez-nous, transformez-nous’’. Croyons en l’Esprit de Pentecôte et voyons en lui notre forteresse imprenable.   

 Pour conclure, je dis : soyons résolument positifs et optimistes. Nous voulons un diocèse joyeux. Evitons le mal, faisons le bien. Chassons les vieux souvenirs négatifs par des pensées positives et apprenons à vivre aimablement avec les personnes stressées : ce sont des blessées de la vie qu’il faut aider. Incluons-les dans nos périphéries pastorales à évangéliser. Terminons par une prière : Esprit Saint, viens à notre secours ! Viens nous réveiller, nous bousculer, nous secouer, nous libérer des pensées négatives et des peurs puériles pour que nous soyons tous des missionnaires joyeux au cœur de flammes ! 

               

+Pascal N’KOUE

   Omnium servus

 

« WEEK-END DE CANA »  UNE NOUVEAUTE POUR LES COUPLES

 

Le diocèse de Parakou axe sa pastorale sur trois chantiers fondamentaux que sont l’éducation, les vocations et la famille. Pour ce qui est de la famille l’un des points d’attention c’est les couples.

En effet, les couples ont besoin d’être soutenus ; ils sont confrontés aux actuelles tendances culturelles qui semblent imposer une affectivité débridée, narcissique, instable et qui n’aide pas les sujets à être heureux. Le Pape François dans Amoris Laetitia n° 41, l’exprime en ces termes : « Les couples sont parfois incertains, hésitants et peinent à trouver les moyens de mûrir. Beaucoup sont ceux qui tendent à rester au stade primaire de la vie émotionnelle et sexuelle ». Il poursuit en écrivant dans Relatio Synodi, 2014, n°10 que : « La crise du couple déstabilise la famille et peut provoquer, à travers les séparations et les divorces, de sérieuses conséquences sur les adultes, sur les enfants et sur la société, en affaiblissant l’individu et les liens sociaux ». Les conséquences négatives sont évidentes : de la crise démographique aux problèmes éducatifs, de la difficulté d’accueillir la vie naissante au fardeau que représentent les personnes âgées, jusqu’au malaise du vivre ensemble qui aboutit souvent à la violence dans les foyers.

Le Pape François rappelle que l’Eglise a le devoir de « dire une parole de vérité et d’espérance qui puisse libérer en nous les énergies de l’espérance, en les traduisant en rêves prophétiques, en actions qui transforment et en imagination de la charité ». Cela nécessite à coup sûr discernement qui ne peut se réaliser qu’à travers un accueil fraternel et une écoute attentive, affable et personnalisée. 

C’est à cela que la Maison Diocésaine Stes Marthe et Marie, sous l’autorité de Monseigneur l’Archevêque, essaie de faire en étroite collaboration avec le service diocésain de la pastorale des familles. Nous avons intitulé cette expérience inédite : « Week-end de Cana ».

Du vendredi au samedi, on offre aux couples, aux familles en devenir ou aux familles déjà consolidés, l’occasion de se découvrir ou de se redécouvrir mutuellement pour s’aimer en vérité. On ambitionne de raviver cette flamme qui fait de la famille une communauté profonde de vie et d’amour. Ainsi, ils peuvent s’engager ou se réengager l’un envers l’autre pour mieux répondre à la vocation familiale qui est le bonheur, la transmission de la vie et l’éducation des enfants.

Ce week-end se réalise chaque trimestre et s’ouvre à une dizaine de couples. On leur offre l’occasion de prier ensemble, de se regarder affectivement, de dialoguer à cœur ouvert, de s’instruire sur les épices du bonheur et de se re-séduire sous l’orientation de personnes ressources. On inclut quelques recettes de la naturo-thérapie. Car la santé par les plantes et les éléments de la nature participe à la maintenance physique et psychique du couple. Bref, le but c’est de revivre quelque chose des noces de Cana avec Jésus et sa sainte Mère. L’inscription pour l’instant n’est pas coûteuse. Les frais ne couvrent même pas l’hébergement et la restauration. Et pourtant, on voudrait étendre cette expérience aux couches sociales les plus modestes grâce à la subvention des paroisses, des institutions et des bonnes volontés.

Les témoignages des participants après le week-end sont très encourageants. Les couples respirent mieux… Les listes pour les trois prochaines éditions sont déjà bouclées et planifiées. Les inscriptions restent pour autant ouvertes pour accueillir d’ici la nouvelle année (2022) des couples venant des paroisses, des mouvements, groupes de prières, institutions et autres structures qui voudraient se donner l’occasion de cheminement, de trouvaille et de retrouvailles dans la joie et la gaieté sous le regard bienveillant et l’écoute attentive des saintes Marthe et Marie.

Puisse la Vierge Marie, Notre Dame de Komiguéa Reine des familles, nous y aider !

 

P. Kisito VODOUNON

Père spirituel de la Maison Diocésaine

 

 

Nouvelles de famille

- Après les vacances on reprend le travail. Bon retour aux anciens et bienvenue aux nouveaux fidèles et agents pastoraux.

- Notre diocèse s’enrichira de deux prêtres qui étaient partis en mission: l’abbé Ursule AGBANGLA qui revient de Nantes et l’abbé René VIEYRA qui revient de Rome. 

- Le mois d’octobre, c’est le mois du Rosaire et des missions. Intensifions notre dévotion mariale.

- Le thème pastorale de cette année est le suivant : ‘’Diversité de dons mais c’est le même Esprit’’ (1Co 12,4). Pour cheminer ensemble, il faut se mettre à l’écoute de l’Esprit de Pentecôte. Vive la diocésanité.

- Le conférencier à l’ouverture de l’année pastorale sera Monsieur Pacôme ELET, Berger national du Renouveau charismatique. Nous le remercions d’avance pour sa disponibilité.

- Le 10 octobre 2021, le Pape François lancera à Rome un processus synodal, qui s’achèvera en octobre 2023, par la tenue d’un synode des évêques. Voici le thème : ‘’Pour une Eglise synodale : communion, participation, mission’’.

- Nous remercions vivement les 3 religieuses de Holy Family qui ont ouvert la communauté des Sœurs à Komiguéa, le 15 août 2021. Voici leurs noms : Lucia Maris OKEKE, Juliet Mary UGWU et Mary Chimdiuto Emmanuella UGWUALU.

- Nous souhaitons la bienvenue aux deux laïques engagées, de la Communauté de l’Emmanuel (section Porto-Novo). Elles viennent travailler à la Maison Diocésaine. Il s’agit de Gwladys Régine MIGAN et de Rosemonde Yvette SODOKIN. 

Rappel : A partir du 1er octobre l’offrande de messe passe de 1 500f à 2 000f dans tout le Bénin. Les fidèles généreux peuvent toujours donner un peu plus pour aider l’Eglise.

- Prions pour le repos de l’âme de Sr Lucie ATTIKPA, de l’Etoile Notre Dame.

- Prions pour le repos de l’âme de Sr Prisca PADONOU, CJE, décédée le mois dernier.

 

Quelques dates

31 août - 2 sept.  : Conseil national des O.P.M. au Centre Pastoral.

07 - 08 sept.  : Permanence Pastorale à Djougou.

11 sept. : Vœux temporaires de Sr Dorcas GUÊ, au Noviciat d’Alafiarou, à 9h30.

12 sept.  : A Djougou

13 - 17 sept.   : Retraite spirituelle à Ténonrou. "Ora et labora".

19 sept.   : Messe dominicale à la quasi-paroisse de Babarou.

21 - 22 sept.  : Permanence pastorale à Djougou

26 sept.  : Messe dominicale à la paroisse de Kpari.

02 oct.  : Vœux perpétuels de Sr Sara ZONGO, Contemplative de Jésus Eucharistie à Boko, à 9h30.

05 - 09 oct.  : Permanence pastorale à Djougou.

10 oct.  : Messe dominicale à la quasi-paroisse de Korobororou.

12 oct.  : A 9h30 : Conseil presbytéral à l’Archevêché.

                A 16h : Presbyterium au Centre Pastoral.

13 oct.  : A 9h Assemblée Générale des agents pastoraux au Centre Pastoral.

13 - 16 oct.  : Mois de l’éducation organisé par la chaire du Cardinal B. GANTIN, section Bénin.                                

17 - 20 oct.  : Assises de la Conférence Episcopale du Bénin à Cotonou.

23 - 24 oct.  : Visite à Africae Munus et Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier.

26 - 27 oct.  : Permanence pastorale à Djougou. 

31 oct.  : Messe dominicale à la paroisse de Sirarou.

Nous reprenons ici le titre de la Vie Diocésaine du mois de juin dernier, n°116. La Caritas diocésaine y a livré le plan d’action générale pour sortir du statut quo pour un développement durable et intégral, si nous voulons être plus missionnaires. ‘’ En aucune façon, l’Eglise ne peut se limiter à une pastorale de l’entretien en faveur de ceux qui connaissent l’Evangile du Christ. L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale’’ (Verbum Domini n°95 du Pape Benoît XVI). Or ‘’l’évangélisation requiert… des moyens matériels et financiers substantiels’’ (Ecclesia in Africa n°114). Alors que faire ?

Nous voulons lancer sur toutes les paroisses le Conseil pour les Affaires Economiques. C’est une nouveauté pour beaucoup, je le sais. Mais cette réforme est nécessaire. Elle aura pour but de chercher des voies nouvelles. Ce sera une occasion précieuse de conversion pastorale comprise dans son sens missionnaire. On mettra donc en route un style de communion et de collaboration dynamiques, en vue de l’annonce de l’évangile en profondeur. 

L’encyclique du Pape François ‘’Laudato Si’’ nous convainc que ‘’dans la vie tout est lié’’. Croire en la Divine Providence ne nous autorise pas à croiser les bras et attendre que tombent du ciel des pigeons tout rôtis, prêts à être consommés. Nous allons nous battre sérieusement. Le Conseil pour les Affaires Economiques sera un précieux instrument pour aider à vivre l’esprit de ‘’diocésanité’’. Tout le monde sera sollicité à fortifier sa foi en vivant de façon plus charitable et plus généreuse. En effet, les deux grands piliers de ‘’Laudato Si’’, c’est la contemplation de Dieu et la compassion envers nos frères. ‘’ Rien n’unit davantage à Dieu qu’un acte de miséricorde’’ (Pape François). Etre tourné vers Dieu et être bon Samaritain, n’est-ce-pas là le secret de l’écologie intégrale ? Ces deux attitudes articulent toutes les relations fondamentales de la personne humaine : relation avec soi, avec Dieu, avec le prochain et bien sûr relation avec la création. Comme vous l’avez compris, il faut structurer méthodiquement, avec le secours divin, les paroisses au niveau économique pour construire une famille diocésaine plus solidaire et plus missionnaire.  

 I-Conseil Paroissial pour les Affaires  Économiques (CPAE)

La paroisse reste une institution incontournable. Elle doit être constamment confrontée aux changements qui s’opèrent dans la société et les cultures. Elle est un espace de fraternité et de charité d’où rayonne le témoignage des chrétiens, lumière du monde. Cette mission est grande et nous demande d’unir nos forces, de nous organiser correctement. ‘’Ce sont les petites rivières qui font un grand fleuve’’. Acceptons donc de faire la politique des petits moyens mis ensemble.

 1. Le Conseil Paroissial pour les Affaires Economiques est un impératif non négociable du code de droit canonique. Obligation donc pour toutes les paroisses de le constituer. Ce Conseil ne contredit en rien la première béatitude : ‘’Heureux les pauvres’’. Avec l'aide de l'Econome diocésain, le profil des membres sera défini de même que le cahier des charges de ce Conseil.  

 2. L'Econome diocésain organisera les formations pour les membres du CPAE. 

 3. Les délégués des paroisses participeront au Conseil diocésain pour les Affaires Economiques (CDAE) à partir d’octobre 2021.

 

II-Quêtes dominicales – Entrée des fonds

Retenons que la paroisse doit être intégrante, c’est-à-dire à la fois évangélisatrice et attentive aux pauvres, sans oublier le souci de la sainteté. ‘’Soyez saints comme moi Yahvé je suis saint’’. Face aux terribles défis qui se présentent désormais à nous, ne perdons pas l’espérance. Ne perdons pas la joie d’être chrétiens. Notre Créateur sait de quoi nous avons besoin. Il ne nous abandonnera jamais. Concrètement, nous devons faire cesser les mauvaises habitudes, et promouvoir les bonnes. En voici le plan :

1- Sauf quand il est prescrit officiellement une quête impérée, il n’y aura plus de 2ème quête à chaque célébration. Mais nous exhortons les fidèles à être toujours généreux.

2- On encouragera les dons individuels, les contributions des familles, celles des mouvements et diverses associations pour l’auto-financement de nos paroisses. Le système des offrandes dans les enveloppes semble porter beaucoup de fruits. Est-ce parce que c’est plus discret ? ‘’Toi, quand tu fais un don ; que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite : et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra’’ (Mt 6,3…). Les dons en nature aussi sont vivement recommandés surtout dans les zones rurales. Rappelons-nous que la gratuité nous enrichit et nous rend plus heureux. 

3- Travaillons beaucoup avec ‘’l’Organisation des Femmes Catholiques’’. Elles sont partout, très actives et très disponibles. Elles sont vraiment la ‘’colonne vertébrale’’ de nos Eglises locales, dixit le Pape Benoît XVI dans ‘’Africae Munus’’. Les commerçants et entrepreneurs catholiques pourraient devenir des points d’appui sûrs. Voyons comment les aider à mieux s’intéresser à l’Eglise dans leurs paroisses respectives.

      III- Cotisations pour la retraite des prêtres 

 1. L’Economat est prié de donner l’état de la situation financière des cotisations individuelles afin que chacun paye les arriérés. 

 2. La cotisation mensuelle, soit  6.000 f CFA, sera dorénavant (à partir d’octobre 2021) prélevée à la source c'est-à-dire dans le compte de la paroisse ou de l'institution dans laquelle le sujet exerce sa mission. Et aussi à partir des offrandes de messes pour ceux qui les prennent à l’Economat diocésain. 

 3. Les religieux qui le désirent peuvent s’inscrire aussi à cette Caisse Retraite des prêtres diocésains.

Enfin, nous exhortons fidèles laïcs, consacré(e)s et prêtres à plus d’esprit de créativité et d’initiatives, à plus d’esprit de détachement et de service bénévole dans nos communautés. Sortons des sentiers battus. Appelons l’Esprit Saint au secours pour plus de dynamisme. Tous les charismes sont sollicités à s’exercer de façon harmonieuse au service de l’annonce de l’Evangile, afin de répondre mieux aux exigences actuelles du développement de l’homme intégral. Que chacun revalorise son engagement. ‘’A vin nouveau, outres neuves’’. Et St Joseph, l’Econome du Bon Dieu, toujours disponible à rendre service à l’Eglise, nous aidera à ne jamais manquer du nécessaire dans nos lieux d’apostolat. Rien n’est impossible à Dieu.

N.B. : A partir d’octobre 2021, l’offrande de messe passera de 1.500F à 2.000F CFA dans tous les diocèses du Bénin. Rendons grâce à Dieu pour tous ses bienfaits.

+Pascal N’KOUE

Omnium servus

 

 

NOMINATIONS du 11 Juin 2021 

PRENOMS ET NOM DES PRETRES

LIEU DE MISSION

 

1

R. P. Jaurès ZINSOU 

- Vicaire à la Paroisse Cathédrale et

- Econome-adjoint 

 

 

2

R. P. Ursule AGBANGLA 

- Curé de la paroisse Bon Pasteur de Gah-Non et

- Directeur diocésain des O.P.M.

 

3

R. P. René VIEYRA

- Professeur et Père Spirituel du Grand Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier de Ténonrou

 

4

R. P. Marius OBA

- Responsable de la Quasi-Paroisse de Tourou : Résidence à Albarika (Presbytère)

 

5

R. P. Joseph AGANI 

- Responsable de la Quasi-Paroisse de Korobororou et

- Aumônier-Adjoint de la jeunesse.

Résidence : Centre Pastoral Guy Riobé

 

6

R. P. Olivier GANGBAZO 

- Curé de la Paroisse St Dominique SAVIO 

 

7

R. P. Anatole MONGADJI, osfs

- Curé de la Paroisse St François de Sales

 

8

R. P. Yaceinth KOCHONI 

- Coopérateur dominical à la Paroisse d’Albarika

 

9

R. P. Gildas TONOUKOUIN

- Responsable diocésain pour les Vocations

 

10

R. P. Daniel CHABI

- Responsable diocésain-Adjoint pour les Vocations

 

11

Abbé Samson MEHOU

- Diacre stagiaire en mission à Natitingou

 

12

Abbé Wilfried YAI

- Diacre stagiaire à la Paroisse N. D. de l’Assomption de Komiguéa

 

13

Abbé Innocent ADJAGBA

- Diacre stagiaire à la Paroisse St Joseph de Bétérou

 

14

R. P. Gratien HOUNLODJI

Fidei donum à Nantes

 

15

R. P. Moïse DEGODO

Etudes bibliques à Rome (Propaganda Fide)

 

 

STAGES CANONIQUES DES SEMINARISTES

1- Prosper AGBOHO fera son stage sur la paroisse St Joseph d’ALAGA.

2- Jean de Dieu DAKOSSI ira au Séminaire N.D. de Fatima.

3- Abel DJAMA ira au Séminaire St Pierre de Natitingou.

4- Raoul GNIMASSOU ira à la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC).

5- Aristide HOUNHA ira au Centre N.D. du Refuge de Komiguéa.

6- Florent KOUMBERABALO ira au Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-LALLIER de Ténonrou.

 

N.B. : Toutes les affectations prennent effet à partir du 1er septembre 2021. Que les passations de service se fassent dans la transparence, la joie et les chants sous le regard bienveillant du Vicaire Général, le R. P. Ernest DEGUENONVO.

 

Nouvelles de famille

- Le mois de juillet est dédié à la vénération du Précieux Sang du Christ. Il est important de se souvenir de la force du sang du Christ versé sur la Croix pour notre salut. Ce sang ne crie pas vengeance mais miséricorde pour les pécheurs.

- Nos vifs remerciements vont au Nonce Apostolique, S.E.R. Mgr Mark G. MILES, pour sa visite au milieu de nous, du 7 au 11 juin 2021. Comme le Pape François, son cœur privilégie les périphéries. Dieu en soit loué.

- Les séminaristes sont en vacances et feront des stages ou des permanences en divers endroits. Réservons-leur un accueil chaleureux et un bon accompagnement.

- Tous mes encouragements de pasteur aux couples qui s’inscrivent pour vivre le Week-end de Cana à la Maison diocésaine Stes Marthe et Marie. Le but c’est qu’ils repartent plus unis.

- Le Pape François a récemment institué une journée mondiale des grands-parents et personnes âgées. Elle aura lieu chaque année au 4ème dimanche de juillet, autour de la fête des Sts Joachim et Anne, grands-parents de notre Seigneur Jésus-Christ.

- La campagne ‘’Vacances sans Paludisme’’ a du succès, même en dehors des structures de l’Eglise. Nous félicitons le Centre UNIV qui met tout en œuvre pour notre santé. Soutenons-le.

- La Communauté-Station secondaire de Korobororou est élevée au rang de Quasi-paroisse.

 

Quelques dates

29 juin-3 juillet : Camp des séminaristes au Grand Séminaire Providentia Dei.

3 juillet : A 17h, rencontre avec les séminaristes à Providentia Dei.

4 juillet : A 9h30, Rite d’admission et collation des ministères à Providentia Dei.

5-10 juillet : Sessions des futurs séminaristes et aspirantes à la vie consacrée à Providentia Dei. 

6-8 juillet : A Porto-Novo et Cotonou pour diverses rencontres.

9-11 juillet : Week-end de Cana.

11 juillet : Messe dominicale à Kabo.

12-14 juillet : Permanence Pastorale à Djougou.

16-18 juillet : Week-end de Cana.

18 juillet : Messe dominicale à la Paroisse St Pierre d’Alafiarou.

20-23 juillet : A Africae Munus (Ténonrou).

25 juillet : Journée mondiale des grands-parents et personnes âgées. Quête spéciale pour 

          l’achat d’un pilone pour Radio Immaculée Conception d’Allada.

          Messe dominicale à Sanson.

26-28 juillet : A Providentia Dei (Gaah-Baka).

29 juillet : Mémoire obligatoire des Sts Marthe, Marie et Lazare.

30 juillet-01 août : Permanence pastorale à Djougou.   

Bible

Liturgie

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