Après les années pastorales dédiées au Père et au Fils, nous allons confier celle-ci à l’Esprit Saint, Esprit d’amour et de feu, Esprit aux sept dons. Nous nous mettrons à son écoute, individuellement et collectivement pour discerner sa volonté, et donc la mission spécifique qu’il nous confie. Voici le conseil du Pape François : ‘’…Tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission. Demande toujours à l’Esprit ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence et dans chaque choix que tu dois faire, pour discerner la place que cela occupe dans ta propre mission’’ (Gaudete et exsultate, n°23). Le langage est clair. Quelle est ta mission comme baptisé, consacré, prêtre ? Quelle est ta mission dans cette Eglise particulière ? Quelle est ta mission comme jeune, marié(e), artisan, fonctionnaire… ? Qu’est-ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence ? En ce siècle de pensée unique ou de pensée commune, il est très important de repenser notre spécificité dans l’Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique dans la diversité des dons de l’Esprit.

Le thème pastoral de cette année est ainsi formulé : ‘’Il y a diversité de dons mais c’est le même Esprit’’ (1Co 12, 4). Chacun sera invité à découvrir ses talents, ses dons, ses charismes au sein de ce diocèse qui s’ouvre de plus en plus aux périphéries géographiques et existentielles. Le Seigneur a rempli ‘’son Eglise de dons, par sa Parole, par les sacrements, le témoignage des saints, et par une beauté multiforme qui provient de l’amour du Seigneur’’. Chacun de nous jouera sa partition. Le Pape François nous suggère de poser rien que de petits gestes : ‘’Par exemple : une dame va au marché pour faire des achats, elle rencontre une voisine et commence à parler, et les critiques arrivent. Mais cette femme se dit en elle-même : ‘’Non je ne dirai du mal de personne’’. Voilà un pas dans la sainteté ! Ensuite, à la maison, son enfant a besoin de parler de ses rêves, et, bien qu’elle soit fatiguée, elle s’assoit à côté de lui et l’écoute avec patience et affection. Voilà une autre offrande qui sanctifie ! Ensuite, elle connait un moment d’angoisse, mais elle se souvient de l’amour de la Vierge Marie, prend le chapelet et prie avec foi. Voilà une autre voie de sainteté. Elle sort après dans la rue, rencontre un pauvre et s’arrête pour échanger avec lui avec affection. Voilà un autre pas’’ (Pape François, n°16).

Plus nous modelons notre vie sur le Christ, ‘’accessible à tous et tout donné aux autres’’, plus nous entrons dans la logique du Royaume de Dieu, avec la force de l’Esprit Saint, dont les fruits sont ‘’amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi’’ (Ga 5, 22-23). Cela n’est possible que si vraiment on vit un rapport d’amitié profonde avec le Seigneur. N’est-ce pas ce que Jésus a rappelé à Marthe ?‘’Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée’’. St Paul semble plus concret : ‘’Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en en moi’’ (Ga 2, 20). En effet, l’amitié avec le Seigneur nous change positivement et nous permet d’apporter aux autres enthousiasme, consolation, solidarité, pour tout dire on vit mieux et on communique mieux. 

Ce préalable posé, nous pouvons aborder maintenant la question des obstacles qui nous empêchent de ‘’jouir’’ de Dieu. Ce sont les préoccupations humaines, les soucis de ce monde, les idéologies néfastes. Dans cette quête des solutions durables, les moines seront nos maîtres avec leur devise : ‘’ora et labora’’, prions et travaillons. L’oraison d’intimité sera au rendez-vous dès la première heure de la journée. ‘’Cherchons d’abord le Royaume de Dieu et sa justice et tout le reste nous sera donné par surcroît’’ (Mt 6, 33). Le Royaume de Dieu, royaume d’amour, de justice et de paix exige l’engagement de chacun et de tous. Cette année, nous nous donnerons corps et âme, nous offrirons le meilleur de nous-mêmes pour nous laisser unir par le même Esprit, afin de vivre ‘’la diocésanité’’. St Pierre nous le recommande : ‘’Mettez-vous, chacun selon le don qu’il a reçu, au service les uns des autres, comme de bons administrateurs de la grâce de Dieu, variée en ses effets’’ (1P 4, 10). Et l’Esprit Saint déclenchera toutes sortes de charismes. 

 Nous savons que nous sommes souvent plus préoccupés pour nous-mêmes que pour les autres. L’argent prend une place prépondérante dans nos têtes. Inconsciemment, certaines personnes associent leur bonheur à une prospérité matérielle. Parfois c’est le souci de conquérir un poste d’honneur qui nous rend tristes, ou vouloir être idolâtré, ou se sentir au-dessus de tout le monde. On n’accepte pas l’autre tel qu’il est. On le jalouse. On le regarde comme la cause de tous nos malheurs. Et on s’intoxique les méninges. Mais pour cette année pastorale, il y aura aussi la peur de ne plus être aidés par les Eglises d’Occident. Effectivement, le coronavirus frappe psychologiquement nos bienfaiteurs d’Europe. Beaucoup ont péri dans la tourmente. L’épidémie n’a pas encore dit là-bas son dernier mot. Et les catastrophistes en profitent pour prophétiser sur l’Afrique qui connaitra une misère sans nom. Certains pensent même que le continent africain sera anéanti. Je me suis toujours méfié des propagandistes du pessimisme. Ils distillent subtilement la pandémie du stress qui est plus grave que celle du coronavirus. 

 Le stress, parlons-en. C’est une réaction automatique du corps face à un stimulus perçu comme dangereux. Tel un mécanisme de survie, cette réaction physiologique nous pousse à faire un choix : combattre ou capituler. Notre esprit accablé de tristesse libère des hormones (cortisone et adrénaline) qui peuvent sur le long terme provoquer divers symptômes dont l’hypertension et autres maladies dites de civilisation. Pour le système immunitaire, il n’y a rien de pire. Le stress est un tueur silencieux. Ne paniquons pas. 

 Les personnes qui subissent continuellement le stress peuvent avoir du mal à s’endormir ou avoir un sommeil de mauvaise qualité. En outre, lorsqu’on ressasse les problèmes, qu’on les rumine et qu’on les remue continuellement comme le couteau dans la plaie, cela se répercute inévitablement sur notre bien-être. C’est logique ; on ne résiste pas, stressé et angoissé, à une épreuve, mais en s’armant de courage, en mobilisant toutes ses forces intérieures avec l’espoir de vaincre l’ennemi ou l’obstacle, surtout en appelant le Tout-Puissant au secours.

 Les disciples d’Emmaüs, tant qu’ils s’arrêtaient au drame de la passion du Vendredi saint, étaient déprimés. Mais dès qu’ils s’ouvrirent à la réalité de la résurrection, leur tristesse s’envola et ils revinrent tout joyeux à Jérusalem pour témoigner. Lorsque nous sommes enthousiastes, notre corps secrète des hormones favorables à la santé mentale et corporelle. Le bonheur, d’ordinaire, se tourne vers ceux qui savent sourire. Pendant que les violents ne récoltent qu’amertume sur amertume. ‘’Soyez toujours joyeux’’, nous dit la Bible. Mais en cas de stress les neurotransmetteurs émis par notre cerveau perturbent le fonctionnement normal de nos organes vitaux. 

 Le remède des remèdes au stress psychologique, croyez-moi, c’est se laisser conduire par l’Esprit Saint. A temps et à contre temps, disons et redisons : ‘’Esprit Saint, éclairez-nous, fortifiez-nous, transformez-nous’’. Croyons en l’Esprit de Pentecôte et voyons en lui notre forteresse imprenable.   

 Pour conclure, je dis : soyons résolument positifs et optimistes. Nous voulons un diocèse joyeux. Evitons le mal, faisons le bien. Chassons les vieux souvenirs négatifs par des pensées positives et apprenons à vivre aimablement avec les personnes stressées : ce sont des blessées de la vie qu’il faut aider. Incluons-les dans nos périphéries pastorales à évangéliser. Terminons par une prière : Esprit Saint, viens à notre secours ! Viens nous réveiller, nous bousculer, nous secouer, nous libérer des pensées négatives et des peurs puériles pour que nous soyons tous des missionnaires joyeux au cœur de flammes ! 

               

+Pascal N’KOUE

   Omnium servus

 

« WEEK-END DE CANA »  UNE NOUVEAUTE POUR LES COUPLES

 

Le diocèse de Parakou axe sa pastorale sur trois chantiers fondamentaux que sont l’éducation, les vocations et la famille. Pour ce qui est de la famille l’un des points d’attention c’est les couples.

En effet, les couples ont besoin d’être soutenus ; ils sont confrontés aux actuelles tendances culturelles qui semblent imposer une affectivité débridée, narcissique, instable et qui n’aide pas les sujets à être heureux. Le Pape François dans Amoris Laetitia n° 41, l’exprime en ces termes : « Les couples sont parfois incertains, hésitants et peinent à trouver les moyens de mûrir. Beaucoup sont ceux qui tendent à rester au stade primaire de la vie émotionnelle et sexuelle ». Il poursuit en écrivant dans Relatio Synodi, 2014, n°10 que : « La crise du couple déstabilise la famille et peut provoquer, à travers les séparations et les divorces, de sérieuses conséquences sur les adultes, sur les enfants et sur la société, en affaiblissant l’individu et les liens sociaux ». Les conséquences négatives sont évidentes : de la crise démographique aux problèmes éducatifs, de la difficulté d’accueillir la vie naissante au fardeau que représentent les personnes âgées, jusqu’au malaise du vivre ensemble qui aboutit souvent à la violence dans les foyers.

Le Pape François rappelle que l’Eglise a le devoir de « dire une parole de vérité et d’espérance qui puisse libérer en nous les énergies de l’espérance, en les traduisant en rêves prophétiques, en actions qui transforment et en imagination de la charité ». Cela nécessite à coup sûr discernement qui ne peut se réaliser qu’à travers un accueil fraternel et une écoute attentive, affable et personnalisée. 

C’est à cela que la Maison Diocésaine Stes Marthe et Marie, sous l’autorité de Monseigneur l’Archevêque, essaie de faire en étroite collaboration avec le service diocésain de la pastorale des familles. Nous avons intitulé cette expérience inédite : « Week-end de Cana ».

Du vendredi au samedi, on offre aux couples, aux familles en devenir ou aux familles déjà consolidés, l’occasion de se découvrir ou de se redécouvrir mutuellement pour s’aimer en vérité. On ambitionne de raviver cette flamme qui fait de la famille une communauté profonde de vie et d’amour. Ainsi, ils peuvent s’engager ou se réengager l’un envers l’autre pour mieux répondre à la vocation familiale qui est le bonheur, la transmission de la vie et l’éducation des enfants.

Ce week-end se réalise chaque trimestre et s’ouvre à une dizaine de couples. On leur offre l’occasion de prier ensemble, de se regarder affectivement, de dialoguer à cœur ouvert, de s’instruire sur les épices du bonheur et de se re-séduire sous l’orientation de personnes ressources. On inclut quelques recettes de la naturo-thérapie. Car la santé par les plantes et les éléments de la nature participe à la maintenance physique et psychique du couple. Bref, le but c’est de revivre quelque chose des noces de Cana avec Jésus et sa sainte Mère. L’inscription pour l’instant n’est pas coûteuse. Les frais ne couvrent même pas l’hébergement et la restauration. Et pourtant, on voudrait étendre cette expérience aux couches sociales les plus modestes grâce à la subvention des paroisses, des institutions et des bonnes volontés.

Les témoignages des participants après le week-end sont très encourageants. Les couples respirent mieux… Les listes pour les trois prochaines éditions sont déjà bouclées et planifiées. Les inscriptions restent pour autant ouvertes pour accueillir d’ici la nouvelle année (2022) des couples venant des paroisses, des mouvements, groupes de prières, institutions et autres structures qui voudraient se donner l’occasion de cheminement, de trouvaille et de retrouvailles dans la joie et la gaieté sous le regard bienveillant et l’écoute attentive des saintes Marthe et Marie.

Puisse la Vierge Marie, Notre Dame de Komiguéa Reine des familles, nous y aider !

 

P. Kisito VODOUNON

Père spirituel de la Maison Diocésaine

 

 

Nouvelles de famille

- Après les vacances on reprend le travail. Bon retour aux anciens et bienvenue aux nouveaux fidèles et agents pastoraux.

- Notre diocèse s’enrichira de deux prêtres qui étaient partis en mission: l’abbé Ursule AGBANGLA qui revient de Nantes et l’abbé René VIEYRA qui revient de Rome. 

- Le mois d’octobre, c’est le mois du Rosaire et des missions. Intensifions notre dévotion mariale.

- Le thème pastorale de cette année est le suivant : ‘’Diversité de dons mais c’est le même Esprit’’ (1Co 12,4). Pour cheminer ensemble, il faut se mettre à l’écoute de l’Esprit de Pentecôte. Vive la diocésanité.

- Le conférencier à l’ouverture de l’année pastorale sera Monsieur Pacôme ELET, Berger national du Renouveau charismatique. Nous le remercions d’avance pour sa disponibilité.

- Le 10 octobre 2021, le Pape François lancera à Rome un processus synodal, qui s’achèvera en octobre 2023, par la tenue d’un synode des évêques. Voici le thème : ‘’Pour une Eglise synodale : communion, participation, mission’’.

- Nous remercions vivement les 3 religieuses de Holy Family qui ont ouvert la communauté des Sœurs à Komiguéa, le 15 août 2021. Voici leurs noms : Lucia Maris OKEKE, Juliet Mary UGWU et Mary Chimdiuto Emmanuella UGWUALU.

- Nous souhaitons la bienvenue aux deux laïques engagées, de la Communauté de l’Emmanuel (section Porto-Novo). Elles viennent travailler à la Maison Diocésaine. Il s’agit de Gwladys Régine MIGAN et de Rosemonde Yvette SODOKIN. 

Rappel : A partir du 1er octobre l’offrande de messe passe de 1 500f à 2 000f dans tout le Bénin. Les fidèles généreux peuvent toujours donner un peu plus pour aider l’Eglise.

- Prions pour le repos de l’âme de Sr Lucie ATTIKPA, de l’Etoile Notre Dame.

- Prions pour le repos de l’âme de Sr Prisca PADONOU, CJE, décédée le mois dernier.

 

Quelques dates

31 août - 2 sept.  : Conseil national des O.P.M. au Centre Pastoral.

07 - 08 sept.  : Permanence Pastorale à Djougou.

11 sept. : Vœux temporaires de Sr Dorcas GUÊ, au Noviciat d’Alafiarou, à 9h30.

12 sept.  : A Djougou

13 - 17 sept.   : Retraite spirituelle à Ténonrou. "Ora et labora".

19 sept.   : Messe dominicale à la quasi-paroisse de Babarou.

21 - 22 sept.  : Permanence pastorale à Djougou

26 sept.  : Messe dominicale à la paroisse de Kpari.

02 oct.  : Vœux perpétuels de Sr Sara ZONGO, Contemplative de Jésus Eucharistie à Boko, à 9h30.

05 - 09 oct.  : Permanence pastorale à Djougou.

10 oct.  : Messe dominicale à la quasi-paroisse de Korobororou.

12 oct.  : A 9h30 : Conseil presbytéral à l’Archevêché.

                A 16h : Presbyterium au Centre Pastoral.

13 oct.  : A 9h Assemblée Générale des agents pastoraux au Centre Pastoral.

13 - 16 oct.  : Mois de l’éducation organisé par la chaire du Cardinal B. GANTIN, section Bénin.                                

17 - 20 oct.  : Assises de la Conférence Episcopale du Bénin à Cotonou.

23 - 24 oct.  : Visite à Africae Munus et Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier.

26 - 27 oct.  : Permanence pastorale à Djougou. 

31 oct.  : Messe dominicale à la paroisse de Sirarou.

I- LE CONSEIL DIOCESAIN (Can 492-493)

C’est la troisième Vie Diocésaine qui parle de l’autofinancement. Celle-ci est pour préciser les normes juridiques sur le fonctionnement du Conseil pour les Affaires Economiques au niveau diocésain et au niveau paroissial. Les canons les plus concernés ont été énoncés. Canonistes et pasteurs nous aideront à les interpréter dans le sens de l’Eglise et à les appliquer correctement, pour unifier davantage le diocèse sous le souffle de l’Esprit de Pentecôte.

Le Conseil diocésain pour les Affaires économiques exerce une fonction de consultation, de contrôle et de programmation. Sa compétence s’étend à tous les biens ecclésiastiques existant dans le diocèse et soumis à l’autorité de l’évêque.

1- La création de ce Conseil est obligatoire dans chaque diocèse.

2- Sa composition : au moins trois fidèles (hommes-femmes) qui agissent de façon collégiale donnant des directives. L’économe agit plutôt de façon individuelle et non indépendante. Et ses tâches sont plutôt exécutives. L’économe diocésain est une figure récente, née après le Concile Vatican II, comme du reste les Conférences épiscopales.

3- Le Conseil diocésain pour les Affaires Economiques et l’Economat font partie de la Curie diocésaine, même si leurs bureaux peuvent être séparés de la Curie. Ils forment une section en soi, avec un fonctionnement spécifique et autonome jusqu’à un certain niveau. Le Conseil pour les Affaires économiques est présidé par l’évêque qui ne fait pas partie à proprement parler du Conseil. (L’évêque peut déléguer quelqu’un pour le présider, ce qui n’est pas le cas pour le Conseil presbytéral). On évite ainsi que le Conseil pour les Affaires Economiques, à cause de son autonomie, finisse par devenir autocéphale sans liens avec les nécessités pastorales du diocèse. 

4- Les membres sont directement nommés par l’évêque (sans l’obligation de passer par le Conseil presbytéral) parce que c’est un organe technique. Mais la prudence veut qu’on consulte. Les membres doivent être des experts en matière économique, en droit civil, et remarquables par leur honnêteté. Cette dernière qualité morale est indispensable pour toutes les tâches dans l'Eglise. 

5- Les membres sont nommés pour une période de cinq ans (comme l’économe). Leur mandat peut être renouvelé à l’infini. Cela se comprend, à cause d’une certaine continuité de la tâche. Les parents proches (neveux, cousins…) de l’évêque sont exclus jusqu’au 4è degré de consanguinité. 

6- Les tâches du Conseil. 

 Il faut plutôt aller les voir dans le Livre V qui traite des biens temporels aux Can. 1254 et suivants. Citons par ailleurs le Canon 493 qui semble résumer toutes les tâches du Conseil :

 a) Préparer chaque année, selon les indications de l’évêque diocésain, le budget des recettes et des dépenses à prévoir pour le gouvernement du diocèse pour l’année à venir (budget prévisionnel).

 b) Approuver les comptes des recettes et des dépenses pour l’année écoulée (Bilan financier).

 c) Déterminer les critères généraux dont l’économe doit s’inspirer pour l’administration des biens temporels du diocèse (Can 494, §3).  

II- LE CONSEIL PAROISSIAL 

(Conseil pour les Affaires Economiques en Paroisse) 

"Il y aura dans chaque paroisse le Conseil pour les affaires économiques qui sera régi, en plus du droit universel, par les règles que l’Evêque diocésain aura portées ; dans ce Conseil, des fidèles, choisis selon ces règles, apporteront leur aide au curé pour l’administration des biens de la paroisse" (Can. 537). 

L’instauration de ce Conseil n’est pas facultative. C’est vrai que le curé est l’administrateur de tous les biens de la paroisse, mais le Conseil est un instrument nécessaire et précieux pour l’aider dans cette tâche.

Le Dieu que nous adorons est Amour. Et la charité est une dimension constitutive de la vie chrétienne. De nombreuses personnes donnent régulièrement de leur temps, de leurs compétences, et partagent leurs ressources matérielles et financières en répondant aux sollicitations diverses inspirées par l’évangile. Bénissons le Seigneur et encourageons fortement l'esprit du bénévolat.

L’Eglise fait aussi, chaque année, appel à la générosité des chrétiens par le denier du culte. Les quêtes et les offrandes, les dimanches et lors des grands événements de la vie servent à subvenir aux besoins des pauvres et des paroisses. 

Le Conseil pour les affaires économiques, en paroisse, sera à l’image du Conseil diocésain. Son but est de favoriser une bonne gestion des biens temporels et l’autofinancement de la paroisse. Un budget prévisionnel doit être établi chaque année. Un bilan financier aussi. Pensez réserver une partie de l’excédent financier pour des réfections, pour l’entretien ou pour les travaux d’amélioration : salles de catéchisme (murs, chaises, sanitaires etc. Aussi bien au Centre de la paroisse comme dans les stations secondaires). N’oubliez pas les travaux d’investissement (construction de boutiques, plantations d’arbres fruitiers et non fruitiers, élevage, jardinage, transformation de certains produits locaux etc...). Les micro-projets, à taille humaine, sont nécessaires. Un peu plus d’esprit créatif pour sortir des sentiers battus.

"Le diocèse sans palu", comme nouveau projet diocésain quinquennal, sera intégré dans l’apostolat de la paroisse. Un fidèle laïc pourra être élu par le Conseil pastoral (ou nommé par le Curé) pour coordonner ce projet de santé au niveau paroissial. Pour les plantes médicinales, on peut proposer par exemple : Artemisia, moringa, vernonia, citronnelle, doliprane, gingembre, poivre, ail, curcuma, corossolier, pissenlit, papayer, etc. Le Centre UNIV est à notre disposition. Ces plants n’ont pas un grand feuillage. Ils se contentent de petits espaces. Ils ne seront pas seulement mis au presbytère, dans les couvents, autour des églises et chapelles, mais aussi chez les fidèles laïcs, dans les champs individuels et communautaires. Comme on le découvre de plus en plus, la médecine naturelle par les plantes a beaucoup d’avenir. C’est une médecine fabuleuse à moindre coût. C’est la médecine d’élite pour une bonne maintenance du corps. La Nature humble et discrète a énormément des choses à nous apporter. C'est un précieux don du Créateur, qui a mis dans les plantes beaucoup de principes actifs ou vertus. Elles sont capables de redonner l’énergie nécessaire à notre organisme pour notre santé physique et psychique. Car "Tout est lié" en nous et dans la nature.

Revenons constamment à l'esprit de la diocésanité. Cultivons les liens de solidarité. "Sans formes internes de solidarité et de confiance réciproque, (même) le marché ne peut pleinement remplir sa fonction économique. Aujourd’hui c’est cette confiance qui fait défaut, et la perte de cette confiance est une perte grave", dit le Pape Benoît XVI dans Caritas in Veritate n°35. Prêchons à temps et à contretemps cette diocésanité qui n’est rien d’autre que la confiance en nous, et la solidarité entre nous. Cultivons cette bonne ambiance nécessaire, au sein d’une même famille, la famille diocésaine. Rassurons-nous que la fraternité dans l’Eglise est au-dessus de la simple mondialisation civile ou globalisation commerciale. Celle-ci rapproche les hommes et les continents peut-être, mais ne les aide pas à vivre en frères. Or nous sommes tous frères en Jésus-Christ parce que nous avons un même Père.

"Les fidèles sont tenus par l’obligation de subvenir aux besoins de l’Eglise afin qu’elle dispose de ce qui est nécessaire au culte divin, aux œuvres d’apostolat et de charité et à l’honnête subsistance de ses ministres" (cf. Can. 222§1). Cela n’exclut pas que les ministres à leur tour cultivent l’esprit de détachement et d’honnêteté, 1ère condition pour être un bon disciple du Christ. Tout le monde (artisans, artistes, paysans, fermiers, fonctionnaires, commerçants etc…), tout fidèle chrétien (laïc, consacré, prêtre) doit être sollicité à montrer, de façon visible, son soutien à la vie matérielle et financière de la paroisse. Une sorte de dîme peut être demandée non seulement aux associations, mais aussi à chacun. Confions ce rôle de sensibilisation non d’abord aux Curés mais aux membres du Conseil pour les Affaires Economiques ou à une autre entité paroissiale (Caritas paroissiale, Femmes Catholiques, Animation Missionnaire des O.P.M., Renouveau charismatique, etc.).

Tous les mouvements diocésains, toutes les Associations diocésaines devront domicilier désormais leurs comptes à l’Economat diocésain. Ce sera l’une des conditions exigées pour nommer ou confirmer un Aumônier diocésain. 

Les quêtes impérées seront collectées désormais par le Conseil pour les Affaires économiques à bonne date, et envoyées à l’Economat diocésain dans la semaine qui suit la collecte.

Une gestion rigoureuse et transparente sera exigée dès octobre 2021, avec programmation de contrôle périodique par l’Economat diocésain ou par une autre impartiale. Nous appelons au secours tous les compétents en ce domaine. Qu’ils se révèlent auprès de l’économe diocésain.

  +Pascal N’KOUE

Omnium servus

 

Nouvelles de famille

- Le Pape François, le 16 juillet 2021, a publié un motu proprio : ‘’ Traditionis custodes’’ sur la forme extraordinaire du rite latin. Je crois que ce texte est à lire à la lumière de l’encyclique ‘’Fratelli tutti’’. Un seul troupeau, un seul Pasteur. Les deux formes liturgiques doivent nous aider à cohabiter pacifiquement et nous enrichir mutuellement. Je célèbre les deux formes. Aucun problème. C’est le cœur de l’homme qui est malade et qu’il faut soigner.

- Sr Elisabeth-Marie SAMANTI a été élue le 10 juillet Mère abbesse du Monastère L’Etoile Notre-Dame pour un mandat de six ans. Elle remplace Sr Geneviève AKAKPO.

- Thème du pèlerinage national de Dassa : ‘’Tous Frères sous le manteau de la Vierge Marie, Etoile de l’évangélisation’’. Prévoyez vos bavettes, appelées masques ou encore cache-nez. Les gestes barrières y seront appliqués strictement, à cause du coronavirus.

- L’abbé Moïse DEGODO a été bien accueilli à Rome. Il apprend pour le moment l’italien.

- Du 26 au 29 août 2021, voyage au Ghana pour diverses raisons.

- Prions pour le repos de l’âme de Mme Brigitte Rita, maman de la Sœur Roseline KAKPO, Franciscaine Missionnaire de la Mère du Divin Pasteur. 

- J’encourage vivement les jeunes à participer aux diverses formations en ce mois. Elles aident à faire émerger notre spécificité et notre bonheur d’être enfants bien-aimés du Père.  

- Les résultats scolaires dans nos écoles catholiques ont été encore brillants cette année. Nous félicitons les élèves, les enseignants et les parents qui collaborent de plus en plus.

Quelques dates

6-15 août  : Ecole de foi au Grand Séminaire Providentia Dei.

7 août  : Ordination diaconale de Jacques Hospice MEDETON à 9h30, à la   Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul.  

8 août   : Vœux perpétuels de quatre Oblats de St François de Sales, à 10h, à l’églie  paroissial d’Okédama.                            

10-11 août  : Permanence pastorale à Djougou.

14 août  : Vœux temporaires de Nelly MITOWADE, Sœur Salésienne de la Visitation, 

    à l’église Ste Trinité de Guêma, à 9h30.

15 août  : Fête de l’Assomption. Messe à 9h au Grand Séminaire Providentia Dei.

16-20 août : Ecole de Prière au Grand Séminaire Providentia Dei.

20-22 août  : Pèlerinage national à Dassa. Emportez avec vous vos cache-nez. 

26-29 août : Ecole des Animateurs Missionnaires au Sanctuaire Eucharistique.

30 août-02 sept. : Conseil national des O.P.M. au Sanctuaire Eucharistique.

N.B. : 13 oct. : Assemblée générale pour l’ouverture de l’année pastorale au Centre Pastoral   Guy Riobé, à 9h.

l y a quelques mois nous avons reçu l’information sur la réduction ou la suppression des subsides par les OPM de Rome pour les Eglises d’Afrique.

Cette information qui a inquiété plus d’un pose une situation objective connue de tous : La crise sanitaire du coronavirus crée de véritables problèmes dans le monde entier. Même au niveau des recettes de nos communautés et institutions ecclésiales, les recettes baissent considérablement.

 Mais au-delà de la crise sanitaire, c’est un problème qui existait depuis plusieurs années parce qu’il y a longtemps que les institutions de Rome annonçaient la diminution progressive des aides pour nos séminaires et diocèses. L’une des raisons étaient que les Eglises des pays qui aident habituellement commençaient à se vider. Du coup, il n’y a plus beaucoup de chrétiens pour offrir des dons.

 En réalité, la question qui se pose là est véritablement existentielle et appelle à un sens d’organisation et de responsabilité. Car, quand un être (ou une communauté) naît et se fait aider pour sa croissance, à un moment donné, il est appelé à utiliser ses propres forces pour se prendre en charge ; en sorte que l’aide qu’on lui porte dans ses jeunes âges diminue progressivement et finit même par disparaître. L’événement Corona virus nous alerte qu’il est temps pour nous d’être vaccinés contre le virus de l’assistanat… Dans ce sens, l’Afrique doit penser désormais à ne dépendre que d’elle-même en ce qui concerne la prise en charge financière de ses Eglises locales.

 Et dans notre Diocèse de Parakou, nous en sommes tous conscients. Nous félicitons et soutenons d’ailleurs toutes les belles dispositions qui existent déjà et celles qui sont en train d’être prises.

La conviction qui sous-tend ces dispositions c’est que nous avons beaucoup de forces et beaucoup d’atouts dans notre Diocèse. On pourrait en citer quelques-uns :

- La richesse la plus grande que nous avons, c’est quelqu’un, c’est notre Dieu, il est Père et Providence. Cela devrait nous suffire.

Ce que nous avons de cher et en grande quantité, ce sont les jeunes. Ils sont nombreux. Notre Diocèse compte plus de 60.000 chrétiens catholiques de différentes localités, cultures, sexes, formations et expériences. Quand on s’imagine que tous ceux-là peuvent se mettre ensemble pour entreprendre et se livrer des biens de consommation et de service.

Ce qui enrichit cette famille diocésaine, c’est que nous y sommes comme des frères, donc appelés à partager ensemble. Etre solidaire est un devoir pour nous.

Nous avons aussi notre prestige : l’Eglise Catholique demeure encore une institution qui inspire confiance et considération…

Nous avons des communautés, associations et groupes de différentes tailles et compositions.

Nous avons des amis (de toutes races, religions, positionnements…)

Nous avons des terres fertiles, des réserves non encore cultivées.

Nous avons des unités de production (menuiserie, boulangerie, imprimerie, restaurant….).

Nous avons des institutions actives (Séminaires, Centre Pastoral, Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique, Centre agro-pastoral, les hôpitaux, Caritas, Economat…)

 Reconnaître ces forces, c’est savoir que nous avons des potentialités qui peuvent nous servir de tremplin. 

 Avec toutes ces forces, nous n’avons pas le droit de rester dans la misère. La misère risque de devenir notre péché, car ce à quoi Jésus s’est employé, c’est de nous sortir de la misère : il nous a enrichis des biens spirituels et matériels. Et désormais il nous lance le défi « donnez-leur vous-mêmes à manger » (Lc 9,13).Il serait bien que nous évitions de nous voir toujours trop limités, comme ceux qui ont besoin d’être assistés. Ceux qui vivent dans une telle mentalité ne s’en sortent presque jamais. Nous avons des richesses : nous sommes riches de Dieu, nous sommes forts de Dieu comme le dit saint Paul (cf 2 Co 12,10), nous sommes riches des hommes, nous sommes riches des atouts que Dieu nous a donnés, nous sommes riches de bons projets, de bonnes intentions et de bonne volonté…Alors nous sommes capables d’affronter nos difficultés. Comme le dit Nelson Mandela « La pauvreté n’est pas un accident. Comme l’esclavage et l’apartheid, elle a été faite par l’homme et peut être supprimée par des actions communes à l’humanité »

 Et donc, nous pouvons y arriver. Nous sommes capables de ne pas vivre de mendicité. Il est vrai que nous ne dirons pas non aux aides, ce serait de l’orgueil et de la suffisance ou même de l’ingratitude, mais nous ne devrons pas passer notre vie à attendre des aides que nous pouvons nous octroyer.

Il est possible de faire de tout un diocèse une coopérative. C’est pourquoi à Parakou, on parle de « Diocésanité » : Si la menuiserie saint Joseph pouvait compter sur la grande partie des chrétiens catholiques de Parakou. Si la librairie diocésaine était la cible des tous les apprenants et chercheurs du diocèse… Si le Centre Pastoral Guy Riobé peut être valorisé par chaque prêtre, chaque fidèle… Si nos fermes diocésains pouvaient voir converger vers elles aussi bien les énergies de production que les demandes d’approvisionnement… 

 Certaines actions sont aussi soit en projet ou déjà mises en place et ont besoin d’être soutenues :

Notre Caritas est entrée en partenariat avec nos deux séminaires diocésains qui sont conscients de leurs capacités. Ensemble, nous pourrons produire et gagner. 

Nos paroisses savent désormais qu’elles sont capables d’initier des activités génératrices de revenus (jardinage, élevage…). La Caritas diocésaine est prête à les accompagner.

Des terres sont reboisées pour produire du bois d’œuvre et des produits de consommation. A Ténonrou, plus de 20 hectares sont déjà reboisés et on pense aller jusqu’à 300 hectares.

Plusieurs institutions ont aussi reboisé des dizaines d’hectares et projettent d’en faire plus.

Des périmètres maraîchers sont installés et entretenus. Ici, il faut beaucoup d’eau.

Autour de chaque projet subventionné par des partenaires, des dispositions sont désormais prises pour la pérennisation et l’autofinancement définitif. Chaque investissement devient source de rentabilité et d’autonomisation.

Des magasins ou boutiques sont construites dans certaines paroisses pour location. Et ça marche.

Les jeunes sont sensibilisés à ne pas attendre de l’Etat les offres d’emploi et les recrutements officiels avant de s’investir eux-mêmes. Tous sont capables de se rendre utiles en mettant en jeu leur dynamisme et leur énergie à travers l’auto-emploi. Les possibilités sont immenses.

Tout cela est fait dans un esprit de générosité sans mercantilisme. Tous en tant qu’enfants de Dieu, nous sommes appelés à la charité et à la solidarité comme les premiers chrétiens. En comptant sur Dieu qui est Providence, nous nous éduquons au sens du service gratuit et du bien commun. Nous continuerons à prier cette Providence à travers la figure de Saint Joseph, son Econome. Les fidèles sont appelés à soutenir leur Eglise et ses pasteurs dans tout ce qui s’entreprend. Les responsables des paroisses et institutions sont invités à la bonne gestion des biens temporels. Il faut de la méthode et de la persévérance. En nous efforçant d’éviter le gaspillage, nous insistons aussi sur l’obligation du résultat. Et Dieu nous y aidera. 

 R. P. Maxime HENNOU 

Directeur de la Caritas -BDBD                   

                 

La clôture de l’année écologique ‘‘ LAUDATO SI ’’

 Le renversement quasi-total des valeurs naturelles et éthiques, de même que la perte progressive du sens de la conservation du patrimoine commun qu’est la nature, sont ostensiblement irréfutables à notre ère. Le désastre est manifeste ! La mégalomanie va galopante et tend même à se généraliser. La nature est sans cesse menacée et l’homme, premier acteur de ce bouleversement n’est même pas épargné. La question, assez judicieuse, qui taraude continuellement l’esprit face à cet état de chose se laisse deviner : Quelle terre allons-nous laisser aux générations à venir ? Quel type d’héritage envisageons-nous transmettre à nos successeurs ? Dans l’optique de la revalorisation de la nature et de l’être humain, l’année "Laudato si" fut ouverte le 16 Mai 2020 par le Pape François. La clôture de ladite année ne marque aucunement l’arrêt de la nécessité d’une prise de conscience dans le cadre de la reconsidération et de la valorisation de la création entière, mais bien au contraire, elle constitue un tremplin en vue d’un avenir marqué par la matérialisation des résolutions prises. C’est dans la même veine que s’inscrit la journée de la clôture de l’année "Laudato si" au séminaire propédeutique Mgr. Robert CHOPARD-LALLIER de Ténonrou. 

 L’atmosphère gracieuse et non encore ensoleillée de la matinée de ce jour offrait à tous un air faramineusement gai : tout portait à prédire une journée remplie d’émerveillement et d’enthousiasme. La messe qui fut la première activité communautaire de la journée venait à point nommé. Présidée en effet par le Révérend Père Norbert AGOSSOU, formateur dans ce séminaire, cette célébration eucharistique rivait notre attention sur notre Hôte intérieur, l’Esprit Saint, l’Esprit de Vérité qui nous fait grandir dans la grâce divine et nous rend capables d’annoncer sans peur la Bonne Nouvelle reçue. Il est en outre l’Eclaireur, l’Esprit qui fait abonder force et détermination. C’est donc éclairés, fortifiés et imbus de détermination que se poursuivit la journée qui était loin de s’étioler. Après l’arrivée à 8h 30mn du conférencier M. Clément YARGO, et de la délégation du centre UNIV composée de Sophie TAOUEMA, Adidjatou ALFA et Mathias DANSOU, l’entretien prit son envol en présence des séminaristes, des pères formateurs et de deux journalistes de la radio Immaculée Conception de Parakou. Pour sacrifier aux normes d’accueil, le Révérend Père Recteur Dieudonné AHYITE, après la prière introductive, gratifia l’assemblée de son mot de bienvenue. Toute la Famille Laudato Si de Ténonrou était honorée par leur présence. Remerciements, activités menées, perspectives d’avenir : tout concordait à rêver d’un jardin d’Eden au bénéfice de l’archidiocèse de Parakou pour les années à venir. Pour le Recteur, le Centre UNIV vient réconforter et encourager notre Maison à promouvoir la culture des plantes médicinales. Car, citant Monseigneur Pascal N’KOUE, dans Voyez juste et loin à la page 37: La terre est une vraie pharmacie : la plupart des chercheurs semblent l’avoir oublié. L’être humain fait partie de la nature. Pour préserver notre santé, il faut d’abord se tourner vers la nature. Ce que la médecine conventionnelle ou occidentale n’arrive pas à soigner, les médecines alternatives et naturelles peuvent faire la différence ».

 La conférence proprement dite s’articulait autour de deux axes : la présentation sommaire de l’encyclique "Laudato si" et un exposé sur l’expérience concrète du centre UNIV. Si l’encyclique du pape François eut droit à une présentation panoramique rapide dans ses six chapitres, l’exposé sur l’expérience et les perspectives du Centre UNIV constitueront le nœud même de la conférence car c’est la mise en œuvre des idées conçues qui donne force de valeur. Jean PLIYA affirmait à cet effet : « une seule bonne idée mise en pratique vaut plus que mille bonnes idées non concrétisées ». Des expressions puissantes et persuasives nous furent servies. Il fallait se rendre compte que l’homme, très impliqué dans la destruction progressive de la nature, oublie qu’il est un élément de la nature. Il se détruit en détruisant la nature. Comment parvenir à une conversion progressive pour entrer dans la spiritualité de l’écologie intégrale que recommande le pape François afin de jouir du grand enjeu qui en découle : le bonheur du genre humain voulu par Dieu. En ce qui concerne l’expérience du centre UNIV ayant pour fondement le cinquième chapitre de l’encyclique "Laudato si" ce fut avec bonheur et grand intérêt que l’on écouta ces trois points essentiels : l’écologie de la santé ou l’option de la santé naturelle, l’agroécologie dans le style de la permaculture qui consiste à guérir la terre et à nourrir les hommes et enfin l’écologie de la famille qui promeut la procréation naturelle et la transmission d’un bel exemple de revalorisation de tout être vivant aux générations futures. Manger sain, être positif et optimisme, donner des soins naturels au corps et opter pour une hygiène environnementale irréprochable sont autant de recommandations ayant meublé ces heures d’échanges. Une kyrielle d’interventions suivit une aussi belle présentation. On extériorisa les sentiments de satisfaction et des mots de félicitations à toute l’équipe. Ainsi prit fin cette séance après réponses aux diverses préoccupations des séminaristes. Puis ce fut le mot de remerciement du Père Recteur, la prière conclusive et une prise de vue d’ensemble. La matinée poursuivit son cours avec d’une part la visite générale du séminaire et d’autre part la preuve de notre attachement à la nature, car c’est par les actes que l’on juge de la valeur d’un homme. La visite s’étendit sur les ressources naturelles et les productions de cette Maison de formation : le jardin florissant et verdoyant, l’élevage pour notre alimentation, la visite des différents champs de moringa, igname, haricot, manioc, cadianus, acacia, césame, la visite du barrage et du Centre Africae Munus. En fin de matinée, à 11h 40mn, une délégation de la Caritas BDBD vint de Parakou-ville. Le reste de la matinée fut meublée ainsi : préparation de la tisane d’artémisia, mise en terre de divers plants (justicia secunda, épinard, artémisia) avec l’implication active de tous. Les liens ainsi noués, les souvenirs désormais ancrés au fond de chaque participant à cette journée de clôture, les institutions hôtes s’en allèrent dans une émotion emballante, dans une euphorie visible et dans une fierté légitime.

 Après le repas de midi, cette journée connut une légère altération en raison de la sieste des séminaristes. Un repos qui ne jouera qu’un rôle d’intermède entre deux moments d’activités manuelles intenses. En effet, dès leur réveil, les séminaristes renouèrent avec d’autres tâches, fiers de cette exhortation paulinienne : « qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné » (2 Th 3, 12b). La joie était donc à son comble au soir de cette journée remplie d’agréables moments désormais inoubliables. L’essentiel à prendre en compte pour nous séminaristes est d’œuvrer à la pérennisation de cet esprit d’amour de la nature et la mise en œuvre d’actions concrètes en vue d’une humanité saine et solidaire résolument tournée vers le Créateur.   

Les Séminaristes de la Propédeutique

 

Nouvelles de famille

- Le Nonce Apostolique, Représentant du Pape au Bénin et Togo, vient nous visiter. Quel bonheur ! Les Séminaires, les Monastères, les Sanctuaires, une paroisse de périphérie et quelques autres structures bénéficieront de son passage.

- Le mois de juin est dédié par l’Eglise Universelle au Cœur Sacré de Jésus. Le "Patris Corde" du Pape François sur saint Joseph peut nous aider à entrer dans le mystère d’amour du Cœur de Dieu.

- La 55è Journée Mondiale pour les Communications sociales a connu un bon retentissement. La Préfecture, la Mairie, la HAAC, les professionnels des médias etc. étaient présents à la Maison diocésaine. Le Saint-Père a été ovationné pour le thème : "Viens et vois" (Jn 1, 46). Communiquer en rencontrant les personnes où elles sont et comme elles sont.

- Nous félicitons le Centre UNIV pour sa détermination à promouvoir l’Encyclique Laudato Si’ dans notre diocèse et même en dehors. La présentation du projet "Diocèse sans palu" connaît un vibrant succès. 

- Que chaque Communauté ou paroisse fasse le point sur le "Mois de mai, mois de Marie et des séminaires" et s’adresse à l’économat.

- Prions pour le repos de l’âme de Marthe TOUMAHOUN, maman de la Sr Julie DJAGO, FCSCJ.

Quelques dates

2 juin  : Conseil pour les affaires économiques à 9h30 à l’archevêché.                 

5-6 juin  : Visite à Kabo-Ténonrou.

7-11 juin  : Présence de S.E.R. Mgr Mark G. MILES, Nonce Apostolique dans notre Diocèse. Une visite très importante pour toute la famille diocésaine.

11 juin  : Journée mondiale de prière pour la sainteté des prêtres. Sainte messe à 10h   au Monastère l’Etoile Notre Dame. Elle sera présidée par le Nonce Apostolique.

12 juin  : A 10h à Baka : Pose de la première pierre de la maison de formation des Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée (Sœurs du Panama).

13 juin  : A 10h, Sacrement de Confirmations à Kika.

20 juin  : A 10h, Sacrement de Confirmations à Kpassa. 

25-27 juin   : Week-end de Cana pour 11 couples à la Maison diocésaine Stes Marthe et Marie. C’est une mini retraite pour reconsolider les cœurs. Elle se termine par  une saine récréation.

27 juin  : Sacrement de Confirmations à l’aumônerie des étudiants saint Augustin, à 9h.

29 juin- 4 juillet : Camp des séminaristes au Grand Séminaire Providentia Dei. Cela permet à nos séminaristes étudiant dans divers endroits de se retrouver, de se connaître et de cheminer ensemble.      

N. B : 4 juillet  : Collation des ministères au Grand Séminaire Providentia Dei. 

Nous reprenons ici le titre de la Vie Diocésaine du mois de juin dernier, n°116. La Caritas diocésaine y a livré le plan d’action générale pour sortir du statut quo pour un développement durable et intégral, si nous voulons être plus missionnaires. ‘’ En aucune façon, l’Eglise ne peut se limiter à une pastorale de l’entretien en faveur de ceux qui connaissent l’Evangile du Christ. L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale’’ (Verbum Domini n°95 du Pape Benoît XVI). Or ‘’l’évangélisation requiert… des moyens matériels et financiers substantiels’’ (Ecclesia in Africa n°114). Alors que faire ?

Nous voulons lancer sur toutes les paroisses le Conseil pour les Affaires Economiques. C’est une nouveauté pour beaucoup, je le sais. Mais cette réforme est nécessaire. Elle aura pour but de chercher des voies nouvelles. Ce sera une occasion précieuse de conversion pastorale comprise dans son sens missionnaire. On mettra donc en route un style de communion et de collaboration dynamiques, en vue de l’annonce de l’évangile en profondeur. 

L’encyclique du Pape François ‘’Laudato Si’’ nous convainc que ‘’dans la vie tout est lié’’. Croire en la Divine Providence ne nous autorise pas à croiser les bras et attendre que tombent du ciel des pigeons tout rôtis, prêts à être consommés. Nous allons nous battre sérieusement. Le Conseil pour les Affaires Economiques sera un précieux instrument pour aider à vivre l’esprit de ‘’diocésanité’’. Tout le monde sera sollicité à fortifier sa foi en vivant de façon plus charitable et plus généreuse. En effet, les deux grands piliers de ‘’Laudato Si’’, c’est la contemplation de Dieu et la compassion envers nos frères. ‘’ Rien n’unit davantage à Dieu qu’un acte de miséricorde’’ (Pape François). Etre tourné vers Dieu et être bon Samaritain, n’est-ce-pas là le secret de l’écologie intégrale ? Ces deux attitudes articulent toutes les relations fondamentales de la personne humaine : relation avec soi, avec Dieu, avec le prochain et bien sûr relation avec la création. Comme vous l’avez compris, il faut structurer méthodiquement, avec le secours divin, les paroisses au niveau économique pour construire une famille diocésaine plus solidaire et plus missionnaire.  

 I-Conseil Paroissial pour les Affaires  Économiques (CPAE)

La paroisse reste une institution incontournable. Elle doit être constamment confrontée aux changements qui s’opèrent dans la société et les cultures. Elle est un espace de fraternité et de charité d’où rayonne le témoignage des chrétiens, lumière du monde. Cette mission est grande et nous demande d’unir nos forces, de nous organiser correctement. ‘’Ce sont les petites rivières qui font un grand fleuve’’. Acceptons donc de faire la politique des petits moyens mis ensemble.

 1. Le Conseil Paroissial pour les Affaires Economiques est un impératif non négociable du code de droit canonique. Obligation donc pour toutes les paroisses de le constituer. Ce Conseil ne contredit en rien la première béatitude : ‘’Heureux les pauvres’’. Avec l'aide de l'Econome diocésain, le profil des membres sera défini de même que le cahier des charges de ce Conseil.  

 2. L'Econome diocésain organisera les formations pour les membres du CPAE. 

 3. Les délégués des paroisses participeront au Conseil diocésain pour les Affaires Economiques (CDAE) à partir d’octobre 2021.

 

II-Quêtes dominicales – Entrée des fonds

Retenons que la paroisse doit être intégrante, c’est-à-dire à la fois évangélisatrice et attentive aux pauvres, sans oublier le souci de la sainteté. ‘’Soyez saints comme moi Yahvé je suis saint’’. Face aux terribles défis qui se présentent désormais à nous, ne perdons pas l’espérance. Ne perdons pas la joie d’être chrétiens. Notre Créateur sait de quoi nous avons besoin. Il ne nous abandonnera jamais. Concrètement, nous devons faire cesser les mauvaises habitudes, et promouvoir les bonnes. En voici le plan :

1- Sauf quand il est prescrit officiellement une quête impérée, il n’y aura plus de 2ème quête à chaque célébration. Mais nous exhortons les fidèles à être toujours généreux.

2- On encouragera les dons individuels, les contributions des familles, celles des mouvements et diverses associations pour l’auto-financement de nos paroisses. Le système des offrandes dans les enveloppes semble porter beaucoup de fruits. Est-ce parce que c’est plus discret ? ‘’Toi, quand tu fais un don ; que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite : et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra’’ (Mt 6,3…). Les dons en nature aussi sont vivement recommandés surtout dans les zones rurales. Rappelons-nous que la gratuité nous enrichit et nous rend plus heureux. 

3- Travaillons beaucoup avec ‘’l’Organisation des Femmes Catholiques’’. Elles sont partout, très actives et très disponibles. Elles sont vraiment la ‘’colonne vertébrale’’ de nos Eglises locales, dixit le Pape Benoît XVI dans ‘’Africae Munus’’. Les commerçants et entrepreneurs catholiques pourraient devenir des points d’appui sûrs. Voyons comment les aider à mieux s’intéresser à l’Eglise dans leurs paroisses respectives.

      III- Cotisations pour la retraite des prêtres 

 1. L’Economat est prié de donner l’état de la situation financière des cotisations individuelles afin que chacun paye les arriérés. 

 2. La cotisation mensuelle, soit  6.000 f CFA, sera dorénavant (à partir d’octobre 2021) prélevée à la source c'est-à-dire dans le compte de la paroisse ou de l'institution dans laquelle le sujet exerce sa mission. Et aussi à partir des offrandes de messes pour ceux qui les prennent à l’Economat diocésain. 

 3. Les religieux qui le désirent peuvent s’inscrire aussi à cette Caisse Retraite des prêtres diocésains.

Enfin, nous exhortons fidèles laïcs, consacré(e)s et prêtres à plus d’esprit de créativité et d’initiatives, à plus d’esprit de détachement et de service bénévole dans nos communautés. Sortons des sentiers battus. Appelons l’Esprit Saint au secours pour plus de dynamisme. Tous les charismes sont sollicités à s’exercer de façon harmonieuse au service de l’annonce de l’Evangile, afin de répondre mieux aux exigences actuelles du développement de l’homme intégral. Que chacun revalorise son engagement. ‘’A vin nouveau, outres neuves’’. Et St Joseph, l’Econome du Bon Dieu, toujours disponible à rendre service à l’Eglise, nous aidera à ne jamais manquer du nécessaire dans nos lieux d’apostolat. Rien n’est impossible à Dieu.

N.B. : A partir d’octobre 2021, l’offrande de messe passera de 1.500F à 2.000F CFA dans tous les diocèses du Bénin. Rendons grâce à Dieu pour tous ses bienfaits.

+Pascal N’KOUE

Omnium servus

 

 

NOMINATIONS du 11 Juin 2021 

PRENOMS ET NOM DES PRETRES

LIEU DE MISSION

 

1

R. P. Jaurès ZINSOU 

- Vicaire à la Paroisse Cathédrale et

- Econome-adjoint 

 

 

2

R. P. Ursule AGBANGLA 

- Curé de la paroisse Bon Pasteur de Gah-Non et

- Directeur diocésain des O.P.M.

 

3

R. P. René VIEYRA

- Professeur et Père Spirituel du Grand Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier de Ténonrou

 

4

R. P. Marius OBA

- Responsable de la Quasi-Paroisse de Tourou : Résidence à Albarika (Presbytère)

 

5

R. P. Joseph AGANI 

- Responsable de la Quasi-Paroisse de Korobororou et

- Aumônier-Adjoint de la jeunesse.

Résidence : Centre Pastoral Guy Riobé

 

6

R. P. Olivier GANGBAZO 

- Curé de la Paroisse St Dominique SAVIO 

 

7

R. P. Anatole MONGADJI, osfs

- Curé de la Paroisse St François de Sales

 

8

R. P. Yaceinth KOCHONI 

- Coopérateur dominical à la Paroisse d’Albarika

 

9

R. P. Gildas TONOUKOUIN

- Responsable diocésain pour les Vocations

 

10

R. P. Daniel CHABI

- Responsable diocésain-Adjoint pour les Vocations

 

11

Abbé Samson MEHOU

- Diacre stagiaire en mission à Natitingou

 

12

Abbé Wilfried YAI

- Diacre stagiaire à la Paroisse N. D. de l’Assomption de Komiguéa

 

13

Abbé Innocent ADJAGBA

- Diacre stagiaire à la Paroisse St Joseph de Bétérou

 

14

R. P. Gratien HOUNLODJI

Fidei donum à Nantes

 

15

R. P. Moïse DEGODO

Etudes bibliques à Rome (Propaganda Fide)

 

 

STAGES CANONIQUES DES SEMINARISTES

1- Prosper AGBOHO fera son stage sur la paroisse St Joseph d’ALAGA.

2- Jean de Dieu DAKOSSI ira au Séminaire N.D. de Fatima.

3- Abel DJAMA ira au Séminaire St Pierre de Natitingou.

4- Raoul GNIMASSOU ira à la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC).

5- Aristide HOUNHA ira au Centre N.D. du Refuge de Komiguéa.

6- Florent KOUMBERABALO ira au Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-LALLIER de Ténonrou.

 

N.B. : Toutes les affectations prennent effet à partir du 1er septembre 2021. Que les passations de service se fassent dans la transparence, la joie et les chants sous le regard bienveillant du Vicaire Général, le R. P. Ernest DEGUENONVO.

 

Nouvelles de famille

- Le mois de juillet est dédié à la vénération du Précieux Sang du Christ. Il est important de se souvenir de la force du sang du Christ versé sur la Croix pour notre salut. Ce sang ne crie pas vengeance mais miséricorde pour les pécheurs.

- Nos vifs remerciements vont au Nonce Apostolique, S.E.R. Mgr Mark G. MILES, pour sa visite au milieu de nous, du 7 au 11 juin 2021. Comme le Pape François, son cœur privilégie les périphéries. Dieu en soit loué.

- Les séminaristes sont en vacances et feront des stages ou des permanences en divers endroits. Réservons-leur un accueil chaleureux et un bon accompagnement.

- Tous mes encouragements de pasteur aux couples qui s’inscrivent pour vivre le Week-end de Cana à la Maison diocésaine Stes Marthe et Marie. Le but c’est qu’ils repartent plus unis.

- Le Pape François a récemment institué une journée mondiale des grands-parents et personnes âgées. Elle aura lieu chaque année au 4ème dimanche de juillet, autour de la fête des Sts Joachim et Anne, grands-parents de notre Seigneur Jésus-Christ.

- La campagne ‘’Vacances sans Paludisme’’ a du succès, même en dehors des structures de l’Eglise. Nous félicitons le Centre UNIV qui met tout en œuvre pour notre santé. Soutenons-le.

- La Communauté-Station secondaire de Korobororou est élevée au rang de Quasi-paroisse.

 

Quelques dates

29 juin-3 juillet : Camp des séminaristes au Grand Séminaire Providentia Dei.

3 juillet : A 17h, rencontre avec les séminaristes à Providentia Dei.

4 juillet : A 9h30, Rite d’admission et collation des ministères à Providentia Dei.

5-10 juillet : Sessions des futurs séminaristes et aspirantes à la vie consacrée à Providentia Dei. 

6-8 juillet : A Porto-Novo et Cotonou pour diverses rencontres.

9-11 juillet : Week-end de Cana.

11 juillet : Messe dominicale à Kabo.

12-14 juillet : Permanence Pastorale à Djougou.

16-18 juillet : Week-end de Cana.

18 juillet : Messe dominicale à la Paroisse St Pierre d’Alafiarou.

20-23 juillet : A Africae Munus (Ténonrou).

25 juillet : Journée mondiale des grands-parents et personnes âgées. Quête spéciale pour 

          l’achat d’un pilone pour Radio Immaculée Conception d’Allada.

          Messe dominicale à Sanson.

26-28 juillet : A Providentia Dei (Gaah-Baka).

29 juillet : Mémoire obligatoire des Sts Marthe, Marie et Lazare.

30 juillet-01 août : Permanence pastorale à Djougou.   

 

Une géante initiative ! La Conférence Episcopale du Bénin a ciblé tout le mois de mai pour faire une grande collecte au bénéfice de nos séminaires. Cette lettre du Vicaire Général est pour rappeler la détermination de notre diocèse dans la pastorale des vocations. Tout le monde est concerné et pas seulement les curés.

                                               

Chers Pères curés,

Je viens ici partager avec vous les préoccupations de nos pères Evêques signalées par les pères formateurs de nos séminaires. 

Ils sont tous bien conscients du travail que vous, curés, aidés par les vicaires et les consacré(e)s, faites pendant tout le parcours de nos jeunes frères, les futurs prêtres. Ils en sont très reconnaissants : « Vous êtes les témoins privilégiés de l’éclosion du mystère de la vocation presbytérale. Vous êtes les premiers, par qui, l’Eglise recueille les balbutiements de ses enfants en qui résonne un appel. Vous travaillez au discernement de ces vocations et vous continuez dans les porter, dans la joie et la peine, à nos maisons de formation ».

Chers pères curés,

Nos séminaires ont un réel problème de subsistance. Le déficit budgétaire annuel est fort élevé. Le coronavirus nous a cloués au sol. En outre, les contributions extérieures se font de plus en plus rares. La modeste pension qu’on demande aux séminaristes ne couvre point leurs besoins. Comme vous le savez, une formation de qualité nécessite un lourd investissement. Aussi, nos pères évêques nous exhortent-ils à « une véritable prise de conscience pour un engagement personnel, ecclésial et communautaire en faveur des jeunes que le Seigneur appelle au sacerdoce ». 

Je voudrais, par la présente, vous prier de sensibiliser, motiver et mobiliser vos communautés chrétiennes, le peuple saint de Dieu, à développer et à promouvoir des actions de soutien individuellement et collectivement en faveur de nos maisons de formation. A ce propos, nos pasteurs, les évêques, retiennent désormais le mois de mai, qui est déjà le mois de Marie pour être aussi « le mois des Séminaires au Bénin ». Ainsi, chaque année, on associera à la dévotion traditionnelle de la Vierge Marie le souci de la collecte pour la formation des futurs prêtres. Œuvrons ensemble pour qu’aucune vocation sacerdotale ne se perde à cause des moyens financiers. Invoquons saint Joseph, l’Econome du Bon Dieu, et bien sûr, la Mère des séminaristes du monde entier qui est d’abord la Mère du Souverain Prêtre Jésus-Christ.

Merci d’avance pour toutes les initiatives qui seront prises pour cette grande collecte. Dieu vous bénisse et vous le rende au centuple.            

Père Ernest DEGUENONVO

Vicaire Général

 

SEMAINE « LAUDATO SI’ » 

L’encyclique ‘‘Laudato Si’’ du Pape François, datant de 2015, pose avec gravité cette question : "Quel type de monde voulons-nous laisser à ceux qui viendront après nous …?". Du 16 au 24 mai 2020, le Pape invitait tous les Catholiques à une semaine Laudato Si’, à l’occasion du 5ème anniversaire de l’encyclique. Le diocèse de Parakou n’est pas resté indifférent à cet appel pressant du Saint-Père à "faire un pas de plus en faveur de l’environnement". Lisons plutôt.

 +Pascal N'KOUE

Omnium servus

L’environnement est l’ensemble des facteurs géologiques, pédologiques et climatiques qui constituent notre milieu de vie. En un mot, c’est ce que nous appelons simplement la nature. Cette nature qui nous a été donnée par Dieu est aujourd’hui en voie de destruction par la faute des hommes et de leurs activités exagérément agressives sur l’environnement. Face à ce problème important, le Pape François voyant les risques que court l’humanité a écrit une encyclique intitulée « Laudato Si’ » signée le 24 Mai 2015. Dans cette encyclique, il invite l’humanité à prendre plus au sérieux la question de notre commune maison. Poursuivant cette sensibilisation, il a invité tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté en général à dédier la semaine du 16 au 24 mai 2020 à la réflexion et à faire des actions concrètes pour la sauvegarde de notre environnement. C’est la semaine « Laudato Sì ». 

Dans cette même perspective l’archevêque métropolitain de Parakou, Son Excellence Monseigneur Pascal N’KOUE a voulu marquer cette semaine en invitant tout le diocèse à répondre positivement au vœu du Pape François. L’archevêque lui-même a participé à la journée de lancement de cette semaine le lundi 18 mai 2020 au centre diocésain pour le développement intégral de l’homme Africae Munus de Ténonrou. La Caritas diocésaine s’est mobilisée pour donner une touche particulière à l’évènement en envoyant une importante délégation d’animateurs.

La journée a commencé par une célébration eucharistique au Séminaire Propédeutique Mgr CHOPARD-LALLIER de Ténonrou, sis dans le centre Africae Munus. Dans sa brève introduction à la messe, Mgr Pascal N’KOUE a expliqué aux séminaristes l’enjeu de cette semaine et a invité l’assemblée à rendre grâce à Dieu pour le don gratuit d’une nature si bienfaisante pour l’homme.

À 9 H 30 les agriculteurs de Ténonrou et autres invités (le Père Gildas TONOUKOUIN, recteur du Séminaire, le Père Aimé NATA, curé du territoire, les Sœurs Esclaves du Cœur de Jésus, …) furent installés sous un hangar et reçurent les mots de bienvenue du directeur du centre, le Père Max-Cyr LAFIA. La parole fut ensuite donnée à l’archevêque pour une causerie avec les agriculteurs et les séminaristes. Dans ces propos, l’archevêque rappela l’infinie bonté de Dieu envers les hommes et surtout envers nous, les Africains à qui il a confié une nature si riche et belle. Il est regrettable que nous n’ayons pas toujours conscience de la grandeur de ce don et que nous continuions à vivre dans la pauvreté alors que nous sommes sur le continent le plus béni. L’archevêque a invité tout le monde à être sensible au respect et à l’entretien de la nature : « Dieu a prévu la faune et la flore pour le bonheur de l’homme en général et de l’Africain en particulier. Pour que cette nature nous soit profitable à long terme nous devons retenir deux choses essentielles : la solidarité entre les hommes pour travailler ensemble et la saine valorisation de la terre, source de toutes nos richesses. » A la suite de cette causerie, la délégation de la Caritas donna une formation sur les vertus médicinales de l’Artemisia et sa plantation. Cette plante est, en effet, la plus efficace contre le paludisme qui fait beaucoup de ravage dans nos familles avec de graves conséquences économiques. L’Artemisia, comme le prône également le Président malgache, est vivement recommandée pour lutter efficacement contre le coronavirus. 

Cette formation théorique a été suivie d’une application pratique avec la mise en pots de jeunes boutures d’Artemisia. Dans quelques semaines, ces jeunes plants seront mis en terre dans le jardin du Séminaire et dans les maisons des paysans qui ont participé à la formation. 

La journée s’est poursuivie avec un repas communautaire partagé entre les agriculteurs, les séminaristes et autres invités. Dans l’après-midi, un enseignement sur les méfaits du déboisement et la nécessité du reboisement a été donné aux agriculteurs en les invitant surtout à la pratique de l’agroforesterie, c’est-à-dire faire son champ avec des arbres espacés afin de freiner l’érosion. Le manque de pluies en ces derniers jours a fait reporter à une date ultérieure la plantation des deux mille cinq cent plants offerts par l’archevêque et la Caritas. 

Les jours suivants ont donc été consacrés à la formation théorique sur les techniques agricoles, notamment la culture attelée, la fabrication de foyers améliorés, etc. De leur côté, les groupements féminins ont reçu des enseignements sur l’écologie domestique. Cette semaine s’est conclue dans la grande joie des bénéficiaires et la satisfaction des organisateurs. Les groupements féminins étaient visiblement plus joyeux parce qu’ils ont reçu un important lot de matériels pour la transformation des produits agroalimentaires. 

Nous ne pouvons pas conclure ce compte-rendu sans exprimer notre profonde gratitude au Pape François, à notre archevêque, à tous les organisateurs et participants pour cette belle initiative. En tant que séminaristes de Mgr Chopard-Lallier, nous souhaitons qu’une pareille initiative se répète chaque année et que progressivement tout le monde prenne conscience de notre devoir de sauvegarder cet environnement dont nous dépendons et qui nous a été si généreusement donnée par Dieu.

DARI Ephraïm et HOUEKPETODJI Roberto, séminaristes au Séminaire Propédeutique Mgr CHOPARD-LALLIER. 

                

                             Nouvelles de famille

- C’est le mois de Marie. La nature reverdit. Les fleurs éclatent. Reprenons le chapelet : c’est l’arme spirituelle pour ramener ou maintenir la paix et la joie dans la famille et la société.

- "On cherchera en vain à consolider les bases ébranlées de la société civile, si la société domestique (famille)… ne repose pas sur les lois de l’Evangile. Pour atteindre un but aussi difficile, nous affirmons qu’il n’y a pas de moyen plus apte que la récitation du rosaire en famille" (Pape Pie XII).

- Après la semaine Laudato Si’ (18-24 mai 2020), le Pape François a lancé l’année Laudato Si’ du 24 mai 2020 au 24 mai 2021. C’est bientôt la fin. Que chaque Communauté chrétienne fasse son bilan et voie comment faire le tuilage avec le Projet Diocèse sans Palu (DSP).

- Le mois de mai, désormais sera le mois des Séminaires. On en a huit au Bénin. Tous les fidèles chrétiens et même les non chrétiens sont invités à soutenir spontanément ce projet. Les prêtres aident tout le monde sans distinction. Tout le monde devrait participer à leur formation. L’Economat recueillera tous vos dons (en nature comme en espèces).

- A la Cathédrale, le chanoine Rémi TEQUI a initié la célébration de la sainte messe dans la forme extraordinaire. Ceux qui sont intéressés peuvent se rapprocher de lui pour connaître les horaires.

- Dans notre marche de Pâques vers la Pentecôte, enseignons à ceux qui vont recevoir le Sacrement de Confirmation le VENI CREATOR et d’autres chants latins.

Quelques dates

1er mai  : Fête de St Joseph, travailleur. Journée – détente du clergé avec les séminaristes et leurs formateurs au Grand Séminaire Providentia Dei.                 

2 mai  : Messe dominicale à Korobororou à 10h.

5-6 mai  : A Cotonou pour l’accueil du nouveau Nonce Apostolique, S.E.R. Mgr Mark Gerard  MILES. 

9 mai  : 10ème anniversaire de la création de la paroisse St Dominique SAVIO de Nima. Messe à 9h30.

11-12 mai  : Permanence pastorale à Djougou.

13 mai  : Ascension, fête d’obligation. Vœux perpétuels au monastère l’Etoile Notre Dame. 

14-16 mai  : Atelier nationale de l’IAJP au Centre Pastoral Guy Riobé.

15-16 mai  : Visite à Africae Munus et au Séminaire Mgr Chopard-Lallier de Ténonrou.

16 mai : 7ème dimanche de Pâques. Quête impérée pour les Séminaires du Bénin.

18-21 mai  : Conférence Episcopale au Grand Séminaire de Tchanvédji.

22 mai  : Messe d’enterrement de Gilbert, papa de l’abbé Parfait AGONHE à 10h, à Banikanni. 

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