Bientôt c’est la rentrée des classes. Pour être en bonne santé pendant toute cette année scolaire et pastorale, je vous invite à vous intéresser davantage à votre santé avec la médecine naturelle ou médecine d’élite. Le système sanitaire de notre famille diocésaine comporte deux branches : celle de la médecine des hôpitaux dite médecine conventionnelle et celle de la médecine naturelle. Ces deux branches sont importantes et complémentaires. La branche de la médecine conventionnelle bien connue compte plusieurs entités: hôpital Saint Jean de Dieu de Boko, hôpital Saint Martin de Papanè, hôpital ophtalmologique Saint André de Tinré, Centre de diagnostic Sancta Maria, Centre de santé de Sanson... La branche de la médecine naturelle n’est pas encore très bien connue du grand public. Elle est en émergence portée par le ‶Projet Diocèse Sans Palu (2021-2026).″ Moins connue, mais opérationnelle avec des impacts positifs remarquables dans l’Eglise et dans la société. Elle compte plusieurs sites de référence à savoir : Ferme Agro écologique médicinale La Nouvelle Espérance, Monastère cistercien Notre Dame du Kokoubou, Abbaye cistercienne l’Etoile Notre Dame, Monastère des Sœurs Contemplatives de Jésus Eucharistie. Sans oublier les deux grands séminaires diocésains : Providencia Dei et Mgr R. CHOPARD-LALLIER. Les structures citées cultivent les plantes médicinales selon les normes écologiques, les transforment convenablement pour leur propre consommation, et la population en bénéficie également. Bien que discrète, la médecine naturelle à Parakou a joué un rôle important au temps chaud de la COVID-19. Le pasteur du diocèse, Mgr Pascal N’KOUE, soucieux de la santé des brebis, n’allait pas par quatre chemins pour recommander l’artemisia et d’autres plantes médicinales, les épices et quelques produits de la ruche (propolis, gelée royale, apikol) comme des renforts du système immunitaire, véritable défenseur de l’organisme contre le coronavirus et contre d’autres germes pathogènes. Sans hésiter, les gens accouraient vers nos centres de médecines naturelles ci-dessus cités pour s’approvisionner. Et chacun y trouvait son compte ; car l’efficacité des produits naturels fournis par ces centres donnaient et donnent encore grande satisfaction aux consommateurs. Rien que la visite de ces différents lieux permet de restaurer l’esprit pour une sérénité mentale.

  Notre stratégie de la médecine naturelle mérite d’être rappelée. En effet, sa spécificité c’est qu’elle se veut une école de vie pour l’autonomie sanitaire des familles. Chacune de ses trois principales phases est liée à la nature et à l’écologie. Ce sont : la production, la transformation et la consommation. La production se fait sans intrants chimiques, la transformation se fait sans aucun additif chimique. Tout est naturel. Les produits sont sans effets secondaires négatifs. Ils sont accessibles à tous sans distinction de fortune, d’origine, de religion... C’est vraiment une médecine de proximité. Elle crée et même rétablie l’amitié entre l’Homme et la Nature. Le défi est d’arriver à sensibiliser toute la population sur le mode de consommation de ces plantes. La tisane et la poudre sont souvent les deux types de nos produits finis. 

 

Voici quelques conseils pour la consommation de la tisane et de la poudre d’une plante médicinale. Et tout d’abord le mode de préparation.

Le mode de préparation de la tisane. Retenons trois choses :

 

1- D’abord, il faut éviter de consommer la plante fraîche, car la matière fraîche contient encore beaucoup d’eau, cela obligerait à utiliser une grande quantité pour avoir la dose nécessaire pour le traitement. Par exemple, il faut une prise journalière de 5g de tisane séchée et broyée pour traiter le paludisme simple. Si c’est l’artemisia frais, il faut 20g. Avec 1litre d’eau bouillante on peut infuser 5g de tisane séchée et broyée d’artemisia. Lorsque la matière est séchée, il faut nécessairement la broyer afin que l’infusion soit plus efficace ; car si les tiges sont grosses et dures, les principes actifs ne peuvent pas être tous libérés dans l’infusion.

2- Ensuite, il faut faire l’infusion au lieu de la décoction. La décoction est le fait de laisser bouillir l’eau avec la plante sur le feu. Cette manière détruit beaucoup de principes actifs de la plante. Or l’infusion consiste à faire bouillir l’eau, on la décharge du feu, et on met aussitôt la tisane. On laisse infuser 15-20 minutes. Cela nous fait bénéficier de tous les principes actifs.

3- Enfin, il ne faut jamais réchauffer la tisane refroidie. La quantité de la tisane faite doit être consommée tiède dans les 24 heures, autrement, la tisane se décompose.

 

Le mode de préparation de la poudre

Il est conseillé de mettre la quantité de la poudre à consommer dans un verre d’eau chaude, ou dans une tasse de bouillie chaude ; on laisse tiédir avant de boire.

*Parlons maintenant de la posologie. Elle varie selon la maladie, l’âge et le poids de la personne. Pour plus de détails, consultez mon opuscule « Le passeport de la santé naturelle » qui est le principal support de formation du ‶Projet Diocèse Sans Palu″. Il est disponible au Centre Pastoral Guy Riobé, à l’archevêché de Parakou et au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme.

Dans le cadre du ‶Projet Diocèse Sans Palu″, le Centre UNIV et le Centre Pastoral Guy Riobé ont ouvert, depuis le 1er Juin 2022, un service de conseils sur les vertus des plantes médicinales. Pour vos diverses préoccupations sur les 5 piliers de l’écologie de la santé (nutrition, sérénité mentale, activités physiques, repos, hygiène de vie), sur la production, la consommation et les divers bienfaits des plantes médicinales, adressez-vous à l’accueil du Centre Pastoral Guy Riobé.

 La Ferme agro-écologique La Nouvelle Espérance cultive une centaine de plantes médicinales. Elle offre les opportunités de formation et de visite guidée sur la permaculture et l’agro-écologie médicinale appliquée. Cette ferme abrite le siège technique du ‶Projet Diocèse Sans Palu″ et de ‶la Maison de l’Artemisia″ de Parakou.

Je voudrais inviter toutes les personnes de bonne volonté à soutenir Le ‶Projet Diocèse Sans Palu″, porte flambeau de la branche de la médecine naturelle de l’archidiocèse. Vos dons peuvent être reçus à l’Economat diocésain de Parakou sur le compte du « Projet Diocèse Sans Palu », ou par mobile money au (+229)96 37 41 70 avec mention « Diocèse Sans Palu ».

 

Mr Clément YARGO

Coordinateur du ‶Projet Diocèse sans Palu″

 

 

HOMELIE DE MGR LAURENT PERCEROU(Extraits)

(Ordinations diaconales le 6 août 2022)

Chers John Aaron Sessi WOTTO, Fidèle Marc AGBODJETO, Romaric Mahoussi BAHUNGO, Audrez Cokou KOUDOHOUNHOU, Gerald-Chabel Babatoundé LOKO et Deo-Gratias TONI, je voudrais ouvrir ce temps de méditation en faisant mémoire, dans une belle action de grâce, de toutes celles et de tous ceux qui, depuis votre naissance, ont témoigné auprès de vous de leur foi au Dieu de Jésus-Christ. Tous les six, vous en témoignez dans votre histoire de vocation. Je pense à vos parents, grands-parents, éducateurs, prêtres, religieux et religieuses, amis… Ils vous ont permis, pour vous-même, de faire l’expérience bouleversante de la présence du Christ en votre vie ; grâce à eux, l’Esprit de Dieu a ouvert votre cœur. Vous avez pris conscience que Dieu vous demandait de prendre la route avec son fils, le Christ-Jésus afin de lui donner votre vie pour transmettre la sienne au Peuple de Dieu dans le ministère de diacres, en vue, si Dieu et si l’Eglise vous appelle, de devenir pasteurs de son peuple…

 

Je voudrais retenir trois points importants de ce récit de la transfiguration, en ce jour où vous êtes ordonnés diacres :

1-Emprunter un chemin de montagne, emprunter des chemins escarpés, nécessitent de ne pas s’encombrer de lourds bagages. Il ne faut emporter que l’essentiel ! C’est sans doute ce qu’ont fait Jésus, Pierre, Jacques et Jean lorsqu’ils se sont mis en route. Pour vous engager dans l’aventure que vous propose le Christ, il vous faut donc partir léger et désencombré ! Dans l’assurance que Dieu vous donnera ce qu’il faut pour la mission confiée ! Partir léger pour être disponible afin d’être tout à tous, partir léger afin de vivre pleinement dans la liberté que le Christ vous a offerte !

2- Les trois apôtres n’ont pas demandé à partir, Luc précise que Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean. Il les appelle donc à le rejoindre, ils auraient pu refuser… Ils auraient pu trouver une excuse ! Non, ils obéissent sans tergiverser, sans bien savoir d’ailleurs où Jésus les conduisait. Soyez toujours disponibles aux appels du Christ que son Eglise vous adressera, car ils sont pour la vie en Dieu et avec Dieu. Dans le livre du Deutéronome retentit cet appel : «Choisis la vie !» (Dt 30,19). Comme diacres, puissiez-vous inviter vos contemporains, chacun de nous, à choisir la vie ! Là est donc votre mission de diacre de l’Eglise. Choisir la vie : « Pour moi, vivre c’est le Christ ! » dit Paul aux chrétiens de Philippes.

3- « Maître, il est bon que nous soyons ici, faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie. » Pierre ne veut pas quitter le sommet de la montagne. Il veut rester dans la contemplation de la gloire de Dieu, dans cette vision béatifique. Mais, pourtant, il leur faudra redescendre et rejoindre la foule. Il leur faudra vivre de cette grâce reçue au sommet de la montagne. S’il est essentiel, pour votre ministère, de mettre en son cœur la contemplation du Christ par l’oraison, la pratique des sacrements de la foi, l’Eucharistie, l’Adoration, n’oubliez jamais que cette contemplation est à la source de l’envoi missionnaire : il faut sans cesse ‶redescendre de la montagne″ pour rejoindre les foules auxquelles nous sommes envoyées.

Frères et sœurs, je me suis adressé aux futurs diacres, mais le message que je leur ai délivré nous concerne, personnellement et en Eglise ! Il nous rappelle, avec tous les autres diacres qui les entourent que notre Eglise est diaconale et que nous sommes tous appelés au service ! Notre Eglise aura-t-elle le cœur et le sac légers pour mieux témoigner que sa seule richesse est le trésor de la Bonne nouvelle du Christ ? Choisira-t-elle la Vie pour mieux annoncer que Dieu en Jésus-Christ a terrassé le mal et la mort et que tout homme est désormais ouvert au Salut ? Osera-t-elle l’aventure au grand large, accueillant l’avenir avec confiance et espérance, le regard rivé sur l’horizon de la résurrection ?

 

Nouvelles de famille

- Mille mercis à S.E. Mgr Laurent PERCEROU, évêque de Nantes, et à sa délégation. Nos cœurs se réjouissent encore de leur belle visite le mois dernier. Les échanges ont été fraternels et augurent d’un avenir radieux pour le jumelage entre nos deux familles diocésaines.

- Prions pour le repos de l’âme de Mr Alphonse, papa de l’abbé Alexandre EZIN.

- Nous remercions vivement Sr Charlotte HOUANSOU, fcscj, pour ses précieux services rendus au secrétariat de l’Archevêché. Elle nous quitte pour une formation en France.

- Nous félicitons le R.P. Symphorien N. GBAGUIDI, osfs, élu Supérieur Provincial des Oblats de St François de Sales. Prions pour lui.

- Le R. P. Patrick ADJALALLA, osfs, est nommé Responsable diocésain des Communications Sociales. Son prédécesseur le P. David AHOSSINOU est destinée à une autre mission en France. Nous le remercions et l’encourageons.

- Nous avons la joie d’accueillir bientôt trois (3) Frères de la Communauté Mère du Divin Amour de Côte d’Ivoire : P. Olivier BIBLI, Fr. Fulgence OUATTARA, Fr. Jean-Noël SOME. Ils s’occuperont du Sanctuaire marial N.D. de Komiguéa. Ils sont vivement attendus.

- Bienvenue à l’abbé Juventus AMOUZOUVI de Cotonou. Il vient poursuivre ses études de droit civil à l’université de Parakou. Il résidera à la Cathédrale.

- Nous remercions vivement Gwladys MIGAN et Yvette SODOKIN de la Communauté de l’Emmanuel de Porto-Novo qui nous ont rendu de grands services à l’Archevêché et en paroisses.

- La ferme agro-écologique médicinale du Centre Univ a plusieurs nouveaux produits intéressants pour notre santé. Veuillez consulter Mr YARGO Clément n° 96374170. Vous ne serez pas déçus.

- Le mois d’octobre c’est le mois du rosaire. Avec la Vierge Marie, partons en guerre sainte contre les tueurs silencieux de la famille pour bâtir une famille diocésaine plus solidaire et plus accueillante.

Quelques dates

1er-22 Sept. : Vacances de l’évêque. Le secrétariat de la curie diocésaine reste ouverte.

29 Sept. : Fête des saints anges gardiens. Remercions-les tous les jours pour leur mission auprès de nous.

      A 9h : Rencontre au Séminaire Providencia Dei avec les formateurs, économes, Caritas.

 

7-9 Oct. : Visite à Africae Munus et Séminaire Propédeutique Mgr R. CHOPARD-LALLIER

 

11 Oct. : A 9h30, conseil presbytéral à la Maison Diocésaine.

    A 16h, presbyterium au Centre Pastoral

 

12 Oct. : A 9h : Assemblée générale pour l’ouverture de l’année pastorale au Centre Pastoral.

15 Oct. : Ordinations presbytérales des Frères osfs : André LAFIA MONRA, Emmanuel Fabrice GANYE, Jean Marc ALABODE et Marcellin AIDODE sur la paroisse d’Okédama par S.E. Mgr Bernard de C. TOHA, osfs, évêque de Djougou.

16-19 Oct. : Assises de la Conférence épiscopale à Dassa-Zoumè.

17 Oct. : Journée du refus de la misère. Entourons de notre chaleur affective les personnes vivant seules.

16-23 Oct. : Semaine missionnaire mondiale. Soyons tous missionnaires.

23 Oct. : Quête impérée pour les O.P.M. (Propagation de la foi). 

16 Oct. : A 9h30 : Session ordinaire du Conseil diocésain pour les Affaires économiques.

28-30 Oct. : FESTIFA avec Syro et Syra (PADONOU-SEKE) au Centre Pastoral. Un rendez-vous familial exceptionnel à ne pas rater.

Le livre des psaumes s’ouvre par une invitation au bonheur : ‶Heureux est l’homme…″. Le bonheur sur terre, c’est possible. On le désire fortement. Quand quelqu’un semble heureux on dit ‶qu’il mange la vie″. Mais le bonheur sur terre, ce n’est pas ce que le commun des mortels pense. Vivre dans une maison luxueuse, en un lieu rempli de commodités, c’est bien, mais la soif du bonheur demeure. Avoir un poste de travail juteux, rouler dans une voiture haut de gamme, c’est bien, et pourtant la soif du bonheur n’est pas étanchée. En effet, ce n’est pas ça le vrai bonheur. Il est dans la manière dont on vit nos relations avec Dieu et avec les hommes. C’est la bonne santé de notre vie intérieure. La santé physique ne suffit pas. Il faut encore la santé mentale et spirituelle : la charité, la méditation, l’oraison d’intimité. Tout est lié en nous.

Pour savoir si on est heureux, il suffit de visiter notre vie intérieure et vérifier la qualité de nos pensées. Elles déterminent la qualité de notre vie. Nos pensées jouent un rôle inestimable dans la manière dont on se comporte. Suis-je heureux d’être ce que je suis aujourd’hui ? Suis-je heureux de me projeter vers l’avenir sans en devenir malade et mesquin ? Est-ce que je fais la vérité sur mes agissements ? Est-ce que je sais me reposer dans le Seigneur ? La force, la joie, l’énergie qu’on dégage reflète l’image de ce que nous sommes. Ce n’est peut-être pas toujours très conscient. Par contre, ceux qui ont du plaisir à discréditer sans arrêt les autres ou se plaignent d’eux révèlent qu’ils ne sont pas heureux… Une maladie psychique se cache en eux. Ils souffrent de quelque chose. Ils réclament plus de considération. Ils cherchent peut-être à briller davantage ou à être idolâtrés, mais ils se prennent mal. Ils se fragilisent les méninges et diminuent même leurs défenses immunitaires sans le savoir. Celui qui a une faible estime de lui-même ou qui s’envoie une piètre image de lui-même est souvent anxieux, amer et agressif dans ses propos. Et s’il a de l’humour, c’est souvent pour rabaisser les autres. Malheureusement, on peut même émettre des pensées négatives contre soi-même alors qu’on discrédite l’autre. Tant de personnes qui se mésestiment, l’expriment dans la médisance, la calomnie et le dénigrement. Ils ne supportent pas que quelqu’un d’autre soit plus apprécié qu’eux. C’est le fruit aigre de la jalousie et du complexe d’infériorité ou de supériorité. Le cerveau finit par en prendre un coup. Et il peut attraper des maladies terribles et même vieillir précocement à cause du poison psychique qu’il entretient en lui. Ce conseil de St Paul est encore valable : ‶Amertume, irritation, colère, éclats de voix, injures, tout cela doit disparaître de chez vous comme toute espèce de méchanceté. Soyez bons les uns envers les autres″ (Ep 4, 31-32). 

Si on veut que les difficultés de la vie ou les critiques acerbes perdent de leur poison en nous, il faut essayer d’être toujours reconnaissant, joyeux et enthousiaste. Il n’y a pas d’autres solutions. L’Apôtre Paul, en prison, recommandait la joie aux Philippiens : "Soyez toujours joyeux. Je vous le répète…". Plus on s’habituera à utiliser des affirmations positives, plus notre cerveau prendra le réflexe de raisonner en bien, c’est-à-dire de positiver. C’est un exercice à faire. Et le proverbe suivant peut nous y aider : "A quelque chose, malheur est bon". Savoir trouver le bon côté en toute misère, c’est un art à cultiver. "Que le nom du Seigneur soit béni", disait constamment le saint homme Job.

Appliquons-nous ceci : chaque fois que l’on se surprend à être pessimiste ou négatif, à se plaindre, à faire la victime ou à faire des victimes, à avoir honte du manque de considération ou peur du qu’en-dira-t-on, il faut se dire : j’arrête tout de suite. Cela ne m’aide pas du tout. Demandons au Seigneur la grâce d’arriver à supprimer les paroles négatives en nous.

On ne supprime bien que ce que l’on remplace bien. On a stocké dans les tréfonds de notre être, depuis le sein maternel, des chocs émotionnels, des situations stressantes et angoissantes, des injures piquantes, des humiliations inhumaines, des incompréhensions terribles. Notre subconscient est chargé de tout cela. Ce sont des toxines à l’intérieur de nous, comme les déchets qui bouchent les tuyaux de plomberie, tels du lavabo ou de la douche. L’eau ne passe plus facilement. Quand on est encombré, on respire mal. On étouffe. On se voit dévalorisé et on cherche à dévaloriser les autres. On croit que la solution c’est d’‶aboyer″ avec rage sur quelqu’un, voire le démolir, le broyer sans pitié pour avoir la paix du cœur. Grosse erreur. Ces énergies négatives que nous dégageons ne nous font pas du bien. Elles nous attirent plus de tristesse, de tension et d’angoisse. Quelle prison infernale! Et tout autour de nous, le vide s’agrandit. Les amis s’éloignent, sauf peut-être ceux qui nous ressemblent. Le remède des remèdes à tout cela c’est : ‶Tu aimeras ton prochain comme toi-même″. C’est la sainte Bible c'est-à-dire Dieu qui nous parle. Nous ne commentons pas souvent ce ‶comme toi-même″. L’estime de soi, voilà la clé du bonheur. Or s’aimer soi-même n’est pas évident. Beaucoup, sans s’en rendre compte, se haïssent fortement en se reflétant dans l’image d’eux-mêmes qu’ils projettent sur les autres. Mais apprendre à s’aimer d’abord, c’est la base du bonheur. C’est moi qui choisis donc d’être heureux ou malheureux. A moi de changer mon cerveau, mon mental, mon disque dur. Même si je suis entouré de méchants, personne ne peut m’empêcher de leur vouloir du bien. Le Christ et saint Etienne ont bien pardonné à leurs bourreaux avant de mourir. C’est ma force intérieure qui prend le dessus en temps de crises. Elle se construit jour après jour avec le Seigneur. Si on ne s’accepte pas tel que l’on est, si on ne s’apprécie pas soi-même avec ses limites et ses atouts, ce sera difficile et même impossible d’accepter l’autre tel qu’il est. Ce sera même impossible d’apprécier la nature, miroir de la bonté et de la beauté de Dieu. Elle est si belle et si radieuse la création de l’univers.

En tout cas, Dieu est bon et nous veut heureux. Il se plaint que nous ne pensions pas comme lui : "Vos pensées ne sont pas mes pensées et vos chemins ne sont mes chemins" (Is 55, 8). Il y a là un choix à faire : penser comme Dieu qui bénit ou penser comme les hommes qui maudissent. Ou encore prendre le chemin de Dieu qui monte au Ciel ou aller sur le chemin des impies qui mène à la perdition. Ce qui nous empêche de penser comme Dieu c’est l’orgueil. En Dieu, il n’y a pas d’orgueil. Par contre, en chacun de nous l’orgueil est enraciné, cela peut être de façon subtile ou manifeste. Plus nous sommes limités, petits, carencés, Plus nous aspirons à paraître grands, forts, intelligents, puissants, à être les premiers. Et on fait du faux bruit comme des tonneaux vides. Cela explique pourquoi nous ne supportons pas qu’on nous humilie. Et si on apprenait à s’abaisser comme Dieu !

Dieu, en la personne de Jésus-Christ, ne s’est-il pas dépossédé de sa gloire divine pour devenir semblable aux hommes, obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix ? Il fut humilié comme un quelconque malfaiteur. Il n’a pas craint de se faire le dernier. Il n’a jamais cherché à se venger. Une seule chose donc pour être heureux c’est de contempler la croix et d’entrer dans l’imitation de Jésus-Christ, le crucifié. Mais attention ! La croix du Christ n’est pas d’abord la souffrance, la douleur et la torture. C’est plutôt l’Amour totalement dépossédé et tourné vers le Père. La croix du Christ, c’est le don total de lui-même pour sauver l’humanité. Oui, la logique de Dieu est faiblesse aux yeux des hommes, mais ‶seul celui qui est vraiment puissant peut supporter le mal et faire preuve de compassion″ envers les malfaiteurs (Pape Benoît XVI).

Dieu Père nous voit tous comme ses enfants bien-aimés. Laissons-nous aimer par Lui. Puis aimons à notre tour. C’est bien ce que recommande l’apôtre des Gentils : ‶Imitez Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés, vivez dans l’amour … Pas de propos grossiers, stupides ou scabreux : c’est inconvenant ; adonnez-vous plutôt à l’action de grâce″ (Ep 5, 1…4). La louange et l’action de grâce attirent le bonheur. C’est bon pour ma santé, celle de mon groupe social et des personnes que je rencontre. Un proverbe conseille : "Apprends à écrire tes blessures du passé et du présent dans le sable, et tes joies dans la pierre". La loi de l’attraction nous enseigne que nous sommes comme un aimant. Nous attirons ce que nous pensons. Nous sommes ce que nous pensons. Nous devenons le produit et le résultat de nos pensées. Notre avenir dépend de nos pensées d’aujourd’hui. Décidons d’être heureux à la manière du Christ qui pourtant n’avait nulle part où reposer la tête, mais qui à chacune de ses rencontres avec les hommes et femmes leur donnait joie et paix. Zachée s’est réconcilié avec tout le monde en se dépossédant généreusement de son pognon. Le collecteur Matthieu a abandonné tous ses avantages pécuniers pour suivre volontiers un sans domicile fixe (SDF). Et Marie-Madeleine, libérée de ses sept démons, est devenue l’apôtre des Apôtres. Le secret pour être vraiment heureux c’est se tourner vers Jésus-Christ. Et pour le rencontrer, la première condition, c’est la dépossession de son ego malade. Décidons de nous déposséder de notre orgueil. Et ce sera le Paradis anticipé.

 

HUMOUR ET METAPHORE SUR LE JUMELAGE

Vive le jumelage entre les diocèses de Nantes (France) et de Parakou ! La paroisse de Basse et Haute-Goulaine (onze personnes) a donné le ton en venant passer quelques jours d’amitié en février 2017 avec nous. C’était à l’inauguration de l’église paroissiale d’Albarika. Nul ne doute que les liens tissés porteront beaucoup de fruits. La veille de leur départ, une poés8520/ie intitulée "Humour et Métaphore" nous a tous émus. Il est encore tout chaud et mérite d’être publié à nouveau. Savourons-le.                                                           

Diocèse de Nantes, Diocèse de Parakou,

Assemblée surprenante, ou projet un peu fou ?

Monseigneur JAMES et Monseigneur N’KOUE

Nous ont pondu une idée.

Pondre n’est-il pas trop trivial

Pour des hommes de foi et d’idéal ?

Jumelage ou Association ?

Belle image pour ces hommes de relations.

Toute vie commence par un œuf,

Dans ce concept, rien de neuf.

Nos paroisses qu’en feront-elles d’utile ?

Sinon d’en procurer l’huile.

Et aux bonnes volontés des diocèses

De faire monter la mayonnaise.

Bien sûr, l’Esprit Saint couvrira l’opération,

Afin que se concrétise cette imagination

Et que dans le temps perdurent

Les fruits de cette belle aventure.

Mais ne soyons pas présomptueux,

Œuvrer pas à pas sera plus sérieux.

Que les années passent,

Et que doucement les choses se fassent.

Nous avons déjà en commun l’Océan.

Alors, embarquons. Hauts les voiles et Bon Vent !

     Et qu’ainsi en soit-il. 

 Fait à Parakou, le 18 février 2017 

                     Louis JOBARD (de Nantes)

Nouvelles de famille

- Les séminaristes John Aaron Sessi WOTTO, Fidèle Marc AGBODJETO, Romaric Mahoussi BAHUNGO, Audrez Cokou KOUDOHOUNHOU, Gerald-Chabel Babatoundé LOKO et Deo Gratias TONI seront ordonnés diacres par S.E.R. Mgr Laurent PERCEROU, évêque de Nantes. Nous l’en remercions vivement.

- Les 40 lits du Séminaire Propédeutique diocésain Mgr Chopard-Lallier seront tous occupés à la rentrée d’octobre 2022. Une dizaine de candidats doivent attendre par manque de place. Tous les fidèles et bienfaiteurs sont sollicités pour qu’on augmente les infrastures.

- Le R. P. Daniel Biaou CHABI est nommé responsable diocésain de la pastorale des vocations. 

- Le R. P. Joseph AGANI est nommé Responsable diocésain de la pastorale des jeunes.

- Les aspirants à la vie sacerdotale et les aspirantes à la vie religieuse augmentent. Bénissons le Seigneur.

- Le Mouvement des Jeunes Amis du Bien Commun (ABC) a été créé le samedi 25 juin 2022. Il a son siège à l’Aumônerie Universitaire Saint Augustin de Parakou. Son objectif général est de constituer un réseau dynamique de jeunes chrétiens catholiques guidés par le message évangélique et conscients de la nécessité de leur implication en politique. Des sensibilisations seront faites sur toutes les paroisses. Réservez-leur un bon accueil.

- Nous remercions beaucoup tous les acteurs de la pastorale des vocations. Je me réjouis de l’implication des consacré(e)s. Même si les ouvriers deviennent de plus en plus nombreux, prions toujours le Maître de la moisson de continuer d’appeler et d’envoyer des moissonneurs. 

- Nous remercions vivement Mère Catherine KOUAGOU, ssa, qui a fait le bonheur de beaucoup de personnes en passant ses vacances avec nous à Parakou.

- Nous remercions immensément l’abbé Laurent GUIMON qui repart dans son diocèse de Versailles (France) après six ans de Fidei donum. Comme disent les Béninois quand ils se séparent : "On se tient", "on est ensemble".

Quelques dates

1er-9 août : Visite des amis du jumelage avec Nantes conduits par S. E. Mgr Laurent PERCEROU.                      

3 août  : A Natitingou avec l’évêque de Nantes.

6 août  : Fête de la Transfiguration. Ordinations diaconales à la Cathédrale à 9h30.

14 août  : 10 ans de la paroisse saint Laurent de Wansirou. Messe à 9h30.

15 août  : Assomption de la Vierge Marie. Fête d’obligation. Messe à Komiguéa à 9h30.

19-21 août  : Pèlerinage national à Notre Dame d’Arigbo de Dassa.

20 août  : Messe à 9h au Monastère N. D. du Kokoubou. Fête de st Bernard de Clairvaux.

21-23 août  : Visite de la Communauté des pèlerins de Marie dont le siège est à Porto-Novo.

23-27 août  : Séjour à Africae Munus de Ténonrou. 

La dixième rencontre mondiale des familles aura lieu ce mois-ci à rome. Pour encourager à la récitation du rosaire dans les familles, je voudrais rappeler certains points très utiles. Car souvent cette dévotion laisse à désirer. «C'est une pitié de voir comment la plupart disent leur chapelet ou leur rosaire. Ils le disent avec une précipitation étonnante. Ils mangent même une partie des paroles…après cela, faut-il s’étonner que les plus saintes prières de la religion chrétienne restent sans presque aucun fruit ; ET que après mille et dix mille rosaires récités on n’en est pas plus saint. Arrêtez votre précipitation naturelle en récitant votre rosaire, et faites quelques pauses au milieu du Pater et de  l’Ave…Une  dizaine dite ainsi posément vous sera plus méritoire que des milliers de rosaires récités à la hâte sans réfléchir ni s’arrêter ». Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, le secret du rosaire, pour se convertir et se sauver. Cettete observation du 18è siècle n’a pas pris une seule ride.

A  l’heure du chapelet, il faut arrêter toute activité. Dieu et la vierge sont là. Nos bons anges gardiens aussi. toute la cour céleste est là. Quelle belle compagnie ! Le secret sublime de cette prière est d’en faire un temps de méditation pour contempler la vie, la mort, la passion et la gloire de jésus-christ, pour contempler aussi le rôle de marie dans le mystère de l’incarnation rédemptrice. lentement, prononçons les paroles avec foi et confiance, en y mettant beaucoup d’attention. sans bâiller. et si on psalmodie les "ave maria" c’est encore mieux. Il s’agit de chanter tout l’"ave maria" et non seulement quelques phrases pour vite finir le chapelet

I-Méditation-prière-contemplation-action

Les vingt mystères du rosaire  (joyeux, douloureux, glorieux et lumineux) sont tous de grands bienfaits de dieu, de même que "le pater, l’ave maria, le gloria patri". " il est opportun que l’énonciation des différents mystères soit accompagnée de brefs passages de la bible relatifs au mystère annoncé" (exhortation apostolique post-synodale, verbum domini n° 88). en effet, il y a un lien indissociable entre les saintes ecritures et marie "qui conservait toutes ces choses en les méditant dans son cœur" (lc 2,19). méditer c’est se laisser toucher personnellement ou communautairement par la parole de dieu. c’est se remettre en question. c’est actualiser la sainte ecriture. la méditation prépare la prière, la prière conduit à la contemplation et la contemplation nous pousse à l’action, c’est-à-dire à servir humblement et gratuitement dieu dans le prochain. sans la méditation, le chapelet est comme un corps sans âme, donc un cadavre, ou encore comme une moto sans carburant. elle devient encombrante. ainsi compris, rien n’empêche qu’on prie le chapelet devant le saint-sacrement : « en présence du saint-sacrement conservé ou exposé, il est possible aussi  de prévoir la prière mariale du rosaire qui est "merveilleuse de simplicité et de profondeur" » (redemptionis sacramentum n°138). plus notre âme est arrosée par cette prière, plus on respire la paix. et ce n’est que justice, car celui qui prend la mère de dieu chez lui a toute la sainte trinité et la cour céleste chez lui. alors qu’attendons-nous ?

Il- Quelques conseils pratiques

récitons le chapelet en état de grâce ou tout au moins avec un cœur repentant, dans la résolution de sortir de nos péchés. nous reconnaître pécheurs et compter sur la miséricorde de dieu, pour vivre dans la justice et la sainteté véritable, nous fait gagner des points

Je le répète : récitons le chapelet lentement, posément, en faisant attention aux paroles sublimes qu’on prononce. certains se croient souvent à une compétition de course, à un marathon. la vitesse avec laquelle les "pater", "ave" et "gloria" se pourchassent comme une mitrailleuse déréglée confirme que le cœur n’y est pas. or "dieu écoute plutôt la voix du cœur que celle de la bouche". dans cette manière rapide de liquider le chapelet, on ne prie pas, on ne fait prier personne, les distractions volontaires se multiplient. c’est un de manque de respect envers dieu et sa sainte mère. quand on s’adresse à une personne qu’on aime, c’est avec courtoisie. or dans la récitation à la va-vite, il n’y a pas de méditation, pas de contemplation, pas d’intériorité, pas de recueillement. c’est rien que du rabâchage, un triste ronronnement continu

III- Ecoutons l’enseignement du saint pape Paul

 « par nature, la récitation du rosaire exige que le rythme soit calme et que l’on prenne son temps, afin que la personne qui s’y livre puisse mieux méditer les mystères de la vie du seigneur vus à travers le cœur de celle qui fut la plus proche du seigneur, et qu’ainsi s’en dégagent les insondables richesses ». plus près de nous, le père georges vandenbeusch dans sa captivité par la secte boko haram au cameroun a tenu bon grâce au chapelet : "en fin d’après-midi, je priais le chapelet en prenant tout mon temps". prendre son temps cela vaut pour toute prière et oraison. le prophète jérémie dit : "maudit soit celui qui fait l’œuvre de dieu avec négligence" (jérémie 48, 10). la négligence est un élément de la médiocrité spirituelle. c’est affreux de prier le chapelet avec un ou plusieurs portables allumés ou même avec la télévision en marche.  adieu la concentration ! et c’est dommage

saint pie x (1914) dans son testament écrit ceci : « le rosaire est, de toutes les prières, la plus belle, la plus riche en grâce, celle qui touche le plus le cœur de la mère de dieu. si vous voulez que la paix règne dans vos foyers, récitez-y le chapelet en communion ». quel bon conseil aux couples, aux familles et aux diverses communautés ! proposons carrément un canevas

 

IV- Canevas pour bien réciter le chapelet

1- commencer par faire un signe de croix avec piété et recueillement. puis se brancher tout de suite sur l’esprit saint qui nous aide à prier, à moins que ce soit l’heure de l’angelus (ou du regina coeli pendant le temps pascal). annoncer l’intention générale du mois suivie, si on veut, d’une intention particulière. ensuite réciter le credo (symbole des apôtres), puis un pater, trois ave maria et le gloria patri

2- prévoir un chant ou un refrain marial entre les dizaines

3- avant chaque dizaine : annoncer le mystère, le fruit du mystère. lire un verset biblique si possible ; ou alors faire un petit commentaire de ce mystère. puis demander une grâce au seigneur par l’intercession de notre sainte mère

4- réciter la dizaine composée d’un pater, de dix ave maria et d’un gloria patri.

5- après chaque dizaine, terminer par une invocation comme "jésus doux et humble de cœur…," ou "esprit saint, éclairez-nous", ou bien encore "ô marie conçue sans péché…" (3 fois). n’oubliez surtout pas celle que la vierge de fatima le 13-07-1917 a vivement recommandé aux enfants, après leur vision de l’enfer : « o bon jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. conduisez toutes les âmes au ciel, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde »

6- après les cinq dizaines, il y a les litanies de la vierge marie. pensez à y inclure "reine de la famille" avant de conclure "reine de la paix". si on ne dit pas les vêpres, on peut chanter le magnificat ou le salve regina à la fin.

En ce jubilé des familles, confions la famille diocésaine et toutes les familles de la terre à marie. la dépendance aux réseaux sociaux et aux téléphones portable détruit beaucoup de mariages. demandons souvent à dieu, outre la santé de l’âme et du corps, la grâce de la maîtrise de soi, de la vérité et l’attention à l’autre, la grâce du pardon et de la guérison de nos blessures intérieures, la grâce de l’humilité et de la fidélité au conjoint.

Retenons ce souhait du pape françois : « gardez dans votre cœur le conseil que j’ai donné aux époux avec ces trois mots : ‶s’il te plait, merci, pardon″. et quand un conflit survient, ne finissez jamais la journée sans faire la paix… le seigneur jésus, en sa miséricorde infinie, vous inspirera la juste manière d’avancer au milieu de toutes ses difficultés et afflictions… 

Faisons de parakou un diocèse marial où dans toutes les familles on prie chaque jour le chapelet. c’est possible. il suffit d’aimer la sainte vierge et de la faire aimer très tôt aux enfants. "une famille qui prie reste unie" (madre teresa). faisons-la aimer aussi dans nos établissements scolaires. qu’est-ce qui empêche que pendant les mois  de mai et d’octobre, enseignants et élèves se retrouvent autour d’une statue de la vierge pour le chapelet dans nos écoles, ne serait-ce qu’une fois par semaine ? evangélisons par et avec la mère de dieu et notre mère.

Dans les foyers ou internats, le chapelet médité devrait faire partie du programme du soir. les vocations sérieuses ne se feront pas attendre. elles naissent de la prière et du témoignage de la foi pure, sans syncrétisme. dans nos séminaires et autres maisons de formation, exerçons-nous à bien réciter le chapelet. qu’on s’inspire du canevas que je viens de proposer. la mère qui a formé les saints apôtres saura orienter les jeunes et nous-mêmes portés au vide, au superficiel, et à l’éphémère. proposons aussi la prière du chapelet aux malades dans nos maisons et dans les hôpitaux. la vierge, santé des malades, est capable de les guérir. partout où règne la vierge, la lumière brille dans les cœurs, la sagesse de dieu pénètre dans les vies, la vérité rime avec charité, les saintes réformes sont mises en application, les agressifs rentrent leurs griffes, les chrétiens refroidis se réchauffent ; la joie rayonne dans les familles, l’espoir renaît partout et chasse l’amertume du découragement, enfin l’amour et la confiance réciproque s’installent dans les foyers. avec jésus et sa sainte mère, soyons tous disciples, témoins et missionnaires dans les familles, sur les paroisses et dans tout le diocèse. ave maria !!

       

Nouvelles de famille

- du 22 au 26 juin à rome aura lieu la 10è rencontre mondiale des familles. dans notre diocèse, toutes nos paroisses se mobiliseront pour cet événement les dimanches 12 et 19 juin. les tueurs conjugaux silencieux deviennent nombreux. la dépendance aux réseaux sociaux et téléphones portables est un mal pernicieux

- l’intention du mois : prions pour les familles chrétiennes du monde entier, afin qu’elles puissent vivre la gratuité de l’amour et la sainteté dans leur vie quotidienne

- le mois de juin est dédié dans l’eglise catholique au sacré cœur. passons quelques instants par jour au pied du tabernacle. demandons à jésus conseil et force, consolation et appui. récitons la litanie du sacré-cœur de jésus

- le père olivier GANGBAZO   est nommé aumônier diocésain de la chorale Hanyé

- le père Marie-Luc ANANI est nommé aumônier de la chorale Aluwassio.

- thème de l’année pastorale 2022-2023 : Marie, l’humble servante du seigneur. le chant du magnificat sera notre repère commun

Quelques dates

4 juin        : confirmations à Agbassa pour tout le secteur paroissial de bétérou

5 juin        : pentecôte. confirmations à la cathédrale. entrée en vigueur de la nouvelle constitution apostolique ‶predicate evangelium″ du pape françois, sur la curie   romaine et son service à l’eglise et au monde.

6 juin        : lundi de pentecôte : mémoire obligatoire de marie, mère de l’eglise

11 juin      : a 10h, dédicace de l’église paroissiale st michel archange de Maréborou

12 juin      : fête de la Ste Trinité. confirmations à la paroisse n. d. de lourdes d’albarika

14 juin      : conseil presbytéral à la maison diocésaine à 9h30

19 juin      : Fête-Dieu. messe chez les contemplatives de jésus eucharistie à boko

21-22 juin : visite au centre diocésain Africae Munus

24 juin      : fête du Sacré-Coeur de jésus. journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. au monastère l’etoile notre dame avec tous les prêtres.

A 9h15 : répétition liturgique à 10h : sainte messe avec les moniales.

25 juin     : fête du cœur immaculé de Marie. jubilé d’argent (25 ans) de SR Léonie GNANSOUNOU, sr Albertine. messe à 9h30 à la cathédrale sts Pierre et Paul

26 juin     : a 9h, confirmations des étudiant(e)s à l’aumônerie de st augustin

28 juin-1 juillet : camp de formation des séminaristes du diocèse au séminaire providentia dei

N.B. : retraite selon les exercices de St Ignace de Loyola du 25 au 29 juillet 2022 au séminaire Providentia Dei. pour tout renseignement et inscription, contacter le père Laurent GUIMON, tel. n° 61780939. participation 5 mille fcfa. on ne prendra pas plus de 20 personnes...    ......   .s. ....le !.»... ...et..l..s n..… 2es

La joie était à son comble le 29 mars 2022 au séminaire propédeutique Mgr Robert CHOPARD-LALLIER de Ténonrou. Ce fut en effet le jour choisi par la Providence pour la dédicace de notre chapelle de 40m de longueur sur 20m de largeuruyjh,n… En novembre 2020 l’Aide à l’Église en Détresse, l’AED, nous adressait un message pour l’octroi de 8 millions de francs CFA. Quelques jours après, cette même Association catholique envoie un courriel pour nous annoncer la prise en charge totale de la construction, grâce à un donateur italien du nom de MAURO SERVIGI. Comme elle fut grande notre joie ! En moins de 72 heures, séminaristes et formateurs, comme un seul homme, mirent au propre l’espace qui devrait abriter cette chapelle. Des buttes d’ignames furent détruites pour faire place à la maison du Seigneur…

La chapelle a été dédiée à Saint Cyprien de Carthage. Les reliques sont celles du Bienheureux Père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus. Rassurez-vous, il n’y a pas de conflits de leadership entre ces élus de Dieu. La raison fondamentale de notre choix réside en ceci : Saint Cyprien et le Bienheureux Père Marie-Eugène sont des modèles pour nous en ce qui concerne les trois piliers essentiels (la tête, le cœur et les mains) sur lesquels repose la formation dans notre maison. Saint Cyprien a joui d’une immense popularité à Carthage et même dans l’Église universelle. Appartenant vraisemblablement à la haute société d’Afrique du Nord, il reçut une très solide formation intellectuelle. Peu de temps après sa conversion, il devint prêtre, puis fut élu évêque de Carthage en 249. Ses lettres témoignent d’une grande force de persuasion pour inciter les fidèles à la concorde et à l’humilité, à la prière et aux jeûnes ainsi qu’à la pratique des bonnes œuvres. Il rendit le suprême témoignage du martyre le 13 septembre 258, à Carthage. Le Père Marie-Eugène, mort le 27 mars 1967 à Venasque (France), a été béatifié le 19 novembre 2016 par le Cardinal Angelo AMATO, alors préfet de la Congrégation pour la cause des saints, qui représentait le Pape François, en présence de plus de 10 000 fidèles, de 300 prêtres et de 35 évêques dont notre Archevêque. Le Père Marie Eugène était un ami de l’Esprit Saint. En cette année pastorale dédiée à l’Esprit Saint dans notre diocèse, il nous plaît de rappeler ses propos sur l’Esprit Saint lors de sa conférence du 17 août 1966 : « Qu’importent les qualités naturelles ! La grande richesse, c’est d’être pris par l’Esprit Saint, d’être transformé par l’Esprit Saint ». Le Bienheureux Marie-Eugène est le fondateur de l’Institut Notre Dame de Vie qui, au niveau spirituel, nous soutient pour ce qu’est la colonne vertébrale de nos deux séminaires diocésains : la prière de l’oraison. Dans sa lettre en date du 17 novembre 2021, le Frère Marc CHIESA, Postulateur Général, écrit : « ... Des reliques authentiques qui sont conservées chez nous, nous avons extrait une particule du corps du Bienheureux Marie-Eugène de l’Enfant Jésus, Prêtre et Confesseur, que nous avons placée dans une boîte métallique de forme ronde, protégée de cristal, attachée avec un fil de soie, de couleur rouge et scellée de notre sceau».

Ce jour-là, après la post-communion, Monseigneur François GNONHOSSOU, évêque de Dassa-Zoumè, procéda à la bénédiction du cénotaphe situé à droite, à l’entrée de l’église. Du grec kénos qui signifie vide et taphos qui veut dire tombeau, le cénotaphe est un monument en forme de tombeau, élevé à la mémoire d’un défunt et qui ne contient pas son corps. Ce cénotaphe a été élevé à la mémoire de Monseigneur Robert CHOPARD-LALLIER, vaillant missionnaire de la société des Missionnaires Africaines. Il fut Préfet Apostolique de la partie septentrionale de notre pays, aujourd’hui constituée des diocèses de Parakou, Djougou, N’Dali, Kandi, et Natitingou. Il vit le jour le 29 Mars 1921 dans le Doubs. La date du 29 mars n’a donc pas été choisie au hasard. Sa famille biologique n’a pas pu faire le déplacement mais a fait don au séminaire de son calice. Son frère Léandre CHOPARD-LALLIER nous a écrit des mots très touchants: «Le calice fondu à la fin de la guerre à partir des bijoux donnés par des amis et membres de la famille lui a été offert à sa première messe... (A sa mort), le calice était destiné à un neveu, grand séminariste, qui mourut soudainement dans un accident en 1975, à l’âge de 24 ans alors qu’il travaillait en forêt durant les vacances...Quand le diocèse de Parakou au Bénin a demandé un objet ayant appartenu au Père Robert Chopard-Lallier pour la chapelle du séminaire de Ténonrou dédié à sa mémoire, il nous a semblé que son calice était plus qu’un objet, mais le signe renouvelé chaque jour quand il célébrait la sainte messe, de sa mission auprès du Christ et de ses frères Béninois ». Des calices utilisés ce jour-là pour la célébration, celui de Mgr Robert était le principal…  

 Dès qu'on entre dans notre chapelle, on est frappé par la grandeur nature de la croix du Christ qui se dresse majestueusement au-dessus de l'autel. Elle est l’œuvre d’un artiste béninois, et financée par une dame amie et ses deux enfants. À la droite de cette croix, se dresse l’élégante statue de la Vierge Marie, Notre Dame de Komiguéa, Reine des familles. C’est la sainte patronne de notre diocèse et bien sûr la mère des séminaristes. Elle occupe dans la vie de notre séminaire une place de choix. Saint Joseph n’a pas été oublié. Sa belle statue a été réalisée par le même artiste avec du bois précieux de chez nous. Et que dire de l’autel, de l’ambon et du tabernacle ? Ils ont été tous réalisés avec la pierre de chez nous, par des artisans de chez nous...

Ce jour-là, la dédicace de notre chapelle a drainé du monde. On pouvait noter la présence de trois évêques, Mgr Antoine SABI BIO (Natitingou), Mgr François GNONHOSSOU (Dassa) et notre Archevêque, une soixantaine de prêtres et quelques religieuses. Parmi les confrères prêtres, tous "parrains de l’événement", mentionnons quelques noms: les Pères Raymond SOBAKIN, Recteur du Grand Séminaire Saint Gall, Didier GNITONA, Recteur du Grand Séminaire Providentia Dei, Augustin GNONHOSSOU, Recteur du Séminaire Propédeutique Saint Martin de Porrès, Thierry GOMEZ, Recteur du Séminaire Notre-Dame de Fatima et le Père Damian NJOKU, Curé de Kènou (Nigéria), une paroisse située à 5 kilomètres de Ténonrou. De nombreux fidèles et amis du secteur paroissial de Kabo, Anakpérou, de la ville de Parakou et même de Cotonou ont répondu favorablement à notre invitation. Nous avons reçu également des messages de félicitations et d’encouragement de S. E. Mgr Mark G. MILES, Nonce Apostolique au Bénin et au Togo; du Père Désiré O. SALAKO, Provincial SMA Bénin-Niger; du Père Guy BOGNON, Secrétaire Général de l’Œuvre Pontificale de Saint Pierre Apôtre de Rome; du Père Cosme ADJOMALE, Directeur National des OPM; du Père Denis Le Pivain, Recteur Fondateur du Séminaire Providentia Dei et actuellement curé de Cadenet dans le diocèse d’Avignon (en France); du Père Bernard MINVIELLE de l’Institut Notre Dame de Vie de Venasque. A tous, nous disons nos vives gratitudes.

 Père Dieudonné AHYITE

Recteur du Séminaire

 

NOMINATIONS du 24 juin 2022

Deviennent paroisses : saint Philippe de Tourou avec le P. Marius OBA, comme Curé, et saint Michel Archange de Maréborou avec le P. Herman BAGARA comme Curé fondateur.

Aumôniers diocésains :

Prénoms et nom

Aumônier

1. 

P. Sosthène ALAPINI

Des chorales Sèhouégnon 

2. 

P. Joseph AGANI

Des jeunes

3.

P. Patrick SABI SIKA

Contemplatives de Jésus Eucharistie

 

Affectations de lieu de mission

Prénoms et nom

Lieu de mission

 

1.

P. Norbert AGOSSOU

Econome au Séminaire Providentia Dei

2.  

P. Modeste ABO

Econome au Séminaire

Mgr Robert CHOPART-LALLIER

3. 

P. Angelo CODJIA

Professeur au Séminaire

Providentia Dei

4. 

P. Adolphe AGANI

Régisseur à

L’Orphelinat CND du Refuge

5.

P. Rémi TEQUI

Quasi-paroisse  Notre-Dame de Lourdes  de KOUBOU

6. 

P. Gildas TONOUKOUIN

Fidei donum à NANTES

 

Autres Responsabilités

P. Ernest DEGUENONVO est nommé Responsable diocésain à la Commission Accord-Cadre près la Conférence Episcopale du Bénin (CEB). 

P. Fortuné GONSALLO est nommé Responsable diocésain à la Commission des Migrants près la CEB.

P. Léandre YEMANDJRO est nommé Responsable diocésain pour l’Enfance missionnaire.

Toutes ces nominations prennent effet le 1er septembre 2022.

Dossiers des Séminaristes

Sont admis pour le rite d’admission, le lecctorat et la prise de soutane : KOLANI Dine Abel, KOUAZENAN Olaniran Espédie, MECHEDE Jianny Losti, N’KOUE Fidèle, QUENUM Ayina T. Bernard, VODOUNOU M.G. Mario.

Sont admis pour l’acolytat : ADJABODJOU Osée, AGBO Maurice, AKPOHOUNKOU Jean-Luc, GARADIMA Germain, KASSOUWIN Georges, KOUTON Athanase, OGOUREMI Wilfried.

Sont admis pour le diaconat : John WOTTO, Deo-Gratias TONI, Gerald LOKO, Romaric BAHUNGO, Marc AGBODJETO, Audrey KOUDOHOUNHOU. 

Sont admis pour le presbytérat : Les abbés Jacques Hospice MEDETON et Innocent DJAGBA.

L’abbé Audrey KOUDOHOUNHOU fera son stage diaconal à la Cathédrale Sts Pierre et Paul et l’abbé Hospice MEDETON fera le sien à la paroisse Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de Tchaourou. 

La date des ordinations diaconales est le 6 août 2022 et celle des ordinations presbytérales le 26 novembre 2022.

Stage canonique des Séminaristes (Sept. 2022 - Juin 2023)

Nom et Prénom

Lieu de stage canonique

AGBOKOU Thomas

Séminaire Notre-Dame de Fatima 

 

AGON Edistonne

Diocèse de Porto-Novo

 

GBABI Ludovic

DDEC-Internat Marie MAGA

 

HOUESSOU Marius

Séminaire Mgr CHOPARD-LALLIER 

 

HOUNDOTE Gildas

Paroisse de Kpari

 

LAWIN Charles

Diocèse de Djougou (Petits-clercs)

 

TCHAMKPA Thomas

Centre Notre-Dame du Refuge 

 

TCHANDO Alban

Caritas-BDBD

 

Nouvelles de famille

1- Le mois de juillet est dédié au Précieux Sang de Jésus dans le prolongement du mois de juin réservé au Sacré-Cœur.

2- Intention générale du mois : Pour les personnes âgées qui représentent les racines et la mémoire d’un peuple, afin que leur expérience et leur sagesse aident les plus jeunes à regarder l’avenir avec espérance et responsabilité.

3- Je recommande vivement la retraite spirituelle sur les exercices de St Ignace de Loyola qui seront prêchés du 24 au 29 juillet au Séminaire Providentia Dei.

4- Le monastère N. D. de l’Ecoute a été béni le 23 juin 2022. Mgr Antoine S. BIO, évêque de Natitingou était présent. Bénissons le Seigneur pour la présence provisoire de ces contemplatives discrètes et rayonnantes.

5- Prions pour le repos de l’âme de Madame Constance, mère de Sr Sylvie MEDETONOU.

6- Nous souhaitons à tous de passer des vacances intelligentes, toujours en compagnie de Jésus et de sa sainte Mère. N’oubliez pas votre bible et votre chapelet. Souvenez-vous que le chapelet, comme la fronde du petit David, peut abattre tous les Goliath de la terre. Que les jeunes s’intéressent aux formations manuelles et apprennent la transformation des produits locaux.

Quelques dates

2 juillet  : Rencontre avec tous les séminaristes du diocèse au Séminaire Providentia Dei à 17h

3 juillet  : à 9h30 : Célébration des ministères (rite d’admission, lectorat, acolytat) au  

                    Séminaire Providentia Dei.

3-10 juillet  : Camp missionnaire des Feux Nouveaux à Kpari.

4-6 juillet : Session des aspirantes à la vie consacrée au Séminaire Providentia Dei.

6-10 juillet  : Camp national de la Communauté de l’Emmanuel au Séminaire N.D. de Fatima.

7 juillet  : 16h-18h : Echanges des jeunes de la Communauté de l’Emmanuel avec l’Evêque.

7-9 juillet : Session des aspirants à la vie sacerdotale.

11 juillet : Fête de saint Benoît. 9h, Messe au Monastère l’Etoile Notre Dame.

15-17 juillet : Séjour à Africae Munus.

15-24 juillet  : Ecole de Foi au Séminaire Providentia Dei.

24 juillet  : Clôture de l’Ecole de foi. Messe à 9h. Echanges avec les participants à 10h30.

24-26 juillet : Séjour au Séminaire Providentia Dei.

25-29 juillet : Ecole de prière au Séminaire Providentia Dei (Retraite ignacienne).

29 juillet-9 août : Visite de S. E. Mgr Laurent PERCEROU, Evêque de Nantes. Il arrive avec une délégation pour les liens du jumelage entre nos deux diocèses.

6 août  : Ordinations diaconales à la Cathédrale.

N.B. : Du 19-21 août aura lieu le pèlerinage national de Dassa. Le thème est : "En synode avec   Marie, N. D. d’Arigbo".

                                                                                                               Nous voici réunis ce matin, mercredi saint, en cette belle Cathédrale, pour la messe chrismale. Je voudrais avant tout remercier le Seigneur, Maître souverain du ciel et de la terre. Il nous a donné Parakou en héritage, une terre bénie où ruissellent le lait et le miel. Nous allons renouveler la provision des saintes huiles. L’évêque entouré de ses prêtres consacrera le saint-chrême et bénira les autres huiles : l’huile des malades pour réconforter les souffrants et même guérir toutes faiblesses ; l’huile des catéchumènes, symbole de vigueur, pour donner à ceux qui veulent suivre le Christ de s’engager sans crainte dans les luttes de la vie chrétienne. Quant à la consécration du saint-chrême, huile parfumée, elle servira à oindre les baptisés, les confirmés, les prêtres, les évêques etc. 

La messe chrismale c’est aussi l’occasion de célébrer solennellement le sacerdoce de Jésus-Christ qui se subdivise en deux : le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel des prêtres. Le premier repose sur le sacrement de baptême, le second sur le sacrement de l’ordre. L’un a besoin de l’autre. Les prêtres ont besoin des fidèles laïcs et vice versa. Aujourd’hui les prêtres de Jésus-Christ feront le renouvellement de leurs promesses sacerdotales, tandis que les autres fidèles feront leurs promesses baptismales la nuit de pâques.

Je profite de cette solennité pour remercier aussi le peuple de Dieu qui m’est confié. Je suis plein de gratitudes pour votre zèle apostolique en ville et dans les villages. Que le Seigneur vous le rende au centuple. C’est aussi pour moi l’occasion de faire un petit bilan de la vie de notre famille diocésaine et rappeler certaines orientations pastorales qu’on aurait tendance à oublier.

Et tout d’abord, bénissons ensemble le Seigneur pour les divers mouvements et associations de fidèles laïcs qui évangélisent. Remercions le Seigneur pour les chrétiens Baribas qui augmentent et relèvent la tête, fiers d’appartenir à Jésus-Christ, le Sauveur du monde. Pour ce que le Seigneur me donne de lire, l’Eglise de Dieu qui est à Parakou est un peuple privilégié. Sans vouloir établir la liste des nombreux bienfaits de Dieu pour nous, ce qui est impossible, je voudrais retenir seulement trois grâces : La consécration du Séminaire Propédeutique de Ténonrou : beaucoup de fidèles de la ville se sont organisés pour parcourir cette piste de 60 km en mauvais état. Permettez-moi de saluer spécialement la bravoure du couple Thomas Maurice et son épouse que nous avons tous été agréablement surpris de voir là-bas. Pour leur âge c’est un exploit. C’est un grand encouragement pour les séminaristes et pour tous… Le tabernacle de cette chapelle du Séminaire est en pierres de chez nous, l’autel est aussi en pierre de chez nous. Le grand crucifix sur l’autel, la Vierge Marie et St Joseph ont été sculptés par des artistes de chez nous avec du bois de chez nous. Il est temps que nous cessions d’importer ce que les Africains peuvent produire. 

Je voudrais aussi bénir le Seigneur pour le digne fils de Parakou que Dieu a choisi pour être l’évêque de Djougou, en la personne de Mgr Bernard de Clairvaux TOHA. Rome, après avoir fouillé dans tout le Bénin, a préféré se tourner vers le diocèse de Parakou. Bénissons l’Esprit Saint qui ne se trompe pas et qui a merveilleusement inspiré Rome. Prions pour lui et pour le repos de l’âme de l’abbé Simon, décédé le lendemain de l’ordination épiscopale. C’était le premier prêtre que Mgr Paul VIEIRA, paix à son âme, a ordonné à Djougou. L’abbé Simon était un prêtre toujours gai, plein d’humour, heureux de rendre les autres heureux. Je n’hésite pas à dire que c’est son débordement de joie qui a pesé sur son cœur. En effet, pour qu’il participe à son sacre, Mgr Bernard l’a sorti d’un monastère où il purgeait une peine depuis plus de trois ans. Tout est grâce.

La troisième action c’est le joyau de la Maison diocésaine, la beauté physique de cette auberge est appréciable. Mais c’est surtout qu’elle me donne l’occasion de voir passer des groupes de toutes sortes pour des réunions et autres activités. Certaines personnes se joignent à la petite famille de l’évêché au moment de nos prières. Quel trésor ! Que tout le monde se sente invité à prier avec nous les matins et les soirs…

A présent, je voudrais développer trois points qui me sont chers : La santé à la pharmacie du Bon Dieu, la pensée positive qui s’épanouit dans l’oraison d’intimité et enfin l’humilité, vêtement distinctif des disciples du Christ.

Dieu nous veut en bonne santé. Dans la Vie Diocésaine de ce mois d’avril, je me suis appuyé sur notre automédication pendant la crise du Coronavirus. Et je me suis permis d’écrire ceci : ‶la surenchère de la peur a fait fonctionner à outrance notre instinct de conservation. Et nous nous sommes occupés directement de notre santé, sans aucune prescription médicale des docteurs. Qu’est-ce qu’on a pu boire, croquer, mâcher, ingurgiter, avaler ! On s’est tourné résolument vers la pharmacie du Bon Dieu : les plantes, les feuilles, les écorces, les racines, les recettes de grand-mère, les infusions et les décoctions… Les prophètes de malheur avaient prédit que les cadavres joncheraient nos rues. La mort de l’Afrique n’a pas eu lieu. Il est vrai que quelques-uns des nôtres nous ont quittés prématurément pendant la période de panique générale. Mais sont-ils vraiment morts de la covid 19 ? Quant à nous, nous voici encore vivants et en bonne santé. Tirons la conclusion : Dieu nous a protégés et nous protège encore. Remercions-le vivement. Nous pouvons exister sans l’industrie pharmaceutique ; prenons désormais notre santé en main, au moins jusqu’à un certain niveau.

De l’usage des plantes, je passe au rappel du thème de l’année pastorale : diversité de dons mais c’est le même Esprit. Le don des dons c’est l’amour. Où en sommes-nous ? Paul, l’apôtre des Nations dit : "N’attristez pas le Saint Esprit… : Amertume, irritation, colère, éclats de voix, injures, tout cela doit disparaître de chez vous, comme toute espèce de méchanceté". Les pensées négatives, les angoisses, les anxiétés etc. produisent des paroles blessantes et des actions méchantes. Quand l’esprit de l’homme est encombré et intoxiqué par l’orgueil de l’avoir, du savoir et du pouvoir, il voit tout le temps le mal chez les autres. Les pervers narcissiques, par exemple, ne se sentent jamais coupables. Ils se sentent plutôt victimes des autres qui souvent ne leur font aucun mal. Ces malades psychiques souffrent des blessures d’enfance, des frustrations du passé ou tout simplement elles sont jalouses du succès des autres. Le grand médicament c’est l’oraison d’intimité. Si le cœur de l’homme n’est pas connecté à Jésus-Christ, immensément bon et aimable, il se remplit de malveillance et de moisissure. Il respire mal, suffoque et devient agressif. Mais quand nous mettons Dieu au centre de nos vies, nous crions notre fidélité d’appartenir au Christ comme St Paul : ‶Qui nous séparera de l’amour du Christ ?ʺ…

Saint Augustin a cherché vainement Dieu sur les places publiques, dans la nature, dans les plaisirs de ce monde. C’est au-dedans de lui-même qu’il l’a trouvé. Notre cœur est sans repos s’il ne se réfugie pas en Dieu. L’oraison mentale ou d’intimité, comme l’explique si bien Ste Thérèse d’Avila, est un regard de l’âme, regard fixé non sur Dieu abstrait mais sur le Christ présent en l’âme, présent en nous. Ce regard intérieur n’est pas une contemplation du rêveur distrait ni une contemplation platonique, mais c’est un effort de tout l’être pour introduire notre vie dans l’amour du Christ qui nous dit : "Demeurez dans mon amour car c’est moi qui vous ai choisis"…

Chers amis prêtres, premiers collaborateurs de l’évêque, mes co-responsables dans l’Eglise famille de Dieu, souffrez que je vous dise, en ce jour béni, ma joie d’être pasteur avec vous dans ce beau diocèse… Allons joyeusement à la rencontre du Peuple de Dieu. Cultivons toujours la pastorale de la diocésanité, la pastorale de la solidarité et de l’amitié en Jésus-Christ. Je rappelle que je reçois les matins dans mon bureau, tous ceux qui le désirent, sans rendez-vous. Toutes les couches sociales viennent me rencontrer. Je me sens très honoré par Dieu quand ce sont les laissés-pour-compte, les pauvres, les malades mentaux etc. Ce sont les privilégiés du Bon Dieu. Et quand ce sont les prêtres, je suis doublement content… 

Notre bonheur est en Dieu. Pour être heureux à la suite du Christ, il faut cultiver le dépouillement de notre "ego" et s’habiller d’humilité. C’est le vêtement des chrétiens heureux. L’exemple nous vient de Jésus. Il s’est dépouillé de sa gloire divine pour s’incarner. Et il s’est laissé traiter en homme vulgaire. Permettez-moi d’insister sur le Christ qui lave les pieds à ses apôtres (Jn 13). C’était impensable et cela l’est encore aujourd’hui ; lui le maître, le chef, ‶le patron″ lave les pieds à ses apôtres, aux subalternes, aux inférieurs. C’était le rôle de l’esclave non juif. Et pourtant Dieu l’a fait à ses créatures. Quelle leçon en tirer ? Le plus grand doit être un humble serviteur. La vie de Jésus, du début à la fin, fut un lavement des pieds. ‶Celui qui veut être le premier parmi vous sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude″ (Mc 10, 44-45). Imitons-le : Ah, si les prêtres lavaient les pieds de leurs fidèles ! Et vice versa. Si les époux lavaient les pieds de leurs épouses. Et vice versa. Si les parents lavaient les pieds de leurs enfants et vice versa. Si l’évêque lavait les pieds de ses prêtres et vice versa ! Rien n’est impossible avec la force de l’amour de Dieu.

Avec la bonne santé physique et spirituelle, avec l’oraison d’intimité et les cœurs revêtus d’humilité, les fruits de notre évangélisation seront surabondants. N’est-ce pas ce que le Pape François souhaite dans le document préparatoire au Synode sur la synodalité : ‶Faire germer des rêves, susciter des prophéties et des visions, faire fleurir des espérances, stimuler la confiance, bander les blessures, tisser des relations, ressusciter une aube d’espérance, apprendre l’un de l’autre, créer un imaginaire positif qui illumine les esprits, réchauffe les cœurs, redonne des forces aux mains″ (n. 32). Voilà ce que le Seigneur attend de nous. Rien d’autre qu’une nouvelle pentecôte à Parakou. Que la Vierge Marie, N. D. de Komiguea, intercède pour notre famille diocésaine.

Nouvelles de famille

- Le mois de mai c’est le mois de Marie. C’est aussi, au Bénin, le mois des Séminaires : décision des évêques. Soutenons individuellement et collectivement ces maisons de formation.

- En ce mois de Marie, réveillons notre dévotion envers la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère. Dans toutes les familles, toutes les écoles, tous les mouvements, récitons le chapelet.

- Nous accueillons en famille diocésaine, S.E.R. Mgr Bernard de Clervaux TOHA, évêque de Djougou et fils de Parakou, le 1er mai au Sanctuaire. Merci à tous ceux qui bousculeront leur agenda pour ce grand rendez-vous au pied de la Vierge Marie, N.D. de Komiguea.

- Priez pour les évêques de l’Afrique de l’Ouest qui se retrouvent au début de ce mois à Abuja (Nigéria) autour du thème : "Fratelli tutti, chemin de fraternité et de paix durable chez nous".

- Les plants de papayers sont prêts pour être mis en terre. Voyez l’économat diocésain. Comme on l’a fait pour l’artémisia, j’exhorte tout le monde à répandre partout le papayer et le moringa. Ce sont des plantes-pharmacies.

- Prions pour le repos éternel de l’âme de Philomène, maman du Père Luc AMETODOU, ofs.

Quelques dates

1er mai  : Messe d’action de grâce au Sanctuaire marial de Komiguéa présidée par S.E. Mgr Bernard TOHA, évêque de Djougou. Messe à 10h.

2 mai  : Journée de détente des prêtres au Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier de  Ténonrou. Détente ouverte aux consacré (e)s.

2-10 mai  : A Abuja (Nigéria) pour l’Assemblée plénière des évêques de l’Afrique de l’ouest.

8 mai  : 4ème dimanche de Pâques. Journée mondiale de prière pour les vocations. Quête impérée pour les O.P.M. Messe d’action de grâce dans toutes les églises pour le centenaire de naissance du Cardinal Bernardin GANTIN.

14-15 mai : A Cotonou pour la célébration nationale du centenaire de naissance du Cardinal Bernardin GANTIN.

17-19 mai : Assises de la Conférence Episcopale au Grand Séminaire de Ouidah.

20-22 mai : Week-end de Cana à la Maison diocésaine.

22 mai  : Béatification de Pauline Jaricot, à l’origine des Œuvres Pontificales Missionnaires.

                  -Confirmations à la paroisse Marie Auxiliatrice à 9h30.

24 mai  : Conseil presbytéral à la Maison diocésaine à 9h30.

26 mai  : Ascension. Fête d’obligation : A Ténonrou avec les séminaristes propédeutes.

28 mai  : A Kpari, célébration des 25 ans de présence à Parakou des Sœurs Esclaves du Sacré-Cœur de Jésus. Messe à 10h.

29 mai  : Confirmations à Okédama. Quête impérée pour les Séminaires du Bénin.

                  Journées mondiales des Communications sociales.

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