Séminaire Providentia Dei

La Plume : Où et comment est née et a germé l’idée de la création d’un Séminaire diocésain ?


 Mgr : Dans les années 2000, j’étais l’évêque chargé des séminaires interdiocésains au Bénin. Il fallait nécessairement faire des réformes. Pour un séminaire interdiocésain c’est très difficile d’obtenir d’emblée l’adhésion de tous les évêques sur les réformes qui ne viennent pas de Rome. Alors le Seigneur m’a inspiré de créer un Séminaire diocésain pour une formation plus spécifique. Aujourd’hui le fossé est comblé puisque les formateurs du Séminaire diocésain Providentia Dei et des autres Séminaires du Bénin se partagent aimablement les expériences.

 

La Plume : Quels ont été les principaux acteurs de ce projet ?

 

Mgr : Le principal acteur dans l’Eglise, c’est toujours l’Esprit Saint. C’est lui qui inspire, guide et accompagne jusqu’au bout. Tous les jours, je lui demande de m’éclairer. En effet, la formation des futurs prêtres est beaucoup plus une œuvre divine qu’humaine. Avouons cependant qu’au plan humain, le premier co-concepteur de ce Séminaire c’est le R. P. Alphonse QUENUM, paix à son âme. A l’époque, il était Recteur de l’Université Catholique d’Abidjan (UCAO). Pendant ses vacances, il venait me voir à Natitingou par amitié. Il m’a laissé un manuscrit de grande valeur sur ce Séminaire diocésain. Nous nous en sommes servis pour les statuts. C’était vraiment un grand formateur. Le 2ème co-concepteur c’est le R. P. Didier GNITONA, le Recteur actuel. A l’époque, il était Recteur du Grand Séminaire St Gall de Ouidah. C’est à lui que j’avais demandé de s’occuper des plans des divers bâtiments et de leur harmonisation (plan de masse). Il y a travaillé d’arrache-pied pendant deux ans. Mais le génie sans conteste de ce sublime projet c’est le R. P. Denis Le Pivain, prêtre fidei donum de l’Archidiocèse d’Avignon. Il a été le Recteur fondateur. C’est le grand ingénieur dans tous les sens. Il avait la perspicacité des premiers missionnaires et le charisme de la docilité à l’Esprit Saint. Il a réussi dès le départ à introduire dans le Séminaire l’esprit de famille auquel je tenais beaucoup. Et puis, il ne faut pas oublier le premier économe, le R. P. Aimé NATA, « un bulldozer » exceptionnel au travail. Il y a aussi les autres formateurs, le personnel religieux en l’occurrence les Sœurs de la Providence de st Paul de Kara, les fidèles laïcs, les bienfaiteurs discrets et les divers organismes : ce sont tous des acteurs importants. Qu’ils soient tous bénis copieusement!

 

La Plume : Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour la réalisation de ce projet ?

 

Mgr : Le Séminaire a ouvert officiellement ses portes le 1er octobre 2014. Ce fut comme un cadeau du Ciel au cours du jubilé des 70 ans d’évangélisation de Parakou. Tout départ est chargé d’obstacles, d’inconnus, de surprises. Mais je dois avouer que je n’ai pas rencontré de difficultés majeures. Au contraire, j’ai été plutôt agréablement surpris de la générosité débordante du Bon Dieu. Dès la première année, les séminaristes avaient la chapelle. Puis l’année suivante en 2015, il ya eu la bibliothèque, le réfectoire, la cuisine, les cabines des séminaristes. Les infrastructures ont été mises très vite en place. Tout le diocèse et beaucoup d’amis du Bénin et hors du Bénin, les organismes catholiques sont vite accourus pour soutenir ce « bébé » naissant. J’ai été épaulé fortement par le Nonce Apostolique Mgr Brian UDAIGWE. Et comme si cela ne suffisait pas, ce Séminaire en gestation a reçu la visite du Cardinal G. BERTELLO et du Cardinal R. SARAH. Grâce au Cardinal F. FILONI, ce Séminaire a été élevé dès le début au même rang que les Séminaires interdiocésains soutenus par Propaganda Fide (Rome). Aucun Séminaire au Bénin n’a eu toutes ces attentions dès le départ, si je ne m’abuse. Le plus beau c’est que je pensais qu’on mettrait longtemps à remplir les 50 cabines pour séminaristes. Le secret de cette réussite sur le plan humain, c’est peut-être l’esprit de famille, la convivialité et la cohésion des formateurs autour du Recteur. Cela rejaillit évidemment sur les séminaristes. Et toutes les semaines, je vais les visiter ; entre autres, je m’intéresse beaucoup au reboisement. Je prie avec les séminaristes et je prends le repas de midi avec eux.

 

La Plume : L’idée de créer ce Séminaire a été sans doute très critiquée aussi bien par les fidèles que par les prêtres, et même par certains évêques. Comment êtes-vous parvenu à le digérer ? N’avez-vous pas été tenté un instant de tout abandonner ?

 

Mgr : C’est normal que les gens critiquent. Ils font de la publicité sans le savoir. Même si leurs propos sont négatifs, ils en parlent et les gens sont informés. Entre nous, même Dieu qui est parfait et tout-puissant n’arrive pas toujours à obtenir l’unanimité. Et puis, il y a souvent une part positive même dans les critiques les plus acerbes. C’est ce côté positif que je recueille et non la part méchante que j’envoie rapidement à la poubelle. Il faut toujours éviter d’intoxiquer son esprit avec les propos négatifs des autres. Enfin, les critiques, en général, portaient sur la non nécessité d’un tel projet, vu l’existence déjà de plusieurs Séminaires dans le pays… Puis certains se demandaient où trouverais-je les sous ? C’est oublier que Dieu est le richard des richards : "Au Seigneur le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants", dit un psaume.  Enfin d’autres étaient sûrs que je n’aurai pas les professeurs qualifiés. Bref ! Je ne suis jamais affecté par les critiques. Elles m’aident plutôt à me réfugier davantage dans le Seigneur pour mieux rebondir. C’est une grâce spéciale. C’est un mystère. Tant que je suis convaincu que c’est une œuvre de Dieu, je fonce et rien ne m’arrête. Il a fallu qu’on me critique pour que je découvre que ce sont les séminaires diocésains que le droit canon encourage et non les séminaires interdiocésains (Can. 237§ 1). Eh oui, c’est le Séminaire diocésain qui est vraiment le cœur de l’évêque. Pour votre curiosité, le seul évêque qui m’avait soutenu clairement dès le départ, c’était l’évêque de Djougou, feu Mgr Paul VIEYRA. Paix à son âme. Deux ou trois séminaristes de Djougou faisaient partie des premières "recrues".

 

La Plume : D’aucuns pensent que ce séminaire vient créer une scission dans le futur clergé béninois.

 

Mgr : Comme je viens de l’insinuer, il faut laisser les gens bavarder. Une scission dans le clergé ! Même des frères et sœurs du même sang peuvent se diviser. Ecoutez ! Il y a un théologat à Ouidah, un autre à Tchanvédji. Ça fait deux théologats au Bénin. Où est la scission du clergé? Pourquoi il n’y aurait pas un philosophat à Djimè et un autre à Parakou ? Les séminaristes de Providentia Dei, après le philosophat de Gaah-Baka, vont faire le théologat à Ouidah ou à Tchanvédji. Ils se mélangent aux autres. Même si un jour on devrait avoir un théologat à Parakou cela ne suffit pas pour diviser le clergé. La division vient des cœurs aigris, frustrés, compliqués, ondoyants, malades et non des lieux différents de formation. Un peu de jugeote !

 

La Plume : On dit aussi que ce Séminaire vise à former des « prêtres paysans ». Qu’en dites-vous ?

 

Mgr : Si ce séminaire arrivait un jour à former des prêtres paysans, je bondirais de joie et dirais avec l’illustre poète latin Virgile que c’est un bonheur et non une malédiction. "O fortunatos nimium, sua si bona norint, agricolas", littéralement cela se traduit ainsi : "trop heureux seraient les paysans s’ils connaissaient leur bonheur" ! La devise des ingénieurs agronomes, vous la connaissez n’est-ce pas ? C’est "sine agricultura, nihil". Sans agriculture on ne peut pas vivre. Moi-même je me décerne le titre d’évêque paysan. Il n’y a aucune honte à cela.  Etre paysan signifie être un agriculteur, travailler la terre sans la saccager comme le Créateur nous le demande. C’est admirer, contempler, respecter la nature comme les moines, nos maîtres en ce domaine. Ils prient avec la nature. Allez voir dans un monastère et vous me donnerez raison. La Bible est théocentrique. Tout vient de Dieu et tout est tourné vers Dieu. Dans les évangiles, Jésus s’identifie au semeur, au berger, à la vigne, au pain, au vin etc. Aujourd’hui, beaucoup d’idées circulent pour qu’on revienne à la sauvegarde de l’environnement, de la biodiversité, bref de "la maison commune" pour emprunter les mots du pape. Je veux un Séminaire Laudato Si’ et des prêtres Laudato Si’. Si on les appellera prêtres paysans c’est tant mieux. St François d’Assise prêchait non seulement aux hommes mais aussi aux animaux, aux oiseaux et même aux fleurs. Il invitait les fleurs à louer le Seigneur comme si elles étaient dotées de raison. Après avoir proclamé une semaine Laudato Si’, le Pape actuel nous demande de passer à toute une année spéciale Laudato Si’. Nous avons tort d’avoir honte d’être appelés paysans. C’est parce qu’on nous a mis dans la tête, depuis la colonisation, que celui qui va à l’école du Blanc ne doit plus travailler avec ses mains. Erreur monumentale ! "Les mains que voici ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons " (Ac 20,34), dit le savant apôtre missionnaire et mystique St Paul à ses détracteurs. A quoi servent tant de diplômes universitaires aux Béninois qui sont sans emplois ? Je veux des prêtres très cultivés en sagesse que Dieu donne, je veux des prêtres saints, qui demeurent en Dieu, imitant le cœur sacerdotal du Christ. Qu’il y en ait parmi eux qui deviennent de grands chercheurs comme Origène, st Augustin, st Thomas d’Aquin, je n’ai rien contre. Mais il faut d’abord qu’ils rencontrent le Christ. Sinon, ils seront comptés pour rien. Le Pape François pour nous aider à reconsidérer la création nous offre cette belle phrase : il dit que la nature est comme "un splendide livre dans lequel Dieu nous parle et nous révèle quelque chose de sa bonté et de sa beauté" (Laudato Si’).

 

La Plume : Et si on vous demandait le véritable objectif de Providentia Dei-Laudato Si ?

 

Mgr : Le véritable objectif de Providentia Dei repose sur quatre piliers. Ce séminaire vise d’abord à former des prêtres ayant une vie intérieure profonde, forgée par la spiritualité carmélitaine de l’oraison d’intimité. C’est la colonne vertébrale de toute la formation. Je profite pour saluer l’Institut Notre Dame de Vie de Venasque pour la précieuse collaboration de leurs prêtres en ce Séminaire; deuxièmement il vise à faire connaître et aimer les deux formes du rite romain à savoir la forme ordinaire et la forme extraordinaire. Ces deux formes ne s’opposent pas ; elles cohabitent pacifiquement à Providentia Dei et s’enrichissent réciproquement ; troisièmement à former non seulement la tête et le cœur mais aussi les mains des séminaristes. "L’homme pense parce qu’il a une main", dit le philosophe grec Anaxagore (Vè siècle av. J.-C.); enfin ce Séminaire vise à former des prêtres missionnaires prêts à aller partout, spécialement auprès des petites gens, des couches sociales défavorisées, dans les périphéries, loin des centres urbains pour le salut des âmes. Car le grand souci de Dieu c’est de sauver le monde entier, de nous donner la vie éternelle! Est-ce un hasard si la pose de la première pierre du Séminaire a été faite un 14 décembre (fête de saint Jean de la Croix) en présence des reliques de sainte Thérèse de Lisieux, sainte patronne des missions. C’était en l’an 2013.  Les prêtres de Providentia Dei seront des missionnaires intrépides, c’est mon vœu.

 

La Plume : En septembre 2019 Providentia Dei a bouclé cinq ans d’existence. Êtes-vous satisfait et encouragé à poursuivre ?

 

Mgr : Le Séminaire n’est pas une entreprise personnelle. Je préfère me tourner vers le Ciel et dire merci à Dieu pour ce cadeau béni. Merci aux formateurs qui s’adaptent au style nouveau. Merci et pardon ! Pardon parce qu’on n’est jamais à la hauteur. Est-ce que Dieu est satisfait de moi ? Satisfait de ce que je fais ? La perfection n’est pas de ce monde, nous le savons. Le Séminaire est une œuvre d’Eglise ; elle est à la fois divine et humaine. En ce sens, il y aura toujours des choses à améliorer. Dans tout ce qui est humain il y a des limites et même le péché. J’en suis conscient.  Ma grande surprise c’est que l’Organisme Catholique "Aide à l’Église en Détresse" a voulu que Providentia Dei soit proposé comme un des modèles de séminaires en Afrique. D’où l’envoi d’une journaliste de la chaîne de télévision KTO pour un reportage sur la vie dans ce Séminaire. Cela a eu lieu en octobre 2019, "mois missionnaire extraordinaire". A partir de ce reportage, beaucoup d’évêques africains ont connu notre Séminaire, et désirent nous envoyer leurs séminaristes. Alléluia ! Mais nous n’avons pas suffisamment de places pour nous-mêmes.

 

La Plume : Quel est votre mot de fin à l’endroit de ceux qui vous liront ?

 

Mgr : Qu’ils viennent et qu’ils voient. Beaucoup de préjugés négatifs tomberont. Qu’ils voient ce que les formateurs et les séminaristes vivent. Qu’ils leur posent des questions directement à eux pour en savoir encore plus. Jésus et sa sainte Mère sont vraiment présents dans ce Séminaire. Je remercie vivement Mgr Antoine SABI BIO, évêque de Natitingou, le grand "fournisseur" des prêtres formateurs. Et vous comprenez pourquoi. Le diocèse de Parakou s’est affectionné de ce Séminaire. Je n’ai aucune crainte pour l’avenir de cette maison de formation. Je peux maintenant chanter mon "Nunc dimittis" et m’en aller en paix, si Dieu le veut. Mais Satan ne dort pas. Il déteste nous voir progresser en vertu et en sainteté. Ne nous permettons pas de somnoler. Soyons vigilants. Confions tout à la Mère de Dieu. Voici ma prière finale : que la Vierge Marie, Mère du prêtre par excellence, protège ce Séminaire et intercède pour chacun et pour tous, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen !

 

                                                                  (Propos recueillis par les séminaristes de Providentia Dei)

 

Nouvelles de famille

 

-   Le mois de juillet est celui du Précieux Sang de Jésus-Christ. Il prolonge le mois de juin réservé au Sacré-Cœur. Par son propre sang, le Christ est entré une fois pour toutes dans le saint des saints pour obtenir notre rédemption définitive (Cf. He 9, 12). Cette dévotion méconnue aujourd’hui mériterait qu’on y revienne.

 

-  Juillet, cette année, c’est le mois des examens officiels. Accompagnons de nos prières et de notre proximité tous les candidats aux divers examens.

 

-  Le Saint-Père François vient d’affecter au SRI LANKA le Nonce Apostolique Brian UDAIGWE après 7 ans de mission au Bénin et au Togo. Les Nonces au Bénin ont un mandat de 5 ans seulement. Nous le remercions vivement pour sa proximité de pasteur, pour tous les conseils et soutiens.

 

-  Prions pour le repos de l’âme de Pierre, papa de l’abbé Cosme ADJOMALE, décès survenu en juin dernier.

 

-  Les témoignages de générosité et de solidarité envers les nécessiteux continuent de me parvenir, et c’est "à l’actif" du coronavirus : "A quelque chose malheur est bon". Merci pour toutes ces générosités et attentions gratuites envers les plus fragiles.

 

-  Prions pour le repentir de l’abbé Mathias VIGAN dont le renvoi de l’état clérical a été décidé par le Saint-Siège. Dieu est riche en miséricorde.

 

-  C’est le mois des vacances : ce qui repose ce n’est pas de rester les bras croisés mais c’est changer d’activité. Il faut desserrer l’emploi du temps sans perdre la bonne hygiène alimentaire et le rythme de sommeil correct. Mais le vrai trésor des vacances ce sont les moments passés seul avec le Seigneur et les diverses rencontres avec les amis, la famille, les nouveaux visages, le travail des mains, spécialement l’agro-pastoral etc.

 

-  Revenez des vacances avec plus de joie. Car un chrétien amer est une catastrophe.   

 

Quelques dates

 

5 juillet          : Confirmations à la Cathédrale à 9h30.

 

7-9 juillet       : Permanence pastorale à Djougou.

 

13-15 juillet   : Séjour à Ténonrou (Africae Munus).

 

19 juillet         : Confirmations à St Joseph d’Alaga.

 

21-22 juillet    : Permanence pastorale à Djougou.

 

21-26 juillet     : Camp des séminaristes au Séminaire Providentia Dei.

 

25 juillet           : Rencontre avec les séminaristes à 17h.

 

26 juillet           : Collation des ministères au Séminaire Providentia Dei à 9h30.

 

26-29 juillet      : Session des aspirantes à la vie consacrée au Séminaire Providentia Dei.

 

29 juil-1er août  : Session de formation des futurs séminaristes à Providentia Dei.

 

N. B : 14 octobre 2020 : Assemblée Générale pour l’ouverture de l’année pastorale.

 

 

 

 Card. Robert SARAH

  

Je voudrais partager avec vous ce riche enseignement du Cardinal Robert SARAH, paru dans "L’Homme Nouveau", le 8 mai 2020. Ce fils spirituel du cardinal Bernardin GANTIN saisit l’opportunité de la pandémie Covid-19 pour nous livrer une profonde méditation sur le mystère de l’Eglise, le prêtre, la liturgie du saint sacrifice de la messe, etc. C’est un cri de douleur qui va jusqu’aux défunts. Lisons et méditons ce texte individuellement, en famille, en CEVB, en paroisse etc.

 

+Pascal N’KOUE.        

Omnium servus

 

Dans de nombreux pays, l’exercice du culte chrétien est perturbé par la pandémie de covid-19. Les fidèles ne peuvent se réunir dans les églises, ils ne peuvent participer sacramentellement au sacrifice eucharistique. Cette situation est source d’une grande souffrance. Elle est aussi une occasion que Dieu nous donne pour mieux comprendre la nécessité et la valeur du culte liturgique. Comme Cardinal Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, mais surtout en profonde communion dans l’humble service de Dieu et de son Eglise, je désire offrir cette méditation à mes frères dans l’épiscopat et le sacerdoce et au peuple de Dieu pour essayer de tirer quelques enseignements de cette situation.

On a parfois dit que, à cause de l’épidémie et du confinement décrété par les autorités civiles, le culte public était suspendu. Ce n’est pas exact… Chaque fois qu’un prêtre célèbre la messe ou la liturgie des heures, même s’il est seul, il offre le culte public et officiel de l’Église en union avec son Chef, le Christ et au nom du Corps tout entier. Il est nécessaire de rappeler cette vérité pour commencer. Elle nous permettra de mieux dissiper certaines erreurs. 

Bien entendu, pour trouver son expression pleine et manifeste, il est heureux que ce culte puisse être célébré avec la participation d’une communauté de fidèles du peuple de Dieu. Mais il peut arriver que cela ne soit pas possible. L’absence physique de la communauté n’empêche pas la réalisation du culte public même si elle l’ampute d’une partie de sa réalisation. Ainsi, il serait erroné de prétendre qu’un prêtre doit s’abstenir de la célébration de la messe en l’absence de fidèles. Au contraire, dans les circonstances actuelles où le peuple de Dieu se trouve empêché de s’unir sacramentellement à ce culte, le prêtre est davantage tenu à la célébration quotidienne. En effet, dans la liturgie, le prêtre agit in personna Ecclesiae, au nom de toute l’Église et in personna Christi, au nom du Christ, Tête du corps pour rendre un culte au Père très bon, il est l’ambassadeur, le délégué de tous ceux qui ne peuvent être là. On comprend dès lors qu’aucune autorité séculière ne saurait suspendre le culte public de l’Église. Ce culte est une réalité spirituelle sur laquelle l’autorité temporelle n’a aucune prise.

Il est en revanche inacceptable que les autorités en charge du bien politique se permettent de juger du caractère urgent ou non urgent du culte religieux et interdisent l’ouverture des églises, ce qui permettrait aux fidèles de prier et de se confesser et de communier, du moment que les règles sanitaires sont respectées. Comme « promoteurs et gardiens de toute la vie liturgique », il revient aux évêques de réclamer fermement et sans retard le droit à des rassemblements dès qu’ils deviennent raisonnablement possibles. En cette matière, l’exemple de Saint Charles Borromée peut nous éclairer. Lors de la peste de Milan, il appliquait dans les processions les strictes mesures sanitaires préconisées par l’autorité civile de son temps qui ressemblaient aux mesures-barrières de notre époque. Les fidèles chrétiens ont aussi le droit et le devoir de défendre fermement et sans compromission leur liberté de culte. Une mentalité sécularisée considère les actes religieux comme des activités secondaires au service du bien-être des personnes, à l’instar des loisirs et des activités culturelles. Cette perspective est radicalement fausse.

« Le devoir de rendre à Dieu un culte authentique concerne l'homme individuellement et socialement » (Catéchisme de l’Église catholique, 2105).

« Ses prêtres ont violé ma loi et profané mes sanctuaires ; entre le sacré et le profane, ils n’ont pas fait de différence et ils n’ont pas enseigné à distinguer l’impur et le pur, … et j’ai été déshonoré parmi eux » (Ez 22, 26). Alors la gloire de Dieu a déserté temple de Jérusalem (Ez 10, 18).

Je crois que nous pouvons appliquer ces paroles d’Ézéchiel à notre temps. Nous non plus nous n’avons pas fait la différence entre le sacré et le profane. 

Nous avons bien souvent méprisé le caractère sacré de nos églises. Nous les avons transformées en salles de concert, en restaurants ou dortoirs pour les pauvres, les réfugiés ou les sans-papiers. La Basilique Saint-Pierre et presque toutes nos cathédrales, expressions vivantes de la foi de nos ancêtres, sont devenues de grands musées, foulées aux pieds et profanées, devant nos yeux, par un lamentable défilé de touristes souvent incroyants et irrespectueux des lieux saints et du Temple saint du Dieu vivant. Aujourd’hui, à travers une maladie qu’il n’a pas positivement voulue, Dieu nous offre la grâce de sentir combien nos églises nous manquent. Dieu nous offre la grâce d’expérimenter que nous avons besoin de cette maison où il réside au milieu de nos villes et nos villages. Nous avons besoin d’un lieu, d’un édifice sacré, c’est-à-dire réservé exclusivement à Dieu. Nous avons besoin d’un lieu qui soit bien plus qu’un simple espace fonctionnel de rassemblement et de divertissement culturel. Une église est un lieu où tout est orienté vers la gloire de Dieu, le culte de sa majesté. N’est-il pas temps, en relisant le livre d’Ézéchiel, de retrouver le sens de la sacralité ? D’interdire les manifestations profanes dans nos églises ? De réserver l’accès à l’autel aux seuls ministres du culte ? De bannir les cris, les applaudissements, les conversations mondaines, la frénésie des photographies de ce lieu où Dieu vient habiter ?

Beaucoup de prêtres ont découvert la célébration sans présence du peuple. Ils ont ainsi expérimenté que la liturgie est principalement et avant tout « le culte de la divine majesté ».

En célébrant seuls, les prêtres n’avaient plus sous les yeux le peuple chrétien, ils ont alors pris conscience que la célébration de la messe s’adresse toujours au Dieu Trinité. Ils ont tourné leur regard vers l’Orient. Car « c’est de l’Orient que vient la propitiation. C’est de là que vient l’homme dont le nom est Orient, qui est devenu médiateur entre Dieu et les hommes. Par là, vous êtes donc invités à toujours regarder vers l’Orient, où se lève pour vous le Soleil de Justice, où la lumière apparaît toujours pour vous », nous dit Origène dans une homélie sur le Lévitique. La messe n’est pas un long discours adressé au peuple mais une louange et une supplication adressées à Dieu.

La mentalité occidentale contemporaine, façonnée par la technique et fascinée par les médias, a parfois voulu faire de la liturgie une œuvre de pédagogie efficace et rentable. Dans cet esprit, on a cherché à rendre les célébrations conviviales et attractives. Les acteurs liturgiques, animés par des motivations pastorales, ont parfois voulu faire œuvre didactique en introduisant dans les célébrations des éléments profanes ou spectaculaires. N’a-t-on pas vu fleurir témoignages, mises en scènes et autres applaudissements ? On croit ainsi favoriser la participation des fidèles, on réduit en fait la liturgie à un jeu humain. Le risque est réel de ne laisser aucune place à Dieu dans nos célébrations. Nous courons la tentation des Hébreux dans le désert. Ils cherchèrent à se créer un culte à leur mesure et à leur hauteur humaine, n'oublions pas qu'ils finirent prosternés devant l'idole du veau d'or qu’ils avaient eux-mêmes fabriqué ! 

C’est pourquoi au moment où le prêtre, dans une véritable identification au Christ et avec humilité, célèbre la sainte Messe, il doit pouvoir dire : « Je suis crucifié avec le christ. Je vis, mais ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 19-20). Il doit disparaître derrière Jésus Christ et laisser le Christ être en contact direct avec le peuple chrétien. Le prêtre doit donc devenir un instrument qui laisse transparaître le Christ. Il n'a pas à rechercher la sympathie de l'assemblée en se posant face à elle comme son interlocuteur principal. Entrer dans l'esprit du Concile suppose au contraire de s'effacer, de renoncer à être le point focal. L’attention de tous doit se tourner vers le Christ, vers la croix, véritable centre de tout culte chrétien. Il s’agit de laisser le Christ nous prendre et nous associer à son sacrifice.

La liturgie nous met réellement en présence de la Transcendance divine. Y participer en vérité suppose de renouveler en nous cette « stupor » que Saint Jean-Paul II tenait en haute estime (Ecclesia de Eucharistia, 6). Cette stupeur sacrée, cette crainte joyeuse, requiert notre silence devant la majesté divine. On oublie souvent que le silence sacré est un des moyens que le Concile indique pour favoriser la participation. La participatio actuosa à l’œuvre du Christ suppose donc de quitter le monde profane pour entrer dans « l’action sacrée par excellence » (SC 7)… Tant de fois nous avons communié par habitude et routine, sans préparation ni action de grâces.

Quant à nous, les prêtres, avons-nous toujours été conscient d’être mis à part, consacrés pour être les serviteurs, les ministres du culte du Dieu Très-Haut ? Comme l’affirme le prophète Ezéchiel, vivons-nous sans avoir sur cette terre aucun autre patrimoine que Dieu lui-même ? Au contraire, bien souvent nous avons été mondains. Nous avons quémandé la popularité, le succès selon les critères du monde. 

Il serait heureux, là où cela est possible, que les processions de supplications comprenant les litanies des Saints soient remises à l’honneur. Je voudrais insister enfin sur la prière pour les défunts. En de nombreux pays, les défunts ont dû être mis en terre sans que des obsèques convenables aient été célébrées. Il nous faut réparer cette injustice. Par piété filiale, nous devons entourer tous les défunts d’une ardente prière d’intercession pour le salut de leur âme. Il est heureux en ces cas que, selon les coutumes de chaque lieu, la messe soit suivie d’une absoute célébrée en présence d’une représentation symbolique des défunts (Tumulum, catafalque), et d’une procession vers le cimetière avec bénédiction des tombeaux. Ainsi l’Église, telle une vraie mère, prendra soin de tous ses enfants vivants et défunts et présentera à Dieu au nom de tous un culte d’adoration, d’action de grâce, de propitiation et d’intercession.

Je redis à tous ma profonde compassion dans ces temps d’épreuves. Je renouvelle mes fraternelles encouragement aux prêtres qui se dévouent corps et âmes et souffrent de ne pouvoir faire davantage pour leurs troupeau. Ensemble nous mesurons que la communion des saints n’est pas un vain mot. Ensemble, bientôt, nous rendrons à nouveau aux yeux de tous, le culte qui revient à Dieu et qui fait de nous son peuple. 

Extrait de la Lettre du Cardinal Robert SARAH,

Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements  8 mai 2020

 

 

Nouvelles de famille

 

-  Prions pour le repos de l’âme de Pierre, papa de l’abbé Denis Le Pivain.

-  Après la célébration des 75 ans de notre évangélisation, que les prêtres diocésains s’attendent à des affectations tous azimuts le mois prochain en vue de préparer les 80 ans avec foi et audace. C’est un appel à l’invention, à la créativité et à l’abandon de soi à l’Esprit.

-  L’Economat diocésain dispose de beaucoup de plants pour le reboisement. Cette année encore ce sera gratuit pour ceux qui sont sûrs de planter et de les entretenir.

-  Juin est le mois du Sacré-Cœur. La dévotion au Sacré-Cœur comme symbole de l’amour de Dieu se répand surtout au XVIIè siècle avec saint Jean Eudes et Marguerite-Marie Alacoque.

-  Nous félicitons la Caritas-BDBD qui a su bien organiser la semaine Laudato Si’ en lien avec la paroisse de Kabo, le Séminaire Mgr Chopard-Lallier et le Centre diocésain "Africae Munus". Après la semaine Laudato Si’ vive l’année Laudato Si’ ! 

-  Bénissons Dieu qui nous a épargnés du coronavirus.

-  Alors que les marchés populeux s’animent partout dans les villages et villes du Bénin sans  les gestes barrières et mesures de distanciation, on continue de nous les imposer dans les lieux de culte : c’est du "kaléta". On ne se moque pas de Dieu impunément.

-   La Maison de l’Artemisia distribue les produits de qualité qui ont une traçabilité depuis la production écologique en passant par la transformation jusqu’à la distribution. Or nul ne connaît le contenu des emballages du couple Irlande et Amédée KANHONOU qui sème la confusion en se faisant appelé « Maison Africaine de l’Artémisia » (Clément YARGO, Président de l’Association La Maison de l’Artémisia-Bénin).

 

Quelques dates

 

1er juin           : Au Séminaire Providentia Dei pour le reboisement avec séminaristes et prêtres formateurs.

3 juin             : Conseil presbytéral à 9h30 à l’Archevêché.    

                        Messe de requiem pour Louise, maman de l’abbé Augustin TOSSOU à 19h.   

4 juin             : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h15.

5-6 juin          : A Djougou pour les obsèques de Bio Jacques, papa de l’abbé Pierre.                 

7 juin             : Confirmations à la paroisse saint Joseph d’Alaga à 9h30.

9-11 juin        : Assises de la Conférence Episcopale au Séminaire Saint Gall de Ouidah.                       

14 juin           : Messe du Saint Sacrement au Séminaire N. D. de Fatima à 8h.

16-17 juin      : Permanence pastorale à Djougou.

19 juin           : Fête du Sacré-Cœur. Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. 

                        Messe chrismale à 9h30 à la Cathédrale.

21 juin           : Confirmations à l’Université à 9h30.

23-24 juin      : Visite au Séminaire propédeutique de Ténonrou.

28 juin-1er juillet : Permanence pastorale à Djougou.

 

 

 

Pieds d’Artémisia

 

En cette période troublée, on entend tout et son contraire sur le coronavirus. Une panique terrible s’est réellement abattue sur le monde entier : un virus tient à genoux tous les pays et même les grandes puissances. Toutes les stratégies d’attaque et de riposte contre le Covid-19 semblent ne pas servir à grand-chose. Et ça dure depuis des mois. Il y a de quoi avoir la trouille. Face à cette pandémie, les avis des scientifiques, des chercheurs et des experts les plus avisés divergent. Virologues, infectiologues, biologistes, épidémiologistes, naturopathes, thérapeutes divers etc. se contredisent publiquement. Une tour de Babel ! Le problème est vraiment sérieux. Les pessimistes n’y vont pas avec le dos de la cuiller. Les prophètes de malheur prêchent carrément la fin du monde. Les visionnaires alarmistes décrivent une tempête de feu inextinguible. Le concert des lamentations s’amplifie. Les frontières terrestres, aériennes et maritimes sont fermées. En revanche, ces mesures se répercutent négativement sur l’économie mondiale. Tout s’effondre. Le monde entier est atterré, désarmé et même déboussolé. Bref l’avenir est sombre et incertain. Mais le Christ est vivant.

 

 

En effet, les actualités (radio, télévision, réseaux sociaux etc.) nous intoxiquent avec des informations incendiaires et créent en nous l’angoisse et l’anxiété, et même l’insomnie. Nos méninges sont surchauffées et abattus par des images apocalyptiques des nombreux cadavres. Et la psychose s’installe petit à petit en nous et autour de nous. Tout cela à cause de l’incroyable et terrifiant général Covid-19. Qui est-il ce monsieur silencieux, invisible à l’œil nu, et qui sème partout la terreur? Rien qu’une molécule de protéine. Elle provoque d’abord un petit rhume qui peut devenir très méchant en attaquant ensuite les bronches pulmonaires jusqu’à engendrer la mort chez des personnes au système immunitaire déficient. Ceux qui souffrent de certaines morbidités tel que le diabète, le cancer, l’hypertension, l’hépatite, l’asthme et autres problèmes respiratoires et ORL, ou ceux qui sont accrocs à l’alcool, aux drogues, et les personnes âgées sont les victimes potentiels de ce guerrier impitoyable. Sa rage les poursuit férocement. Les mesures sécuritaires et sanitaires internationales avouent, terrifiées, leurs limites : ce sont le confinement (rester chez soi), la distanciation sociale (minimum 1m, le port du masque de protection, ne pas se toucher), l’hygiène (se laver régulièrement les mains avec du savon, savoir tousser et éternuer dans le coude), etc.

 

La mise en quarantaine (14 jours d’isolement) de ceux qui entrent au Bénin est systématique. Les personnes infectées sont prises tout de suite en charge. Dieu merci, elles ne sont pas nombreuses. J’applaudis pour ce dispositif. L’idéal serait, d’après mes informations, de faire une campagne de dépistage massif sur tout le territoire, tester la population à grande échelle, car on peut vivre avec le virus sans présenter aucun symptôme, sans en souffrir. Pour le moment, on n’en est pas là. Mais personnellement, je crois plus efficace une autre piste, celle de l’hygiène alimentaire : fruits, légumes cuits et crus, protéines végétales abondantes et protéines animales avec modération, féculents avec sobriété. La maxime d’Hippocrate reste toujours d’actualité : "Que ton aliment soit ta seule médecine". Car nous construisons notre santé au jour le jour. Une alimentation équilibrée joue un rôle capital dans le maintien et le renforcement de nos défenses immunitaires prêtes à réagir contre toute agression étrangère à notre système physiologique.

 

Curieusement, l’alimentation ne fait pas partie des mesures préventives et curatives. Aucun conseil sur l’immunité à renforcer. Les grands médias n’en parlent presque pas. Cette omission de l’O.M.S est très surprenante. Dans chaque région, le Bon Dieu, souverain Créateur du Ciel et de la terre, le Père Tout-Puissant, a mis des plantes médicinales à la disposition des habitants. Il y a introduit des vertus, des bienfaits, des principes actifs pour la santé. C’est en renforçant notre système immunitaire que notre corps se défend mieux des agressions microbiennes, bactériennes et virales. Les remèdes simples, naturels et efficaces sont disponibles et à notre portée. Notre alimentation influence même notre humeur. Quand on est triste et apathique, quand on n’est pas de bonne humeur, des aliments peuvent nous remonter le moral. Dieu a prévu la faune et la flore pour le bonheur de l’homme. Si encore on respectait l’environnement naturel qui nous est indispensable ! Le Pape François nous le rappelle : "les écosystèmes interviennent dans la capture du dioxyde de carbone, dans la purification de l’eau, dans le contrôle des maladies et des épidémies, dans la formation du sol, dans la décomposition des déchets, et dans beaucoup d’autres services que nous oublions ou ignorons" (Pape François Laudato Si’, n° 140). Pour les croyants, le Pape ajoute plus loin "Tout est lié, et cela nous invite à mûrir une spiritualité de la solidarité globale qui jaillit du mystère de la Trinité" ou mystère de la Famille divine (n° 240). Tout vient de Dieu et tout retourne à lui. Revenons donc à lui. Son Fils Jésus nous a dit : "Sans moi vous ne pouvez rien faire" (Jn 15,5). Et encore "J’ai vaincu le monde" (Jn 16,33).

 

Comme pour nous déstabiliser psychologiquement, les défaitistes et les résignés nous disent qu’il n’y a pas de produits pharmaceutiques contre la pandémie actuelle. C’est peut-être vrai. Mais presque toujours, les mesures alternatives naturelles sont souvent plus efficaces et moins dangereuses que les médicaments de synthèse. Le bon sens est de renforcer le système immunitaire. En tout cas au Bénin, le confinement strict n’est pas possible. Car plus de la moitié de la population n’a pas d’eau courante à la maison. En outre, nous n’avons pas la culture de l’épargne ni des prévisions à moyen et à long terme. Nous vivons au jour le jour. Nous nous approvisionnons au rythme des marchés qui s’animent en plein air. Notre Gouvernement l’a très bien compris : il a opté pour le cordon sanitaire que je trouve géniale et judicieux quoique contraignant. Nous avons bien fait de ne pas copier ou singer l’Occident. Le virus étant rapidement transmissible, la fermeture des établissements scolaires et universitaires a été accueillie par beaucoup de parents comme une solution heureuse, mais les marchés ont continué de s’animer comme si de rien n’était. Paradoxe ridicule! La suspension des offices religieux et la fermeture des lieux de culte ont engendré de nombreuses frustrations et interprétations contradictoires. Nous sommes un peuple de croyants. Cela aurait pu être mieux géré. Même les forces de l’ordre se sont bien embrouillées. Toutes les mesures sécuritaires adoptées en Occident ne marchent pas automatiquement en Afrique, particulièrement au Bénin. Les réalités ne sont pas les mêmes. C’est le terrain qui commande, dit-on. Et donc un peu plus de discernement.

 

Revenons aux solutions simples. Revenons à la nature. Tournons-nous vers les richesses locales tant au niveau de l’alimentation que des remèdes. Nous dépendons trop des médicaments toxiques et même des faux médicaments. Voyons plutôt comment nous "blinder" nutritionnellement avec nos produits. Il est temps d’organiser un battage médiatique sur les aliments capables de booster notre santé. La Bible nous dit : "Le Seigneur a créé les plantes médicinales, et l’homme sage ne les méprise pas" (Si 38,4). Un peu de sagesse, nous crie la nature fatiguée d’absorber les engrais chimiques, et toute sorte de poisons et de pollutions. Mettons-nous bien dans la tête que notre premier médicament c’est ce que nous mangeons. C’est comme le carburant qui permet à notre organisme de fonctionner correctement. Voilà pourquoi il nous faut du bon carburant : une alimentation saine, ad hoc et équilibrée, qui fait de notre corps une citadelle imprenable.

 

Si j’avais un conseil primaire à donner à qui aimerait librement m’écouter, ce serait d’éteindre la télévision et autres médias d’information. On n’y parle que des morts. Et on veut nous faire croire que lorsqu’on est testé positif c’est qu’on est déjà mort. Arrêtons de nous intoxiquer. Disons non à la déprime. Céder à la panique nous est nuisible, et ceux qui ont intérêt à nous voir paniqués se frottent gaiement et malicieusement les mains. La chaine LCI filiale de TF1 vient d’annoncer: 0,53 % de décès sur la totalité des 3 162 438 personnes contaminées dans le monde. La peur-panique, ne nous contraint-t-elle pas à signer trop tôt notre arrêt de mort ?

 

En ce moment me vient à l’esprit ce message d’espérance du Pape Benoît XVI prononcé au Bénin: "De cette tribune, je lance un appel à tous les responsables politiques et économiques des pays africains et du reste du monde. Ne privez pas vos peuples de l’espérance !... Il faut devenir de vrais serviteurs de l’espérance… L’Eglise répète : n’ayez pas peur ! L’humanité n’est pas seule face aux défis du monde. Dieu est présent. C’est là un message d’espérance, une espérance génératrice d’énergie, qui stimule l’intelligence et donne à la volonté tout son dynamisme…Espérer ce n’est pas abandonner ; c’est redoubler d’activité. L’Eglise accompagne l’Etat dans sa mission…" (Pape Benoît XVI, Discours au Palais de la Présidence de Cotonou, le 19 novembre 2011). Ne cédons donc pas à la panique collective. Gardons haut le moral, gardons notre sang froid, gardons la tête froide. Sinon nous risquons de mourir de peur et non du coronavirus. La seule chose dont nous devons avoir peur c’est de notre peur. Le désespoir n’est pas permis. L’esprit et le corps sont liés. Si l’esprit est affaibli, le corps ne résiste plus. Si notre esprit est abattu, notre corps suivra. Par contre, si notre esprit est sain et fort, il y a de forte chance que notre corps résiste à toute agression. Les Latins l’exprimaient en une maxime concise: "mens sana in corpore sano".      

 

Concrètement je propose la propolis et l’apikol. Ce sont des solutions naturelles endogènes, validées par la science, pour contrer les maladies des voies respiratoires (grippes, maux de gorge, rhumes, toux, sinusite…). La propolis peut nous protéger efficacement de la Covid-19. Elle augmente les globules blancs et rouges et donc renforce et stimule le système immunitaire. Elle améliore les défenses de l’organisme contre les infections bactériennes, fongiques et virales grâce aussi à ses propriétés antibiotiques. Elle traite efficacement les affections de l’appareil respiratoire par ses effets anti inflammatoires. Il y a aussi l’Apikol, une vraie forteresse anti-bactérienne et antivirale. Ces deux produits naturels sont des supers antiviraux contre la grippe et la bronchite. On les trouve facilement au monastère des Cisterciennes l’Etoile Notre Dame à Parakou. Ce sont comme des contre-poisons que le Dieu de l’univers nous indique surtout en ces temps d’incertitude. Ils présentent l’avantage de n’avoir aucun seuil de toxicité, sauf si, évidemment, on est allergique aux produits de la ruche.

 

Je propose aussi l'Artemisia (super missile anti paludique et anti coronavirustique). Le Président de la République de Madagascar, conseillé par des scientifiques de haut niveau, vient de le promouvoir comme médecine contre le virus, en préventif comme en curatif. Le Sénégal veut le suivre. Alors qu’attendons-nous ? Allons-y ! Chaque soir, une bonne tasse de tisane d’Artemisia Anua ou Afra! Ses vertus anti-virales sont aujourd’hui démontrées. Cette tisane a été utilisée récemment en Chine dans le traitement du Covid-19. On peut en boire à longueur de journée. Ça ne coûte rien. Mieux, plantons deux ou trois pieds dans nos maisons.

 

Prenons aussi au sérieux les solutions naturelles qui nous sont conseillées : le citron (riche en Vitamine C, puissant défenseur des ennemis redoutables de notre organisme), les dattes (excellente source d’énergie), l’ail (réelle mine d’or pour les voies respiratoires), le moringa (coffre-fort de toutes les vitamines qui nous sont nécessaires). Dieu nous donne tout cela gratuitement.

 

Nous avons donc de quoi faire face à l’épidémie. Arrêtons les jérémiades, les plaintes et les cris de détresse. Changeons nos manières de vivre pour transformer le monde selon le plan de Dieu. "A lui, haute gloire, louange éternelle". Bénissons-le dans ses plantes médicinales. Mangeons bien, travaillons bien, prions bien, dormons bien, dialoguons bien. Au total, soyons pleins d’espoir. Ça ira ! Dieu fera ! Le Christ ressuscité a vaincu Satan, le mal, la mort et le péché. Ces réalités sont plus puissantes que le coronavirus dont on peut se débarrasser rien qu’en se lavant les mains avec du savon. Avant de conclure, une question lancinante: Nous savons que le cosmos a sa façon de rééquilibrer les lois qui le régissent quand celles-ci ne sont plus respectées ; nous savons aussi que toute crise est une opportunité pour mieux rebondir, quelles leçons allons-nous tirer de cette épidémie pour aujourd’hui et demain? "A quelque chose malheur est bon" dit le proverbe. Réfléchissons-y sérieusement.

 

 

Et comme nous sommes créés pour le Paradis, je termine avec cette phrase de  Mère Teresa de Calcutta : "Il est en notre pouvoir d’être au Paradis dès ici-bas, et dès ce moment-ci. Etre heureux avec Dieu signifie aimer comme Lui, aider comme Lui, donner comme Lui, servir comme Lui".

+Pascal N’KOUE.        

 Omnium servus

 

Nouvelles de famille

 

-  Le mois de mai, c’est le mois de Marie. Chapelet tous les jours. N. D. des victoires nous rassure de la victoire de Dieu sur le Coronavirus.

 

-   Prions pour le repos de l’âme de Louise, mère de l’abbé Augustin TOSSOU, décédée le mois dernier.

 

-  La messe chrismale a été reportée à la fête du Sacré-Cœur, journée mondiale pour la sanctification des prêtres.

 

-  J’exhorte vivement les établissements scolaires à planter des arbres : nérés, baobab, karité, manguiers, margousiers, etc.

 

-  Avec les mesures préventives contre le Coronavirus, il n’y a pratiquement pas eu de quêtes dans les églises. Que les fidèles montrent une générosité spontanée envers les structures ecclésiales au service des pauvres et malades.

 

-  Rappelons que cette année pastorale est dédiée au Père des Cieux. Saint Joseph le représentant du Père Céleste pour Jésus et pour nous nous servira de modèle extraordinaire en matière de disponibilité absolue envers Dieu. Invoquons-le souvent.

 

-  Le Comité d’organisation des 75 ans d’évangélisation, ayant à sa tête le R. P. Edgard VIGAN, a été reconduit pour une autre période de cinq ans.

 

-  Nous sommes en marche vers le centenaire de notre évangélisation : les mois extraordinaires d’apostolat de l’an dernier sont reconduits.

 

-  Du 16 au 24 mai, le Pape François nous invite à une semaine de Campagne Laudato Si’. Que toutes les paroisses se mobilisent pour marquer ces jours-là en faveur de l’environnement. Avec le Pape, optons pour la protection de la création de Dieu !

 

-  Une leçon à tirer du Covid-19 ? "Mieux vaut compter sur le Seigneur que de compter sur les puissants". Que ceux qui n’ont pas beaucoup d’espace chez eux mettent en terre quelques plants d’Artemisia et de moringa pour renforcer leur système immunitaire.

 

Quelques dates

 

3 mai            : Journée mondiale de prière pour les vocations. Quête impérée pour les O.P.M.

 

4-6 mai         : Permanence pastorale à Djougou.                        

 

10 mai          : A la paroisse de Bétérou à 9h30.

 

12-14 mai     : Conférence Episcopale à Saint Gall de Ouidah.

 

16 mai          : Messe à la Cathédrale à 8h.

 

17 mai          : Messe dominicale à Kabo à 9h30.

 

18 mai          : Visite au Séminaire propédeutique Mgr Chopard-Lallier de Ténonrou.

 

19 mai          : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

22-24 mai     : Triduum en l’honneur de feu Jean PLIYA.

 

26-27 mai     : Permanence pastorale à Djougou.

 

31 mai           : Fête de pentecôte à la Cathédrale. Quête impérée pour le denier de Saint Pierre.

storale à Djougou.

 

31 mai           : Fête de pentecôte à la Cathédrale. Quête impérée pour le denier de Saint Pierre.

 

 

 

Cardinal Robert Sarah, émérite et citoyen. - Madina Men Magazine

 

 

 

 

Card. Robert SARAH

 

Je voudrais partager avec vous ce riche enseignement du Cardinal Robert SARAH, paru dans "L’Homme Nouveau", le 8 mai 2020. Ce fils spirituel du cardinal Bernardin GANTIN saisit l’opportunité de la pandémie Covid-19 pour nous livrer une profonde méditation sur le mystère de l’Eglise, le prêtre, la liturgie du saint sacrifice de la messe, etc. C’est un cri de douleur qui va jusqu’aux défunts. Lisons et méditons ce texte individuellement, en famille, en CEVB, en paroisse etc.

 

 

+Pascal N’KOUE.        Omnium servus

 

Dans de nombreux pays, l’exercice du culte chrétien est perturbé par la pandémie de covid-19. Les fidèles ne peuvent se réunir dans les églises, ils ne peuvent participer sacramentellement au sacrifice eucharistique. Cette situation est source d’une grande souffrance. Elle est aussi une occasion que Dieu nous donne pour mieux comprendre la nécessité et la valeur du culte liturgique. Comme Cardinal Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, mais surtout en profonde communion dans l’humble service de Dieu et de son Eglise, je désire offrir cette méditation à mes frères dans l’épiscopat et le sacerdoce et au peuple de Dieu pour essayer de tirer quelques enseignements de cette situation.

 

On a parfois dit que, à cause de l’épidémie et du confinement décrété par les autorités civiles, le culte public était suspendu. Ce n’est pas exact… Chaque fois qu’un prêtre célèbre la messe ou la liturgie des heures, même s’il est seul, il offre le culte public et officiel de l’Église en union avec son Chef, le Christ et au nom du Corps tout entier. Il est nécessaire de rappeler cette vérité pour commencer. Elle nous permettra de mieux dissiper certaines erreurs.

 

Bien entendu, pour trouver son expression pleine et manifeste, il est heureux que ce culte puisse être célébré avec la participation d’une communauté de fidèles du peuple de Dieu. Mais il peut arriver que cela ne soit pas possible. L’absence physique de la communauté n’empêche pas la réalisation du culte public même si elle l’ampute d’une partie de sa réalisation. Ainsi, il serait erroné de prétendre qu’un prêtre doit s’abstenir de la célébration de la messe en l’absence de fidèles. Au contraire, dans les circonstances actuelles où le peuple de Dieu se trouve empêché de s’unir sacramentellement à ce culte, le prêtre est davantage tenu à la célébration quotidienne. En effet, dans la liturgie, le prêtre agit in personna Ecclesiae, au nom de toute l’Église et in personna Christi, au nom du Christ, Tête du corps pour rendre un culte au Père très bon, il est l’ambassadeur, le délégué de tous ceux qui ne peuvent être là. On comprend dès lors qu’aucune autorité séculière ne saurait suspendre le culte public de l’Église. Ce culte est une réalité spirituelle sur laquelle l’autorité temporelle n’a aucune prise.

 

Il est en revanche inacceptable que les autorités en charge du bien politique se permettent de juger du caractère urgent ou non urgent du culte religieux et interdisent l’ouverture des églises, ce qui permettrait aux fidèles de prier et de se confesser et de communier, du moment que les règles sanitaires sont respectées. Comme « promoteurs et gardiens de toute la vie liturgique », il revient aux évêques de réclamer fermement et sans retard le droit à des rassemblements dès qu’ils deviennent raisonnablement possibles. En cette matière, l’exemple de Saint Charles Borromée peut nous éclairer. Lors de la peste de Milan, il appliquait dans les processions les strictes mesures sanitaires préconisées par l’autorité civile de son temps qui ressemblaient aux mesures-barrières de notre époque. Les fidèles chrétiens ont aussi le droit et le devoir de défendre fermement et sans compromission leur liberté de culte. Une mentalité sécularisée considère les actes religieux comme des activités secondaires au service du bien-être des personnes, à l’instar des loisirs et des activités culturelles. Cette perspective est radicalement fausse.

 

« Le devoir de rendre à Dieu un culte authentique concerne l'homme individuellement et socialement » (Catéchisme de l’Église catholique, 2105).

 

« Ses prêtres ont violé ma loi et profané mes sanctuaires ; entre le sacré et le profane, ils n’ont pas fait de différence et ils n’ont pas enseigné à distinguer l’impur et le pur, … et j’ai été déshonoré parmi eux » (Ez 22, 26). Alors la gloire de Dieu a déserté temple de Jérusalem (Ez 10, 18).

 

Je crois que nous pouvons appliquer ces paroles d’Ézéchiel à notre temps. Nous non plus nous n’avons pas fait la différence entre le sacré et le profane.

 

Nous avons bien souvent méprisé le caractère sacré de nos églises. Nous les avons transformées en salles de concert, en restaurants ou dortoirs pour les pauvres, les réfugiés ou les sans-papiers. La Basilique Saint-Pierre et presque toutes nos cathédrales, expressions vivantes de la foi de nos ancêtres, sont devenues de grands musées, foulées aux pieds et profanées, devant nos yeux, par un lamentable défilé de touristes souvent incroyants et irrespectueux des lieux saints et du Temple saint du Dieu vivant. Aujourd’hui, à travers une maladie qu’il n’a pas positivement voulue, Dieu nous offre la grâce de sentir combien nos églises nous manquent. Dieu nous offre la grâce d’expérimenter que nous avons besoin de cette maison où il réside au milieu de nos villes et nos villages. Nous avons besoin d’un lieu, d’un édifice sacré, c’est-à-dire réservé exclusivement à Dieu. Nous avons besoin d’un lieu qui soit bien plus qu’un simple espace fonctionnel de rassemblement et de divertissement culturel. Une église est un lieu où tout est orienté vers la gloire de Dieu, le culte de sa majesté. N’est-il pas temps, en relisant le livre d’Ézéchiel, de retrouver le sens de la sacralité ? D’interdire les manifestations profanes dans nos églises ? De réserver l’accès à l’autel aux seuls ministres du culte ? De bannir les cris, les applaudissements, les conversations mondaines, la frénésie des photographies de ce lieu où Dieu vient habiter ?

 

Beaucoup de prêtres ont découvert la célébration sans présence du peuple. Ils ont ainsi expérimenté que la liturgie est principalement et avant tout « le culte de la divine majesté ».

 

En célébrant seuls, les prêtres n’avaient plus sous les yeux le peuple chrétien, ils ont alors pris conscience que la célébration de la messe s’adresse toujours au Dieu Trinité. Ils ont tourné leur regard vers l’Orient. Car « c’est de l’Orient que vient la propitiation. C’est de là que vient l’homme dont le nom est Orient, qui est devenu médiateur entre Dieu et les hommes. Par là, vous êtes donc invités à toujours regarder vers l’Orient, où se lève pour vous le Soleil de Justice, où la lumière apparaît toujours pour vous », nous dit Origène dans une homélie sur le Lévitique. La messe n’est pas un long discours adressé au peuple mais une louange et une supplication adressées à Dieu.

 

La mentalité occidentale contemporaine, façonnée par la technique et fascinée par les médias, a parfois voulu faire de la liturgie une œuvre de pédagogie efficace et rentable. Dans cet esprit, on a cherché à rendre les célébrations conviviales et attractives. Les acteurs liturgiques, animés par des motivations pastorales, ont parfois voulu faire œuvre didactique en introduisant dans les célébrations des éléments profanes ou spectaculaires. N’a-t-on pas vu fleurir témoignages, mises en scènes et autres applaudissements ? On croit ainsi favoriser la participation des fidèles, on réduit en fait la liturgie à un jeu humain. Le risque est réel de ne laisser aucune place à Dieu dans nos célébrations. Nous courons la tentation des Hébreux dans le désert. Ils cherchèrent à se créer un culte à leur mesure et à leur hauteur humaine, n'oublions pas qu'ils finirent prosternés devant l'idole du veau d'or qu’ils avaient eux-mêmes fabriqué !

 

C’est pourquoi au moment où le prêtre, dans une véritable identification au Christ et avec humilité, célèbre la sainte Messe, il doit pouvoir dire : « Je suis crucifié avec le christ. Je vis, mais ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 19-20). Il doit disparaître derrière Jésus Christ et laisser le Christ être en contact direct avec le peuple chrétien. Le prêtre doit donc devenir un instrument qui laisse transparaître le Christ. Il n'a pas à rechercher la sympathie de l'assemblée en se posant face à elle comme son interlocuteur principal. Entrer dans l'esprit du Concile suppose au contraire de s'effacer, de renoncer à être le point focal. L’attention de tous doit se tourner vers le Christ, vers la croix, véritable centre de tout culte chrétien. Il s’agit de laisser le Christ nous prendre et nous associer à son sacrifice.

 

La liturgie nous met réellement en présence de la Transcendance divine. Y participer en vérité suppose de renouveler en nous cette « stupor » que Saint Jean-Paul II tenait en haute estime (Ecclesia de Eucharistia, 6). Cette stupeur sacrée, cette crainte joyeuse, requiert notre silence devant la majesté divine. On oublie souvent que le silence sacré est un des moyens que le Concile indique pour favoriser la participation. La participatio actuosa à l’œuvre du Christ suppose donc de quitter le monde profane pour entrer dans « l’action sacrée par excellence » (SC 7)… Tant de fois nous avons communié par habitude et routine, sans préparation ni action de grâces.

 

Quant à nous, les prêtres, avons-nous toujours été conscient d’être mis à part, consacrés pour être les serviteurs, les ministres du culte du Dieu Très-Haut ? Comme l’affirme le prophète Ezéchiel, vivons-nous sans avoir sur cette terre aucun autre patrimoine que Dieu lui-même ? Au contraire, bien souvent nous avons été mondains. Nous avons quémandé la popularité, le succès selon les critères du monde.

 

Il serait heureux, là où cela est possible, que les processions de supplications comprenant les litanies des Saints soient remises à l’honneur. Je voudrais insister enfin sur la prière pour les défunts. En de nombreux pays, les défunts ont dû être mis en terre sans que des obsèques convenables aient été célébrées. Il nous faut réparer cette injustice. Par piété filiale, nous devons entourer tous les défunts d’une ardente prière d’intercession pour le salut de leur âme. Il est heureux en ces cas que, selon les coutumes de chaque lieu, la messe soit suivie d’une absoute célébrée en présence d’une représentation symbolique des défunts (Tumulum, catafalque), et d’une procession vers le cimetière avec bénédiction des tombeaux. Ainsi l’Église, telle une vraie mère, prendra soin de tous ses enfants vivants et défunts et présentera à Dieu au nom de tous un culte d’adoration, d’action de grâce, de propitiation et d’intercession.

 

 

Extrait de la Lettre du Cardinal Robert SARAH,

Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements                                                   8 mai 2020

 

Je redis à tous ma profonde compassion dans ces temps d’épreuves. Je renouvelle mes fraternelles encouragement aux prêtres qui se dévouent corps et âmes et souffrent de ne pouvoir faire davantage pour leurs troupeau. Ensemble nous mesurons que la communion des saints n’est pas un vain mot. Ensemble, bientôt, nous rendrons à nouveau aux yeux de tous, le culte qui revient à Dieu et qui fait de nous son peuple.

 

 

Nouvelles de famille

 

-  Prions pour le repos de l’âme de Pierre, papa de l’abbé Denis Le Pivain.

 

-  Après la célébration des 75 ans de notre évangélisation, que les prêtres diocésains s’attendent à des affectations tous azimuts le mois prochain en vue de préparer les 80 ans avec foi et audace. C’est un appel à l’invention, à la créativité et à l’abandon de soi à l’Esprit.

 

-  L’Economat diocésain dispose de beaucoup de plants pour le reboisement. Cette année encore ce sera gratuit pour ceux qui sont sûrs de planter et de les entretenir.

 

-  Juin est le mois du Sacré-Cœur. La dévotion au Sacré-Cœur comme symbole de l’amour de Dieu se répand surtout au XVIIè siècle avec saint Jean Eudes et Marguerite-Marie Alacoque.

 

-  Nous félicitons la Caritas-BDBD qui a su bien organiser la semaine Laudato Si’ en lien avec la paroisse de Kabo, le Séminaire Mgr Chopard-Lallier et le Centre diocésain "Africae Munus". Après la semaine Laudato Si’ vive l’année Laudato Si’ !

 

-  Bénissons Dieu qui nous a épargnés du coronavirus.

 

-  Alors que les marchés populeux s’animent partout dans les villages et villes du Bénin sans  les gestes barrières et mesures de distanciation, on continue de nous les imposer dans les lieux de culte : c’est du "kaléta". On ne se moque pas de Dieu impunément.

 

-   La Maison de l’Artemisia distribue les produits de qualité qui ont une traçabilité depuis la production écologique en passant par la transformation jusqu’à la distribution. Or nul ne connaît le contenu des emballages du couple Irlande et Amédée KANHONOU qui sème la confusion en se faisant appelé « Maison Africaine de l’Artémisia » (Clément YARGO, Président de l’Association La Maison de l’Artémisia-Bénin).

 

Quelques dates

 

1er juin           : Au Séminaire Providentia Dei pour le reboisement avec séminaristes

 

                        et prêtres formateurs.

 

3 juin             : Conseil presbytéral à 9h30 à l’Archevêché.   

 

                        Messe de requiem pour Louise, maman de l’abbé Augustin TOSSOU à 19h.  

 

4 juin             : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h15.

 

5-6 juin          : A Djougou pour les obsèques de Bio Jacques, papa de l’abbé Pierre.                

 

7 juin             : Confirmations à la paroisse saint Joseph d’Alaga à 9h30.

 

9-11 juin        : Assises de la Conférence Episcopale au Séminaire Saint Gall de Ouidah.                      

 

14 juin           : Messe du Saint Sacrement au Séminaire N. D. de Fatima à 8h.

 

16-17 juin      : Permanence pastorale à Djougou.

 

19 juin           : Fête du Sacré-Cœur. Journée mondiale de prière pour la sanctification

 

                        des prêtres.

 

                        Messe chrismale à 9h30 à la Cathédrale.

 

21 juin           : Confirmations à l’Université à 9h30.

 

23-24 juin      : Visite au Séminaire propédeutique de Ténonrou.

 

28 juin-1er juillet : Permanence pastorale à Djougou.

 

En cette année pastorale destinée à Dieu-Père, faisons une petite réflexion sur la vie spirituelle des pères de familles. La bonne relation avec Dieu est le remède préventif et curatif non négligeable pour nos problèmes de famille.

Les ennemis de la foi sont nombreux. Ce sont les mauvais usages du web et des réseaux sociaux, les vidéoclubs, les feuilletons pornographiques, les émissions télévisées et les radios sans censure; ils poussent à la violence ou banalisent l’amour et le sexe. Certains médias se sont donnés pour rôle de déconstruire l'homme créé à l'image de Dieu, de désacraliser le mariage et de détruire la famille traditionnelle. Veuillez discerner et réglementer leur usage en famille. Les mauvaises compagnies, les lectures et spectacles immoraux peuvent aussi entraîner loin vos enfants, les enfermer dans les demi-vérités et les mensonges déguisés. Veillez-y à temps et à contretemps.

Le père n’introduit pas seulement au monde, à la culture ou à l’histoire, mais  aussi à la vie spirituelle, au sens plénier de l'expression. « Pas de fonction paternelle sans articulation à un au-delà »[1] confirme Charles-Henry Pradelles de Latour. La figure du père appelle une inspiration centrale qui donne à sa verticalité tout son sens, celui d’un lien avec Celui « dont toute paternité au ciel et sur la terre tient son nom » ( Ep 3, 14). Si le père prend la foi de l'Eglise au sérieux, il y a des chances que les enfants fassent de même. « Il est fondamental que les enfants voient d’une manière concrète que pour leurs parents la prière est réellement importante. Par conséquent, les moments de prière en famille et les expressions de piété populaire peuvent avoir plus de force évangélisatrice que toutes les catéchèses et tous les discours »[2].

Les parents et plus précisément le papa doit être le premier catéchiste des enfants (cf. Deut 6, 4-8). Qu'il n'ait pas honte de prier humblement à genoux devant ses enfants, même quand il est fatigué par une dure journée. Il faut absolument mettre les enfants en contact avec Dieu, le Bien suprême, le plus tôt possible. Faites-les baptiser dès les premières semaines de leur naissance. Eveillez leur esprit à avoir confiance en Dieu, Père et Créateur. Inscrivez-les à temps au catéchisme. Encouragez-les à participer à la vie de la paroisse à travers les groupes dynamiques et joyeux comme la Légion de Marie, la chorale, le scoutisme, le guidisme, le renouveau charismatique, l’Enfance Missionnaire, etc. N’oubliez pas de leur faire goûter de temps à autre le silence des monastères. Faites-y de petites récollections avec eux. Tout parle de Dieu dans un monastère. Vos enfants sont d’abord à Dieu. A vous de le leur faire comprendre. Vous-mêmes soyez présents où l’Eglise vous sollicite. Les voix d’hommes sont souvent absentes de nos chorales et autres mouvements. Ce n’est pas normal. Ce serait bien de corriger cela sans retard.

Rendez gratuitement des services à la paroisse en compagnie de vos enfants. Qu’ils voient que vous êtes amis des pauvres, des fragiles, des sans-défenses, des malades. Qu'ils voient que vous les respectez, que vous les accueillez chaleureusement et que vous prévoyez toujours quelque chose pour les petits. Oui, transmettez à vos enfants toutes les qualités humaines, morales et spirituelles. Ayez une vie de prière régulière en famille. C’est l’arme la plus efficace contre les assauts du démon. Pratiquez les sacrements, surtout ceux de la Pénitence et de l’Eucharistie. Les grands hommes sont ceux qui s’agenouillent pieusement et régulièrement devant un crucifix, devant l'Hostie Sainte. Faites-le avec dignité et respect devant vos enfants pour leur bien spirituel. Adorez Jésus-Eucharistie avec eux ! Leur silence plein de Dieu m’a toujours impressionné. Priez aussi l’Esprit Saint, l’éducateur par excellence. Récitez ensemble posément le chapelet. Invoquez souvent saint Joseph. Apprenez à vos enfants certaines prières comme celle à l’ange gardien. Le secret de leur avenir est dans la recherche des valeurs du Royaume. Tout le monde a besoin d’imiter quelqu’un pour grandir. Enseignez-leur la vie des saints: Dominique Savio, Kisito, Thérèse de l'Enfant Jésus etc. 

Accrochez-vous aux enseignements du Pape et de l’Eglise, spécialement ceux sur la famille. Le chapitre 7 de L'Exhortation post-synodale du Pape François "Amoris laetitia" est un phare pour vous. Résistez aux idéologies diaboliquement appétissantes, opium de la vie conjugale, résistez à la "dictature du matérialisme", à l’égocentrisme, au gain facile, à la corruption, à la politique sale, aux infidélités conjugales, aux avortements et au mépris des enfants. Ayez une spiritualité virile. Car le vrai combat, reposant sur le don de sa vie, est d’abord un combat d’ordre spirituel et intérieur. Tout se décide dans le cœur de l’homme. Renforcez vos convictions chrétiennes. Et si vos enfants vous imitent, les prisons se videront petit à petit d’elles-mêmes. Un conseil banal pour y parvenir : Mangez ensemble. Que les repas soient des moments de détente et non de règlement de comptes. Evitez tout sujet qui fâche à table. Cultivez l’humour. Prenez la vie du bon côté. Et puis, priez ensemble. Un couple qui prie ne se sépare jamais.

          "Dites ensemble des psaumes, des hymnes et des chants inspirés ; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur. En tout temps, pour tout sujet, rendez grâce à Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus-Christ" (Eph. 5, 19-20). Car « la prière obtient de Dieu plus qu’elle ne demande » (saint François de Sales). Et si vos enfants s’éloignent du Christ, imitez sainte Monique qui priait et versait des larmes pour Augustin. Ce dernier est devenu un grand saint. Au sommet de la pyramide des pères canonisés citons en exemple celui que Dieu a choisi pour être le père de Jésus sur terre : saint Joseph, chef de la sainte famille, priez pour nous.

 +Pascal N’KOUE

Omnium servus

 

GUERRE IMPITOYABLE CONTRE LE CORONAVIRUS

 

Commençons par les bonnes nouvelles. L’épidémie ne sévit pas encore chez nous, bénissons le Seigneur. En outre, la chaleur et l’humidité réduisent les risques de la transmission du Covid-19. Nous sommes en cette période, Deo gratias... Les enfants ne meurent pas encore de cette épidémie, merci Seigneur... On peut être en contact avec le virus sans en être infecté. Gloire à toi Seigneur. Il faut seulement renforcer continuellement notre système immunitaire. Nous le pouvons. Passons maintenant aux recommandations vitales.

-  Les personnes les plus vulnérables au coronavirus sont les personnes âgées, les malades de poumons (les fumeurs), de coeur, de diabète, hypertension, insuffisance rénale chronique. Danger! Pas d’obligation pour eux d’assister à la messe jusqu’à nouvel ordre. Et donc qu’ils ne se sentent pas coupables de manquer à un quelconque devoir. Qu’ils suivent plutôt la diffusion des liturgies en direct à travers les divers médias de communications sociales. Qu’ils intensifient la prière en famille, l’oraison, le chapelet, le chemin de croix, la lecture... Surtout pas de stress, à la place, je prescris un bon sommeil et une bonne hygiène de vie.

-  Que les ministres de la sainte communion se lavent les mains avant et après la distribution. Qu’ils la donnent uniquement dans la main. Que les prêtres, en imposant les mains aux fidèles, ne touchent plus les têtes. Prudence oblige.

-  A l’approche de la Semaine Sainte, après avoir évalué la situation avec l’aide des experts, nous vous dirons quelles attitudes observer. Que chacun garde son calme. Pas de panique. 

-  Félicitons notre Gouvernement qui a pris à temps les mesures préventives adéquates. 

  Rappelons quelques mesures sécuritaires internationales:

-  La distance de sécurité (1m). Eviter surtout de se toucher.

-  Le lavage régulier des mains à l’eau propre et au savon dans nos maisons, lieux de travail mais aussi à l’entrée des églises. Cela suppose un robinet au moins à la porte d’entrée principale. Respectons cette exigence. Dieu viendra à notre secours. 

-  Mouchoirs propres en papier pour les toux et éternuements, à jeter immédiatement dans une poubelle. A défaut de mouchoirs en papier, tousser et éternuer dans le coude.

-  Eviter les poignées de mains, les accolades, les bises à l’intérieur comme à l’extérieur des lieux de culte. Ça ira. L’Afrique et surtout le Bénin s’en sortira.

 

Ultime recommandation: la prière.

-  Dans nos prières individuelles et communautaires ajoutons: "Délivre-nous, Seigneur, de tout mal, spécialement du coronavirus". Nous savons que rien n’est impossible à Dieu. Alors faisons monter vers le Tout-Puissant nos supplications pour que ce fléau mystérieux, vrai défi planétaire, cesse de tourmenter l’humanité. Concrètement, en plus des recommandations pré-citées, prions pour les malades infectés, le personnel soignant en contact avec eux, les personnes décédées, les familles désemparées par la fureur de ce mal, les personnes confinées ou isolées... Offrons à tous nos prières, notre proximité, notre solidarité, notre compassion. Que l’humanité entière se tourne avec foi vers Celui qui règne dans les Cieux, Maître du monde, Médecin des âmes et des corps. Qu’il aide les scientifiques à trouver incessamment un traitement rapide. 

N.B. Ne négligeons pas d’armer nos défenses immunitaires. Les médecins consultés recommandent le citron fraîchement pressé à cause de sa forte teneur en vitamine C (ou les dattes, excellente source d’énergie); l’ail frais pour les voies respiratoires; et bien sûr la tisane chaude de l’artémisia qui est très efficace. La revue scientifique "Nature plants", vol.6, n°3, mars 2020, p.177 le confirme.  Ne minimisons pas les vertus des plantes.

 

Nouvelles de famille

 

-   L’artemisia est une plante médicinale antivirale donc contre le Coronavirus. Consommez-la sans retenue dans toutes les familles. Elle ne provoque aucun effet secondaire et n’est pas toxique. Rapprochez-vous du Centre UNIV, tél. : (+229) 96 37 41 70/ (+229) 95 44 18 12.

-  Pour pouvoir respecter facilement la distance de sécurité aux messes de dimanche, rendez-vous au sanctuaire N. D. de Komiguéa en plein air. La messe est à 8h.

-  Prions pour le repos de l’âme de Célestin, papa de l’abbé Christian DEGBE.

-   Nous remercions vivement le Président de la Cour Suprême Mr Ousmane BATOKO et son épouse venus entretenir les séminaristes de Providentia Dei le 19 mars dernier. Cette journée de culture générale est inoubliable. La conférence était très intéressante et les échanges bien nourris. Les prêtres et les séminaristes ont besoin de savoir et de connaître les lois civiles. 

- Le Pape François lance un appel pressant pour la semaine Laudato Si’ qui aura lieu du 16 au 24 mai. C’est une campagne mondiale pour faire un pas de plus en faveur de l’environnement. Cette campagne s’adresse aux communautés catholiques. Pensons ; entre autres, à la plantation des arbres (manguiers, nérés, karité) en cette période.

- Nous félicitons le Frère Clément SOBAKIN, nouveau Prieur du monastère du Kokoubou.

- L’Exhortation apostolique post-synodale Querida Amazonia nous concerne tous. Elle mérite d’être étudiée.

 

 

Quelques dates

 

1er  avril         : Visite à la paroisse de Kabo.

 

5 avril           : Dimanche des Rameaux. Messe à 9h30 à Okédama.                         

 

7 avril           : 9h : Journée de formation continue des prêtres au Centre Pastoral. Qu’ils

 

                        viennent avec bréviaires et ornements liturgiques.

 

8 avril           : Messe chrismale à la Cathédrale à 9h30.

 

9 avril           : Messe in Coena Domini : Quête impérée pour l’Œuvre Pontificale Missionnaire.

 

10 avril         : Quête impérée pour les Lieux saints d’Israël et Palestine.

 

12 avril         : Pâques au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Messe à 9h.

 

                       Quête impérée pour la santé des prêtres.

 

13 avril          : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.

 

17-19 avril     : Permanence pastorale à Djougou.

 

21-22 avril     : Visite à "Africae Munus" de Ténonrou.

 

23 avril          : Rencontre avec les séminaristes de N.D. de Fatima.

 

28-30 avril     : Retraite spirituelle au Monastère N. D. de l’Ecoute de Pèporiyakou.

 

N.B. Après la messe chrismale, le 8 avril, ceux qui le désirent pourront se rendre au Restaurant de la Maison Diocésaine et se sustenter, moyennant une petite contribution.

 

BONNE FETE DE PAQUES ! ALLELUIA !

 



[1]PRADELLES de LATOUR Charles-Henry, Incroyance et paternité, in "Christus", n° 202, Avril 2004, p. 144

 

 

[2] Pape  François, Exhortation Apostolique Amoris laetitia,Typographie vaticane,  mars 2016, n° 288       

 

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