Du 03 au 17 décembre 2017, le Bénin a accueilli la visite missionnaire du professeur Henri Joyeux et son épouse Christine. Qui sont-ils ? Le professeur Henri Joyeux  de renommée internationale est professeur émérite de la faculté de médecine de l’Université de Montpellier en France. Il est cancérologue (prix international de cancérologie), il est chirurgien et nutritionniste, conférencier et écrivain. Il anime des conférences avec son épouse nutritionniste à travers le monde sur la santé, la nutrition, l’amour, la sexualité, le dialogue entre parents-enfants, le tout contenu dans le concept qu’il dénomme  S.A.S. (Santé – Amour – Sexualité). Son épouse Christine est diplômée du droit international européen. Elle anime le côté pratique de la nutrition. Elle a publié aussi des livres sur la nutrition. Le Dr Henri et Christine sont mariés depuis 43 ans, ils sont parents de 6 enfants et grands parents de 16 petits enfants. Une de leur identité est qu’ils sont croyants chrétiens catholiques fervents. Henri est souvent consulté par le Vatican en sa qualité de scientifique dans les procédures de reconnaissance d’un miracle de guérison par l’Eglise. Après le séjour au Bénin voici quelques extraits de la lettre du Pr JOYEUX riche, intéressante et tonique.


LETTRE DU BENIN
    "Le Bénin a tout ce qu’il faut pour la santé de ses 10 millions d’habitants, un pays plus riche que la Suisse dans son potentiel, avec exactement la même population. Malheureusement nous avons bien vu comment nos pays qui se croient hyper-développés,  l’inondent de produits industriels qui sont à l’origine, chez nous, de tant de maladies par déficiences immunitaires. Nos modes de vie en Europe doivent être revus pour réduire les pathologies les plus fréquentes en Mangeant Mieux et Meilleur : diabète, hypertension, surpoids et maladies auto-immunes, cancers.. qui arrivent dans ce magnifique pays de l’Afrique de l’Ouest qui a tout pour être heureux et pour sa santé, si on analyse son magnifique potentiel. Un défi pour le Continent Africain !...
* Une ferme agro-écologique à Parakou qui développe la culture de l’artémisia, plante qui a valu le prix Nobel à une collègue chinoise Youyou Tu, professeure de Médecine chinoise traditionnelle de l’Université de Pékin.
Cette plante existe aussi en Afrique. Grâce à la lucidité et au travail de toute une équipe du Centre UNIV de Parakou autour de Clément et Gisèle Yargo. Mes amis Béninois ont compris l’intérêt de faire pousser cette plante sur leur sol, c’est l’artémisia afra. Nous l’avons consommée durant notre séjour en poudre et en tisane, assez amère, heureusement adoucie de miel.
    La ferme agro écologique médicinale de Parakou, "LA NOUVELLE  ESPERANCE", fait l’articulation écologie-agropastorale-cuisine-santé et économie humaine. Les produits cultivés à la ferme sans intrants chimiques sont cuisinés à la cantine bio du Centre UNIV pour confirmer ceci : « cultiver sain, cuisiner sain, manger sain, garantir saine santé ».   
    Il est désormais démontré : « l'efficacité de la tisane ou des comprimés (feuilles et tiges) est dans toutes les études de l'ordre de 98% de taux de guérison : 5g infusé 15mn dans un litre d'eau bouillante à boire sur la journée pendant 7 jours. L'ingrédient actif, est l'artémisinine. » Les études cliniques randomisées, présentées sur le site sont très significatives en terme d’efficacité comparative entre artémisia et traitements conventionnels.

* Des écoles partout pour petits et grands
    Les dix Evêques du Bénin sont extraordinairement efficaces parce qu’ils connaissent la population sur le bout des doigts. Ils créent des écoles pour toutes les tranches d’âge de jeunes, lesquels même tout petits font des kilomètres à pieds au bord des routes sous la chaleur pour rejoindre l’école. Ils ont soif d’apprendre. Ils mesurent la chance inestimable que leur offre les paroisses en multipliant les écoles. Le primaire coûte cher, car la famille doit trouver, (alors que le salaire minimum est à 62 € par mois), 60 € par an et par élève, pour le collège 100 € par an, et le lycée 150 € par an.
    Comme ce fut en Occident autrefois, - nous l’avons oublié -, l’Eglise en Afrique est en avance sur le politique, qui la respecte quand il observe ses réalisations. En effet elle stimule l’alphabétisation, accueille des élèves de toute confession qui connaissent par cœur les Fables de La Fontaine mieux que chez nous. Elle apprend la responsabilité aux filles (qui peuvent connaître leur corps mieux que les jeunes filles européennes) et aux garçons, trop livrés à leurs instincts, responsables de grossesses précoces et d’infections sexuellement transmissibles stérilisantes ou mortelles (Sida), comme cela se voit chez nous aujourd’hui.
    L’Eglise accueille des orphelins, les éduque, les prépare à l’autonomie pour en faire des adultes responsables en se méfiant des  ”diplômites” qui entretiennent l’orgueil et permettent rarement de trouver du travail. Elle stimule l’imagination, la créativité et les Béninois n’en manquent pas !


* Les abeilles au monastère du Kokubu de Parakou
    Elles pollinisent sans cesse des arbres généreux qui préparent pour la prochaine saison de délicieuses mangues de tous les calibres et fabriquent des miels chargés d’antioxydants, sans additifs ni colorants, avec, nous les avons visitées, 100 ruches produisant jusqu’à 850 kilos de miels, toutes fleurs ou de menthe. (www.monasteredukokobou.org).
    Voilà des moines lumineux, apiculteurs et api-thérapeutes avec en plus la propolis et les pollens. D’ici peu ils vont doubler leur cheptel d’abeilles et de reines. Ils pourront alors exporter vers nos pays, avides de bons et vrais miels, car nous ne respectons pas l’environnement en inondant nos cultures de produits toxiques qui détruisent nos abeilles.
Chers Amis Africains, ne vous laissez pas acheter ni corrompre par des multinationales européennes, américaines ou chinoises qui vous leurrent  sous des aspects généreux. C’est la nouvelle colonisation. Voici des découvertes inquiétantes pour le Bénin et son avenir.

* L’implant contraceptif et les vaccinations abusives
    La pilule ou l’implant est proposé et même parfois imposé aux jeunes filles dès le collège et aux femmes dans le milieu rural, en payant l’infirmier dans le cadre d’une action de développement. Quand la jeune femme, devant les effets secondaires, comprend la réalité contraceptive, elle demande que l’implant soit retiré, au risque de se faire renvoyer pour infertilité par les parents de son époux. Mis gratuitement, il faut payer pour le retirer. Evidemment les femmes n’ont pas d’argent. Et quand elles ne peuvent concevoir, ce qui est un drame en Afrique, on leur donne, comme nous l’avons vu, d’abord la pilule minidril pour soi-disant réguler leur cycle qui n’est qu’artificiel afin de les aider à concevoir. C’est un contre-sens de santé qui aggrave l’infertilité !
    C’est un comble à un moment où l’Europe apprend, 50 ans après la légalisation de la pilule contraceptive par un pouvoir politique incompétent, manipulé par les scientifiques et les officines occultes, que celle-ci est cancérigène, augmentant les risques de cancers du sein de 30% et de 9% dès la première année de consommation. On le savait depuis 1985 et officiellement par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) dès août 2005 ce qui a été soigneusement caché par les laboratoires et les grands responsables de la cancérologie européenne. La pilule n’est plus un bon-bon, mais un poison, les jeunes femmes le savent face à l’épidémie des cancers du sein chez des femmes de plus en plus jeunes.
    Les laboratoires fabricants sont puissants, grands sponsors des congrès médicaux et de projets de recherche visant à justifier et forcer les prescriptions les plus larges, remboursées par l’assurance maladie que nos impôts entretiennent ! Et ainsi nos contributions leur permettent de se développer en bourse ! Est-ce toujours dans l’intérêt des malades ?
    * Les abus vaccinaux sont déjà présents au Bénin et en Afrique en général, avec les vaccins contre les papilloma virus dès 9 ans pour les garçons et les filles et celui contre l’hépatite B. Pas question de donner des conseils de bon sens visant à la prévention. Cela ne rapporte rien !
    Ainsi au Bénin l’association "Amour et Vie" sous des aspects pseudoreligieux cherche à stériliser les femmes. ABMS-PHARE "Promotion de la santé–Adapter l’environnement de la santé de la reproduction".
    Ce projet cherche : « à impliquer des leaders religieux dans la promotion de la SR/PF (Santé de la Reproduction/Planification Familiale), financé par l'Ambassade du Royaume des Pays Bas à hauteur de 1.000.000 €. Il a pour but de contribuer à l’amélioration de la prévalence contraceptive au Bénin. Son objectif est d'engager et soutenir au moins 15 confessions religieuses et centres confessionnels dans la promotion de la SR/PF pour la création d’un environnement plus favorable à la PF. Le projet a pour cible les confessions/associations confessionnelles du Bénin (religions du Livre et religions traditionnelles) reconnues officiellement par l’Etat (Enregistré au Ministère ou Préfectures) et est exécuté sur toute l'étendue du territoire notamment dans toutes les communes du Bénin. »
    Il faudra nous dire ce qu’a apporté à notre humanité - individuelle ou collective - la multiplication des partenaires intimes ? En Europe nous avons laissé détruire la famille, monté les enfants contre les parents, l’homme contre la femme et la femme contre l’homme. Et nous voulons imposer notre modèle à l’humanité tout entière par le relai d’associations et de mouvements occultes qui se cachent de moins en moins en manipulant politiques et médias au nom du progrès et du développement social…"                                                                                                                                                       

   Pr Henri JOYEUX

 

QUELLES LEÇONS RETENIR ?
Quelles leçons peut-on tirer de la visite du professeur Henri Joyeux et de son épouse au Bénin ? La première leçon ou le premier point est que le petit Bénin est un pays béni, le Bon Dieu nous aime particulièrement. Cette mission importante du professeur Henri Joyeux se réalise pour la première fois en Afrique Noire au Bénin. Tout comme "Africae Munus", l’exhortation apostolique post-synodale sur l’Afrique qui a été signée au Bénin par le Pape Benoît XVI, de même, le message d’avertissement contre la nouvelle colonisation de l’Afrique part du Bénin. Le Gouvernement actuel parle souvent du Bénin révélé : oui, la vraie révélation du Bénin n’est-ce pas qu’il est un pays pionnier pour les grandes missions ? Il a été pionnier pour le multipartisme et la démocratie en Afrique après la chute du mur de Berlin en 1989. Il le sera pour la nouvelle évangélisation de l’Afrique. C’est là notre espoir. Dieu est avec nous.
La deuxième leçon : le couple JOYEUX, grands intellectuels et scientifiques de renom, n’ont pas mis de côté leur foi en Dieu. Nous avons été tous émerveillés par leur intelligence éclairée par l’évangile et la doctrine sociale de l’Eglise.
La troisième leçon : l’esprit de famille, les bons choix. Madame Christine est juriste, diplômée du droit international européen. Pourtant, elle a accepté de rester à la maison pour s’occuper du plus beau droit méconnu «  Le droit au bonheur familial ». Elle s’est occupée de leur 6 enfants qui sont aujourd’hui mariés, croyants, travailleurs et équilibrés. Quoi de plus beau pour une mère d’avoir une pareille récompense. On est tenté de comparer son oui à s’occuper de ses enfants pour le bonheur de la famille au oui de Marie pour le bonheur de l’humanité.
La quatrième leçon : le bénévolat ou le service gratuit. Pour un professeur de rang magistral, une heure de communication, c’est au moins 50.000f CFA. Avec sa femme, ils ont fait 15 jours de travail acharné gratuitement. Ils ont pris en charge leurs billets d’avion aller-retour…. Grâce à leur foi, ils se souviennent qu’ils ont reçu gratuitement et qu’ils doivent donner gratuitement. Quel bel exemple pour nous. Que de fois, ils ont dit : "En 15 jours, on a beaucoup reçu du Bénin". Que Dieu les bénisse encore et encore.
Nous félicitons aussi la presse de Parakou et de Natitingou, le Journal "La Croix du Bénin", Radio Immaculée Conception et d’autres organes de presses étatiques et privés qui ont bien fait le travail de relai gratuitement. Que Dieu les comble! Et qu’il fortifie davantage toutes les personnes qui ont accompagné et écouté  le couple JOYEUX afin que les conseils donnés soient mis en pratique. Ainsi la nouvelle année 2018 nous rendra plus heureux et donc plus joyeux, au moins autant que le couple JOYEUX.

   
Père Edgard VIGAN et Mr Clément YARGO
 (Responsables de la Commission diocésaine de la Famille)

 

 


Nouvelles de famille


- Bénissons le Seigneur pour l’année 2017 qui vient de s’achever. Dieu s’est montré puissant protecteur pour notre famille diocésaine. Un immense merci à tous les bienfaiteurs, à tous les agents pastoraux, à tous les fidèles : soyons des missionnaires radieux et rayonnants de bonheur.
- Que la nouvelle année 2018 soit un vrai nouveau départ, un Big Bang d’amour et de solidarité gratuite. Dieu est avec nous. Laissons-nous conduire par son Esprit d’amour et de feu. Que la paix règne dans les cœurs, les foyers, les communautés, notre pays et dans le monde entier !
- Mr GOUGLA Pierre Paul est nommé Responsable Commercial à l’Imprimerie Diocésaine Sainte Anne. Adressez-lui vos désidérata et vos commandes. Vous ne serez pas déçus. Il est en même temps Chargé du Personnel. Cette nomination prend effet le 8 janvier 2018.
- Nous rappelons aux prêtres diocésains la cotisation de 6000f cfa par mois pour leur retraite.
- Bienvenue aux amis de Nantes qui arrivent ce mois : Mr Hervé BONAMY et son épouse ; la délégation de La Baule conduite par le Père Ursule AGBANGLA ; la délégation de Basse Goulêne conduite par le Père Aubin LEGBODJOU. Vive les liens du   jumelage Nantes-Parakou qui s’intensifient !
- Nos vives gratitudes au Professeur Henri JOYEUX et à son aimable épouse Christine venus le mois dernier. Ils ont visité 5 diocèses en deux semaines, rencontré plusieurs évêques et donné, dans un franc-parler étonnant, des enseignements simples, utiles et de grande valeur. Ils ont éclairé beaucoup de consciences sur divers sujets. Tous ont été émerveillés par leur foi vive et vivante.
- Le Cardinal R. SARAH est venu à Natitingou et à Parakou en octobre 2017, de Rome il nous a écrit ceci que je partage avec vous : "…Je vous confie mon souvenir et ma prière fervente pour les grands séminaristes (de Providentia Dei) que j’ai eu la joie de rencontrer. Je prie pour eux chaque jour. Que ce temps de formation les configure progressivement au Christ Grand-Prêtre... " (22 novembre 2017).   
- La famille de l’Abbé Laurent Guimon (une belle troupe de 19 personnes de Versailles) nous a visités fin décembre 2017. Famille nombreuse et unie, quel bonheur ! Ils nous ont édifiés !
- Nous disons un immense merci à Sœur Marie Alice TOURAYNE repartie définitivement en France après de longues années de mission en Afrique. Prions pour sa santé.


                           
Quelques dates


1er janv.       : Journée mondiale de la paix. Echangeons des baisers de paix. Mais réglons d’abord les problèmes                                        
                      d’injustice, de corruption et de méchanceté que Satan nous pousse à faire.


2 janv.          : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.


7 janv.          : Epiphanie. Journée mondiale de l’Enfance missionnaire. Messe au Monastère l’Etoile Notre Dame.
                       Quête impérée pour la Sainte Enfance.


10 janv.        : Fête de Notre Dame de Komiguéa. Rendez-vous de tout le diocèse au sanctuaire marial. Diaconat de
                     Jaurès ZINSOU (9h30). Une collecte spéciale sera organisée pour continuer les travaux du Sanctuaire    
                     marial. Que chacun prévoit un minimum de 500 f.


12-13 janv.     : Célébration des 30 ans de la Caritas diocésaine.


14 janv.          : Messe dominicale à Kabo. Visite à Ténorou (Africae Munus).


15- 19 janv.    : Conférence Episcopale à Cotonou.


17-20 janv.     : Session de formation des catéchistes en langues endogènes au Centre pastoral.


18-25 janv.     : Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Faisons le premier pas vers nos frères disjoints.


21 janv.          : Journée mondiale du Migrant et du Réfugié. Messe dominicale à la paroisse d’Alafiarou.


23 janv.          : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.


27 janv.          : Ordination presbytérale de Yves AÏDOMONHAN et de Wolé Jules AKPO à Albarika, à 9h30.                  
29 janv-2 fév. : Session des prêtres de l’UCB à Djougou.

NB : 4 février 2018 : Fête de la Vie Consacrée au Grand Séminaire Providentia Dei (Gaah-Baka). Messe à 9h 30.
Du 5-12 février 2018 : Absence de l’Evêque pour Rome.


BONNE ET SAINTE ANNEE 2018                                                                          


                                    ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

Avec le 1er dimanche de l’Avent, on sent Noël tout proche. Et pourtant nous avons encore quatre bonnes semaines devant nous. Heureusement pour nous ! Pourquoi ? Ainsi nous avons le temps de nous préparer. En effet, pour accueillir l’Emmanuel, il faut procéder à un grand ménage. Noël, c’est un cadeau tellement exceptionnel qu’il faut balayer, épousseter, laver, ranger, s’y préparer sérieusement.
    Beaucoup pensent déjà aux cadeaux à offrir ou à recevoir. Tant mieux ! Pourvu qu’ils soient emballés d’amour. En tout cas, les comptes en banque vont maigrir, sauf chez les commerçants. D’autres pensent aux repas de fêtes, aux mets délicieux, aux danses nocturnes et diurnes etc. D’autres encore aux nouveaux habits. Rien d’anormal. Mais attention, ne nous stressons pas pour rien. Pour que Noël soit joyeux il faut empêcher les cœurs de s’encombrer. Une âme bourrée d’amertume et de soucis chasse Dieu. Elle renvoie Dieu-avec-nous à la grotte, à l’étable. Noël sans Dieu est fade. Alors que faire?
    Commençons par le plus facile. Apprêtons les lieux. Balayons nos maisons. Enlevons les toiles d’araignées. Ajustons les gravures penchées. Réparons les lampes qui ne s’allument plus, les robinets en panne. Lavons le sol à grande eau. Le Messie va venir. C’est le Seigneur des seigneurs. Au besoin, une petite retouche de peinture à notre demeure, tout au moins au salon. Redonnons-lui le look qu’il faut, digne d’accueillir ce grand personnage qui ne se plaint jamais de nos indélicatesses. Mais si nous le laissons aller ailleurs, c’est nous qui perdons ses grâces célestes.
    Puis progressons. Passons à la vitesse supérieure. Après la propreté physique des lieux, les yeux des hommes ayant été satisfaits, occupons-nous des yeux de Dieu. Il voit notre âme et notre cœur. C’est ce qui l’intéresse le plus. "Habillons notre âme. Rien n’est plus vide qu’une âme encombrée" (Gustave Thibon). Rien n’est plus vide, vide au sens de moche et de misérable. L’âme encombrée de choses inutiles  souffre et fait souffrir. Il faut travailler à l’alléger. Trop de soucis matériels, trop de tam-tam, trop de divertissements, trop de mépris ou de rejet de l’autre, étouffent l’âme et l’empêchent de respirer à plein gaz. Jean-Baptiste nous dit la même chose : "Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté…". A ce point ? C’est sérieux cet avertissement. Laissons tomber nos projets et calculs trop humains pour emprunter le chemin de la propreté des cœurs.
    Joyeux Noël ! Heureuses les âmes désencombrées. Que faire pour y parvenir ? Faisons la vidange. Réparons nos relations interpersonnelles brisées ou tout simplement polluées, rouillées et foirées. Les chrétiens moroses sont comme anémiés, garés et donc stagnants : c’est un contre sens. Nettoyons, balayons de nos cœurs les soucis alimentés par des soupçons puériles, des jalousies épidermiques, des pensées méchantes, les décisions mortelles. Jamais avoir du plomb dans l’aile. Encore une fois comment y arriver ? Demandons à la sainte Vierge Marie son secret. Elle fut la première à accueillir Dieu dans son sein. Comment a-t-elle fait pour être l’humble servante du Seigneur jusqu’à être chargée, remplie, comblée de grâces c’est-à-dire pleine de Dieu ? Pour célébrer un joyeux Noël, il faut stopper nos soupçons hâtifs, nos accusations sans preuves, nos calomnies basées sur les ʺon ditʺ,  nos médisances trop païennes, provoquées par nos complexes d’infériorité ou de supériorité. Délestons-nous de tout ce qui nous rend  amers et inquiets, et nous empêche d’accueillir dans la paix du cœur l’Enfant-Dieu. Trions et jetons loin derrière nous tout ce qui est  haine et orgueil. Alors on donnera la joie aux autres et on partagera ce que Dieu nous donnera. Plus on pense à faire du bien aux autres, plus on est heureux. Alors pour bien décorer notre âme, une seule recommandation, une seule guirlande est vraiment nécessaire : louange et action de grâce, c'est-à-dire prière intérieure, prière silencieuse, prière d’oraison : "Venite adoremus". Venez,  adorons-Le.
    Tout a été fait par Lui et tout subsiste en Lui. Il faut s’attacher à Lui qui est Chemin, Vérité et Vie. Son nom de Jésus signifie Sauveur. Encore bébé couché dans la mangeoire d’animaux, il pensait aux plus pauvres. Il avait le souci de la mission: il invite les bergers à venir le contempler dans la grotte et à aller l’annoncer. Ce sont des bouviers itinérants. Ils vont de village en village. Dieu a comblé les bergers. Ce sont les premiers missionnaires dans la Nouvelle Alliance. Ils furent avertis par les anges. Ce n’est pas banal. On a intérêt à évangéliser les éleveurs, les nomades, qui vont partout, de hameau en hameau, du Nord au Sud, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Dieu a "priorisé" les bergers, à qui on interdisait d’entrer dans les lieux de culte, parce que sales et sentant les animaux, pour ne pas dire autre chose. Vive la mission auprès des plus pauvres dans notre pays !
    Ensuite, pour la diffusion plus large de la Bonne Nouvelle à l’extérieur d’Israël, l’évangélisation ad extra, le petit Jésus a fait venir de loin des mages, des étrangers, des savants qui avaient le sens de Dieu. Depuis la prophétie de Balaam, fils de Beor, l’homme au regard pénétrant, les païens attendaient un Astre brillant, un Roi de l’univers. C’étaient des chercheurs de Dieu. Ils finissent par le trouver à Bethléem, village du roi David certes, mais très peu connu. Le regard du bébé Jésus sur eux les a transformés de fond en comble. Ils ont compris avant Hérode et avant beaucoup de chefs politiques et religieux que le vrai Dieu, le vrai roi, est doux et humble de cœur. Ils Lui ont apporté comme cadeaux l’or, l’encens et même la myrrhe. Quoique Dieu, ce Roi exceptionnel mourra. Ils ont soigneusement évité de retourner chez Hérode pour lui donner des nouvelles. Et nous savons pourquoi. Mais hors du pays d’Israël, ils ont annoncé joyeusement et sans retenue ce qu’ils avaient vu. Et oui, Jésus n’est pas venu seulement pour le peuple Hébreu. Vive la mission auprès des étrangers et hors de notre pays !
    Et quand il s’est agi d’évangéliser l’Afrique, alors là c’est toute la Sainte Famille qui s’est déplacée. Nous avons reçu le Sauveur du monde sur notre Continent. Il est venu en refugié avec sa mère et son père adoptif. Nous avons sauvé le Sauveur. L’Afrique est désormais la seconde patrie de Jésus. Quel privilège inouï ! Dieu a fait tout cela pour nous. Incroyable mais vrai ! Vive la mission auprès des migrants!
    Quand Jésus sera en âge d’annoncer lui-même les oracles divins, il choisira des apôtres, des disciples, hommes et femmes, dans l’unique but de propager, dans le monde entier, sa Bonne Nouvelle qui sauve. Il veut embaucher le plus possible d’ouvriers pour que l’humanité évite la mort éternelle. Il faut sortir. Il faut bouger. Il faut aller vers les autres. Il s’agit d’une sortie missionnaire et non parce qu’on s’ennuie chez soi. L’amour de Dieu et du prochain passe avant tout et doit nous faire courir.
    Et Jésus, le missionnaire par excellence, était tout le temps sur les routes, sur les chemins parce qu’il avait la conscience d’être l’Envoyé du Père. L’élan missionnaire vient de la prise de conscience que nous sommes envoyés : "Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie". On ne peut plus se contenter de la pastorale de l’entretien, c’est-à-dire évangéliser seulement ceux qui viennent spontanément vers nous, ceux qui constituent nos CEVB etc. Il faut oser aller vers tout le monde et tous les mondes : les marchés, les commerçants, les non chrétiens, les entreprises, les organisations gouvernementales et non gouvernementales, les sectes, les religions dites endogènes etc. Tous ont besoin de salut, de la lumière du Dieu-Amour révélé par le Christ. Il n’est pas un patrimoine exclusif des chrétiens. Jésus lui-même nous a dit: "Nul ne va au Père sans passer par moi" qu’on soit Noir, Blanc, Jaune ou Rouge. A cette mission, tous les membres de notre famille diocésaine sont appelés : pasteurs, consacrés, fidèles laïcs et même catéchumènes.
    Revenons sur les Africains. On se plaint souvent que Dieu nous met toujours au dernier rang. Si c’était vrai, bénissons-le. Car "les derniers seront les premiers". Quant aux premiers… hum ! Mais réfléchissons ensemble.    Rappelons-nous que l’Egypte est en Afrique. Les savants de l’Antiquité se sont instruits en Afrique. La Bible Septante a été traduite de l’hébreu en grec en Afrique. La prestigieuse Ecole d’Alexandrie contribua à faire de l’Egypte la capitale intellectuelle mondiale au 3è siècle. Le peuple Hébreu sorti d’Egypte était tout un ramassis de gens. Des Africains faisaient partie.Tous n’étaient pas de pur sang sorti d’Abraham, ne serait-ce que Myriam, femme africaine de Moïse… Dans les Saintes Ecritures, les Africains interviennent souvent pour aider les autres. Qui a sorti Jérémie du puits où on l’avait jeté ? Un Africain. Quand Joseph fut vendu par ses frères, quel pays le racheta et le promut ? L’Afrique. Quand les fils de Jacob risquaient de mourir de faim, quel pays les sauva ? L’Afrique. Où les Israélites nomades ont-ils appris à se sédentariser et à cultiver le blé et la vigne ? En Afrique. Qui a aidé Jésus à porter sa croix ? Encore un Africain, du nom de Simon de Cyrène (Lybie). Il y a longtemps que le Dieu d’Israël est  aussi le Dieu de l’Afrique. Dieu nous a inclus dans l’histoire de la Révélation il y a longtemps.
    Nous devons prendre au sérieux les attentions de Dieu envers nous. L’Afrique est un continent privilégié. C’est vrai que nous sommes souvent issus de familles pauvres et nous désirons devenir riches et puissants. La richesse n’est pas en soi une garantie de bonheur ; et puis mal utilisée, elle crée des misères effroyables. La pauvreté n’est pas non plus un déshonneur. La misère oui. L’Occident chrétien qui nous a toujours aidés commence à être fatigué de nous. Les collectes diminuent faute d’augmentation de chrétiens là-bas. Or chez nous, les communautés chrétiennes augmentent et même se multiplient. Il faut qu’on s’organise mieux pour évangéliser et pour secourir les nécessiteux. Toute communauté doit se prendre en charge. Alors, quelle pastorale du souci du bien commun nous exerçons ? Quelle pastorale du bénévolat ? C’est bien beau de faire des quêtes pour payer l’eau et l’électricité, les brasseurs et les autres commodités de la Communauté chrétienne. Mais si nous négligeons les pauvres, les malades, les vulnérables, les enfants,  les vieillards, c’est que la foi est en panne. "Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir", nous rappelle saint Paul.
    Quelle pastorale d’investissement de la Parole de Dieu faisons-nous pour attirer les nouveaux adhérents au Christ, pastorale animée par le feu de l’Esprit Saint, bien sûr. Est-ce que nous sommes soucieux d’aller vers les catholiques refroidis? Et vers les non chrétiens ? Quelle pastorale contre l’avortement et pour la vie ? Quelle pastorale contre les abus sexuels dans les familles ? Quid des homosexuels et peut-être des pédophiles? Quelle pastorale d’accompagnement pour les filles-mères ? Quelles actions concrètes envers les prostituées ? Les discothèques ? Les boîtes de nuit ? Sommes-nous des modèles d’anti-corruption dans nos milieux de travail ? Quels sacrifices pour les vocations sacerdotales et religieuses ? N’attendons pas d’autres missionnaires pour venir évangéliser à notre place. Le monde africain à évangéliser est entre nos mains. Dieu nous demandera compte des talents qu’il nous a confiés. Pour cela nous devons travailler ensemble, sortir de nos peurs, de notre mollesse, sortir de la pensée uniforme, sortir des sentiers battus, nous libérer des idées reçues  et préconçues qui font de nous des esclaves chez nous. Une autre Afrique est possible ! Rien n’est impossible à Dieu. Noël c’est le bonheur avec Dieu. L’Evangile libère. Jésus sauve. C’est Dieu en chair et en os. Désirons fortement le rencontrer. Plus on aura la foi, plus on jettera nos béquilles. Peu importe si on trébuche encore, si on tombe parce que nos pas sont mal assurés. Le Pape François nous encourage. "Je préfère une Eglise accidentée, blessée et sale, pour être sortie dans les rues, plutôt qu’une Eglise malade de fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités". Que cette fête de Noël nous aide à annoncer Jésus-Christ avec foi et audace.                                                 
                                                         
Nouvelles de famille


- Joie au ciel, exulte la terre pour le jubilé des 60 ans de vie consacrée de sœur Marie-Pierre GADRAS  (Monastère l’Etoile Notre Dame) célébré le mois dernier.
- Chaque année, nous faisons une collecte de Noël pour nos frères et sœurs de la prison civile. Merci de confier vos dons à l’aumônerie de la prison ou à l’économat diocésain. Prions pour eux.
- Le responsable élu du secteur paroissial de Marie Auxiliatrice c’est le Père Nestor TAGO.
- Du 3 au 10 décembre : c’est la semaine diocésaine de charité. Le thème de cette année est : "Assistance aux malades indigents".
- Du 4 au 17 déc. : Visite au Bénin de l’éminent Professeur Dr. Henry Joyeux et de son épouse Christine pour des conférences de grande valeur sur l’éducation, la santé, l’amour, la sexualité, la nutrition, la gestion de stress etc. Ne ratons pas ces divers rendez-vous. Veuillez contacter la commission diocésaine de la famille aux n° 23 61 05 54 / 96 55 88 77 / 96 37 41 70 / 95 21 93 04.
- Noël c’est Dieu qui devient homme pour nous sauver. Vous trouverez quelques idées dans ma plaquette  "Pour mieux célébrer Noël" à la Librairie Saint Paul. C’est un lieu merveilleux pour faire de beaux cadeaux de Noël qui ont du sens: un livre, un évangile, une Bible, un chapelet, un crucifix, un CD d’enseignements ou de chants, un DVD religieux etc. : quelque chose pour susciter ou nourrir la foi.
- Evitez les décorations profanes dans les lieux d’assemblée sainte. C’est souvent de mauvais goût.
- Cette année encore on reprendra la prière pour les vocations au début ou à la fin de nos liturgies.
- Merci aux Pères Leonard EJIKE et Modestus TOBECHUKWU, religieux de Holy Family, venus du Nigeria, nous visiter en vue d’une future implantation dans le diocèse.
    N.B. 9-10 janvier 2018 : Grand rendez-vous annuel de tout le diocèse au sanctuaire marial Notre Dame de Komiguea, Reine des familles.


Quelques dates


1er déc.    : Conseil Permanent de la CEB à Lokossa.


3 déc.      : 1er dimanche de l’Avent, quête impérée pour le Sanctuaire national de Dassa.


4-15 déc : Mission de chirurgie générale et de cardiologie à l’hôpital de Boko. Veuillez entrer en
                 contact avec le Directeur, le Père Dominique ADJE : Tél. n° 65 61 79 67.


7 déc.      : Au Grand Séminaire Providentia Dei.


8 déc.      : Fête de l’Immaculée. Messe au Séminaire Notre Dame de Fatima à 8h.
               : A la DDEC : Grande conférence du Professeur Joyeux et de son épouse. Tous nos collégiens de la
                 3ème en Terminale, les autorités, les médecins, la presse y sont conviés.


9-10 déc : Au Sanctuaire eucharistique : Rencontre exceptionnelle des couples et familles avec le
                  Professeur Joyeux et son épouse Christine.


10 déc.   : Quête impérée pour la Caritas diocésaine. Collecte de fonds, vêtements, médicaments, vivres
                   etc. pour les indigents.


14 déc.   : Au Grand Séminaire Providentia Dei.


17 déc.   : Messe dominicale à Kabo. Visite à Ténonrou (Africae Munus)


22 déc    : Noël anticipé à l’hôpital de Papanè à 10h.


24 déc.   : Messe de Noël anticipée à la prison civile à 9h30.
              : A 22h30 : Messe de la nuit à la Cathédrale avec baptêmes d’enfants.


25 déc.   : A 9h : Messe du jour de Noël au monastère l’Etoile Notre Dame.


31 déc.    : A 9h30 : Te Deum à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Boko.
               : A 23h : Adoration eucharistique au sanctuaire eucharistique.
               : A 24h : Messe et vœux du Nouvel An au sanctuaire eucharistique.
                                                                     
JOYEUX NOËL ! BONNE ET SAINTE ANNEE  2018


      ABONNEMENT POUR UN AN
 A Parakou : 1.000 frs
 Au Bénin : 2.000 frs
A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

                                                  
    La force de l’enseignement catholique c’est sa vision globale ou intégrale de l’homme. Tout homme vient de Dieu pour vivre en société et retourner à Dieu. Nous sommes créés à l’image de Dieu qui est Amour. Les dix commandements sont donnés pour structurer l’homme et la société sur l’amour. Aimer Dieu et le prochain : c’est un devoir, un commandement, le plus important. Quand on en fait une option facultative ça grince. Donc respect de Dieu, respect de soi et respect de l’autre. Tout est là. Cette vision engage, d’où l’éducation de la conscience et du cœur. C’est Dieu lui-même qui veut que nous soyons des éducateurs à sa manière : poser sur l’autre, avant tout, un regard d’affection et de confiance dans la vérité, et cela jusqu’au bout. En effet, Dieu ne baisse jamais définitivement les bras quand il s’agit d’éduquer l’homme. Pour lui, nul n’est perdu une fois pour toutes…

    Nous lançons un appel vibrant aux congrégations enseignantes et éducatives. Qu’elles se secouent pour reprendre leur place dans la société. Beaucoup sont en déclin parce qu’elles ont déserté leur idéal et leur charisme, le charisme de leur fondateur. Elles se cachent derrière la pensée unique. Elles ont formé des élites compétitives qui ont fait l’honneur et la fierté de l’Eglise et de la société. Elles ont de l’expérience et de l’expertise et donc ont le droit de donner des leçons aux autres. L’univers entier a besoin de l’enseignement chrétien, sel de la terre, lumière du monde. Ce n’est pas du fanatisme ni de l’intolérance. Il s’agit de retrouver le style d’une éducation adaptée, tonique et cruciforme, c’est-à-dire tenant compte du ciel et de terre, redonnant à Dieu ses droits sur l’homme et demandant à l’homme d’accomplir ses devoirs envers Dieu et envers le prochain.

     Il faut repenser et réorganiser notre système éducatif. L’unique conseil que je donne invariablement aux chefs d’établissements scolaires c’est de faire aimer leur école ou collège, y faire régner l’esprit de famille. Travaillez ensemble dans la confiance et l’ambiance fraternelle sous le regard bienveillant de Dieu qui veut le bonheur de tous ses enfants. Car nous dit Jésus : "sans moi, vous ne pouvez rien faire". Le sort de l’établissement est donc en Dieu et bien sûr aussi dans les mains du Directeur et de son équipe. Il faut que le courant passe : contact chaleureux, proximité pleine d’affection, dialogue dans la vérité pour une meilleure collaboration. Pour tout synthétiser, je rappelle les trois savoirs : le savoir théorique ou formation de la tête, le savoir-être ou formation du cœur, et le savoir-faire ou formation des mains. Je n’aborderai que le troisième. C’est lui qui manque le plus à notre système scolaire.

    Il est temps de revenir à la formation des mains en vue de la transformation réelle et positive de nos milieux de vie. Le Bénin ne compte que trois villes dignes de ce nom. Notre réalité c’est encore la ruralité. Le défi des défis c’est la valorisation du travail des mains. Or précisément sur ce point, il y a une désaffection générale de la terre qui commence de la maternelle à l’université. On en parle, on en reparle mais rien ne semble évoluer.

    Ces dernières années, on a vu les pouvoirs publics ériger plusieurs collèges techniques et même plusieurs lycées agricoles. On a vu beaucoup de tracteurs circuler et traverser nos rues. Mais on ne voit pas encore leur impact. L’enseignement manuel doit être repensé de fond en comble. Car fournir les instruments modernes de travail, c’est très bien. Mais l’essentiel est ailleurs. Est-ce qu’on a pris le temps de convaincre l’homme béninois des exigences qu’imposent ces instruments ? A-t-on pris le temps de le former  pour qu’il utilise ses engins à bon escient ? A-t-on armé suffisamment sa volonté pour la bonne gestion de ces instruments, certes utiles mais lourds à gérer. S’est-on assuré que le Béninois est prêt à changer de mentalité en ce domaine pour un nouveau départ ? Tout développement dépend d’abord de la volonté de l’homme. Même Jésus appelant ses disciples dit : "Si tu veux, viens suis-moi…" Un esclave fait ce qu’on lui demande de faire, un homme libre fait ce qu’il a décidé ou consenti en son cœur. Ne confondons pas la volonté avec la velléité. La volonté rime avec la fermeté et la persévérance. "Que votre oui soit oui…". Par contre la velléité rime avec la nonchalance qui aboutit à l’abandon. Quand volonté et passion se rencontrent, tôt ou tard, tout obstacle cède. "Labor omnia vicit improbus", le travail persévérant triomphe de tout, comme le confirme le poète latin Virgile. Car "vouloir c’est pouvoir".

    Mais comment faire aimer le travail des mains ? Ce ne sera pas facile, car même les élèves qui sortent des lycées agricoles n’ont pas fait beaucoup d’exercices pratiques. Et les paysans qui n’ont pas été à l’école, souvent en savent plus que certains ingénieurs agronomes. Il faudra donc exhorter abondamment et même primer ceux qui s’intéressent au travail de la terre dans les établissements scolaires.

    Si les enseignants n’ont pas la passion de travailler de leurs mains avec méthode et assiduité, on tournera longtemps en rond. On aura beau changé de système scolaire, insulter le gouvernement, faire des grèves sauvages etc., le développement ne se fera pas. Ne me prenez pas pour un pessimiste. Je suis plutôt un réaliste. A-t-on vraiment le souci d’éduquer la volonté des jeunes à faire des choses utiles ? La volonté est la valeur qui construit notre personnalité et notre destin. C’est "le premier sponsor de la vie". Les dons innés comptent peu pour réussir dans la société. Sans exercice constant et persévérant, sans fatigue, sans sueur, sans engagement enthousiaste, tout retombe à zéro. Assurons-nous d’abord que les parents et les enseignants ont la préoccupation de former la volonté des enfants au progrès, au développement, au changement, à la refondation, à la rupture, en vue du bien commun.

    Il est temps d’adapter l’enseignement scolaire aux besoins de notre société dans les formations techniques et professionnelles, qu’elles soient formelles ou informelles. Sans cela nos universités et nos écoles continueront de produire des diplômés inutilisables parce que théoriciens incapables de faire des choses utiles.

    On doit nécessairement remettre à l’honneur l’enseignement manuel sans négliger de transmettre le meilleur de nos traditions endogènes et classiques, trésor souvent oublié dans les programmes officiels. Il n’y aura jamais de développement durable chez nous sans l’amour de la terre. L’enseignement officiel sur ce point doit évoluer. Un pays émergeant a besoin d’enseignants innovants. Il y a trop de petits boulots tenus par des apprentis, des bricoleurs, tâcherons, débrouillards, jongleurs, peu enclins au travail bien fait, parce qu’on a fait du travail des mains un métier pour des personnes de seconde catégorie. N’oublions pas que Jésus avait appris le métier de son père adoptif, c’était un charpentier. Et Jésus c’est le Sauveur du monde. Dans toutes nos écoles, il faudra ériger une place à saint Joseph et le vénérer. Il a contribué à faire comprendre la dignité et la grandeur du travail manuel. Dans le Talmud juif, on lit cette sagesse : "Celui qui se rend utile par son travail est plus grand que celui qui connaît Dieu… Celui qui gagne sa vie par son travail est plus grand que celui qui s’enferme dans sa piété". C’est l’éducation à l’action. "Le Seigneur bénira le travail de tes mains", dit la Bible (Dt 28, 12). Même la foi doit être active. Saint Paul, fier d’avoir été disciple du fameux maitre Gamaliel était un bon tresseur de tentes. Il vivait du travail de ses mains (Ac 20, 34). Le premier pape de l’histoire, saint Pierre, était un excellent pêcheur de Galilée. Malheureusement nous avons du mépris pour le travail des mains. Nous tenons pour inférieure l’intelligence pratique, et nous exaltons béatement l’intelligence spéculative ou théorique. Le sage Anaxagore, philosophe Grec (v. 500-428 av. J-C), disait : "l’homme pense parce qu’il a une main", c’est-à-dire nous prouvons que nous sommes intelligents non pas parce que nous sommes de bons raisonneurs ni même parce que nous sommes bardés de diplômes obtenus dans les universités internationales les plus illustres, mais parce que grâce à nos mains nous fabriquons des choses bonnes ou nous transformons positivement notre milieu de vie.

    D’année en année, le nombre de diplômés sans emploi s’accroît. C’est une bombe à retardement. Notre système scolaire est malade. Il ne valorise pas les artisans ni tous ces travailleurs indépendants, et compétents dans un métier manuel. Or les bureaux de la fonction publique sont saturés alors que nos terres dorment en paix. Les jeunes abandonnent les campagnes. La ville leur promet beaucoup mais offre très peu. La mendicité internationale nous enfonce dans des endettements honteux. Et pourtant nous savons que notre nourriture nous vient du travail de la terre. Et sans nourriture on ne peut pas vivre. Les Latins disaient : "primum vivere". Il paraît que la devise des ingénieurs agronomes est : "sine agricultura nihil ". Eh oui, sans l’agriculture c’est le chaos total, la mort programmée de la société. Priorité à l’agriculture. Le secteur agricole constitue la principale source d’alimentation, de vie et de survie. Et cela s’apprend avec la protection de l’environnement. Il faut à tout prix redynamiser ce secteur en ciblant les cultures vivrières locales et leur transformation. Je le répète, la promotion de l’agroalimentaire n’est pas facultative. Comme l’a dit le fou : "le ventre ne prend ni congés ni vacances". Trois fois par jour il nous sollicite, c’est-à-dire 3 fois 365 jours de l’année. Et s’il n’est pas satisfait, le cerveau a du mal à tourner correctement, à philosopher, à trouver les vraies solutions aux problèmes. Et les déréglés sociaux augmentent.   

    Un de nos hommes politiques a écrit : "il apparaît nécessaire d’appuyer la promotion des filières anacarde, karité, ananas, manioc, porteuses d’une croissance rapide et créatrice d’emplois. Il nous faut sortir du piège de la filière coton" Adrien HOUNGBEDJI, Il n’y a de richesse que d’hommes, l’Archipel, 2005, p.158. Relisez plusieurs fois, à tête reposée, cette citation que je me refuse de commenter, tellement elle est pertinente. L’école au Bénin devrait s’en inspirer ; car telle qu’elle est, elle ne participe pas à notre progrès social.

    Nous le savons tous, dans nos écoles, la mémorisation tient trop de place, à telle enseigne qu’elle éclipse les autres facultés des apprenants. Or, il y a des élèves qui ne sont pas doués pour l’abstraction, pas faits du tout pour l’enseignement théorique. Ce n’est pas la peine de les humilier et de les stresser. Il y a plusieurs sortes d’intelligences. Que les parents le comprennent et acceptent d’orienter à temps leurs enfants vers l’enseignement pratique qui leur convient. Il n’y a pas de sots métiers bon sang ! Sortons de l’idéologie qu’un cuisinier a forcément moins de valeur qu’un professeur d’université, qu’un plombier a moins de valeur qu’un médecin. Ils rendent des services différents. Un point c’est tout. Et nous avons besoin de tous les métiers qui concourent au bien-être de l’homme. D’ailleurs, quand il y a coupure d’eau, le médecin, sous la douche, est bien embêté comme tout le monde. Et s’il y a une panne d’électricité pendant qu’il est en pleine opération chirurgicale, son bistouri et toute sa science le rendent inutile. Un bon maçon, un bon menuisier, un bon électricien, un bon éleveur de moutons ou de porcs, un bon transformateur des produits agricoles ne feront jamais partie des diplômés sans emploi. Prenons très au sérieux le travail des mains. Il n’y a pas à opposer le travail manuel et le travail intellectuel, ni l’instruction théorique et l’enseignement pratique. Ils se complètent. Mais je veux seulement qu’on valorise les métiers manuels qui feront baisser le nombre des diplômés sans emploi ; et sans ces métiers, toute société vivote. Ils permettent de s’auto-employer. Qu’est-ce qui empêche qu’un docteur en philosophie ait une ferme agricole et s’en occupe ? Or, l’école actuelle forme des professionnels aux mains "paralysées" mais qui ont toujours un bon appétit. Nos diplômes c’est bien, mais ils ne permettent pas de créer quoi que ce soit. Ils font des jeunes des parasites encombrants et nuisibles. Arrêtons d’appeler "pauvres paysans" ceux qui nous empêchent de mourir de faim. Un peu de respect. Même sans instruction académique, ils sont plus utiles à la société que ceux qu’on envoie à l’école et qui nous coûtent inutilement cher. Concrètement on fait quoi ?

    La Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique a pris la décision de faire un puits ou un forage sur le domaine de nos établissements scolaires avec un château d’eau, et d’intéresser les enfants très tôt au maraîchage. Là où y a de l’espace, on inclura le petit élevage. Nous avons commencé avec les écoles primaires. Toutes nos écoles catholiques seront boisées d’anacardiers, de neems, de manguiers etc. Et là où c’est possible, dans les collèges et lycées, on introduira la culture attelée aux bœufs : c’est moins exigeant financièrement que le tracteur, et surtout moins destructeur de nos sols. La fumure organique sera encouragée au détriment des engrais chimiques. Une nouvelle ère a donc sonné. Participons à ce sursaut. Nous irons pas à pas. Quand l’horticulture sera maîtrisée, la vitesse supérieure sera la fabrication des conserves, jus et confitures. Quand beaucoup se mettront au travail des mains, parce que valorisé, primé et rentable, il y aura moins de chômeurs et on aura sans doute moins de coupeurs de route. Et la sécurité routière coûtera moins cher à l’Etat. C’est l’heure de conclure.

    Le plus beau cadeau que les parents peuvent faire à leurs enfants, ce n’est pas un compte en banque bien bourré mais une bonne éducation qui leur permette de marcher droit sous le regard de Dieu. Ces enfants sont souvent plus sociables et plus solidaires. L’établissement scolaire idéal devra donc comporter désormais ces trois dimensions : des enseignants compétents et pédagogues, un emploi de temps bien aménagé avec un contenu clair, et enfin une discipline qui formate la tête, le cœur et les mains des apprenants pour qu’ils aiment le travail bien fait. Famille et école se donneront la main. Les bons arbres produisent de bons fruits, c’est une loi de la nature. Laissons tomber les grèves. Cherchons plutôt à armer notre cœur et notre volonté pour le redressement de nos structures éducatives. Mais tout édifice construit sans Dieu, tôt ou tard, s’effondre sur les hommes et les détruit : "ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance : Dieu" (1Co 3, 5-7). Le Pape émérite Benoit XVI aura le dernier mot. "Une bonne école pourvoit à une éducation de la personne tout entière. Et une bonne école catholique, en plus de cela, devrait aider tous ses élèves à être des saints" (Discours aux élèves du Collège Sainte Marie de Londres, le 17/09/2010). Pour tout dire, sans notre volonté, aucune réforme ne sera efficace à long terme. Bonne rentrée des classes !


+Pascal N’KOUE
Omnium Servus

 

 


Nouvelles de famille
- Bénissons la décision du Gouvernement actuel qui nous permet de faire la rentrée des classes autour du 15 septembre. C’était une ancienne coutume de nos écoles catholiques.

- Bon retour des vacances aux anciens, et bienvenue aux nouveaux dans ce beau diocèse de Parakou.

- Nous prions pour le repos éternel de Mgr Nestor ASSOGBA, premier Evêque africain de Parakou, décédé le 22 août 2017 à l’âge de 88 ans. Il a servi à Parakou de 1976-1999, puis fut transféré au siège de Cotonou.

- Nous remercions vivement les agents pastoraux qui nous quittent pour d’autres missions hors de notre diocèse. Que l’Esprit Saint continue de les illuminer. Gardons les contacts avec eux.

- Du 6 au 10 septembre 2017 : Grand rendez-vous international à Parakou : 2e édition de la Semaine Africaine pour la Vie et la Famille. Pour plus d’informations, voyez Mr Clément YARGO, au Centre Univ (96 37 41 70).

- Le mois d’octobre c’est le mois du rosaire. C’est la volonté de Dieu qu’on prie tous les jours le chapelet, prière simple qui convient à tout le monde. Rien n’est impossible à Notre-Dame de Komiguea.

- Le 18 octobre prochain nous nous unirons au million d’enfants qui prieront pour l’union et la paix dans le monde (voir le Responsable diocésain de l’Enfance Missionnaire).

- En mon absence, le P. Ernest DEGUENOVO, Vicaire Général, gèrera le diocèse. N’hésitez pas à le contacter.

- Nous remercions vivement l’Evêque de Porto-Novo, Mgr Aristide GONSALLO, qui nous envoie le diacre Alexandre HONVOZO pour un contrat de fidei donum. Son lieu de stage sera l’Archevêché.
- Bienvenue aux Pères GOUNA Martin et AGBENORXEVI Stephen, tous deux de la Société du Verbe Divin.



Quelques dates
 2-5 sept.    : A Bruxelles, pour participer aux 35 ans de la Fondation Hubi et Vinciane. A la mort survenue en avion du Dr Hubert et de sa fiancée Vinciane qui étaient très engagés, de façon bénévole, dans nos    hôpitaux diocésains, leurs parents Adriaens et Van Assche ont décidé de créer cette fondation pour         perpétuer leur mémoire. Gratitudes infinies à tous les bienfaiteurs.

6-11 sept.    : Dans le diocèse d’Aix-En-Provence, diocèse jumelé avec Natitingou où je rencontrerai Mgr Christophe DUFOUR.


12-14 sept.    : Paroisse de Giens chez l’Abbé Philippe LE PIVAIN venu nous visiter en janvier 2017.


15-17 sept.    : A Versailles, avec Mgr Eric AUMÔNIER, l’Association Notre-Dame de l’Atacora et le Père Laurent  GUIMON.


18-25 sept.    : Dans le diocèse de Nantes, diocèse en partenariat avec le nôtre où je rencontrerai Monseigneur Jean-Paul JAMES et  nos deux prêtres, Aubin LEGBODJOU et Ursule AGBANGLA.


26 sept.    : Retour à Cotonou.


 28 sept.    : Réunion du Conseil permanent de la CEB à Bohicon.


 29 sept.    : Journée avec les formateurs du Grand Séminaire "Providentia Dei" à Gaah-Baka.


 30 sept.    : A Tchaourou: 80 ans de création de la paroisse. Saint Ssacrifice de la messe à 9h 30.


3-8 oct.    : Retraite spirituelle dans un monastère.


17 oct.        : Conseil Presbytéral à 9h 30, à l’Archevêché.
                   16h : Presbyterium au Centre Pastoral.


18 oct.        : Assemblée Générale des agents pastoraux à 9h au Centre Pastoral.


19 oct.        : Conseil diocésain pour les affaires économiques à l’Archevêché.
                 - Journée de formation avec Mme Danielle TEVOEDJRE PLIYA sur la nutrithérapie ou la santé par les aliments au Centre Pastoral.


21 oct.        : Célébration de l’intronisation de la Sainte Bible sur toutes les paroisses.


22 oct.        : Journée mondiale des missions. Quête impérée pour les O.P.M.


23-26 oct.    : A Porto-Novo, pour l’Assemblée plénière de la Conférence Episcopale.


26 oct.        : Assemblée Générale de la Caritas diocésaine BDBD.


29 oct.        : Confirmations à Kpassa à 10h (Kika-Piste) confié au Père Franck TOKPASSI.

        ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
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    "La mission du Christ Rédempteur, confiée à l’Eglise, est encore bien loin de son achèvement. Au terme du deuxième millénaire après sa venue, un regard d’ensemble porté sur l’humanité montre que cette mission en est encore à ses débuts et que nous devons  nous engager de toutes nos forces à son service. C’est l’Esprit qui pousse à annoncer les grandes œuvres de Dieu : « Annoncer l’Evangile, en effet, n’est pas pour moi un titre de gloire ; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ! » (1 Co 9,16) (Redemptoris Missio n°1).
"Le nombre de ceux qui ignorent le Christ et ne font pas partie de l’Eglise augmente continuellement, et même il a presque doublé depuis la fin du Concile. A l’égard de ce nombre immense d’hommes que le Père aime et pour qui il a envoyé son Fils, l’urgence de la mission est évidente" (Redemptoris Missio n°3). Dieu s’est révélé en Jésus-Christ. C’est la nouveauté absolue de l’annonce chrétienne.
Dieu veut que tous les hommes soient sauvés par son Fils Jésus (1Tm 2, 4) :"il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés" (Ac 4,12). L’Eglise existe donc pour évangéliser : "Allez dans le monde entier, de tous les peuples faites des disciples…" (Mt 28, 19). C’est la dernière page de cet évangile, les derniers mots pratiquement. Blague à part : "Personne ne va au Père sans passer par le Fils" (Jn 14,6). Etre tous sauvés,  c’est la grande soif du Christ.
 L’année dernière on a insisté sur la prière intérieure. Dieu est silence. C’est le silence dans nos vies qui nous permet d’ouvrir grand nos oreilles, celles  du corps et du cœur. "Ecoute avec l’oreille de ton cœur", dit saint Benoît à ses moines. Dieu nous parle depuis toujours, alors stop ! Silence ! Que se taisent les médias, les réseaux sociaux mais aussi notre imagination pour se recentrer en Dieu. En cette année pastorale nous insisterons sur l’engagement à la mission évangélisatrice au sein de notre diocèse, de notre paroisse, de nos mouvements, de nos communautés, de nos familles. Car prier sans s’engager c’est vouloir être propre en se lavant avec de l’eau boueuse. Prie et travaille, disent les moines.
La mission vient de Dieu qui nous attire vers Lui. "Tu m’as séduit Seigneur et je me suis laissé séduire"(Jér 20,7). En Afrique, au Bénin, et surtout dans le Borgou, nous sommes en train de planter l’Eglise. Nous avons connu l’époque des grands missionnaires, les saints apôtres de la Société des Missions Africaines et les Sœurs ND des Apôtres, sans oublier les autres branches missionnaires. C’est maintenant notre tour. Nous sommes la première ou la deuxième génération issue de leur mission. L’heure de la mission a sonné pour nous. Avant de planter l’Eglise, nous devons avant tout être de bons disciples du Christ. Comme les bergers et les mages, il faut chercher Dieu, se lever, quitter ses vieilles habitudes afin de  se planter en Jésus le Sauveur pour qu’il nous renouvelle. Essayons d’abord d’être de saints fidèles de Jésus, mûs par l’Esprit de vérité. Ne nous laissons pas voler la joie d’être missionnaires.
Essayons d’avoir les mêmes sentiments qui habitaient Jésus, l’Envoyé du Père, dans les diverses circonstances de notre vie. Comme Jésus, sentons-nous envoyés. Fidélité à Dieu, à l’Eglise, au Pape, à la Tradition. Souvent on se laisse trop influencer par la partie de l’Occident rebelle aux traditions de l’Eglise (rejet des signes et gestes chrétiens : soutane, voile, croix au centre de l’autel. Et on adopte rapidement les modes vestimentaires mondains comme des signes d’intelligence et d’émancipation…) Nous-mêmes nous avons inventé toutes sortes de récréations dans les lieux d’assemblée sainte que nous appelons "inculturation". Nous avons une responsabilité face aux générations présentes et futures : "le ciel et la terre ne passeront pas, mes paroles ne passeront pas" nous rassure Jésus le Sauveur. Tournons résolument nos cœurs vers lui.
Prenons comme exemple la première communauté de Jérusalem : "Ils se montraient assidus à l’enseignement des Apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières… Ils mettaient tout en commun. Nul n’appelait sien ce qu’il possédait… Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés" (Ac 2, 42-47). A partir de là, voici quelques orientations pastorales pour cette année. D’abord quatre recommandations.
1- Un chrétien ni chaud ni froid, Dieu n’en veut pas. Il le vomit. Une chose vomie, ce n’est pas beau à voir (Ap 3, 15-16). Le Seigneur se tient à la porte de nos cœurs et frappe discrètement pour y entrer. Cela dépend de nous de le faire entrer en nous. Réveillons notre foi par une conversion en profondeur. Soyons donc fervents et bougeons. Dieu veut faire de Parakou un diocèse joyeux, un diocèse qui chante même au milieu des épreuves.
2- Relisons souvent les béatitudes pour nous habituer à la logique de Dieu (Mt 5,1-12). Le plan de Dieu pour l’homme c’est qu’on entre dans sa logique. Sans le détachement de notre ego, de la pensée unique et de nos illusions, on ne peut pas  être heureux.
3- Que chaque groupe ait le souci de faire connaître et faire apprécier son mouvement à d’autres (chorales, scouts, Femmes Catholiques, Renouveau charismatique, Légion de Marie etc.). Mais parler ne suffit pas, il faut témoigner du Christ, être exemplaires, et rendre gratuitement des services. Car le salut, Dieu nous le donne gratuitement.
4- Ayons le souci de sortir de nos milieux habituels pour faire des disciples à Jésus. Méditons souvent la parabole du semeur qui sème partout du bon grain (Mt 13). Il faut proclamer la Parole avec des images de la nature ou avec des récits bibliques. D’où l’importance de bien connaître les Saintes Ecritures. Les moyens du bord comme les outils d’information et de communication sont nécessaires à tous les niveaux.. Il faut aller vers tous : les entreprises, les ONG, les associations, les institutions et les divers milieux de la société.  Ici, Bible, catéchisme et liturgie se complètent. Tout le chrétien est dans l’imitation de la vie du Christ, être son disciple. Tout baptisé, quel que soit son âge, est appelé à être missionnaire. Il faut voir comment introduire le goût de la Parole de Dieu dans les mouvements d’action catholique, et surtout dans les écoles qui sont de véritables lieux d’évangélisation. Impliquer non seulement les responsables des mouvements mais aussi les chefs d’établissement, les parents, les enseignants et tous les éducateurs si possible. Le plus important c’est la nourriture de nos âmes, ou l’écoute de la Parole de Dieu et le témoignage de la charité. Car "Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ", dit saint Jérôme. Voilà pourquoi je recommande vivement l’intronisation de la Bible dans les familles.
- Posons aussi des actes concrets de charité, de réconciliation, de solidarité dans les familles, les CEVB, les communautés de consacrés, les presbytères et dans les quartiers, surtout pendant les temps forts de l’Avent et du Carême.
- S’en remettre à la Sainte Vierge, Notre Dame de Komiguéa : Avec confiance, demandons-lui d’intercéder auprès de son Fils afin d’obtenir pour notre diocèse un nouvel élan missionnaire.
- Quelle que soit notre condition sociale (petit, pauvre, riche, scolarisé, non scolarisé…) se donner cette conviction que Jésus me demande de vivre et d’annoncer son Evangile d’amour et de paix chez moi et hors de chez moi.
- Que les enseignants du catéchisme ne se contentent plus de l’enseignement théorique, mais encore qu’ils vérifient les comportements, le changement de vie et de mentalités de leurs catéchumènes etc.
- La création d’un centre catéchétique est programmé dans le projet de "Africae Munus" (Ténorou) : Trois mois chaque année. Les formations de courte durée sont les meilleures aujourd’hui. Réfléchir dans les réunions de secteurs et autres cercles. Et me faire des propositions.
- A chaque rencontre, centrer les entretiens sur une page ou une scène de la Bible. On peut cibler les paraboles chez Mathieu, certains récits de vocations dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament. Je recommande vivement le livre du prophète Jonas, l’appel de Lévi, des premiers Apôtres etc.
- La lectio divina ou prière avec la Bible en famille et dans les mouvements est à encourager. Commencer toute rencontre par la citation ou lecture d’un verset biblique.
- Les internats et foyers d’étudiants : leur faire aimer les Saintes Ecritures et leur  donner de temps à autre une formation ou un enseignement biblique. Aller vers les jeunes défavorisés, indépendamment de leur credo, pour les aider. Promouvoir les vocations à la vie consacrée et sacerdotale chez les enfants et les jeunes.
- Voir comment favoriser un vrai dialogue interreligieux et interculturel à partir de certaines scènes de la Bible. Discours de Saint Paul à Athènes par exemple pourrait nous inspirer. Dieu est Créateur et protecteur de tous les peuples. Expliquer que l’inculturation c’est le primat de la conversion de nos cultures et de nos cœurs. Les coutumes de Dieu, c’est-à-dire sa Parole, ses volontés sont d’un autre ordre et passent avant les coutumes purement humaines.
- Initier les jeunes au partage d’évangile dans les petits groupes, partage qui sera conclu par le Pater et une oraison, afin qu’ils puisent être d’authentiques missionnaires de la joie pour d’autres jeunes.
- Aux jeunes, je demande de prendre le diacre Etienne pour modèle : "estimé de tous, rempli de sagesse et d’Esprit  Saint", homme de feu, discuteur rigoureux parce que homme intérieur, contemplatif, visionnaire dans le bon sens du terme. Il meurt en pardonnant à ses bourreaux.
- Voir comment annoncer l’Evangile dans les périphéries, aux commerçants, aux nomades toujours en transhumance, aux voisins avec lesquels on n’a aucun contact sérieux.
- La famille est formatrice aux valeurs humaines et chrétiennes : que les parents trouvent du temps pour écouter leurs enfants et prier avec eux. Les meilleurs évangélisateurs des familles ce sont encore les familles elles-mêmes. Leur contribution est indispensable.
L’heure de la mission a sonné. N’ayons pas peur. Jésus a vaincu le monde par sa croix. Et il nous promet d’être avec nous tous les jours jusqu’à la consommation des siècles.
Pour finir, j’emprunte ces mots d’exhortation de Saint Paul : "Revêtez l’armure de Dieu pour être en état de tenir face aux manœuvres du diable... Debout donc ! Ayez la vérité pour ceinture, la justice pour cuirasse et, comme chaussures, l’élan pour annoncer l’évangile de la paix. Prenez surtout le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre tous les projectiles enflammés du Malin. Prenez enfin le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c'est-à-dire la Parole de Dieu" (Eph. 6, 10-17). Bonne année pastorale !

 +Pascal N’KOUE
  Omnium Servus

 

Nouvelles de famille

- Le mois de novembre est dédié à la commémoration des fidèles défunts. Prions et demandons des messes pour eux.
- Un immense merci au Cardinal Robert SARAH, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements. Il a passé deux semaines dans le Nord-Bénin prêchant des retraites aux moniales et moines de Natitingou et de Parakou. Il nous a fait l’honneur de visiter pour une deuxième fois le grand séminaire diocésain Providentia Dei. Il en est désormais le protecteur. Puis le 16 octobre à Cotonou, il a rencontré quelques évêques du Bénin avant de s’envoler pour Rome.
- Nous bénissons le Seigneur pour la visite d’amitié, le mois dernier, de Monsieur LOKO Théodore, ex ambassadeur du Bénin près le Saint-Siège ; il était accompagné de son aimable épouse.
- Le Père Cyprien AHOURE, SDB, est nommé Curé de la paroisse Marie Auxiliatrice. 
- Nous prions pour le repos de l’âme du Père André CHAUVIN, SMA, décédé en septembre dernier à Lomé.
- Nous prions pour le repos de l’âme de Cécile, mère de l’abbé Félix KINNIN, décédée le mois dernier
- Toutes mes gratitudes aux amis qui m’ont reçu en septembre dernier en Belgique et en France. Un merci spécial à l’Association des Amis de l’Atacora et au diocèse de Nantes. Nous attendons à cœur joie les délégations qui se sont annoncées : vive le partenariat !
En cette année pastorale, demandons à l’Esprit de susciter en nous l’esprit missionnaire. Ainsi nous pourrons annoncer Jésus-Christ avec foi et audace. Il faut aller partout surtout là où les âmes sont dans le plus grand besoin. Le missionnaire c’est le frère universel, c’est le saint, c’est l’ami de Jésus-Christ ; donc cherchons d’abord à rencontrer la personne de Jésus-Christ dans le cœur à cœur : le silence, la prière intérieure, la prière liturgique, la Parole de Dieu. Et nous serons des apôtres de sa bonté et de sa miséricorde.
- Chaque année en la fête du Christ Roi de l’univers, nous aurons un grand rendez-vous au sanctuaire marial Notre Dame Komiguea. C’est la "gani" des chrétiens, rendez-vous des Baribas chrétiens qui invitent tous les peuples à suivre le Sauveur du monde, le Christ, Roi des rois, crucifié, mort et ressuscité pour notre salut.
- Bienvenue à tous les nouveaux agents pastoraux et coopérants missionnaires. Ils découvriront un diocèse très accueillant et plein de vitalité.
 
- N.B. : du 4 au 7 décembre : séjour au Bénin du Professeur Henri JOYEUX, accompagné de son aimable épouse. Un programme détaillé de son séjour vous sera donné incessamment.
Nous avons reçu de bonnes nouvelles des Pères Freddy TOSSOU et Christian WOROU qui sont dans l’archidiocèse d’Avignon : le premier pour étudier la théologie, le second envoyé comme prêtre fidei donum.
- Jaurès ZINSOU sera ordonné diacre le 10 janvier 2018 au sanctuaire Notre Dame de Komiguéa.
- Les prochaines ordinations presbytérales auront lieu le 27 janvier 2018 sur la paroisse d’Albarika.



Quelques dates

1er nov.        : Fête de Toussaint. Fête patronale de la paroisse de Boko. Messe à 9h 30


2 nov.     : Au grand séminaire Providentia Dei.


5 nov.          : Messe dominicale à Kabo à 9h.


5-7 nov.      : Passage de Monseigneur NICO l’Evêque de San Severo (Italie) et don Léonardo Di MAURO sur leur route vers Natitingou.   

   
7 nov.          : A Dassa pour l’Assemblée Générale de la Conférence des Supérieurs Majeurs du Bénin.


6-9 nov.       : Assemblée Générale de la Caritas Nationale à Parakou. Monseigneur Aristide GONSALLO, évêque
                      de Porto-Novo sera parmi nous.


12 nov.        : Messe dominicale à Kabo  

  
11-14 nov.   : Visite des amis de l’AFR de Vittorio Veneto guidés par Monsieur Romano VOLPATO.


18 nov.         : 30ans de la paroisse Saint Joseph de Bétérou. Messe à 10h. Pose de la 1ère pierre de l’église paroissiale.


25 nov.        : Messe d’action de grâce pour la Béatification de Mère Catalina de Maria R. Messe à 10 h à Kpari
                      chez les Sœurs Argentines.


25-26 nov.  : Gani des chrétiens au Sanctuaire Notre Dame de Komiguea.


28 nov.       : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h 30.

 ABONNEMENT POUR UN AN

A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

   Parakou, carrefour des malvoyants, lieu du pèlerinage pour recouvrer la vue. Avis à ceux qui ont des yeux et ne voient pas. Un cadre idéal vous attend à Tinré, village peu connu des médias. Et pourtant un nombre incalculable de merveilles s’y opère chaque jour. Evidemment le bien ne fait pas de bruit.
    L’HOSAT (ou l’hôpital ophtalmologique saint André de Tinré) est une des principales institutions sanitaires de référence en matière d’ophtalmologie communautaire au Bénin. De partout, on vient pour les soins : le Niger, le Togo, le Nigéria, le Burkina-Faso se donnent rendez-vous chez nous. Curieusement ce centre divin est peu connu au Bénin.
    A la cérémonie d’ouverture des journées portes-ouvertes de l’HOSAT, le jeudi 25 février 2015, j’avais dit en substance : OUI à ce beau et ambitieux projet de "Santé oculaire" : augmenter la détection, le diagnostic, le traitement de tous et surtout des enfants souffrant de déficiences visuelles. C’est vrai que l’onchocercose a été vaincue. Mais la situation de la santé oculaire reste encore préoccupante. Car on rencontre beaucoup de malvoyants. Même les enfants ne sont pas épargnés. 
    Jésus de Nazareth, le Rédempteur du monde, n’a pas fait que prêcher dans les synagogues et le Temple. Pour nous montrer à quel point le vrai Dieu qui donne la vie éternelle nous aime, il guérissait gratuitement les malades en leur disant : "va, ta foi t’a sauvé". Des aveugles ont vu, des sourds ont entendu, des paralytiques ont marché, beaucoup de malheureux ont été secourus. Il a expulsé tant et tant de démons pour libérer les personnes des griffes du Malin. C’est la même mission que l’Eglise essaie de poursuivre encore aujourd’hui : être au service de tous sans aucune distinction d’ethnie ni de religion, c’est-à-dire aider l’homme, quel qu’il soit, à jeter ses béquilles (physiques, morales et spirituelles) et à se prendre en charge. C’est l’homme total, dans toutes ses dimensions, qui nous intéresse. Dieu nous veut debout de la tête au pied, pour sa gloire et pour notre dignité.
    Reconnaissons avec humilité, que dans l’hôpital ophtalmologique saint André de Tinré (HOSAT), notre hôpital à tous, un travail fort appréciable se fait. On y donne des soins médicaux et chirurgicaux de qualité pour tout ce qui concerne les pathologies des yeux, à des coûts financiers accessibles aux pauvres. Les patientes et les patients en témoignent. Mieux, l’engagement de Christoffel Blinden Mission, dit CBM (une organisation chrétienne internationale de développement basée en Allemagne, fondée par le Pasteur Ernt Jacob Christoffel), et l’engagement de ses partenaires financiers à accompagner le projet "Santé oculaire chez l’enfant" constitue une preuve supplémentaire. Car aucun bailleur de fonds, fût-il le plus fortuné, ne mettra son argent dans une structure mal organisée et mal gérée. Nous profitons de cet espace pour féliciter le Directeur de l’hôpital, Docteur Paul AYEMONNA et tout son personnel. Rapprochons-nous d’eux pour plus d’informations.
    Chers tous, rassurez-vous ! CBM et ses partenaires ne viennent pas pour déverser de l’argent dans notre hôpital diocésain et les Centres de promotion sociale de Parakou et de Natitingou. Ils ne viennent pas non plus pour remplacer les parents et les familles dans leurs obligations vis-à-vis de leurs enfants. Les rôles et responsabilités des parents restent et resteront entiers dans ce projet. Comme vous le savez, l’assistanat rabaisse l’homme et le paralysé. La responsabilité l’élève. Face à l’argent, gardons notre dignité et notre magnanimité.
    Ce projet va créer les conditions infrastructurelles et matérielles nécessaires, peaufiner les compétences des personnels de santé et des personnels des Centres de promotion sociale afin qu’ils s’occupent des enfants avec plus de dextérité. C’est-à-dire que ces partenaires ne nous apportent pas du poisson braisé bien assaisonné, prêt à  être consommé, mais ils viennent pour nous aider à améliorer nos techniques de pisciculture et renforcer notre matériel de pêche. C’est une bonne occasion pour féliciter chaleureusement CBM qui est pour nous un partenaire modèle parce que fiable, cordial, ouvert, rigoureux et très respectueux de nos priorités et de nos traditions organisationnelles internes à notre diocèse. Voilà plus de 20 ans que cette excellente collaboration dure et s’améliore d’année en année. Dieu soit béni !
    A tous les personnels de santé, des affaires sociales, à tous les éducateurs sociaux, je recommande d’avoir un grand souci du bien commun, c’est-à-dire d’opter pour la saine et loyale gestion des biens qu’apporte ce projet dans l’intérêt de toute la population béninoise et d’ailleurs. Travaillez consciencieusement et honnêtement sous le regard de Dieu qui récompense généreusement les bons serviteurs, bien au-delà de leurs mérites.
    Aux autorités à tous les niveaux de notre chère patrie le Bénin, je sollicite votre appui total pour le succès de ce projet qui me tient beaucoup à cœur. Je compte sur vous.
    Permettez-moi de conclure mes propos par cette belle prophétie biblique : " Je ferai marcher les aveugles sur un chemin qu’ils ne connaissent pas, je les conduirai par des sentiers qu’ils ignorent. Je changerai devant eux les ténèbres en lumière, et les endroits raboteux en plaines : voilà ce que je ferai…" (Isaïe 42, 16). Quelle bonne nouvelle ! Quelle joie ! Quel bonheur ! Cette prophétie, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. Dieu a choisi l’Archidiocèse de Parakou pour réaliser cette belle et exaltante promesse. Avec Lui nous ferons des prouesses. Ne décevons pas ce Dieu qui nous aime tant. Il aime le Bénin. Il préfère Parakou. Nous sommes ses privilégiés. Rendons-lui grâce à pleine voix. Qu’il nous bénisse encore et encore pour sa haute gloire et pour notre santé oculaire. Amen !   

   

+Pascal N’KOUE
Omnium Servus

 


UNE CURE DE JOUVENCE AU CENTRE PASTORAL


   
    Du nom d’un ancien évêque d’Orléans en France (Ville jumelée au niveau civil avec Parakou), le Centre Pastoral Guy-Marie Riobé est une structure d’accueil et de formation pastorale de l’Archidiocèse de Parakou. Créée en  1984, elle dispose d’une capacité d’accueil de cent trente (130) personnes avec dix-huit chambres individuelles, quatorze chambres doubles, six cabines, deux dortoirs, trois salles de rencontres, une bibliothèque scolaire et religieuse, un réfectoire, une cuisine et une chapelle. Avec ces deux jardins d’agrément, son jardin potager, ses parterres de fleurs tropicales et ses espaces boisés, le Centre Guy Riobé est un lieu idéal pour les études, le ressourcement spirituel et pour des formations diverses. Notre Archevêque Mgr Pascal N’KOUÉ ne cesse de rappeler l’importance du silence, de la beauté, de la vie spirituelle intérieure, et l’urgence de la formation permanente des agents pastoraux [prêtres, religieux (ses), catéchistes], des laïcs, des familles etc.
Le Centre abrite le Service de Formation Catéchétique et la Coordination de la Pastorale Diocésaine pour la Formation des Laïcs : deux services diocésains dont le Directeur du Centre est cumulativement le Responsable.  La Coordination Pastorale Diocésaine pour la Formation des laïcs accompagne et forme les mouvements, les groupes de prières, les associations et chorales de l’Église-Famille de Parakou en suscitant chez tous les membres, particulièrement les responsables diocésains et paroissiaux, un esprit ecclésial et le sens de l’engagement chrétien dans la société. Elle s’occupe également de la formation des structures d’animation pastorale des paroisses et des responsables des « Communautés Ecclésiales Vivantes de Base » (CEVB). Enfin, elle coordonne les activités de plusieurs aumôneries de la pastorale générale du diocèse à savoir, « Laïcs et Famille », « Jeunesse », « Enfance », « Cadres et Personnalités Politiques » ; ainsi que les aumôneries de la pastorale spécifique à savoir les aumôneries militaire, hospitalière, pénitentiaire et caritative. Par ailleurs, le Centre Pastoral Guy Riobé est ouvert à l’accueil des associations et organismes non gouvernementaux qui œuvrent pour la promotion de la personne humaine et le développement.
Devant l’immensité d’une telle tâche de formations diverses, l’utilité du Centre Pastoral Guy Riobé n’est plus à démontrer encore moins la nécessité d’une extension de sa capacité d’accueil et d’un rajeunissement des locaux actuels. Dans ce sens, les chambres du Centre subissent actuellement une cure de rénovation pour un hébergement décent. Pour les années à venir, les grands travaux sont : réfection de deux grandes salles de conférence, l’équipement en panneaux solaires, l’aménagement général de l’espace en tenant compte des effets de l’érosion et surtout la construction de vingt-cinq (25) chambres au-dessus du rez-de-chaussée du bâtiment E.  Vous tous qui aviez apprécié ce centre dans ses beaux jours, qui l’aimez encore, venez soutenir nos activités de formations, nos efforts de rénovation et nos grands projets. Dieu vous bénira au-delà de vos attentes.

  Père Fulgence MEHOUENOU
  Directeur du Centre Pastoral Guy Riobé.

 


Nouvelles de famille
- "Dieu pardonne toujours, l’homme quelques fois, la terre jamais… nous devons choyer la terre", nous dit le Pape François. Voilà pourquoi nous remercions très sincèrement le Service des Eaux et Forêts de Parakou qui nous a offert deux mille pieds d’arbres à planter dans nos domaines. Ces arbres ont été partagés entre Providentia Dei et Africæ Munus.

- Merci aux sept grands Séminaristes courageux qui m’ont accompagné le mois dernier pour travailler quelques jours à Africæ Munus (Ténonrou, le Bénin profond). Merci aussi au Directeur de La Croix du Bénin, Abbé Crépin ACAPOVI et à Félix C. D’OLIVEIRA, Porte-parole de la Parole de Dieu, qui ont quitté Cotonou pour nous rejoindre là-bas par amitié et nous soutenir dans notre vision.

- Le premier pèlerinage diocésain des marguilliers s’est bien déroulé au Sanctuaire marial Notre-Dame de Komiguéa. Nous sommes heureux de voir que les jeunes s’engagent aussi dans cet apostolat.

- Nous félicitons la Cathédrale saint Pierre et saint Paul pour l’érection de la belle statue Notre-Dame des Victoires. Le but est de susciter plus de dévotion en la Mère de Dieu, "Virgo potens".

- Nous remercions les monastères L’Etoile Notre-Dame et Notre-Dame de Kokoubou. Ils sont sortis pour s’impliquer au camp de formation des aspirantes et futurs séminaristes qui a eu lieu le mois dernier au Séminaire Providentia Dei.

- L’Assomption est une fête d’obligation. Tous à la sainte messe. C’est un dogme divinement révélé. L’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la gloire du paradis céleste. Le 15 août fut pendant longtemps le jour de la fête nationale en France comme pour nous le 1er août. Le roi Louis XIII, en consacrant la France à Notre-Dame, demanda qu’on fit ce jour-là dans chaque paroisse une procession en l’honneur de la Vierge. Et si cela pouvait nous inspirer !

- Du 7 au 11 août, un groupe de médecins (pédiatre neurologue, psychologue, psychiatre) feront des consultations gratuites à l’hôpital de Boko. Profitons abondamment de l’aubaine.


Quelques dates

1er août    : Fête de l’indépendance. Les bureaux de la Curie sont fermés. Prions pour notre pays et ses dirigeants.

2-8 août    : Au Nigéria, pour le jubilé sacerdotal   d’argent de Monseigneur Brian UDAÏGWE, Nonce Apostolique au Bénin et au Togo.


15 août    : Messe à 9h30, à la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Komiguéa, suivie de la bénédiction des femmes enceintes et des ignames : une piété très proche des mentalités  populaires de notre région. Elle devrait être généralisée.

18-20 août    : Pèlerinage national à Notre-Dame d’Arigbo de Dassa. Thème : Marie, Reine de la Famille. C’est Son Excellence Mgr Barthélemy ADOUKONOU qui célèbrera la messe de clôture. "Il n’y a aucun problème, si difficile soit-il, temporel et surtout spirituel,… que nous ne puissions résoudre par la prière du saint Rosaire et nos sacrifices" (La voyante Lucie de  Fatima).

N.B. : Du 1er septembre au 24 septembre, je serai absent du diocèse pour des vacances.  La Curie diocésaine sera fermée.

    18 oct    : Ouverture de l’année pastorale : Assemblée Générale des agents pastoraux à 9h au Centre Pastoral.


  ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin