Interview accordée à Son Excellence Mgr Pascal N’KOUE, Archevêque Métropolitain de Parakou, par la Commission Diocésaine de Parakou pour les Communications Sociales, au sujet du Centre ʺ Africæ Munus ″ de Ténonrou.

1- Nous sommes heureux de vous rejoindre, cher Père Evêque, dans ce nouveau Centre diocésain appelé Africæ Munus. Veuillez nous expliquer ce que représente ce centre ?

            Merci de vous intéresser au Centre Africæ Munus, situé dans la paroisse de Kabo. Africae Munus, c’est d’abord le titre du document que le Pape Benoît XVI est venu signer à Cotonou, dans la basilique de Ouidah le 19 novembre 2011. C’est une exhortation apostolique post-synodale qui concerne toute l’Afrique sur la justice, la réconciliation et la paix. Africæ Munus signifie littéralement «l’engagement de l’Afrique » pour son relèvement  mais nous, nous  traduisons « Afrique, lève-toi » ; c’est un riche document. Que représente pour moi Africæ Munus de Ténonrou? C’est un Centre diocésain pour le développement intégral de l’homme, dans une vision africaine, dans la valorisation des cultures et des réalités africaines. Ce projet est porté par notre Caritas diocésaine. C’est un rêve collectif. Un rêve promoteur. Une étude sérieuse a été faite sur la situation socio-économique, socio-éducative, sanitaire et environnementale de notre diocèse. Les besoins vitaux ont été identifiés et ciblés.  Nous avons l’ambition d’influencer positivement les générations à venir. Je vous remercie d’avoir fait plus de soixante kilomètres, sur une piste difficile, pour venir jusque dans cette ferme, j’allais dire perdue. Nous sommes, à vol d’oiseau, à cinq kilomètres du Nigéria. Merci à vous d’être là. A vrai dire Africae Munus c’est un projet d’évangélisation, même si pour l’instant, on est surtout préoccupé par le reboisement ou la reforestation.

 

2- Effectivement nous vous avons trouvé en pleine activité de plantation d’arbres. Pourquoi vous commencez par les arbres ?

            Nous avons plutôt commencé par l’eau potable. On dit souvent que l’eau c’est la vie, c’est vrai. Mais on devrait ajouter qu’après l’eau c’est l’arbre, la végétation. Ce qui caractérise le désert c’est le manque d’eau et d’arbres. Vous connaissez certainement ce proverbe « celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement ». Ici, nous sommes dans un domaine de près de six cents (600) hectares déboisés. Les propriétaires terriens ont généreusement et solennellement donné cette superficie de terre à l’Eglise. Ce don gratuit est un symbole ; c’est un signe fort, un appel pour que les chrétiens catholiques, concentrés en ville, déploient leurs voiles vers les périphéries. Nous devons être une Eglise en sortie missionnaire. Les peuples autochtones, petits agriculteurs et éleveurs du septentrion, ont besoin du soutien de l’Eglise. Sur les six cents hectares, on n’a pas trouvé un petit marigot, encore moins un puits fait de mains d’hommes. C’est là où j’ai compris que ce don généreux est en fait un cri d’alarme. L’eau c’est la vie ; ces gens veulent vivre. Ténonorou en bariba signifie là où la terre est finie, épuisée. Ils ont fait appel à l’Eglise, alors qu’ils auraient pu s’adresser à une puissante ONG, ou à des hommes politiques qui savent faire de belles promesses lors des campagnes électorales,  ou encore à un richissime homme d’affaires capable de payer le domaine en argent comptant.  Les donateurs ont préféré appeler l’Eglise catholique qui a une doctrine sociale cohérente, puisqu’elle   met l’homme et surtout le pauvre au centre de ses préoccupations. Par où fallait-il donc commencer urgemment ? Donner de l’eau potable à ces populations coupées de tout et donc oubliées par les messieurs de la ville. Avec l’aide généreuse  de l’Association des Familles Rurales de Vittorio Veneto et du Groupe Missionnaire de Merano, on a multiplié les puits  et forages d’abord dans les hameaux et villages habités, donc hors du domaine des 600 ha. En un second temps, on a fait une retenue d’eau (barrage) et quelques forages dans le domaine où nous sommes et qu’on appelle Africae Munus. Cela fait seulement trois ans que nous sommes là, et déjà il y a du monde, il y a  plein de gens à l’intérieur du domaine et dans les environs. Il suffit de jeter un coup d’œil tout autour. Il y a cinq ans,  personne n’habitait ici, pas un seul individu… Dieu merci les gens viennent et s’installent. Les relations sont très bonnes avec les divers co-habitants. On commence à enseigner à lire et à écrire aux nombreux enfants des alentours. On leur apprend à connaître et aimer le Dieu de Jésus Christ, à faire du bien à l’autre. On ne chasse personne, on ne chassera personne. Dans le plan de masse, plusieurs hectares sont même réservés aux gens sans terre.  C’est cela la doctrine sociale de l’Eglise. On n’a exproprié personne. Notre Dieu est Sauveur et non prédateur. Maintenant que les populations ont de l’eau, on a la prétention de faire reverdir le ″désertʺ avec toutes sortes d’arbres. Je pense prioritairement aux arbres d’ici, et plus tard on plantera quelques arbres bibliques comme l’olivier,  le figuier, la vigne, le  sycomore. Vous le savez, toutes les crises écologiques ont pour cause l’homme. Je respecte la technologie lorsqu’elle respecte l’environnement. Sinon, il faut la combattre. Et on  ne doit exclure personne de la communion universelle si on veut que les solutions aux changements climatiques soient durables. Voilà pourquoi je veux que mon clergé s’implique dans cette lutte. C’est ″mon Etat-majorʺ d’armée. Je me réjouis de voir que les séminaristes entrent de plus en plus dans ma logique.   

 

3- Permettez-nous maintenant d’être un peu plus curieux : quels sont les espèces d’arbres que vous êtes en train de planter. Et pourquoi ?

            Il me faut vous dire qu’avant de planter quoi que ce soit,  nous avons réalisé en matériaux définitifs une clôture de 60 ha à cause des bêtes en divagation et des feux de brousse incontrôlables. Deux prêtres y vivent : le Curé de la paroisse et le Directeur de la ferme Africae Munus. ʺLe Christ les envoya deux par deux″, nous dit l’Evangile. Ils ont la mission d’aider les populations à valoriser, entre autres,  les arbres du milieu : karité, néré, baobab. Pourquoi ? Ces arbres sont multifonctionnels ; ils ont beaucoup de vertus et résolvent beaucoup de problèmes. Ce sont des pharmacies bio. Nous plantons aussi des neems, des acacias, du teck, du mélina pour le bois de cuisine et pour les meubles, ainsi que du bois d’ébène, de l’iroko, du caïlcédrat etc. Pour l’alimentation on a mis du vernonia, du basilic africain (tchayo), du moringa etc.  Pour les plantes fourragères  on a mis en terre du leucaena, de l’afzélia, des campêchers.  Pour les fruitiers on a préféré les papayers, les manguiers, le jacquier, le bananier, le corrossolier,  l’arbre à pain etc. On a essayé aussi quelques plants de palmiers à huile. Les Agents du Service des Eaux et Forêts nous ont beaucoup aidés. Tout cela pour dire que le prêtre de demain doit s’intéresser au reboisement,  à l’agro-reforestation. Il doit essayer de dominer la terre sans l’abimer, c’est-à-dire connaître les vertus des plantes, des feuilles, des écorces, des racines…pour l’alimentation et la santé de ses communautés.  Il doit savoir labourer, semer, tailler, arroser, récolter, cuisiner etc. Ce sont des actes humains importants. Ce prêtre ne s’intéressera plus seulement à ″la pastorale de l’entretienʺ mais pourra, comme Jésus, aller vers tous les aréopages, utiliser des images du champ dans sa prédication etc. En connaisseur, il transmettra certaines techniques culturales qui respectent l’environnement… Après la phase de reboisement, on pensera à l’élevage du petit et du gros bétail pour la viande mais aussi pour la fumure organique. C’est pour limiter les dégâts des engrais chimiques.  Puis on passera à la culture attelée aux bœufs, et enfin à la transformation des produits locaux. Comme vous le devinez,  Africae Munus est un vaste chantier que notre Caritas diocésaine est en train de monter petit à petit. Nous ferons venir aussi  des Consacré(e)s pour la formation des garçons et des filles. Tout est en bonne voie. Mais je ne peux pas tout vous dévoiler aujourd’hui. Dans 10 ans, si tout évolue normalement, on devrait avoir une mentalité différente ici, une localité attrayante.

 

 4- Dites-nous franchement est-ce que vos séminaristes vous suivent à cœur-joie dans cette vision ?

            Excellente question. Ils sont là, posez-leur directement la question.  Les voyez-vous tristes ? Ils sont plutôt  souriants et réceptifs. Plusieurs m’ont avoué que les premiers mois de formation  au Grand Séminaire c’est très dur. Ce franc-parler me plait. Evidemment nous ne sommes pas habitués à allier la formation intellectuelle à la formation manuelle…Mais petit à petit, ils prennent goût à cette formation qui repose sur trois piliers : la tête, les mains et le cœur. C’est une formation complète. Tenez, ces jours-ci, les séminaristes qui sont ici m’ont révélé fièrement qu’ils ont fabriqué et posé des ruches d’abeilles dans ce Centre. C’est le mérite de notre séminaire  Providentia Dei. Ils savent travailler avec le tracteur. Ils ont réglé les problèmes de plomberie et d’énergie solaire que nous avons rencontrés en arrivant ici. Quant aux questions de jardinage et d’élevage de volaille, de porcins etc., n’en parlons pas. Je profite de votre antenne pour féliciter encore le Recteur et les formateurs de Providentia Dei qui travaillent de leurs mains avec eux, qui vont au champ avec eux. Providentia Dei  a été ouvert, ça fait seulement quatre ans,  mais ce que ces jeunes séminaristes nés et grandis en ville savent déjà faire c’est beaucoup, c’est immense. Je suis émerveillé. Ils n’ont plus peur de la brousse ni des gens qui vivent dans les villages. Posez-leur vous-même la question de  savoir s’ils sont heureux de leur formation. Une autre formation en Afrique est possible. Ou pour être modeste, un autre modèle de formation dans les séminaires est possible. Un autre regard sur le futur prêtre africain est possible.

 

5- Evidemment quand les formateurs ou les responsables sont des exemples vivants et concrets, les disciples imitent plus facilement. On voit que vous aimez beaucoup  les séminaristes. Mais que faites-vous pour les jeunes ? Ce sera la dernière question.

            Mon mot de fin sera de vous remercier une fois de plus et de profiter de votre antenne pour dire à ceux qui vous liront que bientôt, je publierai une lettre ouverte aux jeunes. Elle est prête. C’est un opuscule dont le titre est « Trousseau de clés pour réussir » parce que je trouve beaucoup de jeunes désabusés, en l’air, sans repères, ne sachant quoi faire, se disant nous sommes très nombreux dans les écoles, les collègues, à l’université ; mais que ferons-nous demain ? Pour l’instant, se disent-ils, nous étudions  mais après, on sera des chômeurs. Ils se désignent déjà par l’expression ʺchômeurs potentiels″. Tout simplement parce qu’ils ne se fouettent pas les méninges, ils ne cherchent pas à sortir des sentiers battus, ou bien parce qu’ils n’ont pas de leaders qui les poussent à ceci, qui les poussent à cela. Soyons sincères. Le problème des jeunes est complexe. Il est lié à la famille, aux responsables politiques, aux enseignants, aux éducateurs et formateurs, aux religieux que nous sommes. Eux-mêmes, très souvent, ne savent pas se décider. D’où le besoin d’avoir un trousseau de clés pour chercher et trouver des solutions ad hoc. Les médias sans censure n’aident pas à la formation de la volonté. Or sans volonté on ne peut ni aimer longtemps,  ni se battre avec détermination pour une cause juste et noble. Car ce qui fait l’homme c’est sa volonté. Par ailleurs, est-ce qu’il y a jamais eu un Ministère  qui prend en compte globalement les nombreux problèmes des jeunes ? Les diplômes délivrés par l’Etat sont-ils vraiment utiles ? Nous applaudissons gaîment pour  les villes-lumières asphaltées. C’est beau à regarder.  Je n’ai rien contre. Cependant, si nos villes ne sont pas bien alimentées, bien nourries par les villages sans lumière, tôt ou tard elles vont se vider et se tourner non pas vers les campagnes mais vers l’Europe. C’est déjà le drame actuel. Une des causes ? Les agriculteurs des produits vivriers ne me semblent pas encouragés ni primés. Une des solutions aux problèmes des jeunes c’est Africae Munus. Arrêtons de marcher la tête en bas et les pieds en l’air : c’est bon pour les acrobates qui se donnent en spectacle, mais c’est mauvais  pour nous. En octobre prochain, le Pape François convoquera un synode à Rome pour traiter des questions des jeunes et leur vocation. L’Eglise devrait s’intéresser davantage aux jeunes. Je les invites à faire un tour ici pour voir ce qui se passe à Africæ Munus de Ténonrou,  ou bien qu’ils se rendent au Séminaire Providentia Dei de Gaah-Baka où un nouveau style de prêtres est en gestation. Si Dieu les appelle, qu’ils répondent aussitôt ″me voiciʺ.

            Enfin je compte sur les jeunes pour un nouvel élan missionnaire plus tonique. Voici ma prière : que la Vierge Marie, Mère de Dieu, Mère du Prêtre par excellence, Jésus-Christ, l’unique Sauveur du monde, que cette maman du ciel et de la terre, intercède pour nous, pour la transformation de nos cœurs et le relèvement de l’Afrique. Africae Munus ! Afrique, lève-toi !

            Propos recueillis par Jules Assogba, Commission Diocésaine pour les Communication Sociales. Ténonrou le 20 juillet 2018.

 

                                                                                                                             

+Pascal N’KOUE.                                                                                                                                                

 Omnium Servus

                                                                                  

Nouvelles de famille

- Un merci immense au Cardinal R. SARAH qui a passé quelques jours à Parakou fin août par amitié. Son dernier livre ″La force du silenceʺ est à la librairie St Paul. Je vous le recommande vivement.

- Bon retour des vacances. Reprenons notre apostolat avec joie et sérénité.

- Bienvenue aux nouveaux agents pastoraux. Ils découvriront une famille diocésaine enthousiaste dans laquelle ils se verront vite intégrés.

- Je viens de publier une lettre ouverte aux jeunes catholiques au titre : ʺTrousseau de clés pour réussir″. Vous la trouverez à la librairie St Paul et à l’Economat de l’évêché. Pour toute difficulté, veuillez entrer en contact avec l’abbé Augustin TOSSOU, secrétaire particulier de l’Evêque.

- Que les nouveaux secteurs paroissiaux envoient à la Curie diocésaine le nom de leur responsable, au plus tard le 15 septembre.

- Nous remercions Mgr Antoine SABI-BIO pour sa visite fraternelle  le mois dernier.

- Tous les séminaristes de Providentia Dei, en fin de stage canonique, passeront un an au Nigeria ou au Ghana pour bien apprendre l’anglais avant de commencer le théologat. Nous remercions les évêques amis qui les accueilleront en octobre.

- Prions pour le repos de l’âme de Mr Théophile, père de l’abbé Cyrille AGANI, décédé en août dernier.

- Nous félicitons nos établissements catholiques pour les brillants résultats au Certificat, au BEPC et au BAC. Avec les parents et au nom de tout le diocèse, nous leur renouvelons  nos encouragements et notre confiance.

Quelques dates

1er sept      : Célébration des vœux simples à Alafiarou pour les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus.

2 sept       : A Marie Auxiliatrice, célébration des vœux perpétuels pour les Filles de la Charité du Sacré-Cœur   

                   de Jésus.

10-25 sept : En Italie pour diverses rencontres.

26 sept      : Retour à Cotonou.

28 sept      : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale du Bénin à Cotonou.

29 sept      : Retour à Parakou.

30 sept      : Messe dominicale à Kabo. Visite au Centre diocésain  Africae Munus (Ténonrou).

1er oct       : Au Grand Séminaire Providentia Dei. Rencontre avec les prêtres formateurs résidents.

6-7 oct      : Visite de S.E. Mgr Barthélemy ADOUKONOU au Grand Séminaire diocésain Providentia Dei

15 oct       : Bénédiction de la chapelle de  l’hôpital ophtalmologique de Tinré.

16 oct       : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h 30.

                   A 16h Presbyterium au Centre Pastoral.

17 oct      : Assemblée Générale  des agents pastoraux au Centre Pastoral. Ouverture de l’année pastorale sur                                                                              

                  l’autofinancement de notre mission d’évangélisation à 9h. Que les prêtres viennent avec leurs

                  vêtements liturgiques et bréviaires.                 

18 oct      : A Providentia Dei.

21 oct      : Dimanche mondiale des missions. Quête impérée pour les O.P.M. Soyons généreux.

21-24 oct : Assemblée Générale  de la Conférence Episcopale du Bénin à Bohicon.

28 oct      : Messe dominicale à Kabo à 9h. Visite à Africae Munus.

29-31 oct : Semaine africaine pour la Famille et la Vie au Centre UNIV. (Pour plus d’information, contacter

 Mr Clément YARGO au numéro (+229) 96 37 41 70 ou (+229) 95 21 93 04).                                                                                                                                                                                          

 

 

 

L’artemisia est une plante aux vertus très efficaces contre le paludisme et autres maladies.  Il y a deux grandes variétés d’artemisia : l’artemisia afra d’origine africaine (Afrique du Sud) et l’artemisia annua d’origine asiatique (Chine). Cette plante mérite d’être connue de tous afin que chaque famille africaine ait dans sa cour deux ou trois plants  pour sa santé physique…  Quels sont alors les enjeux  majeurs de la promotion d’artemisia ? Laissons la parole au promoteur de cette merveilleuse plante, Mr Clément YARGO. Lisons attentivement.

 

Il y a trois grands enjeux pour la promotion d’artemisia : enjeux sanitaires, bénéfices agro écologiques et enjeux d’entreprenariat social.

 

          1. Les enjeux sanitaires

 L’artemisia est une des meilleures plantes au monde contre le paludisme ou malaria. Or, le paludisme est le plus grand ennemi des populations qui vivent  en Afrique.  Les statistiques du rapport mondial 2016 sont illustratifs des dégâts causés par le paludisme dans le monde et en Afrique surtout. L’enjeu est énorme. En 2016, le paludisme a touché 216 millions de personnes et tué 445.000 personnes dont 90% de ces décès sont en Afrique. Une somme astronomique de 2,7milliards de dollars a été débloquée pour le contrôle de cette maladie.  Au Bénin, le paludisme est la première cause de décès : 22, 6% chez les enfants de  moins de 5 ans ; 13, 5% de la population en général. Pour les cas d’hospitalisations, le paludisme représente 49,4% chez les enfants de moins de 5 ans ; et 42, 9% de la population. Face à cette situation, l’artemisia est la vraie solution, peu coûteuse, et à la portée de tous. Comme vous le savez, le paludisme tue plus que l’ensemble des conflits armés en Afrique. Il faut donc lui livrer un combat sans merci. L’artemisia peut être désormais comparée à ce missile que le Créateur a mis au point pour notre bonheur. En effet, cette plante, prise en tisane ou en poudre, est une poly thérapie très efficace. Beaucoup d’études  menées par le réseau des maisons d’artemisia et par d’autres acteurs  à travers le monde le prouvent. Aucun effet secondaire ni aucune résistance. Par contre, les comprimés pharmaceutiques fabriqués à base d’une molécule d’artemisia en combinaison avec d’autres éléments chimiques peuvent connaître des résistances et ont forcément des effets secondaires. Très intéressant : pour lutter contre le paludisme, l’artemisia peut être prise en mode préventif ou en mode curatif. Elle est très bonne pour les sportifs et pour  les écoliers, élèves et étudiants, pour les soldats…  Toute personne peut consommer l’artemisia, même les femmes enceintes et les bébés dès qu’ils commencent à boire de l’eau. Les Chinois consomment l’artemisia annua en tisane depuis plus de 2000 ans.  Les travaux du Dr Yuyu TU de l’académie de médecine traditionnelle chinoise lui ont valu en 2015 le Prix Nobel de la Santé. Elle y a découvert l’artemisine.

La prise d’artemisia naturelle en poudre et en tisane, en mode curatif ou préventif, garantit l’autonomie de la santé familiale. Belle dynamique de l’écologie sanitaire. Plusieurs personnes démunies financièrement surtout en milieu rural ne vont pas à l’hôpital faute de moyens financiers. Dans les hameaux reculés, il n’y a même pas de centres de santé. La maîtrise de la culture d’artemisia en milieu rural sera un excellent moyen de lutte contre le paludisme. Désormais, plus de peur ! Les gouvernements  africains devraient impérativement promouvoir les plantes médicinales en général, et l’artemisia en particulier ; car une population malade ne peut pas produire les richesses dont elle a besoin  pour le développement de sa nation.

    

 

Malheureusement, nos  gouvernements sont sous le joug de l’OMS qui est, à son tour, sous l’emprise des firmes pharmaceutiques. C’est pourquoi l’artemisia tout comme les autres plantes médicinales ne peuvent pas être promues officiellement chez nous. C’est la nouvelle colonisation idéologique plus dramatique que la première. Les gouvernements asiatiques sont pour la plupart affranchis de cette servitude, surtout dans le domaine de la santé. Or, comme le dénonce Mgr Bernardito Auza, Observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU,  « le système de développement ne devrait jamais être utilisé comme cheval de Troie pour attaquer les valeurs culturelles et religieuses des pays en développement ».

        En dehors du paludisme, l’artemisia traiterait d’autres maladies comme la bilharziose, les infections intestinales,  la tuberculose, le cancer, la fièvre typhoïde. Elle régule la glycémie chez les diabétiques, soigne les courbatures… Les racines d’artemisia seraient efficaces contre les problèmes sexuels et gynécologiques. L’artemisia renforcerait le système immunitaire des malades chroniques. Cependant, ce que la rationalité scientifique n’a pas encore démontré les bienfaits de la médecine traditionnelle et l’expérience humaine l’ont mis en évidence. Il faut donc une collaboration entre les différentes médecines : la médecine moderne  plus rigoureuse et la médecine traditionnelle plusieurs fois millénaire, plus souple, mais très efficace dans les traitements.

 

2. Les  bénéfices agro écologiques

 

L’artemisia se produit sans intrants chimiques : engrais, insecticides, herbicides…Rien de tout cela. Etant une plante médicinale, véritable don de Dieu, l’artemisia se produit avec le compost naturel. A notre ferme agro écologique médicinale LA  NOUVELLE   ESPERANCE du Centre UNIV à Parakou, l’artemisia est produite dans la dynamique de la permaculture (développement durable) qui consiste à guérir la terre et nourrir les hommes. La permaculture comme le dit le livre titré La permaculture de  Perrine et Charles HERVE-CRUYER,  c’est « La nouvelle alliance entre l’humanité et la terre, entre la terre et sa biosphère… ». Le livre dit ensuite qu’ « il est réconfortant dans un monde qui, jusqu’à maintenant a plutôt glorifié la force brutale de la compétition et de l’égoïsme, de découvrir quelque part des pans d’humanité prêts à réensemencer l’univers avec conscience et intelligence ». 

La production d’artemisia est un moyen de mise en œuvre de l’encyclique "Laudato Si’" du pape François sur la sauvegarde de la maison commune (la terre). Dans cette encyclique, le Pape cite l’un de ses prédécesseurs le pape Paul VI en ces termes « Par une exploitation incontrôlée de la nature, l’être humain risque de la détruire et d’être à son tour victime de cette dégradation ». La culture de l’artemisia se fait dans la dynamique agro écologique qui permet de régénérer la terre. L’Etre humain pense généralement qu’il est le seul fils de la terre, ce qui est une erreur. La terre a plusieurs enfants : l’espèce humaine, les espèces animales et végétales… La culture d’artemisia dans les conditions agro écologiques permet de préserver beaucoup de formes de vies animales et végétales. Dans son livre "La troisième révolution industrielle" (énergie verte), Jérémy  RIFKIN prévient l’humanité sur les conséquences de la destruction de la nature par l’Homme. Il dit « Les scientifiques nous mettent en garde : nous sommes confrontés à un changement de la température et de la constitution chimique de la planète potentiellement  cataclysmique. Il menace de déstabiliser les écosystèmes dans le monde entier. A la fin du siècle, redoutent les experts, nous serons peut-être à la veille d’une extinction massive de formes de vies végétales et animales qui pourraient compromettre la survie de notre propre espèce ». Notre objectif est que chaque famille ait son jardin d’artemisia afin de constituer un petit havre de paix dans cet océan d’enfer. Un petit lambeau de terre sauvé soulage la planète entière. Comme le disait sainte mère Theresa de Calcutta, « plusieurs gouttes d’eau peuvent former une rivière ». Alors plusieurs petits jardins familiaux d’artemisia sauveront plusieurs lambeaux de terre et plusieurs lambeaux de terre formeront une grande partie de la terre protégée. Et ce n’est pas tout.

 

 

3. Les enjeux d’entrepreneuriat social 

 

L’expérience de la maison d’artemisia du Centre UNIV permet de dire qu’artemisia est un outil de promotion de l’entrepreneuriat social. En effet, les jeunes sont employés dans toutes les phases de la production d’artemisia. A la ferme agro écologique médicinale LA NOUVELLE  ESPERANCE, outre le gardien, il y a  des paysans et autres ouvriers qui sont employés. A la phase de transformation, il y a également des jeunes qui sont employés ; puis à la commercialisation, les pharmacies et autres lieux de dépôts de vente reçoivent leur pourcentage. Les formations sont payantes à un prix abordable, ce qui donne aussi aux formateurs leur petite part. Comme vous le voyez, cette petite plante ne peut faire que du bien à toutes les couches sociales.

 

·        Quelques défis à relever

 

- Le grand défi est de faire connaître l’artemisia partout au Bénin et en Afrique. Depuis la création de notre  maison d’artemisia  en Novembre  2015, le Centre UNIV a animé au Bénin principalement et en Afrique de l’ouest 55 sessions de formation sur la culture d’artemisia avec une moyenne de 22 participants par session. A cela s’ajoutent plusieurs séances de sensibilisations, les émissions radio et TV…Cette dynamique de sensibilisation et de formation doit continuer. Mais ce n’est pas toujours facile.

 

-  Nous voulons aussi mener les études cliniques ad hoc pour prouver scientifiquement l’efficacité  d’artemisia afra sur la fièvre typhoïde, sur le traitement du diabète ; l’efficacité des racines d’artemisia afra contre la prostate et les problèmes sexuelles et gynécologiques : éjaculation précoce, faiblesse sexuelle,  règles douloureuses, fibromes…

 

-  Comment promouvoir les jardins d’artemisia dans les familles, dans les écoles, les hôpitaux, les petits et grands séminaires, les noviciats et même dans les monastères comme le désire fortement notre Père Evêque ? Mgr Pascal N’KOUE ?

 

-  Comment renforcer les capacités d’accueil de la Ferme agro écologique médicinale LA  NOUVELLE   ESPERANCE, devenue en un temps record une école très fréquentée par les petits agriculteurs, les étudiants, les universitaires d’Afrique et d’ailleurs, des personnes ressources. Concrètement,  nous avons besoin urgemment d’un forage et d’un château d’eau muni de panneaux solaires, d’un logement de 15 chambres au moins pour les stagiaires, d’une salle de formation… Avec l’aide de Dieu et de tous,  nous ferons des prouesses dans notre vision de conjuguer un beau jour, au passé, la peur du paludisme. 

 

·   Remerciements

 

Merci à toutes les personnes qui nous accompagnent de diverses manières dans cette mission.

 

Pour faire un don de soutien,  cela peut passer par l’Economat diocésain de l’Archidiocèse de Parakou ou par l’Economat du Centre UNIV. Pour tout renseignement, veuillez contacter le Centre  UNIV au (+229) 96 37 41 70 ou (+229) 95 21 93 04. E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. surtout visiter la maison d’artemisia du  Centre UNIV à Parakou et goûter gratuitement au thé d’artemisia.

 

  Pour passer vos commandes : poudre d’artemisia, tisane d’artemisia, liqueur d’artemisia (super apéritif…), racines d’artemisia (appelées "état major" par les consommateurs connaisseurs compte tenu de sa puissance).

   Vous pouvez solliciter aussi des formations sur la culture, la transformation, la consommation et la commercialisation d’artemisia. Notre disponibilité à vous rendre service est totale. 

 

        Clément D. YARGO                                                                                                                                                               

Directeur du Centre  UNIV,  Responsable Adjoint de la Pastorale diocésaine pour les laïcs, la famille et la vie,

  Conseiller au Bureau de la Coordination Nationale de la Pastorale pour les laïcs, la famille et la vie au Bénin.

 

 

  

 

Nouvelles de famille

 

- Enfin le missile anti-palu, muni d’une  charge ″nucléaireʺ puissante, est trouvé ;  il est  à notre portée. Il suffit que chaque maison mette en terre 2 ou 3 plants ″d’artemisia  afraʺ. Et le paludisme (ou malaria) est à jamais vaincu. C’est vraiment une herbe médecinale royale.

 

- Nous remercions Mgr Paul K. VIEIRA, Evêque de Djougou, qui est passé le mois dernier pour une visite fraternelle et amicale. Il est  toujours chaleureux et ne se laisse pas abattre.

 

- Nous avons apprécié le travail de la délégation de l’AVECAT, (Amicale des volontaires de l’Eglise catholique), conduite par sa Présidente, Prof. Dorothée Kinde-Gazard, dans le cadre des préparatifs de nos 75 ans d’évangélisation. Un merci infini pour toutes les suggestions si judicieuses.

 

- Notre plaquette "Tous missionnaires" est encore disponible à la librairie Saint Paul. C’est notre "Instrumentum laboris" pour la nouvelle évangélisation. Veuillez vous en procurer et travaillez-la en famille, en équipe, dans les mouvements, dans les CEVB, dans les secteurs paroissiaux etc.

 

- Les infrastructures du Grand Séminaire diocésain Providentia Dei sont sollicitées ces vacances par plusieurs entités : les Salésiens, les charismatiques, les membres de l’Ecole de la foi…c’est parti. D’autres groupes peuvent y penser pour les années à venir. Vous disposez d’un minimum de 50 chambres et de plusieurs dortoirs. Le cadre est tranquille, le climat idéal et la nature féérique.

 

- Le Cardinal Robert SARAH sera dans notre diocèse à la fin de ce mois. Quel bonheur ! Quel privilège !

 

- Le pèlerinage national de Dassa sera présidé par Monseigneur Denis GRONDIN, Archevêque de Rimouski au Québec. Le thème : "Tous les âges me diront bienheureuse".

 

- L’abbé Denis Le Pivain, du diocèse d’Avignon, à peine retourné dans son diocèse nous a écrit. Voici un extrait…ʺQue j’ai pu vous aider dans votre lourde tâche, j’en remercie le Seigneur, mais je sais aussi tout ce que j’ai gagné à œuvrer auprès de vous depuis 15 ans. … C’est à mon tour de vous redire merci, et la croix (que vous m’avez offerte) qui sera dans mon bureau me rappellera de prier pour votre ministère, en particulier pour le séminaire « Providentia Dei » (14 juillet 2018).

 

Quelques dates

 

1er août      : Fête nationale : Les bureaux de la Curie sont fermés.

 

5-6 août     : Clôture à Lokossa de la première Assemblée élective des Sœurs Lumière du Christ.

 

11 août      : Messe à Providentia Dei avec l’Ecole de la foi.

 

12 août       : Messe dominicale à Kabo. Visite à « Africae Munus », ferme diocésaine agro-pastorale.

 

14-16 août : A Porto-Novo pour la célébration des 90 ans de l’ordination du 1er prêtre du Bénin, Père Thomas Mouléro.

 

17-19 août : Pèlerinage national à Dassa.

 

27-30 août : A Cotonou pour la célébration des 50 ans de création de l’Institut des Sœurs de Saint Augustin.

 

N. B. : Pour le 15 août, fête de l’Assomption, la paroisse Notre Dame de l’Assomption de Komiguea vous attend pour la grand-messe. C’est une fête d’obligation. Tous à la messe !

 

 

 

Introduction                                                                                                                                                                                                              
    Le Grand Séminaire Providentia Dei porte vraiment son nom, en ce sens que l'œil de Dieu y est constamment présent. Tout exulte et chante dans cette maison de formation. Je remercie le Recteur et toute l'équipe des formateurs qui conduisent cette barque avec foi, douceur et fermeté... Bientôt les  places prévues seront toutes occupées. Et pourtant le discernement est rigoureux. Bénissons le Seigneur ! Remercions les bienfaiteurs de l’intérieur comme de l'extérieur qui se sont affectionnés du style de ce Séminaire. Que Dieu les bénisse encore et encore. Laissons la parole au Recteur qui, mieux que moi, vous donnera les dernières nouvelles de cette structure.
 +Pascal N’KOUE  

                                                                                                                                                                                                    

L'administration en construction


Deux communautés : une seule famille
… Cette année le site de Gaah-Baka, dans le diocèse de Parakou, est devenu comme un Campus universitaire en ce sens qu'il abrite plusieurs entités. En effet, outre le Grand Séminaire Providentia Dei, nous avons accueilli l'année dite Pré-propédeutique ou Maison Saint Dominique. Elle était précédemment située en ville, auprès du Centre Pastoral Guy Riobé. Elle a été fondée pour recevoir les candidats qui n'ont pas passé par les petits séminaires. Issus d'autres lycées ou de l'université, ils deviennent de plus en plus nombreux à vouloir s'engager sur le chemin du sacerdoce. Cette année, ils étaient neuf (9), issus de Parakou et de Natitingou, sous la houlette de leur Recteur, le Père Gildas TONOUKOIN, aidé d'un séminariste stagiaire. Ils étaient plus nombreux, on a dû limiter par manque de place. Nos deux communautés (Providentia Dei et la Maison saint Dominique) ont vécu chacune à son rythme, partageant cependant un certain nombre d'activités, comme les offices et les repas dominicaux, ainsi que les rencontres extraordinaires avec des intervenants extérieurs. Les avantages ont été nombreux, permettant de mutualiser nos forces : une même et unique cuisine, échange de services de professeurs… Et la vie commune a été plus qu'une simple cohabitation, animée d'une vraie fraternité tant entre les formateurs qu'entre les séminaristes. Des réunions de concertation périodiques permettaient de résoudre ensemble les questions qui se posaient.
La communauté de Providentia Dei, quant à elle, est composée de six (6) prêtres formateurs avec un séminariste stagiaire. Le Père Apollinaire KADJO a remplacé le Père Aimé NATA comme économe. La transition s'est bien passée avec un style différent, ce qui est normal. La communauté des trois (3) religieuses, chargées du secrétariat et de la cuisine, apporte la nécessaire touche féminine à l'équipe formatrice. Cette touche est présente aussi dans le corps professoral puisque le cours d'anthropologie est assuré par la sœur Perpétue TIGRY, de l'Institut des Sœurs de Saint Augustin (SSA).
Le nombre de séminaristes a été stable tout au long de l’année, à savoir 30. Je rappelle qu’à l’ouverture, en octobre 2014 ils n’étaient que 7. Ils sont répartis de la manière suivante : 25 pour l’archidiocèse de Parakou, 5 pour le diocèse de Natitingou.


Quelques temps forts de l'année
-    Dimanche 8 octobre 2017 : Messe de rentrée académique célébrée par le Père Ernest DEGUENONVO, vicaire général de Parakou. Il a procédé à la bénédiction des nouveaux bâtiments, à savoir la grande salle Cardinal Bernardin GANTIN, le nouveau bâtiment des cabines Mgr Marion de BRESILLAC, et les trois salles de classes. La retraite de rentrée a été prêchée durant cinq (5) jours par le Père Régis de PLINVAL, de l'Institut Notre-Dame de Vie (NDV).
-    Dimanche 15 octobre : il nous est agréable de rappeler la belle visite de Son Eminence le Cardinal Robert SARAH, Préfet de la Congrégation du Culte Divin et de la Discipline des Sacrements que nous avons relatée dans le rapport de rentrée. Ce fut une halte bénéfique pour nous. Le Cardinal a volontiers acquiescé à la demande des séminaristes d'être le protecteur de la maison.
-    Lundi 06 novembre: Providentia Dei est devenu un carrefour d'évêques. Nous recevons ce jour Mgr Giovanni CHECCHINATO, évêque de San Severo (Italie) accompagné par le P. Leonardo di MAURO, Directeur de projets caritatifs en faveur du Tiers-Monde à la CEI (Rome). Ce même jour passait Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, et ex professeur à Providentia Dei.
-    Dimanche 03 décembre : Visite de Monseigneur l'Archevêque Pascal N’KOUE. Après la messe, il s'est entretenu avec les séminaristes. Il nous a transmis le vœu des autorités romaines de voir ce séminaire devenir un laboratoire de musique sacrée et d'art religieux inculturés. Nous avons commencé à y réfléchir.
-    Vendredi 08 décembre : C’est la fête du Séminaire et donc jour férié. La sœur Perpétue TIGRY nous a entretenus sur son Institut, les Sœurs de Saint Augustin (SSA), qui célèbre cette année son jubilé d'or. Elle nous a montré, entre autres, le rôle prépondérant de S.E. le Cardinal GANTIN, leur Père fondateur.
-    Mardi 12 décembre: pendant que la plupart des Pères se rendaient à DASSA-ZOUME à une réunion de tous les formateurs des séminaires du Bénin, le professeur Henri JOYEUX et son épouse Christine nous ont comblés de leur présence. Ils ont entretenu les séminaristes sur des sujets brûlants comme la sexualité responsable, la santé par les plantes… Le temps n'a pas suffi pour répondre à toutes les questions. Ce fut une journée très riche. Merci au professeur et à son épouse. Qu’ils reviennent encore.
-    Samedi 27 janvier 2018 : Une forte délégation du Séminaire s'est rendue à Parakou pour l'ordination de deux prêtres du diocèse dans la toute nouvelle église Notre-Dame de Lourdes d'Albarika. Peu de jours après, les deux nouveaux prêtres sont venus célébrer au Séminaire une messe de prémices.
-    Samedi 24 février: visite surprise du Nonce Apostolique, Mgr Brian UDAIGWE, en route pour conférer l'ordination presbytérale à trois nouveaux prêtres pour le diocèse de N'Dali. Il était accompagné de son secrétaire.
-    Lundi 12 mars: une délégation de nos amis et bienfaiteurs de l'Aide à L'Eglise en Détresse (Kirche in not), conduite par Rafaël d'Aqui, chef de section pour l'Afrique francophone et lusophone, est venue à notre rencontre. Ils soutiennent beaucoup notre maison, tant par des projets que pour le budget de fonctionnement. Visite encourageante pour nous.
-    Dimanche 18 et lundi 19 mars: la saint Joseph est devenue une journée de Culture Générale. Elle a été présidée cette année par S.E.M. Théodore LOKO, ambassadeur émérite du Bénin auprès du Saint-Siège. A partir de sa riche expérience, il nous a parlé de la diplomatie du Saint-Siège, au caractère très particulier. Il a suscité de nombreuses questions.
-    Mardi 1er mai : L'Union du Clergé Béninois (UCB) de Parakou organise sa traditionnelle journée de fraternité au Séminaire. Au menu de la rencontre, un temps de formation, une conférence par Monsieur Gaston YORO, le Maire de N’Dali, sur le nouveau code foncier non bâti. Puis, il y a eu la messe avec les Séminaristes, les agapes fraternelles, un match de football entre prêtres et séminaristes : zéro but partout.
A ces événements, nous pouvons ajouter de nombreuses visites, en particulier nos amis de l’"Associazione delle Famiglie Rurali" (AFR) de Vittorio Veneto, les prêtres Betammaribé des diocèses du Nord Bénin et Togo, la paroisse de Tchaourou pour son traditionnel Galilée le lundi de Pâques, pour ne citer que ceux-là…


Travail manuel
Cette année, le nombre des séminaristes a permis de développer une meilleure organisation qui les responsabilise chacun selon des secteurs particuliers. Ainsi nous avons des éleveurs, des apiculteurs, des jardiniers, des plombiers et électriciens… Sans compter bien sûr tous les secteurs nécessaires à la vie quotidienne d'un séminaire. Nous avons pu profiter davantage de nos produits (miel, légumes et fruits, viande…). Ce travail a été facilité par le fait que certains séminaristes ont accompli leur stage d'été dans des unités de production du diocèse comme la menuiserie et soudure St Joseph, ou encore la ferme de Sokounon tenue par les Frères Missionnaires des Campagnes. Ils y ont acquis un certain savoir-faire qu'ils ont pu mettre en œuvre au Séminaire.
Comme chaque année, après les examens, une semaine du mois de juin sera consacrée au reboisement ainsi qu'à l'emblavement des parcelles agricoles.


Service pastoral
Prêtres et séminaristes (des deux années de philosophie) rendent service les samedis et dimanches dans les villages voisins.


Desiderata et améliorations à venir
Plusieurs projets sont en cours afin de donner au Séminaire un visage complet :
-    Créer une hôtellerie au bord de la route nationale pour proposer une halte aux nombreux voyageurs ; un restaurant permettra d’écouler nos produits fermiers avec une plus-value intéressante.
-    Finaliser l'aire de terrains de jeux : football, basket, volley.
-    Achever le bâtiment pour l’administration du Séminaire.
-    Egalement, il faudra améliorer l'installation solaire. Les batteries existantes sur le marché ne donnent pas entièrement satisfaction, ni pour leur capacité, ni pour leur fiabilité durable. Lorsque nos batteries auront trois ans, il serait bon de prévoir d'acheter des batteries Victron, certes plus chères, mais dont la qualité est reconnue. Il y a maintenant des fournisseurs agréés sur Cotonou. L'idéal serait encore de monter une installation avec des batteries OPZS 2V. De durée quatre fois plus grande (20 ans), elle donnerait une sécurité à notre installation. Evidemment, l'investissement est autre et il faudrait trouver un partenaire qui veuille nous appuyer. L'enjeu en vaudrait la peine.


Conclusion
Nous rendons grâce au Seigneur pour tous ces bienfaits et pour nous avoir conduits jusqu’au terme de cette année. Et nous remercions tous les acteurs qui se sont fait les instruments de sa Providence. Nous voulons nommer en particulier l’Œuvre  Pontificale de St Pierre Apôtre, l’Aide à l’Eglise en Détresse (Kirche in Not), la Conférence Episcopale Italienne (CEI), le diocèse de San Sebastian (Pays Basque), l’Association Notre-Dame de l’Atacora (Versailles), les Oratoriens de Paris (P. Israël MENSAH), l'abbaye Ste Madeleine du Barroux, les paroisses de Giens, de saint Louis de Strasbourg, et bien d’autres bienfaiteurs tant locaux qu’étrangers. Nous n'oublions pas de remercier aussi notre Père Archevêque qui nous a aidés à assumer le poids supplémentaire de la Maison St Dominique ainsi que quelques investissements.
Que Dieu bénisse chacun et tous !
    Père Denis Le Pivain
        Recteur


Nouvelles de Famille
- Le mois de juin est aussi appelé mois du Sacré-Cœur. Depuis 2012 la jeunesse du monde est consacrée au Sacré-Cœur de Jésus. La solennité de cette fête a été fixée sur demande de Jésus lui-même.
- Prions pour le repos de l'âme de Sœur Hélène OGAWIN, moniale de l'Etoile Notre Dame, décédée le mois dernier.
- Félicitations à la Commission diocésaine des communications sociales pour leur esprit de créativité et leur sortie missionnaire. Encouragement aussi à ceux qui se forment à l'ORTB à Parakou et au Burkina Faso en audio-visuel.
- Le Lycée agricole de Kika sera désormais desservi par les prêtres de la paroisse de Kika et non plus de Kpassa à partir du 1er septembre 2018. Kabo, Kpassa et Gah-non, à la même date, seront élevées au rang de paroisses.
- Le Père Christian WOROU, fidei donum à Avignon, est nommé Administrateur paroissial dans le doyenné de Carpentras jusqu'en septembre 2018. Prions pour qu’il se révèle bon missionnaire.
- Nous félicitons et encourageons le Père Cosme ADJOMALE nommé Directeur National des O.P.M. par Rome. Le siège est à Porto-Novo. Quel beau cadeau du Ciel en cette année pastorale de la mission !
- Notre plaquette "Tous missionnaires" est disponible à la Librairie saint Paul.


Quelques dates


1-18 juin : Une Mission en chirurgie générale sera à l'hôpital diocésain de Boko. Pour plus de renseignement,
                  adressez-vous au Directeur de l'hôpital (65617967/ 96239236).


3 juin : Fête du Saint-Sacrement. Confirmations à Guêma à 8h. Que tous ceux qui peuvent marcher participent à la
            procession du Saint Sacrement de l’après-midi. Elle partira du carrefour des 3 banques jusqu’au Sanctuaire  
            eucharistique. Les autres peuvent aller directement au Sanctuaire pour la conclusion.


4 juin : Rencontre avec le bureau d’organisation des 75 ans de notre évangélisation à l’Archevêché à 9h 30.


7 juin : A Providentia Dei.


8 juin : Fête du Sacré-Coeur. Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. Rendez- vous à 9h au
             monastère l'Etoile Notre Dame pour les prêtres. Qu’ils viennent avec leurs aubes et étoles.


9 juin : A la Cathédrale : Célébration des 50 ans de l’Institut des Sœurs de saint Augustin à 9h 30.


10 juin : Confirmations à Titirou à 9h.


13 juin : Conseil diocésain pour les Affaires économiques. Le Frère Emmanuel du Burkina, notre Conseiller
               Financier, sera avec nous. N’hésitez pas à le contacter pour tout problème lié à la bonne gestion.


14 juin : A Providentia Dei.


16 juin : Visite à Ténonrou (Africae Munus).


17 juin : Confirmations à Gbégourou à 10h.


20 - 27 juin : Retraite spirituelle hors du diocèse.


26 - 30 juin : Camp des Séminaristes à Providentia Dei.


30 juin        : Rencontre avec tous les Séminaristes du diocèse à 17h à Providentia Dei.


NB : 2 - 4 juillet : Session des aspirantes à Providentia Dei.
         4 - 7 juillet : Session des futurs séminaristes à Providentia Dei.

En la fête du Sacré-Cœur du mois dernier, journée moniale de prière pour la sanctification des prêtres, le clergé de Parakou, comme d'habitude, s'est retiré au Monastère L'Etoile Notre-Dame. Nous sommes plein de gratitudes envers ces Contemplatives au sourire toujours paisible et ensoleillé. Ce fut une belle journée! Une nouveauté à souligner: Dans l'après-midi un laïc engagé, du nom de Félix C. D'OLIVEIRA, venu exprès de Cotonou pour la fête, un entretenu spontanément les prêtres au sujet de son admiration personnelle pour leur vocation. Entre autres, nous retenons tout chaud de son cœur sincère: "Parakou est mon deuxième diocèse". Sa riche communication mérite qu'on revienne un jour ... Puis ce fut le tour du Vicaire Général,Sa communication Intitulé «Entre nous, Les deux nous Avertis ont. Il y a un monsieur du nom de Satan Qui est monté jour et nuit Qui dévorent ... cherchant VOICI de l'EXTRAITS Quelques intervention du Général Vicaire. Les deux nous Conférenciers Ontario Avertis. Il ya un monsieur du nom de Satan Qui est monté jour et nuit ... dévorent Qui cherchant

+ Pascal N'KOUE

Omnium Servus

 

Voici quelques extraits de l'intervention du Vicaire Général.  

 

Notre diocèse est jeune, très jeune. Il faut encore arriver à soixante ans (75) dans la Grande Famille plus de deux (2) fois millénaire. Notre diocèse est jeune, très jeune par la fraicheur, la vigueur et l'âge de ses prêtres. Notre diocèse est jeune et beau par la variété de sa faune et de sa flore, par la diversité de ce qui offre encore faire, par les nombreuses vocations qui surgissent de partout, par l'ampleur des activités pastorales, par la richesse inouïe des fruits Obtenu et des actions pastorales en chantier.

Notre diocèse est jeune et beau par l'esprit fraternel qui nous anime et nous unit: laïcs, consacrés, prêtres. Nous sommes une famille de prêtres, élus par le Seigneur «pour être avec lui» (Mc 3, 14), pour faire Eglise, Communauté de foi, d'amour et d'espérance. Mais nous ne sommes pas à l'abri des dangers qui menacent le vivre ensemble.

Je voudrais d'abord bénir Dieu pour chacun de nous portons de façon spéciale le Christ, le trésor précieux, mais dans les vases de terre que sont nos corps fragiles (2Cor 4, 7). Certes, Dieu ne sert pas aux gens mais encore aux gens qu'il rendra quand on accueillera humblement son aide; c'est ce que nous appelons la grâce d'état. Dans ce sens, efforçons-nous de mériter la confiance que l'église nous fait à travers le ministère nous avons affecté notre Père Evêque. Méritons aussi la confiance de ceux dont nous avons la charge. Pour nous y aider, je propose que nous nous croyions dans ce miroir ci-dessous.   

- L'agenda paroissial, notamment, la liturgie et l'organisation pastorale. Notre liturgie est-elle préparée et célébrée avec recueillement et foi? Assurons-nous la formation et l'accompagnement de groupes, mouvements, associations, chorales? Participons-nous aux rencontres des CEVB? Assistons-nous les malades, les mourants, les pauvres, les personnes en difficultés?

Toujours par rapport à l'ordre du jour paroissial, je voudrais insister sur le devoir de présence (Can.235). Il faut faire appel et afficher aux secrétariats les heures d'accueil, d'écoute et de confession sacramentelle. Les fidèles laïcs ont besoin des services de leurs pasteurs. Ils veulent nous rencontrer, nous parler. Ils veulent savoir où et quand nous voir. Ils veulent que nous nous consacrons le temps, que nous soyons «tout à tous», comme écrit saint Paul. Efforçons-nous d'entrer dans l'esprit de la "diocésanité" si cher à notre Père Evêque! Pour cela les horaires d'accueil, d'écoute et de confession de chaque paroisse seront désormais publiés dans le diocésain annuaire.Nous nous ferons l'obligation de respecter cette discipline utile et nécessaire à la bonne marche de notre famille diocésaine.

- La franche collaboration entre nous prêtre vivant ensemble exige de manger, de prier et même de jouer ensemble. "Que les amis de faire les amis de l'autre ..." Chacun de nous aura dans cette lettre de nomination écrite et signée par notre Père Evêque. Qu'y at-il de plus beau que de s'asseoir à la même table pour manger, en excluant d'emblée les sujets qui fâchent? Qu'y at-il de plus beau que de prendre le temps pour le Seigneur, dans l'oraison de recueillement ou la prière du chapelet? Autant les fidèles laïcs se réjouissent de voir les prêtres ensemble, heureux et épanouis, autant qu'ils s'indignent de nos mécontents, querelles et méchancetés gratuits. Prenons garde à nos contre. Et surtout pas de scandale.Jésus lui-même avertit: «Malheur à celui qui arrive au scandale» (Lc 17, 1).

Ne soyons pas des personnes difficiles. La personne difficile est celle qui a toujours raison. Elle ne sait pas remettre en cause. Elle vit dans l'indifférence à la réalité qui l'entoure, à commencer par ce frère de communauté, fils prochainement, son confrère direct. N'oublions jamais que l'autre est pour moi une opportunité de croissance, une source de bénédiction, une grâce divine ...

Ce qu'on apprécie d'emblée d'une équipe, notamment sacerdotale ou religieuse, c'est la convivialité, la bonne entente et la collaboration. Rappelons-nous: «Il m'a envoyé deux fois» (Mc 6, 7) pour se soutenir, s'entraider, s'aimer. Deux par deux pour dire que l'union fait la force. Deux par deux pour signifier que seul tu veux aller vite, mais ensemble nous irons plus loin. On n'est jamais disciple du Christ en marchant tout seul. Dieu nous donne toujours un frère à aimer. Et Dieu nous demandera compte au dernier jour de notre amour envers ce frère. 

- La vie fraternelle communautaire des pauses, des arrêts marqués par des rencontres périodiques formelles (à statuer selon les réalités du terrain) pour remettre la pendule à l'heure: évaluation, critique et autocritique, regard rétrospectif sur la vie communautaire, sur la mission d'évangélisation c'est-à-dire le niveau d'intégration et d'engagement personnel pastoral d'une partie et d'une autre partie la mise en application du calendrier ou de l'agenda pastoral et des orientations pastorales du diocèse, etc. Nous devons cultiver la disponibilité envers l'Esprit Saint, la réceptivité, l'ouverture et l'accueil de l'autre. Comme c'est beau, par exemple, de savoir dire ses besoins, exprimer ses souhaits sans artifices, simplement, aimablement ...

Nous chantons «Ah qu'ils sont beaux ... les pas de ceux qui portent la Bonne Nouvelle, qui annoncent le Salut et la Paix». C'est vrai. C'est le thème de l'année pastorale: Annoncer Jésus-Christ avec foi et audace. Le moment le plus beau de notre vie de préférence est le temps de la pastorale, après nous les moissonnons, le temps du service gratuit ... Nous avons reçu la foi libre. Transmettons-la gratuitement. C'est à dire que Presbyterorum ordinis affirme: «le prêtre se sanctifie par son ministère». Et le Christ s'attirera beaucoup de missionnaires dans notre diocèse.

 

RP Ernest DEGUENONVO                 

  Vicaire Général

 

 

    NOMINATIONS

Prénoms et nom

 De ..

 A...

P. René DOGNON

Curé de la paroisse Saint Laurent de Wansirou

Curé de la paroisse Sainte Famille de Gbégourou

 

 

P. Damien DAKIN

Curé de la paroisse Sainte Famille de Gbégourou

 Curé de la paroisse Saint Laurent Wansirou

 

 

P. Léandre YEMANDJRO

 Directeur Adjoint du Centre Pastoral Guy Riobé

Curé de Marie Reine de Bah-Mora

(Quasi-Paroisse)

 

 

P. Cosme ADJOMALE

Recteur du Sanctuaire du Christ Rédempteur de l'Homme

Directeur national OPM (Siège à Porto-Novo)

 

 

P. Augustin TOSSOU

Vicaire à la paroisse saint Joseph d'Alaga

 Secrétaire particulier de l'Evêque

 

 

P. Dominique ADJE

Directeur de l'Hôpital Saint Jean de Dieu de Boko

Recteur du Sanctuaire du Christ Rédempteur de l'Homme

 

 

P. Laurent GUIMON

Aumônier des Sœurs de Jésus Eucharistie

Aumônier diocésain des jeunes et des scouts (Concomitamment)

 

 

P. Norbert AGOSSOU                        

 Vicaire à la paroisse Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de Tchaourou

Vicaire à la paroisse Saint Joseph Mukassa de Bétérou

 

 

P. Joseph AGANI                                 

Vicaire à la paroisse Saint Joseph Mukassa de Bétérou

Vicaire à la paroisse Saint Joseph d'Alaga

 

 

Abbé Jaurès ZINSOU

Grand séminaire S. Gall (Diacre)

Stage diaconal à la cathédrale Saints Pierre et Paul

 

 

P. Didier GNITONA

 Vicaire Général de Natitingou

Recteur du Grand Séminaire Providentia Dei

 

 Toutes ces nominations prennent effet à partir du 1er septembre. Que les passations de service se fassent dans la clarté et l’esprit d’amour fraternel.

 

Les directeurs des hôpitaux diocésains :

Saint Martin de Papanè : Dr Emile KOUTHON.

Saint Jean de Dieu de Boko : Dr Jean AGBEGBANOU.

Nouvelle configuration des secteurs paroissiaux.

Secteur  de la Cathédrale : Cathédrale,  Okedama, Titirou.

Secteur de Marie Auxiliatrice : Marie-Auxiliatrice, Guéma, Wansirou, Nima.

Secteur  de St  Joseph : Joseph d’Alaga, Albarika, Gannon.

Secteur de Tchaourou : Tchaourou, Tchatchou, Kinnou-Kpannou, Papanè. 

Secteur de Banikanni : Banikanni, Bah-Mora (Quasi-Paroisse), Université (Aumônerie St Augustin).

Secteur de Boko : Boko, Sirarou, Komiguéa, Gbégourou.

Secteur  de Bétérou : Bétérou,   Alafiarou, Tourou (Quasi-Paroisse).

Secteur de Kika : Kika, Kpassa, Kabo.

 

Nouvelles de famille

- Nous remercions Mr Félix C. D’OLIVEIRA qui a offert au clergé de Parakou l’opuscule écrit par le Nonce Apostolique S. E. Mgr Brian UDAIGWE sur le sacerdoce. Merci aussi pour le don à toutes les paroisses du Bénin de l’opuscule "Je veux être un bon Prêtre".

- Du 27 juillet au 14 août le P. François RENAUD, Vicaire Episcopal de Nantes, sera au Bénin en vue de renforcer les liens de jumelage entre nos deux diocèses. Il est vivement attendu.

- A ceux qui passent un examen officiel en ce mois, nous leur souhaitons plein succès. Que la Vierge Marie, Notre Dame de Komiguéa, les rassure de sa présence maternelle lors des épreuves.

- A la rentrée scolaire de septembre 2018 le diocèse ouvrira de nouvelles écoles : 1 maternelle à Okedama ; 4 écoles primaires : Kpassa, Marie Auxiliatrice, Sanson et Okedama ; un collège bilingue à Komiguea. Que les parents d’élèves commencent incessamment les inscriptions.

- Nous remercions vivement les Révérends Pères Denis LE PIVAIN (Avignon) et Benoît LUQUIAU (Nantes) qui terminent chez nous leur service de prêtres fidei donum. Les liens tissés ne cesseront de s’intensifier avec eux et avec leurs diocèses respectifs.

- Nous remercions de tout cœur Mgr Antoine SABI BIO, Evêque de Natitingou, qui nous donne le R. P. Didier GNITONA pour être Recteur du Grand Séminaire Providentia Dei. Quel beau trait d’union !

Rappel : Seuls les deux Vicaires Généraux Léonard G. et Ernest D. sont autorisés à donner le sacrement de confirmation dans les paroisses et secteurs paroissiaux.

 

Quelques Dates

1 juillet          : Rite d’admission et Collation des ministères au Grand Séminaire Providentia Dei à 9h 30.

1-4 juillet      : Session de vocations pour les aspirantes à la vie consacrée à Providentia Dei.

4-7 juillet      : Session de vocations pour les futurs séminaristes à Providentia Dei.

8 juillet         : Confirmations des étudiants à l’Université à 9h.

15 juillet       : Rencontre avec les marguillers au Centre Pastoral. Messe à 9h 30.

17-21 juillet : Séjour à Africae Munus (Tenonrou) avec quelques séminaristes.

23 juillet      : A Lokossa. Messe d’ouverture de la 1ère Assemblée élective des Sœurs de la Lumière du Christ.      

25-27 juillet : A Boukoumbé.

29 juillet     : A la paroisse Marie-Auxiliatrice: Eucharistie avec les Guides du Bénin. Nous sommes heureux de les    accueillir.

31 juillet     : A Kara, messe d’ouverture du 3ème Chapitre Général des Sœurs de la Providence de Saint Paul à 9h. 

 

Bonnes vacances à tous, mais ne mettez pas Dieu en vacances, ce serait pour le bonheur de Satan et pour notre malheur.

 

N.B. Le pèlerinage national de Dassa aura lieu du 17 au 19 août 2018. Le pagne de la circonstance est disponible ; voyez l’Economat.

16 Oct : Presbyterium à 15h 30 au Centre Pastoral.

17 octobre: Ouverture de l'année pastorale au Centre Pastoral Guy Riobé. Thème: "Jette tes béquilles et marche".

            "Tous ceux qui étaient devenus croyants étaient unis et mettaient tout en commun" (Ac 2, 47). C’est en raison de nos liens de parenté avec le Christ depuis notre baptême que nous sommes tenus de cultiver les liens de famille en paroisse et dans le diocèse.
« La multitude des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme, et personne ne se disait propriétaire de ce qu’il possédait, mais on mettait tout en commun… Aucun d’entre eux n’était dans la misère… » (Ac 4, 32-35). L’instinct propriétaire et donc égocentrique nous complique la vie et même nous appauvrit. La solution à nos misères c’est de vivre la solidarité. N’est ce pas le plus grand souci du Christ pour son Eglise ? "Qu’ils soient UN comme nous sommes UN afin que le monde croie" (cf. Jn 17). Quelle responsabilité ?
Nous avons un destin commun. Malheureusement on n'y pense pas souvent. Chacun est plutôt tenté de se prendre pour le nombril du monde. Or c'est l'union qui fait la force. Ne soyons pas naïfs. Les financements pour notre apostolat ne tomberont jamais du Ciel. C’est le travail méthodique, constant et persévérant qui crée la richesse. Faire confiance à la divine Providence ne nous autorise pas à vivre les bras croisés. Nous sommes appelés à être  solidaires. En exhortant les fidèles laïcs à être généreux, nous les consacrés et les prêtres diocésains nous nous imposerons l’esprit de détachement et du don de soi. Le Pape Jean-Paul II nous dit qu'il est temps de financer nous-mêmes notre pastorale.
"L’Evangélisation requiert, outre les moyens humains, des moyens matériels et financiers substantiels, dont bien souvent les diocèses sont loin de disposer dans des proportions suffisantes. Il est donc urgent que les Eglises particulières d’Afrique se fixent pour objectif d’arriver au plus tôt à pourvoir elles-mêmes à leurs besoins et à assurer leur autofinancement" (Ecclesia in Africa n°104). Le Pape nous pousse à avoir confiance en nous-mêmes. L’autofinancement de l’évangélisation dans nos diocèses est une urgence. Nous  pouvons y arriver. Le bénévolat est à promouvoir. Mais cela n'exclut pas qu'on  pense aux projets d’investissement à court, à moyen et à long terme. "Vouloir c'est pouvoir", dit-on.
Notre diocèse est un réservoir important d’enfants et de jeunes, quelle richesse ! On dispose de plusieurs réserves de terres cultivables. Nous devons nous engager à les rentabiliser en optant pour les produits agricoles de qualité et leur transformation sur place : ce n’est pas une idée saugrenue. Parmi les fidèles laïcs, il y a des bras valides, des fermiers, des maçons, des menuisiers, des charpentiers, des électriciens, des plombiers, des comptables, des ingénieurs agronomes, des médecins, des éleveurs pleins d'expérience. On peut compter sur leur dévouement. Parmi les consacrés, il y a des manuels comme les Salésiens, les Frères Missionnaires des Campagnes etc. On peut compter aussi sur leurs diverses compétences. De plus en plus il y a des gens à la retraite. La solution c’est de créer de petites et moyennes entreprises, de constituer de petites coopératives sur les paroisses en respectant les normes sanitaires et phytosanitaires. En un mot, une alliance est à créer à l’intérieur du diocèse pour organiser le bénévolat et lancer ce qu’on pourrait appeler "l’agro-business". Pourquoi pas ? Mais nous le ferons pas à pas. J'attends de vous des propositions concrètes et suggestions réalistes pour enrichir cette  logique (cf. Gn 2, 15). Tous les talents viennent de Dieu, il faut les harmoniser pour la gloire de Dieu et le bien-être de son peuple.
Quant aux unités de production (menuiserie, librairie, imprimerie, boulangerie, centres d’accueil, soudure etc.), les œuvres d’éducation et de miséricorde (écoles, maternités, centres de santé) et les lieux de formation pastorale, elles seront administrées avec plus de rigueur, sous le regard de Dieu et dans l’intérêt de tous. Par amour pour notre diocèse, nous serons les premiers clients de nos structures. C'est cela la "diocésanité", c'est-à-dire transformer nos égoïsmes en générosités. Au lieu de dire "que fait le diocèse pour moi" ? Se demander ce qu’on peut faire pour le diocèse.
Prenons conscience que nous sommes un marché important. Ce nouveau mot de diocésanité est pour signifier l’effort que nous devons tous faire pour renforcer l’esprit d’unité de notre famille diocésaine autour du Christ et de sa sainte Mère. Un seul troupeau, un seul Pasteur. La "diocésanité", c'est-à-dire le souci de penser au bien commun et d’apporter à notre famille diocésaine ce qu’on peut lui apporter sera de plus en plus notre force. La Doctrine Sociale de l'Eglise nous exhorte fortement à être une Eglise joyeuse, solidaire et missionnaire. Pour mieux vivre cette "diocésanité", nous aurons intérêt à rendre opérationnelles toutes nos Caritas paroissiales (cf. Ac 4, 32-37). Que l'amour fraternel nous lie d'une affection réciproque (cf. Ro 12,10). En un mot, la "diocésanité" c'est la mutualisation de tous nos avoirs et savoir-faire, nos forces et capacités pour mieux servir Dieu et son Eglise.
Cette diocésanité ne concerne pas seulement les adultes. Eduquons très tôt nos enfants à faire non pas un signe de croix quand passe le panier de la quête mais à donner quelque chose si minime soit-il, de bon cœur et généreusement, en pensant que Dieu leur donne et leur donnera davantage. Cette éducation au partage est une grande école. Car "Dieu aime celui qui donne avec joie" (2 Co 9,7).
Beaucoup de personnes pensent que le Vatican paie les évêques et les prêtres : erreur grossière. Ni l’Etat Béninois, ni l’Etat du Vatican n’interviennent pour financer le clergé. Les prêtres vivent de l’attention quotidienne de la Divine Providence. C’est vrai que par le système de solidarité ecclésiale universelle, chaque diocèse au Bénin reçoit de Rome une petite aide pour faire tourner l’évêché pendant un trimestre environ. Le reste de l’année, notre Seigneur qui pourvoit à la nourriture des oiseaux et habille l’herbe des champs nous ravitaille généreusement à travers nos divers bienfaiteurs (cf. Mt 6, 25-34) que sont les fidèles chrétiens.
Cependant, régler les tâches matérielles de la paroisse et du diocèse n’est pas toujours chose aisée, c’est même un véritable casse tête pour nous. C’est lourd, c’est usant et parfois déprimant avec la tentation de faire passer les questions matérielles avant celles d’ordre spirituel. Même chez de bons gestionnaires, il faut une gymnastique d’acrobates volontaristes, fortement soutenue par la confiance au Père riche en tout pour pouvoir joindre les deux bouts.
Comme vous l’avez saisi, notre Eglise-Famille de Dieu vit de la générosité de ses membres. Les besoins sont nombreux. Les sessions de formation, entre autres la formation des séminaristes et des novices, ont un coût. Chaque baptisé, en dehors des quêtes de dimanches devrait trouver la formule qui lui convient pour venir régulièrement en aide à son diocèse. Il y a le système de la dîme à verser par mois, qui peut être remis en valeur. Il y a bien sûr le denier du culte chaque année. Les dons, les legs seront toujours les bienvenus. Nous avons besoin des Priscille et Aquilas pour nous permettre de diffuser allègrement l’Evangile à temps et à contre temps (cf. Rm 16, 3-5). En outre, nous avons le devoir d'aider les pauvres, les laissés pour compte, les malades sans recours, les enfants sans soutien.
Comment relever un tel défi avec des moyens très limités ? Unir nos forces. C’est cela la diocésanité. Il faut se mettre en réseau comme on dit aujourd’hui et chercher à bénéficier de l’expérience des autres. Chaque paroisse, chaque entité, chaque personne avant de dire : " nous n’avons rien" ou avant de mendier doit répertorier ses atouts, ses forces, ses chances et chercher à les faire fructifier. Au lieu de se complaire dans des plaintes inutiles, chaque paroisse doit être désormais fière d’apporter quelque chose aux autres. Peser négativement dans la balance sera une honte. Il faut rompre avec cette mentalité paresseuse qui fait de l’assistanat un droit. Elle tue l’esprit d’initiatives et favorise une culture de dépendance et de jouissance insouciante. Halte au parasitisme. C’est le contraire de la diocésanité. Ça doit bouger.
Enfin, il faut penser aux chantiers en cours : le grand séminaire de philosophie à Gah-Baka, le sanctuaire marial à Komigéa, la ferme de développement intégral de Ténourou, les diverses écoles et collèges etc. L’Evangélisation doit poursuivre sa route à travers tout cela. Sans les dons des fidèles, on risque d'être paralysé. Vouloir c’est pouvoir. Il faut prendre des initiatives et pratiquer la politique des petits moyens. Mais sans Dieu, nous ne pouvons rien faire. Car tout vient de lui, tout est en lui, tout est pour lui. D’où la dévotion non seulement à la Sainte Vierge Marie mais aussi à Saint Joseph, l'Econome du Bon Dieu, le saint Patron de l'Eglise Universelle.
En effet, dès la première année de mon ministère à Parakou, j’ai demandé que tous les mercredis, on célèbre à l’intention des bienfaiteurs, avec si possible la messe votive de Saint Joseph. Où en sommes-nous ? Ce n'est pas pour rien que son nom est désormais cité dans toutes les Prières Eucharistiques au cours de la messe. Saint Joseph, bénis notre diocèse, bénis notre diocésanité, bénis-nous.


+Pascal N’KOUE
Archevêque de Parakou



Nouvelles de famille
- C’est le mois de Marie. Armons-nous de chapelets pour mitrailler et même pilonner l’Auteur de nos malheurs. Dans les familles, les écoles, les CEVB, prions le chapelet tous les jours pour notre pays.
- Prions pour le repos de l’âme de Mr Philippe, père de l’abbé Benoit LUQUIAU, décédé le mois dernier.
- Deux nouvelles plaquettes que je vous prie de prendre en considération : Tous missionnaires ! pour exhorter tous les fidèles et tous les mouvements à la mission ; et Un Trousseau de clés pour réussir pour exhorter spécialement les jeunes chrétiens à explorer avec l’Esprit Saint les zones d’espoir pour mieux vivre la foi.
- Nous accueillons bien volontiers "Gaudete et Exultate" du Pape François, cette exhortation est un appel à vivre la sainteté dans la joie et l’enthousiasme.
    Vous trouverez tous ces livres sur les paroisses, la librairie catholique Saint Paul et à l’Economat diocésain.
- Merci au bon accueil que vous avez fait à mon opuscule "O femmes, un peu de pudeur", publié le mois dernier.
- Rome nous demande de célébrer lundi de Pentecôte la mémoire de la Vierge Marie, Mère de l’Eglise, dont voici les textes : Gen 3,9-15.20 ; Ac 1,12-14 ; Ps 86 (87) 1-2.3.5-7 ; Jn 19,25-34.
- Nous remercions le Président de la Cour Suprême Mr BATOKO Ousmane (musulman) qui nous a fait la surprise de sa présence à la messe de Vigile de Pâques à la Cathédrale. Il était accompagné de son épouse.
- Le 1er Forum des consacrés sur l’enseignement-éducation au Bénin s’est terminé sur une note très positive. Le Nonce Apostolique Mgr Brian UDAIGWE et le Préfet du Borgou étaient présents.
- Souvenez-vous du Festival des familles qui aura lieu du 4 au 6 mai 2018 à Cotonou. Pour plus de renseignement, téléphoner au n° 62 40 00 00.
- Nous remercions Mgr Antoine SABI BIO, Evêque de Natitingou, qui nous a visités le mois dernier ainsi que Mgr Victor AGBANOU, évêque de Lokossa, Mgr Eugène HOUNDEKON évêque d’Abomey et Mgr Barthelémy ADOUKONOU, évêque émérite à Cotonou.
- Mille mercis à Mme Annick BURGAUD de Nantes qui a fait une belle composition musicale de l’hymne à N. D. de Komiguea dont les paroles ont été écrites par Mgr Aristide GONSALLO. Quel beau trait d’union entre Parakou-Nantes-Porto-Novo.



Quelques dates


1er mai      : Fête du travail. Journée de détente du clergé au Grand Séminaire Providentia Dei.


3 mai        : Cours à Providentia Dei.
             Soir : Rencontre avec le Séminaire Notre Dame de Fatima.


5 mai        : Visite à Kabo-Ténonrou (Africae munus).


6 mai        : Confirmations à Papanè à 9h 30.


8 mai        : Journée de désert dans un monastère.


10 mai      : Ascension. Messe à Providentia Dei à 9h.


12 mai      : Rencontre avec les professionnels des médias au Centre Pastoral à 9h 30.


13 mai      : Confirmations à Banikanni. 10è anniversaire du décès du Cardinal Bernardin GANTIN.
                    Souvenons-nous de lui dans toutes nos célébrations eucharistiques ce jour-là.


17 mai      : Matin : Rencontre avec les Séminaristes de Providentia Dei.
                   Soir : Rencontre avec les Séminaristes de Notre Dame de Fatima.


20 mai      : Pentecôte. Confirmations à la Cathédrale. Quête impérée pour l’obole de saint Pierre.


21 mai      : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés. Messe en l’honneur de Marie, Mère de
                    l’Eglise (Mémoire obligatoire).


22-25 mai : Conférence Episcopale à Ouidah sur les Séminaristes du Bénin.


26 mai       : Réunion au Centre Pastoral pour la préparation du thème pastoral de l’an prochain à 9h.


27 mai       : Sainte Trinité. Fête des mères. Confirmations à Ganon (quasi-paroisse).


29 mai       : Conseil presbytéral à 9h 30 à l’Archevêché.


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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin