La force de l’enseignement catholique c’est sa vision globale ou intégrale de l’homme. Tout homme vient de Dieu pour vivre en société et retourner à Dieu. Nous sommes créés à l’image de Dieu qui est Amour. Les dix commandements sont donnés pour structurer l’homme et la société sur l’amour. Aimer Dieu et le prochain : c’est un devoir, un commandement, le plus important. Quand on en fait une option facultative ça grince. Donc respect de Dieu, respect de soi et respect de l’autre. Tout est là. Cette vision engage, d’où l’éducation de la conscience et du cœur. C’est Dieu lui-même qui veut que nous soyons des éducateurs à sa manière : poser sur l’autre, avant tout, un regard d’affection et de confiance dans la vérité, et cela jusqu’au bout. En effet, Dieu ne baisse jamais définitivement les bras quand il s’agit d’éduquer l’homme. Pour lui, nul n’est perdu une fois pour toutes…

    Nous lançons un appel vibrant aux congrégations enseignantes et éducatives. Qu’elles se secouent pour reprendre leur place dans la société. Beaucoup sont en déclin parce qu’elles ont déserté leur idéal et leur charisme, le charisme de leur fondateur. Elles se cachent derrière la pensée unique. Elles ont formé des élites compétitives qui ont fait l’honneur et la fierté de l’Eglise et de la société. Elles ont de l’expérience et de l’expertise et donc ont le droit de donner des leçons aux autres. L’univers entier a besoin de l’enseignement chrétien, sel de la terre, lumière du monde. Ce n’est pas du fanatisme ni de l’intolérance. Il s’agit de retrouver le style d’une éducation adaptée, tonique et cruciforme, c’est-à-dire tenant compte du ciel et de terre, redonnant à Dieu ses droits sur l’homme et demandant à l’homme d’accomplir ses devoirs envers Dieu et envers le prochain.

     Il faut repenser et réorganiser notre système éducatif. L’unique conseil que je donne invariablement aux chefs d’établissements scolaires c’est de faire aimer leur école ou collège, y faire régner l’esprit de famille. Travaillez ensemble dans la confiance et l’ambiance fraternelle sous le regard bienveillant de Dieu qui veut le bonheur de tous ses enfants. Car nous dit Jésus : "sans moi, vous ne pouvez rien faire". Le sort de l’établissement est donc en Dieu et bien sûr aussi dans les mains du Directeur et de son équipe. Il faut que le courant passe : contact chaleureux, proximité pleine d’affection, dialogue dans la vérité pour une meilleure collaboration. Pour tout synthétiser, je rappelle les trois savoirs : le savoir théorique ou formation de la tête, le savoir-être ou formation du cœur, et le savoir-faire ou formation des mains. Je n’aborderai que le troisième. C’est lui qui manque le plus à notre système scolaire.

    Il est temps de revenir à la formation des mains en vue de la transformation réelle et positive de nos milieux de vie. Le Bénin ne compte que trois villes dignes de ce nom. Notre réalité c’est encore la ruralité. Le défi des défis c’est la valorisation du travail des mains. Or précisément sur ce point, il y a une désaffection générale de la terre qui commence de la maternelle à l’université. On en parle, on en reparle mais rien ne semble évoluer.

    Ces dernières années, on a vu les pouvoirs publics ériger plusieurs collèges techniques et même plusieurs lycées agricoles. On a vu beaucoup de tracteurs circuler et traverser nos rues. Mais on ne voit pas encore leur impact. L’enseignement manuel doit être repensé de fond en comble. Car fournir les instruments modernes de travail, c’est très bien. Mais l’essentiel est ailleurs. Est-ce qu’on a pris le temps de convaincre l’homme béninois des exigences qu’imposent ces instruments ? A-t-on pris le temps de le former  pour qu’il utilise ses engins à bon escient ? A-t-on armé suffisamment sa volonté pour la bonne gestion de ces instruments, certes utiles mais lourds à gérer. S’est-on assuré que le Béninois est prêt à changer de mentalité en ce domaine pour un nouveau départ ? Tout développement dépend d’abord de la volonté de l’homme. Même Jésus appelant ses disciples dit : "Si tu veux, viens suis-moi…" Un esclave fait ce qu’on lui demande de faire, un homme libre fait ce qu’il a décidé ou consenti en son cœur. Ne confondons pas la volonté avec la velléité. La volonté rime avec la fermeté et la persévérance. "Que votre oui soit oui…". Par contre la velléité rime avec la nonchalance qui aboutit à l’abandon. Quand volonté et passion se rencontrent, tôt ou tard, tout obstacle cède. "Labor omnia vicit improbus", le travail persévérant triomphe de tout, comme le confirme le poète latin Virgile. Car "vouloir c’est pouvoir".

    Mais comment faire aimer le travail des mains ? Ce ne sera pas facile, car même les élèves qui sortent des lycées agricoles n’ont pas fait beaucoup d’exercices pratiques. Et les paysans qui n’ont pas été à l’école, souvent en savent plus que certains ingénieurs agronomes. Il faudra donc exhorter abondamment et même primer ceux qui s’intéressent au travail de la terre dans les établissements scolaires.

    Si les enseignants n’ont pas la passion de travailler de leurs mains avec méthode et assiduité, on tournera longtemps en rond. On aura beau changé de système scolaire, insulter le gouvernement, faire des grèves sauvages etc., le développement ne se fera pas. Ne me prenez pas pour un pessimiste. Je suis plutôt un réaliste. A-t-on vraiment le souci d’éduquer la volonté des jeunes à faire des choses utiles ? La volonté est la valeur qui construit notre personnalité et notre destin. C’est "le premier sponsor de la vie". Les dons innés comptent peu pour réussir dans la société. Sans exercice constant et persévérant, sans fatigue, sans sueur, sans engagement enthousiaste, tout retombe à zéro. Assurons-nous d’abord que les parents et les enseignants ont la préoccupation de former la volonté des enfants au progrès, au développement, au changement, à la refondation, à la rupture, en vue du bien commun.

    Il est temps d’adapter l’enseignement scolaire aux besoins de notre société dans les formations techniques et professionnelles, qu’elles soient formelles ou informelles. Sans cela nos universités et nos écoles continueront de produire des diplômés inutilisables parce que théoriciens incapables de faire des choses utiles.

    On doit nécessairement remettre à l’honneur l’enseignement manuel sans négliger de transmettre le meilleur de nos traditions endogènes et classiques, trésor souvent oublié dans les programmes officiels. Il n’y aura jamais de développement durable chez nous sans l’amour de la terre. L’enseignement officiel sur ce point doit évoluer. Un pays émergeant a besoin d’enseignants innovants. Il y a trop de petits boulots tenus par des apprentis, des bricoleurs, tâcherons, débrouillards, jongleurs, peu enclins au travail bien fait, parce qu’on a fait du travail des mains un métier pour des personnes de seconde catégorie. N’oublions pas que Jésus avait appris le métier de son père adoptif, c’était un charpentier. Et Jésus c’est le Sauveur du monde. Dans toutes nos écoles, il faudra ériger une place à saint Joseph et le vénérer. Il a contribué à faire comprendre la dignité et la grandeur du travail manuel. Dans le Talmud juif, on lit cette sagesse : "Celui qui se rend utile par son travail est plus grand que celui qui connaît Dieu… Celui qui gagne sa vie par son travail est plus grand que celui qui s’enferme dans sa piété". C’est l’éducation à l’action. "Le Seigneur bénira le travail de tes mains", dit la Bible (Dt 28, 12). Même la foi doit être active. Saint Paul, fier d’avoir été disciple du fameux maitre Gamaliel était un bon tresseur de tentes. Il vivait du travail de ses mains (Ac 20, 34). Le premier pape de l’histoire, saint Pierre, était un excellent pêcheur de Galilée. Malheureusement nous avons du mépris pour le travail des mains. Nous tenons pour inférieure l’intelligence pratique, et nous exaltons béatement l’intelligence spéculative ou théorique. Le sage Anaxagore, philosophe Grec (v. 500-428 av. J-C), disait : "l’homme pense parce qu’il a une main", c’est-à-dire nous prouvons que nous sommes intelligents non pas parce que nous sommes de bons raisonneurs ni même parce que nous sommes bardés de diplômes obtenus dans les universités internationales les plus illustres, mais parce que grâce à nos mains nous fabriquons des choses bonnes ou nous transformons positivement notre milieu de vie.

    D’année en année, le nombre de diplômés sans emploi s’accroît. C’est une bombe à retardement. Notre système scolaire est malade. Il ne valorise pas les artisans ni tous ces travailleurs indépendants, et compétents dans un métier manuel. Or les bureaux de la fonction publique sont saturés alors que nos terres dorment en paix. Les jeunes abandonnent les campagnes. La ville leur promet beaucoup mais offre très peu. La mendicité internationale nous enfonce dans des endettements honteux. Et pourtant nous savons que notre nourriture nous vient du travail de la terre. Et sans nourriture on ne peut pas vivre. Les Latins disaient : "primum vivere". Il paraît que la devise des ingénieurs agronomes est : "sine agricultura nihil ". Eh oui, sans l’agriculture c’est le chaos total, la mort programmée de la société. Priorité à l’agriculture. Le secteur agricole constitue la principale source d’alimentation, de vie et de survie. Et cela s’apprend avec la protection de l’environnement. Il faut à tout prix redynamiser ce secteur en ciblant les cultures vivrières locales et leur transformation. Je le répète, la promotion de l’agroalimentaire n’est pas facultative. Comme l’a dit le fou : "le ventre ne prend ni congés ni vacances". Trois fois par jour il nous sollicite, c’est-à-dire 3 fois 365 jours de l’année. Et s’il n’est pas satisfait, le cerveau a du mal à tourner correctement, à philosopher, à trouver les vraies solutions aux problèmes. Et les déréglés sociaux augmentent.   

    Un de nos hommes politiques a écrit : "il apparaît nécessaire d’appuyer la promotion des filières anacarde, karité, ananas, manioc, porteuses d’une croissance rapide et créatrice d’emplois. Il nous faut sortir du piège de la filière coton" Adrien HOUNGBEDJI, Il n’y a de richesse que d’hommes, l’Archipel, 2005, p.158. Relisez plusieurs fois, à tête reposée, cette citation que je me refuse de commenter, tellement elle est pertinente. L’école au Bénin devrait s’en inspirer ; car telle qu’elle est, elle ne participe pas à notre progrès social.

    Nous le savons tous, dans nos écoles, la mémorisation tient trop de place, à telle enseigne qu’elle éclipse les autres facultés des apprenants. Or, il y a des élèves qui ne sont pas doués pour l’abstraction, pas faits du tout pour l’enseignement théorique. Ce n’est pas la peine de les humilier et de les stresser. Il y a plusieurs sortes d’intelligences. Que les parents le comprennent et acceptent d’orienter à temps leurs enfants vers l’enseignement pratique qui leur convient. Il n’y a pas de sots métiers bon sang ! Sortons de l’idéologie qu’un cuisinier a forcément moins de valeur qu’un professeur d’université, qu’un plombier a moins de valeur qu’un médecin. Ils rendent des services différents. Un point c’est tout. Et nous avons besoin de tous les métiers qui concourent au bien-être de l’homme. D’ailleurs, quand il y a coupure d’eau, le médecin, sous la douche, est bien embêté comme tout le monde. Et s’il y a une panne d’électricité pendant qu’il est en pleine opération chirurgicale, son bistouri et toute sa science le rendent inutile. Un bon maçon, un bon menuisier, un bon électricien, un bon éleveur de moutons ou de porcs, un bon transformateur des produits agricoles ne feront jamais partie des diplômés sans emploi. Prenons très au sérieux le travail des mains. Il n’y a pas à opposer le travail manuel et le travail intellectuel, ni l’instruction théorique et l’enseignement pratique. Ils se complètent. Mais je veux seulement qu’on valorise les métiers manuels qui feront baisser le nombre des diplômés sans emploi ; et sans ces métiers, toute société vivote. Ils permettent de s’auto-employer. Qu’est-ce qui empêche qu’un docteur en philosophie ait une ferme agricole et s’en occupe ? Or, l’école actuelle forme des professionnels aux mains "paralysées" mais qui ont toujours un bon appétit. Nos diplômes c’est bien, mais ils ne permettent pas de créer quoi que ce soit. Ils font des jeunes des parasites encombrants et nuisibles. Arrêtons d’appeler "pauvres paysans" ceux qui nous empêchent de mourir de faim. Un peu de respect. Même sans instruction académique, ils sont plus utiles à la société que ceux qu’on envoie à l’école et qui nous coûtent inutilement cher. Concrètement on fait quoi ?

    La Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique a pris la décision de faire un puits ou un forage sur le domaine de nos établissements scolaires avec un château d’eau, et d’intéresser les enfants très tôt au maraîchage. Là où y a de l’espace, on inclura le petit élevage. Nous avons commencé avec les écoles primaires. Toutes nos écoles catholiques seront boisées d’anacardiers, de neems, de manguiers etc. Et là où c’est possible, dans les collèges et lycées, on introduira la culture attelée aux bœufs : c’est moins exigeant financièrement que le tracteur, et surtout moins destructeur de nos sols. La fumure organique sera encouragée au détriment des engrais chimiques. Une nouvelle ère a donc sonné. Participons à ce sursaut. Nous irons pas à pas. Quand l’horticulture sera maîtrisée, la vitesse supérieure sera la fabrication des conserves, jus et confitures. Quand beaucoup se mettront au travail des mains, parce que valorisé, primé et rentable, il y aura moins de chômeurs et on aura sans doute moins de coupeurs de route. Et la sécurité routière coûtera moins cher à l’Etat. C’est l’heure de conclure.

    Le plus beau cadeau que les parents peuvent faire à leurs enfants, ce n’est pas un compte en banque bien bourré mais une bonne éducation qui leur permette de marcher droit sous le regard de Dieu. Ces enfants sont souvent plus sociables et plus solidaires. L’établissement scolaire idéal devra donc comporter désormais ces trois dimensions : des enseignants compétents et pédagogues, un emploi de temps bien aménagé avec un contenu clair, et enfin une discipline qui formate la tête, le cœur et les mains des apprenants pour qu’ils aiment le travail bien fait. Famille et école se donneront la main. Les bons arbres produisent de bons fruits, c’est une loi de la nature. Laissons tomber les grèves. Cherchons plutôt à armer notre cœur et notre volonté pour le redressement de nos structures éducatives. Mais tout édifice construit sans Dieu, tôt ou tard, s’effondre sur les hommes et les détruit : "ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance : Dieu" (1Co 3, 5-7). Le Pape émérite Benoit XVI aura le dernier mot. "Une bonne école pourvoit à une éducation de la personne tout entière. Et une bonne école catholique, en plus de cela, devrait aider tous ses élèves à être des saints" (Discours aux élèves du Collège Sainte Marie de Londres, le 17/09/2010). Pour tout dire, sans notre volonté, aucune réforme ne sera efficace à long terme. Bonne rentrée des classes !


+Pascal N’KOUE
Omnium Servus

 

 


Nouvelles de famille
- Bénissons la décision du Gouvernement actuel qui nous permet de faire la rentrée des classes autour du 15 septembre. C’était une ancienne coutume de nos écoles catholiques.

- Bon retour des vacances aux anciens, et bienvenue aux nouveaux dans ce beau diocèse de Parakou.

- Nous prions pour le repos éternel de Mgr Nestor ASSOGBA, premier Evêque africain de Parakou, décédé le 22 août 2017 à l’âge de 88 ans. Il a servi à Parakou de 1976-1999, puis fut transféré au siège de Cotonou.

- Nous remercions vivement les agents pastoraux qui nous quittent pour d’autres missions hors de notre diocèse. Que l’Esprit Saint continue de les illuminer. Gardons les contacts avec eux.

- Du 6 au 10 septembre 2017 : Grand rendez-vous international à Parakou : 2e édition de la Semaine Africaine pour la Vie et la Famille. Pour plus d’informations, voyez Mr Clément YARGO, au Centre Univ (96 37 41 70).

- Le mois d’octobre c’est le mois du rosaire. C’est la volonté de Dieu qu’on prie tous les jours le chapelet, prière simple qui convient à tout le monde. Rien n’est impossible à Notre-Dame de Komiguea.

- Le 18 octobre prochain nous nous unirons au million d’enfants qui prieront pour l’union et la paix dans le monde (voir le Responsable diocésain de l’Enfance Missionnaire).

- En mon absence, le P. Ernest DEGUENOVO, Vicaire Général, gèrera le diocèse. N’hésitez pas à le contacter.

- Nous remercions vivement l’Evêque de Porto-Novo, Mgr Aristide GONSALLO, qui nous envoie le diacre Alexandre HONVOZO pour un contrat de fidei donum. Son lieu de stage sera l’Archevêché.
- Bienvenue aux Pères GOUNA Martin et AGBENORXEVI Stephen, tous deux de la Société du Verbe Divin.



Quelques dates
 2-5 sept.    : A Bruxelles, pour participer aux 35 ans de la Fondation Hubi et Vinciane. A la mort survenue en avion du Dr Hubert et de sa fiancée Vinciane qui étaient très engagés, de façon bénévole, dans nos    hôpitaux diocésains, leurs parents Adriaens et Van Assche ont décidé de créer cette fondation pour         perpétuer leur mémoire. Gratitudes infinies à tous les bienfaiteurs.

6-11 sept.    : Dans le diocèse d’Aix-En-Provence, diocèse jumelé avec Natitingou où je rencontrerai Mgr Christophe DUFOUR.


12-14 sept.    : Paroisse de Giens chez l’Abbé Philippe LE PIVAIN venu nous visiter en janvier 2017.


15-17 sept.    : A Versailles, avec Mgr Eric AUMÔNIER, l’Association Notre-Dame de l’Atacora et le Père Laurent  GUIMON.


18-25 sept.    : Dans le diocèse de Nantes, diocèse en partenariat avec le nôtre où je rencontrerai Monseigneur Jean-Paul JAMES et  nos deux prêtres, Aubin LEGBODJOU et Ursule AGBANGLA.


26 sept.    : Retour à Cotonou.


 28 sept.    : Réunion du Conseil permanent de la CEB à Bohicon.


 29 sept.    : Journée avec les formateurs du Grand Séminaire "Providentia Dei" à Gaah-Baka.


 30 sept.    : A Tchaourou: 80 ans de création de la paroisse. Saint Ssacrifice de la messe à 9h 30.


3-8 oct.    : Retraite spirituelle dans un monastère.


17 oct.        : Conseil Presbytéral à 9h 30, à l’Archevêché.
                   16h : Presbyterium au Centre Pastoral.


18 oct.        : Assemblée Générale des agents pastoraux à 9h au Centre Pastoral.


19 oct.        : Conseil diocésain pour les affaires économiques à l’Archevêché.
                 - Journée de formation avec Mme Danielle TEVOEDJRE PLIYA sur la nutrithérapie ou la santé par les aliments au Centre Pastoral.


21 oct.        : Célébration de l’intronisation de la Sainte Bible sur toutes les paroisses.


22 oct.        : Journée mondiale des missions. Quête impérée pour les O.P.M.


23-26 oct.    : A Porto-Novo, pour l’Assemblée plénière de la Conférence Episcopale.


26 oct.        : Assemblée Générale de la Caritas diocésaine BDBD.


29 oct.        : Confirmations à Kpassa à 10h (Kika-Piste) confié au Père Franck TOKPASSI.

        ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

   Parakou, carrefour des malvoyants, lieu du pèlerinage pour recouvrer la vue. Avis à ceux qui ont des yeux et ne voient pas. Un cadre idéal vous attend à Tinré, village peu connu des médias. Et pourtant un nombre incalculable de merveilles s’y opère chaque jour. Evidemment le bien ne fait pas de bruit.
    L’HOSAT (ou l’hôpital ophtalmologique saint André de Tinré) est une des principales institutions sanitaires de référence en matière d’ophtalmologie communautaire au Bénin. De partout, on vient pour les soins : le Niger, le Togo, le Nigéria, le Burkina-Faso se donnent rendez-vous chez nous. Curieusement ce centre divin est peu connu au Bénin.
    A la cérémonie d’ouverture des journées portes-ouvertes de l’HOSAT, le jeudi 25 février 2015, j’avais dit en substance : OUI à ce beau et ambitieux projet de "Santé oculaire" : augmenter la détection, le diagnostic, le traitement de tous et surtout des enfants souffrant de déficiences visuelles. C’est vrai que l’onchocercose a été vaincue. Mais la situation de la santé oculaire reste encore préoccupante. Car on rencontre beaucoup de malvoyants. Même les enfants ne sont pas épargnés. 
    Jésus de Nazareth, le Rédempteur du monde, n’a pas fait que prêcher dans les synagogues et le Temple. Pour nous montrer à quel point le vrai Dieu qui donne la vie éternelle nous aime, il guérissait gratuitement les malades en leur disant : "va, ta foi t’a sauvé". Des aveugles ont vu, des sourds ont entendu, des paralytiques ont marché, beaucoup de malheureux ont été secourus. Il a expulsé tant et tant de démons pour libérer les personnes des griffes du Malin. C’est la même mission que l’Eglise essaie de poursuivre encore aujourd’hui : être au service de tous sans aucune distinction d’ethnie ni de religion, c’est-à-dire aider l’homme, quel qu’il soit, à jeter ses béquilles (physiques, morales et spirituelles) et à se prendre en charge. C’est l’homme total, dans toutes ses dimensions, qui nous intéresse. Dieu nous veut debout de la tête au pied, pour sa gloire et pour notre dignité.
    Reconnaissons avec humilité, que dans l’hôpital ophtalmologique saint André de Tinré (HOSAT), notre hôpital à tous, un travail fort appréciable se fait. On y donne des soins médicaux et chirurgicaux de qualité pour tout ce qui concerne les pathologies des yeux, à des coûts financiers accessibles aux pauvres. Les patientes et les patients en témoignent. Mieux, l’engagement de Christoffel Blinden Mission, dit CBM (une organisation chrétienne internationale de développement basée en Allemagne, fondée par le Pasteur Ernt Jacob Christoffel), et l’engagement de ses partenaires financiers à accompagner le projet "Santé oculaire chez l’enfant" constitue une preuve supplémentaire. Car aucun bailleur de fonds, fût-il le plus fortuné, ne mettra son argent dans une structure mal organisée et mal gérée. Nous profitons de cet espace pour féliciter le Directeur de l’hôpital, Docteur Paul AYEMONNA et tout son personnel. Rapprochons-nous d’eux pour plus d’informations.
    Chers tous, rassurez-vous ! CBM et ses partenaires ne viennent pas pour déverser de l’argent dans notre hôpital diocésain et les Centres de promotion sociale de Parakou et de Natitingou. Ils ne viennent pas non plus pour remplacer les parents et les familles dans leurs obligations vis-à-vis de leurs enfants. Les rôles et responsabilités des parents restent et resteront entiers dans ce projet. Comme vous le savez, l’assistanat rabaisse l’homme et le paralysé. La responsabilité l’élève. Face à l’argent, gardons notre dignité et notre magnanimité.
    Ce projet va créer les conditions infrastructurelles et matérielles nécessaires, peaufiner les compétences des personnels de santé et des personnels des Centres de promotion sociale afin qu’ils s’occupent des enfants avec plus de dextérité. C’est-à-dire que ces partenaires ne nous apportent pas du poisson braisé bien assaisonné, prêt à  être consommé, mais ils viennent pour nous aider à améliorer nos techniques de pisciculture et renforcer notre matériel de pêche. C’est une bonne occasion pour féliciter chaleureusement CBM qui est pour nous un partenaire modèle parce que fiable, cordial, ouvert, rigoureux et très respectueux de nos priorités et de nos traditions organisationnelles internes à notre diocèse. Voilà plus de 20 ans que cette excellente collaboration dure et s’améliore d’année en année. Dieu soit béni !
    A tous les personnels de santé, des affaires sociales, à tous les éducateurs sociaux, je recommande d’avoir un grand souci du bien commun, c’est-à-dire d’opter pour la saine et loyale gestion des biens qu’apporte ce projet dans l’intérêt de toute la population béninoise et d’ailleurs. Travaillez consciencieusement et honnêtement sous le regard de Dieu qui récompense généreusement les bons serviteurs, bien au-delà de leurs mérites.
    Aux autorités à tous les niveaux de notre chère patrie le Bénin, je sollicite votre appui total pour le succès de ce projet qui me tient beaucoup à cœur. Je compte sur vous.
    Permettez-moi de conclure mes propos par cette belle prophétie biblique : " Je ferai marcher les aveugles sur un chemin qu’ils ne connaissent pas, je les conduirai par des sentiers qu’ils ignorent. Je changerai devant eux les ténèbres en lumière, et les endroits raboteux en plaines : voilà ce que je ferai…" (Isaïe 42, 16). Quelle bonne nouvelle ! Quelle joie ! Quel bonheur ! Cette prophétie, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. Dieu a choisi l’Archidiocèse de Parakou pour réaliser cette belle et exaltante promesse. Avec Lui nous ferons des prouesses. Ne décevons pas ce Dieu qui nous aime tant. Il aime le Bénin. Il préfère Parakou. Nous sommes ses privilégiés. Rendons-lui grâce à pleine voix. Qu’il nous bénisse encore et encore pour sa haute gloire et pour notre santé oculaire. Amen !   

   

+Pascal N’KOUE
Omnium Servus

 


UNE CURE DE JOUVENCE AU CENTRE PASTORAL


   
    Du nom d’un ancien évêque d’Orléans en France (Ville jumelée au niveau civil avec Parakou), le Centre Pastoral Guy-Marie Riobé est une structure d’accueil et de formation pastorale de l’Archidiocèse de Parakou. Créée en  1984, elle dispose d’une capacité d’accueil de cent trente (130) personnes avec dix-huit chambres individuelles, quatorze chambres doubles, six cabines, deux dortoirs, trois salles de rencontres, une bibliothèque scolaire et religieuse, un réfectoire, une cuisine et une chapelle. Avec ces deux jardins d’agrément, son jardin potager, ses parterres de fleurs tropicales et ses espaces boisés, le Centre Guy Riobé est un lieu idéal pour les études, le ressourcement spirituel et pour des formations diverses. Notre Archevêque Mgr Pascal N’KOUÉ ne cesse de rappeler l’importance du silence, de la beauté, de la vie spirituelle intérieure, et l’urgence de la formation permanente des agents pastoraux [prêtres, religieux (ses), catéchistes], des laïcs, des familles etc.
Le Centre abrite le Service de Formation Catéchétique et la Coordination de la Pastorale Diocésaine pour la Formation des Laïcs : deux services diocésains dont le Directeur du Centre est cumulativement le Responsable.  La Coordination Pastorale Diocésaine pour la Formation des laïcs accompagne et forme les mouvements, les groupes de prières, les associations et chorales de l’Église-Famille de Parakou en suscitant chez tous les membres, particulièrement les responsables diocésains et paroissiaux, un esprit ecclésial et le sens de l’engagement chrétien dans la société. Elle s’occupe également de la formation des structures d’animation pastorale des paroisses et des responsables des « Communautés Ecclésiales Vivantes de Base » (CEVB). Enfin, elle coordonne les activités de plusieurs aumôneries de la pastorale générale du diocèse à savoir, « Laïcs et Famille », « Jeunesse », « Enfance », « Cadres et Personnalités Politiques » ; ainsi que les aumôneries de la pastorale spécifique à savoir les aumôneries militaire, hospitalière, pénitentiaire et caritative. Par ailleurs, le Centre Pastoral Guy Riobé est ouvert à l’accueil des associations et organismes non gouvernementaux qui œuvrent pour la promotion de la personne humaine et le développement.
Devant l’immensité d’une telle tâche de formations diverses, l’utilité du Centre Pastoral Guy Riobé n’est plus à démontrer encore moins la nécessité d’une extension de sa capacité d’accueil et d’un rajeunissement des locaux actuels. Dans ce sens, les chambres du Centre subissent actuellement une cure de rénovation pour un hébergement décent. Pour les années à venir, les grands travaux sont : réfection de deux grandes salles de conférence, l’équipement en panneaux solaires, l’aménagement général de l’espace en tenant compte des effets de l’érosion et surtout la construction de vingt-cinq (25) chambres au-dessus du rez-de-chaussée du bâtiment E.  Vous tous qui aviez apprécié ce centre dans ses beaux jours, qui l’aimez encore, venez soutenir nos activités de formations, nos efforts de rénovation et nos grands projets. Dieu vous bénira au-delà de vos attentes.

  Père Fulgence MEHOUENOU
  Directeur du Centre Pastoral Guy Riobé.

 


Nouvelles de famille
- "Dieu pardonne toujours, l’homme quelques fois, la terre jamais… nous devons choyer la terre", nous dit le Pape François. Voilà pourquoi nous remercions très sincèrement le Service des Eaux et Forêts de Parakou qui nous a offert deux mille pieds d’arbres à planter dans nos domaines. Ces arbres ont été partagés entre Providentia Dei et Africæ Munus.

- Merci aux sept grands Séminaristes courageux qui m’ont accompagné le mois dernier pour travailler quelques jours à Africæ Munus (Ténonrou, le Bénin profond). Merci aussi au Directeur de La Croix du Bénin, Abbé Crépin ACAPOVI et à Félix C. D’OLIVEIRA, Porte-parole de la Parole de Dieu, qui ont quitté Cotonou pour nous rejoindre là-bas par amitié et nous soutenir dans notre vision.

- Le premier pèlerinage diocésain des marguilliers s’est bien déroulé au Sanctuaire marial Notre-Dame de Komiguéa. Nous sommes heureux de voir que les jeunes s’engagent aussi dans cet apostolat.

- Nous félicitons la Cathédrale saint Pierre et saint Paul pour l’érection de la belle statue Notre-Dame des Victoires. Le but est de susciter plus de dévotion en la Mère de Dieu, "Virgo potens".

- Nous remercions les monastères L’Etoile Notre-Dame et Notre-Dame de Kokoubou. Ils sont sortis pour s’impliquer au camp de formation des aspirantes et futurs séminaristes qui a eu lieu le mois dernier au Séminaire Providentia Dei.

- L’Assomption est une fête d’obligation. Tous à la sainte messe. C’est un dogme divinement révélé. L’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la gloire du paradis céleste. Le 15 août fut pendant longtemps le jour de la fête nationale en France comme pour nous le 1er août. Le roi Louis XIII, en consacrant la France à Notre-Dame, demanda qu’on fit ce jour-là dans chaque paroisse une procession en l’honneur de la Vierge. Et si cela pouvait nous inspirer !

- Du 7 au 11 août, un groupe de médecins (pédiatre neurologue, psychologue, psychiatre) feront des consultations gratuites à l’hôpital de Boko. Profitons abondamment de l’aubaine.


Quelques dates

1er août    : Fête de l’indépendance. Les bureaux de la Curie sont fermés. Prions pour notre pays et ses dirigeants.

2-8 août    : Au Nigéria, pour le jubilé sacerdotal   d’argent de Monseigneur Brian UDAÏGWE, Nonce Apostolique au Bénin et au Togo.


15 août    : Messe à 9h30, à la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Komiguéa, suivie de la bénédiction des femmes enceintes et des ignames : une piété très proche des mentalités  populaires de notre région. Elle devrait être généralisée.

18-20 août    : Pèlerinage national à Notre-Dame d’Arigbo de Dassa. Thème : Marie, Reine de la Famille. C’est Son Excellence Mgr Barthélemy ADOUKONOU qui célèbrera la messe de clôture. "Il n’y a aucun problème, si difficile soit-il, temporel et surtout spirituel,… que nous ne puissions résoudre par la prière du saint Rosaire et nos sacrifices" (La voyante Lucie de  Fatima).

N.B. : Du 1er septembre au 24 septembre, je serai absent du diocèse pour des vacances.  La Curie diocésaine sera fermée.

    18 oct    : Ouverture de l’année pastorale : Assemblée Générale des agents pastoraux à 9h au Centre Pastoral.


  ABONNEMENT POUR UN AN
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≈   Au Bénin : 2.000 frs
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  Bénissons le Seigneur pour l’année de la prière intérieure qui est le premier engagement de tout chrétien et est même l’engagement le plus difficile. L’oraison est un outil précieux pour mettre de l’ordre dans notre vie, dans nos relations avec Dieu et avec nos frères. Prenons le temps chaque jour pour Dieu, pour goûter sa présence et sa bonté pour nous.  Se mettre à son écoute, se laisser guider par l’Esprit, revoir dans le calme ce que nous sommes pour lui, le louer pour l’être étonnant que nous sommes dans ses mains, voilà ce que je recommande. Car sans son secours, notre situation serait beaucoup plus délabrée.

    Le but de la vie chrétienne, comme vous le savez, est l’union à Dieu-Amour. Satan fait tout pour mettre dans nos vies paresse, rejet de l’autre, amertume, froideur, aigreur, soupçon, découragement, déception etc. Ainsi, il se pose en obstacle pour nous empêcher de nous tourner vers Dieu… Nous sommes blessés par le péché originel, et bien souvent notre conscience obscurcie cherche à se détourner des commandements de Dieu : "le bien que je veux faire, je ne le fais pas, et le mal que je ne veux pas faire, je le fais" (Rm 7, 19). L’oraison est un bon remède du cœur.

    En novembre 2016, j’ai assisté à Avignon, à la béatification du Père Marie-Eugène, fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie. Cet Institut séculier s’engage de plus en plus à aider notre grand Séminaire diocésain de leur spiritualité. Ces jours-ci, le Révérend Père Pierre De Cointet s’est adressé à notre presbyterium, entre autres, sur l’importance de la vie d’oraison. On a cru entendre le saint Curé d’Ars : "Ce qui nous empêche d’être saints, nous autres prêtres, c’est le manque de réflexion. On ne rentre pas en soi-même ; on ne sait pas ce qu’on fait. C’est la réflexion, l’oraison, l’union à Dieu, qu’il nous faut… C’est dans la solitude que Dieu parle". Sans cette intimité, le prêtre risque de devenir superficiel.

    La prière intérieure est un cœur à cœur entre Dieu et nous. Où en sommes-nous ? Pour accueillir le Seigneur qui vient nous visiter, il faut nécessairement un moment de recueillement… Le temps qui précède la messe, s’il pouvait être plus silencieux, nous profiterait davantage. La liturgie est source et sommet de la vie et de la mission de l’Eglise. Voilà pourquoi, elle doit être soignée au plus haut point. "Si on savait ce qu’est la messe", disait le Curé d’Ars, on en mourrait". C’est un beau rendez-vous d’amour. Il faut s’y préparer. Pour toute chose qui a de l’importance on s’y prépare. Ainsi les sportifs se préparent pour une compétition, les médecins se préparent pour une opération chirurgicale délicate, les fiancés préparent les cœurs pour se rencontrer.


    La messe est vraiment une rencontre avec le Christ ressuscité. Ce n’est pas une rencontre froide et sans saveur. Ce n’est pas non plus une rencontre de divertissement et de défoulement. Il faut habiller son cœur de contrition et de pensées positives. Insistons moins sur les instruments de musique : le tam-tam, l’animation, la participation extérieure. Insistons plus sur le sacré et le mystère, sur la participation intérieure et sincère... L’inculturation liturgique n’est pas d’abord une œuvre culturelle de rythmes et de danses traditionnelles. Elle est avant tout une œuvre théologale au service de la foi, de l’espérance et de la charité. Il faut tenir au primat de ce vrai Dieu qui s’est révélé en Jésus-Christ. Sinon on pousse les fidèles à se contenter d’une foi superficielle, faite de transes et d’agitations stériles, le tout enveloppé de syncrétisme au rabais, c’est-à-dire d’amalgames de croyances disparates.

    Pendant la célébration, veillons à ne pas encombrer la liturgie de trop de paroles, de trop de mouvements, encore moins des bruits de nos portables qui sonnent et qui dérangent. On est venu pour adorer le Seigneur. Il est là, invisible, mais non absent. Il est là présent et bien vivant. Silence ! Silence ! Recueillement ! Recueillement ! Laissons-nous introduire dans cette œuvre mystérieuse de Dieu. Et oui, la liturgie est d’abord céleste, elle est l’œuvre de Dieu, "opus Dei", elle vient de Dieu pour nous rejoindre et nous transformer. Comprenons-le bien et expliquons-le aux fidèles. Car nous sommes souvent tentés de fabriquer des "liturgies" à notre image, des liturgies "intéressantes", des liturgies horizontales. Pour nous aider à plus de concentration, nous avons proposé la messe "ad orientem". Comme je suis heureux de voir que le clergé diocésain a bien saisi son importance. Au cours d’une de mes visites pastorales, un jeune a donné sa compréhension de la messe à peu près en ces termes : « Quand je suis stressé, je viens à la messe pour que le bruit des instruments, le bruit des tam-tams et de la batterie m’aident à oublier mes problèmes ». Il croyait avoir raison. Je lui ai répondu aimablement : « Il est inutile de venir jusqu’à l’église pour chercher le bruit qu’on peut facilement faire à la maison ou trouver dans la rue. Le lieu de culte doit offrir quelque chose d’autre, de mieux. Et puis on ne soigne pas le stress par le bruit, tout comme on n’éteint pas le feu par le feu, mais par l’eau ». Nous le savons le bruit ne fait pas de bien. Le stress révèle que nos relations avec Dieu et avec les hommes sont brouillées, troublées et déstabilisées. La déprime s’installe en celui dont l’esprit est décousu. Ce sont les musiques douces, calmes, paisibles comme le chant grégorien, le chant liturgique du hanyé et d’autres semblables qui débloquent, tranquillisent, dégraissent, décoincent nos esprits, parce qu’ils aident à écouter la voix silencieuse de Dieu qui rassure. Car Dieu est silencieux et parle par son silence. "Vraiment, tu es un Dieu qui se cache, Dieu d’Israël Sauveur", s’exclame le psalmiste…

    Notre famille diocésaine, comment la voyez-vous ? Comme une femme stérile ou féconde ? Pour répondre à cette question, que chacun fasse un audit spirituel interne. Descendons en nous-mêmes. Voyons d’abord si nous pratiquons la prière intérieure. Dis-moi combien de temps tu restes assis ou à genoux devant le tabernacle chaque jour ? Dis-moi comment tu pries et je te dirai qui tu es ? La vie d’oraison conduit à l’action pour Dieu. On devient à la fois Marthe et Marie : ni agités ni passifs, mais enivrés par l’Esprit pour mieux accomplir notre devoir d’état. Ecoutons ce que recommandait l’Evêque de Milan, Charles BORROMEE, aux prêtres : "Comprenez, mes frères, que rien n’est aussi nécessaire pour des hommes d’Eglise, que l’oraison mentale qui doit précéder toutes nos actions, les accompagner et les suivre… Si tu administres les sacrements, mon frère, pense à ce que tu fais ; si tu célèbres la messe, pense à ce que tu offres ; si tu psalmodies au chœur, réfléchis à qui tu parles et à ce que tu dis ; si tu diriges les âmes, songe au sang qui les a lavées ; ainsi faites tout avec amour… C’est ainsi que nous aurons la force d’engendrer le Christ en nous et chez les autres". Plus le clergé sera à l’écoute du Seigneur, plus notre famille diocésaine engendrera des saints.

    Chers prêtres, fidèles co-responsables, c’est avec joie et gratitude que je constate qu’entre vous et moi, le culte de l’évêque-chef disparaît de plus en plus pour faire place à l’image de l’évêque-père de famille. Je m’en réjouis. C’est à votre actif. Ce que vous désirez que je sois pour vous, soyez-le pour les fidèles laïcs. N’écartons personne de la famille. Notre modèle, c’est le Christ crucifié, le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. Le Christ rassemble. Il ne disperse pas.

    Souffrons pour nos confrères qui voudraient imiter l’enfant prodigue en s’éloignant de la maison familiale. Plusieurs prêtres, en effet, vivent en Europe sans aucun lien avec le Père du diocèse et peut-être sans aucun lien non plus avec vous. Pour quelles raisons ils ne veulent pas revenir ? Je n’en sais rien. Et pourtant le travail d’évangélisation ne manque pas ici pour eux. Espérons qu’ils se sentent heureux là où ils sont. Et surtout prions pour qu’ils n’aient pas honte de revenir au bercail quand ils le voudront. Nous leur ouvrirons bien volontiers nos bras et nos cœurs. Car tout prêtre diocésain qui choisit unilatéralement de se mettre à l’écart de sa famille diocésaine a de sérieux problèmes, et il peut perdre l’espérance. Un prêtre sans espérance, un homme sans espérance, c’est comme un homme isolé et abandonné. Son esprit s’interroge et tourne en rond dans la journée ; et dans la nuit il ne dort pas. Il risque de vivre aigri, amer, avec des lamentations perpétuelles, médisant les uns, calomniant les autres. Il a du mal à être vrai, clair, sincère et transparent. Au total, il peut perdre la raison. Et s’il lui arrive encore de sourire, ce sourire n’est pas seulement jaune, c’est-à-dire fade, mais encore squelettique, lugubre, sombre. C’est un sourire de funérailles, un sourire forcé, un sourire de façade. C’est un drame. Car "il n’est pas bon que l’homme soit seul". Dieu ne l’a pas dit seulement pour Adam avant de lui donner Eve. Jésus le dit à chaque prêtre. Marcher en solitaire ou avec des faux-frères, c’est toujours déprimant, surtout pour un prêtre non marié et sans enfants, même si son compte en banque est bourré d’euros et lui-même bardé de diplômes. Aucun prêtre ne vit épanoui s’il n’est pas configuré au Christ crucifié, inséré dans son groupe social dont il porte les misères avec la grâce de Dieu. Notre vrai bonheur est à ce prix. Qui perd sa vie pour Dieu la trouvera. "A la fin de nos jours, nous ne serons pas jugés sur le nombre de nos diplômes obtenus, combien d’argent nous avons accumulé ou combien de réalisations nous avons à notre actif. Nous serons jugés par : "J’avais faim et vous m’avez nourri…", nous dit Mère Teresa. Plus nous chercherons à être serviables et charitables, plus la joie rayonnera en nous et sur nos visages.

    Regardez nos mamans, elles sont souvent plus épanouies que nos papas à cause de leurs multiples attentions et services gratuits en famille et hors de la famille. Leurs cœurs sont constamment incendiés d’amour. Si elles s’entendaient pour faire une semaine de grève dans nos paroisses, elles paralyseraient même l’action toute puissante de l’Esprit Saint. Et si la Vierge Marie ne collaborait pas tous les jours gratuitement au plan salvifique de Dieu, nous serions bien en panne. Curieusement, le gratuit, le service désintéressé produit plus de fruits de solidarité et de paix. Insistons là-dessus…


    Soyons donc ensemble. Rions ensemble. Prions ensemble. Travaillons ensemble. Mangeons ensemble. Marchons ensemble. Avançons ensemble. Grandissons ensemble dans l’amour de Dieu et du prochain, unis au Christ, guidés par l’Esprit de Pentecôte, même si nous ne pensons pas tous la même chose. Soyons des êtres de communion. Par son sang versé pour nous, le Fils de Dieu a bâti l’Eglise. Bénissons-le pour cette grande merveille. Sur terre, aucune œuvre humaine n’est plus grande que l’Eglise, aucune organisation nationale et internationale, gouvernementale et non gouvernementale, même pas l’ONU. Rien n’est plus grand que ce que le Christ a fait. L’Eglise vient de Dieu. L’ONU est une "fabrication" des hommes en 1948. L’Eglise est sainte même si elle est composée d’hommes pécheurs. L’ONU invente des droits de l’homme contraires à la volonté de Dieu et qui avilissent l’homme. Le ver est dans le fruit. Ça éclatera un jour. L’ONU s’autodétruira. Par contre, l’Eglise est éternelle. Aucune force ne peut la détruire. Elle ne recule jamais. Elle avance toujours. Elle existe pour faire connaître et aimer le vrai Dieu, paix des cœurs et donneur de vie éternelle. Annonçons le Christ avec fierté et audace. Que par notre manière de vivre et de proclamer l’évangile, les exclus, les petits et les non chrétiens puissent dire : "voyez comme ils s’aiment". Et qu’ils tournent leurs cœurs vers "le Royaume de Dieu qui est là, tout près de nous". Que la Mère de Jésus, Mère de Dieu, Mère des prêtres, Mère de tous les hommes et femmes, Notre-Dame de Komiguéa, Reine des Familles, intercède pour notre salut. Amen !
  +Pascal N’KOUE
   Omnium Servus

 


Nouvelles de famille
- C’est le mois dédié au Sacré-Cœur. Faisons attention à la tendresse du cœur de Dieu pour nous, et nous serons plus charitables et plus tendres envers les autres.

- Je me réjouis de voir que la messe "ad orientem" a été acceptée facilement par le clergé diocésain. A vrai dire, il n’y a rien de plus logique. C’est l’une des plus belles manières de revaloriser le Saint Sacrifice.

- Un vibrant merci à Madame Elisabeth POGNON, Magistrate de formation, ex Présidente de la Cour Constitutionnelle, venue de Cotonou pour donner une Conférence au Grand Séminaire Providentia Dei.

- Merci aux 30 femmes catholiques venues de Boukombé pour passer une journée de détente-formation à l’Archevêché de Parakou. Merci pour leur affection, leur sympathie et leur générosité.

- Merci au couple Emmanuel PIERREFEU, responsable du jumelage de la Cathédrale d’Aix en Provence avec Natitingou, venu passer trois jours d’amitié avec nous.

- Je me réjouis des catéchèses mystagogiques organisées le mois dernier au Sanctuaire eucharistique. Les échos sont très positifs. C’est à recommencer l’année prochaine.
- Le Nonce Apostolique S.E.R. Brian UDAIGWE célèbre 25 ans de vie sacerdotale. Il sera avec nous pour la journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. Quels privilège et bonheur pour nous !

- Les certificats des vacances des séminaristes seront rédigés par les prêtres qui ont réellement accompagnés les séminaristes. Cette participation à leur formation n’est pas à négliger.

- Nous remercions le Frère Emmanuel DUPREZ, notre Conseiller financier, venu du Burkina pour le Conseil d’administration et la formation des agents pastoraux en gestion.

- Nous souhaitons plein succès à tous ceux qui passent des examens et concours en ce mois. Prière et travail vont ensemble. Prière et effort. Prière et études. Que Jésus-Christ et sa sainte Mère les aident.



Quelques dates
04 juin    : Pentecôte. Confirmation au sanctuaire eucharistique, à 9h 30. Quête impérée pour le denier   de saint Pierre. Soutenons le Saint-Père par nos sacrifices et nos prières.   

       
07 juin         : Réunion des Prêtres Responsables diocésains des jeunes au Centre pastoral.

13 juin    : Conseil Presbytéral, à 9h 30, à l’Archevêché.

18 Juin    : A 8h : Célébration des sacrements (baptêmes et communions) à Guèma.

22 juin    : Arrivée du Nonce Apostolique.

23 Juin    : Fête du Sacré-Cœur au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Journée mondiale de prière pour   la sanctification des prêtres. Messe à 9h 30 présidée par le Nonce Apostolique. Adoration         eucharistique.
       
24 Juin    : Visite de "Africæ Munus" avec le Nonce Apostolique.
       
25 Juin    : Messe dominicale à Komiguéa avec le Nonce Apostolique.
        - après midi : au Monastère cistercien Notre-Dame du Kokoubou.

26 Juin    : Départ du Nonce Apostolique pour Cotonou.

27-30 Juin    : Camp des petits séminaristes à Gaah-Baka (Providentia Dei).

28 Juin    : Rencontre avec tous les séminaristes du diocèse à Providentia Dei, à 17h.
29 Juin    : Collation des ministères de lectorat et de l’acolytat au Séminaire Providentia Dei.

3-5 juil     : Session des futurs séminaristes à Providentia Dei.

6-8 juillet     : Session des aspirantes à la vie consacrée à Providentia Dei.

ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
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C’est la fin de l’année scolaire. Nous bénissons le Seigneur pour ses merveilles. Beaucoup demandent les nouvelles du Séminaire "Providentia Dei". Ce "bébé" de notre famille diocésaine a trois ans et se porte comme un charme. A voir l’affection dont il est entouré, on ne peut que chanter le Te Deum à tout instant. Vraiment la Divine Providence y est présente 24h/24h. Les formateurs sont une équipe soudée et cela compte beaucoup. Je préfère laisser la parole au Recteur, timonier de ce Séminaire, pour qu’il vous donne quelques détails croustillants.

     Au terme de cette année académique, fin juin, nous clôturons le premier cycle de trois années, l’une de spiritualité, et deux autres de philosophie. La première promotion quittera le grand séminaire pour accomplir un stage canonique d’un an dans les missions qui leur seront imparties. Puis ils commenceront le cycle de théologie dans l’un des grands séminaires du Sud-Bénin qui durera quatre ans avant d’être ordonnés prêtres. Voici quelques points pour nous situer :
1. Formation pastorale et missionnaire
    Pour avoir des pasteurs missionnaires dans nos diocèses du Nord Bénin, encore profondément ruraux, il faut les armer afin qu’ils puissent partager la vie des villageois. C’est à quoi s’emploie le temps du travail manuel.

    Les secteurs sont variés : élevage, jardins et plantations, reliure, ruchers, entretien des installations solaires et des bâtiments… Nous essayons de former les étudiants dans ces différents secteurs. Certains peuvent être appelés à participer à des sessions organisées à l’extérieur, par exemple chez les frères Missionnaires des Campagnes. Ou, tout simplement, à accompagner une journée un artisan sur nos chantiers dans des domaines comme l’électricité, la plomberie…

    En fin d’année, au mois de juin, après les examens de fin d’année, nous organisons une semaine appelée campagne agricole. Toute la communauté du séminaire se retrouve aux champs pour une double activité. La première consiste à semer nos champs. On privilégie les cultures qui respectent la terre, légumineuses, sorgho, manioc… L’autre activité consiste à reboiser le terrain. Chaque année, ce sont ainsi quelques 1500 arbres qui sont plantés : cassias, tecks, neems, baobabs, manguiers etc. Nous n’oublions pas des espèces surexploitées et qui tendent à disparaître de nos paysages comme les afzélias ou les caïlcedras. D’une manière générale, tout au long de l’année, nos cultures vivrières sont biologiques.

    Chaque samedi, plusieurs séminaristes se rendent pour la catéchèse dans trois villages avoisinants. Cette catéchèse se donne aussi dans les langues locales. Le dimanche, ce sont les prêtres qui desservent quatre villages. Durant les mois d’été qu’on appelle période des grandes vacances, les séminaristes doivent donner un mois de stage soit dans une paroisse, soit dans une institution ecclésiale. Le père chargé des vocations non seulement l’organise, mais aussi suit les séminaristes en ce domaine.
2. Infrastructures et investissements
    Durant cette année académique, la Providence s’est montrée particulièrement généreuse, au point qu’il a été difficile de suivre le rythme des travaux qu’elle nous a imposé !

    Nous avons pu édifier grâce à des financements extérieurs : La grande salle polyvalente au premier étage de la bibliothèque.  Un module des trois salles de classes, dont une grande salle qui permet de réunir deux promotions pour des cours communs. Un bâtiment de 30 cabines pour séminaristes avec 8 logements de professeurs. Les deux premiers niveaux pourront accueillir dès l’année prochaine, il restera à achever les finitions du troisième étage. Une grande paillotte qui sera un lieu d’accueil et de détente. La réfection de la retenue d’eau qui nous permettra d’aider plus facilement les populations environnantes, les relations de bon voisinage oblige.

    Des équipements solaires pour les nouveaux bâtiments avec un groupe électrogène comme énergie de secours. Car nous sommes alimentés avec la seule énergie solaire. Le raccordement d’un deuxième forage à notre château d’eau afin d’assurer la sécurité en eau potable. Un peu plus de 200m de clôture en matériaux définitifs. Nous avons en outre reçu un don important pour pouvoir meubler tous nos bâtiments. Enfin, nous avons pu équiper une salle informatique avec six ordinateurs, une bonne photocopieuse et un wifi.

    Notre bibliothèque a été enrichie de plusieurs apports, en provenance de plusieurs institutions : L’Institut Notre-Dame de Vie, l’abbaye sainte Madeleine du Barroux, "les fils de Dieu"  d’Italie… Au niveau du rangement, nous avons pu établir le fichier électronique, et nous commençons la cotation des livres. Nous avons un peu plus de 5000 volumes.

    Nous avons pu édifier un clocher pour fixer la cloche offerte par Mgr Antoine SABI BIO, évêque de Natitingou. Egalement, nous avons acquis un bélier et trois brebis, quelques couples de pigeons, quelques ruches supplémentaires, un troisième congélateur à basse consommation, trois motos, dont une pour les soeurs. Seule fausse note dans ce chapitre, nous avons eu à déplorer durant les vacances d’été le vol d’une moto, ainsi qu’une tentative de vol important en matériel solaire. Nous avons donc dû faire des dépenses non prévues pour tout sécuriser.
3. Desiderata
    Plusieurs projets sont en cours afin de donner au séminaire un visage complet :
- Créer une hôtellerie au bord de la route nationale pour proposer une halte aux nombreux voyageurs ; un restaurant permettra d’écouler nos produits fermiers avec une plus-value intéressante.
- Créer une aire de terrains de jeux : football, basket, volley.
-Construire un bâtiment pour l’administration du séminaire.

    Nous rendons grâce au Seigneur pour tous ces bienfaits et pour nous avoir conduit jusqu’au terme de cette année. Et nous remercions tous les acteurs qui se sont fait les instruments de sa Providence. Nous voulons nommer en particulier l’Œuvre  Pontificale de St Pierre Apôtre, l’Aide à l’Eglise en Détresse (Kirche in Not), Missio Aachen, Manos Unidas, la Conférence Episcopale Italienne (CEI), la Congrégation des Sœurs de Saint Pierre Claver, l’Association des Familles Rurales, le Service missionnaire de Vittorio Veneto, le diocèse de San Sebastian (Pays Basque), l’Association Notre-Dame de l’Atacora (Versailles), les paroisses de Giens, d’Orange, de sainte Trinité (Caen) etde St Germain du Chesnay en France, et bien d’autres bienfaiteurs tant locaux qu’étrangers.

    Que Dieu bénisse chacun et tous !


   R. P. Denis LE PIVAIN
   Recteur du Séminaire

 
    Après ce mot propulseur du Recteur, je reste bouche bée. Une nouvelle génération de prêtres missionnaires est en route. Et Dieu merci, ils sont fortement soutenus par vous tous. Quand j’ai vu l’affluence et la participation de notre famille diocésaine à leur première kermesse qui a eu lieu le 26 mars dernier, je me suis dis en moi-même: ça y est, je peux chanter mon "nunc dimittis"... Je profite de l’occasion pour réitérer mes gratitudes personnelles à tous les formateurs réguliers et occasionnels qui participent à la croissance intégrale des séminaristes. Merci à toutes les personnalités illustres ou "personnes ressources" du Bénin, de France et d’Italie qui sont passées rencontrer ces jeunes. La moisson est vraiment abondante. L’appel du Seigneur à aller plus loin retentit de plus en plus. Ce séminaire est vraiment béni de Dieu. Le plus beau serait de le visiter pour y prier avec les Séminaristes et leurs formateurs. Que tous les bienfaiteurs en soient vivement remerciés. Dieu vous le rende au centuple. Et dire qu’on nous annonce au moins onze nouveaux pour la rentrée d’octobre prochain, de quoi danser de joie !


 +Pascal N’KOUE
  Omnium Servus



LES AFFECTATIONS DE JUIN 2017
    Le Conseil presbytéral, en sa réunion du 13 juin 2017, a élevé trois stations en quasi paroisses. Il s’agit de Bah-Mora, de Kabo et de Tourou. Nous avons procédé aussi à quelques modifications quant aux lieux de mission de certains prêtres :

1- R.P. Christian DEGBE est nommé Directeur du collège catholique saint Georges HOUNYEME de Tchaourou.

2- R.P. Christian WOROU est désigné pour partir en Mission comme fidei donum dans le diocèse d’Avignon sur demande de l’Archevêque Monseigneur Jean-Pierre CATTENOZ.

3- R.P. Apollinaire CADJO est nommé Econome au séminaire Providentia Dei.

4- R.P. Aimé NATA est nommé Responsable de la quasi paroisse sainte Monique de Kabo et résident à Ténonrou (Africæ Munus).

5- R.P. Gilles KIMBA est nommé Vicaire à la Paroisse cathédrale saints Pierre et Paul.

6- R.P. Léandre YEMANDJRO est nommé Directeur Adjoint au Centre pastoral Guy Riobé.

7- R.P. Freddy TOSSOU va aux études théologiques à l’Institut Notre-Dame de Vie en France.

8- R.P. Parfait AGONHE est nommé Responsable de la quasi paroisse saint Philippe de Tourou et résident à saint Joseph.

9- R.P. Marie-Luc ANANI est nommé Directeur du Lycée catholique en construction et résident au Centre N-D du Refuge.

10- Yves Enagnon AÏDOMONHAN fera son stage diaconal à la paroisse saint Martin de Papanè.

11- Jules AKPO fera son stage diaconal à la paroisse Notre-Dame des apôtres de Kika.

N.B. Toutes les nominations prennent effet le 1er septembre 2017. Que ceux qui quittent un endroit fasse le déménagement à temps. Et que la passation de service écrite se fasse en bonne et due forme, dans la joie et l’amitié.

    - Trois quasi-paroisses qui jouissent de la personnalité juridique ont été créées :
            Tourou est confiée au R. Père Parfait AGONHE.
            Bah-Mora est confiée aux Pères (in solidum) du Centre pastoral Guy Riobé.
            Kabo est confiée au R. Père Aimé NATA.
    - Nous accompagnons de nos prières ceux qui nous quittent pour d’autres missions dans l’Eglise.

BONNES VACANCES ! MAINTENONS HAUTE LA TENSION MORALE ET SPIRITUELLE
 
Nouvelles de famille

- Enfin l’opuscule "Bien célébrer" vient de paraitre. Il nous aidera à mieux vivre nos eucharisties. Il est au prix de 1000f. Vous le trouverez à la Librairie saint Paul. Merci à tous les prêtres qui m’ont aidé à l’écrire.

- Nous remercions les moniales de l’abbaye l’Etoile Notre-Dame qui nous accueillent chaque année pour la journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. La présence du Nonce Apostolique Monseigneur Brian UDAIGWE en juin dernier nous a tous confortés.

- Le séjour du Nonce Apostolique, du 22 au 26 juin, nous restera gravé dans les mémoires et les cœurs. Nous le remercions pour ses judicieux conseils et grandes générosités. En dehors du clergé, il a rencontré les moniales et moines cisterciens. Il a visité "Africæ Munus" de Ténonrou et la paroisse de Kabo : le Bénin profond. Il a célébré au Sanctuaire Marial de Komiguea avec les Dévots Consacrés de l’Immaculé. Je crois qu’il est tombé amoureux lui aussi de  Notre Dame de Komiguea, Reine des familles, notre sainte protectrice. Il a bien raison. Il s’est entretenu avec les enfants en situations particulières du CNDR. Et tout a été clôturé par la visite au grand Séminaire Providentia Dei.

- Nous remercions CBM qui appuie notre hôpital ophtalmologique de Tinré pour le beau projet de "santé oculaire chez l’enfant" de 0 à 15 ans : Ce projet qui durera trois ans va allier les soins médicaux et chirurgicaux avec un service pour les allergies oculaires. C’est une première au Bénin.

- Le Centre pastoral Guy Riobé fait peau neuve : Wi-Fi gratuit, une boutique au point, des chambres dignes de ce nom, les espaces verts de plus en plus attrayants… Bravo à la nouvelle équipe qui a du goût.

- Du nouveau aussi à notre menuiserie diocésaine : alliage entre le bois et le fer. C’est à la fois plus beau et plus solide que le bois tout seul. Stop au vent sec de l’harmattan qui fendille et déforme tout. Les structures diocésaines ne devraient plus faire des commandes ailleurs.

- Nous remercions aussi l’équipe de l’hebdomadaire La Croix du Bénin (Guy DOSSOU-YOVO) qui accompagnait le Nonce. Merci aussi aux amis D’OLIVEIRA F.C., soucieux de répandre les messages des pasteurs.

- La Communauté Bah-Mora (Paroisse de Banikanni), celle de Kabo (Paroisse de Kika) et celle de Tourou (paroisse d’Albarika) sont érigées désormais en quasi-paroisses. Les prêtres du Centre pastoral s’occuperont de Bah-Mora, le Père Aimé NATA s’occupera de Kabo, et Tourou sera desservi par le Père Parfait AGONHE.

- Le Centre Pastoral de l’Audio Visuel (CPAV) est désormais régi par la Caritas diocésaine.

- Nous remercions l’Ambassade de France qui octroie une bourse d’études à l’abbé Fredy TOSSOU pour faire de la théologie à l’Institut Notre-Dame de Vie de Venasque à partir de septembre 2017.


Quelques dates


2 juillet        : Confirmations des étudiants de l’Université à l’église de l’aumônerie saint Augustin à 9h.


3-8 juillet    : Sessions des jeunes désirant consacrer leur vie au Seigneur, au Séminaire "Providentia Dei".


23 juillet    : Pèlerinage diocésain des marguilliers au Sanctuaire marial de Komiguéa. Messe à 10h30.


24-27 juillet    : Petit séjour à "Africæ Munus" de Ténonrou avec quelques séminaristes.


26-31 juillet    : Sur la paroisse de Boko, session diocésaine de formation pour les enfants du MADEB.


        - Thème : "prie et engage-toi davantage là où tu vis". Aux familles je dis : N’hésitez pas à y envoyer  vos enfants. L’encadrement sera exemplaire.

30 juillet    : Messe de clôture de ladite session à 9h. Echanges à 11h

N.B. : Du 18 au 20 août : Pèlerinage national à Dassa. Commençons à nous organiser.
    - 17 oct. A 16h : Presbyterium au Centre pastoral.
    -18 oct. : Assemblée Générale des agents pastoraux. Thème de l’année pastorale 2017-2018 : "L’Archidiocèse en sortie missionnaire : Proclamons la Bonne Nouvelle avec foi et audace".


        ABONNEMENT POUR UN AN

      A Parakou : 1.000 frs
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Une dame m’accosta un jour et se mit à se plaindre de son pasteur en ces termes : « Notre Evêque est un arriéré, démodé et rétrograde. Il parle du démon, du diable, de Satan et même de l’enfer… Il y a longtemps que ces croyances sont dépassées ? Nous sommes au XXIe siècle. Est-ce qu’il n’est pas malade ? Les petites histoires du Moyen-Âge c’est terminé. Je suis sûre que si le Vatican était informé, le Pape, ou tout au moins un Cardinal, lui tirerait les oreilles. Dites-lui quelque chose pour qu’il cesse ». Encore une astuce de Satan n’est-ce pas ? Faire croire qu’il n’existe pas.

    Le pire c’est que cette dame prenait son Evêque pour un débile mental. Après l’avoir écoutée pieusement, je lui ai demandé si elle possédait une Bible et surtout si sa Bible avait le même contenu que celle de tout le monde. Car de la Genèse à l’Apocalypse on y parle de Satan. Et comme ce Livre n’est pas un livre parmi tant d’autres, il fallait le prendre très au sérieux et le lire à l’endroit et non à l’envers. Une chemise à l’envers n’est pas jolie à voir. A l’endroit oui. Ne regardons pas la sainte Bible du point de vue de la raison humaine, sinon on ne saisit pas pourquoi Dieu poursuit tant l’homme pour son salut. Pour cette dame, il y avait peut-être mieux, l’informer que le Pape lui-même parle du diable : "Il y a un adversaire, un ennemi qui veut garder les hommes séparés de Dieu. Et c’est pourquoi, il instille dans les cœurs la déception… Chaque jour le diable jette dans nos cœurs des semences de pessimisme et d’amertume, et cela décourage, nous nous décourageons …" Pape François, Vatican, Discours du 17 juin 2013. Cette dame n’a vraiment pas la chance d’être soutenue par le Pape. Car, il n’y a rien de plus actuel et de plus réel que l’enfer.

    Rappelons tout simplement ce qu’affirme le Catéchisme de l’Eglise Catholique : "Le mal n’est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le Mauvais, l’ange qui s’opposa à Dieu" (CEC 2851). Si l’Eglise affirme l’existence de l’enfer c’est qu’il y a des fondements bibliques. « Jésus parle souvent de la géhenne de feu qui ne s’éteint pas, réservée à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie de croire et de se convertir, et où peuvent être perdus à la fois l’âme et le corps » (CEC 1034). En termes clairs, Dieu ne condamne personne. Satan existe, l’enfer aussi. Blague à part. Et nous voici tous bouche bée devant la miséricorde divine qui n’exclut pas la justice. Ne me demandez pas qui est en enfer ? Je n’ai aucune information sur la liste des maudits qui se sont auto-exclus de la communion de Dieu en choisissant la bannière de Satan. Cet esprit est puissant. Il agit contre Dieu et son Royaume. Mais sa puissance n’est pas infinie. Elle est limitée. Il n’est qu’une créature. Mais il peut causer de graves dommages en nous et dans la société. Attention, il sait se déguiser.

    Disons rapidement que ce monsieur appelé Satan est un être réel, un ange déchu, père du mensonge, homicide, séducteur. Il a été créé bon et libre par Dieu… Mais il a choisi lui et sa clique de s’opposer au Créateur de façon radicale et irrévocable. Ils ont dit non à Dieu une fois pour toujours. L’infinie miséricorde de Dieu ne peut pas leur pardonner parce qu’il n’y a pas de repentir pour eux après la chute. Du reste, il en est de même pour les hommes après la mort, ceux qui sont en purgatoire : plus de repentir. Mais ils continuent d’expier. Voilà pourquoi il nous revient à nous qui sommes sur terre de prier et d’offrir des sacrifices pour eux afin de hâter leur entrée au paradis.

    Pendant que Satan nous suggère un Royaume de plaisir sans frein, de jouissance débridée et de puissance luciférienne, Jésus nous parle de douceur, d’humilité, de vie éternelle, de croix. Au premier abord la croix rebute, elle fait peur. On y voit un instrument de souffrances inutiles, d’humiliations sans nom et d’échec total. Et pourtant la croix c’est la plus haute expression de  l’amour de Dieu, c’est elle qui console tous les affligés et leur redonne la force de tenir bon et même de se relever. C’est le symbole d’espérance le plus éloquent pour les malades, les pauvres, les rejetés de la société, les mourants. En effet, la croix annonce la résurrection, la victoire des victoires sur nos peurs et tout ce qui nous enchaîne. Tout cela parce que la croix révèle l’amour divin. "Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime". Voilà pourquoi Satan s’acharne à nous faire douter de la présence de Dieu et de son amour, puis de l’efficacité de sa parole et enfin du bonheur éternel qu’il nous promet à la fin des temps.   

    Nous avons entendu parler à maintes reprises du fameux secret de Fatima. Donnons la parole à Sœur Lucie, l’une des voyantes de la Vierge Marie, pour qu’elle nous parle de l’enfer. C’était en 1917 au Portugal. "Le secret comprend trois choses distinctes, et j’en dévoilerai deux. La première fut la vision de l’Enfer. Notre-Dame nous montra une grande mer de feu, qui paraissait se trouver sous la terre et, plongés dans ce feu, les démons et les âmes, comme s’ils étaient des braises transparentes, noires ou bronzées, avec une forme humaine. Elles flottaient dans cet incendie, soulevées par les flammes, qui sortaient d’elles-mêmes, avec des nuages de fumée. Elles retombaient de tous côtés, comme les étincelles retombent dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur. Les démons se distinguaient par leurs formes horribles et dégoûtantes d’animaux épouvantables et inconnus, mais transparents et noirs.

    Cette vision ne dura qu’un moment, grâce à notre bonne Mère du Ciel, qui, à la première apparition, nous avait promis de nous emmener au Ciel. S’il n’en avait pas été ainsi, je crois que nous serions morts d’épouvante et de peur. Ensuite nous levâmes les yeux vers Notre-Dame qui nous dit avec bonté et tristesse :

- Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculée. Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes seront sauvées et on aura la paix. La guerre (la 1ère guerre mondiale) va se terminer mais certaines personnes, même pieuses, n’aiment pas parler aux enfants de l’enfer, afin de ne pas les effrayer.

    Mais Dieu n’a pas hésité à le montrer à trois enfants, dont l’une avait à peine six ans et il savait bien qu’elle en serait horrifiée, au point de se consumer de frayeur, j’ose le dire". (Il s’agit de Jacinthe).

    Jacinthe s’asseyait souvent par terre ou sur quelque pierre, et pensive, commençait à dire : Oh l’enfer ! Oh l’enfer ! Que j’ai pitié des âmes qui vont en enfer ! Et les personnes qui sont là, vivantes, à brûler comme du bois dans le feu ! Et, à demi-tremblante, elle s’agenouillait, les mains jointes, pour réciter la prière que Notre-Dame nous avait apprise : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au paradis toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin ». L’enfer c’est l’œuvre du diable. Comme un lion rugissant, il rôde, cherchant qui dévorer. Résistons-lui avec la force de la foi (1P 5, 8-9). Le véritable combat est invisible. Mais nous savons qu’avec Jésus et sa sainte Mère, nous sommes invincibles. "Par l’Ave Maria, le péché se détruira".
                                                       +Pascal K’NOUE
                                                       Omnium Servus


A NOTRE-DAME DE KOMIGUEA
    Monseigneur Aristide GONSALLO, Evêque de Porto-Novo, alors qu’il était encore curé de Papané a composé les paroles de l’hymne à Notre-Dame de Komiguéa. Nous demandons à tout musicien de nous proposer une belle mélodie joyeuse et priante.
Refrain :
Notre-Dame de Komiguéa, Notre Mère,
Reine des familles, reçois notre prière !
I
MERE, TOI QUI NOUS AIMES, NOUS CHERCHONS TON VISAGE.
ENFANTS, LE CŒUR BATTANT, NOUS ACCOURONS COURTOIS,
RAVIS DE TE LOUER, AU BORGOU, D’ÂGES EN ÂGES.
ETENDS SUR NOUS TES BRAS ! NOUS QUI VENONS VERS TOI.
II
PRESERVE NOS JEUNES DU PECHE, DE TOUT MAL !
DANS LE VENT ET LA PLUIE, REINE DU BEL AMOUR,
ENTENDS, PAR DESSUS TOUT, NOS PRIERES FAMILIALES !
VEUILLE ÔTER DE NOS CŒURS TOUT DOUTE A TON AMOUR !
                    III
ENSEMBLE, NOUS CHANTONS CET HYMNE POUR TE PLAIRE !
ET QUE TOUS TES FILS, PRETRES, SEMEURS DE L’EVANGILE,
PAR LEURS GESTES, LEURS VOIX, COMME DES LUMINAIRES,
RALLUMENT AVEC TOI LES CŒURS SOUFFRANTS FRAGILES !
                    IV
LE « OUI » DE TON AMOUR SOUTIENT AUSSI LE NÔTRE,
EN TOI, NOS FAMILLES APPRENNENT LA VRAIE JOIE !
DES PARENTS ET ENFANTS, FAIS DE FERVENTS APÔTRES,
PRÊTS Â MIEUX S’ABREUVER AUX SOURCES DE LA FOI.
                    V
DE TON AMOUR POUR DIEU, ENFLAMME NOS FAMILLES !
EN SACHANT, COMME TOI, NOUS METTRE A SON SERVICE,
ET QUE, SOUS NOTRE TOIT, TON ETOILE SCINTILLE,
POUR QU’HEUREUX, NOUS DISIONS : « MERCI, Ô MEDIATRICE ! »
                                                Père Aristide GONSALLO
                                                Papané le 31 mai 2014
                                                En la fête de la Visitation

NOTRE DAME DE KOMIGUEA, "REGINA FAMILIÆ"
    L’image que vous voyez est une représentation originale de la Vierge Marie adaptée à la culture locale. Comme son nom et son apparence l’indiquent, elle est une femme africaine, dans le style du Nord-Bénin. L’article c’est le R. P. Dindo FALLARME, s.v.d. Elle est vénérée comme Reine des familles parce que Reine de chaque famille et Reine de toute la Famille de l’humanité représentée par les cinq enfants venant des cinq continents du monde : une fille native de l’Amérique, une Allemande pour l’Europe, un enfant de la Papouasie Nouvelle Guinée pour l’Océanie, une Philippine pour l’Asie et un enfant Bariba pour l’Afrique. Les enfants évoquent l’esprit de l’enfance spirituelle dont Jésus parle dans l’évangile selon saint Mathieu : «En vérité je vous le dis, si vous ne retournez pas à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. » (Mt 18,3). La pastorale de la famille présuppose une attention particulière à donner aux couples. Cette image exaltant la maternité divine de la Vierge Marie est un effort d’inculturation. Et c’est plus profond que les bruits de nos tam-tams… Marie, qui « gardait toutes ces choses en son cœur » (Lc 2,51) est la première qui enseigne à ses enfants de tous les continents le mystère de la foi. Tous les personnages dans le tableau sont souriants car ceux qui se laissent guider par la Vierge trouvent le Christ, l’unique Sauveur et ultime source de joie qui comble le cœur des enfants de Dieu.


Nouvelles de famille
- C’est le mois de Marie ! Sortons nos chapelets. Prions avec ferveur pour la conversion des cœurs et la paix dans nos familles, dans notre pays et dans le monde entier.

- Un vibrant merci à tous ceux qui ont organisé la messe chrismale qui a eu lieu mercredi saint. Elle devient de plus en plus importante pour les fidèles laïcs aussi. Merci pour la fête de famille qui a suivi.

- Nous remercions le Père Pierre de COINTET, venu le mois dernier pour présenter l’Institut Notre Dame de vie à notre presbyterium. Que l’Esprit de Dieu renforce nos liens pour sa gloire et le bien de l’Eglise.

- Le Nonce Apostolique, Son Excellence Monseigneur Brian UDAIGWE, sera notre hôte du 22 au 26 juin. Qu’il soit le bienvenu dans ce diocèse que le Pape saint Jean-Paul II a visité.

- Je me réjouis de voir que beaucoup d’adultes demandent le baptême et que beaucoup de couples, malgré la cherté de la vie, demandent le sacrement de mariage. L’Esprit de Dieu est à l’œuvre. Bénissons-le.

- Profitons des fêtes de confirmations pour enseigner le "Veni Creator" et les chants à l’Esprit Saint en nos langues aux confirmands.

- N’hésitez pas à planter des arbres comme le manguier, l’anacardier, le neem, l’afzélia sur les cours de nos structures paroissiales, ne serait-ce que pour avoir de l’ombre.

- Nous remercions Monsieur Alessandro TOFFOLI, président de l’AFR, pour sa visite le mois dernier.

- N.B. Je rappelle aux prêtres diocésains que leurs vacances commencent après la fête du Sacré-Cœur. Elles durent un mois. Le retour c’est la première semaine de septembre. Merci de me faciliter les autorisations de voyage pour l’obtention des visas.


Quelques dates
1er  mai    : Fête de saint Joseph travailleur. Ayons une pensée spéciale pour les pauvres qu’on a  contraint à déguerpir de leurs hangars et qui ne savent à quel saint se vouer pour survivre.

2 mai        : A Ouidah pour la célébration des 25 ans de sacerdoce du Nonce Apostolique.       

        - Conseil d’Administration des hôpitaux de Papané et de Boko, dirigé par le Vicaire Général   R. P. Ernest DEGUENONVO.

4 mai         : Rencontre avec les séminaristes de Notre Dame de Fatima.

5-7 mai    : Kermesse à la Cathédrale. Nous y sommes tous invités pour soutenir cette paroisse-phare.

6 mai      : Visite aux périphéries Tenonrou-Kabo.

7 mai        : Messe dominicale à Sirarou.

13 mai    : A 10h30 : Vœux solennels du Frère Samuel HOUEDEGNON au Monastère du Kokoubou.

14 mai    : Fête du Séminaire Notre-Dame de Fatima. Messe à 10h.

15-18 mai    : Session ordinaire de la Conférence Episcopale au Séminaire de Tchanvédji.

19 mai    : Au Séminaire de philosophie de Djimè pour les 50 ans de sa création. Messe à 10h.

19-21 mai    : Visite pastorale à la paroisse saint Laurent de Wansirou.

23 mai    : Conseil presbytéral à l’Archevêché, à 9h30mn.

25 mai    : A 8h, messe d’ascension au Séminaire Notre Dame de Fatima. Fête d’obligation.

28 mai    : A 9h 30, Confirmations à Tchaourou. Quête impérée pour les Séminaires du Bénin.

30 mai    : Conseil pour les Affaires économiques à l’Archevêché, à 9h30mn. Nous nous réjouissons  d’avance de la présence du Frère Emmanuel, notre Conseiller financier.


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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin