Pour la nouvelle année, j’ai voulu donner la parole à Mr Clément Yargo qu’on ne présente plus. Il se dévoue sans bornes pour notre santé par les remèdes naturels. Pour vivre une bonne année, il nous dit de cultiver des pensées positives, d’avoir du cœur, d’être bons les uns envers les autres. ‶Amertume, irritation, colère, éclats de voix, injures, tout cela doit disparaître de chez vous, comme toute espèce de méchanceté″ (Ep 4,31) recommande la sainte Bible. L’esprit et le corps sont liés. Pardonnons-nous, et réconcilions-nous. Et nous nous porterons en bonne santé physique et mentale. Ecoutons plutôt Mr Clément.

+Pascal N'KOUE

Omnium servus 

 

Le projet Diocèse Sans Paludisme est une mission d’évangélisation pour la santé naturelle par les moyens naturels, simples, concrets et accessibles à tous. Il s’inscrit pleinement dans la doctrine sociale de l’Eglise qui vise le bonheur intégral de l’Homme. Ce Projet a été initié par Mgr Pascal N’KOUE, Archevêque de Parakou, soutenu par tout le clergé et par tous les fidèles chrétiens. Ce magnifique projet est au bénéfice non seulement des fidèles catholiques, mais aussi de toute la société. La finalité du Projet Diocèse Sans Palu est de contribuer au bonheur véritable de chacun et de tous.

Le projet comporte deux actions : une action générale et une action spécifique. L’action générale concerne les piliers essentiels de l’écologie de la santé à savoir : la nutrition, la sérénité mentale, l’exercice physique, le repos et l’hygiène environnementale. L’action spécifique évoque l’apport des plantes médicinales dans l’écologie de la santé. Artemisia est capitaine de cette vaste équipe triomphante des plantes médicinales qui sont prêtes à offrir aux Hommes les vertus que le Bon Dieu leur a données. La coordination technique de ce projet quinquennal est confiée au Centre UNIV, la Maison de l’Artemisia de Parakou. Le siège technique du projet est à la ferme agroécologique médicinale La Nouvelle Espérance. C’est un centre intégré de formation en permaculture et en agroécologie médicinale appliquée. La ferme est située à Bakpérou dans le 1er arrondissement de Parakou. Le support de sensibilisation et de formation du Projet Diocèse Sans Palu est intitulé « Le passeport de la santé naturelle ». Ce support est disponible à la librairie saint Paul de Parakou, à la curie diocésaine au Centre Pastoral Guy Riobé, au cafétariat de l’artemisia... Pour plus de renseignements sur le Projet Diocèse Sans Palu ou pour soutenir de près ou de loin ce projet, vous pouvez contacter la coordination technique du projet (+229) 96 37 41 70 (SMS ou message whatsapp marche mieux). 

Pour les fêtes dans la paix, la joie et la santé, et pour aborder une nouvelle année avec sourire et espérance, voici un petit secret extrait du support de formation du Projet Diocèse Sans Palu, « Le passeport de la santé naturelle » : La sérénité mentale. De quoi s’agit-il ? 

La sérénité mentale est la qualité d’un esprit stable et équilibré. La pensée, c’est la nourriture de l’esprit. Nous sommes ce que nous mangeons. Oui, mais nous sommes surtout ce que nous pensons. Dr Irène GROSJEAN déclare : « On fabrique son enfer et ses souffrances parce qu’on est inconscient, on est ignorant. Comme la pensée crée et attire tous les éléments auxquels nous pensons, nous nous attirons tout ce que nous pensons négativement ; et nous faisons de notre vie une vie de souffrance et de frustration, de misère et de maladies ».

  La sérénité mentale c’est le pilier central de l’écologie de la santé. Lorsqu’on parle de santé mentale, ne pensez pas seulement aux fous qui se promènent dans les rues ou aux personnes internées dans les centres psychiatriques. La maladie est une souffrance, et la première souffrance mentale est lorsqu’on pense mal. Les mauvaises pensées entrainent les mauvais comportements et les mauvaises actions. Les mauvaises pensées sont source d’insécurité, de peur, d’angoisse, de doute, de suspicion, de jalousie, de haine, de colère... Toutes ces mauvaises choses sont des souffrances morales à cause de la qualité de la pensée. La mauvaise pensée entraine le stress, or le stress affaiblit le système immunitaire. Corps et esprit sont liés. C’est pourquoi les médecins et scientifiques ne finiront jamais de découvrir les mystères du corps et surtout de la santé de l’Homme. Notre cerveau secrète les hormones selon la nature de notre pensée. Lorsque la pensée est positive, le cerveau secrète l’ocytocine par exemple, appelé hormone de l’amour, de la joie ou l’hormone de la relation. Les hormones qui rajeunissent nos cellules sont secrétées par le cerveau lorsque nos pensées sont positives. Par contre, lorsque nous avons de mauvaises pensées, notre cerveau secrète les hormones toxiques à l’organisme, source de vieillissement précoce ou de cancer. « Le cancer, c’est le vieillissement précoce des cellules » selon le Pr Henri Joyeux.  

Pour jouir d’une sérénité mentale, il faut cultiver la pensée de bénédiction. Bénissons, ne maudissons personne. La pensée de bénédiction produit le langage et le comportement de bénédiction. Bénir, c’est penser et dire du bien. Maudire, c’est penser et dire du mal, c’est faire du mal. Penser du mal, c’est se faire du mal à soi-même d’abord. Celui qui a des pensées méchantes est souvent aigri, triste, amer, rancunier, colérique et vindicatif. Il a du plaisir à discréditer les autres. Ruminer la colère est un auto empoisonnement, du cœur et de l’esprit. Se mettre régulièrement en colère est plus mauvais pour le cœur (organe) que fumer le tabac, ou boire de l’alcool. Si vous ne fumez pas et vous ne buvez pas de l’alcool, mais que vous vous mettez souvent en colère, votre organisme subit les mêmes effets néfastes que l’organisme d’un fumeur ou d’un alcoolique. Est-ce que vous savez que la colère est pire que la folie ? Je vous suggère de faire un exercice : pour votre prochaine crise de colère, essayez de vous regarder vous-même dans la glace (miroir). Vous verrez que vous n’avez pas l’aspect d’un fou, mais plutôt l’aspect d’un monstre. Mais ne cassez pas le miroir, il n’en est pour rien. Est-ce un hasard si la Sainte Bible nous avertit : « Que le soleil ne se couche pas sur votre colère » (Eph 4,26) ? Les humeurs négatives et principalement la colère sont un véritable poison. Au Nom de Jésus-Christ, abandonnons la tristesse et les agressivités. 

Nous pouvons vous aider pour que la nouvelle année 2022 ne commence pas avec les pensées négatives et les disputes mais plutôt avec la joie, les chants, le pardon. Soyons convaincus surtout d’une chose : Dieu nous aime ! Alors jubilons, soyons dans l’allégresse. Et l’année sera belle.

Comment apprendre à maîtriser ses émotions négatives, sa colère ou que faire pour se mettre rarement en colère ? Nous animons souvent un atelier pratique sur Equilibre personnel et gestion des conflits interpersonnels. Envoyez un SMS ou envoyez un message WhatsApp au (+229) 96 37 41 70 pour vous inscrire. Bonne et sainte année 2022.

         Mr Clément YARGO

Responsable du Centre UNIV et du 

Projet "Diocèse sans palu"

 

Nouvelles de famille

- Avec beaucoup de gratitude, nous remercions tous les bienfaiteurs de notre diocèse qui nous ont aidés à bien terminer l’année : que Dieu le leur rende au centuple.

- Nous nous réjouissons, et tout le Bénin avec nous, pour le premier nonce béninois S.E.R. Mgr Dieudonné DATONOU nommé au Burundi. Comme si c’était peu pour nous, le Pape a nommé encore un autre Béninois Mgr Éric SOVIGUIDI Observateur Permanent du Saint-Siège à l’UNESCO (branche de l’ONU pour l’Education, la Science et la Culture). Prions pour eux.

 

- Pour le synode sur la synodalité n’hésitons pas à ouvrir nos cœurs et délier nos langues. Le pape François veut savoir ce que l’Esprit Saint dit à notre Eglise locale. Participons sans peur à la rédaction de l’instrument du travail : Communion – Participation – mission.

- Mr Clément YARGO vient d’éditer un opuscule au titre suggestif : "Passeport de la santé naturelle : 30 minutes pour faire son bilan de santé". Je vous le recommande vivement.

- Le projet "Diocèse sans Palu" avance et gagne des batailles. Les temps sont venus de nous tourner avec sagesse vers les plantes médicinales dont l’auteur est le Créateur du Ciel et de la Terre, souverain médecin des âmes et des corps.

- Une nouvelle traduction en français du Missel Romain est entrée en vigueur le 28 novembre 2021. Le Missel n’est pas encore disponible chez nous. Patience !

- Bienvenue à nos frères et ami(e)s de Nantes et de Versailles qui nous visitent ce mois-ci. 

- Le R. P. Gilles KIMBA est nommé Curé de Kpassa. La nomination prend effet le 15 janvier 2022.

- Les JMJ au niveau diocésain ont été une belle réussite le mois dernier. Des conférences et catéchèses de qualité ont été données. La rencontre (échanges à bâtons rompus) avec l’Evêque après la grand-messe a été passionnante. Mille mercis aux organisateurs, à tous, et spécialement à l’abbé Laurent GUIMON, leur aumônier.

 

Quelques dates

 

1er janv.  : Journée mondiale de la paix. BONNE, HEUREUSE ET SAINTE ANNEE 2022.

                Début de la neuvaine à N.D. de Komiguéa, sainte patronne de nos familles etprotectrice du diocèse.

2 janv.  : Fête de l’Epiphanie : Messe à 9h à l’Abbaye L’Etoile Notre Dame. Quête impérée pour l’Enfance Missionnaire.

4-5 janv.  : Permanence pastorale à Djougou.

10 janv.  : Pèlerinage diocésain au sanctuaire N. D. de Komiguea.

                 Messe à 10h : Ordinations diaconales de trois Oblats de St François de Sales.

11 janv.  : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30. 

18-21 janv. : Conférence Episcopale du Bénin à Cotonou.

18-25 janv. : Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

23 janv.  : Dimanche de la Parole de Dieu.

25-26 janv. : Visite à Africae Munus et au Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier.

28-29. janv.: Permanence pastorale à Djougou.

N. B.  : Du 1er au 4 février 2022 à N’Dali auront lieu les assises de l’UCB (Province ecclésiastique de Parakou).

 

 

Le père Serge DANNON, formateur au grand Séminaire Providentia Dei, nous a brusquement quittés le 25 septembre 2021 à l’hôpital des Armées. Il n’est pas mort du coronavirus. Malheureusement, pour des raisons inavouées et certainement inavouables, les autorités covidistiques nous ont obligés à l’enterrer les heures qui ont suivi, en pleine nuit… Imaginez le drame et le scandale ! Néanmoins le samedi 13 novembre 2021 le diocèse a célébré une messe de requiem au Séminaire. Nous avons confié l’homélie au Recteur, le R. P. Didier GNITONA. Voici quelques extraits.

+Pascal N'KOUE

Omnium servus

 

            

    Je vous remercie d’être là en communion avec notre communauté de Providentia Dei, avec les parents et les amis, en diocèse pour offrir cette eucharistie, l’eucharistie auquel n’a pas eu droit avant d’être inhumé celui-là même qui était un ministre de l’Eucharistie, le Père Serge DANNON.

 

Oui, j’accepte le rôle de prêcher mais c’est en tremblant. Car les circonstances du décès du Père Serge, sa brusque disparition et surtout son inhumation à la limite inhumaine à laquelle j’ai été témoin oculaire et même protagoniste malgré moi, m’ont tellement mis hors de moi-même que je risque d’être méchant et discourtois dans mes propos. J’en ressens encore la douleur et tant qu’il n’y avait pas cette messe je n’aurai pas encore fait mon deuil, tellement je continue de vivre ces événements comme un cauchemar.  J’espère entendre sa voix parfois grave parfois douce et fine qui parlait de moi en m’appelant « le vieux ».

 

Pour cette messe, les deux textes liturgiques nous renvoient au silence de Dieu et au salut de ses fidèles. En effet, au creux de la douleur, Dieu peut paraître absent et indifférent à nos soucis ; et pourtant notre foi devrait nous convaincre que Dieu prépare toujours une porte de sortie pour les siens, une réponse à la mesure de son amour paternel pour chacun.

 

L’interrogation du Seigneur à la fin de l’évangile devrait nous éveiller au danger qui nous guette tous si nous cessons d’être des veilleurs et des éveilleurs : « Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Lc 18, 8). Nous, croyants des temps présents, laïcs, personnes consacrées, prêtres, tous devant l’histoire nous sommes aujourd’hui les garants de cette foi qui nous a été transmise par les Apôtres et nos vaillants missionnaires au prix de lourds sacrifices jusqu’au sacrifice suprême. Oui, en d’autres siècles, nos prédécesseurs ont défendu la foi et l’Église au prix de leur sang. Ils l’ont si bien défendu qu’elle a triomphé mais non sans la croix.

 

Attribuer la cause du décès de notre frère Serge au Coronavirus, n’est-ce pas encore une manœuvre cynique pour semer le trouble dans nos rangs et dans celui de nos fidèles pour nous amener à adhérer à leur thèse. Ils nous provoquent, nous harcellent et nous acculent et c’est cela même qui libère notre parole.

 

L’industrie pharmaceutique auxquels tous les pouvoirs sont assujettis pour des retombées financières, qui fait la promotion effrénée des produits chimiques souvent en diabolisant l’usage des plantes médicinales et des produits naturels constitue le grand ennemi du monde actuel et par conséquent ennemi de Dieu, le Créateur.

 

Le Père Serge DANNON, l’ancien comme aimait l’appeler affectueusement ses camarades, s’en est allé à la fleur de l’âge. Que pouvons-nous retenir de sa vie ? : un homme totalement donné au Seigneur comme prêtre, un homme de foi et de prière, un homme de devoir et de bon conseil.

 

Un homme totalement donné à Dieu. Il a été très positivement marqué par son expérience pastorale à Komiguéa auprès des enfants défavorisés et auprès de la communauté chrétienne encore naissante. Il en avait même une nostalgie. Il aimait bien répéter qu’après son service comme formateur, il souhaiterait qu’on l’envoie dans une périphérie. En attendant, il donnait son temps précieux à l’œuvre de la formation et ses temps libres à des services d’Eglise auprès des confrères ou des communautés religieuses.

 

Un homme de foi et de prière : Si je devais l’apprécier à la manière d’un recteur, je dirais qu’il a une piété régulière. Il préparait avec soin ces célébrations liturgiques. Même ses homélies des messes en semaine étaient rédigées avec un grand soin, toujours illustrées d’une citation d’un auteur et suggérant une recommandation à vivre la Parole de Dieu. Assis à côté de lui, je voyais discrètement réciter ses prières dévotionnelles.

 

C’est à sa mort que j’ai reçu des témoignages de son implication comme accompagnateur spirituel de tant personnes en difficultés les invitant à avoir confiance au Seigneur dans la prière constante et persévérante. Au nom du Seigneur, il faisait tant de bien dans la discrétion.

 

Un homme de devoir et de bon conseil : Aussi bien pour ses cours, que pour sa charge de directeur spirituel, de responsable du jardin, de l’accueil et dernièrement, sa charge de responsable de nos projets de développement. Il avait des ambitions pour faire bouger les lignes. Non seulement il s’appliquait dans la production maraichère pour couvrir les besoins de la maison mais il rêvait d’en commercialiser de plus en plus pour passer de l’auto-alimentation à l’autofinancement de notre Séminaire.

 

Il était aussi pour moi une aide précieuse quand il s’agissait de la rédaction de quelques textes juridiques, tâche qu’il accomplissant avec diligence et compétence. A vrai dire, sans vouloir ni offusquer ni minimiser mes autres collaborateurs, j’ai perdu mon bras droit. Ces camarades depuis le petit séminaire appréciaient son calme, sa capacité de concilier et de conseiller. D’où le sobriquet d’ancien qui ne l’a jamais quitté.

 

Les séminaristes regrettent un père attentif à leurs problèmes, rigoureux tout en accompagnant l’effort, soucieux d’instaurer dans le cœur de ceux qui lui sont confiés un esprit de famille tout en donnant l’exemple.

 

Le Père Serge s’en est allé au pays de tout le monde, comme dise les sages. Il est normal que nous le pleurions. Mais notre foi chrétienne nous invite surtout à l’espérance et à la veille. Oui, à l’espérance que nous donne le Christ ressuscité.

 

Chers tous, c’est à cela que je nous invite. Notre frère, notre confrère, le Père Serge DANNON, a accompli jusqu’au bout son ministère avec zèle et dévouement. Je voudrais continuer avec les paroles de Saint Paul à Timothée en les mettant dans la bouche du Père Serge « Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de justice »2 Tm 4, 6-8a).

 

Que Notre Dame de Komiguéa, Reine des familles, soit avec nous, nous accompagne toujours de son amour maternel. Qu’elle accueille son enfant bien-aimé, le Père Serge et l’introduise auprès de son Fils Jésus afin qu’il voie de ses yeux celui qu’il a servi avec amour et dévouement. Qu’elle nous apporte consolation en particulier à sa mère, à toute sa famille et nous qui avons connu et aimé le Père Serge.

 

Gloire et honneur soient rendu au Père des miséricordes qui nous a donné son Fils Unique Jésus-Christ comme Sauveur et continue de répandre son Esprit-Saint Consolateur sur son Église pour les siècles des siècles. Amen.

 

 

                                                                                                  

Nouvelles de famille

 

- C’est le temps de l’Avent qui annonce Noël. Préparons nos cœurs à accueillir l’Emmanuel, le Sauveur. N’oublions pas la couronne de l’Avent : 4 bougies violettes qu’on allume progressivement chaque dimanche. Elles symbolisent les 4 grandes étapes de notre salut. La 3ème peut être de couleur rose.

 

 

- L’abbé Samson Elie MEHOU est nommé Vicaire paroissial à St Jean-Baptiste (Natitingou) ; l’abbé Wilfrid YAÏ est nommé Vicaire paroissial à Komiguéa ; et l’abbé Modeste ABO est nommé Econome de Africae Munus. Prions pour eux.

 

 

 

 - Le R. P. Augustin TOSSOU, Curé de Kpassa, est nommé Secrétaire administratif ‶ad interimʺ au siège de la Conférence Episcopale. Accompagnons-le de nos prières et affections.

 

 

 

- Le R. P. Auguste NAOUNOU, Supérieur Général de la Communauté Mère de Divin Amour (Côte d’Ivoire), nous visitera du 10 au 14 décembre. Qu’il soit le bienvenu.

 

 

 

- L’équipe diocésaine de contact du synode sur la synodalité est la suivante : les Pères Tiburce APOVO, Max-Cyr LAFIA, Sébastien AKPONAN, Sr Antoinette OGOU, Mr Francis DJOSSOU, Euphrasie MENSAH, Gildas MAGA. Les 10 recommandations de l’année pastorale aideront à vivre la synodalité. La synthèse diocésaine est attendue au plus tard le 21 février 2022.

  

- La plaquette ‶Donner gratuitement, Servir gratuitementʺ est disponible sur les paroisses. Elle nous sera très utile en cette année pastorale sur les dons du Saint Esprit. Un opuscule en mémoire du P. Serge DANNON a été réalisé par le Grand Séminaire Providentia Dei. Vous le trouverez à la Librairie saint Paul. Une bonne occasion pour encourager Providentia Dei.

 

 

- Le moment d’action de grâce dans la liturgie c’est le moment de silence après la communion. Qu’il reprenne résolument sa place. Ainsi, nous serons plus présents à Jésus-Hostie présent en nous.

 

 

 

- Nous avons apprécié la visite de Mr Alpidio BALBO, fondateur du Groupe Missionnaire de Merano (Italie). Il était accompagné de Mr Fabrizio ARIGOSSI. Ce sont de grands bienfaiteurs du diocèse.

 

 

Quelques dates

 

1er déc.       : Conseil pour les Affaires Economiques. Le R. P. Ernest DEGUENONVO me remplacera.

 

                   : A Ténonrou : Visite de Africae Munus et du Séminaire Mgr Chopard-Lallier.

 

2 déc.         : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h10.

 

4 déc.         : Vœux temporaires de Sr Hermione BILOUNGA au noviciat des Sœurs de Menton à 9h30.

 

5 déc.         : Messe dominicale à la Quasi-paroisse saint Philippe de Tourou. 

 

                     Quête impérée pour le sanctuaire de Dassa.

 

11 déc.       : Premiers vœux de six Sœurs Albertines à N.D. de Lourdes d’Albarica à 9h30.

 

11-12 déc. : JMJ diocésaines au sanctuaire N.D. de Komiguea. Tous les jeunes y sont invités.

 

14-15 déc. : Permanence pastorale à Djougou.

 

18-19 déc. : A Ténonrou. Visite de Africae Munus et du Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier.

 

23 déc.       : A 10h. Fête de Noël anticipée à l’hôpital saint Martin de Papanè.

 

24 déc.       : Messe de la nuit de Noël à la Cathédrale à 22h avec baptêmes d’enfants.

 

25 déc.       : A 10h, messe du jour de Noël à Kpassa. Quête impérée pour la Curie diocésaine.

 

26 déc.       : Fête de la Sainte Famille. Messe à 9h au monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie.

 

28-29 déc. : Permanence pastorale à Djougou

 

31déc.        : A 10h : Messe de fin d’année  à l’hôpital St Jean de Dieu de Boko.

 

                  : A 24h Messe du Nouvel An au Sanctuaire eucharistique.

 

02 janv.     : Fête de l’Epiphanie. Messe à 9h au Monastère l’Etoile Notre Dame.

 

  N. B.       : Le 10 janvier 2022 : Fête diocésaine au sanctuaire marial N.D. de Komiguea.

 

JOYEUX NOËL ET SAINTE ANNEE 2022


Après avoir célébré le Père et le Fils, célébrons en cette année pastorale le Saint Esprit. Il est descendu sur les Apôtres le 50è jour après Pâques. Et la prédication a été libérée. La fête de la Pentecôte n’est pas un fait du passé. C’est un fait toujours actuel dans l’Eglise. A Parakou, c’est cette année qu’elle s’accomplit. Des charismes en abondance, dons gratuits de l’Esprit Saint, vont se déployer. On entendra proclamer les merveilles de Dieu dans toutes nos langues. Ce sera l’atmosphère des premières Communautés, si nous imitons leur disponibilité à accueillir les dons pour les mettre au service des frères. Mais il nous faut nous réunir d’abord dans le Cénacle pour la retraite de l’attente chaleureuse et pieuse. Les douze apôtres sont investis par l’Esprit d’une autorité et d’une puissance qui les constituent prédicateurs et dispensateurs des richesses du Christ ressuscité. Mais n’oublions pas qu’il y avait aussi des femmes et certainement d’autres disciples.La Pentecôte, c’est la diversité des dons gérés par l’unique Esprit. C’est la fraternité avec Jésus, la famille de Dieu le Père, la communion avec la trinité. Il s’agit de la Mission de l’Esprit créateur et sanctificateur (Veni Creator Spiritus. C’est lui qui poursuit dans le monde l’œuvre du Rédempteur et achève toute sanctification). L’objet de sa mission c’est de faire de la Communauté de Jésus le nouveau "Qahal" qui va dans le monde entier pour rassembler au pied de la Croix les enfants de Dieu dispersés. C’est extraordinaire. Avec l’Esprit Saint, sans l’Esprit Saint, les choses ne sont pas pareilles. L’Esprit Saint, c’est le protagoniste principal de la mission. Lisons attentivement :

- Sans l’Esprit Saint, Dieu est loin,

Le Christ reste dans le passé,

L’Evangile reste une lettre morte,

L’Eglise une simple organisation,

L’autorité une domination,

La mission une propagande,

Le culte une évocation (du passé),

Et l’agir chrétien une morale d’esclaves.

- Mais dans l’Esprit Saint, 

Le cosmos est soulevé et gémit dans l’enfantement du Royaume,

Le Christ ressuscité est là,

L’Evangile est puissance de vie,

L’Eglise signifie la communion trinitaire,

L’autorité est un service libérateur,

La mission est une Pentecôte,

La liturgie est mémorial et anticipation,

L’agir humain est déifié.

Patriarche ATHENAGORAS de Constantinople (1886-1972). On vraiment a besoin de vivre 

plus la collégialité et la synodalité. C’est possible.

Extraordinaire Esprit Saint ! Il unit les cœurs disparates et fait de l’Eglise une Communauté dynamique, solidaire et généreuse : "La Communauté de ceux qui avaient adhéré à la foi n’avait qu’un cœur et qu’une âme. Nul n’appelait sien ce qu’il possédait et entre eux tout était commun". Voilà le visage de la première Eglise, communauté de frères et sœurs, communauté d’amour. Les apôtres symbolisaient l’unité visible de la Communauté avec Pierre à la tête. Ils ont eu un rôle irremplaçable. Mais le Christ avait promis sa présence jusqu’à la consommation des siècles. Il est encore avec nous. Car de juive, l’Eglise s’ouvrira aux nations païennes (cf. Le Concile de Jérusalem,Ac 15).

L’Eglise à Parakou, pour sa vitalité et sa santé apostolique quotidienne, doit être en "sortie missionnaire". Quand on n’évangélise pas on s’éteint. Chaque communauté, chaque association, chaque mouvement, chaque famille doit sortir des sentiers battus en prenant des initiatives nouvelles pour mieux vivre l’évangile et le diffuser. Ne soyons plus indifférents aux misères des autres. Impliquons-nous davantage dans les services bénévoles pour le bien des autres. Sans crainte, allons à la rencontre des autres, allons à la croisée des chemins, aux carrefours, aux périphéries géographiques et existentielles, "là où réside le mystère du péché, de la douleur, de l’injustice…là où sont toutes les misères". Sortons avec la foi des apôtres, leur charité et l’humilité pour dire que c’est aujourd’hui notre Pentecôte. Mais attention, regardons aussi et peut-être d’abord dans nos maisons et surtout dans nos cœurs ; nous avons aussi à nous évangéliser. Heureux les doux, ils possèderont la terre promise, c'est-à-dire la vie éternelle. La douceur évangélique est puissance redoutable, une bombe atomique qui fait du bien. N’en faisons pas une tisane douceâtre. Convertissons-nous et entrons dans le plan de Dieu.

A en croire saint Jean Chrysostome, le premier pas vers la conversion ou vers la sainteté c’est la condamnation de nos fautes. "Celui qui condamne ses fautes, en effet, craindra davantage d’y retomber". Le deuxième pas c’est de ne pas garder rancune à nos ennemis, de dominer notre colère pour pardonner les offenses de nos compagnons : "Si vous pardonnez à vos débiteurs, dit notre Seigneur, mon Père qui est aux cieux vous pardonnera aussi" (Mt 6, 14). Le troisième pas c’est la prière fervente et attentive que tu feras du fond du cœur. Le quatrième c’est l’aumône ; elle a une puissance considérable et indicible sur le péché… Enfin la modestie et l’humilité ne sont pas des moyens inférieurs pour détruire les péchés à la racine (cf. le pharisien et le publicain dans Luc 18, 9 sq).

Le Pape François, dans un style qui le caractérise, voit trois ennemis qui nous empêchent de recevoir l’Esprit Saint, le Don par excellence : c’est le narcissisme, le fait de se poser en victime et le pessimisme. Et un chrétien qui ne vit pas dans l’Esprit Saint ne donne rien aux autres. 

Expliquons :

Le narcissisme est une mégalomanie cruelle. On veut être idolâtré; on s’idolâtre soi-même. L’idole narcissique du miroir s’affiche dans les rapports. Elle ne donne rien sans retour. Elle a du plaisir à humilier, à discréditer et à écraser les autres pour être bien vu.

Le second ennemi c’est la victimisation, le fait de se poser en victime. On se plaint tout le temps des autres. On remue sans cesse le couteau dans ses blessures du passé. "Personne ne me considère, je n’ai pas d’amis, personne ne me respecte, tous sont contre moi". Ce genre de lamentations appauvrit notre personnalité et nous rend aigris et amers. On est demandeur intempestif de l’estime des autres envers nous. Et on vit déjà son enfer sur terre. L’enfer, ce n’est pas les autres mais soi-moi.

Enfin, il y a le pessimisme. "Rien ne va, ni en famille, ni dans la société, ni dans la politique, ni dans l’Eglise". Le pessimiste broie le noir en se disant : Tout le monde fonctionne faux sauf lui. Il s’en prend à tout le monde et il reste inerte. Il rêve d’un retour du passé où tout était beau. Ainsi il perd la vertu théologale de l’espérance et il respire mal comme un asthmatique, il s’étouffe. Si on appréciait plus le don de la vie qui est combat, le don que je suis pour les autres le don qu’est l’autre pour moi ! Appelons au secours l’Esprit Saint. Il est Seigneur et donneur de vie, il est Don qui guérit du narcissisme, de la victimisation et du pessimisme. Qu’il vienne nous guérir de nos blessures intérieures et nous découvrirons que nous sommes enfants bien-aimés du Père.

Que conclure ? Accueillons la paix de Jésus en nous pour la partager. Donnons le meilleur de nous-mêmes dans nos différents apostolats. Décoinçons-nous ! Rendons-nous disponibles ! Plus on donne, plus Dieu donne. Plus on se donne… Rappelons-nous que la sagesse divine n’entre jamais dans une âme renfermée, tiède, encombrée et intoxiquée. Alors recherchons des moments de silence, des lieux paisibles pour nous connecter par l’oraison à la Force de Dieu, l’Amour de Dieu, le Don gratuit de Dieu qu’est l’Esprit Saint pour plus d’enthousiasme et de zèle apostolique.

DIX ORIENTATIONS PASTORALES

(Revenir sur les orientations de l’an dernier voir Vie Diocésaine n° 109, novembre 2020)

1- L’Esprit Saint c’est la Force d’amour et d’unité qui vient nous transformer, et faire de nous destémoins ardents de la charité du Christ. Que chacun devienne CARITAS dans sa famille, dans sa CEVB, dans sa communauté, dans sa paroisse etc. Insistons sur le silence intérieur et la louange du Seigneur afin d’attirer l’Esprit Saint, hôte très doux de nos cœurs.

2- Que chacun ravive en lui le don de l’Esprit reçu le jour de son baptême et spécialement le jour de sa Confirmation. Que chacun cherche à découvrir son charisme spécifique pour l’exercer gratuitement. La Communauté aidera au discernement et à l’éclosion des charismes.

3- Redynamisons les Caritas paroissiales et créons des Comités de bonne gestion tenus par les laïcs sur toutes les paroisses. Il faut un changement de gouvernance des choses matérielles et financières. Le Directeur de la Caritas et l’Econome seront vivement sollicités pour vous aider.

4- Que les mouvements et associations ne se contentent pas de multiplier les prières de dévotions mais encore qu’ils soient soucieux du Kérygme, de l’annonce de la Bonne Nouvelle dans les périphéries existentielles et géographiques: Faire connaître et faire aimer Jésus-Christ, le Sauveur de l’humanité. Vive la nouvelle évangélisation avec plus d’ardeur et plus de sainteté!

5- Tous les jours, au cours des messes, avant l’alléluia, nous prierons ou nous chanterons la séquence du jour de la Pentecôte : Viens Esprit Saint.

6- Le chant du Veni Creator sera exécuté à toutes nos rencontres importantes.

7- Le charisme des charismes c’est l’amour : donnons gratuitement, servons gratuitement. Un opuscule est disponible pour les conseils pratiques.

8- Pensons aussi aux projets d’investissements de développement à faire dans nos lieux d’évangélisation. Prenons des initiatives et faisons la politique des petits moyens.

9- Soyons toujours joyeux et répétons à longueur de journée "Esprit Saint, éclairez-nous".

10- Faisons l’effort de promouvoir toutes les vocations dont l’Eglise a besoin.

- Tout le mois de novembre est dédié aux fidèles défunts. Demandons beaucoup de saintes messes pour leur dernière purification : "Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu".

- C’est l’année pastorale dédiée au Saint Esprit. L’image à promouvoir sera la colombe, symbole de paix et de source d’amour en vue de l’unité de l’Eglise. Comme de vraies colombes, faisons à notre tour régner la joie, l’amour et le pardon… Le style familial est à promouvoir.

- Reprenons la prière de l’Angelus, trois fois par jour, dans l’intention de freiner les avortements. 

- Faisons revenir dans nos eucharisties le baiser de paix : on peut joindre les mains et faire un petit signe de tête à ceux qui sont proches de nous.

- Redonnons le Corps du Christ sur la langue, au cours des Saintes Messes.

 

Nouvelles de famille

 

- Les JMJ n’auront plus lieu en ce mois de novembre mais plutôt les 11 et 12 décembre 2021.

- Le P. Serge DANNON, décédé le 25 septembre 2021, n’est pas mort du coronavirus. Malheureusement, pour des raisons inavouées et peut-être inavouables, les autorités covidistiques de l’hôpital HC nous ont obligées à l’enterrer les heures qui ont suivi, en pleine nuit. Ne les maudissons pas. Confions-les plutôt à la "CRIET" de Dieu, juste Juge et miséricordieux. Merci à tous ceux qui m’ont envoyé leur message de condoléances. Prions toujours pour le repos éternel de son âme. Que chaque prêtre célèbre trois messes pour notre confrère.

- Le Pré-Séminaire (Petits-clercs) est désormais localisée à la Maison St Dominique. Le Père Joseph 

AGANI est leur Recteur. Aidons ces enfants à mûrir leur vocation sacerdotale.

- Prions pour le repos de l’âme de la Sr Aleth BEZILLE, de l’Abbaye l’Etoile Notre Dame.

- Prions pour le repos de l’âme de madame Claire, mère de l’abbé Edgard VIGAN.

- La prière de cette année pastorale sera la séquence de la messe de Pentecôte. Elle sera dite au moins à toutes les messes du dimanche. Et si c’était tous les jours avant l’alléluia, ce serait encore mieux ! Nous remercions le P. Frédéric VIADENOU qui a composé pour nous une mélodie simple et belle. Demandez-la à mon secrétariat.

Quelques dates

1er nov. : Messe de la Toussaint au Séminaire N. D. de Fatima à 8h.

5-7 nov. : Visite pastorale à la paroisse Ste Marie Reine de BAH-MORA.

9 nov. : A Dassa pour l’ouverture de l’Assemblée Générale des Supérieur(e)s Majeur(e)s.

11 nov. : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h10.

13 nov . : Messe de requiem du P. Serge DANNON au Séminaire Providentia Dei à 9h30.

16 nov. : Conseil presbytéral à 9h30 à l’Archevêché.

16-17 nov. : Permanence pastorale à Djougou.

21 nov. : Fête du Christ Roi au Sanctuaire N. D. de Komiguea.

23-24 nov. : Permanence pastorale à Djougou.

27 nov. : Ordinations presbytérales des abbés Samson Elie MEHOU, Wilfrid YAÏ et Modeste

 ABO, à la Cathédrale, à 9h30. Prions pour eux.

28 nov. : Célébration dominicale à Tchatchou.

30 nov.-1er déc. : A Ténonrou pour visiter Africae Munus et le Séminaire Mgr Chopard-Lallier.

Après avoir célébré le Père et le Fils, célébrons en cette année pastorale le Saint Esprit. Il est descendu sur les Apôtres le 50è jour après Pâques. Et la prédication a été libérée. La fête de la Pentecôte n’est pas un fait du passé. C’est un fait toujours actuel dans l’Eglise. A Parakou, c’est cette année qu’elle s’accomplit. Des charismes en abondance, dons gratuits de l’Esprit Saint, vont se déployer. On entendra proclamer les merveilles de Dieu dans toutes nos langues. Ce sera l’atmosphère des premières Communautés, si nous imitons leur disponibilité à accueillir les dons pour les mettre au service des frères. Mais il nous faut nous réunir d’abord dans le Cénacle pour la retraite de l’attente chaleureuse et pieuse. Les douze apôtres sont investis par l’Esprit d’une autorité et d’une puissance qui les constituent prédicateurs et dispensateurs des richesses du Christ ressuscité. Mais n’oublions pas qu’il y avait aussi des femmes et certainement d’autres disciples.La Pentecôte, c’est la diversité des dons gérés par l’unique Esprit. C’est la fraternité avec Jésus, la famille de Dieu le Père, la communion avec la trinité. Il s’agit de la Mission de l’Esprit créateur et sanctificateur (Veni Creator Spiritus. C’est lui qui poursuit dans le monde l’œuvre du Rédempteur et achève toute sanctification). L’objet de sa mission c’est de faire de la Communauté de Jésus le nouveau "Qahal" qui va dans le monde entier pour rassembler au pied de la Croix les enfants de Dieu dispersés. C’est extraordinaire. Avec l’Esprit Saint, sans l’Esprit Saint, les choses ne sont pas pareilles. L’Esprit Saint, c’est le protagoniste principal de la mission. Lisons attentivement :

- Sans l’Esprit Saint, Dieu est loin,

Le Christ reste dans le passé,

L’Evangile reste une lettre morte,

L’Eglise une simple organisation,

L’autorité une domination,

La mission une propagande,

Le culte une évocation (du passé),

Et l’agir chrétien une morale d’esclaves.

- Mais dans l’Esprit Saint, 

Le cosmos est soulevé et gémit dans l’enfantement du Royaume,

Le Christ ressuscité est là,

L’Evangile est puissance de vie,

L’Eglise signifie la communion trinitaire,

L’autorité est un service libérateur,

La mission est une Pentecôte,

La liturgie est mémorial et anticipation,

L’agir humain est déifié.

Patriarche ATHENAGORAS de Constantinople (1886-1972). On vraiment a besoin de vivre 

plus la collégialité et la synodalité. C’est possible.

Extraordinaire Esprit Saint ! Il unit les cœurs disparates et fait de l’Eglise une Communauté dynamique, solidaire et généreuse : "La Communauté de ceux qui avaient adhéré à la foi n’avait qu’un cœur et qu’une âme. Nul n’appelait sien ce qu’il possédait et entre eux tout était commun". Voilà le visage de la première Eglise, communauté de frères et sœurs, communauté d’amour. Les apôtres symbolisaient l’unité visible de la Communauté avec Pierre à la tête. Ils ont eu un rôle irremplaçable. Mais le Christ avait promis sa présence jusqu’à la consommation des siècles. Il est encore avec nous. Car de juive, l’Eglise s’ouvrira aux nations païennes (cf. Le Concile de Jérusalem,Ac 15).

L’Eglise à Parakou, pour sa vitalité et sa santé apostolique quotidienne, doit être en "sortie missionnaire". Quand on n’évangélise pas on s’éteint. Chaque communauté, chaque association, chaque mouvement, chaque famille doit sortir des sentiers battus en prenant des initiatives nouvelles pour mieux vivre l’évangile et le diffuser. Ne soyons plus indifférents aux misères des autres. Impliquons-nous davantage dans les services bénévoles pour le bien des autres. Sans crainte, allons à la rencontre des autres, allons à la croisée des chemins, aux carrefours, aux périphéries géographiques et existentielles, "là où réside le mystère du péché, de la douleur, de l’injustice…là où sont toutes les misères". Sortons avec la foi des apôtres, leur charité et l’humilité pour dire que c’est aujourd’hui notre Pentecôte. Mais attention, regardons aussi et peut-être d’abord dans nos maisons et surtout dans nos cœurs ; nous avons aussi à nous évangéliser. Heureux les doux, ils possèderont la terre promise, c'est-à-dire la vie éternelle. La douceur évangélique est puissance redoutable, une bombe atomique qui fait du bien. N’en faisons pas une tisane douceâtre. Convertissons-nous et entrons dans le plan de Dieu.

A en croire saint Jean Chrysostome, le premier pas vers la conversion ou vers la sainteté c’est la condamnation de nos fautes. "Celui qui condamne ses fautes, en effet, craindra davantage d’y retomber". Le deuxième pas c’est de ne pas garder rancune à nos ennemis, de dominer notre colère pour pardonner les offenses de nos compagnons : "Si vous pardonnez à vos débiteurs, dit notre Seigneur, mon Père qui est aux cieux vous pardonnera aussi" (Mt 6, 14). Le troisième pas c’est la prière fervente et attentive que tu feras du fond du cœur. Le quatrième c’est l’aumône ; elle a une puissance considérable et indicible sur le péché… Enfin la modestie et l’humilité ne sont pas des moyens inférieurs pour détruire les péchés à la racine (cf. le pharisien et le publicain dans Luc 18, 9 sq).

Le Pape François, dans un style qui le caractérise, voit trois ennemis qui nous empêchent de recevoir l’Esprit Saint, le Don par excellence : c’est le narcissisme, le fait de se poser en victime et le pessimisme. Et un chrétien qui ne vit pas dans l’Esprit Saint ne donne rien aux autres. 

Expliquons :

Le narcissisme est une mégalomanie cruelle. On veut être idolâtré; on s’idolâtre soi-même. L’idole narcissique du miroir s’affiche dans les rapports. Elle ne donne rien sans retour. Elle a du plaisir à humilier, à discréditer et à écraser les autres pour être bien vu.

Le second ennemi c’est la victimisation, le fait de se poser en victime. On se plaint tout le temps des autres. On remue sans cesse le couteau dans ses blessures du passé. "Personne ne me considère, je n’ai pas d’amis, personne ne me respecte, tous sont contre moi". Ce genre de lamentations appauvrit notre personnalité et nous rend aigris et amers. On est demandeur intempestif de l’estime des autres envers nous. Et on vit déjà son enfer sur terre. L’enfer, ce n’est pas les autres mais soi-moi.

Enfin, il y a le pessimisme. "Rien ne va, ni en famille, ni dans la société, ni dans la politique, ni dans l’Eglise". Le pessimiste broie le noir en se disant : Tout le monde fonctionne faux sauf lui. Il s’en prend à tout le monde et il reste inerte. Il rêve d’un retour du passé où tout était beau. Ainsi il perd la vertu théologale de l’espérance et il respire mal comme un asthmatique, il s’étouffe. Si on appréciait plus le don de la vie qui est combat, le don que je suis pour les autres le don qu’est l’autre pour moi ! Appelons au secours l’Esprit Saint. Il est Seigneur et donneur de vie, il est Don qui guérit du narcissisme, de la victimisation et du pessimisme. Qu’il vienne nous guérir de nos blessures intérieures et nous découvrirons que nous sommes enfants bien-aimés du Père.

Que conclure ? Accueillons la paix de Jésus en nous pour la partager. Donnons le meilleur de nous-mêmes dans nos différents apostolats. Décoinçons-nous ! Rendons-nous disponibles ! Plus on donne, plus Dieu donne. Plus on se donne… Rappelons-nous que la sagesse divine n’entre jamais dans une âme renfermée, tiède, encombrée et intoxiquée. Alors recherchons des moments de silence, des lieux paisibles pour nous connecter par l’oraison à la Force de Dieu, l’Amour de Dieu, le Don gratuit de Dieu qu’est l’Esprit Saint pour plus d’enthousiasme et de zèle apostolique.

DIX ORIENTATIONS PASTORALES

(Revenir sur les orientations de l’an dernier voir Vie Diocésaine n° 109, novembre 2020)

1- L’Esprit Saint c’est la Force d’amour et d’unité qui vient nous transformer, et faire de nous destémoins ardents de la charité du Christ. Que chacun devienne CARITAS dans sa famille, dans sa CEVB, dans sa communauté, dans sa paroisse etc. Insistons sur le silence intérieur et la louange du Seigneur afin d’attirer l’Esprit Saint, hôte très doux de nos cœurs.

2- Que chacun ravive en lui le don de l’Esprit reçu le jour de son baptême et spécialement le jour de sa Confirmation. Que chacun cherche à découvrir son charisme spécifique pour l’exercer gratuitement. La Communauté aidera au discernement et à l’éclosion des charismes.

3- Redynamisons les Caritas paroissiales et créons des Comités de bonne gestion tenus par les laïcs sur toutes les paroisses. Il faut un changement de gouvernance des choses matérielles et financières. Le Directeur de la Caritas et l’Econome seront vivement sollicités pour vous aider.

4- Que les mouvements et associations ne se contentent pas de multiplier les prières de dévotions mais encore qu’ils soient soucieux du Kérygme, de l’annonce de la Bonne Nouvelle dans les périphéries existentielles et géographiques: Faire connaître et faire aimer Jésus-Christ, le Sauveur de l’humanité. Vive la nouvelle évangélisation avec plus d’ardeur et plus de sainteté!

5- Tous les jours, au cours des messes, avant l’alléluia, nous prierons ou nous chanterons la séquence du jour de la Pentecôte : Viens Esprit Saint.

6- Le chant du Veni Creator sera exécuté à toutes nos rencontres importantes.

7- Le charisme des charismes c’est l’amour : donnons gratuitement, servons gratuitement. Un opuscule est disponible pour les conseils pratiques.

8- Pensons aussi aux projets d’investissements de développement à faire dans nos lieux d’évangélisation. Prenons des initiatives et faisons la politique des petits moyens.

9- Soyons toujours joyeux et répétons à longueur de journée "Esprit Saint, éclairez-nous".

10- Faisons l’effort de promouvoir toutes les vocations dont l’Eglise a besoin.

- Tout le mois de novembre est dédié aux fidèles défunts. Demandons beaucoup de saintes messes pour leur dernière purification : "Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu".

- C’est l’année pastorale dédiée au Saint Esprit. L’image à promouvoir sera la colombe, symbole de paix et de source d’amour en vue de l’unité de l’Eglise. Comme de vraies colombes, faisons à notre tour régner la joie, l’amour et le pardon… Le style familial est à promouvoir.

- Reprenons la prière de l’Angelus, trois fois par jour, dans l’intention de freiner les avortements. 

- Faisons revenir dans nos eucharisties le baiser de paix : on peut joindre les mains et faire un petit signe de tête à ceux qui sont proches de nous.

- Redonnons le Corps du Christ sur la langue, au cours des Saintes Messes.

 

Nouvelles de famille

 

- Les JMJ n’auront plus lieu en ce mois de novembre mais plutôt les 11 et 12 décembre 2021.

- Le P. Serge DANNON, décédé le 25 septembre 2021, n’est pas mort du coronavirus. Malheureusement, pour des raisons inavouées et peut-être inavouables, les autorités covidistiques de l’hôpital HC nous ont obligées à l’enterrer les heures qui ont suivi, en pleine nuit. Ne les maudissons pas. Confions-les plutôt à la "CRIET" de Dieu, juste Juge et miséricordieux. Merci à tous ceux qui m’ont envoyé leur message de condoléances. Prions toujours pour le repos éternel de son âme. Que chaque prêtre célèbre trois messes pour notre confrère.

- Le Pré-Séminaire (Petits-clercs) est désormais localisée à la Maison St Dominique. Le Père Joseph 

AGANI est leur Recteur. Aidons ces enfants à mûrir leur vocation sacerdotale.

- Prions pour le repos de l’âme de la Sr Aleth BEZILLE, de l’Abbaye l’Etoile Notre Dame.

- Prions pour le repos de l’âme de madame Claire, mère de l’abbé Edgard VIGAN.

- La prière de cette année pastorale sera la séquence de la messe de Pentecôte. Elle sera dite au moins à toutes les messes du dimanche. Et si c’était tous les jours avant l’alléluia, ce serait encore mieux ! Nous remercions le P. Frédéric VIADENOU qui a composé pour nous une mélodie simple et belle. Demandez-la à mon secrétariat.

Quelques dates

1er nov. : Messe de la Toussaint au Séminaire N. D. de Fatima à 8h.

5-7 nov. : Visite pastorale à la paroisse Ste Marie Reine de BAH-MORA.

9 nov. : A Dassa pour l’ouverture de l’Assemblée Générale des Supérieur(e)s Majeur(e)s.

11 nov. : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h10.

13 nov . : Messe de requiem du P. Serge DANNON au Séminaire Providentia Dei à 9h30.

16 nov. : Conseil presbytéral à 9h30 à l’Archevêché.

16-17 nov. : Permanence pastorale à Djougou.

21 nov. : Fête du Christ Roi au Sanctuaire N. D. de Komiguea.

23-24 nov. : Permanence pastorale à Djougou.

27 nov. : Ordinations presbytérales des abbés Samson Elie MEHOU, Wilfrid YAÏ et Modeste

 ABO, à la Cathédrale, à 9h30. Prions pour eux.

28 nov. : Célébration dominicale à Tchatchou.

30 nov.-1er déc. : A Ténonrou pour visiter Africae Munus et le Séminaire Mgr Chopard-Lallier.

Après les années pastorales dédiées au Père et au Fils, nous allons confier celle-ci à l’Esprit Saint, Esprit d’amour et de feu, Esprit aux sept dons. Nous nous mettrons à son écoute, individuellement et collectivement pour discerner sa volonté, et donc la mission spécifique qu’il nous confie. Voici le conseil du Pape François : ‘’…Tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission. Demande toujours à l’Esprit ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence et dans chaque choix que tu dois faire, pour discerner la place que cela occupe dans ta propre mission’’ (Gaudete et exsultate, n°23). Le langage est clair. Quelle est ta mission comme baptisé, consacré, prêtre ? Quelle est ta mission dans cette Eglise particulière ? Quelle est ta mission comme jeune, marié(e), artisan, fonctionnaire… ? Qu’est-ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence ? En ce siècle de pensée unique ou de pensée commune, il est très important de repenser notre spécificité dans l’Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique dans la diversité des dons de l’Esprit.

Le thème pastoral de cette année est ainsi formulé : ‘’Il y a diversité de dons mais c’est le même Esprit’’ (1Co 12, 4). Chacun sera invité à découvrir ses talents, ses dons, ses charismes au sein de ce diocèse qui s’ouvre de plus en plus aux périphéries géographiques et existentielles. Le Seigneur a rempli ‘’son Eglise de dons, par sa Parole, par les sacrements, le témoignage des saints, et par une beauté multiforme qui provient de l’amour du Seigneur’’. Chacun de nous jouera sa partition. Le Pape François nous suggère de poser rien que de petits gestes : ‘’Par exemple : une dame va au marché pour faire des achats, elle rencontre une voisine et commence à parler, et les critiques arrivent. Mais cette femme se dit en elle-même : ‘’Non je ne dirai du mal de personne’’. Voilà un pas dans la sainteté ! Ensuite, à la maison, son enfant a besoin de parler de ses rêves, et, bien qu’elle soit fatiguée, elle s’assoit à côté de lui et l’écoute avec patience et affection. Voilà une autre offrande qui sanctifie ! Ensuite, elle connait un moment d’angoisse, mais elle se souvient de l’amour de la Vierge Marie, prend le chapelet et prie avec foi. Voilà une autre voie de sainteté. Elle sort après dans la rue, rencontre un pauvre et s’arrête pour échanger avec lui avec affection. Voilà un autre pas’’ (Pape François, n°16).

Plus nous modelons notre vie sur le Christ, ‘’accessible à tous et tout donné aux autres’’, plus nous entrons dans la logique du Royaume de Dieu, avec la force de l’Esprit Saint, dont les fruits sont ‘’amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi’’ (Ga 5, 22-23). Cela n’est possible que si vraiment on vit un rapport d’amitié profonde avec le Seigneur. N’est-ce pas ce que Jésus a rappelé à Marthe ?‘’Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée’’. St Paul semble plus concret : ‘’Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en en moi’’ (Ga 2, 20). En effet, l’amitié avec le Seigneur nous change positivement et nous permet d’apporter aux autres enthousiasme, consolation, solidarité, pour tout dire on vit mieux et on communique mieux. 

Ce préalable posé, nous pouvons aborder maintenant la question des obstacles qui nous empêchent de ‘’jouir’’ de Dieu. Ce sont les préoccupations humaines, les soucis de ce monde, les idéologies néfastes. Dans cette quête des solutions durables, les moines seront nos maîtres avec leur devise : ‘’ora et labora’’, prions et travaillons. L’oraison d’intimité sera au rendez-vous dès la première heure de la journée. ‘’Cherchons d’abord le Royaume de Dieu et sa justice et tout le reste nous sera donné par surcroît’’ (Mt 6, 33). Le Royaume de Dieu, royaume d’amour, de justice et de paix exige l’engagement de chacun et de tous. Cette année, nous nous donnerons corps et âme, nous offrirons le meilleur de nous-mêmes pour nous laisser unir par le même Esprit, afin de vivre ‘’la diocésanité’’. St Pierre nous le recommande : ‘’Mettez-vous, chacun selon le don qu’il a reçu, au service les uns des autres, comme de bons administrateurs de la grâce de Dieu, variée en ses effets’’ (1P 4, 10). Et l’Esprit Saint déclenchera toutes sortes de charismes. 

 Nous savons que nous sommes souvent plus préoccupés pour nous-mêmes que pour les autres. L’argent prend une place prépondérante dans nos têtes. Inconsciemment, certaines personnes associent leur bonheur à une prospérité matérielle. Parfois c’est le souci de conquérir un poste d’honneur qui nous rend tristes, ou vouloir être idolâtré, ou se sentir au-dessus de tout le monde. On n’accepte pas l’autre tel qu’il est. On le jalouse. On le regarde comme la cause de tous nos malheurs. Et on s’intoxique les méninges. Mais pour cette année pastorale, il y aura aussi la peur de ne plus être aidés par les Eglises d’Occident. Effectivement, le coronavirus frappe psychologiquement nos bienfaiteurs d’Europe. Beaucoup ont péri dans la tourmente. L’épidémie n’a pas encore dit là-bas son dernier mot. Et les catastrophistes en profitent pour prophétiser sur l’Afrique qui connaitra une misère sans nom. Certains pensent même que le continent africain sera anéanti. Je me suis toujours méfié des propagandistes du pessimisme. Ils distillent subtilement la pandémie du stress qui est plus grave que celle du coronavirus. 

 Le stress, parlons-en. C’est une réaction automatique du corps face à un stimulus perçu comme dangereux. Tel un mécanisme de survie, cette réaction physiologique nous pousse à faire un choix : combattre ou capituler. Notre esprit accablé de tristesse libère des hormones (cortisone et adrénaline) qui peuvent sur le long terme provoquer divers symptômes dont l’hypertension et autres maladies dites de civilisation. Pour le système immunitaire, il n’y a rien de pire. Le stress est un tueur silencieux. Ne paniquons pas. 

 Les personnes qui subissent continuellement le stress peuvent avoir du mal à s’endormir ou avoir un sommeil de mauvaise qualité. En outre, lorsqu’on ressasse les problèmes, qu’on les rumine et qu’on les remue continuellement comme le couteau dans la plaie, cela se répercute inévitablement sur notre bien-être. C’est logique ; on ne résiste pas, stressé et angoissé, à une épreuve, mais en s’armant de courage, en mobilisant toutes ses forces intérieures avec l’espoir de vaincre l’ennemi ou l’obstacle, surtout en appelant le Tout-Puissant au secours.

 Les disciples d’Emmaüs, tant qu’ils s’arrêtaient au drame de la passion du Vendredi saint, étaient déprimés. Mais dès qu’ils s’ouvrirent à la réalité de la résurrection, leur tristesse s’envola et ils revinrent tout joyeux à Jérusalem pour témoigner. Lorsque nous sommes enthousiastes, notre corps secrète des hormones favorables à la santé mentale et corporelle. Le bonheur, d’ordinaire, se tourne vers ceux qui savent sourire. Pendant que les violents ne récoltent qu’amertume sur amertume. ‘’Soyez toujours joyeux’’, nous dit la Bible. Mais en cas de stress les neurotransmetteurs émis par notre cerveau perturbent le fonctionnement normal de nos organes vitaux. 

 Le remède des remèdes au stress psychologique, croyez-moi, c’est se laisser conduire par l’Esprit Saint. A temps et à contre temps, disons et redisons : ‘’Esprit Saint, éclairez-nous, fortifiez-nous, transformez-nous’’. Croyons en l’Esprit de Pentecôte et voyons en lui notre forteresse imprenable.   

 Pour conclure, je dis : soyons résolument positifs et optimistes. Nous voulons un diocèse joyeux. Evitons le mal, faisons le bien. Chassons les vieux souvenirs négatifs par des pensées positives et apprenons à vivre aimablement avec les personnes stressées : ce sont des blessées de la vie qu’il faut aider. Incluons-les dans nos périphéries pastorales à évangéliser. Terminons par une prière : Esprit Saint, viens à notre secours ! Viens nous réveiller, nous bousculer, nous secouer, nous libérer des pensées négatives et des peurs puériles pour que nous soyons tous des missionnaires joyeux au cœur de flammes ! 

               

+Pascal N’KOUE

   Omnium servus

 

« WEEK-END DE CANA »  UNE NOUVEAUTE POUR LES COUPLES

 

Le diocèse de Parakou axe sa pastorale sur trois chantiers fondamentaux que sont l’éducation, les vocations et la famille. Pour ce qui est de la famille l’un des points d’attention c’est les couples.

En effet, les couples ont besoin d’être soutenus ; ils sont confrontés aux actuelles tendances culturelles qui semblent imposer une affectivité débridée, narcissique, instable et qui n’aide pas les sujets à être heureux. Le Pape François dans Amoris Laetitia n° 41, l’exprime en ces termes : « Les couples sont parfois incertains, hésitants et peinent à trouver les moyens de mûrir. Beaucoup sont ceux qui tendent à rester au stade primaire de la vie émotionnelle et sexuelle ». Il poursuit en écrivant dans Relatio Synodi, 2014, n°10 que : « La crise du couple déstabilise la famille et peut provoquer, à travers les séparations et les divorces, de sérieuses conséquences sur les adultes, sur les enfants et sur la société, en affaiblissant l’individu et les liens sociaux ». Les conséquences négatives sont évidentes : de la crise démographique aux problèmes éducatifs, de la difficulté d’accueillir la vie naissante au fardeau que représentent les personnes âgées, jusqu’au malaise du vivre ensemble qui aboutit souvent à la violence dans les foyers.

Le Pape François rappelle que l’Eglise a le devoir de « dire une parole de vérité et d’espérance qui puisse libérer en nous les énergies de l’espérance, en les traduisant en rêves prophétiques, en actions qui transforment et en imagination de la charité ». Cela nécessite à coup sûr discernement qui ne peut se réaliser qu’à travers un accueil fraternel et une écoute attentive, affable et personnalisée. 

C’est à cela que la Maison Diocésaine Stes Marthe et Marie, sous l’autorité de Monseigneur l’Archevêque, essaie de faire en étroite collaboration avec le service diocésain de la pastorale des familles. Nous avons intitulé cette expérience inédite : « Week-end de Cana ».

Du vendredi au samedi, on offre aux couples, aux familles en devenir ou aux familles déjà consolidés, l’occasion de se découvrir ou de se redécouvrir mutuellement pour s’aimer en vérité. On ambitionne de raviver cette flamme qui fait de la famille une communauté profonde de vie et d’amour. Ainsi, ils peuvent s’engager ou se réengager l’un envers l’autre pour mieux répondre à la vocation familiale qui est le bonheur, la transmission de la vie et l’éducation des enfants.

Ce week-end se réalise chaque trimestre et s’ouvre à une dizaine de couples. On leur offre l’occasion de prier ensemble, de se regarder affectivement, de dialoguer à cœur ouvert, de s’instruire sur les épices du bonheur et de se re-séduire sous l’orientation de personnes ressources. On inclut quelques recettes de la naturo-thérapie. Car la santé par les plantes et les éléments de la nature participe à la maintenance physique et psychique du couple. Bref, le but c’est de revivre quelque chose des noces de Cana avec Jésus et sa sainte Mère. L’inscription pour l’instant n’est pas coûteuse. Les frais ne couvrent même pas l’hébergement et la restauration. Et pourtant, on voudrait étendre cette expérience aux couches sociales les plus modestes grâce à la subvention des paroisses, des institutions et des bonnes volontés.

Les témoignages des participants après le week-end sont très encourageants. Les couples respirent mieux… Les listes pour les trois prochaines éditions sont déjà bouclées et planifiées. Les inscriptions restent pour autant ouvertes pour accueillir d’ici la nouvelle année (2022) des couples venant des paroisses, des mouvements, groupes de prières, institutions et autres structures qui voudraient se donner l’occasion de cheminement, de trouvaille et de retrouvailles dans la joie et la gaieté sous le regard bienveillant et l’écoute attentive des saintes Marthe et Marie.

Puisse la Vierge Marie, Notre Dame de Komiguéa Reine des familles, nous y aider !

 

P. Kisito VODOUNON

Père spirituel de la Maison Diocésaine

 

 

Nouvelles de famille

- Après les vacances on reprend le travail. Bon retour aux anciens et bienvenue aux nouveaux fidèles et agents pastoraux.

- Notre diocèse s’enrichira de deux prêtres qui étaient partis en mission: l’abbé Ursule AGBANGLA qui revient de Nantes et l’abbé René VIEYRA qui revient de Rome. 

- Le mois d’octobre, c’est le mois du Rosaire et des missions. Intensifions notre dévotion mariale.

- Le thème pastorale de cette année est le suivant : ‘’Diversité de dons mais c’est le même Esprit’’ (1Co 12,4). Pour cheminer ensemble, il faut se mettre à l’écoute de l’Esprit de Pentecôte. Vive la diocésanité.

- Le conférencier à l’ouverture de l’année pastorale sera Monsieur Pacôme ELET, Berger national du Renouveau charismatique. Nous le remercions d’avance pour sa disponibilité.

- Le 10 octobre 2021, le Pape François lancera à Rome un processus synodal, qui s’achèvera en octobre 2023, par la tenue d’un synode des évêques. Voici le thème : ‘’Pour une Eglise synodale : communion, participation, mission’’.

- Nous remercions vivement les 3 religieuses de Holy Family qui ont ouvert la communauté des Sœurs à Komiguéa, le 15 août 2021. Voici leurs noms : Lucia Maris OKEKE, Juliet Mary UGWU et Mary Chimdiuto Emmanuella UGWUALU.

- Nous souhaitons la bienvenue aux deux laïques engagées, de la Communauté de l’Emmanuel (section Porto-Novo). Elles viennent travailler à la Maison Diocésaine. Il s’agit de Gwladys Régine MIGAN et de Rosemonde Yvette SODOKIN. 

Rappel : A partir du 1er octobre l’offrande de messe passe de 1 500f à 2 000f dans tout le Bénin. Les fidèles généreux peuvent toujours donner un peu plus pour aider l’Eglise.

- Prions pour le repos de l’âme de Sr Lucie ATTIKPA, de l’Etoile Notre Dame.

- Prions pour le repos de l’âme de Sr Prisca PADONOU, CJE, décédée le mois dernier.

 

Quelques dates

31 août - 2 sept.  : Conseil national des O.P.M. au Centre Pastoral.

07 - 08 sept.  : Permanence Pastorale à Djougou.

11 sept. : Vœux temporaires de Sr Dorcas GUÊ, au Noviciat d’Alafiarou, à 9h30.

12 sept.  : A Djougou

13 - 17 sept.   : Retraite spirituelle à Ténonrou. "Ora et labora".

19 sept.   : Messe dominicale à la quasi-paroisse de Babarou.

21 - 22 sept.  : Permanence pastorale à Djougou

26 sept.  : Messe dominicale à la paroisse de Kpari.

02 oct.  : Vœux perpétuels de Sr Sara ZONGO, Contemplative de Jésus Eucharistie à Boko, à 9h30.

05 - 09 oct.  : Permanence pastorale à Djougou.

10 oct.  : Messe dominicale à la quasi-paroisse de Korobororou.

12 oct.  : A 9h30 : Conseil presbytéral à l’Archevêché.

                A 16h : Presbyterium au Centre Pastoral.

13 oct.  : A 9h Assemblée Générale des agents pastoraux au Centre Pastoral.

13 - 16 oct.  : Mois de l’éducation organisé par la chaire du Cardinal B. GANTIN, section Bénin.                                

17 - 20 oct.  : Assises de la Conférence Episcopale du Bénin à Cotonou.

23 - 24 oct.  : Visite à Africae Munus et Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier.

26 - 27 oct.  : Permanence pastorale à Djougou. 

31 oct.  : Messe dominicale à la paroisse de Sirarou.

Bible

Liturgie

Agenda Diocésain

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin

Archived Articles