"On ressent aujourd’hui particulièrement la nécessité que le prêtre homme de Dieu, dispensateur de ses mystères, soit reconnaissable par la communauté, également grâce à l’habit qu’il porte, signe sans équivoque de son dévouement et de son identité de détenteur d’un ministère public" (Directoire pour le ministère et la vie des prêtres, n°66). Nous abordons un sujet délicat. C’est que notre vocation est comme une épée à double tranchant. Nous sommes dans le monde mais nous ne sommes plus du monde. Bien sûr que nous sommes créés libres et Dieu qui nous donne cette liberté tient à nous respecter. Avant de continuer, écoutons saint Paul : « Frères, votre vocation, c’est la liberté. Non pas cette liberté qui sert à justifier les appels de la chair, mais celle qui nous met au service les uns des autres par amour…» (Ga 5, 13). La liberté n’est pas synonyme du laisser- aller.

    Que de vocations sont nées attirées par le vêtement d’un clerc ou d’un religieux. Que de servants de messe ont voulu devenir prêtres à cause de la soutane de "mon Père" ! Certains en sourient peut-être. Et pourtant pour se manifester, Dieu passe souvent par des impondérables, ce qui n’a pas de poids aux yeux des grands, des savants, des rationalistes.

    Sainte Catherine de Sienne, 25e enfant de sa mère, née un dimanche des rameaux de 1347 sera fascinée très tôt par les Frères prêcheurs vêtus de noir et de blanc. Elle veut leur ressembler, elle veut même se déguiser en homme pour pouvoir devenir aussi "dominicain". Plus tard, elle sera appelée par les gens de Sienne "mantellata" à cause du manteau noir des tertiaires dominicaines qu’elle portait sur ses épaules comme une vieille dame, alors qu’elle était encore une adolescente de quinze ans. Un feu mystique l’habitait. Elle voulait tout donner au Christ et rien à l’Ennemi. L’habit des dominicains n’a pas été neutre dans sa vocation. Je nous rappelle que c’est elle qui a fait revenir à Rome le Pape d’Avignon.

    Au Bénin, les séminaristes prennent en général la soutane avec le rite du lectorat. Cela a lieu publiquement au cours d’une grand-messe. A Parakou, l’Evêque bénit la soutane en ces termes :
    « Seigneur Jésus,
Toi qui, revêtu de Ta tunique sans couture, parcourais les rues de la Galilée en faisant le bien,
    Daigne bénir les soutanes + dont se revêtiront N N., comme signe distinctif de leur appartenance au groupe des candidats en marche vers ton Autel sacré, pour le salut des âmes.
    Qu’au milieu des hommes où ils passeront, et soutenus par la force de ton Esprit, ils puissent témoigner sans honte des valeurs du Royaume des cieux par la sainteté de leur vie.

    Nous te le demandons à Toi, Pasteur éternel, Unique Sauveur et Grand-Prêtre par excellence, qui règnes avec le Père et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen ».

    La soutane n’est pas un vêtement neutre. Cet habit exprime deux choses : la mort à soi-même et au péché d’une part, la vie joyeuse soumise à Dieu, notre part d’héritage, d’autre part. Ces deux réalités (mort et résurrection) sont les deux faces d’un unique mystère auquel le prêtre est configuré dans le Christ. La mort et la résurrection sont exprimées de façon inséparable dans cet habit-symbole.    Aussi, la soutane est comme un suaire qui tient le clerc enseveli dans le Christ. Elle exprime son état de mort et de sépulture qui manifeste que nous sommes dans le monde sans être du monde. En revêtant la soutane chaque matin, le clerc devrait prononcer cette phrase du psalmiste : "Dominus pars hereditatis meae", « Seigneur, tu es ma part d’héritage. Je n’ai pas d’autre bonheur que Toi ». (Ps 15, 5).
 
    Comme vous l’avez déjà saisi, le vêtement ecclésiastique parle de lui-même. Le directoire pour le ministère des prêtres le confirme : « Sauf des situations totalement exceptionnelles, ne pas utiliser l’habit ecclésiastique peut manifester chez le clerc un faible sens de son identité de pasteur entièrement disponible au service de l’Eglise » (Directoire pour le ministère… n°66).

    On pourrait aller jusqu’à dire qu’au commencement était la soutane. En effet, l’habit des divers ordres religieux a souvent été imité à partir de la soutane des clercs. Les Carmes, les Augustins, les Dominicains etc. ont partagé leur habit entre le noir et le blanc pour exprimer la mortification de la chair et la vie dans l’Esprit dont les fruits sont amour, joie, paix, ouverture d’esprit, générosité, bonté, foi etc.

    En cette année de la vie consacrée,  il convient de rappeler qu’en 1996, le Pape saint Jean-Paul II dans "Vita Consecrata" recommandait aux religieux de porter leur habit en ces termes: "L'Eglise doit toujours avoir le souci de se rendre visiblement présente dans la vie quotidienne, spécialement dans la culture contemporaine, si souvent sécularisée et cependant sensible au langage des signes. Pour cela, elle peut à bon droit attendre une contribution particulière de la part des personnes consacrées, appelées à rendre un témoignage concret de leur appartenance au Christ dans toutes les situations. Parce que l'habit est un signe de consécration, de pauvreté et d'appartenance à une famille religieuse déterminée. Avec les Pères du Synode, je recommande vivement aux religieux et aux religieuses de porter leur habit, convenablement adapté en fonction des circonstances des temps et des lieux" (Vita Consecrata 25). Ce langage est clair et ne souffre d’aucune ambigüité. En plus, c’est la suprême Autorité dans l’Eglise qui s’exprime. Porter une petite croix au cou, c’est bien, mais tout bébé ou tout baptisé peut le faire, depuis qu’il a reçu ce signe du Christ à la porte de l’Eglise. D’ailleurs, on constate que les artistes non chrétiens la portent souvent plus fièrement et plus visiblement que nous. Evidemment pour eux, la croix n’est qu’une parure. Mais porter l’habit religieux ou ecclésiastique est un signe sans équivoque, celui de la consécration ou de l’oblation au Seigneur. Et ce signe est réservé à une certaine catégorie de personnes mises à part pour Dieu.

    Portons donc l’habit ! A défaut de la soutane ou d’un vêtement religieux spécifique de l’Institut, que les prêtres et consacrés portent correctement le clergyman ou tout au moins le col romain. Ne cédons pas au relativisme moral et spirituel qui pousse à la confusion et au laisser-aller. Le pape François nous exhorte : « N’ayez pas peur d’aller à contre-courant lorsqu’on vous propose des valeurs avariées» (Angelus du 23 juin 2013). Notre monde, nous le savons, est l’enjeu d’une lutte entre le bien et le mal. Dieu merci, le Christ ressuscité, Roi de l’univers, est au centre de l’histoire. L’humanité n’avance pas toute seule. Dieu est présent au cœur du monde. Mais Satan désire nous tenir constamment enchaînés dans des demi-vérités, dans des protestations et désobéissances puériles contre l’Eglise et cela conduit à l’affadissement du sel de l’évangile.

    L’aphorisme populaire dit que « l’habit ne fait pas le moine ». D’accord, mais comment reconnaître le moine dans la foulée s’il ne porte pas son habit distinctif. Donc l’habit fait aussi le moine, même si la sainteté n’est pas d’abord dans les apparences mais dans le comportement. « Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme son identité et son appartenance à Dieu et à l’Eglise » (Directoire pour le ministère… n°66).     Cela signifie que, lorsque l’habit n’est pas la soutane, il doit être différent de celui des laïcs, et conforme à la dignité et à la sacralité du ministère.

    Alors pourquoi continuer à rejeter l’habit ? Pourquoi vouloir s’en tenir uniquement au témoignage? Modestie oui, camouflage non! Nous sommes à la fois "sel de la terre" et "lumière du monde". Sel de la terre égale discrétion, lumière du monde égale visibilité. L’un n’exclut pas l’autre. La prière individuelle dans la chambre n’exclut pas la prière communautaire à l’église. D’ailleurs, le but de l’habit n’est pas de "canoniser" le moine, mais de signifier son appartenance à la famille des moines ! Nous avons besoin de signes démonstratifs comme l’incarnation de Dieu sur terre et les langues de feu le jour de la Pentecôte. En cette matière comme en bien d’autres, évitons les idéologies ou les querelles d’opinions qui consistent à lire à moitié l’évangile, et à absolutiser ce qui ne doit pas l’être. Faisons très attention à l’esprit du monde. Sous le prétexte fallacieux de cultiver la vertu de simplicité, on se "mondanise" et on scandalise sans le savoir les petites gens. Il y a eu, et il y a encore, ceux qui ne comprennent pas que le prêtre d’aujourd’hui ne porte pas "semper et ubique" sa soutane ! Pour eux l’habit est un signe qui rappelle la présence de Dieu. Et cela  va au-delà de la personne x qui le porte. Ce signe est peut-être relatif, mais s’il disparait, la réalité qu’il signifie risque aussi de disparaître aux yeux des hommes. N’aidons pas Satan à éliminer les signes de Dieu et de l’Eglise dans le monde.

    Soyons fiers de notre état clérical et de notre tenue ecclésiastique dans la milice du Christ. Un clerc en habit offre, dans la rue, une prédication sans paroles, c’est un témoignage galant, élégant et éloquent. Il annonce Jésus-Christ qui a fait la plus grande révolution de tous les temps : mourir par amour pour le salut de l’humanité. Et Jésus lui-même, semblable en tout aux hommes, excepté le péché, portait une tunique spéciale, une tunique sans couture. Il ne s’habillait donc pas comme tout le monde, encore moins n’importe comment. Les soldats n’ont pas déchiré cette tunique, ils l’ont tirée au sort (Jn 19,24). Quel respect pour le vêtement ! Ils ont continué à respecter la tunique alors que Jésus était tout nu, humilié et méprisé ! Qui n’a pas fait l’expérience, même dans les sociétés sécularisées de l’Occident, de constater combien l’habit religieux interpelle encore le passant et lui permet de le mettre en contact avec Dieu et avec l’Eglise ?  C’est un instrument tout simple d’évangélisation à ne pas banaliser.

    Arrêtons de nous plaindre des musulmanes en voiles et des musulmans barbus. Ils ont des convictions. Si nous n’en avons pas, c’est notre faute. Qui a prescrit aux prêtres d’abandonner la soutane et à certaines religieuses d’enlever leur voile et de se balader tête nue, cheveux au vent ? Qui a interdit aux missionnaires de garder leur belle barbe ? Qui a imposé aux religieux de se raser le menton tous les matins ? Qui donc oblige les prêtres et les consacrés à se promener en vêtements civils ? On me dira : "une soutane blanche est plus difficile à entretenir et plus coûteux". Je réponds : ce n’est pas si sûr que ça et puis, je ne suis pas obligé de porter toujours le blanc. Enfin, quand je considère tout le bien spirituel que ma "tenue correcte" produit, de grand cœur j’accepte ce sacrifice pour le Christ et son Eglise.

    Tenez ce bel exemple de Sœur Alice MUNET, fondatrice des Sœurs Missionnaires Catéchistes du Sacré-Cœur. Elle tombe malade. On lui donne le sacrement correspondant. Elle sent venir sa dernière heure. Elle s’efforce de se lever une dernière fois. Elle s’habille en costume de Petite Servante juste pour qu’on puisse la photographier en vêtement de consacrée, non pas pour elle, mais pour la postérité, pour les autres. Consentir un sacrifice pour les autres, quelle grandeur d’âme ! Pour les autres ! Même si nous n’avons plus de conviction pour le port de l’habit, il y a les autres. Pour eux c’est important. Ne leur refusons pas cette charité. Et si elle nous coûte, c’est tant mieux, c’est qu’elle a beaucoup de prix aux yeux du Seigneur. Entrons dans la logique de l’Eglise : « Heureux ceux qui reposent en Dieu, ils ne fatiguent pas les autres » (Jacques Gauthier).

    Enfin, encourageons-nous mutuellement à bien porter notre habit distinctif en voyage, dans la vie de chaque jour, sur les lieux d’apostolat, les lieux de culte, lors des visites à domicile, les lieux de rendez-vous, dans les écoles et autres lieux d’enseignement, dans les endroits les plus divers. C’est une manière silencieuse de donner Dieu au monde, de témoigner que sans la référence au Créateur, ce que nous faisons n’a pas beaucoup de poids. C’est peut-être une croix que l’Eglise nous demande d’assumer dans la joie. Accueillons-la de bon cœur, pour la gloire de Dieu, pour notre salut et celui de l’humanité.

+Pascal N’KOUE                 

Omnium servus

 


Nouvelles de famille


- Prions pour le repos de l’âme de Comban Bernard, papa du Frère Arnaud KOUYAYA, Frère Missionnaire des Campagnes.

- Nous remercions la délégation de l’Observatoire Chrétien Catholique de la Gouvernance (OCCG) venue de Cotonou, pour s’entretenir avec le Clergé de Parakou le 23 février 2015, en vue de la préparation des prochaines élections législatives et communales. On attend de notre diocèse sept candidats.

- Les journées portes ouvertes de notre hôpital ophtalmologique ont eu un grand succès. Dieu soit béni.

- Nous nous réjouissons avec le Monastère de l’Etoile Notre-Dame qui a célébré les 25 ans de profession monastique de Sœur Marie-Paule. Que le don de sa vie suscite d’autres vocations à la vie contemplative.

- L’intention du mois : "Pour que la contribution de la femme à la vie de l’Eglise soit reconnue toujours davantage". Les femmes font beaucoup pour nous, investissons-nous aussi pour elles. La gratuité de l’amour oblige.

- Le Père Patient SEKO, Régisseur du Centre Notre-Dame de Refuge et Monsieur Célestin TOSSOU, Directeur de l’imprimerie diocésaine, feront désormais partie du Conseil Diocésain pour les Affaires Economiques.

- Pâques approche. Préparons nos cœurs pour vivre ce mois de carême en insistant sur les réconciliations entre nous et avec Dieu. Comme d’habitude, que les prêtres s’entraident pour les confessions pascales. On a toujours besoin de la miséricorde de Dieu.


- Merci au Père Abbé Dom Jean Marc de Belle-Fontaine pour son passage en février parmi nous.

- Le Monastère l’Etoile vient d’élire une nouvelle Mère Abbesse en la personne de Sœur Geneviève AKAKPO. Sa bénédiction a eu lieu le 14 février 2015. Nous lui souhaitons la foi et le courage de Moïse conduisant le Peuple de Dieu vers la Terre promise.

N.B : 1er avril à 9h 30 : Messe chrismale à la Cathédrale suivie des agapes fraternelles pour les Pères, Frères et Sœurs à l’Archevêché. Chacun apporte ce qu’il peut et on partage comme en famille. Nous fêterons les 40 ans de sacerdoce de notre aimable Vicaire Général, le Père Léonard GORAGUI.
         - Du 20 au 30 avril : A Rome pour la Visite ad Limina.


Quelques dates

1er mars    : Messe dominicale à Boko à 10h 30.

4 mars        : A 10h : Visite du collège Monseigneur Faroud.
5 mars        : Rencontre avec les séminaristes de Notre-Dame de Fatima.

6-8 mars    : Célébration des journées nationales des Femmes Catholiques à Parakou. Ouvrons nos
          portes, nos cœurs et notre bourse pour bien les accueillir. Le Seigneur nous le revaudra.

11 mars    : Visite aux chrétiens d’Agbassa.

13-14 mars    : 24h de prière dans chaque Paroisse pour notre conversion et celle du monde.

13-15 mars    : Visite pastorale à Papanè.

18 mars    : A 16h : Rencontre avec les filles du Foyer sainte Cécile.

19 mars    : Fête de saint Joseph : Messe à 10h 30 au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei".

20-22 mars    : Visite pastorale à Kika.

25 mars    : Pose de la première pierre du Monastère des Sœurs Contemplatives de Jésus Eucharistie à
          Boko à 10h 30.

28-29 mars    : JMJ diocésaines avec Don Bosco (200 ans de sa naissance).

29 mars    : Journée mondiale des jeunes. Dimanche des Rameaux. Tous les jeunes sont attendus au  collège Don Bosco.

31 mars    : Journée de formation continue du presbyterium au Centre Pastoral à 9h30. (Venez avec
          aubes et étoles). La formation sera sur la Semaine Sainte et certaines questions d’ordre pastorale.




  

Bénissons le Seigneur. Les célébrations officielles du jubilé des 70 ans ont été clôturées le 8 décembre dernier. En la fête de l’Immaculée Conception, nous avons remis une fois de plus le diocèse sous la protection de la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère.

Bénissons encore le Seigneur pour les Pères sma et tous ceux qui ont missionné à Parakou depuis 1944, qu’ils soient vivants ou morts. Merci aux pouvoirs publics qui se sont joints à nos cérémonies comme pour confirmer que "toute autorité vient de Dieu". Bénissons le Seigneur pour tous les amis venus de tous les diocèses du Bénin. C’était une fête de l’Eglise universelle : le Togo, le Burkina-Faso, etc. étaient présents. Applaudissons très fort les vaillantes délégations de Nantes, Avignon, Bayonne, Versailles, et Vittorio Veneto. Ce sont de véritables héros qui ont vaincu la peur panique ou la terrible psychose provoquée par les médias occidentaux qui font du virus Ebola le terroriste le plus redoutable présent partout en Afrique. Le Bénin en est protégé. Dieu merci.

    Ce jubilé, qui a duré trois ans, nous a permis de nous rassembler autour du Seigneur Jésus comme un seul homme. Toutes les communautés ont bougé. Les générosités se sont déployées. Les contemplatifs-ves ont doublement participé. Et tous les regards pétillent de bonheur.

    Le 7 décembre 2014 lors de la grand- messe en plein air à Komiguéa, sur le site marial encore nu, nous avons eu droit à un message éloquent de Rome. Savourons-le à nouveau lentement. 
                   
    En ce jour de célébration du soixante dixième anniversaire de la première évangélisation de Parakou, Sa Sainteté le Pape François s’unit par la pensée et par la prière à toutes les personnes présentes. Il rend grâce pour les merveilles accomplies par le Seigneur, depuis le temps où les Pères de la Société des Missions Africaines sont arrivés pour annoncer l’Evangile, et il encourage les fidèles à continuer à témoigner du Christ ressuscité, dans un dialogue vrai et constructif avec les traditions qui les entourent, en particulier l’Islam. Il souhaite en particulier que le Sanctuaire marial de Komiguéa devienne un instrument efficace pour le dialogue interreligieux. De même il forme le vœu que la consécration de la chapelle du Séminaire "Providentia Dei" soit, pour les séminaristes et leurs formateurs, l’occasion d’un élan renouvelé de leur propre consécration au Seigneur. Confiant le diocèse, son Archevêque, ses prêtres et tous les fidèles, à la protection de la Vierge Marie, le Saint-Père accorde à chacun la Bénédiction apostolique.
                                               Cardinal Pietro PAROLIN
                                                Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté

    Ce souhait de Rome de faire de notre sanctuaire marial un instrument efficace pour le dialogue interreligieux et interculturel devient pour nous une mission évangélisatrice spécifique. Une commission ad hoc sera créée pour en étudier la faisabilité.

    Monseigneur Marc AILLET, Evêque de Bayonne, né à Parakou, a conquis tous les Parakois lorsqu’il nous a salués en bariba. Il s’est déclaré missionnaire de Parakou en service à Bayonne. Quel honneur pour nous ! Qu’il reçoive nos vifs remerciements.

    Le Père Abbé du Barroux, Dom Louis-Marie, a émerveillé les séminaristes de "Providentia Dei", quand il a célébré le Saint Sacrifice de la messe dans la forme extraordinaire de l’unique rite romain. A lui et à son monastère, nos sincères gratitudes.

    L’Archevêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre CATTENOZ, grand bienfaiteur de notre Séminaire "Providentia Dei", a consacré la chapelle, le 8 décembre 2014. Il a insisté sur les qualités de la Vierge Marie et sur la vie d’oraison avec le Seigneur. Merci encore.

    Quant à l’Evêque de Nantes, Mgr Jean-Paul JAMES, à la fin de la messe du 7 décembre qu’il a présidée à Komiguéa, après avoir assisté au mariage de 30 couples, a convaincu tout le monde que le partenariat entre les deux diocèses est comme une rencontre joyeuse ecclésiale, œuvre de l’Esprit de Dieu. Son message que je qualifie d’historique vaut la peine d’être vulgarisé. Il est comme un phare qui éclaire notre cheminement.

    Alors que s'achèvent presque les fêtes du Jubilé dans l'archidiocèse de Parakou, je veux exprimer à Monseigneur Pascal N'KOUE, aux prêtres, religieux, religieuses, laïcs de ce diocèse, aux amis de Cotonou, ma profonde gratitude pour l'accueil qu'ils ont réservé à la délégation du diocèse de Nantes.

    Nous avons vécu ensemble une fête de famille, la fête de l'Eglise-Famille de Dieu, une famille heureuse de fêter son Seigneur, une famille heureuse de le prier ensemble, heureuse d'accueillir de nouveaux prêtres et diacres, de nouveaux couples chrétiens.

    Pendant ce jubilé, un récit de l'Evangile m'a habité : le récit de la Visitation, une rencontre de famille, la rencontre joyeuse de deux futures mères Ste Elisabeth et la Vierge Marie. Ces deux femmes n'ont pas le même âge, à l'image de nos deux Eglises : la jeune Eglise de Parakou fête les 70 ans de l'évangélisation du Borgou (quelle jeunesse !) et l'Eglise de Nantes est née du sang des martyrs Saints Donatien et Rogatien, il y a 1800 ans !!!

    Alors, la vieille maman Eglise de Nantes dit à sa jeune sœur l'Eglise de Parakou : n'aie pas peur de prendre de l'âge ! Dans l'Eglise-famille, plus on avance en âge, plus la jeunesse éternelle de Dieu nous habite !

    La vieille maman de Nantes a été heureuse de rencontrer sa jeune sœur de Parakou. Quelle beauté, votre jeune Eglise ! Quelle vitalité ! La vieille maman se laisse gagner par la joie de sa jeune sœur :

- Joie des enfants et des jeunes rencontrés dans les écoles et orphelinats à Komiguéa, à Tchatchou, à l'école bilingue Saint Hubert, dans les séminaires Notre-Dame de Fatima et Providentia Dei.
- Joie des médecins et personnels soignants de servir leurs frères et sœurs malades dans les hôpitaux diocésains.
- Joie de nos frères et sœurs consacrés, rencontrés dans les monastères Etoile Notre-Dame et chez les sœurs contemplatives de Jésus Eucharistie.
- Votre joie, frères prêtres, dans l'exercice des belles missions reçues de votre évêque, au service des paroisses, écoles ou hôpitaux. Joie simple, joie de l'Evangile, joie fruit de l'Esprit-Saint, premier Evangélisateur comme le rappelait Monsieur Jean PLIYA, dans sa conférence.  Je veux vous remercier tous, frères prêtres et plus particulièrement Père Christian qui avez conduit notre voyage, Père Serge qui accueillez, dans la jeune paroisse de Komiguéa, Benoit Lucquiau, prêtre (fidei donum)  de Nantes. Mais je remercie d'abord et surtout, Monseigneur N'KOUE de nous avoir associés à cette fête joyeuse du Jubilé à Parakou.

    Je n'oublie pas que pour vivre la joie de la Visitation, Notre-Dame a eu à se déplacer de Nazareth à Aïn Karim, chez sa cousine. Elle a eu à affronter l'incertitude des routes, sans protection, les montagnes et les collines de Judée. Nous aussi, pour nous rencontrer, nous avons à prendre la route, à traverser des montagnes pour aller vers les autres, montagnes de préjugés et de complexes, d'idées toutes faites qui empêchent parfois de vivre la rencontre. Par exemple, la vieille maman se dit parfois : « est-ce que j'ai encore quelque chose à proposer ? Est-ce que je serai bien accueillie par ma jeune sœur ? »

    Et voilà que, par la grâce de l'Esprit-Saint, la rencontre se fait, une rencontre préparée par les Pères de la Société des Missions Africaines. Plusieurs qui ont vécu au Bénin sont aujourd'hui, dans une maison de retraite près de Nantes, souvent nostalgiques de la jeune sœur africaine. Avec votre autorisation, je veux, à mon retour, leur transmettre votre affection et votre amitié.

    Au terme de cette première rencontre entre la vieille maman et sa jeune sœur, naît le désir que cette affection familiale s'approfondisse, se prolonge, s'étende par un lien durable, solide, un jumelage.

    Dans mon diocèse, nous produisons le sel, un sel fameux. Et un proverbe nous rappelle : « pour bien se connaître, il faut avoir mangé un sac de sel ensemble » !! Il faudra alors, encore beaucoup de rencontres ici à Parakou et là-bas à Nantes, des échanges, des repas, des célébrations où le sel de l'amitié sera partagé. Car pour s'aimer, il faut se rencontrer.

    Mais déjà, joyeux de cette première rencontre, et regardant avec confiance vers l'avenir, à la suite de Notre-Dame la Vierge Marie, je rends grâce pour notre rencontre, pour le partenariat des diocèses de Parakou et de Nantes. Que le Seigneur lui donne de porter un fruit abondant !
                                            S.E. Mgr Jean-Paul JAMES
                                            Evêque de Nantes

    Et comme vous le savez, tout ne fait que commencer avec ce jubilé. "Excelsior, semper excelsior", toujours plus haut dans le témoignage chrétien. La conférence de Monsieur Jean PLIYA nous a fait prendre conscience qu’être baptisé c’est être missionnaire. Et "le missionnaire c’est le saint" qui répand avec enthousiasme la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Que les enfants missionnent auprès des enfants, les jeunes auprès d’autres jeunes, les couples auprès d’autres couples. Que de ce saint jubilé naissent de saintes vocations sacerdotales, religieuses et contemplatives pour évangéliser. Nous ne pouvons pas aller loin sans une vraie dévotion à la Vierge Marie. L’image de Notre-Dame de Komiguéa doit être dans toutes les maisons et surtout dans tous les cœurs. Laissons-nous éduquer par son humilité et sa docilité à l’Esprit... La croix pèlerine du jubilé circulera dans nos maisons de formation et sur toutes les paroisses. Le curé de la Cathédrale vous en donnera le programme. Et nous voici en route pour les 75 ans d’évangélisation avec plus d’engagement, de justice et d’amour dans le service gratuit.

 +Pascal N’KOUE
   Omnium servus
 


Nouvelles de famille
- Le 7 décembre 2014, il y a eu le lancement de l’année de la vie consacrée. Elle se clôturera le 7 février
  2016. Nous sommes invités à dire tous les jours la courte prière qui a été composée, peu importe
  à quel moment de la journée.

- Prions pour le repos des âmes de Philomène et d’André, respectivement maman de Sœur Noëlie OGA
  et papa du Père Gildas TONOUKOUIN.

- Nous continuons de remercier le Seigneur, tous les amis, tous les fidèles qui se sont généreusement
  sacrifiés pour que le jubilé soit beau, vivant et riche en couleurs. Qu’il nous rapproche de Dieu.

- Nominations.
    * Père Joseph AGANI est Vicaire à la paroisse de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Titirou.
    * Père Adolphe AGANI est Vicaire à la paroisse de saint Dominique Savio de Nima.
    * Père Christian WOROU est Coordinateur Adjoint de la Pastorale Diocésaine.
    * Père Roland OKRY est Vicaire à la paroisse sainte Rita de Tchatchou.

    * Père Don Diègue GUEDOU BADE, o.s.f.s, est Aumônier diocésain du Mouvement des
         Cadres et Personnalités Politiques. Il fera aussi partie du groupe des cérémoniaires.

- Pour la collecte des vivres dans le diocèse, le Séminaire Notre-Dame de Fatima se tournera vers les
  paroisses du Nord, et le Séminaire "Providentia Dei" se tournera vers les paroisses du Sud.

- Le message de Rome à l’occasion du jubilé "souhaite en particulier que le Sanctuaire marial de
  Komiguéa devienne un instrument efficace pour le dialogue interreligieux". C’est une mission !

- Nous remercions et félicitons le Père Dindo FALLARME, svd, l’artiste philippin, alors curé de
  Bétérou, qui a peint sur une toile l’image de Notre-Dame de Komiguéa, une Vierge aux couleurs locales.

- J’encourage fortement les artistes et musiciens à composer des chants, des poèmes et des prières à
  Notre-Dame de Komiguéa, "Regina Familiae". Il est bon de répandre partout son image dans nos  
  paroisses, nos maisons, nos écoles, nos communautés, nos lieux de travail etc. C’est la bonne maman
  protectrice de notre famille diocésaine, et Reine de chacune de nos familles. Il faut donc l’invoquer à  
  temps et à contre temps.

- Dans nos récitations quotidiennes de  chapelet et prières universelles lors des Eucharisties, n’oublions
  pas d’inclure une intention spéciale pour les fidèles de Nantes, diocèse avec lequel le partenariat a été
  lancé officiellement le 7 décembre dernier.

- Que les prêtres diocésains se souviennent de la cotisation de 6000fcfa par mois pour leur retraite.


Quelques dates
1er janvier        : Journée mondiale de la paix. Confions l’année nouvelle à Notre-Dame de Komiguéa.

2 janvier        : Les bureaux  de la curie diocésaine sont fermés.

3 janvier        : A Natitingou pour les 50 ans de l’érection du diocèse.

4 janvier         : Fête de l’Epiphanie ; Messe à 9h au monastère de l’Etoile Notre-Dame. Quête impérée
              pour l’Enfance Missionnaire.

6 janvier         : Réunion du Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

7 janvier        : Visite du dispensaire de Bongoweru (Kika).

10 janvier        : Saint Sacrifice de la Messe à la paroisse de Komiguéa à 9h 30.

11 janvier        : Messe dominicale à Titirou à 8h.

12-16 janvier    : A Cotonou pour l’Assemblée Ordinaire de la Conférence Episcopale du Bénin.

18 janvier        : Pèlerinage du Secteur paroissial de Tchaourou à Papanè, à 10h.
18-25 janvier    : Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

25 janvier        : Journée mondiale des lépreux. Messe dominicale à Bétérou à 8h 30.

26-30 janvier    : A Natitingou : Assemblée Générale de l’Union du Clergé Béninois.

NB : 23 février    : Récollection du presbyterium pour l’entrée en Carême au Centre Pastoral.
      Du 2 au 11 février, je serai à Rome pour une rencontre d’Evêques avec la Communauté Sant’ Egidio.




HEUREUSE ET SAINTE ANNEE  2015

Le thème de cette année pastorale nous demande de reprendre conscience de notre éducation chrétienne. On finit de grandir (en taille), mais on ne finit pas d’apprendre, dit-on. Cela est vrai. On ne naît pas tout fait. Après l’accouchement d’un enfant, il reste son éducation. Elle peut être comparée à un accouchement collectif. Malheureusement, on confond souvent éducation, instruction et enseignement.
        - Instruire quelqu’un c’est lui donner des connaissances nouvelles, des éléments de savoir de base (par exemple lire, écrire, compter), ou lui apprendre comment adopter des comportements nouveaux ou mener une activité.
        - Enseigner : c’est faire acquérir des connaissances scientifiques, techniques, culturelles qui permettent à l’apprenant d’être qualité pour accomplir une tâche, une mission ; c’est travailler efficacement, mettre ses compétences et ses talents au service des autres, et gagner honnêtement les moyens de vivre.
        - Eduquer un enfant qui a un corps, une âme et un esprit, c’est l’aider à développer ses potentialités, à épanouir sa personnalité, à grandir en intelligence et en sagesse, à éveiller sa conscience au bien, au beau, au juste pour rejeter le mal. Pour cela il faut lui apprendre ; – à respecter les lois et les règles de la vie physique, morale et sociale, par exemple l’hygiène, la politesse, la courtoisie, la bonne tenue, le civisme – à développer le sens de l’effort, du travail bien fait. C’est aussi l’ouvrir à la vie spirituelle, religieuse par la foi en Dieu : connaître, aimer et servir Dieu Créateur et Père, car si nous bâtissons une société sans transcendance, dirigée par la seule volonté des hommes, elle deviendra une jungle, un enfer qui, tôt ou tard, détruira l’homme lui-même.

    L’éducation chrétienne n’est pas avant tout un cumul de préceptes, de lois, d’exigences à observer. Elle repose sur Dieu qui nous aime, nous parle, nous demande de lui faire confiance et de l’imiter dans sa bonté. Car le Ciel et la Terre passeront mais ses paroles ne passeront pas. L’éducation chrétienne est sagesse faite chair qui éclaire toutes les coutumes et lois humaines en vue de les purifier. « Si l’on aborde nos traditions sans parti pris, on verra qu’elles ont tous les éléments qui expriment une civilisation humaine : éléments de sagesse, de technique, de science, de pédagogie, de littérature, de médecine, de musique, de religion, de relations humaines…qui sont loin d’être négligeables et qui contiennent des valeurs capables d’enrichir l’homme de tous les pays » Mgr Robert SASTRE.

    Ces traditions humaines ne nous demandent pas d’aimer Dieu et le prochain comme Jésus-Christ nous a aimés. L’éducation chrétienne, par contre, débouche sur un amour sans frontières qui nous conduit à vivre saints comme Dieu est Saint. Car le sommet de la bonne éducation c’est imiter le cœur sensible et compatissant de Dieu qui veut le salut de toute l’humanité.

    Cette éducation, nous voulons qu’elle pénètre dans toutes les familles de notre diocèse. Nous incluons dans le mot famille, toute communauté, tout groupe, tout mouvement catholique. Nous avons tous besoin de nous laisser guider et transformer par la lumière de l’évangile. Revenons aux 10 commandements de Dieu pour la formation de la conscience humaine. Reprenons les béatitudes. Et n’ayons plus peur de sortir dans les rues pour évangéliser.

    Ainsi donc, nous lançons un vibrant appel à nos écoles catholiques pour qu’elles soient plus toniques ; aux mouvements (papas catholiques, femmes catholiques, ACF,) pour qu’ils contemplent d’avantage la Sainte Famille de Nazareth ; aux groupes des scouts, JEC, Enfance Missionnaire, Légion de Marie, Renouveau charismatique pour qu’ils soient plus dynamiques et plus missionnaires ; - aux chorales, marguillers et associations diverses pour qu’ils soient plus intérieurs quand ils rendent service lors des célébrations liturgiques ; aux paroisses, stations secondaires, CEVB, foyers, internats et Communautés religieuses pour qu’ils insistent sur l’esprit de famille toujours et partout, sans avoir peur d’évangéliser les périphéries ; et bien sûr à toutes nos maisons de formation (postulats, noviciats, séminaires), institutions chrétiennes et lieux d’apprentissage pour que la vraie sagesse y soit enseignée. Elle est inséparable de l’amour de notre Divin Créateur. Former la personne humaine en lui donnant le bagage nécessaire pour vivre pleinement sa vie : tout est là. Il est donc urgent d’avoir des cours de sagesse qui transforment les cœurs de pierre en cœurs de chair, et pas seulement des cours d’histoire, de mathématiques, de philosophie qui instruisent les têtes.

    Pour tout dire, la doctrine sociale de l’Eglise est l’instrument privilégié pour le développement intégral de l’homme africain et de l’homme tout court. Les mouvements catholiques sont à encourager pour aider les enfants et les jeunes à prendre conscience très tôt de ce que ces structures d’éveil spirituel peuvent leur apporter d’enrichissement humain.

    Et que l’unité dans la Sainte Trinité nous serve de phare, de modèle et de guide dans cette œuvre magnifique d’éducation de l’homme, chef-d’œuvre de la création, pour qu’advienne le règne de Dieu et le vrai bonheur de l’humanité. Que la Vierge Marie vienne à notre secours.

    N.B : Plusieurs sessions de formation sont programmées cette année sur ce thème au Centre Pastoral Guy Riobé. Quelques plaquettes peuvent vous aider : "Pour sauver nos familles" ; "Bien éduquer ou périr collectivement"; "L’école, logiciel de programmation pour l’avenir" ; "Enseignons nos langues béninoises" ; "La famille ou le chaos". Et bien sûr la lettre du Cardinal Robert SARAH au sujet de sa vision apocalyptique sur l’Afrique cf. V.D. n°36/37.

+Pascal N’KOUE                                                  

Omnium servus
 


Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei"
Rapport de rentrée
    Le séminaire "Providentia Dei" a ouvert ses portes le 1er octobre 2014. Le Nonce Apostolique S.E. Mgr Brian UDAIGWE a béni le Séminaire le 26 octobre 2014, après la messe dominicale. Le recteur a fait sa profession de foi, et prêté son serment de fidélité au cours de cette Eucharistie. Etaient présents, entre autres, Monseigneur Paul VIEYRA, Evêque de Djougou, le Père Didier GNITONA, Vicaire Général de Natitingou, Monseigneur Pascal N’KOUE, et la petite communauté chrétienne de Gaah-Baka.
    Les cours ont commencé après une retraite de 6 jours, prêchée par le Père Vincent Paulhac, de l’Institut Notre-Dame de Vie. Cette année, nous n’avons que l’année de spiritualité.
I- La communauté
    Les séminaristes sont au nombre de sept (7), quatre (4) de l’archidiocèse de Parakou, deux (2) du diocèse de Natitingou, un (1) du diocèse de Djougou. Effectif restreint qui favorise une fondation dans un esprit de famille. Nous sommes quatre (4) prêtres résidents, à savoir les Pères Denis Le Pivain (Recteur), Fortuné Gonsallo (Vice-recteur et Père spirituel), Ephrem Dannon (Censeur) et Aimé Nata (Econome). Interviennent également comme professeurs de l’extérieur, Mgr Pascal N’KOUE (liturgie), les Pères Luc Quenum, pss (introduction à la patristique) et Aristide Gonsallo (savoir-vivre). Le personnel de la maison est composé de deux cuisiniers et deux ouvriers agricoles.
II- La formation
Suivant les indications de l’exhortation Pastores Dabo Vobis ainsi que de la Ratio Insititutionis Sacerdotalis du Bénin, la formation s’effectue selon les quatre dimensions suivantes.
1. Formation humaine
    Elle sera plus facile vu la taille de la communauté. Chaque séminariste est responsable d’un secteur de la vie de communauté. L’accent est mis sur la responsabilisation de chacun par l’acceptation intérieure de la discipline. En lien avec le thème de l’année dans le diocèse, nous avons choisi comme thème ‘L’esprit de famille.
2. Formation spirituelle
    La retraite du départ, axée sur la vie d’oraison, a bien lancé l’esprit que nous voulons donner dans cette maison, sous l’influence spirituelle de l’Institut Notre-Dame de Vie de Venasque. Nous nous retrouvons à quatre temps de prière avec une demi-heure d’oraison commune le matin après les Laudes, et le soir avant Vêpres. Les séminaristes ont une heure de lectio divina continue de la Bible, sous la responsabilité du Père Dannon, bibliste. Egalement, il leur est demandé d’exposer la vie et le charisme de deux saints qu’ils auront particulièrement étudiés.
3. Formation intellectuelle
    Le programme des cours est assez léger : 15h hebdomadaires, afin de donner à la vie spirituelle toute sa place. N’ayant pas à faire une remise à niveau pour le français, en plus des cours propres à l’année spirituelle, on anticipe certains cours ordinairement réservés au cycle de philosophie comme l’introduction à la Bible, à la liturgie et à la Patrologie, une heure d’hébreu. L’année est organisée en deux semestres avec une session d’examens à chacun.
4. Formation pastorale et missionnaire
    Durant l’année de propédeutique, il n’est pas prévu de faire participer les séminaristes à la pastorale dans les paroisses avoisinantes, mais cela se fera, autant que possible, durant le cycle de philosophie. Par contre, en lien avec leur diocèse, il leur sera demandé de donner trois semaines de leurs vacances comme stage dit ‘de solidarité’, c'est-à-dire auprès des malades ou des démunis dans des institutions ad hoc. Le travail manuel occupe une large place cette année, non seulement pour participer à l’auto prise en charge de la maison, mais aussi comme une formation qui prépare des pasteurs capables de s’insérer dans nos milieux ruraux. Dans ce cadre est prévu une formation, avec l’aide et le suivi des Frères Missionnaires des Campagnes. Ce sont des spécialistes en la matière. Un grand merci à chacun et à tous.
 Abbé Denis Le Pivain
      Recteur


Nouvelles de famille

- Le mois de novembre est considéré comme celui par excellence de la commémoration des fidèles défunts.
  Prions pour eux et demandons le Saint Sacrifice de la messe pour eux.

- Prions pour le repos de l’âme de Véronique, Florentine, Marcienne, respectivement mères des Pères Dieudonné
  DEMBELE, Alexandre EZIN, Anastase NDUWAYEZU.

- Nous avons eu les mois derniers la joie de la visite de Sr Joséfina, Provinciale des Srs Franciscaines du Panama,
  Mère Marie-Cécile KOUTOLBENA, Supérieure Générale des Srs de la Providence de st Paul.

- Bienvenue aux Sœurs de la Consolata. Elles ont ouvert une maison de formation chez nous et logent à  
  l’ancienne Maison des Œuvres.

- Voici le nouveau Conseil Presbytéral : Révérends Pères Léonard GORAGUI, Denis LE PIVAIN, Edgard
   VIGAN, Arnaud CHOGOLOU, Dieudonné DEMBELE, Guillaume KAMBOUNON, Yaceinth KOCHONI,
   Richard HENNOU, Anatole MONGADJI, Ernest DEGUENONVO et Jonathan CAPO-CHICHI (Secrétaire).

- Le P. Gratien HOUNLODJI est nommé Directeur diocésain des O.P.M.

- Le P. Simon TANKLOUFEY est nommé Curé de Titirou.

- Il n’y aura plus d’audience libre les jeudis à l’Archevêché. Ce jour est réservé pour les maisons de formation,
  spécialement le Séminaire "Providentia Dei" qui a ouvert ses portes le 1er octobre 2014.

- Le P. Fortuné GONSALLO est le Cérémoniaire Coordinateur des célébrations du jubilé de nos 70 ans
  d’évangélisation. Il en a l’habitude. Contactez-le.

- Je remercie vivement tous les amis de Vittorio Veneto, de Merano, de Genova-Pegli et de Rome qui m’ont  
  accueilli amicalement en octobre dernier dans leur demeure. Dieu le leur rende au centuple.

- Le jubilé de nos 70 ans se prépare bien. Le programme est déjà diffusé. Les hôtes sont attendus. Dieu merci, la
  main de la Vierge Marie tient éloigné le virus Ebola de notre pays. Bénissons le Seigneur.

- Le 6 décembre prochain, on aura des ordinations presbytérales et diaconales à la Cathédrale, à 9h 30.


Quelques dates

1er nov        : Fête de la Toussaint. Messe au Séminaire Notre-Dame de Fatima à 8h.

2 nov        : Commémoration de tous les défunts. Messe à l’église paroissiale de Nima à 7h30.

3 nov        : Rencontre avec Monsieur Fabrizio ARIGOSSI, Responsable des projets du Groupe   
            Missionnaire de Merano.

6 nov         : Au Séminaire "Providentia Dei".

8 nov        : Obsèques du P. Gabriel N’DETA à Natitingou à 9h30. Paix à son âme.

9 nov        : Messe sur la Paroisse sainte Trinité de Guéma à 8h30.

12 nov        : Bienvenue à la  Mère Prieure de l’Abbaye bénédictine de Jouques.

13 nov        : Au Séminaire "Providentia Dei".
   
15 nov        : A 9h 30 : Rencontre avec les parents d’élèves et les enseignants au Centre Pastoral.

16 nov        : A 9h 30 : Fête patronale de la Paroisse de Papanè avec le sacrement de confirmations.

18 nov        : A 9h 30 : Réunion du Conseil Presbytéral à l’Archevêché.

20 nov        : Au Séminaire "Providentia Dei".
        - A 19h : Messe du jubilé à la Cathédrale pour le lancement des activités des jeunes.

21 nov        : Réunion de l’UCB-Parakou (Union du Clergé Béninois) au Centre Pastoral Guy Riobé.
        - Don de sang par les jeunes.

22 nov        : A 9h 30 : Vœux perpétuels de deux Frères Ploërmel (Wilfrid et Eric), à la Cathédrale.
        - A 8h : Caravane des jeunes ; à 20h : Concert spirituel au HECM.

23 nov        : Fête du Christ-Roi : Messe à Sirarou à 8h.

27 nov     : Au Séminaire "Providentia Dei".

29 nov        : Visite du Père Heinz KULÜKE, Supérieur Général des Pères S.V.D.

30 nov        : A Natitingou : Clôture du jubilé des 50 ans de l’érection du diocèse.
   
    

"Prenez garde, veillez… Veillez donc… Veillez" ! C’est Jésus qui insiste dans Mc 13, 33-37. C’est l’évangile du premier dimanche de l’Année B pour le temps de l’Avent. "Adventus" ! Les chrétiens attendent la venue du Christ.  L’Avent nous prépare à Noël. Car Noël, ça se prépare.

    Et Jésus lui-même insiste beaucoup sur le "Veillez". Pourquoi ? Tout simplement parce que l’homme a horreur de l’effort pour la vie intérieure. On se laisse distraire par les bruits et les choses qui nous préoccupent, nous endorment et nous éloignent de Dieu : la routine, l’indifférence, le sommeil, la paresse, les mauvaises nouvelles etc. D’où cet avertissement : attention, ne vous endormez pas. "Prenez garde, veillez, car vous ne savez pas quand viendra le moment". Si le chrétien s’habitue à se laisser aller et à vivre comme tout le monde, il aura lui aussi des surprises désagréables. Le Seigneur veut vraiment nous rencontrer à Noël. Mais il se peut qu’il vienne nous chercher avant le 25 décembre 2014. Hum ! En tout cas, je nous souhaite à tous de voir encore Noël de cette année. Mais sait-on jamais !

    Rencontrer Jésus, quel bonheur ! Une rencontre de ce genre, ça se prépare. Evitons de faire de Noël la fête des enfants. Cela infantilise et crétinise l’homme. On s’encombre, on s’excite, on se laisse envahir, on s’endette, on s’étouffe. J’enrage quand j’entends que Noël c’est pour les enfants. Non ! Noël c’est pour  l’humanité, c’est pour le bonheur de tout homme. Dieu se sacrifie en nous envoyant son Fils, celui qu’il aime, son Fils unique ; il le donne à notre terre pour notre salut. Quel mystère ! Quelle différence abyssale entre la fête profane dans laquelle les commerçants nous plongent chaque année et le souci de Dieu de nous envoyer le Sauveur du monde !

    Vu du côté de Dieu, Noël est don de  son divin Fils, et vu du côté des hommes Noël devrait être accueil de ce don divin sans pareil. Dieu fait le premier pas pour sortir l’homme de la boue dans laquelle il se plaît à s’enfoncer. C’est vrai que Jésus est déjà venu, il y a deux mille ans. Mais l’anniversaire que nous célébrons chaque année le 25 décembre ne s’arrête pas à la naissance de la chair. Jésus vient encore tous les jours dans le secret de nos cœurs et dans l’Eucharistie. Nous pensons aussi à sa venue plénière à la fin des temps. Là il réalisera de façon définitive sa promesse de nous donner son Royaume de justice et de paix célébré à Pâques. "Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts". Est-ce  qu’on y pense souvent ?

    Vous comprenez à présent que Noël c’est sérieux, c’est même très sérieux. C’est pour cela que l’Eglise prévoit quatre bonnes semaines pour faire le grand ménage de nos âmes. L’Avent nous invite au délestage de nos vies mondaines pour rallumer en nous des vies chrétiennes afin d’accueillir comme il convient le Sauveur.
    Alors, pour bien chanter : "Dans une étable, un enfant nous est né", "il est né le Divin Enfant", "les Anges dans nos campagnes", "Douce nuit", "Noël c’est Noël", je vous donne une seule recette : relisez et méditez tous les jours, si vous le pouvez, avec foi, l’évangile de l’enfance de Jésus Mt 1-3 ou bien Lc 1-3.
    Et oui, comment accueillir un personnage si grand, si on ne balaie pas autour de la maison et à l’intérieur, autour de nos cœurs et à l’intérieur, l’extérieur et l’intérieur de la coupe ? Dieu ne prend que la place qu’on lui donne. Plus elle est propre et grande, plus Dieu fait des merveilles dans nos vies.

    Alors prenons le temps de préparer Noël. Prenons le temps de préparer les cadeaux qui conviennent le mieux à telle ou telle personne. Les meilleurs cadeaux ne sont pas ceux qui coûtent le plus, mais ceux qui sont le plus nécessaires. Merci de penser à m’offrir une belle et grosse moto. Mais si pour moi c’est un engin non seulement encombrant mais encore " une source d’appauvrissement" à cause du coût de son entretien, cela ne vaut pas la peine ; et puis, à l’approche de Noël les petits voleurs se multiplient. Et une moto volée au marché, ça s’achète très vite parce que ça se revend à vil prix. Pensez plutôt à un petit cadeau de Noël. Peut-être un bon livre, une Bible, un missel de dimanche ou de semaine, "Vivre la Parole de Dieu au quotidien" ou "Parole de Vie" : c’est moins coûteux et ça fait beaucoup de bien. Quoi encore ? un CD de chants de Noël, un DVD comme "le clocher du sahel" (historique de notre diocèse), un abonnement à une revue pourquoi pas ? Mais aussi un beau calendrier de la DDEC à accrocher au mur, un agenda catholique, l’annuaire diocésain… Il y a plein de possibilités utiles.

    Prenons donc le temps de préparer Noël. L’Avent, ce n’est pas du temps perdu. C’est même du temps gagné comme une bonne petite sieste pour couper la journée. Au réveil, on raisonne mieux. Ça carbure davantage, ça gaze à pleins gaz. Eh oui, prenons le temps de préparer Noël dans la joie, dans la sérénité, en éliminant chaque jour les énervements polluants. N’oublions pas d’utiliser le puissant antivirus spirituel qu’est la prière. Noël ne sera beau que si nous le célébrons avec son Auteur ! Le Merveilleux, le Dieu-Fort, l’Emmanuel, Celui qui fait toutes choses nouvelles, le Dieu qui s’est abaissé jusqu’à devenir homme. Inouï !

    Et si on l’imitait dans sa proximité envers les derniers et les oubliés. Une visite à un prisonnier, à une maman retenue à la maternité, à un malade ou à un accidenté hospitalisé : quel beau cadeau de Noël ! Donner de la joie à ceux qui se sentent seuls c’est les aider à sortir un peu de l’enfer. Noël c’est le don de la joie même s’il est d’abord la joie du Don, du don le plus précieux que Dieu  nous offre dans la joie. Voilà pourquoi célébrer Noël dans la tristesse, les cris de haine et de vengeance, c’est un contresens.

    Enfin, vous avez compris que Noël est une fête de famille. A votre épouse, au lieu d’offrir un collier en or, ou un pagne "tchigan", peut-être qu’elle savourerait mieux une belle promenade ensemble, la main dans la main ; ça lui rappellera les premiers moments inoubliables des fiançailles. A l’époux, au lieu d’offrir une belle montre ou un pantalon dernier cri, faites-lui un met délicieux que sa mère sait lui préparer. Un homme ça aime toujours la bonne sauce. J’en sais quelque chose ! Emballez tous ces cadeaux avec beaucoup d’amour. Mais au-dessus de tout, offrez-vous le pardon des cœurs, les paroles et gestes de tendresse, l’attention réciproque, l’écoute mutuelle. C’est plus apprécié par l’un et par l’autre. Dieu se rend visible tout de suite. C’est le paradis anticipé, l’incarnation revécue. Et la bonne entente du couple est le meilleur cadeau de Noël à offrir à vos enfants.

    Vous m’avez saisi, j’en suis sûr. Noël c’est le retour de l’amour ; c’est bien de penser aux crèches dans les églises, aux décorations souvent faites avec du papier ou avec des guirlandes artificielles, aux arbres de Noël, aux grandes bougies et lumières éclatantes, mais si notre cœur est encombré de rancœur, de méchanceté, d’orgueil, d’égocentrisme, de refus de pardon, et de toutes sortes de saletés, Noël sera sombre et triste, même s’il est illuminé de puissants projecteurs ou fortement arrosé de sodabi, de whisky, de bière et de tchoukoutou.

    Mais si on fait le ménage spirituel, on accueillera mieux le Prince de la Paix.     Car Noël c’est Dieu qui nous donne le cadeau des cadeaux : son Fils-Amour emmailloté d’amour. Il ne nous enlève rien. Il se donne totalement à nous pour nous relever de nos misères et de nos fautes. Et ce Fils nous donne, à son tour, ce qu’il a de meilleur : sa Mère comblée de toutes grâces. "Ave Maria, plena gratia". Qu’elle nous aide à reconnaître son Fils dans les pauvres, les petits, les abandonnés, les rejetés. Invitons-les à prendre le réveillon avec nous et même le grand repas de Noël avec nous. Ouvrons sans peur les portes de notre  maison au moins à un pauvre. Et prévoyons un joli cadeau pour lui. Oui, faisons-le pour Jésus qui nous aime tant. Pensons aussi aux non-chrétiens qui sont dans nos quartiers. Jésus veut entrer dans toutes les maisons, dans tous les cœurs. Aidons-le.

    Soyons donc des veilleurs. Si le monde s’endort, réveillons-le. L’Avent est un temps d’espérance plein de joie. Ne permettons pas à Satan de nous voler notre joie. Le Seigneur reviendra… et son règne n’aura pas de fin. Bon temps de l’Avent. Joyeux et Saint Noël 2014. Et déjà Bonne Année 2015.

+Pascal N’KOUE
  Omnium Servus

 


PROGRAMME DES FESTIVITES DU JUBILE DES 70 ANS.
VENDREDI 05 : AU  SANCTUAIRE  DU  CHRIST  REDEMPTEUR
9h30: - Messe d’ouverture  présidée par  S.E. Mgr  Marc  AILLET, Evêque de Bayonne (France). Messe aux intentions de tous les ressortissants et habitants du Borgou et leurs amis.
          - Bénédiction de quelques couples et familles. Décoration de quelques fidèles laïcs.
15h30: Conférence de Mr Jean PLIYA pour redynamiser notre élan missionnaire.
18h15 - Adoration eucharistique avec possibilité de recevoir le sacrement de pénitence.
19h15- Vêpres solennelles par les séminaristes, novices et aspirant(e)s, présidées par le Frère Louis-Marie, osb, Père Abbé du monastère du Barroux.
 SAMEDI 06 : A LA CATHEDRALE  St PIERRE  et  St PAUL
09h30: Ordinations diaconales et presbytérales par Mgr Pascal N’KOUE.
16h30: Animation culturelle et danses traditionnelles africaines.
 DIMANCHE 07 : AU  SANCTUAIRE  MARIAL  DE  KOMIGUEA
9h.30: - Messe solennelle de clôture présidée par S.E. Mgr Jean-Paul JAMES, Evêque de Nantes (France).
           - Célébrations de mariage de 30 ménages.
           - Consécration de  l’archidiocèse à la Vierge Marie, Notre-Dame de Komiguéa, Reine de la famille.
15h30: Match de football: finale "Coupe du  Jubilé" au Stade Municipal de Parakou.
 LUNDI 08 : AU  GRAND SEMINAIRE  "PROVIDENTIA  DEI" (GAAH-BAKA)
10h00: Dédicace de la chapelle St Louis, présidée par S.E. Mgr Jean-Pierre CATTENOZ, Archevêque d’Avignon (France).
Nouvelles de famille

- Bienvenue aux Evêques Jean-Paul JAMES, Jean-Pierre CATTENOZ, Marc AILLET, au Père Abbé du
  monastère du Barroux Don Louis-Marie, à Monsieur Luigi RANCAN, Président de l’AFR et aux
  délégations  de Nantes, d’Avignon, de Bayonne, de Vittorio Veneto qui viennent célébrer avec nous les
 70 ans de notre évangélisation. Ils sont tous vivement attendus.

- Nous félicitons et remercions tous les fidèles, qui se sont donnés, se donnent et se donneront pour la
  réussite de notre jubilé diocésain. Tous les groupes de prières sont vivement sollicités.

- Le mois de décembre nous demande de faire une collecte pour nos frères et sœurs de la prison civile.
  L’Economat peut accueillir vos dons. Vous pouvez les confier aussi à l’Aumônier le Père Arnaud C.

- Prions pour le repos des âmes de Alice, Françoise, Cécile et Benoît respectivement mamans des Sœurs
  Hortense ANIOU, Antoinette OGOU, du P. Jean-Baptiste TRAORE, et papa du P. Franck TOKPASSI.

- Les Abbés Aubin LEGBODJOU (à Nantes) et Dieudonné AYHITE (N-D de Vie à Venasque) ont été
  très bien accueillis et nous envoient leurs chaleureuses et cordiales salutations. Prions pour eux.

- L’Abbé Moïse DEGODO est nommé Responsable de la Commission diocésaine pour les vocations.

- Le P. Edgard VIGAN est nommé Aumônier diocésain des Femmes Catholiques.

- Monsieur Célestin TOSSOU est nommé Directeur de notre imprimerie diocésaine.

- Le pagne et les tee-shirts pour le jubilé sont disponibles à l’économat et sur les paroisses. Vous y
  trouverez aussi les images de Notre-Dame de Komiguéa, Reine des familles. En son honneur une
  plaquette vient de paraître au titre suggestif :"La femme qu’il faut".

- Un très beau DVD intitulé "le clocher de la savane" vient d’être réalisé par le CPAV. Il concerne
   l’histoire de notre diocèse.


Quêtes impérées
- 1er dimanche de l’Avent : quête impérée pour la Caritas.
- 3ème dimanche de l’Avent : Quête impérée pour le Sanctuaire national de Dassa.
25 déc : Quête impérée pour l’Archevêché.
31 déc : Quête impérée pour les orphelinats.
4 janv  : Fête de l’Epiphanie : quête impérée pour l’Enfance Missionnaire.



Quelques dates

4 déc        : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale à l’Archevêché à 9h 30.

5-8 déc    : Célébration des 70 ans de l’évangélisation au Borgou.

11 déc        : Au séminaire "Providentia Dei".

14 déc     : Messe paroissiale à Gbégourou.        .

19-21 déc    : Visite pastorale à Nima.

22 déc        : Messe de Noël anticipée à l’hôpital de Papanè à 10h.      .

23 déc        : Messe de Noël anticipée à la prison civile à 9h 30.       .

24 déc        : Nuit de Noël à la cathédrale à 22h.       .

25 déc        : Jour de Noël au monastère cistercien : l’Etoile Notre-Dame. Messe à 9h.

27 déc        : A Don Bosco avec l’Enfance Missionnaire.
28 déc        :Fête de la Sainte Famille sur le site marial de Komiguéa avec toutes les familles du diocèse.

31 déc        : 9h 30 : Messe d’action de grâce à l’hôpital de Boko.
          - 24h : Te Deum au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme et Vœux du Nouvel an.
1er janv    : Journée mondiale de la paix.


JOYEUX NOËL ET SAINTE ANNEE 2015 A TOUS.

N.B. Le 2 janvier : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.


     

Dans ce numéro de la Vie Diocésaine, je partage avec vous certains extraits de la lettre que j’ai reçue du Cardinal Robert SARAH, Président du Conseil Pontifical Cor Unum. C’est un signal d’alerte. L’Afrique est soumise à d’intenses pressions politiques et financières pour qu’on adopte des idéologies sauvages en vue de la destruction humaine, culturelle et spirituelle du continent. La situation est grave et inquiétante. Faisons nôtres les préoccupations de l’Eglise sinon les nouvelles idéologies sur le GENRE vont disloquer et démanteler nos populations. Cette lettre brûlante, datée du 28 juin 2014, nous servira de phare pour l’année pastorale (2014-2015) dont le thème est “Education chrétienne et famille en dialogue".

    Notre bien-aimée Afrique, que Paul VI a appelée « nouvelle patrie du Christ », dont Jean-Paul II a visité 43 pays, dont Benoît XVI a parlé comme d’un « immense poumon spirituel pour l’humanité en pleine crise de foi et d’espérance », et dont le Pape François, lui-même, en présentant ses vœux pour l’année 2014 au Corps diplomatique souligna sa sollicitude pour elle en affirmant : « il ne faut jamais renoncer à faire le bien, même quand c’est difficile et quand on subit des actes d’intolérance ou même de vraies persécutions ». Oui notre bien-aimé Afrique subit depuis des décennies les assauts de politiques et de « programmes de développement » véhiculant une vision altérée de l’homme et de la femme, individualiste et hédoniste, destructrice de leur vocation à l’amour et de la famille…

    Nous constatons chaque jour que le combat dans lequel nous sommes s’intensifie ; les mentalités et les comportements se transforment à un rythme accéléré. Les assauts, qui remontent aux politiques de contrôle démographique imposées à l’Afrique à partir de la décolonisation, se sont aggravés depuis les conférences onusiennes du Caire et de Pékin il y a vingt ans. Les agents de la santé reproductive disent explicitement que leur objectif est de changer les cultures, de détruire les règles conventionnelles : ils veulent que les cultures africaines s’alignent sur un modèle unique, celui de la mentalité contraceptive. Nos jeunes, espérance de l’Afrique, en sont les premières cibles. De quel droit sacrifie-t-on les cultures, les valeurs morales et la foi des pauvres aux idoles de la décadence morale de l’Occident, allant aujourd’hui jusqu’à la promotion ouverte du « choix de l’orientation sexuelle » en voulant banaliser l’homosexualité et en dénaturant le sens du mariage ? Seul le couple formé par un homme et une femme en fondant une famille  est l’avenir et le bien commun de l’humanité que nul pouvoir politique n’a le droit de manipuler à des fins totalitaires…

    Sans qu’on s’en aperçoive, se répand rapidement en Afrique l’idée que la maternité et la complémentarité des sexes sont contraires à l’égalité ! Le continent africain, qui a toujours considéré et vénéré la femme comme le sanctuaire de la vie, est en train de participer activement et de collaborer naïvement à l’euthanasie de la femme africaine et de la noblesse éminente de sa vocation d’épouse, de mère, et de complément vital et indispensable de l’homme. Le Burkina Faso, le Burundi, la République Démocratique du Congo, la Guinée Equatoriale, le Kenya, le Lesotho, Maurice, le Rwanda, le Sud Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe, et peut-être d’autres pays encore, sont déjà pourvus de ministères incluant le mot « genre » ou « gender ». Pratiquement tous les pays africains ont des politiques nationales « genre », au sein de divers ministères : éducation, femme, famille, jeunesse, santé, travail, développement social, ou encore culture…

    En octobre dernier, tous les pays africains à l’exception du Tchad ont adopté la « Déclaration d’Addis Abeba sur la Population et le Développement en Afrique après 2014 » dans laquelle ils s’engagent, sous la pression de la gouvernance mondiale, à rendre la « santé et les droits sexuels et reproductifs » universellement accessibles en Afrique détachés de toute considération de qualité morale. Cela signifie en pratique que les gouvernements africains se laisseront de plus en plus gouverner, téléguider et coloniser par les tenants de ce programme. Sur notre terrain pastoral, nous notons les effets de ces politiques et en mesurons la triste efficacité…

    Nous avons à nous organiser pour y apporter ensemble une réponse forte, claire et courageuse. Face à des évolutions si destructrices de nos cultures, de la famille, de la jeunesse et de la foi sur le continent, nous sommes appelés, ensemble, dans la communion qui nous unit, à faire bien davantage que nous n’avons fait jusqu’à présent…

    Il nous faut manifester publiquement une position commune forte et claire, celle de l’Eglise universelle, sur les évolutions en cours, les dangers cachés des nouvelles normes mondiales pour nos cultures africaines et pour la personne humaine. Il faut que soit manifeste que l’Eglise n’empruntera pas le chemin large et facile imposé de l’extérieur aujourd’hui à l’Afrique…

    Et si les gouvernements africains et l’Union Africaine se trompent de chemin, que l’Eglise, elle au moins, reste fidèle au Seigneur Jésus. Il nous faut tout d’abord surmonter une ignorance paralysante face aux défis des politiques mondiales et de leur éthique. Des sessions de formations et de discernement peuvent être organisées au niveau des diocèses, des paroisses, des universités, des centres de formation chrétienne et être combinés à la catéchèse, intégrant l’enseignement du Pape François. Les moyens de communication à notre disposition (journaux, télévision, radios) peuvent être mis à profit pour diffuser cette formation. Le bon pasteur ne laisse pas le loup entrer dans la bergerie. Le vocabulaire ambivalent, les mots « genre », « santé reproductive » et « mariage homosexuel » en particulier, n’ont pas leur place dans l’Eglise. L’Eglise ne peut se laisser intimider par ceux qui conditionnent l’aide financière par l’entrée de l’Eglise dans le cadre de la nouvelle éthique ! Rejoignons le mouvement de résistance en Occident, et non certains catholiques dont le sel s’est affadi au point de ne plus savoir discerner, et préférons mourir dans la pauvreté que de détruire nos cultures et perdre la foi ! Sékou Touré, le premier Président de mon Pays, la veille de l’indépendance de la Guinée, criait avec force : « nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage »…

    Fraternellement dans le Seigneur et en Marie Notre-Dame de l’Afrique.

                                                Robert Card. SARAH


TRAHISON DE L’ONU

    En 1948, l’ONU proclamait la "Déclaration Universelle des Droits de l’Homme". Elle reconnaissait alors solennellement, dans l’article 16, le droit de chaque être humain à la vie, à la liberté d’expression, de religion ainsi que le droit de fonder une famille. Le mot famille était employé à l’époque pour désigner le couple hétéro-sexuel c’est-à-dire un homme et une femme liés par un contrat juridique ou religieux, pouvant élever leurs enfants si Dieu leur en donne, ou s’ils en adoptent. Lisons ensemble :

Article 16 :
1- A partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2- Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux (homme et femme).
3- La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’Etat.

    Malgré cette belle déclaration, depuis quelques années, l’ONU a changé substantiellement, pour ne pas dire totalement, sa position sur cette question. Les grandes conférences internationales et les conventions qu’elle élabore, ou fait élaborer, par les institutions qui relèvent d’elle, attaquent tantôt de front, tantôt subtilement la famille comme Dieu l’a voulu dès la création : un homme et une femme qui vivent ensemble, se donnant l’un à l’autre par amour en vue de transmettre le don merveilleux de la vie.

    En 1994 s’est tenue au Caire (Egypte) une Conférence internationale de l’ONU sur la population et le développement. En prévision du sabotage qui s’organisait contre la famille, le Pape Jean-Paul II avait demandé à nos gouvernements publics et religieux de ne pas laisser bafouer la famille africaine sur sa propre terre. Son message fut entendu. On fit bloc. Et cette grande réunion mondiale connut un échec cuisant.
    C’est plutôt en 1995, lors de la Conférence de Pékin sur la femme, que la famille dite traditionnelle a été attaquée brutalement. La maternité y a été présentée comme un fardeau que l’homme impose à la femme ; cela l’empêcherait de s’épanouir et d’être libre. Dans son document final, cette Conférence de Pékin utilisa 150 fois le mot "gender". C’était le point de départ musclé de la nouvelle idéologie du genre.


    De quoi s’agit-il ? Selon cette idéologie, les différences génitales entre l’homme et la femme n’ont pas vraiment d’importance. Les différences de rôles entre l’homme et la femme n’auraient qu’une origine culturelle et non pas naturelle. Concrètement cela revient à ceci que nous naissons neutres, ni homme ni femme. A chacun de choisir plus tard ce qu’il voudra être. Même si à la naissance on a le sexe féminin, on peut décider plus tard qu’on est masculin. Cette invention à la fois ridicule et pernicieuse qui détruit la famille (père, mère, enfants) est devenue une norme politique et culturelle dans beaucoup de pays. Adieu la fête des pères ! Adieu la fête des mères ! Il faut désormais parler de parent 1 et de parent 2. Pour l’instant dans nos villages, on en sourit. Mais ça peut vite changer…

    Car des institutions internationales emploient aujourd’hui le mot « famille » pour désigner toutes sortes d’unions qui visent à saboter le plan de Dieu sur l’homme. Elles opèrent le changement de mentalité en modifiant le sens des mots. Ainsi, on ne dit plus avortement mais IVG (Interruption Volontaire de la Grossesse) ; on ne dit plus "sexe" mais "genre" ; on ne dit plus "procréation" mais "droits sexuels et reproductifs" ; on ne dit plus "famille" mais "famille sous toutes ses formes" ; on ne dit plus "époux" mais "partenaires égaux" ; on ne parle plus de "complémentarité" dans le foyer mais de "stéréotype". Ce qui nous inquiète, c’est que  plusieurs dirigeants africains, sous diverses influences, semblent avaliser ces orientations ou tout au moins adopter cette confusion de langage.

    « Pour l’avenir de la société et pour le développement d’une saine démocratie, il est urgent de redécouvrir l’existence des valeurs humaines et morales essentielles  et originelles… : Ce sont des valeurs qu’aucune personne, aucune majorité ni aucun Etat ne pourront jamais créer, modifier ou abolir, mais que l’on est tenu de reconnaître, respecter et promouvoir » (Evangelium Vitae 71) du Pape Jean-Paul II. En effet, aucune Nation ne peut rester longtemps en paix si elle n’investit pas sérieusement dans ces cinq valeurs immatérielles : le respect de la vie, la famille traditionnelle, l’éducation intégrale (corps, âme, esprit), le dialogue sincère, la solidarité sans exclusion. Avec la force de Dieu qui arme la détermination des petits David face aux géants Goliath, nous vaincrons.
Notre-Dame de Komiguéa, Reine des familles, priez pour nous.
Notre-Dame de l’Afrique, protégez nous.
Saint Michel Archange, défendez-nous dans les combats.
Nos saints anges gardiens, veillez sur nous.


+Pascal N’KOUE
  Omnium servus

 


Nouvelles de famille


- Nous souhaitons la bienvenue dans ce beau diocèse à tous les nouveaux agents pastoraux.

- Le Père Luc QUENUM, Sulpicien, résidera au presbytère de Tchatchou et interviendra au Grand
  Séminaire Providentia Dei.

- Le Curé de Sainte Trinité de Guéma est le Père TCHASSANTE T. Lambert, s.v.d.

- Le Curé de la paroisse de Sirarou est le Père AWAGA Félix, s.v.d.

- Une belle croix de 10m de haut, faite par notre menuiserie diocésaine, a été fixée sur le site marial de 
   Komiguéa, le 2 août dernier. Elle nous rappelle le primat du Christ Sauveur dans nos vies.

- Bénissons le Seigneur pour nos Sœurs Albertines (Alphonsine AGOGNON et Sylvie HOUNKPATIN) qui
  feront leurs vœux perpétuels à Calavi.

- De grand cœur nous accueillerons en octobre les Sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus
  (Teresitas) de Colombie. Elles ouvrent une maison de formation chez nous.

- Une messe solennelle d’envoi en mission a eu lieu le 30 août dernier à la Cathédrale, pour nos prêtres 
   fidei donum. Soutenons-les par nos prières, nos correspondances et tout geste d’affection.

- Une nouveauté absolue : enfin, on fabrique des cahiers à Parakou. Vive notre imprimerie diocésaine.
   Et merci aux amis de Vittorio Veneto et à l’Association des Familles Rurales.

- Félicitations à nos établissements scolaires qui ont réalisé cette année encore de très bons résultats aux
   examens officiels en juillet dernier.

- Le mois d’octobre est celui du Rosaire. Le chapelet tous les jours dans les familles et les CEVB est     
  vivement recommandé. Essayez de solenniser l’ouverture et la clôture de ce mois.

- Du 5 au 19 octobre aura lieu à Rome un Synode extraordinaire sur la famille. Prière et sacrifice.

- Le mois de novembre est traditionnellement réservé aux défunts. Ils ont uniquement besoin de nos 
  prières et surtout du saint sacrifice de la messe. Prions pour les âmes les plus délaissées du purgatoire.

- Les secteurs paroissiaux de Bétérou, de Banikanni et de Guéma sont priés d’élire le plus tôt possible
  leurs responsables qui siègeront au Conseil Presbytéral.


Quelques dates


3 sept         : Visite de la Supérieure Générale des Sœurs de la Consolata d’Italie, pour prospecter les lieux  en vue de l’ouverture d’une communauté de Sœurs.


6 sept         : Vœux définitifs des Frères Luc AMETODOU et Oscar TAWEMA à Okédama, à 9h 30.


7 sept         : Voyage sur Cotonou.


8-9 sept     : A Calavi. Célébration des 100 ans d’existence de l’Institut des Sœurs ocpsp.


10 sept    : Visite de Mme Winnie Joséphine, responsable du projet d’appui de nos hôpitaux.


15 sept-5 oct : Vacances. D’avance merci aux amis qui m’accueilleront chez eux.


1er oct         : Rentrée au grand séminaire "Providentia Dei" avant 18h.


6 oct         : Retour à Parakou.


12 oct         : Installation du Père Jonathan CAPO-CHICHI, Curé de Saint Joseph d’Alaga, à 9h 30.


13 oct         : Conseil diocésain pour les affaires économiques à 9h 30 à l’Archevêché.


14 oct         : A 9h 30 : Conseil presbytéral, à l’Archevêché.
                   A 16h : Presbyterium au Centre Pastoral.


15 oct         : Assemblée Générale : ouverture de l’année pastorale à 9h15. On passera toute la journée   ensemble. Prenez vos dispositions à l’avance pour les messes et dévotions.


16-17 oct     : Formation en gestion et comptabilité des agents pastoraux par le Frère Emmanuel DUPREZ.


19 oct         : Installation du Père Ernest DEGUENONVO, Curé de N-D de Lourdes d’Albarika, à 9h 30. Journée mondiale des missions. Quête impérée pour les O.P.M. Soyons généreux.


22-25 oct     : Conférence Episcopale à Natitingou. 25 ans du Petit Séminaire Saint Pierre.
   
N.B : Nous attendons les dernières propositions sur le jubilé des 70 ans de notre évangélisation et les 50 ans
        d’érection de notre diocèse au plus tard le 31 octobre.

Bible

Liturgie

Agenda Diocésain

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Doctrine sociale