Le mystère de la Sainte Trinité c’est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Dieu s’est révélé comme Père- Fils-Esprit. L’an dernier ce fut l’année du Père. La pandémie du coronavirus ne nous a pas permis de nous retrouver régulièrement. Cette année nous passons au Fils sans abandonner le Père. Ecoutons l’épitre aux Hébreux. "Après avoir, à bien des reprises et de bien des manières, parlé autrefois aux pères dans les prophètes, Dieu, en la période finale où nous sommes, nous a parlé à nous en un Fils qu’il a établi héritier de tout, par qui aussi il a créé les mondes" (He 1, 1-2). Ce Fils a été accrédité par Dieu officiellement deux fois au baptême et à la transfiguration : "Celui-ci est mon fils bien-aimé" (Mc 1,11 ; Lc 3, 22 ; Jn 1, 34), (Mc 9, 7 ; Lc 9, 34.35). Jésus le confirmera en disant : "Qui me voit, voit le Père" (Jn 14, 9). Ce Fils est Dieu en chair et en os. Il est l’image du Dieu invisible. Message éblouissant.

 

 

Le Prologue de saint Jean prend ici toute sa place : "Au commencement était le Verbe… et le Verbe était Dieu…et le Verbe s’est fait chair" (Jn 1…). Dieu invisible se fait voir. Dieu intouchable se laisse toucher, Dieu silencieux parle, Dieu sublime se fait petit, Dieu éternel meurt sur la croix et ressuscite triomphant. Mystère ineffable ! Mystère inouï ! Et tout ça pour notre salut. Voilà pourquoi Jésus ose nous demander d’être parfaits comme notre Père céleste est parfait.

 

Avant que Jésus ne commence sa mission, Jean le baptise. Dépouillé de sa gloire divine, il  descend humblement dans le Jourdain, comme un "monsieur tout le monde". Mais la voix du Père majestueusement le distingue et proclame: "Celui-ci est mon Fils bien aimé". Il est donc vrai Dieu et vrai homme. C’est lui le Messie annoncé depuis les siècles. "ECOUTEZ-LE", nous dit le Père. C’était quelques jours avant la passion, sur le mont Tabor. Il fut transfiguré en compagnie des deux géants de l’Ancien Testament : Moïse et Eli. Ses réformes sont mondiales, éternelles et sans appel : "Vos anciens vous ont dit… Mais moi je vous dis…". "Le Ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas". Et sa sainte Mère de renchérir :"Faites tout ce qu’il vous dira". Et comme si tout cela était insuffisant, il déclare solennellement: "J’ai vaincu le monde".

 

C’est l’apôtre St Jean qui a vraiment compris ce que Dieu attend de nous : c’est d’être fils dans le Fils, d’avoir un cœur d’enfant et de nous comporter en enfants de Dieu : "Voyez de quel grand amour le Père nous a fait don pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ; et nous le sommes… Mes bien-aimés, nous sommes enfants de Dieu dès à présent, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lorsqu’il paraîtra nous lui serons semblables puisque nous le verrons tel qu’il est" (Jn 3,1-2). Il faut y croire et se soumettre à cette vérité. La soumission à Dieu est une sécurité pour nous. Satan a perdu le paradis parce qu’il a refusé de se soumettre à l’Amour de Dieu. Cet amour semble une faiblesse. "Celui qui s’abaisse sera élevé".

 

Le Fils dévoile à la fois la tendresse de Dieu et la vocation très élevée de l’homme dans la Création. L’homme est vraiment appelé à la filiation divine pour une vie épanouie et éternelle. On parle très peu de notre filiation divine (cf. "Prier comme un enfant de roi" de Jean PLIYA). En effet, nous avons reçu un "Esprit qui fait de nous des fils adoptifs et par lequel nous crions Abba, Père. Cet Esprit lui-même atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Enfants, et donc héritiers, héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ, puisque ayant part à ses souffrances, nous aurons part aussi à sa gloire" (Rm 8,15-17).

 

Dans l’Ancien Testament, l’héritage du Peuple c’était la Terre Promise (Dt 4,21). Dans le Nouveau Testament, la Terre Promise devient l’ensemble des biens divins c’est-à-dire le Royaume (Mt 25, 34), la Vie éternelle (Mt 19,29). Le Père communique tous ses biens à son Fils incarné, mort et ressuscité. Révolution des révolutions ! Par le Fils tous les biens passent aux croyants. "De sa plénitude, tous, nous avons reçu, et grâce sur grâce" (Jn 1, 16). Voilà pourquoi St Jean affirme clairement : "A ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu" (Jn 1, 12). Cette capacité de devenir enfants de Dieu vient de Dieu. C’est un don gratuit du Père. D’où cet appel de l’Apôtre : "Cherchez à imiter Dieu puisque vous êtes ses enfants bien-aimés" (Ep 5,1). Ce qu’il nous reste à faire c’est de découvrir cet enfant de Dieu en nous et de vivre notre foi en conséquence. Contemplons comment Jésus a vécu en Fils de Dieu. C’est un trésor immense que cette filiation divine qu’il a réussi à nous communiquer. "Je m’en vais vers mon Père et votre Père". Jésus nous considère comme ses frères : "Tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait" (Mt 25, 40). C’est très sérieux.

 

Comme l’enfant prodigue, à un certain moment donné, il faut prendre conscience de sa misère intérieure et revenir au Père infiniment bon (Lc 15,11-32)  pour lui confesser ses péchés, pour se décharger sur lui de tous nos soucis. Il faut faire demi-tour. C’est cela la conversion. Car plus on s’éloigne de lui plus on est triste et agressif. Dans cette parabole, le Père, ému de compassion, a serré sur son cœur le fils revenu et a donné l’ordre de le fêter royalement. Il était comme mort. Car il avait perdu les occasions de saine joie. Quand on n’a plus d’argent les amis profiteurs nous tournent le dos. Tous ses copains et copines l’ont abandonné. Il jouissait d’une fausse gloire. Sans argent, finies les considérations. A son retour, il découvre à quel point son père l’aimait. Il ne le savait pas. Le fils aîné, qui est resté près du Père dans le confort et l’abondance non plus ne connaissait pas le cœur du Père. Il jouissait tous les jours de sa tendresse paternelle mais il ne souffrait pas de l’absence de son frère. Il en était même heureux. Il n’a pas supporté l’attitude du Père envers le fils prodigue. Comment combler d’affections un vagabond pareil, un voyou de la pire espèce alors qu’il méritait de vives reproches et une sanction exemplaire de haut calibre, et le renvoi définitif de la maison. Lui non plus n’avait pas encore découvert le cœur du Père qui ne rejette personne. Il fait lever son soleil sur les bons comme sur les méchants. C’est quand on est uni dans le cœur du Père qu’on se reconnaît tous frères. "Fratelli tutti", voilà le titre de la nouvelle encyclique du Pape François. Pour vivre cette fraternité universelle avec Jésus, les hommes et la Création, il faut résolument avoir un cœur d’enfant. "Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux" (Mt 18, 3).

 

+Pascal N’KOUE         

 Omnium servus

 

 

 

 

 

 

 UNE NOUVEAUTE FANTASTIQUE

                    POUR LES YEUX

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Optical Coherence Tomography

 

 

Malgré les difficultés économiques aggravées par la crise sanitaire de la pandémie du coronavirus, bien des structures de service de santé de l’Archidiocèse de Parakou avancent avec la bénédiction de Dieu. C’est le cas de l’Hôpital Ophtalmologique Saint André de Tinré (HOSAT). En effet, depuis le mois de septembre 2020, il a été mis en service dans cet hôpital un appareil ultra sophistiqué que les techniciens appellent OCT (Optical Coherence Tomography) qu’on traduit par Tomographie par cohérence optique. En termes plus simples, c’est un appareil qui sert à faire le scanner des yeux. Il paraît qu’il n’y a que trois équipements du genre au Bénin.

 

Avec cet appareil, on peut détecter très tôt certaines affections graves qui conduisent vers la perte totale des yeux : Par exemple le glaucome, les répercutions du diabète, de la drépanocytose et bien d’autres maladies de l’œil. Si ces maladies sont dépistées tôt et suivies correctement, nous pouvons aisément éviter non seulement la cécité mais aussi le fardeau financier, familial et social qui en résulte.

 

Nous disons notre profonde gratitude à la Conférence Episcopale Italienne (CEI) qui nous a offert cet équipement qui a coûté très cher.

 

Nous saisissons l’occasion pour inviter, à nouveau, tout le personnel soignant de l’HOSAT à faire un bon usage de ce joyau, dans l’intérêt de tous, et surtout des populations les plus démunies. Car tout ce que nous faisons c’est à des coûts sociaux.

 R. P. Ernest DEGUENONVO

 Coordinateur diocésain des hôpitaux et centres de santé

 

Nouvelles de famille

 

  • Après l'année du Père, nous vivrons cette année tous tournés vers le Fils pour l'écouter. Les événements de la vie sont une prédication de Dieu. Pratiquons l'apostolat de l'oreille pour écouter patiemment les gens, surtout les faibles qui sont les privilégiés du Bon Dieu.

  • Redécouvrons notre filiation divine en Jésus Christ. Ne banalisons pas ce privilège. "Il a donné à ceux qui croient en Lui le pouvoir de devenir enfants de Dieu" (cf Jn 1,12). Le baptême, porte d'entrée dans la foi chrétienne, nous confère une dignité céleste.

    - Le mois de Novembre est dédié à la commémoration des fidèles défunts. Prions pour eux. Confions les intentions de messe aux prêtres pour eux. Avec la permission de Dieu, les âmes du purgatoire aident beaucoup ceux qui prient pour leur délivrance.                                             

    - Le 1er octobre 2020, le Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier à ouvert à Ténonrou l'année de fondation spirituelle. Les candidats au sacerdoce sont au nombre de 37 pour les deux ans.

    - Nous remercions vivement Mgr Victor AGBANOU, évêque de Lokossa et Président de la Conférence Episcopale du Bénin, pour l'entretien qu'il a donné à Gaah-Baka aux séminaristes et formateurs du Séminaire Providentia Dei, à l'issue de la messe d'ouverture de l'année académique.

    - Prions pour le repos de l’âme de Sr Chantal BAZANTAY, du monastère l’Etoile Notre Dame.

    - L'encyclique du Pape François, Fratelli tutti (Tous Frères), nous aidera à mieux vivre notre filiation divine. C’est en étant fils d’un même Père qu’on se découvre tous frères.

    - L'association LA MAISON DE L'ARTEMISIA BENIN s'engage pour une année scolaire 2020-2021 sans paludisme dans nos trois séminaires et toutes nos écoles Catholiques. Que les Directeurs leur fassent un très bon accueil. Engageons-nous à cultiver un jardin d'Artémisia avec d'autres plantes médicinales.

     

    RECOMMANDATIONS POUR NOTRE HYGIENE SPIRITUELLE

  • "Soyons toujours joyeux dans le Seigneur" (cf. Ph 4,4).

  • Répétons à longueur de journée: "Jésus doux et humble de cœur rendez Mon cœur semblable au vôtre".

  •  Revalorisons notre baptême qui fait de nous des fils adoptifs de Dieu.

 

Veuillons incliner la tête en signe de vénération lors de certaines prières:

 

  • Et le Verbe s’est fait chair (Angelus).

  • Par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme (Credo).

  • Gloria Patri et Filio (Gloire au Père…).

  • Par Jésus, le Christ notre Seigneur (à la fin d’une prière).

  • Quand le prêtre bénit l’Assemblée à la fin de la messe : Que Dieu tout-puissant vous bénisse.

  • Quand on passe devant un calvaire, une statue de la Vierge Marie, de Saint Joseph etc.

    Dans plusieurs églises les pasteurs ont disposé les croix visibles sur les autels. Qu'ils en soient vivement félicités. En cette année du Fils, que les retardataires ne traînent plus les pieds.

  • Prions les psaumes invitatoires qui nous invitent à la joie dès la première heure de la journée.

    - Mettons en pratique cette recommandation de notre Seigneur: Quand vous entrez dans une maison dites: "Paix à cette maison et à ceux qui l’habitent" (cf. Lc 10,5).

 

Quelques dates

 

1er nov.       : Fête de la Toussaint. Ste messe au Séminaire N. D. de Fatima à 8h.

 

4 nov.         : Conseil diocésain pour les affaires économiques à 9h30, à l’Archevêché.

 

7 nov.         : Visite aux Petits-Clercs (Pré-séminaire pour les enfants des périphéries).

 

8 nov.         : Quête impérée pour les Lieux Saints (Elle devait être faite le Jeudi saint dernier mais

 

                       les églises étaient fermées à cause de la Covid-19). 

 

                     : Messe dominicale à Gbégourou à 9h30.

 

10-11 nov.   : Permanence pastorale à Djougou.

 

12 nov.        : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima.

 

12-13 nov.   : Visite de quelques prêtres de Natitingou.

 

14 nov.        : A Dassa pour le jubilé d’argent de l’érection de ce diocèse.

 

17 nov.        : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

18-19 nov.   : Visite au Séminaire Mgr Chopard-Lallier de Ténonrou.

 

21 nov.        : A Djougou pour les 75 ans de la création de la paroisse du Sacré-Coeur.

 

22 nov.        : Fête du Christ Roi. Rendez-vous à Komiguéa.

 

24-25 nov.   : Permanence pastorale à Djougou.

 

N.B. : La boulangerie-pâtisserie diocésaine a été bénie et inaugurée le 14 octobre 2020 au Centre Pastoral. Encore un motif d’action de grâce. Remercions l’Association des Familles Rurales de Veneto.

 

 

  Comment conserver les fruits pour les garder frais - Unlock Food

Un médicament sûr contre le coronavirus ? Il n’y en a pas encore. A quand le vaccin ? Personne ne le sait. Alors que faire ? Paniquer ? Non. Prévenir ? Oui. Mettons plutôt l’accent sur l’environnement interne du corps. C’est la solution la plus efficace. Sur quoi je m’appuie pour orienter vers la prévention ? Sur un aphorisme populaire qui dit : "Mieux vaut prévenir que guérir". Cela est surtout vrai quand il s’agit de la santé. Un des avantages de la pandémie Covid-19, c’est qu’elle nous oblige à fouetter nos méninges, à chercher d’autres solutions que celle des médicaments pharmaceutiques. La piste la plus sûre c’est de reprendre conscience de l’importance du système immunitaire. "En renforçant nos défenses immunitaires et antioxydants, en connaissant et en réduisant les facteurs de risques qui nous entourent, nous pouvons sinon échapper à de nombreuses maladies, du moins nous en protéger. De notre capacité à faire face à ce défi dépend notre avenir". Cette phrase est du Dr Luc MONTAGNIER, Prix Nobel de médecine 2008, in Les Combats de la vie. Mieux que guérir, prévenir, Ed. JC Lattes, 2008. Le coronavirus désormais qualifié de "mal du siècle" n’est donc ni une fatalité, ni une maladie dont on ne peut pas se protéger. Nous devons désormais compter avec lui dans notre vie quotidienne, comme nous le faisons pour le paludisme et pour d’autres maladies auxquelles nous sommes quotidiennement exposés. Et donc pas de panique. Ne nous laissons pas vaincre par le virus de la peur. Le Professeur Didier RAOULT, grand infectiologue, estime d’ailleurs que le Covid-19 est l’une des maladies respiratoires les moins graves.

 

Et pourtant, depuis plusieurs mois, le satané virus trouble le sommeil de beaucoup de personnes. Les mesures barrières commencent à agacer. La distanciation est difficile à observer. Avec les masques, non seulement on respire mal, mais on aspire encore les bactéries que le corps rejette par les voies respiratoires. L’eau, denrée chère en ville, n’est pas disponible à tout moment pour assurer l’hygiène des mains. Par conséquent les gestes barrières ne sont respectés qu’en très peu d’endroits, dont les églises catholiques notamment. Dès qu’on se trouve hors des lieux de culte et de réunion, chacun agit comme bon lui semble. C’est un peu la pagaille. Explorons plutôt une autre solution.

 

Je voudrais, par cet article, insister sur l’efficacité de la prévention à portée de main, facile à observer et plus agréable que les recommandations des institutions internationales. Il s’agit de l’hygiène alimentaire naturelle, que la maxime multiséculaire et toujours d’actualité  d’Hippocrate (460-377 av. J.-C.), ancêtre de la médecine, exprime en ces termes concis: "que ton aliment soit ton seul remède". Ce médecin grec avait vu juste. Il en découle que le microbiote (flore intestinale) est la clé incontournable ou le code secret de notre santé. Le système digestif est notre rempart contre le virus. C’est d’ailleurs ce qu’enseigne Henri JOYEUX, Professeur en médecine, que je vous prie de lire avec beaucoup d’attention : "Le microbiote de notre tube digestif, quand il est en équilibre, représente 70 à 80% de nos défenses immunitaires. Il est en relation avec les autres microbiotes : des poumons, du foie, de la peau, des voies génitales et même du cerveau et des reins. Ils sont destinés à protéger chaque organe des agressions extérieures venant de certains pathogènes bactériens, virus, champignons et des pollutions environnementales". En termes décisifs, c’est ce que nous mangeons qui nous rend vigoureux ou malades. C’est vraiment notre assiette qui commande notre santé et peut favoriser notre longévité. La leçon est claire. Quel bonheur de le savoir.

 

La guerre qu’on mène systématiquement pour exterminer en nous les microbes, les bactéries, les virus, guerre soutenue par les laboratoires, les fabriquants d’antiseptiques et de vaccins, agresse notre organisme, l’affaiblit et le rend très vulnérable. Car, "le médicament est un produit chimique non organique…, qui présente des risques en engendrant des effets secondaires nombreux (signalés d’ailleurs sur les notices) qui encrassent, intoxiquent et surchargent les organes d’élimination du corps que sont la peau, les poumons, le foie, les reins et les intestins" (Danielle P. TEVOEDJRE, in Santé et Longévité par l’alimentation). Tout médicament de synthèse est donc un danger potentiel. Beaucoup de malades développent une infection liée à une bactérie multirésistante et certains patients en meurent, parce que les défenses immunitaires naturelles sont affaiblies par tous ces produits toxiques.

 

En tout cas, l’augmentation du nombre des hypertendus, des maladies cardiaques, des cancers, des diabétiques etc., fait douter désormais de la médecine conventionnelle comme panacée à nos problèmes. Certes, elle a fait des bonds en avant depuis Louis PASTEUR, mais redécouvrons les conseils d’Hippocrate sur l’importance des plantes médicinales et des aliments naturels. Les pontes ou les ténors de la médecine conventionnelle taxeront notre vision d’archaïque, d’obsolète et de surannée. Et ils se feront les avocats de la toute-puissante et lucrative industrie pharmaceutique, qui est plutôt constructrice et gardienne de nécropole, et cause principale des maladies dites modernes. Nous savons désormais que les thuriféraires de cette médecine "mécanique" n’ont pas la maîtrise absolue de toute la question sanitaire. Et comme la "raison du plus fort est toujours la meilleure", ils imposent la dictature du monopole sanitaire qui leur rapporte d’énormes bénéfices. La docilité moutonnière à laquelle on veut nous conduire, en nous inoculant la peur de la mort, causera de grands préjudices à l’humanité si nous cédons.

 

La vraie pharmacie c’est Dieu qui nous la donne : c’est la Terre. Respectons-la. Notre santé en dépend. Préservons-la pour mieux vivre. N’oublions pas que l’être humain est une partie de la création. Il est un élément de la biosphère. Et le Pape François de renchérir : "l’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées : la relation avec Dieu, avec le prochain, et avec la terre" Laudato Si, n° 66. Cette interdépendance des créatures est voulue par notre Créateur. Les animaux sauvages et même domestiques nous en donnent l’exemple. Quand ils ne sont pas "confinés", ils se laissent guider par leur instinct pour choisir leur nourriture et leurs plantes médicinales. Voilà pourquoi ils ne tombent pas malade ou très peu. Il n’est pas interdit d’apprendre d’eux. Je me réjouis qu’il y ait de plus en plus des nutritionnistes compétents et des naturopathes avisés, capables de nous orienter. Je crois qu’il faudrait leur faire un peu plus confiance. Ce que nous consommons de façon saine est comme le bon carburant qui permet à un moteur de fonctionner correctement et de durer dans le temps. Voilà pourquoi il nous faut une alimentation ad hoc et équilibrée.

 

Revenons donc à la santé naturelle. Tournons-nous résolument d’abord vers les plantes locales, tant au niveau de l’alimentation que des remèdes. Car comme le dit le scientifique Antoine BESCHAMP, contemporain de Louis PASTEUR (XIXè siècle) : "Le microbe n’est rien, le terrain est tout". Le terrain c’est le tube digestif. Malheureusement, nous sommes déjà trop habitués aux médicaments toxiques, et même aux placebos et faux médicaments. Mais il faudra une auto-éducation pour changer nos mauvaises habitudes sur ce point. Il est temps d’organiser aussi un battage médiatique sur les aliments sains, capables de "booster" notre santé et même "blinder" notre organisme. La Bible nous dit : "Le Seigneur a créé les plantes médicinales, et l’homme sage ne les méprise pas" (Si. 38, 4). "Un peu de sagesse" donc, nous crie la nature fatiguée d’absorber les engrais chimiques et toute sorte de poisons et de pollutions. Quel bonheur si le Coronavirus nous aidait à prendre la décision politique irréversible de l’agro-écologie ! Car la question sanitaire ne doit plus être réservée aux infirmiers et aux médecins mais aussi aux agronomes. Réconcilions-nous avec la Nature. Reconnectons-nous aux lois naturelles pour notre bien-être physique, psychique et moral. Osons dire non à ceux qui tiennent coûte que coûte à nous vacciner sans notre consentement. J’admire leur philanthropie, mais je doute de leur honnêteté.

 

 

 

+Pascal N’KOUE.

 

 

Je propose enfin l'Artémisia, le super missile anti paludique et anti corona. C’est la reine des super-plantes. Ses effets sont spectaculaires. A en croire le Pr Henri JOYEUX, "cette découverte (de l’Artémisia) a valu au professeur chinois TU YOU YOU le prix Nobel de médecine en 2015, lui donnant une valeur scientifique définitive et mondiale… Elle a une efficacité immunologique plus large qu’on le pense… Sa consommation reste indiquée sans tarder chez les personnes à risque". Blague à part, cette plante aux multiples principes actifs est réellement un danger redoutable pour les firmes pharmaceutiques. L’Artémisia pourrait enterrer une bonne partie de la médecine occidentale toxique, si on plantait deux ou trois pieds dans nos maisons. Les raisons avancées pour la discréditer sont obscures. Résistons à la manipulation… Alors, chaque soir, une bonne tasse d’Artémisia annua ou afra! Cette tisane a été largement utilisée récemment en Chine dans le traitement du Covid-19. Dame Nature est vraiment merveilleuse. Bénissons le Créateur. Entrons dans sa logique et ne craignons plus les virus et les microbes.

 

 

Nouvelles de famille

 

- Prions pour le repos de l’âme de Sr Philomène KOUBYA, moniale de l’Etoile Notre-Dame et de celle d’Elisabeth, maman de Sr Amandine NATTA, décédées le mois dernier.

 

- Wilfried YAYI, Samson MEHOU et Innocent ADJAGBA ont été ordonnés diacres le 8 août 2020 en l’église Cathédrale St Pierre et St Paul.

 

- Le Séminaire Propédeutique comprend deux années. Iè : Initiation à la vie communautaire et remise à niveau. IIè : Année de spiritualité proprement dite. Pour la rentrée d’octobre, les 40 lits disponibles sont tous occupés. Bénissons le Seigneur.

 

- Nous saluons avec gratitude la branche féminine de l’Institut N. D. de Vie qui enseignera désormais l’oraison dans le Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier. Quelle aubaine !

 

- L’abbé Félix KINNIN est désormais incardiné dans l’Archidiocèse de Cotonou. Tout s’est fait dans les règles de l’art.

 

- Les quêtes impérées pour les Lieux Saints et pour le denier de St Pierre se feront ces mois-ci. Soyons généreux comme d’habitude.

 

- Bonne reprise des classes aux élèves, étudiants, séminaristes etc. Bonne rentrée pastorale aux agents pastoraux. Que les nouveaux se sentent d’office en famille dans le diocèse.

 

Quelques dates

 

1-14 sept.    : Vacances de l’Evêque.

 

13 sept.       : Quête impérée. Collecte pour les Lieux Saints (Jérusalem-Palestine).

 

15-16 sept.  : Permanence pastorale à Djougou.

 

19-21 sept.  : Visite à Ténonrou (Africae Munus-Séminaire Mgr Chopard-Lallier).

 

22-23 sept.  : Permanence pastorale à Djougou.

 

27 sept.       : Messe dominicale à Sirarou.

 

30 sept.       : Rencontre des prêtres formateurs des Séminaires diocésains à Prov. Dei.

 

4 oct.          : Quête impérée pour le denier de saint Pierre.

 

6-7 oct.       : Permanence pastorale à Djougou.

 

11 oct.        : Messe dominicale au Séminaire Mgr Chopard-Lallier.

 

13 oct.        : - Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

  • Presbyterium à 16h.

 

14 oct.        : Au Centre Pastoral : ouverture de l’année pastorale à 9h. Venez avec vos

 

                     bréviaires. Et que les prêtres viennent avec leurs vêtements liturgiques.

 

18 oct.        : Journée mondiale des missions. Quête impérée pour les O. P. M.

 

18-21 oct.   : Conférence Episcopale à Natitingou.

 

N. B. - Le thème de cette année pastoral est sur le Fils bien-aimé de Dieu. En l’écoutant et en le contemplant, redécouvrons-nous fils et filles aimés de Dieu pour mieux l’annoncer. Améliorons nos relations de confiance, de tendresse et d’amour envers Dieu et le prochain.

 

- Les noms des nouveaux responsables des secteurs paroissiaux sont attendus au plus tard le 15 septembre 2020 à la Curie diocésaine

 

Séminaire Providentia Dei

La Plume : Où et comment est née et a germé l’idée de la création d’un Séminaire diocésain ?


 Mgr : Dans les années 2000, j’étais l’évêque chargé des séminaires interdiocésains au Bénin. Il fallait nécessairement faire des réformes. Pour un séminaire interdiocésain c’est très difficile d’obtenir d’emblée l’adhésion de tous les évêques sur les réformes qui ne viennent pas de Rome. Alors le Seigneur m’a inspiré de créer un Séminaire diocésain pour une formation plus spécifique. Aujourd’hui le fossé est comblé puisque les formateurs du Séminaire diocésain Providentia Dei et des autres Séminaires du Bénin se partagent aimablement les expériences.

 

La Plume : Quels ont été les principaux acteurs de ce projet ?

 

Mgr : Le principal acteur dans l’Eglise, c’est toujours l’Esprit Saint. C’est lui qui inspire, guide et accompagne jusqu’au bout. Tous les jours, je lui demande de m’éclairer. En effet, la formation des futurs prêtres est beaucoup plus une œuvre divine qu’humaine. Avouons cependant qu’au plan humain, le premier co-concepteur de ce Séminaire c’est le R. P. Alphonse QUENUM, paix à son âme. A l’époque, il était Recteur de l’Université Catholique d’Abidjan (UCAO). Pendant ses vacances, il venait me voir à Natitingou par amitié. Il m’a laissé un manuscrit de grande valeur sur ce Séminaire diocésain. Nous nous en sommes servis pour les statuts. C’était vraiment un grand formateur. Le 2ème co-concepteur c’est le R. P. Didier GNITONA, le Recteur actuel. A l’époque, il était Recteur du Grand Séminaire St Gall de Ouidah. C’est à lui que j’avais demandé de s’occuper des plans des divers bâtiments et de leur harmonisation (plan de masse). Il y a travaillé d’arrache-pied pendant deux ans. Mais le génie sans conteste de ce sublime projet c’est le R. P. Denis Le Pivain, prêtre fidei donum de l’Archidiocèse d’Avignon. Il a été le Recteur fondateur. C’est le grand ingénieur dans tous les sens. Il avait la perspicacité des premiers missionnaires et le charisme de la docilité à l’Esprit Saint. Il a réussi dès le départ à introduire dans le Séminaire l’esprit de famille auquel je tenais beaucoup. Et puis, il ne faut pas oublier le premier économe, le R. P. Aimé NATA, « un bulldozer » exceptionnel au travail. Il y a aussi les autres formateurs, le personnel religieux en l’occurrence les Sœurs de la Providence de st Paul de Kara, les fidèles laïcs, les bienfaiteurs discrets et les divers organismes : ce sont tous des acteurs importants. Qu’ils soient tous bénis copieusement!

 

La Plume : Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour la réalisation de ce projet ?

 

Mgr : Le Séminaire a ouvert officiellement ses portes le 1er octobre 2014. Ce fut comme un cadeau du Ciel au cours du jubilé des 70 ans d’évangélisation de Parakou. Tout départ est chargé d’obstacles, d’inconnus, de surprises. Mais je dois avouer que je n’ai pas rencontré de difficultés majeures. Au contraire, j’ai été plutôt agréablement surpris de la générosité débordante du Bon Dieu. Dès la première année, les séminaristes avaient la chapelle. Puis l’année suivante en 2015, il ya eu la bibliothèque, le réfectoire, la cuisine, les cabines des séminaristes. Les infrastructures ont été mises très vite en place. Tout le diocèse et beaucoup d’amis du Bénin et hors du Bénin, les organismes catholiques sont vite accourus pour soutenir ce « bébé » naissant. J’ai été épaulé fortement par le Nonce Apostolique Mgr Brian UDAIGWE. Et comme si cela ne suffisait pas, ce Séminaire en gestation a reçu la visite du Cardinal G. BERTELLO et du Cardinal R. SARAH. Grâce au Cardinal F. FILONI, ce Séminaire a été élevé dès le début au même rang que les Séminaires interdiocésains soutenus par Propaganda Fide (Rome). Aucun Séminaire au Bénin n’a eu toutes ces attentions dès le départ, si je ne m’abuse. Le plus beau c’est que je pensais qu’on mettrait longtemps à remplir les 50 cabines pour séminaristes. Le secret de cette réussite sur le plan humain, c’est peut-être l’esprit de famille, la convivialité et la cohésion des formateurs autour du Recteur. Cela rejaillit évidemment sur les séminaristes. Et toutes les semaines, je vais les visiter ; entre autres, je m’intéresse beaucoup au reboisement. Je prie avec les séminaristes et je prends le repas de midi avec eux.

 

La Plume : L’idée de créer ce Séminaire a été sans doute très critiquée aussi bien par les fidèles que par les prêtres, et même par certains évêques. Comment êtes-vous parvenu à le digérer ? N’avez-vous pas été tenté un instant de tout abandonner ?

 

Mgr : C’est normal que les gens critiquent. Ils font de la publicité sans le savoir. Même si leurs propos sont négatifs, ils en parlent et les gens sont informés. Entre nous, même Dieu qui est parfait et tout-puissant n’arrive pas toujours à obtenir l’unanimité. Et puis, il y a souvent une part positive même dans les critiques les plus acerbes. C’est ce côté positif que je recueille et non la part méchante que j’envoie rapidement à la poubelle. Il faut toujours éviter d’intoxiquer son esprit avec les propos négatifs des autres. Enfin, les critiques, en général, portaient sur la non nécessité d’un tel projet, vu l’existence déjà de plusieurs Séminaires dans le pays… Puis certains se demandaient où trouverais-je les sous ? C’est oublier que Dieu est le richard des richards : "Au Seigneur le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants", dit un psaume.  Enfin d’autres étaient sûrs que je n’aurai pas les professeurs qualifiés. Bref ! Je ne suis jamais affecté par les critiques. Elles m’aident plutôt à me réfugier davantage dans le Seigneur pour mieux rebondir. C’est une grâce spéciale. C’est un mystère. Tant que je suis convaincu que c’est une œuvre de Dieu, je fonce et rien ne m’arrête. Il a fallu qu’on me critique pour que je découvre que ce sont les séminaires diocésains que le droit canon encourage et non les séminaires interdiocésains (Can. 237§ 1). Eh oui, c’est le Séminaire diocésain qui est vraiment le cœur de l’évêque. Pour votre curiosité, le seul évêque qui m’avait soutenu clairement dès le départ, c’était l’évêque de Djougou, feu Mgr Paul VIEYRA. Paix à son âme. Deux ou trois séminaristes de Djougou faisaient partie des premières "recrues".

 

La Plume : D’aucuns pensent que ce séminaire vient créer une scission dans le futur clergé béninois.

 

Mgr : Comme je viens de l’insinuer, il faut laisser les gens bavarder. Une scission dans le clergé ! Même des frères et sœurs du même sang peuvent se diviser. Ecoutez ! Il y a un théologat à Ouidah, un autre à Tchanvédji. Ça fait deux théologats au Bénin. Où est la scission du clergé? Pourquoi il n’y aurait pas un philosophat à Djimè et un autre à Parakou ? Les séminaristes de Providentia Dei, après le philosophat de Gaah-Baka, vont faire le théologat à Ouidah ou à Tchanvédji. Ils se mélangent aux autres. Même si un jour on devrait avoir un théologat à Parakou cela ne suffit pas pour diviser le clergé. La division vient des cœurs aigris, frustrés, compliqués, ondoyants, malades et non des lieux différents de formation. Un peu de jugeote !

 

La Plume : On dit aussi que ce Séminaire vise à former des « prêtres paysans ». Qu’en dites-vous ?

 

Mgr : Si ce séminaire arrivait un jour à former des prêtres paysans, je bondirais de joie et dirais avec l’illustre poète latin Virgile que c’est un bonheur et non une malédiction. "O fortunatos nimium, sua si bona norint, agricolas", littéralement cela se traduit ainsi : "trop heureux seraient les paysans s’ils connaissaient leur bonheur" ! La devise des ingénieurs agronomes, vous la connaissez n’est-ce pas ? C’est "sine agricultura, nihil". Sans agriculture on ne peut pas vivre. Moi-même je me décerne le titre d’évêque paysan. Il n’y a aucune honte à cela.  Etre paysan signifie être un agriculteur, travailler la terre sans la saccager comme le Créateur nous le demande. C’est admirer, contempler, respecter la nature comme les moines, nos maîtres en ce domaine. Ils prient avec la nature. Allez voir dans un monastère et vous me donnerez raison. La Bible est théocentrique. Tout vient de Dieu et tout est tourné vers Dieu. Dans les évangiles, Jésus s’identifie au semeur, au berger, à la vigne, au pain, au vin etc. Aujourd’hui, beaucoup d’idées circulent pour qu’on revienne à la sauvegarde de l’environnement, de la biodiversité, bref de "la maison commune" pour emprunter les mots du pape. Je veux un Séminaire Laudato Si’ et des prêtres Laudato Si’. Si on les appellera prêtres paysans c’est tant mieux. St François d’Assise prêchait non seulement aux hommes mais aussi aux animaux, aux oiseaux et même aux fleurs. Il invitait les fleurs à louer le Seigneur comme si elles étaient dotées de raison. Après avoir proclamé une semaine Laudato Si’, le Pape actuel nous demande de passer à toute une année spéciale Laudato Si’. Nous avons tort d’avoir honte d’être appelés paysans. C’est parce qu’on nous a mis dans la tête, depuis la colonisation, que celui qui va à l’école du Blanc ne doit plus travailler avec ses mains. Erreur monumentale ! "Les mains que voici ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons " (Ac 20,34), dit le savant apôtre missionnaire et mystique St Paul à ses détracteurs. A quoi servent tant de diplômes universitaires aux Béninois qui sont sans emplois ? Je veux des prêtres très cultivés en sagesse que Dieu donne, je veux des prêtres saints, qui demeurent en Dieu, imitant le cœur sacerdotal du Christ. Qu’il y en ait parmi eux qui deviennent de grands chercheurs comme Origène, st Augustin, st Thomas d’Aquin, je n’ai rien contre. Mais il faut d’abord qu’ils rencontrent le Christ. Sinon, ils seront comptés pour rien. Le Pape François pour nous aider à reconsidérer la création nous offre cette belle phrase : il dit que la nature est comme "un splendide livre dans lequel Dieu nous parle et nous révèle quelque chose de sa bonté et de sa beauté" (Laudato Si’).

 

La Plume : Et si on vous demandait le véritable objectif de Providentia Dei-Laudato Si ?

 

Mgr : Le véritable objectif de Providentia Dei repose sur quatre piliers. Ce séminaire vise d’abord à former des prêtres ayant une vie intérieure profonde, forgée par la spiritualité carmélitaine de l’oraison d’intimité. C’est la colonne vertébrale de toute la formation. Je profite pour saluer l’Institut Notre Dame de Vie de Venasque pour la précieuse collaboration de leurs prêtres en ce Séminaire; deuxièmement il vise à faire connaître et aimer les deux formes du rite romain à savoir la forme ordinaire et la forme extraordinaire. Ces deux formes ne s’opposent pas ; elles cohabitent pacifiquement à Providentia Dei et s’enrichissent réciproquement ; troisièmement à former non seulement la tête et le cœur mais aussi les mains des séminaristes. "L’homme pense parce qu’il a une main", dit le philosophe grec Anaxagore (Vè siècle av. J.-C.); enfin ce Séminaire vise à former des prêtres missionnaires prêts à aller partout, spécialement auprès des petites gens, des couches sociales défavorisées, dans les périphéries, loin des centres urbains pour le salut des âmes. Car le grand souci de Dieu c’est de sauver le monde entier, de nous donner la vie éternelle! Est-ce un hasard si la pose de la première pierre du Séminaire a été faite un 14 décembre (fête de saint Jean de la Croix) en présence des reliques de sainte Thérèse de Lisieux, sainte patronne des missions. C’était en l’an 2013.  Les prêtres de Providentia Dei seront des missionnaires intrépides, c’est mon vœu.

 

La Plume : En septembre 2019 Providentia Dei a bouclé cinq ans d’existence. Êtes-vous satisfait et encouragé à poursuivre ?

 

Mgr : Le Séminaire n’est pas une entreprise personnelle. Je préfère me tourner vers le Ciel et dire merci à Dieu pour ce cadeau béni. Merci aux formateurs qui s’adaptent au style nouveau. Merci et pardon ! Pardon parce qu’on n’est jamais à la hauteur. Est-ce que Dieu est satisfait de moi ? Satisfait de ce que je fais ? La perfection n’est pas de ce monde, nous le savons. Le Séminaire est une œuvre d’Eglise ; elle est à la fois divine et humaine. En ce sens, il y aura toujours des choses à améliorer. Dans tout ce qui est humain il y a des limites et même le péché. J’en suis conscient.  Ma grande surprise c’est que l’Organisme Catholique "Aide à l’Église en Détresse" a voulu que Providentia Dei soit proposé comme un des modèles de séminaires en Afrique. D’où l’envoi d’une journaliste de la chaîne de télévision KTO pour un reportage sur la vie dans ce Séminaire. Cela a eu lieu en octobre 2019, "mois missionnaire extraordinaire". A partir de ce reportage, beaucoup d’évêques africains ont connu notre Séminaire, et désirent nous envoyer leurs séminaristes. Alléluia ! Mais nous n’avons pas suffisamment de places pour nous-mêmes.

 

La Plume : Quel est votre mot de fin à l’endroit de ceux qui vous liront ?

 

Mgr : Qu’ils viennent et qu’ils voient. Beaucoup de préjugés négatifs tomberont. Qu’ils voient ce que les formateurs et les séminaristes vivent. Qu’ils leur posent des questions directement à eux pour en savoir encore plus. Jésus et sa sainte Mère sont vraiment présents dans ce Séminaire. Je remercie vivement Mgr Antoine SABI BIO, évêque de Natitingou, le grand "fournisseur" des prêtres formateurs. Et vous comprenez pourquoi. Le diocèse de Parakou s’est affectionné de ce Séminaire. Je n’ai aucune crainte pour l’avenir de cette maison de formation. Je peux maintenant chanter mon "Nunc dimittis" et m’en aller en paix, si Dieu le veut. Mais Satan ne dort pas. Il déteste nous voir progresser en vertu et en sainteté. Ne nous permettons pas de somnoler. Soyons vigilants. Confions tout à la Mère de Dieu. Voici ma prière finale : que la Vierge Marie, Mère du prêtre par excellence, protège ce Séminaire et intercède pour chacun et pour tous, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen !

 

                                                                  (Propos recueillis par les séminaristes de Providentia Dei)

 

Nouvelles de famille

 

-   Le mois de juillet est celui du Précieux Sang de Jésus-Christ. Il prolonge le mois de juin réservé au Sacré-Cœur. Par son propre sang, le Christ est entré une fois pour toutes dans le saint des saints pour obtenir notre rédemption définitive (Cf. He 9, 12). Cette dévotion méconnue aujourd’hui mériterait qu’on y revienne.

 

-  Juillet, cette année, c’est le mois des examens officiels. Accompagnons de nos prières et de notre proximité tous les candidats aux divers examens.

 

-  Le Saint-Père François vient d’affecter au SRI LANKA le Nonce Apostolique Brian UDAIGWE après 7 ans de mission au Bénin et au Togo. Les Nonces au Bénin ont un mandat de 5 ans seulement. Nous le remercions vivement pour sa proximité de pasteur, pour tous les conseils et soutiens.

 

-  Prions pour le repos de l’âme de Pierre, papa de l’abbé Cosme ADJOMALE, décès survenu en juin dernier.

 

-  Les témoignages de générosité et de solidarité envers les nécessiteux continuent de me parvenir, et c’est "à l’actif" du coronavirus : "A quelque chose malheur est bon". Merci pour toutes ces générosités et attentions gratuites envers les plus fragiles.

 

-  Prions pour le repentir de l’abbé Mathias VIGAN dont le renvoi de l’état clérical a été décidé par le Saint-Siège. Dieu est riche en miséricorde.

 

-  C’est le mois des vacances : ce qui repose ce n’est pas de rester les bras croisés mais c’est changer d’activité. Il faut desserrer l’emploi du temps sans perdre la bonne hygiène alimentaire et le rythme de sommeil correct. Mais le vrai trésor des vacances ce sont les moments passés seul avec le Seigneur et les diverses rencontres avec les amis, la famille, les nouveaux visages, le travail des mains, spécialement l’agro-pastoral etc.

 

-  Revenez des vacances avec plus de joie. Car un chrétien amer est une catastrophe.   

 

Quelques dates

 

5 juillet          : Confirmations à la Cathédrale à 9h30.

 

7-9 juillet       : Permanence pastorale à Djougou.

 

13-15 juillet   : Séjour à Ténonrou (Africae Munus).

 

19 juillet         : Confirmations à St Joseph d’Alaga.

 

21-22 juillet    : Permanence pastorale à Djougou.

 

21-26 juillet     : Camp des séminaristes au Séminaire Providentia Dei.

 

25 juillet           : Rencontre avec les séminaristes à 17h.

 

26 juillet           : Collation des ministères au Séminaire Providentia Dei à 9h30.

 

26-29 juillet      : Session des aspirantes à la vie consacrée au Séminaire Providentia Dei.

 

29 juil-1er août  : Session de formation des futurs séminaristes à Providentia Dei.

 

N. B : 14 octobre 2020 : Assemblée Générale pour l’ouverture de l’année pastorale.

 

 

 

 

 

 

 

 

En réponse à la V.D n° 103 de Parakou sur le Coronavirus, le professeur en médecine, Henri JOYEUX, que nous ne présentons plus au Bénin, a fait une excellente contribution en sept points. Ce sont des conseils précieux qui nous aideront à développer et à entretenir nos défenses immunitaires contre le Covid-19. Nous le remercions vivement pour cet éclairage pointu de spécialiste. Lisons plutôt.

 +Pascal N’KOUE.

  Omnium servus

 

1/ Une Alimentation à forte orientation végétarienne 

 

Nous conseillons de forcer sur les produits végétaux de proximité, frais et de saison, correctement lavés dans une belle eau courante.

 

Les fibres végétales des fruits et légumes frais, non dégradées ni ramollies par un excède cuisson, longuement mastiquées avant d’avaler, entretiennent le microbiote intestinal fait de milliards de bactéries, virus et champignons qui vivent en symbiose avec notre organisme et stimulent en permanence nos défenses immunitaires.  

 

Le microbiote (flore intestinale) de notre tube digestif, quand il est en équilibre, représente 70 à 80% de nos défenses immunitaires. Il est en relation avec les autres microbiotes : des poumons, du foie, de la peau, des voies génitales et même du cerveau et des reins. Ils sont destinés à protéger chaque organe des agressions extérieures venant de certains pathogènes bactériens, virus et champignons et des pollutions environnementales.

 

En plus des protéines végétales des céréales et légumineuses, on peut consommer les protéines animales d’origine marine, des poissons et fruits de mer de qualité, des animaux à deux pattes pour les viandes blanches et pas plus d’une fois par semaine des gros animaux à quatre pattes apportant une viande surtout rouge dont il ne faut pas abuser.

 

2/ La Cuisson à la vapeur douce, courte qui ne dépasse pas 97°C 

 

Pour tous les aliments à cuire, cette cuisson à la vapeur douce est indispensable pour faciliter la digestion et ne pas détériorer les qualités nutritionnelles des aliments.

 

Trop cuire, trop longtemps et à trop forte température, fait disparaître en particulier les vitamines et les meilleurs molécules du totum de l’aliment.

 

Un cuit vapeur de type couscoussier est ce qu’il y a de moins cher et de plus efficace.

 

Ce type de cuisson laisse à l’aliment végétal ou animal ses saveurs et arômes originaux qui ne peuvent que régaler le palais des saveurs et préserve le croquant de ses fibres, garantie de leur biodisponibilité pour l’organisme et la santé de notre microbiote intestinal.

 

3/ Des boissons abondantes pour rester bien hydraté surtout dans les pays ou les saisons sont chaudes et humides. 

 

Plus on avance en âge, moins on a tendance à boire (pour ne pas se lever la nuit), ce qui crée une déshydratation progressive et inconsciente, source de malaises, d’hypotension artérielle, d’insuffisance rénale et d’état lentement dépressif. 

 

Parmi les meilleures boissons l’eau potable au plus proche de chez vous ou filtrée si nécessaire si elle est trop chargée en chlore. Eviter les bouteilles en plastiques en particulier l’été, et toutes les boissons sucrées avec vrais ou faux sucres, de type soda, coca, jus industriels… 

 

Si vous voulez consommer des boissons alcoolisées ne pas dépasser une ration de 125ml par repas soit 1/4 de litre par jour, de vin ou bière locale et éviter les alcools forts type whisky, vodka, eau de vie, pernod. Pris régulièrement ils fatiguent notre foie et l'orientent vers la cirrhose. 

 

4/ Une activité physique régulière pour brûler les excès alimentaires de la surnutrition 

 

L’activité physique est le meilleur moyen de gérer l’énergie et les puissances physique et psychique qui nous animent. 

 

Elle entretient notre système osseux que nous refaisons tous les 10 ans si nous sommes réguliers et ainsi nous évitons décalcification et ostéoporose, amyotrophie source de faiblesse musculaire . 

 

Elle entretient aussi la souplesse de nos articulations meilleur moyen d’éviter l’arthrose et les handicaps du vieillissement.

 

Elle évite le surpoids et l'obésité qui conduisent au diabète et à ses nombreuses complications. 

 

Elle participe à la prévention des cancers du sein, de la prostate et de beaucoup d'autres localisations.

 

5/ La respiration d’un air le moins pollué

 

L’air que nous respirons est vital pour l’oxygénation de tout notre organisme. Nous ne vivons pas dans une atmosphère stérile car nos défenses immunitaires sont parfaitement organisées pour capter et rejeter les intrus par sécrétions et expectorations régulières.

 

Les exercices respiratoires le matin au lever avec de grandes inspirations suivies d’expiration complète sont excellents pour l’entretien de nos bronches, bronchioles et alvéoles pulmonaires. 

 

Evidemment les addictions tabagiques ou autres fumées doivent être réduites à minima, responsables de broncho-pneumopathies chroniques et d’infections en tout genre, d’infarctus du cœur et d’accidents vasculaires cérébraux que l’on peut éviter par des comportements de santé.

 

6/ Le sommeil réparateur d’au moins 7 à 8h/24h 

 

Il a parfaitement été conçu par l’Architecte de la Vie, avec le rythme des 3 fois 8h, comprenant les deux périodes de 8h d’éveil dans lesquelles sont inclus les moments de repas et de partages en famille, entre amis. 

 

L’inéluctable temps de réparation pendant les 8h de nuit reste vital.

 

Il est fait pour soulager nos milliards de neurones qui ont beaucoup travaillé en journée animant nos décisions, agissements, bonheurs et tristesses.

 

7/ Les tisanes ou infusions d’artémisia pour stimuler l’immunité et prévenir les accès palustres.

 

Qu’il s’agissse d’Artémisia annua ou afra, ce qui compte c’est le totum de la plante. Sa consommation régulière sous forme de tisanes au moins une fois par jour est un excellent moyen de prévention du paludisme. 

 

Les preuves s’accumulent. Cette découverte a valu au professeur chinois Tu You You le prix Nobel de médecine en 2015 lui donnant une valeur scientifique définitive et mondiale.

 

Si par une simple tisane prise sur une semaine cette tisane est capable de traiter et même de prévenir le paludisme, c’est qu'elle a une efficacité immunologique plus large qu’on ne le pense. 

 

Il vaut la peine de la consommer dans le cadre de la stimulation des défenses immunitaires même face au Covid 19. Si des études randomisées sont scientifiquement utiles et recommandées, sa consommation reste indiquée sans tarder  chez les personnes à risques.

 

  

 Professeur Henri JOYEUX

 et son épouse Christine

 

NOMINATIONS 2020

 

NOM ET PRENOMS DES PRETRES

LIEU DE MISSION

1

R. P. Maxime HENNOU

Directeur de la Caritas-BDBD et Responsable de la station Teou-Kpara

2

R. P. Tiburce APOVO

Responsable du Centre Pastoral G. Riobé

3

R. P. Edgard VIGAN

DDEC et Responsable de la station de Sanson

4

R. P. Yaceinth KOCHONI

Econome Diocésain et Aumônier de la Prison civile de Parakou

5

R. P. Roger WOROU

Directeur du Centre diocésain Africae Munus

6

R. P. Dieudonné AHYITE

Recteur du Séminaire Propédeutique

7

R. P. Jonathan CAPO-CHICHI

Recteur du Sanctuaire eucharistique

8

R. P. Gilles KIMBA

Régisseur du Centre N. D. Refuge

9

R. P. Fortuné GONSALLO

Curé de la Cathédrale Sts Pierre et Paul

10

R. P. Bruno AMANONGBE

Curé de St Joseph d’Alaga et Directeur diocésain des OPM

11

R. P. Aimé NATA

Curé de N. D. de Lourdes d’Albarika

12

R. P. Patrick SABI SIKA (fidei donum)

Curé de N. D. de l’Assomption de Komiguea et Recteur du Sanctuaire marial

13

R. P. Charlemagne AMOUSSOUVI

Curé de St François d’Assise de Boko

14

R. P. Charles BRUN

Curé de St Joseph de Mukassa de Bétérou

15

R. P. Franck TOKPASSI

Curé de Ste Rita de Tchatchou

16

R. P. DEGODO Moïse

Curé de St Dominique Savio de Nima

17

R. P. Simon TANKLOUFEY

Curé de St Simon-Pierre de Yébessi

18

R. P. Arnaud CHOGOLOU

Curé de St Martin de Papanè

19

R. P. Cyrille AGANI

Curé de St Thérèse de l’Enfant Jésus de Titirou

20

R. P. Augustin TOSSOU

Curé de St Antoine de Kpassa

21

R. P. Henri  EDOH

Curé de Ste Monique de Kabo

22

R. P. Yves AÏDOMONHAN

Responsable de la Quasi-Paroisse  de Kpari et Responsable diocésain de l’Enfance Missionnaire

23

R. P. Romuald GNANGNON

Responsable de la Quasi-Paroisse de Babarou et Directeur du Foyer St Joseph l’Artisan

24

R. P. Nestor TAGO

Curé de St Paul d’Alafiarou

25

R. P. Dominique ADJE

Curé de St Thérèse de l’Enfant Jésus de Tchaourou

26

R. P. Pierre DAMADO

Curé de N. D. des Apôtres de Kika

27

R. P. Gildas TONOUKOUIN

Directeur du Collège Catholique "P. Georges HOUNYEME" de Tchaourou

28

R. P. Max-Cyr LAFIA

Professeur au Gd. Séminaire Providentia Dei

29

R. P. Patient SEKO

Professeur au Séminaire N. D. de Fatima

30

R. P. Herman BAGARA (Résidence au presbytère de  Komiguea)

Responsable de la Quasi-Paroisse de Mareborou et Directeur-Adjoint de la Caritas

31

R. P. Benoît CAMPION 

Responsable de la Quasi-Paroisse de Tourou Résidence à la DDEC

32

KPENETOUN Boris

Secrétaire à la Conférence Episcopale du Bénin

 

 

 

Nouvelles de famille

 

-   Le pèlerinage marial national à Dassa, initialement prévu pour se tenir du 21 au 23 août 2020, n’aura pas lieu en raison de la situation du coronavirus dans notre pays.

 

-  Prions pour le repos de l’âme d’Isidore, le papa du Père Arnaud HOUEVOYEHA.

 

-   Prions pour le repos de l’âme du Père Jacques TANE, premier prêtre du Nord-Bénin.

 

-   Nous félicitons le Père Charles BRUN qui vient de soutenir sa thèse de doctorat en droit canonique.

 

-   A cause de la pandémie du Covid-19, la Communauté Mère du Divin Amour ne pourra plus venir en mission cette année pour le sanctuaire marial. Le Curé de Komiguea en sera le recteur.

 

-  Les Séminaristes Wilfried YAÏ, Samson MEHOU et Innocent ADJAGBA seront ordonnés diacres le 8 août 2020. Le Fr Adolphe KASSIFA, sdb, sera ordonné prêtre. Prions pour eux.  

 

-  J’exhorte vivement les jeunes à participer à l’Ecole de foi. Entre autres, il y aura un temps d’évangélisation directe dans les villages environnant Gaah-Baka et une veillée témoignage.

 

-  A partir d’octobre 2020 l’année de spiritualité se fera à Ténonrou pour tous les séminaristes. Ainsi les deux années du Séminaire Propédeutique auront lieu au même endroit.

 

-  L’Ecole de prière sera en fait une retraite de cinq jours en silence pour les jeunes qui ont déjà fait l’Ecole de Foi les années précédentes.

 

-  Merci à Mr Sandro TOFFOLI, Président de l’Association des Familles Rurales de Vittorio Veneto, pour sa belle visite le mois dernier. Les échanges ont été très enrichissants.

 

Quelques dates

 

2 août            : Célébration dominicale à Bétérou.

 

9 août            : Célébration dominicale à Papanè.

 

4-5 août         : Visite à Africae Munus de Ténonrou.

 

7-17 août       : Ecole de Foi à Providentia Dei.

 

8 août            : Ordinations diaconales et presbytérale à la Cathédrale à 9h30.

 

9 août            : Célébration dominicale au Séminaire à Gah-Baka.

 

11-12 août     : Permanence pastorale à Djougou.

 

15 août          : Vœux temporaires de Sr Aubierge AHOU, Salésienne de la Visitation à 9h30.

 

                    

18-21 août     : Ecole de Prière au Séminaire Providentia Dei.

 

20 août          : Fête de St Bernard de Clairvaux : au Monastère N. D. de Kokoubou.

 

22 août          : Profession solennelle de Sr Marie-Reine au Monastère L’Etoile Notre Dame.

 

28-30 août     : Permanence pastorale à Djougou.

 

N. B. : Le 14 octobre 2020 aura lieu l’Ouverture de l’année pastorale. Le thème sera : "Celui-ci est mon Fils bien aimé. Ecoutez-le". Après l’année du Père, ce sera l’année du Fils.

 

 

 Card. Robert SARAH

  

Je voudrais partager avec vous ce riche enseignement du Cardinal Robert SARAH, paru dans "L’Homme Nouveau", le 8 mai 2020. Ce fils spirituel du cardinal Bernardin GANTIN saisit l’opportunité de la pandémie Covid-19 pour nous livrer une profonde méditation sur le mystère de l’Eglise, le prêtre, la liturgie du saint sacrifice de la messe, etc. C’est un cri de douleur qui va jusqu’aux défunts. Lisons et méditons ce texte individuellement, en famille, en CEVB, en paroisse etc.

 

+Pascal N’KOUE.        

Omnium servus

 

Dans de nombreux pays, l’exercice du culte chrétien est perturbé par la pandémie de covid-19. Les fidèles ne peuvent se réunir dans les églises, ils ne peuvent participer sacramentellement au sacrifice eucharistique. Cette situation est source d’une grande souffrance. Elle est aussi une occasion que Dieu nous donne pour mieux comprendre la nécessité et la valeur du culte liturgique. Comme Cardinal Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, mais surtout en profonde communion dans l’humble service de Dieu et de son Eglise, je désire offrir cette méditation à mes frères dans l’épiscopat et le sacerdoce et au peuple de Dieu pour essayer de tirer quelques enseignements de cette situation.

On a parfois dit que, à cause de l’épidémie et du confinement décrété par les autorités civiles, le culte public était suspendu. Ce n’est pas exact… Chaque fois qu’un prêtre célèbre la messe ou la liturgie des heures, même s’il est seul, il offre le culte public et officiel de l’Église en union avec son Chef, le Christ et au nom du Corps tout entier. Il est nécessaire de rappeler cette vérité pour commencer. Elle nous permettra de mieux dissiper certaines erreurs. 

Bien entendu, pour trouver son expression pleine et manifeste, il est heureux que ce culte puisse être célébré avec la participation d’une communauté de fidèles du peuple de Dieu. Mais il peut arriver que cela ne soit pas possible. L’absence physique de la communauté n’empêche pas la réalisation du culte public même si elle l’ampute d’une partie de sa réalisation. Ainsi, il serait erroné de prétendre qu’un prêtre doit s’abstenir de la célébration de la messe en l’absence de fidèles. Au contraire, dans les circonstances actuelles où le peuple de Dieu se trouve empêché de s’unir sacramentellement à ce culte, le prêtre est davantage tenu à la célébration quotidienne. En effet, dans la liturgie, le prêtre agit in personna Ecclesiae, au nom de toute l’Église et in personna Christi, au nom du Christ, Tête du corps pour rendre un culte au Père très bon, il est l’ambassadeur, le délégué de tous ceux qui ne peuvent être là. On comprend dès lors qu’aucune autorité séculière ne saurait suspendre le culte public de l’Église. Ce culte est une réalité spirituelle sur laquelle l’autorité temporelle n’a aucune prise.

Il est en revanche inacceptable que les autorités en charge du bien politique se permettent de juger du caractère urgent ou non urgent du culte religieux et interdisent l’ouverture des églises, ce qui permettrait aux fidèles de prier et de se confesser et de communier, du moment que les règles sanitaires sont respectées. Comme « promoteurs et gardiens de toute la vie liturgique », il revient aux évêques de réclamer fermement et sans retard le droit à des rassemblements dès qu’ils deviennent raisonnablement possibles. En cette matière, l’exemple de Saint Charles Borromée peut nous éclairer. Lors de la peste de Milan, il appliquait dans les processions les strictes mesures sanitaires préconisées par l’autorité civile de son temps qui ressemblaient aux mesures-barrières de notre époque. Les fidèles chrétiens ont aussi le droit et le devoir de défendre fermement et sans compromission leur liberté de culte. Une mentalité sécularisée considère les actes religieux comme des activités secondaires au service du bien-être des personnes, à l’instar des loisirs et des activités culturelles. Cette perspective est radicalement fausse.

« Le devoir de rendre à Dieu un culte authentique concerne l'homme individuellement et socialement » (Catéchisme de l’Église catholique, 2105).

« Ses prêtres ont violé ma loi et profané mes sanctuaires ; entre le sacré et le profane, ils n’ont pas fait de différence et ils n’ont pas enseigné à distinguer l’impur et le pur, … et j’ai été déshonoré parmi eux » (Ez 22, 26). Alors la gloire de Dieu a déserté temple de Jérusalem (Ez 10, 18).

Je crois que nous pouvons appliquer ces paroles d’Ézéchiel à notre temps. Nous non plus nous n’avons pas fait la différence entre le sacré et le profane. 

Nous avons bien souvent méprisé le caractère sacré de nos églises. Nous les avons transformées en salles de concert, en restaurants ou dortoirs pour les pauvres, les réfugiés ou les sans-papiers. La Basilique Saint-Pierre et presque toutes nos cathédrales, expressions vivantes de la foi de nos ancêtres, sont devenues de grands musées, foulées aux pieds et profanées, devant nos yeux, par un lamentable défilé de touristes souvent incroyants et irrespectueux des lieux saints et du Temple saint du Dieu vivant. Aujourd’hui, à travers une maladie qu’il n’a pas positivement voulue, Dieu nous offre la grâce de sentir combien nos églises nous manquent. Dieu nous offre la grâce d’expérimenter que nous avons besoin de cette maison où il réside au milieu de nos villes et nos villages. Nous avons besoin d’un lieu, d’un édifice sacré, c’est-à-dire réservé exclusivement à Dieu. Nous avons besoin d’un lieu qui soit bien plus qu’un simple espace fonctionnel de rassemblement et de divertissement culturel. Une église est un lieu où tout est orienté vers la gloire de Dieu, le culte de sa majesté. N’est-il pas temps, en relisant le livre d’Ézéchiel, de retrouver le sens de la sacralité ? D’interdire les manifestations profanes dans nos églises ? De réserver l’accès à l’autel aux seuls ministres du culte ? De bannir les cris, les applaudissements, les conversations mondaines, la frénésie des photographies de ce lieu où Dieu vient habiter ?

Beaucoup de prêtres ont découvert la célébration sans présence du peuple. Ils ont ainsi expérimenté que la liturgie est principalement et avant tout « le culte de la divine majesté ».

En célébrant seuls, les prêtres n’avaient plus sous les yeux le peuple chrétien, ils ont alors pris conscience que la célébration de la messe s’adresse toujours au Dieu Trinité. Ils ont tourné leur regard vers l’Orient. Car « c’est de l’Orient que vient la propitiation. C’est de là que vient l’homme dont le nom est Orient, qui est devenu médiateur entre Dieu et les hommes. Par là, vous êtes donc invités à toujours regarder vers l’Orient, où se lève pour vous le Soleil de Justice, où la lumière apparaît toujours pour vous », nous dit Origène dans une homélie sur le Lévitique. La messe n’est pas un long discours adressé au peuple mais une louange et une supplication adressées à Dieu.

La mentalité occidentale contemporaine, façonnée par la technique et fascinée par les médias, a parfois voulu faire de la liturgie une œuvre de pédagogie efficace et rentable. Dans cet esprit, on a cherché à rendre les célébrations conviviales et attractives. Les acteurs liturgiques, animés par des motivations pastorales, ont parfois voulu faire œuvre didactique en introduisant dans les célébrations des éléments profanes ou spectaculaires. N’a-t-on pas vu fleurir témoignages, mises en scènes et autres applaudissements ? On croit ainsi favoriser la participation des fidèles, on réduit en fait la liturgie à un jeu humain. Le risque est réel de ne laisser aucune place à Dieu dans nos célébrations. Nous courons la tentation des Hébreux dans le désert. Ils cherchèrent à se créer un culte à leur mesure et à leur hauteur humaine, n'oublions pas qu'ils finirent prosternés devant l'idole du veau d'or qu’ils avaient eux-mêmes fabriqué ! 

C’est pourquoi au moment où le prêtre, dans une véritable identification au Christ et avec humilité, célèbre la sainte Messe, il doit pouvoir dire : « Je suis crucifié avec le christ. Je vis, mais ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 19-20). Il doit disparaître derrière Jésus Christ et laisser le Christ être en contact direct avec le peuple chrétien. Le prêtre doit donc devenir un instrument qui laisse transparaître le Christ. Il n'a pas à rechercher la sympathie de l'assemblée en se posant face à elle comme son interlocuteur principal. Entrer dans l'esprit du Concile suppose au contraire de s'effacer, de renoncer à être le point focal. L’attention de tous doit se tourner vers le Christ, vers la croix, véritable centre de tout culte chrétien. Il s’agit de laisser le Christ nous prendre et nous associer à son sacrifice.

La liturgie nous met réellement en présence de la Transcendance divine. Y participer en vérité suppose de renouveler en nous cette « stupor » que Saint Jean-Paul II tenait en haute estime (Ecclesia de Eucharistia, 6). Cette stupeur sacrée, cette crainte joyeuse, requiert notre silence devant la majesté divine. On oublie souvent que le silence sacré est un des moyens que le Concile indique pour favoriser la participation. La participatio actuosa à l’œuvre du Christ suppose donc de quitter le monde profane pour entrer dans « l’action sacrée par excellence » (SC 7)… Tant de fois nous avons communié par habitude et routine, sans préparation ni action de grâces.

Quant à nous, les prêtres, avons-nous toujours été conscient d’être mis à part, consacrés pour être les serviteurs, les ministres du culte du Dieu Très-Haut ? Comme l’affirme le prophète Ezéchiel, vivons-nous sans avoir sur cette terre aucun autre patrimoine que Dieu lui-même ? Au contraire, bien souvent nous avons été mondains. Nous avons quémandé la popularité, le succès selon les critères du monde. 

Il serait heureux, là où cela est possible, que les processions de supplications comprenant les litanies des Saints soient remises à l’honneur. Je voudrais insister enfin sur la prière pour les défunts. En de nombreux pays, les défunts ont dû être mis en terre sans que des obsèques convenables aient été célébrées. Il nous faut réparer cette injustice. Par piété filiale, nous devons entourer tous les défunts d’une ardente prière d’intercession pour le salut de leur âme. Il est heureux en ces cas que, selon les coutumes de chaque lieu, la messe soit suivie d’une absoute célébrée en présence d’une représentation symbolique des défunts (Tumulum, catafalque), et d’une procession vers le cimetière avec bénédiction des tombeaux. Ainsi l’Église, telle une vraie mère, prendra soin de tous ses enfants vivants et défunts et présentera à Dieu au nom de tous un culte d’adoration, d’action de grâce, de propitiation et d’intercession.

Je redis à tous ma profonde compassion dans ces temps d’épreuves. Je renouvelle mes fraternelles encouragement aux prêtres qui se dévouent corps et âmes et souffrent de ne pouvoir faire davantage pour leurs troupeau. Ensemble nous mesurons que la communion des saints n’est pas un vain mot. Ensemble, bientôt, nous rendrons à nouveau aux yeux de tous, le culte qui revient à Dieu et qui fait de nous son peuple. 

Extrait de la Lettre du Cardinal Robert SARAH,

Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements  8 mai 2020

 

 

Nouvelles de famille

 

-  Prions pour le repos de l’âme de Pierre, papa de l’abbé Denis Le Pivain.

-  Après la célébration des 75 ans de notre évangélisation, que les prêtres diocésains s’attendent à des affectations tous azimuts le mois prochain en vue de préparer les 80 ans avec foi et audace. C’est un appel à l’invention, à la créativité et à l’abandon de soi à l’Esprit.

-  L’Economat diocésain dispose de beaucoup de plants pour le reboisement. Cette année encore ce sera gratuit pour ceux qui sont sûrs de planter et de les entretenir.

-  Juin est le mois du Sacré-Cœur. La dévotion au Sacré-Cœur comme symbole de l’amour de Dieu se répand surtout au XVIIè siècle avec saint Jean Eudes et Marguerite-Marie Alacoque.

-  Nous félicitons la Caritas-BDBD qui a su bien organiser la semaine Laudato Si’ en lien avec la paroisse de Kabo, le Séminaire Mgr Chopard-Lallier et le Centre diocésain "Africae Munus". Après la semaine Laudato Si’ vive l’année Laudato Si’ ! 

-  Bénissons Dieu qui nous a épargnés du coronavirus.

-  Alors que les marchés populeux s’animent partout dans les villages et villes du Bénin sans  les gestes barrières et mesures de distanciation, on continue de nous les imposer dans les lieux de culte : c’est du "kaléta". On ne se moque pas de Dieu impunément.

-   La Maison de l’Artemisia distribue les produits de qualité qui ont une traçabilité depuis la production écologique en passant par la transformation jusqu’à la distribution. Or nul ne connaît le contenu des emballages du couple Irlande et Amédée KANHONOU qui sème la confusion en se faisant appelé « Maison Africaine de l’Artémisia » (Clément YARGO, Président de l’Association La Maison de l’Artémisia-Bénin).

 

Quelques dates

 

1er juin           : Au Séminaire Providentia Dei pour le reboisement avec séminaristes et prêtres formateurs.

3 juin             : Conseil presbytéral à 9h30 à l’Archevêché.    

                        Messe de requiem pour Louise, maman de l’abbé Augustin TOSSOU à 19h.   

4 juin             : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h15.

5-6 juin          : A Djougou pour les obsèques de Bio Jacques, papa de l’abbé Pierre.                 

7 juin             : Confirmations à la paroisse saint Joseph d’Alaga à 9h30.

9-11 juin        : Assises de la Conférence Episcopale au Séminaire Saint Gall de Ouidah.                       

14 juin           : Messe du Saint Sacrement au Séminaire N. D. de Fatima à 8h.

16-17 juin      : Permanence pastorale à Djougou.

19 juin           : Fête du Sacré-Cœur. Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. 

                        Messe chrismale à 9h30 à la Cathédrale.

21 juin           : Confirmations à l’Université à 9h30.

23-24 juin      : Visite au Séminaire propédeutique de Ténonrou.

28 juin-1er juillet : Permanence pastorale à Djougou.

 

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