Nous voici réunis ce matin, mercredi saint, en cette belle Cathédrale, pour la messe chrismale. Je voudrais avant tout remercier le Seigneur, Maître souverain du ciel et de la terre. Il nous a donné Parakou en héritage, une terre bénie où ruissellent le lait et le miel. Nous allons renouveler la provision des saintes huiles. L’évêque entouré de ses prêtres consacrera le saint-chrême et bénira les autres huiles : l’huile des malades pour réconforter les souffrants et même guérir toutes faiblesses ; l’huile des catéchumènes, symbole de vigueur, pour donner à ceux qui veulent suivre le Christ de s’engager sans crainte dans les luttes de la vie chrétienne. Quant à la consécration du saint-chrême, huile parfumée, elle servira à oindre les baptisés, les confirmés, les prêtres, les évêques etc. 

La messe chrismale c’est aussi l’occasion de célébrer solennellement le sacerdoce de Jésus-Christ qui se subdivise en deux : le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel des prêtres. Le premier repose sur le sacrement de baptême, le second sur le sacrement de l’ordre. L’un a besoin de l’autre. Les prêtres ont besoin des fidèles laïcs et vice versa. Aujourd’hui les prêtres de Jésus-Christ feront le renouvellement de leurs promesses sacerdotales, tandis que les autres fidèles feront leurs promesses baptismales la nuit de pâques.

Je profite de cette solennité pour remercier aussi le peuple de Dieu qui m’est confié. Je suis plein de gratitudes pour votre zèle apostolique en ville et dans les villages. Que le Seigneur vous le rende au centuple. C’est aussi pour moi l’occasion de faire un petit bilan de la vie de notre famille diocésaine et rappeler certaines orientations pastorales qu’on aurait tendance à oublier.

Et tout d’abord, bénissons ensemble le Seigneur pour les divers mouvements et associations de fidèles laïcs qui évangélisent. Remercions le Seigneur pour les chrétiens Baribas qui augmentent et relèvent la tête, fiers d’appartenir à Jésus-Christ, le Sauveur du monde. Pour ce que le Seigneur me donne de lire, l’Eglise de Dieu qui est à Parakou est un peuple privilégié. Sans vouloir établir la liste des nombreux bienfaits de Dieu pour nous, ce qui est impossible, je voudrais retenir seulement trois grâces : La consécration du Séminaire Propédeutique de Ténonrou : beaucoup de fidèles de la ville se sont organisés pour parcourir cette piste de 60 km en mauvais état. Permettez-moi de saluer spécialement la bravoure du couple Thomas Maurice et son épouse que nous avons tous été agréablement surpris de voir là-bas. Pour leur âge c’est un exploit. C’est un grand encouragement pour les séminaristes et pour tous… Le tabernacle de cette chapelle du Séminaire est en pierres de chez nous, l’autel est aussi en pierre de chez nous. Le grand crucifix sur l’autel, la Vierge Marie et St Joseph ont été sculptés par des artistes de chez nous avec du bois de chez nous. Il est temps que nous cessions d’importer ce que les Africains peuvent produire. 

Je voudrais aussi bénir le Seigneur pour le digne fils de Parakou que Dieu a choisi pour être l’évêque de Djougou, en la personne de Mgr Bernard de Clairvaux TOHA. Rome, après avoir fouillé dans tout le Bénin, a préféré se tourner vers le diocèse de Parakou. Bénissons l’Esprit Saint qui ne se trompe pas et qui a merveilleusement inspiré Rome. Prions pour lui et pour le repos de l’âme de l’abbé Simon, décédé le lendemain de l’ordination épiscopale. C’était le premier prêtre que Mgr Paul VIEIRA, paix à son âme, a ordonné à Djougou. L’abbé Simon était un prêtre toujours gai, plein d’humour, heureux de rendre les autres heureux. Je n’hésite pas à dire que c’est son débordement de joie qui a pesé sur son cœur. En effet, pour qu’il participe à son sacre, Mgr Bernard l’a sorti d’un monastère où il purgeait une peine depuis plus de trois ans. Tout est grâce.

La troisième action c’est le joyau de la Maison diocésaine, la beauté physique de cette auberge est appréciable. Mais c’est surtout qu’elle me donne l’occasion de voir passer des groupes de toutes sortes pour des réunions et autres activités. Certaines personnes se joignent à la petite famille de l’évêché au moment de nos prières. Quel trésor ! Que tout le monde se sente invité à prier avec nous les matins et les soirs…

A présent, je voudrais développer trois points qui me sont chers : La santé à la pharmacie du Bon Dieu, la pensée positive qui s’épanouit dans l’oraison d’intimité et enfin l’humilité, vêtement distinctif des disciples du Christ.

Dieu nous veut en bonne santé. Dans la Vie Diocésaine de ce mois d’avril, je me suis appuyé sur notre automédication pendant la crise du Coronavirus. Et je me suis permis d’écrire ceci : ‶la surenchère de la peur a fait fonctionner à outrance notre instinct de conservation. Et nous nous sommes occupés directement de notre santé, sans aucune prescription médicale des docteurs. Qu’est-ce qu’on a pu boire, croquer, mâcher, ingurgiter, avaler ! On s’est tourné résolument vers la pharmacie du Bon Dieu : les plantes, les feuilles, les écorces, les racines, les recettes de grand-mère, les infusions et les décoctions… Les prophètes de malheur avaient prédit que les cadavres joncheraient nos rues. La mort de l’Afrique n’a pas eu lieu. Il est vrai que quelques-uns des nôtres nous ont quittés prématurément pendant la période de panique générale. Mais sont-ils vraiment morts de la covid 19 ? Quant à nous, nous voici encore vivants et en bonne santé. Tirons la conclusion : Dieu nous a protégés et nous protège encore. Remercions-le vivement. Nous pouvons exister sans l’industrie pharmaceutique ; prenons désormais notre santé en main, au moins jusqu’à un certain niveau.

De l’usage des plantes, je passe au rappel du thème de l’année pastorale : diversité de dons mais c’est le même Esprit. Le don des dons c’est l’amour. Où en sommes-nous ? Paul, l’apôtre des Nations dit : "N’attristez pas le Saint Esprit… : Amertume, irritation, colère, éclats de voix, injures, tout cela doit disparaître de chez vous, comme toute espèce de méchanceté". Les pensées négatives, les angoisses, les anxiétés etc. produisent des paroles blessantes et des actions méchantes. Quand l’esprit de l’homme est encombré et intoxiqué par l’orgueil de l’avoir, du savoir et du pouvoir, il voit tout le temps le mal chez les autres. Les pervers narcissiques, par exemple, ne se sentent jamais coupables. Ils se sentent plutôt victimes des autres qui souvent ne leur font aucun mal. Ces malades psychiques souffrent des blessures d’enfance, des frustrations du passé ou tout simplement elles sont jalouses du succès des autres. Le grand médicament c’est l’oraison d’intimité. Si le cœur de l’homme n’est pas connecté à Jésus-Christ, immensément bon et aimable, il se remplit de malveillance et de moisissure. Il respire mal, suffoque et devient agressif. Mais quand nous mettons Dieu au centre de nos vies, nous crions notre fidélité d’appartenir au Christ comme St Paul : ‶Qui nous séparera de l’amour du Christ ?ʺ…

Saint Augustin a cherché vainement Dieu sur les places publiques, dans la nature, dans les plaisirs de ce monde. C’est au-dedans de lui-même qu’il l’a trouvé. Notre cœur est sans repos s’il ne se réfugie pas en Dieu. L’oraison mentale ou d’intimité, comme l’explique si bien Ste Thérèse d’Avila, est un regard de l’âme, regard fixé non sur Dieu abstrait mais sur le Christ présent en l’âme, présent en nous. Ce regard intérieur n’est pas une contemplation du rêveur distrait ni une contemplation platonique, mais c’est un effort de tout l’être pour introduire notre vie dans l’amour du Christ qui nous dit : "Demeurez dans mon amour car c’est moi qui vous ai choisis"…

Chers amis prêtres, premiers collaborateurs de l’évêque, mes co-responsables dans l’Eglise famille de Dieu, souffrez que je vous dise, en ce jour béni, ma joie d’être pasteur avec vous dans ce beau diocèse… Allons joyeusement à la rencontre du Peuple de Dieu. Cultivons toujours la pastorale de la diocésanité, la pastorale de la solidarité et de l’amitié en Jésus-Christ. Je rappelle que je reçois les matins dans mon bureau, tous ceux qui le désirent, sans rendez-vous. Toutes les couches sociales viennent me rencontrer. Je me sens très honoré par Dieu quand ce sont les laissés-pour-compte, les pauvres, les malades mentaux etc. Ce sont les privilégiés du Bon Dieu. Et quand ce sont les prêtres, je suis doublement content… 

Notre bonheur est en Dieu. Pour être heureux à la suite du Christ, il faut cultiver le dépouillement de notre "ego" et s’habiller d’humilité. C’est le vêtement des chrétiens heureux. L’exemple nous vient de Jésus. Il s’est dépouillé de sa gloire divine pour s’incarner. Et il s’est laissé traiter en homme vulgaire. Permettez-moi d’insister sur le Christ qui lave les pieds à ses apôtres (Jn 13). C’était impensable et cela l’est encore aujourd’hui ; lui le maître, le chef, ‶le patron″ lave les pieds à ses apôtres, aux subalternes, aux inférieurs. C’était le rôle de l’esclave non juif. Et pourtant Dieu l’a fait à ses créatures. Quelle leçon en tirer ? Le plus grand doit être un humble serviteur. La vie de Jésus, du début à la fin, fut un lavement des pieds. ‶Celui qui veut être le premier parmi vous sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude″ (Mc 10, 44-45). Imitons-le : Ah, si les prêtres lavaient les pieds de leurs fidèles ! Et vice versa. Si les époux lavaient les pieds de leurs épouses. Et vice versa. Si les parents lavaient les pieds de leurs enfants et vice versa. Si l’évêque lavait les pieds de ses prêtres et vice versa ! Rien n’est impossible avec la force de l’amour de Dieu.

Avec la bonne santé physique et spirituelle, avec l’oraison d’intimité et les cœurs revêtus d’humilité, les fruits de notre évangélisation seront surabondants. N’est-ce pas ce que le Pape François souhaite dans le document préparatoire au Synode sur la synodalité : ‶Faire germer des rêves, susciter des prophéties et des visions, faire fleurir des espérances, stimuler la confiance, bander les blessures, tisser des relations, ressusciter une aube d’espérance, apprendre l’un de l’autre, créer un imaginaire positif qui illumine les esprits, réchauffe les cœurs, redonne des forces aux mains″ (n. 32). Voilà ce que le Seigneur attend de nous. Rien d’autre qu’une nouvelle pentecôte à Parakou. Que la Vierge Marie, N. D. de Komiguea, intercède pour notre famille diocésaine.

Nouvelles de famille

- Le mois de mai c’est le mois de Marie. C’est aussi, au Bénin, le mois des Séminaires : décision des évêques. Soutenons individuellement et collectivement ces maisons de formation.

- En ce mois de Marie, réveillons notre dévotion envers la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère. Dans toutes les familles, toutes les écoles, tous les mouvements, récitons le chapelet.

- Nous accueillons en famille diocésaine, S.E.R. Mgr Bernard de Clervaux TOHA, évêque de Djougou et fils de Parakou, le 1er mai au Sanctuaire. Merci à tous ceux qui bousculeront leur agenda pour ce grand rendez-vous au pied de la Vierge Marie, N.D. de Komiguea.

- Priez pour les évêques de l’Afrique de l’Ouest qui se retrouvent au début de ce mois à Abuja (Nigéria) autour du thème : "Fratelli tutti, chemin de fraternité et de paix durable chez nous".

- Les plants de papayers sont prêts pour être mis en terre. Voyez l’économat diocésain. Comme on l’a fait pour l’artémisia, j’exhorte tout le monde à répandre partout le papayer et le moringa. Ce sont des plantes-pharmacies.

- Prions pour le repos éternel de l’âme de Philomène, maman du Père Luc AMETODOU, ofs.

Quelques dates

1er mai  : Messe d’action de grâce au Sanctuaire marial de Komiguéa présidée par S.E. Mgr Bernard TOHA, évêque de Djougou. Messe à 10h.

2 mai  : Journée de détente des prêtres au Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier de  Ténonrou. Détente ouverte aux consacré (e)s.

2-10 mai  : A Abuja (Nigéria) pour l’Assemblée plénière des évêques de l’Afrique de l’ouest.

8 mai  : 4ème dimanche de Pâques. Journée mondiale de prière pour les vocations. Quête impérée pour les O.P.M. Messe d’action de grâce dans toutes les églises pour le centenaire de naissance du Cardinal Bernardin GANTIN.

14-15 mai : A Cotonou pour la célébration nationale du centenaire de naissance du Cardinal Bernardin GANTIN.

17-19 mai : Assises de la Conférence Episcopale au Grand Séminaire de Ouidah.

20-22 mai : Week-end de Cana à la Maison diocésaine.

22 mai  : Béatification de Pauline Jaricot, à l’origine des Œuvres Pontificales Missionnaires.

                  -Confirmations à la paroisse Marie Auxiliatrice à 9h30.

24 mai  : Conseil presbytéral à la Maison diocésaine à 9h30.

26 mai  : Ascension. Fête d’obligation : A Ténonrou avec les séminaristes propédeutes.

28 mai  : A Kpari, célébration des 25 ans de présence à Parakou des Sœurs Esclaves du Sacré-Cœur de Jésus. Messe à 10h.

29 mai  : Confirmations à Okédama. Quête impérée pour les Séminaires du Bénin.

                  Journées mondiales des Communications sociales.

                                                                                                                          

1- Nous avons eu peur. Plus exactement, on nous a fait peur de façon irraisonnée. La fermeture des lieux de culte à cause de Coronavirus n’a rien réglé, puisque les marchés et les fêtes ont continué à s’animer comme si de rien n’était. Les masques rendus obligatoires protégeaient peut-être, mais on respirait mal. Et surtout, on inspirait le gaz carbonique qu’on rejetait. C’est contraire à l’hygiène élémentaire. Au niveau social, le pouvoir d’achat a beaucoup baissé. Des emplois ont été perdus. Le chômage technique a frappé plusieurs entreprises. Le paludisme, notre redoutable ennemi sanitaire, a sévi davantage non seulement à cause de la rareté des moustiquaires, mais aussi à cause de la peur de se rendre dans les Centres de santé où les virus étaient supposés loger. Pendant le moment le plus critique, on ne parlait que du Coronavirus. Les autres maladies (hypertension, paludisme, grippe, diabète, hépatite, fièvre typhoïde…), comme par miracle, avaient subitement disparu. Par conséquent, on ne mourait que du Coronavirus. Hum !

2- C’est le cas de dire qu’on ne savait plus à quel saint se vouer puisque pour démêler le vrai du faux, il fallait réunir plusieurs spécialités. Et encore ! Les grands scientifiques et grands professeurs censés nous éclairer et nous rassurer balbutiaient, tâtonnaient et même se contredisaient. "Tot homines, tot sententiae" : autant d’hommes autant d’opinions, auraient dit les Latins. Face à ce chaos, la sagesse a recommandé qu’on redouble de confiance envers notre Créateur. Il a tout mis dans la nature pour notre bonheur. 

3- En tout cas, la surenchère de la peur a fait fonctionner à outrance l’instinct de conservation. Et nous nous sommes occupés directement de notre santé. Qu’est-ce qu’on a pu boire, croquer, mâcher, ingurgiter, avaler ! On s’est tourné résolument vers la pharmacie du Bon Dieu : les plantes, les feuilles, les écorces, les racines, les recettes de grand-mère en infusion et en décoction. On a "ressuscité" en catastrophe cette médecine ancestrale négligée et même abandonnée au profit des médicaments pharmaceutiques censés plus efficaces, et à effet rapide, mais plus chers et plus toxiques. Les vendeurs d’épices et d’agrumes ont fait grimper allègrement les prix : gingembre, ail, curcuma, poivre, piment, citron etc. Je rappelle que les médias, unanimement, nous faisaient croire que c’était la fin du monde. Et comme personne n’était prêt à faire ce voyage de non retour, on s’est battu et débattu dans tous les sens. Contrairement aux pronostics tristement lugubres sur nous, le Continent africain a mieux résisté que d’autres. Dieu a eu pitié de nous, les démunis des systèmes sanitaires fiables. C’est de Lui qu’est venu notre salut. J’encourage l’Afrique et même chaque Africain à remercier Dieu et à prendre désormais notre santé en main. Mais pas n’importe comment. Pas en rangs dispersés. Pas en désordre. Cela est possible.

4- L’ancêtre de la médecine nous rassure en ces termes : "Les maladies résultent des diverses altérations des humeurs qui proviennent des aliments, des boissons, des fatigues, des blessures (psychiques), du chaud, du froid, quand le corps est affecté hors de propos ou d’une façon inaccoutumée, ou trop fortement ou pas assez… Or, il est possible d’acquérir, sans être médecin, bien des connaissances sur tous ces sujets" HIPPOCRATE (Médecin grec, V Siècle avant J.C.). Intéressons-nous donc aux plantes médecinales que le Créateur a mises à notre disposition.

5- "Les recommandations récentes de l’Organisation Mondiale de la Santé vont dans ce sens en demandant aux pays en développement d’étudier leurs médecines traditionnelles et de promouvoir l’usage des plantes médicinales dans les programmes de santé" informe le Dr Jean-Pierre WILLEM. Enfin ! On peut recourir à la médecine traditionnelle, aux richesses longtemps négligées! Évidemment dans un contexte scientifique.

6- Revenons sur la crise sanitaire de la Covid-19. Ce fléau nous a pris au dépourvu. Les chiffres sur le décompte des morts ont été manipulés à dessein. Nous étions informés continuellement avec un cynisme bien calculé. Et la confiance aveugle que nous avions envers les institutions médicales occidentales a été fortement ébranlée. Le mythe du Nord invincible et sauveteur inégalable s’est effondré, au moins sur le Coronavirus. Dans les pays du Nord, ce virus a continué de circuler librement, en narguant même les professionnels de la santé. Malheureusement plusieurs parmi eux ont péri, malgré toutes les précautions prises. Triste histoire ! 

7- Quant au Bénin, les policiers ont été sollicités comme force de dissuasion pour molester et même mater carrément les récalcitrants dans certains lieux de culte. Je n’exagère pas. On n’avait pas le droit d’oublier de porter son masque. Mais n’en voulons à personne. Après plusieurs mutations, ce virus s’est définitivement installé comme le VIH/Sida et le virus de la fièvre de Lassa. Désormais c’est une maladie endémique. Car un virus ne respire pas, ne mange pas, et donc ne meurt pas ; il mute et frappe les plus fragiles à certaines périodes. La preuve c’est que les variants et les sous-variants continuent d’inquiéter. 

8- Revenons donc à la santé naturelle, tant au niveau de l’alimentation qu’à celui des remèdes. Le scientifique Antoine BECHAMP, contemporain de Louis PASTEUR, a fait cette découverte géniale : ‶Le microbe n’est rien, le terrain (immunitaire) est tout″. Franchement, il est temps qu’on cherche ailleurs les vraies solutions à nos problèmes de santé. Ciblons le système immunitaire avec la prévention ad hoc et un traitement précoce. 

9- Depuis 2500 ans environ, la médecine chinoise a compris l’importance capitale des trois piliers de la santé : la diététique (nutrition), la pharmacopée (plantes médicinale) et la maîtrise de nos émotions (sérénité mentales). Prenons cette médecine naturelle au sérieux. Pour l’instant, à mon humble avis, c’est plus sûr que les vaccins qu’on veut nous injecter à tout prix. Nous n’avons aucun recul sur les effets indésirables de ces multiples vaccins ni sur la durée de leur efficacité. Même ceux qui sont vaccinés risquent de se faire contaminer par le même virus. Comme tout le monde, ils sont forcés de mettre un masque, de pratiquer la distanciation et même, au pire des cas, d’être confinés pour se protéger.

 Il y en a qui soupçonnent que la vaccination pousse le virus à muter encore plus vite, rendant ainsi inefficaces, en peu de temps, les vaccins en circulation. Je n’en sais rien. Ce que je sais c’est qu’on a utilisé des procédés scientifiques nouveaux que personne ne maîtrise encore. Le vaccin miracle qui devait régler définitivement cette "peste" n’a pas brillé et peut-être ne brillera jamais. Je souligne que notre principal et redoutable ennemi en Afrique c’est le paludisme qui tue quatre fois plus que le coronavirus. Que faire ?

10- Entrons résolument dans le planning du Projet "Diocèse sans palu". Ce projet sur cinq ans inclut la santé physique, mentale et spirituelle. On y trouve comme encadreurs des experts en médecine par les plantes et aussi des médecins de haut niveau, ayant étudié la médecine conventionnelle. C’est la deuxième année de ce projet. Le bilan parcouru est positif. Ne baissons pas les bras.

- Renforçons nos défenses immunitaires en assainissant notre hygiène environnemental et mode de vie. Car aucun virus ne peut faire la loi en nous si le terrain immunitaire est en forme, comme on l’a déjà dit.

- Améliorons notre alimentation avec les fruits, les légumes crus et sains de saison : Ce sont les premiers ‘‘amis’’ de notre santé. Par contre les grands ennemis de notre organisme ce sont les viandes, l’alcool, les fritures, les huiles réchauffées et surchauffées, le sucre industriel, les sodas etc.

- Faisons des exercices physiques tous les jours. Faire le jardinage c’est encore mieux.

- Evitons ou diminuons, autour de nous, l’abus de tous les types de pollution (portable, TV, ordinateurs, wifi, pollution sonore et atmosphérique etc.).

Personnellement, grâce à la Covid-19, je me suis davantage intéressé à la phytothérapie, la santé par les plantes. Beaucoup de malades covidéens m’ont appelé au secours. Je "prescrivais" oralement la même tisane anti-grippe. Au bout de trois jours, les malades se sentaient mieux. Tous ont été guéris, grâce à Dieu, à peu de frais et surtout sans effets secondaires. Quoi de plus beau que d’arriver à se soigner avec la pharmacie du Bon Dieu. Elle fait merveille. Prenons l’écrivain sacré au sérieux : ‶C’est le Seigneur qui a créé les plantes médicinales, l’homme intelligent ne les méprise pas″ (Si 38, 4). Comme en toute chose, une initiation à la phytothérapie est nécessaire. Le Centre UNIV est prêt à nous accompagner. Il donne des formations en ce sens.

Mais si l’homme s’entête d’ignorer que Dieu est le souverain Créateur de l’univers et s’acharne à vouloir prendre sa place, il se fait du mal à lui-même. Il détruit la terre et se détruit. Car l’homme n’est qu’un élément de la création. Il en fait partie. Il dépend de la Nature. Prenons soin d’elle.

Je voudrais terminer par cette observation dramatique du Dalaï-Lama : ‶L’homme est surprenant. Il sacrifie sa santé pour accumuler de l’argent ; ensuite il perd de l’argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, il en oublie le présent de telle sorte qu’il finit par ne vivre ni le présent ni le futur…″ Que conclure ? Mettons-nous à l’écoute du Pape François qui nous donne de sages conseils dans son encyclique Laudato Si.

 

Nouvelles de famille

- Le 29 mars 2022, la chapelle du Séminaire de Ténonrou a été consacrée. Etaient présents, entre autres, Mgr Antoine SABI BIO, Mgr François GNONHOSSOU, sma, le R. P. Raymond SABAKIN, recteur du Grand Séminaire st Gall de Ouidah, le R. P. Augustin GNONHOSSOU, recteur du Séminaire propédeutique St Martin de Porrès de Kpanroun, le R. P. Thierry GOMEZ, le recteur du Séminaire N. D. de Fatima. Les reliques de l’autel sont celles du Bienheureux Marie Eugène de l’Enfant Jésus. La chapelle est dédiée à st Cyprien de Carthages.

- La famille de Mgr Chopard-Lallier a offert le calice de ce saint Prélat à notre Séminaire de Ténonrou. Quel précieux cadeau ! Bénissons le Seigneur. Vifs remerciements à la famille. Un cénotaphe (tombeau vide) a été élevé en sa mémoire dans la chapelle du Séminaire.

- Les premières pluies sont tombées, pensons aux arbres et aux plantes médicinales à mettre en terre, sans oublier les épices qui font tant de bien à notre santé générale. Remplissons de papayers nos espaces vides.

- Nous remercions vivement le R. P. Israël MENSAH pour son premier cours sur "Mémoires d’Afrique" donné au Grand Séminaire Providentia Dei. 

 

Quelques dates

2 avril  : Ordination épiscopale de Mgr Bernard TOHA à 10h, dans l’enceinte de l’évêché  de Djougou

3 avril  : Messe dominicale à Titirou à 10h.

10 avril  : Dimanche des rameaux. Messe à Kika.

11-12 avril : Tous les jeunes sont invités à l’Ile de pierres (Kokoubou) pour une nuit de veille avec Jésus-Christ. C’est une première. Courage ! 

12 avril  : Journée de formation pour le Clergé, au Centre Pastoral. Que chacun vienne avec ses vêtements liturgiques et son bréviaire.

13 avril  : Messe chrismale à la Cathédrale à 9h30. Les agapes fraternelles pour prêtres et  consacré(e)s se prennent à la Maison Diocésaine après la messe.

14 avril  : Messe in Caena Domini à la Cathédrale à 19h. 

               Quête impérée pour l’Union Pontificale Missionnaire.

15 avril  : Grand chemin de croix au Sanctuaire eucharistique à 15h.

               Quête impérée pour les Lieux Saints en Israël et Palestine.

16 avril  : A 22h : Vigiles de Pâques à la Cathédrale avec baptêmes d’adultes et Confirmations.

17 avril  : Dimanche de la Résurrection. Messe à 9h au Monastère l’Etoile Notre Dame. Quête impérée pour la santé des prêtres.

19 avril  : A 19h30 : Rencontre avec les étudiants de l’Université à l’Aumônerie St Augustin.

23-24 avril : Visite à Africae Munus et au Séminaire Mgr Robert Chopard-Lallier.

26 avril  : Conseil presbytéral à la Maison Diocésaine à 9h30.

N.B. : 2 au 9 mai : Assemblée plénière des évêques de la CERAO à Abuja au Nigéria.

 

CHRIST EST RESSUSCITE ! BONNE FETE DE PAQUES. ALLELUIA !

Commeme je l’évoquais dans la Vie Diocésaine du mois d’août 2021, le Pape François a publié un document intitulé "Traditionis Custodes", le 16 juillet 2021. Il y aborde la question des formes liturgiques. En peu de mots, il limite les possibilités de la célébration de la messe selon le missel ancien dit "de saint Pie V". Mais il ne l’abroge pas comme certains parmi nous le pensent et le clament tout haut.

Ce texte, qui se veut normatif et non dogmatique, a été écrit par le propre mouvement (initiative) du Pape, d’où le nom latin de "Motu Proprio". Sa portée est donc, par nature, différente d’autres documents magistériels. Une exhortation post-synodale, par exemple, est revêtue d’une autorité plus grande. Une encyclique encore davantage. Cependant, cet écrit propose un cadre liturgique que les évêques doivent mettre en place. Cela étant, des dispenses peuvent être obtenues de Rome si les évêques estiment que le bien spirituel de leurs propres diocèses le demande (cf. CIC 1983, c. 87 § 1).

Le Motu Proprio qui nous occupe vient modifier la discipline proposée par saint Jean-Paul II et confortée par le pape émérite Benoît XVI. Plus qu’une opposition de principe, il faut vraisemblablement y voir deux appréhensions d’une seule situation, deux façons différentes de chercher le bien du Corps Mystique du Christ. Peut-être que le prochain pape restera sur la voie de François. Peut-être qu’il reviendra à ce que préconisaient les précédents pontifes. Peut-être même qu’il proposera une troisième voie. Bien malin qui peut le savoir avec une certitude absolue aujourd’hui !

Les réactions à ce Motu Proprio ont été nombreuses et variées, tantôt pour, tantôt contre ; parfois on a utilisé des textes normatifs de la liturgie sacrée comme un pilon pour écraser celui qui n’est pas d’accord, parfois même contre l’Autorité suprême de l’Église. Alors qu’en fait, il ne s’agit pas tant d’être pour ou contre un document pas plus que d’être pour Paul, Apollos ou Pierre. Il s’agit d’être uni au Christ, pour étendre son règne parmi les nations. 

  Je crois qu’il est temps pour les catholiques du monde entier de faire preuve d’un amour vrai (non d’une vague sympathie ou simple affection) envers le Saint-Siège, et cela dans un respect filial et une soumission authentique envers le Saint-Père. 

Pour aider à atteindre cet objectif de paix et d’union, je voudrais faire quelques considérations au sujet de ce Motu Proprio, tant sur son fond que sur les raisons qui ont poussé le Pape François à rédiger ce document. Ma contribution modeste n’apportera probablement pas d’éléments nouveaux à tout ce qui a déjà été dit et écrit sur le sujet. Mais elle pourra avoir son utilité pour le peuple de Dieu de Parakou un peu embrouillé.

Remarquons d’emblée que si cette problématique est essentiellement occidentale, du fait de l’histoire, elle ne l’est pas exclusivement, car l’Église est universelle. Il suffit de regarder les origines si variées des cardinaux qui se sont exprimés à ce sujet : un Asiatique, le cardinal Zen ; un Européen, le cardinal Müller ; un Africain, le cardinal Sarah ; un Américain, le cardinal Burke etc. 

Ensuite, je comprends que le Pape s’inquiète des déviances et durcissements. C’est son rôle de Pasteur universel de veiller au grain. Je le soutiens de tout mon cœur dans son désir de communion. Lorsqu’il parle de certaines attitudes négatives qui l’ont amené à faire son choix, et qu’il expose ses craintes, il est manifestement sincère. Je ne peux aussi qu’être d’accord avec lui lorsqu’il évoque la nécessité de la reconnaissance par tous de la légitimité du Missel Romain de Paul VI. Mais parmi les prêtres utilisant habituellement l’ancien missel, les travers mis en causes sont, je pense, assez rares et minoritaires. En tout cas dans notre diocèse, nous ne rencontrons aucun problème sur cette réalité.

La messe selon le Missel de saint Pie V est encore fréquentée par beaucoup de familles en Europe. Ces personnes n’ont certainement pas lu les actes du Concile Vatican II (pas plus que les actes du Concile de Trente ou Vatican I). Je ne crois pas que ces fidèles fassent vraiment du dernier concile une obsession ou un motif de combat. Simplement, ils aiment cette messe, tout comme moi qui l’apprécie pour sa verticalité, sa transcendance, ses silences, ses nombreuses génuflexions… C’est ce qu’affirme le Cardinal BURKE : « Ces fidèles ne rejettent en aucun cas l’Église et ses institutions au nom de ce qu’ils appelleraient la "vraie Église". Je ne les crois pas non plus en dehors de la communion avec l’Église ou en division au sein de l’Église. Au contraire, ils aiment le Pontife romain, leurs évêques et leurs prêtres, et, quand d’autres ont fait le choix du schisme, ils ont voulu rester toujours en pleine communion avec l’Église, fidèles au Pontife romain, souvent au prix de grande souffrance. Ils ne s’attribuent en aucun cas une idéologie schismatique ou sédévacantiste ». 

Ou alors, si l’on considère que ces "tradis" ne reconnaissent pas l’unique Église de Dieu, il faudrait accuser d’idolâtrie tous ceux qui, parmi eux, acceptent la concélébration dans la forme ordinaire ou font la génuflexion dans chaque église où ils voient la veilleuse du Saint Sacrement. Il faudra aussi expliquer pour quelle raison ils voudraient rester attachés à un Pontife qu’ils ne reconnaîtraient pas. Et pourquoi ils prieraient pour lui à la Messe («pro papa nostro Francisco, et antistite nostro N », « pour notre pape François et notre évêque N ») ? 

Bien sûr, parmi eux, il y a malheureusement des prêtres qui ont pu se durcir, se replier sur eux-mêmes, allant jusqu’à refuser de concélébrer aux messes chrismales. Ce sont des extrémistes et des fanatiques. Ils sont malades d’esprit et de cœur. Mais rien de nouveau à cela. Chaque famille a ses canards boiteux, ses rebelles et même ses "djїhadistes", tout comme chaque peuple a ses "Gaulois réfractaires". C’est vraiment dommage pour l’Eglise, lumière du monde. C’est même un drame douloureux dans l’Eglise de Jésus-Christ. Mais, attention ! Pour un fruit gâté, on ne jette pas toute la corbeille. A cette petite minorité hors-la-loi, sans foi ni loi, a-t-on essayé d’adresser une exhortation musclée et pimentée, doublée de sanctions canoniques ? Et pour le long terme, a-t-on étudié la possibilité d’une forme de serment écrit pour les futurs prêtres, lors de l’ordination diaconale ou sacerdotale, pour qu’ils s’intègrent ou s’excluent définitivement d’eux-mêmes de l’Eglise ?

En conséquence, n’aurait-il pas été plus profitable de redresser énergiquement les fautifs sans pour autant blesser toute la famille des "tradis" et nous autres, sympathisants de la forme extraordinaire ? Ce n’est pas parce qu’une branche est abîmée qu’il faut scier l’arbre entier... Surtout pour un arbre qui a porté tant de bons fruits et d’innombrables saints ! Rappelons que c’est la messe de Padre Pio, de Thérèse de l’Enfant-Jésus, Dom Bosco, Joséphine Bakhita… 

Évidemment, je ne peux pas balayer du revers de la main le souci d’unité ecclésiale que le Pape François juge être en péril. C’est l’occasion de rappeler que l’unité n’est pas l’uniformité. II y a de nombreuses demeures dans la maison du Père, et c’est une grande richesse ! Une seule Foi, un seul Seigneur, une seule Église OUI ! Mais dans cette Église, il y a de nombreuses formes, permettant à chaque sensibilité et culture de trouver sa place ; et ainsi de participer à la construction de l’unité du Corps mystique du Christ. L’unité dans la confession de Foi et la célébration des mystères n’exigent nullement une uniformité dans la forme liturgique extérieure. C’est d’ailleurs ce que disait le pape François à Istanbul en 2014 : « l’Esprit Saint suscite les différents charismes dans l’Église ; apparemment, cela semble créer du désordre, mais en réalité, sous sa conduite, cela constitue une immense richesse, parce que l’Esprit Saint est l’Esprit d’unité, qui ne signifie pas uniformité ». Dans l’Église catholique, depuis longtemps, il y a eu une diversité de rites, avec de nombreuses subdivisions : une seule "lex credendi", de nombreuses formes de la "lex orandi". Pour illustrer ma conviction, je vous propose un bref rappel des différentes formes liturgiques catholiques en vigueur de nos jours. 

Dans les rites catholiques orientaux, nous trouvons les rites Alexandrin (copte et éthiopien), et les rites Antiochiens (Maronite, Arménien, Chaldéen, et Byzantin décliné lui-même en Melkite, Bulgare, Macédonien et Géorgien) ;

Dans les rites catholiques latins, nous trouvons les rites Romain, Ambrosien, Mozarabe, Dominicain, Cartusien, Cistercien, de Braga, Lyonnais et même Zaïrois (africain) établi en 1988 par Jean-Paul II dans un souci d’inculturation.

Tous ceux qui assistent à ces rites sont catholiques de la tête aux pieds ! Faut-il se scandaliser de cette variété comme d’une atteinte à la communion, ou s’en réjouir comme d’une manifestation extérieure de la richesse de la « grâce multiforme de Dieu » (1P 4,10) ? Même les anges sont répartis en neuf (9) chœurs ! Même la sainte Trinité, c’est un seul Dieu, bien sûr, mais trois personnes divines différentes. Ainsi, plutôt que de favoriser un conflit liturgique qui affaiblit le peuple de Dieu, il faudrait surtout mettre en pratique la béatitude de la douceur. Et promouvoir la piété et le respect du sacré, sans oublier de remettre en honneur la majesté de Dieu et l’amour fraternel.

Quant à moi, j’aime les deux rites : celui de saint Pie V et celui de saint Paul VI. Laissons-les subsister ensemble. Car dans les deux, les prêtres célèbrent vraiment "in persona Christi". Le pain et le vin qu’ils consacrent se transforment réellement en Corps et en Sang du Christ. De part et d’autre, on trouve de saints fidèles et saints prêtres qui célèbrent avec foi, piété et dignité.

Conservons donc avec amour les deux formes liturgiques dans notre diocèse. Utilisons-les ensemble pour bâtir l’Église sur la pierre angulaire (qui a été rejetée…), le Christ Jésus. Ne nous comportons pas comme des gamins assis sur la place publique négligeant la richesse intrinsèque des dons divins ! J’ajoute que les dons de Dieu ne se périment pas. Quelle que soit l’époque ou le lieu, ils conservent leurs saveurs originelles. Pour ce qui concerne l’ancienne liturgie, nous en avons une preuve. Avec elle, de nombreuses personnes (de tout âge et culture) y trouvent leur épanouissement spirituel… depuis des siècles. Au grand séminaire Providentia Dei de Gah-Baka comme chez les Contemplatives de Jésus Eucharistie de Boko tout se passe merveilleusement bien.

Il y a toutefois une chose à uniformiser, ou pour mieux dire à harmoniser : ce sont nos cœurs, afin d’être vraiment « unis dans un même Esprit ». Que nos langues soient d’accord avec nos cœurs ! Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour, et non sur les rites liturgiques… Que le Seigneur ne nous dise pas ce jour-là : « je célébrais la messe de Paul VI (ou de St Pie V) et tu m’as rejeté ». Soyons donc charitables envers les frères qui ne font pas exactement comme nous, qui ne célèbrent pas dans notre rite. Si des abus se glissent chez des personnes, il faut les souligner dans l’esprit de correction fraternelle et non de polémique agressive, fruit de l’orgueil humain. C’est encore dans l’Eucharistie, sacrement de l’unité que nous pourrons puiser cette force. J’insiste, peu importe la forme liturgique, pourvu qu’elle soit apte à élever les cœurs vers le Père, Source de l’amour. Bénissons le Bon Pasteur et prions pour l’unité de son Troupeau pour lequel il est mort sur la croix et ressuscité. 

+Pascal N'KOUE

Omnium servus

 

Nouvelles de famille

- Prions pour le repos de l’âme de Mr Sylvain, le papa du P. Ephrem DANNON, décédé le 31 janvier 2022.

- La nouvelle traduction du Missel Romain et ses orientations entreront en vigueur au Bénin le 6 mars 2022, 1er dimanche de carême. C’est une décision de la Conférence Episcopale.

- A l’orate frates, on dit : Priez, frères et sœurs, que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit agréable à Dieu le Père tout- puissant (une mélodie est proposée). Et l’assemblée répond :

R/ Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice, à la louange et à la gloire de son nom, pour notre bien et celui de toute l’Eglise.

- Au crédo, à la place de "de même nature que le Père", il faut dire "consubstanciel au Père". On s’incline à cette phrase : "Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme". 

- Des mélodies simples sont proposées pour le confiteor et aussi pour l’embolisme (prière après le Pater noster).

- Que les prêtres apprennent à chanter les préfaces et la doxologie finale de la Prière Eucharistique : Per ipsum…

- A Kabo, le Centre ménager pour les filles en difficulté est en gestation. Sr Monique BIAOU en est la Responsable sous l’autorité de la Caritas-BDBD et du Curé de Kabo, le Père Henri EDOH.

- Le 10 janvier 2022 a eu lieu le lancement de la 2è année du projet : "Diocèse sans palu". J’exhorte toutes les paroisses à faire bon accueil aux promoteurs.

- Intention du mois : Prions pour les femmes religieuses et les consacrées, en les remerciant pour leur mission et leur courage, afin qu’elles continuent à trouver de nouvelles réponses aux défis de notre temps.

Quelques dates

1-4 fév.  : UCB à N’DALI (Province Ecclésiastique de Parakou).

5 fév.  : A Djougou : Journée diocésaine de la Vie Consacrée à Toko -Toko.

6 fév.  : A Parakou : Journée diocésaine de la Vie Consacrée. 

                        40 ans de la 1ère visite du Pape Jean Paul II au Bénin.

8-9 fév.  : Permanence pastorale à Djougou.

11 fév.  : Fête de N. D. de Lourdes, journée mondiale des malades. Visitons nos frères et   

                        sœurs malades dans les hôpitaux ou chez eux à la maison.

11-13 fév.  : Week-end de Cana à la Maison diocésaine.

14 fév.  : Lancement du projet Santé oculaire, phase II.

15-19 fév.  : Session de chants pour les chorales Koutiwinnin à Komiguea.

19-20 fév.  : Visite à Africae Munus et le Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier.

22-23 fév.  : Permanence Pastorale à Djougou.

26 fév.  : Pèlerinage de l’Enfance Missionnaire au Sanctuaire N. D. de Komiguea.

N.B. : 1 mars  : Conseil presbytéral à 9h30, à la Maison Diocésaine.

 2 mars  : Mercredi des cendres au séminaire N. D. de Fatima à 6h50.

 

Le séminaire Propédeutique a vu le jour le 26 Octobre 2015, dans les locaux modestes, exigus et provisoires de la maison saint Dominique sise au Centre Pastoral Guy Riobé. En effet, le nombre des étudiants et bacheliers qui demandaient à être prêtres augmentait. Il nous fallait créer ce séminaire. En 2017, après consultation des autorités romaines compétentes, le séminaire s’est transféré sur le site du Grand Séminaire Providentia Dei. C’était déjà mieux. Mais on restait insatisfait. Tenant à respecter la séparation des deux entités, l’Evêque et son Conseil ont opté définitivement pour le village de Ténonrou sur le site du Centre Diocésain de développement dénommé Africae Munus (Afrique, lève-toi !) : c’était en octobre 2019. On répondait ainsi aux exigences de Rome (cf. Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis du 08 Décembre 2016 qui stipule en son numéro 60) : « …Il convient que la phase propédeutique soit vécue dans une communauté distincte de celle du grand séminaire et, là où c’est possible, qu’elle ait aussi un lieu spécifique ». 

Ce séminaire est dédié à Mgr Robert CHOPARD-LALLIER, sma, intrépide missionnaire devant l’Eternel qui fut préfet apostolique à Parakou de 1957-1964. Nous voulons que son exemple nous stimule. Et que son intercession nous incite à imiter nos premiers évangélisateurs qui privilégiaient les périphéries existentielles et géographiques. En effet, selon les objectifs et la vision de notre Archevêque, ce séminaire a été créé « pour être un oasis de résistance, dans le bon sens du terme, aux idéologies modernes, afin de donner à l’Église des prêtres simples, missionnaires et vraiment configurés au Christ pour l’Afrique et pour le monde entier » (Mgr N’KOUÉ Pascal, Le formateur idéal).

Comme tout le monde le sait, la Propédeutique est une étape indispensable à la formation sacerdotale. Son but principal « consiste à poser des bases solides pour la vie spirituelle (du candidat au sacerdoce) et à favoriser une meilleure connaissance de soi pour la croissance personnelle » (Ratio Fundamentalis, n°59). Notre Séminaire organise les études sur deux ans : une année d’apprentissage à la vie communautaire et de remise à niveau intellectuel pour ceux qui, après le BAC, viennent des lycées, collèges et universités ; et une autre année, celle dite de Fondation Spirituelle, où les 1ère années rejoignent ceux qui proviennent des petits séminaires. 

La Formation est à la fois humaine, culturelle, pastorale et spirituelle. Elle repose concrètement sur trois piliers : la tête (le travail intellectuel), les mains (le travail manuel) et le cœur (la vie intérieure). « Mon rêve est de former une nouvelle génération de prêtres Laudato Si, heureux de communiquer avec la nature, fiers d’être Africains et missionnaires aux cœurs pleins de flammes » (Mgr N’KOUÉ Pascal). Le travail des mains vient au secours du travail intellectuel dans nos séminaires diocésains qui ont été créés pour transmettre un style de vie proche de l’évangile. Car le Souverain Prêtre « Jésus a été éduqué par un papa manuel et une maman ménagère », dit notre évêque. Il n’y a donc pas de honte à travailler de ses mains. « Les futurs prêtres se feront paysans avec les paysans, éleveurs avec les éleveurs, maçons avec les maçons, plombiers avec les plombiers……etc. cela n’exclut pas qu’ils aient une bonne formation intellectuelle, philosophique et théologique. Je veux qu’ils soient cultivés comme Origène, Saint Augustin, Saint Thomas d’Aquin, Saint François de Sales, Saint Jean-Paul II », dit encore Mgr N’KOUE. Pour cette raison, nous avons 2 à 3 heures de travail manuel par jour avec 5h de cours et une heure d’oraison d’intimité avec le Seigneur ; elle sert de colonne vertébrale pour toute la formation. Nous remercions vivement l’Institut N. D. de Vie de Venasque (France) qui consent des sacrifices pour nous accompagner depuis plusieurs années sur ce point… 

L’exemplarité des formateurs au travail manuel stimule le séminariste à participer activement à la vie globale de la maison. Entre autres, le séminariste apprend à savoir labourer, semer, sarcler, jardiner, arroser, émonder, récolter, cuisiner, bricoler etc. Les travaux champêtres sont entièrement faits par les séminaristes. Nous n’avons pas besoin d'embaucher des ouvriers pour les buttes d’ignames ou la culture du manioc, du haricot, du soja ou du mil. Nous découvrons, avec joie, parmi les séminaristes des jeunes talentueux, très doués manuellement en mécanique auto, mécanique moto, en plomberie. Pendant le week-end, par équipe de 6, ils assurent, à tour de rôle, la cuisine. Ceux qui n’ont jamais appris à cuisiner se laissent initier par les compétents ou les aînés… 

Nous sommes à pied d’œuvre pour faire de notre Séminaire ‶un jardin d’Edenʺ, un espace toujours vert, beau et reposant. En prévision de la prochaine saison pluvieuse, nous comptons mettre en terre beaucoup de plants de néré, de moringa, des papayers, des bananiers, des sapotiers, des avocatiers, des goyaviers etc. Nous voulons aussi nous essayer aux épices non encore cultivées dans notre zone : poivre, gingembre, curcuma, ail, oignon…

Nous bénissons la divine Providence pour les constructions. Car en peu de temps, des cabines et des salles de classes ont été construites. La chapelle du séminaire est dans sa dernière phase et sera consacrée et inaugurée le 29 mars 2022, jour anniversaire de naissance de Mgr Chopard-Lallier. Quel bonheur ! Cependant, il reste encore beaucoup à faire : une cuisine, un réfectoire, une bibliothèque et un complexe animalier digne de ce nom. Nous sollicitons tous les amis et bienfaiteurs. 

Merci à notre Père Évêque, Mgr Pascal N’KOUÉ, qui porte un souci particulier pour la promotion des vocations et la formation des prêtres. Une fois par mois, il brave une piste en piteux état pour nous rendre visite et nous nourrir de ses conseils de Pasteur. Merci à l’évêque chargé de tous les séminaires du Bénin qui, chaque année, nous gratifie de sa visite. Nous voulons nommer Mgr Antoine SABI BIO, évêque de Natitingou et Co-fondateur de nos séminaires diocésains : Mgr Chopard-Lallier et Providentia Dei. Merci au diocèse de Djougou qui a toujours été à nos côtés. Merci au Nonce Apostolique, près le Togo et le Bénin, Mgr Mark Gerard MILES, qui pour sa première visite apostolique au Bénin a choisi notre Séminaire : c’était le 08 Juin 2021. Vivant loin de la ville de Parakou, nous nous sommes sentis des privilégiés du cœur du Pape. Merci à Mgr François GNONHOSSOU, évêque de Dassa, qui depuis quelques années nous envoie des candidats et des subsides. Enfin merci aux grands bienfaiteurs : O.P.M. de Rome, Aide à l’Eglise en Détresse d’Allemagne, merci aux Amis de l’Atacora de Versailles, à la Conférence Episcopale des Etats Unis, aux Sœurs de St Pierre Claver... Nous n’oublions pas notre Caritas diocésaine et toutes les personnes généreuses, spécialement F. C. d’OLIVEIRA, qui se battent quotidiennement pour notre mieux-vivre. Merci à tous les bienfaiteurs anonymes. Que Dieu vous bénisse tous et vous comble davantage  de ses dons.

Abbé Dieudonné AHYITE

Recteur du séminaire

 

Nouvelles de famille

- Bénissons le Seigneur pour le nouvel évêque nommé de Djougou : Mgr Bernard de Clairvaux TOHA M., Oblat de St François de Sales. Nous le félicitons pour avoir dit oui à la charge épiscopale. Fils de Parakou, à sa nomination, il était Supérieur Provincial de son Institut pour la France et l’Afrique de l’Ouest, résident à ANECY. Il atterrit à Cotonou le 14 mars et son sacre est pour le 2 avril 2022. Prions pour lui.

- Nous bénissons encore le Seigneur pour le projet Santé Oculaire, Phase II, pour tous les âges en faveur des populations du Bénin et des pays voisins.

- Prions pour le repos éternel des âmes de Seïdou, papa de Sr Sara B. ZONGO, Contemplative de J.E ; de Joseph, papa de Sr Patricia ZINSOU, Vierge Consacrée ; de Joseph Gilbert, papa de l’abbé Yves AÏDOMONHAN ; de Sylvain, papa de l’abbé Ephrem DANON ; de Madeleine, maman de l’abbé Fulgence MEHOUENOU. Qu’ils reposent en paix.

- Nous remercions vivement le R. P. Jacques JULIA qui vient donner un entretien aux séminaristes de Providentia Dei sur sa vie et expériences de missionnaire s.m.a au Bénin.

- Le Séminaire Propédeutique Mgr Chopard Lallier célèbre la dédicace de sa chapelle le 29 mars, anniversaire de naissance de cet éminent Prélat qui fut Préfet Apostolique à Parakou. Tout le diocèse est invité à accompagner et soutenir cette maison de formation qui effectivement rayonne.

Quelques dates

1er mars : Conseil presbytérale à la Maison Diocésaine à 9h30.

2 mars  : Mercredi des Cendres. Au séminaire N.D. de Fatima à 6h50.

6 mars  : 1er dimanche de carême : entrée en vigueur de la nouvelle traduction du Missel Romain.

                     Je recommande virement d’apprendre à chanter l’Orate Fratres et les autres mélodies que le

                     Missel nous propose.

8 mars  : Récollection du Presbyterium au Centre Pastoral à 9h. Prévoir vêtements liturgiques et

                      bréviaires. 

9 mars  : Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, visite ses prêtres fidei domum qui sont

                     chez nous. Il est vivement attendu.

10-11 mars : Permanence Pastorale à Djougou.

12 mars  : Vœux temporaires de Sr Nathalie KPANOU (Sœur de la Consolata) à Banikanni à 9h30.

13 mars  : Rencontre avec le mouvement chrétien des cadres et personnalités politiques au Centre Pastoral.

14-16 mars : A Cotonou pour l’accueil de Mgr Bernard de Clairvaux TOHA.

17 mars  : A 9h Visite de la ferme Agro-écologique "La Nouvelle Espérance" à Bakperou. 

            19h15 : Au Séminaire N. D. de Fatima, rencontre avec les Séminaristes.

19 mars  : Fête de St Joseph. Fête du Grand Séminaire de Philosophie Providentia Dei (messe à 9h).

20 mars  : Journée avec les marguilliers du diocèse.

22-23 mars : Permanence pastorale à Djougou.

25 mars  : Annonciation de la Vierge Marie. Journée mondiale pour la vie.

27 mars  : Messe dominicale à Kabo. Puis à Ténonrou.

29 mars  : A 10h, Dédicace de la Chapelle du Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier.

30 mars-2 avril : A Djougou.

Pour la nouvelle année, j’ai voulu donner la parole à Mr Clément Yargo qu’on ne présente plus. Il se dévoue sans bornes pour notre santé par les remèdes naturels. Pour vivre une bonne année, il nous dit de cultiver des pensées positives, d’avoir du cœur, d’être bons les uns envers les autres. ‶Amertume, irritation, colère, éclats de voix, injures, tout cela doit disparaître de chez vous, comme toute espèce de méchanceté″ (Ep 4,31) recommande la sainte Bible. L’esprit et le corps sont liés. Pardonnons-nous, et réconcilions-nous. Et nous nous porterons en bonne santé physique et mentale. Ecoutons plutôt Mr Clément.

+Pascal N'KOUE

Omnium servus 

 

Le projet Diocèse Sans Paludisme est une mission d’évangélisation pour la santé naturelle par les moyens naturels, simples, concrets et accessibles à tous. Il s’inscrit pleinement dans la doctrine sociale de l’Eglise qui vise le bonheur intégral de l’Homme. Ce Projet a été initié par Mgr Pascal N’KOUE, Archevêque de Parakou, soutenu par tout le clergé et par tous les fidèles chrétiens. Ce magnifique projet est au bénéfice non seulement des fidèles catholiques, mais aussi de toute la société. La finalité du Projet Diocèse Sans Palu est de contribuer au bonheur véritable de chacun et de tous.

Le projet comporte deux actions : une action générale et une action spécifique. L’action générale concerne les piliers essentiels de l’écologie de la santé à savoir : la nutrition, la sérénité mentale, l’exercice physique, le repos et l’hygiène environnementale. L’action spécifique évoque l’apport des plantes médicinales dans l’écologie de la santé. Artemisia est capitaine de cette vaste équipe triomphante des plantes médicinales qui sont prêtes à offrir aux Hommes les vertus que le Bon Dieu leur a données. La coordination technique de ce projet quinquennal est confiée au Centre UNIV, la Maison de l’Artemisia de Parakou. Le siège technique du projet est à la ferme agroécologique médicinale La Nouvelle Espérance. C’est un centre intégré de formation en permaculture et en agroécologie médicinale appliquée. La ferme est située à Bakpérou dans le 1er arrondissement de Parakou. Le support de sensibilisation et de formation du Projet Diocèse Sans Palu est intitulé « Le passeport de la santé naturelle ». Ce support est disponible à la librairie saint Paul de Parakou, à la curie diocésaine au Centre Pastoral Guy Riobé, au cafétariat de l’artemisia... Pour plus de renseignements sur le Projet Diocèse Sans Palu ou pour soutenir de près ou de loin ce projet, vous pouvez contacter la coordination technique du projet (+229) 96 37 41 70 (SMS ou message whatsapp marche mieux). 

Pour les fêtes dans la paix, la joie et la santé, et pour aborder une nouvelle année avec sourire et espérance, voici un petit secret extrait du support de formation du Projet Diocèse Sans Palu, « Le passeport de la santé naturelle » : La sérénité mentale. De quoi s’agit-il ? 

La sérénité mentale est la qualité d’un esprit stable et équilibré. La pensée, c’est la nourriture de l’esprit. Nous sommes ce que nous mangeons. Oui, mais nous sommes surtout ce que nous pensons. Dr Irène GROSJEAN déclare : « On fabrique son enfer et ses souffrances parce qu’on est inconscient, on est ignorant. Comme la pensée crée et attire tous les éléments auxquels nous pensons, nous nous attirons tout ce que nous pensons négativement ; et nous faisons de notre vie une vie de souffrance et de frustration, de misère et de maladies ».

  La sérénité mentale c’est le pilier central de l’écologie de la santé. Lorsqu’on parle de santé mentale, ne pensez pas seulement aux fous qui se promènent dans les rues ou aux personnes internées dans les centres psychiatriques. La maladie est une souffrance, et la première souffrance mentale est lorsqu’on pense mal. Les mauvaises pensées entrainent les mauvais comportements et les mauvaises actions. Les mauvaises pensées sont source d’insécurité, de peur, d’angoisse, de doute, de suspicion, de jalousie, de haine, de colère... Toutes ces mauvaises choses sont des souffrances morales à cause de la qualité de la pensée. La mauvaise pensée entraine le stress, or le stress affaiblit le système immunitaire. Corps et esprit sont liés. C’est pourquoi les médecins et scientifiques ne finiront jamais de découvrir les mystères du corps et surtout de la santé de l’Homme. Notre cerveau secrète les hormones selon la nature de notre pensée. Lorsque la pensée est positive, le cerveau secrète l’ocytocine par exemple, appelé hormone de l’amour, de la joie ou l’hormone de la relation. Les hormones qui rajeunissent nos cellules sont secrétées par le cerveau lorsque nos pensées sont positives. Par contre, lorsque nous avons de mauvaises pensées, notre cerveau secrète les hormones toxiques à l’organisme, source de vieillissement précoce ou de cancer. « Le cancer, c’est le vieillissement précoce des cellules » selon le Pr Henri Joyeux.  

Pour jouir d’une sérénité mentale, il faut cultiver la pensée de bénédiction. Bénissons, ne maudissons personne. La pensée de bénédiction produit le langage et le comportement de bénédiction. Bénir, c’est penser et dire du bien. Maudire, c’est penser et dire du mal, c’est faire du mal. Penser du mal, c’est se faire du mal à soi-même d’abord. Celui qui a des pensées méchantes est souvent aigri, triste, amer, rancunier, colérique et vindicatif. Il a du plaisir à discréditer les autres. Ruminer la colère est un auto empoisonnement, du cœur et de l’esprit. Se mettre régulièrement en colère est plus mauvais pour le cœur (organe) que fumer le tabac, ou boire de l’alcool. Si vous ne fumez pas et vous ne buvez pas de l’alcool, mais que vous vous mettez souvent en colère, votre organisme subit les mêmes effets néfastes que l’organisme d’un fumeur ou d’un alcoolique. Est-ce que vous savez que la colère est pire que la folie ? Je vous suggère de faire un exercice : pour votre prochaine crise de colère, essayez de vous regarder vous-même dans la glace (miroir). Vous verrez que vous n’avez pas l’aspect d’un fou, mais plutôt l’aspect d’un monstre. Mais ne cassez pas le miroir, il n’en est pour rien. Est-ce un hasard si la Sainte Bible nous avertit : « Que le soleil ne se couche pas sur votre colère » (Eph 4,26) ? Les humeurs négatives et principalement la colère sont un véritable poison. Au Nom de Jésus-Christ, abandonnons la tristesse et les agressivités. 

Nous pouvons vous aider pour que la nouvelle année 2022 ne commence pas avec les pensées négatives et les disputes mais plutôt avec la joie, les chants, le pardon. Soyons convaincus surtout d’une chose : Dieu nous aime ! Alors jubilons, soyons dans l’allégresse. Et l’année sera belle.

Comment apprendre à maîtriser ses émotions négatives, sa colère ou que faire pour se mettre rarement en colère ? Nous animons souvent un atelier pratique sur Equilibre personnel et gestion des conflits interpersonnels. Envoyez un SMS ou envoyez un message WhatsApp au (+229) 96 37 41 70 pour vous inscrire. Bonne et sainte année 2022.

         Mr Clément YARGO

Responsable du Centre UNIV et du 

Projet "Diocèse sans palu"

 

Nouvelles de famille

- Avec beaucoup de gratitude, nous remercions tous les bienfaiteurs de notre diocèse qui nous ont aidés à bien terminer l’année : que Dieu le leur rende au centuple.

- Nous nous réjouissons, et tout le Bénin avec nous, pour le premier nonce béninois S.E.R. Mgr Dieudonné DATONOU nommé au Burundi. Comme si c’était peu pour nous, le Pape a nommé encore un autre Béninois Mgr Éric SOVIGUIDI Observateur Permanent du Saint-Siège à l’UNESCO (branche de l’ONU pour l’Education, la Science et la Culture). Prions pour eux.

 

- Pour le synode sur la synodalité n’hésitons pas à ouvrir nos cœurs et délier nos langues. Le pape François veut savoir ce que l’Esprit Saint dit à notre Eglise locale. Participons sans peur à la rédaction de l’instrument du travail : Communion – Participation – mission.

- Mr Clément YARGO vient d’éditer un opuscule au titre suggestif : "Passeport de la santé naturelle : 30 minutes pour faire son bilan de santé". Je vous le recommande vivement.

- Le projet "Diocèse sans Palu" avance et gagne des batailles. Les temps sont venus de nous tourner avec sagesse vers les plantes médicinales dont l’auteur est le Créateur du Ciel et de la Terre, souverain médecin des âmes et des corps.

- Une nouvelle traduction en français du Missel Romain est entrée en vigueur le 28 novembre 2021. Le Missel n’est pas encore disponible chez nous. Patience !

- Bienvenue à nos frères et ami(e)s de Nantes et de Versailles qui nous visitent ce mois-ci. 

- Le R. P. Gilles KIMBA est nommé Curé de Kpassa. La nomination prend effet le 15 janvier 2022.

- Les JMJ au niveau diocésain ont été une belle réussite le mois dernier. Des conférences et catéchèses de qualité ont été données. La rencontre (échanges à bâtons rompus) avec l’Evêque après la grand-messe a été passionnante. Mille mercis aux organisateurs, à tous, et spécialement à l’abbé Laurent GUIMON, leur aumônier.

 

Quelques dates

 

1er janv.  : Journée mondiale de la paix. BONNE, HEUREUSE ET SAINTE ANNEE 2022.

                Début de la neuvaine à N.D. de Komiguéa, sainte patronne de nos familles etprotectrice du diocèse.

2 janv.  : Fête de l’Epiphanie : Messe à 9h à l’Abbaye L’Etoile Notre Dame. Quête impérée pour l’Enfance Missionnaire.

4-5 janv.  : Permanence pastorale à Djougou.

10 janv.  : Pèlerinage diocésain au sanctuaire N. D. de Komiguea.

                 Messe à 10h : Ordinations diaconales de trois Oblats de St François de Sales.

11 janv.  : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30. 

18-21 janv. : Conférence Episcopale du Bénin à Cotonou.

18-25 janv. : Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

23 janv.  : Dimanche de la Parole de Dieu.

25-26 janv. : Visite à Africae Munus et au Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier.

28-29. janv.: Permanence pastorale à Djougou.

N. B.  : Du 1er au 4 février 2022 à N’Dali auront lieu les assises de l’UCB (Province ecclésiastique de Parakou).

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Pastorale des jeunes

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