"Tous ceux qui étaient devenus croyants étaient unis et mettaient tout en commun" (Ac 2, 47). C’est en raison de nos liens de parenté avec le Christ depuis notre baptême que nous sommes tenus de cultiver les liens de famille en paroisse et dans le diocèse.
« La multitude des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme, et personne ne se disait propriétaire de ce qu’il possédait, mais on mettait tout en commun… Aucun d’entre eux n’était dans la misère… » (Ac 4, 32-35). L’instinct propriétaire et donc égocentrique nous complique la vie et même nous appauvrit. La solution à nos misères c’est de vivre la solidarité. N’est ce pas le plus grand souci du Christ pour son Eglise ? "Qu’ils soient UN comme nous sommes UN afin que le monde croie" (cf. Jn 17). Quelle responsabilité ?
Nous avons un destin commun. Malheureusement on n'y pense pas souvent. Chacun est plutôt tenté de se prendre pour le nombril du monde. Or c'est l'union qui fait la force. Ne soyons pas naïfs. Les financements pour notre apostolat ne tomberont jamais du Ciel. C’est le travail méthodique, constant et persévérant qui crée la richesse. Faire confiance à la divine Providence ne nous autorise pas à vivre les bras croisés. Nous sommes appelés à être  solidaires. En exhortant les fidèles laïcs à être généreux, nous les consacrés et les prêtres diocésains nous nous imposerons l’esprit de détachement et du don de soi. Le Pape Jean-Paul II nous dit qu'il est temps de financer nous-mêmes notre pastorale.
"L’Evangélisation requiert, outre les moyens humains, des moyens matériels et financiers substantiels, dont bien souvent les diocèses sont loin de disposer dans des proportions suffisantes. Il est donc urgent que les Eglises particulières d’Afrique se fixent pour objectif d’arriver au plus tôt à pourvoir elles-mêmes à leurs besoins et à assurer leur autofinancement" (Ecclesia in Africa n°104). Le Pape nous pousse à avoir confiance en nous-mêmes. L’autofinancement de l’évangélisation dans nos diocèses est une urgence. Nous  pouvons y arriver. Le bénévolat est à promouvoir. Mais cela n'exclut pas qu'on  pense aux projets d’investissement à court, à moyen et à long terme. "Vouloir c'est pouvoir", dit-on.
Notre diocèse est un réservoir important d’enfants et de jeunes, quelle richesse ! On dispose de plusieurs réserves de terres cultivables. Nous devons nous engager à les rentabiliser en optant pour les produits agricoles de qualité et leur transformation sur place : ce n’est pas une idée saugrenue. Parmi les fidèles laïcs, il y a des bras valides, des fermiers, des maçons, des menuisiers, des charpentiers, des électriciens, des plombiers, des comptables, des ingénieurs agronomes, des médecins, des éleveurs pleins d'expérience. On peut compter sur leur dévouement. Parmi les consacrés, il y a des manuels comme les Salésiens, les Frères Missionnaires des Campagnes etc. On peut compter aussi sur leurs diverses compétences. De plus en plus il y a des gens à la retraite. La solution c’est de créer de petites et moyennes entreprises, de constituer de petites coopératives sur les paroisses en respectant les normes sanitaires et phytosanitaires. En un mot, une alliance est à créer à l’intérieur du diocèse pour organiser le bénévolat et lancer ce qu’on pourrait appeler "l’agro-business". Pourquoi pas ? Mais nous le ferons pas à pas. J'attends de vous des propositions concrètes et suggestions réalistes pour enrichir cette  logique (cf. Gn 2, 15). Tous les talents viennent de Dieu, il faut les harmoniser pour la gloire de Dieu et le bien-être de son peuple.
Quant aux unités de production (menuiserie, librairie, imprimerie, boulangerie, centres d’accueil, soudure etc.), les œuvres d’éducation et de miséricorde (écoles, maternités, centres de santé) et les lieux de formation pastorale, elles seront administrées avec plus de rigueur, sous le regard de Dieu et dans l’intérêt de tous. Par amour pour notre diocèse, nous serons les premiers clients de nos structures. C'est cela la "diocésanité", c'est-à-dire transformer nos égoïsmes en générosités. Au lieu de dire "que fait le diocèse pour moi" ? Se demander ce qu’on peut faire pour le diocèse.
Prenons conscience que nous sommes un marché important. Ce nouveau mot de diocésanité est pour signifier l’effort que nous devons tous faire pour renforcer l’esprit d’unité de notre famille diocésaine autour du Christ et de sa sainte Mère. Un seul troupeau, un seul Pasteur. La "diocésanité", c'est-à-dire le souci de penser au bien commun et d’apporter à notre famille diocésaine ce qu’on peut lui apporter sera de plus en plus notre force. La Doctrine Sociale de l'Eglise nous exhorte fortement à être une Eglise joyeuse, solidaire et missionnaire. Pour mieux vivre cette "diocésanité", nous aurons intérêt à rendre opérationnelles toutes nos Caritas paroissiales (cf. Ac 4, 32-37). Que l'amour fraternel nous lie d'une affection réciproque (cf. Ro 12,10). En un mot, la "diocésanité" c'est la mutualisation de tous nos avoirs et savoir-faire, nos forces et capacités pour mieux servir Dieu et son Eglise.
Cette diocésanité ne concerne pas seulement les adultes. Eduquons très tôt nos enfants à faire non pas un signe de croix quand passe le panier de la quête mais à donner quelque chose si minime soit-il, de bon cœur et généreusement, en pensant que Dieu leur donne et leur donnera davantage. Cette éducation au partage est une grande école. Car "Dieu aime celui qui donne avec joie" (2 Co 9,7).
Beaucoup de personnes pensent que le Vatican paie les évêques et les prêtres : erreur grossière. Ni l’Etat Béninois, ni l’Etat du Vatican n’interviennent pour financer le clergé. Les prêtres vivent de l’attention quotidienne de la Divine Providence. C’est vrai que par le système de solidarité ecclésiale universelle, chaque diocèse au Bénin reçoit de Rome une petite aide pour faire tourner l’évêché pendant un trimestre environ. Le reste de l’année, notre Seigneur qui pourvoit à la nourriture des oiseaux et habille l’herbe des champs nous ravitaille généreusement à travers nos divers bienfaiteurs (cf. Mt 6, 25-34) que sont les fidèles chrétiens.
Cependant, régler les tâches matérielles de la paroisse et du diocèse n’est pas toujours chose aisée, c’est même un véritable casse tête pour nous. C’est lourd, c’est usant et parfois déprimant avec la tentation de faire passer les questions matérielles avant celles d’ordre spirituel. Même chez de bons gestionnaires, il faut une gymnastique d’acrobates volontaristes, fortement soutenue par la confiance au Père riche en tout pour pouvoir joindre les deux bouts.
Comme vous l’avez saisi, notre Eglise-Famille de Dieu vit de la générosité de ses membres. Les besoins sont nombreux. Les sessions de formation, entre autres la formation des séminaristes et des novices, ont un coût. Chaque baptisé, en dehors des quêtes de dimanches devrait trouver la formule qui lui convient pour venir régulièrement en aide à son diocèse. Il y a le système de la dîme à verser par mois, qui peut être remis en valeur. Il y a bien sûr le denier du culte chaque année. Les dons, les legs seront toujours les bienvenus. Nous avons besoin des Priscille et Aquilas pour nous permettre de diffuser allègrement l’Evangile à temps et à contre temps (cf. Rm 16, 3-5). En outre, nous avons le devoir d'aider les pauvres, les laissés pour compte, les malades sans recours, les enfants sans soutien.
Comment relever un tel défi avec des moyens très limités ? Unir nos forces. C’est cela la diocésanité. Il faut se mettre en réseau comme on dit aujourd’hui et chercher à bénéficier de l’expérience des autres. Chaque paroisse, chaque entité, chaque personne avant de dire : " nous n’avons rien" ou avant de mendier doit répertorier ses atouts, ses forces, ses chances et chercher à les faire fructifier. Au lieu de se complaire dans des plaintes inutiles, chaque paroisse doit être désormais fière d’apporter quelque chose aux autres. Peser négativement dans la balance sera une honte. Il faut rompre avec cette mentalité paresseuse qui fait de l’assistanat un droit. Elle tue l’esprit d’initiatives et favorise une culture de dépendance et de jouissance insouciante. Halte au parasitisme. C’est le contraire de la diocésanité. Ça doit bouger.
Enfin, il faut penser aux chantiers en cours : le grand séminaire de philosophie à Gah-Baka, le sanctuaire marial à Komigéa, la ferme de développement intégral de Ténourou, les diverses écoles et collèges etc. L’Evangélisation doit poursuivre sa route à travers tout cela. Sans les dons des fidèles, on risque d'être paralysé. Vouloir c’est pouvoir. Il faut prendre des initiatives et pratiquer la politique des petits moyens. Mais sans Dieu, nous ne pouvons rien faire. Car tout vient de lui, tout est en lui, tout est pour lui. D’où la dévotion non seulement à la Sainte Vierge Marie mais aussi à Saint Joseph, l'Econome du Bon Dieu, le saint Patron de l'Eglise Universelle.
En effet, dès la première année de mon ministère à Parakou, j’ai demandé que tous les mercredis, on célèbre à l’intention des bienfaiteurs, avec si possible la messe votive de Saint Joseph. Où en sommes-nous ? Ce n'est pas pour rien que son nom est désormais cité dans toutes les Prières Eucharistiques au cours de la messe. Saint Joseph, bénis notre diocèse, bénis notre diocésanité, bénis-nous.


+Pascal N’KOUE
Archevêque de Parakou



Nouvelles de famille
- C’est le mois de Marie. Armons-nous de chapelets pour mitrailler et même pilonner l’Auteur de nos malheurs. Dans les familles, les écoles, les CEVB, prions le chapelet tous les jours pour notre pays.
- Prions pour le repos de l’âme de Mr Philippe, père de l’abbé Benoit LUQUIAU, décédé le mois dernier.
- Deux nouvelles plaquettes que je vous prie de prendre en considération : Tous missionnaires ! pour exhorter tous les fidèles et tous les mouvements à la mission ; et Un Trousseau de clés pour réussir pour exhorter spécialement les jeunes chrétiens à explorer avec l’Esprit Saint les zones d’espoir pour mieux vivre la foi.
- Nous accueillons bien volontiers "Gaudete et Exultate" du Pape François, cette exhortation est un appel à vivre la sainteté dans la joie et l’enthousiasme.
    Vous trouverez tous ces livres sur les paroisses, la librairie catholique Saint Paul et à l’Economat diocésain.
- Merci au bon accueil que vous avez fait à mon opuscule "O femmes, un peu de pudeur", publié le mois dernier.
- Rome nous demande de célébrer lundi de Pentecôte la mémoire de la Vierge Marie, Mère de l’Eglise, dont voici les textes : Gen 3,9-15.20 ; Ac 1,12-14 ; Ps 86 (87) 1-2.3.5-7 ; Jn 19,25-34.
- Nous remercions le Président de la Cour Suprême Mr BATOKO Ousmane (musulman) qui nous a fait la surprise de sa présence à la messe de Vigile de Pâques à la Cathédrale. Il était accompagné de son épouse.
- Le 1er Forum des consacrés sur l’enseignement-éducation au Bénin s’est terminé sur une note très positive. Le Nonce Apostolique Mgr Brian UDAIGWE et le Préfet du Borgou étaient présents.
- Souvenez-vous du Festival des familles qui aura lieu du 4 au 6 mai 2018 à Cotonou. Pour plus de renseignement, téléphoner au n° 62 40 00 00.
- Nous remercions Mgr Antoine SABI BIO, Evêque de Natitingou, qui nous a visités le mois dernier ainsi que Mgr Victor AGBANOU, évêque de Lokossa, Mgr Eugène HOUNDEKON évêque d’Abomey et Mgr Barthelémy ADOUKONOU, évêque émérite à Cotonou.
- Mille mercis à Mme Annick BURGAUD de Nantes qui a fait une belle composition musicale de l’hymne à N. D. de Komiguea dont les paroles ont été écrites par Mgr Aristide GONSALLO. Quel beau trait d’union entre Parakou-Nantes-Porto-Novo.



Quelques dates


1er mai      : Fête du travail. Journée de détente du clergé au Grand Séminaire Providentia Dei.


3 mai        : Cours à Providentia Dei.
             Soir : Rencontre avec le Séminaire Notre Dame de Fatima.


5 mai        : Visite à Kabo-Ténonrou (Africae munus).


6 mai        : Confirmations à Papanè à 9h 30.


8 mai        : Journée de désert dans un monastère.


10 mai      : Ascension. Messe à Providentia Dei à 9h.


12 mai      : Rencontre avec les professionnels des médias au Centre Pastoral à 9h 30.


13 mai      : Confirmations à Banikanni. 10è anniversaire du décès du Cardinal Bernardin GANTIN.
                    Souvenons-nous de lui dans toutes nos célébrations eucharistiques ce jour-là.


17 mai      : Matin : Rencontre avec les Séminaristes de Providentia Dei.
                   Soir : Rencontre avec les Séminaristes de Notre Dame de Fatima.


20 mai      : Pentecôte. Confirmations à la Cathédrale. Quête impérée pour l’obole de saint Pierre.


21 mai      : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés. Messe en l’honneur de Marie, Mère de
                    l’Eglise (Mémoire obligatoire).


22-25 mai : Conférence Episcopale à Ouidah sur les Séminaristes du Bénin.


26 mai       : Réunion au Centre Pastoral pour la préparation du thème pastoral de l’an prochain à 9h.


27 mai       : Sainte Trinité. Fête des mères. Confirmations à Ganon (quasi-paroisse).


29 mai       : Conseil presbytéral à 9h 30 à l’Archevêché.


    (Le 19 nov. 2011, le Pape Benoît XVI, nous a adressé, lui-même en personne, un discours croustillant et  tonitruant au Palais de la Présidence de Cotonou. En ces moments de turbulences, relisons ensemble des extraits de cette allocution du Pape, chef spirituel et chef d’Etat, qui nous a parlé au nom de Dieu).
    …La personne humaine aspire à la liberté ; elle veut vivre dignement ; elle veut de bonne écoles et de la nourriture pour les enfants, des hôpitaux dignes pour soigner les malades ; elle veut être respectée; elle revendique une gouvernance limpide qui ne confonde pas l'intérêt privé avec l'intérêt général ; et plus que tout, elle veut la paix et la justice. En ce moment, il y a trop de scandales et d'injustices, trop de corruption et d'avidité, trop de mépris et de mensonges, trop de violences qui conduisent à la misère et à la mort. Ces maux affligent certes votre continent, mais également le reste du monde. Chaque peuple veut comprendre les choix politiques et économiques qui sont faits en son nom. Il saisit la manipulation, et sa revanche est parfois violente. Il veut participer à la bonne gouvernance. Nous savons qu'aucun régime politique humain n'est idéal, qu'aucun choix économique n'est neutre. Mais ils doivent toujours servir le bien commun. Nous nous trouvons donc en face d'une revendication légitime qui touche tous les pays, pour plus de dignité, et surtout pour plus d'humanité. L'homme veut que son humanité soit respectée et promue. Les responsables politiques et économiques des pays se trouvent placés devant des décisions déterminantes et des choix qu'ils ne peuvent plus éviter...
    De cette tribune, je lance un appel à tous les responsables politiques et économiques des pays africains et du reste du monde. Ne privez pas vos peuples de l'espérance ! Ne les amputez pas de leur avenir en mutilant leur présent ! Ayez une approche éthique courageuse de vos responsabilités et, si vous êtes croyants, priez Dieu de vous accorder la sagesse ! Cette sagesse vous fera comprendre qu'étant les promoteurs de l'avenir de vos peuples, il faut devenir de vrais serviteurs de l'espérance. Il n'est pas facile de vivre la condition de serviteur, de rester intègre parmi les courants d'opinion et les intérêts puissants. Le pouvoir, quel qu'il soit, aveugle avec facilité, surtout lorsque sont en jeu des intérêts privés, familiaux, ethniques ou religieux. Dieu seul purifie les cœurs et les intentions.
    L'Eglise n'apporte aucune solution technique et n'impose aucune solution politique. Elle répète : n'ayez pas peur ! L'humanité n'est pas seule face aux défis du monde. Dieu est présent. C'est là un message d'espérance, une espérance génératrice d'énergie, qui stimule l'intelligence et donne à la volonté tout son dynamisme. Un ancien archevêque de Toulouse, le Cardinal Saliège disait : «Espérer, ce n'est pas abandonner ; c'est redoubler d'activité». L'Eglise accompagne l'Etat dans sa mission ; elle veut être comme l'âme de ce corps en lui indiquant inlassablement l'essentiel : Dieu et l'homme. Elle désire accomplir, ouvertement et sans crainte, cette tâche immense de celle qui éduque et soigne, et surtout de celle qui prie sans cesse (cf. Lc 18, 1), qui montre où est Dieu (cf. Mt 6, 21) et où est l'homme véritable (cf. Mt 20, 26 et Jn 19, 5). Le désespoir est individualiste. L'espérance est communion. N'est-ce pas là une voie splendide qui nous est proposée ? J'y invite tous les responsables politiques, économiques, ainsi que le monde universitaire et celui de la culture. Soyez, vous aussi, des semeurs d'espérance !...
    La haine est un échec, l’indifférence une impasse, et le dialogue une ouverture ! N’est-ce pas là où seront semées des graines d’espérance ?...
(C’est tout le discours qu’il faudrait lire et relire pour améliorer nos comportements de citoyens, de chrétiens et de responsables).

 


LA NOUVELLE COLONISATION par un couple JOYEUX et exceptionnel                                                                                                    
(Suite et fin de la V. D. N° 76)
Du 03 au 17 décembre 2017, le Bénin a accueilli la visite missionnaire du professeur Henri Joyeux et son épouse Christine. Qui sont-ils ? Le professeur Henri Joyeux de renommée internationale est professeur émérite de la faculté de médecine de l’Université de Montpellier en France. Il est cancérologue (prix international de cancérologie). Son épouse Christine est diplômée du droit international européen. Elle anime le côté pratique de la nutrition. Après un séjour au Bénin voici la suite de la lettre du Pr JOYEUX riche, intéressante et tonique.
* Le vernis à ongles avec le phosphate de triphényle
…Nous avons appris au Bénin que certains vernis à ongles, dont les jeunes filles raffolent, contiennent un perturbateur endocrinien, le "phosphate de triphényle" qu’on retrouve, certes sous forme de traces, dans le corps seulement 10 heures après l’application du vernis. Pour le Dr Heather Stapleton Associate Professor of Environmental Ethics and Sustainable Environmental Management < Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.> : « Il y a de plus en plus de preuves suggérant que le triphényle peut affecter la régulation hormonale, le métabolisme, la reproduction et le développement ».
    Quelle que soit l’intention du fabricant, l’essentiel est d’informer. Les perturbateurs endocriniens c’est une facture de 31 milliards pour l’Europe et le premier d’entre eux, - osons le dire - n’est autre que la pilule contraceptive, qu’elle soit administrée sous forme d’implant, d’anneau vaginal, de patch, de stérilet hormonal et demain à sniffer ! J’imagine déjà mes contradicteurs - y compris des collègues académiciens -, outrés des telles affirmations qui n’ont d’autres sources que les réalités de terrain et les publications les plus récentes qu’ils peuvent trouver partout. 


* Le Glyphosate, ingrédient actif du Roundup
    Cet herbicide à action généralisée est déjà au Bénin. Nos gouvernants n’ont pas été capables de l’interdire alors qu’ils savent parfaitement depuis longtemps qu’il s’agit d’un produit toxique pour la santé humaine. En France ils ont reconduit ce poison pour 5 ans de plus sous la pression du géant agrochimique Allemand en formation Monsanto-Bayer.
    Glyphosate ou Roundup ont une toxicité certaine pour les mauvaises herbes, comme pour l’humain quand les doses sont excessives et selon les concentrations d’épandage. Pulvérisation passée de 6 litres (toxiques) à 2 litres pour un hectare à la concentration de 360g/litre dilués dans 300 à 400 litres, et pour les jardins familiaux des quantités souvent trop importantes, dangereuses pour la santé de la terre et notre propre santé.
    Evidemment des alternatives sont en préparation chez Bayer-Monsanto après le Trifolian, et l’herbicide Basta F1 retiré récemment du marché par l’Agence nationale de sécurité (Anses). Elles risquent d’être plus coûteuses et nous l’espérons moins polluantes et moins dangereuses tant pour les sols que pour les humains. Sont-elles vraiment nécessaires en Afrique où le courage des jeunes ne manque pas ?
Déjà cette année la récolte d’Igname au Bénin a curieusement était réduite mais sans mauvaises herbes (sont-elles si mauvaises et n’ont-elles aucun rôle ?) à cause de cet herbicide.
    Nous sommes conscients qu’en Europe, l’agriculture productiviste cherche plus à être mécanisée à outrance - d’où l’utilisation intensive de ces produits chimiques délétères pour la santé - qu’à créer une main d’œuvre courageuse de jeunes hyper-diplômés qui cherchent des emplois et trop souvent n’ont pas appris à se servir de leurs dix doigts ! Fungicides et insecticides-biocides sont tout autant dangereux avec les traitements nombreux pour avoir les plus beaux fruits.  On a formaté le consommateur aux fruits brillants et sans tache, en exploitant plus souvent ses réflexes d’achat qu’en le faisant réfléchir à sa santé. 
    Ainsi les boussoles européennes agricoles sont-elles orientées pour que les multi-internationales se développent dans le but d’augmenter leur portefeuille d’actions et cherchent à infiltrer l’immense potentiel de l’Afrique.
    Le Centre Songhaï (à Porto-Novo, à Parakou) est la preuve que l’Afrique peut s’en sortir en évitant nos abus, en sachant utiliser les technologies informatiques européennes les plus sophistiquées. Là est la vraie complémentarité et la capacité de l’Afrique à nous faire réfléchir et infléchir nos mauvaises habitudes.
    Nous devons convaincre les agriculteurs qu’ils sont les premiers acteurs de la bonne ou de la mauvaise santé. Le Bio, l’agriculture Biodynamique, la Permaculture voilà l’avenir, y  compris pour nourrir la planète contrairement à ce qu’on nous fait croire.


    La nouvelle colonisation sera-t-elle plus néfaste que la précédente ?
    Nous occidentaux, devenons pire que les premiers colons qui eux ont eu le courage de se retrousser les manches, de se dévouer au péril de leur vie pour défricher les pays, les organiser, au moins en partie au profit des populations locales.
    Les néo-colonisateurs, eux, ne veulent pas se salir les mains. Avec nos multinationales, ils cherchent à exploiter les ports et les sous-sols africains, les sols et les hommes et femmes qui y vivent, car ils représentent un marché potentiel gigantesque tandis que l’Europe vieillit et ne renouvelle plus les générations, même en France, du fait d’une politique familiale délétère qui donne libre court à un individualisme égoïste plus fort que le sens familial.
    Nos images télé, nos publicités africanisées, nos produits agro-alimentaires industriels, nos médicaments dont certains ont fait la preuve chez nous de leur danger pour la santé sont déjà en Afrique. Les pesticides, les hypocholestérolémiants abusifs, les hypotenseurs généralisés, les traitements hormonaux de la ménopause, antidiabétiques, antibiotiques et vaccins excessifs envahissent l’Afrique quand l’Europe se méfie et refuse les outrances face à des lois dictées par les laboratoires fabricants…
    Le cœur développe des amitiés nouvelles : l’hospitalité Béninoise est celle de toute l’Afrique, chaleureuse et vite fraternelle. Pas de demi-mot, pas de jeu pour paraître quand on possède peu. Deux anges gardiens, le R.P. Edgar Vigan et Mr Clément Yargo, un père de quatre enfants, conduits par Mouf chauffeur-sécurité nous ont accompagnés tout au long de ce périple Béninois aux multiples facettes.
    Nos nombreuses rencontres avec les responsables ont permis de tisser des liens forts avec nos hôtes qui ne nous ont rien caché des pauvretés et des espérances de leur pays. Nous sommes lucides quant aux progrès à réaliser, à la corruption (mais nous Européens avons-nous des leçons à leur donner..) aux difficultés présentes partout, mais que le génie Béninois traite avec sourire, humour et amour, sans chercher à égaler nos Continents complexes et fragiles.
    L’âme qui découvre la Sagesse Africaine
    Ces 15 jours intenses au Bénin nous ont fait toucher du doigt la Sagesse Africaine. Celle de l’Afrique profonde. Celle de l’Afrique de l’Ouest, et en particulier du Bénin, n’est pas morte, mais elle reste fragile car son socle solide reste et doit rester la famille. Comme un livre de l’Evêque de Parakou Mgr Pascal N’Koué le dit avec clarté et force, la Famille ou le chaos ! Sommes-nous capables de le comprendre, en nos pays qui ont perdu le sens de la famille !
    Si les pays Africains savent résister intelligemment et sagement à l’Occident impérialiste, en prenant seulement ce qui leur est utile, ils s’en sortiront et pourront montrer le vrai chemin aux peuples inquiets.
…………………………………

    MERCI AU COUPLE JOYEUX DEVENU NOS AMIS. QUE LE SEIGNEUR LES PROTEGE ET LES COMBLE DANS LEUR MISSION DE VERITE. NOUS LES INVITERONS ENCORE.




Nouvelles de famille
- On emploiera de plus en plus le néologisme "diocésanité" pour signifier l’effort que nous devons tous faire pour renforcer l’esprit d’unité de la famille diocésaine autour du Christ.
- Nous redisons nos vives gratitudes à ceux qui nous ont visités le mois dernier : Mr Théodore LOKO, ex ambassadeur du Bénin près le Saint-Siège (Vatican) ; Mr Rafael D'AQUI, de l’Aide à l'Eglise en Détresse (Allemagne), Melle Tiphaine BIENVENUE (France), Dr Gisèle EGOUNLETY-TOUDONOU,  Madame Elisabeth POGNON, Mr Félix d’OLIVEIRA etc.
- Le colloque en préparation des 75 ans de notre évangélisation a eu du succès quant à la qualité des conférences données. Nous remercions les organisateurs et les conférenciers. La Croix du Bénin dont le siège est à Cotonou est restée du début jusqu’à la fin et en a fait un beau reportage : Merci.
- Désormais, le lundi de Pentecôte, on célébrera la mémoire obligatoire de la B.V. Marie, Mère de l'Eglise, évidemment avec les ornements blancs ou bleu.
- L'opuscule "Je veux être un bon prêtre" a été publié le mercredi saint à l’issue de la messe chrismale; il vaut pour les prêtres, pour les séminaristes, pour tous les aspirants à devenir prêtres. Il peut rendre un grand service dans la pastorale des vocations. Achetez-le, lisez-les et offrez-le à vos amis. Je l’ai écrit dans un style familier en pensant aussi à tous les baptisés.
- Nos unités de production et de miséricorde sont désormais regroupées sous la rubrique : Les Œuvres de l'Archevêché. Ainsi, elles bénéficient d'un seul numéro pour l'IFU (en vue des impôts).
- J’encourage vivement La Petite Méthode pour apprendre l’Evangile en équipe, écrite par l’abbé Laurent GUIMON.

 


Quelques dates


1er avril       : Dimanche de Pâques. Mariages à Boko. Quête impérée pour la santé des prêtres.


5 avril         : Au grand Séminaire Providentia Dei.


8 avril         : Dimanche de miséricorde ; messe dominicale à Kabo à 9h.


10 avril       : A 9h 30, Conseil Presbytéral à l'Archevêché.


12 avril       : Rencontre avec les étudiants de l'Université de Parakou à 19h 30.


13-15 avril : Visite pastorale sur Kika-Piste.


18 avril       : 1er Forum des consacré (e) s sur l'enseignement-éducation au Bénin, au Centre pastoral Guy 
                      Riobé. Nous exhortons vivement les Consacré (e)s à reprendre en main ce secteur.


19 avril       : Conseil Permanent de la  conférence épiscopal à l'Archevêché à 9h.


21 avril       : Pèlerinage avec les enfants de l'Enfance missionnaire au sanctuaire marial. Messe à 9h 30.


22 avril       : Dimanche du Bon Pasteur. Quête impérée pour les vocations (OPM). Messe à Sirarou.


23 avril       : Rencontre avec les novices de l'Internoviciat à l'IRF, à 16h30.


24-30 avril : A Takoradi (au Ghana) visite à S.E. Mgr John Bonaventure KWOFIE.


29 avril       : Kermesse à la Quasi-Paroisse de Bah-Mora.


N. B : 1er mai : Journée de détente du clergé diocésain au Grand Séminaire Providentia Dei. Les consacré (e)s y seront les bienvenu(e)s. Car l’Eglise est UNE.    


JOYEUSES FETES DE PAQUES ! ALLELUIA !!!
                                   


    Cher Directeur national de la Caritas-Bénin,
    Chers Responsables  diocésains des Caritas,
    Chers agents pastoraux,
    Chers invités,
    Chers tous,
    Bénissons le Seigneur pour ce grand jour ! Comme la Sainte Vierge Marie, nous pouvons dire : « Le Puissant fit pour l’Archidiocèse de Parakou des merveilles, Saint est son Nom ». Nos gratitudes envers Dieu-Amour, Dieu-Caritas, sont sincères et profondes. Il y a un lien étroit entre évangélisation et promotion humaine. Je salue l’engagement irremplaçable de toutes nos Caritas dans le témoignage de vie et dans les œuvres sociales. Que cet engagement pour l’évangélisation demeure courageux et persévérant.
1- La première Caritas
    La première Caritas a été créée par les saintes femmes qui suivaient Jésus et les Apôtres (Lc 8, 1-3). Elles les aidaient de leurs biens. C’étaient des femmes que Jésus avait libérées. Elles n’étaient pas saintes au départ. Mais une fois guéries, elles sont restées fidèles au Christ. La présence des femmes autour de ce Bon Pasteur est confirmée par les autres évangélistes Mt 27,55 et Mc 15,41. C’est bien Jésus qui a, le premier, osé l’émancipation féminine. Avant lui les hommes et les femmes étaient séparés dans leurs formations respectives. La première Communauté formée autour des Apôtres, après la mort du Christ, n’avait qu’un cœur et qu’une âme (Ac 4, 32). Chacun apportait spontanément sa contribution pour qu’on aide les pauvres. Comme vous le voyez, l’annonce de la Parole de Dieu va avec la solidarité envers les nécessiteux. Les premières communautés, où réganient l’allégresse et la simplicité de cœur (Ac 2,46), étaient dynamiques, tournées vers les pauvres, ouvertes et missionnaires ; et elles "avaient la faveur de tout le peuple" (Ac 2,47). Avant même d’être une action évangélisatrice, la mission du chrétien est témoignage et rayonnement de vie en Jésus-Christ (Redemptoris missio n°26).
2- Hommage aux missionnaires qui nous ont évangélisés.
    Puis de l’Europe du XIXe siècle nous sont venus les missionnaires de l’Evangile (SMA-NDA). Notre pensée pleine de gratitude va vers eux. Cette Bonne Nouvelle du Christ est le plus beau cadeau de l’Europe à l’Afrique. Ce n’est pas la colonisation. Ces missionnaires nous ont armés. Et certains sont morts pour nous. Les graines de la foi reçue ont germé et les plantes sont en croissance. Une de ses plantes, c’est la Caritas-BDBD. Cette plante a 30 ans et elle a déjà produit de bons fruits. Beaucoup de personnes du Bénin et en dehors du Bénin ont été secourues et même sauvées par la charité des chrétiens. Bénissons le Seigneur, le Dieu d’Amour que Jésus est venu nous révéler comme Père de chacun et Père pour tous. Nous saluons au passage avec beaucoup de déférence tous nos partenaires de l’extérieur du Bénin.
3- Le bénévolat rend heureux.
    Nous sommes ici aujourd’hui en cette belle cathédrale pour célébrer les merveilles de Dieu. Grâce à l’amour de Dieu qui nous soutient et nous pousse à aller vers les autres Caritas fait des prouesses avec des moyens limités. Je n’ai jamais vu triste un agent de la Caritas. Je les trouve toujours joyeux et épanouis. Ils servent les petits et les malheureux dans la joie. Il y a plusieurs bénévoles parmi eux. Je suis sûr que les plus heureux sur terre, ce sont les bénévoles, ceux qui se sont détachés du souci de faire un travail rémunéré quand ils rendent service aux fragiles de la société. Observez que ceux qui font des grèves, ce sont des salariés, des salariés mécontents, des salaires insatisfaits. Ils veulent plus de l’Etat. Or, plus on s’inscrit dans la logique du service gratuit, plus on est heureux, surtout si on le fait pour le Seigneur. Car on est rémunéré par Dieu lui-même. Mystère ! Je ne sais plus qui est l’auteur de ce poème que j’ai retrouvé fortuitement ces jours-ci dans mes affaires. Il parle du bonheur que nous recherchons tous. Ecoutons :
    «Le bonheur te garde gentil, les épreuves te gardent fort. Les chagrins te gardent humain, les échecs te gardent humble. Mais seul l’espoir te fait avancer. Si regarder en arrière te cause du chagrin et regarder en avant t’inspire de la crainte, alors regarde à côté de toi, j’y suis ».
    Ce "j’y suis", c’est Dieu qui te le dit. C’est aussi chacun de nous, mis par Dieu à côté d’un autre. Nul n’est une île. Nous sommes inter-connectés. Nous pouvons toujours faire quelque bien à l’autre, en famille, sur les lieux de travail, dans nos divers groupes et communautés. Personne n’est si pauvre qu’il n’ait plus rien à donner, ne serait-ce que son sourire gratuit. Il ne coûte rien et n’appauvrit pas celui qui le donne. Quand nous voyons que l’autre qui est à côté de nous a besoin de notre secours, nous devons nous empresser de lui dire : "j’y suis". Et personne n’est si riche qu’il n’ait besoin de personne. Et le proverbe le confirme : "on a toujours besoin d’un plus petit que soi". A vrai dire, c’est Dieu qui nous envoie auprès des autres. Nous sommes créés par Dieu pour nous soutenir, pour porter les fardeaux les uns des autres. Et vive la solidarité caritative !
    Evidemment, il ne s’agit pas d’encourager les fainéants, les bonimenteurs, les paresseux, les parasites, qui cherchent à profiter de la naïveté des autres pour les escroquer. A ceux-là, il faut leur dire gentiment d’aller travailler de leurs mains pour manger leur pain quotidien. Ce poème ci-dessus nous rassure de la présence de Dieu dans nos détresses et nous pousse à nous considérer comme des envoyés de Dieu auprès des pauvres. Jésus s’est toujours identifié aux pauvres, aux malades, aux petits. Ce sont les privilégiés du royaume de Dieu. Il ne s’est jamais identifié aux forts, aux puissants de la terre, aux riches de la terre. Jamais ! Notre bonheur est dans le service désintéressé.
    Nous savons tous sur quoi nous serons jugés au ciel à la fin de notre vie sur terre. Le sujet d’examen final est bien connu. Jésus nous l’a dit maintes et une fois : nous serons jugés sur le service gratuit, sur le bénévolat, sur le bien fait au prochain : J’avais faim, soif, en prison… et tu es venu à mon secours. Tout ce que nous faisons de bien aux fragiles, aux faibles, aux petits, aux malades, c’est à Jésus, donneur de vie éternelle que nous le faisons. La clé pour entrer au paradis, c’est donc de se soucier des pauvres. Marthe Robin, paix à son âme, nous a laissé en héritage cette belle phrase : «Nous ne pourrons jamais, jamais assez nous réjouir d’avoir donné toute notre vie à Dieu. Il rend tellement le centuple de tout ce qu’on lui a donné ». C’est l’évangile d’aujourd’hui. En termes clairs, ceux qui se donnent aux autres gratuitement, Dieu se donne à eux 100 fois plus. Ce n’est pas une promesse de ICC Services et consort.
4- L’Eglise est appelée à aider tout le monde.
    En cette année pastorale pour la mission, je voudrais dire au peuple de Dieu qui est à Parakou : l’Eglise ouvre ses portes à tout le monde. Tous les peuples peuvent y entrer avec leur culture et leurs traditions, pourvu qu’elles ne soient pas en opposition avec l’Evangile. Pour annoncer le salut du Christ, on doit se mettre à l’écoute de Dieu et tenir compte des attentes et espérances des gens, de leurs angoisses et de leurs souffrances, de leurs coutumes et modes de pensées. Les discours de Paul à Lystre et à Athènes peuvent nous inspirer (Ac 14, 15-17 ; 17, 22-31).
    ʺAllez dans le monde entierʺ, ou tout au moins dans toutes les paroisses du diocèse ; annoncez que Dieu-Amour n’est pas suffisamment aimé. Il y a encore trop de misères. Partez sans arrière-pensée vers toutes les couches sociales. Intensifions les relations constructives avec les autorités publiques et avec les non-chrétiens, sans perdre notre identité. Il faut qu’on puisse dire de vous en vous regardant : «Voyez comme ils s’aiment ». C’est mon message pour vous membres des diverses Caritas ici présentes et surtout pour vous membres de la Caritas de Parakou. Pratiquez entre vous une grande charité. Car comme les Saintes Ecritures le disent : ʺla charité couvre un grand nombre de péchésʺ. Soyez doux et humbles dans le service des pauvres ; c’est la porte du paradis. Ne soyez jamais intrigants ni vantards. J’insiste, soyez doux mais non douillets. Soyez humbles mais non craintifs. Annoncez l’amour de Dieu avec foi et audace, sans prosélytisme. N’obligez personne à devenir chrétien. Insistez plutôt pour que les gens laissent tomber les vieilles querelles pour repartir du Christ, sur de bonnes bases. C’est lui le Roc. Exhortez tout le monde à avoir les sentiments de Jésus devant les petits.
5- Gageons pour l’autofinancement de notre apostolat.
    Poussez-nous à nous entraider afin de réduire l’individualisme. Travaillez à débloquer les poltrons, les aigris, les hésitants, les timides, les introvertis, les réservés. Poussez tout le monde à participer activement à la vie des communautés. Bousculez les individus et les responsables de nos communautés à s’investir pour l’autofinancement de nos structures, pour l’autoprise-en-charge de nos familles. Encouragez-nous à prendre des initiatives pour le bien commun à moyen et à long terme. N’hésitez plus à voir loin et à nous entraîner à aller loin dans la pensée de Dieu et de l’Eglise.
    Pour me résumer, je vous demande de nous aider à trouver chez nous les ressources qu’il faut pour les pauvres qui frappent continuellement à nos portes. ʺLes pauvres, vous les aurez toujoursʺ, nous a dit Jésus. Ceux qui parlent d’éradiquer la pauvreté veulent nous distraire. D’ailleurs les aides internationales parfois nous pénalisent et nous appauvrissent davantage. Gérer la charité des autres qui vient d’ailleurs, c’est un pis-aller. Le plus beau, c’est d’assurer nous-mêmes notre autofinancement. La divine Providence nous assistera dans notre détermination. Pour mieux servir, c’est un impératif d’écouter dans la confiance la voix de Dieu. La prière intérieure et communautaire sera notre force.
6- Les défis percutants à affronter.
    Pour la Caritas, contrairement à toutes les ONG, Dieu doit être au centre de notre apostolat. Dieu vous voit à l’œuvre et vous notera. L’Eglise Catholique a un enseignement social qui respecte la dignité de la personne humaine. Nous sommes créés, par amour, à l’image de Dieu. L’homme ne peut pas être heureux sans une bonne relation avec Dieu transcendant et immanent qui nous pousse à aimer les plus pauvres. Je désire donc que chaque animateur de la Caritas, je veux dire que chaque chrétien  prenne pour ami un pauvre, un mal aimé, un enfant ou un jeune rejeté, un malade condamné par son handicap à rester au lit. Leur donner quelque chose c’est bien, en faire de vrais amis, c’est mieux, c’est tout autre chose. Cela nous humanise davantage. Et pour tout  dire, leur amitié nous sanctifie.
    Il y a encore, certes, beaucoup de défis percutants à relever. J’en ai conscience. Je pense particulièrement à une structure officielle pour soutenir les filles-mères en détresse ou encore les prisonniers libérés qui ont du mal à se réinsérer dans la société. Et quand je regarde les enfants et les jeunes, je pense aussi à la présence chrétienne dans les établissements publics pour les évangéliser. Les cadres de la société à venir, les futurs décideurs sont aussi en germe dans ces établissements. Il faut avoir le souci de les former aux valeurs humaines et évangéliques. Que tous ces défis ne vous portent pas au découragement, mais plutôt aiguisent votre espérance. Espérer, ce n’est pas baisser les bras en disant ʺDieu feraʺ, ʺespérer c’est redoubler d’effortʺ. Alors semez abondamment. Même quand on vous accueille mal quelque part, continuez de semer. "On nous insulte quand nous bénissons, on nous persécute et nous supportons. Nous sommes diffamés, mais nous réconfortons les autres. Nous voilà devenus les balayures du monde, et les gens peuvent nous mettre au fumier" (1Co 3,12-13). Continuez de faire du bien. On a traité notre Maître et Seigneur de ʺsamaritainʺ et de ʺdémonʺ (Jn 3,48). Il a continué sa mission d’amour jusqu'au bout, jusque sur la croix : "Père, pardonne-leur (à mes bourreaux) parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font". "Il les aima jusqu’au bout". Bénissez donc ceux qui vous persécutent. Bénissez et ne doutez jamais du dynamisme invincible de la puissance de l’Evangile. Tôt ou tard ça prendra.
    Enfin, priez pour votre Evêque, pour que j’imite le Bon Pasteur Jésus qui  donné sa vie pour ses brebis. Même si vous ne me voyez souvent dans vos bureaux, je pense fréquemment à vous. Vous savez combien je vous fais confiance et vous apprécie… Je suis plutôt un homme de terrain. Et quand je circule dans les villages ou dans les structures paroissiales, je vois vos bonnes œuvres. Soyez-en encore vivement félicités et remerciés.
    Une grâce divine passe toujours par où travaille la Caritas. Rechargez donc vos batteries à l’occasion de cet anniversaire des 30 ans. Soyez sans crainte. Jésus et sa Mère vous devancent partout où vous allez. Qu’ils vous bénissent encore et encore !

  Cathédrale, le 13 janvier 2018


+ Pascal N’KOUE
Archevêque de Parakou

       Révérends Pères, chers frères et sœurs en Christ, chers tous,
C’est avec beaucoup de joie que je vous salue, ainsi que les deux diacres Jules et Yves, leurs familles respectives, le peuple de Dieu à Parakou, les amis venus de partout, spécialement ceux de la Baule, de Basse et Haute Goulaine de  Nantes. A travers eux, je salue Monseigneur Jean-Paul James, leur évêque, qui a lancé ce jumelage entre nos deux diocèses, il y a trois ans.
    Je remercie les fidèles de la paroisse d’Albarika pour leur persévérance dans la construction de cette nouvelle église, belle, spacieuse, simple, aérée et lumineuse. Sans éclipser le poids spirituel de la Cathédrale, elle lui arrache cependant l’élégance de l’architecture.
    Je félicite aussi les bienfaiteurs tous azimuts qui ont fait beaucoup de sacrifices, tous les travailleurs infatigables restés dans l’ombre, tous les ouvriers de la vigne qui ont veillé dans la nuit et pendant plusieurs nuits. Demandons pardon à ceux que les cotisations ont peut-être agacé. Aujourd’hui tout le monde en est fier, bénissons le Seigneur. Comment oublier le Père Aubin qui m’a fait poser la première pierre de cette église. Lui-même, de nature et de personnalité modeste, a vu grand pour le Bon Dieu. Il a été ambitieux pour cette paroisse. Savait-il que cette église allait être la plus grande du diocèse ? Je ne sais, Dieu le sait. La Divine Providence lui a donné raison. Rien ne lui est impossible ! Quel magnifique cadeau du ciel pour les 10 ans de cette paroisse N. D. de Lourdes…
        Chers tous, l’heure de la mission a sonné ! Le Pape François renchérit : "Quand l’Eglise ne sort pas d’elle-même pour évangéliser, elle tombe malade". Le message est clair. Si nous voulons être en bonne santé, il faut devenir évangélisateurs. C’est d’abord pour notre bien. Chacune, chacun doit devenir porteur enthousiaste de la Bonne Nouvelle, y compris ceux qui se disent trop vieux ou trop jeunes. Personne ne doit s’exclure de la campagne d’évangélisation y compris ceux qui se croient incapables et ne savent par où commencer. Personne ne doit se cacher derrière les piliers de l’église y compris ceux qui se croient timides ou se jugent indignes. L’heure de la mission a sonné ! C’est le thème de cette année. Nous rentrons désormais dans une course d’athlètes du Christ, dans un marathon plus globalisant que le marathon salésien de nos chers Oblats de saint François de Sales. Mais rassurez-vous, pour le Christ, le meilleur coureur, je veux dire le meilleur évangélisateur ou le meilleur missionnaire c’est le saint, celui qui se laisse évangéliser lui-même d’abord. Voilà pourquoi, même les handicapés, les malades, les grabataires, les moribonds sont sollicités pour la mission évangélisatrice. Ils peuvent tout au moins offrir leur souffrance. L’heure de la mission a sonné ! Le monde est rassasié de chrétiens taciturnes et peureux, angoissés et anxieux, d’évangélisateurs tristes et découragés, de prophètes bonimenteurs et avides d’argent. Nous savons que Dieu veut des missionnaires au cœur de flamme dont la vie rayonne de bonheur parce qu’ils sont habités par la joie du Christ, devant qui tout genou fléchira au Ciel, sur terre et aux enfers. Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père…
    Nul ne fera le travail à notre place. Voilà pourquoi, il faut abandonner les fausses routes, les pseudo-bonheurs pour vivre en disciples du Christ. Le Seigneur, au dernier jour, nous demandera compte de notre baptême. Il ne s’agit pas de faire du prosélytisme. La mission du Christ n’a rien à voir avec une idéologie à promouvoir ni même une éthique sublime à diffuser. Libérer l’homme des forces du mal en le tournant vers Dieu : voilà la Bonne Nouvelle. C’est l’Esprit du Seigneur qui veut renouveler la face de la terre par la conversion des cœurs. Félicitation aux mouvements d’action catholique, aux diverses associations des fidèles… Nous avons entendu le témoignage de quelques-uns ces jours-ci. Mon conseil presbytéral et moi avons été émerveillés de leur apostolat, de leur sortie missionnaire dans les périphéries…
    "Tous missionnaires" doit être notre slogan. Certaines personnes hésitent à se donner pour la mission. Elles croient que rien ne peut changer. Et pour elles il est inutile de fournir des efforts. Elles sont dans l’erreur. Le Christ, le Roc éternel, nous rassure : "j’ai vaincu le monde". En ce beau jour, Dieu nous donnera en plus de cette belle église deux nouveaux prêtres. Parlons-en. Le vrai prêtre c’est le Christ. Il est la clé et le code secret du bonheur. Le saint Curé d’Ars avait raison de dire "à quoi servirait une maison remplie d’or si personne n’en a la clé ?... Le prêtre a la clé des trésors du Ciel". C’est d’ailleurs l’une des raisons profondes de son célibat. Etre au service de Dieu, être au service des hommes : voilà la plus courte définition du prêtre. C’est la plus belle vocation au monde. C’est le plus beau métier du monde. Si vous en connaissez un autre plus grand dites-le-moi. Tout le monde a besoin du prêtre. Il est plus utile que les forces de sécurité. Malgré la puissance des anges, ils ne peuvent pas pardonner un seul péché. Aucune religion n’est au-dessus de celle de Jésus-Christ ; et rien n’est plus grand que son saint sacrifice. Or c’est son sacrifice, celui de la Croix, que la messe rend présent chaque jour sur l’autel par les mains du prêtre.
    L’avenir de notre famille diocésaine est étroitement lié à la promotion des vocations sacerdotales et à la qualité du clergé. Le rôle irremplaçable du prêtre dans la communauté chrétienne saute aux yeux. Non seulement parce que les prêtres sont les 1ers collaborateurs de l’Evêque, Co-responsables du diocèse avec l’Evêque, mais encore parce que sans le prêtre, la passion et la mort du Christ seraient sans efficacité. Nous participons aux pouvoirs du Christ Rédempteur du monde avec tous les fidèles chrétiens pour susciter, entretenir et transmettre la foi dans nos diverses communautés, pour conduire les âmes au bonheur du Ciel, les conduire à Dieu lui-même ! Quelle belle entreprise ! Mais nous nous rendons bien compte chaque jour de nos faiblesses humaines. Parce que le démon tente le prêtre plus que les autres fidèles. Sincèrement, nous ne sommes pas meilleurs que les autres. Et quand nous le sommes c’est encore grâce au secours divin. Avec humilité, remercions tous ensemble le Seigneur pour le don du sacerdoce. La force secrète du prêtre est sa prière intérieure, individuelle et communautaire. Lorsqu’il loue Dieu, quand il prie le bréviaire et le chapelet, il œuvre en même temps au salut du peuple qui lui est confié. C’est là qu’il puise la force d’imiter le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.
    Chers prêtres mes frères, où en sommes-nous de l’oraison que je vous ai recommandée il y a un an ? Je ne cesserai de revenir là-dessus jusqu’à ce que la mayonnaise prenne. Comment enseignerions-nous aux autres à prier si nous ne cultivons pas en nous le silence sacré et ne pratiquons pas cette prière intérieure. Sans l’oraison quotidienne, on s’essoufle pour rien, on peut même s’amuser à l’autel ; nos actions liturgiques deviennent comme des tam-tams à la peau mouillée et trouée ; les pratiques religieuses nous ennuient et nous dessèchent. Prenons plutôt les moines et les moniales pour modèles. Ils prient 8h par jour. Le pape Jean Paul II avait chaque jour 6h de temps de prière. "La prière pour moi est la première tâche" disait-il. Et nous ? Combien de minutes ? "Tu adoreras Dieu seul" c’est le 1er des 10 commandements qui ont structuré le ramassis des gens sortis d’Egypte en route vers la Terre Promise. Quand les prêtres s’habituent à se plaindre de tout le monde, des bagatelles, des choses qui n’ont pas de poids, vérifiez s’ils font au moins 15 min d’oraison par jour. Prier c’est vital pour toute âme. Et ce que Dieu nous dit est plus important de ce que nous lui racontons…   
    De la bouche du prêtre, le peuple attend la Parole de Dieu. Voici ce que saint Paul demandait aux chrétiens d’Ephèse : "priez pour moi afin qu’il me soit donné d’ouvrir la bouche pour parler et annoncer hardiment le Mystère de la Bonne Nouvelle de l’Evangile" (Eph 6, 19). Comme serviteurs de la Parole de Dieu, annoncez avec foi et audace Jésus-Christ dont les paroles sont parfois comme une épée à double tranchant. Proclamez avec fidélité ce que les saintes Ecritures nous proposent, cela inclut les prédications sur l’existence du feu de l’enfer. Le peuple a besoin certes de l’exemplarité du prêtre, mais aussi de la Vérité qui l’empêchera d’être mené à la dérive par toutes sortes de vents contraires à la saine doctrine. Il faudra vous cultiver pour approfondir la connaissance des Saintes Ecritures. Mais aussi, il faudra connaître la mentalité des personnes auprès desquelles vous êtes envoyés. C’est cela être missionnaire, Bible en main et surtout Bible dans le cœur.
    Laissez-vous habiter par la hantise d’annoncer l’évangile du salut partout, dans tous les milieux : en ville, en bidonville, dans les villages, les hameaux les plus reculés, sortons de nos petites sécurités, de nos communautés habituelles. Intéressons-nous à ceux qui sont loin de l’Eglise, le sang de Jésus a brisé tout mur de haine et de séparation. Faisons les premiers pas vers les autres. Prenons des initiatives ingénieuses et courageuses, toujours dans la perspective de la mission de Jésus que l’Esprit Saint anime. N’attendons pas d’avoir de grands moyens. D’ailleurs l’Esprit de Dieu préfère souvent les moyens qui n’ont pas de poids aux yeux des hommes. Regardons Jésus le Bon Pasteur ! Il a fait son entrée triomphale à Jérusalem, monté sur un petit âne qui ne lui appartenait même pas. Et pourtant les foules l’ont acclamé comme roi, fils de David. Pourquoi ? Parce qu’il était proche des hommes, de tous les hommes. Il était sensible à leurs problèmes personnels, familiaux et sociaux. Il était proche d’eux.
    Notre rôle de prêtre exige qu’on soit missionnaire dans l’esprit du bénévolat pour Dieu. Si on se fait payer sur terre, si on revendique des salaires mensuels là où ce n’est pas possible, nous perdons les récompenses du Ciel. Nous le remarquons tous : plus on est dévoué pour le Seigneur dans l’esprit du service gratuit, plus le Seigneur lui-même suscite des bienfaiteurs pour nous accompagner. En vérité, plus un prêtre est préoccupé pour son confort et son bien-être, plus difficilement il sera serviteur des pauvres. Le Christ Jésus, tout Dieu qu’il était, n’a pas voulu être traité sur terre selon les privilèges divins. Il s’est dépouillé, il s’est anéanti et il a même pris la condition d’esclave (Ph 2, 6-7). Certes nous avons besoin des biens de la création pour vivre. Mais n’oublions pas que Dieu est le Créateur de tous les biens visibles et invisibles. Qui cherche Dieu de tout son cœur ne manquera jamais de l’essentiel…
    La rupture pour le nouveau départ c’est la contemplation de la Croix. C’est la route à prendre, c’est le passage obligé. Et le prêtre doit être en première ligne tourné vers cette Croix. Je me réjouis de la belle Croix dans cette église. Arrêtons de célébrer le saint sacrifice, la Croix dans le dos du prêtre ou mise de côté pour libérer la vue sur le prêtre. La Croix c’est le symbole le plus fort du passage du Dieu Sauveur sur terre. C’est l’expression de l’amour sans limites de Dieu pour nous. L’Eglise tire son existence de la Croix du Christ mort et ressuscité. Elle représente Dieu. Il faut que le prêtre se tourne vers elle pendant la deuxième partie de l’Eucharistie. C’est la position normale du Christ qui s’offre à son Père. Je confie solennellement à cette paroisse d’être le modèle de la messe orientée dans notre diocèse. C’est là une nouvelle mission pour cette église et pour cette paroisse.
    Chers ordinands, dans quelques instants, vous serez prêtres à jamais. Evitez d’imposer vos goûts personnels au peuple et ne copiez pas les particularismes rituels non appropriés en matière liturgique. Par contre je vous exhorte à être proches du peuple, à l’écouter, à avoir une sage créativité en pastorale, à être pleins d’initiatives pour apporter la solution qu’il faut aux problèmes qui se posent à vos communautés respectives. Et pour bien travailler au bénéfice  de la fécondité pastorale, je vous supplie de ne pas cacher les signes extérieurs de nos réalités sacrées. Soyez reconnaissables partout où vous passerez. Portez votre soutane, ou tout au moins un signe sans équivoque qui montre que vous êtes prêtres de Jésus-Christ. Ne cachez pas votre identité sacerdotale à la société. N’ayez pas honte du Christ. Bien sûr que le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir. Evitez de raser les murs. Soyez différents des laïcs dans la manière de vous vêtir…
    Un synode sur les jeunes se prépare. Il se célèbrera en octobre 2018 à Rome sur le thème : "les jeunes, la foi et le discernement vocationnel". Consacrons nos énergies à l’apostolat des enfants et des jeunes. Ne nous laissons pas décourager par leur inconstance et même leur indifférence à nos conseils. Aimons-les…Ce sont les futurs décideurs dans la cité. Ils ont soif d’être formés et nourris aux meilleures sources par de bons maîtres et de bons enseignants. Attirons-les vers le Christ. Sachons les écouter afin de mieux les orienter. Faisons grandir en eux la vie divine. Proposons-leur de rendre des services gratuits. Des trésors sont cachés dans cette jeunesse, des trésors immenses de générosité, de foi et d’enthousiasme. Ayons le souci de susciter parmi eux beaucoup de saintes vocations sacerdotales et religieuses par notre exemple, par notre vie, par notre parole, notre humour, par la joie et la qualité de notre apostolat. Donnons-leur le goût de servir le Christ et l’Eglise. Bénissons Dieu pour les vocations présentes et à venir. Et surtout, consultons-les. Saint Benoît  recommandait aux Pères abbés des monastères de consulter aussi les jeunes avant toute décision importante parce que "souvent Dieu révèle à un plus jeune ce qui est meilleur" (Règle III, 3). Le Pape Benoît XVI les exhorte à se confier au Christ : "Chers jeunes, n’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien, et il donne tout. Celui qui se tourne vers lui reçoit le centuple", Pape Benoît XVI, le 24 avril 2005, homélie de la messe inaugurale de son pontificat. La mission du Seigneur est abondante et les ouvriers sont peu nombreux...
    Chers jeunes, regardez le Christ et efforcez-vous de le suivre. Que la Vierge Marie, Notre Dame de Komiguea, intercède pour nous. Amen.



Nouvelles de famille
- Nous bénissons le Seigneur pour la délégation de la paroisse des saints Evêques de Nantes chez nous avec le Révérend Père François-Xavier HENRY, Curé.
- Nous rendons grâce à Dieu pour la visite de l'Aide à l'Eglise en Détresse dans notre Province Ecclésiastique. Ils viennent de AACHEN (Allemagne).
- En octobre 2018, se célébrera à Rome le synode sur "les jeunes : foi et discernement vocationnel". J'invite tous les agents pastoraux à s'intéresser aux groupes vocationnels. Un merci spécial au Renouveau charismatique. Toutes les Communautés de consacré (e)s auront des responsables chargés de la promotion des vocations.
- Je félicite les laïcs engagés dans la pastorale de "l'Eglise en sortie missionnaire". Du bon travail se fait. Le Seigneur le leur revaudra.
- Nous bénissons le Seigneur pour le passage de Mère Rosa PIZZOLATO, Supérieure Générale des Sœurs Apôtres de la Consolata. Elle est venue de Florence (Italie).
- J'exhorte tous les prêtres à s'investir pour les confessions pascales qui sont souvent très nombreuses les derniers jours de carême. "Une journée de 24h pour le Seigneur" pourra aider beaucoup.
- C'est la saison des pluies : toutes nos réserves de terre doivent être reboisées. Voyez la Caritas-BDBD pour obtenir les plants, surtout les anacardiers greffés.
- Le R. P. Valentin FIDEGNON, s.m.a., est élu responsable du secteur paroissial de Banikanni. Il fait partie désormais du Conseil presbytéral.
- Le R.P. Pierre DAMADO est nommé Aumônier de l'hôpital ophtalmologique de Tinré.
- Nous remercions le R. P. François De PENHOAT, s.m.a., Provincial de Lyon, qui est passé le mois dernier nous saluer.
                           
Quelques dates

1er mars         : A Providentia Dei (Grand Séminaire diocésain).
2-3 mars        : Colloque pour préparer les 75 ans de notre évangélisation qui sera célébrée en janvier 2020.
4 mars           : 8h, messe dominicale à Koubou (Paroisse de Tchatchou). Fête des grand-mères.
5 mars           : Conseil d’administration des hôpitaux à l’Archevêché à 9h 30.
                        Journée de désert spirituel dans un monastère.
8 mars           : Fête à l’hôpital saint Jean de Dieu de Boko. Journée internationale de la Femme.
9-10 mars      : "Une journée pour le Seigneur". Le Sanctuaire eucharistique sera ouvert pendant 24h pour
                        l’Adoration et le sacrement de Réconciliation. C’est le Pape François qui le demande à toute                         
                        l’Eglise
10-12 mars   : Séjour de la délégation AED à Parakou (Kirche in Not).
11 mars        : A 9h Messe dominicale à Kabo. Visite à Africae Munus avec l’AED.
12 mars        : Visite de l’AED au Grand Séminaire Providentia Dei. 
18 mars        : A 9h, messe et pose de la première pierre de la grotte mariale à la paroisse Marie Auxiliatrice.
19 mars        : Journée culturelle au Grand Séminaire Providentia Dei. L’ex-Ambassadeur du Bénin au Vatican,
                      Théodore LOKO, est l’invité de marque. Fête de saint Joseph époux de Marie.
21 mars        : Conseil économique à 9h30 à l’Archevêché.
24 mars        : Fête patronale à la paroisse saint Joseph d’Alaga : Messe à 9h30.
25 mars        : Dimanche des Rameaux à Papanè.
27 mars        : Journée de formation continue pour les prêtres au Centre pastoral.
28 mars        : Messe chrismale à la Cathédrale à 9h30 suivie d’agapes fraternelles à l’Archevêché pour les prêtres,
                       les consacré (e)s et les grands séminaristes. Les autres peuvent se retrouver à la Cathédrale.
29 mars        : Jeudi saint : A 19h, Messe in Caena Domini et lavement des pieds à la Cathédrale. Quête impérée
                       pour l’Union Pontificale Missionnaire (O.P.M.).
30 mars       : Grand chemin de Croix au Sanctuaire eucharistique et célébration de la passion à 15h. Quête impérée
                      pour les lieux saints en Israël et en Palestine (O.P.M.).
31 mars       : Vigile de Pâques à la Cathédrale : Baptêmes d’adultes, Confirmations et mariages à 22h.
1er Avril    : Dimanche de Pâques. Célébration de mariages à Boko à 9h30. Quête impérée pour la santé des prêtres
                   Diocésains.
N.B. Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés le lundi de Pâques.




ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

1- Je vous remercie
    Je vous remercie pour ce que vous êtes et ce que vous faites pour le Seigneur et son peuple. Je remercie chaque Institut et chaque personne consacrée, chacune dans son propre charisme. J’inclus les moniales, les moines, les postulants et novices. Comment ferait le diocèse de Parakou et même l’Eglise universelle s’il n’y avait pas des personnes consacrées ?
    Beaucoup de consacrés vivent loin de chez eux ; ils sont comme des graines semées dans un champ. Comme Abraham, vous avez quitté vos terres, vos pays, vos parents. Certains meurent en terre de mission et sont enterrées là. Ces graines jetées en terre et qui meurent portent beaucoup de fruits. N’en doutons nullement. Je vous remercie beaucoup d’avoir choisi une paroisse loin du Centre-ville. Vive l’Eglise de Parakou en sortie missionnaire. Vive les consacrés en sortie missionnaire.
    Nous nous rappelons qu’en 2015 (du 30 Novembre au 2 Février 2016) ce fut l’année de la vie consacrée, lancée par le Pape François. Le slogan était : ʺConsacrés, réveillez le mondeʺ.
    Merci de nous avoir réveillés, mais beaucoup sont encore couchés, d’autres somnolent, d’autres encore sont debout mais ne bougent pas, d’autres bougent mais n’avancent pas beaucoup… Enfin certains avancent allègrement et suivent le Maître de plus prêt.
    Avec vous je me réjouis de ce grand charisme de l’Esprit Saint qu’est la vie consacrée. Vous êtes des héritiers de grands saints comme Saint Augustin, Saint Benoît, Saint François de Sales, saint Dominique de Gouzman, Saint Ignace etc. Les Eglises locales sont le fruit de l’apostolat de vos familles religieuses respectives. Si vous n’existiez pas, il faudrait vous inventer.


2- Réveillez en vous le don de prophétie
    Pour réveiller le monde, il faut d’abord réveiller en vous le don de la prophétie. Comment croire en Jésus s’il n’y a personne pour l’annoncer ?
    Le diocèse de Parakou vous apprécie. Les signes visibles de votre présence effective et efficace sont nombreux. Dans l’enseignement primaire et secondaire, à l’aumônerie de l’université, dans les œuvres de miséricorde comme les Centres de Santé et les internats, dans les mass-médias, dans l’apostolat des périphéries qu’on appelle encore pastorale rurale, dans la promotion des vocations etc. Vous êtes engagés dans tous les espaces de la vie paroissiale : mouvements d’apostolat, groupes liturgiques, groupes de prière, communauté ecclésiales de base etc.  Soyez-en vivement remerciés.
    Sincèrement, je me réjouis comme Pasteur de ce diocèse de constater que le nombre de ceux qui veulent moissonner dans le champ du Seigneur sont de plus en plus nombreux : filles et garçons. Bénissons le Seigneur !
Pour le monde profane, les consacrés sont ceux qui ne sont pas mariés et qui vivent sans liens conjugaux. Ce n’est pas faux. Mais je préfère la définition du Pape François : "Les religieux, hommes et femmes, sont des consacrés au service du Seigneur, dans l’Eglise. Ils vivent dans la pauvreté, avec un amour chaste qui les conduit à une paternité et une maternité universelle. Ils vivent dans l’obéissance qui n’a rien de militaire, car ici il s’agit d’une soumission du cœur c’est-à-dire quand la chose n’est pas claire, on dialogue. Mais après le dialogue, il faut obéir".
En cette année pastorale de la mission, l’Evangile de ce dimanche ordinaire insiste sur la parole efficace de Dieu. Il n’y a pas de hasard là où Dieu opère. L’Esprit de Dieu veut que vous exerciez le don de la prophétie comme il se doit.


3- Soyez comme des pyromanes
Chers consacrés, prenons les textes d’aujourd’hui dans l’ordre des lectures. Le livre de Job est d’une richesse incroyable. A l’exemple de Job, restez fidèles à Dieu, même dans les pires difficultés. Dites Dieu, proclamez Dieu dans votre vie, même si vous êtes rejetés, incompris et mis à l’écart.
En effet, la vie consacrée repose sur le premier des sept (07) sacrements c’est-à-dire le baptême, qui est la porte de tous les autres sacrements. La consécration à Dieu est commune à tous les baptisés. Mais vous êtes la garde rapprochée du Christ. Vous suivez le Christ de plus près. Ce n’est pas donné à tout le monde. Vous devez être des baptisés de qualité supérieure. Votre appartenance à l’Eglise doit être claire et solide. On ne devient pas disciple du Christ pour être un feu éteint mais pour être lumière du monde. Ne vous cachez donc pas. Portez vos robes, vos voiles, vos habits de personnes consacrées. Soyez lumière dans ce diocèse. Je dirais même plus, soyez comme des pyromanes qui mettent partout le feu de l’amour de Jésus-Christ, cet amour est humble et doux. Il rappelle ce cri poignant de Yahvé : "Soyez saints comme moi Yahvé je suis saint".
Oui la mission d’évangéliser partout est tellement inscrite dans vos chromosomes qu’on vous compare à ceux qui ne s’installent pas quelque part. Bougez donc et faites-nous bouger. Dénoncer l’injustice, la haine, l’égoïsme, la corruption, bref tout ce qui opprime l’homme sans perdre votre enthousiasme et votre force missionnaire. C’est tellement vrai ce que je dis que le ciel nous a donné comme sainte patronne des missions une moniale, une cloîtrée, une contemplative. J’ai nommé sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. Par sa prière et ses sacrifices, elle soutenait les missionnaires. Comme Moïse sur la montagne, elle aidait Josué dans la vallée. Moïse, le priant ; Josué le combattant. Et quand les bras de Moïse baissaient, les ennemis du peuple Hébreux étaient les plus forts. Mais quand Moïse relevaient ses bras vers le ciel les Amalécites, terribles ennemis des Hébreux, reculaient. Vous avez tout saisi n’est-ce pas ?


4- Priez donc….
Moins on prie, plus on s’expose à l’ennemi ; moins on prie, plus on s’agite dans tous les sens. Moins on prie, plus on se refroidit et on n’a plus le souci des choses de Dieu. On somnole et on s’endort. On se plaint quelque fois de ne pas avoir beaucoup de vocations. Le secret pour avoir des vocations c’est la prière. "Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson"… priez donc, c’est-à-dire priez avec foi. Il s’agit de cette foi grosse comme un grain de quinquélibat mais qui déplace les montagnes. Priez avec foi signifie soignez votre prière intérieure et communautaire. Priez avec foi signifie priez dans le silence du cœur en faisant attention à ce qu’on dit au Seigneur et non réciter des formules de façon distraite. Le moment de la prière doit être non négociable. Le portable doit s’arrêter ainsi que toute activité qui a trait aux plaisirs et à l’argent. Le Pape François qui est religieux lui-même a observé ceci : "lorsqu’une congrégation religieuse voit fondre ses effectifs et ses candidats, elle est souvent tentée de se cramponner à l’argent, à l’argent qui est la fiente du Diable". (La fiente c’est la vidange). Et le Pape continue sur un ton paternel : "quand manque la grâce d’avoir des vocations, n’allons pas penser que l’argent va sauver la situation". On ne peut pas servir deux maîtres à la fois. Soyons clairs là-dessus.
Revenez donc à l’oraison, aux offices bien chantés sans tapage, à la charité sincère que j’appelle la foi active, et on s’étonnera des résultats. Car là où la foi est vivante, les relations dans les communautés redeviennent fraternelles et les solidarités sont rassurantes et spontanées. Le Seigneur lui-même conduira généreusement les vocations authentiques vers les Instituts. Ne nous laissons pas distraire par Satan ou par ceux qui nous flattent. Jésus était très vigilant. Dans l’Evangile d’aujourd’hui, on lit ceci. "Bien avant l’aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait". La veille, il avait guérit beaucoup de malades. Tôt le lendemain, il se cache pour prier. Et les apôtres le cherchent. Quand ils l’ont trouvé, ils lui disent : "tout le monde te cherche" pour que tu fasses encore des miracles, pour que ta popularité grandisse. C’est très flatteur. Mais Jésus leur répond : "partons ailleurs, dans les villages voisins afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle …" Il parcourait toute la Galilée etc. Plus on prie, plus on est fort pour évangéliser. Moins on prie, moins on évangélise. "Si Jésus est allé si loin dans l’évangélisation c’est parce qu’il est allé loin dans la prière". C’est l’arme la plus efficace contre les forces du mal. C’est-à-dire que plus on est disponible pour l’œuvre du Père, plus il agit en nous, par nous, avec nous et pour nous.
Par contre les Instituts dans lesquelles la prière, la foi et la charité sont en berne, on y fait un recrutement vocationnel de remplissage. Le Pape François compare ce genre de recrutement hâtif à de l’insémination artificielle. Et quelques années après les scandales éclatent. Il faut faire un recrutement sérieux. Il faut prendre le temps de discerner car beaucoup peuvent être tentés d’entrer dans les congrégations sans être appelés par le Seigneur. Je vous souhaite une profonde capacité de discernement. Demandez souvent cette grâce au Seigneur.


5- Ciblez les jeunes
 Redressez-vous ! Je vous le répète : exercez le don de prophétie qui est en vous. Le prophète comme le missionnaire c’est le saint. Comment ? Par votre proximité auprès des  chrétiens et des non chrétiens. Approchez-vous d’eux pour leur communiquer votre joie, comprendre leur vie, écouter leur soif, sentir et compatir à leurs souffrances. C’est l’année du synode des jeunes qui aura lieu en octobre prochain à Rome et dont le thème est : "jeunes, la foi et le discernement vocationnel"! Que votre qualité spirituelle soit visible pour eux. Considérez-les comme des sujets et non comme des objets.
N’ayez donc pas peur de vous approcher des jeunes. Accordez-leur une grande attention, surtout aux marginalisés des périphéries. Dieu veut passer par vous pour frapper à la porte de leur cœur. Vous êtes un don précieux pour eux et pour l’humanité. Ne vivez pas pour vous-mêmes. L’égocentrisme c’est le pire des cancers pour un consacré. Enseignez aux jeunes à faire du service gratuit. Accueillez leurs idées même quand elles apparaissent provocatrices et dénudées de sens. Ecoutons saint Paul dans 1 Co 9, 22. "J’ai partagé la faiblesse des plus faibles pour gagner aussi les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns…" Accompagner les jeunes demande qu’on sorte des schémas pré-établis, en s’adaptant à leur temps, à leurs goûts, à leurs rythmes. Sortez donc des sentiers battus, sortez de certaines rigidités, sortez de la pensée négative sur les jeunes. Demandez à Jésus son regard d’ami.
Que personne ne vous sente éloignés, indifférents, distants, enfermés, aigris, tristes et aboyant sur tout ce qui bouge comme des chiens enragés. Vivez plutôt les valeurs humaines et évangéliques partout où vous êtes.
Donnez la parole aux jeunes. Dites-leur qu’ils sont une force et une chance pour l’Eglise. Qu’ils mettent leur vie au service de l’Eglise. Et vous-mêmes, apprenez d’eux à rester jeunes au milieu d’eux.
Vous avez reçu gratuitement l’amour de Dieu, redonnez-le gratuitement. Un immense merci pour l’éducation scolaire que vous voulez reprendre. Mais dans notre diocèse, on a peu d’internats. Ouvrez des foyers pour les jeunes qui sont pauvres. Jésus n’a pas vécu pour lui-même mais pour le Père et pour l’humanité.  Imitons-le. Saint Paul s’appelait "doulos", esclave. Comme Saint Paul, soyez fiers de travailler pour Dieu, pour le salut des âmes. C’est la plus belle vocation au monde : être sur terre comme si on était déjà dans le paradis parce que, pour vous, "Dieu seul suffit". C’est bien ce qu’écrit sainte Thérèse d’Avila : "Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante. Tout passe, Dieu ne change pas. La patience triomphe de tout. Celui qui possède Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit ! "
    Que la Vierge Marie, l’humble servante du Seigneur, Mère de Dieu et notre mère, Reine du Ciel et de la Terre, Notre Dame de Komiguéa, intercède pour nous, maintenant et pour les siècles des siècles.    Amen
    Bétérou, le 4 février 2018, en la fête de la Vie Consacrée.

+Pascal N’KOUE
Archevêque de Parakou


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