Le champ d’Artémisia

 

Il y a environ deux ans, nous avons encouragé la culture d’Artémisia dans les presbytères, maisons de Frères et Sœurs, Etablissements scolaires, Séminaires et même dans les Monastères. Vu l’engouement de la chose et aidé par le Coronavirus, il nous a paru bon de lancer le projet Diocèse Sans Palu. A vrai dire, ce que nous voulons obtenir c’est un diocèse avec le moins de maladies possibles. Nous allons y parvenir grâce à la pharmacie du Bon Dieu, je veux parler des plantes nutritionnelles et médicinales. Elles sont un trésor insoupçonné. Il suffit de s’en servir à bon escient pour renforcer continuellement notre système immunitaire. Comment y parvenir? Par une alimentation saine et équilibrée, arrosée d’infusions ; une bonne hygiène mentale (pensée positive et résolument optimiste ; activités physiques (jardinage, marche…) ; le repos aux heures régulières. Et bien sûr la méditation quotidienne de la Parole de Dieu et la prière d’oraison.

Nous avons confié au Centre UNIV de piloter techniquement, scientifiquement et méthodiquement ce projet. C’est une équipe déterminée. Nous leur faisons confiance. Les plantes médicinales ont de très nombreux principes actifs. Au lieu de combattre les microbes et les virus, nous avons opté pour la maintenance du corps avec certaines plantes aux vertus thérapeutiques avérées. "Notre système immunitaire doit être notre premier vaccin" (Pr. Henri JOYEUX). Nous gagnerons cette guerre parce que nous savons que "le microbe n’est rien, le terrain (le système immunitaire) est tout" (Dr André BESCHAMP). Si donc notre organisme est propre, aucun microbe ne peut se développer en nous. Vrai de vrai… Avant cinq ans, on dira adieu au paludisme. Et déjà dès maintenant, on peut dire adieu à la psychose du Coronavirus. On dira adieu aussi à plusieurs autres maladies. Car Dieu nous veut ressuscités, debout et en bonne santé... Donnons maintenant la parole à Mr Clément YARGO, Coordonnateur de ce projet, pour nous dévoiler la stratégie mise en place. Il a choisi la pédagogie des questions-réponses. Suivons-le.

+ Pascal N’KOUE

 Omnium servus

 

1-    Qu’est-ce que le Projet Diocèse Sans Palu ?

Le projet Diocèse Sans Palu (DSP) est une mission diocésaine en faveur de la santé par les plantes médicinales. Ce projet qui durera cinq ans s’inscrit dans la droite ligne de la pastorale sociale de l’Eglise. L’Esprit de charité et de compassion qui pousse les pasteurs à construire les hôpitaux et centres de santé catholiques, à faire les forages, puits, retenues d’eau, écoles catholiques dans les périphéries..., est le même Esprit qui a inspiré le diocèse de Parakou à initier le Projet Diocèse Sans Palu. C’est pour le bonheur des couples et familles, catholiques et non catholiques.  Le projet diocèse sans palu est une initiative voulue par l’Archevêque pour vaincre le paludisme et d’autres maladies à travers les plantes médicinales.

En effet, le paludisme est un grand frein pour le développement socio économique des sociétés africaines. Selon le Plan National de Développement Sanitaire 2018-2022, au Bénin le paludisme est la première cause des consultations (42,3%) et la première cause des hospitalisations (52,3%). Le paludisme est la première cause de l’absentéisme scolaire et au travail. Aider les gens à se soigner simplement et naturellement du paludisme, c’est leur donner une clef pour bien se porter et mieux travailler. C’est la finalité du projet diocèse sans palu.

2-    Quelles sont les actions du projet DSP?

Le projet Diocèse Sans Palu comporte deux actions, une action générale et une action spécifique. Ces deux actions ont un même objectif, renforcer le système immunitaire de l’Homme de façon naturelle. L’action générale est la formation et la sensibilisation des fidèles sur l’écologie de la santé naturelle qui a 5 piliers fondamentaux : la nutrition saine, la sérénité mentale, l’exercice physique, l’hygiène environnementale et le repos.

Au niveau de cette action générale, l’accent est mis sur la nutrition ; car il y a des aliments amis du corps qu’il faut connaître et consommer, et les aliments ennemis du corps qu’il faut connaître et éviter. (Pour plus de détails sur les 5 piliers de l’écologie de la santé, il faut se référer au support de formation du projet Diocèse Sans Palu).

L’action spécifique concerne les plantes médicinales. Douze plantes "apôtres" ont été choisies : Artemisia, vernonia, cailcédrat, plante doliprane, justicia secunda, moringa, curcuma, phyllanthus amarus, kinkéliba, papayer et la cataire. Les vertus de chacune de ces plantes sont détaillées dans le support de formation du projet Diocèse Sans Palu. Ce support sera traduit en 5 langues locales parlées dans le diocèse et mis en audio pour permettre au plus grand nombre d’avoir accès au message. L’objectif est que chaque famille puisse avoir dans son jardin domestique au moins 5 plantes en commençant par l’artemisia, la meilleure plante contre le paludisme d’après les études cliniques. Au cours de la formation, l’équipe technique insiste sur la méthode de préparation des infusions et la posologie pour le traitement curatif ou préventif. Ces plantes médicinales doivent être cultivées sans engrais chimique ni insecticide, ni herbicide. Le mode de culture des plantes médicinales dans le cadre du projet diocèse sans palu est l’agro écologie dans le style de la permaculture qui consiste à « guérir la terre et nourrir les Hommes ». C’est en même temps la mise en œuvre de l’encyclique Laudato Si’ du pape François  sur l’écologie. Sans la protection de la terre nourricière, pas de santé durable pour les Hommes.

3-      Qui sont les acteurs du projet DSP?

Le projet Diocèse Sans Palu étant une mission reçue de l’Eglise, et tout baptisé étant missionnaire, alors tout le monde est acteur du Projet. Néanmoins, certains acteurs majeurs assument la mise en œuvre au premier plan. Il s’agit du Centre UNIV/Maison de l’Artemisia de Parakou, chargé de la coordination technique du projet. Il travaille en étroite collaboration fructueuse avec certaines structures diocésaines. La Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC) s’occupe de la concrétisation de ce projet dans les écoles ; la CARITAS pour le milieu rural, le Centre Pastoral Guy Riobé pour tous les mouvements, organisations et associations catholiques, les paroisses pour les CEVB, les monastères pour la formation en phytothérapie et bien sûr pour la prière, enfin les Séminaires pour les futurs prêtres. Les "Femmes catholiques" du diocèse jouent un rôle déterminant dans ce projet. Elles sont partout. Comme vous le voyez tout le diocèse est quadrillé. Et nous avançons en rangs serrés.

Lancé officiellement et solennellement le 10 janvier 2021 au Sanctuaire marial Notre Dame de Komiguéa, Reine des Familles, par Mgr Pascal N’KOUE, Archevêque de Parakou, le Projet suit un parcours normal avec des impacts déjà très remarquables. L’équipe de la coordination du projet a déjà parcouru toutes les paroisses du diocèse pour l’"Action paroisse sans palu" dans un diocèse sans palu, et cela sous l’égide de chaque curé. Les formations sont faites avec la DDEC et la CARITAS, dans les Séminaires... Les produits des plantes médicinales sont déjà disponibles au Centre Pastoral Guy Riobé et dans les paroisses avec la mention « Diocèse Sans Palu – Pastorale sociale, Archidiocèse de Parakou » sur les emballages. Avec la saison des pluies qui commence bientôt, nos activités seront augmentées et les résultats seront plus visibles. La ferme agro écologique médicinale, lieu de formation appliquée sur la culture et l’usage des plantes médicinales, est ouverte à tout le monde pour la formation ou la visite.

4-    Quelles dernières recommandations utiles vous donner?

Toute personne peut participer activement au projet Diocèse Sans Palu à sa manière : prière, conseils, dons matériels et financier... Pour tout renseignement ou pour toute action de solidarité pour le projet, vous pouvez laisser un SMS ou message whatsApp au coordinateur du Projet Diocèse Sans Palu (+229) 96 37 41 70 ou à l’Economat diocésain. Au Centre Pastoral Guy Riobé de Parakou, vous aurez bientôt un cafététariat spécial pour servir en permanence la tisane d’artémisia et les tisanes d’autres plantes médicinales. Vous y trouverez également des plants d’artémisia et d’autres plantes médicinales pour vos jardins. Nous nous sommes organisés pour qu’il n’y ait pas de rupture de stock. Demandez les quantités que vous voulez mettre en terre. En plus, les prix sont cassés pour que les plus pauvres bénéficient de ce projet. Le Dimanche 25 Avril 2021, Journée Internationale de lutte contre le paludisme, tout le monde est invité au Centre Pastoral Guy Riobé de Parakou pour une formation gratuite sur les plantes médicinales contre le paludisme et d’autres maladies.

                                       Clément YARGO                                                                                                                                                                       Coordinateur du Projet Diocèse Sans Palu.

 

 

LES ŒUVRES DE MISERICORDE

 

         Pour bien finir le temps de Carême et vivre le temps de Pâques en ressuscités, je vous propose un médicament spirituel : "Supporter patiemment les âmes ennuyeuses".

N’aimer que les personnes agréables, que faisons-nous de plus que les païens ? Avoir un tempérament sociable, ça se cultive. Demandons à Dieu la joie communicative. Avoir de l’humour, savoir conter, savoir égayer l’ambiance c’est l’esprit de l’évangile, c’est de l’altruisme prisé.

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus écrit : "Je dois rechercher en récréation… la compagnie des Sœurs qui me sont le moins agréables, remplir près de ses âmes blessées l’office du Bon Samaritain. Une parole, un sourire aimable, suffisent souvent pour épanouir une âme triste". Au lieu de rester focalisé sur l’agacement de l’autre, il faut plutôt chercher comment aider cette personne blessée. Car le mauvais caractère provient toujours d’une souffrance intérieure. 

Nouvelles de famille

- C’est la campagne pour l’élection présidentielle. J’invite tout le monde à la retenue dans nos propos. Prions pour que la paix sociale ne soit pas perturbée. Et que le meilleur candidat politique gagne.

- Le 11 avril 2021 aura lieu l’élection présidentielle. Faisons dignement notre devoir de bon citoyen et de bon chrétien.

- Prions pour le repos de l’âme de Assanan, maman de Sr Colombe AKPATA, ssa.

- Nous remercions vivement Mr Edouard OUIN-OUROU et son épouse qui ont entretenu nos Séminaristes de Providentia Dei lors de la journée de culture générale le 19 mars 2021.

- Nous avons apprécié, en mars dernier, la visite des Mères Marie Justine, psp, et Marie-Cécile, psp qui ont beaucoup contribué à ce que nous ayons les Sœurs de leur Institut à Natitingou et à Parakou.

- Merci à Mme Elisabeth POGNON et à Mr Félix Côme D’OLIEIRA venus passer quelques jours avec nous par amitié.

- Les plantes médicinales dont nous faisons la promotion sont disponibles au Centre UNIV. Je vous recommande particulièrement l’artémisia annua ou afra, le doliprane, le moringa, le vernonia, le curcuma etc. Et bien sûr le papayer que vous pouvez trouver à l’économat diocésain. Ces plantes n’occupent pas beaucoup d’espace.

Quelques dates

1er avril        : Jeudi Saint : Messe in Coena Domini au Grand Séminaire Providentia Dei à 18h30.

                     Quête impérée pour l’Union Pontificale Missionnaire.

2 avril          : Vendredi Saint : Grand Chemin de Croix. Quête impérée pour les Lieux saints.

3 avril           : Vigile de Pâques à la Cathédrale à 22h00 avec baptêmes d’adultes et confirmations.

4 avril           : Dimanche de Pâques au monastère des Sœurs Contemplatives de Jésus Eucharistie.

                     Quête impérée pour la santé des prêtres diocésains.

11 avril         : Dimanche de la miséricorde. Confions-nous à la miséricorde divine et réconcilions-

                      nous. Messe dominicale à 9h au Monastère l’Etoile N. Dame.                      

16-18 avril    : Permanence pastorale à Djougou.

18 avril         : Journée diocésaine de la jeunesse au niveau des secteurs paroissiaux.

20 avril         : Conseil Presbytéral à l’Archevêché, à 9h30.

24-25 avril    : Visite à Africae Munus et Séminaire Propédeutique Mgr Chopard Lallier. 

25 avril          : Journée mondiale de prière pour les vocations. Quête impérée pour les vocations 

                        (O.P.M). Au Centre pastoral G. Riobé, formation gratuite sur les plantes

                        médicinales contre le palu et d’autres maladies. N’hésitez pas à venir.

27-28 avril   : Permanence pastorale à Djougou.

29 avril        : A 11h50 : Rencontre avec les Séminaristes de Providentia Dei.

                      A 19h : Rencontre avec les Séminaristes de N. D. de Fatima.

N.B. : - Comme chaque année, que tous les prêtres se rendent disponibles pour les confessions

             pascales.

          - Le 1er mai : Sortie-détente des prêtres au Grand Séminaire Providentia Dei.

BONNE FETE DE PAQUES. ALLELUIA ! ALLELUIA !


    Rappelons-nous que Dieu est Amour. Tout est Amour en Lui. Nous sommes ses enfants nés de son Cœur plein de tendresse. Il nous veut heureux sur la terre. Malheureusement le démon qui a perdu sa place auprès de Lui nous pousse à faire des maladresses. Nous portons des jugements négatifs, nous prononçons des paroles blessantes. Evidemment ces actes abîment nos relations réciproques et notre relation avec Dieu. En ce temps de carême, réapprenons à être bons, tendres, miséricordieux comme notre Père céleste est miséricordieux. "L’amour prend patience, l’amour rend service, il ne jalouse pas, il ne s’enfle pas d’orgueil… il ne s’irrite pas, il n’entretient pas de rancune…" 1 Co 13.

    Dans cette Vie Diocésaine, je voudrais faire ressortir que lorsqu’on a de grandes qualités et qu’on manque d’amour, on passe à côté. Avec l’amour tout change.   

1. Celui qui a le sens des RESPONSABILITES mais manque d’amour humilie ses subalternes.

Mais s’il a de L’AMOUR, il fait CONFIANCE aux collaborateurs et leur permet de prendre des initiatives.

2. Celui qui a le sens du DEVOIR mais manque d’amour devient DUR, IMPITOYABLE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il se convainc qu’il doit d’abord S'ABAISSER pour aider l’autre à grandir.

3. Celui qui a le sens de la JUSTICE mais manque d’amour devient INFLEXIBLE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il fait passer la personne humaine AVANT LA LOI.

4. Celui qui a le sens de la VERITE mais manque d’amour devient BORNÉ, OBTUS.

Mais s’il a de L’AMOUR, il est SOUPLE et PERCUTANT.

5. Celui qui a le sens de l’ORDRE mais manque d’amour devient MANIAQUE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il juge avec FINESSE comme le roi Salomon.

6. Celui qui a le sens de l’HONNEUR mais manque d’amour devient NARCISSIQUE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il est plein de DELICATESSE envers les autres.

7. Celui qui est FRANC mais manque d’amour devient MEDISANT.

Mais s’il a de L’AMOUR, il prend plaisir à souligner d’abord les QUALITES DES AUTRES.

8. Celui qui est CULTIVÉ  mais manque d’amour devient FANFARON.

Mais s’il a de L’AMOUR, il devient SEL ET LUMIERE pour les autres.

9. Celui qui a le don de la PAROLE mais manque d’amour devient PRETENTIEUX.

Mais s’il a de L’AMOUR, il transmet Ses leçons de SAGESSE avec art.

10. Celui qui cultive le SILENCE mais manque d’amour devient SUSPECT.

Mais s’il a de L’AMOUR, il devient un modèle de FORCE INTERIEURE.

11. Celui qui est INTELLIGENT mais manque d’amour devient RUSÉ, MALICIEUX.

Mais s’il a de L’AMOUR, il aide à trouver LES BONNES SOLUTIONS aux problèmes.

12. Celui qui est AIMABLE mais manque d’amour devient HYPOCRITE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il exhorte les violents à devenir PACIFIQUES.

13. Celui qui est COMPETENT mais manque d’amour devient EGOCENTRIQUE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il rend gratuitement SERVICE.

14. Celui qui est PUISSANT mais manque d’amour devient CRUEL.

Mais s’il a de L’AMOUR, il RECONCILIE FACILEMENT LES ENNEMIS.

15. Celui qui a des BIENS mais manque d’amour devient AVARE.

Mais s’il a de L’AMOUR, il PARTAGE généreusement et devient plus riche.

16. Celui qui a la FOI mais manque d’amour devient EXTREMISTE.

Mais s’il a de L’AMOUR, son cœur se dilate et il apprécie LES DIFFERENCES.

    Oui, agir avec amour nous grandit et nous rend plus utile et plus heureux. L’amour, c’est comme l’eau pour les plantes, les poissons, les animaux et les hommes. "L’eau c’est la vie", dit-on. Sans eau, tout meurt. Sans amour on vit déjà l’enfer sur terre.

    "Aucune personne, normalement constituée, ne pourrait vivre longtemps sans aimer et sans être aimée. Celles qui sont en manque d’amour, d’affection et de reconnaissance de soi survivent, mais ne vivent pas vraiment ! Sans amour et sans tendresse ces âmes se désespèrent" (Gilles Jean-Guenin).

    Le Commandement nouveau de notre Seigneur sera toujours d’actualité : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai amés" (Jn 13, 34).

 Bonne montée vers Pâques.

 

 

+ Pascal N’KOUE

   Omnium servus

 

   

 

Nouvelles de famille

- Le mois de mars est traditionnellement réservé à saint Joseph. Le 19 mars sera aussi le début de l’année spéciale dédiée à la famille. Continuons de nous nourrir de "Amoris Laetitia" du Pape François.

- Bienvenue aux Sœurs Josevera Chinasa OBINWA et Emmanuella Chiundusto UGWUALA, de l’Institut des Sœurs de la Ste Famille des Nécessiteux. Elles viennent du Nigéria et sont destinées à la paroisse de Komiguéa.

- Nous remercions Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, qui vient ce mois visiter ses prêtres fidei donum en mission dans la Province Ecclésiastique de Parakou.

- Merci à Mr Félix C. D’OLIVEIRA venu le mois dernier pour donner une conférence aux cadres et personnalités politiques sur la paroisse Marie Auxiliatrice.

- Confions nos privations de carême à la Caritas paroissiale. Souvenons-nous de notre denier de culte et soyons généreux. Prions, jeûnons, réconcilions-nous, multiplions les gestes de charité dans la discrétion et le sourire.

- Prions pour le repoNouvelles de famille

- Le mois de marsNouvelles de famille

- Le mois de mars est traditionnellement réservé à saint Joseph. Le 19 mars sera aussi le début de l’année spéciale dédiée à la famille. Continuons de nous nourrir de "Amoris Laetitia" du Pape François.

- Bienvenue aux Sœurs Josevera Chinasa OBINWA et Emmanuella Chiundusto UGWUALA, de l’Institut des Sœurs de la Ste Famille des Nécessiteux. Elles viennent du Nigéria et sont destinées à la paroisse de Komiguéa.

- Nous remercions Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, qui vient ce mois visiter ses prêtres fidei donum en mission dans la Province Ecclésiastique de Parakou.

- Merci à Mr Félix C. D’OLIVEIRA venu le mois dernier pour donner une conférence aux cadres et personnalités politiques sur la paroisse Marie Auxiliatrice.

- Confions nos privations de carême à la Caritas paroissiale. Souvenons-nous de notre denier de culte et soyons généreux. Prions, jeûnons, réconcilions-nous, multiplions les gestes de charité dans la discrétion et le sourire.

- Prions pour le repos de l’âme de Boniface, papa de l’abbé Adolphe AGANI.

- Avec le Collège Catholique Hibiscus, participons au jubilé des 20 ans de sa création.

- Avec l’année spéciale dédiée à la famille, l’Eglise exhorte vivement les couples pour que la prière et le pardon entrent profondément dans la vie des familles.

- Le projet "Diocèse sans palu" est désormais bien lancé. Que le Centre UNIV s’entende toujours avec les responsables des paroisses pour atteindre les familles les plus pauvres, les plus reculées, les plus fragiles. Je recommande les plantes suivantes : l’Artémisia, le Vernonia, le Doliprane, le moringa.

- Pour les confessions sacramentelles de pâques, que tous les prêtres se rendent disponibles.

- Monsieur le chanoine Rémi TEQUI, de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, rejoint l’équipe sacerdotale de la Cathédrale pour sa mission dans notre diocèse.

Quelques dates

2 mars         : Rencontre avec les étudiants de l’aumônerie St Augustin à 19h30.

5-7 mars      : Jubilé d’or de l’Organisation des Femmes Catholiques au Bénin. Nous le savons, la

                     femme africaine est un trésor pour l’humanité. Et si elle est catholique…

7 mars          : Messe dominicale à 9h au Sanctuaire marial et Rencontre avec l’Association des Jeunes

                     Chrétiens Bariba.

9-10 mars    : Permanence pastorale à Djougou.

11 mars       : 11h 50 : Rencontre avec les Séminaristes de Providentia Dei.

                    19h 00 : Rencontre avec les Séminaristes de N. D. de Fatima.

14 mars       : 9h 00 : Messe dominicale au Centre Pastoral et Rencontre avec les Cadres et

                     Personnalités politiques.

19 mars       : Fête de Saint Joseph. Fête patronale du Séminaire Providentia Dei. Journée de culture

                    générale. L’invité du jour sera Mr Edouard OUIN-OUROU, Secrétaire Général du  

                    Gouvernement. Nous le remercions d’avance pour sa disponibilité.

20-21 mars  : Session de formation des marguillers.

23-24 mars  : Permanence pastorale à Djougou.

27-28 mars  : Visite à Africae Munus et au Séminaire Mgr R. Chopard-Lallier.

30 mars       : Messe Chrismale à Djougou à 10h.

31 mars       : Messe Chrismale à Parakou à 10h.

1er avril       : Jeudi Saint. Messe in Cœna Domini à Providentia Dei.

 

A chaque nouvel an, les souhaits d’une bonne et sainte année fusent de partout. C’est normal. Mais l’année ne sera bonne que si nous travaillons à cela, en devenant bons ; d’abord envers nous-mêmes et bons envers les autres. C’est important de vouloir rendre quelqu’un heureux. C’est plus important de commencer par l’être soi-même. On ne donne que ce que l’on a, dit-on. Un mauvais arbre ne donne jamais de bons fruits. Pour une bonne année, je vous recommande rien que cinq épices ou petits conseils pour être heureux :    ‘’ mens sana in corpore sano’’, un esprit sympathique dans un corps vigoureux.

1-    Manger sain et cru.

Tout d’abord manger cru et naturel. On a l’habitude de dire ‘’la santé avant tout’’. En effet, elle est plus importante que la richesse. La santé dépend de l’alimentation. Et d’abord de l’eau potable. Buvons à longueur de journée. Si on se nourrit correctement de façon équilibrée, on ira moins à la pharmacie qui nous ruine sans pitié. Qui mange bien, dort bien. Qui mange mal dort mal. Et qui dort mal devient agressif. Sans être nutritionniste, ni diététicien, ni phytothérapeute, je voudrais donner quelques conseils de bon sens. Optons pour une alimentation saine, crue, naturelle, cultivée dans le respect de la nature. Je recommande vivement, entre autres, les feuilles séchées de moringa, l’oignon et l’ail, le curcuma etc. C’est bon pour les défenses immunitaires. Et comme fruits les mangues, papayes, avocats etc. La santé physique est dans l’intestin. Une flore intestinale équilibrée en est le facteur clé. En plus de cela, il faut se tourner résolument en cas de besoin vers la pharmacie du Bon Dieu, les plantes médicinales.

Hypocrate, le père de la médecine, disait ‘’Que ton aliment soit ton seul remède’’. Il avait raison. Et les scientifiques d’aujourd’hui découvrent de plus en plus que l’intestin est le premier ‘’cerveau’’. Quand il souffre tout le corps souffre. Il est le carrefour des émotions. On a intérêt à consommer les aliments sans pesticides. Pour être plus concret, je vous exhorte à privilégier les fruits (papayes, mangues, ananas…), les légumes, et légumineuses de saison et pas trop cuit. Ils facilitent le transit intestinal et apportent à l’organisme les éléments nutritifs dont on a besoin. En effet, manger cru c’est manger sain. Les protéines animales (viande rouge cuite) sont très acidifiantes. Malheureusement on consomme trop de viande cuite : ‘’ L’homme est un omnivore, frugivore, fruitarien, granivore devenu carnivore’’ (Danielle P. J). Préférons la volaille et le poisson traités et nourris sans additifs chimiques. Si nous soignons bien notre intestin avec des aliments naturels, on a de forte chance de voir la vie en rose. Intéressons-nous plus au maraîchage. Un proverbe dit en effet : ‘’ Si tu veux être heureux une heure, bois un verre de… Si tu veux être heureux un jour, marie-toi. Mais si tu veux être heureux toute la vie, fais-toi jardinier’’. Après le corps, il faut penser à l’esprit. L’homme a besoin aussi d’une bonne hygiène de l’esprit car le corps et l’esprit sont unis. ‘’Tout est lié’’ dit souvent le Pape François.

   2 – Penser vrai et positif.

Le Dr Gabriel COMBRIS nous surprend quand il dit : ‘’ la cause principale de l’immense majorité des maladies ce n’est pas la pollution, les perturbateurs endocriniens, la génétique, la malbouffe ou la sédentarité.  Ce sont nos émotions. Des émotions négatives qui se coincent en nous… viennent heurter et heurter encore notre équilibre intérieur jusqu’à provoquer la maladie (dépression, cancer, diabète, trouble de libido, du sommeil etc.)’’ Avis à ceux qui ont fait  des médisances, des calomnies, du mépris des autres leur sport favori. Avis aussi à ceux qui prennent leur colère répétée pour une vertu. Ils se font du mal à eux-mêmes. Eh oui ‘’75% des problèmes de santé sont causés par nos émotions négatives’’, affirme le même Docteur. Expliquons. En cette vie, tout est énergie. Tout fonctionne en vibrations, comme des ondes électro-magnétiques. Les vibrations d’un individu sont comme ses empreintes énergétiques.  La loi d’attraction nous dit que nous attirons inconsciemment à nous et en nous ce que nous vibrons. Si nous émettons des pensées négatives, ne nous étonnons pas d’attirer des événements négatifs. La qualité de nos pensées détermine la qualité de notre vie mentale, psychique, spirituelle et morale. Ce n’est pas un hasard si la sainte Bible dit : ‘’ Soyez toujours dans la joie. Rendez grâce en toute circonstance… Retenez ce qui est bon ; éloignez vous de toute espèce de mal’’ (1 Th 5, 17…). La plus grande stupidité de l’homme c’est la déprime, qui en veux rageusement à tout le monde, qui épuise ses réserves d’énergie dans des agressivités bestiales ou lamentations illogiques. Le Dieu qui nous a créés est Amour. Si nous n’aimons pas, c’est notre faute.     Aimer c’est être heureux et vouloir rendre l’autre heureux ; c’est rechercher la paix. Quelle solution alors préconiser ? Se connecter avec l’Esprit de Dieu dont les fruits sont : la joie, la paix, l’amour…

 

3-  Faire oraison : C’est la meilleure cure détox et l’épice la plus utile à notre vie spirituelle.

Lorsque les émotions en nous sont viciées, elles affectent notre mental et même notre santé. Il faut se désintoxiquer, se nettoyer la pensée, l’esprit, le cœur avec des pensées positives, la louange, l’action de grâce, l’offrande de sa vie. L’oraison est une forme particulière de méditation. C’est une prière intime qui vient du cœur et de la volonté. Elle est centrée sur la bonté et la miséricorde de Dieu qui nous sont garanties. Confions à l’Esprit Saint de venir à notre secours. On laisse le silence intérieur s’établir en nous dans l’oubli de nous-mêmes pour contempler la personne du Christ. Ste Thérèse d’Avila dit que ‘’l’oraison est un échange d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec Dieu dont on se sent aimé’’. C’est fondamental de se sentir aimé par Dieu. Chaque jour, prévoir au moins un quart d’heure, mieux une heure, le matin, de préférence après le lever. Que cette connexion devienne indispensable comme notre respiration. On sort toujours pacifié et heureux d’une bonne oraison. ‘’ Tu trouveras ton bonheur dans le Seigneur’’ (Is 58, 14). L’oraison d’intimité est mille fois plus bénéfique que le yoga…    

En effet, Dieu est Notre Père, notre bienfaiteur, notre rempart, notre bouclier, notre protecteur. ‘’ De qui aurais-je crainte’’ ? Il faut s’en convaincre. Nous sommes poussière, mais dans la foi cette poussière devient splendeur. Nous ne sommes rien, mais dans le cœur de Dieu, nous sommes grands. La pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue merveille de Dieu. D’une femme stérile (Elisabeth) Dieu a fait naître Jean Baptiste, le précurseur. D’une Vierge, Dieu a fait naître le Messie Sauveur. Lazare était sous terre depuis quatre jours, Dieu l’a fait revenir à la vie par la puissance de sa Parole. Essayons de voir  nos difficultés à la lumière du Christ victorieux de la mort, du péché et de Satan. Le bonheur c’est Dieu. Il se trouve en nous et non hors de nous si nous savons nous regarder comme merveille de Dieu.

    4- Faire le bien, éviter le mal.

     Le mal vient du démon. C’est le plus triste des malheureux. Il a besoin de disciples pour remplir l’enfer. Sa logique n’est pas celle de la paix mais de la guerre. Il joue avec notre imagination. Les pensées mauvaises, les rancunes, les vengeances, les susceptibilités, les règlements de compte nous font entretenir des rapports de force qui cachent souvent un complexe d’infériorité ou de supériorité. Plus on s’habitue à ‘’aboyer’’ sur les autres, plus on révèle qu’on est malade. On souffre de la pollution mentale ou psychique. Le médicament c’est la charité. Fais le bien avant qu’il ne soit trop tard. Ne t’occupe pas de ceux qui te critiquent méchamment. Eviter le mal est un pas en avant, mais cela ne suffit pas ; il faut faire le bien à tout le monde. Jésus nous dit d’aimer même nos ennemis. 

   Mais pour aimer l’autre, il faut s’accepter d’abord soi-même, tel que l’on est ; découvrir et apprécier les dons de Dieu en nous, les partager. En plus, il faut voir en l’autre une créature à l’image de Dieu, même si physiquement ou psychologiquement elle est défigurée. Tout le bien qu’on fait aux pauvres, on le fait à Dieu. Se moquer d’eux ou les mépriser c’est révéler qu’on est gravement malade. Nous connaissons ce proverbe : ‘’Qui donne aux pauvres prête à Dieu". En termes claires, il faut être aimables et serviables.

C’est l’objectif du Christ sur terre : ‘’je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir et donner ma vie". La foi en Dieu nous pousse à l’altruisme. Et pour être serviable, il faut être attentif aux autres, voir les vrais besoins des gens. En quoi puis-je être utile en famille, au travail, à l’école ?  L’attention est un autre nom de la charité. C’est grâce à son regard attentif que la Vierge Marie a remarqué qu’il n’y avait plus de vin à Cana. Rendre service par solidarité, gratuitement, dans l’humilité et la douceur est une source de bonheur. Dieu a mis en nous des talents pour rendre service. Il faut les développer. Sinon, quel dommage ! Nous sommes ce que nous faisons régulièrement de nos talents. Nous devenons ce que nous pensons et ce que nous faisons avec répétition. Définitivement ‘’la vie est comme une bicyclette. Pour garder l’équilibre, il faut pédaler et avancer" (Einstein).

 

5-    Rechercher toujours l’excellence

Pour être excellent, il faut avoir la préoccupation de devenir meilleur : être plus enthousiaste, plus imaginatif et plus créatif. L’enthousiasme, c’est la force intérieure qui manque souvent à beaucoup de personnes. Cela dépend de nos motivations. L’ouverture d’esprit est nécessaire. Se fixer des buts à atteindre est indispensable. L’excellence doit être une recherche permanente et non une action passagère. C’est le travail de la volonté. ‘’Excelsior semper excelsior’’. Toujours plus haut. Avec 7 notes, voyez toutes les merveilles que les musiciens  comme Mozart, Bach, Beethoven ont pu faire : des symphonies extraordinaires ! Avec les 26 lettres de l’alphabet, voyez combien de livres écrivent les savants. Avec seulement 10 chiffres, la loterie, les jeux de hasard, les disciples de ICC Services et consort ramassent, dans nos villes et villages, des milliards en un temps recors tant, chez les riches que chez les pauvres. Excelsior semper excelsior. Toujours rechercher l’excellence.

Pour y parvenir il faut cultiver la confiance en Dieu et la confiance en soi ; s’accepter tel qu’on est. C’est le 1er secret du succès. Essayez de vous aimer comme Dieu vous aime. Dites tous les jours merci à Dieu de vous avoir créé tel que vous êtes. Peu importe si vous êtes borgne, estropié, petit de taille, gros, maigre... N'enviez personne. N’enviez la moto, la voiture, la profession, la promotion, l’époux, l’épouse, le poste de personne.  Appréciez ce que vous avez en mains. Le jaloux ne se fait pas confiance. Tout est sujet d’inquiétude pour lui. L’"égo" est notre premier ennemi. Recherchons l’excellence dans l’esprit d’humilité qui accepte les humiliations. C’est bon de rencontrer des obstacles, des problèmes pour qu’on cherche des solutions. Considérons-les comme un stimulant et affrontons-les avec détermination. Chaque jour est une opportunité. Les critiques des amis et même des ennemis peuvent nous servir de carburant. Elles ne doivent pas nous abattre mais nous motiver davantage. Pour cela entourez-vous des personnes qui vous propulsent en avant et non des sangsues qui sucent votre énergie.

Enfin oser. Osons croire en nos rêves et surtout aux projets de Dieu sur nous. Osons affronter les difficultés. "Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles" (Sénèque). Oser, être constant et persévérant tout est là. Toujours avoir le mental de gagnant et non de vaincu. Si vous tombez 5 fois, relevez-vous 6 fois. Vos faiblesses sont vos forces. Tombez mais avec la détermination de vous relever, d'avancer, en continuant de travailler dans la confiance et la régularité. "La chute n’est pas un échec, l’échec c’est de rester là où on est tombé" (Socrate). Dieu aime se servir de nos limites, de nos faiblesses, de nos échecs pour nous enseigner. Lui-même nous donne le bon exemple. En se faisant ‘’Petit-Enfant’’ et en nous sauvant par la croix, Dieu nous enseigne que le bonheur est dans la gratuité du cœur prêt à tout pour désarmer l’ennemi agressif, par un beau sourire. ‘’L’homme pacifique est plus efficace (utile) que l’homme très instruit’’ dit l’auteur de ’L’Imitation de Jésus- Christ’’. Que dire de plus ? PAX VOBISCUM.  BONNE ET SAINTE ANNEE 2021

 

+Pascal N'KOUE

Omnium servus                                                                

 

 

Nouvelles de famille

     Du 8 déc. 2020 au 8 déc. 2021, pour l’Eglise Universelle ce sera une année spéciale dédiée à St Joseph. Reprenons la prière que nous lui adressions l’an dernier. Par son intercession implorons de Dieu la grâce des grâces : la conversion des cœurs pour plus d’unité.

- 1er janvier : journée mondiale de la paix. Début de la neuvaine pour la fête diocésaine de N. D. de Komiguéa, Protectrice de notre diocèse.

 - Le 10 janvier sera la fête du baptême du Seigneur. Un triduum pourrait être célébré dans toutes les communautés paroissiales. En cette année du Fils, souvenons-nous de notre filiation divine, et voyons comment valoriser notre baptême.

- Répétons souvent ‘’ Jésus doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre’’. (cf. Mt 11,29)

- Aux prêtres et ministres extraordinaires de l'Eucharistie, je demande que la communion se donne lentement, en prononçant distinctement et pieusement "Le Corps du Christ".

- Le livre de l'abbé Laurent SPRIET: "Se relever après un avortement" vient de paraître. Je le recommande vivement à tous, et spécialement aux accompagnateurs spirituels. Ce livre est une hymne à l'espérance, à la miséricorde divine. Nul n'est perdu définitivement pour Dieu.

- L’abbé Jean GBASSI AGONKOUIN est désormais, sur sa demande, incardiné dans le diocèse de Cotonou

- L'abbé Cyrille AGANI est nommé Aumônier diocésain de la chorale Nagot.

Quelques dates

1 janv.            : Journée mondiale de la paix. BONNE ET SAINTE ANNEE 2021.

                          Début de la neuvaine à N.D. de Komiguéa, sainte patronne protectrice du diocèse.                                                    

3 janv.            : Fête de l'Epiphanie. Quête impérée pour l’Enfance Missionnaire.

5 janv.            : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

6-7 janv.         : Permanence pastorale à Djougou.

10 janv.          : Pèlerinage diocésain à komiguéa. Il n’y aura pas de messes dominicales dans les églises

                         paroissiales. Ordination presbytérale de l’Abbé Daniel CHABI à 10h.                                   

                          Lancement officiel du Projet "Diocèse sans Palu", confié au Centre UNIV.

 

13 janv.          : Fête de la dédicace du monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie.                    

                         La Sainte messe est à 11h. Tous les prêtres y sont invités. Venez avec vos ornements.

14-17 janv.     : Permanence pastorale à Djougou.

 

18-25 janv.     : Semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Faisons le 1er pas vers nos frères disjoints.      

19-23 janv.     : Conférence Episcopale à Cotonou.

24 janv.          : Consécration de l'autel de l'église St François de Sales d'Okédama.

                         Dimanche de la Parole de Dieu.

26-29 janv.    : UCB à Parakou. Que tous les fidèles et consacrés se mobilisent pour accueillir le

                         Clergé national.

29-31 janv.    : Visite à Africae Munus et au Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier.

31 janv.          : Quête impérée pour nos frères les lépreux.

 

 

Nous entrons en guerre. Le temps de carême c’est quarante jours de combat. Contre quoi ? Contre qui ? Contre le mal. Et ce mal est avant tout à l’intérieur de nous-mêmes. Dans cette Vie Diocésaine, je voudrais vous exhorter à prendre au sérieux trois conseils que je considère comme des capsules nécessaires pour la conversion du cœur, notre microbiote spirituel.

 

1-  Et tout d’abord, faire un pacte avec sa langue. Nous vivons dans un monde bruyant. A un certain seuil, le bruit altère le sommeil, la concentration et même la productivité. Il augmente la tension artérielle. Or, toute chose sérieuse s’opère dans le silence. Pour entrer en contact avec Dieu, il faut absolument le silence extérieur et surtout intérieur. "Adoration et silence sont frère et sœur" dit le Card. Robert SARAH dans son puissant livre "la Force du silence contre la dictature du bruit". Toute notre force est dans la prière, l’oraison silencieuse, ce cœur à cœur de notre âme avec Jésus. C’est le moyen le plus indiqué pour accéder à l’état d’amitié et d’union avec Dieu. 40 jours de silence, ce n’est pas trop. Avant nous, Jésus l’a fait au désert. Une grande partie de nos heures quotidiennes devrait être consacrée au silence. St François de Sales, docteur de l’amour, nous en donne l’exemple :

 

« Un jour, un voisin se querella avec l’évêque François. Au petit matin, avec ses valets et sa meute de chiens, il alla sous la fenêtre de l’évêque. Tranquille, silencieux, l’évêque sortit. Les valets et leur maître criaient des injures, les chiens aboyaient. Le monsieur alla même jusqu’à donner deux coups à l’évêque qui, maître de soi, ne dit rien. Devant une telle impassibilité, le monsieur se calma et s’en alla. Des voisins accoururent et demandèrent à l’évêque : "Pourquoi avez-vous gardé silence ? Pourquoi n’avez-vous pas répondu à ce fou ?". Il répondit : "C’est un pacte que nous avons fait, ma langue et moi. Nous nous sommes promis que, tant que mon cœur serait ému, ma langue demeurerait silencieuse" ».

 

     Et oui, si on faisait tous ce pacte avec notre langue, un effort pour apprendre à maîtriser chacun sa langue ! C’est un petit membre qui peut faire beaucoup de dégâts monstrueux mais aussi beaucoup de bien. Chacune des phrases qui sortent de notre bouche peut avoir un impact dans le monde spirituel. Dieu nous a fait don de la parole pour bénir, édifier, exhorter, redonner confiance, complimenter, encourager, aimer. Tant que c’est pour faire le bien, allons-y, à temps et à contre-temps. Je n’ai pas dit à tort et à travers. Mais, de grâce, ne nous servons pas de notre langue pour humilier, blesser, dévaloriser, aduler obséquieusement ou tout simplement semer la discorde. Si nous ne pouvons pas dire des paroles positives, alors taisons-nous. Silence ! "Qu’aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche" (Eph 4,29). Les blessures faites par nos paroles mettent souvent beaucoup plus de temps à se cicatriser que les blessures corporelles. Satan nous pousse à nous servir de notre langue pour montrer que nous sommes tout-puissants. Mais la sainte Bible réplique : « Si quelqu’un ne chute pas en parole, celui-là est un homme parfait, capable de refréner le corps tout entier » (Jacques 3, 2). Face aux provocations méchantes, aux disputes sauvages et autres situations où nos nerfs sont mis à rude épreuve, que faire ? Préférer garder le silence comme Jésus sur la Croix alors que le premier larron se moquait méchamment de lui (cf. Lc 23, 39-43). Au pire des cas, faisons comme saint Paul. Au lieu de se venger d’Alexandre le forgeron, il a préféré le confier à Dieu (2 Tim 4, 14). Que Dieu réponde aux malfaiteurs à notre place. Cela semble une faiblesse mais c’est une force. Saint Paul l’a appris à son corps défendant : "Lorsque je suis, faible c’est alors que je suis fort" (2 Co 12,10).

 

2-  Soigner ses relations avec Dieu et les hommes. J’ai entendu un médecin psychologue dire : "le plus grand échec de l’homme c’est le narcissisme". J’ai voulu en savoir plus. Et voici ce que j’ai trouvé. "Avant toute chose, la personne narcissique nourrit la conviction d’être d’une valeur hors du commun. De cette certitude découlent beaucoup d’autres symptômes : elle mérite plus d’attention que les autres ; elle est uniquement préoccupée par ses ambitions de succès… elle s’attend à des attentions qu’elle considère comme des dûs ; elle éprouve de la colère et même de la rage lorsqu’on ne lui accorde pas ces privilèges ; elle ne se remet pas en question… ayant très peu d’intériorité elle ne peut vivre qu’en vampirisant un autre" (Pascal IDE).

 

Le pervers narcissique est un demi-fou, un manipulateur qui se valorise en rabaissant les autres. Il use de nombreuses armes contre sa victime : phrases assassines, mensonge, moqueries, humiliations, critiques, dénigrements, etc. Alors qu’il est tout sourire en public, il peut se transformer en véritable tyran en privé. Il avance souvent masqué. Il a en réalité une basse estime de sa personne, une image dévalorisante de lui-même qu’il reporte sur les autres. Voilà pourquoi il cherche à détruire chez les autres le bonheur qu’il n’a pas. Car il ne supporte pas qu’on apprécie un autre que lui.

 

Que faire si nous faisons partie de ces personnes ? Prendre conscience que nous avons un sérieux handicap spirituel, moral et psychologique. Nous avons besoin d’être accompagnés pour une véritable conversion. Le premier remède ou chemin de la conversion, à en croire saint Jean Chrysostome, c’est la condamnation de nos fautes : "Celui qui condamne ses fautes craindra davantage d’y retomber". Arrêtons de charger à tort ou à raison les autres. Arrêtons d’interpréter négativement les paroles et gestes des autres. Le problème est en nous. Revenons à nous. Entrons en nous et faisons une bonne lessive spirituelle. Les jugements et accusations amères à l’encontre des autres "sont souvent un signe de l’incapacité à accueillir en nous notre propre faiblesse" (Patris corde n° 2). Evitons par exemple de garder rancune à ceux qui nous ont offensés. Essayons de dominer notre colère pour pardonner les offenses qui nous sont faites. "Si vous pardonnez à vos débiteurs, mon Père qui est aux cieux vous pardonnera… Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous pardonnera pas vos fautes" (Mt 6, 14-15). Cette consigne grave de notre Seigneur est donnée à la fin de la prière du "Pater Noster" : "mais délivre-nous du Mauvais". Pardonnons et demandons pardon. Celui qui ne pardonne pas est sous l’emprise du Mauvais. Moins il pardonne et plus il s’intoxique. Son anxiété augmente. Sa misère s’accroît. Il s’enferme dans une prison qu’il s’est construite lui-même et il finit par respirer mal. Il étouffe et aboie sur tout ce qui le dérange.

 

Le temps de carême est propice pour faire la maintenance du cœur. Il faut se retirer dans un lieu désert, un endroit tranquille, se ménager des moments de détente pour l’oraison intime avec Dieu. Soignons nos relations avec Dieu. Jeûner de nourriture c’est bien, mais jeûner de pensées négatives, de portables, de pornographie et d’images de violence c’est mieux. On peut diminuer ses soucis en se faisant plaisir : lire un bon livre, écouter une belle musique, faire du jardinage… et surtout prendre la vie du bon côté. "La joie du Seigneur est notre rempart". Profitons du carême pour revitaliser et redynamiser nos relations réciproques. Faisons des surprises agréables à nos proches. Reprenons contact avec le vieil ami qu’on a perdu de vue depuis un moment. Ce travail d’entretien de la vie humaine et spirituelle devrait être régulier. C’est un bon investissement. Les relations saines aident à avoir une excellente santé physique et mentale. L’altruisme est comme un médicament. L’Eglise en sortie missionnaire doit prendre soin de ceux qui ont besoin de nos attentions. Ça nous rend service. Car celui qui donne l’amour reçoit l’amour en retour... Le Pape François relève que "le bonheur de Joseph n’est pas dans la logique du sacrifice de soi, mais du don de soi" (Patris corde n° 7).

 

3-     Donner généreusement

 

L’aumône ou le partage a une puissance considérable et indicible dans notre vie. Il purifie même de toute faute (cf. Tob 12, 9). Le témoignage de Tertullien (IIe siècle) est inspirant. Nous sommes à Carthage, en Afrique : "il y a chez nous une caisse commune. Chacun verse une petite cotisation. On fixe un jour par mois. Les cotisations sont comme un trésor réuni par amour pour Dieu. On ne prend pas cet argent pour faire de repas (…). On le prend pour nourrir les pauvres, payer leurs funérailles, aider les jeunes qui n’ont pas de quoi vivre et qui n’ont plus de parents (…). Cette façon de vivre la charité nous fait remarquer. Beaucoup de païens disent en parlant des chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment les uns les autres » (Apolégétique n°39). Plus on aime un pauvre, plus on est heureux.

 

La foi implique toujours sacrifice et charité dans le profond désir d’imiter le Christ venu changer le monde. L’Eglise continue ce gigantesque projet de salut. Que chacun s’engage à avoir un cœur d’enfant de Dieu qui chante ses merveilles en tout temps. Bonne route vers Pâques.

 

+ Pascal N’KOUE

 

   Omnium servus

                                                                                 

 

JUMELAGE PARAKOU-NANTES

 

    Sur le jumelage Parakou-Nantes, où en sommes-nous ? Qu’en dit le nouvel Evêque de Nantes ? Beaucoup de questions me parviennent sur ce sujet depuis le départ de Mgr James pour Bordeaux. J’ai jugé bon de partager enfin avec vous la lettre de Mgr Laurent PERCEROU, qui répondait à mon mot de félicitations. Je l’en remercie vivement. On ne se connaît pas encore mais dans l’esprit les liens sont tissés. La seule chose qui nous freine aujourd’hui c’est le coronavirus qui nous impose les gestes barrières et la distanciation. Lisez plutôt.       

 

 

 

                                                                 Nantes, le 23 novembre 2020

 

                                                                   A

 

                                                               S. E. R. Mgr Pascal N’KOUE

 

     Excellence et cher frère,

 

    Avec bien du retard, je voudrais vous remercier pour votre message fraternel à l’occasion de ma nomination dans le diocèse de Nantes.

 

    J’ai eu l’occasion d’échanger avec Mgr JAMES sur le jumelage qui unit nos deux diocèses. Le père Benoît LUQUIAU, que vous connaissez bien, m’a longuement présenté l’expérience qu’il avait vécue à Parakou ainsi que les activités du jumelage. C’est donc avec joie que je m’inscrirai dans ce beau partenariat.

 

    Vous évoquez dans votre message l’anniversaire des 75 ans de votre évangélisation auquel devrait participer mon prédécesseur. En effet, j’envisage de venir vous visiter dès que nous aurons un peu de visibilité sur la situation sanitaire qui nous empêche, pour le moment, de faire des projets à moyen terme. Dès que cela sera possible, je reviendrai vers vous afin de prévoir une date et un programme de visite.

 

    Tout comme vous, c’est le cœur et les bras grands ouverts que je m’apprête à vous accueillir, avec le désir fort de renforcer les liens qui unissent nos deux diocèses.

 

    Je vous assure de ma prière fraternelle. Que ce temps de l’Avent qui débutera dimanche et les fêtes de Noël à venir apportent au monde l’espérance et la paix.

 

                                                                                                       +Laurent PERCEROU

 

                                                                                                         Evêque de Nantes

 

 

 

Nouvelles de famille

 

- C’est bientôt le Carême : Prière, Pénitence, Partage (les 3P) sont les trois pieds traditionnels qui nous aident à nous tourner vers le Seigneur. Lisons "Fratelli tutti" et "Patris corde" du Pape François. Echangeons sur ces deux grands textes.

 

- Le Pape François a décrété une année spéciale dédiée à saint Joseph avec "Patris corde". Que les églises et les écoles qui n’ont pas encore érigé la statue de saint Joseph s’empressent.  

 

- Bénissons le Seigneur pour les nombreux prêtres du Bénin (plus de 400) venus à Parakou pour la session nationale de l’Union du Clergé Béninois. Le discours du Préfet du Borgou à l’ouverture a été très apprécié. Merci aussi aux moniales bénédictines de Péporiyakou-Natitingou qui sont venues se faire connaître à cette occasion.

 

- Merci au Centre UNIV qui a été constamment présent au Centre pastoral pour donner gratuitement la tisane de l’Artemisia contre le paludisme. Merci aussi à toute la famille diocésaine.

 

- Bienvenue à Monsieur le Chanoine Rémi TEQUI, de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre. Il sera avec nous pour un an. Bénissons le Seigneur.

 

- Prions pour le repos de l’âme de Marie ADJAGBE, maman de Sr Flora de Kobrikonto.

 

- Avec le Conseil presbytéral, nous réfléchissons sur l’inculturation de l’évangile du Christ. Le point de départ ce n’est pas la culture mais l’accueil en nous de Jésus-Christ crucifié et ressuscité.

 

- J’exhorte toutes les familles chrétiennes et non chrétiennes à entrer dans le projet "diocèse sans palu". Plantons et entretenons les plantes médicinales dans nos maisons et dans nos jardins.

 

Quelques dates

 

5-7 Fév.            : Permanence pastorale à Djougou.                                                   

 

7 Fév.               : Grand rendez-vous des consacré(e)s à la paroisse saint Pierre d’Alafiarou.

 

                          Célébration eucharistique à 10h.

 

11 Fév.             : Journée mondiale des malades.

 

                          Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h 40.

 

13 Fév.             : Vœux des Sœurs de la Consolata à Banikanni.

 

16 Fév.             : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

17 Fév.             : Messe du Mercredi des Cendres au Séminaire N. D. de Fatima. "Tu es poussière

 

                           et tu retourneras en poussière" (Gn 3,19).

 

23 Fév.             : A 9h30 : Récollection pour tous les prêtres au Centre pastoral. Qu’ils viennent

 

       avec leurs ornements liturgiques et leur bréviaire.

 

23-24 Fév.       : Permanence pastorale à Djougou.

 

27-28 Fév.       : A Ténonrou. Visite à Africae Munus et au Séminaire Mgr Chopard-Lallier.

 

N. B. : Dans la Vie diocésaine n° 109 de novembre 2020, j’ai indiqué quelques gestes pieux pour notre hygiène spirituelle. Reprenons-les.

 

BON TEMPS DE CAREME – BONNE MONTEE VERS PAQUES