C’est la fin de l’année scolaire. Nous bénissons le Seigneur pour ses merveilles. Beaucoup demandent les nouvelles du Séminaire "Providentia Dei". Ce "bébé" de notre famille diocésaine a trois ans et se porte comme un charme. A voir l’affection dont il est entouré, on ne peut que chanter le Te Deum à tout instant. Vraiment la Divine Providence y est présente 24h/24h. Les formateurs sont une équipe soudée et cela compte beaucoup. Je préfère laisser la parole au Recteur, timonier de ce Séminaire, pour qu’il vous donne quelques détails croustillants.

     Au terme de cette année académique, fin juin, nous clôturons le premier cycle de trois années, l’une de spiritualité, et deux autres de philosophie. La première promotion quittera le grand séminaire pour accomplir un stage canonique d’un an dans les missions qui leur seront imparties. Puis ils commenceront le cycle de théologie dans l’un des grands séminaires du Sud-Bénin qui durera quatre ans avant d’être ordonnés prêtres. Voici quelques points pour nous situer :
1. Formation pastorale et missionnaire
    Pour avoir des pasteurs missionnaires dans nos diocèses du Nord Bénin, encore profondément ruraux, il faut les armer afin qu’ils puissent partager la vie des villageois. C’est à quoi s’emploie le temps du travail manuel.

    Les secteurs sont variés : élevage, jardins et plantations, reliure, ruchers, entretien des installations solaires et des bâtiments… Nous essayons de former les étudiants dans ces différents secteurs. Certains peuvent être appelés à participer à des sessions organisées à l’extérieur, par exemple chez les frères Missionnaires des Campagnes. Ou, tout simplement, à accompagner une journée un artisan sur nos chantiers dans des domaines comme l’électricité, la plomberie…

    En fin d’année, au mois de juin, après les examens de fin d’année, nous organisons une semaine appelée campagne agricole. Toute la communauté du séminaire se retrouve aux champs pour une double activité. La première consiste à semer nos champs. On privilégie les cultures qui respectent la terre, légumineuses, sorgho, manioc… L’autre activité consiste à reboiser le terrain. Chaque année, ce sont ainsi quelques 1500 arbres qui sont plantés : cassias, tecks, neems, baobabs, manguiers etc. Nous n’oublions pas des espèces surexploitées et qui tendent à disparaître de nos paysages comme les afzélias ou les caïlcedras. D’une manière générale, tout au long de l’année, nos cultures vivrières sont biologiques.

    Chaque samedi, plusieurs séminaristes se rendent pour la catéchèse dans trois villages avoisinants. Cette catéchèse se donne aussi dans les langues locales. Le dimanche, ce sont les prêtres qui desservent quatre villages. Durant les mois d’été qu’on appelle période des grandes vacances, les séminaristes doivent donner un mois de stage soit dans une paroisse, soit dans une institution ecclésiale. Le père chargé des vocations non seulement l’organise, mais aussi suit les séminaristes en ce domaine.
2. Infrastructures et investissements
    Durant cette année académique, la Providence s’est montrée particulièrement généreuse, au point qu’il a été difficile de suivre le rythme des travaux qu’elle nous a imposé !

    Nous avons pu édifier grâce à des financements extérieurs : La grande salle polyvalente au premier étage de la bibliothèque.  Un module des trois salles de classes, dont une grande salle qui permet de réunir deux promotions pour des cours communs. Un bâtiment de 30 cabines pour séminaristes avec 8 logements de professeurs. Les deux premiers niveaux pourront accueillir dès l’année prochaine, il restera à achever les finitions du troisième étage. Une grande paillotte qui sera un lieu d’accueil et de détente. La réfection de la retenue d’eau qui nous permettra d’aider plus facilement les populations environnantes, les relations de bon voisinage oblige.

    Des équipements solaires pour les nouveaux bâtiments avec un groupe électrogène comme énergie de secours. Car nous sommes alimentés avec la seule énergie solaire. Le raccordement d’un deuxième forage à notre château d’eau afin d’assurer la sécurité en eau potable. Un peu plus de 200m de clôture en matériaux définitifs. Nous avons en outre reçu un don important pour pouvoir meubler tous nos bâtiments. Enfin, nous avons pu équiper une salle informatique avec six ordinateurs, une bonne photocopieuse et un wifi.

    Notre bibliothèque a été enrichie de plusieurs apports, en provenance de plusieurs institutions : L’Institut Notre-Dame de Vie, l’abbaye sainte Madeleine du Barroux, "les fils de Dieu"  d’Italie… Au niveau du rangement, nous avons pu établir le fichier électronique, et nous commençons la cotation des livres. Nous avons un peu plus de 5000 volumes.

    Nous avons pu édifier un clocher pour fixer la cloche offerte par Mgr Antoine SABI BIO, évêque de Natitingou. Egalement, nous avons acquis un bélier et trois brebis, quelques couples de pigeons, quelques ruches supplémentaires, un troisième congélateur à basse consommation, trois motos, dont une pour les soeurs. Seule fausse note dans ce chapitre, nous avons eu à déplorer durant les vacances d’été le vol d’une moto, ainsi qu’une tentative de vol important en matériel solaire. Nous avons donc dû faire des dépenses non prévues pour tout sécuriser.
3. Desiderata
    Plusieurs projets sont en cours afin de donner au séminaire un visage complet :
- Créer une hôtellerie au bord de la route nationale pour proposer une halte aux nombreux voyageurs ; un restaurant permettra d’écouler nos produits fermiers avec une plus-value intéressante.
- Créer une aire de terrains de jeux : football, basket, volley.
-Construire un bâtiment pour l’administration du séminaire.

    Nous rendons grâce au Seigneur pour tous ces bienfaits et pour nous avoir conduit jusqu’au terme de cette année. Et nous remercions tous les acteurs qui se sont fait les instruments de sa Providence. Nous voulons nommer en particulier l’Œuvre  Pontificale de St Pierre Apôtre, l’Aide à l’Eglise en Détresse (Kirche in Not), Missio Aachen, Manos Unidas, la Conférence Episcopale Italienne (CEI), la Congrégation des Sœurs de Saint Pierre Claver, l’Association des Familles Rurales, le Service missionnaire de Vittorio Veneto, le diocèse de San Sebastian (Pays Basque), l’Association Notre-Dame de l’Atacora (Versailles), les paroisses de Giens, d’Orange, de sainte Trinité (Caen) etde St Germain du Chesnay en France, et bien d’autres bienfaiteurs tant locaux qu’étrangers.

    Que Dieu bénisse chacun et tous !


   R. P. Denis LE PIVAIN
   Recteur du Séminaire

 
    Après ce mot propulseur du Recteur, je reste bouche bée. Une nouvelle génération de prêtres missionnaires est en route. Et Dieu merci, ils sont fortement soutenus par vous tous. Quand j’ai vu l’affluence et la participation de notre famille diocésaine à leur première kermesse qui a eu lieu le 26 mars dernier, je me suis dis en moi-même: ça y est, je peux chanter mon "nunc dimittis"... Je profite de l’occasion pour réitérer mes gratitudes personnelles à tous les formateurs réguliers et occasionnels qui participent à la croissance intégrale des séminaristes. Merci à toutes les personnalités illustres ou "personnes ressources" du Bénin, de France et d’Italie qui sont passées rencontrer ces jeunes. La moisson est vraiment abondante. L’appel du Seigneur à aller plus loin retentit de plus en plus. Ce séminaire est vraiment béni de Dieu. Le plus beau serait de le visiter pour y prier avec les Séminaristes et leurs formateurs. Que tous les bienfaiteurs en soient vivement remerciés. Dieu vous le rende au centuple. Et dire qu’on nous annonce au moins onze nouveaux pour la rentrée d’octobre prochain, de quoi danser de joie !


 +Pascal N’KOUE
  Omnium Servus



LES AFFECTATIONS DE JUIN 2017
    Le Conseil presbytéral, en sa réunion du 13 juin 2017, a élevé trois stations en quasi paroisses. Il s’agit de Bah-Mora, de Kabo et de Tourou. Nous avons procédé aussi à quelques modifications quant aux lieux de mission de certains prêtres :

1- R.P. Christian DEGBE est nommé Directeur du collège catholique saint Georges HOUNYEME de Tchaourou.

2- R.P. Christian WOROU est désigné pour partir en Mission comme fidei donum dans le diocèse d’Avignon sur demande de l’Archevêque Monseigneur Jean-Pierre CATTENOZ.

3- R.P. Apollinaire CADJO est nommé Econome au séminaire Providentia Dei.

4- R.P. Aimé NATA est nommé Responsable de la quasi paroisse sainte Monique de Kabo et résident à Ténonrou (Africæ Munus).

5- R.P. Gilles KIMBA est nommé Vicaire à la Paroisse cathédrale saints Pierre et Paul.

6- R.P. Léandre YEMANDJRO est nommé Directeur Adjoint au Centre pastoral Guy Riobé.

7- R.P. Freddy TOSSOU va aux études théologiques à l’Institut Notre-Dame de Vie en France.

8- R.P. Parfait AGONHE est nommé Responsable de la quasi paroisse saint Philippe de Tourou et résident à saint Joseph.

9- R.P. Marie-Luc ANANI est nommé Directeur du Lycée catholique en construction et résident au Centre N-D du Refuge.

10- Yves Enagnon AÏDOMONHAN fera son stage diaconal à la paroisse saint Martin de Papanè.

11- Jules AKPO fera son stage diaconal à la paroisse Notre-Dame des apôtres de Kika.

N.B. Toutes les nominations prennent effet le 1er septembre 2017. Que ceux qui quittent un endroit fasse le déménagement à temps. Et que la passation de service écrite se fasse en bonne et due forme, dans la joie et l’amitié.

    - Trois quasi-paroisses qui jouissent de la personnalité juridique ont été créées :
            Tourou est confiée au R. Père Parfait AGONHE.
            Bah-Mora est confiée aux Pères (in solidum) du Centre pastoral Guy Riobé.
            Kabo est confiée au R. Père Aimé NATA.
    - Nous accompagnons de nos prières ceux qui nous quittent pour d’autres missions dans l’Eglise.

BONNES VACANCES ! MAINTENONS HAUTE LA TENSION MORALE ET SPIRITUELLE
 
Nouvelles de famille

- Enfin l’opuscule "Bien célébrer" vient de paraitre. Il nous aidera à mieux vivre nos eucharisties. Il est au prix de 1000f. Vous le trouverez à la Librairie saint Paul. Merci à tous les prêtres qui m’ont aidé à l’écrire.

- Nous remercions les moniales de l’abbaye l’Etoile Notre-Dame qui nous accueillent chaque année pour la journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. La présence du Nonce Apostolique Monseigneur Brian UDAIGWE en juin dernier nous a tous confortés.

- Le séjour du Nonce Apostolique, du 22 au 26 juin, nous restera gravé dans les mémoires et les cœurs. Nous le remercions pour ses judicieux conseils et grandes générosités. En dehors du clergé, il a rencontré les moniales et moines cisterciens. Il a visité "Africæ Munus" de Ténonrou et la paroisse de Kabo : le Bénin profond. Il a célébré au Sanctuaire Marial de Komiguea avec les Dévots Consacrés de l’Immaculé. Je crois qu’il est tombé amoureux lui aussi de  Notre Dame de Komiguea, Reine des familles, notre sainte protectrice. Il a bien raison. Il s’est entretenu avec les enfants en situations particulières du CNDR. Et tout a été clôturé par la visite au grand Séminaire Providentia Dei.

- Nous remercions CBM qui appuie notre hôpital ophtalmologique de Tinré pour le beau projet de "santé oculaire chez l’enfant" de 0 à 15 ans : Ce projet qui durera trois ans va allier les soins médicaux et chirurgicaux avec un service pour les allergies oculaires. C’est une première au Bénin.

- Le Centre pastoral Guy Riobé fait peau neuve : Wi-Fi gratuit, une boutique au point, des chambres dignes de ce nom, les espaces verts de plus en plus attrayants… Bravo à la nouvelle équipe qui a du goût.

- Du nouveau aussi à notre menuiserie diocésaine : alliage entre le bois et le fer. C’est à la fois plus beau et plus solide que le bois tout seul. Stop au vent sec de l’harmattan qui fendille et déforme tout. Les structures diocésaines ne devraient plus faire des commandes ailleurs.

- Nous remercions aussi l’équipe de l’hebdomadaire La Croix du Bénin (Guy DOSSOU-YOVO) qui accompagnait le Nonce. Merci aussi aux amis D’OLIVEIRA F.C., soucieux de répandre les messages des pasteurs.

- La Communauté Bah-Mora (Paroisse de Banikanni), celle de Kabo (Paroisse de Kika) et celle de Tourou (paroisse d’Albarika) sont érigées désormais en quasi-paroisses. Les prêtres du Centre pastoral s’occuperont de Bah-Mora, le Père Aimé NATA s’occupera de Kabo, et Tourou sera desservi par le Père Parfait AGONHE.

- Le Centre Pastoral de l’Audio Visuel (CPAV) est désormais régi par la Caritas diocésaine.

- Nous remercions l’Ambassade de France qui octroie une bourse d’études à l’abbé Fredy TOSSOU pour faire de la théologie à l’Institut Notre-Dame de Vie de Venasque à partir de septembre 2017.


Quelques dates


2 juillet        : Confirmations des étudiants de l’Université à l’église de l’aumônerie saint Augustin à 9h.


3-8 juillet    : Sessions des jeunes désirant consacrer leur vie au Seigneur, au Séminaire "Providentia Dei".


23 juillet    : Pèlerinage diocésain des marguilliers au Sanctuaire marial de Komiguéa. Messe à 10h30.


24-27 juillet    : Petit séjour à "Africæ Munus" de Ténonrou avec quelques séminaristes.


26-31 juillet    : Sur la paroisse de Boko, session diocésaine de formation pour les enfants du MADEB.


        - Thème : "prie et engage-toi davantage là où tu vis". Aux familles je dis : N’hésitez pas à y envoyer  vos enfants. L’encadrement sera exemplaire.

30 juillet    : Messe de clôture de ladite session à 9h. Echanges à 11h

N.B. : Du 18 au 20 août : Pèlerinage national à Dassa. Commençons à nous organiser.
    - 17 oct. A 16h : Presbyterium au Centre pastoral.
    -18 oct. : Assemblée Générale des agents pastoraux. Thème de l’année pastorale 2017-2018 : "L’Archidiocèse en sortie missionnaire : Proclamons la Bonne Nouvelle avec foi et audace".


        ABONNEMENT POUR UN AN

      A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

  Bénissons le Seigneur pour l’année de la prière intérieure qui est le premier engagement de tout chrétien et est même l’engagement le plus difficile. L’oraison est un outil précieux pour mettre de l’ordre dans notre vie, dans nos relations avec Dieu et avec nos frères. Prenons le temps chaque jour pour Dieu, pour goûter sa présence et sa bonté pour nous.  Se mettre à son écoute, se laisser guider par l’Esprit, revoir dans le calme ce que nous sommes pour lui, le louer pour l’être étonnant que nous sommes dans ses mains, voilà ce que je recommande. Car sans son secours, notre situation serait beaucoup plus délabrée.

    Le but de la vie chrétienne, comme vous le savez, est l’union à Dieu-Amour. Satan fait tout pour mettre dans nos vies paresse, rejet de l’autre, amertume, froideur, aigreur, soupçon, découragement, déception etc. Ainsi, il se pose en obstacle pour nous empêcher de nous tourner vers Dieu… Nous sommes blessés par le péché originel, et bien souvent notre conscience obscurcie cherche à se détourner des commandements de Dieu : "le bien que je veux faire, je ne le fais pas, et le mal que je ne veux pas faire, je le fais" (Rm 7, 19). L’oraison est un bon remède du cœur.

    En novembre 2016, j’ai assisté à Avignon, à la béatification du Père Marie-Eugène, fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie. Cet Institut séculier s’engage de plus en plus à aider notre grand Séminaire diocésain de leur spiritualité. Ces jours-ci, le Révérend Père Pierre De Cointet s’est adressé à notre presbyterium, entre autres, sur l’importance de la vie d’oraison. On a cru entendre le saint Curé d’Ars : "Ce qui nous empêche d’être saints, nous autres prêtres, c’est le manque de réflexion. On ne rentre pas en soi-même ; on ne sait pas ce qu’on fait. C’est la réflexion, l’oraison, l’union à Dieu, qu’il nous faut… C’est dans la solitude que Dieu parle". Sans cette intimité, le prêtre risque de devenir superficiel.

    La prière intérieure est un cœur à cœur entre Dieu et nous. Où en sommes-nous ? Pour accueillir le Seigneur qui vient nous visiter, il faut nécessairement un moment de recueillement… Le temps qui précède la messe, s’il pouvait être plus silencieux, nous profiterait davantage. La liturgie est source et sommet de la vie et de la mission de l’Eglise. Voilà pourquoi, elle doit être soignée au plus haut point. "Si on savait ce qu’est la messe", disait le Curé d’Ars, on en mourrait". C’est un beau rendez-vous d’amour. Il faut s’y préparer. Pour toute chose qui a de l’importance on s’y prépare. Ainsi les sportifs se préparent pour une compétition, les médecins se préparent pour une opération chirurgicale délicate, les fiancés préparent les cœurs pour se rencontrer.


    La messe est vraiment une rencontre avec le Christ ressuscité. Ce n’est pas une rencontre froide et sans saveur. Ce n’est pas non plus une rencontre de divertissement et de défoulement. Il faut habiller son cœur de contrition et de pensées positives. Insistons moins sur les instruments de musique : le tam-tam, l’animation, la participation extérieure. Insistons plus sur le sacré et le mystère, sur la participation intérieure et sincère... L’inculturation liturgique n’est pas d’abord une œuvre culturelle de rythmes et de danses traditionnelles. Elle est avant tout une œuvre théologale au service de la foi, de l’espérance et de la charité. Il faut tenir au primat de ce vrai Dieu qui s’est révélé en Jésus-Christ. Sinon on pousse les fidèles à se contenter d’une foi superficielle, faite de transes et d’agitations stériles, le tout enveloppé de syncrétisme au rabais, c’est-à-dire d’amalgames de croyances disparates.

    Pendant la célébration, veillons à ne pas encombrer la liturgie de trop de paroles, de trop de mouvements, encore moins des bruits de nos portables qui sonnent et qui dérangent. On est venu pour adorer le Seigneur. Il est là, invisible, mais non absent. Il est là présent et bien vivant. Silence ! Silence ! Recueillement ! Recueillement ! Laissons-nous introduire dans cette œuvre mystérieuse de Dieu. Et oui, la liturgie est d’abord céleste, elle est l’œuvre de Dieu, "opus Dei", elle vient de Dieu pour nous rejoindre et nous transformer. Comprenons-le bien et expliquons-le aux fidèles. Car nous sommes souvent tentés de fabriquer des "liturgies" à notre image, des liturgies "intéressantes", des liturgies horizontales. Pour nous aider à plus de concentration, nous avons proposé la messe "ad orientem". Comme je suis heureux de voir que le clergé diocésain a bien saisi son importance. Au cours d’une de mes visites pastorales, un jeune a donné sa compréhension de la messe à peu près en ces termes : « Quand je suis stressé, je viens à la messe pour que le bruit des instruments, le bruit des tam-tams et de la batterie m’aident à oublier mes problèmes ». Il croyait avoir raison. Je lui ai répondu aimablement : « Il est inutile de venir jusqu’à l’église pour chercher le bruit qu’on peut facilement faire à la maison ou trouver dans la rue. Le lieu de culte doit offrir quelque chose d’autre, de mieux. Et puis on ne soigne pas le stress par le bruit, tout comme on n’éteint pas le feu par le feu, mais par l’eau ». Nous le savons le bruit ne fait pas de bien. Le stress révèle que nos relations avec Dieu et avec les hommes sont brouillées, troublées et déstabilisées. La déprime s’installe en celui dont l’esprit est décousu. Ce sont les musiques douces, calmes, paisibles comme le chant grégorien, le chant liturgique du hanyé et d’autres semblables qui débloquent, tranquillisent, dégraissent, décoincent nos esprits, parce qu’ils aident à écouter la voix silencieuse de Dieu qui rassure. Car Dieu est silencieux et parle par son silence. "Vraiment, tu es un Dieu qui se cache, Dieu d’Israël Sauveur", s’exclame le psalmiste…

    Notre famille diocésaine, comment la voyez-vous ? Comme une femme stérile ou féconde ? Pour répondre à cette question, que chacun fasse un audit spirituel interne. Descendons en nous-mêmes. Voyons d’abord si nous pratiquons la prière intérieure. Dis-moi combien de temps tu restes assis ou à genoux devant le tabernacle chaque jour ? Dis-moi comment tu pries et je te dirai qui tu es ? La vie d’oraison conduit à l’action pour Dieu. On devient à la fois Marthe et Marie : ni agités ni passifs, mais enivrés par l’Esprit pour mieux accomplir notre devoir d’état. Ecoutons ce que recommandait l’Evêque de Milan, Charles BORROMEE, aux prêtres : "Comprenez, mes frères, que rien n’est aussi nécessaire pour des hommes d’Eglise, que l’oraison mentale qui doit précéder toutes nos actions, les accompagner et les suivre… Si tu administres les sacrements, mon frère, pense à ce que tu fais ; si tu célèbres la messe, pense à ce que tu offres ; si tu psalmodies au chœur, réfléchis à qui tu parles et à ce que tu dis ; si tu diriges les âmes, songe au sang qui les a lavées ; ainsi faites tout avec amour… C’est ainsi que nous aurons la force d’engendrer le Christ en nous et chez les autres". Plus le clergé sera à l’écoute du Seigneur, plus notre famille diocésaine engendrera des saints.

    Chers prêtres, fidèles co-responsables, c’est avec joie et gratitude que je constate qu’entre vous et moi, le culte de l’évêque-chef disparaît de plus en plus pour faire place à l’image de l’évêque-père de famille. Je m’en réjouis. C’est à votre actif. Ce que vous désirez que je sois pour vous, soyez-le pour les fidèles laïcs. N’écartons personne de la famille. Notre modèle, c’est le Christ crucifié, le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. Le Christ rassemble. Il ne disperse pas.

    Souffrons pour nos confrères qui voudraient imiter l’enfant prodigue en s’éloignant de la maison familiale. Plusieurs prêtres, en effet, vivent en Europe sans aucun lien avec le Père du diocèse et peut-être sans aucun lien non plus avec vous. Pour quelles raisons ils ne veulent pas revenir ? Je n’en sais rien. Et pourtant le travail d’évangélisation ne manque pas ici pour eux. Espérons qu’ils se sentent heureux là où ils sont. Et surtout prions pour qu’ils n’aient pas honte de revenir au bercail quand ils le voudront. Nous leur ouvrirons bien volontiers nos bras et nos cœurs. Car tout prêtre diocésain qui choisit unilatéralement de se mettre à l’écart de sa famille diocésaine a de sérieux problèmes, et il peut perdre l’espérance. Un prêtre sans espérance, un homme sans espérance, c’est comme un homme isolé et abandonné. Son esprit s’interroge et tourne en rond dans la journée ; et dans la nuit il ne dort pas. Il risque de vivre aigri, amer, avec des lamentations perpétuelles, médisant les uns, calomniant les autres. Il a du mal à être vrai, clair, sincère et transparent. Au total, il peut perdre la raison. Et s’il lui arrive encore de sourire, ce sourire n’est pas seulement jaune, c’est-à-dire fade, mais encore squelettique, lugubre, sombre. C’est un sourire de funérailles, un sourire forcé, un sourire de façade. C’est un drame. Car "il n’est pas bon que l’homme soit seul". Dieu ne l’a pas dit seulement pour Adam avant de lui donner Eve. Jésus le dit à chaque prêtre. Marcher en solitaire ou avec des faux-frères, c’est toujours déprimant, surtout pour un prêtre non marié et sans enfants, même si son compte en banque est bourré d’euros et lui-même bardé de diplômes. Aucun prêtre ne vit épanoui s’il n’est pas configuré au Christ crucifié, inséré dans son groupe social dont il porte les misères avec la grâce de Dieu. Notre vrai bonheur est à ce prix. Qui perd sa vie pour Dieu la trouvera. "A la fin de nos jours, nous ne serons pas jugés sur le nombre de nos diplômes obtenus, combien d’argent nous avons accumulé ou combien de réalisations nous avons à notre actif. Nous serons jugés par : "J’avais faim et vous m’avez nourri…", nous dit Mère Teresa. Plus nous chercherons à être serviables et charitables, plus la joie rayonnera en nous et sur nos visages.

    Regardez nos mamans, elles sont souvent plus épanouies que nos papas à cause de leurs multiples attentions et services gratuits en famille et hors de la famille. Leurs cœurs sont constamment incendiés d’amour. Si elles s’entendaient pour faire une semaine de grève dans nos paroisses, elles paralyseraient même l’action toute puissante de l’Esprit Saint. Et si la Vierge Marie ne collaborait pas tous les jours gratuitement au plan salvifique de Dieu, nous serions bien en panne. Curieusement, le gratuit, le service désintéressé produit plus de fruits de solidarité et de paix. Insistons là-dessus…


    Soyons donc ensemble. Rions ensemble. Prions ensemble. Travaillons ensemble. Mangeons ensemble. Marchons ensemble. Avançons ensemble. Grandissons ensemble dans l’amour de Dieu et du prochain, unis au Christ, guidés par l’Esprit de Pentecôte, même si nous ne pensons pas tous la même chose. Soyons des êtres de communion. Par son sang versé pour nous, le Fils de Dieu a bâti l’Eglise. Bénissons-le pour cette grande merveille. Sur terre, aucune œuvre humaine n’est plus grande que l’Eglise, aucune organisation nationale et internationale, gouvernementale et non gouvernementale, même pas l’ONU. Rien n’est plus grand que ce que le Christ a fait. L’Eglise vient de Dieu. L’ONU est une "fabrication" des hommes en 1948. L’Eglise est sainte même si elle est composée d’hommes pécheurs. L’ONU invente des droits de l’homme contraires à la volonté de Dieu et qui avilissent l’homme. Le ver est dans le fruit. Ça éclatera un jour. L’ONU s’autodétruira. Par contre, l’Eglise est éternelle. Aucune force ne peut la détruire. Elle ne recule jamais. Elle avance toujours. Elle existe pour faire connaître et aimer le vrai Dieu, paix des cœurs et donneur de vie éternelle. Annonçons le Christ avec fierté et audace. Que par notre manière de vivre et de proclamer l’évangile, les exclus, les petits et les non chrétiens puissent dire : "voyez comme ils s’aiment". Et qu’ils tournent leurs cœurs vers "le Royaume de Dieu qui est là, tout près de nous". Que la Mère de Jésus, Mère de Dieu, Mère des prêtres, Mère de tous les hommes et femmes, Notre-Dame de Komiguéa, Reine des Familles, intercède pour notre salut. Amen !
  +Pascal N’KOUE
   Omnium Servus

 


Nouvelles de famille
- C’est le mois dédié au Sacré-Cœur. Faisons attention à la tendresse du cœur de Dieu pour nous, et nous serons plus charitables et plus tendres envers les autres.

- Je me réjouis de voir que la messe "ad orientem" a été acceptée facilement par le clergé diocésain. A vrai dire, il n’y a rien de plus logique. C’est l’une des plus belles manières de revaloriser le Saint Sacrifice.

- Un vibrant merci à Madame Elisabeth POGNON, Magistrate de formation, ex Présidente de la Cour Constitutionnelle, venue de Cotonou pour donner une Conférence au Grand Séminaire Providentia Dei.

- Merci aux 30 femmes catholiques venues de Boukombé pour passer une journée de détente-formation à l’Archevêché de Parakou. Merci pour leur affection, leur sympathie et leur générosité.

- Merci au couple Emmanuel PIERREFEU, responsable du jumelage de la Cathédrale d’Aix en Provence avec Natitingou, venu passer trois jours d’amitié avec nous.

- Je me réjouis des catéchèses mystagogiques organisées le mois dernier au Sanctuaire eucharistique. Les échos sont très positifs. C’est à recommencer l’année prochaine.
- Le Nonce Apostolique S.E.R. Brian UDAIGWE célèbre 25 ans de vie sacerdotale. Il sera avec nous pour la journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. Quels privilège et bonheur pour nous !

- Les certificats des vacances des séminaristes seront rédigés par les prêtres qui ont réellement accompagnés les séminaristes. Cette participation à leur formation n’est pas à négliger.

- Nous remercions le Frère Emmanuel DUPREZ, notre Conseiller financier, venu du Burkina pour le Conseil d’administration et la formation des agents pastoraux en gestion.

- Nous souhaitons plein succès à tous ceux qui passent des examens et concours en ce mois. Prière et travail vont ensemble. Prière et effort. Prière et études. Que Jésus-Christ et sa sainte Mère les aident.



Quelques dates
04 juin    : Pentecôte. Confirmation au sanctuaire eucharistique, à 9h 30. Quête impérée pour le denier   de saint Pierre. Soutenons le Saint-Père par nos sacrifices et nos prières.   

       
07 juin         : Réunion des Prêtres Responsables diocésains des jeunes au Centre pastoral.

13 juin    : Conseil Presbytéral, à 9h 30, à l’Archevêché.

18 Juin    : A 8h : Célébration des sacrements (baptêmes et communions) à Guèma.

22 juin    : Arrivée du Nonce Apostolique.

23 Juin    : Fête du Sacré-Cœur au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Journée mondiale de prière pour   la sanctification des prêtres. Messe à 9h 30 présidée par le Nonce Apostolique. Adoration         eucharistique.
       
24 Juin    : Visite de "Africæ Munus" avec le Nonce Apostolique.
       
25 Juin    : Messe dominicale à Komiguéa avec le Nonce Apostolique.
        - après midi : au Monastère cistercien Notre-Dame du Kokoubou.

26 Juin    : Départ du Nonce Apostolique pour Cotonou.

27-30 Juin    : Camp des petits séminaristes à Gaah-Baka (Providentia Dei).

28 Juin    : Rencontre avec tous les séminaristes du diocèse à Providentia Dei, à 17h.
29 Juin    : Collation des ministères de lectorat et de l’acolytat au Séminaire Providentia Dei.

3-5 juil     : Session des futurs séminaristes à Providentia Dei.

6-8 juillet     : Session des aspirantes à la vie consacrée à Providentia Dei.

ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
                            ≈   Au Bénin : 2.000 frs
A l’extérieur : 10 euros
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  Une nouvelle année ! On l’attendait. Elle est là ! On la veut belle, pleine de soleil et de fraicheur, de musique et d’harmonie, d’enthousiasme et de bonheur ! Tout cela est humain et normal. Mais disons d’abord merci à Dieu pour l’année qui vient de s’achever. Car beaucoup ont désiré voir ce que nous voyons et ne l’ont pas vu ! Mettons-nous en présence de Dieu tout de suite et prions un peu.

    "Merci Seigneur, tu es grand. Tu es miséricordieux. Merci pour ton attention envers moi. Merci pour tout ce que j’ai reçu de toi. Merci pour ma famille. Merci pour les amis, pour les bienfaiteurs. Merci aussi pour ceux qui m’ont énervé  et mal jugé. Moi-même je n’ai pas toujours été sage ni exemplaire, alors je te demande pardon.  Merci d’avance pour ce que tu feras de moi en cette nouvelle année. Je te remets le guidon de ma vie. Je te confie sans peur tous mes projets. Car tout ce qui est dans tes mains grandit et s’affermit. Aide-moi seulement à marcher sous ton regard, dans la confiance, pour ta plus grande gloire, maintenant, chaque jour et pour toujours. Amen".

    Et maintenant voici trois petits conseils pour vivre heureux.  Comme pour une bonne moto, il nous faut un démarreur automatique, une batterie bien chargée et un réservoir d’essence qu’on remplit continuellement.

    D’abord bien démarrer la journée. Tout le monde le sait, quand ça démarre mal,  ça gaze mal. Le démarreur c’est la joie. Elle augmente nos amis et même nos années de vie sur terre. Efforcez-vous de louer le Seigneur au sortir du lit. Bénissez-le pour la vie qu’il vous donne, pour la nuit qu’il vous a donné, pour le nouveau jour qui se lève, pour ceux qu’il mettra sur votre route dans la journée. Réveillez-vous optimistes. Chantez les louanges de Dieu dans la douche. Bénissez-le quand vous vous regardez dans le miroir, quand vous vous faites la barbe, quand vous vous maquillez, quand vous vous habillez ! Bénissez-le à longueur de journée. Ne murmurez contre personne. Si l’O.N.U. faisait de la joie un droit de l’homme, il y aurait moins de violence en famille et dans la société…

    Puis, vérifiez si la batterie est bien chargée. La batterie à plat c’est le repli sur soi. On est anxieux, angoissé, déprimé, chiffonné, agressif, soucieux, découragé et dégoûté de tout. Quand on s’en rend compte, il faut vite se secouer et se réveiller une deuxième fois en pensant aux autres, en augmentant son attention envers les proches et les oubliés. Le service désintéressé, la philanthropie, la générosité, l’ouverture aux pauvres est un remède très efficace. Faire gratuitement du bien est une thérapie sans faille. La Bible dit que l’aumône couvre un grand nombre de péchés. Le repli sur soi est un cancer dangereux aux métastases tentaculaires. Servir les autres au nom du Seigneur nous recharge. Essayez donc !

    Saint Paul recommandait aux chrétiens d’Ephèse de travailler pour le Seigneur : "Soyez consciencieux dans votre service ; vous travaillez pour le Seigneur, non pour les hommes, et vous savez que le Seigneur rendra à chacun le bien qu’il a fait, qu’il soit esclave ou homme libre…" (Eph 5, 7-9). Et  aux Colossiens, il insistait sur la bonne humeur dans les rencontres : "Que votre conversation soit toujours agréable et que le sel n’y manque pas. Ayez le savoir-faire pour répondre à chacun ce qui convient" (Col 4, 6)…

    Enfin, si le démarreur (joie) est bon, si la batterie (l’attention aux autres) est bien chargée, il faut encore vérifier si vous avez suffisamment de carburant dans le réservoir : l’humilité. Elle nous rapproche de Dieu. Jésus Sauveur, Dieu-bébé, a dormi dans une mangeoire d’animaux. Quelle belle leçon d’humilité. Il faut s’agenouiller pour que Dieu nous élève. Là où on cultive l’humilité qui donne à Dieu toute la place dans nos cœurs, on vit déjà le paradis sur terre. La panne sèche, on l’appelle encore panne bête. Satan nous fait croire qu’on peut vivre sans Dieu, sans prendre le temps de prier. C’est vraiment bête de céder à cette tentation. Estimer plutôt les autres supérieurs à soi, être capable d’accueillir les humiliations et les confier à Dieu, pardonner sans cesse, reconnaître facilement ses torts et demander pardon aussitôt, c’est une bonne vidange de l’esprit, c’est chercher d’abord le Royaume de Dieu...

    Pour passer l’année 2017 comme il faut, prenons le temps de bien faire ce que nous avons à faire pour Dieu, et non pour être applaudis des hommes. Prends le temps pour louer et remercier Dieu, ta famille, tes éducateurs, tes amis, tes ennemis et tous tes bienfaiteurs. Voici un texte phare qui pourrait nous stimuler. Il est intitulé : " prends le temps…"
"Prends le temps pour travailler, c’est le prix du succès.
Prends le temps pour penser, c’est la source de la puissance.
Prends le temps pour la détente, c’est le secret de la jeunesse.
Prends le temps pour vivre, c’est le fondement de la sagesse.
Prends le temps pour rire, c’est la musique de l’âme.
Prends le temps pour être aimable, c’est le chemin du bonheur.
Prends le temps pour regarder, c’est le remède de l’égoïsme.
Prends le temps pour prier, c’est la route directe vers Dieu".

    Prends le temps tous les jours pour entrer en silence, et tu trouveras Dieu. Car Dieu est silence. Plus on prie dans le silence intérieur, plus le cœur est épanoui et radieux. "Dieu n’agit que si nous sommes silencieux et paisibles" (Bienheureux Marie-Eugène). Ne te préoccupes donc pas de savoir qui est pour toi, ou contre toi. Fais ton devoir avec enthousiasme, fais le nécessaire pour que Dieu demeure en toi, et soit avec toi en tout ce que tu fais. Exerce-toi à l’oraison, sois constant, persévère et tes relations avec Dieu te procureront le bonheur. L’oraison, c’est le passeport pour le ciel.    "Si une âme persévère dans l’oraison, malgré les péchés, malgré les tentations, malgré les chutes de toutes sortes où le démon l’entraîne, Dieu, j’en suis convaincue, finira par la conduire au port du salut" (sainte Thérèse d’Avila, Vie chap. 19).

    Après avoir révélé le secret pour une bonne année, j’emprunte la plume du Recteur de notre séminaire diocésain pour remercier tous nos bienfaiteurs connus et inconnus. Que le Seigneur vous rende au centuple le fruit de vos peines et sacrifices pour nous.
 
SAINTE ANNEE A TOUTES ET A TOUS.
                                                      

+Pascal N’KOUE                                                       

Omnium Servus

 


PROVIDENTIA DEI CHANTE SON "TE DEUM"
    Au 1er octobre 2016, le séminaire Providentia Dei a rouvert ses portes. Nous avons accueilli cette année 11 nouveaux candidats, ce qui porte à 22 l’effectif complet. Cela nous a posé un problème de logement et nous avons dû en mettre plusieurs provisoirement en dortoir, dans les bâtiments de la ferme agricole.

    Au terme des six jours de la retraite spirituelle, nous avons accueilli également les deux premières religieuses, accompagnées de leur Supérieure Générale, Mère Marie Cécile KUTOLBENA. Elles font partie des sœurs de la Providence de Saint Paul (PSP), congrégation fondée dans le diocèse de Kara au Togo. Le 9 octobre 2016, après la messe présidée par Mgr Antoine Sabi Bio, évêque de Natitingou et chargé des séminaires au Bénin, nous avons procédé à la bénédiction de la maison des religieuses, maison placée sous le patronage de saint François-Xavier, grand missionnaire. Nous remercions l’Œuvre de saint Pierre Apôtre de Rome, les paroisses de Giens et st Louis de Strasbourg, l’Association Notre-Dame de l’Atacora de Versailles, et d’autres bienfaiteurs individuels, qui nous ont permis de mener au terme cette maison. Les Sœurs ont pris en charge la cuisine et le secrétariat. On en avait grand besoin. Que leur Institut soit béni.

    Mgr Antoine SABI BIO a eu la riche idée de nous apporter une belle cloche, elle remplacera avantageusement le son de la jante de poids-lourd ! Il nous reste à édifier un petit clocher près de la chapelle. On commencera les travaux incessamment.

    Après le départ du P. Fortuné GONSALLO, nommé curé de la paroisse de Papané, deux pères sont venus s’ajouter à l’équipe des formateurs, le P. Dieudonné AHYITE qui a fini sa licence de théologie spirituelle à Venasque en France, et le P. Bienvenue Masso, licencié en philosophie de la faculté de Lyon.
    Nos amis italiens de l’Associazione delle famiglie rurali (AFR) nous ont visités. Ils le font chaque année avec un enthousiasme contagieux. Grâce à eux, notre tracteur a pu reprendre son travail avec une nouvelle pompe à gasoil. Ils ont pu apprécier l’avancée de nos projets en agriculture experts en la matière, et nous ont beaucoup encouragés.

    Le 8 décembre 2016, notre archevêque Mgr Pascal N’KOUE est venu rehausser par sa présence la fête du séminaire, 2ème anniversaire de la dédicace de la chapelle. Il nous a parlé de son voyage dans le diocèse d’Avignon en France où il a pu participer à la béatification du P. Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie qui parraine efficacement notre séminaire sur le plan spirituel. Le P. Marie-Eugène a eu l’intuition de donner au clergé diocésain une spiritualité fondée sur l’oraison carmélitaine. Notre Archevêque en est mordu. Nous la pratiquons tous les jours dans notre maison de formation. A notre époque très agitée par toutes sortes de bruits et de médias toujours plus nombreux et envahissants, il urge qu’on se forme au silence intérieur. Le cadre dans lequel le séminaire est implanté s’y prête.

    La prière intérieure et la formation intellectuelle n’empêchent pas le travail des mains. Cette année, nous avons développé un peu plus l’élevage. Aux lapins, volailles et cochons s’ajoutent désormais les moutons et même un pigeonnier. Les abeilles sont venues habiter les ruches et nous avons pu faire notre première récolte de miel ; elle a été donnée à notre Archevêque. L’acquisition d’une clôture électrique solaire a permis de mieux maîtriser nos bœufs qui nous aident beaucoup pour les labours.

    Les constructions vont bon train avec l’ouverture de trois chantiers : d’abord la grande salle polyvalente au-dessus de la bibliothèque, ensuite un bâtiment de 30 chambres avec 6 logements de professeurs répartis sur trois niveaux, et enfin un module de trois salles de classe. Merci à l’AED (Aide à l’Eglise en Détresse), à la Conférence épiscopale italienne, à Missio en Allemagne. La Divine Providence suscite beaucoup de générosité autour de nous. Elle nous rassure que ce combat que nous menons pour former des prêtres missionnaires ouverts et solides n’est pas le nôtre mais le sien.

    A tous, partenaires, bienfaiteurs particuliers du Bénin et d’Europe (France, Italie, San Sebastian), amis qui venez nous visiter et nous encourager, nous souhaitons un joyeux Noël et une sainte Année 2017, vous assurant d’implorer l’Enfant divin de la crèche pour chacune de vos familles.
                                            R.P. Denis Le PIVAIN
                                            Recteur de "Providentia Dei"


Nouvelles de famille
- Le Père Léonard GORAGUI est revenu de Nantes, après un peu plus d’un an de séjour là-bas. Nous remercions l’Evêque et le diocèse de Nantes qui se sont bien occupés de sa santé.

- Le Vicaire Général (Père Benoit Bertrand) et les Vicaires  épiscopaux de Nantes (Père François Renaud et Regis) sont venus célébrer les fêtes de Noël avec nous dans le cadre de notre partenariat. Nous apprécions au plus haut point cette preuve d’amitié. "Aimer c’est voyager". Ils sont allés jusqu’à Ténonrou, vrai Bénin profond. Quel mérite !

- Le Père Don Diègue, GUEDOU BADE, osfs, vient d’être déclaré Docteur en philosophie par la faculté de philosophie de l’Université Catholique de Lyon. Il interviendra au Grand séminaire diocésain "Providentia Dei". Merci à lui et à ses Supérieurs majeurs.

- Nous remercions le Père Bruno LECOIN, Provincial des Oblats de saint François de Sales, venu nous visiter.
 
- Merci à notre Caritas diocésaine qui s’intéresse de plus en plus au Bénin profond. Que tous les bienfaiteurs comme le GMM (Groupe Missionnaire de Merano) soient vivement remerciés, surtout pour l’eau dans les écoles et les hameaux.

- Enfin les Communautés chrétiennes bariba bougent. Rendons grâce à Dieu. Aidons-les à construire des églises plus spacieuses, car celles qui existent sont devenues trop petites.

- La "gani" des chrétiens sera désormais célébrée chaque année en la solennité du Christ-Roi de l’univers, au sanctuaire marial. Nous voulons inculturer cette fête païenne de la "gani".

- Nous avons vivement apprécié la visite de Sœur Chantal Julie ALAKPA, nouvelle Supérieure Générale des Sœurs ocpsp.

- Le livre "Catéchèses prophétiques d’un évêque africain" est disponible à la Librairie catholique au prix provisoire de 5.000f. Dans quelques semaines ce sera plus cher.

N.B. Le 10 janvier, c’est la fête de toutes les familles. Grand rendez-vous toute la journée à Komiguéa. Notre Mère du ciel et notre protectrice nous attend tous sur son sanctuaire. La nouvelle statue en béton sera bénie le 9 janvier à 16h. On recevra beaucoup de grâces.

 


Quelques dates
2 janv.        : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.

8 janv.        : Fête de l’Epiphanie, sainte messe à 9h au Monastère l’Etoile Notre-Dame.
        - Quête impérée pour l’Enfance Missionnaire.

9-10 janv.    : Fête de Notre-Dame de Komiguéa. Messe à 10h00 au sanctuaire marial, précédée  d’une conférence à 8h sur "la prière en famille et dans les groupes de prière".

11-15 janv.    : A Cotonou pour la session ordinaire de la Conférence Episcopale du Bénin.

16-22 janv.    : Retraite spirituelle des Novices PSP à "Providentia Dei". Elles viendront du Togo.

23-27 janv.    : Session de l’UCB à Ouidah (Union du Clergé du Bénin).

23 j-2 fév.    : A Rome, rencontre des Evêques amis de la Communauté de Sant’ Egidio.

N.B. : 4 fév     : Tous à Ténonrou (Africæ Munus) pour la fête des consacré(e)s. Messe à 10h. Les deux   pasteurs Romuald GNANGNON et Gilles KIMBA s’y adaptent très bien et nous attendent.
BONNE ANNEE. SAINTE ANNEE 2017

                               

Une dame m’accosta un jour et se mit à se plaindre de son pasteur en ces termes : « Notre Evêque est un arriéré, démodé et rétrograde. Il parle du démon, du diable, de Satan et même de l’enfer… Il y a longtemps que ces croyances sont dépassées ? Nous sommes au XXIe siècle. Est-ce qu’il n’est pas malade ? Les petites histoires du Moyen-Âge c’est terminé. Je suis sûre que si le Vatican était informé, le Pape, ou tout au moins un Cardinal, lui tirerait les oreilles. Dites-lui quelque chose pour qu’il cesse ». Encore une astuce de Satan n’est-ce pas ? Faire croire qu’il n’existe pas.

    Le pire c’est que cette dame prenait son Evêque pour un débile mental. Après l’avoir écoutée pieusement, je lui ai demandé si elle possédait une Bible et surtout si sa Bible avait le même contenu que celle de tout le monde. Car de la Genèse à l’Apocalypse on y parle de Satan. Et comme ce Livre n’est pas un livre parmi tant d’autres, il fallait le prendre très au sérieux et le lire à l’endroit et non à l’envers. Une chemise à l’envers n’est pas jolie à voir. A l’endroit oui. Ne regardons pas la sainte Bible du point de vue de la raison humaine, sinon on ne saisit pas pourquoi Dieu poursuit tant l’homme pour son salut. Pour cette dame, il y avait peut-être mieux, l’informer que le Pape lui-même parle du diable : "Il y a un adversaire, un ennemi qui veut garder les hommes séparés de Dieu. Et c’est pourquoi, il instille dans les cœurs la déception… Chaque jour le diable jette dans nos cœurs des semences de pessimisme et d’amertume, et cela décourage, nous nous décourageons …" Pape François, Vatican, Discours du 17 juin 2013. Cette dame n’a vraiment pas la chance d’être soutenue par le Pape. Car, il n’y a rien de plus actuel et de plus réel que l’enfer.

    Rappelons tout simplement ce qu’affirme le Catéchisme de l’Eglise Catholique : "Le mal n’est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le Mauvais, l’ange qui s’opposa à Dieu" (CEC 2851). Si l’Eglise affirme l’existence de l’enfer c’est qu’il y a des fondements bibliques. « Jésus parle souvent de la géhenne de feu qui ne s’éteint pas, réservée à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie de croire et de se convertir, et où peuvent être perdus à la fois l’âme et le corps » (CEC 1034). En termes clairs, Dieu ne condamne personne. Satan existe, l’enfer aussi. Blague à part. Et nous voici tous bouche bée devant la miséricorde divine qui n’exclut pas la justice. Ne me demandez pas qui est en enfer ? Je n’ai aucune information sur la liste des maudits qui se sont auto-exclus de la communion de Dieu en choisissant la bannière de Satan. Cet esprit est puissant. Il agit contre Dieu et son Royaume. Mais sa puissance n’est pas infinie. Elle est limitée. Il n’est qu’une créature. Mais il peut causer de graves dommages en nous et dans la société. Attention, il sait se déguiser.

    Disons rapidement que ce monsieur appelé Satan est un être réel, un ange déchu, père du mensonge, homicide, séducteur. Il a été créé bon et libre par Dieu… Mais il a choisi lui et sa clique de s’opposer au Créateur de façon radicale et irrévocable. Ils ont dit non à Dieu une fois pour toujours. L’infinie miséricorde de Dieu ne peut pas leur pardonner parce qu’il n’y a pas de repentir pour eux après la chute. Du reste, il en est de même pour les hommes après la mort, ceux qui sont en purgatoire : plus de repentir. Mais ils continuent d’expier. Voilà pourquoi il nous revient à nous qui sommes sur terre de prier et d’offrir des sacrifices pour eux afin de hâter leur entrée au paradis.

    Pendant que Satan nous suggère un Royaume de plaisir sans frein, de jouissance débridée et de puissance luciférienne, Jésus nous parle de douceur, d’humilité, de vie éternelle, de croix. Au premier abord la croix rebute, elle fait peur. On y voit un instrument de souffrances inutiles, d’humiliations sans nom et d’échec total. Et pourtant la croix c’est la plus haute expression de  l’amour de Dieu, c’est elle qui console tous les affligés et leur redonne la force de tenir bon et même de se relever. C’est le symbole d’espérance le plus éloquent pour les malades, les pauvres, les rejetés de la société, les mourants. En effet, la croix annonce la résurrection, la victoire des victoires sur nos peurs et tout ce qui nous enchaîne. Tout cela parce que la croix révèle l’amour divin. "Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime". Voilà pourquoi Satan s’acharne à nous faire douter de la présence de Dieu et de son amour, puis de l’efficacité de sa parole et enfin du bonheur éternel qu’il nous promet à la fin des temps.   

    Nous avons entendu parler à maintes reprises du fameux secret de Fatima. Donnons la parole à Sœur Lucie, l’une des voyantes de la Vierge Marie, pour qu’elle nous parle de l’enfer. C’était en 1917 au Portugal. "Le secret comprend trois choses distinctes, et j’en dévoilerai deux. La première fut la vision de l’Enfer. Notre-Dame nous montra une grande mer de feu, qui paraissait se trouver sous la terre et, plongés dans ce feu, les démons et les âmes, comme s’ils étaient des braises transparentes, noires ou bronzées, avec une forme humaine. Elles flottaient dans cet incendie, soulevées par les flammes, qui sortaient d’elles-mêmes, avec des nuages de fumée. Elles retombaient de tous côtés, comme les étincelles retombent dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur. Les démons se distinguaient par leurs formes horribles et dégoûtantes d’animaux épouvantables et inconnus, mais transparents et noirs.

    Cette vision ne dura qu’un moment, grâce à notre bonne Mère du Ciel, qui, à la première apparition, nous avait promis de nous emmener au Ciel. S’il n’en avait pas été ainsi, je crois que nous serions morts d’épouvante et de peur. Ensuite nous levâmes les yeux vers Notre-Dame qui nous dit avec bonté et tristesse :

- Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculée. Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes seront sauvées et on aura la paix. La guerre (la 1ère guerre mondiale) va se terminer mais certaines personnes, même pieuses, n’aiment pas parler aux enfants de l’enfer, afin de ne pas les effrayer.

    Mais Dieu n’a pas hésité à le montrer à trois enfants, dont l’une avait à peine six ans et il savait bien qu’elle en serait horrifiée, au point de se consumer de frayeur, j’ose le dire". (Il s’agit de Jacinthe).

    Jacinthe s’asseyait souvent par terre ou sur quelque pierre, et pensive, commençait à dire : Oh l’enfer ! Oh l’enfer ! Que j’ai pitié des âmes qui vont en enfer ! Et les personnes qui sont là, vivantes, à brûler comme du bois dans le feu ! Et, à demi-tremblante, elle s’agenouillait, les mains jointes, pour réciter la prière que Notre-Dame nous avait apprise : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au paradis toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin ». L’enfer c’est l’œuvre du diable. Comme un lion rugissant, il rôde, cherchant qui dévorer. Résistons-lui avec la force de la foi (1P 5, 8-9). Le véritable combat est invisible. Mais nous savons qu’avec Jésus et sa sainte Mère, nous sommes invincibles. "Par l’Ave Maria, le péché se détruira".
                                                       +Pascal K’NOUE
                                                       Omnium Servus


A NOTRE-DAME DE KOMIGUEA
    Monseigneur Aristide GONSALLO, Evêque de Porto-Novo, alors qu’il était encore curé de Papané a composé les paroles de l’hymne à Notre-Dame de Komiguéa. Nous demandons à tout musicien de nous proposer une belle mélodie joyeuse et priante.
Refrain :
Notre-Dame de Komiguéa, Notre Mère,
Reine des familles, reçois notre prière !
I
MERE, TOI QUI NOUS AIMES, NOUS CHERCHONS TON VISAGE.
ENFANTS, LE CŒUR BATTANT, NOUS ACCOURONS COURTOIS,
RAVIS DE TE LOUER, AU BORGOU, D’ÂGES EN ÂGES.
ETENDS SUR NOUS TES BRAS ! NOUS QUI VENONS VERS TOI.
II
PRESERVE NOS JEUNES DU PECHE, DE TOUT MAL !
DANS LE VENT ET LA PLUIE, REINE DU BEL AMOUR,
ENTENDS, PAR DESSUS TOUT, NOS PRIERES FAMILIALES !
VEUILLE ÔTER DE NOS CŒURS TOUT DOUTE A TON AMOUR !
                    III
ENSEMBLE, NOUS CHANTONS CET HYMNE POUR TE PLAIRE !
ET QUE TOUS TES FILS, PRETRES, SEMEURS DE L’EVANGILE,
PAR LEURS GESTES, LEURS VOIX, COMME DES LUMINAIRES,
RALLUMENT AVEC TOI LES CŒURS SOUFFRANTS FRAGILES !
                    IV
LE « OUI » DE TON AMOUR SOUTIENT AUSSI LE NÔTRE,
EN TOI, NOS FAMILLES APPRENNENT LA VRAIE JOIE !
DES PARENTS ET ENFANTS, FAIS DE FERVENTS APÔTRES,
PRÊTS Â MIEUX S’ABREUVER AUX SOURCES DE LA FOI.
                    V
DE TON AMOUR POUR DIEU, ENFLAMME NOS FAMILLES !
EN SACHANT, COMME TOI, NOUS METTRE A SON SERVICE,
ET QUE, SOUS NOTRE TOIT, TON ETOILE SCINTILLE,
POUR QU’HEUREUX, NOUS DISIONS : « MERCI, Ô MEDIATRICE ! »
                                                Père Aristide GONSALLO
                                                Papané le 31 mai 2014
                                                En la fête de la Visitation

NOTRE DAME DE KOMIGUEA, "REGINA FAMILIÆ"
    L’image que vous voyez est une représentation originale de la Vierge Marie adaptée à la culture locale. Comme son nom et son apparence l’indiquent, elle est une femme africaine, dans le style du Nord-Bénin. L’article c’est le R. P. Dindo FALLARME, s.v.d. Elle est vénérée comme Reine des familles parce que Reine de chaque famille et Reine de toute la Famille de l’humanité représentée par les cinq enfants venant des cinq continents du monde : une fille native de l’Amérique, une Allemande pour l’Europe, un enfant de la Papouasie Nouvelle Guinée pour l’Océanie, une Philippine pour l’Asie et un enfant Bariba pour l’Afrique. Les enfants évoquent l’esprit de l’enfance spirituelle dont Jésus parle dans l’évangile selon saint Mathieu : «En vérité je vous le dis, si vous ne retournez pas à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. » (Mt 18,3). La pastorale de la famille présuppose une attention particulière à donner aux couples. Cette image exaltant la maternité divine de la Vierge Marie est un effort d’inculturation. Et c’est plus profond que les bruits de nos tam-tams… Marie, qui « gardait toutes ces choses en son cœur » (Lc 2,51) est la première qui enseigne à ses enfants de tous les continents le mystère de la foi. Tous les personnages dans le tableau sont souriants car ceux qui se laissent guider par la Vierge trouvent le Christ, l’unique Sauveur et ultime source de joie qui comble le cœur des enfants de Dieu.


Nouvelles de famille
- C’est le mois de Marie ! Sortons nos chapelets. Prions avec ferveur pour la conversion des cœurs et la paix dans nos familles, dans notre pays et dans le monde entier.

- Un vibrant merci à tous ceux qui ont organisé la messe chrismale qui a eu lieu mercredi saint. Elle devient de plus en plus importante pour les fidèles laïcs aussi. Merci pour la fête de famille qui a suivi.

- Nous remercions le Père Pierre de COINTET, venu le mois dernier pour présenter l’Institut Notre Dame de vie à notre presbyterium. Que l’Esprit de Dieu renforce nos liens pour sa gloire et le bien de l’Eglise.

- Le Nonce Apostolique, Son Excellence Monseigneur Brian UDAIGWE, sera notre hôte du 22 au 26 juin. Qu’il soit le bienvenu dans ce diocèse que le Pape saint Jean-Paul II a visité.

- Je me réjouis de voir que beaucoup d’adultes demandent le baptême et que beaucoup de couples, malgré la cherté de la vie, demandent le sacrement de mariage. L’Esprit de Dieu est à l’œuvre. Bénissons-le.

- Profitons des fêtes de confirmations pour enseigner le "Veni Creator" et les chants à l’Esprit Saint en nos langues aux confirmands.

- N’hésitez pas à planter des arbres comme le manguier, l’anacardier, le neem, l’afzélia sur les cours de nos structures paroissiales, ne serait-ce que pour avoir de l’ombre.

- Nous remercions Monsieur Alessandro TOFFOLI, président de l’AFR, pour sa visite le mois dernier.

- N.B. Je rappelle aux prêtres diocésains que leurs vacances commencent après la fête du Sacré-Cœur. Elles durent un mois. Le retour c’est la première semaine de septembre. Merci de me faciliter les autorisations de voyage pour l’obtention des visas.


Quelques dates
1er  mai    : Fête de saint Joseph travailleur. Ayons une pensée spéciale pour les pauvres qu’on a  contraint à déguerpir de leurs hangars et qui ne savent à quel saint se vouer pour survivre.

2 mai        : A Ouidah pour la célébration des 25 ans de sacerdoce du Nonce Apostolique.       

        - Conseil d’Administration des hôpitaux de Papané et de Boko, dirigé par le Vicaire Général   R. P. Ernest DEGUENONVO.

4 mai         : Rencontre avec les séminaristes de Notre Dame de Fatima.

5-7 mai    : Kermesse à la Cathédrale. Nous y sommes tous invités pour soutenir cette paroisse-phare.

6 mai      : Visite aux périphéries Tenonrou-Kabo.

7 mai        : Messe dominicale à Sirarou.

13 mai    : A 10h30 : Vœux solennels du Frère Samuel HOUEDEGNON au Monastère du Kokoubou.

14 mai    : Fête du Séminaire Notre-Dame de Fatima. Messe à 10h.

15-18 mai    : Session ordinaire de la Conférence Episcopale au Séminaire de Tchanvédji.

19 mai    : Au Séminaire de philosophie de Djimè pour les 50 ans de sa création. Messe à 10h.

19-21 mai    : Visite pastorale à la paroisse saint Laurent de Wansirou.

23 mai    : Conseil presbytéral à l’Archevêché, à 9h30mn.

25 mai    : A 8h, messe d’ascension au Séminaire Notre Dame de Fatima. Fête d’obligation.

28 mai    : A 9h 30, Confirmations à Tchaourou. Quête impérée pour les Séminaires du Bénin.

30 mai    : Conseil pour les Affaires économiques à l’Archevêché, à 9h30mn. Nous nous réjouissons  d’avance de la présence du Frère Emmanuel, notre Conseiller financier.


 Rien n’est plus grand que la messe. Elle a une valeur infinie. Padre Pio disait : "Si les hommes comprenaient la valeur de la sainte messe, à chaque célébration, il faudrait des gendarmes pour maintenir l’ordre parmi les foules qui se bousculeraient pour entrer dans les églises".
    Saint Thomas d’Aquin, prêtre, après avoir célébré sa messe du matin, servait une autre messe en action de grâce. Et que dire du petit Jean-Berchmans. Il expliqua un jour à sa  grand-mère pourquoi il sortait le matin très tôt de la maison : "c’est pour attirer les bénédictions de Dieu. J’ai obtenu de servir trois messes avant de me rendre à l’école". Avis à ceux qui arrivent en retard en traînant les pieds, après avoir fait une bonne grasse matinée. Le saint Curé d’Ars ira jusqu’à dire que "le martyre (sanglant) n’est rien comparé à une sainte messe, parce que la messe est le sacrifice de Dieu pour l’homme". Or le martyre c’est le sacrifice de l’homme pour Dieu. Au ciel et sur terre, il n’y a rien de plus grand, parce que c’est l’expression la plus éloquente de l’Amour de Dieu pour le salut de l’humanité : "Qui mange de ce pain vivra éternellement" (Jn 6, 51).
    Ceux qui avancent des arguments trop humains pour ne pas aller à la sainte messe tous les matins ne savent pas ce qu’ils perdent. Même la rénovation de nos familles et de la vie sociale dépendent de la sainte messe. Chose extraordinaire : Jésus-Christ, l’unique et vrai prêtre, souverain et éternel, vrai Dieu et vrai Homme a voulu que son saint sacrifice soit célébré par des hommes fragiles, pécheurs, indignes comme nous. On comprend alors l’émerveillement de saint Paul : "Ce trésor (le Christ crucifié) nous le portons dans des poteries en argiles" que sont nos personnes fragiles (2Co 4, 7). Jésus-Christ à la fois prêtre et victime s’offre lui-même chaque jour à son Père par les mains des prêtres. Chers amis, chers séminaristes, chers prêtres, c’est beau, c’est inouï d’être prêtres quand on est prêtre pour les autres ! C’est une question de qualité de relation avec Dieu, pour le salut de l’humanité. C’est donc une question de foi, d’amour, de sainteté et de bonheur. D’abord, ilfaut se savoir aimé de Dieu : tout est là. Nos plaintes puériles et grincements de  dents stériles viennent de ce que nous cherchons notre bonheur en dehors de Celui qui a tout créé pour le bonheur de l’homme. Ah ! Si on apprenait à remercier le Seigneur pour tout ce que nous recevons de Lui à travers nos divers bienfaiteurs.
    Chers prêtres, vivez votre sacerdoce presbytéral dans l’harmonie, la cohérence, la joie et les chants. Vivez votre sacerdoce dans l’enthousiasme et la passion d’imiter le Christ, tout donné au Père et à l’humanité.En paroisse.Aimez les enfants, les jeunes, les vieillards, les biens portants, les malades. Soyez simples avec tout le monde dans la sincérité.Aimez les laissés pour compte, les rejetés de la société, visitez ceux qui sont dans les périphéries. Intéressez-vous aux couples, aux familles, aux vocations sacerdotales et à la vie consacrée. Mais où puiser cette force ? Dans l’Eucharistie bien célébrée.
    Remettons la croix de Jésus au centre de l’autel et exhortons le peuple de Dieu à fixer les yeux sur Jésus crucifié. Il nous a dit : "Lorsque je serai élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes" (Jn 12, 30). Saint Cyrille de Jérusalem dans sa catéchèse baptismale insiste sur la gloire qui nous vient de la croix du Christ.Dans la Vie Diocésaine du mois dernier, j’ai demandé à tous de faire une demi-heure d’oraison ou de méditation par jour. Trouver trente minutes pour Dieu, pour contempler la croix, pour se taire, écouter le crucifié et lui parler dans le cœur à cœur, dans le silence, dans l’amitié et l’intimité. Trente minutes à tous. Mais à vous prêtres je demande une heure d’oraison. Vous ne serez pas seuls, je vous accompagnerai. C’est à ce prix que nos relations avec notre Père des cieux s’amélioreront et que notre apostolat deviendra plus fructueux. C’est à ce prix que l’évangélisation dans notre diocèse atteindra sa vitesse de croisière. Une heure d’oraison dans la journée. Ce n’est pas impossible. Les séminaristes de Providentia Dei le font. Ils nous ont devancés.Cette fois-ci, l’exemple vient des petits. Et ce que le petit fait de bien, le grand devrait pouvoir faire davantage.
    Je reviens de Venasque (France) où j’ai participé à la béatification du Père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus. D’ordinaire ce sont les prêtres diocésains qui fondent des congrégations religieuses. Là c’est un prêtre religieux, un Carme, qui a fondé un Institut séculier, c’est-à-dire de prêtres diocésains, avec une spiritualité, celle de l’oraisonsilencieuse. En tant qu’apôtre de la vie intérieure, le bienheureux Marie Eugène pourrait être le guide et maître spirituel de notre clergé diocésain et même de tout le diocèse ; en cette époque de dissipation, des médias sans censure, des nouvelles technologies de l’information, des réseaux sociaux experts en mensonges etc. ce Bienheureuxnous éduquera. Car il ne cesse d’enseigner le chemin de la prière intérieure et la disponibilité totale aux appels de l’Esprit Saint. Les prêtres de l’Institut Notre-Dame de Vie font deux heures de méditation par jour. Je rappelle que ce sont des diocésains. Cet Institut de droit pontifical, aujourd’hui répandu dans le monde entier, comprend aussi des laïcs, la branche féminine et la branche masculine, des membres associés et des foyers. Plus on trouvera du temps pour Dieu, moins nos cœurs s’alourdiront à cause des soucis des biens matériels et financiers. Cherchons d’abord le Royaume de Dieu et sa justice. Dieu s’occupera de nous combler. C’est une question de foi et de confiance en la Divine Providence. Nous devons faire un effort pour rechercher le silence. Les téléphones portables en famille, dans les presbytères, dans les communautés religieuses, dans les églises encombrent et asphyxient notre vie spirituelle et nous sortent de la pensée de Dieu. Les réseaux sociaux mal utilisés nous volent le temps qu’on devrait donner à Dieu et au prochain, et finissent par nous étouffer.
    Imitons Jésus : "Le matin, bien avant le jour, Jésus se leva, sortit, et s’en alla dans un lieu désert, et là il priait" (Mc1, 35). Voilà ce que nous devrions faire tous les jours. Un lieu désert équivaut à un lieu de silence. Dieu éduque nos âmes dans le silence. L’oraison a besoin de solitude. Plus on est occupé, plus on devrait trouver du temps pour nous plonger en Dieu dans le silence. "Le silence assure à l’action de Dieu toute son efficacité". C’est dans le silence que nous vénérons Dieu comme le Souverain maître de toutes choses ; c’est sous sa puissance que nous existons avec tout ce que nous possédons. Tout vient de Lui.
    L’oraison de recueillement est un remède préventif et curatif contre trois maladies tenaces : l’"ego", le monde et le diable. Elle nous fait chercher Dieu au centre de notre âme… Ce Dieu présent et agissant en nous est véritablement Père de tous et il m’engendre sans cesse pour la diffusion de "ses merveilles". Le paradis céleste est déjà dans mon âme, puisque Dieu veut y faire sa demeure.Mais l’oraison ça s’apprend. Et voici comment : se mettre en présence de Dieu, se recueillir, louer le Créateur des cieux dans le silence… Regarder la croix, ou le Saint Sacrement ou la Vierge Marie ; faire une courte lecture, lire l’évangile ou un ouvrage spirituel, réciter de temps en temps une prière vocale…, réciter le Notre Père très lentement, c’est la prière que Jésus a composée pour nous. "Le Notre Père est la prière parfaite. C’est la prière des petits…, la prière des saints" (Bienheureux Marie Eugène). Dans le Notre Père se trouve tout l’art de la science de la prière : "Si vous vous attachez au Pater, dit sainte Thérèse d’Avila, vous n’avez plus besoin d’autre chose". Il suffit d’aimer Dieu comme un fils. Car lui nous aime comme un Père pleinde bonté et de miséricorde. Dans l’oraison, après la louange, il faut s’arrêter longuement sur l’action de grâce. Savoir remercier c’est le propre des cœurs pleins de gratitude. Dans la partie des demandes, plions nos cœurs à la contrition, au regret de nos péchés, demandons la grâce de la douceur et de l’humilité. Puis on s’offre en toute confiance à la miséricorde divine, en disant plusieurs fois, "Père, non pas ma volonté mais la tienne"…
    Et maintenant je voudrais m’adresser de façon particulière à Norbert.
    Cher fils, vous allez être ordonné prêtre de Jésus-Christ. Vous recevrez le pouvoir de célébrer le Saint Sacrifice du Christ "in persona Christi". Soyez humble. Les fruits de ce sacrifice s’étendent aux péchés, aux peines, aux satisfactions et autres besoins des fidèles vivants, et même défunts qui n’ont pas encore pleinement expié leurs fautes. Vous vous ferez dispensateur de l’Eucharistie après vous en être vous-même abondamment nourri. Soyez un amoureux de Dieu. Ainsi votre âme plongera chaque jour ses racines dans la sainte messe pour en tirer la sève surnaturelle de la vie et de la force intérieure. Sans cette vie intérieure, vos activités pastorales se dévalueront très vite et le diable s’en servira contre vous. Le bréviaire, le chapelet, l’oraison et le Saint Sacrifice de la messe seront vos fidèles et meilleurs compagnons. Car un prêtre qui prie peu aide Satan à le déstabiliser.
    Soyez donc un bon vicaire paroissial comme le fut Jean Marie Vianney, le futur saint Curé d’Ars. Il avait eu la chance de vivre auprès d’un bon Curé, le Père Balley. Jean Marie avait été chez lui comme domestique, jardinier, séminariste, vicaire paroissial. Le Père Balley était un Curé-formateur. Il était soucieux de transmettre le meilleur de la vie du prêtre à son fils spirituel devenu prêtre.
    Jean Marie Vianney restera deux ans comme vicaire auprès de ce bon prêtre. Tous les matins, ils faisaient tous les deux leur méditation ou oraison devant le tabernacle avant la Sainte messe. Tous les deux s’adonnaient à des pénitences et sacrifices hors du commun pour le salut des âmes. Tous les deux avaient soif du ciel, tous les deux aimaient Dieuetjeunaient beaucoup. Ils se dénonçaient à tour de rôle auprès du Vicaire Général que l’autre jeûnait un peu trop. Et qu’il fallait le gronder pour qu’il diminue.Quand l’Evêque autorisa le jeune vicaire à entendre les confessions dans le Sacrement de pénitence, le Curé fut le premier à s’agenouiller devant son vicaire pour se confesser.
    Comme vous le voyez, il y avait une saine émulation entre Curé et Vicaire pour se soutenir dans la vie de sainteté sacerdotale. Chez ces deux prêtres la primauté de la vie spirituelle et fraternelle l’emportait sur la recherche des biens de ce monde, des commodités matérielles et des salaires mensuels. Tout le jour et à tout instant le salut des âmes était leur grande préoccupation. Jean Marie, quand il sera nommé Curé d’Ars, s’inspirera de l’expérience accumulée auprès de son ancien maître. Seigneur, donne-nous de saints curés formateurs et des vicaires humbles et dociles.
    Un Evêque au cours d’une de ses visites amicales à ses prêtres a découvert sur le bureau d’un Vicaire de paroisse quelques phrases intéressantes placées sous verre. Ce Vicaire pensait aux jeunes de sa paroisse dont il avait la charge. Il voulait être en éveil pour Dieu face aux pouvoirs menaçants du mal. Il était conscient que le prêtre était l’homme de Dieu spécialement chargé de conduire les âmes au ciel. Et voici les phrases :
        - Si tu ralentis                ils s’arrêtent
        - Si tu faiblis                ils flanchent (ils abandonnent)
        - Si tu t’assois            ils se couchent
        - Si tu doutes                ils désespèrent
        - Si tu marches devant        ils te dépassent
        - Si tu donnes ta main        ils donneront leur peau
        - Si tu pries,                alors ils seront des saints.
    A tous, je rappelle que c’est l’année de la prière intérieure qui s’obtient par le silence de qualité et la méditation de la Parole de Dieu. Chercher Dieu dans le silence raffiné,c’est la plus grande difficulté pour l’homme. C’est par là que nous retrouverons la priorité de l’amitié avec Jésus-Christ. Cherchons à fonder et à refonder notre vie de chrétiens, de consacrés, de prêtres sur le Christ, le rocher stable et imprenable. "Dans sa main tout grandit et s’affermit". Hors de lui, il n’y a que bruit, apparences de bonheur, revendications égocentriques et suicides. Vive l’ascèse du silence plein de Dieu.
    Que Notre-Dame de Komiguéa, Mère du silence (Lc2, 19), sainte protectrice de notre diocèse, fasse de vous, cher Norbert, un saint prêtre selon le cœur de son Fils souverain prêtre, Jésus-Christ, qui règne pour les siècles des siècles.
 +Pascal N’KOUE
  Omnium Servus

 


Nouvelles de famille


- Prions pour le repos de l’âme de Léocadie TCHOKPOHOUE, mère du Père Richard HENNOU.
- Bénissons le Seigneur pour le soutien spirituel de l’Institut de droit pontifical Notre-Dame de Vie dont le fondateur Marie Eugène vient d’être béatifié.
- Merci à Monsieur D’OLIVEIRA Félix pour le livre "Catéchèses prophétiques d’un Evêque africain",  publié à l’occasion de mes 30 ans d’ordination presbytérale. Dieu en soit loué.
- La messe orientée a été effectivement lancée le 27 novembre dernier en l’église Cathédrale, à l’occasion de l’ordination de l’abbé Norbert AGOSSOU. Le clergé diocésain en est très heureux.
- Avent ! Ce mot signifie avènement, arrivée. Bientôt ce sera Noël, Jésus le Fils de Dieu va naître. C’est l’Emmanuel, Dieu avec nous. Mystère ! Il est temps de se préparer. Au Crédo on s’inclinera profondément à "Et homo factus est". Mais aux messes de Noël, on fera carrément la génuflexion pour vénérer ce grand mystère de notre salut. Pour la communion, faire une génuflexion ou alors une inclination profonde avant de recevoir le Corps du Christ.
- Du 19 au 28 décembre, nous aurons l’immense joie d’accueillir le Vicaire Général et les deux Vicaires Episcopaux de Nantes, diocèse avec lequel nous sommes en partenariat. Ce sont de bons frères. Qu’ils soient les bienvenus.
- Noël ! Quoi offrir ? Ce dont l’autre pourrait avoir besoin. Un objet de piété, les Saintes Ecritures, une belle image de Notre-Dame de Komiguéa. Mais n’oublions pas d’accueillir l’Emmanuel dans nos cœurs, Dieu nous offre son Fils.
- Nous remercions la Mère Alda STROPPIANA, Supérieure Générale des Sœurs Albertines pour sa visite le mois dernier.
- Depuis le premier dimanche de l’Avent la petite modification "Et ne nous laisse pas entrer en tentation" introduite dans le Pater en français est en vigueur dans tout le Bénin.
- En cette année pastorale de la prière intérieure, il est demandé à tous de faire au moins trente minutes d’oraison chaque jour, mais aux prêtres un peu plus :une heure d’oraison par jour. Les Séminaristes de Providentia Dei nous ont devancés dans cette ascèse du silence pour mieux goûter Dieu. Je recommande vivement "La force du silence", livre écrit par le Card. Robert SARAH.
- Nous remercions vivement l’Association des Familles Rurales de Vittorio Veneto venue nous rassurer de leur fidélité dans nos projets de développement.
N.B. Le 10 janvier, fête de Notre-Dame de Komiguéa. Notre Mère et protectrice nous attend sur son Sanctuaire.
-L’Abbé Norbert AGOSSOU est nommé Vicaire paroissial à Tchaourou.

 


Quelques dates
1erdéc.        : A 8h à la Cathédrale : Messe des funérailles deLéocadie.
3 déc.        : A 9h30 : Lancement du livre "Catéchèses prophétiques d’un Evêque africain", au Centre Pastoral.
        - A 16h : Mariage de ASSANKPON Léonide et de Rita, à la Cathédrale.
4 déc.        : Messe dominicale à Guéma.
5 déc.        : Visite de pasteur au Camp militaire.       .
6 déc.         : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale à l’Archevêché à 9h30.
        - Conseil d’Administration extraordinaire des hôpitaux diocésains (Boko et Papanè)
8 déc.        : A Providentia Dei. Fête de l’Immaculée Conception. Rencontre avec les séminaristes et professeurs.
9 déc.        : A 9h30 : Réunion à l’Archevêché avec la Commission d’orientation éducative scolaire.
11 déc.         : Dimanche du "Gaudete", Messe dominicale à Sirarou. Ornements roses pour ceux qui le peuvent.
13 déc.         : Conseil presbytéral à l’Archevêché, à 9h30.
18 déc.        : Messe dominicale à Bétérou.
20 déc.        : Visite à Ténonrou "AfricæMunus". Cette immense terre est un don de Dieu et doit devenir un jardin de Dieu  pour le bien de l’homme. Nous avons besoin de la solidarité de tous pour le bien-être de nos frères et sœurs         qui vivent là-bas.
23 déc.         : Messe anticipée de Noël à Papané (Hôpital).
24 déc.         : A 22h : Messe de nuit de Noël à la Cathédrale.
25 déc.        : Messe du jour de Noël au Monastère l’Etoile Notre-Dame.
27 déc.         : Jubilé d’or sacerdotal de Monseigneur Barthélémy ADOUKONOU à Abomey.
31 déc.        : Messe d’action de grâce de fin d’année à l’hôpital de Boko à 10h.
        - A 24h : Au Sanctuaire eucharistique : Solennité de la maternité divine de Marie. Messe pour la  paix.


BON TEMPS DE L’AVENT ET BONNE FETE DE NOËL.

     

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin