C’est pour vous que j’écris ces lignes. Peu importe votre âge, pourvu que vous ayez le don de la jeunesse. C’est un trésor. Ne le perdez pas. Au contraire, il faut le valoriser. Vous êtes riches merveilleusement et immensément. Vos cœurs battent vite et fort. Vos yeux brillent devant les beautés de la création. Vos âmes palpitent de désirs. Vous êtes si forts et si faibles, si généreux et si fragiles. Si j’étais sourcier, je chercherais et trouverais en vous une source jaillissante d’enthousiasme et de nobles sentiments. Dieu vous aime. Moi aussi.

 

Chers amis, je n’ignore pas vos luttes intimes, vos soirs de vertiges, vos matins de victoires, vos enlisements et vos relèvements. Oui, vos relèvements ! Car il faut toujours se relever et aller de l’avant.

 

Nous admirons comme un monument saint Jean, le disciple que Jésus aimait, mais nous nous reconnaissons plutôt en saint Pierre, saint Thomas, saint Augustin… Nous faisons l’éloge de sainte Maria Goretti qui a conservé sa pureté jusqu’à la mort pour le Seigneur, mais nous convoitons le privilège de Marie Madeleine, de laquelle le Christ Chassa sept démons et qui devint « l’enfant gâtée » de notre Seigneur.

 

Jeune, loin du Christ, tu t’égares. Triomphe de tes appétits inférieurs. Ne corromps pas et ne te laisse pas corrompre.

 

J’ai appris que des irresponsables ont rayé des programmes de l’éducation la formation de la conscience et de la volonté. Pour régler la question, ils installent des distributeurs automatiques de préservatifs. Voilà une idole à briser comme le veau d’or des Hébreux ! Quand je parcours la ville et que je vois la propagande de « l’amour sans risque », j’ai envie d’arracher ces pancartes et de mettre à la place : « Soyez des passionnés de Dieu Amour » ! Dieu comprend la faiblesse de l’homme mais pas l’exaltation et la promotion du vice. J’ai honte de ces intermédiaires qui, pour quelques liasses de dollars, de francs et bientôt d’euros, exhortent les jeunes à se laver avec de la boue ! J’ai peur de cette vaste campagne de la « santé de la reproduction » dans laquelle la femme est purement et simplement chosifiée. Et qui tue la femme, tue la société ! Que peut-il sortir de bon d’un peuple qu’on pousse à la consommation éhontée de préservatifs, de stérilets, de pilules anticonceptionnelles et autres « gris-gris » du même genre venus de…

 

Hier c’était la colonisation avec son cortège de misères, de travaux forcés et de mépris. Avant-hier, on échangeait l’élite de l’Afrique contre de la pacotille dans un honteux commerce dit triangulaire. Aujourd’hui tout est plus subtil, plus sournois, plus séduisant et donc plus dangereux. Voilà pourquoi je te pousse à résister aux ruses du Malin. J’ai glané pour toi quelques phrases dans la Bible qui t’exhortent au combat :

 

« Prends ta part de souffrances en bon soldat du Christ » (2e épître à Timothée 2,3).

 

« Je t’engage, dit saint Paul à Timothée, à combattre le bon combat » (1e épître à Timothée 18).

 

« Combats le bon combat de la foi, conquiers la vie éternelle » (1 Timothée 6, 12).

 

« J’ai combattu jusqu’au bout le bon combat… (2 Timothée 4, 7).

 

« Revêtez-vous de l’armure de Dieu pour pouvoir résister aux manœuvres du diable » (Epître aux Ephésiens 6, 11).

 

(Mgr Pascal N’KOUE, L’éducation, priorité des priorités, t.2 : « A ceux qui sont jeunes ! », Les Presses de l’Imprimerie Notre-Dame, Cotonou 2011, pp.9-11.)

 

Chers frères et sœurs

Le mois de mai est désormais tout proche, mois où le peuple de Dieu exprime avec une particulière intensité son amour et sa dévotion pour la Vierge Marie. Il est de tradition, en ce mois, de prier le Rosaire à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont “contraints” à valoriser, également du point de vue spirituel. 

J’ai donc pensé proposer à tous de redécouvrir la beauté de prier le Rosaire à la maison pendant le mois de mai. On peut le faire ensemble ou personnellement ; c’est à vous de choisir selon les situations, en évaluant les deux possibilités. Mais, de toute manière, il y a un secret pour le faire : la simplicité ; et il est facile de trouver, aussi sur internet, de bons modèles de prières à suivre.

De plus, je vous offre les textes de deux prières à la Vierge que vous pourrez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même pendant le mois de mai, uni à vous spirituellement. Je les joins à cette lettre de sorte qu’elles soient mises à la disposition de tous. 

Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, spécialement pour ceux qui souffrent le plus, et vous, s’il vous plait, priez pour moi. Je vous remercie et vous bénis de tout cœur.

Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020
Fête de Saint Marc Evangéliste

 François

 


 

Prière à Marie

 

O Marie,
tu resplendis toujours sur notre chemin
comme signe de salut et d’espérance.
Nous nous confions à toi, Santé des malades,
qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus,
en maintenant ta foi ferme. 

Toi, Salut du peuple romain,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes certains que tu veilleras
afin que, comme à Cana de Galilée,
puissent revenir la joie et la fête
après ce moment d’épreuve. 

Aide-nous, Mère du Divin Amour,
à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s’est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix,
à la joie de la résurrection. Amen.

Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve,
et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie.

 


 

Prière à Marie

« Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ».

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

O Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal. 

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie. Amen.

 


 

 

     
     
     

 

 

 
 
 
   

« Lève-toi, Eglise en Afrique […] parce que le Père céleste t’appelle, Lui que tes ancêtres invoquaient comme Créateur, avant d’en connaître la proximité miséricordieuse, révélée dans son Fils unique, Jésus-Christ. Entreprends le chemin  d’une nouvelle évangélisation avec le courage qui te vient de l’Esprit Saint »

 

 

 

ExcellencesNos Seigneurs,

 

Autorités civiles, politiques, militaires et religieuses, en vos rangs et qualités,

 

Honorables invités,

 

Peuples de Kabo, Ténonrou, Anakperou,

 

Chers tous,

 

 

 

C’est par ces paroles lumineuses prononcées à la messe de conclusion de la deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des Evêques le 25 octobre 2009 que le Très Vénéré Pape Benoît XVI a lancé un appel vibrant et pressant à l’Eglise en Afrique pour qu’elle soit« sel de la terre » et « lumière du monde »,au service de la réconciliation, de la justice et de la paix.En clair, il s’agitd’une mission d’évangélisation qui appelle l’engagement de l’Afrique (AfricaeMunus), ainsi que s’intitulele document final de l’exhortation apostolique post-synodale signé du même Pape le 19 novembre 2011à Ouidah au Bénin.

 

 

 

L’appel du Pape lancé à Ouidah, terre de première mission des vaillants missionnaires de la Société des Missions Africaines au Dahomey, a retenti à nouveau en 2012 ici même à Anakperou.Cet appel, c’est le cri d’alarme de braves populations marginalisées et oubliées de Ténonrou, pour que l’Eglise Catholique« en sortie missionnaire »aille jusqu’aux périphéries les plus lointaines du diocèse. En effet, Ténonrou se trouve à l’extrême périphérie Est du diocèse, et se traduit : « terre épuisée ». En réalité, il n’y avait plus rien à espérer de cette terre, appauvrie, déboisée, abandonnée. Il y a encore quelques années, il n’y avait pas de marigot, pas de puits, pas d’école, pas de centre de santé.

 

 

 

Cet appel pressantet insistant des généreux donateurs d’Anakperou, Monseigneur Pascal N’KOUE, Archevêque de Parakou, l’aentendu à la fin d’une visite pastorale sur la paroisse de Kikad’alors, et pour y répondre, il a dû, assis sur moto, sefrayer un chemin à travers de hautes herbes, de Kabo à Anakperou, un village situé à 5 km au sud de Ténonrou.C’est là à Anakperou que les propriétaires terriens, des non chrétiens,ont donné généreusement à l’Eglise Catholique un domaine de près de six cents (600) hectares de terre à Ténonrou, sans rien exiger en contrepartie, alors qu’ils auraient bien pu vendre ce domaine à des ONG ou à de richissimes hommes d’affaires. C’était bien avant le vote et la promulgation de la Loi n°2013-01 du 14 août 2013 portant code foncier et domanial en République du Bénin.Et nous voicià Ténonrou, à vol d’oiseau, cinq (5) kilomètres de la frontière du Nigéria, dans l’Arrondissement de Kika, Commune de Tchaourou, Département du Borgou.

 

 

 

Nous voudrions exprimer nos vives gratitudes à vous tous, venus de tous les horizons de notre diocèse, des autres diocèses et contrées de notre pays, aux autorités locales, civiles, politiques, militaires et religieuses,à vous nos amis et nos bienfaiteurs venus des pays de la sous-région, et d’Europe, notamment de l’Italie, de la France et de l’Espagne, pour célébrer avec nous les bienfaits du Seigneur en cette Année de grâceset marquer fermement votre engagement à soutenir l’espérance qu’une autre Afrique est possible, une Afrique qui se lève, une Afrique debout, grâce à « l’apport de toutes les personnes de bonne volonté au-delà des appartenances religieuses, ethniques, linguistiques, culturelles et sociales respectives. »

 

En somme, « AfricaeMunus » de Ténonrou, c’est un projet d’évangélisationpour le développement intégral de l’homme. C’est un projet d’évangélisation orienté vers la sauvegarde de la création de Dieu, suivant la lettre encyclique "Laudato Si" du Saint-Père, le Pape François. Ce projet vise à annoncerla Bonne Nouvelle du salut aux populations locales, à contribuer durablement à l’amélioration de leurs conditions de vie, et à influencer positivement tout le septentrion du Bénin à l’avenir en servant d’exemple aux autres diocèses de la Province Ecclésiastique.

 

 

 

Ce projet pilote démarré en octobre 2015 se déploiepeu à peu suivant un plan d’action dans quatre (4) secteurs clés de la vie des populations de Ténonrou que sont l’accès à l’eau potable, l’éducation, la santé, la protection de l’environnement et des ressources naturelles :

 

 

 

  1. L’accès à l’eau potable : l’urgence, c’est l’eau. Avec l’aide d’associations et autres institutions (Groupe Missionnaire de Merano, Catholic Relief Services, Association des Familles Rurales, Misereor, Rotary International),des puits et forages d’eauavec mini-châteaux d’eau ont été réalisés dans les hameaux et villages habités en dehors du domaine. Et, par la suite, une retenue d’eau et quelques forages d’eau à l’intérieurdu domaine. Avec la disponibilité de l’eau, les populations commencent à s’installer. Personne n’est exproprié, ni déguerpi et ne sera jamais déguerpi. Au contraire, il est prévu dans le plan de masse du domaine, des hectares de terre pour des familles sans terre, afin de promouvoir aussi la cohabitation pacifique, les bonnes relations et la cohésion socialeentre les peuples autochtones, les petits agriculteurs familiaux et les éleveurs.

 

 

 

  1. L’éducation scolaire et la formation : avec le repeuplement progressif de ce domaine, il faudra mettre en place une école pour l’éducation scolaire des enfants. Concrètement, ces enfants apprennent déjà à écrire, à lire et à compter. Pour améliorer les conditions d’éducation des enfants et de formation des jeunes, des infrastructures socio-éducatives sont et seront construites, avec l’appui financier de la Conférence Episcopale Italienne (CEI). Il s’agitd’un module de six (06) salles de classe, (dont trois (03) à Kabo), ainsi quedes logements pour des apprenants en agropastoral, desrésidences pour les formateurs des animateurs rurauxet les formatrices des filles-mères,des logements et un centre féminin de formation pour les filles-mères. Des formatrices expérimentéesassureront la formation de ces filles-mères à travers l’alphabétisation, l’apprentissage aux métiers d’art culinaire et d’artisanat (couture, tissage), la transformation des produits agropastoraux, la production d’huile de moringa et de cajou, la fabrication du beurre de karité et du savon, etc. Toutes ces actions contribueront à réduire le chômage et l’exode rural des jeunes qui désertent les villages pour le Nigéria considéré à tort comme l’Eldorado le plus proche.

 

 

 

3.    La santé : sur le plan sanitaire, un centre médico-chirurgical (dispensaire-maternité) de la mère et de l’enfant est également en construction afin de faciliter la prise en charge rapide des femmes enceintes, l’évacuation des malades en cas d’urgence, la réduction de la malnutrition chez les enfants,tant il est vrai que lesfacteurs de risques sont élevés pour ces femmes et ces enfants parfois obligées de parcourir plus de 60km de piste impraticable même en saison sèche pourse rendre à Parakou pour des soins médicaux appropriés. La vie humaine est sacrée, il faut la protéger autant qu’il faut protéger l’environnement.

 

 

 

  1. La protection de l’environnement et des ressources naturelles passe par la promotion du reboisement, des filières agricoles et d’élevage,et de l’énergie solaire. D’abord, le reboisement contribue à la protection de l’environnement. Ce domaine de près de six cents (600) hectares est déboisé.Dans une ou deux décennies à venir on se demande combien d’essences forestières resteront pour les générations futures, quand on connaît bien toutes les vertus thérapeutiques de ces essences et leur utilisation dans l’alimentation de l’homme. Il faut donc reboiser ce domaine. « On ne peut pas parler de développement durable sans une solidarité intergénérationnelle », affirme le Pape François. Les générations présentes doivent laisser une terre habitable aux générations futures. Les plantations d’arbres contribuent à l’équilibre des écosystèmes et renforcentla préservation de la biodiversité. Un proverbe dit que « celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement ». Avant de mettre en place les plantations d’arbres, une clôture en matériaux définitifs a été réalisée sur une superficie de 60 hectares afin de pouvoir protéger ces plantations contrela divagation des bêtes qui s’observe partout,même sur les voies asphaltées de nos villes.  Les arbres du milieu qui sont des espèces d’arbres en voie d’extinction sont valorisés : le karité, le néré, le baobab, ainsi quele margousier (neem), l’anacardier,l’iroko, le bois d’ébène, le caïlcédrat.Les arbres fruitiers tels que le papayer, le manguier, le bananier, le corossolier, l’arbre à pain, le palmier à huile, autant que le moringa, le vernonia, le basilic africain sont déjà plantés pour l’alimentation, ainsi que quelques plantes fourragères comme le leucaena, l’afzélia, le campêcher.

 

 

 

Ensuite, la promotion des filières agricoles et d’élevage contribue à la protection des ressources naturelles. Le projet a prévula formation et le recyclage des paysans dans différentes techniques de production agro-écologique, l’élevage du petit et du gros bétail,le développement de la culture atteléeet la transformation des produits agropastoraux en vue de réduire l’insécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales et de renforcer la résilience de ces paysans face aux changements climatiques. En réalité, les sols sont appauvris et les eaux, polluées par l’utilisation d’agro-toxiques (herbicides, pesticides et engrais chimiques). Le Pape François nous  rappelle que « tout est lié » : Dieu, l’homme, la nature. Une transition écologique est prévueavec l’usage exclusif d’intrants biologiques, et la pratique de la culture attelée aux bœufs afin d’améliorer la fertilité des sols et d’accroître la productivité. Le passage de la houe au tracteur agricole requiert une transition technologique qui protège l’environnement.

 

 

 

Enfin, la promotion de l’énergie solaire contribueà la protection de l’environnement. Au regard des difficultés liées à l’accès à l’énergie électrique (absence totale du réseau électrique dans la localité) et aux dépenses onéreuses d’entretien de groupe électrogène, l’option est faite de l’énergie solaire, une énergie renouvelable, propre, disponible pour l’alimentation des infrastructures socio-éducatives et socio-communautaires construites sur ce site.

 

 

 

En définitive, cette intervention sociale de la Caritas diocésaine de Parakou connue sous la dénomination de Caritas-BDBD (Bureau Diocésain du Borgou pour le Développement), et donc de l’Eglise Catholique, en faveur des populations rurales défavorisées de cette partie de notre pays cadre bien avec le Programme d’Actions du Gouvernement, en ce qui concerne notamment l’axe stratégique 6 (renforcement des services sociaux de base) du Pilier 3 relatif à l’amélioration des conditions de vie des populations, en lien avec les Objectifs du Développement Durable (ODD). L’initiative de Ténonrouest une contribution significative au développement de notre pays et, à ce titre, elle requiert l’appui du gouvernement de notre pays, dans une dynamique constructive de renforcement de partenariat public-privé.  L’Eglise et les pouvoirs publics sont au service des mêmes populations, même si nos méthodes sont différentes. Le gouvernement actuel l’a bien compris. L’Accord-Cadre entre le Saint-Siège et la République du Bénin constitue un instrumentde référence pour le renforcement d’un partenariat constructif entre nos deux institutions. Nous sommes appelés à sortir d’une logique séparatiste Eglise-Etat pour relever ensemble,dans une franche collaboration et une synergie d’actions, les défis du développement humain intégral. Comment ne pas remercier ici le Préfet du Borgou qui s’est impliqué pour que la piste Parakou – Ténonrou en passant parKabo soit grattée ces jours-ci ? Sinon, on aurait pris des motos depuis Kabo pour venir jusqu’ici. Que Dieu nous donne la force et la volonté de contribuer à mettre debout tous les enfants de notre cher et beau pays, le Bénin, ainsi que de notre cher continent, l’Afrique, pour une Afrique résolument engagée pour le développement humain intégral et la cohésion sociale.

 

L’heure du relèvement de l’Afrique a sonné : « Afrique, lève-toi ».

 

 

 

Père Henri EDOH

 

Directeur de la Caritas-BDBD

 

Parakou – BENIN

 

♣Confiez vos privations à la Caritas de votre paroisse ou à la Caritas diocésaine. Souvenez-vous de votre denier de culte dès maintenant et soyez généreux. Ce don est vital pour notre Eglise.

♣ Lutter résolument contre l’assistanat, le tabagisme, l’ivrognerie, l’alcoolisme, la paresse et la culture des grèves.

♣ Ne pas se laisser entraîner et n’entraîner personne aux bals et autres divertissements peu recommandables (films ou cassettes vidéo de violence ou de pornographie). Ne pas abuser des portables, de la télévision  et de l’internet.

♣ Maîtriser sa langue portée à mal parler des autres. Cultivez des sentiments de joie, de paix, d’amitié et de réconciliation.

♣ Arrêtez l’utilisation des préservatifs. Respecter son corps et celui des autres. Rester fidèle à son époux et à son épouse.

♣ Couper toutes les formes de divinations auprès des féticheurs, marabouts et autres mystificateurs religieux.

♣ S’imposer un engagement concret de transmission de la foi en famille et dans son lieu de travail.

♣ Participer aux chemins de croix organisés dans les paroisses les vendredis.

♣ Donner de son temps bénévolement pour aider votre paroisse.

♣ Visiter les malades et les prisonniers. Ne corrompre personne et ne pas se  laisser corrompre.

♣ Supporter la chaleur du jour et de la nuit et les maladies sans trop vous  plaindre.

A chacun de discerner ce qui l’encombre, l’alourdit et l’empêche de bien servir le Seigneur. Cela exige de vrais sacrifices, porte étroite qui conduit vers Dieu. Changeons de cœur, changeons de vie et revenons à Dieu, si nous voulons être heureux.

Revenir au Seigneur, c’est le but du Carême. Remettons Dieu au centre de nos vies, de nos familles ou de nos communautés respectives. L’amour des parents, l’amour des époux, l’amour des responsables doit ressembler le plus possible à l’amour de Dieu. En tout cela, il s’agit de vivre notre vocation à la sainteté, c’est-à-dire d’être des chrétiens qui prient, qui acceptent des sacrifices et qui sont solidaires par amour.

En conclusion, je recommande à chacun d’entrer en carême avec beaucoup de joie et de bonne humeur. “Pour toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage pour que ton jeûne ne soit pas connu de tous“ (Mt 6,7).

Dans la joie de l’Esprit Saint, que chacun se tourne vraiment vers Dieu tous les jours de carême. Concrètement, il s’agira de mieux prier, de bien faire son devoir d’état, d’être bon envers tous et d’enlever tous les obstacles pour s’approcher du sacrement de Pénitence et de l’Eucharistie.

Faisons un bon carême si nous voulons faire une bonne Pâques et passer une bonne année.

Un triduum de préparation immédiate

Le 9 janvier 2020, jour de l’ordination, commence déjà à être préparé vers la fin du premier trimestre de l’année académique 2019-2020. La dynamique de la préparation est maintenue du 21 décembre 2019, jour du départ en congés de Noël jusqu’au 6 janvier 2020. Les secteurs d’activités sont déterminés et leur fonctionnement mis en route. Il ne faut alors pas s’étonner que la rentrée après Noël coïncide avec la préparation immédiate.

 

L’avant-veille

Du point de vue des infrastructures d’accueil, le schéma général de l’événement se dessine. Les espaces devant porter le podium et les bâches déjà apprêtés attendant le podium et les bâches qui n’ont pas tardé à venir. Des équipes prévues pour venir renforcer différents secteurs commencent à arriver : trois sœurs PSP (Providence de Saint Paul) sont venues soutenir l’équipe des sœurs du séminaire.

Du point de vue de la liturgie, des classes de chants se répètent pour l’animation orante de la messe. Tout se passe normalement au cœur du rythme normal de la vie du séminaire. Les horaires de messe et de prières (oraison, offices liturgiques, chapelet) sont maintenus. Seuls les cours ont été suspendus pour une meilleure préparation de l’événement.

 

La veille

Le podium commence à être installé et prend forme devant la chapelle St Louis. Les bâches sont dressées.

 

 

Les fidèles des communautés voisines (Gaah-Baka, Guinirou et Tékparou), préalablement sensibilisés, viennent contribuer au nettoyage. Déjà à 8 h, ils se mettent généreusement à la tâche : qui au sarclage, qui au balayage, qui au ramassage des tas d’immondices.

 

 

Le curé de Tchaourou et son vicaire ne font que devancer leurs fidèles eux aussi mobilisés et débarqués ensuite au séminaire. À 18 h, le site est prêt est fin prêt pour accueillir l’ordination. Le son des instruments de sonorisation commence à s’élever en symphonie avec les airs de chants de la schola cantorum. Le podium installé.

 

 

 

Le jour de l’ordination, avant 10 h

La température de 20° C n’a pas handicapé le déplacement des scouts et des paroissiens de Guinirou, Gaah-Baka et Tepkarou. Ils sont déjà sur les lieux à 7 h pour la mise en place des structures d’accueil des foules attendues pour l’ordination. Elles viennent de du Nigéria (d’où est originaire l’abbé Samuel), de Djougou, et de Parakou.

 

 

 

  

 

Les prêtres vêtus se rendent devant la Bibliothèque Saint Thomas d’Aquin où se déroule la mise en terre d’un palmier symbole des grâce des 75 ans d’évangélisation.

 

Pendant l’ordination

L’ouverture, après la salutation, a été marquée par le mot d’introduction du Recteur, le père Didier Gnitona : souhait de bienvenue à tous, remerciement aux bienfaiteurs du séminaire, à Mgr Pascal N’Koué et au 1er recteur du séminaire présent (le père Denis Le Pivain). Il a rappelé que le début du séminaire (la première pierre) coïncide avec le lancement du jubilé des 75 ans d’évangélisation du diocèse de Parakou.

Pendant la célébration, l’homélie de Mgr Pascal N’Koué a d’abord souligné le caractère extraordinaire de l’événement : une ordination sacerdotale dans un séminaire encore en gestation !. L’homélie a été ponctuée, dans la première partie, par une série de salutations et de remerciements : aux parentes de l’abbé Samuel ; au peuple de Dieu de Djougou avec une mémoire spéciale de Mgr Paul Vieira qui devait ordonner l’abbé Samuel en Avril 2019 et qui en Mars 2019 a été rappelé à Dieu ; au père Denis Le Pivain, premier recteur ; au recteur actuel et à ses collaborateurs ; à l’Institut Notre Dame de vie dont la spiritualité est la colonne vertébrale du séminaire, à ses prêtres et à la branche féminine ; à la paroisse de Tchaourou qui s’active par sa présence coopératrice au séminaire. Abordant, dans la deuxième partie, les textes prévus par la liturgie, l’évêque se réfère à Paul en expliquant sa déclaration à propos du trésor dans des poteries en argile. Le trésor est le Christ. Les poteries en argiles, nos corps, sont fragiles. Mais le Christ fortifie nos corps fragiles.

À l’abbé Samuel il conseille que pour être un bon prêtre, il faut crier au secours vers Dieu tous les matins. Il s’agit de l’oraison au cours de laquelle l’orant apprend à parler à Dieu. Il faut, en effet, apprendre à parler à Dieu à côté de l’habitude de parler de Dieu.

À tous l’évêque souhaite, dans le sens aussi des vœux du nouvel an, la grâce du bon sommeil. Par ailleurs, il a expliqué trois gestes qui ont lieu pendant l’ordination. D’abord la prostration pendant la litanie des Saints dont le sens est de jeter tous les titres humains de gloire, les couronnes d’orgueil, de tomber à terre comme Paul sur la route de Damas et de se relever renouvelé. Ensuite, les mains dans les mains de l’évêque, à genoux, signe que le prêtre est désormais soumis à l’évêque et à ses successeurs. L’évêque s’engage aussi à le soutenir et à l’encourager. Il s’agit d’un engagement réciproque.

Enfin, les ornements sacerdotaux dont l’étole spécialement. De l’étole, en effet, sortent les pouvoirs du prêtre.

L’évêque a ensuite remercié tout le monde en mettant l’accent sur un aspect pastoral qu’il encourage : les fidèles en sortie missionnaire précédant quelquefois les prêtres !

La célébration a pris fin avec la consécration du nouveau prêtre à la Vierge Marie et son mot de remerciement à tous.

 

 

Lecture a été faite ensuite par le recteur du mot du pape François provenant de la secrétairerie d’Etat vaticane et transmise par le nonce apostolique. Dans la lettre le pape encorage les fidèles de Parakou à prendre une part active dans l’évangélisation.