Pendant ce Carême, appliquons-nous à dire « des mots d’encouragements qui réconfortent, qui fortifient, qui consolent, qui stimulent » au lieu de « paroles qui humilient, qui attristent, qui irritent, qui dénigrent » (Enc. Fratelli tutti [FR], n. 223). Parfois, pour offrir de l’espérance, il suffit d’être « une personne aimable, […], qui laisse de côté ses anxiétés et ses urgences pour prêter attention, pour offrir un sourire, pour dire une parole qui stimule, pour rendre possible un espace d’écoute au milieu de tant d’indifférence » (ibid., n. 224).

Dans le recueillement et la prière silencieuse, l’espérance nous est donnée comme une inspiration et une lumière intérieure qui éclaire les défis et les choix de notre mission. Voilà pourquoi, il est déterminant de se retirer pour prier (cf. Mt 6, 6) et rejoindre, dans le secret, le Père de toute tendresse.

Vivre un Carême d’espérance, c’est percevoir que nous sommes, en Jésus-Christ, les témoins d’un temps nouveau, dans lequel Dieu veut « faire toutes choses nouvelles » (cf. Ap 21, 1-6). Il s’agit de recevoir et d’offrir l’espérance du Christ qui donne sa vie sur la croix et que Dieu ressuscite le troisième jour : « Soyez prêts à répondre à qui vous demande à rendre raison de l’espérance qui est en vous » (1P 3, 15).

La charité, quand nous la vivons à la manière du Christ, dans l’attention et la compassion à l’égard de chacun, est la plus haute expression de notre foi et de notre espérance.

La charité se réjouit de voir grandir l’autre. C’est la raison pour laquelle elle souffre quand l’autre est en souffrance : seul, malade, sans abri, méprisé, dans le besoin… La charité est l’élan du cœur qui nous fait sortir de nous-mêmes et qui crée le lien du partage et de la communion.
« Grâce à l’amour social, il est possible de progresser vers une civilisation de l’amour à laquelle nous pouvons nous sentir tous appelés. La charité, par son dynamisme universel, peut construire un monde nouveau, parce qu’elle n’est pas un sentiment stérile mais la meilleure manière d’atteindre des chemins efficaces de développement pour tous » (FT, n. 183).

La charité est don. Elle donne sens à notre vie. Grâce à elle, nous considérons celui qui est dans le manque comme un membre de notre propre famille, comme un ami, comme un frère. Le peu, quand il est partagé avec amour, ne s’épuise jamais mais devient une réserve de vie et de bonheur. Ainsi en fût-il de la farine et de l’huile de la veuve de Sarepta, quand elle offrit la galette au Prophète Elie (cf. 1R 17, 7-16). Ainsi en fût-il des pains multipliés que Jésus bénit, rompit et donna aux apôtres pour qu’ils les offrent à la foule (cf. Mc, 6, 30-44). Ainsi en est-il de notre aumône, modeste ou grande, que nous offrons dans la joie et dans la simplicité.

Vivre un Carême de charité, c’est prendre soin de ceux qui se trouvent dans des conditions de souffrance, de solitude ou d’angoisse à cause de la pandémie de la Covid-19. Dans l’impossibilité de prévoir ce que sera demain, souvenons-nous de la parole adressée par Dieu à son Serviteur : « Ne crains pas, car je t’ai racheté » (Is 43, 1), offrons avec notre aumône un message de confiance, et faisons sentir à l’autre que Dieu l’aime comme son propre enfant.

« Ce n’est qu’avec un regard dont l’horizon est transformé par la charité, le conduisant à percevoir la dignité de l’autre, que les pauvres sont découverts et valorisés dans leur immense dignité, respectés dans leur mode de vie et leur culture, et par conséquent vraiment intégrés dans la société » (FT, n. 187).

Chers frères et sœurs, chaque étape de la vie est un temps pour croire, espérer et aimer. Que cet appel à vivre le Carême comme un chemin de conversion, de prière et de partage, nous aide à revisiter, dans notre mémoire communautaire et personnelle, la foi qui vient du Christ vivant, l’espérance qui est dans le souffle de l’Esprit et l’amour dont la source inépuisable est le cœur miséricordieux du Père.

Que Marie, Mère du Sauveur, fidèle au pied de la croix et au cœur de l’Église, nous soutienne par sa présence prévenante et que la bénédiction du Ressuscité nous accompagne dans ce chemin vers la lumière de Pâques.

Donné à Rome, près de Saint Jean de Latran, 11 novembre 2020, mémoire de Saint Martin de Tours

                                                                                                                                            Pape François

 

Lex orandi, lex credendi - Les gestes de la prière liturgiquenous amènent à croire ce qu’il faut.

 

Voici quelques éléments qu’on trouve dans la liturgie et qui peuvent nous aider à mieux comprendre et à bien préparer la venue du Sauveur à Noël.

 

13 décembre : Fête de Sainte Lucie.

« Lucis » en latin veut dire « lumière ». Volontairement l’Eglise a placé cette fête 12 jours avant Noël. Le chiffre 12 dans la Bible symbolise la plénitude.

C’est comme si on allumait une mèche le 13 et le 24 au soir- 12 jours après- il y aura la plénitude de la lumière : Jésus, la lumière du monde vient sur la terre vivre avec les hommes.

Traditions : certains pays du nord de l’Europe (Suède) font une procession ce jour-là avec des jeunes filles portant une la lumière


https://www.youtube.com/watch?v=kchFnvkqI4A

Concrètement, nous avons 12 jours pour faire naitre dans notre cœur la lumière du Christ.

  

Petite Chronique liturgique : Du 17 au 23 décembre : Les grandes antiennes « O »

Lex orandi, lex credendi - Les gestes de la prière liturgique nous amènent à croire ce qu’il faut.

 

Voici quelques éléments qu’on trouve dans la liturgie et qui peuvent nous aider à mieux comprendre et à bien préparer la venue du Sauveur à Noël.

 

 

Du 17 au 23 décembre : Les grandes antiennes « O »

 

Aux vêpres, il y chaque jour une antienne particulière pour le magnificat.

Du 17 au 23 décembre, ces antiennes sont appelées « grandes O », car en chant grégorien elles commencent toutes par un grand « O » admiratif, une exclamation de joie et d’émerveillement devant le mystère de Dieu qui va venir sur la terre.

 

Les 7 antiennes complètes, en latin et en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_antiennes_%C2%AB_%C3%94_%C2%BB_de_l%27Avent

 

 

Exemple en grégorien avec la première Antienne du 17 décembre « O Sagesse »

Chant grégorien de O Sapientia : https://www.youtube.com/watch?v=8ngcQDQfhlA

 

 

Elles sont chantées dans un ordre précis :

 

17 décembre : O Sapientia – O Sagesse

18 décembre : O Adonaï – O Adonaï(Dieu en hébreux)

19 décembre : O Radix Jesse – O Racine de Jesse (le Père du Roi David)

20 décembre : O Clavis David – O Clé de David

21 décembre : O Oriens – O Orient (le soleil se lève à l’Est)

22 décembre : O Rex gentium – O Roi des nations

23 décembre : O Emmanuel – O Emmanuel (Dieu avec nous)

 

Mais les moines nous ont préparé une petite surprise : Prenez la première lettre de chaque premier mot de l’Antienne. Assemblez-les en commençant par la dernière. Cela donne E R O C R A S

Soit en latin « Ero Cras » qui veut dire « je serai demain » et le lendemain, c’est le 24 décembre, Jésus sera là !

 

 

 

Petite Chronique liturgique : Le 24 et 25 décembre : date de la naissance de Jésus ?

 

Lex orandi, lex credendi - Les gestes de la prière liturgique nous amènent à croire ce qu’il faut.

 

Voici quelques éléments qu’on trouve dans la liturgie et qui peuvent nous aider à mieux comprendre et à bien préparer la venue du Sauveur à Noël.

 


 

Le 24 et 25 décembre : date de la naissance de Jésus ?

 

Est-ce que Jésus est vraiment né un 25 décembre ? L’Eglise ne l’affirme pas.

C’est surtout que dans l’antiquité païenne existait une fête du « Sol invictus » (soleil invaincu en latin)

Il s’agissait d’une fête au moment du solstice d’hiver : en effet ce jour-là la durée du jour recommence à augmenter. Nous sortons du froid et de l’obscurité de l’hiver pour célébrer la vitalité de la nature. A partir de ce moment les jours ne font que croitre.

Les premiers chrétiens ont alors transformé cette fête : nous étions dans le froid et l’obscurité du péché, le Christ lumière du monde est venu sur la terre pour nous sauver.

https://cybercure.fr/les-fetes-de-l-eglise/avent-noel/noel/article/fete-de-noel-origine-histoire-du-jour-de-noel

 

On peut souligner aussi la date du 24 juin, fête de la naissance de saint Jean-Baptiste et solstice d’été. A partir du 24 juin les jours commencent à diminuer jusqu’au solstice d’hiver.

Ors saint Jean-Baptiste est né 6 mois avant Jésus et il dira : « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue ». Jn 3, 30.

 

 

Pourquoi la messe à Minuit ?

 

C’est le principe de toute vigile : Il ne s’agit pas d’une messe du soir, mais d’une veillée où on attend en prière le premier moment du lendemain. On est tellement impatient de fêter la naissance du Sauveur que,dès qu’on sait que de l’autre côté de la terre le soleil est en train de revenir – à minuit – aussitôt on célèbre la fête.

 

 

Pourquoi y a-t-il 3 messes différentes à Noël ?

 

La fête de Noël à la particularité d’avoir 3 messes différentes, que tout prêtre peut célébrer.

La messe de minuit : Encore dans l’obscurité, mais déjà le jour suivant a commencé, qui célèbre l’évènement historique de naissance de Jésus à Bethleem

La messe de l’aurore : au moment où le soleil se lève dans une douce lumière, qui célèbre la présence de Jésus dans nos âmes.

La messe du jour : au moment où le soleil prend toute sa force, qui célèbre la lumière du Christ qui se répand sur le monde entier.

https://www.icrsp-rennes.com/article-pourquoi-3-messes-de-noel-et-autres-considerations-121733184.html

 

Petite Chronique liturgique : Les messes « Rorate » du temps de l’Avent

Lex orandi, lex credendi - Les gestes de la prière liturgique nous amènent à croire ce qu’il faut.

 

Voici quelques éléments qu’on trouve dans la liturgie et qui peuvent nous aider à mieux comprendre et à bien préparer la venue du Sauveur à Noël.

 

Pourquoi le nom messe Rorate ?

Cette messe du temps de l’Avent tire son nom des premiers mots de l’Introït grégorien « Rorate caeli desuper, et nubes pluant iustum: aperiatur terra, et germinet Salvatorem. » « Ciel, répands ta rosée !

Nuées, faites pleuvoir le Juste. Terre, ouvre-toi, que germe le Sauveur. Mots tirés d’Isaïe 45,8 et appliqués à la Vierge Marie : elle est cette terre sur laquelle va pleuvoir la plénitude de la grâce et où va germer le Sauveur.

https://www.youtube.com/watch?v=1XLZPF3pQ4Y

 

Symbolique de la messe Rorate :

Nous sommes dans le froid et l’obscurité et nous attendons la naissance du Sauveur. Nous nous unissons à l’attente de la Vierge Marie.

 

Quand célébrer les messe Rorate ?

La messe se célèbre normalement une fois par semaine pendant le temps de l’Avent, très tôt le matin quand l’obscurité est encore complète.

La Messe Rorate est normalement une messe votive en l'honneur de Marie, donc célébrée en blanc les samedis pendant le temps de l'Avent, cependant on peut changer de jour en fonction des réalités pastorale et prendre la couleur violette.

 

Comment célébrer les messes Rorate ?

Les lumières de l’église sont toutes éteintes. On dispose sur l’autel et un peu partout des cierges pour avoir un peu d’éclairage et chaque fidèle présent peut tenir en main un cierge pendant toute la messe.


 

       Le mois d’Octobre est le  « mois de Marie », le mois du Rosaire. Tout un mois est dédié, offert, consacré à Marie. Et pour cause, n’est-elle pas la Vierge des vierges, l’Immaculée Mère de Dieu, la Médiatrice de toute grâce, la Reine des cieux et Reine des familles etc. ? Vive le mois de Marie ! Réveillons notre dévotion envers elle ! Mettons-nous à son école pour mieux dire notre gratitude à Jésus, le Sauveur.

Elle est apparue dix-huit fois à Lourdes en 1858, six fois à Fatima (au Portugal), je ne sais combien de fois à Quibeho (au Rwanda). Elle a souvent le saint rosaire à la main. Et sa demande la plus insistante est qu’on récite cette prière. Savez-vous pourquoi ? A cause de ce qu’on y gagne. A cause des 15 promesses qu’elle fait aux dévots du Rosaire. Elle est Mère de Dieu, Reine du Paradis, Ambassadeur plénipotentiaire du Ciel sur la Terre.. C’est un privilège divin à vie ! Lisez attentivement et avec foi ses promesses :

1. A tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces.

 

2. Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire recevra quelques grâces remarquables.

 

3. Le Rosaire sera une armure très puissante contre l’enfer ; il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies.

 

4. Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux  âmes les miséricordes divines les plus abondantes ; il substituera dans les cœurs l’amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront par ce moyen !

 

5. Celui qui se confie à moi, par le Rosaire, ne périra pas, (c’est-à-dire ne se séparera pas de Dieu pour toujours).

 

6. Celui qui récitera pieusement mon Rosaire, en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur : Pécheur, il se convertira ; juste, il croîtra en grâce et deviendra digne de la vie éternelle.

 

7. Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du Ciel.

 

8. Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront, pendant  leur vie et à leur mort, la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des bienheureux.

 

9. Je délivrerai très promptement du Purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire.

 

10.    Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d’une grande gloire dans le ciel.

              11.   Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l’obtiendrez.

 

12. Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités.

 

13. J’ai obtenu de mon Fils (Jésus) que tous les dévots du Rosaire aient pour frères, pendant la vie et à l’heure de la mort, les saints du ciel.

 

14. Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et sœurs de Jésus-Christ.

 

15. La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination.

  

Tout est dit dans ces promesses. Un vrai dévot  de Marie est un bon chrétien, réconcilié avec lui-même, avec le prochain, avec Dieu. Vous comprenez alors pourquoi Satan fait tout pour que nous trouvions ennuyeux le chapelet ou le rosaire.

A la fin de chaque dizaine, reprenons lentement la prière de l’ange de Fatima : “O bon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez toutes les âmes au ciel, spécialement celles qui en ont le plus besoin de votre miséricorde’’. Il ne s’agit pas d’avoir peur du feu qui ne s’éteint  pas mais d’aimer.

 A travers le chapelet, nous pouvons confier à la Reine des reines les âmes des fidèles défunts et tous les besoins de notre Terre : la paix dans les familles et dans le monde. Dieu ne résiste pas à sa prière d’intercession.

 Qu’ils soient bénis les couples qui enseignent à leurs enfants à prier le chapelet. Qu’ils soient bénis les hommes et femmes, les CEV, et autres Communautés qui se tournent régulièrement vers la Mère de Dieu pour prier le chapelet. Nos écoles catholiques n’en sont pas exemptées. A une heure de la journée, il faut tout couper, tout éteindre, tout arrêter : téléphone portable et non portable, télévision, ordinateur, radio, conversation utile et inutile pour la prière du chapelet, ce puissant instrument tout simple, à la portée de tous, qui renouvelle les cœurs et nous tient enracinés en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme.

C’est le mois de Marie. Lançons une croisade déterminée contre les démons de la négligence, de la tricherie, du mensonge, de la médiocrité, de la paresse. Avec le chapelet, nous vaincrons. Avec la Vierge Marie, notre salut est assuré. Le péché se détruira. Les nœuds vont se défaire. L’union des cœurs reviendra dans les familles. Rien n’est impossible à Marie. Et nous chanterons les merveilles de Dieu dans nos vies. Alléluia !

  

Mgr Pascal N’KOUE

 

Omnium servus

 

 

 

 

 

 Le mois de novembre s’ouvre par la fête de tous les Saints. Ils sont au paradis et intercèdent pour nous. Dès le lendemain, le 2 novembre, c’est la commémoration de tous les fidèles défunts. Ils sont au purgatoire et nous sollicitent. C’est donc très sérieux les messes pour les défunts. Nous prions non seulement pour les morts pour qui les messes sont demandées, mais on pense aussi aux fidèles trépassés pour lesquels personne ne prie, les âmes les plus délaissées du purgatoire. Saint Augustin nous le rappelle : il y a "au moins une mère qui prie pour ceux qui n'ont ni parents, ni proches, ni amis, c'est l'Eglise". Pourquoi cette insistance ? Parce que c’est la prière et surtout la messe qui aide nos morts à aller au Ciel.  Un jour, Padre Pio déclara : « Autant d’âmes de défunts que de vivants viennent ici (au monastère) ». Souvent les âmes des défunts lui demandaient de célébrer une messe à leur intention. Elles insistaient sur la force spirituelle de la messe, qui permet de diminuer le temps qu’une personne passe au purgatoire, avant d’accéder à la gloire céleste ».  Ce qui est célébré dans l’Eucharistie n’a pas de prix. C’est un mystère. Nous sommes dans l’ordre de la gratuité totale qui vient de la miséricorde du Christ crucifié. C’est Jésus qui, par les mérites de sa passion et de sa mort, nous offre sa Vie de ressuscité nécessaire à notre salut. Si l'on savait quel est le prix de la messe pour la vie dans l'éternité, les églises seraient toujours pleines, même en semaine.

 Ce message de Jésus à Carmela, une mystique de Milan, peut nous éclairer davantage. "Il y a au purgatoire, dit Jésus, des âmes bonnes qui ont vécu saintement aux regards des hommes, mais de qui je désirais une plus grande perfection, un degré supérieur de sainteté. Cette sainteté qu’elles n’ont pas atteinte au cours de leur vie, elles l’acquièrent là-bas… Au purgatoire tout le monde se parfait et se rend digne de la vue de Dieu. Prier pour les âmes du purgatoire est une charité, un devoir et une source de grand avantage, car leur puissance de secours est très étendue…Avec la permission de Dieu, elles aident aussi matériellement les membres de leurs familles et ceux qui prient pour elles". Elles les défendent contre les dangers et les accompagnent avec tendresse pour résoudre leurs problèmes. Vive la mystérieuse communion des saints !

 J’encourage fortement la pratique de confier aux prêtres des intentions de messes pour nos défunts. D’abord parce que c’est le seul geste d’affection utile envers celui qui a fait le passage de cette terre vers la vraie Terre Promise. Ensuite ce même geste permet de mieux vivre l’absence de cet être, en même temps qu’il soutient notre foi et notre espérance. Il n’est pas mort, il vit autrement.

 Offrons abondamment à nos défunts les secours de nos prières.

Judas Maccabée, dans l’Ancien Testament, avait prescrit un sacrifice expiatoire pour les juifs morts au combat, afin qu’ils fussent délivrés de leurs péchés d’idolâtrie (2 M 12, 43-46). Imitons son souci. Cela signifie, n’en déplaisent à certains illuminés, que des péchés peuvent être pardonnés après la mort. Jésus le confirme (cf. Mt 12, 32) : "Si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni en ce monde ni dans le monde à venir". Cette sentence très grave a été prononcée face à l’entêtement des pharisiens qui venaient de dire : "Celui-là ne chasse les démons que par Belzébul, le chef des démons" (Mt 12, 24). L’homme n’est pas excusable quand il s’obstine à mal interpréter un signe évident de la victoire de Dieu sur Satan : l’exorcisme est opéré par la puissance de Jésus dans l’Esprit. Tout autre péché peut être pardonné après la mort. Ste Monique mourante ne demanda qu’une chose à ses deux fils: "vous enterrerez ici votre mère… Je vous demande seulement de vous souvenir de moi à l'autel du Seigneur, partout où vous serez".

 C’est clair donc que lorsqu’on meurt, on ne  va pas toujours immédiatement au paradis ou en enfer, comme certains le proclament. Le purgatoire existe vraiment, et la Vierge Marie l'a confirmé dans son apparition à Fatima au Portugal, le 13 mai 1917. "Elle  sera au purgatoire jusqu’à la fin du monde… car elle aimait trop aller au bal″, révéla la Reine des cieux à Lucie la voyante ; celle-ci voulait avoir les nouvelles d’Amélie, une jeune fille qui venait de mourir à 18 ans. 

 Autrefois, les fidèles chrétiens priaient beaucoup pour les défunts et prévoyaient même "des fondations de messes" qui devaient être célébrées après leur mort pour le repos de leurs âmes. Bel exemple à imiter. On ne demandera jamais trop de messes pour eux. Le plus noble pour nous c’est de bien célébrer chaque eucharistie pendant que nous sommes encore ici-bas sur terre.

 Une privilégiée du Seigneur, Maria Simma, a eu cette révélation : "A l'heure de la mort, les messes auxquelles nous avons assistées avec piété durant notre vie sont notre plus grand trésor. Elles ont pour nous plus de valeur que les messes qui sont célébrées pour nous après notre mort". Avis à ceux qui s’amusent au cours des messes. Avis aussi aux acteurs liturgiques qui se célèbrent à l’autel… En tout cas le purgatoire peut être évité. Il suffit que le Saint Sacrifice devienne pour nous une école de vie…

Que retenir ? Toute prière est bonne pour secourir les âmes du purgatoire. Cependant, je vous propose une hiérarchie par ordre d’importance :

 1- Le saint sacrifice de la messe.

 2- Le rosaire : après le saint sacrifice de la messe c'est le moyen le plus efficace.

 3- Les souffrances et sacrifices expiatoires consentis pour tel ou tel défunt.

 4- Le chemin de la croix. Les neuvaines pour les défunts.

 5- Les indulgences, qu’elles soient partielles ou plénières.

 6- Les aumônes et toute action charitable, surtout les dons en faveur de l’évangélisation, pour la propagation de la foi auprès des non chrétiens… Souvenez-vous que les œuvres de charité recevront la plus haute récompense dans l'éternité. "Faites du bien (même) à ceux qui vous persécutent...".

PRIONS TOUS LES JOURS POUR LES MORTS

(Au moins pendant tout le mois de novembre)

 O mon Dieu qui pardonnez aux pécheurs et qui voulez le salut des hommes, nous implorons votre miséricorde en faveur de nos frères, de nos proches et de nos bienfaiteurs qui ont quitté cette terre, et nous vous supplions de leur accorder, par l’intercession de la Vierge Marie et de tous les saints, la grâce d’être admis à la participation de l’éternelle béatitude. Par Jésus le Christ notre Seigneur.

 

+Pascal N'KOUE

Omnium servus

 

 

 

Des Saintes Ecritures, je saute à pieds joints au 16ème siècle. Un personnage domine cette époque. C’est Ignace de Loyola fondateur de l’Ordre des Jésuites. Ancien capitaine, il garda toujours l’âme militaire et c’est un Ordre de soldats qu’il voulut fonder. Dans l’expression « compagnie de Jésus », le mot « Compagnie » a un sens guerrier. Saint Ignace conçoit d’ailleurs ses exercices spirituels comme une espèce d’école de guerre.

 

A la suite du Christ qui a vaincu la mort et le péché, Dieu notre Père nous convoque à un combat permanent. Au combat de la vertu contre le péché et contre Satan, l’auteur du mal. Pas contre l’homme !   

 

(…) Nous assistons impuissants à notre propre extermination. Des jeunes donnent leur sang pour rien. L’Afrique sacrifie pour rien ses plus beaux gars, les plus forts, les plus intelligents : en un mot son avenir. Quel gâchis !

 

Cela me fait penser à un conte. Un jour deux tigres se rencontrent nez à nez sur un pont très étroit. L’un dit à l’autre : « Recule et laisse-moi passer le premier ». Mais l’autre lui répondit : « C’est toi qui doit reculer. Je ne bouge pas d’ici ». Aucun des deux ne voulut céder. Ils s’attaquèrent rageusement et tombèrent tous deux dans le fleuve. Les crocodiles, eux, se régalèrent de cette généreuse manne tombée du ciel. Le sens de cette histoire est clair : les Africains se battent comme des bêtes féroces pour le bonheur des autres. Les héros, ceux qui reçoivent des décorations, ce ne sont pas ceux qui vont au combat, mais plutôt ceux qui apportent aux survivants et aux réfugiés un peu de semoule, de mercurochrome et d’aspirine… Pour des causes humaines, trop humaines, beaucoup de jeunes bravent les tirs des mitrailleuses ! Et toi ? Pourquoi serais-tu lâche pour la cause de Dieu, celle de la paix, de la justice, de l’amour et de l’amitié ? Imite les martyrs de l’Ouganda, Anouarita, Bakhita… Voilà de vrais héros en matière de foi et de mœurs.

 

Je termine en disant : « Garde à vous ! » C’est le cri lancé au soldat. C’est l’avertissement donné par notre Seigneur à ses disciples : « Veillez » ! Et laissez-vous emporter par le Souffle de l’Esprit de Pentecôte pour qu’il vous renouvelle de fond en comble. Alors et alors seulement vous aurez le bonheur que vous cherchez (V.D, No19, Message du Pasteur, mai 1999).

 

(Mgr Pascal N’KOUE, L’éducation, priorité des priorités, t.2 : « A ceux qui sont jeunes ! », Les Presses de l’Imprimerie Notre-Dame, Cotonou 2011, pp.10-12.)

 

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