Le diocèse de Parakou axe sa pastorale sur trois chantiers fondamentaux que sont l’éducation, les vocations et la famille. Pour ce qui est de la famille l’un des points d’attention c’est les couples.

En effet, les couples ont besoin d’être soutenus ; ils sont confrontés aux actuelles tendances culturelles qui semblent imposer une affectivité débridée, narcissique, instable et qui n’aide pas les sujets à être heureux. Le Pape François dans Amoris Laetitia n° 41, l’exprime en ces termes : « Les couples sont parfois incertains, hésitants et peinent à trouver les moyens de mûrir. Beaucoup sont ceux qui tendent à rester au stade primaire de la vie émotionnelle et sexuelle ». Il poursuit en écrivant dans Relatio Synodi, 2014, n°10 que : « La crise du couple déstabilise la famille et peut provoquer, à travers les séparations et les divorces, de sérieuses conséquences sur les adultes, sur les enfants et sur la société, en affaiblissant l’individu et les liens sociaux ». Les conséquences négatives sont évidentes : de la crise démographique aux problèmes éducatifs, de la difficulté d’accueillir la vie naissante au fardeau que représentent les personnes âgées, jusqu’au malaise du vivre ensemble qui aboutit souvent à la violence dans les foyers.

Le Pape François rappelle que l’Eglise a le devoir de « dire une parole de vérité et d’espérance qui puisse libérer en nous les énergies de l’espérance, en les traduisant en rêves prophétiques, en actions qui transforment et en imagination de la charité ». Cela nécessite à coup sûr discernement qui ne peut se réaliser qu’à travers un accueil fraternel et une écoute attentive, affable et personnalisée. 

C’est à cela que la Maison Diocésaine Stes Marthe et Marie, sous l’autorité de Monseigneur l’Archevêque, essaie de faire en étroite collaboration avec le service diocésain de la pastorale des familles. Nous avons intitulé cette expérience inédite : « Week-end de Cana ».

Du vendredi au samedi, on offre aux couples, aux familles en devenir ou aux familles déjà consolidés, l’occasion de se découvrir ou de se redécouvrir mutuellement pour s’aimer en vérité. On ambitionne de raviver cette flamme qui fait de la famille une communauté profonde de vie et d’amour. Ainsi, ils peuvent s’engager ou se réengager l’un envers l’autre pour mieux répondre à la vocation familiale qui est le bonheur, la transmission de la vie et l’éducation des enfants.

Ce week-end se réalise chaque trimestre et s’ouvre à une dizaine de couples. On leur offre l’occasion de prier ensemble, de se regarder affectivement, de dialoguer à cœur ouvert, de s’instruire sur les épices du bonheur et de se re-séduire sous l’orientation de personnes ressources. On inclut quelques recettes de la naturo-thérapie. Car la santé par les plantes et les éléments de la nature participe à la maintenance physique et psychique du couple. Bref, le but c’est de revivre quelque chose des noces de Cana avec Jésus et sa sainte Mère. L’inscription pour l’instant n’est pas coûteuse. Les frais ne couvrent même pas l’hébergement et la restauration. Et pourtant, on voudrait étendre cette expérience aux couches sociales les plus modestes grâce à la subvention des paroisses, des institutions et des bonnes volontés.

Les témoignages des participants après le week-end sont très encourageants. Les couples respirent mieux… Les listes pour les trois prochaines éditions sont déjà bouclées et planifiées. Les inscriptions restent pour autant ouvertes pour accueillir d’ici la nouvelle année (2022) des couples venant des paroisses, des mouvements, groupes de prières, institutions et autres structures qui voudraient se donner l’occasion de cheminement, de trouvaille et de retrouvailles dans la joie et la gaieté sous le regard bienveillant et l’écoute attentive des saintes Marthe et Marie.

Puisse la Vierge Marie, Notre Dame de Komiguéa Reine des familles, nous y aider !

 

P. Kisito VODOUNON

Père spirituel de la Maison Diocésaine

Au nom du Père,

La main sur le front.

Je voudrais écrire Dieu

sur tous mes rêves.

Je voudrais marquer Dieu

sur toutes mes idées.

Je voudrais que la main de Dieu

soit sur toutes mes pensées.

 

Au nom du Fils,

la main sur le cœur.

Je voudrais chanter Dieu

avec tous les mots de mon amour.

Je voudrais planter Dieu

dans tous les jardins de ma tendresse.

 

Au nom du Saint Esprit,

La main qui fait la traversée

et le voyage depuis l’épaule

jusqu’à l’autre épaule.

Je voudrais écrire Dieu sur tout moi-même.

Je voudrais m’habiller de Dieu

de haut en bas

et d’une épaule à l’autre.

 

Je voudrais que le grand vent de l’Esprit

souffle d’une épaule à l’autre,

d’un bout du monde à l’autre

jusqu’aux extrémités de la terre.

Pendant ce Carême, appliquons-nous à dire « des mots d’encouragements qui réconfortent, qui fortifient, qui consolent, qui stimulent » au lieu de « paroles qui humilient, qui attristent, qui irritent, qui dénigrent » (Enc. Fratelli tutti [FR], n. 223). Parfois, pour offrir de l’espérance, il suffit d’être « une personne aimable, […], qui laisse de côté ses anxiétés et ses urgences pour prêter attention, pour offrir un sourire, pour dire une parole qui stimule, pour rendre possible un espace d’écoute au milieu de tant d’indifférence » (ibid., n. 224).

Dans le recueillement et la prière silencieuse, l’espérance nous est donnée comme une inspiration et une lumière intérieure qui éclaire les défis et les choix de notre mission. Voilà pourquoi, il est déterminant de se retirer pour prier (cf. Mt 6, 6) et rejoindre, dans le secret, le Père de toute tendresse.

Vivre un Carême d’espérance, c’est percevoir que nous sommes, en Jésus-Christ, les témoins d’un temps nouveau, dans lequel Dieu veut « faire toutes choses nouvelles » (cf. Ap 21, 1-6). Il s’agit de recevoir et d’offrir l’espérance du Christ qui donne sa vie sur la croix et que Dieu ressuscite le troisième jour : « Soyez prêts à répondre à qui vous demande à rendre raison de l’espérance qui est en vous » (1P 3, 15).

La charité, quand nous la vivons à la manière du Christ, dans l’attention et la compassion à l’égard de chacun, est la plus haute expression de notre foi et de notre espérance.

La charité se réjouit de voir grandir l’autre. C’est la raison pour laquelle elle souffre quand l’autre est en souffrance : seul, malade, sans abri, méprisé, dans le besoin… La charité est l’élan du cœur qui nous fait sortir de nous-mêmes et qui crée le lien du partage et de la communion.
« Grâce à l’amour social, il est possible de progresser vers une civilisation de l’amour à laquelle nous pouvons nous sentir tous appelés. La charité, par son dynamisme universel, peut construire un monde nouveau, parce qu’elle n’est pas un sentiment stérile mais la meilleure manière d’atteindre des chemins efficaces de développement pour tous » (FT, n. 183).

La charité est don. Elle donne sens à notre vie. Grâce à elle, nous considérons celui qui est dans le manque comme un membre de notre propre famille, comme un ami, comme un frère. Le peu, quand il est partagé avec amour, ne s’épuise jamais mais devient une réserve de vie et de bonheur. Ainsi en fût-il de la farine et de l’huile de la veuve de Sarepta, quand elle offrit la galette au Prophète Elie (cf. 1R 17, 7-16). Ainsi en fût-il des pains multipliés que Jésus bénit, rompit et donna aux apôtres pour qu’ils les offrent à la foule (cf. Mc, 6, 30-44). Ainsi en est-il de notre aumône, modeste ou grande, que nous offrons dans la joie et dans la simplicité.

Vivre un Carême de charité, c’est prendre soin de ceux qui se trouvent dans des conditions de souffrance, de solitude ou d’angoisse à cause de la pandémie de la Covid-19. Dans l’impossibilité de prévoir ce que sera demain, souvenons-nous de la parole adressée par Dieu à son Serviteur : « Ne crains pas, car je t’ai racheté » (Is 43, 1), offrons avec notre aumône un message de confiance, et faisons sentir à l’autre que Dieu l’aime comme son propre enfant.

« Ce n’est qu’avec un regard dont l’horizon est transformé par la charité, le conduisant à percevoir la dignité de l’autre, que les pauvres sont découverts et valorisés dans leur immense dignité, respectés dans leur mode de vie et leur culture, et par conséquent vraiment intégrés dans la société » (FT, n. 187).

Chers frères et sœurs, chaque étape de la vie est un temps pour croire, espérer et aimer. Que cet appel à vivre le Carême comme un chemin de conversion, de prière et de partage, nous aide à revisiter, dans notre mémoire communautaire et personnelle, la foi qui vient du Christ vivant, l’espérance qui est dans le souffle de l’Esprit et l’amour dont la source inépuisable est le cœur miséricordieux du Père.

Que Marie, Mère du Sauveur, fidèle au pied de la croix et au cœur de l’Église, nous soutienne par sa présence prévenante et que la bénédiction du Ressuscité nous accompagne dans ce chemin vers la lumière de Pâques.

Donné à Rome, près de Saint Jean de Latran, 11 novembre 2020, mémoire de Saint Martin de Tours

                                                                                                                                            Pape François

 

(La prière à Marie de Saint Bernard )

"En la suivant, on ne dévie pas.

En la priant, on ne désespère pas.

En pensant à elle, on ne se trompe pas.

Si elle te tient par la main, tu ne tomberas pas.

Si elle te protège, tu ne craindras pas.

Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but.

Marie est cette noble étoile dont les rayons illuminent le monde entier,

dont la splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers.

Elle illumine le monde et échauffe les âmes.

Elle enflamme les vertus et consume les vices.

Elle brille par ses mérites et éclaire par ses exemples.

Ô toi qui te vois ballotté au milieu des tempêtes, ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre si tu ne veux pas sombrer.

Si les vents de la tentation s’élèvent, si tu rencontres les récifs des tribulations, regarde l’étoile, invoque Marie.

Si tu es submergé par l’orgueil, l’ambition, le dénigrement et la jalousie, regarde l’étoile, crie Marie.

Si la colère, l’avarice ou les fantasmes de la chair secouent le navire de ton esprit, regarde Marie.

Si, accablé par l’énormité de tes crimes, confus de la laideur de ta conscience, effrayé par l’horreur du jugement, tu commences à t’enfoncer dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir,

pense à Marie.

Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton coeur et pour obtenir la faveur de ses prières, n’oublie pas les exemples de sa vie.

 

Saint Bernard (1090-1153),

Sur les gloires de la Vierge Marie,

Homélie II,

Lex orandi, lex credendi - Les gestes de la prière liturgiquenous amènent à croire ce qu’il faut.

 

Voici quelques éléments qu’on trouve dans la liturgie et qui peuvent nous aider à mieux comprendre et à bien préparer la venue du Sauveur à Noël.

 

13 décembre : Fête de Sainte Lucie.

« Lucis » en latin veut dire « lumière ». Volontairement l’Eglise a placé cette fête 12 jours avant Noël. Le chiffre 12 dans la Bible symbolise la plénitude.

C’est comme si on allumait une mèche le 13 et le 24 au soir- 12 jours après- il y aura la plénitude de la lumière : Jésus, la lumière du monde vient sur la terre vivre avec les hommes.

Traditions : certains pays du nord de l’Europe (Suède) font une procession ce jour-là avec des jeunes filles portant une la lumière


https://www.youtube.com/watch?v=kchFnvkqI4A

Concrètement, nous avons 12 jours pour faire naitre dans notre cœur la lumière du Christ.

  

Petite Chronique liturgique : Du 17 au 23 décembre : Les grandes antiennes « O »

Lex orandi, lex credendi - Les gestes de la prière liturgique nous amènent à croire ce qu’il faut.

 

Voici quelques éléments qu’on trouve dans la liturgie et qui peuvent nous aider à mieux comprendre et à bien préparer la venue du Sauveur à Noël.

 

 

Du 17 au 23 décembre : Les grandes antiennes « O »

 

Aux vêpres, il y chaque jour une antienne particulière pour le magnificat.

Du 17 au 23 décembre, ces antiennes sont appelées « grandes O », car en chant grégorien elles commencent toutes par un grand « O » admiratif, une exclamation de joie et d’émerveillement devant le mystère de Dieu qui va venir sur la terre.

 

Les 7 antiennes complètes, en latin et en français : https://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_antiennes_%C2%AB_%C3%94_%C2%BB_de_l%27Avent

 

 

Exemple en grégorien avec la première Antienne du 17 décembre « O Sagesse »

Chant grégorien de O Sapientia : https://www.youtube.com/watch?v=8ngcQDQfhlA

 

 

Elles sont chantées dans un ordre précis :

 

17 décembre : O Sapientia – O Sagesse

18 décembre : O Adonaï – O Adonaï(Dieu en hébreux)

19 décembre : O Radix Jesse – O Racine de Jesse (le Père du Roi David)

20 décembre : O Clavis David – O Clé de David

21 décembre : O Oriens – O Orient (le soleil se lève à l’Est)

22 décembre : O Rex gentium – O Roi des nations

23 décembre : O Emmanuel – O Emmanuel (Dieu avec nous)

 

Mais les moines nous ont préparé une petite surprise : Prenez la première lettre de chaque premier mot de l’Antienne. Assemblez-les en commençant par la dernière. Cela donne E R O C R A S

Soit en latin « Ero Cras » qui veut dire « je serai demain » et le lendemain, c’est le 24 décembre, Jésus sera là !

 

 

 

Petite Chronique liturgique : Le 24 et 25 décembre : date de la naissance de Jésus ?

 

Lex orandi, lex credendi - Les gestes de la prière liturgique nous amènent à croire ce qu’il faut.

 

Voici quelques éléments qu’on trouve dans la liturgie et qui peuvent nous aider à mieux comprendre et à bien préparer la venue du Sauveur à Noël.

 


 

Le 24 et 25 décembre : date de la naissance de Jésus ?

 

Est-ce que Jésus est vraiment né un 25 décembre ? L’Eglise ne l’affirme pas.

C’est surtout que dans l’antiquité païenne existait une fête du « Sol invictus » (soleil invaincu en latin)

Il s’agissait d’une fête au moment du solstice d’hiver : en effet ce jour-là la durée du jour recommence à augmenter. Nous sortons du froid et de l’obscurité de l’hiver pour célébrer la vitalité de la nature. A partir de ce moment les jours ne font que croitre.

Les premiers chrétiens ont alors transformé cette fête : nous étions dans le froid et l’obscurité du péché, le Christ lumière du monde est venu sur la terre pour nous sauver.

https://cybercure.fr/les-fetes-de-l-eglise/avent-noel/noel/article/fete-de-noel-origine-histoire-du-jour-de-noel

 

On peut souligner aussi la date du 24 juin, fête de la naissance de saint Jean-Baptiste et solstice d’été. A partir du 24 juin les jours commencent à diminuer jusqu’au solstice d’hiver.

Ors saint Jean-Baptiste est né 6 mois avant Jésus et il dira : « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue ». Jn 3, 30.

 

 

Pourquoi la messe à Minuit ?

 

C’est le principe de toute vigile : Il ne s’agit pas d’une messe du soir, mais d’une veillée où on attend en prière le premier moment du lendemain. On est tellement impatient de fêter la naissance du Sauveur que,dès qu’on sait que de l’autre côté de la terre le soleil est en train de revenir – à minuit – aussitôt on célèbre la fête.

 

 

Pourquoi y a-t-il 3 messes différentes à Noël ?

 

La fête de Noël à la particularité d’avoir 3 messes différentes, que tout prêtre peut célébrer.

La messe de minuit : Encore dans l’obscurité, mais déjà le jour suivant a commencé, qui célèbre l’évènement historique de naissance de Jésus à Bethleem

La messe de l’aurore : au moment où le soleil se lève dans une douce lumière, qui célèbre la présence de Jésus dans nos âmes.

La messe du jour : au moment où le soleil prend toute sa force, qui célèbre la lumière du Christ qui se répand sur le monde entier.

https://www.icrsp-rennes.com/article-pourquoi-3-messes-de-noel-et-autres-considerations-121733184.html

 

Petite Chronique liturgique : Les messes « Rorate » du temps de l’Avent

Lex orandi, lex credendi - Les gestes de la prière liturgique nous amènent à croire ce qu’il faut.

 

Voici quelques éléments qu’on trouve dans la liturgie et qui peuvent nous aider à mieux comprendre et à bien préparer la venue du Sauveur à Noël.

 

Pourquoi le nom messe Rorate ?

Cette messe du temps de l’Avent tire son nom des premiers mots de l’Introït grégorien « Rorate caeli desuper, et nubes pluant iustum: aperiatur terra, et germinet Salvatorem. » « Ciel, répands ta rosée !

Nuées, faites pleuvoir le Juste. Terre, ouvre-toi, que germe le Sauveur. Mots tirés d’Isaïe 45,8 et appliqués à la Vierge Marie : elle est cette terre sur laquelle va pleuvoir la plénitude de la grâce et où va germer le Sauveur.

https://www.youtube.com/watch?v=1XLZPF3pQ4Y

 

Symbolique de la messe Rorate :

Nous sommes dans le froid et l’obscurité et nous attendons la naissance du Sauveur. Nous nous unissons à l’attente de la Vierge Marie.

 

Quand célébrer les messe Rorate ?

La messe se célèbre normalement une fois par semaine pendant le temps de l’Avent, très tôt le matin quand l’obscurité est encore complète.

La Messe Rorate est normalement une messe votive en l'honneur de Marie, donc célébrée en blanc les samedis pendant le temps de l'Avent, cependant on peut changer de jour en fonction des réalités pastorale et prendre la couleur violette.

 

Comment célébrer les messes Rorate ?

Les lumières de l’église sont toutes éteintes. On dispose sur l’autel et un peu partout des cierges pour avoir un peu d’éclairage et chaque fidèle présent peut tenir en main un cierge pendant toute la messe.


 

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