En ce mois d'octobre, la Très Sainte Vierge est venue nous apporter l'arme la plus puissante contre le démon après le Saint-Sacrifice de la Messe : le Rosaire !

 

*Le pape Urbain IV (1195-1264) :* _« Il y a un rite pieux selon lequel, contre les dangers que court le monde, on récite... l'Ave Maria autant de fois qu'il y a de psaumes de David, en faisant précéder chaque dizaine d'une oraison dominicale... Avec notre autorité apostolique, nous approuvons ce psautier de la Vierge Marie »._

 

*La Vierge Marie au Bienheureux Alain de la Roche (1428-1475) :* _« Le Rosaire sera une arme très puissante contre l'Enfer; il détruira le vice, délivrera du péché et démasquera l'hérésie »._

 

*Grégoire XIII (1502-1585) :* _« Le Rosaire est un moyen donné par le Ciel pour apaiser la colère de Dieu »._

 

*Adrien VI (1459-1523) :* _« Le Rosaire est le fouet des démons »._

 

*Grégoire XIV (1535-1591):* _« Le Rosaire est le moyen merveilleux pour détruire le péché et recouvrer la grâce »._

 

*Saint Charles Borromée (1538-1584):* _« Le Rosaire est la plus divine des prières après le Saint Sacrifice de la Messe »._

 

*Paul V (1550-1621) :* _« Le Rosaire est le trésor des grâces »._

*Benoît XIII (1649-1730):* _« Le Rosaire est le remède souverain aux erreurs et aux vices »._

 

*Pie IX (1792-1878) :* _« Grande est la force d'une armée qui tient en main non l'épée mais le Rosaire »._

 

*Léon XIII (1801-1903), surnommé « le pape du Rosaire », disait :* _« Le Rosaire est l'expression la plus accomplie de la piété chrétienne ». « [...] entre les diverses formules et manières d'honorer la divine Marie, il en est qu'il faut préférer, puisque nous savons qu'elles sont plus puissantes et plus agréables à notre Mère; et c'est pourquoi Nous Nous plaisons à désigner en particulier et à recommander tout spécialement le Rosaire. »_

 

*Pie X (1835-1914) :* _« Le Rosaire est, de toutes les prières, la plus belle, la plus riche en grâces, celle qui touche le plus le Cœur de la Mère de Dieu [...] Si vous voulez que la paix règne dans vos foyers, récitez-y le chapelet en commun »_ (Testament). 

 

*Bienheureux Bartolo Longo (1841-1926) :* _« Ô Rosaire béni par Marie, douce chaîne qui nous relie à Dieu, lien d'amour qui nous unit aux Anges, tour de sagesse face aux assauts de l'enfer, havre de sécurité dans le naufrage commun, nous ne te lâcherons plus »._  

 

*Pie XI (1857-1939) à Mgr Richaud, évêque de Laval :* _« Dites à vos prêtres qu'ils prient beaucoup. Tant que le pape n'a pas dit son Rosaire, sa journée n'est pas finie »._

 

*Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897) :* _« Par le Rosaire, on peut tout obtenir. Selon une gracieuse comparaison, c'est une longue chaîne qui relie le Ciel et la terre : une des extrémités est entre nos mains et l'autre dans celles de la Sainte Vierge »._ 

 

*Pie XII (1876-1958) :* _« Nous estimons que le Saint Rosaire est le moyen le plus efficace et le meilleur pour obtenir l'aide maternelle de la Vierge ». « La récitation même de formules identiques, tant de fois répétées, loin de rendre cette prière stérile et ennuyeuse, possède au contraire l'admirable vertu d'inculquer la confiance à celui qui prie et de faire une douce violence au Cœur maternel de Marie. »_

 

*Saint Padre Pio (1887-1968):* _« Il est la synthèse de notre Foi, l'explosion de notre charité, le soutien de notre Espérance »._ 

 

*Sœur Lucie de Fatima (1907-2005) :* _« La décadence qui existe dans le monde est sans nul doute la conséquence du manque de prière. Ce fut en prévision de cette désorientation que la Vierge a recommandé avec tant d'insistance la récitation du chapelet. Et comme le chapelet est, après la sainte liturgie eucharistique, la prière la plus propre à conserver la foi dans les âmes, le démon a déchaîné sa lutte contre lui. Malheureusement, nous voyons les désastres qu'il a causés. (…) Nous ne pouvons et nous ne devons pas nous arrêter ni laisser, comme dit Notre Seigneur, les fils des ténèbres être plus avisés que les fils de la Lumière. Le rosaire est l'arme la plus puissante pour nous défendre sur le champ de bataille »._ 

 

*Jean-Paul II (1920-2005) :* _« Le Rosaire est ma prière préférée »_

Le diocèse de Parakou axe sa pastorale sur trois chantiers fondamentaux que sont l’éducation, les vocations et la famille. Pour ce qui est de la famille l’un des points d’attention c’est les couples.

En effet, les couples ont besoin d’être soutenus ; ils sont confrontés aux actuelles tendances culturelles qui semblent imposer une affectivité débridée, narcissique, instable et qui n’aide pas les sujets à être heureux. Le Pape François dans Amoris Laetitia n° 41, l’exprime en ces termes : « Les couples sont parfois incertains, hésitants et peinent à trouver les moyens de mûrir. Beaucoup sont ceux qui tendent à rester au stade primaire de la vie émotionnelle et sexuelle ». Il poursuit en écrivant dans Relatio Synodi, 2014, n°10 que : « La crise du couple déstabilise la famille et peut provoquer, à travers les séparations et les divorces, de sérieuses conséquences sur les adultes, sur les enfants et sur la société, en affaiblissant l’individu et les liens sociaux ». Les conséquences négatives sont évidentes : de la crise démographique aux problèmes éducatifs, de la difficulté d’accueillir la vie naissante au fardeau que représentent les personnes âgées, jusqu’au malaise du vivre ensemble qui aboutit souvent à la violence dans les foyers.

Le Pape François rappelle que l’Eglise a le devoir de « dire une parole de vérité et d’espérance qui puisse libérer en nous les énergies de l’espérance, en les traduisant en rêves prophétiques, en actions qui transforment et en imagination de la charité ». Cela nécessite à coup sûr discernement qui ne peut se réaliser qu’à travers un accueil fraternel et une écoute attentive, affable et personnalisée. 

C’est à cela que la Maison Diocésaine Stes Marthe et Marie, sous l’autorité de Monseigneur l’Archevêque, essaie de faire en étroite collaboration avec le service diocésain de la pastorale des familles. Nous avons intitulé cette expérience inédite : « Week-end de Cana ».

Du vendredi au samedi, on offre aux couples, aux familles en devenir ou aux familles déjà consolidés, l’occasion de se découvrir ou de se redécouvrir mutuellement pour s’aimer en vérité. On ambitionne de raviver cette flamme qui fait de la famille une communauté profonde de vie et d’amour. Ainsi, ils peuvent s’engager ou se réengager l’un envers l’autre pour mieux répondre à la vocation familiale qui est le bonheur, la transmission de la vie et l’éducation des enfants.

Ce week-end se réalise chaque trimestre et s’ouvre à une dizaine de couples. On leur offre l’occasion de prier ensemble, de se regarder affectivement, de dialoguer à cœur ouvert, de s’instruire sur les épices du bonheur et de se re-séduire sous l’orientation de personnes ressources. On inclut quelques recettes de la naturo-thérapie. Car la santé par les plantes et les éléments de la nature participe à la maintenance physique et psychique du couple. Bref, le but c’est de revivre quelque chose des noces de Cana avec Jésus et sa sainte Mère. L’inscription pour l’instant n’est pas coûteuse. Les frais ne couvrent même pas l’hébergement et la restauration. Et pourtant, on voudrait étendre cette expérience aux couches sociales les plus modestes grâce à la subvention des paroisses, des institutions et des bonnes volontés.

Les témoignages des participants après le week-end sont très encourageants. Les couples respirent mieux… Les listes pour les trois prochaines éditions sont déjà bouclées et planifiées. Les inscriptions restent pour autant ouvertes pour accueillir d’ici la nouvelle année (2022) des couples venant des paroisses, des mouvements, groupes de prières, institutions et autres structures qui voudraient se donner l’occasion de cheminement, de trouvaille et de retrouvailles dans la joie et la gaieté sous le regard bienveillant et l’écoute attentive des saintes Marthe et Marie.

Puisse la Vierge Marie, Notre Dame de Komiguéa Reine des familles, nous y aider !

 

P. Kisito VODOUNON

Père spirituel de la Maison Diocésaine

(La prière à Marie de Saint Bernard )

"En la suivant, on ne dévie pas.

En la priant, on ne désespère pas.

En pensant à elle, on ne se trompe pas.

Si elle te tient par la main, tu ne tomberas pas.

Si elle te protège, tu ne craindras pas.

Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but.

Marie est cette noble étoile dont les rayons illuminent le monde entier,

dont la splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers.

Elle illumine le monde et échauffe les âmes.

Elle enflamme les vertus et consume les vices.

Elle brille par ses mérites et éclaire par ses exemples.

Ô toi qui te vois ballotté au milieu des tempêtes, ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre si tu ne veux pas sombrer.

Si les vents de la tentation s’élèvent, si tu rencontres les récifs des tribulations, regarde l’étoile, invoque Marie.

Si tu es submergé par l’orgueil, l’ambition, le dénigrement et la jalousie, regarde l’étoile, crie Marie.

Si la colère, l’avarice ou les fantasmes de la chair secouent le navire de ton esprit, regarde Marie.

Si, accablé par l’énormité de tes crimes, confus de la laideur de ta conscience, effrayé par l’horreur du jugement, tu commences à t’enfoncer dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir,

pense à Marie.

Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton coeur et pour obtenir la faveur de ses prières, n’oublie pas les exemples de sa vie.

 

Saint Bernard (1090-1153),

Sur les gloires de la Vierge Marie,

Homélie II,

Au nom du Père,

La main sur le front.

Je voudrais écrire Dieu

sur tous mes rêves.

Je voudrais marquer Dieu

sur toutes mes idées.

Je voudrais que la main de Dieu

soit sur toutes mes pensées.

 

Au nom du Fils,

la main sur le cœur.

Je voudrais chanter Dieu

avec tous les mots de mon amour.

Je voudrais planter Dieu

dans tous les jardins de ma tendresse.

 

Au nom du Saint Esprit,

La main qui fait la traversée

et le voyage depuis l’épaule

jusqu’à l’autre épaule.

Je voudrais écrire Dieu sur tout moi-même.

Je voudrais m’habiller de Dieu

de haut en bas

et d’une épaule à l’autre.

 

Je voudrais que le grand vent de l’Esprit

souffle d’une épaule à l’autre,

d’un bout du monde à l’autre

jusqu’aux extrémités de la terre.

Pendant ce Carême, appliquons-nous à dire « des mots d’encouragements qui réconfortent, qui fortifient, qui consolent, qui stimulent » au lieu de « paroles qui humilient, qui attristent, qui irritent, qui dénigrent » (Enc. Fratelli tutti [FR], n. 223). Parfois, pour offrir de l’espérance, il suffit d’être « une personne aimable, […], qui laisse de côté ses anxiétés et ses urgences pour prêter attention, pour offrir un sourire, pour dire une parole qui stimule, pour rendre possible un espace d’écoute au milieu de tant d’indifférence » (ibid., n. 224).

Dans le recueillement et la prière silencieuse, l’espérance nous est donnée comme une inspiration et une lumière intérieure qui éclaire les défis et les choix de notre mission. Voilà pourquoi, il est déterminant de se retirer pour prier (cf. Mt 6, 6) et rejoindre, dans le secret, le Père de toute tendresse.

Vivre un Carême d’espérance, c’est percevoir que nous sommes, en Jésus-Christ, les témoins d’un temps nouveau, dans lequel Dieu veut « faire toutes choses nouvelles » (cf. Ap 21, 1-6). Il s’agit de recevoir et d’offrir l’espérance du Christ qui donne sa vie sur la croix et que Dieu ressuscite le troisième jour : « Soyez prêts à répondre à qui vous demande à rendre raison de l’espérance qui est en vous » (1P 3, 15).

La charité, quand nous la vivons à la manière du Christ, dans l’attention et la compassion à l’égard de chacun, est la plus haute expression de notre foi et de notre espérance.

La charité se réjouit de voir grandir l’autre. C’est la raison pour laquelle elle souffre quand l’autre est en souffrance : seul, malade, sans abri, méprisé, dans le besoin… La charité est l’élan du cœur qui nous fait sortir de nous-mêmes et qui crée le lien du partage et de la communion.
« Grâce à l’amour social, il est possible de progresser vers une civilisation de l’amour à laquelle nous pouvons nous sentir tous appelés. La charité, par son dynamisme universel, peut construire un monde nouveau, parce qu’elle n’est pas un sentiment stérile mais la meilleure manière d’atteindre des chemins efficaces de développement pour tous » (FT, n. 183).

La charité est don. Elle donne sens à notre vie. Grâce à elle, nous considérons celui qui est dans le manque comme un membre de notre propre famille, comme un ami, comme un frère. Le peu, quand il est partagé avec amour, ne s’épuise jamais mais devient une réserve de vie et de bonheur. Ainsi en fût-il de la farine et de l’huile de la veuve de Sarepta, quand elle offrit la galette au Prophète Elie (cf. 1R 17, 7-16). Ainsi en fût-il des pains multipliés que Jésus bénit, rompit et donna aux apôtres pour qu’ils les offrent à la foule (cf. Mc, 6, 30-44). Ainsi en est-il de notre aumône, modeste ou grande, que nous offrons dans la joie et dans la simplicité.

Vivre un Carême de charité, c’est prendre soin de ceux qui se trouvent dans des conditions de souffrance, de solitude ou d’angoisse à cause de la pandémie de la Covid-19. Dans l’impossibilité de prévoir ce que sera demain, souvenons-nous de la parole adressée par Dieu à son Serviteur : « Ne crains pas, car je t’ai racheté » (Is 43, 1), offrons avec notre aumône un message de confiance, et faisons sentir à l’autre que Dieu l’aime comme son propre enfant.

« Ce n’est qu’avec un regard dont l’horizon est transformé par la charité, le conduisant à percevoir la dignité de l’autre, que les pauvres sont découverts et valorisés dans leur immense dignité, respectés dans leur mode de vie et leur culture, et par conséquent vraiment intégrés dans la société » (FT, n. 187).

Chers frères et sœurs, chaque étape de la vie est un temps pour croire, espérer et aimer. Que cet appel à vivre le Carême comme un chemin de conversion, de prière et de partage, nous aide à revisiter, dans notre mémoire communautaire et personnelle, la foi qui vient du Christ vivant, l’espérance qui est dans le souffle de l’Esprit et l’amour dont la source inépuisable est le cœur miséricordieux du Père.

Que Marie, Mère du Sauveur, fidèle au pied de la croix et au cœur de l’Église, nous soutienne par sa présence prévenante et que la bénédiction du Ressuscité nous accompagne dans ce chemin vers la lumière de Pâques.

Donné à Rome, près de Saint Jean de Latran, 11 novembre 2020, mémoire de Saint Martin de Tours

                                                                                                                                            Pape François

 

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