Le mois d’août a connu des moments très chauds. A la publication du message de la Conférence Episcopale (le 15 août) sur le malaise politique actuel et sur la révision de la constitution, beaucoup ont poussé un ouf de soulagement. Il était très attendu.
    Ce message pondéré s’adressait aux fils et filles de l’Eglise mais aussi aux citoyens de bonne volonté. Il décrivait objectivement la situation réelle des événements et le malaise socio-politiques. Le chef de l’Etat, en a été blessé et a demandé dans sa réaction écrite aux Evêques des explications. Trois fidèles laïcs (tous des Professeurs reconnus pour leur droiture d’esprit), de leur propre initiative, sont montés au créneau pour exprimer plus en profondeur à partir des faits datés les vraies souffrances qui habitent le peuple et leur suspicion quant à l’empoisonnement du Président et à la révision de la Constitution ; ces laïcs ne sont pas passés par quatre chemins. Nous ne reproduirons que des extraits de chaque correspondance.

1.    Message des Evêques du Bénin

     ... Certes, ici comme ailleurs, l’Eglise n’apporte aucune solution technique ni politique. Mais elle a le devoir moral de faire remarquer qu’en régime démocratique, aucune réforme qui suscite de fortes tensions et oppositions n’a jamais profité à un peuple qu’elle divise. Il y a lieu de revenir à l’esprit consensuel et convivial de la Conférence nationale des forces vives, pour instaurer le dialogue politique et restaurer la confiance, d’autant que dans plus d’un pays de la sous-région, l’on est porté à toucher à la Constitution pour se maintenir indéfiniment au pouvoir…
 En ces moments difficiles où notre vivre ensemble est mis à l’épreuve, nous avons mal au cœur que notre patrie, notre premier bien commun, présente à la face du monde l’image d’un pays de turbulences et de violences inutiles, d’emprisonnements fortement contestés. Ce pays est tout de même celui de la toute première Conférence nationale qui a ouvert l’Afrique aux rêves du renouveau démocratique. Ce pays est celui de notre vénéré Cardinal Bernardin GANTIN que le Vatican a récemment honoré en instituant à Rome, à l’Université du Latran, la chaire qui porte son nom, pour la formation d’une nouvelle classe d’hommes politiques ; et ce fut en présence de notre chef de l’Etat, le Président Boni Yayi.
 Ce pays est celui dans lequel le Pape Benoît XVI nous a fait l’insigne honneur de séjourner, en signant, sous le regard de l’Afrique et du monde entier, l’inoubliable Exhortation Apostolique post-synodale "Africae munus" sur la réconciliation, la justice et la paix. C’est lui le Pape Benoît XVI qui a prononcé sur notre sol ces paroles inoubliables qui ont tout d’une vibrante interpellation : « Chaque peuple veut comprendre les choix politiques et économiques qui sont faits en son nom. Il saisit la manipulation, et sa revanche est parfois violente. Il veut participer à la bonne gouvernance. De cette tribune, je lance un appel à tous les responsables politiques et économiques des pays africains et du reste du monde. Ne privez pas vos peuples de l’espérance. Ne les amputez pas de leur avenir en mutilant leur présent » (Discours au palais présidentiel, le 19 novembre 2011). Que par l’intercession de la Vierge Marie,  l’Immaculée Mère de notre Sauveur Jésus Christ, Dieu bénisse et baigne de son Esprit de sagesse notre pays le Bénin, ses filles et ses fils !

2.    Réaction du Chef de l’Etat (Lettre adressée à Monseigneur Antoine GANYE, Président de la
Conférence Episcopale du Bénin).

    … A la lecture de ce message, j’ai noté avec intérêt le diagnostic que vous faites sur la situation de malaise observée dans notre pays. Ce malaise est réel.
Excellence Monseigneur, une question me tient à cœur ! C’est avec beaucoup de déceptions que j’ai pris connaissance du premier paragraphe de ce point (cinq) où vous estimez que le drame qui a failli faire basculer dans la violence notre Nation, à savoir la tentative d’empoisonnement et de coup d’Etat sont douteux  et ont provoqué des arrestations contestées, alors même que les inculpés n’ont pas contesté les faits. C’est avec beaucoup de peine que je soulève ce point parce qu’au-delà de tout, je suis citoyen avant  d’être Président  et j’ai un droit à la vie. Je demeure persuadé que je suis une créature de Dieu, et à ce titre nul n’a le droit de détruire toute créature que le Père Céleste a façonnée de sa main.
Je suis peiné de poser ce problème sans vouloir agacer mes chers compatriotes qui croupissent dans la misère. Je me dois de le poser parce qu’il est pendant devant la justice de notre pays et constitue aujourd’hui un sujet au cœur de l’opinion nationale et internationale.
Je m’empresse de vous dire qu’au stade où se trouve son instruction, je m’en suis dessaisi pour le confier à la Justice Divine, car c’est Dieu qui m’a créé et tout est grâce.
Cependant, je me permets de vous prier avec beaucoup de respect et de considération en votre qualité de Président de la Conférence Episcopale, une Grande Institution de Foi, de bien vouloir me faire connaître les éléments en votre possession à partir desquels vous déclarez qu’ils s’agit d’événements douteux et contestés. Je me permets de vous poser cette question parce que j’ai foi en votre institution et en sa crédibilité. Je continue de croire que vous auriez réussi à contacter  le principal accusé et que vous détenez de ce fait des informations à travers  votre déclaration. Je continue de croire que la Conférence Episcopale ne veut pas à travers cette déclaration se substituer à la justice de notre pays, ou l’influencer dans l’instruction de ce dossier, ou semer le doute dans l’opinion nationale et internationale.
Je vous saurais hautement reconnaissant des dispositions que vous voudriez bien faire prendre au nom de Dieu le Père Céleste pour faire droit à ma requête, ma soif de connaître les raisons de l’implication de votre Institution dans un dossier entre les mains de la Justice que nous voulons indépendante dans notre pays et les raisons qui ont présidé à de telles Déclarations dont la nature est de Diviser plutôt que de rassembler et d’éloigner notre pays de sa crédibilité international puisque le Président de la République serait un « menteur » et un « geôlier ». Je suis respectueusement dans l’attente de votre réponse.
Je vous prie de croire, Excellence Monseigneur, à l’assurance de ma haute, Filiale et spirituelle considération.
Que Dieu bénisse l’Eglise ! Et que Dieu bénisse le Bénin, Notre Patrie Commune !


3.    Réaction de trois fidèles laïcs (Maurice AHANHANZO-GLELE, Antoine DETCHENOU et Pierre METINHOUE)

… Bien qu’il y ait eu déjà de nombreuses protestations dans la presse, nous avons senti le besoin urgent de répondre à la lettre du président de la République dont le contenu va au-delà des destinataires indiqués.
    Le commentaire du Président Yayi concernant la question de son projet de révision constitutionnelle a procédé à des raccourcis qui sont plus que des inexactitudes… Le Président Boni Yayi s’est engagé devant la commission AHANHANZO-GLELE à assurer la divulgation du projet de révision. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Et pourquoi le chef du gouvernement a-t-il envoyé ses ministres en campagne d’explication de la Constitution à travers tout le pays ? N’est-ce pas du gaspillage d’argent et une manière de distraire les braves populations des travaux des champs alors que le pays crie la faim et se meurt à petit feu ? Il n’y a aucune urgence à réviser la Constitution. Prenons le temps, et préparons une révision dans la sérénité. Le président Boni Yayi a présenté un projet à l’Assemblée nationale en 2009 ; il l’a retiré en 2012. Quel diable le pousse à ressortir son projet en 2013 en faisant courir de grands risques au pays ? Non à la révision de la Constitution au forceps.
Dans un Etat laïc comme la République du Bénin, où l’Eglise et l’Etat sont séparés, peut-on accepter que le président de la République se comporte vis-à-vis de la hiérarchie de l’Eglise catholique comme si elle dépendait de lui ?
Comment peut-on en vouloir à quelqu’un à la date du 20 août 2013 pour la simple raison qu’il a des doutes concernant cette affaire de tentative d’empoisonnement du président Boni Yayi après que le juge Angelo HOUSSOU, juge d’instruction au tribunal de 1ère instance et de 1ère classe de Cotonou, a prononcé le 17 mai 2013 une ordonnance de non-lieu général, et que la chambre d’accusation de la cour d’appel de Cotonou a confirmé le 1er juillet 2013 ?
Les évêques ont montré que l’une des facettes les plus critiques du malaise ambiant  est le malaise politique. Ils ont affirmé, avec raison, que « notre démocratie se porterait mieux, si les règles d’une saine coopération consensuelle établies étaient cultivées et entretenues ».
Ils suggèrent, à la suite de plusieurs personnalités politiques non membres de la mouvance présidentielle actuelle, que le pouvoir accepte d’entrer en dialogue avec les représentants d’autres courants de pensée afin de parvenir « à une appréciation objective diversifiée et par conséquent plus juste des problèmes ».
Fort curieusement, cette proposition n’a pas retenu l’attention du chef de l’Etat puisqu’il n’en a rien dit dans sa lettre à Monseigneur GANYE…
Les intérêts égoïstes passeront, le pays, notre patrimoine commun, demeurera. Faisons en sorte que les générations montantes ne nous reprochent pas de le leur avoir légué dans un état lamentable.
En conclusion, ce n’est pas opportun dans le climat actuel de forcer à la révision de la Constitution. Dieu garde ce beau pays.
                                                                                                  
+ Pascal N’KOUE
Omnium servus


Nouvelles de Famille
-    Octobre c’est le mois des missions et le mois du Rosaire. Reprenons le chapelet et organisons comme il faut la collecte de la Journée mondiale des missions qui aura lieu le 20 octobre.
-    Du 16 septembre au 02 octobre, je serai en France pour diverses visites aux amis et Collègues dans l’Episcopat.
-    En octobre prochain, nous aurons la joie d’ouvrir sept nouvelles écoles maternelles et primaires catholiques.
-    Nous remercions vivement le Cardinal Giuseppe BERTELLO, ancien Nonce au Bénin, revenu en ami passer quelques jours avec nous. Il a visité 9 diocèses sur 10. Comme saint Paul, il s’est fait tout à tous, malade avec les malades de nos hôpitaux,  enfant avec les enfants, missionnaire de brousse avec les missionnaires en brousse, musulman avec les musulmans, cistercien avec les moniales de Parakou, bénédictin avec les bénédictines de Perperiyakou. N’est-ce pas là une des facettes de la nouvelle évangélisation ?
-    Comment remercier les amis de San Sébastian du Pays Basque qui nous ont envoyé un conteneur qui répond aux besoins réels de développement de notre pastorale sociale.
-    Trois Frères de la Communauté Mère du Divin Amour d’Abidjan arrivent en octobre 2013 pour s’installer à Komiguea. Ils vont s’occuper de bâtir le sanctuaire marial avec nous. Qu’ils soient les bienvenus. Merci à leur Supérieur Général-Adjoint le Père Alphonse qui nous a visité en août dernier.
-    Le terrain du Sanctuaire marial encore nu est passé de 5 ha à 10 ha.  C’est une donation. Dieu est vraiment bon. Nous félicitons les scouts et les chrétiens de Komi qui y ont planté des arbres.
-    Bénissons le Seigneur pour l’affectation de Sœur Raymonde TCHOBO, FCSCJ, au secrétariat de l’Archevêché. Merci à son Institut. Nous l’attendons en octobre.


Voici les membres du nouveau Conseil Presbytéral
1.    Les membres élus (Responsables des secteurs) :
    Les Pères Sosthène ALAPINI, Wojcieck MINTA, Dieudonné DEMBELE, Richard HENNOU, Anatole     MONGADJI, Dindo FALLARME.
2.    Les membres de droit : Les Pères Léonard GORAGUI, Cyrille CHABI, Rogatien MADOKPON.
3.    Les membres désignés : Les Pères Guillaume KAMBOUNON, Jonathan CAPO-CHICHI.



Quelques dates


14 sept.           :    A KoloKondé (Djougou) Vœux perpétuels pour des Sœurs de la  Providence de Gap.
16  sept.-1 oct  :    En France pour diverses rencontres.
2 octobre         :    Retour au Bénin.
3 octobre         :    Conseil permanent de la Conférence Episcopale à Cotonou.
4 octobre         :    Retour à Parakou.
15 octobre       :    A 9 H 30 : Conseil presbytéral à l’Archevêché.
                           A 16 h 30 : Rencontre avec le presbyterium au Centre Pastoral.
   
16 octobre       :    A 9 h 30 : Assemblée générale au Centre pastoral.
20 octobre       :    Journée mondiale des missions. A 18 h  à la cathédrale : Messe d’ouverture de la session ordinaire de la Conférence Episcopale du Bénin. Le Nonce Apostolique et tous les Evêques seront présents. Vous y êtes tous conviés.
21-23 octobre  :    Conférence Episcopale à l’Archevêché de Parakou. Pas d’audience ces jours-là.
25 octobre       :    A 9 H 30 : Réunion à l’Archevêché avec le groupe de réflexion pour l’amélioration de l’enseignement scolaire.
29 octobre       :    A 9 h 30 : Conseil d’Administration des hôpitaux de Boko et de Papanè à l’Archevêché.
31 octobre       :    Messe d’anniversaire de requiem de Guy POGNON à Natitingou.
                          


"Que les institutions de santé de l’Eglise et toutes les personnes  qui y travaillent  à divers titres s’efforcent de voir en chaque malade un membre souffrant du Corps du Christ … Soyez les porteurs de l’amour compatissant  de Jésus aux personnes qui souffrent… Il convient que les institutions de santé soient gérées selon les règles éthiques de l’Eglise, y assurant les services en conformité avec son enseignement et exclusivement en faveur de la vie. Qu’elles ne deviennent pas une source d’enrichissement pour les particuliers… Enfin chaque institution de santé devrait avoir une chapelle. Sa présence rappellera au personnel et au malade que Dieu seul est le Maître de la vie et de la mort " (Africae Munus 140-141).
Le Pape a parlé. Qui oserait le contredire ? Ces idées des Pères synodaux assumées par le Pape Benoît XVI sont une lumière suffisante pour tous ceux qui travaillent dans nos hôpitaux. Essayons de monnayer toutes ces paroles au bénéfice du contexte qui est le nôtre.
    L’exemple indépassable des soins donnés au pauvre et au malade est Jésus. Il passait partout en faisant le bien. Il prêchait aux pauvres la Bonne Nouvelle et guérissait les malades. Puis, il a donné autorité à ses disciples d’en faire autant (Mt 10, 1 ; Mc 1, 32…). Dieu s’est toujours passionné pour l’homme fragile. L’Eglise nourrit le même souci quand elle ouvre des dispensaires ou des hôpitaux. Un de nos hôpitaux, celui de Boko, est dédié à saint Jean de Dieu. Cet homme est un sommet de l’humanité et il est bon de connaître un peu sa vie.
Né au Portugal un 8 mars (1495), il est mort un 8 mars (1550). Son nom était Jean. Son évêque lui ajoute "de Dieu". Et désormais tout le monde l’appellera Jean de Dieu. Il est issu d’une famille pauvre mais très pieuse. Sa mère mourut alors qu’il était encore très jeune. Du père, on n’en sait rien sauf qu’il s’appelait André et il finit comme religieux dans un couvent.
Après mille et une péripéties  Jean se rend à Grenade en Espagne. C’est un drôle de mendiant. On le prend pour un fou. Il en subit les conséquences. Les gamins lui lancent des pierres. Il vit dans sa chair la passion du Christ : les moqueries, le mépris et le rejet. Au lieu de se révolter contre la société, il se réjouit intérieurement d’être considéré comme un vaurien. "A quelque chose, malheur est bon". Cette expérience désagréable l’aidera à mieux comprendre le pauvre et le malheureux sans recours.
Il se fait alors solidaire de tous les malades qu’on ne veut pas accueillir à l’hôpital de Grenade, cette belle et grande ville. Une des plus riches d’Espagne. Alors pris de compassion, Jean se décide à fonder lui-même en 1537un hôpital où il accueillera tout le monde, c’est-à-dire "les malades qu’on refuse ailleurs, les sans-travail, les ivrognes, les clochards, les enfants sans famille, les vieillards sans ressources " et aussi les prostituées.
Un musulman converti au catholicisme lui offre l’hospitalité. Sans consulter son généreux bienfaiteur, Jean profite de son absence pour créer dans cette maison  son premier hôpital. Ça se termine mal. On le met dehors. Jean redouble de confiance en la divine Providence. Son ancien locataire  lui trouve un autre endroit. Parfait ! Il devient un infirmier modèle. Le matin, il se lève très tôt. Il va à la messe. Aussitôt après, il s’occupe des malades. Il les soigne, les panse, les lave, les réconforte. Il mendie pour les nourrir. Il ne cherche pas à se mettre en valeur. "Il n’a pas honte de balayer lui-même le sol, laver le carrelage, récurer les marmites, laver les écuelles, aller chercher de l’eau". Bel exemple à imiter n’est-ce pas ? L’hostilité de départ se change en volonté de collaborer. La persévérance à faire le bien c’est payant ! Des disciples se joignent à lui, alors il fonde l’Ordre religieux des Frères hospitaliers dit de Saint Jean de Dieu.

Chose curieuse ! Jean n’a jamais eu de formation médicale dans une faculté, mais il connaît le métier d’infirmier par expérience. Il s’est formé sur le tas, comme on dit. Et ça  a marché, Dieu aidant bien sûr. Le voilà donc infirmier par vocation divine : "il sait … instinctivement que l’un des secrets de l’efficacité des soins donnés c’est l’amour qu’on porte au malade". L’amour avant tout. Jean de Dieu restera toujours fidèle à cette règle. Dans sa sagesse, il s’associera les médecins pour les soins physiques. Ce sont eux qui établissent le diagnostic et fixent la thérapeutique. Il introduit aussi le prêtre aumônier dans sa stratégie ; c’est lui qui sera chargé des âmes. Ce prêtre s’occupera de relever le moral des patients, de soigner les cœurs blessés et les âmes mal en point.  Le médecin et le prêtre se complètent. La perspicacité de Jean de Dieu est encore actuelle. Et le Pape Benoît XVI lui donne raison : "souvent, c’est précisément l’absence de Dieu qui est la racine la plus profonde de la souffrance" (Caritas in Veritate n°31 c).  C’est vraiment lui l’ancêtre de la médecine moderne. Il a été proclamé par le Pape Léon XIII en 1886 le saint patron des malades et des hôpitaux. Pie XI a fait de lui le saint patron des infirmiers et infirmières en 1930…

Chers professionnels de la santé, je voudrais d’abord vous remercier copieusement pour le service que vous rendez à Dieu et à l’Eglise dans nos hôpitaux et centres de santé. J’admire votre dévouement, attention, sympathie et compassion envers les malades. Votre rôle est fondamental. Votre vocation est exceptionnelle. Je fais l’éloge de vos  diverses compétences. Je félicite chacun de vous, du Médecin-Chef jusqu’au gardien du portail, en passant par les agents d’entretien. Nuit et jour vous êtes sollicités. Personne n’est à l’étroit dans mon cœur de Pasteur. Une réforme est en train de s’instaurer. Merci de l’accepter de bon cœur. L’Eglise ne veut du mal à personne. C’est donc dans l’intérêt de tous. Aidez les nouveaux directeurs qui prendront bientôt fonction dans le but de promouvoir nos structures. Ils ont besoin de votre saine collaboration. Facilitez-leur la tâche. Nous voulons respecter la législation du Ministère de la Santé en vigueur dans notre pays, mais  selon les orientations de la doctrine sociale de l’Eglise experte en humanité. Collaborez de tout cœur sans arrière pensée.

Avant tout, entretenez une bonne ambiance dans l’hôpital. Jamais l’un contre l’autre. Créez l’esprit de famille entre vous, avec les malades et les membres de leur parenté qui les accompagnent. Etre amer et arrogant fragilise et même envenime les relations. Dialoguez dans la vérité et la charité. Faites-vous confiance. Soyez rigoureux et transparents dans les comptes et les bilans financiers. Cultivez l’esprit de détachement. Ne rançonnez personne. La personne humaine passe avant l’argent. Elle est créée à l’image de Dieu. Et Dieu sait être généreux avec celui qui lui fait confiance. Vous êtes des ministres, c’est-à-dire des serviteurs de la vie. Respectez-la scrupuleusement. L’unique Seigneur de cette vie a stipulé un commandement clair : "Tu ne tueras pas". Il nous demandera des comptes. C’est un "non" sec et radical aux avortements. Votre rôle est de défendre la vie dès sa conception jusqu’à sa fin naturelle. Eliminez donc de votre corps médical tout ce qui est tricherie, corruption, fraude, soupçon, mensonge, injustice, mépris de l’autre, critiques méchantes, soif d’enrichissement rapide, esprit de vengeance. Dans ces lieux de souffrance, de grâce, n’en rajoutez pas. Ayez plutôt des convictions fortes et cultivez une foi à toute épreuve. Que cette foi soit agissante et ardente, et non sentimentale et superficielle. Les miracles de guérison se multiplient dans un climat de confiance en Jésus. Travaillez dans la paix et l’unité. Je promets mon soutien de pasteur à chacun de vous à travers la CODIS que nous venons d’installer officiellement…
Vous connaissez certainement cette définition : "La médecine c’est la haine de la maladie et l’amour du malade" (Professeur Lejeune). Quelle belle définition !  Etablissez avec le malade un rapport personnalisé fait de dialogue affable et de confiance. Montrez-lui votre grande humanité. "La qualité d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles de ses membres", dit encore le Professeur  Lejeune. Découvrez au malade la bonté et la tendresse du Christ Sauveur. C’est vrai  que Jésus aime le malade. Mystère ! Il s’identifie non aux hommes forts et bien portants mais aux pauvres, aux petits, à ceux qui souffrent : "J’étais malade et vous m’avez …". Soignez le malade avec amour comme si c’était votre père ou votre mère, votre frère ou votre sœur. Soignez-le comme votre ami personnel ; je dirais même plus, soignez-le comme si c’était Jésus. (Les malades) "ont besoin de l’attention du cœur" (Caritas in Veritate n°31). D’où la formation du cœur, la crainte de Dieu, la rencontre de la personne de Jésus.
En effet, un malade qui souffre, c’est Dieu qui nous demande de lui venir en aide. Au dernier jour, nous entendrons le Christ nous dire : "Tout ce que vous avez fait aux plus petits d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait". Si on l’a bien traité sur terre, on sera introduit au ciel solennellement dans le bonheur éternel. Mais si on l’a mal traité… je n’ose pas terminer la phrase. Ce sera horrible. Il y a un feu éternel. Alors accueillez bien les malades avec amour comme Jésus l’accueillerait. Les pauvres comme les riches doivent bénéficier de votre compassion et de votre attention. Les malades graves et les enfants auront la priorité. Dignité humaine oblige. Et personne ne sera humilié par des mauvais traitements, des injures ou l’indifférence. Bien au contraire informez les patients suffisamment de leur état de santé, formez-les à éviter certaines contagions et à mieux gérer leur vie.

Je sais qu’un effort récent a été fait pour créer dans nos hôpitaux un lieu de prière, un oratoire, une chapelle. Et je vous en félicite. Car le grand médecin des âmes et des corps c’est Dieu. Vous, vous soignez mais c’est sa main qui guérit. Qu’il vous oriente dans le diagnostic et la posologie. Vérifiez s’il y a un crucifix dans toutes les salles. Au pied de la croix de Jésus on trouve toujours aide, réconfort et espoir. Nous avons tous besoin de son secours. Rien ne lui est impossible. Et sans Lui, nous ne pouvons rien faire. Priez et faites prier pour vous et pour les malades. N’oubliez pas la dévotion mariale et donc récitez le chapelet tous les soirs ! Pensez alors à ériger une place mariale dans nos institutions de santé. Je désire fortement que le sacrement des malades, ceux de pénitence et de l’eucharistie y trouvent un accueil constant. Et que le prêtre aumônier soit désiré et sollicité pour rassurer tout le monde de la présence divine. Et comme notre Dieu aime la joie et la fête, je vous exhorte vivement à célébrer, chaque année dans la gratitude à Dieu, la fête patronale de l’hôpital.

    Enfin, je vous assure que nous travaillerons ensemble à avoir une équipe de personnes pour la pastorale de la santé. Son but sera "d’évangéliser la maladie, en aidant le malade à découvrir le sens rédempteur de la souffrance vécue en communion avec le Christ ; de célébrer les sacrements comme signes efficaces de la grâce re-créatrice  et vivifiante de Dieu ; de témoigner par la diaconie (service) et la koïnonia (communion) la force thérapeutique de la charité"(Jean Paul II). Que l’Esprit de Dieu renouvelle nos cœurs afin que nous transformions le visage de nos hôpitaux pour le bien corporel et spirituel des malades. Souvenez-vous que “tout bien portant est un malade qui s’ignore’’.

Saint Jean de Dieu, priez pour nous. Saint Martin, priez pour nous.
                         Sancta Maria, Salus infirmorum ora pro nobis.


+ Pascal N’KOUE
 Omnium servus



Nouvelles de Famille

-    Prions pour le repos de l’âme de Christophe ZIME, chauffeur de l’Archevêché.
-    Prions pour le repos de l’âme de Suzanne, maman de Sœur Odile Fidélia SOHOU s.s.a.

-    Nous félicitons vivement le Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique et nos enseignants et bien sûr les élèves pour les succès obtenus aux examens officiels : Certificat, Brevet, BAC.

-    Le Père Bruno AMANONGBE est mis à la disposition du Secrétariat de la Conférence Episcopale du Bénin pour deux ans renouvelables.

-    La Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements décrète que : le nom de saint Joseph, Epoux de la Vierge Marie, soit ajouté aux Prières Eucharistiques II, III, IV. On attend les traductions officielles. N’oubliez pas la messe votive à Saint Joseph les mercredis : Prière pour nos bienfaiteurs et les papas catholiques.

-    Un prêtre et une laïque nous ont représentés aux JMJ au Brésil. Bénissons-en le Seigneur.

N.B : Le Cardinal Giuseppe BERTELLO, un ancien Nonce au Bénin, fait partie des 8 sages choisis par le Pape François pour réformer la Curie Romaine. C’est lui qui vient pour le pèlerinage national qui commence le 16 août à Dassa. Certains de nos fils auront la joie d’être ordonnés par lui à Parakou le 17 août prochain.

-    Le Frère Don Diègue BADE sera ordonné prêtre pour le compte des Oblats de saint François de Sales.
-    Seront ordonnés diacres :
Le Frère Clément SOBAKIN (Monastère Notre-Dame du Kokoubou) et les séminaristes WOROU Christian, AGANI Adolphe, KOTOKO Jacques et CODJIA Angelo.
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Quelques dates


9 -10 août :    A Porto-Novo, pour les 40 ans de Sacerdoce de Mgr Jean-Benoît GNAMBODE, l’Administrateur Apostolique.


11 août      :    Retour à Parakou.


14 août      :    Arrivée du Cardinal Giuseppe BERTELLO à Parakou.


15 août      :    Fête de l’Assomption de la Vierge Marie. Vœux solennels au Monastère l’Etoile Notre -Dame. Messe présidée par le Cardinal BERTELLO.


15-16 août :    Un tour à Natitingou avec le cardinal BERTELLO.


17 août       :    A 9 h 30 : Ordinations presbytérales et diaconales à la Cathédrale de Parakou.


17-18 août :    Pèlerinage marial à Dassa.


20 août       :   Déoration à Cotonou de Son Excellence LOKO Théodore, Ambassadeur du Bénin près le Saint-Siège au Vatican.


22 août       :    Retour à Parakou.


24 août       :    Vœux perpétuels chez les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus à 9 h 30.

                       




« Les écoles catholiques sont à la fois des lieux d’évangélisation, d’éducation intégrale, d’inculturation et d’apprentissage du dialogue de vie entre jeunes de religions et de milieux sociaux différents. Aussi l’Eglise en Afrique…s’emploiera-t-elle à promouvoir  l’école pour tous,  dans le cadre de l’école catholique. » Ecclesia in Africa n°102.

Eduquer un enfant c’est le conduire à Dieu créateur et Père ; c’est essayer de lui faire prendre conscience que "l’homme n’est grand qu’à genoux". C’est dans ce terreau que les bonnes règles morales prennent racines, fleurissent et portent beaucoup de fruits pour le bien commun. Car si nous bâtissons une société sans Dieu, ce monstre artificiel se retournera un jour  contre nous pour nous broyer.
Les premiers éducateurs ce sont les parents. L’école vient en appui à la famille. Si la morale est négligée en famille, l’école aura beaucoup de difficulté pour redresser les "tordus". Mais si la morale ne s’appuie pas sur la crainte de Dieu et les lois de la nature, tôt ou tard, on aboutira à ce slogan nocif, "il est interdit d’interdire". Cette idéologie a "enfanté" le relativisme moral, l’esprit libertaire et les fameux nouveaux droits de l’homme : avortement, homosexualité, euthanasie, gender, mariage pour tous etc. Quelle  pollution inhumaine ! Ce sont des maux lucifériens à combattre. Il n’est pas exclu qu’un jour on légalise aussi la pédophilie qui, Dieu merci, est encore considérée comme une horreur abominable.
Les écoles catholiques au Bénin, nous le savons, sont très appréciées. Une bonne partie des élites intellectuelles de notre pays est passée par nos bancs. Mais attention, l’enseignement catholique a sa spécificité : c’est un lieu d’évangélisation. Plus qu’une paroisse, l’école catholique rassemble les enfants et les jeunes de religions différentes et de milieux sociaux divers : belle occasion pour évangéliser, n’est-ce pas ? Mais évangéliser ce n’est pas faire du prosélytisme, ni endoctriner, encore moins forcer les gens à recevoir le baptême. C’est faire connaître Jésus-Christ, Lumière du monde, password ou code secret qui permet de bâtir une saine et fructueuse mondialisation. D’où cette question fondamentale : Est-ce que nos écoles sont préoccupées de transmettre les valeurs du Royaume des cieux en plus du savoir et du savoir-faire?  Concrètement, chaque jour, est-ce qu’on prie avant et après le cours ? Chaque semaine, y-a-t-il un enseignement de la foi, un cours d’instruction religieuse ? Les élèves baptisés reçoivent-ils des cours de catéchèse en vue des sacrements (première communion, confirmation et pénitence) ? Les non chrétiens qui désirent devenir disciples du Christ, bénéficient-ils d’une attention particulière ? Le prêtre aumônier compose-t-il avec le directeur de l’établissement pour organiser des causeries culturelles ou rencontres spirituelles? Y-a-t-il le souci d’avoir une chapelle ou un lieu de prière dans l’enceinte de l’établissement, surtout là où l’église paroissiale est éloignée ? Pendant les temps forts de l’avent et du carême que se passe-t-il ? Y-a-t-il un crucifix dans chaque salle de classe ? Toutes ces questions peuvent paraître secondaires, mais elles sont primordiales.
Pour reprendre une expression forte du Pape Benoît XVI, je dirais qu’on donne toujours trop peu à l’homme quand on ne lui donne pas le Bon Dieu. Car le Dieu d’amour que Jésus-Christ nous a annoncé n’enlève rien à l’homme, il lui donne tout. "Il n’a besoin de rien, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le reste " (Actes 17,25). Non seulement la visibilité mais aussi la spécificité catholique doit être présente dans nos écoles. Là-dessus, il faut être très clair avec les parents d’élèves et les enseignants. Ne trichons pas avec le mot catholique. Malheur à nous si l’amour effréné de l’argent nous pousse à frelater notre identité pour séduire les portefeuilles des riches. Pour nous aider à ne pas succomber à cette tentation, Benoît XVI se fait notre avocat auprès de nos gouvernants pour qu’ils appuient financièrement nos écoles (Africae Munus N°78). « Tout cela suppose la formation humaine, culturelle et religieuse des éducateurs eux-mêmes » (Ecclesia in Africa n°102).
Je voudrais savoir sur quelle base on recrute nos enseignants. Quelle est leur motivation réelle en venant dans nos écoles ? Est-ce qu’ils connaissent bien nos statuts ? Est-ce qu’ils s’engagent à respecter la spécificité de l’enseignement catholique et notre projet éducatif ouvert à la transcendance? Est-ce qu’ils acceptent de transmettre nos valeurs morales et spirituelles que je considère comme des vitamines indispensables pour toute croissance humaine, saine et solide? Développer seulement l’intelligence et la technique chez l’individu c’est incomplet. Les fabriquants et poseurs de bombes ne sont pas des gens stupides. Il leur manque la crainte de Dieu et le respect de la vie humaine."La foi et la raison sont comme deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité" (Fides et ratio).
Et les parents d’élèves, en inscrivant leurs enfants chez nous, sont-ils avertis du caractère catholique de nos écoles ? Sont-ils conscients du "plus" que l’éducation catholique donne à leurs enfants ? Instruire sans évangéliser c’est transpirer à grosses gouttes pour très peu de chose. La preuve, c’est qu’il y a beaucoup de diplômés sans emploi. Et le nombre de jeunes en difficulté s’accroit : enfants des rues, orphelins, prostituées etc. L’Eglise est mère et ne peut pas fermer les yeux sur la misère du monde. Ayons le souci de scolariser aussi et surtout les enfants des pauvres. Comme vous le voyez, il est urgent de revaloriser le métier d’enseignant en insistant sur quatre points :
1.    Le regard plein d’attention et de bonté de l’enseignant envers l’enfant,
2.    Les bonnes relations entre collègues enseignants.
3.    La gestion des conflits à l’amiable et dans la discrétion.
4.    Les bons rapports à établir entre parents et enseignants. Et tous ces points doivent être
habités par le baume ou l’amour de Jésus-Christ Chemin, Vérité et Vie. C’est un métier difficile où il faut donner le meilleur de soi-même. D’ailleurs il n’est de bon enseignant que celui qui aime profondément ses élèves et leur accorde une attention particulière. Car ce qui donne valeur aux services que nous rendons, c’est l’enthousiasme et l’effort gratuit, j’irai jusqu’à dire la passion que nous y mettons.
Saint Jean-Baptiste de la Salle (1651-1719), saint patron des enseignants, exigeait des maîtres une parfaite connaissance des élèves à travers un "catalogue" qui décrivait l’enfant, son univers familial, ses progrès. Chez lui, le b a ba de la discipline collective reposait sur la ponctualité et le silence. Si "la ponctualité est  la politesse des rois", le silence, quant à lui, favorise la réflexion profonde. On n’apprend rien de sérieux dans le bruit. Que d’efforts nous avons à faire sur ce point ! Le Saint prescrivait qu’on emmène tous les jours les élèves, en rangs silencieux, de l’école à l’église paroissiale pour participer à la messe. C’était sa manière d’éduquer à la concentration, véritable remède contre la superficialité et la dispersion. Les hommes sages ont toujours cultivé le silence. Le grain qui nous fait vivre grandit en silence. On réfléchit en silence. On médite en silence. Les bonnes décisions se prennent dans le silence. On meurt et on ressuscite en silence. En effet, nul ne connaît le moment précis de la résurrection de Jésus-Christ. Le silence est un besoin de l’âme pour s’unir à Dieu. C’est l’engrais de la vie intérieure.
Concernant l’autorité du maître, nous avons un modèle indépassable : le Christ crucifié. Lui, le Maître et Seigneur, s’est fait serviteur de tous jusqu’au don total de lui-même. Il faut l’imiter. De La Salle insistait pour que l’enseignant soit un homme exemplaire même dans sa manière de se vêtir, de se tenir devant les apprenants, sur la vie intérieure et la piété. Et tout cela aussi par affection pour les élèves. Car "sans affection pas de confiance, sans confiance pas d’éducation", répétait souvent Don Bosco. En un mot, le secret de l’autorité c’est mettre Jésus-Christ au centre des relations maître-élève. J’ajoute seulement qu’il faut des éducateurs gais, souriants et joyeux. Ils sont souvent plus performants, plus écoutés et donc plus influents. Après tout, éduquer c’est partager son bonheur, peu importe la matière qu’on enseigne. Et l’Afrique peut enseigner au monde sa culture si chaleureuse, si religieuse et si humaine. Rappelons que c’est l’Afrique que Jésus a choisie pour s’y réfugier au temps du roi Hérode. Sans commentaire ! Ne négligeons pas nos langues vernaculaires, nos cultures, et nos valeurs africaines comme l’hospitalité, la religiosité populaire, le respect des anciens, la solidarité familiale, la convivialité, la recherche du consensus.
Aux enseignants, je demande donc d’être simples et proches des apprenants, de prier avec eux et pour eux. Créez avec eux l’esprit de famille où règnent paix, amour et confiance. Développez chez eux la pensée critique et l’esprit de créativité. Qu’ils s’appliquent à la sauvegarde de l’environnement et à l’amour du travail bien fait. Qu’ils aient le souci du bien commun et le sens de la responsabilité personnelle et sociale. C’est une mission délicate mais exaltante qu’on vous confie. Dites-vous que votre rôle est  de former la conscience et la volonté  des jeunes pour faire d’eux des hommes solidaires, honnêtes et ouverts à l’universel, de bons citoyens et même des saints du ciel. Un saint c’est celui qui veut le bien de tous. Et Léon Bloy a raison de nous prévenir qu’"il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints". Que les dix commandements, que Yahvé a donnés au peuple Israël pour le structurer, servent de boussole dans chaque classe. Puisez les exemples de vie dans la Bible, mais aussi auprès des éducateurs et des saints comme François de Sales, Don Bosco, Philippe Neri, Alphonse de Liguori, Kisito etc. Mais je vous rappelle que vous avez un concurrent impitoyable, un ennemi puissant et séduisant, ce sont les vendeurs d’images qui, sans aucune censure, diffusent des illusions de bonheur, des images truquées, des apparences trompeuses, des réussites faciles où règne le Père du mensonge. La crise de ce temps est très profonde. C’est pourquoi sans l’aide de Dieu, nous ne pouvons pas nous en sortir.
Aidez vos élèves à bien gérer le temps. "Le temps perdu ne se rattrape jamais". Il vaut plus que l’or et l’argent. Poussez-les à penser à la prévision à long terme, à l’échelle des valeurs, à la planification des tâches.  Qu’ils aient le goût de l’effort, car c’est « l’effort qui fait les forts ». Qu’ils travaillent avec méthode et soient persévérants dans les épreuves. Un homme inconstant est comme une feuille sèche qui se laisse balloter par toutes sortes de vents contraires. Les mouvements catholiques comme l’Enfance missionnaire, la JEC, le Scoutisme sont à encourager. La musique, les métiers manuels, le sport et la gymnastique rendent fermes les indécis et dilatent les cœurs. Convainquez les jeunes que la terre est un don précieux de Dieu, une grande richesse. Et qu’il faut la transformer sans l’agresser sauvagement, ni la brader à vil prix. Si ce volet était pris au sérieux, il n’y aurait pas de diplômés sans emploi. Introduisons de profonds changements utiles dans notre système scolaire, dans nos mentalités, nos comportements et nos idées pour former l’homme intégral, dans son unité économique, sociale, morale, culturelle et religieuse. C’est dans ce contexte que le vrai progrès sera au service de l’humanité.
Laissons le mot de conclusion à un grand sage, le Pape Benoît XVI : "Le travail d’un professeur ne consiste pas seulement à transmettre des informations ou à enseigner des compétences pour procurer un profit économique à la société ; l’éducation n’est pas et ne doit jamais être considérée selon une optique purement utilitaire. Il s’agit de former la personne humaine en lui donnant le bagage nécessaire pour vivre pleinement sa vie ; en bref il s’agit de transmettre la sagesse. Et la vraie sagesse est inséparable de la connaissance du Créateur". Pour tout dire, ayons la fierté de transformer en hommes sages les enfants qu’on nous confie. La doctrine sociale de l’Eglise est là pour nous aider. C’est un levier dynamique pour le développement intégral de l’homme africain et de l’homme universel.


+ Pascal N’KOUE
Omnium servus.



Nouvelles de famille
•    Nous remercions vivement le P. Bernard Minvielle, Supérieur de l’Institut N.D. de Vie, venu nous visiter le mois dernier en compagnie des P.P. Alain BONJOUR et Régis. Des liens se tissent pour notre futur séminaire diocésain.
•    C’est le mois des examens scolaires. Nous souhaitons plein succès à tous les candidats. Qu’ils se rapprochent des prêtres pour demander des bénédictions et des messes.
•    Je lance un appel pour collecter beaucoup de vélos au profit des enfants des villages qui vont à l’école à pieds.
•    Nous remercions Mgr Jean-Benoît GNAMBODE, Administrateur Apostolique de Porto-Novo, qui vient présider aux cérémonies des 4 nouvelles professes des Sœurs FCSCJ, le 7 juin.
•    Pour l’équipe de formation dans les postulats et noviciats, il faut un minimum de trois personnes.
•    Nous avons eu la joie de donner le sacrement de confirmation à 673 jeunes au Sanctuaire le jour de la Pentecôte. Il y a de l’espoir.
•    C’est aussi le début des vacances. Qu’elles soient reposantes, priantes, fructueuses et épanouissantes.
•    Nous avons apprécié hautement les conférences données par les P.P. Louis HONDOKODO et Didier GNITONA, lors de notre dernière Assemblée Générale. Qu’ils en soient vivement remerciés.
•    Une mission de chirurgie plastique et réparatrice (bec de lièvre, rétraction de brûlures, tumeurs etc.) arrive à l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta du 13 au 27 juin. Appelez l’hôpital sans retard.
•    Pour la rentrée scolaire d’octobre prochain, chaque école catholique devra avoir un aumônier prêtre, sous la responsabilité du Curé de sa paroisse.
•    Le logo de l’enseignement catholique dans notre diocèse comporte, entre autres, deux lauriers à gagner : le terrestre et le céleste. Je recommande l’opuscule Jeunesse béninoise, sois fière, de Mr Jean PLIYA.
•    Prions pour le repos de l’âme de Rosalie, maman de Sr Hélène ANEYOU, sœur de Menton.
•    Bienvenue au nouveau Nonce Apostolique pour le Bénin et le Togo. Il s’appelle Brian UDAIGWE et arrive à Cotonou le 10 juin de ce mois.

NB. La retraite sacerdotale aura lieu au monastère l’Etoile Notre Dame du 29 juillet au 02 août. Commencez à vous inscrire.

 


Quelques dates


2 juin    Fête du Saint-Sacrement.


12h : Messe au Sanctuaire Rédempteur de l’homme.


16 h : Adoration eucharistique à la cathédrale en union avec le Pape François.


3-6 juin    Assises des directeurs diocésains des OPM à Parakou, au Centre Pastoral.


4 juin    Rencontre avec les recteurs de nos séminaires à l’Archevêché à 9 h 30.


7 juin     Fête du Sacré-Cœur. Journée mondiale de prière et de sanctification pour les prêtres. Messe à 10h au Monastère l’Etoile Notre Dame avec tous les prêtres. Nous y restons  toute la journée.


9 juin    Confirmations à Bétérou à 9 h 30.


11 juin    Conseil presbytéral à 9 h 30 à l’Archevêché


12 juin    Réunion à l’Archevêché pour la révision des statuts de nos hôpitaux.


13 juin    A Cotonou pour rencontre avec le nouveau Nonce.


15 juin    Journée de l’Enfant africain. Messe à 10h à la cathédrale.


16 juin    Fête des pères et des mères au Centre Pastoral Guy Riobé.


23 juin    Confirmations à l’Université à 9 h.


30 juin     Confirmations à Kika à 10 h.

   
Je voudrais, avant l’homélie, vous livrer un extrait d’une Conversation de Claire Ferchaud (une mystique française morte en 1972) avec Jésus sur la peine que beaucoup d’âmes causent à Jésus.
Claire : Dis-moi Jésus aimé, il n’y a donc pas que moi qui suis méchante.
+ Hélas non, dit Jésus, presque toutes les créatures blessent mon cœur, les unes légèrement, d’autres davantage. Mais le plus grand nombre me chassent de leur cœur par le péché mortel.
- Mais pourquoi tu ne grondes pas les méchants ? Il faut les punir.
+ Calme-toi, ma petite Claire, ce n’est pas ordinairement par la rigueur que je gagne les âmes méchantes. Je commence à les attirer par ma miséricorde et mon Amour. Il faut être doux et patient avec les pécheurs, tout comme une maman qui  soigne son enfant malade avec une grande patience.
 - Alors toi Jésus, reprit Claire, tu ne punis jamais ?
+ Jésus dit gravement : Je punis à la fin, quand les âmes abusent de ma patience et  de ma Miséricorde. Le châtiment est encore un don de mon amour.

Après une conversation aussi limpide, on ne peut que désirer la plongée totale dans la miséricorde de Jésus. En cette solennité du Sacré-Cœur, invoquons l’Esprit d’Amour pour les baptisés, les consacrés et surtout pour les prêtres.
Dieu est Amour : Il n’est qu’amour. Béni soit son Saint – Nom. Nous voici en ce haut lieu de prière pour célébrer avec les moniales la journée mondiale de prière et de sanctification pour les prêtres. Cette décision du Pape Jean Paul II fut prise en 1995 avec sa Lettre aux prêtres à l’occasion du jeudi saint. Comment ne pas remercier ces mères qui, malgré leurs jours de retraite, nous ont inclus dans leur programme. Merci de nous accueillir si aimablement. Ce cadre nous pousse au recueillement, au silence et nous aide à contempler ce Cœur qui nous a tant aimés. Nous sommes tous nés du cœur de Jésus…
Révérends Pères, soyons réellement des pères et des pasteurs selon le cœur de Dieu. J’ai du plaisir à voir que la fraternité sacerdotale se construit de plus en plus entre nous. Elle se construit lentement mais sûrement. L’union des cœurs devient une réalité. Que le Nom du Seigneur soit béni. Continuons de la construire autour du Christ crucifié, en acceptant nos différences de caractères et nos différences ethniques. Dieu a un plan sur chacun de nous et sur ce diocèse de Parakou. Il nous suffit de collaborer à son plan de salut. C’est le Seigneur qui veut que nous soyons différents. Nul n’est inutile. Nul n’est de trop.
    La différence fait partie des réalités de la vie. C’est une richesse qui vient de notre Créateur mais aussi de nos formations et milieux de vie. Les confrères prêtres ne seront jamais comme des briques qui sortent d’un même moule ou des tissus d’une même usine, tous pareils, tous identiques. On ne peut pas gommer  les différences ni les dissoudre, mais les accepter, les organiser et les harmoniser dans la charité et la vérité pour mieux servir l’Eglise. La Bible ne nous demande pas de combattre les différences mais de niveler les antagonismes, d’enlever le venin de l’orgueil et le poison de la jalousie qui produisent le mépris et le rejet de l’autre. Ce venin mortel peut attaquer aveuglement toute personne. Il s’en prend même aux frères de la même région et de la même famille ; les frères, même père et même mère, peuvent se tuer sans pitié. Le premier meurtre dans la Bible a eu lieu entre Caïen et son frère Abel. Un même sang coulait dans leur veine. Et pourtant ! Le sang du Christ fait de nous de vrais frères. Acceptons-nous humblement.
Par ce sang, la miséricorde de Dieu descend partout où se trouve un cœur humble. La Vierge Marie nous le dit dans son Magnificat : “Il a regardé l’humilité de sa servante’’. Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles, il donne sa grâce. Et donc pour être grand aux yeux de Dieu, c’est-à-dire pour être saint, il faut devenir petit comme un petit enfant, et désirer occuper la dernière place comme Saint François d’Assise ou Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Et lorsqu’on s’abaisse, ce n’est jamais perdu, Dieu nous élève.
Car c’est l’humilité qui nous rend léger pour nous permettre de voler haut. Le péché nous alourdit. C’est l’humilité qui nous fait fléchir le genou devant le Christ. C’est l’humilité qui nous contraint de faire la volonté de Dieu. C’est l’humilité qui nous évite l’isolement et nous pousse à faire le premier pas vers l’autre et à souffrir pour le frère qu’on a blessé. C’est l’humilité qui nous pousse à aimer le dialogue et à reconnaître facilement nos tords quand un ami ou un supérieur nous a fait des observations. Se mettre sur un piédestal, c’est ignorer le primat de la grâce. C’est l’humilité qui nous aide à vivre dans la sincérité, la vérité et même la transparence. C’est l’humilité qui nous pousse à demander pardon et à donner le pardon à qui nous a offensé.
Demandons souvent au Seigneur de nous donner la grâce de la douceur et de l’humilité. Un prêtre saint est humble. Il partage. Il est convivial. Il est compatissant. Un prêtre humble quelle prédication silencieuse ! Un diocèse qui se remplit de prêtres humbles, quelle richesse inouïe ! Répétons souvent : "Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre". A cette invocation on devrait ajouter toujours : "O Marie conçu sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous". Ces deux cœurs saints nous consoleront pour que nous puissions consoler tant de personnes découragées. Ils nous rendront saints pour que nous proposions la sainteté de Dieu à tous les pécheurs qui le cherchent.
Nous les prêtres, nous sommes faits pour conduire les âmes à Dieu, ce Dieu qui fait lever son soleil sur les bons et les méchants. Ce n’est pas d’abord pour enseigner le français, les maths, l’histoire-géo, la philosophie dans les collèges publics afin de gagner quelques piécettes. Satan aime nous éloigner de Dieu par des tentations “intéressantes’’ mais toujours trop basses. On devrait plutôt être préoccupé de créer des aumôneries dans les établissements publics où on désire tant enseigner les matières profanes. Pensons-y sérieusement. Les jeunes ont besoin de la Lumière de Dieu. Ils ont soif de Dieu.
Ce n’est pas non plus pour nous acharner sur des postes juteux ou faire des revendications d’augmentation de salaires que nous avons reçu l’ordination sacerdotale. Le sang du Christ a plus de prix que cela. Ce n’est surtout pas pour jouer aux théologiens verbeux ni même pour jouer aux sapeurs pompiers avec les pauvres. L’Eglise n’est pas une ONG nous dit le Pape François. On existe pour le salut des âmes. C’est un sujet grave qui sera toujours d’actualité. Et l’unique stratégie pour évangéliser notre diocèse c’est notre témoignage de prêtres en tant que prêtres. “Le témoin est celui qui vit en premier le chemin qu’il propose’’ (Benoît XVI). Le premier, de façon absolue, c’est le Fils de Dieu. Imitons-le. Soyons vigilants à maintenir notre vie sacerdotale fixée sur la croix, dans la prière intérieure quotidienne et les œuvres de charité.
Pour conduire les âmes à Dieu, il faut être soi-même en marche vers Lui avec deux grandes vertus : la confiance en la divine providence ; et la persévérance tenace dans les obstacles et les incompréhensions. La confiance totale suppose le saint abandon ou le renoncement à soi. La persévérance suppose l’acceptation de la croix. Cela n’est possible que si à notre tour on aime Dieu et le prochain quel qu’il soit. C’est exigeant, surtout que la logique de Dieu est différente de la logique des hommes. Elle est d’un autre ordre, d’une autre nature. Elle repose sur sa miséricorde infinie.

+ Pascal N’KOUE
 Omnium servus

NOMINATIONS
« Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je peur ? Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ? Même si mon père et ma mère m’abandonnent, le Seigneur me recevra » PS 27.
    Après avoir passé en revue les différents besoins et les multiples services à accomplir pour le bien de la Famille diocésaine de Parakou, l’Archevêque et son Conseil presbytéral, guidés par l’Esprit de Dieu, ont procédé aux nominations suivantes :

1.    R.P. Cyrille CHABI, Curé de la cathédrale.
2.    R.P. Tiburce APOVO, Curé de Tchatchou.
3.    R.P. Dieudonné AHYITE, Curé de Titirou.
4.    R.P. Charlemagne AMOUSSOUVI, Curé de Kika.
5.    R.P. Cyrille AGANI, Curé fondateur d’Alafiarou (partition de la paroisse de Tchaourou).
6.    R.P. Aristide GONSALLO, Coordinateur des trois hôpitaux diocésains : Boko, Papanè, Tinré.
7.    R.P. Dominique ADJE, Directeur de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Boko.
8.    Docteur Alain SANTOS, Médecin-chef de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Boko.
9.    Sœur Mireille AGUESSI, Directrice de l’hôpital Saint Martin de Papanè.
10.    Docteur Jean-Pierre HOUNYET, Médecin-chef de l’hôpital Saint Martin de Papanè.
11.    R.P. Ernest DEGUENONVO, Recteur du Sanctuaire Jésus, Rédempteur de l’Homme.
12.    R.P. Henri EDOH, Directeur de la Caritas-BDBD.
13.    R.P. Denis LE PIVAIN, Directeur de " Providentia Dei " en vue de la préparation du Séminaire diocésain de philosophie à Gaah-Baka, dans l’esprit de l’Institut Notre-Dame de Vie.
14.     R.P. Guillaume KAMBOUNON, Délégué de l’Evêque auprès des Consacré(e)s.
15.     R.P. Arnaud TCHOGOLOU, Directeur du Centre pastoral G. Riobé.
16.    R.P. Olivier GANGBAZO, Curé de Sirarou et Aumônier diocésain du Mouvement Catholique des Cadres et Personnalités Politiques.
17.    R.P. Augustin TOSSOU, Vicaire à Albarika.
18.    R.P. Ursule AGBANGLA, Vicaire à la Cathédrale et Aumônier diocésain des Jeunes.
19.    R.P. Apollinaire KADJO, Professeur au Séminaire Notre-Dame de Fatima.
20.    R. P. Franck TOKPASSI, Responsable du CAV (Centre Audio Visuel).
Prions pour que chacun d’eux soit soucieux de faire la volonté du Seigneur pour lui plaire.
N.B. : Toutes ces nominations prennent effet le 1er septembre 2013.
Et que les passations de service se fassent en bonne et due forme, dans un climat fraternel et détendu. Tout pour la gloire de Dieu.


Séminaristes en stage en vue des Ordres sacrés
Gilles KIMBA à la paroisse de Sirarou.
Moïse DEGODO à la paroisse Saint Joseph d’Alaga.
Marius OBA à la paroisse de Papanè.
Jacques KOTOKO à la paroisse de Nima.
Angelo CODJIA à la paroisse de Kika.
Albert DAKIN à la DDEC (Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique).


 
Nouvelles de Famille
Nous remercions de tout cœur les moniales de l’Etoile Notre-Dame pour nous avoir si bien accueillis en la fête du Sacré-Cœur. Comment ne pas souligner aussi la présence discrète mais effective de quelques bénédictines de Perporiyakou. Elles ont contribué à la réussite de cette fête. Comme c’était beau ! Prions les uns pour les autres.

Le Centre Notre-Dame de Refuge et tout le diocèse remercient vivement Oïhana GALARDI OGALLAR, venue de San Sebastian, pour son dévouement sans bornes, au profit de nos enfants de Komiguea, en grosses difficultés.

Tous ceux qui accueilleront des séminaristes pour le stage pastoral sont priés de dresser un certificat en trois exemplaires à la fin (Evêché-Paroisse-Séminaire).

L’Assemblée générale pour l’ouverture de l’année pastorale aura lieu le 16 octobre 2013 au Centre pastoral. Le thème sera :"Allons à Jésus par Marie". Comme vous le voyez, ce sera une année mariale.

C’est le temps des vacances, temps des distractions, du repos, des retrouvailles, des camps de vacances. N’en faites pas un temps de dépravations. N’oubliez pas la vie spirituelle. Zappez moins. Lisez de bons livres, spécialement la Bible et travaillez de vos mains. Ça fait du bien.

L’appel du Pape pour l’adoration eucharistique en la fête du Saint Sacrement a été bien accueilli. La cathédrale était pleine comme un œuf. Le silence impressionnant. Les vêpres solennels chantés en chœur sous la direction du Curé de la Cathédrale. Une note négative : l’ostensoir était trop petit. Qui nous offrira un grand ?

Nous avons apprécié le passage quoique rapide de la Mère Marie-Claude, Supérieure Générale des Sœurs ocpsp, de Mgr Justin Evêque de Ouahigouya, et du Frère Emmanuel DUPREZ.

Bienvenu et bon séjour parmi nous à Dom Jean-Marc CHENE, Père Abbé du monastère  de Bellefontaine et Père immédiat du Monastère de Kokubu.

N.B : Le pèlerinage marial à Dassa aura lieu du 16 au 18 août et sera présidé par le Cardinal Giuseppe BERTELLO, Président du Gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican.
Le 17 août : Ordinations diaconales et presbytérales à la cathédrale à 9 h 30 par le Cardinal BERTELLO.
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Quelques dates


4 juillet                         :    Rencontre avec les scouts à Komiguea.


5-7 juillet     :    Visite pastorale à la quasi paroisse de Wansirou.


11 juillet               :    A 10h, Vœux solennels de Sœur Edwige Mounirou au Monastère Etoile N. Dame.


13 juillet           :    A 9 h 30, Ordination presbytérale à Calavi de Dieudonné B. s.m.a.


14 juillet                :    Messe dominicale à 11 h à la Cathédrale avec la Communauté anglophone.


20 juillet    :    A 10 h30, Vœux solennels du Frère Romain AGBOGBO au Monastère de Kokubu
                :    A 16 h, Rencontre avec les Séminaristes de Parakou au Centre Pastoral.


21 juillet    :    Collation des ministères au Sanctuaire de Jésus, Rédempteur de l’Homme à 10 h.


22-26 juillet    :    Retraite sacerdotale à Ouidah, au Séminaire Saint Gall.


29 juillet-02 août      :    Retraite sacerdotale au Monastère l’Etoile Notre-Dame, par le Révérend Père Eugène KPODA.
  


Le mois de mai est devenu synonyme de « mois de Marie ». Ça ne se discute pas. Tout un mois est dédié, offert, consacré à Marie. Et pour cause, n’est-elle pas la Vierge des vierges, l’Immaculée Mère de Dieu, la Médiatrice de toute grâce, la Reine des cieux et Reine des familles etc. ? Un mois à elle toute seule c’est même trop peu. La preuve, il y a un autre mois qui lui est dédié et qu’on appelle le mois du Rosaire : c’est octobre. Mais revenons au mois de Mai.

Le Créateur de l’univers a fait de mai le mois le plus beau pour l’offrir à sa douce Mère, qui est notre Mère. Observez avec moi : la nature reverdit, après son dépouillement brutal causé par la saison sèche et l’agression sauvage des feux de brousse. Les premières pluies redonnent un bel aspect  aux arbres qui ployaient piteusement sous une épaisse couche de poussière de l’harmattan. Les oiseaux, au plumage multicolore, réapparaissent dans le firmament, et chantent gaîment  leur  hymne national invariable, mais toujours beau. Les couchers de soleil sont brusques, mais féériques et envoûtants. Les géants caïcédrats sont bercés pacifiquement par les vents doux et humides qui viennent du sud. On recommence à entendre le glouglou de l’eau des rivières, après la longue saison sèche où tout avait tari. Les ruminants apprécient  les gras pâturages et remercient  le Ciel dans leur patois indéchiffrable. Les poissons de l’Okpara, dans la sauce d’arachide bien épicée, réjouissent à nouveau le palais des gourmets. Les plus pauvres s’offrent plusieurs repas par jour, grâce à la cuisine gratuite du bon Dieu : mangue, karité et néré, fruits abondants et même surabondants. Et que dire des flamboyants, pareils à de grandes dames élégantes aux perruques radieuses où domine le rouge vermeil. On respire mieux. Et malgré les coupures indisciplinées de la Société Béninoise d’Electricité et d’Eau (SBEE), les chrétiens chantent à cœur joie l’alléluia vibrant de Pâques, après la lessive spirituelle de la semaine sainte. Vive le mois de Marie ! Réveillons notre dévotion envers elle ! Mettons-nous à son école pour mieux dire notre gratitude à Jésus, le Sauveur.

La Sainte Vierge Marie est vraiment un “patrimoine’’ universel, ignoré malheureusement  de  l’ONU. Dommage ! Que de fois, j’ai vu des femmes musulmanes entrer dans mon modeste évêché pour s’incliner devant sa statue! Que de personnes j’ai vu faire un signe de respect à la Vierge depuis le portail d’entrée avant de continuer leur route ! J’entends encore ce professeur catholique me dire : “c’est un de mes collègues protestants qui m’a convaincu de l’importance de la dévotion mariale et qui m’a enseigné à réciter le chapelet’’. Tout le monde a besoin de cette Vierge incomparable. Elle est plus œcuménique qu’on le pense. Tournons-nous vers elle.
Oh catholiques, notre Seigneur a dit quelque part : “Les publicains et les prostituées vous devanceront dans le Royaume des cieux’’. Il aurait pu ajouter : les non-catholiques vous devanceront dans la dévotion à ma Mère. Ils découvrent de plus en plus qu’elle est la médiatrice de toute grâce, l’avocate du genre humain. Elle est apparue dix-huit fois à Lourdes en 1858, six fois à Fatima (au Portugal), je ne sais combien de fois à Quibeho (au Rwanda). Et c’est toujours chez les catholiques. Qu’en faisons-nous ? Elle a souvent le saint rosaire à la main. Et sa demande la plus insistante est qu’on récite cette prière. Savez-vous pourquoi ? A cause de ce qu’on y gagne. A cause des 15 promesses qu’elle fait aux dévots du Rosaire. Et ce ne sont pas des promesses de campagne électorales. Elle est Mère de Dieu, Reine du Paradis, Ambassadeur plénipotentiaire du Ciel sur la Terre. Son pouvoir, elle le tient directement de Dieu et non du peuple par des fraudes électorales, tripatouillage des bulletins, ou bourrage des urnes. Pour elle, il ne s’agit pas d’un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois. C’est un privilège divin à vie ! Lisez attentivement et avec foi ses promesses :

1. A tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces.
2. Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire recevra quelques grâces remarquables.
3. Le Rosaire sera une armure très puissante contre l’enfer ; il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies.
4. Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux  âmes les miséricordes divines les plus abondantes ; il substituera dans les cœurs l’amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront par ce moyen !
5. Celui qui se confie à moi, par le Rosaire, ne périra pas, (c’est-à-dire ne se séparera pas de Dieu pour toujours).
6. Celui qui récitera pieusement mon Rosaire, en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur : Pécheur, il se convertira ; juste, il croîtra en grâce et deviendra digne de la vie éternelle.
7. Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du Ciel.
8. Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront, pendant  leur vie et à leur mort, la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des bienheureux.
9. Je délivrerai très promptement du Purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire.
10. Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d’une grande gloire dans le ciel.
11.     Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l’obtiendrez.
12. Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités.
13. J’ai obtenu de mon Fils (Jésus) que tous les dévots du Rosaire aient pour frères, pendant la vie et à l’heure de la mort, les saints du ciel.
14. Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et sœurs de Jésus-Christ.
15. La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination.

Tout est dit dans ces promesses. Un vrai dévot  de Marie est un bon chrétien, réconcilié avec lui-même, avec le prochain, avec Dieu. Vous comprenez alors pourquoi Satan fait tout pour que nous trouvions ennuyeux le chapelet ou le rosaire.
Un jour un exorciste oblige le Démon à dire ce qui le dérange tant chez Marie. Et le Démon  de répondre : “Parce qu’elle est la plus pure des créatures, et moi la plus immonde. Elle est la plus obéissante de toutes les créatures et moi la plus rebelle. Elle est celle qui n’a jamais commis le moindre péché, et du coup, elle arrive toujours à me vaincre’’. Satan avoue ainsi en infériorité. La Sainte Vierge est la “Virgo potens“ et est capable de le vaincre. Elle est Force et  Rempart. Désormais nous savons à qui nous confier. Et spécialement en ce mois, elle nous souffle à l’oreille : “Il faut dire le chapelet tous les jours“. Parce que cette prière est exorcisante, elle nous pousse à la conversion, à l’humilité, à la foi, à l’amour de Dieu et du prochain, pour éviter le feu de l’enfer. Eh oui, on ne parle presque plus du feu éternel. Et pourtant !
A Fatima (Portugal), Marie a montré aux enfants la vision de l’enfer, où tombent beaucoup d’âmes, parce qu’il n’y a personne pour prier pour elles. A Quibeho, précisément le 15 août 1982, les voyantes  ont assisté à ce qui a été interprété comme la préfiguration du génocide rwandais. La Vierge, ce jour-là, apparaît en larmes et les jeunes filles voient “un fleuve de sang, des personnes qui s’entretuent, des cadavres abandonnés sans sépulture, un arbre entièrement en feu, un gouffre béant, un monstre, des têtes décapitées…’’. Un scénario qui nous invite à nous ressaisir.
A la fin de chaque dizaine, reprenons lentement la prière de l’ange de Fatima : “O bon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez toutes les âmes au ciel, spécialement celles qui en ont le plus besoin de votre miséricorde’’. Il ne s’agit pas d’avoir peur du feu qui ne s’éteind  pas mais d’aimer.
Aimons la Vierge Marie. Comme de petits enfants, courons vers elle, prenons-lui la main, sautons-lui au cou. Parlons-lui en toute confiance. Elle aime s’occuper des détails de notre vie. Elle est notre Maman. A tout âge on peut tomber amoureux d’elle. En effet, Jean-Marie VIANNEY, tout enfant, s’était attaché à une statuette de la Vierge que lui avait donnée sa mère. Et il l’amenait partout avec lui pour la prier : “La Vierge Marie, dit-il, c’est ma plus vieille affection. Je l’ai aimée avant même de la connaitre“.
Et le petit François, un des trois voyants de Fatima, à 9 ans, ne récitait-il pas jusqu’à huit chapelets au moins, par jour ? C’était sa manière de contempler le  Sauveur avec les yeux de Marie, élevée au Ciel corps et âme. A travers le chapelet, nous pouvons confier à la Reine des reines les âmes des fidèles défunts et tous les besoins de notre Terre : la paix dans les familles et dans le monde. Dieu ne résiste pas à sa prière d’intercession.
 Qu’ils soient bénis les couples qui enseignent à leurs enfants à prier le chapelet. Qu’ils soient bénis les hommes et femmes, les CEV, et autres Communautés qui se tournent régulièrement vers la Mère de Dieu pour prier le chapelet. Nos écoles catholiques n’en sont pas exemptées. A une heure de la journée, il faut tout couper, tout éteindre, tout arrêter : téléphone portable et non portable, télévision, ordinateur, radio, conversation utile et inutile pour la prière du chapelet, ce puissant instrument tout simple, à la portée de tous, qui renouvelle les cœurs et nous tient enracinés en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme.
C’est le mois de Marie. Lançons une croisade déterminée contre les démons de la négligence, de la tricherie, du mensonge, de la médiocrité, de la paresse. Avec le chapelet, nous vaincrons. Avec la Vierge Marie, notre salut est assuré. Le péché se détruira. Les nœuds vont se défaire. L’union des cœurs reviendra dans les familles. Rien n’est impossible à Marie. Et nous chanterons les merveilles de Dieu dans nos vies. Alléluia !


+Pascal N’KOUE
omnium servus

 


Nouvelles de Famille


•    C’est le mois de Marie. Prions le chapelet dans nos familles et nos écoles. Pas de négligence. Vérifions si nos enfants ont toujours avec eux leur chapelet, sinon leur en offrir.
•    Et si on ajoutait le nom de Marie à tous nos enfants qui naissent pendant le mois de mai !
•    Nous remercions la délégation de l’Association des Familles Rurales de Vittorio Veneto, conduite par leur Président Alessandro Toffoli. Ils passent au début de ce mois pour découvrir notre diocèse.
•    Une délégation des amis Basques, du diocèse de San Sebastian, conduite par Josetxo, viennent demeurer deux semaines ce mois-ci à Parakou et à Natitingou. Qu’ils soient les bienvenus.
•    Des médecins spécialistes en ORL et en chirurgie pédiatrique arrivent au début de ce mois à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta. Contacter sans retard l’hôpital.
•    Le Père Richard HENNOU est élu Responsable du secteur de Tchaourou.
•    Le Père ANANI Marie Luc, fidei donum, venu de Lokossa est Directeur du Collège Père Georges HOUNYEME à Tchaourou.
•    Le Père Aristide GONSALLO est nommé Coordinateur de nos hôpitaux et centres de Santé.
•    Nous attendons des artistes une proposition de l’image de Notre-Dame de Komiguea, Reine des familles. Nous attendons aussi les dons généreux de tout le monde pour la construction de ce Sanctuaire marial.


Quelques Dates


1er mai :    Pique-nique à Gâh-Baka avec le Clergé diocésain. Bonne fête aux vrais travailleurs en ce jour de Saint Joseph le charpentier.


9 mai   :    Vœux solennels au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Messe à 9h.


10 mai :    A 9 h 30. Rencontre  avec une délégation des élèves catholiques à  la Curie.


11 mai : Messe des 25 ans du CPET Don Bosco à 8 h 30.
            Rencontre  avec la Mère Provinciale des Filles de la charité du S.C.de Jésus.


12 mai :    Confirmations à Tchaourou.


13 mai :      Visite de l’école catholique de Sirarou à 9 h 30.


16 mai :      Rencontre à l’Archevêché du Bureau National de l’UCB (Union du Clergé
Béninois). 

    
19 mai :      Pentecôte : Messe à la Cathédrale à 9h30.


20 mai :    Lundi de Pentecôte : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.


22 mai :      Assemblée générale des agents pastoraux (Toute la journée) au CPGR.


23 mai : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.
            Rencontre avec les Séminaristes au Séminaire  Notre-Dame de Fatima à 19h15.


24 mai :      Conseil Diocésain pour les Affaires Economiques à l’Archevêché à 9 h 30.


25 mai :      Bénédiction de chapelle et Confirmations à Yebessi à 9h30.


26 mai :    Confirmations au Sanctuaire du Christ Rédempteur  de l’Homme à 9 h30.


27 mai :    Voyage sur Porto-Novo


28-30 mai :    Session plénière de la Conférence Episcopale à Porto-Novo.


31 mai :    A Misserété : Célébration des 25 ans du Séminaire propédeutique

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin