« L’Eucharistie est un grand mystère ! Mystère qui doit avant tout être bien célébré » (Mane nobiscum n°17).
   
Bientôt je ferai  paraître un opuscule dont le titre sera : « L’Art de bien célébrer ». Il reprendra quelques rubriques essentielles pour nous aider à mieux célébrer l’Eucharistie, ce grand mystère lumineux, ce « don trop grand pour pouvoir supporter des ambiguïtés et des réductions »  (Jean-Paul II). Je vous livre quelques points en guise d’apéritif pour vous exhorter à traiter l’Eucharistie avec un très grand respect.
   
La vie intérieure est l’alpha et l’oméga de la vie spirituelle. Elle nous permet d’avoir une intelligence du cœur et une profondeur de sagesse en toute chose. Nous sommes habitués au zapping, au changement continuel et aux nouveautés distrayantes. Or la liturgie est faite pour nous stabiliser en Dieu, dans l’union et la contemplation.
   
Relisons à tête reposée la constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II sur la liturgie. Les Pères du Concile n’ont jamais demandé d’évacuer le latin et les chants grégoriens, ni même de célébrer face au peuple. En effet,  même les rubriques du missel de Paul VI prescrivent qu’il faut se tourner vers le peuple seulement à trois endroits : d’abord à  «l’Orate fratres » à la fin de l’offertoire, ensuite au baiser de paix « Dans la charité du Christ, donnez-vous la paix », et enfin à voici l’Agneau de Dieu « Ecce Agnus Dei », juste avant la communion. Il est même dit qu’ensuite le prêtre se retourne vers l’autel pour communier. Cela signifie que la messe de Paul VI n’est pas prévue de telle sorte qu’on doive obligatoirement la célébrer face au peuple, du début à la fin. Il est légitime et même normal qu’à partir de l’offertoire, le prêtre soit tourné vers l’Orient, face au soleil levant, le Soleil de justice sans déclin. Rien n’empêche qu’aux temps forts de l’Avent et du Carême on puisse célébrer « ad orientem », tous tournés dans la même direction vers le Seigneur, c’est-à-dire vers un crucifix visible par le Peuple et le prêtre…
   
Attention au silence sacré dans la liturgie. La messe réactualise un drame, le sacrifice sanglant du Golgotha, où Jésus est la victime immolée (l’Agneau égorgé). Repensons la sacralité de la liturgie. Pendant le confiteor, les oraisons, les lectures ou l’homélie, il faut faire un silence total dans l’assemblée. Dans la nef comme dans le chœur, pas de déplacements en ces moments-là. Même les servants d’autel doivent rester tranquilles. Le silence après la communion n’est pas à raccourcir au profit de la 2ème quête. On a Jésus en soi, il faut l’écouter et lui parler. Prenons le temps de remercier et d’adorer Dieu en nous. C’est plutôt les annonces qu’il faut élaguer.

Au début de la messe
    La messe commence à la sacristie : recueillement du prêtre pour dialoguer avec le Mystère. Chaque vêtement liturgique avait sa prière dans l’ancien rite. En effet, les vêtements liturgiques nous disent qu’on sort du monde profane. Cessons de bavarder avec tout le monde ou de nous promener allègrement, bras ballants, quand on est revêtu des ornements sacerdotaux. A la fin de la messe, que le prêtre ôte ses ornements avant de se lancer dans des plaisanteries burlesques et les danses !...
Le signe de croix initial doit être fait dans le recueillement et avec foi. Le ton de la voix, les gestes, les positions du corps et des mains, le comportement tout entier du prêtre à l’autel sont importants. Ils invitent tout le monde au respect du Grand Dieu.
    Le Prêtre célébrant se tient au milieu de l’autel. Le missel d’autel à sa gauche, de façon oblique. En face de lui, il y a la croix bien visible au peuple. Si la disposition des lieux s’y prête, il ouvre la messe au siège et non à l’autel.
    Avec « Le Seigneur soit avec vous » qui est une salutation biblique, on n’ajoute plus « bonjour ». Par cette introduction, le prêtre assure l’assemblée de la présence du Seigneur.

Les livres liturgiques
Le Missel d’autel doit être unique. Avant la procession, vérifiez si toutes les pages sont marquées. Seuls les objets nécessaires sont déposés sur l’autel. Mettez au moins deux cierges ou bougies. N’encombrons pas l’autel de livres, de cahiers d’annonces, de feuilles d’homélie etc. Pas de nappes mal disposées, pas de fleurs à l’autel pendant le carême. Il faut beaucoup de soin, de propreté et d’attention pour que chaque chose soit à sa place.                          
Les livrets pour la concélébration posés sur la crédence peuvent être distribués pendant le Sanctus et repris discrètement au Pater par un ou deux servants.
    Tâchez de vous procurer les vrais missels d’autel et des lectionnaires ad’ hoc pour les célébrations. C’est plus digne. Les livrets « Prions en Eglise » ou équiparés sont destinés à l’usage individuel et personnel. L’exemple du Curé d’Ars, en ce domaine, nous prouve qu’une paroisse même pauvre peut se procurer assez vite du matériel de qualité pour la liturgie, évidemment avec un peu de sacrifice et d’amour pour le Bon Dieu !

Les chorales
    A propos des chorales, je prie les prêtres de s’intéresser à elles. Il faut leur proposer des sessions et récollections. Qu’elles fassent chanter l’assemblée : donc qu’il y ait très peu de nouveau chants à chaque célébration. Demandez-leur le programme écrit des chants avant la messe. Au besoin, corrigez-le pour l’améliorer. Faites-leur des observations régulièrement. Encouragez-les souvent. Découragez les instrumentistes bruyants (tam-tam, batterie, orgue, guitare) et les solistes aux voix criardes, fantaisistes, artificiellement tremblotantes et trémolisantes. La sainte liturgie n’est pas un lieu où on vient se mettre en valeur. « Chanter bien, c’est prier deux fois » aurait dit Saint Augustin. Cela n’est vrai que lorsque  les chorales chantent en priant et prient en chantant. Dans le chant sacré, il faut disparaître pour que le Christ soit contemplé. Le chant liturgique est au service de la Parole révélée afin qu’elle résonne dans les cœurs. Eviter donc de se célébrer ou de faire célébrer sa voix. Si les paroles ne sont pas prononcées de façon claire, la mélodie ne nous portera pas à nous unir à Dieu. Avec le bruit et la voix fantaisiste, on ne prie pas, et on empêche les autres de s’unir à Dieu. Notre opuscule « Le ciel sur la terre » peut servir de guide aux chorales.

L’Alléluia et l’Evangile
L’Alléluia doit être plus joyeux les jours de fêtes et solennités. En semaine, il doit être moins éclatant. Dès qu’on l’entonne le Peuple se lève.
    Le prêtre ne demande pas la bénédiction à l’Evêque avant de lire l’évangile, encore moins à un autre prêtre. Il s’incline profondément devant l’autel (et non devant le tabernacle) et récite pieusement la formule à voix  basse : « Purifie mon cœur et mes lèvres… ». Seul le diacre demande la bénédiction au prêtre ou à l’Evêque célébrant. Il s’incline profondément (on s’est habitué au Bénin à la génuflexion) et dit : « Père, bénissez-moi ».
    C’est bien de chanter l’évangile le dimanche et jour de fête, en articulant comme il faut, sur un air simple de psalmodie.

Les offrandes
    A la procession d’offrandes, il faut inclure nécessairement le pain et le vin qui seront consacrés à l’autel au cours de la cérémonie. Ces dons doivent être en tête de procession. C’est d’abord pour eux que la procession a été pensée. Eliminez les animaux (poules, coqs, cabris, moutons, porcs…) de la procession. Le respect du lieu sacré, ou lieu de culte oblige. Ne nous habituons pas à imiter les sectes. Chez nous, il y a la Présence réelle ; chez eux, non. Prévoyez plusieurs servants d’autel pour recueillir les offrandes des fidèles s’il le faut. Ou demandez à ceux qui portent les offrandes d’aller eux-mêmes les déposer à l’endroit indiqué.
   
Le baisser de paix
    Le baiser de paix avant l’Agnus Dei n’est pas obligatoire. On peut donc le supprimer en semaine. Mais il faut l’expliquer au Peuple pour qu’il ne pense pas que c’est un oubli de la part du prêtre. Et quand on se donne le salut de paix, il faut éviter le défoulement, les voyages inutiles. Il suffit de donner de manière sobre le signe de paix à ceux qui sont proches. Ce n’est pas, comme le confiteor, une sollicitation à la réconciliation ou à la  rémission des péchés. Le baiser de paix a pour but de manifester la communion, la charité et la paix (Redemptionis Sacramentum N°71).

La Communion
    Il est interdit à tout prêtre de lever l’hostie consacrée ou de boire au calice avec la main gauche. Evitez aussi de donner la communion avec la main gauche. Cela heurte la sensibilité de nos peuples pour qui la main gauche est  faite pour les choses sales.
    Les fidèles communient à genoux ou debout. Toutefois quand ils communient debout, il est recommandé, qu’avant de recevoir le Corps du Christ, ils fassent une inclination profonde ou  même une génuflexion en signe de respect.
NB : Il n’est pas permis aux fidèles de « prendre eux-mêmes la sainte hostie ou le saint calice, encore moins de se les transmettre de main en main » (Redemptionis Sacramentum N°94).
    Que ce soit le prêtre lui-même (et non les laïcs ou les religieuses) qui aille chercher les saintes espèces et les repose après dans le Tabernacle, quand il n’y a pas d’acolytes ni de diacres. C’est légitime de se faire accompagner par un ou deux servants tenant des cierges allumés quand le tabernacle est loin de l’autel. Le son de la clochette n’est pas nécessaire.
La conclusion
- Aidons les professionnels des médias à respecter nos lieux d’assemblée sainte. Qu’ils soignent leur tenue vestimentaire et veillent à leurs attitudes et déplacements. Ne les introduisez jamais dans le chœur, encore moins sur l’autel. De loin, on peut prendre toutes les images qu’on veut. Les appareils aujourd’hui sont performants.
- Evitez aussi de faire monter à l’autel des personnes (ou des responsables laïcs) pour les consulter. Il vaut mieux leur donner rendez-vous discrètement dans un coin, ou leur communiquer vos messages par des servants d’autel. L’idéal est de tout prévoir en préparant bien la liturgie afin d’éviter ces consultations.

Que la Vierge Marie, Mère du Souverain Prêtre, Mère de tous les prêtres, de tous les consacrés et de tous les baptisés, intercède pour nous, afin que comme elle, on se laisse conduire par l’Esprit pour devenir, chaque jour davantage, des disciples solides dans la foi en Jésus-Eucharistie.
+ Pascal N’KOUE
 Omnium Servus

 

NOUVELLES DE FAMILLE


 - Que ce temps de l’Avent nous prépare à bien accueillir le Mystère de l’Incarnation à Noël.
 - Nous remercions vivement nos amis Italiens venus de Vittorio Veneto nous visiter le mois dernier, ainsi que les amis Belges, représentants de la Fondation Hubi et Vinciane.
-  Le Révérend Père Maxime HENNOU est nommé Aumônier diocésain de la Légion de Marie.
- Comme chaque année, faisons une grande collecte de vêtements, vivres, argent… pour nos amis de la Prison civile. Bien vouloir tout apporter à l’Economat avant le 22 décembre.
- Comme cadeau de Noël, pourquoi ne pas organiser des réconciliations sincères dans nos familles,  nos communautés, avec nos employers et employeurs etc. Le petit Jésus, dans sa mangeoire, nous bénira davantage. Heureux celui qui fera le premier pas vers l’autre !
- Mes visites pastorales en zone rurale révèlent que plusieurs grosses Communautés ont besoin d’être élevées au rang de paroisses. Ce qui freine, ce sont les constructions de presbytères. Que faire ?
Joyeux Noël et déjà Bonne et  Sainte Année 2013 à tous.
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QUELQUES DATES


1 décembre         :     Profession perpétuelle du Frère Gérard HOUNYETIN à Albarika à 9 H 30.


2 décembre         :    1er dimanche de l’Avent : lancement de l’année de la foi à la Cathédrale à 9h30.


4 décembre         :    Rencontre de tous les aumôniers diocésains de la jeunesse au Centre pastoral Guy Riobé.


5 décembre         :    Conseil Permanent de la Conférence Episcopale à l’Archevêché.


6 décembre         :    Rencontre  avec les Séminaristes de Notre-Dame de Fatima dans l’après-midi.


7-10 décembre   :    Dans le diocèse de Natitingou pour diverses cérémonies religieuses.


8 décembre         :        Au monastère de Perporiyakou : 25 ans de vie religieuse de Mère Nathalie, Prieure.


9 décembre         :        A Boukombé : Messe des 25 ans de vie religieuse de Sœur Blandine M’PO.

                            Journée nationale de la Caritas. RDV à Sirarou. Quête impérée pour la Caritas.


 12 décembre       :    A 9 h 30 : Réunion à l’Archevêché de la Commission diocésaine de la Santé.


14-16 décembre :    Visite pastorale à la paroisse Sainte Trinité de Guêma.


16 décembre       :    Récollection des aspirants et aspirantes à Banikanni.


18-20 décembre :    Visite pastorale à Tchatchou.


22 décembre       :    Noël anticipé à l’hôpital Saint Martin  de Papanè. Messe à 10 h.


23 décembre       :    Noël anticipé à la Prison civile. Messe à 10 h.


24 décembre       :    Nuit de Noël à la cathédrale. Messe à 22 h 00.


25 décembre       :     Jour de Noël au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Quête impérée pour l’Archevêché.


27 décembre       :    Ouverture du chapitre provincial des Filles du Sacré-Cœur de Jésus à Alafiarou.


29 décembre       :    Profession perpétuelle du Frère Don Diègue GUEDOU  BADE à Okédama (9 h ).


30 décembre       :    8 h 30 : Conférence sur le témoignage de la foi en famille au Centre Pastoral Guy Riobé. Chaque couple vient avec son pique-nique.


31 décembre       :    Messe du « Te Deum » au Sanctuaire Jésus Rédempteur pour le Nouvel An à 24 h.
   
                                

Paix et joie à tous en ce début d’année pastorale. Il y a deux ans, comme Administrateur apostolique de Parakou, je vous avais déclaré non pas la guerre mais la confiance. Nommé Archevêque, il y a un an, j’ai insisté sur l’esprit de famille. Je me réjouis du cheminement fait ensemble sous la houlette du Bon Pasteur invisible qu’est Jésus, le grand prêtre qu’il nous fallait. De plus en plus, il rapproche nos cœurs. Et malgré les insatisfactions individuelles ou collectives, il faut vraiment avoir le cœur endurci pour ne pas remarquer les merveilles de notre Seigneur. Chantons en chœur une hymne d’action de grâce. Car il a fait des merveilles pour nous. Soyons dans la joie. Aujourd’hui, je vous dévoile que ma pastorale sera celle de l’amitié. Très sincèrement je vous aime comme Peuple et Famille de Dieu. J’aime les laïcs, j’aime les consacré (e)s, j’aime les prêtres. Personne n’est à l’étroit dans mon cœur. Faisons tous un effort pour abattre les murs de haine, de mépris ou de séparation que nous érigeons par nos égocentrismes, nos préjugés, nos peurs, etc. Notre force est dans notre union avec Jésus-Christ.
C’est l’année de la foi, en mémoire des 50 ans du Concile et des 20 ans du Catéchisme de l’Eglise catholique. Il s’agit de la foi en ce  vrai Dieu que Jésus nous a révélé. Ce Dieu est Père. Nous sommes ses enfants... Il nous renvoie sans cesse à l’amour des frères et des petits, et même de nos ennemis. Ce Dieu tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, s’est fait lui-même petit. Et il nous demande de l’imiter sur deux qualités peu primées en ce siècle du marketing et des apparences : l’humilité et la douceur. Il est le Dieu miséricordieux qui pardonne facilement aux pécheurs repentis. Il élève les humbles. Jésus son Fils est le Sauveur et le Libérateur. Les puissances démoniaques et fétichistiques fuient devant sa face. Aucun « vaudou » ne lui résiste. Aucun « tchakatou »  ne le pénètre. Il nous dit : « j’ai vaincu le monde ». Le secret de sa force invincible est son amour démontré étonnamment sur la croix, désormais instrument de gloire et de  victoire pour tout chrétien.  Malheureusement Sa croix est banalisée même dans nos assemblées saintes. Or, elle est le symbole du don total de sa vie pour nous, symbole de son sang versé par amour pour sauver l’humanité, afin qu’il n’y ait plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, ni Blanc ni Noir, ni Hutu ni Tutsi. Quelle grande mondialisation d’amour !
    Et malgré toutes ces attentions divines, l’homme préfère souvent mettre sa foi dans des bagatelles, des idoles, des faux-dieux. Ah le fameux veau d’or ! 50 jours après  la prestigieuse sortie d’Egypte, Israël s’est fabriqué un autre dieu. Ridicule ! La peur est vraiment mauvaise conseillère. Quelle comparaison entre Yahvé et un veau ! Si encore les Israélites avaient fait un grand taureau, symbole de force et de fécondité ! Non, ils se sont fabriqués le petit d’un ruminant c’est-à-dire un petit vaurien. Et puis, ce petit animal  a été forgé de toutes pièces,  à partir des boucles d’oreilles de femmes. C’est le comble ! La femme n’avait déjà pas un poids social important, encore moins ses boucles d’oreilles. Cela ne fait pas très sérieux. Et pourtant beaucoup se prosternèrent avec grande dévotion et pleine confiance devant cet objet sans valeur. Et le pire, c’est qu’ils prirent  ce veau d’or comme leur libérateur. Sommes-nous vraiment différents de ce peuple quand on a peur des hiboux, des chats noirs, des crapauds, des fils rouges et des poudres ? Sommes-nous vraiment différents quand on s’agenouille devant l’Argent, Mamiwata, et autres vernis trompeurs de ce monde qui nous rendent esclaves et malheureux ?
    L’année de la foi est promulguée pour qu’on se tourne avec une confiance totale vers le Seigneur qui nous sauve. C’est lui le Chemin, la Vérité, la Vie, notre Bienfaiteur et notre Protecteur. Avec lui nous sommes invincibles, toujours et partout. Puisque Notre Dieu est partout. Il sait tout, il entend tout, il connait tout et il peut tout.  « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps », rassure Jésus... Alors pourquoi craindre aux jours de malheur ? Pourquoi avons-nous tant de difficultés à mettre notre foi en ce Dieu d’amour, que les missionnaires européens nous ont transmis au prix de leur vie et de leur sang ? Ils l’ont fait avec leurs richesses mais aussi leurs limites, c’est-à-dire selon leur manière de voir les choses, à partir de leur culture. Cela était inévitable, face à des cultures africaines pas toujours valorisées à l’époque.
En outre, l’univers africain était et reste encore dominé par beaucoup d’intermédiaires et messagers divins mystérieux. D’où la croyance facile à toutes sortes d’esprits mauvais qui créent et résolvent plus vite que Jésus les problèmes typiquement africains. Mon œil ! Enfin, la prépondérance de notre culture orale a rendu la transmission du message chrétien sinon difficile, du moins peu facile pour des missionnaires qui ne parlaient pas nos langues locales. Les catéchismes européens ont servi d’instrument de base, mais les valeurs de la culture africaine n’ont pas toujours été prises en compte. C’est avec l’émergence d’un clergé africain et d’une hiérarchie locale, que les choses  changent peu à peu sur ce point. Mais le syncrétisme semble gagner du terrain, soutenu et amplifié par un relativisme décapant face aux maladies et au salut matériel tant prisé.
    Notons aussi que les Eglises d’Afrique, qui ont déjà donné plusieurs saints martyrs, sont encore jeunes. Même quand elles sont  centenaires, la foi chrétienne y est fragile et flottante. Malgré tout,  ce qui a été fait mérite notre sincère  admiration, mais il reste encore beaucoup à faire. Voici trois points sur lesquels on devrait insister cette année :
1.    La foi en l’Eucharistie : L’Eucharistie, c’est le signe des signes qui atteste que Dieu est Amour. Travaillons à nous convaincre de cela. La liturgie est un précieux langage de la foi. Donc respect absolu. Et plus de louange et d’action de grâce venant du cœur. Rejetons les activités occultes, les sollicitations des féticheurs, des devins, des voyants, des marabouts et des sectes. Débarrassez-vous des bagues magiques, des talismans, des gris-gris censés vous protéger etc. C’est de la pollution spirituelle. Avant de célébrer pieusement et dignement, il faut méditer avec foi la Parole de Dieu et purifier son cœur. Plus nos cœurs sont propres, plus Dieu est puissant en nous. Il a en horreur les désordres de la chair, les plaisirs sans frein, les scandales scabreux et les hypocrisies sans nom, les fornications et adultères banalisés, les mensonges et vols érigés en système... Que les confessionnaux reprennent leur place dans nos églises. Nous avons tous besoin de la lessive pénitentielle. Et que la prière, la justice et la réconciliation brillent dans nos familles et communautés. Adorons Dieu en esprit et en vérité, dans un silence intense et intérieur. Répétons-nous constamment, à voix basse : « Mon Seigneur et mon Dieu, rendez mon cœur semblable au vôtre».
2.    La foi avec les œuvres, c’est le service désintéressé du chrétien envers les plus nécessiteux. Sème abondamment et tu récolteras surabondamment. Donne et donne-toi gratuitement et généreusement, dans la discrétion. Le Seigneur te le revaudra. L’esprit matérialiste est comme un cancer féroce contre la foi. La soif de l’argent et du pouvoir est comme une gangrène qui attaque rageusement notre conscience  et nous empêche de raisonner juste et droit. Il faut se former en la Doctrine Sociale de l’Eglise. Et si chaque fidèle, chaque prêtre se faisait « caritas in veritate », il y aurait plus de partage et moins de misère. C’est honteux dans l’Eglise  de se battre pour des postes de prestige et d’honneur, des postes juteux et « perdiémisés » pendant qu’on délaisse les villages où il y a beaucoup d’âmes peu  évangélisées. Revendiquer des sécurités matérielles et financières comme un droit absolu, c’est manquer gravement de foi en la Divine Providence, à qui tout appartient. Quand on a vraiment rencontré la Personne du Christ, on est porté à faire le bien aux autres sans calculs, sûrs que Dieu nous donne le centuple de ce que nous dépensons pour les autres… Et si en cette année, tu choisissais de devenir ami d’un pauvre, d’un malheureux ou d’un enfant abandonné, incapable de te rendre la pareille ! En outre, comme chrétien, tu dois exprimer sans peur ta foi et  ton amour de père, de mère, de frère et de sœur en famille, à l’école, en paroisse, sur ton lieu de travail.  Aie le souci de plaire au Seigneur. L’esprit du monde s’oppose à l’esprit de Dieu. Dis courageusement non à la mauvaise compagnie et à tes plaisirs égocentriques. Reste fidèle à la foi catholique dans tes épreuves, dans tes maladies, dans tes croix. Cesse de courir vers les dieux qui ne sauvent pas. La foi avec les œuvres te rend solide, solidaire et agréable à Dieu. La lecture de la vie des saints et des martyrs peut aider toutes nos communautés à grandir dans le témoignage en Jésus ressuscité, le serviteur par excellence.
3.    La foi et les sacramentaux. Les Africains aiment les rites et les signes comme l’imposition des mains, le signe de la croix, l’aspersion d’eau bénite qui rappelle le baptême, la purification de notre vie et l’éloignement de l’Esprit du mal. Une bonne catéchèse sur les sacramentaux pourrait faire beaucoup de bien à nos fidèles  en cette année de la foi. Il faut distinguer les sacramentaux des sacrements. Ceux-ci sont au nombre de sept et ils sont des actes du Christ. En plus, ils ont été institués par Lui.  Les sacramentaux sont plutôt une imitation des sacrements voulue par l’Eglise, pour répondre aux besoins des hommes d’avoir des signes qui les assurent de la bénédiction divine. Quand ces signes font défaut, la vie chrétienne s’appauvrit. Ils ne confèrent pas directement la grâce sanctifiante, mais ils préparent à la recevoir et ils aident la grâce à produire son fruit. Les sacramentaux agissent avec d’autant plus d’efficacité qu’on a la foi. Sans la foi, ils demeurent presque toujours sans résultat. Mais celui qui s’en sert avec foi en constate les effets espérés et même immédiatement. Tous les domaines et toutes les situations de la vie peuvent être sanctifiés par de tels signes.
Que les prêtres se rendent disponibles pour maintenir en éveil la foi des chrétiens. L’homme a besoin de bénédiction, de protection, de bonheur, et de réussite dans ses entreprises. Mais, il faut qu’il mette avant tout sa confiance en Jésus puissant par ses paroles et ses actes, et qui  passait partout en faisant le bien. Parmi les sacramentaux, on peut énumérer les neuvaines, le signe de la croix, les pèlerinages, les litanies des saints, les différentes bénédictions (eau, maison, bureau, champs, sel, huile, cendres, rameaux, médailles de la Vierge, croix de saint Benoît, images des saints, chapelets), la bénédiction du saint sacrement et, bien sûr les exorcismes. L’exorcisme solennel, appelé « grand exorcisme » ne peut être pratiqué que par un prêtre et avec la permission de l’évêque. Il faut y procéder avec prudence et discernement, en observant strictement les règles établies par l’Eglise. Car l’Esprit du mal se change parfois en ange de lumière pour tromper. En aucun cas, l’exorcisme ne saurait remplacer les traitements médicaux, ni l’accompagnement spirituel.
Que la Vierge Marie nous serve de guide et de modèle. Par sa foi pure et désintéressée, elle nous a obtenu le premier signe à Cana. Avec la foi, on peut déplacer toutes les montagnes qui nous empêchent de vivre heureux. Père, que ta volonté soit faite !
+ Pascal N’KOUE
Omnium Servus     


Nouvelles de Famille
 - Le thème de l’année pastorale c’est La Foi sans mélange.
 - Le mois de novembre est dédié aux fidèles défunts. C’est bien de visiter les cimetières, mais c’est mieux de demander la célébration du saint sacrifice de la messe pour nos morts, afin de hâter leur entrée en paradis. C’est l’unique bien dont ils ont réellement besoin. Les paroisses et le sanctuaire vous attendent.
 - Nous souhaitons la bienvenue à nos prêtres revenus des études. Il s’agit des Pères : Roger WOROU, Ernest DEGUENONVO, Aristide GONSALLO. Comment ne pas remercier tous ceux qui les ont aidés en Espagne, Italie et France.
 -Une douzaine d’amis Italiens, de l’Association des Familles rurales, arrivent ce mois-ci pour tisser et intensifier les liens avec Parakou et Natitingou. Romano VOLPATO est le chef de la délégation.
 -L’Ecole maternelle et primaire bilingue (français-anglais), financé par le Groupe Missionnaire de Merano, a ouvert ses portes le 8 octobre dernier dans la Maison Hubert Maga. Les enfants sont 147.
  -Désormais, tous les élèves de nos écoles catholiques ont un même uniforme. Il est frappé d’un logo formé du drapeau béninois, symbole d’unité nationale ; de deux lauriers, symbole de victoire obtenue par l’effort et la discipline ;  d’une croix, symbole de la sagesse divine qui transforme les cœurs et sauve le monde ; et d’une Colombe, symbole de l’Esprit de paix qui conduit à la Vérité tout entière qu’est Dieu. En dessous du logo, on lit cette devise très importante: « Bien éduquer, priorité des priorités ».
-Comment remercier tous les amis du Pays Basque, d’Italie et de France qui m’ont accueilli en septembre dernier chez eux. La joie de retrouvailles était au rendez-vous partout.
 -Mr Clément ENONGHIHAN est nommé responsable adjoint pour les affaires domaniales du diocèse.
- Je rappelle la souscription de 5000F (Cinq mille francs cfa) par personne, pour la construction de notre sanctuaire marial. Il sera dédié à la Vierge Marie, Reine des familles.
- L’opuscule de Mr Jean PLIYA sur Les prières après la Communion est disponible   au secrétariat de l’Archevêché. Après chaque messe, récitons dans le recueillement:     « Ame du Christ,sanctifie-moi ».


QUELQUES DATES
1 novembre           :     Fête de la Toussaint. Messe à 8 h au Séminaire  Notre Dame de Fatima.
3 novembre           :    Rencontre de l’Association Hubi et Vinciane à 16h 30.
4 novembre           :    Installation du Père Aristide GONSALLO Curé de Papanè à 9 h.
6 novembre           :    Conseil pour les Affaires économiques à 9 h 30, à l’Archevêché.
7 novembre           :        Conseil d’Administration de nos hôpitaux diocésains à 9 h 30, à l’Archevêché.
9 novembre           :        Messe à la Cathédrale pour les 30 ans de partenariat avec Hubi et Vinciane à 9 h.
9-11 novembre    :    Visite pastorale à  la paroisse de Tchaourou.
12-25 novembre :    Visite de nos amis Italiens. Les audiences sans rendez-vous à la Curie  diocésaine seront perturbées. Mille excuses.
25 novembre        :    A 9 h : Messe dominicale à l’église paroissiale de Boko.
26 novembre        :    Conférence à l’Université de Parakou sur la diplomatie du Vatican par le Dr. Théodore  LOKO, Ambassadeur du Bénin près le Vatican. Le Nonce  Apostolique,  S.E. Mgr Michaël BLUME, sera présent.
29 novembre        :    Conseil presbytéral à 9 h 30 à l’Archevêché.
N.B. : Profession perpétuelle du Frère Gérard HOUNYETIN à Albarika le 1er décembre, à 9h30.
A partir du 02 décembre 2012, 1er dimanche de l’Avent, les messes dominicales anticipées auront lieu seulement au Sanctuaire à 18 h. La messe du jour de dimanche aura lieu à 12 h.
Je recommande à tous « YOUCAT », un livre exceptionnel, catéchisme de l’Eglise Catholique pour les jeunes.
2 décembre à la cathédrale : Messe pour le lancement de l’année de la foi.
30 novembre        :    Réunion pour le relèvement de l’enseignement catholique à 9 h30 à l’Archevêché
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« J’exhorte toute l’Eglise en Afrique à soigner tout  particulièrement la célébration de l’Eucharistie, mémorial du Sacrifice du Christ Jésus, signe d’unité et lien de charité, banquet pascal et gage de la vie éternelle. L’Eucharistie doit être célébrée avec dignité et beauté en suivant les normes établies. L’Adoration eucharistique, personnelle et communautaire, permettra d’approfondir ce grand mystère (Benoît XVI, Africae Munus n°153) ».

L’Eucharistie ou Jésus-Hostie, c’est Dieu « en chair et en os ». Mystère ! Pour mieux entrer en communion avec ce mystère, il faut d’abord découvrir Dieu en un autre endroit. Où ? Chut ! Top secret ! Un conte, venu du Pays des Incas, révèle le lieu où Dieu se cache. Lisez-le à voix basse.

Dieu, fatigué d’être au milieu des hommes à cause de leurs péchés sans mesure,  décide de s’éloigner de leur présence. Il réunit alors son grand Conseil et leur dit :
Je ne peux plus supporter la présence des hommes. Je vais m’éloigner d’eux en allant sur la plus haute montagne.
L’un des anges dit : "O Dieu, tôt ou tard, l’homme, avec son intelligence, parviendra aux sommets des plus     hautes montagnes".
Alors Dieu dit : "Si tel est le cas, je vais aller très loin, au cœur du désert, où l’homme n’habite pas".
  Un autre ange lui souffla à l’oreille : "O Dieu, tôt ou tard, l’homme s’arrangera pour vous rejoindre dans le désert".
Alors Dieu dit : "Nous irons au plus profond de l’Océan".
  Un ange encore lui fit cette observation : "O grand Dieu, si je peux vous  contredire, avec la technique, l’homme y parviendra un jour".
Enfin Dieu demanda : "Où puis-je donc aller pour m’éloigner de l’homme ?"
  Le plus sage des anges se leva, se racla la gorge, toussa, tira légèrement sa longue barbe vers le bas et, très posément, dit : "O Maître souverain, je sais où vous pouvez aller afin  que l’homme ne vous trouve pas. Allez au plus profond du cœur de l’homme. Il est tellement superficiel qu’il ne vous trouvera jamais".
   
Si vous voulez savoir la suite et la fin de l’histoire, procurez-vous l’opuscule “La forme extraordinaire du rite romain. L’expérience de Natitingou en Afrique“. Cet opuscule d’auteurs variés a été préfacé par le Cardinal Philippe BARBARIN, Archevêque de Lyon. L’universalité de l’Eglise oblige ! « L’exemple de Natitingou, écrit-il, montre que la forme ancienne du rite romain peut accueillir les améliorations apportées à la suite du dernier Concile (recueil moins limité de textes, usage de la langue parlée par les fidèles, restauration de la Prière Universelle…), et que la forme actuelle peut ne rien perdre des richesses de sens et de mystère qu’offre la liturgie traditionnelle ».

Rome a lu avec attention et a apprécié comment st Pie V a été accueilli de bon cœur par les disciples de Paul VI, ou les tenants de la forme ordinaire, dans le diocèse de Natitingou. De la cohabitation pacifique on est passé à l’enrichissement réciproque. Sans fanatisme ni extrémisme, sans relativisme ni fantaisie ! Un extrait du témoignage des bénédictines Notre-Dame de l’Ecoute venues de Jouques (France)  en donne une idée : 
   
« A tout prêtre qui arrive au monastère, la sacristine présente trois missels, lui faisant choisir entre la forme ordinaire en français ou en latin, et la forme extraordinaire. Les prêtres réagissent de façon très ouverte et plusieurs d’entre eux, tout en ne connaissant pas ou guère le latin, ont peu à peu demandé à célébrer la forme ordinaire en latin et même la forme extraordinaire. Le latin, souvent considéré comme un obstacle surtout en Occident, reçoit en effet un accueil favorable de la part du peuple béninois. Certes, il demande une certaine formation mais les fidèles peuvent suivre les traductions en français. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir à Laudes quelques femmes illettrées, ne parlant que Wama, rester en profonde adoration avant de partir au champ … et, la Kora, instrument traditionnel africain, soutient le chant psalmodique et les antiennes grégoriennes, remontant à l’âge d’or de l’Eglise romaine. Quelques cérémonies au cours de l’année, comme la procession du Christ-Roi ou de la Fête-Dieu, réunissent aussi moniales et paroissiens du village au son de tam-tam et de la Kora. »  cf. p. 72 de l’opuscule.    
L’Eucharistie, n’est-elle pas don gratuit  de Dieu à l’humanité et même à la création tout entière pour nous unir à Lui! L’Eglise, n’est-elle pas signe et manifestation de cette unité profonde entre Dieu et l’humanité ? Et cette unité, n’est-elle pas au centre des préoccupations du plan de Dieu ! Comment l’Eucharistie appelée à unir pourrait-elle diviser nos esprits ! Ah, si on était un peu plus docile à l’Esprit Saint et soumis à la houlette du Successeur de Pierre ! A Natitingou, on a travaillé l’ars celebrandi qui repose sur la foi aux mystères que nous célébrons mais aussi sur la vie intérieure du prêtre et de l’assemblée. Tout cela demande silence et recueillement mais aussi joie contenue qui n’explose pas pendant la liturgie. Car Dieu n’est pas dans le bruit et les rythmes endiablés mais dans le silence de nos cœurs. On ne le reconnaitra jamais dans l’hostie consacrée si on ne l’entend pas parler à nos cœurs. Alors et alors seulement, on entre en communion avec lui et on peut vivre en union avec le prochain, quel qu’il soit.

En tout cas, concernant l’application du motu proprio de Benoit XVI, « Summorum Pontificum », Rome, après avoir tout observé avec prudence, a enfin proclamé les résultats. Natitingou est admis et peut devenir maître-enseignant « au-delà même des frontières  de (notre) diocèse ». Rome souhaite même que l’opuscule participe « au grand mouvement de redécouverte des trésors de la liturgie latine». Qui dit mieux ? Quel encouragement !
Lisons maintenant la lettre que la Commission Pontificale « Ecclesia Dei » du Vatican nous a adressée :

 

 

 


Prot. 31/2010                            Du Vatican, le 23 mai 2012
    Excellence,
Par l’intermédiaire de Monsieur l’Abbé Denis le Pivain, vous m’avez fait parvenir un exemplaire de la brochure intitulée La forme extraordinaire du rite romain, et je vous en remercie vivement.
Ces pages, qui décrivent l’expérience faite à Natitingou, votre ancien diocèse, permettent une véritable réflexion sur le    sens profond de la sainte liturgie, tel qu’il a été réaffirmé notamment par la  Constitution dogmatique Sacrosanctum Concilium.       
      Comme le rappelle la préface de Monsieur le Cardinal Philippe Barbarin, « c’est la première fois qu’un ouvrage présente et décrit un exemple de cet enrichissement mutuel des deux formes de célébration, souhaité depuis longtemps par  le Pape Benoît XVI ».
    Vous mentionnez vous-même l’action du Pape Saint Victor 1er,  Africain comme vous, qui introduisit la langue latine au cœur de la célébration de la liturgie en grec à Rome. Puissent vos réflexions sur l’ars celebrandi trouver un large écho, au-delà même des frontières de votre diocèse !
En souhaitant que cette brochure participe au grand mouvement de redécouverte des trésors de la liturgie latine, je vous prie de trouver ici, Excellence, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués.
                            Monseigneur Guidi POZZO
                                Secrétaire
   
A vrai dire, il n’y a pas eu  de hasard ni de génération spontanée. L’Esprit de Dieu a tout guidé. Natitingou a été soigneusement aidé par des hommes et des femmes de Dieu équilibrés, intérieurs, et soucieux de l’unité de l’Eglise. Toujours à l’écoute du Saint-Père. Je les remercie tous. Et au Clergé de Natitingou je dis : jubilez et glorifiez-vous dans le Seigneur. Vous avez du mérite. Mais retenez que « l’honneur est une charge », une responsabilité. Restez donc vigilants, car les premiers peuvent devenir les d…

Puisse cet opuscule contribuer réellement à améliorer notre ars celebrandi dans l’Archidiocèse de Parakou, mais aussi nous pousser à aller découvrir à Natitingou comment ces deux formes liturgiques font la beauté de l’unique rite romain, pour la sanctification de l’unique Famille du Dieu unique,  mais en trois Personnes : Père, Fils et Esprit Saint.       

+ Pascal N’KOUE                                                                                                                       

Omnium servus

 



Nouvelles de famille

• L’opuscule « La forme extraordinaire du rite romain. L’expérience de Natitingou » se trouve au secrétariat de l’Archevêché.
•  Que  ceux qui reçoivent des séminaristes stagiaires veuillent produire un certificat de vacances, à la fin de leur stage, en trois exemplaires (lieu de stage-évêché-séminaire). 
•  Nous remercions les scouts de Tréviso (Italie) qui ont accueilli deux de nos scouts pour un temps de formation. Merci à toutes les générosités qui ont participé à leur voyage et séjour.
• Merci aux organisateurs de la  JEC nationale du Togo, qui ont accueilli un détachement de notre JEC pour une session qui se déroule à Kara ces jours-ci.
•  Les journées salésiennes se dérouleront au Centre pastoral Guy Riobé du 27 au 30 Août. Elles sont ouvertes. Adressez-vous au curé d’Okédama pour plus de précisions.
•  Nous disons au revoir au Père Marcel WANGOU, svd, qui nous quitte pour une autre mission.  Nous le remercions pour son dévouement. Bienvenue au Père Dindon FALLARME qui le remplace comme Curé de Bétérou, et au deuxième Vicaire en la personne du Père Félix AWAGA. Ainsi Bétérou aura deux Vicaires.
•  Le 1er septembre, trois religieuses feront leur profession perpétuelle chez les Filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus. Monseigneur Nestor ASSOGBA, notre ancien Pasteur, vient présider la cérémonie.  Quelle joie !
•  Le Séminariste Yves AÏDONOMON fera son stage à Natitingou. Et le séminariste Jules AKPO fera le sien auprès de nos enfants du Centre Notre Dame du Refuge.
•  Le diocèse de Parakou a un hôpital d’ophtalmologie. Nous remercions tous ceux qui le soutiennent et spécialement le CBM qui nous visite ces jours-ci.
•  Une délégation de l’Association des Familles rurales de Vittorio Veneto (Italie) conduite par leur Président, Alessandro TOFFOLI, nous visite au début de ce mois. Qu’ils soient les bienvenus.
•  Les frais d’inscription pour l’école bilingue Saint Hubert s’élèvent à 15000 fcfa. On me signale qu’il n’y aura pas beaucoup de places.
• Je demande à toutes les paroisses de réserver un  bon accueil à la nouvelle Association des papas catholiques et de les aider à bien s’implanter partout.
N.B. La prochaine Assemblée générale des agents pastoraux aura lieu du 8 au 10 octobre au Centre pastoral Guy Riobé. Elle marquera l’ouverture de l’année.
• Du 1 au 26 septembre, je prends mes vacances. Le Vicaire Général me remplacera.


Quelques dates:


30-3      août :        Retraite sacerdotale au Monastère l’Etoile Notre Dame, prêchée  par le R.P. Bonjour

11         août :    Ordinations diaconales, à la Cathédrale à 9 H 30.

12         août :     Messe dominicale à Wansirou à 10 h.


16         août :    A 18h, messe pour l’inauguration du Juniorat des Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée.

24-30     août :    A Rome, pour un ressourcement spirituel avec des Evêques amis de la Communauté de St Egidio.

                                                      ABONNEMENT POUR UN AN
≈  Au Bénin : 2.000 frs
                                                                                     ≈    A l’extérieur : 10 euros
CCP  Paris 0120749 E020 - BP : 75 Parakou BENIN - Tél : (0229) 23 61 02 54 / 23 61 01 09
  E-mail : parcheveche@yahoo.fr

 « Pour que le mystère eucharistique soit  respecté, les Pères synodaux rappellent que les églises et les chapelles sont des lieux sacrés à réserver uniquement aux célébrations liturgiques en évitant, autant que possible, qu’elles deviennent de simples espaces de socialisation ou des espaces   culturels. Il convient de promouvoir leur fonction première qui est celle d’être un lieu privilégié de rencontre entre Dieu et son peuple, entre Dieu et sa créature fidèle ». Benoît XVI, Africae Munus n° 154.
  Les églises et les chapelles avec la Présence réelle sont des lieux hautement sacrés à réserver uniquement aux célébrations liturgiques et aux adorations. Pour bien illustrer cette divine consigne du Saint-Père, je ne trouve pas mieux que le récent opuscule de Mr Jean Pliya ! Il nous interpelle sur le silence sacré qui devrait régner dans nos liturgies, silence qui prédispose à la rencontre de l’âme avec son Dieu. Car au commencement était l’adoration. L’auteur m’a fait l’honneur d’écrire la Préface. Je vous la livre ici « in extenso » en guise d’avant-goût pour lire la brochure.
   Monsieur Jean PLIYA est un professeur d’université devenu maître spirituel. Ses nombreux ouvrages sur les thèmes les plus variés, véritables comprimés efficaces pour nos âmes, montrent sa polyvalence, la profondeur de sa foi, et son souci permanent d’aider gratuitement les hommes à se libérer des chaines de l’ignorance et du Malin. Je le sais pour l’avoir « embauché », à plusieurs reprises, à évangéliser Natitingou, mon ancien diocèse, en compagnie de Rose, son aimable épouse. « La cause de Jésus Sauveur » pour le salut de l’Homme est son combat. Il suffit de rappeler qu’il est le Berger national du Renouveau charismatique catholique au Bénin, et donc un soumis au souffle de l’Esprit qui le mène où il veut.
   L’opuscule, Eucharistie, Soleil de Justice. Prières après la Communion, est un vibrant appel à la foi au Dieu-Amour, une ¨propagande¨ à chercher le Seigneur sans se décourager, pour se  ¨connecter¨ à Lui surtout dans l’Eucharistie. Jésus-Hostie, Mystère de la Croix et de la résurrection ! Merveille d’amour ! Dieu avec nous ! Dieu proche de nous, Dieu entre nos mains, Dieu sous nos yeux,  Dieu « en chair et en os ». Tout est là. Le geste spontané face à ce grand mystère, devrait être de nous agenouiller aussitôt pour adorer profondément. Malheureusement, le peu d’attention que les chrétiens réservent à cette Présence divine réelle est inqualifiable.  « Que peut-on penser en voyant la manière dont la plupart des chrétiens se comportent dans nos églises ? Les uns ont l’esprit à leurs affaires temporelles, les autres à leurs plaisirs ; celui-là dort, et l’autre s’impatiente… et regarde si les saints offices seront bientôt finis ».
    Cette phrase n’est pas tirée de l’opuscule que vous avez entre les mains. Non. C’est du Saint Curé d’Ars. Satan utilise toujours la même tactique pour nuire  à nos âmes : le manque de respect envers l’eucharistie par l’agitation de l’esprit incapable de se concentrer. Discrètement et avec délicatesse, comme on le voit dans le sous-titre Prières après la Communion,  l’auteur exprime sa souffrance causée par le manque de silence dans nos assemblées saintes, alors même que les règles liturgiques prescrivent le silence après la Communion. Car sans silence, pas de vraie rencontre avec Dieu, pas de vie intérieure et donc pas d’engagement durable au niveau de la foi. C’est sur ce plan que Satan nous manipule le plus. Déjà Bernanos, au siècle dernier, disait : « Le monde moderne est une vaste conspiration contre la vie intérieure ». Voilà pourquoi on baigne dans le superficiel, et cela ne semble plus déranger personne.
     L’auteur propose des prières à dire après la Communion. Elles sont toutes belles. La plupart sont des louanges inédites jaillies de son cœur. Elles ont l’avantage d’être simples, courtes, profondes. Seulement il faut du silence pour les réciter dans le recueillement requis, ce que ne permettent pas les porteurs de cellulaires, les chorales tonitruantes ou certains acteurs agités de nos célébrations liturgiques ou encore d’autres activités intempestives placées avant la bénédiction finale. Aujourd’hui, dans de nombreuses paroisses, c’est un sérieux problème que de disposer d’un temps favorable pour l’action de grâce après la communion. Habituellement, entre la bénédiction finale et la sortie, il n’y a pratiquement pas de condition propice à la concentration.
      Dans certains diocèses, outre les diverses annonces parfois trop longues ou bien l’obligation de vite sortir à cause de la messe suivante, on procède systématiquement à une deuxième quête dite d’action de grâce, différente de celle prévue avant l’offertoire. Cette deuxième quête se fait juste au moment qui devrait normalement être réservé au dialogue interne avec Jésus-Hostie. On accorde alors une place inopportune à Mammon .
      A cet effet, l’on sollicite les fidèles de façon ostentatoire en flattant l’orgueil des donateurs, au point de faire oublier qu’on se trouve dans la "maison de prière de Dieu" (Mt 21, 13) pour honorer le Dieu vivant et non dans un lieu désacralisé. Cela prend l’allure d’une compétition pour savoir qui donnera le plus d’argent : en quelque sorte une version moderne des vendeurs du Temple.
   Dans d’autres pays, les fidèles, l’œil rivé sur leur montre, ne consentent pas à rester une minute de plus dans l’église après la messe parce qu’ils ont programmé diverses occupations : courses à faire, sacro-saint repas familial du dimanche, invitations d’amis auxquelles il ne faut pas arriver en retard. Monsieur PLIYA pense avec raison que le pire pour des croyants, c’est le manque de silence pour adorer l’Emmanuel, Dieu présent au milieu de nous et en nous,  et demeurer en Lui. Si, à la messe, on ne peut plus rencontrer Jésus pour l’écouter et lui parler, il doit y avoir une alternative. L’auteur ne se résigne pas. Il ne désespère pas. En Berger national du Renouveau, il cherche comment empêcher les assoiffés de Dieu de sombrer dans le découragement. Il indique alors l’adoration eucharistique où le silence est censé régner : « Cependant, dit-il, cherchons sans nous décourager au cours d’une adoration eucharistique par exemple, l’occasion propice de parler à Jésus, de lui dire notre amour, notre « fiat » joyeux et notre volonté de lui obéir ».
     Il a tout à fait raison, à ceci près que je nuancerai sa position en disant que la messe et l’adoration eucharistique se complètent.  L’ « action » renvoie à la contemplation, et cela vice versa. La contemplation approfondit la Communion, et permet de rencontrer durablement Jésus-Christ. C’est comme deux amoureux qui se rencontrent et n’ont plus envie de se quitter. C’est la fusion du temps parce que fusion des cœurs. Mais une bonne rencontre, pour être fructueuse, a besoin d’une bonne préparation. À l’adoration, on se laisse regarder par Jésus le Miséricordieux, qui nous demande d’aimer notre prochain. On fait l’expérience de sa présence réelle parce que le prêtre, « in persona Christi »,  a prononcé au préalable à l’autel, ces mots sublimes : « ceci est mon Corps, prenez et mangez ; ceci est mon sang, prenez et buvez ». Le repas sacré de la Cène est indispensable. Dieu se fait nourriture et contemplation en même temps, pour la vie éternelle. La vraie solution est donc de revenir aux célébrations dignes du Saint Sacrifice du Calvaire, sans exclure l’adoration fréquente du Saint-Sacrement. Tout comme le kérygme trouve sa source dans la soumission à la volonté du Père, et sa plénitude dans la contemplation du mystère eucharistique.
   Laissons-nous convaincre que pour bénéficier pleinement des grâces de Jésus-Eucharistie, Soleil de justice,  qui soigne et guérit, il faut le silence ; celui de l’Horeb, dans lequel la brise légère fait sentir au prophète la présence de Dieu. Et notre homme intérieur s’éveillera pour s’émerveiller devant le Mystère, pour s’unir à lui et l’imiter dans la vie de chaque jour. Et ma conclusion se fait prière : Seigneur Dieu tout-puissant, viens à notre secours pour que nous devenions des hommes intérieurs, habités par le silence. Viens reprendre ta place dans nos églises, dans nos familles, dans nos communautés, et surtout dans nos cœurs. Et que ta sainte Mère, Tabernacle des tabernacles, qui gardait tout et le méditait en son cœur, nous communique sa foi, sa docilité, son humilité, ses sentiments d’adoration et d’amour pour que nous puissions témoigner gratuitement de  ta charité dans le monde entier, par toute notre vie.
 Un véritable combat est donc à mener pour nous rapprocher de Dieu individuellement et communautairement. Puisse cet opuscule aider à l’avènement de la nouvelle évangélisation et la soutenir durablement.

+ Pascal N’KOUE
 Omnium Servus

   


Nouvelles de Famille


•    A  partir de la rentrée scolaire d’octobre, aucun prêtre ne sera plus professeur des matières profanes dans un Collège public sans autorisation de la Curie diocésaine.
•    Du 7 au 28 octobre, synode des évêques à Rome sur la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. Portons les Pères synodaux dans la prière.
•    Le Pape Benoît XVI déclare une année de la foi du 11 octobre 2012 au 24 novembre 2013. Nous remercierons pour le don de la foi et nous demanderons au Seigneur de nous aider à le fortifier et à le partager. C’est la foi qui sauve. Nous lirons avec un regard neuf les textes du Concile Vatican II.
•    Les mouvements catholiques des familles se réveillent de plus en plus. Nous bénissons le Seigneur. Nous envoyons la Présidente de l’Association des « Femmes catholiques », Madame Cica Marthe Aimée ABLEFONLIN, représenter notre diocèse au Congrès panafricain des laïcs catholiques, qui se tient du 4 au 9 septembre à Yaoundé (CAMEROUN).
•    Le mois d’octobre, c’est le mois du rosaire, c’est aussi le mois des missions. Armons-nous de la
     prière du chapelet pour le réciter dans nos familles, les communautés ecclésiales vivantes et les  
      paroisses. N’oubliez   pas   la contribution financière pour notre sanctuaire marial à construire.
•    Nous remercions le Seigneur pour les cinq nouveaux diacres ordonnés le mois dernier.     
Il s’agit de Gilles Kimba, Albert Dakin, Moïse Degodo, Marius Oba et Roland Okry. A  cette occasion,  Mgr Paul VIEIRA nous a envoyé Pacôme Djimezo, pour être ordonné diacre  pour le clergé de Djougou.
•    N.B. En novembre, nous célébrerons 30 ans de relations entre la Fondation Hubi et  
 Vinciane (une fondation d’origine belge) et nos hôpitaux diocésains. Le programme   
 vous  sera communiqué au moment opportun.
•    Pendant mes vacances, adressez-vous à l’Abbé Léonard GORAGUI, Vicaire Général.


Quelques dates   
1  septembre           :    Vœux perpétuels des Sœurs germaine MATAWE, Pauline ADANDJAÏ et Angéline CHABI ADIMI, Fille de la Charité de S.C. de Jésus. Nous          remercions Mgr Nestor ASSOGBA qui vient présider la cérémonie, en mon absence.
3– 9 septembre :    En France (Aix-En-Provence, Orange, Jouques…)
10-16 septembre     :    A San Sebastian (Pays Basque espagnol)
17-23 septembre     :    A Vittorio Veneto (Italie)
24-25 septembre     :    A Rome.
26    septembre       :    Retour à Cotonou (Fin des vacances)
27 septembre          :    Conseil Permanent de la Conférence Episcopale à Cotonou.
28    septembre       :    Retour à Parakou. Reprise des activités.
01-3 octobre               :    Assemblée Générale des agents pastoraux pour l’ouverture de l’année pastorale. Que les prêtres viennent avec leurs ornements.
05   octobre            :    Conseil Presbytéral à l’Archevêché, à 9 h 30
06   octobre            :    A Pèrèrè : Jubilé d’argent de la présence des Sœurs Albertines au Bénin.
08-12 octobre          :    Formation des agents pastoraux en gestion-comptabilité au Centre pastoral Guy Riobé par le Frère Emmanuel.
12  octobre             :    Réunion à l’Archevêché pour l’amélioration de l’enseignement catholique.
13  octobre             :    40 ans de la Fondation du monastère cistercien du Kokubu.
21 octobre              :    Journée Mondiale des missions. Quête impérée pour les O.P.M.
21-24 octobre         :    Assemblée Générale de la Conférence Episcopale à Lokossa.
25 octobre              :    Retour à Parakou.
   
   

   

« Face à la complexité des situations auxquelles vous êtes confrontés, je vous invite à approfondir votre vie de prière et votre formation continue ; que celle-ci soit à la fois spirituelle et intellectuelle…Vivez avec simplicité, humilité et amour filial votre obéissance à l’Evêque de votre diocèse. Edifiez vos communautés chrétiennes par votre exemple en vivant dans la vérité et la joie vos engagements sacerdotaux : le célibat dans la chasteté et le détachement des biens matériels ». Tout prêtre doit pouvoir se sentir heureux de servir l’Eglise «(Africae Munus 110-111).

Le Pape Benoît XVI est vraiment soucieux de la sainteté du clergé. Dans Africae Munus, il nous a réservé une place de choix. Etre des pasteurs selon le cœur de Dieu, voilà l’essentiel pour les prêtres, définis par le Pape comme « collaborateurs proches et indispensables de l’Evêque » ayant la charge de poursuivre l’œuvre d’évangélisation. Je voudrais reprendre quelques points de notre rencontre, le jour de la fête du Sacré-Cœur.

Comme les apôtres s’accrochant à la Vierge Marie au cénacle, dans l’attente de l’Esprit Saint, nous voici réunis à l’Etoile Notre-Dame en cette journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres, pour nous confier à l’intercession des moniales cisterciennes. Ce sont des assoiffées d’Absolu, qui aiment les prêtres et prient jour et nuit  pour nous. Ici on chante avec les anges. Ici règne le silence plein de Dieu, et tout porte à la prière : les fleurs, la cloche, les arbres, les bâtiments, les allées, et bien sûr le sourire toujours radieux et paisible de ces adoratrices et contemplatives du Cœur Sacré de Jésus.  Nous sommes venus ici principalement pour prier et adorer. La prière c’est le devoir le plus intime et le plus utile de notre ministère sacerdotal. Elle révèle le degré de notre confiance en ce Dieu tout-puissant. Elle seule assure le succès de notre apostolat. Nous devons prier et travailler pour tous, pour les bons et les méchants, pour  les paresseux et les ingrats, les syndicalistes et les grévistes, la mouvance et  l’opposition, les musulmans et les incroyants, les malfrats et les ennemis de Dieu etc. Le Père du mensonge, sachant que la prière est pour lui une déclaration de guerre, nous pousse facilement à la paresse, à la médiocrité, à l’oisiveté ou alors à la distraction et à l’activisme. Nous sommes les plus exposés à ses machinations diaboliques.  Pour tenir bon, et même pour le déstabiliser et le vaincre, il faut contempler le Christ qui nous a tant aimés. Comprenez que le sacerdoce est une fonction hautement  périlleuse si la prière intérieure  n’est pas constante. Pour y parvenir, il faut être passionnés de Jésus et de son Peuple saint.

Notre rôle exige la sainteté. La sainteté du prêtre consiste à avoir  son cœur vissé sur la passion et la résurrection du Christ, doux et humble de cœur, sur son amour infini pour l’humanité et pour l’Eglise. C’est le don de soi jusqu’au bout. Si le prêtre est pasteur en vertu du sacrement de l’Ordre reçu, je tiens à préciser qu’il représente le Christ seulement quand il est inséré dans la communion avec l’Eglise. Le prêtre qui choisit de faire bande à part est un contre-sens. Il se nourrit de susceptibilité maladive et  perd la raison. Il devient très vite comme un tambour troué qui résonne faux. Prendre le temps de s’asseoir pour dialoguer paisiblement, manger ensemble, prier ensemble, partager ce qu’on nous offre, voilà des actes qui paraissent banals mais qui, en réalité, alimentent la joie et l’amour de vivre ensemble et d’être unis. N’omettez pas de dire le chapelet ensemble. Le ministère de la communion (prêtres-Evêque-Pape) exige d’être dociles à l’Esprit de Dieu et soumis à l’Eglise du Christ. C’est cette forme de vie dans l’Eglise-Famille qui m’oblige à parler de la correction fraternelle, pour qu’il y ait un seul clergé et un seul presbyterium, un seul cœur et une seule âme. Le Pape Benoit XVI, dans son dernier message de carême au sujet de l’attention à l’autre, nous écrivait ceci : « Dans l’Eglise des premiers temps, on se souciait non seulement de la santé corporelle du frère, mais aussi de celle de son âme en vue de son destin ultime ». Dans l’Ecriture Sainte, nous lisons : « Reprends le sage, il t’aimera. (S’il n’est pas sage, il s’endurcira). « Donne au sage, il deviendra plus sage encore ». (Pr 9, 8). Le Christ lui-même nous commande de reprendre le frère qui commet un péché (cf. Mt 18, 15). Il ne faut pas se taire face au mal, sinon on devient des complices. Rapprochez-vous du frère, au moment opportun, et avec des mots aimables, reprenez-le pour son bien et pour le bien de toute la communauté.

Chers amis, le monde a besoin de notre sincérité, de notre foi et de notre enthousiasme. Soyez des prêtres joyeux et transparents. Ayez en horreur les lettres anonymes. Certains se sont spécialisés dans cette sale besogne de sabotage. Et ils se croient cachés. Vous, ne les imitez pas. Le Père du mensonge aime souvent se déguiser en donneur de leçons. Il adore humilier et discréditer les serviteurs de Dieu. Dans la correction fraternelle, il ne s’agit pas d’humilier le frère, encore moins de le juger et de l’envoyer rôtir en enfer avant sa mort, par des paroles blessantes. Le reproche chrétien n’est jamais fait dans un esprit de mépris, de règlement de comptes, de vengeance, ni même de délation. Il doit être toujours animé par l’amour et le respect de la dignité de l’autre. Il faut qu’il soit une preuve de bonté envers le frère prêtre. Toute personne a besoin du regard plein de tendresse de son  semblable.

Chers amis, forgeurs de saints, édifions nos Communautés par l’exemple d’une saine amitié sacerdotale, fortement enracinée dans l’amour du Christ. J’insiste : redécouvrons l’importance de la correction fraternelle pour marcher ensemble vers la sainteté. Comme les maillons d’une chaîne, tenons-nous solidement. Si quelqu’un vient à fléchir, que les plus proches se coalisent rapidement pour l’empêcher de s’enfoncer dans la boue morale et spirituelle. Même le juste tombe sept fois (Pr 24, 16), dit l’Ecriture Sainte. Ce n’est pas un encouragement à tomber, mais à reconnaître humblement ses limites. Aucun de nous n’est parfait, ni même votre Evêque. Aucun de nous n’a été conçu sans le péché originel. La seule personne qui ait bénéficié de ce privilège unique au monde, c’est la Vierge Marie. Et c’était en vue de la maternité divine. Ne jouons donc pas aux parfaits. Qui fait le saint, fait tout simplement l’imbécile, car nous sommes tous faibles. L’Apôtre Paul le dit en des termes plus élégants: « Nous portons ce trésor (le Christ puissant) dans des vases en argile (nos corps fragiles) » (2 Co 4,7). Ne nous habituons donc pas à prendre des masques. Ils ne couvrent jamais tout le corps. Les gens ne sont pas dupes. Un âne, qui porte sur sa tête un masque d’homme, croît tromper ceux qui le regardent. Mais il oublie que ses quatre pattes et ses sabots sont bien visibles et le ridiculisent. En outre, tôt ou tard, les masques s’effritent d’eux-mêmes, au moment où on s’y attend le moins, et peuvent plonger l’expert en tricherie dans une confusion terrible et totale. Jetons constamment un regard vrai sur nous-mêmes, en comptant sur la miséricorde de Dieu. La vérité nous rendra libres et nous aidera à modeler humblement notre vie sur le Christ Pasteur et Tête de l’Eglise.

Nous sommes dans une région pauvre. Ne rêvons pas de vivre au-dessus de nos moyens. D’ailleurs l’esprit de détachement nous est fortement exigé par notre Seigneur. C’est la première béatitude. Mais cela ne nous empêche pas de demander  à tout le peuple de Dieu de nous soutenir. Cette aide peut se manifester de diverses manières : offrandes de messes, ornements liturgiques, Liturgie des Heures, Missels d’autel, calices, ciboires, engins de déplacement surtout les motos, appareils de sonorisation, aides financières pour la formation des séminaristes qui deviennent nombreux et la scolarisation des enfants des villages et périphéries; des tôles ondulées pour couvrir  les chapelles en construction, forages ou puits etc. pour les communautés qui manquent d’eau potable. Tout cela s’obtient par des bienfaiteurs que nous envoie la Divine Providence, pourvu que nous nous engagions à évangéliser les petits et les pauvres, en devenant leurs défenseurs et leurs amis.

Enfin, pour alimenter et fortifier notre esprit dans la formation continue, nous indiquons le « Catéchisme de l’Eglise Catholique », le « Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise », « Presbyterorum Ordinis », « Pastores dabo vobis », le « Directoire pour le Ministère et la Vie des prêtres » ; « le Prêtre, pasteur et guide de la Communauté paroissiale », l’instruction « Redemptionis Sacramentum », (sur certaines choses à observer et à éviter concernant la très sainte Eucharistie), et bien sûr « Africae Munus»…

+ Pascal N’KOUE  
Omnium servus

 


NOMINATIONS
Toutes ces nominations prennent effet le 1er septembre 2012.


1.    Secrétaire particulier de l’Evêque et chargé des affaires domaniales :
       Christian DEGBE ; il résidera à l’Archevêché.


2.    Coordinateur de la Pastorale diocésaine (Aumônier des Œuvres) : Père Ernest DEGUENONVO. Il résidera  à la Maison des œuvres.


3.    Curé de la nouvelle Paroisse de Boko et Aumônier de l’hôpital de Boko : Père Max-Cyr LAFIA. Il résidera provisoirement à la Maison des œuvres.


4.    Curé de la paroisse Saint Martin de Papanè et Aumônier de l’hôpital de Papanè : Père Aristide GONZALLO.


5.    Vicaire à la paroisse Saint Martin de Papanè : Père Appolinaire KADJO.


6.    Responsable de la nouvelle quasi Paroisse Saint Laurent de Wansirou : Père René DOGNON. Il résidera à la Paroisse Saint Joseph de la Gare.


7.    Responsable de la menuiserie Saint Joseph de Parakou : Père Jean GBASSI, il résidera à la Maison des œuvres.


8.    Aumônier diocésain de la jeunesse, exorciste et vicaire à la Paroisse Saint Joseph de la Gare : Père Jonathan CAPO-CHICHI.


9.    Curé de la Piste ; Aumônier du Centre Hospitalier Départemental et de l’hôpital des Armées : Père Damien DAKIN. Il résidera à la  Cathédrale.


10.    Diacre Stagiaire à la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Tchaourou :  Freddy TOSSOU.


11.    Diacre accompagnateur de la Communauté Catholique anglophone : Patient SEKO, du diocèse de Natitingou.

 


Nouvelles de famille
◄  Notre famille diocésaine bénit le Seigneur pour les deux Sœurs Viviane OBOE et Clémentine ARAWO, qui ont fait leurs premiers vœux le mois dernier dans le Congrégation des filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus.

◄ Le Collège technique Don Bosco ouvre en octobre prochain le 1er Cycle de la  section Génie Civile. Quant aux sections de la mécanique-générale, de la mécanique-auto, et de l’électricité, elles ouvriront le 2è cycle. Quel bonheur pour nous tous !

◄ Nous avons confié désormais officiellement aux Oblats de Saint François de Salles l’Aumônerie de l’Université de Parakou et sa réorganisation, ainsi que la formation des Formateurs.
 
◄ A la rentrée d’octobre 2012, l’Archidiocèse créera deux écoles maternelles et trois écoles primaires à Papanè, à Albarika et à Kpébié. Cette dernière sera une école bilingue (français-anglais). Rapprochez-vous du Directeur Diocésain de l’Enseignement catholique pour plus d’information.

◄ Avec les Séminaristes et les scouts, nous programmons ce mois-ci de faire du reboisement. Je demande à toutes les paroisses de leur venir en aide.

◄ Plusieurs agents pastoraux nous quittent pour d’autres missions : Père Angel MARQUINA et Sœur   Françoise DIONE. Nous les remercions et prions pour eux.

◄ Les Ordinations diaconales des séminaristes Gilles KIMBA, Albert DAKIN, Moïse DEGODO, Marius OBA, Roland OKRY auront lieu le 11  août à 9 h 30 à la cathédrale. Les ordinations presbytérales auront lieu le 12 janvier 2013 à la Cathédrale.

N.B. Le pèlerinage national de Dassa aura lieu du 17 au 19 août 2012.



Quelques dates

1er     juillet :        Sacrement de Confirmation à l’Université de Parakou à 9 h.  

       
4        juillet :      Au Monastère l’Etoile Notre-Dame.


8        juillet :          Grand rendez-vous des couples et familles au Centre Pastoral G. Riobé, et création de l’Association des «Papas Catholiques ».


8-11    juillet :      Session des aspirantes au Centre Pastoral  G. Riobé.


11       juillet :      Vœux solennels des Sœurs Chimène et Clémence au Monastère l’Etoile Notre-Dame.


11-14  juillet :            Session des aspirants au Centre Pastoral G. Riobé.


13-15  juillet :   Visite pastorale à Papanè.


16-23  juillet :                 Camp des Séminaristes au Centre Pastoral G. Riobé.


22      juillet :      A 9 h 30,  rite d’admission et ministères de lectorat et d’acolytat des séminaristes au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme.


23-28 juillet :     Mariapolis à Parakou au Centre Pastoral G. Riobé.


29      juillet :    Jubilé des 60 ans de l’ACF (Action Catholique des Familles) au Bénin.


30-31 juillet : A Kara, ouverture du 2è chapitre général des  Sœurs P.S.P.


30-03   août :   Retraite sacerdotale au Monastère l’Etoile Notre-Dame, prêchée par le R.P. BONJOUR.


                       

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin