Notre famille diocésaine entre bientôt dans une année mariale qui se clôturera le 7 décembre 2014. Nous voulons nous engager pour évangéliser cette terre bénie du Borgou. Nous vivrons deux grands jubilés : 70 ans de notre évangélisation et 50 ans de la création du diocèse. Avec la Ste Vierge Marie nous proclamerons les merveilles de Dieu et nous essayerons de transmettre notre foi. Ecoutons d’abord le Pape Benoît XVI. L’évangélisation "consiste essentiellement à rendre témoignage au Christ dans la puissance de l’Esprit par la vie, puis par la parole, dans un esprit d’ouverture aux autres… L’annonce de l’Evangile doit retrouver l’ardeur des débuts… Avec gratitude, il faut se mettre à l’école de l’enthousiasme de nombreux missionnaires qui ont sacrifié leur vie pour apporter la Bonne Nouvelle à leurs frères et sœurs africains" (Africae Munus 163-164).
Ces pensées tirées du 2e synode sur l’Afrique ne peuvent pas nous laisser indifférents. Alors je pose une question brutale : est-ce que tu évangélises ? L’Eglise existe pour évangéliser. Or, pour évangéliser, il faut être d’abord évangélisé. Est-ce que tu es évangélisé? Est-ce que ton cœur est converti?
Pour évangéliser nous avons besoin de nous aimer en Jésus-Christ et d’être unis. La cohésion n’est solide que dans l’esprit d’amitié. Pour cela, je me présente à vous comme votre ami. Je signe "serviteur de tous". Et au nom du Seigneur, je vous dis que je suis à votre disposition. Faites de moi ce que vous voudrez. (Sourires). Ça y est ! J’ai obtenu ce que je voulais : votre sourire. C’est le premier point de la pastorale des trois S que nous allons essayer de vivre cette année. Le Sourire dans la Simplicité pour une Solidarité effective. Ce sont là, trois grandes qualités de la Vierge Marie, Mère de Jésus qui est Fils de Dieu. Nous allons l’imiter tout au long de cette année en portant Jésus aux autres.
        1- Et d’abord le sourire. On ne peut pas évangéliser avec des visages de moribonds ou de terroristes. Les gens vont détaler. Il faut des visages souriants et paisibles. La joie augmente nos années de vie sur terre. Le sourire nous rend plus beau et plus attrayant. Il met à l’aise tout le monde. Il désarme les agressifs et arme les dépressifs. Il à la fois a un effet préventif et curatif. Il prépare les oreilles et les cœurs à écouter. Il met de l’effervescence où rien ne bouge. Il est comparable au soleil qui nous permet de contempler la nature avec ses différentes couleurs. Donc chaque matin au réveil se dire : "je dois donner la joie à tous ceux qui vivent avec moi, à tous ceux avec qui je travaille, à tous ceux que je rencontrerai". La joie est un précieux instrument pour l’apostolat. Jésus n’a jamais cessé de vivre et de prêcher la joie. Et donc, que louange et action de grâce fusent de nos cœurs en tout temps! Avec le sourire cultivons l’amitié avec tout le monde. Qui  ne voudrait pas d’un ami joyeux et sympathique en ce monde où nouvelles riment avec plaintes et événements tristes. Le chrétien est programmé pour vivre joyeux parce que l’évangile est Bonne Nouvelle et non mauvaises nouvelles. Cette Bonne Nouvelle est divine et elle sauve. Elle doit être toujours «nouvelle dans son ardeur, dans ses méthodes et dans ses expressions». Comme il y a plusieurs sortes de sourires, il faut préciser qu’il s’agit du sourire évangélique. Notre joie vient de ce que nous avons rencontré une Personne : Jésus-Christ le Sauveur.
        2- La simplicité : Ce qui est simple est sans plis et s’oppose à ce qui est compliqué. Ne donnons pas raison au prophète Jérémie qui dit que : "Le cœur de l’homme est compliqué et malade". Mais le cœur du chrétien doit être simple. Car Dieu est simple. L’homme simple est humble et l’humble est sincère et vrai. Et la vérité rend libre. Le simple loue facilement Dieu. Il est pacifique. Il dialogue. Il pardonne. Il laisse toute la place à la Divine Providence. On dit souvent que les enfants sont simples. En effet, ils ignorent ce que sont le découragement et l’orgueil : deux grands maux qui poussent l’homme à ne plus compter sur la force divine. Ce n’est pas pour rien que Jésus nous dit de devenir comme de petits enfants pour entrer dans le Royaume de Dieu. Les simples mettent leur confiance dans le Seigneur, et non dans un homme ou dans une source financière. Dépendre de Dieu nous rassure et nous protège. Car "L’évangile est puissance de Dieu pour l’homme qui a la foi" St Paul. Il est une force motrice et non statique. Il change l’homme pécheur en un grand saint. Les exemples sont nombreux, citons seulement Zachée, le bon larron, et le grand saint Augustin. Les simples sont sages. Ils collaborent avec la grâce de l’Esprit Saint. Ils écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique. Ils ont un cœur de pauvre et les pauvres sont solidaires.
        3- La solidarité :"Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, Je suis au milieu d’eux". Et quand le Seigneur est avec nous on devient invincibles, on ne peut plus craindre de manquer de quelque chose. Alors on partage. La solidarité, c’est l’amour dans la vérité, sans calcul. On se met gratuitement au service des autres. Le gratuit est très rentable et nous épanouit. Ceux qui ne donnent pas sont souvent angoissés et conflictuels. Cultivons le bénévolat sur nos paroisses et nos lieux de travail. Donnons de notre temps à nos prochains, spécialement aux enfants, que ce soit en famille, à l’école, en paroisse: ça fait plaisir au bon Dieu et ça nous recharge les batteries. Donnons de notre temps pour secourir les faibles et les malades. Quand on a vraiment rencontré Jésus-Christ, on s’engage pour sa gloire ; on n’a pas honte d’exprimer ouvertement sa foi ; notre existence se transforme, un feu brûle en nous et nous pousse à faire connaître aux autres Jésus. On voit comme Dieu, on sent comme Dieu. On regarde les ennemis comme des personnes qui ont besoin d’amour et non comme des personnes à éliminer. Les forces du mal sont vaincues par la croix du Ressuscité.
    Revenons à Marie. Elle possède parfaitement les 3 S : Sourire, Simplicité, Solidarité. Elle est mère du sourire, riche de bonté. Son sourire attire tout le monde. En plus, ce sourire guérit les cœurs brisés et les malades. Elle-même se définit "servante du Seigneur". Dans son Magnificat où elle chante sa foi, elle reconnaît que tout ce qu’elle est pour l’humanité vient de la puissance de Dieu : "Le puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom". La qualité pour laquelle Dieu a posé son regard sur elle, c’est sa pauvreté de cœur, son humilité. "Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse". C’est la logique de Dieu : plus on s’abaisse, plus il nous élève.
    Enfin Marie est solidaire. Dès que l’ange la quitte, après avoir délivré le message de l’incarnation, la voilà aussitôt chez sa vieille cousine Elisabeth en grossesse de six mois, pour l’aider. Il s’agit du service gratuit. Son intercession est puissante aux noces de Cana, au pied de la croix, dans le Cénacle au milieu des Apôtres désemparés après l’Ascension. Notre "Salve Regina" a bien raison de l’appeler "Mater misericordiae", Mère de la miséricorde, Mère de tous ceux qui souffrent, Refuge des pécheurs, Consolatrice des affligés, femme solidaire par excellence. L’Ange Gabriel l’a appelée Femme "comblée de grâces" divines.
    Nous ne pouvons pas évangéliser en profondeur sans cette maman du Ciel. Je compte beaucoup sur l’apostolat des laïcs dans les maisons et les lieux de travail. Avec Marie nous ferons des prouesses, nous porterons son Fils Jésus à toute personne, dans l’enthousiasme et la persévérance, comme l’ont fait nos premiers missionnaires. Soyons donc des pyromanes qui mettent le feu de l’amour dans le cœur des non chrétiens ou des chrétiens refroidis. "La victoire sur le monde c’est notre foi" (1Jn 5, 8) sans syncrétisme, sans mélange. Avec Marie, rien ne nous sera impossible. Avec elle, allons à Jésus. Conduisons tout le monde à Jésus. Que cette année mariale nous rapproche davantage de Dieu et de l’Eglise.


+Pascal N’KOUE

Omnium servus          

                    

Nouvelles de famille
- Je remercie tous ceux qui m’ont accueilli en septembre dernier en France : les Sulpiciens de Paris, le Cardinal Philippe BARBARIN de Lyon, Mgr Jean-Pierre CATTENOZ d’Avignon, Mgr François GARNIER de Cambrai, Mgr Delmas JAMES d’Angers, Mgr Thierry JORDAN de Reims, la Communauté St Martin à Candé/Beuvron, Mère Gabrielle de Trudon et les Pères sma de Lyon et de Rezé, les Abbayes de Bellefontaine et N.D. des Gardes, les Sœurs de la Salle de Vihiers.
- Bienvenue à tous les agents pastoraux (laïcs, consacrés, prêtres), spécialement aux Frères CMDA (Communauté Mère du Divin Amour) de Côte d’Ivoire et l’Abbé Denis Le PIVAIN.
- Nous disons un grand merci à Sœur Claudette Vermette, n.d.a qui rentre au Canada après 38 ans de mission au Bénin. Son cœur proche des pauvres n’a pas pris une seule ride. Sa joie et son accent québecquois nous manqueront. Les portes du diocèse lui sont ouvertes pour un éventuel retour.
- Prions pour le repos de l’âme d’Alexis ADJE, papa de l’abbé Dominique ADJE.
- Le mois de novembre est le mois spécial de prière pour les âmes des fidèles défunts (parents, amis, bienfaiteurs). Demandez abondamment des messes. C’est l’unique bien dont ils ont vraiment besoin pour entrer dans le repos éternel auprès de Dieu.
- Du 1er au 30 novembre, il y aura une mission chirurgicale orthopédique à l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta. Bien vouloir entrer en contact avec l’hôpital sans retard.
- Désormais le 1er novembre dans l’après – midi, on se rendra au cimetière de la ville de Parakou, non pour l’Eucharistie mais pour une liturgie de la Parole et bénédiction des tombes.
- Les plaquettes sur les réformes de l’éducation scolaire et les centres de santé sont disponibles au Secrétariat de l’Archevêché et à la Librairie Catholique. Que tout le monde entre dans l’esprit de l’Eglise, Mère et Educatrice.
- Du 24 novembre 2013 au 11 janvier 2014 les reliques de Ste Thérèse de Lisieux seront dans notre diocèse, à l’occasion du Centenaire de la Congrégation des Sœurs OCPSP. La messe d’accueil aura lieu à la paroisse Ste Thérèse de Titirou.
- Le nom de la Vierge protectrice de notre famille diocésaine est "Notre-Dame de Komiguéa", Reine des familles. Komiguéa est le village où sera implanté le Sanctuaire Marial.
- Nous avons bénéficié, le mois dernier, de plusieurs passages : les Sœurs Apôtres de la Consolata, l’Abbé Alphonse QUENUM, tous les évêques et Administrateurs apostoliques du Bénin, Fabrizio Arigossi du groupe missionnaire de merano. P. Leonardo di Mauro; Mme Paschale, Présidente de la Fondation Hubi et Vinciane.
    Nous remercions vivement le Préfet du Borgou et de l’Alibori, Mme Salamatou PONOU, qui a fait un exposé riche et dense sur l’éducation scolaire au Bénin à notre Conférence Episcopale. Nous sommes heureux qu’elle désire travailler à l’intensification des bonnes relations entre l’Eglise et l’Etat.
- Du 16 au 19 novembre, nous aurons la joie de la visite des amis de l’Association des Familles Rurales de Vittori Veneto, conduit par Mr Romano VOLPATO.
- Le 27 octobre 2013 a eu lieu l’installation du Curé Fondateur d’Alafiarou, le P. Cyrille AGANI.

 



Quelques dates


1er novembre :         Fête de tous les Saints. Messe au Sanctuaire à 12h00mn.


6-7 novembre :         Visite à Kandi (Mgr Clet FELIHO).  

           
9 novembre :     A 9h30mn : Consécration de l’église paroissiale de Saint Joseph de la Gare, à l’occasion de ses trente ans d’existence.

10 novembre :    A 9h30mn : Installation du Curé de Sirarou, le P. Olivier GANGBAZO.


18 novembre :        Visite à Gaah-Baka (Providentia Dei) avec les amis de Vittori Veneto.


20 novembre :      A 9h30mn : Conseil Presbytéral à l’Archevêché.

22-24 novembre :    Visite pastorale à Boko.


23 novembre :     Vœux perpétuels de Sœur Léontine HOUETO (Srs Albertines) par Mgr Jean-Benoît GNAMBODE, Administrateur Apostolique de Porto-Novo.


24 novembre :     Messe d’accueil des reliques de Sainte Thérèse de Lisieux à Titirou à 18h00mn.


29 nov au 1er déc :      Triduum pour la clôture de l’année de la foi.


29 novembre :    A 9h30mn : Réunion à l’Archevêché pour l’amélioration de l’enseignement catholique. Le soir, adoration eucharistique sur toutes les paroisses.


30 novembre :    A la Cathédrale de 20h à 23h : Séance d’évangélisation. Concert avec une pièce de théâtre pour la clôture de l’année de la foi.


1er décembre :    A 9h30 : Messe d’ouverture de l’année mariale avec le Nonce Apostolique S.E. Mgr Brian UDAIGWE avec une para liturgie d’envoi en mission. Le thème    de l’année pastorale est : "A Jésus par Marie". Imitons la foi et la sainteté de Marie.



Propositions Pastorales pour l’année mariale
        Il faut cultiver et promouvoir, au catéchisme, dans les groupes et dans nos familles chrétiennes, la dévotion fervente à la Femme par excellence, la Vierge Marie qui a cru.
    Redécouvrons les prières dites traditionnelles de l’Eglise, spécialement : l’Angelus, Regina Caeli, Magnificat, Salve Regina, Sub tuum… Le chapelet médité avec les litanies de la Vierge Marie, la procession mariale dans les quartiers et Communautés Ecclésiales Vivantes (CEV) de nos paroisses. Donnons des causeries sur la Vierge. Organisons avec grand soin les mois de mai et d’octobre consacrés à la Vierge Marie, avec au terme de chaque mois, une prière de consécration.
    Comme Marie visita sa cousine Elisabeth, une attention particulière sera accordée aux femmes en état de grossesse. Il faut les bénir. Encourageons l’apostolat des malades (hôpitaux et maisons). Soutenons l’apostolat dans les prisons. Pourquoi ne pas effectuer des sorties avec nos catéchumènes dans les centres pour les enfants en situation difficile ou dans les orphelinats et leur proposer d’y affecter leurs efforts de carême ?
- Envisageons une journée mariale pour les enfants, les jeunes et les adultes ou pour les groupes de prières. Organiser, si possible, des pèlerinages par petits groupes sur le site du sanctuaire marial encore nu pour stimuler les fidèles chrétiens à contribuer à sa construction.

Le mois d’août a connu des moments très chauds. A la publication du message de la Conférence Episcopale (le 15 août) sur le malaise politique actuel et sur la révision de la constitution, beaucoup ont poussé un ouf de soulagement. Il était très attendu.
    Ce message pondéré s’adressait aux fils et filles de l’Eglise mais aussi aux citoyens de bonne volonté. Il décrivait objectivement la situation réelle des événements et le malaise socio-politiques. Le chef de l’Etat, en a été blessé et a demandé dans sa réaction écrite aux Evêques des explications. Trois fidèles laïcs (tous des Professeurs reconnus pour leur droiture d’esprit), de leur propre initiative, sont montés au créneau pour exprimer plus en profondeur à partir des faits datés les vraies souffrances qui habitent le peuple et leur suspicion quant à l’empoisonnement du Président et à la révision de la Constitution ; ces laïcs ne sont pas passés par quatre chemins. Nous ne reproduirons que des extraits de chaque correspondance.

1.    Message des Evêques du Bénin

     ... Certes, ici comme ailleurs, l’Eglise n’apporte aucune solution technique ni politique. Mais elle a le devoir moral de faire remarquer qu’en régime démocratique, aucune réforme qui suscite de fortes tensions et oppositions n’a jamais profité à un peuple qu’elle divise. Il y a lieu de revenir à l’esprit consensuel et convivial de la Conférence nationale des forces vives, pour instaurer le dialogue politique et restaurer la confiance, d’autant que dans plus d’un pays de la sous-région, l’on est porté à toucher à la Constitution pour se maintenir indéfiniment au pouvoir…
 En ces moments difficiles où notre vivre ensemble est mis à l’épreuve, nous avons mal au cœur que notre patrie, notre premier bien commun, présente à la face du monde l’image d’un pays de turbulences et de violences inutiles, d’emprisonnements fortement contestés. Ce pays est tout de même celui de la toute première Conférence nationale qui a ouvert l’Afrique aux rêves du renouveau démocratique. Ce pays est celui de notre vénéré Cardinal Bernardin GANTIN que le Vatican a récemment honoré en instituant à Rome, à l’Université du Latran, la chaire qui porte son nom, pour la formation d’une nouvelle classe d’hommes politiques ; et ce fut en présence de notre chef de l’Etat, le Président Boni Yayi.
 Ce pays est celui dans lequel le Pape Benoît XVI nous a fait l’insigne honneur de séjourner, en signant, sous le regard de l’Afrique et du monde entier, l’inoubliable Exhortation Apostolique post-synodale "Africae munus" sur la réconciliation, la justice et la paix. C’est lui le Pape Benoît XVI qui a prononcé sur notre sol ces paroles inoubliables qui ont tout d’une vibrante interpellation : « Chaque peuple veut comprendre les choix politiques et économiques qui sont faits en son nom. Il saisit la manipulation, et sa revanche est parfois violente. Il veut participer à la bonne gouvernance. De cette tribune, je lance un appel à tous les responsables politiques et économiques des pays africains et du reste du monde. Ne privez pas vos peuples de l’espérance. Ne les amputez pas de leur avenir en mutilant leur présent » (Discours au palais présidentiel, le 19 novembre 2011). Que par l’intercession de la Vierge Marie,  l’Immaculée Mère de notre Sauveur Jésus Christ, Dieu bénisse et baigne de son Esprit de sagesse notre pays le Bénin, ses filles et ses fils !

2.    Réaction du Chef de l’Etat (Lettre adressée à Monseigneur Antoine GANYE, Président de la
Conférence Episcopale du Bénin).

    … A la lecture de ce message, j’ai noté avec intérêt le diagnostic que vous faites sur la situation de malaise observée dans notre pays. Ce malaise est réel.
Excellence Monseigneur, une question me tient à cœur ! C’est avec beaucoup de déceptions que j’ai pris connaissance du premier paragraphe de ce point (cinq) où vous estimez que le drame qui a failli faire basculer dans la violence notre Nation, à savoir la tentative d’empoisonnement et de coup d’Etat sont douteux  et ont provoqué des arrestations contestées, alors même que les inculpés n’ont pas contesté les faits. C’est avec beaucoup de peine que je soulève ce point parce qu’au-delà de tout, je suis citoyen avant  d’être Président  et j’ai un droit à la vie. Je demeure persuadé que je suis une créature de Dieu, et à ce titre nul n’a le droit de détruire toute créature que le Père Céleste a façonnée de sa main.
Je suis peiné de poser ce problème sans vouloir agacer mes chers compatriotes qui croupissent dans la misère. Je me dois de le poser parce qu’il est pendant devant la justice de notre pays et constitue aujourd’hui un sujet au cœur de l’opinion nationale et internationale.
Je m’empresse de vous dire qu’au stade où se trouve son instruction, je m’en suis dessaisi pour le confier à la Justice Divine, car c’est Dieu qui m’a créé et tout est grâce.
Cependant, je me permets de vous prier avec beaucoup de respect et de considération en votre qualité de Président de la Conférence Episcopale, une Grande Institution de Foi, de bien vouloir me faire connaître les éléments en votre possession à partir desquels vous déclarez qu’ils s’agit d’événements douteux et contestés. Je me permets de vous poser cette question parce que j’ai foi en votre institution et en sa crédibilité. Je continue de croire que vous auriez réussi à contacter  le principal accusé et que vous détenez de ce fait des informations à travers  votre déclaration. Je continue de croire que la Conférence Episcopale ne veut pas à travers cette déclaration se substituer à la justice de notre pays, ou l’influencer dans l’instruction de ce dossier, ou semer le doute dans l’opinion nationale et internationale.
Je vous saurais hautement reconnaissant des dispositions que vous voudriez bien faire prendre au nom de Dieu le Père Céleste pour faire droit à ma requête, ma soif de connaître les raisons de l’implication de votre Institution dans un dossier entre les mains de la Justice que nous voulons indépendante dans notre pays et les raisons qui ont présidé à de telles Déclarations dont la nature est de Diviser plutôt que de rassembler et d’éloigner notre pays de sa crédibilité international puisque le Président de la République serait un « menteur » et un « geôlier ». Je suis respectueusement dans l’attente de votre réponse.
Je vous prie de croire, Excellence Monseigneur, à l’assurance de ma haute, Filiale et spirituelle considération.
Que Dieu bénisse l’Eglise ! Et que Dieu bénisse le Bénin, Notre Patrie Commune !


3.    Réaction de trois fidèles laïcs (Maurice AHANHANZO-GLELE, Antoine DETCHENOU et Pierre METINHOUE)

… Bien qu’il y ait eu déjà de nombreuses protestations dans la presse, nous avons senti le besoin urgent de répondre à la lettre du président de la République dont le contenu va au-delà des destinataires indiqués.
    Le commentaire du Président Yayi concernant la question de son projet de révision constitutionnelle a procédé à des raccourcis qui sont plus que des inexactitudes… Le Président Boni Yayi s’est engagé devant la commission AHANHANZO-GLELE à assurer la divulgation du projet de révision. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Et pourquoi le chef du gouvernement a-t-il envoyé ses ministres en campagne d’explication de la Constitution à travers tout le pays ? N’est-ce pas du gaspillage d’argent et une manière de distraire les braves populations des travaux des champs alors que le pays crie la faim et se meurt à petit feu ? Il n’y a aucune urgence à réviser la Constitution. Prenons le temps, et préparons une révision dans la sérénité. Le président Boni Yayi a présenté un projet à l’Assemblée nationale en 2009 ; il l’a retiré en 2012. Quel diable le pousse à ressortir son projet en 2013 en faisant courir de grands risques au pays ? Non à la révision de la Constitution au forceps.
Dans un Etat laïc comme la République du Bénin, où l’Eglise et l’Etat sont séparés, peut-on accepter que le président de la République se comporte vis-à-vis de la hiérarchie de l’Eglise catholique comme si elle dépendait de lui ?
Comment peut-on en vouloir à quelqu’un à la date du 20 août 2013 pour la simple raison qu’il a des doutes concernant cette affaire de tentative d’empoisonnement du président Boni Yayi après que le juge Angelo HOUSSOU, juge d’instruction au tribunal de 1ère instance et de 1ère classe de Cotonou, a prononcé le 17 mai 2013 une ordonnance de non-lieu général, et que la chambre d’accusation de la cour d’appel de Cotonou a confirmé le 1er juillet 2013 ?
Les évêques ont montré que l’une des facettes les plus critiques du malaise ambiant  est le malaise politique. Ils ont affirmé, avec raison, que « notre démocratie se porterait mieux, si les règles d’une saine coopération consensuelle établies étaient cultivées et entretenues ».
Ils suggèrent, à la suite de plusieurs personnalités politiques non membres de la mouvance présidentielle actuelle, que le pouvoir accepte d’entrer en dialogue avec les représentants d’autres courants de pensée afin de parvenir « à une appréciation objective diversifiée et par conséquent plus juste des problèmes ».
Fort curieusement, cette proposition n’a pas retenu l’attention du chef de l’Etat puisqu’il n’en a rien dit dans sa lettre à Monseigneur GANYE…
Les intérêts égoïstes passeront, le pays, notre patrimoine commun, demeurera. Faisons en sorte que les générations montantes ne nous reprochent pas de le leur avoir légué dans un état lamentable.
En conclusion, ce n’est pas opportun dans le climat actuel de forcer à la révision de la Constitution. Dieu garde ce beau pays.
                                                                                                  
+ Pascal N’KOUE
Omnium servus


Nouvelles de Famille
-    Octobre c’est le mois des missions et le mois du Rosaire. Reprenons le chapelet et organisons comme il faut la collecte de la Journée mondiale des missions qui aura lieu le 20 octobre.
-    Du 16 septembre au 02 octobre, je serai en France pour diverses visites aux amis et Collègues dans l’Episcopat.
-    En octobre prochain, nous aurons la joie d’ouvrir sept nouvelles écoles maternelles et primaires catholiques.
-    Nous remercions vivement le Cardinal Giuseppe BERTELLO, ancien Nonce au Bénin, revenu en ami passer quelques jours avec nous. Il a visité 9 diocèses sur 10. Comme saint Paul, il s’est fait tout à tous, malade avec les malades de nos hôpitaux,  enfant avec les enfants, missionnaire de brousse avec les missionnaires en brousse, musulman avec les musulmans, cistercien avec les moniales de Parakou, bénédictin avec les bénédictines de Perperiyakou. N’est-ce pas là une des facettes de la nouvelle évangélisation ?
-    Comment remercier les amis de San Sébastian du Pays Basque qui nous ont envoyé un conteneur qui répond aux besoins réels de développement de notre pastorale sociale.
-    Trois Frères de la Communauté Mère du Divin Amour d’Abidjan arrivent en octobre 2013 pour s’installer à Komiguea. Ils vont s’occuper de bâtir le sanctuaire marial avec nous. Qu’ils soient les bienvenus. Merci à leur Supérieur Général-Adjoint le Père Alphonse qui nous a visité en août dernier.
-    Le terrain du Sanctuaire marial encore nu est passé de 5 ha à 10 ha.  C’est une donation. Dieu est vraiment bon. Nous félicitons les scouts et les chrétiens de Komi qui y ont planté des arbres.
-    Bénissons le Seigneur pour l’affectation de Sœur Raymonde TCHOBO, FCSCJ, au secrétariat de l’Archevêché. Merci à son Institut. Nous l’attendons en octobre.


Voici les membres du nouveau Conseil Presbytéral
1.    Les membres élus (Responsables des secteurs) :
    Les Pères Sosthène ALAPINI, Wojcieck MINTA, Dieudonné DEMBELE, Richard HENNOU, Anatole     MONGADJI, Dindo FALLARME.
2.    Les membres de droit : Les Pères Léonard GORAGUI, Cyrille CHABI, Rogatien MADOKPON.
3.    Les membres désignés : Les Pères Guillaume KAMBOUNON, Jonathan CAPO-CHICHI.



Quelques dates


14 sept.           :    A KoloKondé (Djougou) Vœux perpétuels pour des Sœurs de la  Providence de Gap.
16  sept.-1 oct  :    En France pour diverses rencontres.
2 octobre         :    Retour au Bénin.
3 octobre         :    Conseil permanent de la Conférence Episcopale à Cotonou.
4 octobre         :    Retour à Parakou.
15 octobre       :    A 9 H 30 : Conseil presbytéral à l’Archevêché.
                           A 16 h 30 : Rencontre avec le presbyterium au Centre Pastoral.
   
16 octobre       :    A 9 h 30 : Assemblée générale au Centre pastoral.
20 octobre       :    Journée mondiale des missions. A 18 h  à la cathédrale : Messe d’ouverture de la session ordinaire de la Conférence Episcopale du Bénin. Le Nonce Apostolique et tous les Evêques seront présents. Vous y êtes tous conviés.
21-23 octobre  :    Conférence Episcopale à l’Archevêché de Parakou. Pas d’audience ces jours-là.
25 octobre       :    A 9 H 30 : Réunion à l’Archevêché avec le groupe de réflexion pour l’amélioration de l’enseignement scolaire.
29 octobre       :    A 9 h 30 : Conseil d’Administration des hôpitaux de Boko et de Papanè à l’Archevêché.
31 octobre       :    Messe d’anniversaire de requiem de Guy POGNON à Natitingou.
                          

   
Je voudrais, avant l’homélie, vous livrer un extrait d’une Conversation de Claire Ferchaud (une mystique française morte en 1972) avec Jésus sur la peine que beaucoup d’âmes causent à Jésus.
Claire : Dis-moi Jésus aimé, il n’y a donc pas que moi qui suis méchante.
+ Hélas non, dit Jésus, presque toutes les créatures blessent mon cœur, les unes légèrement, d’autres davantage. Mais le plus grand nombre me chassent de leur cœur par le péché mortel.
- Mais pourquoi tu ne grondes pas les méchants ? Il faut les punir.
+ Calme-toi, ma petite Claire, ce n’est pas ordinairement par la rigueur que je gagne les âmes méchantes. Je commence à les attirer par ma miséricorde et mon Amour. Il faut être doux et patient avec les pécheurs, tout comme une maman qui  soigne son enfant malade avec une grande patience.
 - Alors toi Jésus, reprit Claire, tu ne punis jamais ?
+ Jésus dit gravement : Je punis à la fin, quand les âmes abusent de ma patience et  de ma Miséricorde. Le châtiment est encore un don de mon amour.

Après une conversation aussi limpide, on ne peut que désirer la plongée totale dans la miséricorde de Jésus. En cette solennité du Sacré-Cœur, invoquons l’Esprit d’Amour pour les baptisés, les consacrés et surtout pour les prêtres.
Dieu est Amour : Il n’est qu’amour. Béni soit son Saint – Nom. Nous voici en ce haut lieu de prière pour célébrer avec les moniales la journée mondiale de prière et de sanctification pour les prêtres. Cette décision du Pape Jean Paul II fut prise en 1995 avec sa Lettre aux prêtres à l’occasion du jeudi saint. Comment ne pas remercier ces mères qui, malgré leurs jours de retraite, nous ont inclus dans leur programme. Merci de nous accueillir si aimablement. Ce cadre nous pousse au recueillement, au silence et nous aide à contempler ce Cœur qui nous a tant aimés. Nous sommes tous nés du cœur de Jésus…
Révérends Pères, soyons réellement des pères et des pasteurs selon le cœur de Dieu. J’ai du plaisir à voir que la fraternité sacerdotale se construit de plus en plus entre nous. Elle se construit lentement mais sûrement. L’union des cœurs devient une réalité. Que le Nom du Seigneur soit béni. Continuons de la construire autour du Christ crucifié, en acceptant nos différences de caractères et nos différences ethniques. Dieu a un plan sur chacun de nous et sur ce diocèse de Parakou. Il nous suffit de collaborer à son plan de salut. C’est le Seigneur qui veut que nous soyons différents. Nul n’est inutile. Nul n’est de trop.
    La différence fait partie des réalités de la vie. C’est une richesse qui vient de notre Créateur mais aussi de nos formations et milieux de vie. Les confrères prêtres ne seront jamais comme des briques qui sortent d’un même moule ou des tissus d’une même usine, tous pareils, tous identiques. On ne peut pas gommer  les différences ni les dissoudre, mais les accepter, les organiser et les harmoniser dans la charité et la vérité pour mieux servir l’Eglise. La Bible ne nous demande pas de combattre les différences mais de niveler les antagonismes, d’enlever le venin de l’orgueil et le poison de la jalousie qui produisent le mépris et le rejet de l’autre. Ce venin mortel peut attaquer aveuglement toute personne. Il s’en prend même aux frères de la même région et de la même famille ; les frères, même père et même mère, peuvent se tuer sans pitié. Le premier meurtre dans la Bible a eu lieu entre Caïen et son frère Abel. Un même sang coulait dans leur veine. Et pourtant ! Le sang du Christ fait de nous de vrais frères. Acceptons-nous humblement.
Par ce sang, la miséricorde de Dieu descend partout où se trouve un cœur humble. La Vierge Marie nous le dit dans son Magnificat : “Il a regardé l’humilité de sa servante’’. Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles, il donne sa grâce. Et donc pour être grand aux yeux de Dieu, c’est-à-dire pour être saint, il faut devenir petit comme un petit enfant, et désirer occuper la dernière place comme Saint François d’Assise ou Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Et lorsqu’on s’abaisse, ce n’est jamais perdu, Dieu nous élève.
Car c’est l’humilité qui nous rend léger pour nous permettre de voler haut. Le péché nous alourdit. C’est l’humilité qui nous fait fléchir le genou devant le Christ. C’est l’humilité qui nous contraint de faire la volonté de Dieu. C’est l’humilité qui nous évite l’isolement et nous pousse à faire le premier pas vers l’autre et à souffrir pour le frère qu’on a blessé. C’est l’humilité qui nous pousse à aimer le dialogue et à reconnaître facilement nos tords quand un ami ou un supérieur nous a fait des observations. Se mettre sur un piédestal, c’est ignorer le primat de la grâce. C’est l’humilité qui nous aide à vivre dans la sincérité, la vérité et même la transparence. C’est l’humilité qui nous pousse à demander pardon et à donner le pardon à qui nous a offensé.
Demandons souvent au Seigneur de nous donner la grâce de la douceur et de l’humilité. Un prêtre saint est humble. Il partage. Il est convivial. Il est compatissant. Un prêtre humble quelle prédication silencieuse ! Un diocèse qui se remplit de prêtres humbles, quelle richesse inouïe ! Répétons souvent : "Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre". A cette invocation on devrait ajouter toujours : "O Marie conçu sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous". Ces deux cœurs saints nous consoleront pour que nous puissions consoler tant de personnes découragées. Ils nous rendront saints pour que nous proposions la sainteté de Dieu à tous les pécheurs qui le cherchent.
Nous les prêtres, nous sommes faits pour conduire les âmes à Dieu, ce Dieu qui fait lever son soleil sur les bons et les méchants. Ce n’est pas d’abord pour enseigner le français, les maths, l’histoire-géo, la philosophie dans les collèges publics afin de gagner quelques piécettes. Satan aime nous éloigner de Dieu par des tentations “intéressantes’’ mais toujours trop basses. On devrait plutôt être préoccupé de créer des aumôneries dans les établissements publics où on désire tant enseigner les matières profanes. Pensons-y sérieusement. Les jeunes ont besoin de la Lumière de Dieu. Ils ont soif de Dieu.
Ce n’est pas non plus pour nous acharner sur des postes juteux ou faire des revendications d’augmentation de salaires que nous avons reçu l’ordination sacerdotale. Le sang du Christ a plus de prix que cela. Ce n’est surtout pas pour jouer aux théologiens verbeux ni même pour jouer aux sapeurs pompiers avec les pauvres. L’Eglise n’est pas une ONG nous dit le Pape François. On existe pour le salut des âmes. C’est un sujet grave qui sera toujours d’actualité. Et l’unique stratégie pour évangéliser notre diocèse c’est notre témoignage de prêtres en tant que prêtres. “Le témoin est celui qui vit en premier le chemin qu’il propose’’ (Benoît XVI). Le premier, de façon absolue, c’est le Fils de Dieu. Imitons-le. Soyons vigilants à maintenir notre vie sacerdotale fixée sur la croix, dans la prière intérieure quotidienne et les œuvres de charité.
Pour conduire les âmes à Dieu, il faut être soi-même en marche vers Lui avec deux grandes vertus : la confiance en la divine providence ; et la persévérance tenace dans les obstacles et les incompréhensions. La confiance totale suppose le saint abandon ou le renoncement à soi. La persévérance suppose l’acceptation de la croix. Cela n’est possible que si à notre tour on aime Dieu et le prochain quel qu’il soit. C’est exigeant, surtout que la logique de Dieu est différente de la logique des hommes. Elle est d’un autre ordre, d’une autre nature. Elle repose sur sa miséricorde infinie.

+ Pascal N’KOUE
 Omnium servus

NOMINATIONS
« Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je peur ? Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ? Même si mon père et ma mère m’abandonnent, le Seigneur me recevra » PS 27.
    Après avoir passé en revue les différents besoins et les multiples services à accomplir pour le bien de la Famille diocésaine de Parakou, l’Archevêque et son Conseil presbytéral, guidés par l’Esprit de Dieu, ont procédé aux nominations suivantes :

1.    R.P. Cyrille CHABI, Curé de la cathédrale.
2.    R.P. Tiburce APOVO, Curé de Tchatchou.
3.    R.P. Dieudonné AHYITE, Curé de Titirou.
4.    R.P. Charlemagne AMOUSSOUVI, Curé de Kika.
5.    R.P. Cyrille AGANI, Curé fondateur d’Alafiarou (partition de la paroisse de Tchaourou).
6.    R.P. Aristide GONSALLO, Coordinateur des trois hôpitaux diocésains : Boko, Papanè, Tinré.
7.    R.P. Dominique ADJE, Directeur de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Boko.
8.    Docteur Alain SANTOS, Médecin-chef de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Boko.
9.    Sœur Mireille AGUESSI, Directrice de l’hôpital Saint Martin de Papanè.
10.    Docteur Jean-Pierre HOUNYET, Médecin-chef de l’hôpital Saint Martin de Papanè.
11.    R.P. Ernest DEGUENONVO, Recteur du Sanctuaire Jésus, Rédempteur de l’Homme.
12.    R.P. Henri EDOH, Directeur de la Caritas-BDBD.
13.    R.P. Denis LE PIVAIN, Directeur de " Providentia Dei " en vue de la préparation du Séminaire diocésain de philosophie à Gaah-Baka, dans l’esprit de l’Institut Notre-Dame de Vie.
14.     R.P. Guillaume KAMBOUNON, Délégué de l’Evêque auprès des Consacré(e)s.
15.     R.P. Arnaud TCHOGOLOU, Directeur du Centre pastoral G. Riobé.
16.    R.P. Olivier GANGBAZO, Curé de Sirarou et Aumônier diocésain du Mouvement Catholique des Cadres et Personnalités Politiques.
17.    R.P. Augustin TOSSOU, Vicaire à Albarika.
18.    R.P. Ursule AGBANGLA, Vicaire à la Cathédrale et Aumônier diocésain des Jeunes.
19.    R.P. Apollinaire KADJO, Professeur au Séminaire Notre-Dame de Fatima.
20.    R. P. Franck TOKPASSI, Responsable du CAV (Centre Audio Visuel).
Prions pour que chacun d’eux soit soucieux de faire la volonté du Seigneur pour lui plaire.
N.B. : Toutes ces nominations prennent effet le 1er septembre 2013.
Et que les passations de service se fassent en bonne et due forme, dans un climat fraternel et détendu. Tout pour la gloire de Dieu.


Séminaristes en stage en vue des Ordres sacrés
Gilles KIMBA à la paroisse de Sirarou.
Moïse DEGODO à la paroisse Saint Joseph d’Alaga.
Marius OBA à la paroisse de Papanè.
Jacques KOTOKO à la paroisse de Nima.
Angelo CODJIA à la paroisse de Kika.
Albert DAKIN à la DDEC (Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique).


 
Nouvelles de Famille
Nous remercions de tout cœur les moniales de l’Etoile Notre-Dame pour nous avoir si bien accueillis en la fête du Sacré-Cœur. Comment ne pas souligner aussi la présence discrète mais effective de quelques bénédictines de Perporiyakou. Elles ont contribué à la réussite de cette fête. Comme c’était beau ! Prions les uns pour les autres.

Le Centre Notre-Dame de Refuge et tout le diocèse remercient vivement Oïhana GALARDI OGALLAR, venue de San Sebastian, pour son dévouement sans bornes, au profit de nos enfants de Komiguea, en grosses difficultés.

Tous ceux qui accueilleront des séminaristes pour le stage pastoral sont priés de dresser un certificat en trois exemplaires à la fin (Evêché-Paroisse-Séminaire).

L’Assemblée générale pour l’ouverture de l’année pastorale aura lieu le 16 octobre 2013 au Centre pastoral. Le thème sera :"Allons à Jésus par Marie". Comme vous le voyez, ce sera une année mariale.

C’est le temps des vacances, temps des distractions, du repos, des retrouvailles, des camps de vacances. N’en faites pas un temps de dépravations. N’oubliez pas la vie spirituelle. Zappez moins. Lisez de bons livres, spécialement la Bible et travaillez de vos mains. Ça fait du bien.

L’appel du Pape pour l’adoration eucharistique en la fête du Saint Sacrement a été bien accueilli. La cathédrale était pleine comme un œuf. Le silence impressionnant. Les vêpres solennels chantés en chœur sous la direction du Curé de la Cathédrale. Une note négative : l’ostensoir était trop petit. Qui nous offrira un grand ?

Nous avons apprécié le passage quoique rapide de la Mère Marie-Claude, Supérieure Générale des Sœurs ocpsp, de Mgr Justin Evêque de Ouahigouya, et du Frère Emmanuel DUPREZ.

Bienvenu et bon séjour parmi nous à Dom Jean-Marc CHENE, Père Abbé du monastère  de Bellefontaine et Père immédiat du Monastère de Kokubu.

N.B : Le pèlerinage marial à Dassa aura lieu du 16 au 18 août et sera présidé par le Cardinal Giuseppe BERTELLO, Président du Gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican.
Le 17 août : Ordinations diaconales et presbytérales à la cathédrale à 9 h 30 par le Cardinal BERTELLO.
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Quelques dates


4 juillet                         :    Rencontre avec les scouts à Komiguea.


5-7 juillet     :    Visite pastorale à la quasi paroisse de Wansirou.


11 juillet               :    A 10h, Vœux solennels de Sœur Edwige Mounirou au Monastère Etoile N. Dame.


13 juillet           :    A 9 h 30, Ordination presbytérale à Calavi de Dieudonné B. s.m.a.


14 juillet                :    Messe dominicale à 11 h à la Cathédrale avec la Communauté anglophone.


20 juillet    :    A 10 h30, Vœux solennels du Frère Romain AGBOGBO au Monastère de Kokubu
                :    A 16 h, Rencontre avec les Séminaristes de Parakou au Centre Pastoral.


21 juillet    :    Collation des ministères au Sanctuaire de Jésus, Rédempteur de l’Homme à 10 h.


22-26 juillet    :    Retraite sacerdotale à Ouidah, au Séminaire Saint Gall.


29 juillet-02 août      :    Retraite sacerdotale au Monastère l’Etoile Notre-Dame, par le Révérend Père Eugène KPODA.
  


"Que les institutions de santé de l’Eglise et toutes les personnes  qui y travaillent  à divers titres s’efforcent de voir en chaque malade un membre souffrant du Corps du Christ … Soyez les porteurs de l’amour compatissant  de Jésus aux personnes qui souffrent… Il convient que les institutions de santé soient gérées selon les règles éthiques de l’Eglise, y assurant les services en conformité avec son enseignement et exclusivement en faveur de la vie. Qu’elles ne deviennent pas une source d’enrichissement pour les particuliers… Enfin chaque institution de santé devrait avoir une chapelle. Sa présence rappellera au personnel et au malade que Dieu seul est le Maître de la vie et de la mort " (Africae Munus 140-141).
Le Pape a parlé. Qui oserait le contredire ? Ces idées des Pères synodaux assumées par le Pape Benoît XVI sont une lumière suffisante pour tous ceux qui travaillent dans nos hôpitaux. Essayons de monnayer toutes ces paroles au bénéfice du contexte qui est le nôtre.
    L’exemple indépassable des soins donnés au pauvre et au malade est Jésus. Il passait partout en faisant le bien. Il prêchait aux pauvres la Bonne Nouvelle et guérissait les malades. Puis, il a donné autorité à ses disciples d’en faire autant (Mt 10, 1 ; Mc 1, 32…). Dieu s’est toujours passionné pour l’homme fragile. L’Eglise nourrit le même souci quand elle ouvre des dispensaires ou des hôpitaux. Un de nos hôpitaux, celui de Boko, est dédié à saint Jean de Dieu. Cet homme est un sommet de l’humanité et il est bon de connaître un peu sa vie.
Né au Portugal un 8 mars (1495), il est mort un 8 mars (1550). Son nom était Jean. Son évêque lui ajoute "de Dieu". Et désormais tout le monde l’appellera Jean de Dieu. Il est issu d’une famille pauvre mais très pieuse. Sa mère mourut alors qu’il était encore très jeune. Du père, on n’en sait rien sauf qu’il s’appelait André et il finit comme religieux dans un couvent.
Après mille et une péripéties  Jean se rend à Grenade en Espagne. C’est un drôle de mendiant. On le prend pour un fou. Il en subit les conséquences. Les gamins lui lancent des pierres. Il vit dans sa chair la passion du Christ : les moqueries, le mépris et le rejet. Au lieu de se révolter contre la société, il se réjouit intérieurement d’être considéré comme un vaurien. "A quelque chose, malheur est bon". Cette expérience désagréable l’aidera à mieux comprendre le pauvre et le malheureux sans recours.
Il se fait alors solidaire de tous les malades qu’on ne veut pas accueillir à l’hôpital de Grenade, cette belle et grande ville. Une des plus riches d’Espagne. Alors pris de compassion, Jean se décide à fonder lui-même en 1537un hôpital où il accueillera tout le monde, c’est-à-dire "les malades qu’on refuse ailleurs, les sans-travail, les ivrognes, les clochards, les enfants sans famille, les vieillards sans ressources " et aussi les prostituées.
Un musulman converti au catholicisme lui offre l’hospitalité. Sans consulter son généreux bienfaiteur, Jean profite de son absence pour créer dans cette maison  son premier hôpital. Ça se termine mal. On le met dehors. Jean redouble de confiance en la divine Providence. Son ancien locataire  lui trouve un autre endroit. Parfait ! Il devient un infirmier modèle. Le matin, il se lève très tôt. Il va à la messe. Aussitôt après, il s’occupe des malades. Il les soigne, les panse, les lave, les réconforte. Il mendie pour les nourrir. Il ne cherche pas à se mettre en valeur. "Il n’a pas honte de balayer lui-même le sol, laver le carrelage, récurer les marmites, laver les écuelles, aller chercher de l’eau". Bel exemple à imiter n’est-ce pas ? L’hostilité de départ se change en volonté de collaborer. La persévérance à faire le bien c’est payant ! Des disciples se joignent à lui, alors il fonde l’Ordre religieux des Frères hospitaliers dit de Saint Jean de Dieu.

Chose curieuse ! Jean n’a jamais eu de formation médicale dans une faculté, mais il connaît le métier d’infirmier par expérience. Il s’est formé sur le tas, comme on dit. Et ça  a marché, Dieu aidant bien sûr. Le voilà donc infirmier par vocation divine : "il sait … instinctivement que l’un des secrets de l’efficacité des soins donnés c’est l’amour qu’on porte au malade". L’amour avant tout. Jean de Dieu restera toujours fidèle à cette règle. Dans sa sagesse, il s’associera les médecins pour les soins physiques. Ce sont eux qui établissent le diagnostic et fixent la thérapeutique. Il introduit aussi le prêtre aumônier dans sa stratégie ; c’est lui qui sera chargé des âmes. Ce prêtre s’occupera de relever le moral des patients, de soigner les cœurs blessés et les âmes mal en point.  Le médecin et le prêtre se complètent. La perspicacité de Jean de Dieu est encore actuelle. Et le Pape Benoît XVI lui donne raison : "souvent, c’est précisément l’absence de Dieu qui est la racine la plus profonde de la souffrance" (Caritas in Veritate n°31 c).  C’est vraiment lui l’ancêtre de la médecine moderne. Il a été proclamé par le Pape Léon XIII en 1886 le saint patron des malades et des hôpitaux. Pie XI a fait de lui le saint patron des infirmiers et infirmières en 1930…

Chers professionnels de la santé, je voudrais d’abord vous remercier copieusement pour le service que vous rendez à Dieu et à l’Eglise dans nos hôpitaux et centres de santé. J’admire votre dévouement, attention, sympathie et compassion envers les malades. Votre rôle est fondamental. Votre vocation est exceptionnelle. Je fais l’éloge de vos  diverses compétences. Je félicite chacun de vous, du Médecin-Chef jusqu’au gardien du portail, en passant par les agents d’entretien. Nuit et jour vous êtes sollicités. Personne n’est à l’étroit dans mon cœur de Pasteur. Une réforme est en train de s’instaurer. Merci de l’accepter de bon cœur. L’Eglise ne veut du mal à personne. C’est donc dans l’intérêt de tous. Aidez les nouveaux directeurs qui prendront bientôt fonction dans le but de promouvoir nos structures. Ils ont besoin de votre saine collaboration. Facilitez-leur la tâche. Nous voulons respecter la législation du Ministère de la Santé en vigueur dans notre pays, mais  selon les orientations de la doctrine sociale de l’Eglise experte en humanité. Collaborez de tout cœur sans arrière pensée.

Avant tout, entretenez une bonne ambiance dans l’hôpital. Jamais l’un contre l’autre. Créez l’esprit de famille entre vous, avec les malades et les membres de leur parenté qui les accompagnent. Etre amer et arrogant fragilise et même envenime les relations. Dialoguez dans la vérité et la charité. Faites-vous confiance. Soyez rigoureux et transparents dans les comptes et les bilans financiers. Cultivez l’esprit de détachement. Ne rançonnez personne. La personne humaine passe avant l’argent. Elle est créée à l’image de Dieu. Et Dieu sait être généreux avec celui qui lui fait confiance. Vous êtes des ministres, c’est-à-dire des serviteurs de la vie. Respectez-la scrupuleusement. L’unique Seigneur de cette vie a stipulé un commandement clair : "Tu ne tueras pas". Il nous demandera des comptes. C’est un "non" sec et radical aux avortements. Votre rôle est de défendre la vie dès sa conception jusqu’à sa fin naturelle. Eliminez donc de votre corps médical tout ce qui est tricherie, corruption, fraude, soupçon, mensonge, injustice, mépris de l’autre, critiques méchantes, soif d’enrichissement rapide, esprit de vengeance. Dans ces lieux de souffrance, de grâce, n’en rajoutez pas. Ayez plutôt des convictions fortes et cultivez une foi à toute épreuve. Que cette foi soit agissante et ardente, et non sentimentale et superficielle. Les miracles de guérison se multiplient dans un climat de confiance en Jésus. Travaillez dans la paix et l’unité. Je promets mon soutien de pasteur à chacun de vous à travers la CODIS que nous venons d’installer officiellement…
Vous connaissez certainement cette définition : "La médecine c’est la haine de la maladie et l’amour du malade" (Professeur Lejeune). Quelle belle définition !  Etablissez avec le malade un rapport personnalisé fait de dialogue affable et de confiance. Montrez-lui votre grande humanité. "La qualité d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles de ses membres", dit encore le Professeur  Lejeune. Découvrez au malade la bonté et la tendresse du Christ Sauveur. C’est vrai  que Jésus aime le malade. Mystère ! Il s’identifie non aux hommes forts et bien portants mais aux pauvres, aux petits, à ceux qui souffrent : "J’étais malade et vous m’avez …". Soignez le malade avec amour comme si c’était votre père ou votre mère, votre frère ou votre sœur. Soignez-le comme votre ami personnel ; je dirais même plus, soignez-le comme si c’était Jésus. (Les malades) "ont besoin de l’attention du cœur" (Caritas in Veritate n°31). D’où la formation du cœur, la crainte de Dieu, la rencontre de la personne de Jésus.
En effet, un malade qui souffre, c’est Dieu qui nous demande de lui venir en aide. Au dernier jour, nous entendrons le Christ nous dire : "Tout ce que vous avez fait aux plus petits d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait". Si on l’a bien traité sur terre, on sera introduit au ciel solennellement dans le bonheur éternel. Mais si on l’a mal traité… je n’ose pas terminer la phrase. Ce sera horrible. Il y a un feu éternel. Alors accueillez bien les malades avec amour comme Jésus l’accueillerait. Les pauvres comme les riches doivent bénéficier de votre compassion et de votre attention. Les malades graves et les enfants auront la priorité. Dignité humaine oblige. Et personne ne sera humilié par des mauvais traitements, des injures ou l’indifférence. Bien au contraire informez les patients suffisamment de leur état de santé, formez-les à éviter certaines contagions et à mieux gérer leur vie.

Je sais qu’un effort récent a été fait pour créer dans nos hôpitaux un lieu de prière, un oratoire, une chapelle. Et je vous en félicite. Car le grand médecin des âmes et des corps c’est Dieu. Vous, vous soignez mais c’est sa main qui guérit. Qu’il vous oriente dans le diagnostic et la posologie. Vérifiez s’il y a un crucifix dans toutes les salles. Au pied de la croix de Jésus on trouve toujours aide, réconfort et espoir. Nous avons tous besoin de son secours. Rien ne lui est impossible. Et sans Lui, nous ne pouvons rien faire. Priez et faites prier pour vous et pour les malades. N’oubliez pas la dévotion mariale et donc récitez le chapelet tous les soirs ! Pensez alors à ériger une place mariale dans nos institutions de santé. Je désire fortement que le sacrement des malades, ceux de pénitence et de l’eucharistie y trouvent un accueil constant. Et que le prêtre aumônier soit désiré et sollicité pour rassurer tout le monde de la présence divine. Et comme notre Dieu aime la joie et la fête, je vous exhorte vivement à célébrer, chaque année dans la gratitude à Dieu, la fête patronale de l’hôpital.

    Enfin, je vous assure que nous travaillerons ensemble à avoir une équipe de personnes pour la pastorale de la santé. Son but sera "d’évangéliser la maladie, en aidant le malade à découvrir le sens rédempteur de la souffrance vécue en communion avec le Christ ; de célébrer les sacrements comme signes efficaces de la grâce re-créatrice  et vivifiante de Dieu ; de témoigner par la diaconie (service) et la koïnonia (communion) la force thérapeutique de la charité"(Jean Paul II). Que l’Esprit de Dieu renouvelle nos cœurs afin que nous transformions le visage de nos hôpitaux pour le bien corporel et spirituel des malades. Souvenez-vous que “tout bien portant est un malade qui s’ignore’’.

Saint Jean de Dieu, priez pour nous. Saint Martin, priez pour nous.
                         Sancta Maria, Salus infirmorum ora pro nobis.


+ Pascal N’KOUE
 Omnium servus



Nouvelles de Famille

-    Prions pour le repos de l’âme de Christophe ZIME, chauffeur de l’Archevêché.
-    Prions pour le repos de l’âme de Suzanne, maman de Sœur Odile Fidélia SOHOU s.s.a.

-    Nous félicitons vivement le Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique et nos enseignants et bien sûr les élèves pour les succès obtenus aux examens officiels : Certificat, Brevet, BAC.

-    Le Père Bruno AMANONGBE est mis à la disposition du Secrétariat de la Conférence Episcopale du Bénin pour deux ans renouvelables.

-    La Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements décrète que : le nom de saint Joseph, Epoux de la Vierge Marie, soit ajouté aux Prières Eucharistiques II, III, IV. On attend les traductions officielles. N’oubliez pas la messe votive à Saint Joseph les mercredis : Prière pour nos bienfaiteurs et les papas catholiques.

-    Un prêtre et une laïque nous ont représentés aux JMJ au Brésil. Bénissons-en le Seigneur.

N.B : Le Cardinal Giuseppe BERTELLO, un ancien Nonce au Bénin, fait partie des 8 sages choisis par le Pape François pour réformer la Curie Romaine. C’est lui qui vient pour le pèlerinage national qui commence le 16 août à Dassa. Certains de nos fils auront la joie d’être ordonnés par lui à Parakou le 17 août prochain.

-    Le Frère Don Diègue BADE sera ordonné prêtre pour le compte des Oblats de saint François de Sales.
-    Seront ordonnés diacres :
Le Frère Clément SOBAKIN (Monastère Notre-Dame du Kokoubou) et les séminaristes WOROU Christian, AGANI Adolphe, KOTOKO Jacques et CODJIA Angelo.
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Quelques dates


9 -10 août :    A Porto-Novo, pour les 40 ans de Sacerdoce de Mgr Jean-Benoît GNAMBODE, l’Administrateur Apostolique.


11 août      :    Retour à Parakou.


14 août      :    Arrivée du Cardinal Giuseppe BERTELLO à Parakou.


15 août      :    Fête de l’Assomption de la Vierge Marie. Vœux solennels au Monastère l’Etoile Notre -Dame. Messe présidée par le Cardinal BERTELLO.


15-16 août :    Un tour à Natitingou avec le cardinal BERTELLO.


17 août       :    A 9 h 30 : Ordinations presbytérales et diaconales à la Cathédrale de Parakou.


17-18 août :    Pèlerinage marial à Dassa.


20 août       :   Déoration à Cotonou de Son Excellence LOKO Théodore, Ambassadeur du Bénin près le Saint-Siège au Vatican.


22 août       :    Retour à Parakou.


24 août       :    Vœux perpétuels chez les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus à 9 h 30.

                       




« Les écoles catholiques sont à la fois des lieux d’évangélisation, d’éducation intégrale, d’inculturation et d’apprentissage du dialogue de vie entre jeunes de religions et de milieux sociaux différents. Aussi l’Eglise en Afrique…s’emploiera-t-elle à promouvoir  l’école pour tous,  dans le cadre de l’école catholique. » Ecclesia in Africa n°102.

Eduquer un enfant c’est le conduire à Dieu créateur et Père ; c’est essayer de lui faire prendre conscience que "l’homme n’est grand qu’à genoux". C’est dans ce terreau que les bonnes règles morales prennent racines, fleurissent et portent beaucoup de fruits pour le bien commun. Car si nous bâtissons une société sans Dieu, ce monstre artificiel se retournera un jour  contre nous pour nous broyer.
Les premiers éducateurs ce sont les parents. L’école vient en appui à la famille. Si la morale est négligée en famille, l’école aura beaucoup de difficulté pour redresser les "tordus". Mais si la morale ne s’appuie pas sur la crainte de Dieu et les lois de la nature, tôt ou tard, on aboutira à ce slogan nocif, "il est interdit d’interdire". Cette idéologie a "enfanté" le relativisme moral, l’esprit libertaire et les fameux nouveaux droits de l’homme : avortement, homosexualité, euthanasie, gender, mariage pour tous etc. Quelle  pollution inhumaine ! Ce sont des maux lucifériens à combattre. Il n’est pas exclu qu’un jour on légalise aussi la pédophilie qui, Dieu merci, est encore considérée comme une horreur abominable.
Les écoles catholiques au Bénin, nous le savons, sont très appréciées. Une bonne partie des élites intellectuelles de notre pays est passée par nos bancs. Mais attention, l’enseignement catholique a sa spécificité : c’est un lieu d’évangélisation. Plus qu’une paroisse, l’école catholique rassemble les enfants et les jeunes de religions différentes et de milieux sociaux divers : belle occasion pour évangéliser, n’est-ce pas ? Mais évangéliser ce n’est pas faire du prosélytisme, ni endoctriner, encore moins forcer les gens à recevoir le baptême. C’est faire connaître Jésus-Christ, Lumière du monde, password ou code secret qui permet de bâtir une saine et fructueuse mondialisation. D’où cette question fondamentale : Est-ce que nos écoles sont préoccupées de transmettre les valeurs du Royaume des cieux en plus du savoir et du savoir-faire?  Concrètement, chaque jour, est-ce qu’on prie avant et après le cours ? Chaque semaine, y-a-t-il un enseignement de la foi, un cours d’instruction religieuse ? Les élèves baptisés reçoivent-ils des cours de catéchèse en vue des sacrements (première communion, confirmation et pénitence) ? Les non chrétiens qui désirent devenir disciples du Christ, bénéficient-ils d’une attention particulière ? Le prêtre aumônier compose-t-il avec le directeur de l’établissement pour organiser des causeries culturelles ou rencontres spirituelles? Y-a-t-il le souci d’avoir une chapelle ou un lieu de prière dans l’enceinte de l’établissement, surtout là où l’église paroissiale est éloignée ? Pendant les temps forts de l’avent et du carême que se passe-t-il ? Y-a-t-il un crucifix dans chaque salle de classe ? Toutes ces questions peuvent paraître secondaires, mais elles sont primordiales.
Pour reprendre une expression forte du Pape Benoît XVI, je dirais qu’on donne toujours trop peu à l’homme quand on ne lui donne pas le Bon Dieu. Car le Dieu d’amour que Jésus-Christ nous a annoncé n’enlève rien à l’homme, il lui donne tout. "Il n’a besoin de rien, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le reste " (Actes 17,25). Non seulement la visibilité mais aussi la spécificité catholique doit être présente dans nos écoles. Là-dessus, il faut être très clair avec les parents d’élèves et les enseignants. Ne trichons pas avec le mot catholique. Malheur à nous si l’amour effréné de l’argent nous pousse à frelater notre identité pour séduire les portefeuilles des riches. Pour nous aider à ne pas succomber à cette tentation, Benoît XVI se fait notre avocat auprès de nos gouvernants pour qu’ils appuient financièrement nos écoles (Africae Munus N°78). « Tout cela suppose la formation humaine, culturelle et religieuse des éducateurs eux-mêmes » (Ecclesia in Africa n°102).
Je voudrais savoir sur quelle base on recrute nos enseignants. Quelle est leur motivation réelle en venant dans nos écoles ? Est-ce qu’ils connaissent bien nos statuts ? Est-ce qu’ils s’engagent à respecter la spécificité de l’enseignement catholique et notre projet éducatif ouvert à la transcendance? Est-ce qu’ils acceptent de transmettre nos valeurs morales et spirituelles que je considère comme des vitamines indispensables pour toute croissance humaine, saine et solide? Développer seulement l’intelligence et la technique chez l’individu c’est incomplet. Les fabriquants et poseurs de bombes ne sont pas des gens stupides. Il leur manque la crainte de Dieu et le respect de la vie humaine."La foi et la raison sont comme deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité" (Fides et ratio).
Et les parents d’élèves, en inscrivant leurs enfants chez nous, sont-ils avertis du caractère catholique de nos écoles ? Sont-ils conscients du "plus" que l’éducation catholique donne à leurs enfants ? Instruire sans évangéliser c’est transpirer à grosses gouttes pour très peu de chose. La preuve, c’est qu’il y a beaucoup de diplômés sans emploi. Et le nombre de jeunes en difficulté s’accroit : enfants des rues, orphelins, prostituées etc. L’Eglise est mère et ne peut pas fermer les yeux sur la misère du monde. Ayons le souci de scolariser aussi et surtout les enfants des pauvres. Comme vous le voyez, il est urgent de revaloriser le métier d’enseignant en insistant sur quatre points :
1.    Le regard plein d’attention et de bonté de l’enseignant envers l’enfant,
2.    Les bonnes relations entre collègues enseignants.
3.    La gestion des conflits à l’amiable et dans la discrétion.
4.    Les bons rapports à établir entre parents et enseignants. Et tous ces points doivent être
habités par le baume ou l’amour de Jésus-Christ Chemin, Vérité et Vie. C’est un métier difficile où il faut donner le meilleur de soi-même. D’ailleurs il n’est de bon enseignant que celui qui aime profondément ses élèves et leur accorde une attention particulière. Car ce qui donne valeur aux services que nous rendons, c’est l’enthousiasme et l’effort gratuit, j’irai jusqu’à dire la passion que nous y mettons.
Saint Jean-Baptiste de la Salle (1651-1719), saint patron des enseignants, exigeait des maîtres une parfaite connaissance des élèves à travers un "catalogue" qui décrivait l’enfant, son univers familial, ses progrès. Chez lui, le b a ba de la discipline collective reposait sur la ponctualité et le silence. Si "la ponctualité est  la politesse des rois", le silence, quant à lui, favorise la réflexion profonde. On n’apprend rien de sérieux dans le bruit. Que d’efforts nous avons à faire sur ce point ! Le Saint prescrivait qu’on emmène tous les jours les élèves, en rangs silencieux, de l’école à l’église paroissiale pour participer à la messe. C’était sa manière d’éduquer à la concentration, véritable remède contre la superficialité et la dispersion. Les hommes sages ont toujours cultivé le silence. Le grain qui nous fait vivre grandit en silence. On réfléchit en silence. On médite en silence. Les bonnes décisions se prennent dans le silence. On meurt et on ressuscite en silence. En effet, nul ne connaît le moment précis de la résurrection de Jésus-Christ. Le silence est un besoin de l’âme pour s’unir à Dieu. C’est l’engrais de la vie intérieure.
Concernant l’autorité du maître, nous avons un modèle indépassable : le Christ crucifié. Lui, le Maître et Seigneur, s’est fait serviteur de tous jusqu’au don total de lui-même. Il faut l’imiter. De La Salle insistait pour que l’enseignant soit un homme exemplaire même dans sa manière de se vêtir, de se tenir devant les apprenants, sur la vie intérieure et la piété. Et tout cela aussi par affection pour les élèves. Car "sans affection pas de confiance, sans confiance pas d’éducation", répétait souvent Don Bosco. En un mot, le secret de l’autorité c’est mettre Jésus-Christ au centre des relations maître-élève. J’ajoute seulement qu’il faut des éducateurs gais, souriants et joyeux. Ils sont souvent plus performants, plus écoutés et donc plus influents. Après tout, éduquer c’est partager son bonheur, peu importe la matière qu’on enseigne. Et l’Afrique peut enseigner au monde sa culture si chaleureuse, si religieuse et si humaine. Rappelons que c’est l’Afrique que Jésus a choisie pour s’y réfugier au temps du roi Hérode. Sans commentaire ! Ne négligeons pas nos langues vernaculaires, nos cultures, et nos valeurs africaines comme l’hospitalité, la religiosité populaire, le respect des anciens, la solidarité familiale, la convivialité, la recherche du consensus.
Aux enseignants, je demande donc d’être simples et proches des apprenants, de prier avec eux et pour eux. Créez avec eux l’esprit de famille où règnent paix, amour et confiance. Développez chez eux la pensée critique et l’esprit de créativité. Qu’ils s’appliquent à la sauvegarde de l’environnement et à l’amour du travail bien fait. Qu’ils aient le souci du bien commun et le sens de la responsabilité personnelle et sociale. C’est une mission délicate mais exaltante qu’on vous confie. Dites-vous que votre rôle est  de former la conscience et la volonté  des jeunes pour faire d’eux des hommes solidaires, honnêtes et ouverts à l’universel, de bons citoyens et même des saints du ciel. Un saint c’est celui qui veut le bien de tous. Et Léon Bloy a raison de nous prévenir qu’"il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints". Que les dix commandements, que Yahvé a donnés au peuple Israël pour le structurer, servent de boussole dans chaque classe. Puisez les exemples de vie dans la Bible, mais aussi auprès des éducateurs et des saints comme François de Sales, Don Bosco, Philippe Neri, Alphonse de Liguori, Kisito etc. Mais je vous rappelle que vous avez un concurrent impitoyable, un ennemi puissant et séduisant, ce sont les vendeurs d’images qui, sans aucune censure, diffusent des illusions de bonheur, des images truquées, des apparences trompeuses, des réussites faciles où règne le Père du mensonge. La crise de ce temps est très profonde. C’est pourquoi sans l’aide de Dieu, nous ne pouvons pas nous en sortir.
Aidez vos élèves à bien gérer le temps. "Le temps perdu ne se rattrape jamais". Il vaut plus que l’or et l’argent. Poussez-les à penser à la prévision à long terme, à l’échelle des valeurs, à la planification des tâches.  Qu’ils aient le goût de l’effort, car c’est « l’effort qui fait les forts ». Qu’ils travaillent avec méthode et soient persévérants dans les épreuves. Un homme inconstant est comme une feuille sèche qui se laisse balloter par toutes sortes de vents contraires. Les mouvements catholiques comme l’Enfance missionnaire, la JEC, le Scoutisme sont à encourager. La musique, les métiers manuels, le sport et la gymnastique rendent fermes les indécis et dilatent les cœurs. Convainquez les jeunes que la terre est un don précieux de Dieu, une grande richesse. Et qu’il faut la transformer sans l’agresser sauvagement, ni la brader à vil prix. Si ce volet était pris au sérieux, il n’y aurait pas de diplômés sans emploi. Introduisons de profonds changements utiles dans notre système scolaire, dans nos mentalités, nos comportements et nos idées pour former l’homme intégral, dans son unité économique, sociale, morale, culturelle et religieuse. C’est dans ce contexte que le vrai progrès sera au service de l’humanité.
Laissons le mot de conclusion à un grand sage, le Pape Benoît XVI : "Le travail d’un professeur ne consiste pas seulement à transmettre des informations ou à enseigner des compétences pour procurer un profit économique à la société ; l’éducation n’est pas et ne doit jamais être considérée selon une optique purement utilitaire. Il s’agit de former la personne humaine en lui donnant le bagage nécessaire pour vivre pleinement sa vie ; en bref il s’agit de transmettre la sagesse. Et la vraie sagesse est inséparable de la connaissance du Créateur". Pour tout dire, ayons la fierté de transformer en hommes sages les enfants qu’on nous confie. La doctrine sociale de l’Eglise est là pour nous aider. C’est un levier dynamique pour le développement intégral de l’homme africain et de l’homme universel.


+ Pascal N’KOUE
Omnium servus.



Nouvelles de famille
•    Nous remercions vivement le P. Bernard Minvielle, Supérieur de l’Institut N.D. de Vie, venu nous visiter le mois dernier en compagnie des P.P. Alain BONJOUR et Régis. Des liens se tissent pour notre futur séminaire diocésain.
•    C’est le mois des examens scolaires. Nous souhaitons plein succès à tous les candidats. Qu’ils se rapprochent des prêtres pour demander des bénédictions et des messes.
•    Je lance un appel pour collecter beaucoup de vélos au profit des enfants des villages qui vont à l’école à pieds.
•    Nous remercions Mgr Jean-Benoît GNAMBODE, Administrateur Apostolique de Porto-Novo, qui vient présider aux cérémonies des 4 nouvelles professes des Sœurs FCSCJ, le 7 juin.
•    Pour l’équipe de formation dans les postulats et noviciats, il faut un minimum de trois personnes.
•    Nous avons eu la joie de donner le sacrement de confirmation à 673 jeunes au Sanctuaire le jour de la Pentecôte. Il y a de l’espoir.
•    C’est aussi le début des vacances. Qu’elles soient reposantes, priantes, fructueuses et épanouissantes.
•    Nous avons apprécié hautement les conférences données par les P.P. Louis HONDOKODO et Didier GNITONA, lors de notre dernière Assemblée Générale. Qu’ils en soient vivement remerciés.
•    Une mission de chirurgie plastique et réparatrice (bec de lièvre, rétraction de brûlures, tumeurs etc.) arrive à l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta du 13 au 27 juin. Appelez l’hôpital sans retard.
•    Pour la rentrée scolaire d’octobre prochain, chaque école catholique devra avoir un aumônier prêtre, sous la responsabilité du Curé de sa paroisse.
•    Le logo de l’enseignement catholique dans notre diocèse comporte, entre autres, deux lauriers à gagner : le terrestre et le céleste. Je recommande l’opuscule Jeunesse béninoise, sois fière, de Mr Jean PLIYA.
•    Prions pour le repos de l’âme de Rosalie, maman de Sr Hélène ANEYOU, sœur de Menton.
•    Bienvenue au nouveau Nonce Apostolique pour le Bénin et le Togo. Il s’appelle Brian UDAIGWE et arrive à Cotonou le 10 juin de ce mois.

NB. La retraite sacerdotale aura lieu au monastère l’Etoile Notre Dame du 29 juillet au 02 août. Commencez à vous inscrire.

 


Quelques dates


2 juin    Fête du Saint-Sacrement.


12h : Messe au Sanctuaire Rédempteur de l’homme.


16 h : Adoration eucharistique à la cathédrale en union avec le Pape François.


3-6 juin    Assises des directeurs diocésains des OPM à Parakou, au Centre Pastoral.


4 juin    Rencontre avec les recteurs de nos séminaires à l’Archevêché à 9 h 30.


7 juin     Fête du Sacré-Cœur. Journée mondiale de prière et de sanctification pour les prêtres. Messe à 10h au Monastère l’Etoile Notre Dame avec tous les prêtres. Nous y restons  toute la journée.


9 juin    Confirmations à Bétérou à 9 h 30.


11 juin    Conseil presbytéral à 9 h 30 à l’Archevêché


12 juin    Réunion à l’Archevêché pour la révision des statuts de nos hôpitaux.


13 juin    A Cotonou pour rencontre avec le nouveau Nonce.


15 juin    Journée de l’Enfant africain. Messe à 10h à la cathédrale.


16 juin    Fête des pères et des mères au Centre Pastoral Guy Riobé.


23 juin    Confirmations à l’Université à 9 h.


30 juin     Confirmations à Kika à 10 h.

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin