"Nul ne peut servir deux maîtres à la fois ; ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera au premier et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et le Démon-Argent" (Lc 16, 13).

A l’occasion du carême, quarante jours de marche vers Pâques, il convient de penser sérieusement à notre conversion. L’amélioration des conditions de vie dans nos familles, dans la société et dans le pays dépend de cette conversion du cœur. Nous sommes tous faibles, fragiles et pécheurs. Le mal existe, le bien aussi. Voilà planté le décor des deux voies : la voie qui conduit au bonheur et celle qui conduit au malheur. Mais les choses ne sont pas toujours aussi claires. Satan est menteur et homicide depuis les origines. Dieu est Vérité. Satan sait flatter. Dieu non, et ses paroles ne passeront pas. Dieu nous tire vers le haut et nous demande d’être saints. Satan nous tire vers le bas en nous promettant un bonheur purement terrestre.

    Lequel des deux choisir ? Car notre bonheur dépend de ce choix. Essayons de voir ce que l’un et l’autre nous dit. Mais attention, "les belles promesses n’engagent que ceux qui les croient" disent ceux qui partent en campagne électorale.

    1-La voix mielleuse et gutturale de Satan :
    "Viens dans mon camp. Toutes les commodités t’y attendent. Dans mon royaume tout est beau, brillant et luxueux. Tu te promèneras partout. Chez moi les portes sont grandes ouvertes 24h/24. Ce sont des portails béants. Pas de commandements, pas de lois, pas de limites à tes désirs. C’est la belle vie, la vie facile, la bombance tous les jours. Pas de travail puisque tu auras tout à ta disposition, pas de souffrance. Je te donnerai or, argent, diamant. Pas de fruit défendu. Pas de sens interdit, pas de feu rouge, pas de limitation de vitesse ; en un mot pas de contrainte. C’est la liberté absolue. Tous les plaisirs sont permis parce que tu seras ton seul patron. Personne ne sera au-dessus de toi. Et tu seras extraordinairement puissant. N’est-ce pas intéressant ?" Hum !!! Voyons maintenant ce que Jésus propose.

    2-La voix calme et paisible de Jésus:
    "Celui qui veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive. Heureux les pauvres de cœur, le royaume des cieux est à eux. Entrez par la porte étroite. Qui s’abaisse sera élevé. Heureux les persécutés pour la justice. Celui qui regarde une femme pour satisfaire son désir a déjà commis l’adultère dans son cœur. Qui veut être le premier devienne le serviteur de tous. Si on te frappe sur la joue droite, présente encore l’autre joue. Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent… Apprenez de moi qui suis doux et humble de cœur. Le Fils de l’homme sera livré aux mains des pécheurs… C’est par votre persévérance que vous serez sauvés. Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie ! Nul ne peut aller au Père sans passer par moi. Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’Homme, vous n’aurez pas la vie en vous". Comme propagande, ce n’est pas alléchant, avouons-le.

    On pourrait continuer à aligner les enseignements de l’un et de l’autre. Mais il faut s’arrêter et réfléchir. Et oui, c’est ce que nous demande le temps de carême. Pour réfléchir nous avons besoin de silence. On est tellement embourbé dans toutes sortes de bruits, de sollicitations, de publicités et de soucis que nous avons des difficultés à réfléchir. Un effort préalable à faire, c’est de rechercher le silence intérieur sans lequel le discernement des deux voix n’est pas possible.

    Revenons à monsieur Satan qui nous pousse vers des fausses sécurités, dans l’absence absolue de contrainte. Prenez une moto sans frein et roulez à toute vitesse sans observer le code de la route. Les conséquences désastreuses ne se feront pas attendre. Il en est de même de la vie sans les commandements de Dieu: la corruption s’installe, les accidents se multiplient, les guerres sanglantes éclatent, les grèves sauvages s’intensifient. Les familles sont déstabilisées, les enfants de la rue augmentent. Les jalousies, les violences, les divorces, les avortements vont bon train parce que la Parole de Dieu n’est pas écoutée et mise en pratique. Et on parle de crise généralisée. Malheureusement, plus Satan trompe, plus il remporte un succès incroyable. Le menteur recrute beaucoup plus que Jésus qui est la Vérité. Rappelons que lorsque Jésus a parlé de donner son corps à manger, beaucoup l’ont abandonné. Et le Vendredi Saint les foules en chœur scandaient : "Crucifie-le, crucifie-le".

    Considérons un instant le dialogue entre le Serpent et nos premiers parents (Adam et Eve). Où se situe leur faiblesse ? C’est lorsque Eve s’est ouverte aux séduisantes paroles de Satan : "Allons donc, vous n’en mourrez pas…vos yeux se dessilleront et vous serez comme des dieux". Eve s’attarde sur les considérations fallacieuses du Menteur. Et dans sa tête, le soupçon semé prend racine, grandit et s’affermit. Dieu qui était vu jusque là comme bon Père et Protecteur devient despote, menteur et jaloux de son autorité.
   
    Soudain l’arbre devient étrangement attirant, le fruit défendu de plus en plus agréable à regarder et savoureux à manger, vraiment précieux pour qui cherche la connaissance, afin de devenir l’égal de Dieu. L’imagination créatrice de la femme en rajoute aux flatteries de Satan, et augmente l’hypothétique saveur exquise du fruit. Elle voit son avenir s’ouvrir sur une puissance jamais égalée. Ça y est ! Elle n’en peut plus. Elle entre dans un vertige indescriptible. Et dans ce vertige, elle perd les pédales. Ses pieds deviennent comme du coton, ses os sont comme ramollis. Elle ne peut plus résister. Sa volonté bascule du mauvais côté. Elle glisse et tombe. Elle cueille et elle mord. Le péché originel est consommé… Quand on commence à s’attarder avec complaisance sur la tentation, on s’affaiblit, on s’attiédit petit à petit et on finit par succomber. Adam le mari, distrait et rêveur ne s’est même pas rendu compte qu’un serpent était en train de tourner la tête à sa femme, bien qu’il fût à côté d’elle. De façon nonchalante il goûta de ce fruit défendu. Et tous les deux devinrent de pauvres types malheureux et non des dieux… Heureusement que la miséricorde divine est puissante pour relever le pécheur qui demande sincèrement pardon.

    Satan, roublard et pervers à la fois, ne cueillera jamais le fruit défendu à notre place pour nous le mettre dans la bouche, encore moins pour le mastiquer, mais il travaillera sur nos sens et notre imagination. Il promet le bonheur facile sur terre : la réussite matérielle, le succès social, des richesses éphémères, la gloire et le pouvoir de ce monde qui passe. Mais à la fin c’est la tristesse, l’angoisse, l’amertume, la haine, la prison de l’âme, l’enfer du désespoir et bien sur le feu qui ne s’éteint pas, c’est-à-dire la mort éternelle. Dieu aussi promet le bonheur à l’homme, pas forcément sur terre mais sûrement au ciel. Il le promet au pécheur repenti, à qui observe ses commandements. Et le bonheur de Dieu n’aura pas de fin. Nul n’est perdu pour lui. Son Fils, l’unique Sauveur et Rédempteur, est venu pour les pécheurs et non pour les justes. Et maintenant que tu es éclairé, tu peux entrer en carême en choisissant librement ton Maître. Bonne révision de vie.
Conseils Pratiques pour le Carême
    Le carême pourrait se résumer dans ces 3P : Prière, Pénitence, Partage. Ainsi là où le péché a abondé la grâce du pardon de Dieu surabondera.
 Confier vos privations à la Caritas de votre paroisse. Souvenez-vous de votre denier de culte dès maintenant et soyez généreux. Ce don est vital pour notre Eglise.
 Lutter résolument contre le tabagisme, l’ivrognerie, l’alcoolisme, la paresse, la culture des grèves sauvages et des revendications peu responsables.
 Ne pas se laisser entraîner et n’entraîner personne aux bals et autres divertissements peu recommandables (films ou cassettes vidéo de violence ou de pornographie). Se dépouiller de la pollution des médias : téléphone portable, internet, télévision, ordinateur, smartphone. "Si tu cesses de vivre dans le silence, tu ne pourras pas converser avec Dieu" (Filoxeno).
 Maîtriser sa langue portée à mal parler des autres. Cultiver des sentiments de joie, de paix, d’amitié et de réconciliation.
  Arrêter l’utilisation du préservatif. Nos frères sidéens savent et disent clairement que c’est un objet trompeur. Respecter son corps et celui des autres. Rester fidèle à son époux et à son épouse.
Rencontrer le Seigneur dans le sacrement de pénitence.
 Couper toutes les formes de divinations auprès des féticheurs, marabouts et autres. mystificateurs religieux. Ce sont les clients qui résolvent leurs problèmes.
 S’imposer un engagement concret de transmission de la foi en famille (prier le chapelet avec les enfants) et dans son lieu de travail (être ponctuel et dévoué).
 Participer aux chemins de croix organisés dans les paroisses les vendredis.
 Donner de son temps gratuitement pour sa famille, sa communauté et sa paroisse.
 Visiter les malades, les orphelins et les prisonniers. Ne corrompre personne et ne pas se laisser corrompre.
 Supporter la chaleur du jour et de la nuit, et les maladies sans trop se plaindre.

    A chacun de discerner ce qui l’encombre, l’alourdit et l’empêche de bien servir le Seigneur. Cela exige de vrais sacrifices, porte étroite qui conduit vers Dieu.

    Revenir au Seigneur, c’est le but du Carême. Remettons Dieu au centre de nos vies, de nos familles ou de communautés respectives. L’amour des parents, l’amour des époux, l’amour des responsables doit ressembler le plus possible à l’amour de Dieu pour les hommes. En tout cela, il s’agit de vivre notre vocation à la sainteté c’est-à-dire d’être des chrétiens qui prient, qui se confessent, qui acceptent des sacrifices, qui communient au Corps Sacré du Christ, et qui sont solidaires des pauvres.

    Pendant la communion, avancer vers la Table sainte les bras croisés ou les mains jointes, et non les bras ballants comme si on entrait dans un marché ou dans un cabaret. Que les marguilliers aident gentiment les fidèles qui l’ignorent à avoir une bonne attitude. Pour montrer notre respect envers le Corps du Christ, pourquoi ne pas faire un geste de vénération  (une inclination de tête profonde ou même une génuflexion), juste avant de se présenter devant le prêtre. Et si certains voudraient recevoir le Corps du Christ à genoux, que cela soit possible. Marquons cette période par des attitudes dignes du Seigneur.

    En conclusion, je recommande à chacun d’entrer en carême avec beaucoup de joie et de bonne humeur. "Pour toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage pour que ton jeûne ne soit pas connu de tous"(Mt 6, 7). BON CAREME
                                           
 Mgr Pascal N’KOUE

Omnium servus
 


Nouvelles de famille


- Nous bénissons le Seigneur pour le passage de Monseigneur Jean BONFILS, Evêque émérite de Nice.
- Nous remercions le Père Fernando DOMINGUES, Secrétaire Général de l’Œuvre  Pontificale de Saint Pierre Apôtre (Rome), le responsable direct de nos séminaires. Il nous a donné de précieux conseils pour notre grand séminaire diocésain en construction.
- Nous remercions vivement l’AFR de Vittorio Veneto qui vient de nous envoyer un conteneur dans lequel nous avons les machines pour notre future imprimerie. Un projet qui bientôt deviendra réalité. Bénissons le Seigneur.
- Le mois de mars est dédié à Saint Joseph, modèle des époux et des pères de famille. Invoquons-le souvent pour les bienfaiteurs mais aussi pour que les papas reprennent toute leur place dans les foyers.
- Le carême, en cette année de notre Jubilé de nos 70 ans d’évangélisation, insistera sur la prière notre arme offensive et défensive, et la réconciliation des cœurs entre nous et avec le Bon Dieu.
- En liturgie, les prêtres intéressés par la position "ad orientem", tous tournés vers la croix pendant le saint sacrifice de la messe peuvent le faire durant tout le temps de carême, après explication au Peuple de Dieu, de la signification et richesse de cette position (cf. L’Art de bien célébrer, p.3).
- Les dimanches dans l’après-midi, les fidèles et les pasteurs pourraient se retrouver pour le chapelet, les vêpres et l’adoration eucharistique là où c’est possible.
- Il est vivement recommandé de faire lecture du message du Pape François pour ce carême : "Il s’est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté" (2Co 8,9).


Quelques dates

2 mars :     Voyage à Cotonou.

3-4 mars : A Cotonou pour un colloque sur le dialogue interreligieux avec le Cardinal Jean-Louis TAURAN.


5 mars : Mercredi des Cendres à la Cathédrale à 6h30mn. Jour de jeûne et d’abstinence.

8 mars :     Journée internationale de la femme.

9 mars :     5e anniversaire des femmes catholiques, colonnes de communautés ecclésiales. Messe à 11h30mn à la paroisse Marie-Auxiliatrice. 1er dimanche de carême : Quête impérée pour l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO).

10 mars : Journée de récollection et de réflexion pour le presbyterium au Centre Pastoral Guy Riobé. Début à 9h30mn. Venir avec bréviaires, aubes et étoles.

11 mars :Rencontre avec les prêtres diocésains au Centre Pastoral Guy Riobé.

13 mars : Visite au Collège catholique les Hibiscus (2e cycle) à 9h.

                 
15 mars :    Visite à la paroisse d’Alafiarou.

21-23mars    : Visite aux villages de la piste de Gbégourou.

27 mars :Conseil d’Administration des hôpitaux diocésains à l’Archevêché à 9h30mn avec la fondation Hubi et Vinciane de Belgique.

28-30mars :    Visite à la paroisse de Banikanni.
N.B :    La messe chrismale aura lieu le mercredi 16 avril à la cathédrale à 9h30mn.

La Bienheureuse Mère Teresa nous dit la cause de nos malheurs: « Je considère que le monde d’aujourd’hui est sens dessus-dessous, et qu’on y voit tant de souffrances parce qu’il y a peu d’amour dans chaque foyer. Nous ne consacrons pas le temps l’un à l’autre. Il n’y a pas de minute pour que tous se réjouissent d’être ensemble. C’est ce manque d’amour qui provoque le sentiment de malheur qui domine le monde…»   

    La vie de famille à deux ou à plusieurs, si on inclut les enfants, n’est pas toujours facile. "L’amour fait souffrir " (Marthe Robin). Cependant il y a de petits secrets pour ne pas se laisser démolir. Voici quelques épices ou petit trousseau de clés pour assaisonner l’ambiance dans le foyer conjugal et relever le moral là où il s’est affaissé.

    1- Chaque matin se dire : mon conjoint a besoin de ma joie, de mon aide, de mon optimisme. Et donc lui présenter un visage souriant et rayonnant. "Le plus court trajet entre deux êtres, c’est leur sourire" (L. da Vinci). En lui souriant, dites-lui : "Tu es précieux à mes yeux".
   
    2- Le premier souci du couple devrait être la communauté d’amour à construire avec Dieu. Ce qui suppose une bonne communication d’abord entre papa et maman. L’essentiel n’est pas de tout faire ensemble ni d’être tout le temps ensemble, mais de tout faire en tenant compte des faiblesses et blessures de l’autre, en cherchant le bien de l’autre. Que tous les deux sachent trouver des moments assez longs pour se parler tendrement, en profondeur et dans un climat détendu. Et donc moins de téléphone portable ! N’est-ce pas là le secret de l’entente durable d’un couple ?
   
    3- Le problème majeur semble se situer au niveau de la gestion des crises. Toujours se rappeler que "le linge sale se lave en famille". Que faire ?  Essayer de regarder le conjoint et les enfants comme le Christ les regarderait, c’est-à-dire avec affection, et au besoin, avec compassion et compréhension. Savoir se taire pour permettre à l’autre de s’exprimer. Ecouter la souffrance et la plainte de l’autre sans l’interrompre. Répondre à voix basse, avec douceur et non avec violence. Au repas, lorsque la conversation dérape vers un sujet qui fâche, vite changer de thème. Et si l’un persiste, que le plus humble prie en silence un "Je vous salue Marie" lentement, très lentement. Avoir tous les deux le sens de l’humour et la soif de recréer la bonne ambiance. Etre convaincu que toute crise peut être surmontée si on le veut. Car "vouloir c’est pouvoir".
   
    4- Recevoir régulièrement le sacrement de pénitence. Ça nettoie, ça ponce, ça déstabilise Satan. Ce sacrement est vitalisant et permet au couple de se maintenir toujours jeune en tout point de vue. Et puis, c’est bon que les enfants voient leurs parents se confesser. Demander pardon à Dieu suppose qu’on pardonne aussi à ceux qui nous ont offensés. Car aimer, c’est pardonner et c’est aussi demander pardon humblement. Et donc s’habituer à reconnaître ses tords et à s’en excuser aussitôt.

    5- Les jalousies, les soupçons, les calomnies, les médisances et les dénigrements sont des maladies graves, des poisons qui fragilisent la vie du couple. A la place, il faut cultiver la confiance à priori, jusqu’à preuve du contraire et essayer toujours de voir le côté positif de l’autre… Eloigner gentiment les mauvais compagnons ou les mauvais conseillers qui provoquent et entretiennent les mésententes.
   
    6- La panacée à toute épreuve : une heure d’adoration Eucharistique, une fois par semaine, en invitant toute la famille. Adorer l’Amour, c’est accepter de "perdre" du temps pour se laisser recharger les batteries par Jésus, afin d’être plus aimable et plus serviable. C’est contempler avec son cœur les modèles indépassables d’amour que sont la Sainte Trinité et la Sainte Famille.
   
     7- Promouvoir la dévotion à la Vierge Marie « Regina Familiae », Reine des familles. Qu’il y ait de petits rites d’intronisation de la statue de la Vierge dans chaque famille. Qu’on y récite le chapelet chaque jour, suivi de la prière du soir. C’est plus bénéfique que les feuilletons.
Vous pouvez aussi dans la paroisse ou CEV (Communauté Ecclésiale Vivante) avoir une statue de la Vierge pèlerine. Chaque famille la recevra à tour de rôle pendant une semaine et invitera les voisins à la récitation du chapelet tous les soirs. Le dimanche matin on la retournera à l’église pour qu’une autre famille emporte Marie dans sa demeure. Qu’on pense à la consécration des enfants à Marie, et la consécration des familles à Marie : cela pourrait se faire en paroisse le jour d’une fête mariale. Par exemple, après la communion, faire une para liturgie puis remettre aux intéressés une médaille ou une image de la Vierge Marie ou de la Sainte-Famille.
   
    8- Des neuvaines (spécialement à l’Immaculée et à la Pentecôte) sont utiles contre les attaques occultes, les maléfices de la sorcellerie et de l’ésotérisme (cf. Livre de Jean PLIYA). Je recommande vivement la neuvaine de Marie qui défait les nœuds, propagée en Argentine par le Pape François avant d’être à Rome.
   
    9- Ah, si les conjoints abordaient à fond et dans la simplicité des cœurs la question de l’argent, des absences du foyer conjugal, de la justice et de la fidélité conjugale ! S’ils cultivaient le dialogue sincère, il y aurait plus de bonheur.
   
    10- Les deux conjoints ont droit à une vie sexuelle épanouissante. Cela exige une grande attention de l’un envers l’autre. Mais le dialogue des cœurs, plus que celui des corps, est indispensable pour la santé du couple, sinon la monotonie décevante et frustrante s’installe très vite. Propager au besoin les méthodes naturelles de régulation des naissances. Elles favorisent la communication du couple et intensifient leur confiance réciproque.
   
    11- Faire une retraite spirituelle de cinq jours  en couple ou en ménage, une fois l’an.
   
    12- Les anniversaires de baptême et de mariage, ça doit se célébrer. Un triduum, ce n’est pas trop. Le baptême est le plus beau jour de notre vie. Et le mariage le plus beau jour de l’alliance conjugale. Cela suppose qu’on cherche à connaître la date de son baptême et qu’on se souvienne de la date de son mariage : bel exercice à faire n’est-ce pas ?

    13- Il ne faut surtout pas négliger les loisirs, la détente : visiter des amis et rire avec eux. Voir un match ensemble, un DVD ou un théâtre ensemble, aller sur la même moto à une réunion, à une fête. Visiter les malades et les prisonniers. Sortir de la maison en uniforme, pourquoi pas ?

    14- Continuons d’encourager le mariage comme alliance entre deux familles et non seulement entre deux individus (homme-femme). Cela suppose générosité, ouverture et hospitalité. Mais il faut que les couples gardent une distance de sécurité vis-à-vis de leurs parents ou beaux-parents respectifs sans rompre les liens  familiaux. Les belles-mères et les tantes sont parfois un fléau redoutable. Que chaque conjoint puisse accepter que l’autre soit différent. Et que cette différence, à moins que ce ne soit un défaut, soit perçue comme un apport et une richesse. Retenez que la psychologie de la femme est différente de celle de l’homme.

    15- Que les conjoints donnent gratuitement de leur temps à chaque enfant. C’est une consigne non négociable. Mais le plus beau cadeau des parents aux enfants, c’est l’amour du couple. De grâce, pas de disputes stupides devant eux.
   
    16- Que les prêtres organisent une fois par mois la bénédiction des femmes enceintes pour revaloriser la maternité et dire notre respect envers les petits enfants encore dans le sein de leur mère. Le Livre des bénédictions prévoit un rite pour cela.
   
    17- Que les prêtres célèbrent la messe pour les malades dans les paroisses au moins une fois par mois: inviter tous les membres de la famille à être présents. Après l’oraison de la post-communion, à la place de la deuxième quête, demander à ceux qui veulent qu’on prie pour eux de s’agenouiller ou de s’incliner. Les enfants peuvent toujours s’approcher de l’autel sans dissipation, à côté du Célébrant. Que les témoignages de guérisons, s’il y en a, soient organisés un autre jour, en dehors de l’église après un bon discernement de chaque soulagement ou guérison obtenue.
   
    18- Les visites du prêtre dans les familles sont très appréciées, pourvu qu’il y aille en tenue de service et avec l’intention droite du Bon Pasteur qui prend soin de ses brebis. Au cours de ces visites qu’il s’intéresse, entre autres, aux enfants en vue de la pastorale des vocations sacerdotales et religieuses. Son comportement et ses paroles de sollicitation à servir le Seigneur auront un grand impact.

    19- J’encourage fortement les couples à militer dans un mouvement d’action catholique: ACF, Femmes catholiques, Papas catholiques, Renouveau charismatique,  Légion de Marie, groupes de prière, scouts etc. Les dons du Saint Esprit sont multiples. Ne rejetons aucun groupe catholique. Ne nous opposons pas inutilement les uns aux autres. Satan aime nous diviser pour mieux humilier Jésus et son Eglise.
   
    20- J’insiste enfin sur le respect et l’amour désintéressé envers les pauvres, les personnes âgées, les orphelins, les enfants en situation difficile. Cultiver les valeurs évangéliques comme la solidarité, le partage des biens matériels, la disponibilité à aider gratuitement ceux qui en ont le plus besoin. Le but de cette pastorale c’est de pousser les couples à devenir des agents évangélisateurs d’autres couples, par leur engagement et leur témoignage de vie. Nos caritas paroissiales sont prêtes à "embaucher" tous les bénévoles pour créer des équipes de proximité. La charité, c’est la foi active qui épanouit les cœurs. Les familles se fortifient dans cet amour qui imite le Cœur de Jésus. Au jugement dernier, l’examen final se fera sur les gestes de charité. As-tu été pour ton conjoint un bon conjoint ?


+ Pascal N’KOUE
Omnium servus

 


Nouvelles de Famille
 
- Merci au Seigneur pour les ordinations sacerdotales et diaconales du mois dernier. A la fin de la messe, on a eu droit à un régale du galop des chevaux baribas doublé de danses folkloriques telles que le tèkè.
- Le Secrétariat de l’Evêché attend l’historique de chaque paroisse à la fin de ce mois (28 février).
- Toutes les paroisses et toutes les communautés sont priées de réciter la prière du Jubilé, au moins chaque dimanche. Le roi catholique AKPAKI BOUKOU KINNINII est choisi pour être le parrain du jubilé de nos 70 ans d’évangélisation. Nous l’en remercions.
- C’est dans l’allégresse et gratitude de cœur que nous avons célébré les 50 ans de vie religieuse de Sœur Elisabeth BWABISI, Salésienne de la Visitation.
- Nous félicitons l’Abbé Philippe SANHOUEKOUA qui est désormais Secrétaire Général de CARITAS Nationale. Il remplace Sœur Léonie DOTCHAMOU, ocpsp, que nous remercions vivement pour son dévouement désintéressé et exemplaire.
- Bienvenue à Oihana GALARDI Ogallar qui vient du diocèse de San Sebatían  pour deux ans de coopération missionnaire. Toute la famille diocésaine sera sa famille.
- Nous attendons ce mois-ci la visite de Monseigneur Jean BONFILS, sma, évêque émérite de Nice, ancien professeur à Ouidah de plusieurs séminaristes devenus prêtres et évêques.
- Quelle joie d’accueillir aussi en ce mois Mr Alpidio Balbo,  Fondateur et Président d’honneur du Groupe Missionnaire de Merano.
- Sur demande du diocèse de Natitingou, nous y avons envoyé le  Père Ephrem DANNON comme fidei donum, le mois dernier. Accompagnons-le de nos prières.

NB : Le Presbyterium est invité à une journée de récollection le 10 mars au Centre Pastoral Guy Riobé. Le 11 mars, réunion du Clergé diocésain dans le même Centre Pastoral.


Quelques dates


1er fév :Visite de la Présidente de l’Association belge Hubi et Vinciane. Merci pour le soutien permanent à nos hôpitaux diocésains.

2 fév :Journée mondiale de la Vie Consacrée. Rendez-vous à la Paroisse Marie-Auxiliatrice.


3-7 fév :1ere Assemblée Générale de l’UCB en Province Ecclésiastique de Parakou, au Centre Pastoral Guy Riobé.


3-13 fév :En Italie pour une réunion d’Evêques avec la Communauté de Sant’Egidio. Puis un petit séjour à Vittorio Veneto chez les amis de l’AFR.


8 fév : 7è édition du Marathon organisé par les Oblats de Saint François de Sales.

11 fév :Journée mondiale des malades. Prière et Sacrement des malades dans nos hôpitaux par les aumôniers.
   
16 fév :Quête impérée pour nos frères et sœurs des Philippines qui ont été victimes du tremblement de terre et d’un typhon en octobre-novembre 2013.


15-17 fév :A Ouidah pour la célébration des 100 ans du Grand Séminaire Saint Gall.

18 fév :    Retour à Parakou.
25 fév :A l’Archevêché, réunion du Conseil pour les Affaires Economiques à 9h30mn.

28 fév :     A l’Archevêché, réunion du Conseil Presbytéral à 9h30mn.
    
 

  "Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du cœur. Les jeunes gens sont mauvais et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois. Ceux d’aujourd’hui ne seront pas capables de maintenir notre culture". On croirait entendre un dégoûté de la vie, circulant dans nos rues et vociférant à tue-tête. Et non, cette phrase date d’au moins mille ans avant Jésus-Christ. Elle fut découverte sur une poterie d’argile dans les ruines de Babylone. Voilà qui nous rassure que les jeunes n’ont pas toujours eu bonne presse. Lorsque ça va mal dans la société, ce sont eux qu’on accuse d’abord. Sainte Thérèse d’Avila (16e siècle) semble le confirmer : "Je n’ai pas encore cinquante ans et j’ai vu dans ma vie de tels changements que je ne sais plus comment vivre, je ne sais plus où cela aboutira. Que feront donc ceux qui naissent maintenant… ?". Nos sociétés sont en crise. Mais est-ce seulement la faute aux jeunes ? En tout cas le Créateur, qui nous a faits, n’a jamais été absent de l’humanité. Par conséquent, le mal n’anéantira pas totalement le bien, tout comme l’ivraie n’étouffera jamais le bon grain. C’est fort de cette conviction que j’écris aux jeunes pour les encourager à prendre leurs responsabilités en main, car la société qui semble les déprécier, à vrai dire, compte beaucoup sur eux. On n’a pas d’autre choix.

    Jeune est celui qui s’émerveille. Comme il est facile donc de rester toujours jeune ! Il suffit de cultiver l’émerveillement. Prendre la vie du bon côté est le meilleur remède contre le cancer pernicieux du découragement, de l’agressivité, du pessimisme. A un jeune joyeux, enthousiaste, sympathique, toutes les portes s’ouvrent devant lui. Et quand on découvre qu’il est serviable, droit et honnête, on lui déroule le tapis rouge partout. Par contre, ceux qui passent leur temps à maugréer, à se lamenter, et à critiquer méchamment les autres, ils sont déjà atteints par le virus de la mort prématurée. Or nous avons besoin des jeunes énergiques, remplis de l’Esprit Saint, donc des jeunes pleins d’espérance, parce que ressuscités avec le Christ. Voici mon message :
    Jeune, bouge, grouille-toi. Sors de tes illusions, de tes leurres, de tes fausses idées de bonheur. Cesse d’observer passivement la société. Deviens acteur de ton propre avenir. Les Espagnols disent: "A quien madruga Dios lo ayuda". Dieu aide ceux qui se lèvent tôt le matin. Or faire les grasses matinées, c’est succulent mais non productif. "Aide-toi et le ciel t’aidera". On devient ce qu’on contemple, et on le devient en y travaillant dès le bas-âge, et non en se tournant les pouces, ou en se fiant aux forces occultes. "Le poussin qui deviendra coq, on le remarque le jour même de son éclosion", dit un proverbe africain.

    Jeune, dis-moi franchement, que veux-tu devenir ? Quel est ton rêve ? Qu’est-ce qui te motive et te galvanise ? Quel service veux-tu rendre à la société pour ton épanouissement ? Quelle phrase te porte ? Quelle devise ? Quel proverbe ? Quelles sont tes priorités ? Quel est ton modèle de vie ? Quelle vedette t’inspire ? Quel infirmier, enseignant, menuisier, soudeur, docteur tu voudrais imiter ? Quel prêtre, quel religieux, quel père de famille, mère de famille, quel avocat ? "C’est la possibilité de réaliser un rêve qui rend intéressante la vie". A toi de répondre à ces questions qui se résument en une seule : Choisis. Or choisir c’est renoncer… Que désires-tu réellement pour ton avenir ? Car le désir est le moteur essentiel pour te pousser à agir, à grandir, à progresser, à te changer, à transformer notre milieu de vie. Celui qui ne désire rien ne bouge pas, et donc ne peut pas avancer.

    Jeune, décide-toi. "Si tu ne peux être pin au sommet d’un coteau, sois broussaille dans la vallée. Mais sois la meilleure petite broussaille au bord du ruisseau. Sois buisson si tu ne peux être arbre. Si tu ne peux être route sois sentier ; si tu ne peux être soleil, sois étoile ; sois le meilleur quoi que tu sois" (Douglas MALLOCK). As-tu vraiment ce souci ?

    Louis Pasteur était un chimiste de formation. Il deviendra un grand biologiste chercheur. C’est lui qui rénovera l’art de soigner les malades. Einstein était au départ un élève médiocre en mathématique, il deviendra un grand physicien et un mathématicien exceptionnel. Moïse, un peureux contraint à la clandestinité, deviendra le libérateur qui affronta le tout-puissant roi Pharaon d’Egypte. Elevé dans une cour royale, il marchera pendant quarante ans dans le désert, luttant contre la faim, la soif et les serpents.  Démosthène était un bègue. A force d’exercice, il deviendra un des plus grands orateurs de l’antiquité grecque. Jean PLIYA était un géographe de formation, il deviendra tour à tour historien, phytothérapeute, littéraire, nutritionniste, maître spirituel etc. "Homines sunt voluntates", ce qui fait l’homme c’est sa volonté.

    Jeune, vers quel sommet tu regardes ? Prends conscience qu’un génie dort en toi. Réveille-le. Cultive l’attention envers les autres. Aie confiance en toi-même. Méfie-toi des facilités que te proposent les réseaux sociaux. Résiste à la consommation des stupéfiants et aux tenues vestimentaires érotiques. Il y a des désirs qui nous rapprochent de Dieu comme il y a des désirs qui nous éloignent de Lui. Face à une multitude de choix, laisse-toi éclairer par ta foi puis choisis. Tout changement dépend d’abord de toi-même et commencera par toi-même.

    Si tu es élu ou nommé responsable politique, marche droit sous le regard de Dieu. Un homme bien éduqué se respecte et respecte les autres. Ne t’agites pas. Ne commence pas ta mission par des casses, ou alors fais-les avec discernement. C’est la source de toutes les qualités. Rassure tes administrés que tu n’es pas venu empirer leur situation mais l’améliorer. Si tu augmentes leurs misères, ils vont faire la révolution contre toi. Commence par vérifier s’ils ont de l’eau potable. Est-ce qu’ils prennent au moins un repas par jour ? Est-ce qu’ils ont un toit sous lequel ils dorment en paix pendant la saison des pluies ? Se sentent-ils en paix et en sécurité de jour comme de nuit ? Ont-ils accès aux soins de santé de qualité ? Les jeunes, ont-ils facilement un emploi ? Et les enfants, sont-ils bien éduqués ?

    Quand ça marche quelque part c’est le mérite du chef. Quand ça tombe, c’est la faute du chef. En règle générale c’est cela. L’aide de Dieu nous est toujours garantie. Mais nous pouvons la laisser sans effet. Souviens-toi que toute autorité vient de Dieu. Et que le chef est regardé comme le modèle du groupe. Ne sois jamais tricheur ni roublard, et surtout pas mégalomane et vindicatif. C’est mesquin. Abaisse-toi, Dieu t’élèvera. Il peut reprendre cette nuit-même la vie qu’il t’a donnée. C’est lui le Maître de tout. Prends ce que je t’écris-là très au sérieux.

    Jeune leader, aime tes collaborateurs mais non leurs vices. Sois sincère, juste et bon envers tous. La Règle de Saint Benoit dit : "que l’abbé haïsse les vices et qu’il aime les frères" (64,11). N’écrase donc pas ceux qui ne pensent pas comme toi. Sache les mettre plutôt de ton côté. Les Latins disaient : "Fas est et ab hoste doceri", on peut apprendre même d’un ennemi. Mets plutôt l’homme au centre de tes préoccupations. Qu’il voit que ton cœur est sensible et compatissant. Privilégie les démunis et les couches sociales défavorisées. La bonne manière de faire les remarques te grandira. Ne les fais jamais sur un ton hautain et méprisant. Humilier les subalternes, c’est le propre des narcissiques. Ils sont uniquement préoccupés d’être louangés, contemplés, acclamés, ovationnés et adulés. Et si on ne leur accorde pas les attentions qu’ils considèrent comme des dûs, ils éprouvent de la rage. Ils ne supportent pas qu’on applaudisse un autre. Un responsable qui gémit et fustige tout le temps, ou se lamente de tout, ne résout rien. Imposer souvent ses points de vue empire la situation. C’est "le défaut du führer" et cela conduit à une impasse tôt ou tard.

    L’autorité présuppose la disponibilité à écouter avec attention le peuple, à sentir ses souffrances, et à s’abaisser pour reconnaître ses limites. Une autorité digne de ce nom présente aussitôt ses excuses quand elle offense quelqu’un. Une autorité malade psychologiquement est comme une plaie qui sent mauvais. Tout le monde la fuit et ceux qui restent là avec elle sans y être contraints, c’est pour des intérêts inavouables. Le bon responsable doit être habité par la crainte de Dieu. Il doit se battre, se cultiver, chercher à sortir son groupe social des sentiers battus, poser des questions à ceux qui ont de l’expérience, se faire aider et imprimer son style à l’entité qui lui est confiée. Savoir déléguer et accompagner est tout un art. Travailler en équipe est nécessaire. Tout cela présuppose que le chef ait une vision positive pour laquelle il est prêt à se sacrifier. Mais il faut d’abord qu’il pense à créer un bon climat, un climat serein, stimulant, et contagieux. Cette bonne ambiance permet de travailler ensemble dans la confiance, dans le souci de porter des fruits pour le bien de tous. Mais la confiance n’exclut pas le contrôle. J’appelle cela l’esprit de famille. Un leader ou un directeur est alors comme un bon père de famille qui s’intéresse à l’épanouissement de chacun de ses enfants.

    Que l’information circule facilement du bas vers le haut et vice versa. Elle doit être vraie, sincère, exhaustive et faite aussitôt. Les postes de service ne sont pas des entreprises personnelles et individuelles. Ils ne peuvent pas être gérés de façon solitaire par des personnes cachottières, soupçonneuses, égocentriques, acariâtres, ni dans la négligence, le laisser-aller ou le laisser-faire. La foi qui fait déplacer les montagnes nous l’interdit. "Sel de la terre" et "lumière du monde", nous le sommes. Ce ne sont pas des expressions pour nous endormir. Le sel et la lumière ne sont pas faits pour eux-mêmes mais pour donner du goût et illuminer la terre et le monde. Quand le chef ramène tout à lui-même de façon égocentrique, ses collaborateurs s’essoufflent et ne reconnaissent plus son autorité. Et ça grince. En effet, il est impossible d’être épanoui si on ne pense d’abord qu’à soi et à ses intérêts. L’évangile nous demande d’être humains et altruistes. Nous avons certes besoin de gens compétents mais peut-être d’abord des gens paisibles, pacifiques et attentifs aux autres et solidaires. Mettons-nous dans la tête que nous travaillons pour le Seigneur, et que tout talent vient de lui. Il est à faire fructifier pour tous. Dieu nous en demandera compte.

    Jeune, sois compétitif. Passe de l’état de "victime" à celui d’"acteur". Personne n’aime suivre un homme vaincu, fade, amorphe et qui pleurniche tout le temps. Un responsable triste, lugubre, amorphe, douillet et donc sans tonus est une catastrophe humaine. Un leader joyeux qui travaille et pousse les collaborateurs au travail, qui donne l’exemple d’abnégation et l’enseigne aux autres…rassure qu’il compte sur une force spirituelle pour gagner toutes les batailles. Dieu le soutiendra dans les épreuves : "Tu mangeras à la sueur de ton front"  signifie que rien ne tombe du ciel tout fait. C’est le travail consciencieux qui crée la richesse. Saint Paul était fier de dire qu’il a travaillé plus que les autres apôtres. Quand rien n’est plus rentable dans un domaine, il faut s’arrêter, s’asseoir, poser un bon diagnostic, chercher les vraies causes, et entamer résolument les réformes, patiemment et avec méthode. Il y a toujours une possibilité de sortir d’une crise si on sait où on va, et si Dieu est avec nous.

    Enfin, un bon chef descend souvent de son piédestal pour visiter son peuple et observer lui-même ce qui va, ce qui ne va pas, ce qu’on peut améliorer. Il anticipe sur les événements heureux et malheureux, et fait réparer les choses usées au fur et à mesure. "L’œil du maître" voit ce que les autres ne voient pas. "Excelsior semper excelsior". Plus haut, toujours plus haut. Jamais s’anesthésier, jamais se rouiller. Pour cela, tout chef a besoin de la nuit, car "la nuit porte conseil". Le silence et le calme sont deux puissantes pilules qui apaisent nos nerfs  et nous permettent d’écouter en nous la voix de Dieu. Car sans lui, on se fatigue pour rien. Avec lui, on fait des prouesses. Notre conscience ou notre cœur a besoin de Dieu pour se fortifier dans la vérité contre les forces ennemies. Malheureusement, on ne parle plus de l’éducation de la conscience. Et la conscience professionnelle laisse à désirer. Heureux le leader qui arrivera à inculquer la force de la conscience professionnelle à ses collaborateurs. Il pourra aller dormir en paix. Dans cette attente, jeune, sois fier de ton pays : bouge, prie et travaille.  

+Pascal N’KOUE
Omnium servus

 

 

COMMUNIQUE
    Fils et filles bien-aimés de Dieu,
    Depuis quelque temps, la mise en application de la décision du Gouvernement portant libération de l’espace public a créé beaucoup de confusions et d’incompréhensions dans l’opinion publique surtout au sujet des manifestations religieuses dans l’espace public.
    En réponse à l’invitation du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes, Mr SACCA LAFIA, une délégation de la Conférence Episcopale du Bénin (CEB) a été reçue le vendredi 3 mars 2017, en présence de Mr Joseph DJOGBENOU, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation. Au regard des clarifications données par les ministres, il ressort que :
1° La décision vise essentiellement toute occupation durable et permanente de l’espace public, au point de troubler l’ordre public ;
2° Le Gouvernement n’a aucunement l’intention de s’en prendre aux Confessions religieuses, bases fondamentales de notre pays, même en tant qu’Etat laïc ;
3° Demeurent par conséquent autorisées, dans les espaces publics, les manifestations religieuses ponctuelles à caractère national, en l’occurrence pour l’Eglise catholique LE CHEMIN DE CROIX DU VENDREDI SAINT, LA PROCESSION DU CHRIST ROI, LE PELERINAGE DE DASSA, etc. Quant aux rares cortèges processionnels ponctuels, on continuera, comme par le passé, d’en aviser les autorités locales, pour bénéficier de l’encadrement des forces de sécurité.
    En conséquence, la Conférence Episcopale du Bénin invite les fidèles catholiques et toutes les personnes de bonne volonté au calme et à la prière, en ce temps de carême, pour que règnent dans notre pays, la paix et la cohésion, gages de tout développement.
Bon temps de carême à tous et  à chacun

+ Mgr Victor AGBANOU
      Evêque de Lokossa,
  Président de la Conférence Episcopale du Bénin  


Nouvelles de famille
- Le Révérend Père Jacques KOTOKO est bien arrivé dans le diocèse de San Sebastian (Pays Basque) le mois dernier pour un apostolat de trois ans comme fidei donum.
- Les prêtres qui n’ont pas encore déposé leur curriculum vitae à la Curie diocésaine sont priés de le faire.
- Bénissons le Seigneur pour Sœur Aleth (Monastère l’Etoile Notre-Dame) qui a célébré le mois dernier ses noces d’or de profession de vie religieuse.
- Merci à l’Evêque de Natitingou, Monseigneur Antoine SABI BIO, pour son passage à Parakou.
- Nous avons hautement apprécié la visite de Huguette et Odile (branche féminine de l’Institut Notre-Dame de Vie). Elles promettent de revenir. Dieu en soit béni.
- Le 8 mars 2017, Professeur Dorothée K. GAZARD, Présidente nationale de l’AVECATH (Amicale des Volontaires de l’Eglise Catholique) est venue installer le bureau diocésain. Ce sont :
                                1-Emmanuel AMAGBEGNON (Président)
                                2-Irène OUELE OUSSA (Vice-Présidente).
                                3-Aimée ABLEFONLIN DOSSOU (Secrétaire).
                                4-Léonie AHOMONDJI KOUEDJI (Trésorière).
                                5-Fatima BELLO KICH (Organisatrice).

- La prière pour les vocations doit être récitée par tous et non seulement par un individu. Introduisons-la dans nos familles et dans nos CEVB).
- Je me réjouis des témoignages qui me parviennent sur l’oraison, en cette année de Prière intérieure. Permettons à l’Esprit Saint d’élever nos cœurs vers la Sainte Trinité et de nous conduire ainsi vers la Vérité tout entière.
- Le Docteur Emile KOUTON est nommé Directeur par intérim de l’hôpital saint Martin de Papané.
- Avec les prochaines pluies, on plantera des arbres. N’oubliez pas les anacardiers, l’afzélia, le néré et le karité.
- Nous remercions le couple GARMENDIA José, envoyé par la Caritas de San Sebastian, pour le projet de "Africæ Munus" (Ténonrou).
- La première kermesse au Grand Séminaire "Providentia Dei" nous a démontré que tout le diocèse est uni derrière ce projet de formation de prêtres missionnaires. Continuons de leur venir en aide. Un merci spécial à tous les bienfaiteurs. Certains étaient venus de Cotonou. C’était très beau !


Quelques dates
2 avril        : Messe à Sirarou.
5-6 avril    : Conseil permanent de la CEB à Lokossa.
9 avril        : Dimanche des Rameaux à Kabo.
11 avril         : Journée de formation pour le clergé au Centre Pastoral (toute la journée). Apporter vêtements  liturgiques et bréviaires.
12 avril    : Messe Chrismale à la Cathédrale (9h 30), suivie d’agapes fraternelles à l’Archevêché pour prêtres et consacrés. Chacun sait ce qu’il doit apporter pour la fête.

13 avril      : Messe in Cena Domini au Grand Séminaire Providentia Dei, à 18h 30.

14 avril    : Grand chemin de Croix et liturgie de la Passion de notre Seigneur au Sanctuaire eucharistique à 15h 00.
15 avril    : Vigile de Pâques à la Cathédrale à 22h 00 avec baptême d’adultes et mariages. Alléluia !
16 avril    : Jour de Pâques : Messe au Monastère l’Etoile Notre-Dame, à 9h 00.
17 avril    : Les bureaux de l’Archevêché sont fermés.
19 avril    : Réunion avec la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique à l’Archevêché, à 9h 30.
23 avril    : Dimanche de la Divine Miséricorde. Messe dominicale à Gbégourou, à 9h 30.
29-30 avril    : Week-end de formation des couples et familles au Centre pastoral. Je me réjouis que la pastorale  de famille réponde bien. Je félicite les organisateurs.
1er mai        : Journée de détente du clergé au Grand Séminaire Providentia Dei. C’est facultatif et ouvert à tous.

            JOYEUSES FETES DE PAQUES ! ALLELUIA !!!                     
ABONNEMENT POUR UN AN
 A Parakou : 1.000 frs
                            ≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

L’Ange de Dieu nous exhorte à la louange et à l’action de grâce : « Bénissez Dieu ! Célébrez-le au milieu de tous les vivants pour ses bienfaits à votre égard ! Bénissez et chantez  son Nom ! Faites connaître à tous les œuvres de Dieu, comme elles le méritent, et ne cessez pas de le remercier !  Il est bon de garder le secret du roi, mais il est très recommandé de révéler et de publier les merveilles de Dieu. Remerciez-le comme il convient » Tob 12, 6-7.

Une année vient de se boucler. Une nouvelle commence. Laissons exploser nos cœurs. Merci à l’Archange Raphaël qui nous demande de ne pas taire les bienfaits de Dieu. La famille diocésaine de Parakou a beaucoup de dettes de gratitude envers le Dieu très bon, Père et Source de l’amour. Nous ne savons par où commencer. Tellement Dieu a été très présent parmi nous. Merci au Pape Emérite Benoît XVI qui a lancé l’année de la foi que nous avons clôturée le 1er décembre 2013 avec le nouveau Nonce Apostolique, Mgr Brian UDAIGWE. Elle nous a aidés à nous mettre ensemble à l’écoute des messages divins.

    Nous avons tous observé que l’année de la foi nous a obtenu la grâce du dialogue ad intra et ad extra et cela commence par l’écoute de Dieu et du prochain. Merci à tous ceux qui ont jeûné et prié pour que nous en arrivions à ce début de cohésion des cœurs. Et maintenant que nous faisons route ensemble, passons en revue les divers groupes.

    Commençons par les enfants. L’Enfance missionnaire bouge et nous entraîne à la mission. Le Centre Notre-Dame de Refuge où nous avons une trentaine d’enfants a bénéficié de l’attention de beaucoup de personnes et d’associations. Citons seulement les missions diocésaines de San Sebastian (Espagne), le Groupe Missionnaire de Merano, le diocèse de Vittorio Veneto à travers l’Association des Familles Rurales. L’orphelinat de Tchatchou et autres internats refleurissent. L’espoir est permis pour ces enfants oubliés, rejetés ou qui manquent d’affection.

    Le thème de l’enseignement scolaire est préoccupant chez nous. Et la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique n’a économisé aucun effort pour multiplier les écoles en veillant à la qualité de l’enseignement. Car les écoles sont un lieu privilégié pour éduquer les consciences. Merci à tous ceux qui l’ont compris. A la rentrée d’octobre dernier, nous avons ouvert 7 nouvelles écoles, même dans les endroits très pauvres. Dieu soit béni… Nous pleurons cependant, tous les enfants qui meurent "fata" à la pédiatrie de notre hôpital diocésain de Boko à cause des récurrentes coupures d’électricité. Il faut nécessairement trouver urgemment un groupe électrogène de 60 KVA au moins. Tout est grâce. Et je ne perds pas confiance.

    Que dire des jeunes ? Nous les voyons tantôt très inquiets de leur avenir, tantôt très dynamiques. La JEC se réveille et s’éveille. Les Scouts aussi. Ils ont soif d’encadrement. Les maîtres nous manquent. Les chorales des jeunes mettent en application les instructions contenues dans notre plaquette intitulée "L’art de bien célébrer". Les lecteurs excellent. Les marguillers jouent un rôle remarquable pour que nos liturgies ne soient pas perturbées par les cris et les pleurs des enfants ; ce sont eux qui guident les non chrétiens qui viennent par curiosité ou pour la première fois.
   
    Et les divers mouvements catholiques ? Nous félicitons les femmes catholiques. Grâce à elles, toutes nos diverses actions ont du sang neuf. L’Esprit de Dieu secoue les uns et les autres. Cette année, nous ciblons la famille. Une plaquette vient de paraître "Sauvons nos familles". C’est un petit guide à exploiter abondamment sans avoir peur d’en abuser.

    Et les vocations ? Ce domaine est en bonne santé. Mais il a besoin de toilettage spirituel pour mieux se porter. En cette année mariale, nous voulons relancer la promotion des vocations surtout dans les périphéries. La "matière première" est là en abondance : il s’agit des enfants et des jeunes. Seulement, il faut être attentif aux signes de l’Esprit Saint pour détecter ou discerner les vraies vocations. Le Cardinal Giuseppe Bertello, en août 2013, est passé ordonner 5 diacres et un prêtre. Ce mois-ci, on ordonne 6 prêtres et un diacre.

    Les prêtres se mettent tout entier au service de la mission. Personne ne boude le ministère dans les périphéries et les villages. Les églises s’embellissent, les liturgies sont de plus en plus intériorisées. La croix et la Bible prennent leur place dans nos assemblées saintes. Et les paroissiens apprécient dans les homélies les invitations à plus de ferveur et d’union à Jésus-Christ. Cela est visible dans le service gratuit et désintéressé des fidèles qui s’investissent de plus en plus pour aider les curés. Plusieurs congrégations ont célébré aussi des vœux perpétuels et solennels. Tout cela enrichit le diocèse. Dieu soit béni.

    Evidemment nous devons cette effervescence spirituelle à l’engagement discret et puissant des moines cisterciens, des moniales cisterciennes et des contemplatives de Jésus-Eucharistie : jour et nuit, ils brûlent leurs vies pour arrêter les traits enflammés de l’Ennemi n°1 du genre humain. Et je félicite tout le peuple de Dieu qui a infligé un cuisant échec à la déesse de Banamè-Sovidji, venue à Parakou en octobre 2013 avec sa clique d’escrocs tourmentés pour nous provoquer et nous voler des brebis. Cependant, ne vous lassez pas de prier pour leur conversion à l’unique Eglise de Jésus dont le chef visible est le Pape de Rome.

    En septembre dernier, j’ai pris deux semaines pour aller visiter quelques prélats et diverses communautés en France. Partout j’ai été bien reçu. Le diocèse de Nantes et celui de Parakou vont tisser des relations spéciales qu’on appelle jumelage. Confions tout cela à la Vierge-Marie pour qu’elle nous attire les faveurs célestes de son divin Fils : "A Jésus par Marie".

    Depuis le 1er décembre, nous sommes entrés dans l’année mariale qui se clôturera le 7 décembre 2014. Ce sera un grand rendez-vous. Ne le ratez pas. On ira tous à Komiguéa, un petit village à côté du monastère l’Etoile Notre-Dame. Ce village se transformera en sanctuaire marial diocésain. Aux frères de la Communauté Mère du Divin Amour venus de Côte d’Ivoire, nous confions l’animation de ce futur lieu saint. Ils sont déjà sur place, mais le terrain est encore nu. Ensemble avec la Divine Providence, nous ferons des prouesses.
Bonne et Sainte Année 2014.

                                                                                
+ Pascal N’KOUE
Omnium servus

 


GRAND SEMINAIRE "PROVIDENTIA DEI" : A CONSTRUIRE
    « Aujourd'hui plus que jamais…, les prêtres seront formés de manière à revêtir les qualités de représentants du Christ, de vrais serviteurs et animateurs des communautés chrétiennes [...], de manière à être des prêtres spirituellement solides et disponibles, dévoués à la cause de l'Évangile, capables de gérer avec transparence les biens de l'Église, et de mener une vie simple en conformité avec leur milieu » Ecclesia in Africa (n°95).

    Cet objectif de former des pasteurs missionnaires simples, spirituellement solides, proches du peuple de Dieu, aimant leur milieu pauvre, nous habite depuis plusieurs années. En outre, devant l’augmentation incessante des vocations sacerdotales au Bénin, il fallait penser ouvrir un grand séminaire diocésain de premier cycle  au moins. Ce sera à l’occasion de l’année du jubilé des 70 ans de notre évangélisation. Je souligne au passage que l’actuel et unique séminaire interdiocésain de philosophie du Bénin, sis à Djimè dans le diocèse d’Abomey, est plein à craquer. Or, le droit canonique encourage vivement chaque diocèse à avoir son grand séminaire. "Dans chaque diocèse, il y aura un grand séminaire… "Canon 237§1.

    La pose de la première pierre a été faite le 14 décembre 2013 à Gaah-Baka, près de Tchaourou. Etaient présents le Père Guy BOGNON, recteur du philosophat de Djimè venu avec une délégation composée de prêtres et de séminaristes du même séminaire ; le Père Alain BONJOUR, de l’Institut Notre-Dame de Vie, Vicaire à Zagnanado ; Mgr Martin ADJOU, Evêque de N’Dali ; Mgr Antoine BIO SANOU, Administrateur Apostolique de Natitingou et son Vicaire Général le Père Didier GNITONA ; le Père Bruno MIYIGBENA, Supérieur Régional des Pères s.m.a. ; le Père Denis LE PIVAIN, futur Recteur dudit séminaire ; le Père Guillaume KAMBOUNON, Délégué du Provincial des Oblats de Saint François de Sales ; plusieurs prêtres diocésains, plusieurs religieuses et plusieurs fidèles laïcs. Une note particulière : c’était en la fête de Saint Jean de la Croix, et Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus patronne des missions était présente en chair et en os par ses reliques. Ce clin d’œil de Dieu est très éloquent. Et tout ce monde était là pour nous manifester leur soutien indéfectible. Qu’ils soient tous vivement remerciés.

    Notre grand séminaire diocésain sera donc fondé à Gaah-Baka (Tchaourou), à 40 Km de Parakou et dédié à " Providentia Dei". Il a une superficie de 39 ha. Ce séminaire sera ouvert aux autres diocèses. Il comportera une année de spiritualité et deux années de philosophie. Puis les séminaristes poursuivront leurs études de théologie soit à Ouidah, soit à Tchanvédji (au Bénin).

    Pour l’instant "Providentia Dei" n’est qu’une ferme. On y produit du maïs et du soja ; une retenue d’eau permet de cultiver abondamment des légumes toute l’année. Mais il faudrait installer un système d’irrigation à cause des 6 mois de saison sèche que nous subissons tous les ans. L’élevage des porcs, des chèvres, des lapins et la pisciculture commencent aussi à donner un bon rendement. Tout cela, pourra aider à former un clergé missionnaire capable de travailler de ses mains, sans avoir peur de servir partout en Afrique et dans les autres continents.

    Ce séminaire diocésain aura sa spécificité : il sera parrainé par l’Institut Notre-Dame de Vie de Venasque (France, diocèse d’Avignon) et se nourrira de sa spiritualité qui insiste sur l’oraison et la contemplation. La formation à une sérieuse vie intérieure sera prioritaire. La fécondité de l’apostolat ne dépend pas des diplômes du prêtre ni de son management mais de son union à Dieu. "Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là portera beaucoup de fruits" (Jn 15, 5). Car Dieu est capable de combler son bien-aimé même quand il dort (Ps 126, 2).

    Si nous voulons que l’Eglise remporte des victoires sur le mal et le péché, il faut préparer les bons combattants, c’est-à-dire des prêtres intérieurs, modèles du troupeau, simples, épanouis, pauvres et soumis à la volonté de Dieu. Et qui peuvent dire comme St Paul : "ce n’est plus moi qui vis, c’est le christ qui vit en moi". (Ga 2, 20).


    Pour ce séminaire, tout est à construire, tout est à meubler, tout est à faire. Seule la première pierre vient d’être posée. Nous comptons sur la Divine Providence qui frappera directement à la porte de chacun de vous pour nous venir en aide : "L’aumône protège de la mort (brutale) et purifie de tout péché". (Tobie 12.9). D’avance merci.

 


        Nouvelles de Famille
    - 12 petits enfants ont reçu le baptême la nuit de Noël à la Cathédrale. Dans l’assistance, on notait la présence du Maire de la ville de Parakou (un musulman) venu avec ses enfants. Vive le dialogue islamo-chrétien dans les actes.

    - Nous voici dans une année mariale. Avec la Vierge Marie, notre sainte Mère, nous ferons des prouesses pourvu qu’on imite sa douceur et son humilité.

    - Merci aux Révérendes Mères qui nous ont visités le mois dernier : Mère Noémi QUESADA, Supérieure Générale des Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée ; Mère Nathalie, Prieure du monastère Notre-Dame de l’Ecoute de Perporiyakou ; Mère Marie Justine, Fondatrice des Sœurs psp de Kara.

    - Merci aussi à tous les prêtres, évêques et laïcs qui sont passés nous enrichir de leur amitié.

    - Les Pères François RENAUD et Benoît LUQUIAU sont effectivement arrivés pour préparer le jumelage entre nos deux diocèses Nantes-Parakou. Quelle joie ! Quelle belle compagnie !

    - Aux prêtres, je demande de prendre très au sérieux le Décret n°133/13, du 16 décembre 2013, portant instructions sur la faculté de confesser.

    - Nos relations avec le diocèse de San Sebastian (Pays Basque) s’intensifient. Il nous envoie ce mois-ci Mlle Oihana GALARDI pour deux ans de coopération missionnaire. Elle travaillera auprès des enfants en grosses difficultés. Merci à "las misiones diocesanas".

    - A l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta, arrive à partir du 18 janvier une mission de chirurgie plastique et réparatrice. Contacter sans retard ledit hôpital.
   
    - En octobre 2014, s’ouvrira un grand séminaire diocésain. Il s’appellera "Providentia Dei". Pour ce séminaire, tout est à construire, tout est à meubler, tout est à faire. Seule la première pierre vient d’être posée. Nous comptons sur la Divine Providence qui frappera directement à la porte de chacun de vous pour nous venir en aide. D’avance merci.

    - Le Centre pastoral de l’audio-visuel est en train de renaître de ses cendres. Il nous faut une bonne camera.

    - Rappel : Les prêtres diocésains cotisent 6 000f par mois pour leur retraite.



Quelques dates


1er Janv :Journée mondiale de la paix. Paix dans les cœurs, dans les familles et les communautés.


2 janv :Les bureaux de l’Archevêché sont fermés.

4 janv :Ordination de deux prêtres à Natitingou.

5 janv :Messe de l’Epiphanie au monastère l’Etoile Notre-Dame.

11 janv :A 9h 30 : A la cathédrale, ordination presbytérale de Angelo CODJIA, Albert DAKIN, Moïse DEGODO, Jacques KOTOKO, Gilles KIMBA, Marius OBA, Clément SOBAKIN et ordination diaconale du Frère François Xavier MAPOKO, Frère missionnaire des campagnes.


13-18 janv :A Cotonou pour l’Assemblée Générale de la Conférence Episcopale.


18-25 janv :Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
   
19 janv :A 9h : Pèlerinage paroissial à Papanè.

21 janv :A 9h 30 : Conseil presbytéral à l’Archevêché.


22 janv :A 9h : Rencontre avec les professeurs du séminaire Notre-Dame de Fatima.


24-26 janv :Visite pastorale à Okédama.
   
30 janv :    A 18h 45 : Rencontre avec les séminaristes.

    N.B. Le 2 février 2014 : journée mondiale de la vie consacrée. Grand rendez-vous avec les consacrés. Faisons-en un temps important pour l’évangélisation de proximité et pour la promotion des vocations.


 

 Avec le premier dimanche de l’Avent, on sent venir la fête de Noël. Le Messie est attendu. La nature participe à cette préparation. Les couchers du soleil ont  pris un teint de beauté spéciale. Les pluies ont cessé de nous visiter, nous   permettant ainsi de multiplier les fêtes en plein air. Quelle joie !

            Je voudrais vous exhorter d’abord à une bonne préparation. L’Eglise nous donne pour cela le temps de l’Avent qui comprend quatre dimanches. Dans nos chapelles et églises, en plus de la préparation des cœurs, on pourrait mettre à côté de l’autel, bien en vue, quatre bougies de couleur violette ou habillées en violet, à allumer progressivement aux heures des offices. Elles symboliseront le projet de Dieu de sauver l’humanité en 4 grandes étapes.

    Le 1er dimanche : La première bougie symbolise la venue sur terre du premier couple : Adam et Eve créés à l’image de Dieu.

    Le 2e dimanche (2e bougie): Le choix… L’entrée des patriarches dans le mystère du salut en commençant par l’appel d’Abraham, père d’une multitude de croyants.

    Le 3e dimanche : (3e bougie) : Le choix de David (choix d’une famille), par qui viendra le Messie Sauveur, le Roi des rois.

    Le 4e dimanche : (4e bougie) : Le choix de la Vierge Marie, comblée de grâces, est l’aboutissement des promesses de Dieu faites par les prophètes : règne de paix, de justice et de réconciliation qu’instaurera le Messie, Fils de Marie et de Dieu (pour l’Alliance nouvelle et éternelle).

    Dans ce climat de bonne ambiance, en plus des célébrations pénitentielles, pourquoi ne pas penser à créer des traditions de religiosité populaire pour faire connaître et aimer davantage l’Enfant Jésus. On pourrait songer par exemple à l’organisation des concours de chants de Noël en français et dans nos langues nationales. On aura la surprise  de découvrir les divers talents des jeunes et des adultes compositeurs. Et cela enrichira notre répertoire.

    Je pense aussi qu’on pourrait initier un concours sur les crèches et leurs décorations. Les statuettes de Noël en bois ou en argile, faites avec les mains des enfants ou d’artistes locaux seront promues. Pourquoi ne pas encourager fortement à mettre les crèches dans les maisons, dans toutes les chapelles, les villages, sur les divers lieux de culte et même sur les places publiques comme les ronds points. Il suffirait de s’entendre avec le maire ou les chefs de quartiers ou de villages. Là aussi je suis sûr que les talentueux artistes cachés au sein de nos diverses communautés resplendiront à la surface de la terre. Ajoutez, à côté de la crèche, l’arbre de Noël : c’est l’arbre de vie donnée par Dieu. Jésus est notre vie, et sans Lui notre vie tombe en ruine.

    Et pourquoi ne pas penser faire de décembre le mois de la famille ! On revaloriserait les liens familiaux en essayant d’être juste, vrai et bon envers les membres de la famille. Pour accueillir le Prince de la paix, il n’y a rien de mieux. Comme ce serait beau que ce soit le mois des petites et grandes réconciliations dans nos familles, nos communautés religieuses et paroissiales. Avec le secours de la Sainte Famille, c’est possible.

    Que dire de tous ces mouvements d’enfants regroupés dans l’Enfance Missionnaire (Ecoles primaires, MADEB, louveteaux, scouts, servants d’autel, chorales d’enfants)? Ils pourraient s’organiser pour promener une crèche de maison en maison pendant le temps de l’Avent, préparant ainsi la venue du Sauveur dans toutes les familles. Il suffirait de réciter un "Notre Père", trois "Je vous salue Marie" à chaque halte. Puis chanter "Les anges dans nos campagnes" ou un autre chant. N’est-ce pas là une bonne occasion pour inviter les familles à prier pour la paix, l’unité et le salut du genre humain ? N’est-ce pas une bonne occasion pour les enfants d’être missionnaires?

    Et la nuit du 24 décembre avant la messe, sur la cour de l’église, pourquoi ne pas jouer une belle scène de Noël, en organisant une crèche vivante, une véritable représentation de la nativité? On cherchera à la rendre aussi réaliste que possible. On pourrait imaginer l’ambiance dans nos villages au clair de lune. On utilisera un véritable âne. Cet âne partirait du presbytère par exemple, en portant sur son dos la Vierge Marie accompagnée de Joseph, jusqu’à la crèche installée à l’entrée de l’église. Les pasteurs seront accompagnés de vraies brebis. Et que l’Enfant Jésus soit non pas une poupée importée mais un vrai nouveau né. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus difficile à trouver dans nos communautés si fécondes. Il suffirait que l’enfant soit bien couvert parce qu’en décembre, il fait un peu frais les soirs.

    Que tous les personnages bibliques soient représentés : Jésus, Marie, Joseph, les rois mages avec leurs présents, le chœur des Anges, les bergers etc. Qu’ils soient tous habillés comme il faut, chacun selon son "accoutrement". Et qu’on fasse entendre au peuple réuni les saintes Ecritures, les paroles sacrées sortant du cœur de notre Dieu. Que tout cela soit entrecoupé de prière et de chants traditionnels de Noël. Ce sera une bonne préparation pour la célébration de la messe de minuit, au cours de laquelle on baptiserait des enfants. Cela peut servir de catéchèse populaire pour tous ceux qui veulent découvrir le sens de Noël, fête de la joie de la naissance du divin Sauveur, fête de l’amour de Dieu pour tous les peuples : Dieu qui se fait homme, quel mystère inouï ! C’est l’Emmanuel, Dieu avec nous.

    Et le 25 décembre, à la sortie de l’Eucharistie, sur la cour de l’église, pourquoi ne pas organiser une fête de réjouissance et une kermesse dont le fruit servirait à scolariser les enfants les plus démunis de la paroisse. Mais n’oublions pas de prendre un bon repas en famille avec la viande de chèvre ou de la volaille. Pourquoi ne pas inviter à notre table ce jour-là un pauvre, un enfant de la rue, une veuve isolée, une fille-mère, un mendiant sans abri ? Celui-là serait considéré comme votre Jésus que vous accueillez en famille. Comme c’est beau d’aider un plus pauvre que soi. Noël, c’est ouvrir son cœur aux pauvres. Pourquoi ne pas faire le premier pas vers nos frères non-catholiques en les incluant dans nos générosités de Noël ? Et surtout n’oublions pas les femmes dans les maternités. Les jours suivants, on peut demander aux prêtres de passer bénir les maisons et les crèches de Noël.

    Et si chaque chrétien déposait 100fcfa dans sa paroisse tous les mois pour l’éducation de nos enfants! Nous nous donnerions les moyens de nous prendre en charge dans le domaine de l’éducation scolaire. Cela nous permettra de repenser, comme il le faut, notre système éducatif, afin de fournir des acteurs efficaces pour notre développement intégral.

    A vous tous, mes vœux les plus affectueux et les plus cordiaux de bonnes et saintes fêtes de Noël.

  +Pascal N’KOUE
    Omnium servus


 
Programme du séjour des reliques dans notre Archidiocèse
Date    Lieux de passage
24/11/2013    Arrivée à 16h. Messe présidée par Mgr N’KOUE à TITIROU à 18h
25/112013    Messe à TITIROU à 7h en présence des reliques
25/11-4/12/2013    Communauté des Fils de Dieu (accueil à 18h)
28/11/2013    Marie Auxiliatrice (accueil à 18h)
29/11/2013    Au postulat des Sœurs OCPSP à 9h
04-10/12/2013    Séjour au séminaire Notre Dame de Fatima (accueil à 18h)
06/12/2013    Paroisse Ste Trinité de Guéma (accueil à 18h)
07/12/2013    Retour au séminaire à 9h
10-17/12/2013    Séjour au Centre Pastoral Guy RIOBE (OCPSP) : Accueil à 18h
12-13/12/2013    Paroisse de Nima (accueil à 18h)
14/12/2013    Gaah-Baka à 11h : pose de la première pierre du grand Séminaire
18-19/12/2013    Bétérou (accueil à 18h)
19-20/12/2013    St Joseph de la Gare (accueil à 18h)
20-21/12/2013    St Laurent de Wansirou (accueil à 18h)
21-24/12/2013    Séjour à l’Archevêché (accueil à 18h)
24-30/12/2013    Séjour à la paroisse de Tchatchou (accueil à 11h)
24/12/2013    Escale à la paroisse St François de Sales  (9h30)
30/12/13-09/01/14    Séjour à TCHAOUROU (accueil à 18h)
02-03/01/2014    Paroisse de Papanè
09-10/01/2014    Paroisse N-D de Lourdes d’Albarika (accueil à 18h)
10/01/2014    Accueil à la Cathédrale à 17h
11/01/2014    Ordination presbytérale à la Cathédrale à 9h30 en présence des reliques, et départ pour le diocèse de Dassa
   
Le culte des reliques des Saints (explication)

    Le culte des reliques fait partie du culte des saints. La communion des saints unit tous les rachetés (morts et vivants) au Christ, Tête de l’Eglise. A vrai dire, c’est le Christ qui nous unit à lui et nous unit les uns aux autres. D’où les relations mutuelles de la prière d’intercession, du mérite et de la satisfaction. Le culte rendu aux saints est une vénération et ne nuit pas à l’adoration que seul Dieu peut recevoir.
    - Les reliques sont des fragments des restes corporels, un témoin de la présence du saint qui prie pour nous : "les saints qui règnent avec le Christ offrent à Dieu leurs prières pour les hommes" (Concile de Trente, Décret sur les reliques).
    - Leur corps a été sanctifié : cela nous invite aussi à sanctifier Dieu dans notre corps à l’image du saint que l’on vénère.
    - Ce culte exprime notre foi en la résurrection future.
    Nous remercions vivement l’Institut des Sœurs O.C.P.S.P qui, à l’occasion des 100 ans de leur existence,  nous font partager la grâce de la présence de leur sainte patronne qui est en même temps la ste patronne des missions : sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la sainte Face. Elle a dit : "Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre".
JOYEUX NOËL A TOUS !

BONNE ET SAINTE ANNEE 2014
 
Nouvelles de famille
- A l’occasion du jubilé des 70 ans de notre évangélisation, toutes les paroisses sont priées de rédiger l’historique de leur communauté. Une plaquette-souvenir sera imprimée.

- Erigez une place mariale à proximité de nos églises pour marquer l’année mariale.

- La pose de la première pierre de notre grand séminaire de philosophie "Providentia Dei" aura lieu en présence des reliques de Ste Thérèse de Lisieux, Ste patronne des missions. Le séminaire s’ouvrira en octobre 2014. Rien n’est encore construit. Toute générosité est attendue.

- Des missions d’ORL, d’ophtalmologie et de dentiste arrivent ce mois-ci à l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta. Prendre contact sans retard avec ledit hôpital.

- Les Pères François Renaud et Benoît Luquiau, du diocèse de Nantes, nous visitent à la fin de ce mois, en vue de la préparation d’un jumelage entre nos 2 diocèses, sur demande de leur Evêque.

- Comme chaque année, organisons une grande collecte pour nos frères, les reclus de la prison civile de Parakou. Confiez vos dons à l’Economat diocésain ou à l’Aumônier de la prison, au plus tard le 20 décembre.

- Le Docteur Amadou Alpha BIO ISSIFOU est nommé Directeur-Adjoint de l’hôpital diocésain d’ophtalmologie de Tinré.

- Sœur Cécile DOUAKOUTCHE, ssa, est désignée pour accompagner les femmes de la communauté anglophone.

- Viennent de paraître deux plaquettes "Pour mieux célébrer Noël" et "Sauvons nos Familles". Elles sont disponibles à la librairie catholique. La première nous exhorte à spiritualiser la fête de Noël. La seconde est un guide pratique et simple pour la pastorale des familles.

 


Quelques dates


 1e rdéc: Clôture de l’année de la foi avec le Nonce Apostolique, son Excellence Mgr Brian UDAIGWE et lancement de l’année mariale.
2 déc :      Visite de quelques structures avec le Nonce. Pas d’audience.
4 déc :     A 9h : Rencontre avec les prêtres professeurs au séminaire N.D. de Fatima.
 5 déc :      Conseil permanent de la Conférence Episcopale à Bohicon.              
6-8 déc : Visite pastorale à la paroisse Marie Auxiliatrice.
 8  déc :    Quête impérée pour le grand séminaire de Ouidah qui célèbre 100 ans d’existence. Presque tout le clergé de notre pays a été formé là.
11 déc : Assemblée Générale des Supérieurs Majeurs à Dassa
13 déc :  A 9h 30   Réunion avec le clergé diocésain au centre pastoral              
14 déc :  A 11h : Pose de la première pierre de notre séminaire diocésain à Gaah-Baka.
15 déc :    A 9h 30, au centre pastoral Guy Riobé : Rencontre importante avec les jeunes. Quête impérée pour le sanctuaire marial de Dassa.
19 déc :    A 18h 45 : Rencontre avec les séminaristes de Notre-Dame de Fatima.
22 déc :      A 9h : Noël anticipée à la prison civile.
23 déc :    A 11h : Noël anticipée à l’hôpital diocésain St Martin de Papanè.
24 déc :     A 22h : Nuit de Noël à la Cathédrale.
25 déc :     A 9h : Noël au monastère de l’Etoile Notre Dame. Joyeux Noël !
27 déc :A 16h : Rencontre avec tous les choristes de nos paroisses au Centre pastoral.
31 déc :A 10h : Messe à l’hôpital diocésain St Jean de Dieu de Boko.
             A 23h : "Te Deum" au sanctuaire - Bonne et Sainte Année 2014.

NB: Six ordinations presbytérales et une ordination diaconale auront lieu le 11 janvier à 9h30, à la Cathédrale.

Bible

Liturgie

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin