Je propose un texte du 17e siècle qui nous interpelle encore aujourd’hui. « C’est une pitié de voir comment la plupart disent leur chapelet ou leur Rosaire. Ils le disent avec une précipitation étonnante. Ils mangent même une partie des paroles…Après cela, faut-il s’étonner que les plus saintes prières de la religion chrétienne restent sans presque  aucun fruit ; et que après mille et dix mille Rosaires récités on n’en est  pas plus saint. Arrêtez votre précipitation naturelle en récitant votre                 Rosaire, et faites quelques pauses au milieu du Pater et de  l’Ave…Une dizaine dite ainsi posément vous sera plus méritoire que des milliers de Rosaires récités à la hâte sans réfléchir ni s’arrêter ». Saint Louis-Marie GRIGNION DE MONTFORT, le secret du Rosaire, pour se convertir et se sauver.
    Satan devrait voir arriver le mois de Marie avec beaucoup de tristesse et d’angoisse. Nous allons le pilonner impitoyablement de nos Ave Maria. La consigne, qui nous vient du ciel, c’est de le faire tous les jours. Le chapelet est la douce chaîne qui nous relie à Dieu. En effet, après le saint sacrifice de la messe, c’est la prière la plus agréable à Dieu et la plus profitable à nos âmes. Mais pour Satan, c’est un instrument de torture à nul autre pareil. Le Pape Adrien VI (16e siècle) désigne le chapelet comme "le fouet du démon". Il en est certainement ainsi puisque l’arsenal des grains fusant de toutes parts à un rythme régulier malmènent terriblement le prince des ténèbres. Chaque Ave Maria est comme un coup de marteau sec  et violent sur sa tête. Voilà pourquoi Satan fait tout pour mettre en nous beaucoup de paresse, de distractions et de négligence à l’heure de cette prière. Ainsi les coups qu’on lui assène perdent leur force. Et non ! A malin, malin et demi. Apprenons à prier le chapelet avec foi, et Satan, pris de vertige, nous laissera en paix.
    Car ce "Monsieur" n’épargne personne. Le combat est même plus éprouvant chez les saints. Mais la Vierge Marie vient toujours au secours des âmes attaquées. Marthe Robin fait une description succulente : « Quand la Maman paraît, alors il ne peut absolument rien sur elle. Rien. Il n’a aucun pouvoir sur elle. Aucun. Quand elle apparaît, si vous voyez cette fuite, cette dégringolade de tous ces démons, qui sont opposés entre eux, qui ont de la haine l’un pour l’autre. Quel spectacle, quelle bousculade ! »
    Marie est une sécurité plus sécurisante que les clôtures, les murailles, les barricades, les gardes du corps. Sa protection contre les démons est sûre, contrairement à celle des féticheurs escrocs, marabouts bonimenteurs et autres commerçants faiseurs de gris-gris qui ne sauvent personne. Avec Marie la peur est vaincue.
    A l’heure du chapelet, il faut arrêter toute activité. Dieu et la Vierge sont là. Nos bons anges gardiens aussi. Quelle belle compagnie ! Le secret sublime est de faire du chapelet un temps de méditation pour contempler la vie, la mort, la passion et la gloire de Jésus-Christ, pour contempler aussi le rôle de Marie auprès de nous. Lentement, prononçons les paroles bibliques avec foi et confiance en y mettant beaucoup d’attention. Et si on psalmodie les "Ave Maria" c’est encore mieux. Il s’agit de chanter tout l’"Ave Maria" et non seulement quelques phrases pour vite finir le chapelet.
    Les vingt mystères du Rosaire  (joyeux, douloureux, glorieux et lumineux) sont tous de grands bienfaits de Dieu tirés de la Bible, de même que "le Pater, l’Ave Maria, le Gloria Patri". " Il est opportun que l’énonciation des différents mystères soit accompagnée de brefs passages de la Bible relatifs au mystère annoncé" in Verbum Domini n° 88. En effet, il y a un lien indissociable entre les Saintes Ecritures et Marie "qui conservait toutes ces choses en les méditant dans son cœur" (Lc 2,19). Méditer c’est se laisser toucher personnellement ou communautairement par la Parole de Dieu. C’est se remettre en question. C’est actualiser la Sainte Ecriture. La méditation prépare la prière, la prière conduit à la contemplation et la contemplation nous pousse à l’action, c’est-à-dire à servir humblement et gratuitement Dieu et le prochain. Sans la méditation, le chapelet est comme un corps sans âme, donc un cadavre, ou encore comme une moto sans carburant. Elle devient encombrante. Ainsi compris, rien n’empêche qu’on prie le chapelet devant le Saint-Sacrement : « En présence du Saint-Sacrement conservé ou exposé, il est possible aussi  de prévoir la prière mariale du Rosaire qui est "merveilleuse de simplicité et de profondeur" » in Redemptionis Sacramentum n°138. Plus notre âme est arrosée par cette prière, plus on respire la paix. Et ce n’est que justice, car celui qui prend la Mère de Dieu chez lui a toute la sainte Trinité et la cour céleste chez lui. Alors qu’attendons-nous ?
Voici quelques conseils inspirés du "Secret du Rosaire"
    Récitons le chapelet en état de grâce ou tout au moins avec un cœur repentant, dans la résolution de sortir de nos péchés. Nous reconnaître pécheurs et compter sur la miséricorde de Dieu pour vivre dans la justice et la sainteté véritable nous fait gagner des points.
    Récitons le chapelet lentement, posément en faisant attention aux paroles sublimes qu’on prononce. Certains se croient souvent à une compétition de course, à un marathon. La vitesse avec laquelle les "Pater", "Ave" et "Gloria" se pourchassent comme une mitrailleuse déréglée confirme que le cœur n’y est pas. Or "Dieu écoute plutôt la voix du cœur que celle de la bouche". Dans cette manière rapide de liquider le chapelet, on ne prie pas, on ne fait prier personne, les distractions volontaires se multiplient. C’est un de manque de respect envers Dieu et sa sainte Mère. Quand on s’adresse à une personne qu’on aime, ce n’est pas en courant. Or dans la récitation à la va-vite, il n’y a pas de méditation, pas de contemplation, pas d’intériorité, pas de recueillement. C’est rien que du rabâchage. C’est un ronronnement continu.
    Ecoutons l’enseignement du Pape Paul VI là-dessus :    « Par nature, la récitation du Rosaire exige que le rythme soit calme et que l’on prenne son temps, afin que la personne qui s’y livre puisse mieux méditer les mystères de la vie du Seigneur vus à travers le Cœur de Celle qui fut la plus proche du Seigneur, et qu’ainsi s’en dégagent les insondables richesses ». Plus près de nous, le Père Georges VANDENBEUSCH dans sa captivité par la secte Boko Haram au Cameroun a tenu bon grâce au chapelet : "En fin d’après-midi je priais le chapelet en prenant tout mon temps". Prendre son temps cela vaut pour toute prière et oraison. Le prophète Jérémie dit : "Maudit soit celui qui fait l’œuvre de Dieu avec négligence" (Jérémie 48, 10). La négligence est un élément de la médiocrité spirituelle. C’est affreux de prier le chapelet avec un ou plusieurs portables allumés ou même avec la télévision en marche.  Adieu la concentration ! Et c’est dommage.
Saint Pie X (1914) dans son testament écrit ceci : « le Rosaire est, de toutes les prières, la plus belle, la plus riche en grâce, celle qui touche le plus le cœur de la Mère de Dieu. Si vous voulez que la paix règne dans vos foyers, récitez-y le chapelet en communion ». Quel bon conseil aux couples et aux diverses communautés !
Canevas pour bien réciter le chapelet

    1- Commencer par un signe de croix fait avec piété et recueillement. Puis se brancher tout de suite sur l’Esprit Saint qui nous aide à prier, à moins que ce soit l’heure de l’Angelus (ou du Regina Coeli pendant le temps pascal). Annoncer l’intention générale du mois suivi de l’intention missionnaire. Ensuite réciter le Credo (symbole des Apôtres), puis un Pater, trois Ave Maria et le Gloria Patri.
    2- Prévoir un chant ou un refrain marial entre les dizaines.
    3- Avant chaque dizaine : annoncer le mystère, le fruit du mystère. Lire un verset biblique ou présenter une scène biblique en dessin correspondant au mystère, si c’est possible ; ou alors faire un petit commentaire de ce mystère. Puis demander une grâce au Seigneur par l’intercession de notre Sainte Mère.
    4- Réciter la dizaine composée d’un Pater, de dix Ave Maria et d’un Gloria Patri.
    5-Après chaque dizaine, terminer par une invocation comme "Ô Marie conçue sans péché…" (3 fois). N’oubliez surtout pas celle-ci que la Vierge de Fatima le 13-07-1917 a vivement recommandé aux enfants, après leur vision de l’Enfer : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’Enfer. Conduisez toutes les âmes au Ciel, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde ».
    6- Après les cinq mystères, il y a les litanies de la Vierge Marie. Pensez à y inclure "Reine de la famille". Sinon on peut chanter le Magnificat.
    En ce jubilé de nos 70 ans d’évangélisation, confions le diocèse à Marie. Elle peut tout nous obtenir du cœur miséricordieux de Dieu. Demandons souvent, outre la santé de l’âme et du corps, la grâce de la conversion, la grâce de la sainteté, et la guérison de nos blessures intérieures, afin de mieux nous unir à elle et à son Fils Jésus-Christ.
    Faisons de Parakou un diocèse marial. C’est possible. Il suffit de parler de la Sainte Vierge très tôt aux enfants. Faisons-la aimer dans nos établissements scolaires. Qu’est-ce qui empêche que pendant le mois  de mai, enseignants et élèves se retrouvent autour d’une statue de la Vierge pour le chapelet dans nos écoles, ne serait-ce qu’une fois par semaine ? Evangélisons par et avec Marie.
    Dans les foyers ou internats, le chapelet médité devrait faire partie du programme du soir. Les vocations sérieuses ne se feront pas attendre. Elles naissent de la prière et du témoignage de la foi pure, sans mélange. Dans nos séminaires et autres maisons de formation, exerçons-nous à bien réciter le chapelet. La Mère qui a formé les saints Apôtres saura orienter nos jeunes portés au vide, au superficiel, et à l’éphémère. Proposons la prière du chapelet aux malades dans nos maisons et dans les hôpitaux. La Vierge est capable de les guérir. Partout où règne la Vierge, le péché se détruit, la lumière brille dans les cœurs, la sagesse de Dieu pénètre les vies, la vérité rime avec la charité, les saintes réformes sont mises en application, les agressifs rentrent leurs griffes, les chrétiens refroidis se réchauffent. La joie rayonne dans les familles, l’espoir renaît partout et chasse l’amertume du découragement, l’amour et la confiance réciproque s’installent. Portons la Vierge Marie partout. Par elle, on rencontrera la personne de Jésus, son divin Fils. On cherchera ensemble son Royaume. On s’efforcera de vivre dans un style simple et transparent, avec un regard attentif aux besoins de nos frères et sœurs les plus nécessiteux. Avec elle, on vivra notre abandon filial à la volonté de Dieu avec sérénité.     Ave Maria !!!

+Pascal N’KOUE
  Omnium servus
Nouvelles de famille

- Reprenons le chapelet et prions pour la paix et le retour des valeurs morales et spirituelles.
- Nous continuons de prier pour le repos de l’âme du Père Simplice ADJERAN. Chaque prêtre est prié de célébrer trois messes pour lui. Il est enterré au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei" où désormais les prêtres diocésains seront inhumés.
- Prions aussi pour le repos de l’âme de Grégoire, papa du Père Marek POGORZELSKI, svd.
- Cette année encore nous avons bénéficié de la visite de Mme Elisabeth POGNON pendant la Semaine Sainte. Nous la remercions pour cette amitié fidèle.
- Bienvenue aux quatre amis Italiens de l’Association des Familles Rurales de Vittorio Veneto.
- Le pagne du jubilé est déjà épuisé. Une deuxième commande vient d’être lancée. Patience.
- En ce mois de Marie, le pagne des femmes catholiques irait très bien pour toutes nos fêtes.
 - N’oubliez pas la prière du jubilé à réciter au moins les dimanches à la fin des messes.
- Nous nous réjouissons avec le monastère Notre-Dame du Kokubu pour le nouveau Père Prieur qu’ils ont élu le mois dernier en la personne du Père Marcellin DHECADJEVI.
- Les catéchumènes en marche vers le baptême recevront la croix à la première étape, la médaille de la Vierge à la deuxième étape, et le chapelet à la troisième.
- Le Jeudi Saint, j’ai reçu un coup de fil long et chaleureux de Monseigneur Jean-Paul JAMES, l’Evêque de Nantes, avec lequel notre Archidiocèse entre en partenariat. Je vous transmets ses bons souhaits de Pâques. Il vient nous visiter en décembre prochain.
- Les prêtres diocésains ont hâte de voir la création d’une paroisse célébrant la forme extraordinaire du rite romain. Que Dieu lui-même nous vienne en aide.
- Du 24 au 26 mai le Pape François sera en Terre Sainte. Accompagnons-le de nos prières.
- N’oubliez pas d’ériger une place mariale près des églises paroissiales, mais aussi dans vos maisons.
- Du 15 au 17 mai, l’Evêque sera à Natitingou.


Quelques dates

1er mai : Fête de saint Joseph le travailleur. A 10h, messe à la ferme "Providentia Dei" pour les 25 ans de sacerdoce des Abbés Bruno AMANONGBE et Denis LE PIVAIN.
3 mai : A 9h 30 : Pose de la première pierre du Sanctuaire Marial Notre-Dame de Komiguéa, Reine des Familles et premier pèlerinage des prêtres et consacrés (e) s de l’Archidiocèse sur le site.
4 mai : Confirmations à la Paroisse Sainte Trinité de Guéma à 9h.
6 mai : Réunion à 9h30 au Centre Pastoral Guy Riobé avec le Comité d’organisation des 70 ans d’évangélisation du Borgou.
7 mai : A 9h30 : Conseil Presbytéral à l’Archevêché.
9 mai : Toute la journée au monastère l’Etoile Notre-Dame.
11 mai : Journée mondiale de prière pour les vocations. Quête impérée pour les vocations. Rencontre des CEVB au Centre Pastoral et 30e anniversaire du Renouveau Charismatique.
17 mai : A Natitingou pour l’ordination épiscopale de Mgr Antoine SABI BIO. Prions pour lui.
18 mai : Confirmations à la Paroisse saint Joseph d’Alaga à 9h 30.
19-23 mai : Au Grand Séminaire de Ouidah : Assemblée Générale de la Conférence Episcopale.
25 mai : Confirmations à 9h30 à la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Tchaourou.
27 mai : A 9h30 : Conseil diocésain pour les affaires économiques à l’Archevêché.
30 mai : Visite de l’Ecole Primaire Notre-Dame des Apôtres à 9h 30.
31 mai : A 10h : Vœux solennels des Sœurs Marie Dorothée, Marie Eucharistie et Judith au monastère l’Etoile Notre-Dame. Prions pour elles.

   

Nous célébrons les 70 ans de l’arrivée du premier Curé à Parakou et les 50 ans de création du diocèse. La clôture aura lieu le 7 décembre 2014. C’est dans ce contexte qu’il y a eu le 14 décembre dernier la pose de la première pierre de notre grand Séminaire diocésain de philosophie. Celle du Sanctuaire marial aura lieu le 3 mai prochain à Komiguéa. Ce sont là des pages importantes de l’évangélisation de notre terre. Les reliques de Sainte Thérèse de Lisieux sont là ce matin à l’occasion des 100 ans d’existence de l’Institut des Sœurs ocpsp de Calavi et du Grand Séminaire Saint Gall de Ouidah. Et nous bénissons le Seigneur pour ce clin d’œil du Ciel. La Sainte patronne des missions nous rassure par sa puissante et discrète intercession.
    Certains ont semé dans les larmes. Et maintenant nous récoltons dans la joie : encore quelques minutes et nous auront 6 nouveaux prêtres diocésains et un diacre religieux. Notre pensée pleine de gratitude va aux intrépides missionnaires hommes et femmes. Nous n’oublions pas nos vaillants catéchistes. Jubilons, crions de joie, famille diocésaine de Parakou ! Tournons nos cœurs vers le Père des cieux et bénissons son saint Nom.
    Je veux rendre hommage à vous peuple de Dieu qui est à Parakou et particulièrement à notre clergé avec lequel je travaille depuis trois ans environ. Plus que des collaborateurs, ce sont des co-responsables dévoués. Après les turbulences, les murmures, les susceptibilités et scènes de ménage de la première année, le Seigneur est en train de raccommoder nos cœurs pour que nous aimions et servions son Eglise avec enthousiasme et désintéressement. Que l’Esprit de Pentecôte unisse davantage nos cœurs pour que nous allions partout pour évangéliser, sinon malheur à nous.
    Que ce soit dans les écoles, dans les centres de santé, sur les diverses paroisses, l’Esprit qui rassemble prend le dessus sur l’esprit de la contestation stérile. Les prêtres diocésains et religieux ont cessé de se toiser pour se faire confiance et travailler allègrement ensemble. Les paroisses récemment créées comme Alafiarou de Tchaourou, Boko, Wansirou s’organisent avec foi et abnégation pour écouter la Parole de Dieu et marcher ensemble avec leur leurs nouveaux pasteurs. Bref notre famille diocésaine se toilette, se pommade, s’embellit, se parfume et bientôt, nous l’espérons, sera radieuse comme "une belle épouse parée pour son époux". De quoi tomber amoureux, n’est-ce pas ? Evidemment l’Acteur principal de tout cela, c’est encore Dieu Lui-même. « Car sans moi, dit Jésus, vous ne pouvez rien faire ». Nous apprécions aussi les sacrifices de tant de bienfaiteurs qui nous stimulent à sortir et aller vers d’autres horizons.    Chers fidèles laïcs, je veux vous féliciter pour votre grande affection envers les prêtres. Votre générosité envers nous est permanente. Je vous bénis pour tous vos engagements gratuits dans les services paroissiaux, que ce soit dans les chorales ou les divers mouvements. Cultivez le bénévolat, le service gratuit pour le Seigneur. Plus on se donne, plus Dieu se donne. Aimez votre Eglise et faites-la aimer autour de vous. En ce beau jour, j’ai le plaisir et le devoir de vous rappeler ce qu’est un prêtre. C’est d’ailleurs au Saint Curé d’Ars que j’emprunte cette description :

    « Le prêtre, c’est quelque chose de grand. Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel… Si on le comprenait sur la terre, on mourrait non de frayeur mais d’amour. Le prêtre n’est pas prêtre pour lui. Il ne se donne pas l’absolution. Il ne s’administre pas les sacrements. Il n’est pas pour lui. Il est pour vous… Quand vous voyez un prêtre, pensez à notre Seigneur Jésus »…
    Ce  n’est pas "l’homme"-prêtre (c’est-à-dire l’individu) qui est grand. Nous sommes tous de misérables pécheurs, faibles vermisseaux, simple poussière, chétifs insectes très fragiles. Et cela vous le savez bien. Ce qui fait la grandeur du prêtre, c’est la mission qui lui est confiée officiellement par Dieu. Révéler Dieu, dire Dieu, conduire à Dieu, faire naître à Dieu, faire "descendre" Dieu dans l’Eucharistie, donner le pardon de Dieu : avouez que ce n’est pas banal. Les anges n’ont pas ce privilège ni même la Mère de Dieu. Le prêtre est vraiment quelque chose de grand. Ce prêtre-là, c’est d’abord Jésus-Christ qui s’est fait tout à tous. A sa suite et par sa grâce, nous devenons prêtres pour vous. N’ayez pas peur de nous solliciter et même de nous "manger"…
    A vous qui allez recevoir bientôt la grâce de l’Ordination presbytérale: je voudrais vous souhaiter une seule chose : le bonheur. Pas n’importe lequel. Le bonheur des serviteurs de Dieu. Soyez des prêtres heureux, c’est-à-dire, soumis à Dieu et solidaires des hommes. Etre heureux, c’est aimer et se laisser aimer. Soyez des amis du Seigneur. Votre mission exige que vous soyez des adorateurs, des intimes de Jésus-Christ, l’unique Prêtre Souverain. Le secret est dans l’oraison, le silence plein de Dieu, la vie intérieure. Donnez-lui votre cœur dans la vérité. Tout est dans l’amour fidèle. L’ADN du prêtre c’est la passion pour le salut des âmes. Un prêtre qui n’est pas au service de la Communauté ou n’aime pas les brebis du Seigneur est un mercenaire.
    A vrai dire, après avoir parcouru le diocèse de Parakou, après l’avoir diagnostiqué comme un médecin consciencieux à la loupe, puis au microscope, je vous livre le résultat : Notre diocèse a un besoin urgent d’évangélisation. Très peu de gens connaissent Jésus. Sur les 350 mille habitants environ, 20% seulement sont chrétiens. Or le premier rôle de l’Eglise, c’est d’évangéliser. Il y a du travail. Sortons pour missionner. "Quand l’Eglise ne sort pas d’elle-même pour évangéliser, elle tombe malade" (Pape François). Sortons pour proposer à tout le monde l’amour de Jésus : aux enfants parce qu’ils sont l’espoir de notre diocèse, aux jeunes parce qu’ils sont la force de la société, aux personnes âgées parce qu’elles sont l’expérience, la sagesse et le GPS de notre peuple. La Bible nous propose trois modèles d’évangélisateurs : Saint Pierre le pasteur, St Paul le missionnaire, St Jean le contemplatif.
    Même si vous ne possédez pas la science abyssale de saint Paul, ni l’éloquence prodigieuse de saint Jean Chrysostome, ni la voix d’orateur de Démosthène, soyez "magnétiques" par votre vie. Soyez attrayants par votre témoignage de disciples du Christ. Et les pécheurs, voyant le Christ plein de tendresse et de miséricorde en vous, s’agenouilleront pour demander le pardon de leurs péchés… Préparez soigneusement vos homélies surtout dans la prière. Laissez le Verbe de Dieu prendre toute la place en vous. De grâce ne délaissez pas la Parole de Dieu pour vous intéresser aux quêtes intempestives. Cela inclut la confiance en la Divine Providence, mais aussi l’esprit de pauvreté c’est-à-dire de détachement, le service désintéressé, l’obéissance à l’Eglise, le célibat chaste, l’écoute de la Parole, l’honnêteté éprouvée dans les biens temporels et la charité envers tous…
    Je voudrais enfin vous confier le soin des servants d’autel. Dieu merci, ils sont nombreux dans notre diocèse. C’est un important  vivier de vocations sacerdotales, une extraordinaire pépinière. Prenez-les de temps en temps à part. Accompagnez-les comme il faut. N’ayez pas peur de leur donner une formation de pré-séminaire. Soyez pour eux des pères, des maîtres, des modèles. Eduquez la paroisse à les aimer comme leurs propres enfants, comme des fils de la même famille (Ps 127,3). N’hésitez pas à leur demander qui parmi eux voudraient devenir prêtre ? Faites en sorte que chaque enfant, en vous voyant auprès des pauvres mais aussi en vous voyant célébrer les saints mystères de l’Eucharistie, puisse être touché par votre foi, votre piété, votre profond respect envers l’Eucharistie. A cet âge-là, votre témoignage de saints prêtres les marquera pour toujours. En effet, la liturgie est comme une grande et belle dame délicate qui ne supporte ni goujateries, ni improvisations, ni fantaisies, ni ajouts inopportuns. De grâce, soumettez-vous aux rubriques. C’est encore la manière la plus facile de montrer qu’on est soumis à l’Eglise.
    En conclusion, je vous recommande d’aimer la Sainte Vierge Marie. C’est le chef-d’œuvre des mains de notre Créateur. "Le Cœur de cette Bonne Mère n’est qu’amour et miséricorde". Le saint Curé d’Ars disait qu’il suffit seulement de se tourner vers elle pour être exaucé. Et il ajoutait : on n’entre pas dans une maison sans parler au portier (gardien à la porte). Et bien, la Sainte Vierge est la portière du Ciel. Quelle chance pour nous. Alors ne vous couchez jamais le soir sans avoir dit lentement et pieusement votre chapelet.



NOUVELLES DU GRAND SEMINAIRE "PROVIDENTIA DEI"
   
    Ça devient de plus en plus sérieux. A quatre mois de la pose de la première pierre faite le 14 décembre 2013, à six mois de la prochaine rentrée le 1er octobre 2014 qui verra plusieurs candidats frapper à la porte du Séminaire, il est juste et bon de donner quelques nouvelles de ce projet commun qui nous tient tous à cœur.
    En premier lieu, il convient de louer la Providence divine qui nous encourage constamment. En effet, le premier niveau du bâtiment de 12 cabines ou chambres (dont 2 de professeurs) est sorti de terre, et nous avons de bonnes raisons de penser qu’il sera fonctionnel à la rentrée prochaine. Les travaux de la chapelle ont également commencé depuis quelques semaines grâce à nos généreux amis et bienfaiteurs de Versailles. Qu’ils soient vivement remerciés. La ferme elle-même évolue, élevage, cultures vivrières, vergers, afin de pouvoir subvenir à la nourriture des séminaristes et professeurs.
    Il reste deux grandes inquiétudes : l’eau et l’électricité. Vous n’allez pas me contredire que ce sont des défis majeurs. Là aussi, la Providence nous a devancés. La ferme a déjà un forage abondant en eau. Nous avons donc la matière première. Cependant, il reste à acheminer l’eau et à produire l’énergie solaire. Le château d’eau actuel est tout petit, il ne peut supporter qu’un ballon plastique de 3m3. Insuffisant donc pour la ferme et le séminaire. Il faut nécessairement un château d’eau d’une capacité de 30m3. Ce projet est chiffré à 10.000.000 FCFA environ, soit 15.000 €.
    Quant à l’électricité solaire, Dieu merci, le soleil brille ici tous les jours. Nous ne pouvons pas dans l’immédiat compter sur la SBEE (Société Béninoise d’Electricité) trop chère et dont les coupures fréquentes et longues laissent à désirer. Pour le bâtiment des chambres, le devis est de 5.000.000 FCFA environ, soit 7600 € ; pour la chapelle c’est de 3.000.000 FCFA, soit 4600 € ; et pour la pompe solaire du forage c’est de 3.000.000 FCFA, soit 4600 € (ce devis inclut l’achat de la pompe). L’installation solaire est plus respectueuse de l’environnement. Son coût d’utilisation est limité à l’entretien. Les devis tiennent compte d’un matériel de qualité et est garanti pour plusieurs années.
    Si éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ; former un prêtre, c’est contribuer à sauver toute l’humanité. Merci aux bienfaiteurs qui croient que c’est l’Eglise de Jésus-Christ qui sauvera l’Afrique et pourquoi pas le monde entier ? N’est-elle pas instrument de salut ?

    Que le Père des miséricordes soit loué pour toutes ses merveilles et qu’il comble de ses grâces ceux qui partagent avec nous le peu qu’ils ont. Dieu le leur rendra au centuple.
                               
+Pascal N’KOUE
 Omnium servus

 


Nouvelles de famille
- Nous remercions le Frère Florent pour sa visite amicale qui nous a fait du bien.
- Voici les membres du Bureau de l’Union des Religieux-ses (UDREP) du Diocèse :
        * Présidente : Sœur Thérèse ALAPINI, ssa.
        * Vice-président : Père Anastase NDUWAYEZU, svd.
        * Secrétaire : Père Don Diègue GUEDOU BADE, osfs.
        * Trésorière : Sœur Alexine DOMELEVO, fcscj.
        * Conseiller : Frère Luc GBEGAN, fmc.
- Je remercie le Collège Hibiscus (2e cycle) pour la rencontre du mois passé : professeurs, parents d’élèves, et les élèves eux-mêmes m’ont laissé une impression très positive.
- Préparons nos cœurs pour vivre la Semaine Sainte avec grande ferveur spirituelle. Les prêtres sont chaleureusement priés de s’entraider pour les célébrations pénitentielles. Qu’ils reprennent contact avec notre décret sur les Confessions.
- Le Dimanche de Rameaux : il y aura un grand rassemblement des jeunes sur la Paroisse Marie-Auxiliatrice. Ne manquez pas le rendez-vous.
- Après la Messe chrismale, les prêtres et les consacré(e)s se retrouvent à l’Archevêché pour les agapes fraternelles. Chacun sait ce qu’il doit apporter, n’est-ce pas ?

N.B : 3 mai à 9h30 : Pose de la première pierre du Sanctuaire Marial à Komiguéa.

- 17 mai : A 9h30 à Natitingou, Ordination Episcopale de Mgr Antoine SABI BIO.


Quelques dates
2 avril : Visite de l’Aumônier National des femmes catholiques.
3 avril : Conseil Presbytéral à l’Archevêché à 9h30.
6 avril : Messe dominicale à l’Université de Parakou à 9h.
7-8 avril : Voyage sur Cotonou et visite du noviciat des Sœurs ocpsp à Calavi.
9 avril : Réunion à 9h30 avec le Comité d’organisation du jubilé des 70 ans d’évangélisation au Centre Pastoral Guy Riobé.
11-13 avril : Visite pastorale à la paroisse de Kika.
15 avril : Journée de formation continue du presbyterium au Centre Pastoral Guy Riobé à 9h30. (Venez avec aubes, étoles et bréviaires).
16 avril : A 9h30 : Messe chrismale à la Cathédrale.
17 avril : Jeudi Saint : Messe in Cena Domini à la Cathédrale à 19h. Quête impérée pour l’Union Pontificale Missionnaire.
18 avril : Vendredi Saint. A 15h : Chemin de Croix au Sanctuaire Christ Rédempteur de l’Homme. Quête impérée pour les Lieux saints de Jérusalem et Palestine, c’est là où nous sommes tous nés spirituellement.
19 avril : Samedi Saint : 22h00. Veillée pascale à la Cathédrale.
20 avril : A 9h00 : Messe de Pâques au Monastère Cistercien l’Etoile Notre-Dame. Quête impérée pour la santé des prêtres. BONNE FETE DE PAQUES.
21 avril : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.
24 avril : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale à N’Dali.
27 avril : Dimanche de la miséricorde. Messe d’action de grâce dans toutes les paroisses pour la canonisation des 2 Papes : Jean XXIII et Jean-Paul II. Ce dernier est venu à Parakou.
    Rencontre avec les responsables des mouvements de l’Archidiocèse au Sanctuaire Christ Rédempteur de l’Homme.
30 avril: A 9h30 à l’Archevêché : Conseil d’Administration Extraordinaire de nos deux hôpitaux.
    CHRIST EST RESSUSCITE   ALLELUIA !   ALLELUIA !

La Bienheureuse Mère Teresa nous dit la cause de nos malheurs: « Je considère que le monde d’aujourd’hui est sens dessus-dessous, et qu’on y voit tant de souffrances parce qu’il y a peu d’amour dans chaque foyer. Nous ne consacrons pas le temps l’un à l’autre. Il n’y a pas de minute pour que tous se réjouissent d’être ensemble. C’est ce manque d’amour qui provoque le sentiment de malheur qui domine le monde…»   

    La vie de famille à deux ou à plusieurs, si on inclut les enfants, n’est pas toujours facile. "L’amour fait souffrir " (Marthe Robin). Cependant il y a de petits secrets pour ne pas se laisser démolir. Voici quelques épices ou petit trousseau de clés pour assaisonner l’ambiance dans le foyer conjugal et relever le moral là où il s’est affaissé.

    1- Chaque matin se dire : mon conjoint a besoin de ma joie, de mon aide, de mon optimisme. Et donc lui présenter un visage souriant et rayonnant. "Le plus court trajet entre deux êtres, c’est leur sourire" (L. da Vinci). En lui souriant, dites-lui : "Tu es précieux à mes yeux".
   
    2- Le premier souci du couple devrait être la communauté d’amour à construire avec Dieu. Ce qui suppose une bonne communication d’abord entre papa et maman. L’essentiel n’est pas de tout faire ensemble ni d’être tout le temps ensemble, mais de tout faire en tenant compte des faiblesses et blessures de l’autre, en cherchant le bien de l’autre. Que tous les deux sachent trouver des moments assez longs pour se parler tendrement, en profondeur et dans un climat détendu. Et donc moins de téléphone portable ! N’est-ce pas là le secret de l’entente durable d’un couple ?
   
    3- Le problème majeur semble se situer au niveau de la gestion des crises. Toujours se rappeler que "le linge sale se lave en famille". Que faire ?  Essayer de regarder le conjoint et les enfants comme le Christ les regarderait, c’est-à-dire avec affection, et au besoin, avec compassion et compréhension. Savoir se taire pour permettre à l’autre de s’exprimer. Ecouter la souffrance et la plainte de l’autre sans l’interrompre. Répondre à voix basse, avec douceur et non avec violence. Au repas, lorsque la conversation dérape vers un sujet qui fâche, vite changer de thème. Et si l’un persiste, que le plus humble prie en silence un "Je vous salue Marie" lentement, très lentement. Avoir tous les deux le sens de l’humour et la soif de recréer la bonne ambiance. Etre convaincu que toute crise peut être surmontée si on le veut. Car "vouloir c’est pouvoir".
   
    4- Recevoir régulièrement le sacrement de pénitence. Ça nettoie, ça ponce, ça déstabilise Satan. Ce sacrement est vitalisant et permet au couple de se maintenir toujours jeune en tout point de vue. Et puis, c’est bon que les enfants voient leurs parents se confesser. Demander pardon à Dieu suppose qu’on pardonne aussi à ceux qui nous ont offensés. Car aimer, c’est pardonner et c’est aussi demander pardon humblement. Et donc s’habituer à reconnaître ses tords et à s’en excuser aussitôt.

    5- Les jalousies, les soupçons, les calomnies, les médisances et les dénigrements sont des maladies graves, des poisons qui fragilisent la vie du couple. A la place, il faut cultiver la confiance à priori, jusqu’à preuve du contraire et essayer toujours de voir le côté positif de l’autre… Eloigner gentiment les mauvais compagnons ou les mauvais conseillers qui provoquent et entretiennent les mésententes.
   
    6- La panacée à toute épreuve : une heure d’adoration Eucharistique, une fois par semaine, en invitant toute la famille. Adorer l’Amour, c’est accepter de "perdre" du temps pour se laisser recharger les batteries par Jésus, afin d’être plus aimable et plus serviable. C’est contempler avec son cœur les modèles indépassables d’amour que sont la Sainte Trinité et la Sainte Famille.
   
     7- Promouvoir la dévotion à la Vierge Marie « Regina Familiae », Reine des familles. Qu’il y ait de petits rites d’intronisation de la statue de la Vierge dans chaque famille. Qu’on y récite le chapelet chaque jour, suivi de la prière du soir. C’est plus bénéfique que les feuilletons.
Vous pouvez aussi dans la paroisse ou CEV (Communauté Ecclésiale Vivante) avoir une statue de la Vierge pèlerine. Chaque famille la recevra à tour de rôle pendant une semaine et invitera les voisins à la récitation du chapelet tous les soirs. Le dimanche matin on la retournera à l’église pour qu’une autre famille emporte Marie dans sa demeure. Qu’on pense à la consécration des enfants à Marie, et la consécration des familles à Marie : cela pourrait se faire en paroisse le jour d’une fête mariale. Par exemple, après la communion, faire une para liturgie puis remettre aux intéressés une médaille ou une image de la Vierge Marie ou de la Sainte-Famille.
   
    8- Des neuvaines (spécialement à l’Immaculée et à la Pentecôte) sont utiles contre les attaques occultes, les maléfices de la sorcellerie et de l’ésotérisme (cf. Livre de Jean PLIYA). Je recommande vivement la neuvaine de Marie qui défait les nœuds, propagée en Argentine par le Pape François avant d’être à Rome.
   
    9- Ah, si les conjoints abordaient à fond et dans la simplicité des cœurs la question de l’argent, des absences du foyer conjugal, de la justice et de la fidélité conjugale ! S’ils cultivaient le dialogue sincère, il y aurait plus de bonheur.
   
    10- Les deux conjoints ont droit à une vie sexuelle épanouissante. Cela exige une grande attention de l’un envers l’autre. Mais le dialogue des cœurs, plus que celui des corps, est indispensable pour la santé du couple, sinon la monotonie décevante et frustrante s’installe très vite. Propager au besoin les méthodes naturelles de régulation des naissances. Elles favorisent la communication du couple et intensifient leur confiance réciproque.
   
    11- Faire une retraite spirituelle de cinq jours  en couple ou en ménage, une fois l’an.
   
    12- Les anniversaires de baptême et de mariage, ça doit se célébrer. Un triduum, ce n’est pas trop. Le baptême est le plus beau jour de notre vie. Et le mariage le plus beau jour de l’alliance conjugale. Cela suppose qu’on cherche à connaître la date de son baptême et qu’on se souvienne de la date de son mariage : bel exercice à faire n’est-ce pas ?

    13- Il ne faut surtout pas négliger les loisirs, la détente : visiter des amis et rire avec eux. Voir un match ensemble, un DVD ou un théâtre ensemble, aller sur la même moto à une réunion, à une fête. Visiter les malades et les prisonniers. Sortir de la maison en uniforme, pourquoi pas ?

    14- Continuons d’encourager le mariage comme alliance entre deux familles et non seulement entre deux individus (homme-femme). Cela suppose générosité, ouverture et hospitalité. Mais il faut que les couples gardent une distance de sécurité vis-à-vis de leurs parents ou beaux-parents respectifs sans rompre les liens  familiaux. Les belles-mères et les tantes sont parfois un fléau redoutable. Que chaque conjoint puisse accepter que l’autre soit différent. Et que cette différence, à moins que ce ne soit un défaut, soit perçue comme un apport et une richesse. Retenez que la psychologie de la femme est différente de celle de l’homme.

    15- Que les conjoints donnent gratuitement de leur temps à chaque enfant. C’est une consigne non négociable. Mais le plus beau cadeau des parents aux enfants, c’est l’amour du couple. De grâce, pas de disputes stupides devant eux.
   
    16- Que les prêtres organisent une fois par mois la bénédiction des femmes enceintes pour revaloriser la maternité et dire notre respect envers les petits enfants encore dans le sein de leur mère. Le Livre des bénédictions prévoit un rite pour cela.
   
    17- Que les prêtres célèbrent la messe pour les malades dans les paroisses au moins une fois par mois: inviter tous les membres de la famille à être présents. Après l’oraison de la post-communion, à la place de la deuxième quête, demander à ceux qui veulent qu’on prie pour eux de s’agenouiller ou de s’incliner. Les enfants peuvent toujours s’approcher de l’autel sans dissipation, à côté du Célébrant. Que les témoignages de guérisons, s’il y en a, soient organisés un autre jour, en dehors de l’église après un bon discernement de chaque soulagement ou guérison obtenue.
   
    18- Les visites du prêtre dans les familles sont très appréciées, pourvu qu’il y aille en tenue de service et avec l’intention droite du Bon Pasteur qui prend soin de ses brebis. Au cours de ces visites qu’il s’intéresse, entre autres, aux enfants en vue de la pastorale des vocations sacerdotales et religieuses. Son comportement et ses paroles de sollicitation à servir le Seigneur auront un grand impact.

    19- J’encourage fortement les couples à militer dans un mouvement d’action catholique: ACF, Femmes catholiques, Papas catholiques, Renouveau charismatique,  Légion de Marie, groupes de prière, scouts etc. Les dons du Saint Esprit sont multiples. Ne rejetons aucun groupe catholique. Ne nous opposons pas inutilement les uns aux autres. Satan aime nous diviser pour mieux humilier Jésus et son Eglise.
   
    20- J’insiste enfin sur le respect et l’amour désintéressé envers les pauvres, les personnes âgées, les orphelins, les enfants en situation difficile. Cultiver les valeurs évangéliques comme la solidarité, le partage des biens matériels, la disponibilité à aider gratuitement ceux qui en ont le plus besoin. Le but de cette pastorale c’est de pousser les couples à devenir des agents évangélisateurs d’autres couples, par leur engagement et leur témoignage de vie. Nos caritas paroissiales sont prêtes à "embaucher" tous les bénévoles pour créer des équipes de proximité. La charité, c’est la foi active qui épanouit les cœurs. Les familles se fortifient dans cet amour qui imite le Cœur de Jésus. Au jugement dernier, l’examen final se fera sur les gestes de charité. As-tu été pour ton conjoint un bon conjoint ?


+ Pascal N’KOUE
Omnium servus

 


Nouvelles de Famille
 
- Merci au Seigneur pour les ordinations sacerdotales et diaconales du mois dernier. A la fin de la messe, on a eu droit à un régale du galop des chevaux baribas doublé de danses folkloriques telles que le tèkè.
- Le Secrétariat de l’Evêché attend l’historique de chaque paroisse à la fin de ce mois (28 février).
- Toutes les paroisses et toutes les communautés sont priées de réciter la prière du Jubilé, au moins chaque dimanche. Le roi catholique AKPAKI BOUKOU KINNINII est choisi pour être le parrain du jubilé de nos 70 ans d’évangélisation. Nous l’en remercions.
- C’est dans l’allégresse et gratitude de cœur que nous avons célébré les 50 ans de vie religieuse de Sœur Elisabeth BWABISI, Salésienne de la Visitation.
- Nous félicitons l’Abbé Philippe SANHOUEKOUA qui est désormais Secrétaire Général de CARITAS Nationale. Il remplace Sœur Léonie DOTCHAMOU, ocpsp, que nous remercions vivement pour son dévouement désintéressé et exemplaire.
- Bienvenue à Oihana GALARDI Ogallar qui vient du diocèse de San Sebatían  pour deux ans de coopération missionnaire. Toute la famille diocésaine sera sa famille.
- Nous attendons ce mois-ci la visite de Monseigneur Jean BONFILS, sma, évêque émérite de Nice, ancien professeur à Ouidah de plusieurs séminaristes devenus prêtres et évêques.
- Quelle joie d’accueillir aussi en ce mois Mr Alpidio Balbo,  Fondateur et Président d’honneur du Groupe Missionnaire de Merano.
- Sur demande du diocèse de Natitingou, nous y avons envoyé le  Père Ephrem DANNON comme fidei donum, le mois dernier. Accompagnons-le de nos prières.

NB : Le Presbyterium est invité à une journée de récollection le 10 mars au Centre Pastoral Guy Riobé. Le 11 mars, réunion du Clergé diocésain dans le même Centre Pastoral.


Quelques dates


1er fév :Visite de la Présidente de l’Association belge Hubi et Vinciane. Merci pour le soutien permanent à nos hôpitaux diocésains.

2 fév :Journée mondiale de la Vie Consacrée. Rendez-vous à la Paroisse Marie-Auxiliatrice.


3-7 fév :1ere Assemblée Générale de l’UCB en Province Ecclésiastique de Parakou, au Centre Pastoral Guy Riobé.


3-13 fév :En Italie pour une réunion d’Evêques avec la Communauté de Sant’Egidio. Puis un petit séjour à Vittorio Veneto chez les amis de l’AFR.


8 fév : 7è édition du Marathon organisé par les Oblats de Saint François de Sales.

11 fév :Journée mondiale des malades. Prière et Sacrement des malades dans nos hôpitaux par les aumôniers.
   
16 fév :Quête impérée pour nos frères et sœurs des Philippines qui ont été victimes du tremblement de terre et d’un typhon en octobre-novembre 2013.


15-17 fév :A Ouidah pour la célébration des 100 ans du Grand Séminaire Saint Gall.

18 fév :    Retour à Parakou.
25 fév :A l’Archevêché, réunion du Conseil pour les Affaires Economiques à 9h30mn.

28 fév :     A l’Archevêché, réunion du Conseil Presbytéral à 9h30mn.
    
 

"Nul ne peut servir deux maîtres à la fois ; ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera au premier et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et le Démon-Argent" (Lc 16, 13).

A l’occasion du carême, quarante jours de marche vers Pâques, il convient de penser sérieusement à notre conversion. L’amélioration des conditions de vie dans nos familles, dans la société et dans le pays dépend de cette conversion du cœur. Nous sommes tous faibles, fragiles et pécheurs. Le mal existe, le bien aussi. Voilà planté le décor des deux voies : la voie qui conduit au bonheur et celle qui conduit au malheur. Mais les choses ne sont pas toujours aussi claires. Satan est menteur et homicide depuis les origines. Dieu est Vérité. Satan sait flatter. Dieu non, et ses paroles ne passeront pas. Dieu nous tire vers le haut et nous demande d’être saints. Satan nous tire vers le bas en nous promettant un bonheur purement terrestre.

    Lequel des deux choisir ? Car notre bonheur dépend de ce choix. Essayons de voir ce que l’un et l’autre nous dit. Mais attention, "les belles promesses n’engagent que ceux qui les croient" disent ceux qui partent en campagne électorale.

    1-La voix mielleuse et gutturale de Satan :
    "Viens dans mon camp. Toutes les commodités t’y attendent. Dans mon royaume tout est beau, brillant et luxueux. Tu te promèneras partout. Chez moi les portes sont grandes ouvertes 24h/24. Ce sont des portails béants. Pas de commandements, pas de lois, pas de limites à tes désirs. C’est la belle vie, la vie facile, la bombance tous les jours. Pas de travail puisque tu auras tout à ta disposition, pas de souffrance. Je te donnerai or, argent, diamant. Pas de fruit défendu. Pas de sens interdit, pas de feu rouge, pas de limitation de vitesse ; en un mot pas de contrainte. C’est la liberté absolue. Tous les plaisirs sont permis parce que tu seras ton seul patron. Personne ne sera au-dessus de toi. Et tu seras extraordinairement puissant. N’est-ce pas intéressant ?" Hum !!! Voyons maintenant ce que Jésus propose.

    2-La voix calme et paisible de Jésus:
    "Celui qui veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive. Heureux les pauvres de cœur, le royaume des cieux est à eux. Entrez par la porte étroite. Qui s’abaisse sera élevé. Heureux les persécutés pour la justice. Celui qui regarde une femme pour satisfaire son désir a déjà commis l’adultère dans son cœur. Qui veut être le premier devienne le serviteur de tous. Si on te frappe sur la joue droite, présente encore l’autre joue. Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent… Apprenez de moi qui suis doux et humble de cœur. Le Fils de l’homme sera livré aux mains des pécheurs… C’est par votre persévérance que vous serez sauvés. Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie ! Nul ne peut aller au Père sans passer par moi. Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’Homme, vous n’aurez pas la vie en vous". Comme propagande, ce n’est pas alléchant, avouons-le.

    On pourrait continuer à aligner les enseignements de l’un et de l’autre. Mais il faut s’arrêter et réfléchir. Et oui, c’est ce que nous demande le temps de carême. Pour réfléchir nous avons besoin de silence. On est tellement embourbé dans toutes sortes de bruits, de sollicitations, de publicités et de soucis que nous avons des difficultés à réfléchir. Un effort préalable à faire, c’est de rechercher le silence intérieur sans lequel le discernement des deux voix n’est pas possible.

    Revenons à monsieur Satan qui nous pousse vers des fausses sécurités, dans l’absence absolue de contrainte. Prenez une moto sans frein et roulez à toute vitesse sans observer le code de la route. Les conséquences désastreuses ne se feront pas attendre. Il en est de même de la vie sans les commandements de Dieu: la corruption s’installe, les accidents se multiplient, les guerres sanglantes éclatent, les grèves sauvages s’intensifient. Les familles sont déstabilisées, les enfants de la rue augmentent. Les jalousies, les violences, les divorces, les avortements vont bon train parce que la Parole de Dieu n’est pas écoutée et mise en pratique. Et on parle de crise généralisée. Malheureusement, plus Satan trompe, plus il remporte un succès incroyable. Le menteur recrute beaucoup plus que Jésus qui est la Vérité. Rappelons que lorsque Jésus a parlé de donner son corps à manger, beaucoup l’ont abandonné. Et le Vendredi Saint les foules en chœur scandaient : "Crucifie-le, crucifie-le".

    Considérons un instant le dialogue entre le Serpent et nos premiers parents (Adam et Eve). Où se situe leur faiblesse ? C’est lorsque Eve s’est ouverte aux séduisantes paroles de Satan : "Allons donc, vous n’en mourrez pas…vos yeux se dessilleront et vous serez comme des dieux". Eve s’attarde sur les considérations fallacieuses du Menteur. Et dans sa tête, le soupçon semé prend racine, grandit et s’affermit. Dieu qui était vu jusque là comme bon Père et Protecteur devient despote, menteur et jaloux de son autorité.
   
    Soudain l’arbre devient étrangement attirant, le fruit défendu de plus en plus agréable à regarder et savoureux à manger, vraiment précieux pour qui cherche la connaissance, afin de devenir l’égal de Dieu. L’imagination créatrice de la femme en rajoute aux flatteries de Satan, et augmente l’hypothétique saveur exquise du fruit. Elle voit son avenir s’ouvrir sur une puissance jamais égalée. Ça y est ! Elle n’en peut plus. Elle entre dans un vertige indescriptible. Et dans ce vertige, elle perd les pédales. Ses pieds deviennent comme du coton, ses os sont comme ramollis. Elle ne peut plus résister. Sa volonté bascule du mauvais côté. Elle glisse et tombe. Elle cueille et elle mord. Le péché originel est consommé… Quand on commence à s’attarder avec complaisance sur la tentation, on s’affaiblit, on s’attiédit petit à petit et on finit par succomber. Adam le mari, distrait et rêveur ne s’est même pas rendu compte qu’un serpent était en train de tourner la tête à sa femme, bien qu’il fût à côté d’elle. De façon nonchalante il goûta de ce fruit défendu. Et tous les deux devinrent de pauvres types malheureux et non des dieux… Heureusement que la miséricorde divine est puissante pour relever le pécheur qui demande sincèrement pardon.

    Satan, roublard et pervers à la fois, ne cueillera jamais le fruit défendu à notre place pour nous le mettre dans la bouche, encore moins pour le mastiquer, mais il travaillera sur nos sens et notre imagination. Il promet le bonheur facile sur terre : la réussite matérielle, le succès social, des richesses éphémères, la gloire et le pouvoir de ce monde qui passe. Mais à la fin c’est la tristesse, l’angoisse, l’amertume, la haine, la prison de l’âme, l’enfer du désespoir et bien sur le feu qui ne s’éteint pas, c’est-à-dire la mort éternelle. Dieu aussi promet le bonheur à l’homme, pas forcément sur terre mais sûrement au ciel. Il le promet au pécheur repenti, à qui observe ses commandements. Et le bonheur de Dieu n’aura pas de fin. Nul n’est perdu pour lui. Son Fils, l’unique Sauveur et Rédempteur, est venu pour les pécheurs et non pour les justes. Et maintenant que tu es éclairé, tu peux entrer en carême en choisissant librement ton Maître. Bonne révision de vie.
Conseils Pratiques pour le Carême
    Le carême pourrait se résumer dans ces 3P : Prière, Pénitence, Partage. Ainsi là où le péché a abondé la grâce du pardon de Dieu surabondera.
 Confier vos privations à la Caritas de votre paroisse. Souvenez-vous de votre denier de culte dès maintenant et soyez généreux. Ce don est vital pour notre Eglise.
 Lutter résolument contre le tabagisme, l’ivrognerie, l’alcoolisme, la paresse, la culture des grèves sauvages et des revendications peu responsables.
 Ne pas se laisser entraîner et n’entraîner personne aux bals et autres divertissements peu recommandables (films ou cassettes vidéo de violence ou de pornographie). Se dépouiller de la pollution des médias : téléphone portable, internet, télévision, ordinateur, smartphone. "Si tu cesses de vivre dans le silence, tu ne pourras pas converser avec Dieu" (Filoxeno).
 Maîtriser sa langue portée à mal parler des autres. Cultiver des sentiments de joie, de paix, d’amitié et de réconciliation.
  Arrêter l’utilisation du préservatif. Nos frères sidéens savent et disent clairement que c’est un objet trompeur. Respecter son corps et celui des autres. Rester fidèle à son époux et à son épouse.
Rencontrer le Seigneur dans le sacrement de pénitence.
 Couper toutes les formes de divinations auprès des féticheurs, marabouts et autres. mystificateurs religieux. Ce sont les clients qui résolvent leurs problèmes.
 S’imposer un engagement concret de transmission de la foi en famille (prier le chapelet avec les enfants) et dans son lieu de travail (être ponctuel et dévoué).
 Participer aux chemins de croix organisés dans les paroisses les vendredis.
 Donner de son temps gratuitement pour sa famille, sa communauté et sa paroisse.
 Visiter les malades, les orphelins et les prisonniers. Ne corrompre personne et ne pas se laisser corrompre.
 Supporter la chaleur du jour et de la nuit, et les maladies sans trop se plaindre.

    A chacun de discerner ce qui l’encombre, l’alourdit et l’empêche de bien servir le Seigneur. Cela exige de vrais sacrifices, porte étroite qui conduit vers Dieu.

    Revenir au Seigneur, c’est le but du Carême. Remettons Dieu au centre de nos vies, de nos familles ou de communautés respectives. L’amour des parents, l’amour des époux, l’amour des responsables doit ressembler le plus possible à l’amour de Dieu pour les hommes. En tout cela, il s’agit de vivre notre vocation à la sainteté c’est-à-dire d’être des chrétiens qui prient, qui se confessent, qui acceptent des sacrifices, qui communient au Corps Sacré du Christ, et qui sont solidaires des pauvres.

    Pendant la communion, avancer vers la Table sainte les bras croisés ou les mains jointes, et non les bras ballants comme si on entrait dans un marché ou dans un cabaret. Que les marguilliers aident gentiment les fidèles qui l’ignorent à avoir une bonne attitude. Pour montrer notre respect envers le Corps du Christ, pourquoi ne pas faire un geste de vénération  (une inclination de tête profonde ou même une génuflexion), juste avant de se présenter devant le prêtre. Et si certains voudraient recevoir le Corps du Christ à genoux, que cela soit possible. Marquons cette période par des attitudes dignes du Seigneur.

    En conclusion, je recommande à chacun d’entrer en carême avec beaucoup de joie et de bonne humeur. "Pour toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage pour que ton jeûne ne soit pas connu de tous"(Mt 6, 7). BON CAREME
                                           
 Mgr Pascal N’KOUE

Omnium servus
 


Nouvelles de famille


- Nous bénissons le Seigneur pour le passage de Monseigneur Jean BONFILS, Evêque émérite de Nice.
- Nous remercions le Père Fernando DOMINGUES, Secrétaire Général de l’Œuvre  Pontificale de Saint Pierre Apôtre (Rome), le responsable direct de nos séminaires. Il nous a donné de précieux conseils pour notre grand séminaire diocésain en construction.
- Nous remercions vivement l’AFR de Vittorio Veneto qui vient de nous envoyer un conteneur dans lequel nous avons les machines pour notre future imprimerie. Un projet qui bientôt deviendra réalité. Bénissons le Seigneur.
- Le mois de mars est dédié à Saint Joseph, modèle des époux et des pères de famille. Invoquons-le souvent pour les bienfaiteurs mais aussi pour que les papas reprennent toute leur place dans les foyers.
- Le carême, en cette année de notre Jubilé de nos 70 ans d’évangélisation, insistera sur la prière notre arme offensive et défensive, et la réconciliation des cœurs entre nous et avec le Bon Dieu.
- En liturgie, les prêtres intéressés par la position "ad orientem", tous tournés vers la croix pendant le saint sacrifice de la messe peuvent le faire durant tout le temps de carême, après explication au Peuple de Dieu, de la signification et richesse de cette position (cf. L’Art de bien célébrer, p.3).
- Les dimanches dans l’après-midi, les fidèles et les pasteurs pourraient se retrouver pour le chapelet, les vêpres et l’adoration eucharistique là où c’est possible.
- Il est vivement recommandé de faire lecture du message du Pape François pour ce carême : "Il s’est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté" (2Co 8,9).


Quelques dates

2 mars :     Voyage à Cotonou.

3-4 mars : A Cotonou pour un colloque sur le dialogue interreligieux avec le Cardinal Jean-Louis TAURAN.


5 mars : Mercredi des Cendres à la Cathédrale à 6h30mn. Jour de jeûne et d’abstinence.

8 mars :     Journée internationale de la femme.

9 mars :     5e anniversaire des femmes catholiques, colonnes de communautés ecclésiales. Messe à 11h30mn à la paroisse Marie-Auxiliatrice. 1er dimanche de carême : Quête impérée pour l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO).

10 mars : Journée de récollection et de réflexion pour le presbyterium au Centre Pastoral Guy Riobé. Début à 9h30mn. Venir avec bréviaires, aubes et étoles.

11 mars :Rencontre avec les prêtres diocésains au Centre Pastoral Guy Riobé.

13 mars : Visite au Collège catholique les Hibiscus (2e cycle) à 9h.

                 
15 mars :    Visite à la paroisse d’Alafiarou.

21-23mars    : Visite aux villages de la piste de Gbégourou.

27 mars :Conseil d’Administration des hôpitaux diocésains à l’Archevêché à 9h30mn avec la fondation Hubi et Vinciane de Belgique.

28-30mars :    Visite à la paroisse de Banikanni.
N.B :    La messe chrismale aura lieu le mercredi 16 avril à la cathédrale à 9h30mn.

L’Ange de Dieu nous exhorte à la louange et à l’action de grâce : « Bénissez Dieu ! Célébrez-le au milieu de tous les vivants pour ses bienfaits à votre égard ! Bénissez et chantez  son Nom ! Faites connaître à tous les œuvres de Dieu, comme elles le méritent, et ne cessez pas de le remercier !  Il est bon de garder le secret du roi, mais il est très recommandé de révéler et de publier les merveilles de Dieu. Remerciez-le comme il convient » Tob 12, 6-7.

Une année vient de se boucler. Une nouvelle commence. Laissons exploser nos cœurs. Merci à l’Archange Raphaël qui nous demande de ne pas taire les bienfaits de Dieu. La famille diocésaine de Parakou a beaucoup de dettes de gratitude envers le Dieu très bon, Père et Source de l’amour. Nous ne savons par où commencer. Tellement Dieu a été très présent parmi nous. Merci au Pape Emérite Benoît XVI qui a lancé l’année de la foi que nous avons clôturée le 1er décembre 2013 avec le nouveau Nonce Apostolique, Mgr Brian UDAIGWE. Elle nous a aidés à nous mettre ensemble à l’écoute des messages divins.

    Nous avons tous observé que l’année de la foi nous a obtenu la grâce du dialogue ad intra et ad extra et cela commence par l’écoute de Dieu et du prochain. Merci à tous ceux qui ont jeûné et prié pour que nous en arrivions à ce début de cohésion des cœurs. Et maintenant que nous faisons route ensemble, passons en revue les divers groupes.

    Commençons par les enfants. L’Enfance missionnaire bouge et nous entraîne à la mission. Le Centre Notre-Dame de Refuge où nous avons une trentaine d’enfants a bénéficié de l’attention de beaucoup de personnes et d’associations. Citons seulement les missions diocésaines de San Sebastian (Espagne), le Groupe Missionnaire de Merano, le diocèse de Vittorio Veneto à travers l’Association des Familles Rurales. L’orphelinat de Tchatchou et autres internats refleurissent. L’espoir est permis pour ces enfants oubliés, rejetés ou qui manquent d’affection.

    Le thème de l’enseignement scolaire est préoccupant chez nous. Et la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique n’a économisé aucun effort pour multiplier les écoles en veillant à la qualité de l’enseignement. Car les écoles sont un lieu privilégié pour éduquer les consciences. Merci à tous ceux qui l’ont compris. A la rentrée d’octobre dernier, nous avons ouvert 7 nouvelles écoles, même dans les endroits très pauvres. Dieu soit béni… Nous pleurons cependant, tous les enfants qui meurent "fata" à la pédiatrie de notre hôpital diocésain de Boko à cause des récurrentes coupures d’électricité. Il faut nécessairement trouver urgemment un groupe électrogène de 60 KVA au moins. Tout est grâce. Et je ne perds pas confiance.

    Que dire des jeunes ? Nous les voyons tantôt très inquiets de leur avenir, tantôt très dynamiques. La JEC se réveille et s’éveille. Les Scouts aussi. Ils ont soif d’encadrement. Les maîtres nous manquent. Les chorales des jeunes mettent en application les instructions contenues dans notre plaquette intitulée "L’art de bien célébrer". Les lecteurs excellent. Les marguillers jouent un rôle remarquable pour que nos liturgies ne soient pas perturbées par les cris et les pleurs des enfants ; ce sont eux qui guident les non chrétiens qui viennent par curiosité ou pour la première fois.
   
    Et les divers mouvements catholiques ? Nous félicitons les femmes catholiques. Grâce à elles, toutes nos diverses actions ont du sang neuf. L’Esprit de Dieu secoue les uns et les autres. Cette année, nous ciblons la famille. Une plaquette vient de paraître "Sauvons nos familles". C’est un petit guide à exploiter abondamment sans avoir peur d’en abuser.

    Et les vocations ? Ce domaine est en bonne santé. Mais il a besoin de toilettage spirituel pour mieux se porter. En cette année mariale, nous voulons relancer la promotion des vocations surtout dans les périphéries. La "matière première" est là en abondance : il s’agit des enfants et des jeunes. Seulement, il faut être attentif aux signes de l’Esprit Saint pour détecter ou discerner les vraies vocations. Le Cardinal Giuseppe Bertello, en août 2013, est passé ordonner 5 diacres et un prêtre. Ce mois-ci, on ordonne 6 prêtres et un diacre.

    Les prêtres se mettent tout entier au service de la mission. Personne ne boude le ministère dans les périphéries et les villages. Les églises s’embellissent, les liturgies sont de plus en plus intériorisées. La croix et la Bible prennent leur place dans nos assemblées saintes. Et les paroissiens apprécient dans les homélies les invitations à plus de ferveur et d’union à Jésus-Christ. Cela est visible dans le service gratuit et désintéressé des fidèles qui s’investissent de plus en plus pour aider les curés. Plusieurs congrégations ont célébré aussi des vœux perpétuels et solennels. Tout cela enrichit le diocèse. Dieu soit béni.

    Evidemment nous devons cette effervescence spirituelle à l’engagement discret et puissant des moines cisterciens, des moniales cisterciennes et des contemplatives de Jésus-Eucharistie : jour et nuit, ils brûlent leurs vies pour arrêter les traits enflammés de l’Ennemi n°1 du genre humain. Et je félicite tout le peuple de Dieu qui a infligé un cuisant échec à la déesse de Banamè-Sovidji, venue à Parakou en octobre 2013 avec sa clique d’escrocs tourmentés pour nous provoquer et nous voler des brebis. Cependant, ne vous lassez pas de prier pour leur conversion à l’unique Eglise de Jésus dont le chef visible est le Pape de Rome.

    En septembre dernier, j’ai pris deux semaines pour aller visiter quelques prélats et diverses communautés en France. Partout j’ai été bien reçu. Le diocèse de Nantes et celui de Parakou vont tisser des relations spéciales qu’on appelle jumelage. Confions tout cela à la Vierge-Marie pour qu’elle nous attire les faveurs célestes de son divin Fils : "A Jésus par Marie".

    Depuis le 1er décembre, nous sommes entrés dans l’année mariale qui se clôturera le 7 décembre 2014. Ce sera un grand rendez-vous. Ne le ratez pas. On ira tous à Komiguéa, un petit village à côté du monastère l’Etoile Notre-Dame. Ce village se transformera en sanctuaire marial diocésain. Aux frères de la Communauté Mère du Divin Amour venus de Côte d’Ivoire, nous confions l’animation de ce futur lieu saint. Ils sont déjà sur place, mais le terrain est encore nu. Ensemble avec la Divine Providence, nous ferons des prouesses.
Bonne et Sainte Année 2014.

                                                                                
+ Pascal N’KOUE
Omnium servus

 


GRAND SEMINAIRE "PROVIDENTIA DEI" : A CONSTRUIRE
    « Aujourd'hui plus que jamais…, les prêtres seront formés de manière à revêtir les qualités de représentants du Christ, de vrais serviteurs et animateurs des communautés chrétiennes [...], de manière à être des prêtres spirituellement solides et disponibles, dévoués à la cause de l'Évangile, capables de gérer avec transparence les biens de l'Église, et de mener une vie simple en conformité avec leur milieu » Ecclesia in Africa (n°95).

    Cet objectif de former des pasteurs missionnaires simples, spirituellement solides, proches du peuple de Dieu, aimant leur milieu pauvre, nous habite depuis plusieurs années. En outre, devant l’augmentation incessante des vocations sacerdotales au Bénin, il fallait penser ouvrir un grand séminaire diocésain de premier cycle  au moins. Ce sera à l’occasion de l’année du jubilé des 70 ans de notre évangélisation. Je souligne au passage que l’actuel et unique séminaire interdiocésain de philosophie du Bénin, sis à Djimè dans le diocèse d’Abomey, est plein à craquer. Or, le droit canonique encourage vivement chaque diocèse à avoir son grand séminaire. "Dans chaque diocèse, il y aura un grand séminaire… "Canon 237§1.

    La pose de la première pierre a été faite le 14 décembre 2013 à Gaah-Baka, près de Tchaourou. Etaient présents le Père Guy BOGNON, recteur du philosophat de Djimè venu avec une délégation composée de prêtres et de séminaristes du même séminaire ; le Père Alain BONJOUR, de l’Institut Notre-Dame de Vie, Vicaire à Zagnanado ; Mgr Martin ADJOU, Evêque de N’Dali ; Mgr Antoine BIO SANOU, Administrateur Apostolique de Natitingou et son Vicaire Général le Père Didier GNITONA ; le Père Bruno MIYIGBENA, Supérieur Régional des Pères s.m.a. ; le Père Denis LE PIVAIN, futur Recteur dudit séminaire ; le Père Guillaume KAMBOUNON, Délégué du Provincial des Oblats de Saint François de Sales ; plusieurs prêtres diocésains, plusieurs religieuses et plusieurs fidèles laïcs. Une note particulière : c’était en la fête de Saint Jean de la Croix, et Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus patronne des missions était présente en chair et en os par ses reliques. Ce clin d’œil de Dieu est très éloquent. Et tout ce monde était là pour nous manifester leur soutien indéfectible. Qu’ils soient tous vivement remerciés.

    Notre grand séminaire diocésain sera donc fondé à Gaah-Baka (Tchaourou), à 40 Km de Parakou et dédié à " Providentia Dei". Il a une superficie de 39 ha. Ce séminaire sera ouvert aux autres diocèses. Il comportera une année de spiritualité et deux années de philosophie. Puis les séminaristes poursuivront leurs études de théologie soit à Ouidah, soit à Tchanvédji (au Bénin).

    Pour l’instant "Providentia Dei" n’est qu’une ferme. On y produit du maïs et du soja ; une retenue d’eau permet de cultiver abondamment des légumes toute l’année. Mais il faudrait installer un système d’irrigation à cause des 6 mois de saison sèche que nous subissons tous les ans. L’élevage des porcs, des chèvres, des lapins et la pisciculture commencent aussi à donner un bon rendement. Tout cela, pourra aider à former un clergé missionnaire capable de travailler de ses mains, sans avoir peur de servir partout en Afrique et dans les autres continents.

    Ce séminaire diocésain aura sa spécificité : il sera parrainé par l’Institut Notre-Dame de Vie de Venasque (France, diocèse d’Avignon) et se nourrira de sa spiritualité qui insiste sur l’oraison et la contemplation. La formation à une sérieuse vie intérieure sera prioritaire. La fécondité de l’apostolat ne dépend pas des diplômes du prêtre ni de son management mais de son union à Dieu. "Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là portera beaucoup de fruits" (Jn 15, 5). Car Dieu est capable de combler son bien-aimé même quand il dort (Ps 126, 2).

    Si nous voulons que l’Eglise remporte des victoires sur le mal et le péché, il faut préparer les bons combattants, c’est-à-dire des prêtres intérieurs, modèles du troupeau, simples, épanouis, pauvres et soumis à la volonté de Dieu. Et qui peuvent dire comme St Paul : "ce n’est plus moi qui vis, c’est le christ qui vit en moi". (Ga 2, 20).


    Pour ce séminaire, tout est à construire, tout est à meubler, tout est à faire. Seule la première pierre vient d’être posée. Nous comptons sur la Divine Providence qui frappera directement à la porte de chacun de vous pour nous venir en aide : "L’aumône protège de la mort (brutale) et purifie de tout péché". (Tobie 12.9). D’avance merci.

 


        Nouvelles de Famille
    - 12 petits enfants ont reçu le baptême la nuit de Noël à la Cathédrale. Dans l’assistance, on notait la présence du Maire de la ville de Parakou (un musulman) venu avec ses enfants. Vive le dialogue islamo-chrétien dans les actes.

    - Nous voici dans une année mariale. Avec la Vierge Marie, notre sainte Mère, nous ferons des prouesses pourvu qu’on imite sa douceur et son humilité.

    - Merci aux Révérendes Mères qui nous ont visités le mois dernier : Mère Noémi QUESADA, Supérieure Générale des Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée ; Mère Nathalie, Prieure du monastère Notre-Dame de l’Ecoute de Perporiyakou ; Mère Marie Justine, Fondatrice des Sœurs psp de Kara.

    - Merci aussi à tous les prêtres, évêques et laïcs qui sont passés nous enrichir de leur amitié.

    - Les Pères François RENAUD et Benoît LUQUIAU sont effectivement arrivés pour préparer le jumelage entre nos deux diocèses Nantes-Parakou. Quelle joie ! Quelle belle compagnie !

    - Aux prêtres, je demande de prendre très au sérieux le Décret n°133/13, du 16 décembre 2013, portant instructions sur la faculté de confesser.

    - Nos relations avec le diocèse de San Sebastian (Pays Basque) s’intensifient. Il nous envoie ce mois-ci Mlle Oihana GALARDI pour deux ans de coopération missionnaire. Elle travaillera auprès des enfants en grosses difficultés. Merci à "las misiones diocesanas".

    - A l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta, arrive à partir du 18 janvier une mission de chirurgie plastique et réparatrice. Contacter sans retard ledit hôpital.
   
    - En octobre 2014, s’ouvrira un grand séminaire diocésain. Il s’appellera "Providentia Dei". Pour ce séminaire, tout est à construire, tout est à meubler, tout est à faire. Seule la première pierre vient d’être posée. Nous comptons sur la Divine Providence qui frappera directement à la porte de chacun de vous pour nous venir en aide. D’avance merci.

    - Le Centre pastoral de l’audio-visuel est en train de renaître de ses cendres. Il nous faut une bonne camera.

    - Rappel : Les prêtres diocésains cotisent 6 000f par mois pour leur retraite.



Quelques dates


1er Janv :Journée mondiale de la paix. Paix dans les cœurs, dans les familles et les communautés.


2 janv :Les bureaux de l’Archevêché sont fermés.

4 janv :Ordination de deux prêtres à Natitingou.

5 janv :Messe de l’Epiphanie au monastère l’Etoile Notre-Dame.

11 janv :A 9h 30 : A la cathédrale, ordination presbytérale de Angelo CODJIA, Albert DAKIN, Moïse DEGODO, Jacques KOTOKO, Gilles KIMBA, Marius OBA, Clément SOBAKIN et ordination diaconale du Frère François Xavier MAPOKO, Frère missionnaire des campagnes.


13-18 janv :A Cotonou pour l’Assemblée Générale de la Conférence Episcopale.


18-25 janv :Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
   
19 janv :A 9h : Pèlerinage paroissial à Papanè.

21 janv :A 9h 30 : Conseil presbytéral à l’Archevêché.


22 janv :A 9h : Rencontre avec les professeurs du séminaire Notre-Dame de Fatima.


24-26 janv :Visite pastorale à Okédama.
   
30 janv :    A 18h 45 : Rencontre avec les séminaristes.

    N.B. Le 2 février 2014 : journée mondiale de la vie consacrée. Grand rendez-vous avec les consacrés. Faisons-en un temps important pour l’évangélisation de proximité et pour la promotion des vocations.


 

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin