Le thème de cette année pastorale nous demande de reprendre conscience de notre éducation chrétienne. On finit de grandir (en taille), mais on ne finit pas d’apprendre, dit-on. Cela est vrai. On ne naît pas tout fait. Après l’accouchement d’un enfant, il reste son éducation. Elle peut être comparée à un accouchement collectif. Malheureusement, on confond souvent éducation, instruction et enseignement.
        - Instruire quelqu’un c’est lui donner des connaissances nouvelles, des éléments de savoir de base (par exemple lire, écrire, compter), ou lui apprendre comment adopter des comportements nouveaux ou mener une activité.
        - Enseigner : c’est faire acquérir des connaissances scientifiques, techniques, culturelles qui permettent à l’apprenant d’être qualité pour accomplir une tâche, une mission ; c’est travailler efficacement, mettre ses compétences et ses talents au service des autres, et gagner honnêtement les moyens de vivre.
        - Eduquer un enfant qui a un corps, une âme et un esprit, c’est l’aider à développer ses potentialités, à épanouir sa personnalité, à grandir en intelligence et en sagesse, à éveiller sa conscience au bien, au beau, au juste pour rejeter le mal. Pour cela il faut lui apprendre ; – à respecter les lois et les règles de la vie physique, morale et sociale, par exemple l’hygiène, la politesse, la courtoisie, la bonne tenue, le civisme – à développer le sens de l’effort, du travail bien fait. C’est aussi l’ouvrir à la vie spirituelle, religieuse par la foi en Dieu : connaître, aimer et servir Dieu Créateur et Père, car si nous bâtissons une société sans transcendance, dirigée par la seule volonté des hommes, elle deviendra une jungle, un enfer qui, tôt ou tard, détruira l’homme lui-même.

    L’éducation chrétienne n’est pas avant tout un cumul de préceptes, de lois, d’exigences à observer. Elle repose sur Dieu qui nous aime, nous parle, nous demande de lui faire confiance et de l’imiter dans sa bonté. Car le Ciel et la Terre passeront mais ses paroles ne passeront pas. L’éducation chrétienne est sagesse faite chair qui éclaire toutes les coutumes et lois humaines en vue de les purifier. « Si l’on aborde nos traditions sans parti pris, on verra qu’elles ont tous les éléments qui expriment une civilisation humaine : éléments de sagesse, de technique, de science, de pédagogie, de littérature, de médecine, de musique, de religion, de relations humaines…qui sont loin d’être négligeables et qui contiennent des valeurs capables d’enrichir l’homme de tous les pays » Mgr Robert SASTRE.

    Ces traditions humaines ne nous demandent pas d’aimer Dieu et le prochain comme Jésus-Christ nous a aimés. L’éducation chrétienne, par contre, débouche sur un amour sans frontières qui nous conduit à vivre saints comme Dieu est Saint. Car le sommet de la bonne éducation c’est imiter le cœur sensible et compatissant de Dieu qui veut le salut de toute l’humanité.

    Cette éducation, nous voulons qu’elle pénètre dans toutes les familles de notre diocèse. Nous incluons dans le mot famille, toute communauté, tout groupe, tout mouvement catholique. Nous avons tous besoin de nous laisser guider et transformer par la lumière de l’évangile. Revenons aux 10 commandements de Dieu pour la formation de la conscience humaine. Reprenons les béatitudes. Et n’ayons plus peur de sortir dans les rues pour évangéliser.

    Ainsi donc, nous lançons un vibrant appel à nos écoles catholiques pour qu’elles soient plus toniques ; aux mouvements (papas catholiques, femmes catholiques, ACF,) pour qu’ils contemplent d’avantage la Sainte Famille de Nazareth ; aux groupes des scouts, JEC, Enfance Missionnaire, Légion de Marie, Renouveau charismatique pour qu’ils soient plus dynamiques et plus missionnaires ; - aux chorales, marguillers et associations diverses pour qu’ils soient plus intérieurs quand ils rendent service lors des célébrations liturgiques ; aux paroisses, stations secondaires, CEVB, foyers, internats et Communautés religieuses pour qu’ils insistent sur l’esprit de famille toujours et partout, sans avoir peur d’évangéliser les périphéries ; et bien sûr à toutes nos maisons de formation (postulats, noviciats, séminaires), institutions chrétiennes et lieux d’apprentissage pour que la vraie sagesse y soit enseignée. Elle est inséparable de l’amour de notre Divin Créateur. Former la personne humaine en lui donnant le bagage nécessaire pour vivre pleinement sa vie : tout est là. Il est donc urgent d’avoir des cours de sagesse qui transforment les cœurs de pierre en cœurs de chair, et pas seulement des cours d’histoire, de mathématiques, de philosophie qui instruisent les têtes.

    Pour tout dire, la doctrine sociale de l’Eglise est l’instrument privilégié pour le développement intégral de l’homme africain et de l’homme tout court. Les mouvements catholiques sont à encourager pour aider les enfants et les jeunes à prendre conscience très tôt de ce que ces structures d’éveil spirituel peuvent leur apporter d’enrichissement humain.

    Et que l’unité dans la Sainte Trinité nous serve de phare, de modèle et de guide dans cette œuvre magnifique d’éducation de l’homme, chef-d’œuvre de la création, pour qu’advienne le règne de Dieu et le vrai bonheur de l’humanité. Que la Vierge Marie vienne à notre secours.

    N.B : Plusieurs sessions de formation sont programmées cette année sur ce thème au Centre Pastoral Guy Riobé. Quelques plaquettes peuvent vous aider : "Pour sauver nos familles" ; "Bien éduquer ou périr collectivement"; "L’école, logiciel de programmation pour l’avenir" ; "Enseignons nos langues béninoises" ; "La famille ou le chaos". Et bien sûr la lettre du Cardinal Robert SARAH au sujet de sa vision apocalyptique sur l’Afrique cf. V.D. n°36/37.

+Pascal N’KOUE                                                  

Omnium servus
 


Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei"
Rapport de rentrée
    Le séminaire "Providentia Dei" a ouvert ses portes le 1er octobre 2014. Le Nonce Apostolique S.E. Mgr Brian UDAIGWE a béni le Séminaire le 26 octobre 2014, après la messe dominicale. Le recteur a fait sa profession de foi, et prêté son serment de fidélité au cours de cette Eucharistie. Etaient présents, entre autres, Monseigneur Paul VIEYRA, Evêque de Djougou, le Père Didier GNITONA, Vicaire Général de Natitingou, Monseigneur Pascal N’KOUE, et la petite communauté chrétienne de Gaah-Baka.
    Les cours ont commencé après une retraite de 6 jours, prêchée par le Père Vincent Paulhac, de l’Institut Notre-Dame de Vie. Cette année, nous n’avons que l’année de spiritualité.
I- La communauté
    Les séminaristes sont au nombre de sept (7), quatre (4) de l’archidiocèse de Parakou, deux (2) du diocèse de Natitingou, un (1) du diocèse de Djougou. Effectif restreint qui favorise une fondation dans un esprit de famille. Nous sommes quatre (4) prêtres résidents, à savoir les Pères Denis Le Pivain (Recteur), Fortuné Gonsallo (Vice-recteur et Père spirituel), Ephrem Dannon (Censeur) et Aimé Nata (Econome). Interviennent également comme professeurs de l’extérieur, Mgr Pascal N’KOUE (liturgie), les Pères Luc Quenum, pss (introduction à la patristique) et Aristide Gonsallo (savoir-vivre). Le personnel de la maison est composé de deux cuisiniers et deux ouvriers agricoles.
II- La formation
Suivant les indications de l’exhortation Pastores Dabo Vobis ainsi que de la Ratio Insititutionis Sacerdotalis du Bénin, la formation s’effectue selon les quatre dimensions suivantes.
1. Formation humaine
    Elle sera plus facile vu la taille de la communauté. Chaque séminariste est responsable d’un secteur de la vie de communauté. L’accent est mis sur la responsabilisation de chacun par l’acceptation intérieure de la discipline. En lien avec le thème de l’année dans le diocèse, nous avons choisi comme thème ‘L’esprit de famille.
2. Formation spirituelle
    La retraite du départ, axée sur la vie d’oraison, a bien lancé l’esprit que nous voulons donner dans cette maison, sous l’influence spirituelle de l’Institut Notre-Dame de Vie de Venasque. Nous nous retrouvons à quatre temps de prière avec une demi-heure d’oraison commune le matin après les Laudes, et le soir avant Vêpres. Les séminaristes ont une heure de lectio divina continue de la Bible, sous la responsabilité du Père Dannon, bibliste. Egalement, il leur est demandé d’exposer la vie et le charisme de deux saints qu’ils auront particulièrement étudiés.
3. Formation intellectuelle
    Le programme des cours est assez léger : 15h hebdomadaires, afin de donner à la vie spirituelle toute sa place. N’ayant pas à faire une remise à niveau pour le français, en plus des cours propres à l’année spirituelle, on anticipe certains cours ordinairement réservés au cycle de philosophie comme l’introduction à la Bible, à la liturgie et à la Patrologie, une heure d’hébreu. L’année est organisée en deux semestres avec une session d’examens à chacun.
4. Formation pastorale et missionnaire
    Durant l’année de propédeutique, il n’est pas prévu de faire participer les séminaristes à la pastorale dans les paroisses avoisinantes, mais cela se fera, autant que possible, durant le cycle de philosophie. Par contre, en lien avec leur diocèse, il leur sera demandé de donner trois semaines de leurs vacances comme stage dit ‘de solidarité’, c'est-à-dire auprès des malades ou des démunis dans des institutions ad hoc. Le travail manuel occupe une large place cette année, non seulement pour participer à l’auto prise en charge de la maison, mais aussi comme une formation qui prépare des pasteurs capables de s’insérer dans nos milieux ruraux. Dans ce cadre est prévu une formation, avec l’aide et le suivi des Frères Missionnaires des Campagnes. Ce sont des spécialistes en la matière. Un grand merci à chacun et à tous.
 Abbé Denis Le Pivain
      Recteur


Nouvelles de famille

- Le mois de novembre est considéré comme celui par excellence de la commémoration des fidèles défunts.
  Prions pour eux et demandons le Saint Sacrifice de la messe pour eux.

- Prions pour le repos de l’âme de Véronique, Florentine, Marcienne, respectivement mères des Pères Dieudonné
  DEMBELE, Alexandre EZIN, Anastase NDUWAYEZU.

- Nous avons eu les mois derniers la joie de la visite de Sr Joséfina, Provinciale des Srs Franciscaines du Panama,
  Mère Marie-Cécile KOUTOLBENA, Supérieure Générale des Srs de la Providence de st Paul.

- Bienvenue aux Sœurs de la Consolata. Elles ont ouvert une maison de formation chez nous et logent à  
  l’ancienne Maison des Œuvres.

- Voici le nouveau Conseil Presbytéral : Révérends Pères Léonard GORAGUI, Denis LE PIVAIN, Edgard
   VIGAN, Arnaud CHOGOLOU, Dieudonné DEMBELE, Guillaume KAMBOUNON, Yaceinth KOCHONI,
   Richard HENNOU, Anatole MONGADJI, Ernest DEGUENONVO et Jonathan CAPO-CHICHI (Secrétaire).

- Le P. Gratien HOUNLODJI est nommé Directeur diocésain des O.P.M.

- Le P. Simon TANKLOUFEY est nommé Curé de Titirou.

- Il n’y aura plus d’audience libre les jeudis à l’Archevêché. Ce jour est réservé pour les maisons de formation,
  spécialement le Séminaire "Providentia Dei" qui a ouvert ses portes le 1er octobre 2014.

- Le P. Fortuné GONSALLO est le Cérémoniaire Coordinateur des célébrations du jubilé de nos 70 ans
  d’évangélisation. Il en a l’habitude. Contactez-le.

- Je remercie vivement tous les amis de Vittorio Veneto, de Merano, de Genova-Pegli et de Rome qui m’ont  
  accueilli amicalement en octobre dernier dans leur demeure. Dieu le leur rende au centuple.

- Le jubilé de nos 70 ans se prépare bien. Le programme est déjà diffusé. Les hôtes sont attendus. Dieu merci, la
  main de la Vierge Marie tient éloigné le virus Ebola de notre pays. Bénissons le Seigneur.

- Le 6 décembre prochain, on aura des ordinations presbytérales et diaconales à la Cathédrale, à 9h 30.


Quelques dates

1er nov        : Fête de la Toussaint. Messe au Séminaire Notre-Dame de Fatima à 8h.

2 nov        : Commémoration de tous les défunts. Messe à l’église paroissiale de Nima à 7h30.

3 nov        : Rencontre avec Monsieur Fabrizio ARIGOSSI, Responsable des projets du Groupe   
            Missionnaire de Merano.

6 nov         : Au Séminaire "Providentia Dei".

8 nov        : Obsèques du P. Gabriel N’DETA à Natitingou à 9h30. Paix à son âme.

9 nov        : Messe sur la Paroisse sainte Trinité de Guéma à 8h30.

12 nov        : Bienvenue à la  Mère Prieure de l’Abbaye bénédictine de Jouques.

13 nov        : Au Séminaire "Providentia Dei".
   
15 nov        : A 9h 30 : Rencontre avec les parents d’élèves et les enseignants au Centre Pastoral.

16 nov        : A 9h 30 : Fête patronale de la Paroisse de Papanè avec le sacrement de confirmations.

18 nov        : A 9h 30 : Réunion du Conseil Presbytéral à l’Archevêché.

20 nov        : Au Séminaire "Providentia Dei".
        - A 19h : Messe du jubilé à la Cathédrale pour le lancement des activités des jeunes.

21 nov        : Réunion de l’UCB-Parakou (Union du Clergé Béninois) au Centre Pastoral Guy Riobé.
        - Don de sang par les jeunes.

22 nov        : A 9h 30 : Vœux perpétuels de deux Frères Ploërmel (Wilfrid et Eric), à la Cathédrale.
        - A 8h : Caravane des jeunes ; à 20h : Concert spirituel au HECM.

23 nov        : Fête du Christ-Roi : Messe à Sirarou à 8h.

27 nov     : Au Séminaire "Providentia Dei".

29 nov        : Visite du Père Heinz KULÜKE, Supérieur Général des Pères S.V.D.

30 nov        : A Natitingou : Clôture du jubilé des 50 ans de l’érection du diocèse.
   
    

Dans ce numéro de la Vie Diocésaine, je partage avec vous certains extraits de la lettre que j’ai reçue du Cardinal Robert SARAH, Président du Conseil Pontifical Cor Unum. C’est un signal d’alerte. L’Afrique est soumise à d’intenses pressions politiques et financières pour qu’on adopte des idéologies sauvages en vue de la destruction humaine, culturelle et spirituelle du continent. La situation est grave et inquiétante. Faisons nôtres les préoccupations de l’Eglise sinon les nouvelles idéologies sur le GENRE vont disloquer et démanteler nos populations. Cette lettre brûlante, datée du 28 juin 2014, nous servira de phare pour l’année pastorale (2014-2015) dont le thème est “Education chrétienne et famille en dialogue".

    Notre bien-aimée Afrique, que Paul VI a appelée « nouvelle patrie du Christ », dont Jean-Paul II a visité 43 pays, dont Benoît XVI a parlé comme d’un « immense poumon spirituel pour l’humanité en pleine crise de foi et d’espérance », et dont le Pape François, lui-même, en présentant ses vœux pour l’année 2014 au Corps diplomatique souligna sa sollicitude pour elle en affirmant : « il ne faut jamais renoncer à faire le bien, même quand c’est difficile et quand on subit des actes d’intolérance ou même de vraies persécutions ». Oui notre bien-aimé Afrique subit depuis des décennies les assauts de politiques et de « programmes de développement » véhiculant une vision altérée de l’homme et de la femme, individualiste et hédoniste, destructrice de leur vocation à l’amour et de la famille…

    Nous constatons chaque jour que le combat dans lequel nous sommes s’intensifie ; les mentalités et les comportements se transforment à un rythme accéléré. Les assauts, qui remontent aux politiques de contrôle démographique imposées à l’Afrique à partir de la décolonisation, se sont aggravés depuis les conférences onusiennes du Caire et de Pékin il y a vingt ans. Les agents de la santé reproductive disent explicitement que leur objectif est de changer les cultures, de détruire les règles conventionnelles : ils veulent que les cultures africaines s’alignent sur un modèle unique, celui de la mentalité contraceptive. Nos jeunes, espérance de l’Afrique, en sont les premières cibles. De quel droit sacrifie-t-on les cultures, les valeurs morales et la foi des pauvres aux idoles de la décadence morale de l’Occident, allant aujourd’hui jusqu’à la promotion ouverte du « choix de l’orientation sexuelle » en voulant banaliser l’homosexualité et en dénaturant le sens du mariage ? Seul le couple formé par un homme et une femme en fondant une famille  est l’avenir et le bien commun de l’humanité que nul pouvoir politique n’a le droit de manipuler à des fins totalitaires…

    Sans qu’on s’en aperçoive, se répand rapidement en Afrique l’idée que la maternité et la complémentarité des sexes sont contraires à l’égalité ! Le continent africain, qui a toujours considéré et vénéré la femme comme le sanctuaire de la vie, est en train de participer activement et de collaborer naïvement à l’euthanasie de la femme africaine et de la noblesse éminente de sa vocation d’épouse, de mère, et de complément vital et indispensable de l’homme. Le Burkina Faso, le Burundi, la République Démocratique du Congo, la Guinée Equatoriale, le Kenya, le Lesotho, Maurice, le Rwanda, le Sud Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe, et peut-être d’autres pays encore, sont déjà pourvus de ministères incluant le mot « genre » ou « gender ». Pratiquement tous les pays africains ont des politiques nationales « genre », au sein de divers ministères : éducation, femme, famille, jeunesse, santé, travail, développement social, ou encore culture…

    En octobre dernier, tous les pays africains à l’exception du Tchad ont adopté la « Déclaration d’Addis Abeba sur la Population et le Développement en Afrique après 2014 » dans laquelle ils s’engagent, sous la pression de la gouvernance mondiale, à rendre la « santé et les droits sexuels et reproductifs » universellement accessibles en Afrique détachés de toute considération de qualité morale. Cela signifie en pratique que les gouvernements africains se laisseront de plus en plus gouverner, téléguider et coloniser par les tenants de ce programme. Sur notre terrain pastoral, nous notons les effets de ces politiques et en mesurons la triste efficacité…

    Nous avons à nous organiser pour y apporter ensemble une réponse forte, claire et courageuse. Face à des évolutions si destructrices de nos cultures, de la famille, de la jeunesse et de la foi sur le continent, nous sommes appelés, ensemble, dans la communion qui nous unit, à faire bien davantage que nous n’avons fait jusqu’à présent…

    Il nous faut manifester publiquement une position commune forte et claire, celle de l’Eglise universelle, sur les évolutions en cours, les dangers cachés des nouvelles normes mondiales pour nos cultures africaines et pour la personne humaine. Il faut que soit manifeste que l’Eglise n’empruntera pas le chemin large et facile imposé de l’extérieur aujourd’hui à l’Afrique…

    Et si les gouvernements africains et l’Union Africaine se trompent de chemin, que l’Eglise, elle au moins, reste fidèle au Seigneur Jésus. Il nous faut tout d’abord surmonter une ignorance paralysante face aux défis des politiques mondiales et de leur éthique. Des sessions de formations et de discernement peuvent être organisées au niveau des diocèses, des paroisses, des universités, des centres de formation chrétienne et être combinés à la catéchèse, intégrant l’enseignement du Pape François. Les moyens de communication à notre disposition (journaux, télévision, radios) peuvent être mis à profit pour diffuser cette formation. Le bon pasteur ne laisse pas le loup entrer dans la bergerie. Le vocabulaire ambivalent, les mots « genre », « santé reproductive » et « mariage homosexuel » en particulier, n’ont pas leur place dans l’Eglise. L’Eglise ne peut se laisser intimider par ceux qui conditionnent l’aide financière par l’entrée de l’Eglise dans le cadre de la nouvelle éthique ! Rejoignons le mouvement de résistance en Occident, et non certains catholiques dont le sel s’est affadi au point de ne plus savoir discerner, et préférons mourir dans la pauvreté que de détruire nos cultures et perdre la foi ! Sékou Touré, le premier Président de mon Pays, la veille de l’indépendance de la Guinée, criait avec force : « nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage »…

    Fraternellement dans le Seigneur et en Marie Notre-Dame de l’Afrique.

                                                Robert Card. SARAH


TRAHISON DE L’ONU

    En 1948, l’ONU proclamait la "Déclaration Universelle des Droits de l’Homme". Elle reconnaissait alors solennellement, dans l’article 16, le droit de chaque être humain à la vie, à la liberté d’expression, de religion ainsi que le droit de fonder une famille. Le mot famille était employé à l’époque pour désigner le couple hétéro-sexuel c’est-à-dire un homme et une femme liés par un contrat juridique ou religieux, pouvant élever leurs enfants si Dieu leur en donne, ou s’ils en adoptent. Lisons ensemble :

Article 16 :
1- A partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2- Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux (homme et femme).
3- La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’Etat.

    Malgré cette belle déclaration, depuis quelques années, l’ONU a changé substantiellement, pour ne pas dire totalement, sa position sur cette question. Les grandes conférences internationales et les conventions qu’elle élabore, ou fait élaborer, par les institutions qui relèvent d’elle, attaquent tantôt de front, tantôt subtilement la famille comme Dieu l’a voulu dès la création : un homme et une femme qui vivent ensemble, se donnant l’un à l’autre par amour en vue de transmettre le don merveilleux de la vie.

    En 1994 s’est tenue au Caire (Egypte) une Conférence internationale de l’ONU sur la population et le développement. En prévision du sabotage qui s’organisait contre la famille, le Pape Jean-Paul II avait demandé à nos gouvernements publics et religieux de ne pas laisser bafouer la famille africaine sur sa propre terre. Son message fut entendu. On fit bloc. Et cette grande réunion mondiale connut un échec cuisant.
    C’est plutôt en 1995, lors de la Conférence de Pékin sur la femme, que la famille dite traditionnelle a été attaquée brutalement. La maternité y a été présentée comme un fardeau que l’homme impose à la femme ; cela l’empêcherait de s’épanouir et d’être libre. Dans son document final, cette Conférence de Pékin utilisa 150 fois le mot "gender". C’était le point de départ musclé de la nouvelle idéologie du genre.


    De quoi s’agit-il ? Selon cette idéologie, les différences génitales entre l’homme et la femme n’ont pas vraiment d’importance. Les différences de rôles entre l’homme et la femme n’auraient qu’une origine culturelle et non pas naturelle. Concrètement cela revient à ceci que nous naissons neutres, ni homme ni femme. A chacun de choisir plus tard ce qu’il voudra être. Même si à la naissance on a le sexe féminin, on peut décider plus tard qu’on est masculin. Cette invention à la fois ridicule et pernicieuse qui détruit la famille (père, mère, enfants) est devenue une norme politique et culturelle dans beaucoup de pays. Adieu la fête des pères ! Adieu la fête des mères ! Il faut désormais parler de parent 1 et de parent 2. Pour l’instant dans nos villages, on en sourit. Mais ça peut vite changer…

    Car des institutions internationales emploient aujourd’hui le mot « famille » pour désigner toutes sortes d’unions qui visent à saboter le plan de Dieu sur l’homme. Elles opèrent le changement de mentalité en modifiant le sens des mots. Ainsi, on ne dit plus avortement mais IVG (Interruption Volontaire de la Grossesse) ; on ne dit plus "sexe" mais "genre" ; on ne dit plus "procréation" mais "droits sexuels et reproductifs" ; on ne dit plus "famille" mais "famille sous toutes ses formes" ; on ne dit plus "époux" mais "partenaires égaux" ; on ne parle plus de "complémentarité" dans le foyer mais de "stéréotype". Ce qui nous inquiète, c’est que  plusieurs dirigeants africains, sous diverses influences, semblent avaliser ces orientations ou tout au moins adopter cette confusion de langage.

    « Pour l’avenir de la société et pour le développement d’une saine démocratie, il est urgent de redécouvrir l’existence des valeurs humaines et morales essentielles  et originelles… : Ce sont des valeurs qu’aucune personne, aucune majorité ni aucun Etat ne pourront jamais créer, modifier ou abolir, mais que l’on est tenu de reconnaître, respecter et promouvoir » (Evangelium Vitae 71) du Pape Jean-Paul II. En effet, aucune Nation ne peut rester longtemps en paix si elle n’investit pas sérieusement dans ces cinq valeurs immatérielles : le respect de la vie, la famille traditionnelle, l’éducation intégrale (corps, âme, esprit), le dialogue sincère, la solidarité sans exclusion. Avec la force de Dieu qui arme la détermination des petits David face aux géants Goliath, nous vaincrons.
Notre-Dame de Komiguéa, Reine des familles, priez pour nous.
Notre-Dame de l’Afrique, protégez nous.
Saint Michel Archange, défendez-nous dans les combats.
Nos saints anges gardiens, veillez sur nous.


+Pascal N’KOUE
  Omnium servus

 


Nouvelles de famille


- Nous souhaitons la bienvenue dans ce beau diocèse à tous les nouveaux agents pastoraux.

- Le Père Luc QUENUM, Sulpicien, résidera au presbytère de Tchatchou et interviendra au Grand
  Séminaire Providentia Dei.

- Le Curé de Sainte Trinité de Guéma est le Père TCHASSANTE T. Lambert, s.v.d.

- Le Curé de la paroisse de Sirarou est le Père AWAGA Félix, s.v.d.

- Une belle croix de 10m de haut, faite par notre menuiserie diocésaine, a été fixée sur le site marial de 
   Komiguéa, le 2 août dernier. Elle nous rappelle le primat du Christ Sauveur dans nos vies.

- Bénissons le Seigneur pour nos Sœurs Albertines (Alphonsine AGOGNON et Sylvie HOUNKPATIN) qui
  feront leurs vœux perpétuels à Calavi.

- De grand cœur nous accueillerons en octobre les Sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus
  (Teresitas) de Colombie. Elles ouvrent une maison de formation chez nous.

- Une messe solennelle d’envoi en mission a eu lieu le 30 août dernier à la Cathédrale, pour nos prêtres 
   fidei donum. Soutenons-les par nos prières, nos correspondances et tout geste d’affection.

- Une nouveauté absolue : enfin, on fabrique des cahiers à Parakou. Vive notre imprimerie diocésaine.
   Et merci aux amis de Vittorio Veneto et à l’Association des Familles Rurales.

- Félicitations à nos établissements scolaires qui ont réalisé cette année encore de très bons résultats aux
   examens officiels en juillet dernier.

- Le mois d’octobre est celui du Rosaire. Le chapelet tous les jours dans les familles et les CEVB est     
  vivement recommandé. Essayez de solenniser l’ouverture et la clôture de ce mois.

- Du 5 au 19 octobre aura lieu à Rome un Synode extraordinaire sur la famille. Prière et sacrifice.

- Le mois de novembre est traditionnellement réservé aux défunts. Ils ont uniquement besoin de nos 
  prières et surtout du saint sacrifice de la messe. Prions pour les âmes les plus délaissées du purgatoire.

- Les secteurs paroissiaux de Bétérou, de Banikanni et de Guéma sont priés d’élire le plus tôt possible
  leurs responsables qui siègeront au Conseil Presbytéral.


Quelques dates


3 sept         : Visite de la Supérieure Générale des Sœurs de la Consolata d’Italie, pour prospecter les lieux  en vue de l’ouverture d’une communauté de Sœurs.


6 sept         : Vœux définitifs des Frères Luc AMETODOU et Oscar TAWEMA à Okédama, à 9h 30.


7 sept         : Voyage sur Cotonou.


8-9 sept     : A Calavi. Célébration des 100 ans d’existence de l’Institut des Sœurs ocpsp.


10 sept    : Visite de Mme Winnie Joséphine, responsable du projet d’appui de nos hôpitaux.


15 sept-5 oct : Vacances. D’avance merci aux amis qui m’accueilleront chez eux.


1er oct         : Rentrée au grand séminaire "Providentia Dei" avant 18h.


6 oct         : Retour à Parakou.


12 oct         : Installation du Père Jonathan CAPO-CHICHI, Curé de Saint Joseph d’Alaga, à 9h 30.


13 oct         : Conseil diocésain pour les affaires économiques à 9h 30 à l’Archevêché.


14 oct         : A 9h 30 : Conseil presbytéral, à l’Archevêché.
                   A 16h : Presbyterium au Centre Pastoral.


15 oct         : Assemblée Générale : ouverture de l’année pastorale à 9h15. On passera toute la journée   ensemble. Prenez vos dispositions à l’avance pour les messes et dévotions.


16-17 oct     : Formation en gestion et comptabilité des agents pastoraux par le Frère Emmanuel DUPREZ.


19 oct         : Installation du Père Ernest DEGUENONVO, Curé de N-D de Lourdes d’Albarika, à 9h 30. Journée mondiale des missions. Quête impérée pour les O.P.M. Soyons généreux.


22-25 oct     : Conférence Episcopale à Natitingou. 25 ans du Petit Séminaire Saint Pierre.
   
N.B : Nous attendons les dernières propositions sur le jubilé des 70 ans de notre évangélisation et les 50 ans
        d’érection de notre diocèse au plus tard le 31 octobre.

  Le 27 juin dernier, tous les prêtres du diocèse se sont retrouvés au Monastère des cisterciennes pour la fête du Sacré-Cœur : journée d’adoration et d’échanges. Nous remercions les moniales qui ont rehaussé par le chant des mélodies grégoriennes la messe solennelle du Sacré-Cœur, célébrée dans leur sanctuaire : un avant-goût du Paradis. La kora et la cithare accompagnaient la voix des contemplatives et des clercs. Il y avait de la dignité, de la beauté, de la dévotion. On sentait l’union des âmes. Voici des extraits de l’homélie :

    Nous venons dans ce sanctuaire, haut-lieu de prière, pour rendre grâce du don du sacerdoce. Nous remercions toutes les Etoiles de ce Monastère, monastère dédié à la grande Etoile qu’est la Vierge Marie. Merci de nous accueillir si aimablement, si fraternellement et si maternellement. Merci de votre liturgie habitée par le silence, le silence plein de Dieu. Merci de vos chants qui nous rapprochent de Dieu.

    Comme il fait bon d’être ensemble. Comme il est beau et doux pour des frères de se retrouver chaque année au Monastère pour la fête du Sacré-Cœur. Rappelons-le : la fête du Sacré-Cœur est aussi la journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. Quoi d’étonnant à cela ? Si le sacerdoce c’est l’amour du Cœur de Jésus, il convient que ce soit en la fête du Sacré-Cœur qu’on se tourne ensemble vers Dieu pour la sanctification du prêtre. J’ai bien dit ensemble. Car on n’est pas prêtre à titre individuel ou privé, ou encore pour son propre compte. Nous formons un seul diocèse, un seul peuple de Dieu qui a un seul presbyterium. La communion fraternelle n’est pas facultative. Celui qui s’isole se damne. Et nous sommes là pour écouter ensemble Jésus, l’Agneau immolé, nous parler de son Cœur en nous le montrant : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qui n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour toute reconnaissance, je ne reçois de la plupart (des hommes) que des ingratitudes par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, par leur froideur et leur mépris ».

    A partir de cette phrase, tout devient clair. Jésus le Fils de Dieu nous aime. Il s’est fait proche des hommes ; il enseignait en homme qui a autorité. Il guérissait les malades. Il s’intéresse encore à nos misères. C’est vraiment lui le Bon Pasteur. Jésus attend des hommes une réponse d’amour à son amour. Et le prêtre doit être au premier rang. La valeur du prêtre n’est donc pas dans son intelligence, ses diplômes, son savoir-faire, mais dans la qualité d’amour de son cœur, dans la gratitude d’avoir reçu le sacerdoce, un si grand don. Et c’est dans le cœur à cœur intime et quotidien avec Jésus que le prêtre exprime le mieux cette gratitude qui le rend fort…

    En ce jour béni, nous voulons bénir ensemble le Seigneur pour ce beau diocèse qu’il nous a confié, pour les paroisses que nous desservons, pour les diverses communautés dans lesquelles nous vivons. La paroisse de Banikanni est dédiée au Sacré-Cœur. Les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus célèbrent des vœux simples en ce jour. Nous avons aussi les Sœurs missionnaires catéchistes du Sacré-Cœur. Unissons-nous d’intention et de prière. Bénissons le Seigneur. Dieu est réellement présent dans son Eglise. De plus en plus, on comprend que l’Evêque n’est pas un employeur et que les prêtres ne sont pas ses employés. Nous sommes tous des ouvriers du Seigneur. C’est lui qui nous paie. Et il est très généreux envers nous. Vénérer le Sacré-Cœur, c’est le remercier pour les merveilles de sa bonté, pour les signes d’espérance qu’il nous offre. Vraiment notre Dieu est Amour. Il n’est qu’Amour. Notre diocèse s’embellit physiquement et spirituellement. L’amitié entre nous s’intensifie. Les villages qui semblaient imperméables à l’Evangile bougent et se bousculent pour entrer dans l’Eglise. L’idée d’un sanctuaire marial à Komiguéa galvanise les énergies. La construction du grand séminaire "Providentia Dei" suscite un engouement sérieux à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières. L’Esprit de Pentecôte semble souffler plus fort que le jour de sa première descente officielle sur les Apôtres.

    Ce n’est pas tout. Les salles de catéchèses et les églises se remplissent. Les écoles catholiques augmentent et deviennent de véritables lieux d’évangélisation. On y enseigne systématiquement les dix commandements de Dieu. Il n’y a rien de mieux pour l’éducation de la conscience. Dans nos hôpitaux, les prières chrétiennes et les Eucharisties ont repris droit de cité. Les vocations sacerdotales et religieuses se raffermissent. Les demandes de mariage s’intensifient. Les Consacrés, les Contemplatifs et Contemplatives se dopent de dynamisme et d’ardeur spirituelle. Avec le psalmiste, on peut dire : "Tout exulte et chante".

    Evidemment les pleurs ne manquent pas. A Bétérou le peuple pleure les missionnaires SVD qui quittent définitivement la paroisse, sur ma sollicitude, pour prendre en charge la paroisse de Sirarou. A Bétérou, on enverra une communauté de trois de prêtres diocésains. C’est un défi. A Sirarou, on pleure aussi les deux prêtres diocésains qui viennent de passer à peine un an. Mais bénissons le Seigneur. Car nous savons que les difficultés personnelles ou les épreuves communautaires de la vie sont des baisers de Dieu, des caresses de Dieu, des accolades de Dieu. Bref ce sont des instruments précis pour tester, jauger, diagnostiquer et vérifier la qualité de notre foi. Ce sont des échelles pour nous aider à monter en sainteté…

    Révérends Pères, notre liberté s’exprime avec éclat dans notre soumission consentie à la volonté de Dieu. Oui, la vraie liberté se trouve dans l’obéissance acceptée de tout cœur. Satan qui désobéit n’est pas libre. Mais, il vaut mieux encore être froid ou chaud que d’être tiède. Les tièdes, Dieu n’en veut pas. Il les vomit. Vous connaissez certainement l’histoire de Marcelle GALLOIS. Avant de devenir moniale, cette jeune fille était une anticlérale affichée, se moquant royalement de Dieu et de son Eglise. Mais quand elle accueillit la lumière de la foi grâce à l’office des Ténèbres du vendredi saint de l’an 1914, elle entra, trois ans après comme postulante, dans un monastère de bénédictines. C’était à la surprise de tout le monde, bien sûr. La passion du Christ l’avait transpercée. Sa conversion foudroyante mais sincère lui fera écrire ces mots : "Je vous suivrai, Seigneur. Conduisez-moi. Je ne serai pas une religieuse de camelote et de bazar", en termes béninois et transposés pour nous,  traduisez "je ne serai pas un prêtre kpayo et atchouta". C’est à l’âge de 51 ans qu’elle prononcera ses vœux définitifs après 20 ans d’attente, et deviendra Mère Geneviève GALLOIS. Cette fille anarchiste finit par se plier à la Règle de Saint Benoît. De froide, elle devint chaude, très chaude pour le Bon Dieu. Voilà ce que le Christ attend de nous : que nous soyons des prêtres passionnés, des prêtres chauds, très chauds pour lui. Ce n’est pas un hasard si l’Esprit de Pentecôte est descendu sur les apôtres sous forme de langues de feu. C’était pour les  réchauffer et les envoyer en mission aussitôt. Jésus ne cache pas ses intentions quand il dit qu’il est venu allumer un feu sur terre et qu’il est pressé de le voir allumé.

    Eh oui, la fête du Sacré-Cœur nous est donnée pour que le Cœur de Jésus réchauffe nos cœurs. Que brûle en nous la charité fraternelle que nous appelons souvent "la fraternité sacerdotale". Cette cohésion ou communion est d’abord une grâce qui nous vient du Corps et du Sang du Christ, Pain rompu pour un monde nouveau. Mais notre effort et notre désir de chercher le bien de l’autre est indispensable. Les secteurs paroissiaux ont été augmentés pour faciliter cette chaleur entre nous. Le succès de notre apostolat en dépend. Voyez comme ils s’aiment est le plus beau témoignage que le peuple attend de nous. La communion dans le Christ autour de l’Evêque nous rend aussi fort que 12 légions d’anges. Nous avons le droit d’avoir notre style d’apostolat dans lequel dominent l’amitié et l’esprit d’appartenir à la même famille de Dieu. Cela réduit de façon drastique les individualismes pervers, les égocentrismes inhumains, les querelles de clochers stupides, les guerres intestines sur les limites territoriales des CEV (Communautés Ecclésiales Vivantes). Nous sommes une seule et même famille parce que nous avons un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul sacerdoce, un seul Dieu, Père de chacun, Père pour tous. Aimons-nous les uns les autres comme Dieu nous a aimés et continue de nous aimer…


                                                        +Pascal N’KOUE
                                                             Omnium servus
NOMINATIONS
1- Père Edgard VIGAN, Curé de la Cathédrale

2- Père Christian DEGBE, Vicaire à la Cathédrale

3- Père Jonathan CAPO-CHICHI, Curé de Saint Joseph d’Alaga

4- Père Gratien HOUNLODJI, Responsable de la quasi paroisse de Ganon en création

5- Père Boris KPENETOUN, Curé de Bétérou

6- Père Parfait AGONHE, Vicaire à Bétérou

7- Père Gilles KIMBA, Vicaire à Bétérou

8- Père Ernest DEGUENONVO, Curé d’Albarika

9- Père Arnaud CHOGOLOU, Coordinateur de la Pastorale diocésaine et Directeur du
        Centre Pastoral Guy Riobé.

10- Père Cosme ADJOMALE, Responsable de la Procure et Recteur du sanctuaire Christ
          Rédempteur de l’homme

11- Père Sosthène ALAPINI, Aumônier des hôpitaux de la ville de Parakou et Recteur-
        adjoint du Sanctuaire Christ Rédempteur de l’homme

12- Père Damien DAKIN, Curé Gbégourou

13- Père Romuald GNANGNON, Vicaire à Gbégourou et Directeur-adjoint de la Caritas

14- Père Simon TANKLOUFLEY, Responsable de l’Enfance missionnaire

15- Père Franck TOKPASSI, Responsable de la piste de Kika (de Baka au Lycée agricole).
       
16- Père Serge DANNON, Curé de Komiguéa en création

17- Père Patient SEKO, Régisseur du Centre Notre-Dame du Refuge

18- Père Kisito VODOUNON, Exorciste et Vicaire à Tchaourou

19- Père Denis LE PIVAIN, Recteur du grand Séminaire diocésain "Providentia Dei"

20- Père Fortuné GONSALLO, Vice-recteur à Providentia Dei

21- Père Ephrem DANNON, Préfet des Etudes à Providentia Dei

22- Père Aimé NATTA, Econome à Providentia Dei

23- Père Cyrille CHABI, Professeur au grand Séminaire Saint Gall de Ouidah

24- Père Léandre YEMADJRO, affecté à l’Institut des Artisans de la Justice et de la Paix
         (IAJP) à Cotonou

25- Père Freddy TOSSOU, Professeur au Séminaire Saint Pierre de Natitingou

26- Père Jacques KOTOKO envoyé au diocèse de Natitingou (pour une paroisse)

27- Père Aubin LEGBODJOU envoyé au diocèse de Nantes (pour une paroisse)

28- Le Centre de diagnostic SANCTA MARIA est désormais rattaché à
      l’hôpital St Jean de Dieu de Boko.

29- Adolphe AGANI, diacre en stage à Nima

 30- Roland OKRY, diacre en stage à Tchatchou

31- Christian WOROU, diacre en stage au Centre Pastoral Guy Riobé

32- Joseph AGANI, diacre en stage à Titirou

        Ces nominations prennent effet à partir du 1er septembre 2014.

 


Nouvelles de famille


-Un grand merci à tous les agents pastoraux qui nous quittent pour une autre mission.


- Prions pour le repos de l’âme du papa du Père Anatole MONGADJI, décédé le mois dernier.


- Ceux qui recevront des séminaristes pour un mois de stage, qu’ils se souviennent du certificat  des vacances à faire en trois exemplaires (pour le Séminaire, l’Archevêché, la paroisse).


- Que les passations de service se fassent par écrit et dans les conditions les meilleures.


- Sur ma sollicitude, la Communauté religieuse masculine (SVD) quitte la paroisse de Bétérou pour la paroisse de Sirarou. Les prêtres diocésains quittent Sirarou pour Bétérou. Tout est pour  la gloire de Dieu et pour une meilleure évangélisation du diocèse. Facilitez-leur la tâche.


- L’Assemblée Générale de la nouvelle année pastorale aura lieu le 15 octobre 2014.


- Le thème spécifique pour le diocèse sera : "Education catholique et Familles en dialogue".


- Le Frère Emmanuel, Econome de la Conférence Episcopale du Burkina, sera avec nous du 13  au 19 octobre 2014. Nous l’en remercions d’avance.


- Le Seigneur nous donnera quatre nouveaux prêtres le 6 décembre 2014. Les ordinations  auront lieu à la Cathédrale, à 9h30. Ce sont :

Roland OKRY, Christian WOROU, Adolphe AGANI, Joseph AGANI.


- Six prêtres nous reviennent : ce sont les Pères Gratien HOUNLODJI, Edgard VIGAN,
  Léandre YEMADJRO, Cosme ADJOMALE, Fortuné GONSALLO, Kisito VODOUNON.


- Bénissons le Seigneur pour le Père Bruno LUQUIAU que le diocèse de Nantes nous envoie  comme prêtre fidei donum. Il apprendra d’abord le bariba auprès d’un Père s.m.a.


Quelques dates

1er juillet : Dédicace de la Cathédrale Saints Pierre et Paul.

3 juillet : A 10h : Rencontre avec les Sœurs ocpsp à l’Archevêché.

5 juillet : A 9h30, Messe pour les 100 ans du grand Séminaire Saint Gall et l’Institut des Sœurs ocpsp
            à la Cathédrale.

13 juillet : A 11h, Eucharistie avec la Communauté anglophone à la Cathédrale.

19 juillet : A 9h, Rencontre avec les Marguillers au Centre Pastoral.
        A 17h : Rencontre avec tous séminaristes du diocèse.

20 juillet : Célébrations des ministères en vue du sacerdoce au sanctuaire Christ Rédempteur de
        l’homme : Norbert AGOSSOU (acolytat), Yves AÏDOMONHAN et Jules AKPO
        (lectorat et prise de soutane), à 9h30.

22 juillet à 10h : Vœux solennels de Sœur Marie Julienne COMMANDAN, au monastère l’Etoile
            Notre-Dame.

24-27 juillet : Au Burkina Faso pour la profession des vœux chez les Frères de la Sainte Famille.

28-1er août : Retraite sacerdotale au Monastère l’Etoile Notre-Dame, par le Père Gilles SOGLO.

    N.B. Préparons-nous pour le pèlerinage marial de Dassa. Il aura lieu du 22 au 24 août 2014.
        Le Cardinal John ONAIYEKAN, Archevêque d’Abudja (Nigéria), assurera la présidence.

                 - Les Sœurs de Saint Augustin sont en chapitre général ce mois-ci à Cotonou. Prions pour
              elles.

            - Le 3 août 2014, on célébrera l’ordination diaconale de Joseph AGANI à la Cathédrale à
          9h30.

BONNES ET SAINTES VACANCES A TOUS !

                                                                                                                                    

Une maladie grave est en train de nous frapper : le manque d’attention. Celle-ci présuppose la volonté. Et la volonté engendre des génies. Pour les latins, les vrais hommes se distinguaient par leur volonté de fer : "Homines sunt voluntates". Et le grand savant Thomas Edison (1847-1931) avait l’habitude de dire : "Le génie est composé de 1% d’inspiration et de 99% de transpiration". Mais la volonté sans l’attention est aveugle. On se fatigue pour peu de résultat positif. Cependant un homme plein d’attention, quelle personnalité exquise et complète!
    Les nouveaux modes d’échange ne nous aident pas à regarder, à écouter, à lire et à écrire avec attention. Il est temps qu’on redécouvre son importance. C’est une puissante vitamine pour l’éducation. Malheureusement, elle n’est pas considérée comme une valeur à cultiver. Et pourtant, elle est à la base de tout apprentissage et de toute transmission. Si on ne fixe pas son attention quand on regarde, quand on écoute, ou quand on nous parle, on apprend peu et mal. L’esprit perd ses repères et ses adhérences. Et c’est le zapping qui s’impose à nous. Les nouvelles technologies sont une belle invention. Mais les hommes qui les manipulent ou les utilisent n’en font pas toujours un bon usage. Nous constatons qu’elles entraînent plus une déshumanisation qu’une humanisation. Elles empêchent l’homme d’être intérieur, attentif à l’autre et soucieux du bien commun. Les films, les feuilletons, la publicité, la propagande, la musique, l’internet, la télévision, les téléphones portables et certains jeux sont des instruments d’influence subtile, extrêmement puissants. Ils agissent d’abord sur l’émotivité, affaiblissent la volonté, puis atteignent l’esprit humain. Et comme ils sont censés apporter la joie et la détente, on leur ouvre grandement toutes les portes. Et c’est là où nous sommes piégés. Le Pape Benoît XVI attire notre attention là-dessus.
    « Nous savons que les nouvelles technologies de l’information peuvent devenir de puissants instruments de cohésion et de paix ou bien des promoteurs efficaces de destruction et de division. Ils peuvent servir ou desservir sur le plan moral, propager le vrai comme le faux, proposer le laid comme le beau. La masse de nouvelles ou de contre-nouvelles, ainsi que celle d’images, peut être intéressante tout comme elle peut conduire à une forte manipulation. L’information peut très facilement devenir de la désinformation, et la formation de la déformation. Les médias peuvent promouvoir une humanisation authentique, mais ils peuvent tout autant entraîner une déshumanisation » Benoît XVI, Africae Munus N° 143. Pour éviter cette déshumanisation, il faut revaloriser l’attention.
    Un professeur de chimie mit un jour à l’épreuve ses élèves pour bien leur montrer qu’ils manquaient d’attention. Il prit un flacon contenant un liquide et il dit : "Pour reconnaître une substance, dans certains cas, on est obligé de le goûter". Il mit alors un doigt dans le flacon, le porta à la bouche, et passa le récipient à ses élèves. Chacun imita le professeur. Mais à chaque fois qu’ils goutaient le liquide, les élèves faisaient une grimace de dégoût, tellement le liquide était repoussant.
    Et le professeur de conclure : "Vous voyez que j’ai raison de vous dire qu’il vous manque l’attention. J’ai plongé l’index dans le flacon mais c’est le majeur que j’ai mis dans ma bouche’’. Ce n’est pas le même doigt. Eh oui, on est trop distrait. Et les jeunes deviennent de plus en plus distraits. Les nouvelles technologies en sont pour quelque chose. Un virus a vraiment pénétré le logiciel de l’éducation aussi bien en famille qu’à l’école. Et la pensée unique en profite copieusement.
    Pour obtenir la concentration afin de suivre un enseignement ou un cours de catéchisme, quelle fatigue ! Pour réciter lentement une dizaine de chapelet, quelle souffrance ! Pour comprendre une phrase humoristique, un jeu de mots, quelle gageure ! Il est peut-être plus facile aujourd’hui de capturer un lion dans le parc national de la Pendjari que de captiver l’attention des jeunes pendant un quart d’heure. Cette carence ou vitaminose de l’attention ne frappe pas seulement les enfants et les jeunes. Il atteint aussi les adultes, les grands et les doctes.
    Que de personnes adultes oublient régulièrement leur parapluie, leur chapeau, leur foulard, leur mouchoir ou carrément leur carte d’identité et leur trousseau de clés dans un bus, dans un magasin, dans un restaurant, à la poste. Il y a plus grave, c’est l’oubli des dossiers compromettants, ou de la sacoche de madame dans le bureau d’une tierce personne. Il y a pire : c’est l’oubli des fils et même des ciseaux dans les corps des malades opérés. Pas brillant du tout ! (cf. l’histoire bien connue de Madame Part Skinner de 69 ans, qui a gardé dans son abdomen pendant 18 mois des ciseaux de 17cm. C’était en 2004, quelque part en Australie). Qui me contredira, si j’affirme qu’il y a beaucoup d’accidents mortels de circulation causés par le manque d’attention des conducteurs.
    La situation est dramatique. Nous lançons un SOS pour que parents, professeurs, éducateurs, élèves, revalorisent l’attention. Il n’y a pas de produit de substitution pour cette valeur. Elle est à la base de toute éducation. La Bible insiste là-dessus : "Regarde et tends l’oreille… Ecoute Israël… Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. Souviens-toi… N’oublie pas"... Jésus, en son temps, se plaignait beaucoup du manque d’attention de ses contemporains en ces termes : "Ils regardent sans regarder. Ils écoutent sans écouter et sans comprendre…Le cœur de ce peuple s’est alourdi" ; "leurs oreilles ne savent plus entendre, ils se sont bouchés les yeux " (Mt 13,13-15).
    L’attention prend en compte les cinq sens. Son absence peut produire des "toxines" qui déstabilisent notre personnalité. On devient superficiel en tout. On n’a pas les pieds sur terre. On vit dans la stratosphère. On répond mal parce qu’on a compris de travers. Un petit exemple : deux amis se rencontrent. L’un dit à l’autre : il paraît que ta femme est enceinte. La réponse vient sans tarder : "oui, un peu". Allez-y comprendre ! Le distrait n’est pas présent là où il est. Il écoute à peine. Il parle et agit avant de réfléchir. S’il agace les autres, il ne s’en rend pas compte. S’il fatigue tout le monde, il croit qu’il est le plus apprécié. Chez lui, "un beau désordre est un effet de l’art". Il est comme l’époux qui ne voit pas le gros abcès sur le front de son épouse. Il est agité, court à droite et à gauche, et arrive toujours en retard. Il s’affaire sans rien faire. Il a du mal à se fixer, à prévoir, à programmer et à s’organiser. Du coup, il ne prend pas le temps d’analyser en profondeur une situation et il perd le sens de la hiérarchie des valeurs. Il paraît que Louis XVI, roi de France, le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille, moment crucial de la Révolution Française, a écrit dans son diaire : "Aujourd’hui, rien de nouveau". Il devait souffrir d’une crise abyssale d’Alzheimer peut-être ! Evidemment, il n’y a pas de règle sans exception. On peut rencontrer des génies qui soient des gens très distraits comme Einstein. Il fixait son attention ailleurs, sur des valeurs hors du commun.
    Dans l’art de former, il faut vraiment dédier un bon chapitre à l’attention. Car elle s’éduque. Elle ne fait pas partie de notre patrimoine génétique. Nous naissons peu attentifs. On peut éduquer à l’attention par des devinettes, des contes, des histoires inventées qui éveillent l’esprit. Les enfants écoutent, ils suivent, ils veulent savoir la fin du dénouement. Cette "plus-value" dans l’éducation repose sur deux piliers : le silence et le calme afin d’observer les choses en profondeur. Enseignons cela très tôt aux enfants à travers de petites choses : à remarquer les toiles d’araignées sur le mur, un sachet de plastique qui traine par terre, un meuble plein de poussière, la nappe de table mal dressée, une image ou une photo mal accrochée au mur, mais aussi à secourir ceux qui ont besoin de leurs petits services : un pauvre, un malade, une personne âgée, etc.
    Il y a encore les bonnes lectures qui ouvrent l’esprit à la sagesse et aux convictions saines. Plus l’élève lit et comprend, plus il a envie de lire. La maîtrise de la lecture le met à l’aise pendant les cours. Il est moins stressé et plus porté à se cultiver, à bien penser, à bien juger. C’est logique : le savoir appelle le savoir. C’est la lecture qui fait la culture, tout comme "c’est l’effort qui fait les forts".
    Et donc halte à la méthode purement globale, au zapping, aux mauvaises images, mauvais livres, mauvaises revues que les jeunes se passent de main en main dans les écoles, les lieux de rencontre, les familles etc. C’est un poison mortel. Ça fait des ravages pires que la bombe atomique qui, elle, ne tue que les corps, mais sans atteindre l’âme.
    Il faut mettre à la place les histoires bibliques édifiantes : la création, l’appel d’Abraham, les songes de Pharaon, la vocation des prophètes, Moïse sauvé des eaux, les dix commandements reçus sur le Mont Sinaï, David et Goliath, la sagesse de Salomon, les paraboles de notre Seigneur etc. Eh oui, il faut donner de la nourriture biblique qui oriente les cœurs et les esprits vers Dieu. Recommandons aussi les grands saints, leurs sermons, leurs lettres, les livres spirituels. Les lettres de Saint Paul sont des délices, les encycliques des Papes sont des phares pour notre vie de foi. Et il y en a pour tous les goûts, pour les savants, les âmes simples, les malades, ceux qui doutent, les âmes torturées etc. Ce sont là de saines lectures qui imprègnent notre intelligence mais aussi notre vie personnelle et sociale, notre vie affective, morale et spirituelle.
    L’attention est un autre nom de l’amour qui perçoit les besoins de l’autre avant qu’il ne s’exprime. C’est aussi l’intuition qui sent d’avance les événements heureux ou malheureux  avant qu’ils n’éclatent au grand jour. Aux Noces de Cana, la Vierge Marie a brillé par son attention. C’est Elle qui a vu, la première, que le vin commençait à manquer. Et elle a discrètement tout préparé. Ainsi, advint le premier miracle. On pourrait ajouter aux litanies de la Vierge Marie, "Reine de l’attention désintéressée, priez pour nous". Plus on est attentif, plus on est fin, courtois, prévoyant et compatissant. L’attention rend toute personne plus altruiste, mais aussi plus aimable, plus désirable que l’or fin, plus gracieuse que la Reine Esther. S’il y avait plus d’attention réciproque dans les foyers, il y aurait moins de brouille et de casse. Toute société a besoin de cette vitamine pour vivre en paix, pour se revitaliser et se régénérer.
    Le grand désir des parents devrait être de faire de leurs enfants des saints : ce sont les grands attentifs aux autres. Pourquoi ne pas pousser les petits enfants très tôt à aimer Joseph et Marie, les deux préférés de Dieu ; tous deux simples, humbles, soumis aux signes de Dieu, prêts à tous les sacrifices pour le bien de l’humanité. Tous deux craignaient Dieu, et étaient habités par un silence intérieur profond. Tous deux s’aimaient fidèlement et portaient leur attention sur le petit Jésus. Joseph, toujours disponible à Dieu, parlait très peu. De la Vierge Marie, on a dit qu’elle retenait tous les événements du salut et les méditait dans son cœur (Lc2, 51). L’attention est cette vitamine indispensable qui fait les grands hommes. Il n’est pas trop tard pour se l’administrer rigoureusement toujours et partout !   
 

+Pascal N’KOUE
  Omnium servus

 


Nouvelles de famille

- Prions pour le repos éternel de l’âme de Monsieur Martin AGOUNKPE, papa de Sœur Rachel, Cistercienne de l’Etoile Notre-Dame.

- Pour le 60e anniversaire du pèlerinage national de Dassa, un tissu a été frappé. Vous le trouverez en vente sur les paroisses. Le thème du pèlerinage : "Marie, modèle de foi et d’abandon à Dieu".

- Docteur Paul AYEMONNA est désormais le Directeur de l’hôpital ophtalmologique de Tinré ad intérim. Docteur Andrew POTTER est le Directeur médical, et Docteur ALPHA BIO Amadou, le Directeur médical Adjoint.

- A partir de septembre prochain, le Père Henri EDOH s’occupera de la Communauté Chrétienne de Téokpara sous l’autorité de Bétérou. Et le Père René VIEYRA créera celle de Bamora sous l’autorité de Banikanni.

- Le Secrétariat de l’Archevêché attend le curriculum vitae de tous les prêtres. Veillez joindre une photo récente et bien claire.

- Nous remercions le Seigneur pour Jules AKPO et Yves AÏDOMONHAN qui ont fait le rite d’admission et le lectorat le 20 juillet dernier. Norbert AGOSSOU, lui, faisait le ministère de l’acolytat. Nous leur souhaitons une bonne montée vers l’autel.

- Nous félicitons Mère Emma GBAGUIDI, récemment élue Supérieure Générale des Sœurs de Saint Augustin du Bénin, et son Conseil. Prions pour cette nouvelle équipe.

 - Nous saluons les scouts d’Angers et de Nantes (France), qui sont en ce moment dans notre diocèse. Qu’ils soient les bienvenus. Les relations se tissent comme il convient avec les jeunes.

- Le Père Dieudonné AHYITE part bientôt pour des études de théologie en France (au Studium Notre-Dame de Vie de Venasque). Nous remercions l’Ambassade de France qui offre cette bourse d’études. Intéressant, n’est-ce pas ? Vraiment, le Bon Dieu est avec nous.

- Nous attendons ce mois-ci deux techniciens de l’AFR (LIVOTTO Francesco et GAIOTTO Giancarlo), qui viendront d’Italie imprimer les premiers cahiers de notre imprimerie diocésaine. Ils sont les bienvenus. Un grand merci à l’Association des Familles Rurales.

- Les Directeurs des hôpitaux diocésains de Boko (Père Dominique ADJE) et de Papanè (Sœur Mireille AGUESSI) sont au Japon pour un mois de formation. Dieu soit loué pour cette ouverture inédite qu’on nous offre gracieusement !

- Mes vives gratitudes aux Frères de la Sainte Famille du Burkina avec lesquels j’ai célébré mon anniversaire sacerdotal, le mois dernier. J’entends leurs pas en route pour Parakou.


Quelques dates


3 août : Ordination diaconale de Joseph AGANI à la Cathédrale, à 9h 30.

10 août : A Lokossa pour les 40 ans de sacerdoce de Son Excellence Mgr Victor AGBANOU.

15 août : Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie au ciel. C’est une fête de précepte, c’est-à-dire que, comme le dimanche, aller à la messe ce jour-là est obligatoire.

16 août : Vœux perpétuels de six religieuses, Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus. Rendez-vous à la paroisse Marie Auxiliatrice, à 9h 30. Quelle belle moisson ! Prions pour elles.

20 août : Au Monastère l’Etoile Notre-Dame.

21-22 août : Le Cardinal John ONAIYEKAN, Archevêque d’Abuja, vient nous visiter à Parakou.

23-24 août : Pèlerinage marial à Dassa. Le tour de la Sainte messe pour le diocèse de Parakou c’est le samedi 23 août, à 13h 45mn.

N.B. Du 14 septembre au 6 octobre 2014, je serai absent du diocèse pour un peu de vacances.


         

« Que les femmes sachent se vêtir, qu’elles se parent avec pudeur et modestie : ni tresses ni bijoux en or, ou perles ou toilettes somptueuses. Pour une femme qui a reçu une éducation religieuse, les bonnes œuvres sont la vraie parure…» (1Tm 2, 9). Ça y est ! Encore du saint Paul, le saint patron des machos. Quel antiféministe ! Toujours contre les femmes. Toujours à s’opposer à leur émancipation. Il a même osé dire: "Femmes, soyez soumises à vos maris" (Eph 5, 22). Qu’il nous colle donc la paix.
    Et pourtant cette phrase de saint Paul, en Jésus-Christ "il n’y a plus l’homme et la femme" (Gal 3,28), devrait suffire pour le dédouaner des mauvaises interprétations. D’ailleurs toute l’histoire de l’Eglise et même l’Ancien Testament révèlent un grand respect pour la femme. Et il y a eu beaucoup de saines initiatives en leur faveur. Revenons à notre sujet sur la mode et ses abus. Et disons que saint Paul, très tôt, a compris qu’il fallait barrer la route à l’émancipation féminine qui conduit au libertinage.
    Le vrai problème n’est pas la nudité chez la femme, mais l’intention qui se cache derrière. Quand je circule, je rencontre plein de femmes au torse nu. Rien de provoquant. Cela semble même naturel dans notre contexte où il fait chaud pratiquement toute l’année. Mais quand on se déshabille pour provoquer, c’est autre chose. Ça met mal à l’aise et ça peut détruire. Je reconnais que les femmes n’ont pas le monopole de l’impudicité. Sur ce point, il y a bien des hommes qui sont comme des femmes.
    La tentation d’utiliser son corps pour séduire vient des temps anciens. Le désir exagéré de paraître est la cause des attentats conscients et inconscients à la pudeur : mini-jupes, shorts très courts, robes super transparentes, tee-shirts carrément moulants, dos nus, fentes suggestives, trous aux mauvais endroits, poitrines découvertes, demi-fesses au vent, bikini et monokini exposant sans retenue l’anatomie du corps. Cette provocation est pernicieuse. Nos lieux de culte n’en sont pas épargnés.
     Le vêtement est un langage. Dans chaque culture, les hommes s’habillent d’une manière et les femmes d’une autre. Le choix d’un vêtement n’est pas neutre. Un beau costume doit être digne et correspondre à la qualité de la personne qui le porte, à sa situation, à son rôle, à sa fonction, à son milieu social. Un beau vêtement ne sera jamais provocateur, puisqu’il sert à exprimer notre être qui est fait pour s’élever vers le Ciel, vers Dieu notre Créateur…
    La mode ne concerne pas seulement le corps. Si elle est débraillée, elle touche et atteint l’âme qui peut en souffrir. Si ta mode t’entraîne au péché change-la. Il vaut mieux entrer au paradis avec ton corps bien couvert que d’aller en enfer avec ton corps offert en spectacle. Tout simplement parce que la personne forme un tout unifié : le corps et l’âme sont indissociables, à telle enseigne qu’un corps sans âme (ou sans vie) s’appelle cadavre. Les crises morales ne s’arrêtent donc pas au corps. Elles affaiblissent l’esprit. Elles peuvent "tuer" l’âme. La femme aux modes extravagantes finit par succomber à la légèreté des mœurs. Il faut cesser d’imiter les artistes, les vedettes, les stars peu recommandables qui montrent les parties qu’elles devraient cacher.
Il est temps de s’élever contre "l’érotisation du style qui invite la femme à se dévêtir, sous prétexte de liberté, au lieu de lui offrir une harmonie esthétique sensée la vêtir : le décolleté profond, le moulant qui montre le moindre plissement du corps, donc les défauts corporels tels que les bourrelets de graisse, la culotte de cheval… que la logique (élémentaire) conseillerait de cacher ; la mode du très court ou du montre-nombril ; le pantalon plaqué n’admettant aucun sous-vêtement, au risque de compromettre sa santé par une mauvaise circulation sanguine ou une infection vaginale du fait du frottement de la muqueuse de cet organe contre le tissu du pantalon" (Dr E. EKRA).
    "Le style c’est l’homme". Dis-moi comment tu t’habilles et je te dirai quel genre de personne tu es. Le vêtement précède la personne et provoque des préjugés favorables ou défavorables. Il y a intérêt à présenter un visage correct. L’habit fait le moine. Cela dépend du moine. L’uniforme devrait correspondre à une certaine grandeur d’âme parce qu’il exprime une mission particulière. Le vêtement est une manifestation des convictions. Regardons les militaires, les gendarmes, les douaniers, les forestiers, les policiers, comme c’est beau et bien de les voir dans leur tenue de service ! Lors des défilés, on n’a pas envie que ça se termine. Ils sont en uniforme quand ils exercent une fonction particulière dans la société : ils font respecter l’ordre, ils rendent justice, ils surveillent les frontières, ils protègent la nation. Ils rassurent la société dans le service qu’ils rendent. On attend d’eux qu’ils soient corrects non seulement au moment de leur service mais aussi dans leur vie privée : déformation professionnelle ou plutôt formation cohérente oblige.
    En ce qui concerne les modes, il y a des femmes qui s’habillent mal exprès, dans le but de provoquer ou de séduire. D’autres non. C’est peut-être juste pour se donner du plaisir, pour se sentir bien dans leur peau, pour se donner un air de liberté ou encore pour imiter telle ou telle vedette. Mais l’homme n’est pas de marbre. Il est très fragile. Ses yeux peuvent être friands de nudité et même en raffoler. Son imagination est plus rapide que l’éclair et il cherche souvent à voir ce qu’on ne lui montre pas. Et cela gâte tout. Avant d’être président, professeur, banquier, général, médecin, ministre, prêtre, on est d’abord des hommes, c’est-à-dire des personnes sensibles ; et les médias sans censure nous rendent hypersensibles. Bien sûr qu’il faut maîtriser son regard pour ne pas commettre d’adultère. Hum ! Aidez plutôt nos regards. Car les adultères par le regard sont plus nombreux qu’on le pense.
    Dans nos collèges catholiques, je suggère qu’on sépare les salles des garçons de celles des filles. Evidemment, les élèves ne seront pas contents, mais ils étudieront mieux. Il faut leur expliquer que si les garçons travaillent de moins en moins, cela vient aussi de la mixité mal gouvernée. Le sexe est devenu l’opium du peuple qui affaiblit la volonté des jeunes. C’est comme un réflexe névrotique chargé d’émotivité, de tension et d’agressivité. Et l’éducation sexuelle sans pudeur dans les écoles  risque de rabaisser l’homme au rang de l’animal. Face aux femmes impudiques provocantes, l’homme brûle tout de suite. Il suffit même d’un petit geste déplacé de la fille, par mégarde, et l’adolescent est par terre ; il ne peut plus se concentrer pour suivre le cours ou pour réfléchir. Cette plainte des filles est récurrente : « Les garçons nous embêtent trop ». Et bien sûr, s’ils ont l’habitude de voir certaines parties du corps généreusement ou même subtilement exposées, la maîtrise des sens n’étant plus une vertu à promouvoir, les garçons ont envie de toucher et même d’en jouir ipso facto. Ce sont là des embûches sérieuses à la construction de la personnalité. Ce n’est pas facile pour un garçon de 14-20 ans et même au-delà de réussir ses études dans un conditionnement érotisé. Une école est un centre de formation où devrait prévaloir le respect réciproque pour une meilleure fermentation des idées et des attitudes morales saines. Heureusement encore que dans nos établissements, on impose l’uniforme. Sinon beaucoup d’étudiantes se donneraient en spectacle avec beaucoup de désinvolture pour avoir sans effort de bonnes notes. Car le sexe est un pouvoir, surtout le sexe dit "faible". Même les rois peuvent y succomber facilement. Ne nommons personne. Nous constatons seulement que les conséquences du laisser-aller s’intensifient et se généralisent : harcèlements, concubinages, filles-mères, infidélités conjugales, viols, déceptions amoureuses, maladies sexuellement transmissibles. Un peu d’écologie occulaire, je veux dire : un peu de pudeur ! Cette valeur humaine rime avec réputation.
    Car la femme est un réservoir de valeurs. La féminité est un don inestimable de Dieu. Ce serait dommage que la mode démode la femme et fasse d’elle un objet de musée qu’on contemple, ou une chose dont on jouit goulûment et qu’on jette aussitôt après. Et oui, si le sel se dénature… Chaque mode véhicule un message qu’il faut décoder. S’il est négatif (c’est-à-dire contraire aux valeurs humaines et évangéliques), il faut le repousser énergiquement. Ce n’est pas toujours facile. Je le sais. Ici encore, il faudra appeler au secours la Vierge toute pure et toute belle, "Mater purissima" qui saura parler tendrement à nos "cœurs compliqués et malades".
    Allons donc ! Un peu de bon sens ! L’habit élève ou rabaisse. On ne s’habille pas de la même manière quand on est à la cuisine ou quand on va à la fête. Une secrétaire ne peut pas se vêtir comme une infirmière. Ce qui sied à une femme mince peut ne pas convenir à une qui a de l’embonpoint. Et pourtant, on en voit qui s’efforcent d’entrer dans des costumes trop étroits. Le résultat, c’est qu’elles ressemblent à des grosses chambres à air de camion titan mal gonflées. S’habiller de manière indécente révèle à coup sûr que le cœur a de sérieux problèmes. "Les gens tout en dehors, tout en exhibition, n’ont pas de secret, pas de densité, ni d’arrière-plan. Ils se lisent à livre ouvert et s’épuisent vite… Ils ont un goût vulgaire de se raconter" (Emmanuel MOUNIER).
    Je ne suis pas un styliste mais un pasteur. Je n’ai pas à faire des propositions de modes ou de coupes. Il me suffit de dire que les femmes doivent soigner leur image personnelle qui est sacrée. Les femmes créées en série ou dupliquées à l’infini à cause des modes sexys, ça n’arrange que les commerçants. Quand elles passent mal vêtues devant les gens, on chuchote, on rit d’elles discrètement. Mais c’est toute la société qui en pâtit : "C’est surtout par les péchés d’impureté que les forces des ténèbres assujettissent les âmes… Aussi longtemps que la modestie ne sera pas mise en pratique, la société continuera à se dégrader …" (Pie XII). Le désir de plaire, de se distinguer, de se faire valoir par le vêtement est normal. C’est très tôt en famille qu’il faut bien habiller les enfants et surtout les petites filles. En plus de l’habillement, il faut insister sur l’éducation chrétienne à la pudeur. Ne les encourageons pas à jeter leur dignité à la poubelle. Aujourd’hui, on trouve tout sur internet et il paraît que des gens s’envoient des images pornographiques par leurs téléphones portables. Cela dérègle la libido et peut augmenter le voyeurisme. Vigilance !
    A l’origine de la mode, n’y a-t’il pas un désir légitime de désirer qu’on nous désire ? Ce désir, c’est le signe que notre cœur est insatisfait. Seul Dieu peut nous combler et nous satisfaire. Il est la Beauté, la Vérité, le Bien par excellence. C’est lui l’Infini qui provoque en chacun de nous cette soif de plénitude parce que nous sommes des êtres limités… Il nous a crées pour être heureux. Mais souvent Satan nous indique des fausses pistes qui nous mènent aux faux bonheurs et nous devenons malheureux. Car le vrai bonheur est incompatible avec le péché. Au chrétien, saint Paul demande de se revêtir du Christ, splendeur de la gloire du Père et de rechercher les valeurs d’en haut. Car "Le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu" (Ps.15, 2).
    Rappelons que le corps est un temple de l’Esprit Saint, et que la pudeur est la vertu qui sert à faire l’unité de notre personne. Ô femmes, devant un modèle posez-vous toujours cette question : c’est beau mais est-ce bien de se mettre dedans? S’habiller de façon correcte n’enlève rien à l’élégance féminine. Ça rehausse intelligemment votre corps, votre génie féminin et votre mode de vie. Heureuses les femmes qui s’habillent bien. Elles ont déjà un pied dans le Royaume des cieux !

 +Pascal N’KOUE
  Omnium servus


Nouvelles de famille
•  Nous nous réjouissons avec le Diocèse de Natitingou qui a son nouvel Evêque en la personne de Mgr Antoine SABI BIO. Parakou y était avec une forte délégation.
• Nous prions pour le repos des âmes du papa de l’Abbé Jean GBASSI et de celui de l’Abbé Raymond Nicanor AGBO.
• Nous félicitons les fidèles chrétiens de Komiguéa pour leur dévouement envers le Sanctuaire Marial Notre-Dame de Komiguéa.
• Au pèlerinage des prêtres et consacré(e)s sur le site marial, le 3 mai dernier, nous étions en minorité. Les laïcs nous avaient devancés et étaient très nombreux, alors qu’ils n’étaient pas invités. C’est la preuve que ce Sanctuaire encore nu est fortement désiré. Ce jour-là, les chefs coutumiers, tous musulmans et païens en grande tenue étaient présents.
• Bientôt les vacances ! Notre vie de foi n’a pas de vacances. Emportez dans vos voyages, Bible, missel et un bon livre spirituel. Faut-il encore vous recommander le chapelet tous les jours ?
• Nous avons apprécié le passage de Mère Julia Matilde PEREZ, Supérieure Générale des Sœurs Teresitas de Colombie.  Une lueur d’espoir se lève de ce côté-là pour une fondation dans notre Archidiocèse. Prions.
• Merci au Père François, prêtre de la Communauté de Saint Martin, venu nous visiter.
• Sur notre site de Tenonrou, on vient de réaliser une bonne digue (retenue d’eau). Bénissons le Seigneur. Nous félicitons la Caritas diocésaine.
   
    NB : Le 22 juin : Procession vivement recommandée en la fête du Très Saint Sacrement. Sortez Jésus-Christ pour qu’il bénisse nos rues. Faites-le dans la joie, la beauté et la discipline.
    Le 27 juin c’est la fête du Sacré-Cœur. C’est aussi la journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. Tout le presbyterium comme l’année dernière passera la journée au monastère l’Etoile Notre-Dame. Priez pour vos prêtres.
    5 juillet : A 9h30 : Messe d’action de grâce à la Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul pour les 100 ans du Grand Séminaire Saint Gall et de l’Institut des religieuses ocpsp.

 

Quelques dates


1er juin : A 9h : Confirmations sur la paroisse Notre-Dame de Lourdes d’Albarika.
3 juin : Assemblée Générale des agents pastoraux à 9h30 avec messe à 12h30. Que les prêtres viennent avec leurs vêtements liturgiques.
8 juin : Pentecôte. Confirmations à la Cathédrale Saints Pierre et Paul à 9h30. Quête impérée pour le denier de Saint Pierre.
9 juin : Les bureaux de la Curie Diocésaine sont fermés.
10 juin : A 9h30 : Réunion à l’Archevêché des Recteurs de tous les séminaires du Bénin.
12 juin : A 9h30 : Conseil presbytéral à l’Archevêché.
13 juin : A 9h30 : Au Centre Pastoral: Rencontre avec les Responsables de la Caritas diocésaine.
13-15 juin : Visite pastorale de la paroisse Saint Joseph d’Alaga.
16-18 juin : A Cotonou : Conférence sur la dignité humaine à l’IAJP.
22 juin : A 9h30 : Confirmations sur la paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de Titirou.
27 juin : A 10h : Messe du Sacré-Cœur avec tous les prêtres au monastère l’Etoile Notre-Dame.
29 juin : A 9h : Confirmations à l’Aumônerie Universitaire de Parakou Saint Augustin.
     

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin