Bénissons le Seigneur pour tous ses bienfaits. Dieu nous aime. Nous avons beaucoup d’enfants.  Les jeunes aussi sont très nombreux. Ça fait sourire peut-être. Mais là est notre force. Avec eux l’avenir est sûr. Il faut leur donner une bonne éducation en famille et à l’école. Car c’est l’homme qui fait l’histoire et non d’abord les ressources de son sol et de son sous-sol. Mais parlons politiquement... Nous avons beaucoup d’attributs d’un Etat démocratique : fonctionnement acceptable des institutions de contre-pouvoir, liberté d’expression satisfaisante, tolérance religieuse, cohabitation pacifique des groupes sociaux, taux de scolarisation croissante, participation des femmes instruites en augmentation dans la construction de la société, etc. L’alternance au niveau des Présidents de la République semble désormais un acquis irréversible. C’est un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Il n’est pas interdit à un Président de désirer modifier cet article de la Constitution pour s’éterniser au pouvoir, mais cela ne lui sera pas facile.

    Les défis à relever sont nombreux : la famille en crise, le manque de travail pour les jeunes,  la carence des équipements socio-sanitaires, les infrastructures routières, la préservation de l’environnement, l’énergie solaire, le consumérisme, l’éducation à la citoyenneté et au civisme, la culture et les traditions humanisantes face à la globalisation, la lutte contre la corruption, l’argent sale qui vicie et fausse les règles du jeu démocratique, et même contrecarre les valeurs morales de la citoyenneté…
    Un défi majeur au sujet des élections au Bénin, c’est leur transparence. Elles sont libres bien sûr, mais on a l’impression que les fraudes, les dessous de table, les mascarades et les tripatouillages font partie désormais des règles de l’art pour gagner les élections à tout prix. Tout le monde le sait. Les jeux semblent faits d’avance. Et le vote, une formalité.  Non, la démocratie à l’Occidentale ne marche pas vraiment chez nous.
    Un autre défi important est celui de notre système scolaire qui ne répond pas à nos besoins. Il est temps d’arrêter toutes les démagogies et promesses hallucinantes. C’est le travail méthodique, constant et persévérant qui crée la richesse. Il faut mettre le peuple au travail. Pas de baguette magique. Des jeunes très nombreux dans nos universités ne savent pas s’ils auront du boulot demain. Peu se risquent à l’auto-emploi. Très souvent, ils n’ont personne pour les appuyer. Il faut cependant vivre, et cela engendre la corruption sauvage devenue une gangrène. Comment l’amputer ? La prospérité partagée semble une utopie. Tous ces défis ne pourront être vaincus que si la crainte de Dieu est réintroduite dans la conscience de l’homme. Un développement sans Dieu, c’est possible mais ce sera invivable. Les hommes politiques devraient avoir le souci de la formation de la conscience et du respect de ce sanctuaire.

    Un dernier défi enfin, c’est la fierté à redonner au monde paysan par l’agro-écologie. Les jeunes désertent nos villages pour s’embaucher comme manœuvres dans les villes ou au Nigéria voisin. La majorité de nos terres ne sont pas cultivées ou sont cultivées par les multinationales pour le coton, c’est une catastrophe. Il faut une politique agricole ambitieuse, efficace et respectueuse de notre environnement. Dans le diocèse, nous avons un vaste domaine de près de 600 ha à mettre en valeur.

L’Eglise catholique dans la société béninoise ?

    L’Eglise catholique est bien vue, que ce soit l’Evêque, le prêtre, la religieuse, le catéchiste. On demande nos prières et nos bénédictions. Même là où on est minoritaire comme à Parakou, on est très apprécié. Soulignons que la plupart des cadres ont été formés dans nos écoles. Nous jouissons d’un passé glorieux : les bons Pères missionnaires de Lyon (sma), les saintes religieuses NDA, l’illustre Cardinal Bernardin GANTIN dont l’aéroport international de Cotonou porte le nom etc. Monseigneur Isidore De SOUZA qui a dirigé le Bénin pendant neuf mois, lors de la transition du régime marxiste au régime démocratique en 1989. On a toujours œuvré pour ramener la paix sociale, la paix entre  le Gouvernement et les syndicalistes en grève illimitée, la paix entre les candidats politiques rivaux, la paix entre la mouvance et l’opposition. L’Eglise catholique joue à la fois le rôle de bon samaritain et de sapeur pompier. C’est la structure la plus stable. Son service est vu comme désintéressé et ses prises de positions impartiales. Quand le consensus est difficile à obtenir entre hommes politiques, on sollicite la méditation de l’Eglise. Et quand les Evêques prennent leur temps avant de se prononcer, le peuple et les autorités s’impatientent. L’Eglise semble l’organisation la plus proche des pauvres, toutes confessions confondues, surtout dans les périphéries. Je crois que cette proximité permanente avec les pauvres nous rend plus crédibles.

    Toutefois, nous ne devons pas dormir sur nos lauriers, car ce n’est pas toujours qu’on nous applaudit. Certains groupes (minoritaires) sont capables de payer des médias de la place pour nous attaquer quand l’Eglise ne va pas dans le même sens qu’eux.

    Soulignons aussi que la Conférence Episcopale du Bénin a créé une Aumônerie pour s’occuper du Mouvement des Cadres Catholiques et Personnalités Politiques (mccpp). Ce sont eux-mêmes qui se sont rapprochés des Evêques pour faire la demande. En outre, depuis un an environ, on a créé aussi l’Observatoire Chrétien Catholique de la Gouvernance pour observer les élections législatives, municipales, communales et bien sûr présidentielles. C’est en février 2016 qu’on verra son efficacité. Ces deux mouvements sont animés essentiellement par les chrétiens laïcs eux-mêmes.

La spécificité de l’Eglise catholique au Bénin ?
   
    D’emblée, je dirais qu’on est ni pire ni meilleur que les autres. Nous sommes une Eglise docile et soumise à Rome : ce n’est pas un péché véniel encore moins un péché mortel. La voix du Pape est accueillie comme une lumière pour nos consciences. En outre le Bénin est un petit pays qui ressemble à un gros village. On se connaît. On cultive les bonnes relations du Nord au Sud. Je crois que l’aura du Cardinal Bernardin GANTIN, paix à son âme, nous a beaucoup aidés. Mais notre Eglise manque un peu de souffle prophétique. Là où nous semblons briller plus que d’autres, c’est peut-être au niveau de l’union des Evêques dans les prises de position communes pour le bien de la Nation... La classe politique a essayé plusieurs fois de nous isoler pour nous diviser afin de régner, mais en pure perte ! En plus, il y a une grande convivialité entre les prêtres, entre les Evêques, même si on n’est pas toujours d’accord sur tous les points.

    Nous devons tout cela sûrement à la Vierge Marie qui nous réunit tous les ans au mois d’août, à Dassa, pour le pèlerinage national. Ce lieu est un symbole éloquent au Bénin. Les jours de pèlerinage sont une période de grande mobilisation. Les catholiques, les non catholiques, les chefs traditionnels (religieux et non religieux), et même le Gouvernement ayant à sa tête le Président de la République, tous sont concernés par ce pèlerinage. Ce grand rendez-vous est un événement exceptionnel. Plusieurs fois, le Gouvernement a donné des décorations nationales à la fin de ce pèlerinage à des prélats. En août dernier, c’était au Cardinal Robert SARAH. En 2014, l’Archevêque de Cotonou, notre Président de la Conférence Episcopale du Bénin, avait été décoré. Et non satisfait de cela, en août 2015, le Président de la République a décoré tous les Evêques catholiques. Je vous souffle que c’est un protestant.

Et face au syncrétisme, quelles solutions ?

    La solution majeure consiste à multiplier les petites communautés, les petites paroisses dans les villes et les villages avec une formation ad hoc. Je cible les familles et les jeunes. La proximité du prêtre pieux, simple, jovial et convainquant, bref le prêtre exemplaire est un rempart pour nos communautés dont la foi n’a pas encore de racines profondes. La pastorale sociale est à intensifier. Il faut inculturer la foi en Jésus-Christ. Ce n’est pas simple. D’où la priorité d’une bonne formation biblique, catéchétique, théologique. Il y a urgence à revoir la formation dans nos séminaires et noviciats. Ce n’est pas pour m’amuser que j’ai créé un grand séminaire diocésain. Il faut un nouveau style prenant en compte nos problèmes spécifiques. Merci aux bienfaiteurs qui nous soutiennent.
    Une autre solution est celle de l’auto-financement de notre évangélisation. Je crois que l’insécurité financière est cause de beaucoup de maux. Il est temps de s’assumer. Nos jeunes sont souvent tentés d’aller vers les groupes où on a déculpabilisé l’argent, où on a fait de la richesse la preuve qu’on est un privilégié de Dieu, et donc la preuve de la réussite sociale. Nous les catholiques, nous avons souvent de la pudeur à parler de l’argent comme une nécessité pour l’évangélisation. Et pourtant dans "Ecclesia in Africa" au n°104, le Pape Jean Paul II a été très explicite là-dessus. Il faut des projets d’investissement en vue de l’autofinancement de nos Eglises. Sur ce point, il n’y a pas beaucoup d’organismes prêts à nous accompagner. C’est regrettable.
   
L’Eglise catholique est très sereine au Bénin
    En général, il n’y a pas d’affrontements, pas de prosélytisme agressif, pas de guerre ouverte entre nous et les autres religions. Lors de mes visites pastorales, je rencontre les responsables d’autres confessions religieuses, protestantes, sectes, vaudou, etc. Ça se passe bien. Au début, ils sont plutôt distants et méfiants ; ils évitent les débats à cause de la longue préparation intellectuelle de nos prêtres. Certains chefs vaudou traitent parfois le christianisme de religion importée, avec un brin de mépris. Pour émerger auprès de leurs adeptes, ils nous insultent. C’est toujours les mêmes ragots : "les catholiques n’ont pas de tabous, tout est permis chez eux, ils adorent la Vierge Marie, les images et les statues, et pourtant Dieu a interdit cela dans l’Ancien Testament". Bref, ils n’ont pas d’arguments solides. Mais nous, on ne s’en occupe pas beaucoup. On préfère s’occuper de leurs enfants qu’ils envoient fréquenter nos écoles et nos mouvements catholiques. Le dialogue est plus efficace et plus intéressant de ce côté-là.

Effectivement le Bénin est présenté comme un exemple d’harmonie entre les religions.
    Il en a toujours été ainsi. La basilique de Ouidah a été construite de 1903 à 1909 avec l’aide - en force de travail – des chefs vaudou dont le temple est situé juste en face de ladite basilique. Abritant des pythons sacrés, ce temple, encore aujourd’hui en vis-à-vis pacifique avec la Basilique, fait partie d’une des curiosités touristiques de la ville de Ouidah. Lors de sa visite apostolique au Bénin en février 1993, le Pape Saint Jean Paul II a eu une rencontre historique à Cotonou avec les Chefs vaudous  sous forme d’un entretien dont le contenu est à revisiter. Ces chefs Vaudou étaient présents partout quand le Pape Benoit XVI est venu au Bénin en novembre 2011, pour y signer l’exhortation post-synodale "Africae Munus".

     A vrai dire, cette convivialité interreligieuse est culturelle. Dans nos traditions ancestrales, on n’est pas à priori contre la divinité de l’autre groupe. Je dirais même plus, si la divinité de l’autre peut procurer quelque bienfait (guérison, protections, réussite…) on est prêt à aller se soumettre à ses exigences pour bénéficier de sa puissance, et même acheter carrément cette divinité. Je crois que c’est ce qui explique qu’il n’y a pas de guerre de religion chez nous. Dieu est unique pour tous, mais ses multiples messagers sont complémentaires et ne s’opposent pas à priori entre eux. Voilà pourquoi les adeptes de différentes religions peuvent cohabiter pacifiquement dans la même maison. On est d’abord frère et sœur, de la même ethnie, du même sang avant d’appartenir à telle ou telle autre religion. Les liens familiaux d’abord. Le sang parle plus fort que la religion. Mais, malheureusement aujourd’hui on arrive à diviser les frères du même sang avec de l’argent. C’est le grand diviseur qu’utilisent avec succès la politique politicienne et l’islam arabisé ou arabisant. Face à l’argent, beaucoup perdent leur dignité. C’est triste. Malgré tout, on reste un pays, un continent attrayant.

L’Afrique attire. Pourquoi ?

    Quoi qu’on dise l’Afrique est belle et même séduisante. Nous avons encore besoin de l’Occident. Mais l’Occident a besoin aussi de nous. "Le mal d’Afrique" est une réalité. Il vous prend aux entrailles dès le premier contact. En général, les Africains sont charmants, simples, joyeux et sympathiques. Quand l’Afrique se relèvera, il y aura moins de mécontents sur terre. La case commune pour tous les peuples c’est l’Afrique, berceau de l’humanité. C’est le continent le plus vieux, mais il semble le continent le plus jeune, plein de vie et d’avenir. N’est-ce pas le continent qui donne le plus de baptisés et de vocations à l’Eglise ? L’Eglise transformera l’Afrique. Et l’Afrique sauvera le monde avec le secours de Jésus et de Marie. N’en doutez nullement. Continuons de soutenir les bonnes actions en Afrique. Ça ira.

 +Pascal N’KOUE
  Omnium Servus


Nouvelles de famille
- Bénissons le Seigneur Dieu qui suscite beaucoup de bienfaiteurs pour notre famille diocésaine. Un grand merci à eux. Jésus et sa sainte Mère le leur rendent au centuple.
- L’Evêque de Nantes, diocèse avec lequel notre diocèse est en partenariat, nous a écrit. Le partenariat se porte bien. Voici un extrait de sa correspondance de décembre 2015 :
    Profitant de la réponse à votre courrier, je veux vous donner des nouvelles des trois prêtres de votre archidiocèse présents dans le Diocèse de Nantes :
    Le Père Léonard est hébergé, près de l’Evêché, au presbytère de la Cathédrale : nous l’avons mis en relation avec des médecins pour qu’il puisse se refaire une santé. Je sais qu’il profite aussi de ce temps en France, pour poursuivre son travail de traduction de la Bible en bariba. Le Père Aubin prend ses marques dans la nouvelle paroisse. Je sais qu’il va emmener au bénin, en février, un groupe de pèlerins de la paroisse de la Baule. Les paroissiens ont une très grande estime pour lui. Le Père Ursule est arrivé à la paroisse de la Baule. Il a une réelle facilité pour entrer en relation et est très attentif. Il manifeste un bel engagement pastoral.
    Il est possible que le Père Provost curé de la baule accompagne le groupe qui doit partir au Bénin avec le Père Aubin. Il vous redira alors, de ma part, l’invitation que nous vous adressons pour présider l’année prochaine à la fin Août, le pardon de la Baule. Mais c’est une belle fête où touristes et habitants de la région expriment leur attachement à la foi chrétienne.
    Je vous redis toute ma gratitude, pour la présence des trois prêtres de Parakou et mon désir de poursuivre un partenariat entre nos deux diocèses.
- Le Père Charlemagne AMOUSSOUVI est élu membre du Conseil presbytéral.
- Prions pour le repos de l’âme de Marie Madeleine, maman de l’Abbé René DOGNON.
- Sœur Perpétue TIGRY, s.s.a., enseigne l’anthropologie au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei". Merci à son Institut qui nous vient en aide de si jolie façon.
- La prière pour les vocations est à introduire dans les familles et dans les CEVB. Et bien sûr dans les mouvements d’enfants et dans les écoles primaires et collèges.
- Nous attendons les 9 et 10 janvier Monseigneur Aristide GONSALLO, du clergé de Parakou, devenu Evêque de Porto-Novo.
- Nous nous réjouissons du séjour de la famille du Père Benoît LUQUIAU venue à Noël.
- Le Père Marius OBA est nommé responsable du site Web du diocèse.
- Le Séminaire pré-propédeutique a bien ouvert ses portes en octobre 2015 avec huit séminaristes. Prions pour leur persévérance.
- Notre diocèse a trois portes saintes : La Cathédrale, le Sanctuaire Eucharistique et le Sanctuaire marial. Faites connaître le logo de l’année de la miséricorde divine.


Quelques dates
2 janv.        : A 9h30 : Diaconat de David et Albert, osfs, à la cathédrale.
2-3 janv.    : Jubilé extraordinaire des enfants au Sanctuaire Marial.
9 janv.        : Mgr Aristide GONSALLO, Evêque de Porto-Novo, célèbre à Papanè, son ancienne paroisse.        .
10 janv.    : Grand rendez-vous diocésain au Sanctuaire Marial de Komiguéa avec Monseigneur Aristide.      .
11 janv.    : Voyage sur Cotonou.       .
12-16 janv.     : Session Ordinaire de la Conférence Episcopale à Cotonou.       .
25-31 janv.    : A Rome avec la Communauté de sant’Egidio.
1er fév.        : Retour au Bénin.

N.B : 7 fév.     : Clôture de l’année de la Vie Consacrée à Parakou avec le Nonce Apostolique.
BONNE ET SAINTE ANNEE 2016.
       ABONNEMENT POUR UN AN
         A Parakou : 1.000 frs
                                          ≈   Au Bénin : 2.000 frs
         ≈    A l’extérieur : 10 euros
            E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

Remercions le pape François pour cette belle initiative. Nous vivrons une Année sainte extraordinaire de la miséricorde divine. Dieu est Amour. Dieu est miséricorde. Dieu est amour miséricordieux. Sa toute puissance s’exprime dans sa miséricorde. "Je ne veux pas la mort du pécheur, dit-il, mais qu’il se convertisse et qu’il vive". Dieu ne s’est pas incarné pour juger et condamner le monde mais pour le sauver. "Soyons miséricordieux comme le Père céleste est miséricordieux". Ce n’est rien d’autre qu’un appel à la conversion et à la sainteté.

    Je voudrais que toutes nos méditations, nos gestes, nos décisions partent de notre vocation personnelle et communautaire de baptisés, de consacrés, de prêtres. Autrefois, nous n’étions pas Peuple de Dieu. Comment vivons-nous notre baptême ? Sommes-nous engagés ? Avons-nous des têtes ou des visages de sauvés ? Avons-nous le souci de pardonner à nos offenseurs ? Savons-nous reconnaître nos torts et demander pardon. Nous sommes appelés par pure miséricorde.

    Voici quelques extraits des textes du Pape François qui nous aideront à mieux vivre ce jubilé :

    « Ma pensée va, en premier lieu, à tous les fidèles qui, dans chaque diocèse ou comme pèlerins à Rome, vivront la grâce du Jubilé. Je désire que l’indulgence jubilaire soit pour chacun une expérience authentique de la miséricorde de Dieu, qui va à la rencontre de tous avec le visage du Père qui accueille et pardonne, oubliant entièrement le péché commis. Pour vivre et obtenir l’indulgence, les fidèles sont appelés à accomplir un bref pèlerinage vers la Porte sainte, ouverte dans chaque cathédrale ou dans les églises établies par l’évêque diocésain, ainsi que dans les quatre basiliques papales à Rome, comme signe du désir profond de véritable conversion. De même, j’établis que l’on puisse obtenir l’indulgence dans les sanctuaires où est ouverte la Porte de la Miséricorde et dans les églises qui sont traditionnellement identifiées comme jubilaires. Il est important que ce moment soit uni, avant tout, au Sacrement de la Réconciliation et à la célébration de la sainte Eucharistie par une réflexion sur la miséricorde. Il sera nécessaire d’accompagner ces célébrations par la profession de foi et par la prière pour ma personne et pour les intentions que je porte dans mon cœur pour le bien de l’Eglise et du monde entier… ».

    « Je pense, en outre, à ceux qui, pour divers motifs, n’auront pas la possibilité de se rendre à la Porte sainte, en premier lieu les malades et les personnes âgées et seules, que leurs conditions empêchent souvent de sortir de chez eux. Vivre avec foi et espérance joyeuse ce moment d’épreuve, en recevant la communion ou en participant à la Messe et à la prière communautaire, également à travers les divers moyens de communication, sera pour elles la façon d’obtenir l’indulgence jubilaire. Ma pensée va aussi aux détenus, qui font l’expérience de la restriction de leur liberté… ».

    « Le drame de l’avortement est vécu par certains avec une conscience superficielle, qui semble ne pas se rendre compte du mal très grave qu’un tel acte comporte.  J’ai décide, nonobstant toute chose contraire, d’accorder à tous les prêtres, pour l’Année jubilaire, la faculté d’absoudre du péché d’avortement tous ceux qui l’ont provoqué et qui, le cœur repenti, en demandent pardon. Que les prêtres se préparent à cette tâche importante en sachant unir des paroles d’authentique accueil à une réflexion qui aide à comprendre le péché commis, et indiquer un itinéraire de conversion authentique pour pouvoir obtenir le pardon véritable et généreux du Père qui renouvelle tout par sa présence… ».

    « L’Année Sainte s’ouvrira le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception. Cette fête liturgique montre comment Dieu agit dès le commencement de notre histoire. Après qu’Adam et Eve eurent péché, Dieu n’a pas voulu que l’humanité demeure seule et en proie au mal. C’est pourquoi Marie a été pensée et voulue sainte et immaculée dans l’amour (cf. Ep 1, 4), pour qu’elle devienne la Mère du Rédempteur de l’homme. Face à la gravité du péché, Dieu répond par la plénitude du pardon. La miséricorde sera toujours plus grande que le péché, et nul ne peut imposer une limite à l’amour de Dieu qui pardonne. En cette fête de l’Immaculée Conception, j’aurai la joie d’ouvrir la Porte Sainte. En cette occasion, ce sera une Porte de la Miséricorde, où quiconque entrera pourra faire l’expérience de l’amour de Dieu qui console, pardonne, et donne l’espérance ».

    « Le dimanche suivant, troisième de l’Avent, la Porte Sainte sera ouverte dans la cathédrale de Rome, la Basilique Saint Jean de Latran. Ensuite seront ouvertes les Portes Saintes dans les autres Basiliques papales. Ce même dimanche, je désire que dans chaque Eglise particulière, dans la cathédrale qui est l’Eglise-mère pour tous les fidèles, ou bien dans la co-cathédrale ou dans une église d’importance particulière, une Porte de la Miséricorde soit également ouverte pendant toute l’Année Sainte. Chaque Eglise particulière est donc directement invitée à vivre cette Année Sainte comme un moment extraordinaire de grâce et de renouveau spirituel. Donc, le Jubilé sera célébré à Rome, de même que dans les Eglises particulières, comme signe visible de la communion de toute l’Eglise… ».

    « Les paroles riches de sens que saint Jean XXIII a prononcées à l’ouverture du Concile pour montrer le chemin à parcourir reviennent en mémoire: "Aujourd’hui, l’Épouse du Christ, l’Église, préfère recourir au remède de la miséricorde plutôt que de brandir les armes de la sévérité … L’Eglise catholique, en brandissant le flambeau de la vérité religieuse, veut se montrer la mère très aimante de tous, bienveillante, patiente, pleine d’indulgence et de bonté à l’égard de ses fils séparés"... ».

    « C’est le 20 novembre 2016, en la solennité liturgique du Christ, Roi de l’Univers, que sera conclue l’Année jubilaire. En refermant la Porte Sainte ce jour-là, nous serons animés de sentiments de gratitude et d’action de grâce envers la Sainte Trinité qui nous aura donné de vivre ce temps extraordinaire de grâce. Nous confierons la vie de l’Eglise, l’humanité entière et tout le cosmos à la Seigneurie du Christ, pour qu’il répande sa miséricorde telle la rosée du matin, pour une histoire féconde à construire moyennant l’engagement de tous au service de notre proche avenir. Combien je désire que les années à venir soient comme imprégnées de miséricorde pour aller à la rencontre de chacun en lui offrant la bonté et la tendresse de Dieu! Qu’à tous, croyants ou loin de la foi, puisse parvenir le baume de la miséricorde comme signe du Règne de Dieu déjà présent au milieu de nous… ».

     « La miséricorde est le propre de Dieu dont la toute-puissance consiste justement à faire miséricorde ». Ces paroles de saint Thomas d’Aquin montrent que la miséricorde n’est pas un signe de faiblesse, mais bien l’expression de la toute-puissance de Dieu. C’est pourquoi une des plus antiques collectes de la liturgie nous fait prier ainsi : « Dieu qui donne la preuve suprême de ta puissance lorsque tu patientes et prends pitié ». Dieu sera toujours dans l’histoire de l’humanité comme celui qui est présent, proche, prévenant, saint et miséricordieux… ».

    « “Patient et miséricordieux”, tel est le binôme qui parcourt l’Ancien Testament pour exprimer la nature de Dieu. Sa miséricorde se manifeste concrètement à l’intérieur de tant d’événements de l’histoire du salut où sa bonté prend le pas sur la punition ou la destruction. D’une façon particulière, les Psaumes font apparaître cette grandeur de l’agir divin : « Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse » (Ps 102, 3-4). D’une façon encore plus explicite, un autre Psaume énonce les signes concrets de la miséricorde : « Il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l’étranger. Il soutient la veuve et l’orphelin, il égare les pas du méchant » (145, 7-9). Voici enfin une autre expression du psalmiste : « [Le Seigneur] guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures… Le Seigneur élève les humbles et rabaisse jusqu’à terre les impies » (146, 3.6). En bref, la miséricorde de Dieu n’est pas une idée abstraite, mais une réalité concrète à travers laquelle Il révèle son amour comme celui d’un père et d’une mère qui se laissent émouvoir au plus profond d’eux mêmes par leur fils. Il est juste de parler d’un amour « viscéral ». Il vient du cœur comme un sentiment profond, naturel, fait de tendresse et de compassion, d’indulgence et de pardon… ».

     « Eternel est son amour » : c’est le refrain qui revient à chaque verset du Psaume 135 dans le récit de l’histoire de la révélation de Dieu. En raison de la miséricorde, tous les événements de l’Ancien Testament sont riches d’une grande valeur salvifique. La miséricorde fait de l’histoire de Dieu avec Israël une histoire du salut. Répéter sans cesse : « Eternel est son amour » comme fait le Psaume, semble vouloir briser le cercle de l’espace et du temps pour tout inscrire dans le mystère éternel de l’amour. C’est comme si l’on voulait dire que non seulement dans l’histoire, mais aussi dans l’éternité, l’homme sera toujours sous le regard miséricordieux du Père. Ce n’est pas par hasard que le peuple d’Israël a voulu intégrer ce Psaume, le “grand hallel” comme on l’appelle, dans les fêtes liturgiques les plus importantes… ».

    « Les signes que Jésus accomplit, surtout envers les pécheurs, les pauvres, les exclus, les malades et les souffrants, sont marqués par la miséricorde. Tout en Lui parle de miséricorde. Rien en Lui ne manque de compassion… ».

    « Après avoir libéré le possédé de Gerasa, il lui donna cette mission : « Annonce tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde » (Mc 5, 19). L’appel de Matthieu est lui aussi inscrit sur l’horizon de la miséricorde. Passant devant le comptoir des impôts, Jésus regarda Matthieu dans les yeux. C’était un regard riche de miséricorde qui pardonnait les péchés de cet homme, et surmontant les résistances des autres disciples, il le choisit, lui, le pécheur et le publicain, pour devenir l’un des Douze. Commentant cette scène de l’Evangile, Saint Bède le Vénérable a écrit que Jésus regarda Matthieu avec un amour miséricordieux, et le choisit : miserando atque eligendo.  Cette expression m’a toujours fait impression au point d’en faire ma devise... ».

    « Interpellé par la question de Pierre lui demandant combien de fois il fallait pardonner, Jésus répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante dix fois sept fois » (Mt 18, 22). Il raconte ensuite la parabole du « débiteur sans pitié ». Appelé par son maître à rendre une somme importante, il le supplie à genoux et le maître lui remet sa dette. Tout de suite après, il rencontre un autre serviteur qui lui devait quelques centimes. Celui-ci le supplia à genoux d’avoir pitié, mais il refusa et le fit emprisonner. Ayant appris la chose, le maître se mit en colère et rappela le serviteur pour lui dire : « Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? » (Mt 18, 33). Et Jésus conclut : « C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur » (Mt 18, 35)… Nous avons un grand intérêt à pardonner. A bon entendeur, salut !


+Pascal N’KOUE
Omnium Servus

 


Nouvelles de famille
- Le P. Ernest DEGUENONVO est nommé Coordinateur des hôpitaux diocésains et 2e Vicaire Général.
- Prions pour le repos de l’âme de Marie  
- Du 8 déc. 2015 au 20 nov. 2016 : Année sainte extraordinaire de la miséricorde divine. Souhaitons qu’elle renforce la pratique de la confession. Le Père Cosme ADJOMALE, actuel Recteur du sanctuaire eucharistique, est nommé Président de l’organisation de ce jubilé extraordinaire.
- Le sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme restera ouvert toute l’année sainte 24h/24.
- Le Pape accorde à tous les prêtres, pour l’année sainte, la faculté d’absoudre du péché d’avortement, aussi pour ceux qui l’ont provoqué et qui, le cœur repenti, en demandent pardon.
- Les candidats à la vie consacrée et au sacerdoce augmentent surtout dans les périphéries de notre diocèse. Bénissons le Seigneur. Il faut les accueillir, les aider, les accompagner pour un meilleur discernement.
- Nos trois prêtres fidei donum à Nantes nous écrivent et se sentent bien intégrés dans cette Eglise-Sœur.
- Le Cardinal Robert SARAH vous salue depuis Rome : "J’accompagne et bénis vos enfants, les prêtres et toutes les religieuses qui vous aident dans votre mission. Saluez de ma part, avec beaucoup d’affection, tous ceux qui viennent prendre part à l’Eucharistie et au chapelet dans votre Chapelle". Merci Eminence.
- Prions pour le repos de l’âme de Thérèse Sadolé, maman du P. Kisito VODOUNON.
- Merci au Frère Emmanuel DUPREZ pour ses services de qualité à notre économat diocésain.
- Nous avons bénéficié de la visite du Père Pierre Richaud, s.m.a à Lyon. Juste le temps d’un repas du soir.
- Le Père Bernard DOMARA, Combonien, intervient au Séminaire "Providentia Dei" pour enseigner la sagesse africaine. C’est un cours très important pour le dialogue interculturel. Merci aux Pères Comboniens.
- Monseigneur Aristide GONSALLO, Evêque nommé de Porto-Novo, vient de faire paraître un opuscule: Pour vivre le sacrement de la réconciliation. Je vous le recommande vivement.
- Comme chaque année, je vous exhorte à une grande collecte pour nos frères et sœurs détenus de la Prison civile de Parakou. Vos dons peuvent être confiés à leur Aumônier le Père Arnaud CHOGOLOU, ou à l’Econome diocésain le Père René VIEYRA. Merci d’avance pour votre générosité.
- Enfin, nous avons une religieuse, Sr Ginette ADJIWANOU, fcscj, formée pour nous coudre de belles soutanes.


Quelques dates
2 déc.        : Conseil d’Administration extraordinaire pour les hôpitaux de Boko et de Papanè.
4-6 déc.    : Visite pastorale à Ganon.
8 déc.        : Fête de l’Immaculée Conception à Boukombé (Diocèse de Natitingou).        .
11 déc.        : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale du Bénin à Bohicon, à 9h30.      .
12 déc.        : Vœux perpétuels de 4 Sœurs FCSCJ à Marie Auxiliatrice, à 9h30. Monseigneur ADJOU  Martin, Evêque de N’DALI, présidera la cérémonie. Nous l’en remercions chaleureusement.       .
13 déc.     : Ouverture de la Porte sainte  du jubilé dans le diocèse. La procession commencera à l’Archevêché à 15h30 en direction de la Cathédrale.       .
15 déc.        : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.
18-19 déc.    : Sacre de Monseigneur Aristide GONSALLO, à Porto-Novo.
22 déc.     : Jubilé des détenus à la Prison civile. Messe de Noël anticipée à 9h30.
23 déc.     : A 9h 30 : Messe de Noël anticipée à l’hôpital de Papanè.
24 déc.        : Célébration de la nuit de Noël à la Cathédrale à 22h.
25 déc.     : Messe du jour de Noël au monastère de l’Etoile Notre-Dame à 9h.
26 déc.     : Vœux perpétuels des Frères Albert et David, osfs, à Okédama à 9h30.
27 déc.     : Confirmations à la paroisse de Boko à 10h. Fête des familles.
31 déc.     : Messe d’action de grâce à l’hôpital de Boko à 9h30.
        - A 24h : Au Sanctuaire eucharistique : Solennité de la maternité divine de Marie. Messe pour la  paix. "Te Deum laudamus".

JOYEUX NOËL ET SAINTE ANNEE 2016.
       ABONNEMENT POUR UN AN
         A Parakou : 1.000 frs
                                          ≈   Au Bénin : 2.000 frs
         ≈    A l’extérieur : 10 euros
            E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

 (Extrait de l’Homélie du 8 août 2015)
    Bénissons le Seigneur pour ce diocèse sympathique, joyeux et épanoui. Bénissons le Seigneur pour cette terre où Jésus-Christ fait des merveilles en cette année de la vie consacrée. Bénissons le Seigneur pour les vocations sacerdotales en augmentation.

    Ce matin, nous célébrons les deux premiers degrés du sacrement de l’ordre : Le diaconat et le presbytérat. Bénissons Dieu pour les familles de Norbert qui sera ordonné diacre, et de Luc et Oscar, deux religieux, qui seront ordonnés prêtres. Bénissons Dieu pour leurs formateurs et pour leurs bienfaiteurs. Bénissons Dieu pour l’apostolat des Oblats de saint François de Sales dans notre diocèse.   
    Je voudrais saluer tous les consacrés en cette année qui leur est dédiée. Ils suivent le Christ d’une façon particulière, de manière exemplaire et permanente. Comme les apôtres, ils ont tout quitté pour demeurer avec lui et se mettre à son service et au service des hommes. Nous bénissons le Seigneur pour les Instituts présents dans ce diocèse. Certains s’adonnent à la contemplation (monastères), d’autres aux œuvres d’apostolat (enseignement, soins, catéchèse, promotion humaine etc.). Nous rendons grâce pour les vierges consacrées. Toutes ces vies données au Seigneur dans l’obéissance, la chasteté et la pauvreté aident l’évangile à se propager dans le monde. Bénissons le Seigneur qui suscite toutes ces vocations dont l’Eglise a besoin.
   
    Chers amis, ayez la force et le courage d’annoncer l’évangile. Je le demande à tous les pasteurs. On ne peut pas se contenter d’une pastorale de l’entretien. S’occuper de ceux qui viennent nous voir c’est bien, s’occuper de ceux qui sont déjà chrétiens c’est une bonne chose. Mais n’oublions pas les brebis perdues, les chrétiens refroidis ou tièdes, les brebis sans défense, les non chrétiens. Laissons-nous brûler par le feu de l’Esprit-Saint. Et annonçons la beauté et la saveur exquise de l’évangile avec ardeur, à temps et à contre temps, hors de nos cercles protégés. Autour de nous, beaucoup ne connaissent pas encore Jésus, beaucoup ne savent pas faire le signe de la croix. Comment voulons-nous qu’ils s’aiment comme Jésus nous a aimés. Il faut les évangéliser, pas seulement dialoguer. L’évangile c’est la paix, l’amour, l’union de Dieu avec l’humanité pour notre salut. Le Pape Benoît XVI nous l’a répété lors de sa visite au Bénin en novembre 2011 à Cotonou. Tous dans l’Eglise doivent aller vers tous :    "En aucune façon, l’Eglise ne peut se limiter à une pastorale de l’entretien en faveur de ceux qui connaissent déjà l’Evangile du Christ. L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale".

    Ayons donc le courage d’aller à contre courant pour dire la volonté de Dieu sur l’homme. Jésus est le seul Sauveur. Il n’y en a pas d’autre. Il n’y en aura pas d’autre. Ses paroles sont esprit et vie. Le ciel et la terre passeront. Ses paroles ne passeront pas. Il est la route officielle pour aller vers Dieu, le Père. Nul ne va au Père sans passer par lui. Ne prenons donc pas pour modèle le monde présent qui relativise tout en disant "toutes les religions se valent, toutes les Eglises sont pareilles, partout c’est le même Dieu". Faux ! Jésus a interpellé Pierre en ces termes : "Tu es Pierre et sur cette Pierre, je bâtirai mon Eglise". Il n’a pas dit : "Je bâtirai une de mes Eglises parmi tant d’autres". Et il a ajouté une promesse : "les forces de l’Hadès ne pourront rien contre elle". L’Eglise de Pierre est catholique, même si Dieu est Père de chacun et de tous. Souvenez-vous de la réponse de la Vierge Marie, notre Mère du ciel, lors d’une de ses apparitions à Quibeho au Rwanda. A la question d’une voyante : "Quelle est la véritable Eglise ". La Vierge, dans sa grande délicatesse, ne voulant blesser personne, a cependant répondu clairement : "Voyez vous-mêmes l’Eglise dans laquelle j’apparais". Cette Eglise est celle de Pierre.

    Réveillons donc en nous la foi de l’Eglise, des premiers apôtres, des témoins, des martyrs. N’ayons pas peur de faire campagne pour Jésus. Tous les hommes ont besoin de lui, tous ont le droit d’être évangélisés. Dieu veut le salut de tous. Donnons le goût de Dieu à tous. Soyons frères et sœurs, solidaires de tous, mais surtout évangélisateurs, spécialement des pauvres, de petits, des fragiles dans leur corps et dans leur âme. Cela n’est possible que si nous pouvons dire comme saint Paul : "Pour moi, vivre, c’est le Christ. Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi".

    Chers Oscar et Luc,    jusqu’à présent, on vous appelle Frères. A partir d’aujourd’hui, après l’imposition des mains et la prière consécratoire, vous serez des prêtres et on vous appellera "Révérends Pères", mais Jésus vous appellera "amis". Quand une grande personne vous appelle amis, ça fait chaud au cœur, n’est-ce pas ? On se sent grandi et valorisé. Imaginez que c’est Dieu lui-même, en chair et en os, le Souverain Prêtre et Sauveur qui vous appellera ainsi. Devinez la douceur de sa voix. Il est sincère, il est tellement vrai qu’à partir d’aujourd’hui, après chaque prière eucharistique, lorsque vous prononcerez sur le pain et le vin ces paroles sublimes : "ceci est mon corps, ceci est mon sang", le pain se changera en son corps et le vin en son sang. Mystère des mystères de la dernière cène ! Jésus a osé nous confier ce grand pouvoir, malgré nos limites, nos faiblesses, nos péchés ! Il aurait dû le confier aux anges. Quel risque ! C’est à nous qu’il a confié l’Eucharistie et l’Eglise, son Eglise qu’il veut pure, sans tâche, resplendissante et sainte. Ce n’est pas banal. Vous comprenez que cet honneur ne peut pas venir de nos mérites. Car sans Lui, nous ne pouvons rien faire.

    Et donc, il vous reviendra de célébrer la Parole de Dieu, de sanctifier "in persona Christi" le peuple de Dieu. Jésus a quand même posé une condition pour être ses amis : "Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande" (Jn 15,14). Que lui-même vienne à notre secours. Parce que ce n’est pas facile.

    Les prêtres sont un don exceptionnel de Dieu, un pur don de sa miséricorde. Ils ne peuvent pas déléguer leurs pouvoirs et leurs fonctions aux laïcs en ce qui concerne leurs missions propres. Quel privilège ! Je le répète : Les prêtres sont nécessaires et indispensables partout. Ils doivent travailler avec foi, zèle et dévouement pour la santé de la société. "Qui connaît mieux les hommes d’aujourd’hui que le prêtre ? Les hommes viennent souvent voir le prêtre, dans la sincérité, sans masque. Ils ne viennent pas avec des prétextes, mais avec des situations de souffrance, de maladie, de mort, avec des difficultés familiales. Ils viennent au confessionnel sans masque, tels qu’ils sont réellement. Aucune autre profession ne donne cette possibilité de connaître l’homme tel qu’il est dans son humanité" (Benoît XVI).

    Le saint Curé d’Ars le disait avec plus de passion spirituelle : "Le prêtre n’est pas prêtre pour lui. Il ne se donne pas l’absolution. Il ne s’administre pas les sacrements. Il n’est pas pour lui, il est pour vous. Le sacerdoce c’est l’amour du cœur de Jésus. Quand vous voyez un prêtre, pensez à notre Seigneur".

    Chers Luc et Oscar, comme saint François de Sales, champion de la spiritualité des laïcs et de la sainteté du mariage, vous serez chargés d’introduire la vie dévote dans tous les âges et les états de vie : les enfants, les étudiants, les commerçants, les journalistes, les policiers et bien sûr les coureurs du marathon salésien que vous organisez chaque année. Sa spiritualité est celle de la bonté de Dieu. "Rien par force, tout par amour", "Rien ne peut empêcher Dieu de nous aimer", disait-il. Nos péchés, nos faiblesses, nos limites peuvent concourir à nous rendre plus humbles et plus ouverts aux secours miséricordieux de Dieu. Et c’est à juste titre que saint François de Sales, ce doux docteur de l’Eglise, est aussi appelé docteur de l’amour. Vous avez de qui tenir.

    Prenez de plus en plus votre place dans l’apostolat de ce diocèse qui attend beaucoup de vous. Œuvrez de toutes vos forces pour que Jésus-Christ soit connu et aimé. Notre diocèse doit être une Eglise "en sortie", expression chère au pape François. "Je préfère, dit le Pape, une Eglise accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Eglise malade de son enfermement". Il faut que cela devienne une préoccupation pour tout prêtre, tout baptisé.

    Et oui, la mission universelle concerne tous les hommes, toutes les femmes, toujours et partout. La mission renouvelle nos communautés, nos familles et nos mouvements catholiques. La mission renouvelle l’Eglise, renforce notre foi et notre identité chrétienne. La mission donne un nouvel enthousiasme à ceux qui s’éteignent ou sont déjà éteints. La mission rajeunit le cœur et l’âme. La mission rend heureux. Et qui ne veut pas être heureux ? Que la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, protège votre sacerdoce et vous bénisse.

LE MARIAGE, C’EST CHOUETTE !
    Du 4 au 25 octobre 2015, l’Eglise universelle tiendra à Rome un synode sur la famille. Alors parlons-en. Ne soyons pas victimes de l’opinion publique. Un couple marié c’est fabuleux ! Il s’agit d’un homme et d’une femme qui se donnent l’un à l’autre pour toujours. Les sangs se mélangent. Les alliances entre familles se tissent. Se marier c’est s’enrichir. "Celui qui a pris femme a commencé à s’enrichir ; il a une aide semblable à lui, une colonne pour s’appuyer" (Si 36, 24).

    Alors pourquoi se crisper tant sur les divorcés et remariés, pourquoi se raidir sur les échecs amoureux, pourquoi ne voir d’abord que les problèmes amers, les abus sexuels, pourquoi se déprimer tout le temps face aux caricatures de l’amour conjugal ? Il y a quand même des couples heureux. Allons, allons, faisons d’abord l’éloge du mariage. Et rappelons avant tout que Dieu est Amour. Il est l’époux de l’humanité. L’amour vient de Dieu. L’homme et la femme créés à l’image de Dieu et  devenant une seule chair, ce n’est pas banal. Abraham et Sarah, Thriphène et Thriphose, Booz et Ruth, Elqana et Anne, la Bible nous les présente comme des couples heureux. Plus près de notre ère il y a Louis et Zélie MARTIN. Et que dire de Joseph et de Marie ? Chaque couple est unique au monde. Le mariage est une bénédiction. Et si Dieu donne des enfants, on les accueille joyeusement. Et on les éduque divinement.
    L’amour est vraiment une irradiation de Dieu. Il inclut la fidélité et la confiance. Et donc pas de tricherie. Plus le couple s’aime, plus il monte vers Dieu ; c’est comme une belle ascension vers le ciel à travers chants, épreuves et sacrifices. Puisque l’homme parfait n’existe pas. La femme parfaite non plus. Voilà pourquoi il faut souvent s’asseoir et se parler tendrement. La communication dans la vérité et l’amour  c’est le meilleur remède contre l’individualisme, l’isolement, la tristesse, l’angoisse et le divorce qui peuvent conduire au suicide. Le mutisme, les soupçons, la jalousie, le refus de pardonner empoisonnent et étouffent l’amour. Aimer, par contre, c’est faire sourire l’autre, vouloir du bien à l’autre pour lui-même, avec la volonté de l’épanouir et de le rendre heureux. "Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir". Cet amour vitalise celui qui le donne et guérit l’autre de toute maladie et de toute blessure. Cet amour-là grandit notre humanité. Car aimer comme Jésus-Christ, c’est vouloir être mangé par l’autre, c’est chercher à rassasier l’autre, à le combler de ses gentillesses, en étant à son écoute pour éviter de le gaver. Il risquerait l’indigestion qui nuit à l’amour. En effet, le christianisme apporte à la société l’indissolubilité du mariage qui se colore de la référence à l’Alliance du Christ et de l’Eglise. Même dans la relation conjugale, pour bonifier et tonifier l’amour, l’Eglise exhorte à la chasteté et non à la sexualité débridée avec tous ses fantasmes. C’est cela aimer de l’amour de Dieu.
     Le mariage c’est chouette ! Le premier miracle de Jésus c’était au cours d’un mariage, aux noces de Canan. C’est un patrimoine de l’humanité. Sans mariage, pas de famille. La famille est le lieu privilégié où l’homme apprend à donner et à recevoir de l’amour. La famille c’est la sécurité des enfants, le pilier central de la société, l’intermédiaire incontournable entre l’individu et la société. Et que dire de l’Eglise domestique ? Une famille qui prie ensemble, un couple qui va à la messe ensemble, à la réunion des parents d’élèves ensemble, au sacrement de pénitence ensemble, à la retraite spirituelle ensemble etc., Satan n’arrive pas à le déstabiliser. Dieu dans la vie du couple c’est la vraie solution.
    Couples, investissez abondamment et joyeusement dans l’attention réciproque ! N’arrêtez pas votre formation continue. Avec le Christ et sa sainte Mère vous ferez des prouesses pour la gloire de Dieu, pour votre salut et celui de la société.

 +Pascal N’KOUE
  Omnium servus    

 


Nouvelles de famille

  - Bienvenue aux nouveaux et bon retour aux anciens. Bonne rentrée des classes aux élèves et étudiants.

- Nous remercions le Cardinal Robert SARAH qui nous a tant édifiés par ses paroles et son témoignage.

- L’Archevêque de Niamey, Monseigneur Laurent LOMPO, est passé nous saluer. Merci.

- Le 15 août dernier, nous avons eu la joie de célébrer les noces d’or de vie contemplative de Sœur Marie-Joseph TIANDO à l’Etoile Notre-Dame ; c’est la doyenne des moniales africaines.

- Du 19 au 28 septembre : VIIIe rencontre mondiale des familles à Philadelphie. A Parakou, le Centre UNIV convoque toutes les familles au sanctuaire marial de Komiguéa le 27 septembre.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

- L’Eglise universelle célèbre un jubilé extraordinaire de la Miséricorde : les finalités sont clairement exposées dans la bulle d’indiction "Misericordiae vultus". Le texte est disponible à la librairie saint Paul.

- Les directeurs des écoles catholiques sont priés de s’adresser à l’imprimerie diocésaine sainte Anne pour la commande des cahiers. Le Directeur de l’imprimerie, Célestin TOSSOU, et son équipe font des merveilles. Ils méritent nos encouragements.

- L’introduction de saint Joseph dans les Prières Eucharistiques est décrétée comme suit :
 • P.E.II Avec la Vierge Marie, … avec saint Joseph, son époux, les Apôtres…
 • P.E.III Auprès de la Vierge Marie, … avec saint Joseph, son époux, les Apôtres...
 • P.E.IV Auprès de la Vierge Marie, … auprès de saint Joseph, son époux, des Apôtres.

- Le mois d’octobre est celui du rosaire et en même temps celui des missions. "Par l’Ave Maria, le péché se détruira". Récitons le chapelet avec recueillement. Nous avons le sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa à construire, je compte sur votre générosité filiale envers la Reine des familles et notre Mère du ciel.

- Du 4 au 25 oct. : Synode à Rome sur la famille. Portons dans la prière tous les Pères synodaux. L’Evêque d’Abomey représentera le Bénin.

- Le thème de cette année pastorale est : "Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes" : la vocation, comme expression de la miséricorde de Dieu.


Quelques dates


7sept.-2 oct.     : Les bureaux de la Curie sont fermées pour raison de vacances.

3oct.        : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale  à Cotonou.

4 oct.        : Retour à Parakou.

10 oct.        : A 9h : Vœux perpétuels chez les Contemplatives de Jésus Eucharistie.

11 oct.        : Messe et bénédiction de la bibliothèque et du réfectoire à "Providentia Dei", à 9h30.

15 oct.        : Bénédiction de l’école primaire des Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée.

17 oct.        : Action de grâce à saint Joseph pour les 50 ans de vie religieuse de Sœur Jeanne d’Arc, nda.

18 oct.        : Journée mondiale des missions. Canonisation de Louis et Zélie MARTIN, parents de sainte Thérèse de Lisieux. A 10h : Confirmations à Konkomba (Kika). Quête impérée.

20 oct.      : Conseil presbytéral à l’Archevêché, à 9h30.
          - Réunion du presbyterium au Centre Pastoral, à 16h.

21 oct.     : Assemblée Générale des agents pastoraux au Centre Pastoral, à 9h. Que les prêtres  viennent avec leurs vêtements liturgiques. Aucune célébration ne devrait être                   programmée dans l’après-midi sur les paroisses.

25 -28 oct.    : Session ordinaire de la Conférence Episcopale à Dassa.

N.B.         : Le Conseil diocésain pour les affaires économiques aura lieu le 3 novembre 2015.


                                  ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
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  Le rôle de l’Eglise c’est d’évangéliser le monde. Nous devons être  une Eglise "en sortie missionnaire". C’est urgent pour la santé de la société. Ne nous contentons plus de la pastorale de l’entretien. L’Eglise  existe là où les  chrétiens croient en la sainte Trinité, là où ils prient,  s’aiment, s’entraident et font aimer le Dieu de Jésus-Christ. Il est temps   d’avoir la préoccupation de répandre la Bonne Nouvelle. Elle est "le plus beau message qui existe en ce monde." Les ouvriers sont peu nombreux. La solution est en Dieu. A vrai dire, c’est Dieu qui appelle l’homme ou la femme pour l’envoyer travailler dans sa vigne. Et cela, par pure miséricorde pour l’appelé et pour toute l’humanité. Aucun de nous n’est digne d’être chrétiens, encore moins de devenir pêcheurs d’hommes. C’est une grâce gratuite.

    L’année de la promotion des vocations s’inscrit dans l’année du jubilé extraordinaire de la miséricorde de Dieu. Elle sera d’abord une année de prière humble et confiante. Celui qui est appelé doit tout miser sur la miséricorde divine. Car l’évangélisation se fait à genoux. Nous voulons reconnaître que nous sommes de misérables pécheurs et prier le Seigneur de nous purifier, de nous blinder contre les forces du mal et de nous donner la foi. Nous sommes tous appelés d’abord à la sainteté. Et cette vocation concerne le peuple de Dieu composé de laïcs, consacré(e)s et prêtres. Il nous faut cultiver trois choses :
1) le détachement de tout ce qui s’oppose au bonheur du Royaume des cieux. Il s’agit de la dépossession de soi, de ses idées, de ses sécurités, des ses intérêts matériels, de ses mentalités antiévangéliques.

2) Cultiver l’enthousiasme c’est-à-dire la passion pour le Christ et la passion pour les pauvres (ou pour les périphéries).

3) Enfin, avoir l’audace de saint Paul, l’apôtre missionnaire : "malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile". D’où prière intérieure, prière communautaire,  acceptation de la croix comme suprême acte d’amour de Dieu pour l’humanité et dévouement gratuit pour le Royaume des cieux.

    En effet, les divers mouvements catholiques quand ils sont authentiques se solidifient, évangélisent les non chrétiens et donnent beaucoup de vocations au mariage, à la vie consacrée, à la vie sacerdotale. Les règlements de compte ne font que le bonheur de Satan.

OÙ PARLER DE VOCATIONS ?
    Nous reconnaissons que les plans d’action pastorale d’un diocèse ne suffisent pas. L’Eglise nous demande de nous appuyer sur le Christ, le Roc à jamais ; de compter sur l’action discrète mais combien puissante de l’Esprit de Dieu. Plus on fait confiance à la Divine Providence, plus elle agit. Les sources de vocations sont :
* Les familles chrétiennes unies, où la foi est vivante, la prière quotidienne pratiquée, et l’amour des pauvres soutenu. Rappeler aux familles que les querelles et la séparation des époux font beaucoup de  mal aux enfants et aux générations qu’ils engendreront. Créer un lieu de prière dans les maisons et y prier le chapelet tous les jours. Se pardonner et bénir les enfants avant d’aller se coucher. Que les parents donnent l’exemple de la piété et de la pratique des sacrements.

* Qu’ils trouvent du temps pour s’investir dans les services gratuits de la paroisse.

* Les écoles catholiques sont un prolongement et une ouverture de la famille. Y créer des aumôneries, des lieux de recueillement, y cultiver l’écoute attentive et l’accompagnement spirituel. Que les prêtres et religieux y enseignent avec leur vêtement respectif.

* Créer si possible des internats dans les paroisses : ce sont des foyers, des genres de familles où les exercices de piété et les gestes de fraternité ne doivent pas manquer.

* Les nombreux servants d’autel : les organiser en pré-séminaire avec la collaboration des catéchistes et des familles. Se consacrer à leur formation humaine, spirituelle et liturgique.

* Les périphéries ou les villages : souvent les pauvres sont plus disposés à écouter l’appel de Dieu. Tous les apôtres du Christ venaient de la périphérie de la Galilée (aucun prophète ne sort de la Galilée) et Joseph et Marie étaient de Nazareth (Que peut-il sortir de bon de Nazareth?). La logique de Dieu n’est pas celle des hommes.

L’EXEMPLARITE DES PRETRES ET DES CONSACRES EST NECESSAIRE
• A l’Autel : sur le visage du prêtre, qu’on lise le reflet du mystère de Dieu ; qu’il célèbre avec foi.

• Au Bénin, il n’y a pas de persécution qui nous empêche de porter notre habit distinctif. Halte donc à certaines idéologies très subtiles qui poussent à la banalisation des vêtements religieux.

• Rien ne remplace le témoignage et l’exemplarité du prêtre (ou du consacré) heureux, joyeux. Le sourire naturel et spontané du prêtre ou du consacré est publicité pour l’évangile.

• Qu’il se tienne correctement dans les rapports humains avec les autres (le savoir-vivre). Un prêtre qui oublie d’être père se raidit et devient triste. Une religieuse qui n’est pas mère devient très vite superficielle et bizarre. Quand on est attaché aux biens matériels, on perd la confiance des gens.

• Que les offices liturgiques soient bien préparés et bien chantés. (Que celui qui chante mal et faux se taise carrément ou alors qu’il n’élève pas la voix).

• Que le prêtre aime s’approcher des pauvres, des petits, des malades ; qu’il visite les familles, spécialement les gens en pleurs pour prier avec eux, les consoler et les bénir.

• Qu’il joue avec les enfants et les jeunes sans devenir leur copain. Qu’il n’ait pas honte de travailler  manuellement devant eux. Semer, sarcler, planter ensemble, jouer au foot etc. ça fait du bien. Qu’il organise des camps de formation, des sorties de détente et sessions pour les enfants et les jeunes.

• Que les religieuses donnent le témoignage de la joie de l’évangile, de la sincérité et de la compassion envers les fragiles. Et que leurs maisons soient toujours accueillantes. Il y a trop de portails verrouillés, c’est un effet de la peur. Elle est mauvaise conseillère.
• La force de l’Eglise c’est sa communion avec le Christ Jésus ("sans moi vous ne pouvez rien faire") ; sa faiblesse ce sont les mensonges, les intérêts particuliers, les divisions et les oppositions. Le dialogue et la communication entre agents pastoraux, dans la vérité et la charité mais aussi la correction fraternelle nous aident à évangéliser les cultures du monde antiévangélique.


QUAND PARLER DE VOCATIONS ? A TEMPS ET A CONTRE TEMPS
* Parler souvent de vocations lors des homélies ou avant la bénédiction finale.

* Profiter des séances de catéchèse pour rappeler que Dieu appelle beaucoup de personnes à le servir dans la justice et la sainteté véritable.
* Profiter des sacrements comme la première communion et la confirmation pour proposer aux enfants de donner leur vie à Dieu.

* Bien animer les groupes vocationnels : prière, évangile, causerie, témoignage :     donner souvent en exemple la vie d’un saint ou d’une sainte.

* Dans les écoles catholiques et même non catholiques : que les prêtres et les consacrés visitent ces lieux.

* Mieux organiser le 4ème dimanche de Pâque : Journée mondiale des vocations.

    En conclusion, nous devons tous avoir le souci de vivre l’évangile et de le propager.
- Que chaque paroisse s’organise pour visiter au moins un séminaire, un postulat, ou un noviciat qui est à Parakou. Confier ce rôle au Conseil pastoral paroissial.

- Inclure la dimension vocationnelle dans l’Enfance missionnaire. Faites-les prier tous les jours : "Appelle Seigneur de nombreux et saints missionnaires pour te servir. Et si tu m’appelles, donne-moi la force et la joie de répondre oui tout de suite".

- Encourager les groupes vocationnels à mieux s’organiser avec des thèmes bibliques ou sujets précis pour la formation : beaucoup d’idéologies matérialistes et sécuritaires détournent de Dieu ou bien banalisent ses commandements.

- Tous les jeudis, la messe dans le diocèse sera célébrée pour toutes les vocations dont l’Eglise a besoin, spécialement pour les vocations sacerdotales et à la vie consacrée (laïcs consacrés, religieux, contemplatifs).

- Que les prêtres et les consacrés créent avec l’aide des laïcs dans chaque paroisse un climat d’attention spéciale pour l’éclosion et le soutien matériel et spirituel des vocations. Créer aussi une caisse pour soutenir les vocations. C’est désormais une obligation dans chaque communauté paroissiale.

- Que les familles s’organisent pour prendre financièrement en charge une partie de la formation et peut-être aussi des voyages des séminaristes très pauvres.

- Demander à tous les groupes de prières, chorales, marguilliers, Légion de Marie, Renouveau etc., d’avoir toujours une intention spéciale pour les vocations.

    Enfin, nous savons que Dieu ne nous demande pas de faire des choses extraordinaires, mais de réaliser humblement notre travail de chaque jour, dans la confiance, dans la joie, sous son regard, par amour pour Lui. "Même si vous mangez, même si vous buvez, quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu". Et ainsi nous deviendrons tous de bons pêcheurs d’hommes pour la gloire de Dieu et pour notre salut.

 +Pascal N’KOUE
 omnium servus 

   
Nouvelles de famille

  - Le R.P. Aristide GONSALLO, Curé de la Paroisse saint Martin de Papané, vient d’être nommé Evêque de Porto-Novo par le Pape François. Quel honneur pour notre diocèse ! Portons-le dans la prière et l’affection.

- Prions pour le repos éternel des âmes d’Augustin, papa de Sœur Caroline AÏHOUNTON ; Agnès, maman de Sœur Cécile NASSOUGOU et de Thomas, papa de Sœur Alida ZONDODE.

- Bénissons le Seigneur pour nos écoles catholiques si appréciées. Les effectifs en nette croissance nous demandent plus d’attention et de dévouement. Quatre nouvelles écoles viennent d’être créées à Kaki Koka, à Agbassa, à Alafiarou (Tchaourou) et à Bétérou.

- L’hôpital saint Jean de Dieu de Boko a enfin une Communauté de Sœurs hospitalières : ce sont les Sœurs de Marie de la Médaille Miraculeuse. Vraiment le Bon Dieu nous aime !
- Le mois de novembre est celui de la commémoration des défunts. Par nos prières et demandes de messe, soulageons-les. Cette préoccupation nous incombe. Seuls les vivants sur terre peuvent leur venir en aide.

- Je remercie vivement et chaleureusement tous les amis et les Evêques des diocèses de San Sebastian et de Vittorio Veneto qui m’ont accueilli aimablement chez eux, en septembre dernier.

- Dieu ou rien du Cardinal Robert SARAH est disponible à l’Archevêché. Nous remercions le Cardinal pour ses prises de position claires et vitales. La foi catholique dans sa globalité y est redite.

- L’IRF (Institut Religieux de Formation) ouvre à nouveau ses portes. La Responsable est Sœur Delphine OGAWIN, ocpsp. Prions pour que ce lieu de formation porte beaucoup de fruits.

- La pré-propédeutique a effectivement fait sa première rentrée le 26 octobre 2015 avec 8 candidats : belle moisson ! Bénissons le Seigneur. Le responsable est le Père Albert DAKIN. Le Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei" compte 13 séminaristes. Merveilles de Dieu !

- Du 14 au 18 nov. : Visite des amis de "l’Association des Familles Rurales (AFR)" de Vittorio Veneto. Ils seront conduits par Monsieur Romano VOLPATO. Qu’ils soient les bienvenus.

- Du 9 au 12 nov. : Rencontre annuelle des Aumôniers et Coordinateurs diocésains du Mouvement Catholique des Cadres et Personnalités Politiques au Centre Pastoral.
- Le P. Luc QUENUM pss, Professeur au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei" vient de faire paraître le Guide liturgique du servant d’autel. Il est très bien fait. Je vous le recommande vivement.

N.B. : Le 13 décembre, à 16h, à la Cathédrale : messe solennelle d’ouverture de l’année de la miséricorde divine et des vocations. Là, vous recevrez le programme des diverses célébrations qui auront lieu.


Quelques dates


1 nov. :        A Natitingou, pour les 10 ans du monastère des bénédictines Notre-Dame de l’Ecoute.

2 nov. :        Commémoration de tous les défunts. Les prêtres peuvent célébrer trois messes.

3 nov. :         A 9h30 : Conseil pour les affaires économiques avec le Frère Emmanuel DUPREZ.

4 nov. :        A 17h : Conférence de presse pour le lancement de la 9e édition du marathon salésien  à Okédama.

5 nov. :        Cours de liturgie à "Providentia Dei".

6 nov. :        Conseil d’Administration pour les hôpitaux diocésains de Boko et Papanè.
7 nov. :         Accueil des amis de Manos Unidas d’Espagne.
8 nov. :        A 9h : Eucharistie dominicale au monastère des cisterciennes l’Etoile Notre-Dame.
12 nov. :        A "Providentia Dei".
15 nov. :        Fête patronale à Boko.
16-18 nov. :        Pas d’audience sans rendez-vous uniquement pour ces jours-là.

21 nov. :        A 9h30 : Vœux temporaires de Sœur Lorette de la Consolata, à la Paroisse Marie Auxiliatrice.

22 nov. :         Messe dominicale à Sirarou à 8h.

27-29 nov. :        Visite pastorale à la paroisse de Boko.
                                  ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

    Dans ce mois, plus précisément du 19 au 28 août, le Cardinal Robert SARAH sera au Bénin. Il présidera le pèlerinage marial de Dassa qui a lieu chaque année le week-end après la fête de l’Assomption. Puis, il visitera nos dix diocèses pour nous évangéliser, avant de retourner à Rome, où depuis le 23 novembre 2014 il est Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements.

    Robert SARAH est originaire d’Ourous, en Guinée, fils unique d’un couple animiste pauvre, admirable, devenu de fervents chrétiens. Il sera nommé Archevêque de Conakry à 33 ans sous le Président dictateur Sékou TOURE. En 2001, le Pape Jean-Paul II l’appelle à Rome pour travailler à la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, puis il deviendra Président du Conseil Pontifical Cor Unum. Enfin il sera créé cardinal en 2010 par le Pape Benoît XVI.

    Pour le connaître, je vous recommande vivement son livre Dieu ou rien, Entretien sur la foi, Fayard, 2015. Il y répond tour à tour aux questions de notre siècle : la formation des prêtres, les divorcés et remariés, le gender, l’homosexualité, la pédophilie. Vous y lirez de belles pages sur le dévouement des missionnaires spiritains, sur la prière, le silence, la contemplation, la liturgie etc. Il fait le point sur la figure de plusieurs Papes. Jean-Paul II et Benoît XVI l’ont particulièrement façonné.

    Toutes ces questions de notre époque sont abordées avec rigueur, lucidité, clarté et foi.  Ses réponses au journaliste Nicolas DIAT, comme un phare lumineux en pleine nuit, nous secouent, nous instruisent et nous rassurent. Un diagnostic profond, juste, sévère mais toujours équilibré est fait sur l’Occident où l’éclipse de Dieu n’empêche pas l’éclosion des saints. L’Afrique n’est pas épargnée dans ses critiques. Ce qui nous intéressera dans ce numéro, c’est sa biographie.  Donnons-lui la parole pour qu’il se présente lui-même et nous livre son passé. On le découvrira mieux à travers ses propos.

    "Il est difficile de saisir ce que je suis devenu aujourd’hui au regard de mes origines modestes. Quand je pense au milieu animiste, profondément attaché à ses coutumes, d’où le Seigneur m’a tiré pour faire de moi un chrétien, un prêtre, un évêque, un cardinal et l’un des proches collaborateurs du Pape, je suis envahi par une grande émotion… Je suis né le 15 juin 1945 à Ourous, un des plus petits villages de la Guinée. Ma terre est distante d’environ 500km de Conakry. J’ai grandi dans ce lieu coupé du monde… En ce temps là, les Pères Spiritains, étaient venus dans notre région car l’islam y demeurait peu présent… Aujourd’hui mon village est presque entièrement  chrétien et compte près de 1000 habitants. La mission fut fondée en 1912. Mon père animiste a vu la construction de la mission et de l’église… Mon père Alexandre a été baptisé et marié le même jour, le 13 avril 1947, deux ans après ma naissance".  

    Après mille et une difficultés pour étudier au petit Séminaire en Côte d’Ivoire, le voilà en France pour le grand Séminaire de Nancy. C’était en septembre 1964. "Lorsque je suis arrivé à Nancy, les premiers signes de contestations de mai 1968 se dessinaient à l’horizon… L’habit ecclésiastique n’était plus forcément respecté – le col romain remplacé par un pull-over à col roulé – et  c’est finalement l’identité sacerdotale qui perdait sa visibilité en disparaissant dans l’anonymat ; la soutane se transformait peu à peu en habit liturgique dont on se débarrassait aussitôt les célébrations terminées…"
 
    En 1967, tous les missionnaires sont expulsés de Guinée qui était en pleine révolution.
 La coupure avec sa famille restée en Afrique devint plus tragique. "Les seules possibilités d’avoir des nouvelles étaient les visites de Monseigneur Tchidimbo  à Nancy… Mes parents habitaient à 500 km de la capitale de la Guinée, il n’a jamais pu me remettre une seule lettre d’eux. Sans aucune communication avec les miens (pendant trois ans) je trouvais le temps long. Les relations entre la Guinée et la France devenaient si compliquées, en particulier les rapports entre Sékou TOURE et le Général Gaulle, que j’ai été obligé de quitter Nancy".

    Le voilà au Grand Séminaire de Sebikhotane, non loin de Dakar pour les dernières années du Séminaire. Il fut ordonné prêtre le 20 juillet 1969 à Conakry. Après son ordination presbytérale, son Archevêque Monseigneur Tchidimbo l’envoie à Rome pour des études bibliques au Biblicum. Comme jeune prêtre, il prend très au sérieux le saint sacrifice de la messe.  "Le matin, je choisissais de me lever tôt afin de pouvoir célébrer sans précipitation. J’avais conscience que la messe était le moment le plus important de ma journée… Nous ne devons jamais oublier d’unir la liturgie à l’événement tragique de la mort de Jésus sur la Croix. Dans la messe, le prêtre est face à face avec Dieu. La messe est ce que nous avons à vivre de plus important, et l’office du bréviaire nous y prépare". En 1971 il part pour Jérusalem où il restera une année complète. "En Terre Sainte, dit-il, le souvenir de Jésus est ineffaçable".

    Après ses années d’études, il est nommé Curé de Boké en Guinée : "Je marchais de longues heures toujours accompagné de deux ou trois catéchistes, avec une valise chapelle sur la tête, sous un soleil de plomb ; parfois, je croisais un camion de marchandises qui acceptait de faciliter mon voyage… Ma nourriture était très frugale car je devais presque exclusivement compter sur l’aide des paroissiens, qui eux-mêmes manquaient de tout".

    En 1976, l’Abbé Robert SARAH est nommé professeur, puis directeur du petit séminaire Jean XXIII de Conakry. Les séminaristes y étaient nombreux. En 1978, le Pape Paul VI lui demande de devenir Archevêque de Conakry. En effet son Archevêque Monseigneur Tchidimbo était en prison depuis des années. "J’ai d’abord protesté en refusant cette nomination… Mon expérience pastorale demeurait vraiment insuffisante, et surtout je n’avais pas encore atteint mes 33 ans"… Revenu de ces dures moments d’épreuve, il accepte la charge et choisit comme devise épiscopale : "Ma grâce te suffit". Mais il fallait garder le secret de cette nomination pendant au moins un an. "Pendant un an et quatre mois, j’étais seul, avec Monseigneur Barry, à porter le poids du secret pontifical et la terrible angoisse qu’il suscitait en moi. Je ne pouvais en parler à personne, pas même à mes parents. En effet Sékou TOURE s’y opposait. Puis, comme par miracle, Monseigneur Tchidimbo fut libéré et expulsé (de Guinée) le 7 août 1979". La publication de sa nomination se fera le 23 août 1979. Le Président Sékou TOURE semblait acquis enfin à la cause du choix de Rome. Ce n’était qu’une ruse stratégique. Mais le Prélat n’était pas dupe.

    "Pour moi c’était une mer calme avant la tempête. L’intégralité de mes propos était rapportée au cabinet de Sékou TOURE… La révolution du Parti Etat détruisait littéralement tous les piliers du pays. En particulier, l’école était dans une situation de chaos ; seule comptait la diffusion de la propagande officielle, inspirée du marxisme léninisme soviétique. Le seul fait d’émettre une simple critique sur la misère du peuple pouvait conduire à un emprisonnement au camp Boiro, où les militaires pratiquaient des tortures indescriptibles dont je préfère ne pas parler.

    "La terreur régnait jusque dans les familles. Je devais parler, même si mon existence était en jeu. J’appelais le régime à accorder une plus grande liberté aux Guinéens. Je n’avais pas peur ; si je devais être arrêté, la raison en serait digne. Mon combat était plus important que ma propre survie". Evidemment le Président Sékou TOURE tenta d’éliminer Monseigneur SARAH. Et voilà l’histoire. "En décembre 1983, un tremblement de terre frappa la Guinée ; les dégâts furent très importants. Les responsables de l’aide internationale pour affronter cette catastrophe naturelle étaient accueillis par le commandant Siaka Touré, responsable du camp Boiro. Alors qu’il était à l’aéroport de Conakry où il attendait l’arrivée d’un avion, il glissa et, en tombant, se cassa la jambe… Il fut immédiatement évacué au Maroc. Selon les plans de Sékou Touré, cet homme devait
 m’arrêter quelques semaines plus tard… Mais quelques jours plus tard, Sékou Touré subit une attaque cérébrale. L’Arabie saoudite dépêcha aussitôt un avion-hôpital. Sékou Touré fut évacué au Maroc, puis aux Etats-Unis. Ainsi le président, qui avait planifié de m’arrêter, et Siaka Touré, qui devait exécuter ce plan, furent mis tous les deux hors d’état de nuire ! Malgré les soins intensifs qu’il a reçus, le dictateur est mort le 26 mars 1984 à Cleveland, aux Etats-Unis, d’une opération de chirurgie cardiaque.  Ce dernier avait projeté mon arrestation secrète et mon assassinat pour le mois d’avril. Dieu a été plus rapide que Sékou Touré ! Le Seigneur voulait que je reste encore un peu sur cette terre". Béni soit Dieu maintenant et toujours !

    De toutes les initiatives de Monseigneur SARAH à Conakry, retenons seulement la création d’un lieu de pèlerinage. "En Guinée, j’ai voulu instaurer un pèlerinage pénitentiel à Notre-Dame-de-Guinée, à Boffa. Certains fidèles pouvaient marcher plusieurs centaines de kilomètres pour atteindre le sanctuaire. Les catholiques les plus éloignés font plus de quatre cents kilomètres à pied, notamment ceux qui viennent de mon village d’Ourous. Les premières années, les populations qui nous voyaient marcher se demandaient si nous étions des fugitifs, victimes d’une épidémie ou d’une guerre… Aujourd’hui, l’accueil de tous, chrétiens et musulmans, est formidable. Loin de ma terre, je n’oublie pas non plus le sanctuaire de Kibeho au Rwanda, ou encore les pèlerinages liés aux martyrs de l’Ouganda". Espérons qu’il se souvienne aussi du pèlerinage de Dassa après sa visite.

    Ecoutons-le maintenant parler du cardinal Gantin qui a fait de lui son hériter spirituel. "Avant de quitter Rome pour retrouver son Bénin natal, le cardinal Gantin a dit qu’il était comme un bananier. Quand cet arbre a donné ses fruits, les hommes le coupent. Mais il y a toujours un rejeton qui pointe ; en fait, il pensait que j’étais cette nouvelle pousse… Le cardinal a constitué un exemple merveilleux. Il m’a transmis la grandeur et la noblesse de ses sentiments pour notre continent, et je ne peux oublier combien il avait compris la profondeur de l’authenticité africaine pour l’invisible. Bernardin GANTIN disait souvent : Dieu ne me demande pas le succès, mais l’amour. Or, le véritable amour passe non pas d’abord par la parole, mais par le cœur. Tout le reste est secondaire et périssable. Dieu seul est essentiel et éternel. Et l’amour nous donne de lui ressembler un peu".

    Il met en garde ceux qui prônent un dialogue interreligieux édulcoré sans le souci d’évangéliser. "Au nom de la vérité, nous devons proclamer et annoncer Jésus Christ, unique Sauveur du monde, à toutes les nations. Cette annonce n’est nullement un obstacle au dialogue entre les différentes religions. Au contraire, elle doit la renforcer. Jean-Paul II, puis Benoît XVI et aujourd’hui François ne font que réaffirmer la foi de l’Eglise. La mission est le diamant brut de l’Epouse du Christ. Le Fils de Dieu est le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne peut aller à Dieu sans passer par lui. Jésus est l’unique porte du Ciel : il n’y a ni intolérance ni fondamentalisme religieux dans cette proclamation amoureuse".

    Dieu ou rien est un livre énergique, étincelant, tonique et convaincant. Il dévoile le cœur grand et humble, joyeux et souffrant d’un Cardinal d’Afrique, à la fois leader, pasteur et mystique. Ce livre, plein comme un œuf, mérite d’être étudié dans toutes nos structures de formation. Et comme il coûte un peu trop cher pour notre pouvoir d’achat (14.000francs environ), peut-être qu’une imprimerie au Bénin pourrait nous aider à réduire le coût. En tout cas, une large diffusion de ce livre s’impose. Dieu ou rien nous rendra de grands services.

  +Pascal N’KOUE
   Omnium servus



Nouvelles de famille
- Bénissons le Seigneur pour la nouvelle Communauté des Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée du Panama. Elles ouvrent une maison de formation à Parakou. Les "Fils de Dieu" ont généreusement mis leur maison à leur disposition. Bel exemple de solidarité dans l’Eglise.

- Le thème du pèlerinage de Dassa est : "Marie, éducatrice et protectrice des âmes consacrées". Le Cardinal Robert SARAH en assurera la présidence.

- Bienvenues à Asuncion, mère de mademoiselle  OIHANA, Coopérante Missionnaire laïque qui nous vient du Pays Basque, et à sa petite sœur qui s’appelle Itsasne.

- Bienvenue au Révérend Père Grégoire AGBALENOU, svd, qui sera vicaire à la paroisse Sainte Trinité de Guêma.

- Merci au Révérend Père Peter ACCORLY, Supérieur Provincial des svd, venu du Togo nous visiter le mois dernier. De même, nous remercions le Frère Melchior, Professeur Albert TEVOEDJRE, ex Médiateur de la République pour son passage. De lui on peut dire : "vieillissant, il fructifie encore".

- La dernière encyclique du Pape François :"Laudato si" mérite d’être lue et prise en considération. La terre, notre maison commune, est comme une sœur avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, qui nous accueille à bras ouverts et nous nourrit. Malheureusement cette terre est polluée, maltraitée, agressée ; elle pleure et gémit… Cette encyclique justifie notre projet de développement intégral de Ténonrou.

- Parakou devient un carrefour pour les jeunes. Le Père John, sma, arrive avec des jeunes de Nantes. Ceux  d’Angers sont arrivés le mois dernier. Merci au Père Bruno LECOIN, Supérieur Provincial des osfs, qui arrive aussi avec beaucoup de jeunes d’Annecy, pour participer aux ordinations presbytérales. Qu’ils soient tous les bienvenus !

- L’Abbé Serge DANNON a été bien accueilli à Rome. Il a commencé les cours d’italien. Et il s’en sort déjà vaillamment. Prions pour lui.

- L’Abbé René VIEYRA, l’économe diocésain, est de retour d’Italie. Merci à l’AFR de Vittorio Veneto qui a organisé cette tournée marathon pour lui.

- Les vocations tardives à la vie sacerdotale augmentent. En octobre prochain une maison de formation prépropédeutique s’ouvrira provisoirement à la maison saint Dominique pour la remise à niveau des candidats avant leur intégration à "Providentia Dei". Prions pour cette nouvelle initiative.

N.B : Du 7 septembre au 3 octobre, les bureaux de la Curie seront fermés pour des raisons de vacances.



Quelques dates

1 août : Fête nationale. Prions pour toute la Nation et spécialement pour nos gouvernants.

2 août : Messe à l’église saint Joseph d’Alaga à 9h.

8 août : Ordinations presbytérales de Luc AMETODOU et de Oscar TAWEMA, osfs, et  ordination diaconale de Norbert TOSSOU. L’envoi en mission de l’Abbé Ursule AGBANGLA  à Nantes aura lieu à la même occasion.

9 août : Messe dominicale à BA-MORA

11 août : Messe chez les Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée.

15 août : Assomption de la Vierge Marie. Fête d’obligation. Messe au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa à 9h.

21 – 23 août : Pèlerinage marial à Dassa. Un rendez-vous à ne pas rater.  La Vierge, Mère de Dieu et notre mère,  nous y attend.

24 – 27 août : Visite du Cardinal Robert SARAH à Parakou, N’Dali, Kandi, Natitingou et Djougou.

28 – 29  août : A Cotonou pour faire des papiers en vue de l’obtention du visa Schengen.

30 août : Voyage de retour à Parakou.


ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin