Un couple marié, c’est divin ! Je précise qu’il s’agit d’un homme et d’une femme qui se donnent l’un à l’autre pour toute la vie. Pourquoi se crisper tant sur les échecs, sur les divorcés et remariés ? Pourquoi se raidir tant sur les dérapages, pourquoi ne voir d’abord que les abus sexuels ? Pourquoi se déprimer tout le temps face aux caricatures de l’amour conjugal ? C’est vrai qu’un virus puissant a pénétré le logiciel de l’amour, mais l’antivirus existe. Puisqu’il y a des couples qui sont heureux. Et j’en connais. Allons, allons, faisons  l’éloge de l’amour. Et tout d’abord rappelons que Dieu est Amour et que l’amour vient de Dieu, voilà l’antivirus. L’homme et la femme créés à l’image du Dieu-Amour et  devenant une seule chair dans l’amour du mariage, ce n’est pas banal. Chaque couple est unique au monde. Abraham et Sarah, Booz et Ruth, Elqana et Anne, Prisca et Aquillas, la Bible nous les présente comme des couples heureux. Et que dire de Joseph et de Marie ? Plus près de notre ère, il y a Louis et Zélie MARTIN, parents de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. On rencontre encore beaucoup de couples, heureux de vivre ensemble. Ils ont fait le bon choix. Et puis, il y a la maintenance qu’il ne faut pas négliger. Quand on aime vraiment on ne se fatigue pas et on ne fatigue pas l’autre. Et si Dieu donne des enfants, on les accueille volontiers, et on les éduque merveilleusement.
    On dit souvent : "la santé avant tout". Non ! C’est l’amour avant tout. Quand on se sait aimé, on se porte mieux, on reverdit et on affronte mieux sa maladie. Mais quand on est détesté de tous quoique bien portant, on vit tristement... L’amour conjugal est une force qui passe avant la TV, avant la réussite commerciale, avant les affaires, avant l’ordinateur, avant le portable, avant les réunions entre amis. Une femme se plaignait : "Si mon mari me donnait la moitié du temps qu’il prend pour regarder la TV, notre couple serait le plus heureux au monde". Hommes scotchés à la TV et au portable, descotchez-vous !
    L’amour naît souvent d’une rencontre. Il entre par le regard. Quatre yeux s’admirent. Deux cœurs frémissent et s’attirent. Les amoureux se font des signes, des gestes. Et puis l’un se décide à s’extérioriser, à tendre l’hameçon. L’autre mord. Ils s’unissent devant Dieu et les hommes. "Dieu vit que cela était beau". Evidemment au point de départ, il y a l’attirance. La beauté n’est pas neutre en amour. "Que tu es belle, ô mon amour ; tes yeux, ma toute belle, sont des colombes "(Ct 1,15). Les yeux des colombes sont des yeux séduisants et même séducteurs.
    On ne peut pas exclure de l’amour la séduction. Que l’épouse reste toujours séduisante, simple et naturelle d’abord pour elle-même, puis pour son mari. Mais cela n’exclut pas qu’elle soit spirituelle, qu’elle ait de la retenue et une certaine dignité qui montre la qualité de son éducation. Et là où la séduction a disparu, il faut vite la remettre de peur de se voir "zappé" par son conjoint. Pourquoi ? Parce que l’homme désire souvent une femme jolie, souriante, pudique et naturellement sensuelle. L’auteur des Proverbes dit : "Vaine est la beauté d’une femme". Je ne suis pas sûr que beaucoup d’hommes partagent ce point de vue. Personne n’est indifférent au physique d’une femme coquette, propre, mignonne, élégante, bien habillée, joviale et discrète à la fois. La femme mariée sera belle de la beauté qui convient à son mari. Pleine de charme, elle réjouit le cœur de son homme comme du bon vin, dit le poète P. Claudel : "C’est une chose plus enivrante que le vin d’être une belle femme". Et La Bruyère de renchérir : "Un beau visage (de femme) est le plus beau des spectacles". Et si en plus, elle est douce et accueillante, elle devient un trésor sans prix. Je signale toutefois que la beauté de la femme, quoique paradis des yeux, peut devenir purgatoire du porte-monnaie et même enfer des âmes fragiles. Car un beau corps peut cacher un mauvais cœur… C’est d’ailleurs pour cela que les hommes n’aiment pas longtemps les femmes envahissantes. Ils ont besoin de temps en temps de leur tranquillité. Monsieur ne supporte pas que madame lui parle comme on le ferait à un petit enfant : "Fais-moi ceci, va au lit, ne fais pas cela ; ne roule pas vite, range bien tes affaires, accroche ton pantalon ici"… Le rappel continu des interdits agace l’homme. Il se sent traité en mineur. Or, il a besoin qu’on le valorise comme le capitaine du bateau, le pilote d’avion, le chef de famille. Et pourquoi pas ? Accordez-le-lui. Mais à vrai dire, plus la femme est tendre et pleine d’attentions,  plus  elle règne et commande dans le foyer…
    La femme n’est pas si indifférente qu’on le croie au soin physique, à l’élégance, à la prestance et à l’allure de l’homme. Elle voudrait que son homme soit une force tranquille, un colosse sécurisant, enclin à la justice, un cœur d’écoute lent à la colère et plein de galanterie. S’il est bon et généreux, c’est encore mieux pour l’art culinaire, l’éducation des enfants, la parure et les décorations.
    Comme vous le savez bien, les psychologies sont différentes. Les hommes aiment souvent raconter leur vaine gloire, leurs succès, leurs performances réelles ou imaginaires. Les femmes préfèrent qu’on les apprécie sur leur tenue vestimentaire, leurs mets, le rangement des meubles etc. Elles veulent que monsieur soit souvent à côté d’elles, qu’il les admire, qu’il passe moins d’heures sur l’internet, qu’il voyage moins et surtout qu’il rentre vite les soirs. Hum !
    Quand l’homme se familiarisera au mode de pensée de sa femme, la paix régnera dans les foyers. Quand la femme comprendra que son époux aime se retrouver de temps en temps seul ou avec des copains, il y aura moins de scènes de jalousie et d’esprit de possession… Quand les questions économiques seront traitées dans la transparence et le souci du bien commun, il y aura plus de confiance.
    Le mariage est comme un voyage avec ses imprévus, ses turbulences, ses orages, ses éclaircies, ses grondements de tonnerre, ses jours de pluie, ses moments de sécheresse. C’est ensemble avec Dieu qu’on est fort. En effet, le mariage sacrement ne repose pas sur deux êtres mais sur trois : le couple avec Dieu. Le jour du mariage, Dieu garantit la pérennité du lien. Le service après vente, il sait faire. Il suffit de l’appeler au secours dans la prière. Un couple qui ne prie pas se décompose très vite. Si l’amour n’est pas renouvelé constamment par l’Esprit de Dieu on s’ennuie. Et le couple fait naufrage.
    Le mariage c’est beau ! C’est une irradiation de Dieu. Il inclut la fidélité et donc la sincérité. L’amour ne s’épanouit que dans la vérité. Les tricheries l’empoisonnent. Plus le couple s’aime, plus il monte ensemble vers Dieu. Quelle belle ascension à travers joies, épreuves et sacrifices. Eh oui, l’amour c’est le meilleur remède contre l’individualisme, contre la tristesse, la misère, la solitude, l’isolement, le stress, l’angoisse et l’anxiété. Aimer c’est vouloir du bien à l’autre pour lui-même, avec la volonté de l’épanouir et de le rendre heureux. Cet amour rajeunit celui qui le donne et guérit l’autre de toute maladie et de toute blessure. Quelle belle thérapie !
    Il faut surtout éviter de vouloir changer l’autre coûte que coûte, mais plutôt chercher à l’aimer tel qu’il est. C’est cela aimer l’autre pour lui-même. Et si les conjoints sont de religions différentes, qu’ils s’engagent à respecter celle de l’autre. Un "œcuménisme familial" est toujours possible. Il suffit d’insister sur ce qui unit, puisque aimer c’est vouloir être "mangé" par l’autre, c’est chercher à rassasier l’autre, à le combler de ses gentillesses, en étant proche de lui, à son écoute, mais en évitant de devenir encombrant. Car l’amour autocollant ou fusionnel nuit à l’amour. Aimer l’autre pour qu’il résolve vos problèmes d’argent ou de santé c’est gauchir l’amour. S’engager avec l’autre pour qu’il soit tout le temps à vos pieds comme un petit chiot, c’est infernal. Aimer l’autre surtout pour le lit conjugal ce n’est pas loin de l’animalité. C’est aimer comme le chat aime la souris. Vous connaissez la publicité sur notre bière. "J’aime le Bénin, je bois la béninoise". Bravo ! Cet amour est un plaisir fugace qu’on se donne. Il faut aimer comme Dieu, en donnant et en se donnant soi-même jusqu’à la croix, en multipliant les paroles de tendresse, les gestes d’attention, de pardon, en rentrant "ses griffes", en offrant ce qu’on a de mieux, et bien sûr en priant ensemble, ne serait-ce que le chapelet. "L’amour enveloppé de prière fait des miracles" disait Goethe. La prière n’est pas le dernier recours mais le premier devoir du chrétien. Elle est l’arme qui ne coûte rien en argent, mais elle est plus puissante qu’une bombe atomique.
    Le mariage c’est beau, c’est chouette ! Le premier miracle de Jésus c’était au cours d’un mariage. L’eau changée en vin à Cana en Galilée pour sauver un couple. Curieux, n’est-ce pas ? Avant même d’en parler comme d’un sacrement, il faut reconnaître que c’est un patrimoine de l’humanité. Sans couple pas de famille. La famille est le lieu privilégié où l’homme apprend à donner et à recevoir de l’amour. C’est la sécurité des enfants, le pilier de la société, l’intermédiaire entre l’individu et la société.
     L’amour que Dieu a pour chacun de nous est fort comme la mort (Ct 8,6). C’est cet amour de qualité que je souhaite à tous les couples. C’est un amour sans calcul, un amour soucieux de rendre l’autre heureux, un amour-fou, un amour-feu, un amour patient jusqu’au bout. Et donc un amour où l’idée de divorcer est absente. C’est cela l’amour-sacrement : "Toi seul et pour toujours". C’est l’amour qui brûle toutes les passions négatives en nous. C’est grand ! C’est immense ! Ce n’est donc pas une chaine au cou. C’est tout simplement divin… Mais le combat spirituel ne peut être négligé.
     Un couple qui va à la messe ensemble, au sacrement de pénitence ensemble, à la retraite spirituelle ensemble et qui s’engage gratuitement pour une œuvre de miséricorde, Satan n’arrive pas à le déstabiliser. Le pire des poisons en couple, c’est le monologue et l’égocentrisme. Quand on commence à ne plus s’intéresser à son conjoint c’est grave. Votre conjoint est comme votre moitié. Il est à vous. Vous êtes à lui. Ses problèmes sont vos problèmes. Un proverbe africain dit : "Quand ton doigt te fait mal, ton œil n’a pas de sommeil". Et si c’est ta moitié ?... Chaque conjoint a intérêt à ce que le cœur de l’autre soit en bonne santé. Le meilleur "cardiologue" de l’époux c’est son épouse et vice versa.
    Alors, quel est le secret pour tenir longtemps ? Les Saintes Ecritures nous le disent : "Vivez dans l’action de grâce". "Que le soleil ne se couche pas sur votre colère". "Soyez toujours dans la joie du Seigneur et priez sans cesse" (Ph4,4-6). Et pour terminer, je recommande vivement Amoris laetitia,  la récente exhortation apostolique post-synodale du Pape François. Le mariage, c’est beau, c’est chouette ! Vive la joie de l’amour ! Mariez-vous. Soyez féconds. Multipliez-vous et remplissez la terre (cf. Gn 2,28). Que Dieu bénisse tous les couples et  toutes les familles de la terre. Amen !

  +Pascal N’KOUE
    Omnium servus

 


Nouvelles de famille
- "Récitez le chapelet tous les jours", a demandé avec insistance la Vierge Marie à Fatima le 13 mai 1917. Allumons et rallumons notre dévotion mariale en ce mois dit de Marie. Musulmanes et protestants prient régulièrement le chapelet. Témoignage sûr. Ils peuvent nous devancer dans le Royaume des cieux.

- Mlle Oihana, précédemment au Centre Notre-Dame de refuge de Komiguéa a bien accompli sa mission. Elle est retournée au pays Basque. Nous lui disons un grand merci pour tous les services.

- Nous félicitons la DDEC et tous les partenaires qui soutiennent nos écoles catholiques. Notre avenir est dans ces sacrifices pour nos enfants.

- Nous remercions l’Association des Familles Rurales de Vittorio Veneto dont certains membres nous ont visités le mois dernier, conduits par Alessandro TOFFOLI.

- Organisons de grandes processions dans nos paroisses à l’occasion de la fête du Saint Sacrement. Que Jésus bénisse notre diocèse, notre pays et le monde entier.

- Nous remercions Mary LANGLOIS et les membres "Pro life" venus tenir des conférences sur l’avortement. Ce fut une très bonne nourriture spirituelle.

- Je recommande vivement aux chorales notre opuscule "Le ciel sur la terre". Petits conseils pour les liturgies chantées. Il est en vente à la Librairie saint Paul.

N.B : 1er juin : Conseil diocésain pour les affaires économiques à 9h30, à l’Archevêché.

        - 3 juin : Fête du Sacré-Cœur. Jubilé des prêtres au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Rendez-  vous à 9h.
Quelques Dates
1er mai    : Fête du travail. Bonne fête à tous et spécialement à ceux qui se dévouent pour les    orphelins, les rejetés, les prisonniers etc. Grande vente de charité à la Cathédrale.

4-7 mai    : Célébration des 25 ans de l’école primaire "Les Hibiscus". La messe de clôture aura   lieu le 7 mai, à 9h dans la cour de l’école.

5 mai        : Fête de l’ascension, fête d’obligation. Tout le monde à la messe. Jubilé des   Séminaristes au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa. Venez entourer vos                   séminaristes. Messe à 11h30.

8 mai        : Confirmations à Titirou à 9h. Quête impérée pour les Séminaires du Bénin.

11 mai    : Visite du Centre de Santé de Kassouala.

13 mai    : Fête de Notre-Dame de Fatima. Messe au Moyen Séminaire à 11h.

15 mai    : Fête de la Pentecôte. Confirmations à la Cathédrale à 9h30.
         Quête impérée pour le Denier de saint Pierre.

16 mai    : Lundi de Pentecôte. Pique-nique à Songhaï avec les consacré(e)s. Messe à 9h30 sur le site.   Les bureaux de la Curie diocésaine seront fermés.

18 mai    : Conseil presbytéral à 9h30, à l’Archevêché.

19 mai    : Au Grand Séminaire "Providentia Dei".

22 mai    : Confirmations à la paroisse saints Pierre et Paul d’Alafiarou, à 9h30.            .

23-26 mai    : Conférence Episcopale à Ouidah (Grand Séminaire saint Gall).

29 mai    : Fête-Dieu. Confirmations à Albarika, à 9h. Procession avec le Saint-Sacrement dans les      rues. Bonne fête à toutes les mères biologiques et spirituelles.
ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org


      … A la messe chrismale, l’Evêque se voit entouré de tout le peuple de Dieu, spécialement de son presbytérium (collaborateurs, co-responsables, ses premiers amis). Les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales puis ensemble on bénit les saintes huiles…

    Des échos très positifs des 24h avec le Seigneur continuent de me parvenir... La prière pour les vocations est lancée dans toutes les paroisses. Si elle est accompagnée de notre témoignage de disciples joyeux, simples et charitables, notre diocèse deviendra bientôt un grenier débordant de saintes vocations sacerdotales et religieuses. C’est bien ce que nous demandons au Seigneur : "Que l’Eglise qui est ici ne manque jamais de saints foyers chrétiens, de saintes âmes consacrées et de saints prêtres".

    Remercions les consacrés qui ont essayé de nous réveiller en organisant au niveau national un marathon cruciforme, horizontal et vertical. Le prochain rendez-vous pour la vie consacrée est pris pour le 4 février 2017. Ce sera à Ténonrou, le Bénin profond.

    Bénissons le Seigneur pour ce beau diocèse de Parakou qu’il nous a confié. L’Esprit Saint, par ses sept dons, nous remplit d’espérance. Les catéchumènes et les baptisés augmentent. Les communautés grossissent et nous forcent à élargir les murs de nos églises. Les villages bariba qui semblaient endormis nous étonnent dans leur dynamisme à suivre le Christ. Beaucoup de couples (homme-femme) demandent le sacrement de mariage.

    Bénissons le Seigneur pour l’IRF (Institut Religieux de Formation) qui a ouvert de nouveau ses portes en octobre dernier. Que les Supérieurs Majeurs soient vivement remerciés pour cette décision courageuse et pleine d’avenir.

    Bénissons le Seigneur pour l’hôpital diocésain de Boko qui a célébré ses cinquante ans d’existence au mois de mars. Bénissons le Seigneur qui a écouté nos cris et a stoppé net la dangereuse fièvre de Lassa.

    Bénissons le Seigneur pour le Séminaire pré-propédeutique qui a vu le jour dans les locaux de la Maison saint Dominique en octobre 2015. Les vocations d’adultes à la vie sacerdotale augmentent. Un bon nombre d’enfants désirent rentrer au Petit Séminaire. Ceux des périphéries répondent enfin à l’appel de Dieu. On est tenté de dire comme le psalmiste : "Tout exulte et chante" à Parakou.

    Bénissons aussi le Seigneur pour le nouveau Président de la République. Prions pour lui. Qu’il ait la crainte de Dieu et un cœur compatissant qui se tourne vers les couches les plus défavorisées. Prions aussi pour que le peuple Béninois s’engage à travailler. Car c’est le travail méthodique, constant et persévérant qui assure l’indépendance politique et économique et non l’indolence et les grèves sauvages.

    Pendant la campagne présidentielle, on a beaucoup entendu parler de programme de gouvernement, de projets de société des candidats à la Présidence. Que veulent-ils faire de nous et du Bénin ?     Dans la liturgie de la messe chrismale, le Messie de Dieu nous dévoile son projet de société, son discours programme et d’orientation pour l’humanité. Et d’abord, il nous dit l’assurance sécurisante du soutien divin. Ecoutons attentivement.
    "L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction". Pourquoi faire ?
- Pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
- Pour guérir ceux qui ont le cœur brisé.
- Pour annoncer aux prisonniers la délivrance.
- Pour annoncer aux captifs la liberté.
- Pour annoncer aux aveugles qu’ils verront la lumière.
- Pour annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur… Is 61, 1-9.
    Ce programme de Dieu pour l’humanité date de l’Ancien Testament. Jésus, le Serviteur de Dieu par excellence, l’a repris textuellement à son compte. C’est le programme inépuisable de l’Eglise, le programme de tout prêtre, de tout Evêque, et on pourrait même dire de tout chrétien qui se laisse posséder par l’Esprit du Seigneur. Ce programme passe avant les revendications de salaires, les routes à faire, l’énergie à donner dans les villages etc. Il demande qu’on soit branché nécessairement sur le Seigneur si on veut réussir  notre mission. En effet, l’efficacité de tout apostolat dépend de notre soumission à la volonté de Dieu. Une fois qu’on est connecté sur l’Esprit Saint, on peut porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.

    Dans son encyclique "Acerbo nimis", le Pape Pie X rappelle que le premier et principal devoir des pasteurs est d’instruire les peuples. Or pour instruire, il faut savoir, et pour savoir, il faut lire, étudier, méditer les Saintes Ecritures, les bons livres, la vie des saints, Les Pères de l’Eglise…

    "Allez ! Enseignez toutes les nations", tous les peuples, dit Jésus. Ne nous faisons pas d’illusion. Beaucoup ne connaissent pas encore la Bonne Nouvelle du Christ dans notre diocèse. Il nous revient d’avoir ce souci permanemment dans notre pastorale. Mais cela n’exige pas que nous devenions des savants dans le sens strict du mot, ni même que nous nous spécialisons dans une branche des sciences sacrées. L’essentiel de notre ministère paroissial ce sont les âmes à sauver.    Exposer, expliquer, défendre la doctrine chrétienne, montrer que Dieu nous aime, que Jésus est l’unique Sauveur, que ses paroles ne passeront pas. Voilà quelle doit être notre préoccupation…

    Les livres ne manquent pas, les revues et journaux non plus. Les documents surabondent. Il suffit d’aller à la librairie diocésaine saint Paul. Nous aurons plutôt l’embarras de choix. Il y a même l’internet. Se cultiver dans les sciences sacrées c’est obligatoire. Il faut entretenir notre intelligence. Voyez le médecin, l’avocat, le professeur, ils ne peuvent pas être performants s’ils s’arrêtent à la science acquise sur les bancs de l’école. S’ils ne se cultivent pas, s’ils ne se forment plus, s’ils ne nourrissent plus leur esprit, s’ils ne se tiennent plus au courant, s’ils ne se documentent plus, leur autorité professionnelle, au lieu de grandir, diminuera. Il en est de même pour nous les prêtres. Sans ce renouvellement perpétuel, on devient médiocre. On ennuie les fidèles qui finissent par aller boire les eaux sales des doctrines douteuses.

    Le travail intellectuel et l’apostolat ne s’opposent pas. Le peuple de Dieu veut bien sûr nous voir en train de prier au chevet des malades, ils veulent nous trouver au confessionnal, ils veulent que nous accompagnions les enfants et les jeunes au catéchisme etc. Mais quand nous rentrons dans nos presbytères, travaillons à meubler notre esprit par la prière et la lecture.

    Un prêtre souffrant de l’anémie intellectuelle ne tardera pas à être vulgaire et même grossier dans ses propos, ses homélies, ses enseignements. Ce prêtre ne tardera pas à voir les sorciers partout, même dans les hiboux, les chats noirs, etc. où à ne voir le démon nulle part ; c’est d’ailleurs la même chose, tout simplement parce que l’esprit de discernement lui manque. Ce prêtre-là ne peut pas être lumière du monde parce que beaucoup de choses floues l’habitent. Il va de soi que d’honnêtes distractions sont normales, comme l’étaient au séminaire les récréations, les sorties en ville ou en campagne certains jours de l’année et bien sûr le repos réparateur. Mais de grâce, il faut que le prêtre entretienne son esprit régulièrement. Notre esprit humain est comme un feu qu’il faut attiser. C’est nécessaire de lire un livre sérieux même si c’est difficile de trouver du temps. C’est comme absorber une médecine amère ou une tisane amère pour la santé. C’est difficile mais c’est nécessaire.

    Après la culture personnelle ou la formation continue, je voudrais vous parler du saint sacrifice de la messe. C’est l’action fondamentale de notre vie. N’en faisons pas un rite banal. La messe est un drame, celui de l’amour de Dieu pour notre salut : "Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout". Car "il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime".
    A l’origine du sacrifice du Christ il y a la décision de donner sa vie : "Ma vie, personne ne la prend c’est moi qui la donne". Le sacrifice de la croix est un don dans le sang, un sacrifice sanglant ; mais à la messe nous ne l’offrons plus de manière sanglante. Alors, comme nos yeux ne voient ni la chair humaine ni le sang humain, notre foi personnelle en ce grand mystère peut venir à manquer. Or les fidèles qui viennent à la messe, avec une vraie piété, tiennent à ce que la piété extérieure du prêtre corresponde au moins à leur piété, sinon que celle du prêtre soit supérieure…

    Bien célébrer la messe, qu’est-ce que cela veut dire ? C’est célébrer sans rapidité, sans gestes désordonnés, sans cris dans le micro, mais plutôt célébrer avec la conviction que nous sommes en présence d’un mystère. Tout cela suppose beaucoup d’attention et de foi à ce qu’on vit. Il paraît que du temps de saint Alphonse de Liguori, et dans son propre pays, certains prêtres disaient la messe si rapidement que les fidèles se plaignaient tout haut en disant : "Ces prêtres-là nous feront perdre la foi avec leur manière de célébrer". En effet, leur manière désinvolte de se tenir à l’autel, leur hâte de vite finir la messe, donnaient l’impression qu’ils considéraient le saint sacrifice comme une cérémonie quelconque. Et cela ne pouvait pas aider les fidèles à augmenter leur foi.

    Chers prêtres, amis, collaborateurs et coresponsables, mettons-nous à la place des fidèles qui ont le sens du sacré. S’ils voient à l’autel un prêtre agité, qui se démène come un diable dans un bénitier, qui improvise des va-et-vient entre l’autel, la sacristie, la nef, qui regarde tout le temps sa montre, qui tourne la tête à droite et à gauche, qui fait des génuflexions d’un enfant de chœur pressé, qui fait des signes de croix sans aucune intériorisation, qui prononce les prières comme des incantations magiques, ou qui sont assis dans leurs sièges comme des condamnés à mort, ces prêtres-là n’édifient pas le peuple de Dieu. Ils désacralisent.

    En voyant cela, que penseront les fidèles ? Et si en plus de cela, ils ne reçoivent qu’injures et ingratitudes parce que les quêtes ne sont pas juteuses, ne nous étonnons pas que ces fidèles souhaitent que l’Evêque leur change de pasteur, dans l’espoir que le nouveau  venu s’occupe de leurs âmes, sans les scandaliser.

    On arrive à ces attitudes négatives parfois sans s’en rendre compte. Petit à petit on glisse de façon inconsciente dans la médiocrité, le laisser-aller. Souvent personne n’ose nous parler aimablement pour qu’on se corrige. Très souvent, c’est parce qu’on ne s’examine pas sur la manière dont on accomplit cette grande action sacrée qu’est le saint sacrifice de la messe. Et pourtant, quoi de plus simple que de lire avec attention les rubriques de la messe, afin de voir si nous ne sautons pas certains détails pourtant importants.

    La dignité des mystères que nous célébrons devrait se refléter sur notre visage. Soyons dignes dans le chœur. Les fidèles nous observent. Nous sommes des pasteurs et des éducateurs. Les fidèles cherchent à être édifiés par notre foi. Donnons-leur l’exemple. Prenons garde de jamais les scandaliser. Que par notre tenue extérieure à l’autel, ils devinent les sentiments intérieurs de nos cœurs. Ne rentrons pas dans la catégorie des prêtres qui s’amusent jusque dans les liturgies d’enterrement. Le fabuliste français La Fontaine, au 17e siècle, a épinglé un curé dans une de ses fables que vous connaissez bien.
    "Un mort s’en allait tristement
    S’emparer de son dernier gîte.
    Un curé s’en allait gaiement
    Enterrer ce mort au plus vite".

    Entre la souffrance d’une famille en larmes et l’air dégagé du prêtre qui récitait gaiement et rapidement des prières pour le mort, il y a de quoi se scandaliser. Nous n’en sommes pas là, bien sûr dans notre diocèse, mais nous devons veiller pour ne jamais en arriver là…

    Enfin, vivons dans l’action de grâce. Dieu nous aime. La Mère de Dieu nous aime. Le peuple de Dieu que nous servons nous aime aussi. Si nous sommes malheureux c’est notre faute.

    Alors clergé de Parakou, debout !
    Famille de Dieu à Parakou, lève-toi et marche !



 Pascal K’NOUE
 Omnium servus
 


Nouvelles de famille
- Bienvenue au Docteur Roberto VIVARELLI, Président du Groupe Missionnaire de Merano.

- Le jubilé extraordinaire de notre Province ecclésiastique est reporté au 20 novembre 2016, en la fête du Christ Roi. Ce sera au sanctuaire marial de Bembéréké.

- Rendons grâce au Père des cieux, qui nous a permis d’élire sans violence Monsieur Anastase Guillaume Patrice TALON comme notre Président de la République, le mois dernier. Prions pour lui.

- Bienvenue au Frère Emmanuel DUPREZ qui vient nous aider à l’Economat diocésain.

- Bienvenue à Sandro TOFFOLI de l’Association des Familles Rurales qui nous visite ce mois-ci.

- Avec le Frère Sylvain ZOUNGRANA, Supérieur provincial de la Sainte Famille, venu du Burkina, nous avons fait un tour à Ténonrou. Leur présence est nécessaire sur le site.

- Un infini merci à Sœur Wivine, ex Responsable de la pastorale des familles. Elle est repartie au Congo pour raison de santé. Prions pour elle. Le Père Arnaud CHOGOLOU la remplace provisoirement.

- Les échos qui me parviennent des "24 heures pour le Seigneur" sont très positifs. Les confessions pascales y ont été insérées. Le peuple de Dieu a bien répondu. Merci au Pape François.

- Félicitation aux fidèles de la Cathédrale qui ont rénové en embellissant le chœur, le tabernacle et la place de la Vierge Marie. Merci aux généreux bienfaiteurs.

- Nous remercions la Mère Marie-Cécile, Supérieure Générale des Sœurs PSP de Kara, pour son passage le mois dernier. "Providentia Dei" attend une Communauté de leurs Sœurs l’an prochain.

- Le Vicaire Général est présent à la Curie diocésaine tous les mardis matins. Mais on peut le rencontrer aussi en paroisse (Albarika).
Quelques dates
3 avril     : Dimanche de la miséricorde. Un geste de pardon est toujours possible.

9 avril        : Messe d’action de grâce et de profession religieuse chez les Sœurs dominicaines              romaines, à 9h30 à Banikanni.

9-16 avril    : Séjour des Médecins de l’Institut d’ophtalmologie Tropicale de l’Afrique (IOTA) pour           formaliser le partenariat avec notre hôpital diocésain de Tinré.

11-17 avril    : Semaine du jubilé extraordinaire des groupes vocationnels et des servants d’autel. Le               dimanche, les enfants se retrouveront par secteurs paroissiaux et seront encadrés par les           consacré(e)s :   une nouveauté à encourager.

12 avril    : Conseil d’administration des hôpitaux diocésains à 9h30, à l’Archevêché.

16 avril    : Rencontre avec la chorale diocésaine à l’Archevêché.

17 avril    : Rencontre avec tous les jeunes au Centre Pastoral à 9h30.

21 avril    : Conseil Permanent de la CEB à Parakou, à 9h30.

24 avril    : Rencontre avec toutes les chorales au Centre Pastoral Guy Riobé, à 9h30.

N.B.         : Le pique-nique des prêtres à "Providentia Dei" n’aura plus lieu le 1er  mai prochain.









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Au clergé et autres agents pastoraux

      "Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain peinent les maçons. Si le Seigneur ne garde la ville, en vain veille la garde" Ps 126,1.

    La précampagne pour la prochaine élection présidentielle a commencé. C’est une période d’agitation, de joie et d’énervement. Il paraît que les candidats au fauteuil présidentiel sont nombreux. Tout est grâce. Exhortons le peuple à vivre cet événement dans l’enthousiasme et les chants, comme un moment de fête. Que le meilleur gagne. Prions le Seigneur pour qu’il nous indique  lui-même celui qu’il a déjà choisi pour guider notre Nation, le Bénin, un petit paradis.

    Nous serons sollicités de diverses manières en tant que citoyens, électeurs et  surtout en tant que leaders religieux, capables d’influencer  positivement la société. Soyons vigilants. Que chacun de nous se situe en vérité face à Dieu et face au Peuple de Dieu.

    Le rôle de l’Eglise de Jésus-Christ est d’éclairer les consciences, d’éduquer les cœurs à l’amour, de se préoccuper des pauvres, et bien sûr  de prier la Bienheureuse Trinité avec foi et confiance pour le bonheur de l’humanité, afin que la paix et l’unité règnent sur terre comme au ciel.

     Dans nos assemblées saintes et  communautés chrétiennes, toutes les sensibilités politiques sont souvent représentées. Respectons les personnes qui les portent. Evitons d’inciter, par nos propos et attitudes, à la haine, à la discrimination, au mépris et au rejet de tel ou tel candidat. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, le Bénin est un. Chacun est libre d’avoir son candidat. Et Dieu merci, nous ne sommes pas obligés de voter pour le candidat  qui ne nous inspire pas confiance. C’est cela la démocratie.

    Prions plutôt pour que les élections soient transparentes, c’est-à-dire que le vote de chacun soit comptabilisé. Et que celui qui sera proclamé Président de la République corresponde à celui-là qui a réellement remporté la victoire dans les urnes. Et que les autres l’en félicitent aussitôt.

    En termes clairs, évitons de faire de la propagande facile dans nos églises. Et sachons parler des candidats ou de la politique de façon impartiale et désintéressée. Ce serait grave de faire des éloges à quelqu’un dans le but d’obtenir des étrennes ou parce qu’on a reçu quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Maîtrisons nos sentiments piquants, notre langue aiguisée, nos points de vue tranchés, et nos commentaires déplacés qui peuvent choquer. Et si quelqu’un nous provoque par des propos désobligeants, maîtrisons nos nerfs et bénissons-le : « Là où se trouve la haine que nous annoncions l’amour. Là où se trouve l’offense que nous mettions le pardon... »

    Des candidats ou leurs émissaires passeront pour demander des prières et des messes. Il n’y a rien d’anormal à cela puisque le peuple béninois est très religieux. Et nous sommes des hommes de prière. Faut-il le rappeler ? C’est un devoir pour nous de prier pour tout le monde, pour ceux qui nous gouvernent, pour leurs opposants, pour les hommes politiques, pour les candidats aux élections qu’ils soient chrétiens ou non, et même pour les ennemis de Dieu. Si parmi eux, certains se révèlent généreux, il faut penser immédiatement aux pauvres, aux œuvres de miséricorde, et aux structures de formation. Nos Caritas paroissiales s’en réjouiront.

    Je veux être plus précis. Nous ne pouvons  pas refuser de prier en privé et même en public pour un candidat, si nous sommes sollicités. Par contre, nous ne pouvons pas accepter de prendre de l’argent en vue de faire campagne. Et ce serait totalement malsain de notre part de rechercher ou de solliciter des aides en vue de soutenir un candidat. Soyons même très prudents pour que dans notre manière d’annoncer l’intention de prière, nous ne donnions pas l’impression que nous invitons le peuple de Dieu à voter pour tel ou tel candidat. Annoncez les intentions de façon claire, simple et neutre.

    Cultivons la transparence en ce domaine. La vérité nous rendra libres. La corruption pollue et asphyxie l’âme. Car l’amour sans frein de l’argent est la source de beaucoup de nos malheurs. Il vaut mieux compter sur le Seigneur que de compter sur les puissants de la terre. Souvenons-nous que c’est au Bénin que le Pape Benoît XVI est venu signer l’exhortation apostolique post-synodale du 2e synode pour l’Afrique sur le thème : « L’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix.  Vous êtes le sel de la terre ; vous êtes la lumière du monde ». Ce serait dommage que, par la faute des agents pastoraux, le peuple de Dieu se divise et que la Nation vole en éclats.

    Rappelons-nous encore ces encouragements lumineux du même Pape émérite dans son dernier discours, à l’aéroport de Cotonou alors qu’il s’apprêtait à reprendre l’avion pour Rome : "Le mot fraternité est… le premier des trois de votre devise nationale. (Les deux autres sont justice et travail). Vivre ensemble en frères, malgré de légitimes différences, n’est pas une utopie. Pourquoi un pays africain n’indiquerait-il pas au reste du monde la route à prendre pour vivre une fraternité authentique dans la justice, en se basant sur la grandeur de la famille et du travail ?" L’allusion est claire mais quelle responsabilité !

    Ces derniers mots du Pape m’inspirent sur le candidat pour lequel je voterai : celui qui travaillera pour la paix et l’unité nationale, par une saine promotion de la famille, exigera plus de justice dans nos rapports sociaux et dans les tribunaux, et nous poussera à l’amour du travail bien fait, constant, méthodique et persévérant ! Le développement ne se fera pas attendre. Bref, votez donc pour celui qui est compatissant aux misères du peuple et qui craint Dieu. Vive l’amour de la patrie !

    Que Jésus et sa sainte Mère nous bénissent et nous protègent.
   

 +Pascal N’KOUE
   Omnium servus


Conseils Pratiques pour le Carême
    Le carême pourrait se résumer dans ces 3P : Prière, Pénitence, Partage. Ainsi là où le péché a abondé la grâce du pardon de Dieu surabondera.
• Confier vos privations à la Caritas de votre paroisse. Souvenez-vous de votre denier de culte dès maintenant et soyez généreux. Ce don est vital pour notre Eglise.
• Lutter résolument contre le tabagisme, l’ivrognerie, l’alcoolisme, la paresse, la culture des grèves sauvages et des revendications peu responsables.
• Ne pas se laisser entraîner et n’entraîner personne aux bals et autres divertissements peu recommandables (films ou cassettes vidéo de violence ou de pornographie). Se dépouiller de la pollution des médias : téléphone portable, internet, télévision, ordinateur, smartphone. "Si tu cesses de vivre dans le silence, tu ne pourras pas converser avec Dieu" (Filoxeno).
• Maîtriser sa langue portée à mal parler des autres. Cultiver des sentiments de joie, de paix, d’amitié et de réconciliation.
• Arrêter l’utilisation du préservatif. Nos frères sidéens savent et disent clairement que c’est un objet trompeur. Respecter son corps et celui des autres. Rester fidèle à son époux et à son épouse.
• Rencontrer le Seigneur dans le sacrement de pénitence.
• Couper toutes les formes de divinations auprès des féticheurs, marabouts et autres. mystificateurs religieux. Ce sont des commerçants qui résolvent leurs problèmes.
• S’imposer un engagement concret de transmission de la foi en famille (prier le chapelet avec les enfants) et dans son lieu de travail (être ponctuel et dévoué).
• Participer aux chemins de croix organisés dans les paroisses les vendredis.
• Donner de son temps gratuitement pour sa famille, sa communauté et sa paroisse.
• Visiter les malades, les orphelins et les prisonniers. Ne corrompre personne et ne pas se laisser corrompre.
• Supporter la chaleur du jour et de la nuit, et les maladies sans trop se plaindre.
    A chacun de discerner ce qui l’encombre, l’alourdit et l’empêche de bien servir le Seigneur. Cela exige de vrais sacrifices, porte étroite qui conduit vers Dieu.
    Revenir au Seigneur, c’est le but du Carême. Remettons Dieu au centre de nos vies, de nos familles ou de communautés respectives. L’amour des parents, l’amour des époux, l’amour des responsables doit ressembler le plus possible à l’amour de Dieu pour les hommes. En tout cela, il s’agit de vivre notre vocation à la sainteté c’est-à-dire d’être des chrétiens qui prient, qui se confessent, qui acceptent des sacrifices, qui communient au Corps Sacré du Christ, et qui sont solidaires des pauvres.
    Pendant la communion, avancer vers la Table sainte les bras croisés ou les mains jointes, et non les bras ballants comme si on entrait dans un marché ou dans un cabaret. Que les marguilliers aident gentiment les fidèles qui l’ignorent à avoir une bonne attitude. Pour montrer notre respect envers le Corps du Christ, pourquoi ne pas faire un geste de vénération  (une inclination de tête profonde ou même une génuflexion), juste avant de se présenter devant le prêtre. Et si certains voudraient recevoir le Corps du Christ à genoux, que cela soit possible. Marquons cette période par des attitudes dignes du Seigneur.
    En conclusion, je recommande à chacun d’entrer en carême avec beaucoup de joie et de bonne humeur. "Pour toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage pour que ton jeûne ne soit pas connu de tous"(Mt 6, 7).


                                                          
Nouvelles de famille
- Merci à Mgr Aristide GONSALLO, Evêque de Porto-Novo venu présider notre premier pèlerinage marial diocésain le 10 janvier 2016 à Komiguéa. Il a donné sa disponibilité pour le pèlerinage marial de Papanè en 2017. Dieu nous prête vie.

- Le thème de la prochaine Assemblée de l’UCB à N’Dali est : "La pastorale familiale, défis actuels et approches de solution".

- L’Evêque qui s’occupe désormais du clergé et des Séminaires c’est Mgr Antoine SABI BIO, Evêque de Natitingou. Les Consacrés et la Société de vie apostolique me sont toujours confiés.

- L’Enfance Missionnaire d’Allemagne (Kindermissionswerk) nous envoie un délégué pour nous visiter (Hildegard DIETZ). Bénissons le Seigneur.

- La lettre pastorale des Evêques sur la prochaine élection présidentielle est disponible sur toutes les paroisses. Lisez-la, échangez là-dessus et œuvrez pour la paix et la prospérité de notre pays. Elle tient lieu d’exhortation quadragésimale.

- Bienvenue à Jose GARMENDIA, ingénieur agronome de San Sebastian (Pays Basque), pour voir avec nous comment transformer la ferme de Ténonrou.

 


Quelques dates


2 fév.        : Messe de lancement du marathon salésien à Kabo.

2-5        : A N’Dali : Assemblée de L’UCB de la Province ecclésiastique de Parakou.
 
5 fév.        : A18h : Procession aux flambeaux des consacré (e)s jusqu’à la Cathédrale.

6 fév.        : Marathon salésien. Arrivée du Nonce Apostolique S.E. Mgr Brian UDAIGWE.
        - A 20h : Concert spirituel offert par les consacré(e)s au Centre Don Bosco.

7 fév.        : Au Sanctuaire Eucharistique, grand-messe de clôture de l’année de la vie consacrée                au niveau national. Les consacrés aident tout le monde. Aidons-les généreusement.

10 fév.    : Mercredi des cendres. Jour de jeûne et d’abstinence. Messe à la Cathédrale à 6h30.

13 fév.    : Jubilé extraordinaire des malades avec onction des malades au Sanctuaire marial.

14 fév.    : Journée de récollection pour les consacré (e)s au monastère l’Etoile Notre-Dame.
        - Messe dominicale à Kika.
       
17 fév.    : A Tchaourou : Visite du collège catholique.

18 fév.    : Rencontre avec les séminaristes de Notre-Dame de Fatima à 19h15.

21 fév.    : Messe à 9h30 et rencontre avec les membres du Mouvement chrétien pour les Cadres et   Personnalités Politiques (M.C.C.P) au Centre Pastoral.

22-26 fév.    : Retraite du clergé prêchée par le Père Jose Luis MAQUEDA, de l’Œuvre de l’Eglise  au Centre Pastoral. Thème : La sainteté du prêtre.

27 fév.    : Rencontre avec une délégation de la DDC à l’Archevêché.

28 fév.    : Election présidentielle. Que tout se passe dans la paix, la joie et la fête.

N.B. : L’hôpital diocésain de Boko célèbre du 4 au 12 mars les 50 ans de sa création. La grand-messe aura lieu le 8 mars en la fête de saint Jean de Dieu. Tous à Boko !




BON TEMPS DE CAREME
   

       ABONNEMENT POUR UN AN
         A Parakou : 1.000 frs
                                          ≈   Au Bénin : 2.000 frs
         ≈    A l’extérieur : 10 euros
            E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

Année extraordinaire ! Jubilé de la miséricorde de Dieu ! Année des vocations !     L’Eglise a besoin d’authentiques pêcheurs d’hommes ! En ce temps de carême, réveillons en nous cette gratitude envers Dieu qui, dans sa miséricorde, nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. Le carême est un temps de combat spirituel avec le Christ. Il faut être de bons soldats. Car le champ de bataille est immense et les militants sont peu nombreux. Pourquoi tant de personnes ? Pour sauver les âmes. "Au nom de la vérité, nous devons annoncer et proclamer Jésus-Christ, unique Sauveur du monde, à toutes les nations. Cette annonce n’est nullement un obstacle au dialogue entre les différentes religions… La mission est le diamant brut de l’Epouse du Christ… Personne ne peut aller à Dieu sans passer par lui. Jésus est l’unique porte du Ciel : il n’y a ni intolérance ni fondamentalisme religieux dans cette proclamation amoureuse" (Card. R. SARAH, Dieu ou rien). Sauver les âmes est la grande préoccupation de Jésus. C’est le sacrifice le plus agréable à Dieu. Saint Paul avait raison de dire : "Malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile" (1Co9,16). Mais charité bien ordonnée commence par soi-même. Offrons notre âme à Dieu. Devenons d’authentiques pêcheurs d’hommes et ayons le souci ardent d’évangéliser les autres, surtout ceux qui sont dans les périphéries.

    La pastorale des vocations a besoin de ta prière, de ton engagement, de ton soutien, de ta générosité. Aux enfants, aux jeunes, aux adultes et à tous, le Seigneur continue de nous dire : "Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes". Il faut en être convaincu. Beaucoup de missionnaires venus d’Europe ont fait des sacrifices pour allumer en nous le feu de l’amour de Dieu. Ils nous ont marqués par leur piété, leurs bonnes œuvres et par la sainteté de leur vie. C’étaient des pères, des mères, des frères, des sœurs pour nous. Leur force était la prière. "Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson".

    La prière ci-dessous a été composée exprès pour toute l’année pastorale. Il est recommandé de la dire tous les jours, en famille, seul ou en groupe, dans les CEVB, dans les chapelles, dans les églises, avant ou après chaque eucharistie, avant ou après les laudes ou les vêpres, avant ou après le chemin de croix des vendredis, avant ou après le chapelet quotidien. Dites cette prière lentement, posément, avec foi et confiance. Ainsi, Parakou deviendra un grenier abondant de vocations missionnaires.

Dieu, notre Père,
Tu es la source inépuisable d’amour et de tendresse. Tu nous as créés pour Toi, pour vivre heureux avec Toi. Nous Te bénissons et Te remercions pour Ton regard plein d’attention et de miséricorde envers Tes enfants pécheurs que nous sommes.
Pardon pour nos infidélités, nos faiblesses, nos égoïsmes, nos pensées méchantes, et nos manques de foi.
Tu veux que toute l’humanité te connaisse et soit sauvée. Pour cela, Tu nous invites auprès de Toi, malgré nos misères, pour faire de nous des pêcheurs d’hommes et de femmes. Nous avons peur de répondre oui à Ton appel. Viens à notre secours pour nous purifier et nous fortifier. Car sans Toi, nous ne pouvons rien faire.
La moisson est vraiment abondante et les ouvriers sont peu nombreux. Suscite beaucoup de vocations dans nos familles. Que Ton Eglise, qui est ici, ne manque jamais de saints foyers chrétiens, de saintes âmes consacrées, et de saints prêtres.
Ton Fils Jésus n’est pas venu appeler les justes mais les pécheurs. Il nous a aimés jusqu’au bout. Mets en nous les mêmes sentiments d’amour et de compassion, qui habitaient ce divin Pasteur, pauvre, doux et humble de cœur. Comme lui, nous voulons témoigner de Ton règne de vérité, de justice, d’amour et de paix.
Père plein de miséricorde, envoie aujourd’hui sur nous Ton Esprit de Pentecôte pour nous recréer, nous réconcilier avec Toi, nous unir à Toi, et pour faire de nous une Eglise en sortie missionnaire, sel de la terre et lumière du monde.
Que la Vierge Marie, Ton humble servante, Notre-Dame de Komiguéa, Reine des familles, intercède pour nous.
Et que, par sa puissance maternelle, elle nous protège des forces maléfiques de l’Ennemi, qui cherche à nous barrer les voies de la sainteté et de l’amour.
Nous Te le demandons par Ton Fils Jésus, le Christ, Notre Seigneur. Amen.

    Ajouter :
- Seigneur, donne-nous beaucoup de saints foyers chrétiens.
- Seigneur, donne-nous beaucoup de saintes âmes consacrées.
- Seigneur, donne-nous beaucoup de saints prêtres.
- Seigneur, fais de nous des saints.

ABSOUDRE LE PECHE D’AVORTEMENT
    Dans sa lettre donnée au Vatican le 1er septembre 2015 et destinée à Mgr Rino FISICHELLA, Président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, le Pape François définit le drame du péché de l’avortement en ses termes : « L’un des graves problèmes de notre temps est sans aucun doute le changement du rapport à la vie. Une mentalité très répandue a désormais fait perdre la sensibilité personnelle et sociale adéquate à l’égard de l’accueil d’une vie nouvelle. Le drame de l’avortement est vécu par certains avec une conscience superficielle, qui semble ne pas se rendre compte du mal  très grave qu’un tel acte comporte. »

    Selon l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé), environ soixante millions d’avortements ont lieu chaque année dans le monde, soit un toutes les deux secondes.

     Comme l’indique le Pape François dans cette lettre, deux cas de figures se présentent : il y en a qui sont coupables de ce péché avec une conscience émoussée, d’autres par contre sombrent dans le désespoir pensant qu’aucun pardon ne pourrait consoler un tel cœur aussi endolori avec un  remords persistant sans penser à une autre alternative comme porte de sortie. Le Pape le formule ainsi : « Beaucoup d’autres, en revanche, bien que vivant ce moment comme un échec, considèrent ne pas avoir d’autres voies à parcourir. ». Cette voie est la voie de la réconciliation avec Dieu; et c’est ici qu’intervient le rôle prépondérant du ministre du sacrement de pénitence.            
 
La faculté exceptionnelle accordée par le Souverain pontife
     « Le ministre légitime du sacrement de pénitence est le prêtre autorisé par l’évêque pour entendre les confessions et les absoudre. Il est tenu de garder le secret le plus complet. » 

    Certains délits, précise le législateur, relèvent du Siège Apostolique, d’autres de l’Evêque diocésain, comme c’est le cas du délit d’avortement qui comporte une peine d’excommunication (CIC 1398). L’évêque peut déléguer la faculté de relever le pénitent de la peine et de l’entendre en confession ‘munus tempore’ à certains prêtres selon leurs responsabilités ou offices. Dans l’archidiocèse de Parakou, le Vicaire Général, les Curés, les Recteurs des sanctuaires, les exorcistes ont ce pouvoir d’une manière permanente. Tous les prêtres, lors des célébrations pénitentielles de l’Avent et du Carême avec confession individuelle, ont cette délégation.
    Précisons que cette peine n’affecte pas seulement la mère, bien souvent en détresse et abandonnée, mais également tous ceux qui ont été complices actifs de l’acte d’avortement, et en particulier ceux qui, dans l’entourage de la mère, ont exercé des pressions décisives (le père de l’enfant à naître), et sans qui l’acte n’aurait pas été posé (CIC 1329-2).

    Et en cette Année Sainte du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde divine, soucieux d’étendre à tous la richesse de la miséricorde de Dieu, le Pape a établi ceci dans la même lettre ci-dessus mentionnée : « Le pardon de Dieu à quiconque s’est repenti ne peut être nié, en particulier lorsqu’avec un cœur sincère, cette personne s’approche du Sacrement de la Confession pour obtenir la réconciliation avec le Père. C’est également pour cette raison que j’ai décidé, nonobstant toute chose contraire, d’accorder à tous les prêtres, pour l’Année jubilaire, la faculté d’absoudre du péché d’avortement tous ceux qui l’ont provoqué et qui, le cœur repenti, en demandent pardon. » Cela exige du côté du prêtre quelques dispositions pratiques et une préparation.

Quelques dispositions pratiques pour le prêtre confesseur
     Le Pape demande : « Que les prêtres se préparent à cette tâche importante en sachant unir des paroles d’authentique accueil à une réflexion qui aide à comprendre le péché commis, et indiquer un itinéraire de conversion authentique pour pouvoir obtenir le pardon véritable et généreux du Père qui renouvelle tout par sa présence. »

    Il se dégage de là quelques attitudes à avoir de la part du confesseur du délit d’avortement:
- Ne pas s’affoler à l’audition du péché,
- Accueillir la pénitente (ou le pénitent) non en justicier mais au nom du Père miséricordieux,
- Aider par des paroles appropriées à comprendre la gravité du péché et son horreur,
- Proposer un cheminement qui aboutisse à la conversion véritable et « faire prendre la décision sincère de ne plus jamais avorter de sa vie… »
- Proposer comme pénitence les moyens mêmes dont l’Eglise dispose comme prier le Psaume 50 (le Miserere) pendant un certain nombre de jours en guise de neuvaine par exemple, faire le chemin de croix, jeûner, demander le Saint Sacrifice de la  messe en suffrage pour les enfants avortés ou mort-nés,
- Il y a des cas où la pénitente (ou bien le pénitent) exprime sa douleur ou son remords en vue du repentir à travers les larmes; au-delà de l’aspect thérapeutique que la psychologie moderne reconnaît à la chose, il faut user ici de la compassion qui est un autre nom de la miséricorde.
- Exhorter le pénitent à la louange constante de la gloire de Dieu. C’est le meilleur remède contre la tristesse, le remords et l’angoisse. "Là où le péché a abondé, la grâce (du pardon de Dieu) a surabondé".
- Le Pape nous demande d’indiquer un itinéraire de conversion authentique. En ce sens, il convient de stimuler le (la) pénitent à sortir de la situation qui a conduit à provoquer cet acte. Par exemple, dans les cas d’élèves vivant le vagabondage sexuel ou les personnes vivant une relation adultère, il faut s’assurer qu’ils s’engagent à ne plus poser des actes qui les placeraient dans une même situation les conduisant à l’avortement. En clair qu’ils s’engagent à rompre les liens avec l’autre personne. Cela peut exiger parfois de donner un délai avant de donner l’absolution, afin de s’assurer de la volonté réelle du pénitent de changer de vie.
- Donner la formule d’absolution lentement. 

Conclusion
    S’il est vrai que tout prêtre, ayant subi avec succès l’examen canonique l’habilitant à confesser, peut le faire, il est tout aussi vrai que l’Eglise elle-même, par le Siège Apostolique, s’est réservé le droit d’absoudre certains péchés. Et au niveau des Eglises particulières, l’Evêque diocésain n’accorde pas à tout son clergé la faculté d’absoudre le délit d’avortement. En voyant le soin dont l’Eglise entoure le Sacrement de pénitence, on est en droit de comprendre son langage clair en matière de la notion du péché.


 R.P. Cosme ADJOMALE           

Recteur du Sanctuaire Eucharistique

 

Nouvelles de famille
- Rappel : Les prêtres diocésains sont tenus de cotiser 6000f/mois pour leur retraite.

- La fête des consacrés au niveau national a été une vraie réussite. Bénissons le Seigneur et félicitons les organisateurs. Rendez-vous l’année prochaine à Ténonrou, le 4 février 2017. Un non chrétien nous y a donné un vaste domaine. N’est-ce pas un appel à évangéliser et à développer cette région ?

- Merci à l’Institut Notre-Dame de Vie de Venasque (France) pour le passage du Père Pierre DE COINTET. Il est venu donner un cours de métaphysique au Séminaire "Providentia Dei".

- Merci aux P. Luis et Pablo de l’Œuvre de l’Eglise venus de Rome pour la retraite sacerdotale de trois diocèses au Bénin. Ils nous ont bien nourris spirituellement.

- Merci aux Maires de N’Dali et de Parakou qui interviennent financièrement pour l’amélioration du site marial Notre-Dame de Komiguéa, lieu de dialogue interreligieux et interculturel.

- Merci à Jose GARMENDIA et à son épouse venus du diocèse de San Sébastian. Leur séjour de deux semaines parmi nous a renforcé les liens d’amitié entre nos deux diocèses.
Quelques dates
2 mars        : Conseil diocésain pour les affaires économiques à 9h30, à l’Archevêché.
4-5 mars    : "24h pour le Seigneur" pour les paroisses de ville (Cathédrale, Marie Auxiliatrice, saint  Joseph d’Alaga, Guéma, Banikanni, Titirou, Okédama, Wansirou, Ganon, Albarika,               Université, Nima). A partir de 19h30 le 4 mars. Il y aura le sacrement de réconciliation.
11-12 mars    : "24h pour le Seigneur" pour les paroisses de Sirarou, Boko, Komiguéa, Gbégourou, Tchaourou, Tchatchou, Papanè, Alafiarou, Kika piste, Kika paroisse, Bétérou. A partir de 16h le 11 mars. Le sacrement de réconciliation y sera organisé.
6 mars        : Election du Président de la République. Prions pour que tout se passe dans l’ordre et le  respect.
8 mars        : A Boko. 50 ans de la création de l’hôpital saint Jean de Dieu. Messe à 9h30. Journée mondiale  de la femme : Bonne fête à toutes les femmes.
11-13 mars    : Visite pastorale à Tchatchou.
13 mars    : A 15h : Rendez-vous avec la Légion de Marie à Okédama.
17 mars    : Visite à Papanè.
20 mars    : Dimanche des rameaux. Jubilé des jeunes. Jubilé extraordinaire du Secteur paroissial de  Guéma au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa.
22 mars    : Journée de formation continue des prêtres au Centre Pastoral. Qu’ils viennent avec leurs  bréviaires et leurs vêtements liturgiques, étole violette. Arrivée à 9h.
23 mars    : Messe chrismale à la Cathédrale à 9h30. Après la messe, agapes fraternelles à l’Archevêché pour prêtres et consacré(e)s.
24 mars    : Messe in Cena Domini à la Cathédrale à 19h.
25 mars    : Grand chemin de croix au Sanctuaire Eucharistique à 15h.
26 mars    : Vigiles de Pâques à la Cathédrale à 22h. Célébration de baptêmes d’adultes, de  confirmations et de mariages. ALLELUIA !!! CHRIST EST VIVANT !!!
27 mars    : Dimanche de Pâques au Monastère L’Etoile Notre-Dame à 9h. ALLELUIA !!!
30 mars    : Conseil Presbytéral à 9h30, à l’Archevêché.

N.B. :  Le 3 avril : Jubilé extraordinaire de toute la Province ecclésiastique de Parakou (les 5 diocèses du  septentrion) à Bembéréké. C’est le sanctuaire marial le plus ancien dans le Nord-Bénin.   Tout le monde y est cordialement invité.
    - Lundi de Pâques : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.
JOYEUSE FETE DE PAQUES ! ALLELUIA !!!

         

   Bénissons le Seigneur pour tous ses bienfaits. Dieu nous aime. Nous avons beaucoup d’enfants.  Les jeunes aussi sont très nombreux. Ça fait sourire peut-être. Mais là est notre force. Avec eux l’avenir est sûr. Il faut leur donner une bonne éducation en famille et à l’école. Car c’est l’homme qui fait l’histoire et non d’abord les ressources de son sol et de son sous-sol. Mais parlons politiquement... Nous avons beaucoup d’attributs d’un Etat démocratique : fonctionnement acceptable des institutions de contre-pouvoir, liberté d’expression satisfaisante, tolérance religieuse, cohabitation pacifique des groupes sociaux, taux de scolarisation croissante, participation des femmes instruites en augmentation dans la construction de la société, etc. L’alternance au niveau des Présidents de la République semble désormais un acquis irréversible. C’est un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Il n’est pas interdit à un Président de désirer modifier cet article de la Constitution pour s’éterniser au pouvoir, mais cela ne lui sera pas facile.

    Les défis à relever sont nombreux : la famille en crise, le manque de travail pour les jeunes,  la carence des équipements socio-sanitaires, les infrastructures routières, la préservation de l’environnement, l’énergie solaire, le consumérisme, l’éducation à la citoyenneté et au civisme, la culture et les traditions humanisantes face à la globalisation, la lutte contre la corruption, l’argent sale qui vicie et fausse les règles du jeu démocratique, et même contrecarre les valeurs morales de la citoyenneté…
    Un défi majeur au sujet des élections au Bénin, c’est leur transparence. Elles sont libres bien sûr, mais on a l’impression que les fraudes, les dessous de table, les mascarades et les tripatouillages font partie désormais des règles de l’art pour gagner les élections à tout prix. Tout le monde le sait. Les jeux semblent faits d’avance. Et le vote, une formalité.  Non, la démocratie à l’Occidentale ne marche pas vraiment chez nous.
    Un autre défi important est celui de notre système scolaire qui ne répond pas à nos besoins. Il est temps d’arrêter toutes les démagogies et promesses hallucinantes. C’est le travail méthodique, constant et persévérant qui crée la richesse. Il faut mettre le peuple au travail. Pas de baguette magique. Des jeunes très nombreux dans nos universités ne savent pas s’ils auront du boulot demain. Peu se risquent à l’auto-emploi. Très souvent, ils n’ont personne pour les appuyer. Il faut cependant vivre, et cela engendre la corruption sauvage devenue une gangrène. Comment l’amputer ? La prospérité partagée semble une utopie. Tous ces défis ne pourront être vaincus que si la crainte de Dieu est réintroduite dans la conscience de l’homme. Un développement sans Dieu, c’est possible mais ce sera invivable. Les hommes politiques devraient avoir le souci de la formation de la conscience et du respect de ce sanctuaire.

    Un dernier défi enfin, c’est la fierté à redonner au monde paysan par l’agro-écologie. Les jeunes désertent nos villages pour s’embaucher comme manœuvres dans les villes ou au Nigéria voisin. La majorité de nos terres ne sont pas cultivées ou sont cultivées par les multinationales pour le coton, c’est une catastrophe. Il faut une politique agricole ambitieuse, efficace et respectueuse de notre environnement. Dans le diocèse, nous avons un vaste domaine de près de 600 ha à mettre en valeur.

L’Eglise catholique dans la société béninoise ?

    L’Eglise catholique est bien vue, que ce soit l’Evêque, le prêtre, la religieuse, le catéchiste. On demande nos prières et nos bénédictions. Même là où on est minoritaire comme à Parakou, on est très apprécié. Soulignons que la plupart des cadres ont été formés dans nos écoles. Nous jouissons d’un passé glorieux : les bons Pères missionnaires de Lyon (sma), les saintes religieuses NDA, l’illustre Cardinal Bernardin GANTIN dont l’aéroport international de Cotonou porte le nom etc. Monseigneur Isidore De SOUZA qui a dirigé le Bénin pendant neuf mois, lors de la transition du régime marxiste au régime démocratique en 1989. On a toujours œuvré pour ramener la paix sociale, la paix entre  le Gouvernement et les syndicalistes en grève illimitée, la paix entre les candidats politiques rivaux, la paix entre la mouvance et l’opposition. L’Eglise catholique joue à la fois le rôle de bon samaritain et de sapeur pompier. C’est la structure la plus stable. Son service est vu comme désintéressé et ses prises de positions impartiales. Quand le consensus est difficile à obtenir entre hommes politiques, on sollicite la méditation de l’Eglise. Et quand les Evêques prennent leur temps avant de se prononcer, le peuple et les autorités s’impatientent. L’Eglise semble l’organisation la plus proche des pauvres, toutes confessions confondues, surtout dans les périphéries. Je crois que cette proximité permanente avec les pauvres nous rend plus crédibles.

    Toutefois, nous ne devons pas dormir sur nos lauriers, car ce n’est pas toujours qu’on nous applaudit. Certains groupes (minoritaires) sont capables de payer des médias de la place pour nous attaquer quand l’Eglise ne va pas dans le même sens qu’eux.

    Soulignons aussi que la Conférence Episcopale du Bénin a créé une Aumônerie pour s’occuper du Mouvement des Cadres Catholiques et Personnalités Politiques (mccpp). Ce sont eux-mêmes qui se sont rapprochés des Evêques pour faire la demande. En outre, depuis un an environ, on a créé aussi l’Observatoire Chrétien Catholique de la Gouvernance pour observer les élections législatives, municipales, communales et bien sûr présidentielles. C’est en février 2016 qu’on verra son efficacité. Ces deux mouvements sont animés essentiellement par les chrétiens laïcs eux-mêmes.

La spécificité de l’Eglise catholique au Bénin ?
   
    D’emblée, je dirais qu’on est ni pire ni meilleur que les autres. Nous sommes une Eglise docile et soumise à Rome : ce n’est pas un péché véniel encore moins un péché mortel. La voix du Pape est accueillie comme une lumière pour nos consciences. En outre le Bénin est un petit pays qui ressemble à un gros village. On se connaît. On cultive les bonnes relations du Nord au Sud. Je crois que l’aura du Cardinal Bernardin GANTIN, paix à son âme, nous a beaucoup aidés. Mais notre Eglise manque un peu de souffle prophétique. Là où nous semblons briller plus que d’autres, c’est peut-être au niveau de l’union des Evêques dans les prises de position communes pour le bien de la Nation... La classe politique a essayé plusieurs fois de nous isoler pour nous diviser afin de régner, mais en pure perte ! En plus, il y a une grande convivialité entre les prêtres, entre les Evêques, même si on n’est pas toujours d’accord sur tous les points.

    Nous devons tout cela sûrement à la Vierge Marie qui nous réunit tous les ans au mois d’août, à Dassa, pour le pèlerinage national. Ce lieu est un symbole éloquent au Bénin. Les jours de pèlerinage sont une période de grande mobilisation. Les catholiques, les non catholiques, les chefs traditionnels (religieux et non religieux), et même le Gouvernement ayant à sa tête le Président de la République, tous sont concernés par ce pèlerinage. Ce grand rendez-vous est un événement exceptionnel. Plusieurs fois, le Gouvernement a donné des décorations nationales à la fin de ce pèlerinage à des prélats. En août dernier, c’était au Cardinal Robert SARAH. En 2014, l’Archevêque de Cotonou, notre Président de la Conférence Episcopale du Bénin, avait été décoré. Et non satisfait de cela, en août 2015, le Président de la République a décoré tous les Evêques catholiques. Je vous souffle que c’est un protestant.

Et face au syncrétisme, quelles solutions ?

    La solution majeure consiste à multiplier les petites communautés, les petites paroisses dans les villes et les villages avec une formation ad hoc. Je cible les familles et les jeunes. La proximité du prêtre pieux, simple, jovial et convainquant, bref le prêtre exemplaire est un rempart pour nos communautés dont la foi n’a pas encore de racines profondes. La pastorale sociale est à intensifier. Il faut inculturer la foi en Jésus-Christ. Ce n’est pas simple. D’où la priorité d’une bonne formation biblique, catéchétique, théologique. Il y a urgence à revoir la formation dans nos séminaires et noviciats. Ce n’est pas pour m’amuser que j’ai créé un grand séminaire diocésain. Il faut un nouveau style prenant en compte nos problèmes spécifiques. Merci aux bienfaiteurs qui nous soutiennent.
    Une autre solution est celle de l’auto-financement de notre évangélisation. Je crois que l’insécurité financière est cause de beaucoup de maux. Il est temps de s’assumer. Nos jeunes sont souvent tentés d’aller vers les groupes où on a déculpabilisé l’argent, où on a fait de la richesse la preuve qu’on est un privilégié de Dieu, et donc la preuve de la réussite sociale. Nous les catholiques, nous avons souvent de la pudeur à parler de l’argent comme une nécessité pour l’évangélisation. Et pourtant dans "Ecclesia in Africa" au n°104, le Pape Jean Paul II a été très explicite là-dessus. Il faut des projets d’investissement en vue de l’autofinancement de nos Eglises. Sur ce point, il n’y a pas beaucoup d’organismes prêts à nous accompagner. C’est regrettable.
   
L’Eglise catholique est très sereine au Bénin
    En général, il n’y a pas d’affrontements, pas de prosélytisme agressif, pas de guerre ouverte entre nous et les autres religions. Lors de mes visites pastorales, je rencontre les responsables d’autres confessions religieuses, protestantes, sectes, vaudou, etc. Ça se passe bien. Au début, ils sont plutôt distants et méfiants ; ils évitent les débats à cause de la longue préparation intellectuelle de nos prêtres. Certains chefs vaudou traitent parfois le christianisme de religion importée, avec un brin de mépris. Pour émerger auprès de leurs adeptes, ils nous insultent. C’est toujours les mêmes ragots : "les catholiques n’ont pas de tabous, tout est permis chez eux, ils adorent la Vierge Marie, les images et les statues, et pourtant Dieu a interdit cela dans l’Ancien Testament". Bref, ils n’ont pas d’arguments solides. Mais nous, on ne s’en occupe pas beaucoup. On préfère s’occuper de leurs enfants qu’ils envoient fréquenter nos écoles et nos mouvements catholiques. Le dialogue est plus efficace et plus intéressant de ce côté-là.

Effectivement le Bénin est présenté comme un exemple d’harmonie entre les religions.
    Il en a toujours été ainsi. La basilique de Ouidah a été construite de 1903 à 1909 avec l’aide - en force de travail – des chefs vaudou dont le temple est situé juste en face de ladite basilique. Abritant des pythons sacrés, ce temple, encore aujourd’hui en vis-à-vis pacifique avec la Basilique, fait partie d’une des curiosités touristiques de la ville de Ouidah. Lors de sa visite apostolique au Bénin en février 1993, le Pape Saint Jean Paul II a eu une rencontre historique à Cotonou avec les Chefs vaudous  sous forme d’un entretien dont le contenu est à revisiter. Ces chefs Vaudou étaient présents partout quand le Pape Benoit XVI est venu au Bénin en novembre 2011, pour y signer l’exhortation post-synodale "Africae Munus".

     A vrai dire, cette convivialité interreligieuse est culturelle. Dans nos traditions ancestrales, on n’est pas à priori contre la divinité de l’autre groupe. Je dirais même plus, si la divinité de l’autre peut procurer quelque bienfait (guérison, protections, réussite…) on est prêt à aller se soumettre à ses exigences pour bénéficier de sa puissance, et même acheter carrément cette divinité. Je crois que c’est ce qui explique qu’il n’y a pas de guerre de religion chez nous. Dieu est unique pour tous, mais ses multiples messagers sont complémentaires et ne s’opposent pas à priori entre eux. Voilà pourquoi les adeptes de différentes religions peuvent cohabiter pacifiquement dans la même maison. On est d’abord frère et sœur, de la même ethnie, du même sang avant d’appartenir à telle ou telle autre religion. Les liens familiaux d’abord. Le sang parle plus fort que la religion. Mais, malheureusement aujourd’hui on arrive à diviser les frères du même sang avec de l’argent. C’est le grand diviseur qu’utilisent avec succès la politique politicienne et l’islam arabisé ou arabisant. Face à l’argent, beaucoup perdent leur dignité. C’est triste. Malgré tout, on reste un pays, un continent attrayant.

L’Afrique attire. Pourquoi ?

    Quoi qu’on dise l’Afrique est belle et même séduisante. Nous avons encore besoin de l’Occident. Mais l’Occident a besoin aussi de nous. "Le mal d’Afrique" est une réalité. Il vous prend aux entrailles dès le premier contact. En général, les Africains sont charmants, simples, joyeux et sympathiques. Quand l’Afrique se relèvera, il y aura moins de mécontents sur terre. La case commune pour tous les peuples c’est l’Afrique, berceau de l’humanité. C’est le continent le plus vieux, mais il semble le continent le plus jeune, plein de vie et d’avenir. N’est-ce pas le continent qui donne le plus de baptisés et de vocations à l’Eglise ? L’Eglise transformera l’Afrique. Et l’Afrique sauvera le monde avec le secours de Jésus et de Marie. N’en doutez nullement. Continuons de soutenir les bonnes actions en Afrique. Ça ira.

 +Pascal N’KOUE
  Omnium Servus


Nouvelles de famille
- Bénissons le Seigneur Dieu qui suscite beaucoup de bienfaiteurs pour notre famille diocésaine. Un grand merci à eux. Jésus et sa sainte Mère le leur rendent au centuple.
- L’Evêque de Nantes, diocèse avec lequel notre diocèse est en partenariat, nous a écrit. Le partenariat se porte bien. Voici un extrait de sa correspondance de décembre 2015 :
    Profitant de la réponse à votre courrier, je veux vous donner des nouvelles des trois prêtres de votre archidiocèse présents dans le Diocèse de Nantes :
    Le Père Léonard est hébergé, près de l’Evêché, au presbytère de la Cathédrale : nous l’avons mis en relation avec des médecins pour qu’il puisse se refaire une santé. Je sais qu’il profite aussi de ce temps en France, pour poursuivre son travail de traduction de la Bible en bariba. Le Père Aubin prend ses marques dans la nouvelle paroisse. Je sais qu’il va emmener au bénin, en février, un groupe de pèlerins de la paroisse de la Baule. Les paroissiens ont une très grande estime pour lui. Le Père Ursule est arrivé à la paroisse de la Baule. Il a une réelle facilité pour entrer en relation et est très attentif. Il manifeste un bel engagement pastoral.
    Il est possible que le Père Provost curé de la baule accompagne le groupe qui doit partir au Bénin avec le Père Aubin. Il vous redira alors, de ma part, l’invitation que nous vous adressons pour présider l’année prochaine à la fin Août, le pardon de la Baule. Mais c’est une belle fête où touristes et habitants de la région expriment leur attachement à la foi chrétienne.
    Je vous redis toute ma gratitude, pour la présence des trois prêtres de Parakou et mon désir de poursuivre un partenariat entre nos deux diocèses.
- Le Père Charlemagne AMOUSSOUVI est élu membre du Conseil presbytéral.
- Prions pour le repos de l’âme de Marie Madeleine, maman de l’Abbé René DOGNON.
- Sœur Perpétue TIGRY, s.s.a., enseigne l’anthropologie au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei". Merci à son Institut qui nous vient en aide de si jolie façon.
- La prière pour les vocations est à introduire dans les familles et dans les CEVB. Et bien sûr dans les mouvements d’enfants et dans les écoles primaires et collèges.
- Nous attendons les 9 et 10 janvier Monseigneur Aristide GONSALLO, du clergé de Parakou, devenu Evêque de Porto-Novo.
- Nous nous réjouissons du séjour de la famille du Père Benoît LUQUIAU venue à Noël.
- Le Père Marius OBA est nommé responsable du site Web du diocèse.
- Le Séminaire pré-propédeutique a bien ouvert ses portes en octobre 2015 avec huit séminaristes. Prions pour leur persévérance.
- Notre diocèse a trois portes saintes : La Cathédrale, le Sanctuaire Eucharistique et le Sanctuaire marial. Faites connaître le logo de l’année de la miséricorde divine.


Quelques dates
2 janv.        : A 9h30 : Diaconat de David et Albert, osfs, à la cathédrale.
2-3 janv.    : Jubilé extraordinaire des enfants au Sanctuaire Marial.
9 janv.        : Mgr Aristide GONSALLO, Evêque de Porto-Novo, célèbre à Papanè, son ancienne paroisse.        .
10 janv.    : Grand rendez-vous diocésain au Sanctuaire Marial de Komiguéa avec Monseigneur Aristide.      .
11 janv.    : Voyage sur Cotonou.       .
12-16 janv.     : Session Ordinaire de la Conférence Episcopale à Cotonou.       .
25-31 janv.    : A Rome avec la Communauté de sant’Egidio.
1er fév.        : Retour au Bénin.

N.B : 7 fév.     : Clôture de l’année de la Vie Consacrée à Parakou avec le Nonce Apostolique.
BONNE ET SAINTE ANNEE 2016.
       ABONNEMENT POUR UN AN
         A Parakou : 1.000 frs
                                          ≈   Au Bénin : 2.000 frs
         ≈    A l’extérieur : 10 euros
            E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

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