Le rôle de l’Eglise c’est d’évangéliser le monde. Nous devons être  une Eglise "en sortie missionnaire". C’est urgent pour la santé de la société. Ne nous contentons plus de la pastorale de l’entretien. L’Eglise  existe là où les  chrétiens croient en la sainte Trinité, là où ils prient,  s’aiment, s’entraident et font aimer le Dieu de Jésus-Christ. Il est temps   d’avoir la préoccupation de répandre la Bonne Nouvelle. Elle est "le plus beau message qui existe en ce monde." Les ouvriers sont peu nombreux. La solution est en Dieu. A vrai dire, c’est Dieu qui appelle l’homme ou la femme pour l’envoyer travailler dans sa vigne. Et cela, par pure miséricorde pour l’appelé et pour toute l’humanité. Aucun de nous n’est digne d’être chrétiens, encore moins de devenir pêcheurs d’hommes. C’est une grâce gratuite.

    L’année de la promotion des vocations s’inscrit dans l’année du jubilé extraordinaire de la miséricorde de Dieu. Elle sera d’abord une année de prière humble et confiante. Celui qui est appelé doit tout miser sur la miséricorde divine. Car l’évangélisation se fait à genoux. Nous voulons reconnaître que nous sommes de misérables pécheurs et prier le Seigneur de nous purifier, de nous blinder contre les forces du mal et de nous donner la foi. Nous sommes tous appelés d’abord à la sainteté. Et cette vocation concerne le peuple de Dieu composé de laïcs, consacré(e)s et prêtres. Il nous faut cultiver trois choses :
1) le détachement de tout ce qui s’oppose au bonheur du Royaume des cieux. Il s’agit de la dépossession de soi, de ses idées, de ses sécurités, des ses intérêts matériels, de ses mentalités antiévangéliques.

2) Cultiver l’enthousiasme c’est-à-dire la passion pour le Christ et la passion pour les pauvres (ou pour les périphéries).

3) Enfin, avoir l’audace de saint Paul, l’apôtre missionnaire : "malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile". D’où prière intérieure, prière communautaire,  acceptation de la croix comme suprême acte d’amour de Dieu pour l’humanité et dévouement gratuit pour le Royaume des cieux.

    En effet, les divers mouvements catholiques quand ils sont authentiques se solidifient, évangélisent les non chrétiens et donnent beaucoup de vocations au mariage, à la vie consacrée, à la vie sacerdotale. Les règlements de compte ne font que le bonheur de Satan.

OÙ PARLER DE VOCATIONS ?
    Nous reconnaissons que les plans d’action pastorale d’un diocèse ne suffisent pas. L’Eglise nous demande de nous appuyer sur le Christ, le Roc à jamais ; de compter sur l’action discrète mais combien puissante de l’Esprit de Dieu. Plus on fait confiance à la Divine Providence, plus elle agit. Les sources de vocations sont :
* Les familles chrétiennes unies, où la foi est vivante, la prière quotidienne pratiquée, et l’amour des pauvres soutenu. Rappeler aux familles que les querelles et la séparation des époux font beaucoup de  mal aux enfants et aux générations qu’ils engendreront. Créer un lieu de prière dans les maisons et y prier le chapelet tous les jours. Se pardonner et bénir les enfants avant d’aller se coucher. Que les parents donnent l’exemple de la piété et de la pratique des sacrements.

* Qu’ils trouvent du temps pour s’investir dans les services gratuits de la paroisse.

* Les écoles catholiques sont un prolongement et une ouverture de la famille. Y créer des aumôneries, des lieux de recueillement, y cultiver l’écoute attentive et l’accompagnement spirituel. Que les prêtres et religieux y enseignent avec leur vêtement respectif.

* Créer si possible des internats dans les paroisses : ce sont des foyers, des genres de familles où les exercices de piété et les gestes de fraternité ne doivent pas manquer.

* Les nombreux servants d’autel : les organiser en pré-séminaire avec la collaboration des catéchistes et des familles. Se consacrer à leur formation humaine, spirituelle et liturgique.

* Les périphéries ou les villages : souvent les pauvres sont plus disposés à écouter l’appel de Dieu. Tous les apôtres du Christ venaient de la périphérie de la Galilée (aucun prophète ne sort de la Galilée) et Joseph et Marie étaient de Nazareth (Que peut-il sortir de bon de Nazareth?). La logique de Dieu n’est pas celle des hommes.

L’EXEMPLARITE DES PRETRES ET DES CONSACRES EST NECESSAIRE
• A l’Autel : sur le visage du prêtre, qu’on lise le reflet du mystère de Dieu ; qu’il célèbre avec foi.

• Au Bénin, il n’y a pas de persécution qui nous empêche de porter notre habit distinctif. Halte donc à certaines idéologies très subtiles qui poussent à la banalisation des vêtements religieux.

• Rien ne remplace le témoignage et l’exemplarité du prêtre (ou du consacré) heureux, joyeux. Le sourire naturel et spontané du prêtre ou du consacré est publicité pour l’évangile.

• Qu’il se tienne correctement dans les rapports humains avec les autres (le savoir-vivre). Un prêtre qui oublie d’être père se raidit et devient triste. Une religieuse qui n’est pas mère devient très vite superficielle et bizarre. Quand on est attaché aux biens matériels, on perd la confiance des gens.

• Que les offices liturgiques soient bien préparés et bien chantés. (Que celui qui chante mal et faux se taise carrément ou alors qu’il n’élève pas la voix).

• Que le prêtre aime s’approcher des pauvres, des petits, des malades ; qu’il visite les familles, spécialement les gens en pleurs pour prier avec eux, les consoler et les bénir.

• Qu’il joue avec les enfants et les jeunes sans devenir leur copain. Qu’il n’ait pas honte de travailler  manuellement devant eux. Semer, sarcler, planter ensemble, jouer au foot etc. ça fait du bien. Qu’il organise des camps de formation, des sorties de détente et sessions pour les enfants et les jeunes.

• Que les religieuses donnent le témoignage de la joie de l’évangile, de la sincérité et de la compassion envers les fragiles. Et que leurs maisons soient toujours accueillantes. Il y a trop de portails verrouillés, c’est un effet de la peur. Elle est mauvaise conseillère.
• La force de l’Eglise c’est sa communion avec le Christ Jésus ("sans moi vous ne pouvez rien faire") ; sa faiblesse ce sont les mensonges, les intérêts particuliers, les divisions et les oppositions. Le dialogue et la communication entre agents pastoraux, dans la vérité et la charité mais aussi la correction fraternelle nous aident à évangéliser les cultures du monde antiévangélique.


QUAND PARLER DE VOCATIONS ? A TEMPS ET A CONTRE TEMPS
* Parler souvent de vocations lors des homélies ou avant la bénédiction finale.

* Profiter des séances de catéchèse pour rappeler que Dieu appelle beaucoup de personnes à le servir dans la justice et la sainteté véritable.
* Profiter des sacrements comme la première communion et la confirmation pour proposer aux enfants de donner leur vie à Dieu.

* Bien animer les groupes vocationnels : prière, évangile, causerie, témoignage :     donner souvent en exemple la vie d’un saint ou d’une sainte.

* Dans les écoles catholiques et même non catholiques : que les prêtres et les consacrés visitent ces lieux.

* Mieux organiser le 4ème dimanche de Pâque : Journée mondiale des vocations.

    En conclusion, nous devons tous avoir le souci de vivre l’évangile et de le propager.
- Que chaque paroisse s’organise pour visiter au moins un séminaire, un postulat, ou un noviciat qui est à Parakou. Confier ce rôle au Conseil pastoral paroissial.

- Inclure la dimension vocationnelle dans l’Enfance missionnaire. Faites-les prier tous les jours : "Appelle Seigneur de nombreux et saints missionnaires pour te servir. Et si tu m’appelles, donne-moi la force et la joie de répondre oui tout de suite".

- Encourager les groupes vocationnels à mieux s’organiser avec des thèmes bibliques ou sujets précis pour la formation : beaucoup d’idéologies matérialistes et sécuritaires détournent de Dieu ou bien banalisent ses commandements.

- Tous les jeudis, la messe dans le diocèse sera célébrée pour toutes les vocations dont l’Eglise a besoin, spécialement pour les vocations sacerdotales et à la vie consacrée (laïcs consacrés, religieux, contemplatifs).

- Que les prêtres et les consacrés créent avec l’aide des laïcs dans chaque paroisse un climat d’attention spéciale pour l’éclosion et le soutien matériel et spirituel des vocations. Créer aussi une caisse pour soutenir les vocations. C’est désormais une obligation dans chaque communauté paroissiale.

- Que les familles s’organisent pour prendre financièrement en charge une partie de la formation et peut-être aussi des voyages des séminaristes très pauvres.

- Demander à tous les groupes de prières, chorales, marguilliers, Légion de Marie, Renouveau etc., d’avoir toujours une intention spéciale pour les vocations.

    Enfin, nous savons que Dieu ne nous demande pas de faire des choses extraordinaires, mais de réaliser humblement notre travail de chaque jour, dans la confiance, dans la joie, sous son regard, par amour pour Lui. "Même si vous mangez, même si vous buvez, quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu". Et ainsi nous deviendrons tous de bons pêcheurs d’hommes pour la gloire de Dieu et pour notre salut.

 +Pascal N’KOUE
 omnium servus 

   
Nouvelles de famille

  - Le R.P. Aristide GONSALLO, Curé de la Paroisse saint Martin de Papané, vient d’être nommé Evêque de Porto-Novo par le Pape François. Quel honneur pour notre diocèse ! Portons-le dans la prière et l’affection.

- Prions pour le repos éternel des âmes d’Augustin, papa de Sœur Caroline AÏHOUNTON ; Agnès, maman de Sœur Cécile NASSOUGOU et de Thomas, papa de Sœur Alida ZONDODE.

- Bénissons le Seigneur pour nos écoles catholiques si appréciées. Les effectifs en nette croissance nous demandent plus d’attention et de dévouement. Quatre nouvelles écoles viennent d’être créées à Kaki Koka, à Agbassa, à Alafiarou (Tchaourou) et à Bétérou.

- L’hôpital saint Jean de Dieu de Boko a enfin une Communauté de Sœurs hospitalières : ce sont les Sœurs de Marie de la Médaille Miraculeuse. Vraiment le Bon Dieu nous aime !
- Le mois de novembre est celui de la commémoration des défunts. Par nos prières et demandes de messe, soulageons-les. Cette préoccupation nous incombe. Seuls les vivants sur terre peuvent leur venir en aide.

- Je remercie vivement et chaleureusement tous les amis et les Evêques des diocèses de San Sebastian et de Vittorio Veneto qui m’ont accueilli aimablement chez eux, en septembre dernier.

- Dieu ou rien du Cardinal Robert SARAH est disponible à l’Archevêché. Nous remercions le Cardinal pour ses prises de position claires et vitales. La foi catholique dans sa globalité y est redite.

- L’IRF (Institut Religieux de Formation) ouvre à nouveau ses portes. La Responsable est Sœur Delphine OGAWIN, ocpsp. Prions pour que ce lieu de formation porte beaucoup de fruits.

- La pré-propédeutique a effectivement fait sa première rentrée le 26 octobre 2015 avec 8 candidats : belle moisson ! Bénissons le Seigneur. Le responsable est le Père Albert DAKIN. Le Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei" compte 13 séminaristes. Merveilles de Dieu !

- Du 14 au 18 nov. : Visite des amis de "l’Association des Familles Rurales (AFR)" de Vittorio Veneto. Ils seront conduits par Monsieur Romano VOLPATO. Qu’ils soient les bienvenus.

- Du 9 au 12 nov. : Rencontre annuelle des Aumôniers et Coordinateurs diocésains du Mouvement Catholique des Cadres et Personnalités Politiques au Centre Pastoral.
- Le P. Luc QUENUM pss, Professeur au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei" vient de faire paraître le Guide liturgique du servant d’autel. Il est très bien fait. Je vous le recommande vivement.

N.B. : Le 13 décembre, à 16h, à la Cathédrale : messe solennelle d’ouverture de l’année de la miséricorde divine et des vocations. Là, vous recevrez le programme des diverses célébrations qui auront lieu.


Quelques dates


1 nov. :        A Natitingou, pour les 10 ans du monastère des bénédictines Notre-Dame de l’Ecoute.

2 nov. :        Commémoration de tous les défunts. Les prêtres peuvent célébrer trois messes.

3 nov. :         A 9h30 : Conseil pour les affaires économiques avec le Frère Emmanuel DUPREZ.

4 nov. :        A 17h : Conférence de presse pour le lancement de la 9e édition du marathon salésien  à Okédama.

5 nov. :        Cours de liturgie à "Providentia Dei".

6 nov. :        Conseil d’Administration pour les hôpitaux diocésains de Boko et Papanè.
7 nov. :         Accueil des amis de Manos Unidas d’Espagne.
8 nov. :        A 9h : Eucharistie dominicale au monastère des cisterciennes l’Etoile Notre-Dame.
12 nov. :        A "Providentia Dei".
15 nov. :        Fête patronale à Boko.
16-18 nov. :        Pas d’audience sans rendez-vous uniquement pour ces jours-là.

21 nov. :        A 9h30 : Vœux temporaires de Sœur Lorette de la Consolata, à la Paroisse Marie Auxiliatrice.

22 nov. :         Messe dominicale à Sirarou à 8h.

27-29 nov. :        Visite pastorale à la paroisse de Boko.
                                  ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

 (Extrait de l’Homélie du 8 août 2015)
    Bénissons le Seigneur pour ce diocèse sympathique, joyeux et épanoui. Bénissons le Seigneur pour cette terre où Jésus-Christ fait des merveilles en cette année de la vie consacrée. Bénissons le Seigneur pour les vocations sacerdotales en augmentation.

    Ce matin, nous célébrons les deux premiers degrés du sacrement de l’ordre : Le diaconat et le presbytérat. Bénissons Dieu pour les familles de Norbert qui sera ordonné diacre, et de Luc et Oscar, deux religieux, qui seront ordonnés prêtres. Bénissons Dieu pour leurs formateurs et pour leurs bienfaiteurs. Bénissons Dieu pour l’apostolat des Oblats de saint François de Sales dans notre diocèse.   
    Je voudrais saluer tous les consacrés en cette année qui leur est dédiée. Ils suivent le Christ d’une façon particulière, de manière exemplaire et permanente. Comme les apôtres, ils ont tout quitté pour demeurer avec lui et se mettre à son service et au service des hommes. Nous bénissons le Seigneur pour les Instituts présents dans ce diocèse. Certains s’adonnent à la contemplation (monastères), d’autres aux œuvres d’apostolat (enseignement, soins, catéchèse, promotion humaine etc.). Nous rendons grâce pour les vierges consacrées. Toutes ces vies données au Seigneur dans l’obéissance, la chasteté et la pauvreté aident l’évangile à se propager dans le monde. Bénissons le Seigneur qui suscite toutes ces vocations dont l’Eglise a besoin.
   
    Chers amis, ayez la force et le courage d’annoncer l’évangile. Je le demande à tous les pasteurs. On ne peut pas se contenter d’une pastorale de l’entretien. S’occuper de ceux qui viennent nous voir c’est bien, s’occuper de ceux qui sont déjà chrétiens c’est une bonne chose. Mais n’oublions pas les brebis perdues, les chrétiens refroidis ou tièdes, les brebis sans défense, les non chrétiens. Laissons-nous brûler par le feu de l’Esprit-Saint. Et annonçons la beauté et la saveur exquise de l’évangile avec ardeur, à temps et à contre temps, hors de nos cercles protégés. Autour de nous, beaucoup ne connaissent pas encore Jésus, beaucoup ne savent pas faire le signe de la croix. Comment voulons-nous qu’ils s’aiment comme Jésus nous a aimés. Il faut les évangéliser, pas seulement dialoguer. L’évangile c’est la paix, l’amour, l’union de Dieu avec l’humanité pour notre salut. Le Pape Benoît XVI nous l’a répété lors de sa visite au Bénin en novembre 2011 à Cotonou. Tous dans l’Eglise doivent aller vers tous :    "En aucune façon, l’Eglise ne peut se limiter à une pastorale de l’entretien en faveur de ceux qui connaissent déjà l’Evangile du Christ. L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale".

    Ayons donc le courage d’aller à contre courant pour dire la volonté de Dieu sur l’homme. Jésus est le seul Sauveur. Il n’y en a pas d’autre. Il n’y en aura pas d’autre. Ses paroles sont esprit et vie. Le ciel et la terre passeront. Ses paroles ne passeront pas. Il est la route officielle pour aller vers Dieu, le Père. Nul ne va au Père sans passer par lui. Ne prenons donc pas pour modèle le monde présent qui relativise tout en disant "toutes les religions se valent, toutes les Eglises sont pareilles, partout c’est le même Dieu". Faux ! Jésus a interpellé Pierre en ces termes : "Tu es Pierre et sur cette Pierre, je bâtirai mon Eglise". Il n’a pas dit : "Je bâtirai une de mes Eglises parmi tant d’autres". Et il a ajouté une promesse : "les forces de l’Hadès ne pourront rien contre elle". L’Eglise de Pierre est catholique, même si Dieu est Père de chacun et de tous. Souvenez-vous de la réponse de la Vierge Marie, notre Mère du ciel, lors d’une de ses apparitions à Quibeho au Rwanda. A la question d’une voyante : "Quelle est la véritable Eglise ". La Vierge, dans sa grande délicatesse, ne voulant blesser personne, a cependant répondu clairement : "Voyez vous-mêmes l’Eglise dans laquelle j’apparais". Cette Eglise est celle de Pierre.

    Réveillons donc en nous la foi de l’Eglise, des premiers apôtres, des témoins, des martyrs. N’ayons pas peur de faire campagne pour Jésus. Tous les hommes ont besoin de lui, tous ont le droit d’être évangélisés. Dieu veut le salut de tous. Donnons le goût de Dieu à tous. Soyons frères et sœurs, solidaires de tous, mais surtout évangélisateurs, spécialement des pauvres, de petits, des fragiles dans leur corps et dans leur âme. Cela n’est possible que si nous pouvons dire comme saint Paul : "Pour moi, vivre, c’est le Christ. Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi".

    Chers Oscar et Luc,    jusqu’à présent, on vous appelle Frères. A partir d’aujourd’hui, après l’imposition des mains et la prière consécratoire, vous serez des prêtres et on vous appellera "Révérends Pères", mais Jésus vous appellera "amis". Quand une grande personne vous appelle amis, ça fait chaud au cœur, n’est-ce pas ? On se sent grandi et valorisé. Imaginez que c’est Dieu lui-même, en chair et en os, le Souverain Prêtre et Sauveur qui vous appellera ainsi. Devinez la douceur de sa voix. Il est sincère, il est tellement vrai qu’à partir d’aujourd’hui, après chaque prière eucharistique, lorsque vous prononcerez sur le pain et le vin ces paroles sublimes : "ceci est mon corps, ceci est mon sang", le pain se changera en son corps et le vin en son sang. Mystère des mystères de la dernière cène ! Jésus a osé nous confier ce grand pouvoir, malgré nos limites, nos faiblesses, nos péchés ! Il aurait dû le confier aux anges. Quel risque ! C’est à nous qu’il a confié l’Eucharistie et l’Eglise, son Eglise qu’il veut pure, sans tâche, resplendissante et sainte. Ce n’est pas banal. Vous comprenez que cet honneur ne peut pas venir de nos mérites. Car sans Lui, nous ne pouvons rien faire.

    Et donc, il vous reviendra de célébrer la Parole de Dieu, de sanctifier "in persona Christi" le peuple de Dieu. Jésus a quand même posé une condition pour être ses amis : "Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande" (Jn 15,14). Que lui-même vienne à notre secours. Parce que ce n’est pas facile.

    Les prêtres sont un don exceptionnel de Dieu, un pur don de sa miséricorde. Ils ne peuvent pas déléguer leurs pouvoirs et leurs fonctions aux laïcs en ce qui concerne leurs missions propres. Quel privilège ! Je le répète : Les prêtres sont nécessaires et indispensables partout. Ils doivent travailler avec foi, zèle et dévouement pour la santé de la société. "Qui connaît mieux les hommes d’aujourd’hui que le prêtre ? Les hommes viennent souvent voir le prêtre, dans la sincérité, sans masque. Ils ne viennent pas avec des prétextes, mais avec des situations de souffrance, de maladie, de mort, avec des difficultés familiales. Ils viennent au confessionnel sans masque, tels qu’ils sont réellement. Aucune autre profession ne donne cette possibilité de connaître l’homme tel qu’il est dans son humanité" (Benoît XVI).

    Le saint Curé d’Ars le disait avec plus de passion spirituelle : "Le prêtre n’est pas prêtre pour lui. Il ne se donne pas l’absolution. Il ne s’administre pas les sacrements. Il n’est pas pour lui, il est pour vous. Le sacerdoce c’est l’amour du cœur de Jésus. Quand vous voyez un prêtre, pensez à notre Seigneur".

    Chers Luc et Oscar, comme saint François de Sales, champion de la spiritualité des laïcs et de la sainteté du mariage, vous serez chargés d’introduire la vie dévote dans tous les âges et les états de vie : les enfants, les étudiants, les commerçants, les journalistes, les policiers et bien sûr les coureurs du marathon salésien que vous organisez chaque année. Sa spiritualité est celle de la bonté de Dieu. "Rien par force, tout par amour", "Rien ne peut empêcher Dieu de nous aimer", disait-il. Nos péchés, nos faiblesses, nos limites peuvent concourir à nous rendre plus humbles et plus ouverts aux secours miséricordieux de Dieu. Et c’est à juste titre que saint François de Sales, ce doux docteur de l’Eglise, est aussi appelé docteur de l’amour. Vous avez de qui tenir.

    Prenez de plus en plus votre place dans l’apostolat de ce diocèse qui attend beaucoup de vous. Œuvrez de toutes vos forces pour que Jésus-Christ soit connu et aimé. Notre diocèse doit être une Eglise "en sortie", expression chère au pape François. "Je préfère, dit le Pape, une Eglise accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Eglise malade de son enfermement". Il faut que cela devienne une préoccupation pour tout prêtre, tout baptisé.

    Et oui, la mission universelle concerne tous les hommes, toutes les femmes, toujours et partout. La mission renouvelle nos communautés, nos familles et nos mouvements catholiques. La mission renouvelle l’Eglise, renforce notre foi et notre identité chrétienne. La mission donne un nouvel enthousiasme à ceux qui s’éteignent ou sont déjà éteints. La mission rajeunit le cœur et l’âme. La mission rend heureux. Et qui ne veut pas être heureux ? Que la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, protège votre sacerdoce et vous bénisse.

LE MARIAGE, C’EST CHOUETTE !
    Du 4 au 25 octobre 2015, l’Eglise universelle tiendra à Rome un synode sur la famille. Alors parlons-en. Ne soyons pas victimes de l’opinion publique. Un couple marié c’est fabuleux ! Il s’agit d’un homme et d’une femme qui se donnent l’un à l’autre pour toujours. Les sangs se mélangent. Les alliances entre familles se tissent. Se marier c’est s’enrichir. "Celui qui a pris femme a commencé à s’enrichir ; il a une aide semblable à lui, une colonne pour s’appuyer" (Si 36, 24).

    Alors pourquoi se crisper tant sur les divorcés et remariés, pourquoi se raidir sur les échecs amoureux, pourquoi ne voir d’abord que les problèmes amers, les abus sexuels, pourquoi se déprimer tout le temps face aux caricatures de l’amour conjugal ? Il y a quand même des couples heureux. Allons, allons, faisons d’abord l’éloge du mariage. Et rappelons avant tout que Dieu est Amour. Il est l’époux de l’humanité. L’amour vient de Dieu. L’homme et la femme créés à l’image de Dieu et  devenant une seule chair, ce n’est pas banal. Abraham et Sarah, Thriphène et Thriphose, Booz et Ruth, Elqana et Anne, la Bible nous les présente comme des couples heureux. Plus près de notre ère il y a Louis et Zélie MARTIN. Et que dire de Joseph et de Marie ? Chaque couple est unique au monde. Le mariage est une bénédiction. Et si Dieu donne des enfants, on les accueille joyeusement. Et on les éduque divinement.
    L’amour est vraiment une irradiation de Dieu. Il inclut la fidélité et la confiance. Et donc pas de tricherie. Plus le couple s’aime, plus il monte vers Dieu ; c’est comme une belle ascension vers le ciel à travers chants, épreuves et sacrifices. Puisque l’homme parfait n’existe pas. La femme parfaite non plus. Voilà pourquoi il faut souvent s’asseoir et se parler tendrement. La communication dans la vérité et l’amour  c’est le meilleur remède contre l’individualisme, l’isolement, la tristesse, l’angoisse et le divorce qui peuvent conduire au suicide. Le mutisme, les soupçons, la jalousie, le refus de pardonner empoisonnent et étouffent l’amour. Aimer, par contre, c’est faire sourire l’autre, vouloir du bien à l’autre pour lui-même, avec la volonté de l’épanouir et de le rendre heureux. "Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir". Cet amour vitalise celui qui le donne et guérit l’autre de toute maladie et de toute blessure. Cet amour-là grandit notre humanité. Car aimer comme Jésus-Christ, c’est vouloir être mangé par l’autre, c’est chercher à rassasier l’autre, à le combler de ses gentillesses, en étant à son écoute pour éviter de le gaver. Il risquerait l’indigestion qui nuit à l’amour. En effet, le christianisme apporte à la société l’indissolubilité du mariage qui se colore de la référence à l’Alliance du Christ et de l’Eglise. Même dans la relation conjugale, pour bonifier et tonifier l’amour, l’Eglise exhorte à la chasteté et non à la sexualité débridée avec tous ses fantasmes. C’est cela aimer de l’amour de Dieu.
     Le mariage c’est chouette ! Le premier miracle de Jésus c’était au cours d’un mariage, aux noces de Canan. C’est un patrimoine de l’humanité. Sans mariage, pas de famille. La famille est le lieu privilégié où l’homme apprend à donner et à recevoir de l’amour. La famille c’est la sécurité des enfants, le pilier central de la société, l’intermédiaire incontournable entre l’individu et la société. Et que dire de l’Eglise domestique ? Une famille qui prie ensemble, un couple qui va à la messe ensemble, à la réunion des parents d’élèves ensemble, au sacrement de pénitence ensemble, à la retraite spirituelle ensemble etc., Satan n’arrive pas à le déstabiliser. Dieu dans la vie du couple c’est la vraie solution.
    Couples, investissez abondamment et joyeusement dans l’attention réciproque ! N’arrêtez pas votre formation continue. Avec le Christ et sa sainte Mère vous ferez des prouesses pour la gloire de Dieu, pour votre salut et celui de la société.

 +Pascal N’KOUE
  Omnium servus    

 


Nouvelles de famille

  - Bienvenue aux nouveaux et bon retour aux anciens. Bonne rentrée des classes aux élèves et étudiants.

- Nous remercions le Cardinal Robert SARAH qui nous a tant édifiés par ses paroles et son témoignage.

- L’Archevêque de Niamey, Monseigneur Laurent LOMPO, est passé nous saluer. Merci.

- Le 15 août dernier, nous avons eu la joie de célébrer les noces d’or de vie contemplative de Sœur Marie-Joseph TIANDO à l’Etoile Notre-Dame ; c’est la doyenne des moniales africaines.

- Du 19 au 28 septembre : VIIIe rencontre mondiale des familles à Philadelphie. A Parakou, le Centre UNIV convoque toutes les familles au sanctuaire marial de Komiguéa le 27 septembre.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

- L’Eglise universelle célèbre un jubilé extraordinaire de la Miséricorde : les finalités sont clairement exposées dans la bulle d’indiction "Misericordiae vultus". Le texte est disponible à la librairie saint Paul.

- Les directeurs des écoles catholiques sont priés de s’adresser à l’imprimerie diocésaine sainte Anne pour la commande des cahiers. Le Directeur de l’imprimerie, Célestin TOSSOU, et son équipe font des merveilles. Ils méritent nos encouragements.

- L’introduction de saint Joseph dans les Prières Eucharistiques est décrétée comme suit :
 • P.E.II Avec la Vierge Marie, … avec saint Joseph, son époux, les Apôtres…
 • P.E.III Auprès de la Vierge Marie, … avec saint Joseph, son époux, les Apôtres...
 • P.E.IV Auprès de la Vierge Marie, … auprès de saint Joseph, son époux, des Apôtres.

- Le mois d’octobre est celui du rosaire et en même temps celui des missions. "Par l’Ave Maria, le péché se détruira". Récitons le chapelet avec recueillement. Nous avons le sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa à construire, je compte sur votre générosité filiale envers la Reine des familles et notre Mère du ciel.

- Du 4 au 25 oct. : Synode à Rome sur la famille. Portons dans la prière tous les Pères synodaux. L’Evêque d’Abomey représentera le Bénin.

- Le thème de cette année pastorale est : "Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes" : la vocation, comme expression de la miséricorde de Dieu.


Quelques dates


7sept.-2 oct.     : Les bureaux de la Curie sont fermées pour raison de vacances.

3oct.        : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale  à Cotonou.

4 oct.        : Retour à Parakou.

10 oct.        : A 9h : Vœux perpétuels chez les Contemplatives de Jésus Eucharistie.

11 oct.        : Messe et bénédiction de la bibliothèque et du réfectoire à "Providentia Dei", à 9h30.

15 oct.        : Bénédiction de l’école primaire des Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée.

17 oct.        : Action de grâce à saint Joseph pour les 50 ans de vie religieuse de Sœur Jeanne d’Arc, nda.

18 oct.        : Journée mondiale des missions. Canonisation de Louis et Zélie MARTIN, parents de sainte Thérèse de Lisieux. A 10h : Confirmations à Konkomba (Kika). Quête impérée.

20 oct.      : Conseil presbytéral à l’Archevêché, à 9h30.
          - Réunion du presbyterium au Centre Pastoral, à 16h.

21 oct.     : Assemblée Générale des agents pastoraux au Centre Pastoral, à 9h. Que les prêtres  viennent avec leurs vêtements liturgiques. Aucune célébration ne devrait être                   programmée dans l’après-midi sur les paroisses.

25 -28 oct.    : Session ordinaire de la Conférence Episcopale à Dassa.

N.B.         : Le Conseil diocésain pour les affaires économiques aura lieu le 3 novembre 2015.


                                  ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
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    Les contemplatives de Jésus Eucharistie que j’appelle affectueusement " nos moniales diocésaines" sont en train de se construire un petit monastère modeste à Boko. Elles sont un rameau sorti de l’arbre verdoyant des moniales cisterciennes venues de l’Abbaye de Notre-Dame des Gardes (France). Quel bel héritage ! Nous avons demandé à Mère Patricia, la fondatrice, de nous raconter un peu leur aventure. Ecoutons-la plutôt et savourons son style simple et sans détour.

    Entrée au couvent cistercien de l’Etoile Notre-Dame de Parakou le 20 août 1985, j’en sortis en mars 1991, suite aux ennuis répétés de santé. J’avais écrit à Monseigneur Nestor ASSOGBA, alors Evêque de Parakou, pour lui proposer de me permettre de faire mon expérience de vie monastique, centrée sur l’adoration du Très Saint Sacrement, dans le monastère de Zagnanado qui est à six kilomètres de la maison de mes parents. Comme Zagnanado est dans un autre diocèse, il me demanda de m’adresser à Monseigneur AGBOKA, que je ne connaissais pas. Trop compliqué pour moi. Après plusieurs mois de prière cherchant la volonté de Celui qui m’a appelée, je suis allé vivre mon expérience dans la ferme de ma mère à 25 km de chez moi. Je pris conseil d’un prêtre qui m’encouragea… Puis je revins à Parakou le 29 septembre 1993. Monseigneur ASSOGBA revenait de Rome. Le lendemain matin, il me reçut dans son bureau. Il me demanda comment je voulais organiser ma vie. Je le lui expliquai. Il reçut mes premiers vœux d’adoration ce même jour du 30 septembre 1993 dans la petite chapelle de l’Evêché, à côté de son bureau. Il me bénit et promit de me trouver un lieu pour ce projet de Dieu qui allait germer dans son diocèse.

    Sept mois après cet événement, en avril 1994, Monseigneur ASSOGBA m’accueillit de façon stable dans son diocèse, précisément dans le foyer du Lycée, à côté du Lycée Mathieu Bouké, notre BETHLEEM. Le Père Laurent SAH fut  nommé notre aumônier jusqu’à son départ de Parakou pour Porto-Novo, son diocèse d’origine.

    Sept mois après notre installation, on commença en privé l’adoration du Très Saint Sacrement. Cinq mois plus tard, l’adoration était ouverte à tout le monde, sous l’autorisation de Monseigneur ASSOGBA, et cela grâce à une chapelle bien aménagée dans l’enceinte du foyer  par le Père Jean-Luc LEROUX, osfs.

    Le 24 décembre 1999,  je prononçais mes vœux définitifs d’adoratrice perpétuelle du Très Saint Sacrement, et le même jour devant Monseigneur Assogba, je reçus les vœux temporaires de la sœur Prisca avec l’entrée au noviciat de quatre autres jeunes filles qui venaient de finir leur postulat. Notre petite communauté reçut de l’Evêque la mission de s’occuper de l’adoration perpétuelle au Sanctuaire Eucharistique du Christ Rédempteur de l’Homme. Nous y sommes jusqu’à ce jour. La communauté naissante connut des difficultés de tous genres, sans compter l’incompréhension de beaucoup de prêtres, de religieuses, et de laïcs.
    Un événement capital qui a aggravé la situation s’est produit en avril 2006, à cause du discours prononcé par le Cardinal Bernardin GANTIN à la plage de Ouidah contre le Sillon Noir et les Consacrées de l’Afrique en Mission (AM). Il en était ressorti que cet Institut fondé par Mgr ASSOGBA Nestor était suspendu. Tous les regards étaient braqués sur nous. Or nous, nous avions seulement accepté de soutenir par la prière "l’Afrique en Mission", mais nous n’étions pas dans "Afrique en Mission".  Il y avait confusion dans la tête et le cœur des gens. Nous étions considérées à tort comme la branche contemplative de l’A.M. Et on nous persécutait pour cela. Mais nous, nous ne voyions aucun inconvénient à porter l’A.M. dans nos prières ; Africaines, nous le sommes ; en mission, nous le sommes aussi. Et nous étions donc prêtes à aider une autre fondation par notre vie de contemplatives. Mais nous n’avons jamais été A.M. Au milieu de ces flots en furie et vents contraires, nous sommes restées sereines. L’Esprit-Saint inspira des personnes de nous soutenir fortement et de nous encourager moralement et spirituellement. Nous avions vraiment fait l’expérience de la puissance de la grâce divine dans ces dures épreuves. Et voici comment.

    Le Seigneur, le Maître de tout, s’est levé pour nous conduire par le juste chemin, pour l’honneur de son Nom, jusqu’au Nonce Apostolique, Monseigneur Michael Auguste BLUME. Ce dernier nous a reçues à Cotonou, écoutées, rassurées et bénies au nom du Saint-Père et nous a demandé d’écrire nos constitutions pour les faire approuver par l’Evêque du lieu, qui procèdera à la reconnaissance diocésaine. Le Nonce a pris sur lui de soutenir personnellement cette démarche jusqu’à son exécution… Monseigneur Fidèle AGBATCHI, qui avait remplacé Monseigneur ASSOGBA, s’est rendu disponible. Après avoir consulté des canonistes, il nous a conseillé de changer le nom de notre Institut et l’habit religieux. Nos constitutions ont été corrigées et approuvées une année après, et l’Archevêque a fait la Reconnaissance Diocésaine en la fête du Christ Roi, le 25 novembre de l’année 2007,  comme « Contemplatives de Jésus Eucharistie ». Quel bonheur !

    Notre charisme est la contemplation  de Jésus-Eucharistie et l’accueil des personnes en détresse. Nous voulons tenir compagnie au Seigneur pour qu’Il nous dise ce qu’il faut faire… Et voici ce qu’Il nous dit : « recherchez le Seigneur et sa Face, sans trêve, cherchez son visage ». L’accueil est sous deux formes : L’accueil et l’écoute des personnes en difficulté. Et l’accueil des prêtres souffrants ou des prêtres âgés à la retraite.


    Notre spiritualité puise essentiellement sa source dans l’Eucharistie et l’adoration : la prière intérieure, l’Hostie, la Vierge, la liturgie avec les rythmes africains et les chants grégoriens, le témoignage d’une vie simple et joyeuse dans la pauvreté. Avec l’ardent désir de vivre dans l’imitation de Jésus-Christ qui obéit jusqu’à la mort, et la mort de la croix, nous voulons vivre dans la joie son évangile comme la suprême règle de notre vie, en nous servant de la Règle de Saint Benoît pour entrer dans la grande tradition monastique et vivre comme Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, dans un esprit d’enfance spirituelle.

    Actuellement, notre communauté est composée de six professes perpétuelles, de deux professes temporaires, d’une novice et d’une postulante. Nous comptons sur Jésus et sa sainte Mère pour mener à son achèvement tout ce que nous avons en germe : trouver un cadre approprié pour l’épanouissement de notre vocation de contemplatives de Jésus Eucharistie. Nous avons commencé à construire quelque chose à Boko. Ce monastère sera au service de tous. La Divine Providence, nous y croyons ! Tout est à bâtir. Merci à chacun et à tous.                
                                        Sœur Patricia PADONOU
                                                Supérieure.


                         NOMINATIONS
"Au lieu d’être seulement une Eglise qui accueille et qui reçoit à portes ouvertes, cherchons aussi à être une Eglise qui trouve de nouveaux chemins, qui est capable de sortir d’elle-même et d’aller vers ceux qui ne la fréquentent pas, ceux qui se sont éloignés d’elle ou qui sont indifférents" (Pape François).

    Notre famille diocésaine opte pour être une "Eglise en sortie". Car la demande spirituelle augmente. Le monde a besoin de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. C’est pour mettre cela en pratique que l’Esprit Saint et nous, c’est-à-dire l’Evêque et son conseil, avons pensé faire quelques affectations de personnes à des endroits différents.

    Ainsi, le Père Pierre DAMADO est nommé Curé de la jeune et dynamique paroisse de Komiguéa.

- Le Père Benoît LUQUIAU, fidei donum de Nantes, est nommé Vicaire à la cathédrale et Aumônier diocésain des scouts et des jeunes.

- Le Père Christian WOROU est nommé Vicaire paroissial à Papanè.

- Le Père Marius OBA est nommé Professeur au Séminaire Notre-Dame de Fatima.

- Le Père Franck TOKPASSI résidera désormais à la Procure pour être plus proche de son lieu de service le CPAV (Centre Pastoral de l’Audio-visuel).

- Le Père Ursule AGBANGLA part comme prêtre fidei donum à Nantes pour 3 ans.

- Le Père Léonard GORAGUI part aussi à Nantes mais pour une année sabbatique et pour se refaire la santé. Nous remercions vivement l’Evêque de Nantes pour cette solidarité ecclésiale qui nous émerveille.

- Le Père Symphorien GBAGUIDI NOUDEHOU, osfs, est nommé Aumônier de l’Université de Parakou.

- Le Père Edgar VIGAN est nommé Président du Comité d’organisation du jubilé des 75 ans de l’évangélisation de notre diocèse qu’on célébrera en 2019.

- Nous nous réjouissons d’accueillir le Père Brice N’TOUA qui sera professeur titulaire de philosophie au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei". Remercions Monseigneur Antoine SABI BIO, Evêque de Natitingou, qui nous l’envoie.

    Toutes les nominations prennent effet le 1er septembre 2015. Que les passations de service se fassent dans l’esprit de famille, c’est-à-dire dans la joie,  les chants, et l’amitié mais aussi dans la clarté, la vérité et la simplicité. Tout pour la gloire de Dieu et pour notre propre épanouissement en Jésus et Marie.
  +Pascal N’KOUE
   Omnium servus


    Nous ne pouvons que remercier la Divine Providence pour tout le chemin parcouru et, également, tous les acteurs dont elle s’est servie. Nos remerciements s’adressent tout particulièrement à Propaganda Fide, à l’Aide à l’Eglise en détresse, à l’Archidiocèse d’Avignon, aux Sœurs de saint Pierre Claver de Rome, à la paroisse Notre Dame des Armées (Versailles) etc., aux Evêques de Djougou et de Natitingou, à notre Père Archevêque qui nous a accompagnés avec une grande proximité durant toute l’année, au clergé diocésain qui a adopté cette maison de formation comme la sienne, aux diverses paroisses qui nous ont soutenus généreusement.
                                        P. Denis Le PIVAIN
                                Recteur du Grand Séminaire "Providentia Dei"        

 

    
Nouvelles de famille
- Vive les vacances ! Mais n’oubliez pas la prière en famille. Ne permettons pas aux médias sans censure et aux idéologies fantaisistes et nocives de prendre la place de Dieu dans les cœurs, les foyers chrétiens ou Eglises domestiques. C’est là où se vit la première catéchèse.
- Nous remercions les agents pastoraux qui nous quittent pour d’autres missions. Les Pères Jean-Baptiste TRAORE s.m.a, Gérard  NAKOE, s.m.a, Anatole MONGADJI, osfs, etc.
- Si le mois de mai est celui de la sainte Vierge Marie, celui de Juin du Sacré-Cœur de Jésus, n’oublions pas que le mois de juillet est celui du Très Précieux Sang de Jésus.
- Nous avons hautement apprécié le passage de Monsieur Patrice LUCAS membre du Conseil d’Administration de CBM, venu d’Allemagne se rendre compte de l’évolution de notre hôpital ophtalmologique saint André de Tinré. Trois chantiers sont en cours : le laboratoire d’analyses biomédicales, la chapelle, et les salles de formation. Merci à tous les bienfaiteurs.
- Le thème de l’année pastorale 2015-2016 portera sur les vocations, expression de la miséricorde de Dieu : "Venez à ma suite, je ferai de vous des pêcheurs d’hommes" (Mc 1,17).
- Le 14 juin dernier a eu lieu à Niamey la prise de possession canonique du premier Archevêque africain en la personne de Monseigneur Laurent LOMPO. Tous les cinq évêques du Nord Bénin y étaient présents plus celui de Dassa. Nous n’avons pas le droit d’oublier Niamey.
- Nous remercions vivement les moniales cisterciennes qui, cette année encore, en la fête du Sacré-Cœur, ont aidé tout le clergé à vivre avec foi et sérénité la journée mondiale de prière pour les prêtres dans leur monastère. C’était simple, beau et chaleureux.
- La première année de notre Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei" s’est bien déroulée. Plusieurs diocèses d’Afrique et d’Europe nous demandent déjà de leur envoyer des prêtres. Bénissons le Seigneur pour le don des vocations  sacerdotales! Qu’il continue de susciter des bienfaiteurs au Bénin et ailleurs pour nous aider à avancer avec enthousiasme. Il nous faut encore au moins 30 chambres pour les séminaristes et un restaurant pour l’autonomie financière du Séminaire.
- A Pentecôte,  on a confirmé 614 jeunes : l’avenir de l’évangélisation est assuré si leur éducation à la foi en Jésus-Christ ne s’arrête pas.
 - Je recommande vivement le livre de l’Abbé Augustin TOSSOU, Bernardin Cardinal GANTIN, au service de Dieu et des hommes. Il est préfacé par Monseigneur Paul VIEIRA, Evêque de Djougou et postfacé par Mère Marie-Claude SOBA, Supérieure Générale des Sœurs OCPSP.     
 N.B : Le 08 août 2015, il y aura deux ordinations sacerdotales (osfs) à la Cathédrale à 9h30.
- Retenez la date d’ouverture de l’année pastorale : mercredi 21 octobre 2015 au Centre Pastoral Guy Riobé à 9h. BONNES VACANCES !

Quelques dates
11 juillet     : Au monastère de l’Etoile Notre-Dame.
12 juillet     : Confirmations à 9h30  à la paroisse saints Pierre et Paul d’Alafiarou.
19 juillet     : Rencontre avec les marguillers au Centre Pastoral Guy Riobé.
23 juillet     : Messe chez les Sœurs s.m.m.i, clôture du chapitre d’application.
24-26 juillet     : Week-end de formation des séminaristes au Centre Pastoral Guy Riobé
26 juillet    : A 9h30 au Sanctuaire Eucharistique : Collation des ministères en vue du sacerdoce.
                - Pour l’acolytat : AÏDOMONHAN Enagnon Yves, AKPO Wolé Jules.
                - Pour le rite d’admission et le lectorat: ZINSOU S. Jaurès.
8 août         : Ordination diaconale de Norbert AGOSSOU, à la Cathédrale à 9h30.

ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
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    Dans ce mois, plus précisément du 19 au 28 août, le Cardinal Robert SARAH sera au Bénin. Il présidera le pèlerinage marial de Dassa qui a lieu chaque année le week-end après la fête de l’Assomption. Puis, il visitera nos dix diocèses pour nous évangéliser, avant de retourner à Rome, où depuis le 23 novembre 2014 il est Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements.

    Robert SARAH est originaire d’Ourous, en Guinée, fils unique d’un couple animiste pauvre, admirable, devenu de fervents chrétiens. Il sera nommé Archevêque de Conakry à 33 ans sous le Président dictateur Sékou TOURE. En 2001, le Pape Jean-Paul II l’appelle à Rome pour travailler à la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, puis il deviendra Président du Conseil Pontifical Cor Unum. Enfin il sera créé cardinal en 2010 par le Pape Benoît XVI.

    Pour le connaître, je vous recommande vivement son livre Dieu ou rien, Entretien sur la foi, Fayard, 2015. Il y répond tour à tour aux questions de notre siècle : la formation des prêtres, les divorcés et remariés, le gender, l’homosexualité, la pédophilie. Vous y lirez de belles pages sur le dévouement des missionnaires spiritains, sur la prière, le silence, la contemplation, la liturgie etc. Il fait le point sur la figure de plusieurs Papes. Jean-Paul II et Benoît XVI l’ont particulièrement façonné.

    Toutes ces questions de notre époque sont abordées avec rigueur, lucidité, clarté et foi.  Ses réponses au journaliste Nicolas DIAT, comme un phare lumineux en pleine nuit, nous secouent, nous instruisent et nous rassurent. Un diagnostic profond, juste, sévère mais toujours équilibré est fait sur l’Occident où l’éclipse de Dieu n’empêche pas l’éclosion des saints. L’Afrique n’est pas épargnée dans ses critiques. Ce qui nous intéressera dans ce numéro, c’est sa biographie.  Donnons-lui la parole pour qu’il se présente lui-même et nous livre son passé. On le découvrira mieux à travers ses propos.

    "Il est difficile de saisir ce que je suis devenu aujourd’hui au regard de mes origines modestes. Quand je pense au milieu animiste, profondément attaché à ses coutumes, d’où le Seigneur m’a tiré pour faire de moi un chrétien, un prêtre, un évêque, un cardinal et l’un des proches collaborateurs du Pape, je suis envahi par une grande émotion… Je suis né le 15 juin 1945 à Ourous, un des plus petits villages de la Guinée. Ma terre est distante d’environ 500km de Conakry. J’ai grandi dans ce lieu coupé du monde… En ce temps là, les Pères Spiritains, étaient venus dans notre région car l’islam y demeurait peu présent… Aujourd’hui mon village est presque entièrement  chrétien et compte près de 1000 habitants. La mission fut fondée en 1912. Mon père animiste a vu la construction de la mission et de l’église… Mon père Alexandre a été baptisé et marié le même jour, le 13 avril 1947, deux ans après ma naissance".  

    Après mille et une difficultés pour étudier au petit Séminaire en Côte d’Ivoire, le voilà en France pour le grand Séminaire de Nancy. C’était en septembre 1964. "Lorsque je suis arrivé à Nancy, les premiers signes de contestations de mai 1968 se dessinaient à l’horizon… L’habit ecclésiastique n’était plus forcément respecté – le col romain remplacé par un pull-over à col roulé – et  c’est finalement l’identité sacerdotale qui perdait sa visibilité en disparaissant dans l’anonymat ; la soutane se transformait peu à peu en habit liturgique dont on se débarrassait aussitôt les célébrations terminées…"
 
    En 1967, tous les missionnaires sont expulsés de Guinée qui était en pleine révolution.
 La coupure avec sa famille restée en Afrique devint plus tragique. "Les seules possibilités d’avoir des nouvelles étaient les visites de Monseigneur Tchidimbo  à Nancy… Mes parents habitaient à 500 km de la capitale de la Guinée, il n’a jamais pu me remettre une seule lettre d’eux. Sans aucune communication avec les miens (pendant trois ans) je trouvais le temps long. Les relations entre la Guinée et la France devenaient si compliquées, en particulier les rapports entre Sékou TOURE et le Général Gaulle, que j’ai été obligé de quitter Nancy".

    Le voilà au Grand Séminaire de Sebikhotane, non loin de Dakar pour les dernières années du Séminaire. Il fut ordonné prêtre le 20 juillet 1969 à Conakry. Après son ordination presbytérale, son Archevêque Monseigneur Tchidimbo l’envoie à Rome pour des études bibliques au Biblicum. Comme jeune prêtre, il prend très au sérieux le saint sacrifice de la messe.  "Le matin, je choisissais de me lever tôt afin de pouvoir célébrer sans précipitation. J’avais conscience que la messe était le moment le plus important de ma journée… Nous ne devons jamais oublier d’unir la liturgie à l’événement tragique de la mort de Jésus sur la Croix. Dans la messe, le prêtre est face à face avec Dieu. La messe est ce que nous avons à vivre de plus important, et l’office du bréviaire nous y prépare". En 1971 il part pour Jérusalem où il restera une année complète. "En Terre Sainte, dit-il, le souvenir de Jésus est ineffaçable".

    Après ses années d’études, il est nommé Curé de Boké en Guinée : "Je marchais de longues heures toujours accompagné de deux ou trois catéchistes, avec une valise chapelle sur la tête, sous un soleil de plomb ; parfois, je croisais un camion de marchandises qui acceptait de faciliter mon voyage… Ma nourriture était très frugale car je devais presque exclusivement compter sur l’aide des paroissiens, qui eux-mêmes manquaient de tout".

    En 1976, l’Abbé Robert SARAH est nommé professeur, puis directeur du petit séminaire Jean XXIII de Conakry. Les séminaristes y étaient nombreux. En 1978, le Pape Paul VI lui demande de devenir Archevêque de Conakry. En effet son Archevêque Monseigneur Tchidimbo était en prison depuis des années. "J’ai d’abord protesté en refusant cette nomination… Mon expérience pastorale demeurait vraiment insuffisante, et surtout je n’avais pas encore atteint mes 33 ans"… Revenu de ces dures moments d’épreuve, il accepte la charge et choisit comme devise épiscopale : "Ma grâce te suffit". Mais il fallait garder le secret de cette nomination pendant au moins un an. "Pendant un an et quatre mois, j’étais seul, avec Monseigneur Barry, à porter le poids du secret pontifical et la terrible angoisse qu’il suscitait en moi. Je ne pouvais en parler à personne, pas même à mes parents. En effet Sékou TOURE s’y opposait. Puis, comme par miracle, Monseigneur Tchidimbo fut libéré et expulsé (de Guinée) le 7 août 1979". La publication de sa nomination se fera le 23 août 1979. Le Président Sékou TOURE semblait acquis enfin à la cause du choix de Rome. Ce n’était qu’une ruse stratégique. Mais le Prélat n’était pas dupe.

    "Pour moi c’était une mer calme avant la tempête. L’intégralité de mes propos était rapportée au cabinet de Sékou TOURE… La révolution du Parti Etat détruisait littéralement tous les piliers du pays. En particulier, l’école était dans une situation de chaos ; seule comptait la diffusion de la propagande officielle, inspirée du marxisme léninisme soviétique. Le seul fait d’émettre une simple critique sur la misère du peuple pouvait conduire à un emprisonnement au camp Boiro, où les militaires pratiquaient des tortures indescriptibles dont je préfère ne pas parler.

    "La terreur régnait jusque dans les familles. Je devais parler, même si mon existence était en jeu. J’appelais le régime à accorder une plus grande liberté aux Guinéens. Je n’avais pas peur ; si je devais être arrêté, la raison en serait digne. Mon combat était plus important que ma propre survie". Evidemment le Président Sékou TOURE tenta d’éliminer Monseigneur SARAH. Et voilà l’histoire. "En décembre 1983, un tremblement de terre frappa la Guinée ; les dégâts furent très importants. Les responsables de l’aide internationale pour affronter cette catastrophe naturelle étaient accueillis par le commandant Siaka Touré, responsable du camp Boiro. Alors qu’il était à l’aéroport de Conakry où il attendait l’arrivée d’un avion, il glissa et, en tombant, se cassa la jambe… Il fut immédiatement évacué au Maroc. Selon les plans de Sékou Touré, cet homme devait
 m’arrêter quelques semaines plus tard… Mais quelques jours plus tard, Sékou Touré subit une attaque cérébrale. L’Arabie saoudite dépêcha aussitôt un avion-hôpital. Sékou Touré fut évacué au Maroc, puis aux Etats-Unis. Ainsi le président, qui avait planifié de m’arrêter, et Siaka Touré, qui devait exécuter ce plan, furent mis tous les deux hors d’état de nuire ! Malgré les soins intensifs qu’il a reçus, le dictateur est mort le 26 mars 1984 à Cleveland, aux Etats-Unis, d’une opération de chirurgie cardiaque.  Ce dernier avait projeté mon arrestation secrète et mon assassinat pour le mois d’avril. Dieu a été plus rapide que Sékou Touré ! Le Seigneur voulait que je reste encore un peu sur cette terre". Béni soit Dieu maintenant et toujours !

    De toutes les initiatives de Monseigneur SARAH à Conakry, retenons seulement la création d’un lieu de pèlerinage. "En Guinée, j’ai voulu instaurer un pèlerinage pénitentiel à Notre-Dame-de-Guinée, à Boffa. Certains fidèles pouvaient marcher plusieurs centaines de kilomètres pour atteindre le sanctuaire. Les catholiques les plus éloignés font plus de quatre cents kilomètres à pied, notamment ceux qui viennent de mon village d’Ourous. Les premières années, les populations qui nous voyaient marcher se demandaient si nous étions des fugitifs, victimes d’une épidémie ou d’une guerre… Aujourd’hui, l’accueil de tous, chrétiens et musulmans, est formidable. Loin de ma terre, je n’oublie pas non plus le sanctuaire de Kibeho au Rwanda, ou encore les pèlerinages liés aux martyrs de l’Ouganda". Espérons qu’il se souvienne aussi du pèlerinage de Dassa après sa visite.

    Ecoutons-le maintenant parler du cardinal Gantin qui a fait de lui son hériter spirituel. "Avant de quitter Rome pour retrouver son Bénin natal, le cardinal Gantin a dit qu’il était comme un bananier. Quand cet arbre a donné ses fruits, les hommes le coupent. Mais il y a toujours un rejeton qui pointe ; en fait, il pensait que j’étais cette nouvelle pousse… Le cardinal a constitué un exemple merveilleux. Il m’a transmis la grandeur et la noblesse de ses sentiments pour notre continent, et je ne peux oublier combien il avait compris la profondeur de l’authenticité africaine pour l’invisible. Bernardin GANTIN disait souvent : Dieu ne me demande pas le succès, mais l’amour. Or, le véritable amour passe non pas d’abord par la parole, mais par le cœur. Tout le reste est secondaire et périssable. Dieu seul est essentiel et éternel. Et l’amour nous donne de lui ressembler un peu".

    Il met en garde ceux qui prônent un dialogue interreligieux édulcoré sans le souci d’évangéliser. "Au nom de la vérité, nous devons proclamer et annoncer Jésus Christ, unique Sauveur du monde, à toutes les nations. Cette annonce n’est nullement un obstacle au dialogue entre les différentes religions. Au contraire, elle doit la renforcer. Jean-Paul II, puis Benoît XVI et aujourd’hui François ne font que réaffirmer la foi de l’Eglise. La mission est le diamant brut de l’Epouse du Christ. Le Fils de Dieu est le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne peut aller à Dieu sans passer par lui. Jésus est l’unique porte du Ciel : il n’y a ni intolérance ni fondamentalisme religieux dans cette proclamation amoureuse".

    Dieu ou rien est un livre énergique, étincelant, tonique et convaincant. Il dévoile le cœur grand et humble, joyeux et souffrant d’un Cardinal d’Afrique, à la fois leader, pasteur et mystique. Ce livre, plein comme un œuf, mérite d’être étudié dans toutes nos structures de formation. Et comme il coûte un peu trop cher pour notre pouvoir d’achat (14.000francs environ), peut-être qu’une imprimerie au Bénin pourrait nous aider à réduire le coût. En tout cas, une large diffusion de ce livre s’impose. Dieu ou rien nous rendra de grands services.

  +Pascal N’KOUE
   Omnium servus



Nouvelles de famille
- Bénissons le Seigneur pour la nouvelle Communauté des Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée du Panama. Elles ouvrent une maison de formation à Parakou. Les "Fils de Dieu" ont généreusement mis leur maison à leur disposition. Bel exemple de solidarité dans l’Eglise.

- Le thème du pèlerinage de Dassa est : "Marie, éducatrice et protectrice des âmes consacrées". Le Cardinal Robert SARAH en assurera la présidence.

- Bienvenues à Asuncion, mère de mademoiselle  OIHANA, Coopérante Missionnaire laïque qui nous vient du Pays Basque, et à sa petite sœur qui s’appelle Itsasne.

- Bienvenue au Révérend Père Grégoire AGBALENOU, svd, qui sera vicaire à la paroisse Sainte Trinité de Guêma.

- Merci au Révérend Père Peter ACCORLY, Supérieur Provincial des svd, venu du Togo nous visiter le mois dernier. De même, nous remercions le Frère Melchior, Professeur Albert TEVOEDJRE, ex Médiateur de la République pour son passage. De lui on peut dire : "vieillissant, il fructifie encore".

- La dernière encyclique du Pape François :"Laudato si" mérite d’être lue et prise en considération. La terre, notre maison commune, est comme une sœur avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, qui nous accueille à bras ouverts et nous nourrit. Malheureusement cette terre est polluée, maltraitée, agressée ; elle pleure et gémit… Cette encyclique justifie notre projet de développement intégral de Ténonrou.

- Parakou devient un carrefour pour les jeunes. Le Père John, sma, arrive avec des jeunes de Nantes. Ceux  d’Angers sont arrivés le mois dernier. Merci au Père Bruno LECOIN, Supérieur Provincial des osfs, qui arrive aussi avec beaucoup de jeunes d’Annecy, pour participer aux ordinations presbytérales. Qu’ils soient tous les bienvenus !

- L’Abbé Serge DANNON a été bien accueilli à Rome. Il a commencé les cours d’italien. Et il s’en sort déjà vaillamment. Prions pour lui.

- L’Abbé René VIEYRA, l’économe diocésain, est de retour d’Italie. Merci à l’AFR de Vittorio Veneto qui a organisé cette tournée marathon pour lui.

- Les vocations tardives à la vie sacerdotale augmentent. En octobre prochain une maison de formation prépropédeutique s’ouvrira provisoirement à la maison saint Dominique pour la remise à niveau des candidats avant leur intégration à "Providentia Dei". Prions pour cette nouvelle initiative.

N.B : Du 7 septembre au 3 octobre, les bureaux de la Curie seront fermés pour des raisons de vacances.



Quelques dates

1 août : Fête nationale. Prions pour toute la Nation et spécialement pour nos gouvernants.

2 août : Messe à l’église saint Joseph d’Alaga à 9h.

8 août : Ordinations presbytérales de Luc AMETODOU et de Oscar TAWEMA, osfs, et  ordination diaconale de Norbert TOSSOU. L’envoi en mission de l’Abbé Ursule AGBANGLA  à Nantes aura lieu à la même occasion.

9 août : Messe dominicale à BA-MORA

11 août : Messe chez les Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée.

15 août : Assomption de la Vierge Marie. Fête d’obligation. Messe au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa à 9h.

21 – 23 août : Pèlerinage marial à Dassa. Un rendez-vous à ne pas rater.  La Vierge, Mère de Dieu et notre mère,  nous y attend.

24 – 27 août : Visite du Cardinal Robert SARAH à Parakou, N’Dali, Kandi, Natitingou et Djougou.

28 – 29  août : A Cotonou pour faire des papiers en vue de l’obtention du visa Schengen.

30 août : Voyage de retour à Parakou.


ABONNEMENT POUR UN AN
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Nous venons de boucler le mois de mai dédié à Marie. Et nous voici en juin, mois du Sacré-Cœur. Tout un mois pour le Sacré-Cœur de Jésus. Ne nous contentons pas seulement du jour de cette fête fixée au Vendredi qui suit celle du Corpus Christi.
    La  solennité du Sacré-Cœur a été instituée sur demande de Jésus-Christ lui-même, lors d’une de ses apparitions à la visitandine Marguerite-Marie ALACOQUE (XVIIe siècle). Disons-le tout de suite, la dévotion au Sacré-Cœur et celle de l’adoration Eucharistique vont de paire. Devant la gloire de Dieu, on se met à genoux, non par peur mais par gratitude.    Le culte au Sacré-Cœur, né en 1883, fait toujours partie du culte officiel de l’Eglise. Le Cœur du Christ, c’est le centre de la personne du Christ. Il est donné à l’Eglise pour que nous approfondissions notre relation d’amour envers Jésus, afin de raviver notre foi dans l’amour miséricordieux et salvifique de Dieu.
    Pour en savoir plus, interrogeons les saints et d’abord la Vierge Marie. Avez-vous remarqué qu’au lendemain de la fête du Sacré-Cœur, l’Eglise célèbre la mémoire du Cœur Immaculé de Marie. Eh oui le cœur du Fils et celui de la Mère ne se séparent pas. On les distingue bien sûr mais on les aime ensemble. Interrogeons la Mère de Dieu pour savoir comment aimer le Fils de Dieu, et elle nous répondra : fils et filles de Dieu, c’est d’abord mon divin Fils qui vous a aimés le premier : "Faites tout ce qu’il vous dira".
     Le secret de ces deux Cœurs est dans l’humilité. Les deux se sont abaissés, Dieu les a élevés l’un par l’ascension, l’autre par l’Assomption. L’humilité, c’est la force des grands. Aimer humblement, c’est-à-dire dans la soumission à Dieu, c’est aimer vraiment. Saint Paul est clair là-dessus: « Pour moi, vivre c’est le Christ ». Saint François d’Assise, St François de Sales, St Jean-Marie Vianney etc. ne vivaient que pour le Dieu-Amour. C’est ce que Saint Augustin résume en ces mots : "Pondus meus, amor meus". Ce qui fait ma valeur ou mon poids, c’est la qualité de mon amour. Et l’amour s’exprime dans le détachement, le service désintéressé, le service gratuit. Lisons et méditons 1Co13, l’hymne à la charité et servons le Seigneur dans la justice et la sainteté véritables.
    Faisons maintenant une petite méditation sur ce Cœur qui a tant aimé le monde. C’est inouï. Le cœur pour les scientifiques ce n’est qu’un organe physique, moteur de la circulation du sang. Pour nous les croyants, le cœur c’est l’homme dans sa dimension morale et religieuse. C’est le trait d’union entre notre monde invisible et le monde visible. C’est la conscience de l’homme habitée par la présence discrète de Dieu. Le Pape François dans l’encyclique « Lumen Fidei » nous éclaire : "Le cœur dans la Bible, c’est le centre de l’homme, le lieu où s’entrecroisent toutes ses dimensions : le corps et l’esprit, l’intériorité de la personne et son ouverture au monde et aux autres". Le cœur, c’est le symbole de l’amour tout court. De quelqu’un estimé de tous, on dit qu’il a bon cœur, son intérieur ou son ventre est bien. Le Sacré-Cœur, c’est l’amour humain et divin de Jésus. Amour humain et divin dont il a aimé son Père. Amour humain et divin dont il nous a aimés. Dieu n’a pas d’ennemis ! Difficile à comprendre. Il ne veut pas la mort du pécheur mais sa conversion. C’est pourquoi il laisse vivre les coupeurs de route, les corrompus, les islamistes, les assassins etc. Il nous aime tous, y compris les Judas Iscariote, jusqu’au bout. L’Amour ne se fatigue pas d’aimer. Il supporte tout. Il espère tout  parce qu’il donne tout.
    C’est l’évangéliste Jean qui décrit de façon poignante le coup de lance dans le côté de Jésus : "il en sortit aussitôt du sang et de l’eau". (Jn 19, 33-34). C’est l’expression ou le symbole du don total. Pas seulement le sang mais aussi l’eau. Car aimer c’est se donner totalement, tout pardonner. Jésus s’est complètement vidé. L’amour est exigeant. L’amour qui ne coûte rien n’est pas sincère. Il est même faux. C’est un amour léger et profiteur. Il dure l’espace d’un matin. Or l’amour du Christ pour nous est éternel.
    Comme vous le voyez, les racines lointaines de la dévotion du Sacré-Cœur viennent de l’évangile. Mais, comme nous l’avons dit plus haut,  c’est surtout au XVII siècle lorsque la foi chrétienne a été ébranlée par le protestantisme et le jansénisme, que la dévotion au Sacré-Cœur s’est imposée. La piété s’étant affadie, notre Seigneur Jésus-Christ se révéla à Marguerite Marie ALACOQUE pour lui manifester les richesses et les secrets de son Cœur. Elle deviendra ainsi la confidente et la messagère privilégiée de son Cœur sacré.
    Voici un extrait de la 2e apparition de Jésus à la moniale : "Ce divin Cœur me fut présenté dans un trône de flammes, plus rayonnant qu’un soleil et transparent comme un cristal, avec une plaie adorable ; et il (le Cœur) était environné d’une couronne d’épines qui signifiait les piqûres de nos péchés, et une croix au-dessus qui signifiait que dès les premiers instants de son incarnation, c’est-à-dire que dès lors que ce Sacré-Cœur fut formé, la croix y fut plantée…"
    C’est de ce Cœur broyé par nos péchés le Vendredi saint que "l’Eglise est sortie toute rayonnante de beauté" (Saint Irénée). Bienheureuse faute ! dira le grand chantre de la miséricorde divine. « A quelque chose malheur est bon ». C’est un mystère. Mais la souffrance est un mal. Ne nous faisons pas souffrir. Ce serait comme remuer encore le couteau dans les plaies de Jésus. Soyons aux affaires de Dieu et non à nos propres affaires. Demandons-nous pardon. Accordons-nous le pardon, disons-nous aimablement la vérité, ainsi, nous ressemblerons au Sacré-Cœur. Laissons-nous donc renouveler en ce mois par le regard de Jésus qui nous demande de regarder son Cœur transpercé à cause de nos manques d’amour.
    Le 21 juin 2014, le Pape François exhortait les prêtres de Cassano (en Italie) à l’adoration en ces termes : « Quand nous prêtres sommes devant le tabernacle, le regard de Jésus nous renouvelle. Parfois, ce n’est pas facile de rester devant le Seigneur parce que nous sommes pris par tant de choses, tant de personnes. Parfois aussi cela n’est pas facile parce que le regard de Jésus nous inquiète un peu, nous fait entrer en crise. Mais cela nous fait du bien ». Dans le silence de la prière, Jésus nous fait voir si nous travaillons comme de bons ouvriers ou si nous sommes devenus un peu comme des fonctionnaires  portés à la paresse, à la négligence, à la corruption, à des guerres intestines sur l’argent, sur des augmentations  ou des harmonisations de salaires, sur des postes juteux, fruits de nos vaines gloires… Si nous nous mettons au centre, si au lieu d’être des canaux ouverts nous devenons des écrans qui n’aident pas les autres à la rencontre avec le Seigneur, nous perdons la joie et nous ne pouvons plus évangéliser. Ce sont toutes ces difficultés que nous voulons confier au Seigneur en ce mois pour qu’il nous redynamise par son Esprit d’Amour. Laissons-nous attirés par ces paroles: "Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de Cœur, et vous trouverez le repos". Mat 11, 29).    Cela revient à dire que nos problèmes et nos misères ne se règlent réellement que dans  l’amour et la vérité, par la douceur et l’humilité. Sans cela, on n’aura jamais la paix qui vient de Dieu. Que ce mois du Sacré-Cœur nous pousse à contempler ce Cœur qui nous a tant aimés afin de l’imiter.       
 +Pascal N’KOUE
  Omnium servus

 


EXTRAIT DU DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS AUX EVEQUES DU BENIN
    Chers frères Evêques, je suis très heureux de vous accueillir à l’occasion de votre pèlerinage aux tombeaux des Apôtres Pierre et Paul…
    Vous témoignez d’un bel enthousiasme dans l’expression visible de la foi du Peuple de Dieu. La vie paroissiale est animée, les fidèles participent en grand nombre aux célébrations, les conversions au Christ sont nombreuses ainsi que les vocations sacerdotales et religieuses…L’esprit de sécularisation est à l’œuvre aussi dans votre pays, même si cela est encore peu visible. Seule une foi profondément enracinée au cœur des fidèles, et concrètement vécue, permettra d’y faire face…
    Et je pense en particulier aux défis majeurs qui concernent la famille et auxquels le prochain synode, à Rome, tentera de répondre.
    Un autre défi important que vous relevez avec vigilance est celui de la jeunesse et de l’éducation. Vous avez ouvert dans vos diocèses de nombreuses écoles catholiques, et les jeunes sont bien encadrés dans les mouvements. Cet effort est à poursuivre car la formation intégrale,  tant humaine que spirituelle, des jeunes générations est importante pour l’avenir de la société à laquelle ils pourront apporter leur précieuse contribution, notamment en matière de solidarité, de justice et de respect de l’autre. Il est nécessaire, en effet, de favoriser dans votre pays ( ) la rencontre entre les cultures ainsi que le dialogue entre les religions, notamment avec l’islam. Il est connu que le Bénin est un exemple d’harmonie entre les religions présentes sur son territoire…
    Que de travail accompli au nom de l’Evangile dans vos diocèses ! Alors que la crise économique mondiale affecte un grand nombre de pays, il convient d’aller courageusement à contre-courant, en luttant contre la culture du « déchet » partout répandue (Cf. Evangelii Gaudium, n°53) et en diffusant les valeurs évangéliques de l’accueil et de la rencontre…
    Et j’invite (les religieux et religieuses) à vivre intensément cette année de la vie consacrée pour qu’ils enracinent plus profondément encore leur vie et leurs actions dans le Christ Jésus. Je veux saluer aussi le généreux engagement des prêtres au service de la Bonne Nouvelle. Le Seigneur bénit vos communautés par l’épanouissement de nombreuses vocations sacerdotales.
    Par ailleurs, puisque les vocations ne manquent pas, vous êtes prêts à partager vos ressources avec les Eglises d’autres régions qui en sont dépourvues. Il convient, cependant, lorsque vous envoyez des prêtres aux études ou en mission extérieure, de le faire avec discernement, n’oubliant pas les nécessités de vos propres Eglises.
    Chers frères Evêques, l’Eglise connaît au Bénin de bonnes relations avec les autorités civiles. La voix de l’Eglise est écoutée et son action est appréciée. Je vous invite à continuer de prendre toute votre place dans la vie publique du pays, particulièrement en ces temps… La conduite des affaires publiques revient aux laïcs, qu’en revanche, vous avez l’important devoir de former et d’encourager sans cesse.
    Que la Vierge Marie vous soutienne et vous éclaire dans votre ministère, qu’elle vous conduise,  ainsi que vos prêtres, les personnes consacrées, les catéchistes et tous les laïcs de vos diocèses. A tous, j’adresse, de grand cœur, la Bénédiction apostolique.
 Pape François

 



Nouvelles de famille

- Prions pour le repos de l’âme de Jean PLIYA. Cet homme était un instrument précieux de Dieu sur terre.

- Le mois de juin est celui du Sacré-Cœur. Voici quelques petits efforts à mettre en pratique : Trouver au moins 15 mn chaque jour pour le Seigneur. Regarder son voisin, son conjoint, sa sœur, son frère, son fils ou sa fille, ses parents etc. avec affection, et au besoin avec compassion et compréhension. Prendre les repas en famille au même moment, éviter à table les sujets qui fâchent et favoriser un climat de convivialité

- A ceux qui vont aux examens et divers concours, nous leur souhaitons plein succès.

- Du 9 au 11 juin, nous aurons la visite du Dr Sergio ROBBIATI qui vient donner un coup de main à l’hôpital ophtalmologique saint André de Tinré.

- Nous avons apprécié, le mois dernier, la visite de la délégation de l’AFR de Vittorio Veneto, guidée par Monsieur Alessandro TOFOLI.

- Le Père Serge DANNON part à la fin de ce mois à Rome pour des études de Droit Canon. Portons-le dans la prière.

- Comme chaque année, tous les prêtres passeront la journée de la fête du S. Cœur au Monastère cistercien l’Etoile Notre-Dame. Priez pour nous.

-Le problème d’eau potable se pose de façon cruciale à Parakou. Nous remercions le Groupe Missionnaire de Merano et tous les bienfaiteurs qui nous aident à faire des forages et des puits.
Le Grand Séminaire Providentia Dei a un besoin urgent de plaques solaires et de batteries pour une installation d’énergie solaire.

- La Visite des Evêques du Benin ad Limina a eu lieu du 20 au 30 avril. Elle nous a permis de faire de belles rencontres et de nous actualiser sur plusieurs thèmes. Evidemment la plus belle rencontre fut celle avec le Saint-Père, le Pape François. On me demande en quelle langue on a conversé. Rassurez-vous, le Pape comprend le français ; il le parle correctement mais pas couramment. Ainsi, on pouvait donc lui parler en français et lui répondait en italien. Et parfois il ajoutait quelques expressions en français. Il a bien connu le Cardinal GANTIN. Nous lui avons offert au nom de tout le Pays un « tata somba » sculpté en bois, symbole de famille unie, un thème qui lui tient beaucoup à cœur. Et entre autres, nous l’avons invité à nous visiter au Bénin.…Enfin, nous avons eu le privilège de concélébrer avec le Saint-Père le dernier jour de notre Visite. Entre temps, une délégation a pu rencontrer le Pape Emérite Benoit XVI, grâce aux bons offices du Cardinal SARAH Robert que nous attendons au Bénin en août prochain.


Quelques dates


2 juin        : Conseil presbytéral à l’Archevêché, à 9h 30.
4 juin        : Au Séminaire Providentia Dei.
6 juin        : Messe d’action de grâce à la Cathédrale pour la canonisation de sainte Jeanne  Emilie de Villeneuve, fondatrice des Srs de l’Immaculée Conception.
7 juin        : Fête-Dieu. Messe au Centre Pastoral Guy Riobé et  rencontre de la Coordination Pastorale. Processions du St Sacrement dans l’après midi partout.
9 juin        : Réunion avec tous les Recteurs des Séminaires du Bénin à l’Archevêché, à 9h 30.
10 juin        : A Djougou. Visite à Mgr Paul VIEIRA
12 juin        : Fête du Sacré-Cœur. Messe à 9h30 au Monastère l’Etoile Notre-Dame. Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres.
21 juin        : Confirmations à Papanè à 9h 30.
28 juin        : Confirmations à l’Université à 9h.

BONNES VACANCES ! N’oubliez pas qu’il n’y a pas de vacances pour la vie spirituelle. Emportez dans vos bagages au moins une Bible et un bon livre.
        ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
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Pastorale des jeunes

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