Au clergé et autres agents pastoraux

      "Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain peinent les maçons. Si le Seigneur ne garde la ville, en vain veille la garde" Ps 126,1.

    La précampagne pour la prochaine élection présidentielle a commencé. C’est une période d’agitation, de joie et d’énervement. Il paraît que les candidats au fauteuil présidentiel sont nombreux. Tout est grâce. Exhortons le peuple à vivre cet événement dans l’enthousiasme et les chants, comme un moment de fête. Que le meilleur gagne. Prions le Seigneur pour qu’il nous indique  lui-même celui qu’il a déjà choisi pour guider notre Nation, le Bénin, un petit paradis.

    Nous serons sollicités de diverses manières en tant que citoyens, électeurs et  surtout en tant que leaders religieux, capables d’influencer  positivement la société. Soyons vigilants. Que chacun de nous se situe en vérité face à Dieu et face au Peuple de Dieu.

    Le rôle de l’Eglise de Jésus-Christ est d’éclairer les consciences, d’éduquer les cœurs à l’amour, de se préoccuper des pauvres, et bien sûr  de prier la Bienheureuse Trinité avec foi et confiance pour le bonheur de l’humanité, afin que la paix et l’unité règnent sur terre comme au ciel.

     Dans nos assemblées saintes et  communautés chrétiennes, toutes les sensibilités politiques sont souvent représentées. Respectons les personnes qui les portent. Evitons d’inciter, par nos propos et attitudes, à la haine, à la discrimination, au mépris et au rejet de tel ou tel candidat. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, le Bénin est un. Chacun est libre d’avoir son candidat. Et Dieu merci, nous ne sommes pas obligés de voter pour le candidat  qui ne nous inspire pas confiance. C’est cela la démocratie.

    Prions plutôt pour que les élections soient transparentes, c’est-à-dire que le vote de chacun soit comptabilisé. Et que celui qui sera proclamé Président de la République corresponde à celui-là qui a réellement remporté la victoire dans les urnes. Et que les autres l’en félicitent aussitôt.

    En termes clairs, évitons de faire de la propagande facile dans nos églises. Et sachons parler des candidats ou de la politique de façon impartiale et désintéressée. Ce serait grave de faire des éloges à quelqu’un dans le but d’obtenir des étrennes ou parce qu’on a reçu quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Maîtrisons nos sentiments piquants, notre langue aiguisée, nos points de vue tranchés, et nos commentaires déplacés qui peuvent choquer. Et si quelqu’un nous provoque par des propos désobligeants, maîtrisons nos nerfs et bénissons-le : « Là où se trouve la haine que nous annoncions l’amour. Là où se trouve l’offense que nous mettions le pardon... »

    Des candidats ou leurs émissaires passeront pour demander des prières et des messes. Il n’y a rien d’anormal à cela puisque le peuple béninois est très religieux. Et nous sommes des hommes de prière. Faut-il le rappeler ? C’est un devoir pour nous de prier pour tout le monde, pour ceux qui nous gouvernent, pour leurs opposants, pour les hommes politiques, pour les candidats aux élections qu’ils soient chrétiens ou non, et même pour les ennemis de Dieu. Si parmi eux, certains se révèlent généreux, il faut penser immédiatement aux pauvres, aux œuvres de miséricorde, et aux structures de formation. Nos Caritas paroissiales s’en réjouiront.

    Je veux être plus précis. Nous ne pouvons  pas refuser de prier en privé et même en public pour un candidat, si nous sommes sollicités. Par contre, nous ne pouvons pas accepter de prendre de l’argent en vue de faire campagne. Et ce serait totalement malsain de notre part de rechercher ou de solliciter des aides en vue de soutenir un candidat. Soyons même très prudents pour que dans notre manière d’annoncer l’intention de prière, nous ne donnions pas l’impression que nous invitons le peuple de Dieu à voter pour tel ou tel candidat. Annoncez les intentions de façon claire, simple et neutre.

    Cultivons la transparence en ce domaine. La vérité nous rendra libres. La corruption pollue et asphyxie l’âme. Car l’amour sans frein de l’argent est la source de beaucoup de nos malheurs. Il vaut mieux compter sur le Seigneur que de compter sur les puissants de la terre. Souvenons-nous que c’est au Bénin que le Pape Benoît XVI est venu signer l’exhortation apostolique post-synodale du 2e synode pour l’Afrique sur le thème : « L’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix.  Vous êtes le sel de la terre ; vous êtes la lumière du monde ». Ce serait dommage que, par la faute des agents pastoraux, le peuple de Dieu se divise et que la Nation vole en éclats.

    Rappelons-nous encore ces encouragements lumineux du même Pape émérite dans son dernier discours, à l’aéroport de Cotonou alors qu’il s’apprêtait à reprendre l’avion pour Rome : "Le mot fraternité est… le premier des trois de votre devise nationale. (Les deux autres sont justice et travail). Vivre ensemble en frères, malgré de légitimes différences, n’est pas une utopie. Pourquoi un pays africain n’indiquerait-il pas au reste du monde la route à prendre pour vivre une fraternité authentique dans la justice, en se basant sur la grandeur de la famille et du travail ?" L’allusion est claire mais quelle responsabilité !

    Ces derniers mots du Pape m’inspirent sur le candidat pour lequel je voterai : celui qui travaillera pour la paix et l’unité nationale, par une saine promotion de la famille, exigera plus de justice dans nos rapports sociaux et dans les tribunaux, et nous poussera à l’amour du travail bien fait, constant, méthodique et persévérant ! Le développement ne se fera pas attendre. Bref, votez donc pour celui qui est compatissant aux misères du peuple et qui craint Dieu. Vive l’amour de la patrie !

    Que Jésus et sa sainte Mère nous bénissent et nous protègent.
   

 +Pascal N’KOUE
   Omnium servus


Conseils Pratiques pour le Carême
    Le carême pourrait se résumer dans ces 3P : Prière, Pénitence, Partage. Ainsi là où le péché a abondé la grâce du pardon de Dieu surabondera.
• Confier vos privations à la Caritas de votre paroisse. Souvenez-vous de votre denier de culte dès maintenant et soyez généreux. Ce don est vital pour notre Eglise.
• Lutter résolument contre le tabagisme, l’ivrognerie, l’alcoolisme, la paresse, la culture des grèves sauvages et des revendications peu responsables.
• Ne pas se laisser entraîner et n’entraîner personne aux bals et autres divertissements peu recommandables (films ou cassettes vidéo de violence ou de pornographie). Se dépouiller de la pollution des médias : téléphone portable, internet, télévision, ordinateur, smartphone. "Si tu cesses de vivre dans le silence, tu ne pourras pas converser avec Dieu" (Filoxeno).
• Maîtriser sa langue portée à mal parler des autres. Cultiver des sentiments de joie, de paix, d’amitié et de réconciliation.
• Arrêter l’utilisation du préservatif. Nos frères sidéens savent et disent clairement que c’est un objet trompeur. Respecter son corps et celui des autres. Rester fidèle à son époux et à son épouse.
• Rencontrer le Seigneur dans le sacrement de pénitence.
• Couper toutes les formes de divinations auprès des féticheurs, marabouts et autres. mystificateurs religieux. Ce sont des commerçants qui résolvent leurs problèmes.
• S’imposer un engagement concret de transmission de la foi en famille (prier le chapelet avec les enfants) et dans son lieu de travail (être ponctuel et dévoué).
• Participer aux chemins de croix organisés dans les paroisses les vendredis.
• Donner de son temps gratuitement pour sa famille, sa communauté et sa paroisse.
• Visiter les malades, les orphelins et les prisonniers. Ne corrompre personne et ne pas se laisser corrompre.
• Supporter la chaleur du jour et de la nuit, et les maladies sans trop se plaindre.
    A chacun de discerner ce qui l’encombre, l’alourdit et l’empêche de bien servir le Seigneur. Cela exige de vrais sacrifices, porte étroite qui conduit vers Dieu.
    Revenir au Seigneur, c’est le but du Carême. Remettons Dieu au centre de nos vies, de nos familles ou de communautés respectives. L’amour des parents, l’amour des époux, l’amour des responsables doit ressembler le plus possible à l’amour de Dieu pour les hommes. En tout cela, il s’agit de vivre notre vocation à la sainteté c’est-à-dire d’être des chrétiens qui prient, qui se confessent, qui acceptent des sacrifices, qui communient au Corps Sacré du Christ, et qui sont solidaires des pauvres.
    Pendant la communion, avancer vers la Table sainte les bras croisés ou les mains jointes, et non les bras ballants comme si on entrait dans un marché ou dans un cabaret. Que les marguilliers aident gentiment les fidèles qui l’ignorent à avoir une bonne attitude. Pour montrer notre respect envers le Corps du Christ, pourquoi ne pas faire un geste de vénération  (une inclination de tête profonde ou même une génuflexion), juste avant de se présenter devant le prêtre. Et si certains voudraient recevoir le Corps du Christ à genoux, que cela soit possible. Marquons cette période par des attitudes dignes du Seigneur.
    En conclusion, je recommande à chacun d’entrer en carême avec beaucoup de joie et de bonne humeur. "Pour toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage pour que ton jeûne ne soit pas connu de tous"(Mt 6, 7).


                                                          
Nouvelles de famille
- Merci à Mgr Aristide GONSALLO, Evêque de Porto-Novo venu présider notre premier pèlerinage marial diocésain le 10 janvier 2016 à Komiguéa. Il a donné sa disponibilité pour le pèlerinage marial de Papanè en 2017. Dieu nous prête vie.

- Le thème de la prochaine Assemblée de l’UCB à N’Dali est : "La pastorale familiale, défis actuels et approches de solution".

- L’Evêque qui s’occupe désormais du clergé et des Séminaires c’est Mgr Antoine SABI BIO, Evêque de Natitingou. Les Consacrés et la Société de vie apostolique me sont toujours confiés.

- L’Enfance Missionnaire d’Allemagne (Kindermissionswerk) nous envoie un délégué pour nous visiter (Hildegard DIETZ). Bénissons le Seigneur.

- La lettre pastorale des Evêques sur la prochaine élection présidentielle est disponible sur toutes les paroisses. Lisez-la, échangez là-dessus et œuvrez pour la paix et la prospérité de notre pays. Elle tient lieu d’exhortation quadragésimale.

- Bienvenue à Jose GARMENDIA, ingénieur agronome de San Sebastian (Pays Basque), pour voir avec nous comment transformer la ferme de Ténonrou.

 


Quelques dates


2 fév.        : Messe de lancement du marathon salésien à Kabo.

2-5        : A N’Dali : Assemblée de L’UCB de la Province ecclésiastique de Parakou.
 
5 fév.        : A18h : Procession aux flambeaux des consacré (e)s jusqu’à la Cathédrale.

6 fév.        : Marathon salésien. Arrivée du Nonce Apostolique S.E. Mgr Brian UDAIGWE.
        - A 20h : Concert spirituel offert par les consacré(e)s au Centre Don Bosco.

7 fév.        : Au Sanctuaire Eucharistique, grand-messe de clôture de l’année de la vie consacrée                au niveau national. Les consacrés aident tout le monde. Aidons-les généreusement.

10 fév.    : Mercredi des cendres. Jour de jeûne et d’abstinence. Messe à la Cathédrale à 6h30.

13 fév.    : Jubilé extraordinaire des malades avec onction des malades au Sanctuaire marial.

14 fév.    : Journée de récollection pour les consacré (e)s au monastère l’Etoile Notre-Dame.
        - Messe dominicale à Kika.
       
17 fév.    : A Tchaourou : Visite du collège catholique.

18 fév.    : Rencontre avec les séminaristes de Notre-Dame de Fatima à 19h15.

21 fév.    : Messe à 9h30 et rencontre avec les membres du Mouvement chrétien pour les Cadres et   Personnalités Politiques (M.C.C.P) au Centre Pastoral.

22-26 fév.    : Retraite du clergé prêchée par le Père Jose Luis MAQUEDA, de l’Œuvre de l’Eglise  au Centre Pastoral. Thème : La sainteté du prêtre.

27 fév.    : Rencontre avec une délégation de la DDC à l’Archevêché.

28 fév.    : Election présidentielle. Que tout se passe dans la paix, la joie et la fête.

N.B. : L’hôpital diocésain de Boko célèbre du 4 au 12 mars les 50 ans de sa création. La grand-messe aura lieu le 8 mars en la fête de saint Jean de Dieu. Tous à Boko !




BON TEMPS DE CAREME
   

       ABONNEMENT POUR UN AN
         A Parakou : 1.000 frs
                                          ≈   Au Bénin : 2.000 frs
         ≈    A l’extérieur : 10 euros
            E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

   Bénissons le Seigneur pour tous ses bienfaits. Dieu nous aime. Nous avons beaucoup d’enfants.  Les jeunes aussi sont très nombreux. Ça fait sourire peut-être. Mais là est notre force. Avec eux l’avenir est sûr. Il faut leur donner une bonne éducation en famille et à l’école. Car c’est l’homme qui fait l’histoire et non d’abord les ressources de son sol et de son sous-sol. Mais parlons politiquement... Nous avons beaucoup d’attributs d’un Etat démocratique : fonctionnement acceptable des institutions de contre-pouvoir, liberté d’expression satisfaisante, tolérance religieuse, cohabitation pacifique des groupes sociaux, taux de scolarisation croissante, participation des femmes instruites en augmentation dans la construction de la société, etc. L’alternance au niveau des Présidents de la République semble désormais un acquis irréversible. C’est un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Il n’est pas interdit à un Président de désirer modifier cet article de la Constitution pour s’éterniser au pouvoir, mais cela ne lui sera pas facile.

    Les défis à relever sont nombreux : la famille en crise, le manque de travail pour les jeunes,  la carence des équipements socio-sanitaires, les infrastructures routières, la préservation de l’environnement, l’énergie solaire, le consumérisme, l’éducation à la citoyenneté et au civisme, la culture et les traditions humanisantes face à la globalisation, la lutte contre la corruption, l’argent sale qui vicie et fausse les règles du jeu démocratique, et même contrecarre les valeurs morales de la citoyenneté…
    Un défi majeur au sujet des élections au Bénin, c’est leur transparence. Elles sont libres bien sûr, mais on a l’impression que les fraudes, les dessous de table, les mascarades et les tripatouillages font partie désormais des règles de l’art pour gagner les élections à tout prix. Tout le monde le sait. Les jeux semblent faits d’avance. Et le vote, une formalité.  Non, la démocratie à l’Occidentale ne marche pas vraiment chez nous.
    Un autre défi important est celui de notre système scolaire qui ne répond pas à nos besoins. Il est temps d’arrêter toutes les démagogies et promesses hallucinantes. C’est le travail méthodique, constant et persévérant qui crée la richesse. Il faut mettre le peuple au travail. Pas de baguette magique. Des jeunes très nombreux dans nos universités ne savent pas s’ils auront du boulot demain. Peu se risquent à l’auto-emploi. Très souvent, ils n’ont personne pour les appuyer. Il faut cependant vivre, et cela engendre la corruption sauvage devenue une gangrène. Comment l’amputer ? La prospérité partagée semble une utopie. Tous ces défis ne pourront être vaincus que si la crainte de Dieu est réintroduite dans la conscience de l’homme. Un développement sans Dieu, c’est possible mais ce sera invivable. Les hommes politiques devraient avoir le souci de la formation de la conscience et du respect de ce sanctuaire.

    Un dernier défi enfin, c’est la fierté à redonner au monde paysan par l’agro-écologie. Les jeunes désertent nos villages pour s’embaucher comme manœuvres dans les villes ou au Nigéria voisin. La majorité de nos terres ne sont pas cultivées ou sont cultivées par les multinationales pour le coton, c’est une catastrophe. Il faut une politique agricole ambitieuse, efficace et respectueuse de notre environnement. Dans le diocèse, nous avons un vaste domaine de près de 600 ha à mettre en valeur.

L’Eglise catholique dans la société béninoise ?

    L’Eglise catholique est bien vue, que ce soit l’Evêque, le prêtre, la religieuse, le catéchiste. On demande nos prières et nos bénédictions. Même là où on est minoritaire comme à Parakou, on est très apprécié. Soulignons que la plupart des cadres ont été formés dans nos écoles. Nous jouissons d’un passé glorieux : les bons Pères missionnaires de Lyon (sma), les saintes religieuses NDA, l’illustre Cardinal Bernardin GANTIN dont l’aéroport international de Cotonou porte le nom etc. Monseigneur Isidore De SOUZA qui a dirigé le Bénin pendant neuf mois, lors de la transition du régime marxiste au régime démocratique en 1989. On a toujours œuvré pour ramener la paix sociale, la paix entre  le Gouvernement et les syndicalistes en grève illimitée, la paix entre les candidats politiques rivaux, la paix entre la mouvance et l’opposition. L’Eglise catholique joue à la fois le rôle de bon samaritain et de sapeur pompier. C’est la structure la plus stable. Son service est vu comme désintéressé et ses prises de positions impartiales. Quand le consensus est difficile à obtenir entre hommes politiques, on sollicite la méditation de l’Eglise. Et quand les Evêques prennent leur temps avant de se prononcer, le peuple et les autorités s’impatientent. L’Eglise semble l’organisation la plus proche des pauvres, toutes confessions confondues, surtout dans les périphéries. Je crois que cette proximité permanente avec les pauvres nous rend plus crédibles.

    Toutefois, nous ne devons pas dormir sur nos lauriers, car ce n’est pas toujours qu’on nous applaudit. Certains groupes (minoritaires) sont capables de payer des médias de la place pour nous attaquer quand l’Eglise ne va pas dans le même sens qu’eux.

    Soulignons aussi que la Conférence Episcopale du Bénin a créé une Aumônerie pour s’occuper du Mouvement des Cadres Catholiques et Personnalités Politiques (mccpp). Ce sont eux-mêmes qui se sont rapprochés des Evêques pour faire la demande. En outre, depuis un an environ, on a créé aussi l’Observatoire Chrétien Catholique de la Gouvernance pour observer les élections législatives, municipales, communales et bien sûr présidentielles. C’est en février 2016 qu’on verra son efficacité. Ces deux mouvements sont animés essentiellement par les chrétiens laïcs eux-mêmes.

La spécificité de l’Eglise catholique au Bénin ?
   
    D’emblée, je dirais qu’on est ni pire ni meilleur que les autres. Nous sommes une Eglise docile et soumise à Rome : ce n’est pas un péché véniel encore moins un péché mortel. La voix du Pape est accueillie comme une lumière pour nos consciences. En outre le Bénin est un petit pays qui ressemble à un gros village. On se connaît. On cultive les bonnes relations du Nord au Sud. Je crois que l’aura du Cardinal Bernardin GANTIN, paix à son âme, nous a beaucoup aidés. Mais notre Eglise manque un peu de souffle prophétique. Là où nous semblons briller plus que d’autres, c’est peut-être au niveau de l’union des Evêques dans les prises de position communes pour le bien de la Nation... La classe politique a essayé plusieurs fois de nous isoler pour nous diviser afin de régner, mais en pure perte ! En plus, il y a une grande convivialité entre les prêtres, entre les Evêques, même si on n’est pas toujours d’accord sur tous les points.

    Nous devons tout cela sûrement à la Vierge Marie qui nous réunit tous les ans au mois d’août, à Dassa, pour le pèlerinage national. Ce lieu est un symbole éloquent au Bénin. Les jours de pèlerinage sont une période de grande mobilisation. Les catholiques, les non catholiques, les chefs traditionnels (religieux et non religieux), et même le Gouvernement ayant à sa tête le Président de la République, tous sont concernés par ce pèlerinage. Ce grand rendez-vous est un événement exceptionnel. Plusieurs fois, le Gouvernement a donné des décorations nationales à la fin de ce pèlerinage à des prélats. En août dernier, c’était au Cardinal Robert SARAH. En 2014, l’Archevêque de Cotonou, notre Président de la Conférence Episcopale du Bénin, avait été décoré. Et non satisfait de cela, en août 2015, le Président de la République a décoré tous les Evêques catholiques. Je vous souffle que c’est un protestant.

Et face au syncrétisme, quelles solutions ?

    La solution majeure consiste à multiplier les petites communautés, les petites paroisses dans les villes et les villages avec une formation ad hoc. Je cible les familles et les jeunes. La proximité du prêtre pieux, simple, jovial et convainquant, bref le prêtre exemplaire est un rempart pour nos communautés dont la foi n’a pas encore de racines profondes. La pastorale sociale est à intensifier. Il faut inculturer la foi en Jésus-Christ. Ce n’est pas simple. D’où la priorité d’une bonne formation biblique, catéchétique, théologique. Il y a urgence à revoir la formation dans nos séminaires et noviciats. Ce n’est pas pour m’amuser que j’ai créé un grand séminaire diocésain. Il faut un nouveau style prenant en compte nos problèmes spécifiques. Merci aux bienfaiteurs qui nous soutiennent.
    Une autre solution est celle de l’auto-financement de notre évangélisation. Je crois que l’insécurité financière est cause de beaucoup de maux. Il est temps de s’assumer. Nos jeunes sont souvent tentés d’aller vers les groupes où on a déculpabilisé l’argent, où on a fait de la richesse la preuve qu’on est un privilégié de Dieu, et donc la preuve de la réussite sociale. Nous les catholiques, nous avons souvent de la pudeur à parler de l’argent comme une nécessité pour l’évangélisation. Et pourtant dans "Ecclesia in Africa" au n°104, le Pape Jean Paul II a été très explicite là-dessus. Il faut des projets d’investissement en vue de l’autofinancement de nos Eglises. Sur ce point, il n’y a pas beaucoup d’organismes prêts à nous accompagner. C’est regrettable.
   
L’Eglise catholique est très sereine au Bénin
    En général, il n’y a pas d’affrontements, pas de prosélytisme agressif, pas de guerre ouverte entre nous et les autres religions. Lors de mes visites pastorales, je rencontre les responsables d’autres confessions religieuses, protestantes, sectes, vaudou, etc. Ça se passe bien. Au début, ils sont plutôt distants et méfiants ; ils évitent les débats à cause de la longue préparation intellectuelle de nos prêtres. Certains chefs vaudou traitent parfois le christianisme de religion importée, avec un brin de mépris. Pour émerger auprès de leurs adeptes, ils nous insultent. C’est toujours les mêmes ragots : "les catholiques n’ont pas de tabous, tout est permis chez eux, ils adorent la Vierge Marie, les images et les statues, et pourtant Dieu a interdit cela dans l’Ancien Testament". Bref, ils n’ont pas d’arguments solides. Mais nous, on ne s’en occupe pas beaucoup. On préfère s’occuper de leurs enfants qu’ils envoient fréquenter nos écoles et nos mouvements catholiques. Le dialogue est plus efficace et plus intéressant de ce côté-là.

Effectivement le Bénin est présenté comme un exemple d’harmonie entre les religions.
    Il en a toujours été ainsi. La basilique de Ouidah a été construite de 1903 à 1909 avec l’aide - en force de travail – des chefs vaudou dont le temple est situé juste en face de ladite basilique. Abritant des pythons sacrés, ce temple, encore aujourd’hui en vis-à-vis pacifique avec la Basilique, fait partie d’une des curiosités touristiques de la ville de Ouidah. Lors de sa visite apostolique au Bénin en février 1993, le Pape Saint Jean Paul II a eu une rencontre historique à Cotonou avec les Chefs vaudous  sous forme d’un entretien dont le contenu est à revisiter. Ces chefs Vaudou étaient présents partout quand le Pape Benoit XVI est venu au Bénin en novembre 2011, pour y signer l’exhortation post-synodale "Africae Munus".

     A vrai dire, cette convivialité interreligieuse est culturelle. Dans nos traditions ancestrales, on n’est pas à priori contre la divinité de l’autre groupe. Je dirais même plus, si la divinité de l’autre peut procurer quelque bienfait (guérison, protections, réussite…) on est prêt à aller se soumettre à ses exigences pour bénéficier de sa puissance, et même acheter carrément cette divinité. Je crois que c’est ce qui explique qu’il n’y a pas de guerre de religion chez nous. Dieu est unique pour tous, mais ses multiples messagers sont complémentaires et ne s’opposent pas à priori entre eux. Voilà pourquoi les adeptes de différentes religions peuvent cohabiter pacifiquement dans la même maison. On est d’abord frère et sœur, de la même ethnie, du même sang avant d’appartenir à telle ou telle autre religion. Les liens familiaux d’abord. Le sang parle plus fort que la religion. Mais, malheureusement aujourd’hui on arrive à diviser les frères du même sang avec de l’argent. C’est le grand diviseur qu’utilisent avec succès la politique politicienne et l’islam arabisé ou arabisant. Face à l’argent, beaucoup perdent leur dignité. C’est triste. Malgré tout, on reste un pays, un continent attrayant.

L’Afrique attire. Pourquoi ?

    Quoi qu’on dise l’Afrique est belle et même séduisante. Nous avons encore besoin de l’Occident. Mais l’Occident a besoin aussi de nous. "Le mal d’Afrique" est une réalité. Il vous prend aux entrailles dès le premier contact. En général, les Africains sont charmants, simples, joyeux et sympathiques. Quand l’Afrique se relèvera, il y aura moins de mécontents sur terre. La case commune pour tous les peuples c’est l’Afrique, berceau de l’humanité. C’est le continent le plus vieux, mais il semble le continent le plus jeune, plein de vie et d’avenir. N’est-ce pas le continent qui donne le plus de baptisés et de vocations à l’Eglise ? L’Eglise transformera l’Afrique. Et l’Afrique sauvera le monde avec le secours de Jésus et de Marie. N’en doutez nullement. Continuons de soutenir les bonnes actions en Afrique. Ça ira.

 +Pascal N’KOUE
  Omnium Servus


Nouvelles de famille
- Bénissons le Seigneur Dieu qui suscite beaucoup de bienfaiteurs pour notre famille diocésaine. Un grand merci à eux. Jésus et sa sainte Mère le leur rendent au centuple.
- L’Evêque de Nantes, diocèse avec lequel notre diocèse est en partenariat, nous a écrit. Le partenariat se porte bien. Voici un extrait de sa correspondance de décembre 2015 :
    Profitant de la réponse à votre courrier, je veux vous donner des nouvelles des trois prêtres de votre archidiocèse présents dans le Diocèse de Nantes :
    Le Père Léonard est hébergé, près de l’Evêché, au presbytère de la Cathédrale : nous l’avons mis en relation avec des médecins pour qu’il puisse se refaire une santé. Je sais qu’il profite aussi de ce temps en France, pour poursuivre son travail de traduction de la Bible en bariba. Le Père Aubin prend ses marques dans la nouvelle paroisse. Je sais qu’il va emmener au bénin, en février, un groupe de pèlerins de la paroisse de la Baule. Les paroissiens ont une très grande estime pour lui. Le Père Ursule est arrivé à la paroisse de la Baule. Il a une réelle facilité pour entrer en relation et est très attentif. Il manifeste un bel engagement pastoral.
    Il est possible que le Père Provost curé de la baule accompagne le groupe qui doit partir au Bénin avec le Père Aubin. Il vous redira alors, de ma part, l’invitation que nous vous adressons pour présider l’année prochaine à la fin Août, le pardon de la Baule. Mais c’est une belle fête où touristes et habitants de la région expriment leur attachement à la foi chrétienne.
    Je vous redis toute ma gratitude, pour la présence des trois prêtres de Parakou et mon désir de poursuivre un partenariat entre nos deux diocèses.
- Le Père Charlemagne AMOUSSOUVI est élu membre du Conseil presbytéral.
- Prions pour le repos de l’âme de Marie Madeleine, maman de l’Abbé René DOGNON.
- Sœur Perpétue TIGRY, s.s.a., enseigne l’anthropologie au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei". Merci à son Institut qui nous vient en aide de si jolie façon.
- La prière pour les vocations est à introduire dans les familles et dans les CEVB. Et bien sûr dans les mouvements d’enfants et dans les écoles primaires et collèges.
- Nous attendons les 9 et 10 janvier Monseigneur Aristide GONSALLO, du clergé de Parakou, devenu Evêque de Porto-Novo.
- Nous nous réjouissons du séjour de la famille du Père Benoît LUQUIAU venue à Noël.
- Le Père Marius OBA est nommé responsable du site Web du diocèse.
- Le Séminaire pré-propédeutique a bien ouvert ses portes en octobre 2015 avec huit séminaristes. Prions pour leur persévérance.
- Notre diocèse a trois portes saintes : La Cathédrale, le Sanctuaire Eucharistique et le Sanctuaire marial. Faites connaître le logo de l’année de la miséricorde divine.


Quelques dates
2 janv.        : A 9h30 : Diaconat de David et Albert, osfs, à la cathédrale.
2-3 janv.    : Jubilé extraordinaire des enfants au Sanctuaire Marial.
9 janv.        : Mgr Aristide GONSALLO, Evêque de Porto-Novo, célèbre à Papanè, son ancienne paroisse.        .
10 janv.    : Grand rendez-vous diocésain au Sanctuaire Marial de Komiguéa avec Monseigneur Aristide.      .
11 janv.    : Voyage sur Cotonou.       .
12-16 janv.     : Session Ordinaire de la Conférence Episcopale à Cotonou.       .
25-31 janv.    : A Rome avec la Communauté de sant’Egidio.
1er fév.        : Retour au Bénin.

N.B : 7 fév.     : Clôture de l’année de la Vie Consacrée à Parakou avec le Nonce Apostolique.
BONNE ET SAINTE ANNEE 2016.
       ABONNEMENT POUR UN AN
         A Parakou : 1.000 frs
                                          ≈   Au Bénin : 2.000 frs
         ≈    A l’extérieur : 10 euros
            E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

  Le rôle de l’Eglise c’est d’évangéliser le monde. Nous devons être  une Eglise "en sortie missionnaire". C’est urgent pour la santé de la société. Ne nous contentons plus de la pastorale de l’entretien. L’Eglise  existe là où les  chrétiens croient en la sainte Trinité, là où ils prient,  s’aiment, s’entraident et font aimer le Dieu de Jésus-Christ. Il est temps   d’avoir la préoccupation de répandre la Bonne Nouvelle. Elle est "le plus beau message qui existe en ce monde." Les ouvriers sont peu nombreux. La solution est en Dieu. A vrai dire, c’est Dieu qui appelle l’homme ou la femme pour l’envoyer travailler dans sa vigne. Et cela, par pure miséricorde pour l’appelé et pour toute l’humanité. Aucun de nous n’est digne d’être chrétiens, encore moins de devenir pêcheurs d’hommes. C’est une grâce gratuite.

    L’année de la promotion des vocations s’inscrit dans l’année du jubilé extraordinaire de la miséricorde de Dieu. Elle sera d’abord une année de prière humble et confiante. Celui qui est appelé doit tout miser sur la miséricorde divine. Car l’évangélisation se fait à genoux. Nous voulons reconnaître que nous sommes de misérables pécheurs et prier le Seigneur de nous purifier, de nous blinder contre les forces du mal et de nous donner la foi. Nous sommes tous appelés d’abord à la sainteté. Et cette vocation concerne le peuple de Dieu composé de laïcs, consacré(e)s et prêtres. Il nous faut cultiver trois choses :
1) le détachement de tout ce qui s’oppose au bonheur du Royaume des cieux. Il s’agit de la dépossession de soi, de ses idées, de ses sécurités, des ses intérêts matériels, de ses mentalités antiévangéliques.

2) Cultiver l’enthousiasme c’est-à-dire la passion pour le Christ et la passion pour les pauvres (ou pour les périphéries).

3) Enfin, avoir l’audace de saint Paul, l’apôtre missionnaire : "malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile". D’où prière intérieure, prière communautaire,  acceptation de la croix comme suprême acte d’amour de Dieu pour l’humanité et dévouement gratuit pour le Royaume des cieux.

    En effet, les divers mouvements catholiques quand ils sont authentiques se solidifient, évangélisent les non chrétiens et donnent beaucoup de vocations au mariage, à la vie consacrée, à la vie sacerdotale. Les règlements de compte ne font que le bonheur de Satan.

OÙ PARLER DE VOCATIONS ?
    Nous reconnaissons que les plans d’action pastorale d’un diocèse ne suffisent pas. L’Eglise nous demande de nous appuyer sur le Christ, le Roc à jamais ; de compter sur l’action discrète mais combien puissante de l’Esprit de Dieu. Plus on fait confiance à la Divine Providence, plus elle agit. Les sources de vocations sont :
* Les familles chrétiennes unies, où la foi est vivante, la prière quotidienne pratiquée, et l’amour des pauvres soutenu. Rappeler aux familles que les querelles et la séparation des époux font beaucoup de  mal aux enfants et aux générations qu’ils engendreront. Créer un lieu de prière dans les maisons et y prier le chapelet tous les jours. Se pardonner et bénir les enfants avant d’aller se coucher. Que les parents donnent l’exemple de la piété et de la pratique des sacrements.

* Qu’ils trouvent du temps pour s’investir dans les services gratuits de la paroisse.

* Les écoles catholiques sont un prolongement et une ouverture de la famille. Y créer des aumôneries, des lieux de recueillement, y cultiver l’écoute attentive et l’accompagnement spirituel. Que les prêtres et religieux y enseignent avec leur vêtement respectif.

* Créer si possible des internats dans les paroisses : ce sont des foyers, des genres de familles où les exercices de piété et les gestes de fraternité ne doivent pas manquer.

* Les nombreux servants d’autel : les organiser en pré-séminaire avec la collaboration des catéchistes et des familles. Se consacrer à leur formation humaine, spirituelle et liturgique.

* Les périphéries ou les villages : souvent les pauvres sont plus disposés à écouter l’appel de Dieu. Tous les apôtres du Christ venaient de la périphérie de la Galilée (aucun prophète ne sort de la Galilée) et Joseph et Marie étaient de Nazareth (Que peut-il sortir de bon de Nazareth?). La logique de Dieu n’est pas celle des hommes.

L’EXEMPLARITE DES PRETRES ET DES CONSACRES EST NECESSAIRE
• A l’Autel : sur le visage du prêtre, qu’on lise le reflet du mystère de Dieu ; qu’il célèbre avec foi.

• Au Bénin, il n’y a pas de persécution qui nous empêche de porter notre habit distinctif. Halte donc à certaines idéologies très subtiles qui poussent à la banalisation des vêtements religieux.

• Rien ne remplace le témoignage et l’exemplarité du prêtre (ou du consacré) heureux, joyeux. Le sourire naturel et spontané du prêtre ou du consacré est publicité pour l’évangile.

• Qu’il se tienne correctement dans les rapports humains avec les autres (le savoir-vivre). Un prêtre qui oublie d’être père se raidit et devient triste. Une religieuse qui n’est pas mère devient très vite superficielle et bizarre. Quand on est attaché aux biens matériels, on perd la confiance des gens.

• Que les offices liturgiques soient bien préparés et bien chantés. (Que celui qui chante mal et faux se taise carrément ou alors qu’il n’élève pas la voix).

• Que le prêtre aime s’approcher des pauvres, des petits, des malades ; qu’il visite les familles, spécialement les gens en pleurs pour prier avec eux, les consoler et les bénir.

• Qu’il joue avec les enfants et les jeunes sans devenir leur copain. Qu’il n’ait pas honte de travailler  manuellement devant eux. Semer, sarcler, planter ensemble, jouer au foot etc. ça fait du bien. Qu’il organise des camps de formation, des sorties de détente et sessions pour les enfants et les jeunes.

• Que les religieuses donnent le témoignage de la joie de l’évangile, de la sincérité et de la compassion envers les fragiles. Et que leurs maisons soient toujours accueillantes. Il y a trop de portails verrouillés, c’est un effet de la peur. Elle est mauvaise conseillère.
• La force de l’Eglise c’est sa communion avec le Christ Jésus ("sans moi vous ne pouvez rien faire") ; sa faiblesse ce sont les mensonges, les intérêts particuliers, les divisions et les oppositions. Le dialogue et la communication entre agents pastoraux, dans la vérité et la charité mais aussi la correction fraternelle nous aident à évangéliser les cultures du monde antiévangélique.


QUAND PARLER DE VOCATIONS ? A TEMPS ET A CONTRE TEMPS
* Parler souvent de vocations lors des homélies ou avant la bénédiction finale.

* Profiter des séances de catéchèse pour rappeler que Dieu appelle beaucoup de personnes à le servir dans la justice et la sainteté véritable.
* Profiter des sacrements comme la première communion et la confirmation pour proposer aux enfants de donner leur vie à Dieu.

* Bien animer les groupes vocationnels : prière, évangile, causerie, témoignage :     donner souvent en exemple la vie d’un saint ou d’une sainte.

* Dans les écoles catholiques et même non catholiques : que les prêtres et les consacrés visitent ces lieux.

* Mieux organiser le 4ème dimanche de Pâque : Journée mondiale des vocations.

    En conclusion, nous devons tous avoir le souci de vivre l’évangile et de le propager.
- Que chaque paroisse s’organise pour visiter au moins un séminaire, un postulat, ou un noviciat qui est à Parakou. Confier ce rôle au Conseil pastoral paroissial.

- Inclure la dimension vocationnelle dans l’Enfance missionnaire. Faites-les prier tous les jours : "Appelle Seigneur de nombreux et saints missionnaires pour te servir. Et si tu m’appelles, donne-moi la force et la joie de répondre oui tout de suite".

- Encourager les groupes vocationnels à mieux s’organiser avec des thèmes bibliques ou sujets précis pour la formation : beaucoup d’idéologies matérialistes et sécuritaires détournent de Dieu ou bien banalisent ses commandements.

- Tous les jeudis, la messe dans le diocèse sera célébrée pour toutes les vocations dont l’Eglise a besoin, spécialement pour les vocations sacerdotales et à la vie consacrée (laïcs consacrés, religieux, contemplatifs).

- Que les prêtres et les consacrés créent avec l’aide des laïcs dans chaque paroisse un climat d’attention spéciale pour l’éclosion et le soutien matériel et spirituel des vocations. Créer aussi une caisse pour soutenir les vocations. C’est désormais une obligation dans chaque communauté paroissiale.

- Que les familles s’organisent pour prendre financièrement en charge une partie de la formation et peut-être aussi des voyages des séminaristes très pauvres.

- Demander à tous les groupes de prières, chorales, marguilliers, Légion de Marie, Renouveau etc., d’avoir toujours une intention spéciale pour les vocations.

    Enfin, nous savons que Dieu ne nous demande pas de faire des choses extraordinaires, mais de réaliser humblement notre travail de chaque jour, dans la confiance, dans la joie, sous son regard, par amour pour Lui. "Même si vous mangez, même si vous buvez, quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu". Et ainsi nous deviendrons tous de bons pêcheurs d’hommes pour la gloire de Dieu et pour notre salut.

 +Pascal N’KOUE
 omnium servus 

   
Nouvelles de famille

  - Le R.P. Aristide GONSALLO, Curé de la Paroisse saint Martin de Papané, vient d’être nommé Evêque de Porto-Novo par le Pape François. Quel honneur pour notre diocèse ! Portons-le dans la prière et l’affection.

- Prions pour le repos éternel des âmes d’Augustin, papa de Sœur Caroline AÏHOUNTON ; Agnès, maman de Sœur Cécile NASSOUGOU et de Thomas, papa de Sœur Alida ZONDODE.

- Bénissons le Seigneur pour nos écoles catholiques si appréciées. Les effectifs en nette croissance nous demandent plus d’attention et de dévouement. Quatre nouvelles écoles viennent d’être créées à Kaki Koka, à Agbassa, à Alafiarou (Tchaourou) et à Bétérou.

- L’hôpital saint Jean de Dieu de Boko a enfin une Communauté de Sœurs hospitalières : ce sont les Sœurs de Marie de la Médaille Miraculeuse. Vraiment le Bon Dieu nous aime !
- Le mois de novembre est celui de la commémoration des défunts. Par nos prières et demandes de messe, soulageons-les. Cette préoccupation nous incombe. Seuls les vivants sur terre peuvent leur venir en aide.

- Je remercie vivement et chaleureusement tous les amis et les Evêques des diocèses de San Sebastian et de Vittorio Veneto qui m’ont accueilli aimablement chez eux, en septembre dernier.

- Dieu ou rien du Cardinal Robert SARAH est disponible à l’Archevêché. Nous remercions le Cardinal pour ses prises de position claires et vitales. La foi catholique dans sa globalité y est redite.

- L’IRF (Institut Religieux de Formation) ouvre à nouveau ses portes. La Responsable est Sœur Delphine OGAWIN, ocpsp. Prions pour que ce lieu de formation porte beaucoup de fruits.

- La pré-propédeutique a effectivement fait sa première rentrée le 26 octobre 2015 avec 8 candidats : belle moisson ! Bénissons le Seigneur. Le responsable est le Père Albert DAKIN. Le Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei" compte 13 séminaristes. Merveilles de Dieu !

- Du 14 au 18 nov. : Visite des amis de "l’Association des Familles Rurales (AFR)" de Vittorio Veneto. Ils seront conduits par Monsieur Romano VOLPATO. Qu’ils soient les bienvenus.

- Du 9 au 12 nov. : Rencontre annuelle des Aumôniers et Coordinateurs diocésains du Mouvement Catholique des Cadres et Personnalités Politiques au Centre Pastoral.
- Le P. Luc QUENUM pss, Professeur au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei" vient de faire paraître le Guide liturgique du servant d’autel. Il est très bien fait. Je vous le recommande vivement.

N.B. : Le 13 décembre, à 16h, à la Cathédrale : messe solennelle d’ouverture de l’année de la miséricorde divine et des vocations. Là, vous recevrez le programme des diverses célébrations qui auront lieu.


Quelques dates


1 nov. :        A Natitingou, pour les 10 ans du monastère des bénédictines Notre-Dame de l’Ecoute.

2 nov. :        Commémoration de tous les défunts. Les prêtres peuvent célébrer trois messes.

3 nov. :         A 9h30 : Conseil pour les affaires économiques avec le Frère Emmanuel DUPREZ.

4 nov. :        A 17h : Conférence de presse pour le lancement de la 9e édition du marathon salésien  à Okédama.

5 nov. :        Cours de liturgie à "Providentia Dei".

6 nov. :        Conseil d’Administration pour les hôpitaux diocésains de Boko et Papanè.
7 nov. :         Accueil des amis de Manos Unidas d’Espagne.
8 nov. :        A 9h : Eucharistie dominicale au monastère des cisterciennes l’Etoile Notre-Dame.
12 nov. :        A "Providentia Dei".
15 nov. :        Fête patronale à Boko.
16-18 nov. :        Pas d’audience sans rendez-vous uniquement pour ces jours-là.

21 nov. :        A 9h30 : Vœux temporaires de Sœur Lorette de la Consolata, à la Paroisse Marie Auxiliatrice.

22 nov. :         Messe dominicale à Sirarou à 8h.

27-29 nov. :        Visite pastorale à la paroisse de Boko.
                                  ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

Remercions le pape François pour cette belle initiative. Nous vivrons une Année sainte extraordinaire de la miséricorde divine. Dieu est Amour. Dieu est miséricorde. Dieu est amour miséricordieux. Sa toute puissance s’exprime dans sa miséricorde. "Je ne veux pas la mort du pécheur, dit-il, mais qu’il se convertisse et qu’il vive". Dieu ne s’est pas incarné pour juger et condamner le monde mais pour le sauver. "Soyons miséricordieux comme le Père céleste est miséricordieux". Ce n’est rien d’autre qu’un appel à la conversion et à la sainteté.

    Je voudrais que toutes nos méditations, nos gestes, nos décisions partent de notre vocation personnelle et communautaire de baptisés, de consacrés, de prêtres. Autrefois, nous n’étions pas Peuple de Dieu. Comment vivons-nous notre baptême ? Sommes-nous engagés ? Avons-nous des têtes ou des visages de sauvés ? Avons-nous le souci de pardonner à nos offenseurs ? Savons-nous reconnaître nos torts et demander pardon. Nous sommes appelés par pure miséricorde.

    Voici quelques extraits des textes du Pape François qui nous aideront à mieux vivre ce jubilé :

    « Ma pensée va, en premier lieu, à tous les fidèles qui, dans chaque diocèse ou comme pèlerins à Rome, vivront la grâce du Jubilé. Je désire que l’indulgence jubilaire soit pour chacun une expérience authentique de la miséricorde de Dieu, qui va à la rencontre de tous avec le visage du Père qui accueille et pardonne, oubliant entièrement le péché commis. Pour vivre et obtenir l’indulgence, les fidèles sont appelés à accomplir un bref pèlerinage vers la Porte sainte, ouverte dans chaque cathédrale ou dans les églises établies par l’évêque diocésain, ainsi que dans les quatre basiliques papales à Rome, comme signe du désir profond de véritable conversion. De même, j’établis que l’on puisse obtenir l’indulgence dans les sanctuaires où est ouverte la Porte de la Miséricorde et dans les églises qui sont traditionnellement identifiées comme jubilaires. Il est important que ce moment soit uni, avant tout, au Sacrement de la Réconciliation et à la célébration de la sainte Eucharistie par une réflexion sur la miséricorde. Il sera nécessaire d’accompagner ces célébrations par la profession de foi et par la prière pour ma personne et pour les intentions que je porte dans mon cœur pour le bien de l’Eglise et du monde entier… ».

    « Je pense, en outre, à ceux qui, pour divers motifs, n’auront pas la possibilité de se rendre à la Porte sainte, en premier lieu les malades et les personnes âgées et seules, que leurs conditions empêchent souvent de sortir de chez eux. Vivre avec foi et espérance joyeuse ce moment d’épreuve, en recevant la communion ou en participant à la Messe et à la prière communautaire, également à travers les divers moyens de communication, sera pour elles la façon d’obtenir l’indulgence jubilaire. Ma pensée va aussi aux détenus, qui font l’expérience de la restriction de leur liberté… ».

    « Le drame de l’avortement est vécu par certains avec une conscience superficielle, qui semble ne pas se rendre compte du mal très grave qu’un tel acte comporte.  J’ai décide, nonobstant toute chose contraire, d’accorder à tous les prêtres, pour l’Année jubilaire, la faculté d’absoudre du péché d’avortement tous ceux qui l’ont provoqué et qui, le cœur repenti, en demandent pardon. Que les prêtres se préparent à cette tâche importante en sachant unir des paroles d’authentique accueil à une réflexion qui aide à comprendre le péché commis, et indiquer un itinéraire de conversion authentique pour pouvoir obtenir le pardon véritable et généreux du Père qui renouvelle tout par sa présence… ».

    « L’Année Sainte s’ouvrira le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception. Cette fête liturgique montre comment Dieu agit dès le commencement de notre histoire. Après qu’Adam et Eve eurent péché, Dieu n’a pas voulu que l’humanité demeure seule et en proie au mal. C’est pourquoi Marie a été pensée et voulue sainte et immaculée dans l’amour (cf. Ep 1, 4), pour qu’elle devienne la Mère du Rédempteur de l’homme. Face à la gravité du péché, Dieu répond par la plénitude du pardon. La miséricorde sera toujours plus grande que le péché, et nul ne peut imposer une limite à l’amour de Dieu qui pardonne. En cette fête de l’Immaculée Conception, j’aurai la joie d’ouvrir la Porte Sainte. En cette occasion, ce sera une Porte de la Miséricorde, où quiconque entrera pourra faire l’expérience de l’amour de Dieu qui console, pardonne, et donne l’espérance ».

    « Le dimanche suivant, troisième de l’Avent, la Porte Sainte sera ouverte dans la cathédrale de Rome, la Basilique Saint Jean de Latran. Ensuite seront ouvertes les Portes Saintes dans les autres Basiliques papales. Ce même dimanche, je désire que dans chaque Eglise particulière, dans la cathédrale qui est l’Eglise-mère pour tous les fidèles, ou bien dans la co-cathédrale ou dans une église d’importance particulière, une Porte de la Miséricorde soit également ouverte pendant toute l’Année Sainte. Chaque Eglise particulière est donc directement invitée à vivre cette Année Sainte comme un moment extraordinaire de grâce et de renouveau spirituel. Donc, le Jubilé sera célébré à Rome, de même que dans les Eglises particulières, comme signe visible de la communion de toute l’Eglise… ».

    « Les paroles riches de sens que saint Jean XXIII a prononcées à l’ouverture du Concile pour montrer le chemin à parcourir reviennent en mémoire: "Aujourd’hui, l’Épouse du Christ, l’Église, préfère recourir au remède de la miséricorde plutôt que de brandir les armes de la sévérité … L’Eglise catholique, en brandissant le flambeau de la vérité religieuse, veut se montrer la mère très aimante de tous, bienveillante, patiente, pleine d’indulgence et de bonté à l’égard de ses fils séparés"... ».

    « C’est le 20 novembre 2016, en la solennité liturgique du Christ, Roi de l’Univers, que sera conclue l’Année jubilaire. En refermant la Porte Sainte ce jour-là, nous serons animés de sentiments de gratitude et d’action de grâce envers la Sainte Trinité qui nous aura donné de vivre ce temps extraordinaire de grâce. Nous confierons la vie de l’Eglise, l’humanité entière et tout le cosmos à la Seigneurie du Christ, pour qu’il répande sa miséricorde telle la rosée du matin, pour une histoire féconde à construire moyennant l’engagement de tous au service de notre proche avenir. Combien je désire que les années à venir soient comme imprégnées de miséricorde pour aller à la rencontre de chacun en lui offrant la bonté et la tendresse de Dieu! Qu’à tous, croyants ou loin de la foi, puisse parvenir le baume de la miséricorde comme signe du Règne de Dieu déjà présent au milieu de nous… ».

     « La miséricorde est le propre de Dieu dont la toute-puissance consiste justement à faire miséricorde ». Ces paroles de saint Thomas d’Aquin montrent que la miséricorde n’est pas un signe de faiblesse, mais bien l’expression de la toute-puissance de Dieu. C’est pourquoi une des plus antiques collectes de la liturgie nous fait prier ainsi : « Dieu qui donne la preuve suprême de ta puissance lorsque tu patientes et prends pitié ». Dieu sera toujours dans l’histoire de l’humanité comme celui qui est présent, proche, prévenant, saint et miséricordieux… ».

    « “Patient et miséricordieux”, tel est le binôme qui parcourt l’Ancien Testament pour exprimer la nature de Dieu. Sa miséricorde se manifeste concrètement à l’intérieur de tant d’événements de l’histoire du salut où sa bonté prend le pas sur la punition ou la destruction. D’une façon particulière, les Psaumes font apparaître cette grandeur de l’agir divin : « Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse » (Ps 102, 3-4). D’une façon encore plus explicite, un autre Psaume énonce les signes concrets de la miséricorde : « Il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l’étranger. Il soutient la veuve et l’orphelin, il égare les pas du méchant » (145, 7-9). Voici enfin une autre expression du psalmiste : « [Le Seigneur] guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures… Le Seigneur élève les humbles et rabaisse jusqu’à terre les impies » (146, 3.6). En bref, la miséricorde de Dieu n’est pas une idée abstraite, mais une réalité concrète à travers laquelle Il révèle son amour comme celui d’un père et d’une mère qui se laissent émouvoir au plus profond d’eux mêmes par leur fils. Il est juste de parler d’un amour « viscéral ». Il vient du cœur comme un sentiment profond, naturel, fait de tendresse et de compassion, d’indulgence et de pardon… ».

     « Eternel est son amour » : c’est le refrain qui revient à chaque verset du Psaume 135 dans le récit de l’histoire de la révélation de Dieu. En raison de la miséricorde, tous les événements de l’Ancien Testament sont riches d’une grande valeur salvifique. La miséricorde fait de l’histoire de Dieu avec Israël une histoire du salut. Répéter sans cesse : « Eternel est son amour » comme fait le Psaume, semble vouloir briser le cercle de l’espace et du temps pour tout inscrire dans le mystère éternel de l’amour. C’est comme si l’on voulait dire que non seulement dans l’histoire, mais aussi dans l’éternité, l’homme sera toujours sous le regard miséricordieux du Père. Ce n’est pas par hasard que le peuple d’Israël a voulu intégrer ce Psaume, le “grand hallel” comme on l’appelle, dans les fêtes liturgiques les plus importantes… ».

    « Les signes que Jésus accomplit, surtout envers les pécheurs, les pauvres, les exclus, les malades et les souffrants, sont marqués par la miséricorde. Tout en Lui parle de miséricorde. Rien en Lui ne manque de compassion… ».

    « Après avoir libéré le possédé de Gerasa, il lui donna cette mission : « Annonce tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde » (Mc 5, 19). L’appel de Matthieu est lui aussi inscrit sur l’horizon de la miséricorde. Passant devant le comptoir des impôts, Jésus regarda Matthieu dans les yeux. C’était un regard riche de miséricorde qui pardonnait les péchés de cet homme, et surmontant les résistances des autres disciples, il le choisit, lui, le pécheur et le publicain, pour devenir l’un des Douze. Commentant cette scène de l’Evangile, Saint Bède le Vénérable a écrit que Jésus regarda Matthieu avec un amour miséricordieux, et le choisit : miserando atque eligendo.  Cette expression m’a toujours fait impression au point d’en faire ma devise... ».

    « Interpellé par la question de Pierre lui demandant combien de fois il fallait pardonner, Jésus répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante dix fois sept fois » (Mt 18, 22). Il raconte ensuite la parabole du « débiteur sans pitié ». Appelé par son maître à rendre une somme importante, il le supplie à genoux et le maître lui remet sa dette. Tout de suite après, il rencontre un autre serviteur qui lui devait quelques centimes. Celui-ci le supplia à genoux d’avoir pitié, mais il refusa et le fit emprisonner. Ayant appris la chose, le maître se mit en colère et rappela le serviteur pour lui dire : « Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? » (Mt 18, 33). Et Jésus conclut : « C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur » (Mt 18, 35)… Nous avons un grand intérêt à pardonner. A bon entendeur, salut !


+Pascal N’KOUE
Omnium Servus

 


Nouvelles de famille
- Le P. Ernest DEGUENONVO est nommé Coordinateur des hôpitaux diocésains et 2e Vicaire Général.
- Prions pour le repos de l’âme de Marie  
- Du 8 déc. 2015 au 20 nov. 2016 : Année sainte extraordinaire de la miséricorde divine. Souhaitons qu’elle renforce la pratique de la confession. Le Père Cosme ADJOMALE, actuel Recteur du sanctuaire eucharistique, est nommé Président de l’organisation de ce jubilé extraordinaire.
- Le sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme restera ouvert toute l’année sainte 24h/24.
- Le Pape accorde à tous les prêtres, pour l’année sainte, la faculté d’absoudre du péché d’avortement, aussi pour ceux qui l’ont provoqué et qui, le cœur repenti, en demandent pardon.
- Les candidats à la vie consacrée et au sacerdoce augmentent surtout dans les périphéries de notre diocèse. Bénissons le Seigneur. Il faut les accueillir, les aider, les accompagner pour un meilleur discernement.
- Nos trois prêtres fidei donum à Nantes nous écrivent et se sentent bien intégrés dans cette Eglise-Sœur.
- Le Cardinal Robert SARAH vous salue depuis Rome : "J’accompagne et bénis vos enfants, les prêtres et toutes les religieuses qui vous aident dans votre mission. Saluez de ma part, avec beaucoup d’affection, tous ceux qui viennent prendre part à l’Eucharistie et au chapelet dans votre Chapelle". Merci Eminence.
- Prions pour le repos de l’âme de Thérèse Sadolé, maman du P. Kisito VODOUNON.
- Merci au Frère Emmanuel DUPREZ pour ses services de qualité à notre économat diocésain.
- Nous avons bénéficié de la visite du Père Pierre Richaud, s.m.a à Lyon. Juste le temps d’un repas du soir.
- Le Père Bernard DOMARA, Combonien, intervient au Séminaire "Providentia Dei" pour enseigner la sagesse africaine. C’est un cours très important pour le dialogue interculturel. Merci aux Pères Comboniens.
- Monseigneur Aristide GONSALLO, Evêque nommé de Porto-Novo, vient de faire paraître un opuscule: Pour vivre le sacrement de la réconciliation. Je vous le recommande vivement.
- Comme chaque année, je vous exhorte à une grande collecte pour nos frères et sœurs détenus de la Prison civile de Parakou. Vos dons peuvent être confiés à leur Aumônier le Père Arnaud CHOGOLOU, ou à l’Econome diocésain le Père René VIEYRA. Merci d’avance pour votre générosité.
- Enfin, nous avons une religieuse, Sr Ginette ADJIWANOU, fcscj, formée pour nous coudre de belles soutanes.


Quelques dates
2 déc.        : Conseil d’Administration extraordinaire pour les hôpitaux de Boko et de Papanè.
4-6 déc.    : Visite pastorale à Ganon.
8 déc.        : Fête de l’Immaculée Conception à Boukombé (Diocèse de Natitingou).        .
11 déc.        : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale du Bénin à Bohicon, à 9h30.      .
12 déc.        : Vœux perpétuels de 4 Sœurs FCSCJ à Marie Auxiliatrice, à 9h30. Monseigneur ADJOU  Martin, Evêque de N’DALI, présidera la cérémonie. Nous l’en remercions chaleureusement.       .
13 déc.     : Ouverture de la Porte sainte  du jubilé dans le diocèse. La procession commencera à l’Archevêché à 15h30 en direction de la Cathédrale.       .
15 déc.        : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.
18-19 déc.    : Sacre de Monseigneur Aristide GONSALLO, à Porto-Novo.
22 déc.     : Jubilé des détenus à la Prison civile. Messe de Noël anticipée à 9h30.
23 déc.     : A 9h 30 : Messe de Noël anticipée à l’hôpital de Papanè.
24 déc.        : Célébration de la nuit de Noël à la Cathédrale à 22h.
25 déc.     : Messe du jour de Noël au monastère de l’Etoile Notre-Dame à 9h.
26 déc.     : Vœux perpétuels des Frères Albert et David, osfs, à Okédama à 9h30.
27 déc.     : Confirmations à la paroisse de Boko à 10h. Fête des familles.
31 déc.     : Messe d’action de grâce à l’hôpital de Boko à 9h30.
        - A 24h : Au Sanctuaire eucharistique : Solennité de la maternité divine de Marie. Messe pour la  paix. "Te Deum laudamus".

JOYEUX NOËL ET SAINTE ANNEE 2016.
       ABONNEMENT POUR UN AN
         A Parakou : 1.000 frs
                                          ≈   Au Bénin : 2.000 frs
         ≈    A l’extérieur : 10 euros
            E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

 (Extrait de l’Homélie du 8 août 2015)
    Bénissons le Seigneur pour ce diocèse sympathique, joyeux et épanoui. Bénissons le Seigneur pour cette terre où Jésus-Christ fait des merveilles en cette année de la vie consacrée. Bénissons le Seigneur pour les vocations sacerdotales en augmentation.

    Ce matin, nous célébrons les deux premiers degrés du sacrement de l’ordre : Le diaconat et le presbytérat. Bénissons Dieu pour les familles de Norbert qui sera ordonné diacre, et de Luc et Oscar, deux religieux, qui seront ordonnés prêtres. Bénissons Dieu pour leurs formateurs et pour leurs bienfaiteurs. Bénissons Dieu pour l’apostolat des Oblats de saint François de Sales dans notre diocèse.   
    Je voudrais saluer tous les consacrés en cette année qui leur est dédiée. Ils suivent le Christ d’une façon particulière, de manière exemplaire et permanente. Comme les apôtres, ils ont tout quitté pour demeurer avec lui et se mettre à son service et au service des hommes. Nous bénissons le Seigneur pour les Instituts présents dans ce diocèse. Certains s’adonnent à la contemplation (monastères), d’autres aux œuvres d’apostolat (enseignement, soins, catéchèse, promotion humaine etc.). Nous rendons grâce pour les vierges consacrées. Toutes ces vies données au Seigneur dans l’obéissance, la chasteté et la pauvreté aident l’évangile à se propager dans le monde. Bénissons le Seigneur qui suscite toutes ces vocations dont l’Eglise a besoin.
   
    Chers amis, ayez la force et le courage d’annoncer l’évangile. Je le demande à tous les pasteurs. On ne peut pas se contenter d’une pastorale de l’entretien. S’occuper de ceux qui viennent nous voir c’est bien, s’occuper de ceux qui sont déjà chrétiens c’est une bonne chose. Mais n’oublions pas les brebis perdues, les chrétiens refroidis ou tièdes, les brebis sans défense, les non chrétiens. Laissons-nous brûler par le feu de l’Esprit-Saint. Et annonçons la beauté et la saveur exquise de l’évangile avec ardeur, à temps et à contre temps, hors de nos cercles protégés. Autour de nous, beaucoup ne connaissent pas encore Jésus, beaucoup ne savent pas faire le signe de la croix. Comment voulons-nous qu’ils s’aiment comme Jésus nous a aimés. Il faut les évangéliser, pas seulement dialoguer. L’évangile c’est la paix, l’amour, l’union de Dieu avec l’humanité pour notre salut. Le Pape Benoît XVI nous l’a répété lors de sa visite au Bénin en novembre 2011 à Cotonou. Tous dans l’Eglise doivent aller vers tous :    "En aucune façon, l’Eglise ne peut se limiter à une pastorale de l’entretien en faveur de ceux qui connaissent déjà l’Evangile du Christ. L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale".

    Ayons donc le courage d’aller à contre courant pour dire la volonté de Dieu sur l’homme. Jésus est le seul Sauveur. Il n’y en a pas d’autre. Il n’y en aura pas d’autre. Ses paroles sont esprit et vie. Le ciel et la terre passeront. Ses paroles ne passeront pas. Il est la route officielle pour aller vers Dieu, le Père. Nul ne va au Père sans passer par lui. Ne prenons donc pas pour modèle le monde présent qui relativise tout en disant "toutes les religions se valent, toutes les Eglises sont pareilles, partout c’est le même Dieu". Faux ! Jésus a interpellé Pierre en ces termes : "Tu es Pierre et sur cette Pierre, je bâtirai mon Eglise". Il n’a pas dit : "Je bâtirai une de mes Eglises parmi tant d’autres". Et il a ajouté une promesse : "les forces de l’Hadès ne pourront rien contre elle". L’Eglise de Pierre est catholique, même si Dieu est Père de chacun et de tous. Souvenez-vous de la réponse de la Vierge Marie, notre Mère du ciel, lors d’une de ses apparitions à Quibeho au Rwanda. A la question d’une voyante : "Quelle est la véritable Eglise ". La Vierge, dans sa grande délicatesse, ne voulant blesser personne, a cependant répondu clairement : "Voyez vous-mêmes l’Eglise dans laquelle j’apparais". Cette Eglise est celle de Pierre.

    Réveillons donc en nous la foi de l’Eglise, des premiers apôtres, des témoins, des martyrs. N’ayons pas peur de faire campagne pour Jésus. Tous les hommes ont besoin de lui, tous ont le droit d’être évangélisés. Dieu veut le salut de tous. Donnons le goût de Dieu à tous. Soyons frères et sœurs, solidaires de tous, mais surtout évangélisateurs, spécialement des pauvres, de petits, des fragiles dans leur corps et dans leur âme. Cela n’est possible que si nous pouvons dire comme saint Paul : "Pour moi, vivre, c’est le Christ. Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi".

    Chers Oscar et Luc,    jusqu’à présent, on vous appelle Frères. A partir d’aujourd’hui, après l’imposition des mains et la prière consécratoire, vous serez des prêtres et on vous appellera "Révérends Pères", mais Jésus vous appellera "amis". Quand une grande personne vous appelle amis, ça fait chaud au cœur, n’est-ce pas ? On se sent grandi et valorisé. Imaginez que c’est Dieu lui-même, en chair et en os, le Souverain Prêtre et Sauveur qui vous appellera ainsi. Devinez la douceur de sa voix. Il est sincère, il est tellement vrai qu’à partir d’aujourd’hui, après chaque prière eucharistique, lorsque vous prononcerez sur le pain et le vin ces paroles sublimes : "ceci est mon corps, ceci est mon sang", le pain se changera en son corps et le vin en son sang. Mystère des mystères de la dernière cène ! Jésus a osé nous confier ce grand pouvoir, malgré nos limites, nos faiblesses, nos péchés ! Il aurait dû le confier aux anges. Quel risque ! C’est à nous qu’il a confié l’Eucharistie et l’Eglise, son Eglise qu’il veut pure, sans tâche, resplendissante et sainte. Ce n’est pas banal. Vous comprenez que cet honneur ne peut pas venir de nos mérites. Car sans Lui, nous ne pouvons rien faire.

    Et donc, il vous reviendra de célébrer la Parole de Dieu, de sanctifier "in persona Christi" le peuple de Dieu. Jésus a quand même posé une condition pour être ses amis : "Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande" (Jn 15,14). Que lui-même vienne à notre secours. Parce que ce n’est pas facile.

    Les prêtres sont un don exceptionnel de Dieu, un pur don de sa miséricorde. Ils ne peuvent pas déléguer leurs pouvoirs et leurs fonctions aux laïcs en ce qui concerne leurs missions propres. Quel privilège ! Je le répète : Les prêtres sont nécessaires et indispensables partout. Ils doivent travailler avec foi, zèle et dévouement pour la santé de la société. "Qui connaît mieux les hommes d’aujourd’hui que le prêtre ? Les hommes viennent souvent voir le prêtre, dans la sincérité, sans masque. Ils ne viennent pas avec des prétextes, mais avec des situations de souffrance, de maladie, de mort, avec des difficultés familiales. Ils viennent au confessionnel sans masque, tels qu’ils sont réellement. Aucune autre profession ne donne cette possibilité de connaître l’homme tel qu’il est dans son humanité" (Benoît XVI).

    Le saint Curé d’Ars le disait avec plus de passion spirituelle : "Le prêtre n’est pas prêtre pour lui. Il ne se donne pas l’absolution. Il ne s’administre pas les sacrements. Il n’est pas pour lui, il est pour vous. Le sacerdoce c’est l’amour du cœur de Jésus. Quand vous voyez un prêtre, pensez à notre Seigneur".

    Chers Luc et Oscar, comme saint François de Sales, champion de la spiritualité des laïcs et de la sainteté du mariage, vous serez chargés d’introduire la vie dévote dans tous les âges et les états de vie : les enfants, les étudiants, les commerçants, les journalistes, les policiers et bien sûr les coureurs du marathon salésien que vous organisez chaque année. Sa spiritualité est celle de la bonté de Dieu. "Rien par force, tout par amour", "Rien ne peut empêcher Dieu de nous aimer", disait-il. Nos péchés, nos faiblesses, nos limites peuvent concourir à nous rendre plus humbles et plus ouverts aux secours miséricordieux de Dieu. Et c’est à juste titre que saint François de Sales, ce doux docteur de l’Eglise, est aussi appelé docteur de l’amour. Vous avez de qui tenir.

    Prenez de plus en plus votre place dans l’apostolat de ce diocèse qui attend beaucoup de vous. Œuvrez de toutes vos forces pour que Jésus-Christ soit connu et aimé. Notre diocèse doit être une Eglise "en sortie", expression chère au pape François. "Je préfère, dit le Pape, une Eglise accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Eglise malade de son enfermement". Il faut que cela devienne une préoccupation pour tout prêtre, tout baptisé.

    Et oui, la mission universelle concerne tous les hommes, toutes les femmes, toujours et partout. La mission renouvelle nos communautés, nos familles et nos mouvements catholiques. La mission renouvelle l’Eglise, renforce notre foi et notre identité chrétienne. La mission donne un nouvel enthousiasme à ceux qui s’éteignent ou sont déjà éteints. La mission rajeunit le cœur et l’âme. La mission rend heureux. Et qui ne veut pas être heureux ? Que la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, protège votre sacerdoce et vous bénisse.

LE MARIAGE, C’EST CHOUETTE !
    Du 4 au 25 octobre 2015, l’Eglise universelle tiendra à Rome un synode sur la famille. Alors parlons-en. Ne soyons pas victimes de l’opinion publique. Un couple marié c’est fabuleux ! Il s’agit d’un homme et d’une femme qui se donnent l’un à l’autre pour toujours. Les sangs se mélangent. Les alliances entre familles se tissent. Se marier c’est s’enrichir. "Celui qui a pris femme a commencé à s’enrichir ; il a une aide semblable à lui, une colonne pour s’appuyer" (Si 36, 24).

    Alors pourquoi se crisper tant sur les divorcés et remariés, pourquoi se raidir sur les échecs amoureux, pourquoi ne voir d’abord que les problèmes amers, les abus sexuels, pourquoi se déprimer tout le temps face aux caricatures de l’amour conjugal ? Il y a quand même des couples heureux. Allons, allons, faisons d’abord l’éloge du mariage. Et rappelons avant tout que Dieu est Amour. Il est l’époux de l’humanité. L’amour vient de Dieu. L’homme et la femme créés à l’image de Dieu et  devenant une seule chair, ce n’est pas banal. Abraham et Sarah, Thriphène et Thriphose, Booz et Ruth, Elqana et Anne, la Bible nous les présente comme des couples heureux. Plus près de notre ère il y a Louis et Zélie MARTIN. Et que dire de Joseph et de Marie ? Chaque couple est unique au monde. Le mariage est une bénédiction. Et si Dieu donne des enfants, on les accueille joyeusement. Et on les éduque divinement.
    L’amour est vraiment une irradiation de Dieu. Il inclut la fidélité et la confiance. Et donc pas de tricherie. Plus le couple s’aime, plus il monte vers Dieu ; c’est comme une belle ascension vers le ciel à travers chants, épreuves et sacrifices. Puisque l’homme parfait n’existe pas. La femme parfaite non plus. Voilà pourquoi il faut souvent s’asseoir et se parler tendrement. La communication dans la vérité et l’amour  c’est le meilleur remède contre l’individualisme, l’isolement, la tristesse, l’angoisse et le divorce qui peuvent conduire au suicide. Le mutisme, les soupçons, la jalousie, le refus de pardonner empoisonnent et étouffent l’amour. Aimer, par contre, c’est faire sourire l’autre, vouloir du bien à l’autre pour lui-même, avec la volonté de l’épanouir et de le rendre heureux. "Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir". Cet amour vitalise celui qui le donne et guérit l’autre de toute maladie et de toute blessure. Cet amour-là grandit notre humanité. Car aimer comme Jésus-Christ, c’est vouloir être mangé par l’autre, c’est chercher à rassasier l’autre, à le combler de ses gentillesses, en étant à son écoute pour éviter de le gaver. Il risquerait l’indigestion qui nuit à l’amour. En effet, le christianisme apporte à la société l’indissolubilité du mariage qui se colore de la référence à l’Alliance du Christ et de l’Eglise. Même dans la relation conjugale, pour bonifier et tonifier l’amour, l’Eglise exhorte à la chasteté et non à la sexualité débridée avec tous ses fantasmes. C’est cela aimer de l’amour de Dieu.
     Le mariage c’est chouette ! Le premier miracle de Jésus c’était au cours d’un mariage, aux noces de Canan. C’est un patrimoine de l’humanité. Sans mariage, pas de famille. La famille est le lieu privilégié où l’homme apprend à donner et à recevoir de l’amour. La famille c’est la sécurité des enfants, le pilier central de la société, l’intermédiaire incontournable entre l’individu et la société. Et que dire de l’Eglise domestique ? Une famille qui prie ensemble, un couple qui va à la messe ensemble, à la réunion des parents d’élèves ensemble, au sacrement de pénitence ensemble, à la retraite spirituelle ensemble etc., Satan n’arrive pas à le déstabiliser. Dieu dans la vie du couple c’est la vraie solution.
    Couples, investissez abondamment et joyeusement dans l’attention réciproque ! N’arrêtez pas votre formation continue. Avec le Christ et sa sainte Mère vous ferez des prouesses pour la gloire de Dieu, pour votre salut et celui de la société.

 +Pascal N’KOUE
  Omnium servus    

 


Nouvelles de famille

  - Bienvenue aux nouveaux et bon retour aux anciens. Bonne rentrée des classes aux élèves et étudiants.

- Nous remercions le Cardinal Robert SARAH qui nous a tant édifiés par ses paroles et son témoignage.

- L’Archevêque de Niamey, Monseigneur Laurent LOMPO, est passé nous saluer. Merci.

- Le 15 août dernier, nous avons eu la joie de célébrer les noces d’or de vie contemplative de Sœur Marie-Joseph TIANDO à l’Etoile Notre-Dame ; c’est la doyenne des moniales africaines.

- Du 19 au 28 septembre : VIIIe rencontre mondiale des familles à Philadelphie. A Parakou, le Centre UNIV convoque toutes les familles au sanctuaire marial de Komiguéa le 27 septembre.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

- L’Eglise universelle célèbre un jubilé extraordinaire de la Miséricorde : les finalités sont clairement exposées dans la bulle d’indiction "Misericordiae vultus". Le texte est disponible à la librairie saint Paul.

- Les directeurs des écoles catholiques sont priés de s’adresser à l’imprimerie diocésaine sainte Anne pour la commande des cahiers. Le Directeur de l’imprimerie, Célestin TOSSOU, et son équipe font des merveilles. Ils méritent nos encouragements.

- L’introduction de saint Joseph dans les Prières Eucharistiques est décrétée comme suit :
 • P.E.II Avec la Vierge Marie, … avec saint Joseph, son époux, les Apôtres…
 • P.E.III Auprès de la Vierge Marie, … avec saint Joseph, son époux, les Apôtres...
 • P.E.IV Auprès de la Vierge Marie, … auprès de saint Joseph, son époux, des Apôtres.

- Le mois d’octobre est celui du rosaire et en même temps celui des missions. "Par l’Ave Maria, le péché se détruira". Récitons le chapelet avec recueillement. Nous avons le sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa à construire, je compte sur votre générosité filiale envers la Reine des familles et notre Mère du ciel.

- Du 4 au 25 oct. : Synode à Rome sur la famille. Portons dans la prière tous les Pères synodaux. L’Evêque d’Abomey représentera le Bénin.

- Le thème de cette année pastorale est : "Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes" : la vocation, comme expression de la miséricorde de Dieu.


Quelques dates


7sept.-2 oct.     : Les bureaux de la Curie sont fermées pour raison de vacances.

3oct.        : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale  à Cotonou.

4 oct.        : Retour à Parakou.

10 oct.        : A 9h : Vœux perpétuels chez les Contemplatives de Jésus Eucharistie.

11 oct.        : Messe et bénédiction de la bibliothèque et du réfectoire à "Providentia Dei", à 9h30.

15 oct.        : Bénédiction de l’école primaire des Salésiennes Missionnaires de Marie Immaculée.

17 oct.        : Action de grâce à saint Joseph pour les 50 ans de vie religieuse de Sœur Jeanne d’Arc, nda.

18 oct.        : Journée mondiale des missions. Canonisation de Louis et Zélie MARTIN, parents de sainte Thérèse de Lisieux. A 10h : Confirmations à Konkomba (Kika). Quête impérée.

20 oct.      : Conseil presbytéral à l’Archevêché, à 9h30.
          - Réunion du presbyterium au Centre Pastoral, à 16h.

21 oct.     : Assemblée Générale des agents pastoraux au Centre Pastoral, à 9h. Que les prêtres  viennent avec leurs vêtements liturgiques. Aucune célébration ne devrait être                   programmée dans l’après-midi sur les paroisses.

25 -28 oct.    : Session ordinaire de la Conférence Episcopale à Dassa.

N.B.         : Le Conseil diocésain pour les affaires économiques aura lieu le 3 novembre 2015.


                                  ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

Bible

Liturgie

Agenda Diocésain

Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin