Révérends Pères, chers frères et sœurs en Christ, chers tous,
C’est avec beaucoup de joie que je vous salue, ainsi que les deux diacres Jules et Yves, leurs familles respectives, le peuple de Dieu à Parakou, les amis venus de partout, spécialement ceux de la Baule, de Basse et Haute Goulaine de  Nantes. A travers eux, je salue Monseigneur Jean-Paul James, leur évêque, qui a lancé ce jumelage entre nos deux diocèses, il y a trois ans.
    Je remercie les fidèles de la paroisse d’Albarika pour leur persévérance dans la construction de cette nouvelle église, belle, spacieuse, simple, aérée et lumineuse. Sans éclipser le poids spirituel de la Cathédrale, elle lui arrache cependant l’élégance de l’architecture.
    Je félicite aussi les bienfaiteurs tous azimuts qui ont fait beaucoup de sacrifices, tous les travailleurs infatigables restés dans l’ombre, tous les ouvriers de la vigne qui ont veillé dans la nuit et pendant plusieurs nuits. Demandons pardon à ceux que les cotisations ont peut-être agacé. Aujourd’hui tout le monde en est fier, bénissons le Seigneur. Comment oublier le Père Aubin qui m’a fait poser la première pierre de cette église. Lui-même, de nature et de personnalité modeste, a vu grand pour le Bon Dieu. Il a été ambitieux pour cette paroisse. Savait-il que cette église allait être la plus grande du diocèse ? Je ne sais, Dieu le sait. La Divine Providence lui a donné raison. Rien ne lui est impossible ! Quel magnifique cadeau du ciel pour les 10 ans de cette paroisse N. D. de Lourdes…
        Chers tous, l’heure de la mission a sonné ! Le Pape François renchérit : "Quand l’Eglise ne sort pas d’elle-même pour évangéliser, elle tombe malade". Le message est clair. Si nous voulons être en bonne santé, il faut devenir évangélisateurs. C’est d’abord pour notre bien. Chacune, chacun doit devenir porteur enthousiaste de la Bonne Nouvelle, y compris ceux qui se disent trop vieux ou trop jeunes. Personne ne doit s’exclure de la campagne d’évangélisation y compris ceux qui se croient incapables et ne savent par où commencer. Personne ne doit se cacher derrière les piliers de l’église y compris ceux qui se croient timides ou se jugent indignes. L’heure de la mission a sonné ! C’est le thème de cette année. Nous rentrons désormais dans une course d’athlètes du Christ, dans un marathon plus globalisant que le marathon salésien de nos chers Oblats de saint François de Sales. Mais rassurez-vous, pour le Christ, le meilleur coureur, je veux dire le meilleur évangélisateur ou le meilleur missionnaire c’est le saint, celui qui se laisse évangéliser lui-même d’abord. Voilà pourquoi, même les handicapés, les malades, les grabataires, les moribonds sont sollicités pour la mission évangélisatrice. Ils peuvent tout au moins offrir leur souffrance. L’heure de la mission a sonné ! Le monde est rassasié de chrétiens taciturnes et peureux, angoissés et anxieux, d’évangélisateurs tristes et découragés, de prophètes bonimenteurs et avides d’argent. Nous savons que Dieu veut des missionnaires au cœur de flamme dont la vie rayonne de bonheur parce qu’ils sont habités par la joie du Christ, devant qui tout genou fléchira au Ciel, sur terre et aux enfers. Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père…
    Nul ne fera le travail à notre place. Voilà pourquoi, il faut abandonner les fausses routes, les pseudo-bonheurs pour vivre en disciples du Christ. Le Seigneur, au dernier jour, nous demandera compte de notre baptême. Il ne s’agit pas de faire du prosélytisme. La mission du Christ n’a rien à voir avec une idéologie à promouvoir ni même une éthique sublime à diffuser. Libérer l’homme des forces du mal en le tournant vers Dieu : voilà la Bonne Nouvelle. C’est l’Esprit du Seigneur qui veut renouveler la face de la terre par la conversion des cœurs. Félicitation aux mouvements d’action catholique, aux diverses associations des fidèles… Nous avons entendu le témoignage de quelques-uns ces jours-ci. Mon conseil presbytéral et moi avons été émerveillés de leur apostolat, de leur sortie missionnaire dans les périphéries…
    "Tous missionnaires" doit être notre slogan. Certaines personnes hésitent à se donner pour la mission. Elles croient que rien ne peut changer. Et pour elles il est inutile de fournir des efforts. Elles sont dans l’erreur. Le Christ, le Roc éternel, nous rassure : "j’ai vaincu le monde". En ce beau jour, Dieu nous donnera en plus de cette belle église deux nouveaux prêtres. Parlons-en. Le vrai prêtre c’est le Christ. Il est la clé et le code secret du bonheur. Le saint Curé d’Ars avait raison de dire "à quoi servirait une maison remplie d’or si personne n’en a la clé ?... Le prêtre a la clé des trésors du Ciel". C’est d’ailleurs l’une des raisons profondes de son célibat. Etre au service de Dieu, être au service des hommes : voilà la plus courte définition du prêtre. C’est la plus belle vocation au monde. C’est le plus beau métier du monde. Si vous en connaissez un autre plus grand dites-le-moi. Tout le monde a besoin du prêtre. Il est plus utile que les forces de sécurité. Malgré la puissance des anges, ils ne peuvent pas pardonner un seul péché. Aucune religion n’est au-dessus de celle de Jésus-Christ ; et rien n’est plus grand que son saint sacrifice. Or c’est son sacrifice, celui de la Croix, que la messe rend présent chaque jour sur l’autel par les mains du prêtre.
    L’avenir de notre famille diocésaine est étroitement lié à la promotion des vocations sacerdotales et à la qualité du clergé. Le rôle irremplaçable du prêtre dans la communauté chrétienne saute aux yeux. Non seulement parce que les prêtres sont les 1ers collaborateurs de l’Evêque, Co-responsables du diocèse avec l’Evêque, mais encore parce que sans le prêtre, la passion et la mort du Christ seraient sans efficacité. Nous participons aux pouvoirs du Christ Rédempteur du monde avec tous les fidèles chrétiens pour susciter, entretenir et transmettre la foi dans nos diverses communautés, pour conduire les âmes au bonheur du Ciel, les conduire à Dieu lui-même ! Quelle belle entreprise ! Mais nous nous rendons bien compte chaque jour de nos faiblesses humaines. Parce que le démon tente le prêtre plus que les autres fidèles. Sincèrement, nous ne sommes pas meilleurs que les autres. Et quand nous le sommes c’est encore grâce au secours divin. Avec humilité, remercions tous ensemble le Seigneur pour le don du sacerdoce. La force secrète du prêtre est sa prière intérieure, individuelle et communautaire. Lorsqu’il loue Dieu, quand il prie le bréviaire et le chapelet, il œuvre en même temps au salut du peuple qui lui est confié. C’est là qu’il puise la force d’imiter le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.
    Chers prêtres mes frères, où en sommes-nous de l’oraison que je vous ai recommandée il y a un an ? Je ne cesserai de revenir là-dessus jusqu’à ce que la mayonnaise prenne. Comment enseignerions-nous aux autres à prier si nous ne cultivons pas en nous le silence sacré et ne pratiquons pas cette prière intérieure. Sans l’oraison quotidienne, on s’essoufle pour rien, on peut même s’amuser à l’autel ; nos actions liturgiques deviennent comme des tam-tams à la peau mouillée et trouée ; les pratiques religieuses nous ennuient et nous dessèchent. Prenons plutôt les moines et les moniales pour modèles. Ils prient 8h par jour. Le pape Jean Paul II avait chaque jour 6h de temps de prière. "La prière pour moi est la première tâche" disait-il. Et nous ? Combien de minutes ? "Tu adoreras Dieu seul" c’est le 1er des 10 commandements qui ont structuré le ramassis des gens sortis d’Egypte en route vers la Terre Promise. Quand les prêtres s’habituent à se plaindre de tout le monde, des bagatelles, des choses qui n’ont pas de poids, vérifiez s’ils font au moins 15 min d’oraison par jour. Prier c’est vital pour toute âme. Et ce que Dieu nous dit est plus important de ce que nous lui racontons…   
    De la bouche du prêtre, le peuple attend la Parole de Dieu. Voici ce que saint Paul demandait aux chrétiens d’Ephèse : "priez pour moi afin qu’il me soit donné d’ouvrir la bouche pour parler et annoncer hardiment le Mystère de la Bonne Nouvelle de l’Evangile" (Eph 6, 19). Comme serviteurs de la Parole de Dieu, annoncez avec foi et audace Jésus-Christ dont les paroles sont parfois comme une épée à double tranchant. Proclamez avec fidélité ce que les saintes Ecritures nous proposent, cela inclut les prédications sur l’existence du feu de l’enfer. Le peuple a besoin certes de l’exemplarité du prêtre, mais aussi de la Vérité qui l’empêchera d’être mené à la dérive par toutes sortes de vents contraires à la saine doctrine. Il faudra vous cultiver pour approfondir la connaissance des Saintes Ecritures. Mais aussi, il faudra connaître la mentalité des personnes auprès desquelles vous êtes envoyés. C’est cela être missionnaire, Bible en main et surtout Bible dans le cœur.
    Laissez-vous habiter par la hantise d’annoncer l’évangile du salut partout, dans tous les milieux : en ville, en bidonville, dans les villages, les hameaux les plus reculés, sortons de nos petites sécurités, de nos communautés habituelles. Intéressons-nous à ceux qui sont loin de l’Eglise, le sang de Jésus a brisé tout mur de haine et de séparation. Faisons les premiers pas vers les autres. Prenons des initiatives ingénieuses et courageuses, toujours dans la perspective de la mission de Jésus que l’Esprit Saint anime. N’attendons pas d’avoir de grands moyens. D’ailleurs l’Esprit de Dieu préfère souvent les moyens qui n’ont pas de poids aux yeux des hommes. Regardons Jésus le Bon Pasteur ! Il a fait son entrée triomphale à Jérusalem, monté sur un petit âne qui ne lui appartenait même pas. Et pourtant les foules l’ont acclamé comme roi, fils de David. Pourquoi ? Parce qu’il était proche des hommes, de tous les hommes. Il était sensible à leurs problèmes personnels, familiaux et sociaux. Il était proche d’eux.
    Notre rôle de prêtre exige qu’on soit missionnaire dans l’esprit du bénévolat pour Dieu. Si on se fait payer sur terre, si on revendique des salaires mensuels là où ce n’est pas possible, nous perdons les récompenses du Ciel. Nous le remarquons tous : plus on est dévoué pour le Seigneur dans l’esprit du service gratuit, plus le Seigneur lui-même suscite des bienfaiteurs pour nous accompagner. En vérité, plus un prêtre est préoccupé pour son confort et son bien-être, plus difficilement il sera serviteur des pauvres. Le Christ Jésus, tout Dieu qu’il était, n’a pas voulu être traité sur terre selon les privilèges divins. Il s’est dépouillé, il s’est anéanti et il a même pris la condition d’esclave (Ph 2, 6-7). Certes nous avons besoin des biens de la création pour vivre. Mais n’oublions pas que Dieu est le Créateur de tous les biens visibles et invisibles. Qui cherche Dieu de tout son cœur ne manquera jamais de l’essentiel…
    La rupture pour le nouveau départ c’est la contemplation de la Croix. C’est la route à prendre, c’est le passage obligé. Et le prêtre doit être en première ligne tourné vers cette Croix. Je me réjouis de la belle Croix dans cette église. Arrêtons de célébrer le saint sacrifice, la Croix dans le dos du prêtre ou mise de côté pour libérer la vue sur le prêtre. La Croix c’est le symbole le plus fort du passage du Dieu Sauveur sur terre. C’est l’expression de l’amour sans limites de Dieu pour nous. L’Eglise tire son existence de la Croix du Christ mort et ressuscité. Elle représente Dieu. Il faut que le prêtre se tourne vers elle pendant la deuxième partie de l’Eucharistie. C’est la position normale du Christ qui s’offre à son Père. Je confie solennellement à cette paroisse d’être le modèle de la messe orientée dans notre diocèse. C’est là une nouvelle mission pour cette église et pour cette paroisse.
    Chers ordinands, dans quelques instants, vous serez prêtres à jamais. Evitez d’imposer vos goûts personnels au peuple et ne copiez pas les particularismes rituels non appropriés en matière liturgique. Par contre je vous exhorte à être proches du peuple, à l’écouter, à avoir une sage créativité en pastorale, à être pleins d’initiatives pour apporter la solution qu’il faut aux problèmes qui se posent à vos communautés respectives. Et pour bien travailler au bénéfice  de la fécondité pastorale, je vous supplie de ne pas cacher les signes extérieurs de nos réalités sacrées. Soyez reconnaissables partout où vous passerez. Portez votre soutane, ou tout au moins un signe sans équivoque qui montre que vous êtes prêtres de Jésus-Christ. Ne cachez pas votre identité sacerdotale à la société. N’ayez pas honte du Christ. Bien sûr que le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir. Evitez de raser les murs. Soyez différents des laïcs dans la manière de vous vêtir…
    Un synode sur les jeunes se prépare. Il se célèbrera en octobre 2018 à Rome sur le thème : "les jeunes, la foi et le discernement vocationnel". Consacrons nos énergies à l’apostolat des enfants et des jeunes. Ne nous laissons pas décourager par leur inconstance et même leur indifférence à nos conseils. Aimons-les…Ce sont les futurs décideurs dans la cité. Ils ont soif d’être formés et nourris aux meilleures sources par de bons maîtres et de bons enseignants. Attirons-les vers le Christ. Sachons les écouter afin de mieux les orienter. Faisons grandir en eux la vie divine. Proposons-leur de rendre des services gratuits. Des trésors sont cachés dans cette jeunesse, des trésors immenses de générosité, de foi et d’enthousiasme. Ayons le souci de susciter parmi eux beaucoup de saintes vocations sacerdotales et religieuses par notre exemple, par notre vie, par notre parole, notre humour, par la joie et la qualité de notre apostolat. Donnons-leur le goût de servir le Christ et l’Eglise. Bénissons Dieu pour les vocations présentes et à venir. Et surtout, consultons-les. Saint Benoît  recommandait aux Pères abbés des monastères de consulter aussi les jeunes avant toute décision importante parce que "souvent Dieu révèle à un plus jeune ce qui est meilleur" (Règle III, 3). Le Pape Benoît XVI les exhorte à se confier au Christ : "Chers jeunes, n’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien, et il donne tout. Celui qui se tourne vers lui reçoit le centuple", Pape Benoît XVI, le 24 avril 2005, homélie de la messe inaugurale de son pontificat. La mission du Seigneur est abondante et les ouvriers sont peu nombreux...
    Chers jeunes, regardez le Christ et efforcez-vous de le suivre. Que la Vierge Marie, Notre Dame de Komiguea, intercède pour nous. Amen.



Nouvelles de famille
- Nous bénissons le Seigneur pour la délégation de la paroisse des saints Evêques de Nantes chez nous avec le Révérend Père François-Xavier HENRY, Curé.
- Nous rendons grâce à Dieu pour la visite de l'Aide à l'Eglise en Détresse dans notre Province Ecclésiastique. Ils viennent de AACHEN (Allemagne).
- En octobre 2018, se célébrera à Rome le synode sur "les jeunes : foi et discernement vocationnel". J'invite tous les agents pastoraux à s'intéresser aux groupes vocationnels. Un merci spécial au Renouveau charismatique. Toutes les Communautés de consacré (e)s auront des responsables chargés de la promotion des vocations.
- Je félicite les laïcs engagés dans la pastorale de "l'Eglise en sortie missionnaire". Du bon travail se fait. Le Seigneur le leur revaudra.
- Nous bénissons le Seigneur pour le passage de Mère Rosa PIZZOLATO, Supérieure Générale des Sœurs Apôtres de la Consolata. Elle est venue de Florence (Italie).
- J'exhorte tous les prêtres à s'investir pour les confessions pascales qui sont souvent très nombreuses les derniers jours de carême. "Une journée de 24h pour le Seigneur" pourra aider beaucoup.
- C'est la saison des pluies : toutes nos réserves de terre doivent être reboisées. Voyez la Caritas-BDBD pour obtenir les plants, surtout les anacardiers greffés.
- Le R. P. Valentin FIDEGNON, s.m.a., est élu responsable du secteur paroissial de Banikanni. Il fait partie désormais du Conseil presbytéral.
- Le R.P. Pierre DAMADO est nommé Aumônier de l'hôpital ophtalmologique de Tinré.
- Nous remercions le R. P. François De PENHOAT, s.m.a., Provincial de Lyon, qui est passé le mois dernier nous saluer.
                           
Quelques dates

1er mars         : A Providentia Dei (Grand Séminaire diocésain).
2-3 mars        : Colloque pour préparer les 75 ans de notre évangélisation qui sera célébrée en janvier 2020.
4 mars           : 8h, messe dominicale à Koubou (Paroisse de Tchatchou). Fête des grand-mères.
5 mars           : Conseil d’administration des hôpitaux à l’Archevêché à 9h 30.
                        Journée de désert spirituel dans un monastère.
8 mars           : Fête à l’hôpital saint Jean de Dieu de Boko. Journée internationale de la Femme.
9-10 mars      : "Une journée pour le Seigneur". Le Sanctuaire eucharistique sera ouvert pendant 24h pour
                        l’Adoration et le sacrement de Réconciliation. C’est le Pape François qui le demande à toute                         
                        l’Eglise
10-12 mars   : Séjour de la délégation AED à Parakou (Kirche in Not).
11 mars        : A 9h Messe dominicale à Kabo. Visite à Africae Munus avec l’AED.
12 mars        : Visite de l’AED au Grand Séminaire Providentia Dei. 
18 mars        : A 9h, messe et pose de la première pierre de la grotte mariale à la paroisse Marie Auxiliatrice.
19 mars        : Journée culturelle au Grand Séminaire Providentia Dei. L’ex-Ambassadeur du Bénin au Vatican,
                      Théodore LOKO, est l’invité de marque. Fête de saint Joseph époux de Marie.
21 mars        : Conseil économique à 9h30 à l’Archevêché.
24 mars        : Fête patronale à la paroisse saint Joseph d’Alaga : Messe à 9h30.
25 mars        : Dimanche des Rameaux à Papanè.
27 mars        : Journée de formation continue pour les prêtres au Centre pastoral.
28 mars        : Messe chrismale à la Cathédrale à 9h30 suivie d’agapes fraternelles à l’Archevêché pour les prêtres,
                       les consacré (e)s et les grands séminaristes. Les autres peuvent se retrouver à la Cathédrale.
29 mars        : Jeudi saint : A 19h, Messe in Caena Domini et lavement des pieds à la Cathédrale. Quête impérée
                       pour l’Union Pontificale Missionnaire (O.P.M.).
30 mars       : Grand chemin de Croix au Sanctuaire eucharistique et célébration de la passion à 15h. Quête impérée
                      pour les lieux saints en Israël et en Palestine (O.P.M.).
31 mars       : Vigile de Pâques à la Cathédrale : Baptêmes d’adultes, Confirmations et mariages à 22h.
1er Avril    : Dimanche de Pâques. Célébration de mariages à Boko à 9h30. Quête impérée pour la santé des prêtres
                   Diocésains.
N.B. Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés le lundi de Pâques.




ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org


    Cher Directeur national de la Caritas-Bénin,
    Chers Responsables  diocésains des Caritas,
    Chers agents pastoraux,
    Chers invités,
    Chers tous,
    Bénissons le Seigneur pour ce grand jour ! Comme la Sainte Vierge Marie, nous pouvons dire : « Le Puissant fit pour l’Archidiocèse de Parakou des merveilles, Saint est son Nom ». Nos gratitudes envers Dieu-Amour, Dieu-Caritas, sont sincères et profondes. Il y a un lien étroit entre évangélisation et promotion humaine. Je salue l’engagement irremplaçable de toutes nos Caritas dans le témoignage de vie et dans les œuvres sociales. Que cet engagement pour l’évangélisation demeure courageux et persévérant.
1- La première Caritas
    La première Caritas a été créée par les saintes femmes qui suivaient Jésus et les Apôtres (Lc 8, 1-3). Elles les aidaient de leurs biens. C’étaient des femmes que Jésus avait libérées. Elles n’étaient pas saintes au départ. Mais une fois guéries, elles sont restées fidèles au Christ. La présence des femmes autour de ce Bon Pasteur est confirmée par les autres évangélistes Mt 27,55 et Mc 15,41. C’est bien Jésus qui a, le premier, osé l’émancipation féminine. Avant lui les hommes et les femmes étaient séparés dans leurs formations respectives. La première Communauté formée autour des Apôtres, après la mort du Christ, n’avait qu’un cœur et qu’une âme (Ac 4, 32). Chacun apportait spontanément sa contribution pour qu’on aide les pauvres. Comme vous le voyez, l’annonce de la Parole de Dieu va avec la solidarité envers les nécessiteux. Les premières communautés, où réganient l’allégresse et la simplicité de cœur (Ac 2,46), étaient dynamiques, tournées vers les pauvres, ouvertes et missionnaires ; et elles "avaient la faveur de tout le peuple" (Ac 2,47). Avant même d’être une action évangélisatrice, la mission du chrétien est témoignage et rayonnement de vie en Jésus-Christ (Redemptoris missio n°26).
2- Hommage aux missionnaires qui nous ont évangélisés.
    Puis de l’Europe du XIXe siècle nous sont venus les missionnaires de l’Evangile (SMA-NDA). Notre pensée pleine de gratitude va vers eux. Cette Bonne Nouvelle du Christ est le plus beau cadeau de l’Europe à l’Afrique. Ce n’est pas la colonisation. Ces missionnaires nous ont armés. Et certains sont morts pour nous. Les graines de la foi reçue ont germé et les plantes sont en croissance. Une de ses plantes, c’est la Caritas-BDBD. Cette plante a 30 ans et elle a déjà produit de bons fruits. Beaucoup de personnes du Bénin et en dehors du Bénin ont été secourues et même sauvées par la charité des chrétiens. Bénissons le Seigneur, le Dieu d’Amour que Jésus est venu nous révéler comme Père de chacun et Père pour tous. Nous saluons au passage avec beaucoup de déférence tous nos partenaires de l’extérieur du Bénin.
3- Le bénévolat rend heureux.
    Nous sommes ici aujourd’hui en cette belle cathédrale pour célébrer les merveilles de Dieu. Grâce à l’amour de Dieu qui nous soutient et nous pousse à aller vers les autres Caritas fait des prouesses avec des moyens limités. Je n’ai jamais vu triste un agent de la Caritas. Je les trouve toujours joyeux et épanouis. Ils servent les petits et les malheureux dans la joie. Il y a plusieurs bénévoles parmi eux. Je suis sûr que les plus heureux sur terre, ce sont les bénévoles, ceux qui se sont détachés du souci de faire un travail rémunéré quand ils rendent service aux fragiles de la société. Observez que ceux qui font des grèves, ce sont des salariés, des salariés mécontents, des salaires insatisfaits. Ils veulent plus de l’Etat. Or, plus on s’inscrit dans la logique du service gratuit, plus on est heureux, surtout si on le fait pour le Seigneur. Car on est rémunéré par Dieu lui-même. Mystère ! Je ne sais plus qui est l’auteur de ce poème que j’ai retrouvé fortuitement ces jours-ci dans mes affaires. Il parle du bonheur que nous recherchons tous. Ecoutons :
    «Le bonheur te garde gentil, les épreuves te gardent fort. Les chagrins te gardent humain, les échecs te gardent humble. Mais seul l’espoir te fait avancer. Si regarder en arrière te cause du chagrin et regarder en avant t’inspire de la crainte, alors regarde à côté de toi, j’y suis ».
    Ce "j’y suis", c’est Dieu qui te le dit. C’est aussi chacun de nous, mis par Dieu à côté d’un autre. Nul n’est une île. Nous sommes inter-connectés. Nous pouvons toujours faire quelque bien à l’autre, en famille, sur les lieux de travail, dans nos divers groupes et communautés. Personne n’est si pauvre qu’il n’ait plus rien à donner, ne serait-ce que son sourire gratuit. Il ne coûte rien et n’appauvrit pas celui qui le donne. Quand nous voyons que l’autre qui est à côté de nous a besoin de notre secours, nous devons nous empresser de lui dire : "j’y suis". Et personne n’est si riche qu’il n’ait besoin de personne. Et le proverbe le confirme : "on a toujours besoin d’un plus petit que soi". A vrai dire, c’est Dieu qui nous envoie auprès des autres. Nous sommes créés par Dieu pour nous soutenir, pour porter les fardeaux les uns des autres. Et vive la solidarité caritative !
    Evidemment, il ne s’agit pas d’encourager les fainéants, les bonimenteurs, les paresseux, les parasites, qui cherchent à profiter de la naïveté des autres pour les escroquer. A ceux-là, il faut leur dire gentiment d’aller travailler de leurs mains pour manger leur pain quotidien. Ce poème ci-dessus nous rassure de la présence de Dieu dans nos détresses et nous pousse à nous considérer comme des envoyés de Dieu auprès des pauvres. Jésus s’est toujours identifié aux pauvres, aux malades, aux petits. Ce sont les privilégiés du royaume de Dieu. Il ne s’est jamais identifié aux forts, aux puissants de la terre, aux riches de la terre. Jamais ! Notre bonheur est dans le service désintéressé.
    Nous savons tous sur quoi nous serons jugés au ciel à la fin de notre vie sur terre. Le sujet d’examen final est bien connu. Jésus nous l’a dit maintes et une fois : nous serons jugés sur le service gratuit, sur le bénévolat, sur le bien fait au prochain : J’avais faim, soif, en prison… et tu es venu à mon secours. Tout ce que nous faisons de bien aux fragiles, aux faibles, aux petits, aux malades, c’est à Jésus, donneur de vie éternelle que nous le faisons. La clé pour entrer au paradis, c’est donc de se soucier des pauvres. Marthe Robin, paix à son âme, nous a laissé en héritage cette belle phrase : «Nous ne pourrons jamais, jamais assez nous réjouir d’avoir donné toute notre vie à Dieu. Il rend tellement le centuple de tout ce qu’on lui a donné ». C’est l’évangile d’aujourd’hui. En termes clairs, ceux qui se donnent aux autres gratuitement, Dieu se donne à eux 100 fois plus. Ce n’est pas une promesse de ICC Services et consort.
4- L’Eglise est appelée à aider tout le monde.
    En cette année pastorale pour la mission, je voudrais dire au peuple de Dieu qui est à Parakou : l’Eglise ouvre ses portes à tout le monde. Tous les peuples peuvent y entrer avec leur culture et leurs traditions, pourvu qu’elles ne soient pas en opposition avec l’Evangile. Pour annoncer le salut du Christ, on doit se mettre à l’écoute de Dieu et tenir compte des attentes et espérances des gens, de leurs angoisses et de leurs souffrances, de leurs coutumes et modes de pensées. Les discours de Paul à Lystre et à Athènes peuvent nous inspirer (Ac 14, 15-17 ; 17, 22-31).
    ʺAllez dans le monde entierʺ, ou tout au moins dans toutes les paroisses du diocèse ; annoncez que Dieu-Amour n’est pas suffisamment aimé. Il y a encore trop de misères. Partez sans arrière-pensée vers toutes les couches sociales. Intensifions les relations constructives avec les autorités publiques et avec les non-chrétiens, sans perdre notre identité. Il faut qu’on puisse dire de vous en vous regardant : «Voyez comme ils s’aiment ». C’est mon message pour vous membres des diverses Caritas ici présentes et surtout pour vous membres de la Caritas de Parakou. Pratiquez entre vous une grande charité. Car comme les Saintes Ecritures le disent : ʺla charité couvre un grand nombre de péchésʺ. Soyez doux et humbles dans le service des pauvres ; c’est la porte du paradis. Ne soyez jamais intrigants ni vantards. J’insiste, soyez doux mais non douillets. Soyez humbles mais non craintifs. Annoncez l’amour de Dieu avec foi et audace, sans prosélytisme. N’obligez personne à devenir chrétien. Insistez plutôt pour que les gens laissent tomber les vieilles querelles pour repartir du Christ, sur de bonnes bases. C’est lui le Roc. Exhortez tout le monde à avoir les sentiments de Jésus devant les petits.
5- Gageons pour l’autofinancement de notre apostolat.
    Poussez-nous à nous entraider afin de réduire l’individualisme. Travaillez à débloquer les poltrons, les aigris, les hésitants, les timides, les introvertis, les réservés. Poussez tout le monde à participer activement à la vie des communautés. Bousculez les individus et les responsables de nos communautés à s’investir pour l’autofinancement de nos structures, pour l’autoprise-en-charge de nos familles. Encouragez-nous à prendre des initiatives pour le bien commun à moyen et à long terme. N’hésitez plus à voir loin et à nous entraîner à aller loin dans la pensée de Dieu et de l’Eglise.
    Pour me résumer, je vous demande de nous aider à trouver chez nous les ressources qu’il faut pour les pauvres qui frappent continuellement à nos portes. ʺLes pauvres, vous les aurez toujoursʺ, nous a dit Jésus. Ceux qui parlent d’éradiquer la pauvreté veulent nous distraire. D’ailleurs les aides internationales parfois nous pénalisent et nous appauvrissent davantage. Gérer la charité des autres qui vient d’ailleurs, c’est un pis-aller. Le plus beau, c’est d’assurer nous-mêmes notre autofinancement. La divine Providence nous assistera dans notre détermination. Pour mieux servir, c’est un impératif d’écouter dans la confiance la voix de Dieu. La prière intérieure et communautaire sera notre force.
6- Les défis percutants à affronter.
    Pour la Caritas, contrairement à toutes les ONG, Dieu doit être au centre de notre apostolat. Dieu vous voit à l’œuvre et vous notera. L’Eglise Catholique a un enseignement social qui respecte la dignité de la personne humaine. Nous sommes créés, par amour, à l’image de Dieu. L’homme ne peut pas être heureux sans une bonne relation avec Dieu transcendant et immanent qui nous pousse à aimer les plus pauvres. Je désire donc que chaque animateur de la Caritas, je veux dire que chaque chrétien  prenne pour ami un pauvre, un mal aimé, un enfant ou un jeune rejeté, un malade condamné par son handicap à rester au lit. Leur donner quelque chose c’est bien, en faire de vrais amis, c’est mieux, c’est tout autre chose. Cela nous humanise davantage. Et pour tout  dire, leur amitié nous sanctifie.
    Il y a encore, certes, beaucoup de défis percutants à relever. J’en ai conscience. Je pense particulièrement à une structure officielle pour soutenir les filles-mères en détresse ou encore les prisonniers libérés qui ont du mal à se réinsérer dans la société. Et quand je regarde les enfants et les jeunes, je pense aussi à la présence chrétienne dans les établissements publics pour les évangéliser. Les cadres de la société à venir, les futurs décideurs sont aussi en germe dans ces établissements. Il faut avoir le souci de les former aux valeurs humaines et évangéliques. Que tous ces défis ne vous portent pas au découragement, mais plutôt aiguisent votre espérance. Espérer, ce n’est pas baisser les bras en disant ʺDieu feraʺ, ʺespérer c’est redoubler d’effortʺ. Alors semez abondamment. Même quand on vous accueille mal quelque part, continuez de semer. "On nous insulte quand nous bénissons, on nous persécute et nous supportons. Nous sommes diffamés, mais nous réconfortons les autres. Nous voilà devenus les balayures du monde, et les gens peuvent nous mettre au fumier" (1Co 3,12-13). Continuez de faire du bien. On a traité notre Maître et Seigneur de ʺsamaritainʺ et de ʺdémonʺ (Jn 3,48). Il a continué sa mission d’amour jusqu'au bout, jusque sur la croix : "Père, pardonne-leur (à mes bourreaux) parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font". "Il les aima jusqu’au bout". Bénissez donc ceux qui vous persécutent. Bénissez et ne doutez jamais du dynamisme invincible de la puissance de l’Evangile. Tôt ou tard ça prendra.
    Enfin, priez pour votre Evêque, pour que j’imite le Bon Pasteur Jésus qui  donné sa vie pour ses brebis. Même si vous ne me voyez souvent dans vos bureaux, je pense fréquemment à vous. Vous savez combien je vous fais confiance et vous apprécie… Je suis plutôt un homme de terrain. Et quand je circule dans les villages ou dans les structures paroissiales, je vois vos bonnes œuvres. Soyez-en encore vivement félicités et remerciés.
    Une grâce divine passe toujours par où travaille la Caritas. Rechargez donc vos batteries à l’occasion de cet anniversaire des 30 ans. Soyez sans crainte. Jésus et sa Mère vous devancent partout où vous allez. Qu’ils vous bénissent encore et encore !

  Cathédrale, le 13 janvier 2018


+ Pascal N’KOUE
Archevêque de Parakou

   Le silence est une valeur indispensable. Vivre en silence est peut-être de nos jours l’effort le plus difficile à faire. Nous connaissons ce proverbe : "un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui croît". Ou encore, "ce sont les tonneaux vides qui font du bruit". Cela revient à dire que "le bruit ne fait pas de bien tout comme le bien ne fait pas de bruit". Et comme il inutile de faire des choses inutiles, arrêtons tous les bruits et entrons en silence pendant 40 jours. On en ressortira renouvelé !
    Prenons l’image du buisson ardent (Ex 3,1-6). Dieu se révèle à Moïse au désert, dans le silence, à travers un buisson qui brûle mais ne détruit pas ce qu’il brûle. Pas de cendres. C’est l’image de l’amour vrai: un feu  qui brûle, mais ne détruit personne et ne s’éteint jamais. Cet amour silencieux de Dieu est présent partout même dans les difficultés, la tempête, le brouillard, la pluie, la chaleur, la poussière etc. Et comme l’amour entre par les yeux, Moïse regarde avec attention le buisson ardent, s’étonne et bouge. Il veut s’en approcher. Alors, il entend la voix de Dieu : « ôte tes sandales ». L’amour s’éveille d’abord par un signe, s’apprécie par le silence avant de s’exprimer. Dans nos amours trop humains, on ne prend pas le  temps d’admirer l’autre en silence. Avec le bruit des paroles, les sentiments sont vite brouillés. Or, pour savourer une caresse il faut le silence. Un baiser sincère fait moins de bruit qu’un coup de canon, mais son écho dure plus longtemps. 40 jours de silence pour savourer l’intimité de Dieu ! Quoi de plus beau ! Sommes-nous prêts ?...
    Un mauvais chrétien déclare souvent la guerre au silence et à l’ascèse. Il est tout le temps dans les fêtes, les modes, les réseaux sociaux, à la recherche des gloires humaines, des plaisirs, et peut-être d’abord de l’argent. Dommage ! Vous avez certainement remarqué que la rosée qui fait tant de bien aux plantes est silencieuse. Le soleil, l’astre le plus brillant, se lève en silence. Il se couche en silence. La semence germe et grandit en silence. La fleur s’épanouit en silence, réjouit les yeux en silence et exhale son parfum en silence. L’enfant dans le sein de sa mère se développe en silence. Et personne ne meurt, c'est-à-dire n’entre dans la vraie vie, en continuant de parler. Le silence est un concentré de plusieurs vitamines nécessaires au bonheur de l’homme.
    Pourquoi le silence ? Par pur sacrifice ? Par esprit de pénitence ? Non. C’est que le silence a une valeur sans prix. Tout prêtre, tout consacré, tout chrétien aussi occupé soit-il, qu’il ne manque pas d’avoir souvent, sinon tous les jours, un moment de silence prolongé pour l’épanouissement de sa vie spirituelle. Elle rejaillit à notre insu sur nos familles, sur notre travail, et même sur l’ensemble du Corps de l’Eglise. Mais Il y a deux sortes de silence :
Le silence vide : c’est l’absence de bruit ou le mutisme : les pierres muettes, la peur de parler, la honte de se tromper, d’être contredit, d’être vivement repris. Alors on se tait. Dans notre éducation africaine,  nous connaissons l’expression : "le petit ne parle pas quand les grands parlent". Si c’est pour bien écouter et apprendre, c’est autre chose. Le silence vide c’est comme les crapauds qui cessent de croasser tout d’un coup parce que quelqu’un a jeté une pierre dans le marigot. C’est le silence des cimetières. Ce silence est purement et simplement absence de bruit, silence vide. Or « la nature a horreur du vide ». Dieu aussi, heureusement !
Le silence plein est celui qui est plein de Dieu. « Même le silence est louange », dit le psalmiste. Ce silence est solitude certes, mais non isolement. Il est aussi communion avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Il nous aide à nous reposer utilement. « Venite seorsum » : Venez à l’écart, dit Jésus à ses apôtres qui reviennent de mission. C’est dans le silence que les grandes décisions se prennent. On réfléchit en silence. Avant de choisir ses apôtres, Jésus passa toute une nuit à prier seul comme un ermite, en profonde communion avec son Père. Le silence nous aide à discerner la volonté de Dieu et à l’accomplir avec sa grâce. Alors ne crions pas sur les enfants. Ne crions pas les uns sur les autres. N’augmentons pas le volume de la télévision sans nécessité. Le chant liturgique ne supporte pas le tapage. Comme il est bon le silence pour lire, pour écouter, pour prier, pour méditer, pour contempler.
    Un grand homme se forme dans ce silence plein de Dieu. La force des moines et des saints est dans le silence. L’ermite au fond de son désert est certainement plus en communion avec ses frères que l’homme bavard qui n’écoute personne et qui, par ses propos désordonnés, fatigue les autres sans se fatiguer. Il y a en effet, des bavards qu’on a intérêt à éviter si on est pressé. Ils vous font perdre votre temps (inutilement). Or le temps perdu ne se rattrape jamais. Les Anglais ont évalué le temps et ils ont trouvé que "time is money". Notre sous-développement dépend essentiellement de notre mauvaise gestion du temps. Nous sommes des peuples bruyants. Le jour où on commencera nos réunions et nos activités à l’heure, ce jour-là on décollera et on volera bien haut. C’était une parenthèse. Donner son temps à Dieu dans le silence, ce n’est pas perdre du temps, c’est le gagner. Parce que Dieu, en dehors du temps, sait comment nous aider à rattraper le temps que nous lui avons donné. A vrai dire, le temps donné à Dieu c’est le cadeau qu’il apprécie le plus.
    Prenons Jésus en exemple. Il est né dans le silence d’une grotte. Il est sorti du tombeau en silence : ce sont là deux grands mystères. Il a vécu 30 ans en silence, plus 40 jours et 40 nuits au désert en silence face-à-face avec Dieu. Vous avez compris, n’est-ce pas ? Tout ce qui est important se prépare dans le silence et se réalise dans le silence. Le sang qui circule dans les veines, le cœur qui bat en nous, les yeux qui s’ouvrent et se referment, le soleil qui éclaire pendant le jour, la lune et les étoiles qui rendent tant de service à l’humanité, la terre qui tourne autour du soleil pour le changement des saisons : tout cela se fait en silence. On boit en silence. On avale la nourriture en silence. Les larmes sortent des yeux en silence. Les paroles intimes se disent à voix basse. L’amour vrai et sincère est chargé de silence et par son silence conquiert les cœurs. Le mathématicien Pythagore disait : "celui qui parle ensemence, mais celui qui se tait moissonne". Ceux qui savent aimer dans le silence restent toujours jeunes. Ceux qui arrivent à maîtriser leur imagination négative et leur langue des paroles méchantes font un bon carême. Car Dieu lui-même habite dans le silence des cieux et de nos cœurs.
    Quand tu veux prier, entre dans ta chambre, recommande Jésus, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est présent dans le secret (Mt 6, 16). Cette chambre c’est ton cœur. Le silence est la condition requise pour trouver le Père, pour lui parler et l’entendre. L’hôte divin des âmes ne se laisse aborder et découvrir que dans le recueillement, le silence. Et ce que Dieu nous dit est plus important que nos cris.
    Le silence est en lui seul tout un acte de foi. Quand on pénètre dans une église, lieu sacré, on se tait. Et intérieurement on dit : "Jésus doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre". Le Père est là avec son Fils, présence réelle, présence divine. Et pour que l’Esprit Saint nous aide à dire "Abba" Père, il faut savoir se taire. Promouvoir la culture du silence intérieur transforme les cœurs. C’est un remède qui détruit les toxines en nous. Plus on est silencieux plus on s’émerveille. Et plus on s’émerveille, plus on se tait. Comme elle est dangereuse et nuisible cette accoutumance à perdre l’émerveillement, la fascination, l’enthousiasme de vivre l’évangile et l’annoncer. Quel temps nous consacrons à Dieu chaque jour devant le tabernacle ou devant une image du Christ, de la Vierge ou d’un saint ? Où en sommes-nous avec la prière familiale, l’oraison mentale, la pratique des sacrements, les services gratuits… ? Parles-tu régulièrement de Jésus à ceux qui ne sont pas chrétiens ? Reprenons l’oraison et Dieu nous guérira.
    Le carême est, en effet, un genre de retraite spirituelle. La retraite dit bien qu’il faut se mettre en retrait, à l’écart spirituellement, c’est-à-dire que pour trouver Dieu il faut rentrer en soi-même. Il habite nos silences. Il est l’hôte intérieur. Il veut nous renouveler. Souvenons-nous du renouvellement de la vocation d’Elie, alors qu’il fuyait la reine Jésabel, épouse du roi Acab (1 Roi 18, 9)… Le Seigneur n’est ni dans le bruit, ni dans l’agitation, ni dans l’activisme. A bourrer nos vies de radio, de journaux, de télévision, de nouvelles, d’agitation, de dissipations, de fatigues nerveuses, nous ne le rencontrons pas. C’est le Dieu qui se cache. Il n’est pas dans les médias mais dans l’immédiat.
    Revenons sur l’histoire du prophète Elie. Il y eut d’abord un vent si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers. Impressionnant ! Mais le Seigneur n’était pas dans ce vent. Puis il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans ce tremblement de terre. Ensuite il y eut un feu, mais le Seigneur n’était pas dans le feu. Enfin, il y eut la brise légère, c’est « le souffle qui nous caresse de façon douce et agréable ». Le prophète Elie se couvrit le visage avec son manteau. Il sortit de sa cachette et se tint au seuil de la caverne, et Dieu lui parla. Yahvé est dans la douceur et non dans la violence, et le prophète, tout prophète qu’il était, ne le savait pas. Il ne l’avait pas encore vraiment découvert. Plus on est doux et humble, plus on aime le silence plein de Dieu.
     Dans l’Apocalypse Jésus nous dit: « Je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper avec lui ». Jésus frappe sans cesse à notre porte mais discrètement. Il est très délicat. Faisons silence pour l’entendre. Disons-lui souvent comme  Samuel : "Parle Seigneur, ton serviteur écoute". Ou alors comme saint Pierre : "A qui irions-nous Seigneur, tu as les paroles de vie éternelle".
    Quand Eliphaz, Bildad et Sophar, apprirent tous les malheurs qui avaient fondu sur le saint homme Job, leur ami, ils vinrent le visiter. Ils restèrent assis par terre, les manteaux déchirés, la poussière sur la tête, "auprès de Job sept jours et sept nuits, sans lui dire une parole. Car ils voyaient que sa douleur était très grande" (Job 2, 11-13). Notre carême vaudra ce que vaudra notre silence d’amitié avec le Seigneur. C’est lui-même qui nous a dit : "Je ne vous appelle plus serviteurs. Vous êtes mes amis". Prouvons-le-lui par notre silence chargé d’amour et de soif de sainteté.
    Faisons en silence cette prière : "Réchauffe mon cœur Seigneur. Aide-moi à entrer dans ce carême avec le seul désir de faire ta volonté. Parle-moi pour consoler mon âme, car parfois je te sens lointain. Parle-moi pour m’apprendre à te donner ma vie, à œuvrer pour ma conversion. Et je te louerai partout. Parle-moi Seigneur et je t’écouterai. Fais de moi un grand missionnaire. Amen. "

+Pascal N’KOUE
Omnium Servus


Nouvelles de famille
- Merci aux délégations paroissiales de La Baule et de Goulène (diocèse de Nantes) venues nous visiter. Les amitiés en Jésus et Marie s’approfondissent. Vive le jumelage.
- L’Abbé Yves AIDOMONHAN est envoyé comme prêtre fidei donum à Natitingou. Il sera Vicaire paroissial à saint Jean Baptiste où on célèbre la forme extraordinaire du rite romain.
- L’Abbé Jules AKPO est nommé Vicaire paroissial à Kika.
- L’Abbé Alexandre de Porto-Novo est nommé Vicaire paroissial à Papanè.
- Un nouveau secteur paroissial vient d’être créé. Il comprend : la paroisse de Kika, la quasi-paroisse de la Piste de Kika, la quasi-paroisse de Kabo.
- Que le secteur de Bani-Kanni se réunisse pour élire un nouveau responsable de secteur paroissial.
- Nous remercions la Mère Marie-Cécile K. Supérieure Générale de la Providence de Saint Paul de Kara et la Mère M. Fernanda TORTA Supérieure des Sœurs Albertines pour leur passage dans notre diocèse le mois dernier.
- Le 10 janvier 2018 nous avons béni la statue pèlerine de la Vierge Marie Notre Dame de Komiguéa. Elle passera de maison en maison pour bénir nos familles, pour nous aider à nous aimer et à nous réconcilier. Avec Jésus et sa sainte Mère, nous sommes invincibles.
- Comme effort de carême, entre autres, on pourrait donner 500 F CFA pour que le Centre pastoral puisse organiser des formations dans les périphéries en cette année dédiée à la mission.
Que chacun puisse choisir un sacrifice qui l’aidera à grandir en Dieu : plaintes inutiles, méchanceté, jalousie, esprit de vengeance, additions à l’ordinateur, télévision, sodabi, tchoucoutou, cigarettes, gourmandises, sexe etc. que ce sacrifice se vive dans la joie pour notre santé spirituelle et celle de l’Eglise.    
N.B. : 2-3 mars : Colloque au Centre Pastoral pour les 75 ans de notre évangélisation. Nous attendons une forte participation à cette grande rencontre qui nous donnera les grandes lignes du jubilé.

Quelques dates:
                           
1er Fév.    : A Djougou pour l’UCB.


4 Fév.      : Fête des Consacré (e)s à Bétérou. Messe à 10h.


5 Fév.      : Voyage sur Cotonou


6-13 Fév.   : A Rome. Rencontre des évêques avec la Communauté de saint Egidio.


10 Fév.     : Marathon salésien organisé par les Oblats de saint François de Sales.


11 Fév.     : Pèlerinage marial du secteur paroissial de Tchaourou à Papanè.
              Fête de Notre Dame de Lourdes. Prions pour les malades. Visitons-les. Aidons-les

.
14 Fév.     : Mercredi des Cendres. Début du Carême. Je vous propose le livre de Jonas à lire et à
                méditer. Les plus difficiles à convertir c’est souvent nous les prophètes.


15 Fév.     : Cours au Grand Séminaire Providentia Dei.


16 Fév.     : Réflexion avec la Caritas BDBD sur Africae Munus de Ténonrou à 9h30 à l’Archevêché

 
17 Fév.     : Visite à Africae Munus (Ténonrou)

.
18 Fév.     : Messe dominicale à 9h au Centre Pastoral. Rencontre des Cadres et Personnalités
              politiques. Thème : "La mission des cadres dans la société" au Centre pastoral.


20 Fév.     : Récollection de Carême pour les prêtres.


23-25 Fév.  : Visite pastorale à Nima, paroisse saint Dominique Savio.


25 Fév. -3 mars : Visite de la délégation de la paroisse des saints Evêques de Nantes, guidée par leur
                            Curé, le Père François-Xavier HENRY.

BON CAREME- BONNE ROUTE VERS PÂQUE.


ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

1- Je vous remercie
    Je vous remercie pour ce que vous êtes et ce que vous faites pour le Seigneur et son peuple. Je remercie chaque Institut et chaque personne consacrée, chacune dans son propre charisme. J’inclus les moniales, les moines, les postulants et novices. Comment ferait le diocèse de Parakou et même l’Eglise universelle s’il n’y avait pas des personnes consacrées ?
    Beaucoup de consacrés vivent loin de chez eux ; ils sont comme des graines semées dans un champ. Comme Abraham, vous avez quitté vos terres, vos pays, vos parents. Certains meurent en terre de mission et sont enterrées là. Ces graines jetées en terre et qui meurent portent beaucoup de fruits. N’en doutons nullement. Je vous remercie beaucoup d’avoir choisi une paroisse loin du Centre-ville. Vive l’Eglise de Parakou en sortie missionnaire. Vive les consacrés en sortie missionnaire.
    Nous nous rappelons qu’en 2015 (du 30 Novembre au 2 Février 2016) ce fut l’année de la vie consacrée, lancée par le Pape François. Le slogan était : ʺConsacrés, réveillez le mondeʺ.
    Merci de nous avoir réveillés, mais beaucoup sont encore couchés, d’autres somnolent, d’autres encore sont debout mais ne bougent pas, d’autres bougent mais n’avancent pas beaucoup… Enfin certains avancent allègrement et suivent le Maître de plus prêt.
    Avec vous je me réjouis de ce grand charisme de l’Esprit Saint qu’est la vie consacrée. Vous êtes des héritiers de grands saints comme Saint Augustin, Saint Benoît, Saint François de Sales, saint Dominique de Gouzman, Saint Ignace etc. Les Eglises locales sont le fruit de l’apostolat de vos familles religieuses respectives. Si vous n’existiez pas, il faudrait vous inventer.


2- Réveillez en vous le don de prophétie
    Pour réveiller le monde, il faut d’abord réveiller en vous le don de la prophétie. Comment croire en Jésus s’il n’y a personne pour l’annoncer ?
    Le diocèse de Parakou vous apprécie. Les signes visibles de votre présence effective et efficace sont nombreux. Dans l’enseignement primaire et secondaire, à l’aumônerie de l’université, dans les œuvres de miséricorde comme les Centres de Santé et les internats, dans les mass-médias, dans l’apostolat des périphéries qu’on appelle encore pastorale rurale, dans la promotion des vocations etc. Vous êtes engagés dans tous les espaces de la vie paroissiale : mouvements d’apostolat, groupes liturgiques, groupes de prière, communauté ecclésiales de base etc.  Soyez-en vivement remerciés.
    Sincèrement, je me réjouis comme Pasteur de ce diocèse de constater que le nombre de ceux qui veulent moissonner dans le champ du Seigneur sont de plus en plus nombreux : filles et garçons. Bénissons le Seigneur !
Pour le monde profane, les consacrés sont ceux qui ne sont pas mariés et qui vivent sans liens conjugaux. Ce n’est pas faux. Mais je préfère la définition du Pape François : "Les religieux, hommes et femmes, sont des consacrés au service du Seigneur, dans l’Eglise. Ils vivent dans la pauvreté, avec un amour chaste qui les conduit à une paternité et une maternité universelle. Ils vivent dans l’obéissance qui n’a rien de militaire, car ici il s’agit d’une soumission du cœur c’est-à-dire quand la chose n’est pas claire, on dialogue. Mais après le dialogue, il faut obéir".
En cette année pastorale de la mission, l’Evangile de ce dimanche ordinaire insiste sur la parole efficace de Dieu. Il n’y a pas de hasard là où Dieu opère. L’Esprit de Dieu veut que vous exerciez le don de la prophétie comme il se doit.


3- Soyez comme des pyromanes
Chers consacrés, prenons les textes d’aujourd’hui dans l’ordre des lectures. Le livre de Job est d’une richesse incroyable. A l’exemple de Job, restez fidèles à Dieu, même dans les pires difficultés. Dites Dieu, proclamez Dieu dans votre vie, même si vous êtes rejetés, incompris et mis à l’écart.
En effet, la vie consacrée repose sur le premier des sept (07) sacrements c’est-à-dire le baptême, qui est la porte de tous les autres sacrements. La consécration à Dieu est commune à tous les baptisés. Mais vous êtes la garde rapprochée du Christ. Vous suivez le Christ de plus près. Ce n’est pas donné à tout le monde. Vous devez être des baptisés de qualité supérieure. Votre appartenance à l’Eglise doit être claire et solide. On ne devient pas disciple du Christ pour être un feu éteint mais pour être lumière du monde. Ne vous cachez donc pas. Portez vos robes, vos voiles, vos habits de personnes consacrées. Soyez lumière dans ce diocèse. Je dirais même plus, soyez comme des pyromanes qui mettent partout le feu de l’amour de Jésus-Christ, cet amour est humble et doux. Il rappelle ce cri poignant de Yahvé : "Soyez saints comme moi Yahvé je suis saint".
Oui la mission d’évangéliser partout est tellement inscrite dans vos chromosomes qu’on vous compare à ceux qui ne s’installent pas quelque part. Bougez donc et faites-nous bouger. Dénoncer l’injustice, la haine, l’égoïsme, la corruption, bref tout ce qui opprime l’homme sans perdre votre enthousiasme et votre force missionnaire. C’est tellement vrai ce que je dis que le ciel nous a donné comme sainte patronne des missions une moniale, une cloîtrée, une contemplative. J’ai nommé sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. Par sa prière et ses sacrifices, elle soutenait les missionnaires. Comme Moïse sur la montagne, elle aidait Josué dans la vallée. Moïse, le priant ; Josué le combattant. Et quand les bras de Moïse baissaient, les ennemis du peuple Hébreux étaient les plus forts. Mais quand Moïse relevaient ses bras vers le ciel les Amalécites, terribles ennemis des Hébreux, reculaient. Vous avez tout saisi n’est-ce pas ?


4- Priez donc….
Moins on prie, plus on s’expose à l’ennemi ; moins on prie, plus on s’agite dans tous les sens. Moins on prie, plus on se refroidit et on n’a plus le souci des choses de Dieu. On somnole et on s’endort. On se plaint quelque fois de ne pas avoir beaucoup de vocations. Le secret pour avoir des vocations c’est la prière. "Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson"… priez donc, c’est-à-dire priez avec foi. Il s’agit de cette foi grosse comme un grain de quinquélibat mais qui déplace les montagnes. Priez avec foi signifie soignez votre prière intérieure et communautaire. Priez avec foi signifie priez dans le silence du cœur en faisant attention à ce qu’on dit au Seigneur et non réciter des formules de façon distraite. Le moment de la prière doit être non négociable. Le portable doit s’arrêter ainsi que toute activité qui a trait aux plaisirs et à l’argent. Le Pape François qui est religieux lui-même a observé ceci : "lorsqu’une congrégation religieuse voit fondre ses effectifs et ses candidats, elle est souvent tentée de se cramponner à l’argent, à l’argent qui est la fiente du Diable". (La fiente c’est la vidange). Et le Pape continue sur un ton paternel : "quand manque la grâce d’avoir des vocations, n’allons pas penser que l’argent va sauver la situation". On ne peut pas servir deux maîtres à la fois. Soyons clairs là-dessus.
Revenez donc à l’oraison, aux offices bien chantés sans tapage, à la charité sincère que j’appelle la foi active, et on s’étonnera des résultats. Car là où la foi est vivante, les relations dans les communautés redeviennent fraternelles et les solidarités sont rassurantes et spontanées. Le Seigneur lui-même conduira généreusement les vocations authentiques vers les Instituts. Ne nous laissons pas distraire par Satan ou par ceux qui nous flattent. Jésus était très vigilant. Dans l’Evangile d’aujourd’hui, on lit ceci. "Bien avant l’aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait". La veille, il avait guérit beaucoup de malades. Tôt le lendemain, il se cache pour prier. Et les apôtres le cherchent. Quand ils l’ont trouvé, ils lui disent : "tout le monde te cherche" pour que tu fasses encore des miracles, pour que ta popularité grandisse. C’est très flatteur. Mais Jésus leur répond : "partons ailleurs, dans les villages voisins afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle …" Il parcourait toute la Galilée etc. Plus on prie, plus on est fort pour évangéliser. Moins on prie, moins on évangélise. "Si Jésus est allé si loin dans l’évangélisation c’est parce qu’il est allé loin dans la prière". C’est l’arme la plus efficace contre les forces du mal. C’est-à-dire que plus on est disponible pour l’œuvre du Père, plus il agit en nous, par nous, avec nous et pour nous.
Par contre les Instituts dans lesquelles la prière, la foi et la charité sont en berne, on y fait un recrutement vocationnel de remplissage. Le Pape François compare ce genre de recrutement hâtif à de l’insémination artificielle. Et quelques années après les scandales éclatent. Il faut faire un recrutement sérieux. Il faut prendre le temps de discerner car beaucoup peuvent être tentés d’entrer dans les congrégations sans être appelés par le Seigneur. Je vous souhaite une profonde capacité de discernement. Demandez souvent cette grâce au Seigneur.


5- Ciblez les jeunes
 Redressez-vous ! Je vous le répète : exercez le don de prophétie qui est en vous. Le prophète comme le missionnaire c’est le saint. Comment ? Par votre proximité auprès des  chrétiens et des non chrétiens. Approchez-vous d’eux pour leur communiquer votre joie, comprendre leur vie, écouter leur soif, sentir et compatir à leurs souffrances. C’est l’année du synode des jeunes qui aura lieu en octobre prochain à Rome et dont le thème est : "jeunes, la foi et le discernement vocationnel"! Que votre qualité spirituelle soit visible pour eux. Considérez-les comme des sujets et non comme des objets.
N’ayez donc pas peur de vous approcher des jeunes. Accordez-leur une grande attention, surtout aux marginalisés des périphéries. Dieu veut passer par vous pour frapper à la porte de leur cœur. Vous êtes un don précieux pour eux et pour l’humanité. Ne vivez pas pour vous-mêmes. L’égocentrisme c’est le pire des cancers pour un consacré. Enseignez aux jeunes à faire du service gratuit. Accueillez leurs idées même quand elles apparaissent provocatrices et dénudées de sens. Ecoutons saint Paul dans 1 Co 9, 22. "J’ai partagé la faiblesse des plus faibles pour gagner aussi les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns…" Accompagner les jeunes demande qu’on sorte des schémas pré-établis, en s’adaptant à leur temps, à leurs goûts, à leurs rythmes. Sortez donc des sentiers battus, sortez de certaines rigidités, sortez de la pensée négative sur les jeunes. Demandez à Jésus son regard d’ami.
Que personne ne vous sente éloignés, indifférents, distants, enfermés, aigris, tristes et aboyant sur tout ce qui bouge comme des chiens enragés. Vivez plutôt les valeurs humaines et évangéliques partout où vous êtes.
Donnez la parole aux jeunes. Dites-leur qu’ils sont une force et une chance pour l’Eglise. Qu’ils mettent leur vie au service de l’Eglise. Et vous-mêmes, apprenez d’eux à rester jeunes au milieu d’eux.
Vous avez reçu gratuitement l’amour de Dieu, redonnez-le gratuitement. Un immense merci pour l’éducation scolaire que vous voulez reprendre. Mais dans notre diocèse, on a peu d’internats. Ouvrez des foyers pour les jeunes qui sont pauvres. Jésus n’a pas vécu pour lui-même mais pour le Père et pour l’humanité.  Imitons-le. Saint Paul s’appelait "doulos", esclave. Comme Saint Paul, soyez fiers de travailler pour Dieu, pour le salut des âmes. C’est la plus belle vocation au monde : être sur terre comme si on était déjà dans le paradis parce que, pour vous, "Dieu seul suffit". C’est bien ce qu’écrit sainte Thérèse d’Avila : "Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante. Tout passe, Dieu ne change pas. La patience triomphe de tout. Celui qui possède Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit ! "
    Que la Vierge Marie, l’humble servante du Seigneur, Mère de Dieu et notre mère, Reine du Ciel et de la Terre, Notre Dame de Komiguéa, intercède pour nous, maintenant et pour les siècles des siècles.    Amen
    Bétérou, le 4 février 2018, en la fête de la Vie Consacrée.

+Pascal N’KOUE
Archevêque de Parakou



    Du 03 au 17 décembre 2017, le Bénin a accueilli la visite missionnaire du professeur Henri Joyeux et son épouse Christine. Qui sont-ils ? Le professeur Henri Joyeux  de renommée internationale est professeur émérite de la faculté de médecine de l’Université de Montpellier en France. Il est cancérologue (prix international de cancérologie), il est chirurgien et nutritionniste, conférencier et écrivain. Il anime des conférences avec son épouse nutritionniste à travers le monde sur la santé, la nutrition, l’amour, la sexualité, le dialogue entre parents-enfants, le tout contenu dans le concept qu’il dénomme  S.A.S. (Santé – Amour – Sexualité). Son épouse Christine est diplômée du droit international européen. Elle anime le côté pratique de la nutrition. Elle a publié aussi des livres sur la nutrition. Le Dr Henri et Christine sont mariés depuis 43 ans, ils sont parents de 6 enfants et grands parents de 16 petits enfants. Une de leur identité est qu’ils sont croyants chrétiens catholiques fervents. Henri est souvent consulté par le Vatican en sa qualité de scientifique dans les procédures de reconnaissance d’un miracle de guérison par l’Eglise. Après le séjour au Bénin voici quelques extraits de la lettre du Pr JOYEUX riche, intéressante et tonique.


LETTRE DU BENIN
    "Le Bénin a tout ce qu’il faut pour la santé de ses 10 millions d’habitants, un pays plus riche que la Suisse dans son potentiel, avec exactement la même population. Malheureusement nous avons bien vu comment nos pays qui se croient hyper-développés,  l’inondent de produits industriels qui sont à l’origine, chez nous, de tant de maladies par déficiences immunitaires. Nos modes de vie en Europe doivent être revus pour réduire les pathologies les plus fréquentes en Mangeant Mieux et Meilleur : diabète, hypertension, surpoids et maladies auto-immunes, cancers.. qui arrivent dans ce magnifique pays de l’Afrique de l’Ouest qui a tout pour être heureux et pour sa santé, si on analyse son magnifique potentiel. Un défi pour le Continent Africain !...
* Une ferme agro-écologique à Parakou qui développe la culture de l’artémisia, plante qui a valu le prix Nobel à une collègue chinoise Youyou Tu, professeure de Médecine chinoise traditionnelle de l’Université de Pékin.
Cette plante existe aussi en Afrique. Grâce à la lucidité et au travail de toute une équipe du Centre UNIV de Parakou autour de Clément et Gisèle Yargo. Mes amis Béninois ont compris l’intérêt de faire pousser cette plante sur leur sol, c’est l’artémisia afra. Nous l’avons consommée durant notre séjour en poudre et en tisane, assez amère, heureusement adoucie de miel.
    La ferme agro écologique médicinale de Parakou, "LA NOUVELLE  ESPERANCE", fait l’articulation écologie-agropastorale-cuisine-santé et économie humaine. Les produits cultivés à la ferme sans intrants chimiques sont cuisinés à la cantine bio du Centre UNIV pour confirmer ceci : « cultiver sain, cuisiner sain, manger sain, garantir saine santé ».   
    Il est désormais démontré : « l'efficacité de la tisane ou des comprimés (feuilles et tiges) est dans toutes les études de l'ordre de 98% de taux de guérison : 5g infusé 15mn dans un litre d'eau bouillante à boire sur la journée pendant 7 jours. L'ingrédient actif, est l'artémisinine. » Les études cliniques randomisées, présentées sur le site sont très significatives en terme d’efficacité comparative entre artémisia et traitements conventionnels.

* Des écoles partout pour petits et grands
    Les dix Evêques du Bénin sont extraordinairement efficaces parce qu’ils connaissent la population sur le bout des doigts. Ils créent des écoles pour toutes les tranches d’âge de jeunes, lesquels même tout petits font des kilomètres à pieds au bord des routes sous la chaleur pour rejoindre l’école. Ils ont soif d’apprendre. Ils mesurent la chance inestimable que leur offre les paroisses en multipliant les écoles. Le primaire coûte cher, car la famille doit trouver, (alors que le salaire minimum est à 62 € par mois), 60 € par an et par élève, pour le collège 100 € par an, et le lycée 150 € par an.
    Comme ce fut en Occident autrefois, - nous l’avons oublié -, l’Eglise en Afrique est en avance sur le politique, qui la respecte quand il observe ses réalisations. En effet elle stimule l’alphabétisation, accueille des élèves de toute confession qui connaissent par cœur les Fables de La Fontaine mieux que chez nous. Elle apprend la responsabilité aux filles (qui peuvent connaître leur corps mieux que les jeunes filles européennes) et aux garçons, trop livrés à leurs instincts, responsables de grossesses précoces et d’infections sexuellement transmissibles stérilisantes ou mortelles (Sida), comme cela se voit chez nous aujourd’hui.
    L’Eglise accueille des orphelins, les éduque, les prépare à l’autonomie pour en faire des adultes responsables en se méfiant des  ”diplômites” qui entretiennent l’orgueil et permettent rarement de trouver du travail. Elle stimule l’imagination, la créativité et les Béninois n’en manquent pas !


* Les abeilles au monastère du Kokubu de Parakou
    Elles pollinisent sans cesse des arbres généreux qui préparent pour la prochaine saison de délicieuses mangues de tous les calibres et fabriquent des miels chargés d’antioxydants, sans additifs ni colorants, avec, nous les avons visitées, 100 ruches produisant jusqu’à 850 kilos de miels, toutes fleurs ou de menthe. (www.monasteredukokobou.org).
    Voilà des moines lumineux, apiculteurs et api-thérapeutes avec en plus la propolis et les pollens. D’ici peu ils vont doubler leur cheptel d’abeilles et de reines. Ils pourront alors exporter vers nos pays, avides de bons et vrais miels, car nous ne respectons pas l’environnement en inondant nos cultures de produits toxiques qui détruisent nos abeilles.
Chers Amis Africains, ne vous laissez pas acheter ni corrompre par des multinationales européennes, américaines ou chinoises qui vous leurrent  sous des aspects généreux. C’est la nouvelle colonisation. Voici des découvertes inquiétantes pour le Bénin et son avenir.

* L’implant contraceptif et les vaccinations abusives
    La pilule ou l’implant est proposé et même parfois imposé aux jeunes filles dès le collège et aux femmes dans le milieu rural, en payant l’infirmier dans le cadre d’une action de développement. Quand la jeune femme, devant les effets secondaires, comprend la réalité contraceptive, elle demande que l’implant soit retiré, au risque de se faire renvoyer pour infertilité par les parents de son époux. Mis gratuitement, il faut payer pour le retirer. Evidemment les femmes n’ont pas d’argent. Et quand elles ne peuvent concevoir, ce qui est un drame en Afrique, on leur donne, comme nous l’avons vu, d’abord la pilule minidril pour soi-disant réguler leur cycle qui n’est qu’artificiel afin de les aider à concevoir. C’est un contre-sens de santé qui aggrave l’infertilité !
    C’est un comble à un moment où l’Europe apprend, 50 ans après la légalisation de la pilule contraceptive par un pouvoir politique incompétent, manipulé par les scientifiques et les officines occultes, que celle-ci est cancérigène, augmentant les risques de cancers du sein de 30% et de 9% dès la première année de consommation. On le savait depuis 1985 et officiellement par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) dès août 2005 ce qui a été soigneusement caché par les laboratoires et les grands responsables de la cancérologie européenne. La pilule n’est plus un bon-bon, mais un poison, les jeunes femmes le savent face à l’épidémie des cancers du sein chez des femmes de plus en plus jeunes.
    Les laboratoires fabricants sont puissants, grands sponsors des congrès médicaux et de projets de recherche visant à justifier et forcer les prescriptions les plus larges, remboursées par l’assurance maladie que nos impôts entretiennent ! Et ainsi nos contributions leur permettent de se développer en bourse ! Est-ce toujours dans l’intérêt des malades ?
    * Les abus vaccinaux sont déjà présents au Bénin et en Afrique en général, avec les vaccins contre les papilloma virus dès 9 ans pour les garçons et les filles et celui contre l’hépatite B. Pas question de donner des conseils de bon sens visant à la prévention. Cela ne rapporte rien !
    Ainsi au Bénin l’association "Amour et Vie" sous des aspects pseudoreligieux cherche à stériliser les femmes. ABMS-PHARE "Promotion de la santé–Adapter l’environnement de la santé de la reproduction".
    Ce projet cherche : « à impliquer des leaders religieux dans la promotion de la SR/PF (Santé de la Reproduction/Planification Familiale), financé par l'Ambassade du Royaume des Pays Bas à hauteur de 1.000.000 €. Il a pour but de contribuer à l’amélioration de la prévalence contraceptive au Bénin. Son objectif est d'engager et soutenir au moins 15 confessions religieuses et centres confessionnels dans la promotion de la SR/PF pour la création d’un environnement plus favorable à la PF. Le projet a pour cible les confessions/associations confessionnelles du Bénin (religions du Livre et religions traditionnelles) reconnues officiellement par l’Etat (Enregistré au Ministère ou Préfectures) et est exécuté sur toute l'étendue du territoire notamment dans toutes les communes du Bénin. »
    Il faudra nous dire ce qu’a apporté à notre humanité - individuelle ou collective - la multiplication des partenaires intimes ? En Europe nous avons laissé détruire la famille, monté les enfants contre les parents, l’homme contre la femme et la femme contre l’homme. Et nous voulons imposer notre modèle à l’humanité tout entière par le relai d’associations et de mouvements occultes qui se cachent de moins en moins en manipulant politiques et médias au nom du progrès et du développement social…"                                                                                                                                                       

   Pr Henri JOYEUX

 

QUELLES LEÇONS RETENIR ?
Quelles leçons peut-on tirer de la visite du professeur Henri Joyeux et de son épouse au Bénin ? La première leçon ou le premier point est que le petit Bénin est un pays béni, le Bon Dieu nous aime particulièrement. Cette mission importante du professeur Henri Joyeux se réalise pour la première fois en Afrique Noire au Bénin. Tout comme "Africae Munus", l’exhortation apostolique post-synodale sur l’Afrique qui a été signée au Bénin par le Pape Benoît XVI, de même, le message d’avertissement contre la nouvelle colonisation de l’Afrique part du Bénin. Le Gouvernement actuel parle souvent du Bénin révélé : oui, la vraie révélation du Bénin n’est-ce pas qu’il est un pays pionnier pour les grandes missions ? Il a été pionnier pour le multipartisme et la démocratie en Afrique après la chute du mur de Berlin en 1989. Il le sera pour la nouvelle évangélisation de l’Afrique. C’est là notre espoir. Dieu est avec nous.
La deuxième leçon : le couple JOYEUX, grands intellectuels et scientifiques de renom, n’ont pas mis de côté leur foi en Dieu. Nous avons été tous émerveillés par leur intelligence éclairée par l’évangile et la doctrine sociale de l’Eglise.
La troisième leçon : l’esprit de famille, les bons choix. Madame Christine est juriste, diplômée du droit international européen. Pourtant, elle a accepté de rester à la maison pour s’occuper du plus beau droit méconnu «  Le droit au bonheur familial ». Elle s’est occupée de leur 6 enfants qui sont aujourd’hui mariés, croyants, travailleurs et équilibrés. Quoi de plus beau pour une mère d’avoir une pareille récompense. On est tenté de comparer son oui à s’occuper de ses enfants pour le bonheur de la famille au oui de Marie pour le bonheur de l’humanité.
La quatrième leçon : le bénévolat ou le service gratuit. Pour un professeur de rang magistral, une heure de communication, c’est au moins 50.000f CFA. Avec sa femme, ils ont fait 15 jours de travail acharné gratuitement. Ils ont pris en charge leurs billets d’avion aller-retour…. Grâce à leur foi, ils se souviennent qu’ils ont reçu gratuitement et qu’ils doivent donner gratuitement. Quel bel exemple pour nous. Que de fois, ils ont dit : "En 15 jours, on a beaucoup reçu du Bénin". Que Dieu les bénisse encore et encore.
Nous félicitons aussi la presse de Parakou et de Natitingou, le Journal "La Croix du Bénin", Radio Immaculée Conception et d’autres organes de presses étatiques et privés qui ont bien fait le travail de relai gratuitement. Que Dieu les comble! Et qu’il fortifie davantage toutes les personnes qui ont accompagné et écouté  le couple JOYEUX afin que les conseils donnés soient mis en pratique. Ainsi la nouvelle année 2018 nous rendra plus heureux et donc plus joyeux, au moins autant que le couple JOYEUX.

   
Père Edgard VIGAN et Mr Clément YARGO
 (Responsables de la Commission diocésaine de la Famille)

 

 


Nouvelles de famille


- Bénissons le Seigneur pour l’année 2017 qui vient de s’achever. Dieu s’est montré puissant protecteur pour notre famille diocésaine. Un immense merci à tous les bienfaiteurs, à tous les agents pastoraux, à tous les fidèles : soyons des missionnaires radieux et rayonnants de bonheur.
- Que la nouvelle année 2018 soit un vrai nouveau départ, un Big Bang d’amour et de solidarité gratuite. Dieu est avec nous. Laissons-nous conduire par son Esprit d’amour et de feu. Que la paix règne dans les cœurs, les foyers, les communautés, notre pays et dans le monde entier !
- Mr GOUGLA Pierre Paul est nommé Responsable Commercial à l’Imprimerie Diocésaine Sainte Anne. Adressez-lui vos désidérata et vos commandes. Vous ne serez pas déçus. Il est en même temps Chargé du Personnel. Cette nomination prend effet le 8 janvier 2018.
- Nous rappelons aux prêtres diocésains la cotisation de 6000f cfa par mois pour leur retraite.
- Bienvenue aux amis de Nantes qui arrivent ce mois : Mr Hervé BONAMY et son épouse ; la délégation de La Baule conduite par le Père Ursule AGBANGLA ; la délégation de Basse Goulêne conduite par le Père Aubin LEGBODJOU. Vive les liens du   jumelage Nantes-Parakou qui s’intensifient !
- Nos vives gratitudes au Professeur Henri JOYEUX et à son aimable épouse Christine venus le mois dernier. Ils ont visité 5 diocèses en deux semaines, rencontré plusieurs évêques et donné, dans un franc-parler étonnant, des enseignements simples, utiles et de grande valeur. Ils ont éclairé beaucoup de consciences sur divers sujets. Tous ont été émerveillés par leur foi vive et vivante.
- Le Cardinal R. SARAH est venu à Natitingou et à Parakou en octobre 2017, de Rome il nous a écrit ceci que je partage avec vous : "…Je vous confie mon souvenir et ma prière fervente pour les grands séminaristes (de Providentia Dei) que j’ai eu la joie de rencontrer. Je prie pour eux chaque jour. Que ce temps de formation les configure progressivement au Christ Grand-Prêtre... " (22 novembre 2017).   
- La famille de l’Abbé Laurent Guimon (une belle troupe de 19 personnes de Versailles) nous a visités fin décembre 2017. Famille nombreuse et unie, quel bonheur ! Ils nous ont édifiés !
- Nous disons un immense merci à Sœur Marie Alice TOURAYNE repartie définitivement en France après de longues années de mission en Afrique. Prions pour sa santé.


                           
Quelques dates


1er janv.       : Journée mondiale de la paix. Echangeons des baisers de paix. Mais réglons d’abord les problèmes                                        
                      d’injustice, de corruption et de méchanceté que Satan nous pousse à faire.


2 janv.          : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.


7 janv.          : Epiphanie. Journée mondiale de l’Enfance missionnaire. Messe au Monastère l’Etoile Notre Dame.
                       Quête impérée pour la Sainte Enfance.


10 janv.        : Fête de Notre Dame de Komiguéa. Rendez-vous de tout le diocèse au sanctuaire marial. Diaconat de
                     Jaurès ZINSOU (9h30). Une collecte spéciale sera organisée pour continuer les travaux du Sanctuaire    
                     marial. Que chacun prévoit un minimum de 500 f.


12-13 janv.     : Célébration des 30 ans de la Caritas diocésaine.


14 janv.          : Messe dominicale à Kabo. Visite à Ténorou (Africae Munus).


15- 19 janv.    : Conférence Episcopale à Cotonou.


17-20 janv.     : Session de formation des catéchistes en langues endogènes au Centre pastoral.


18-25 janv.     : Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Faisons le premier pas vers nos frères disjoints.


21 janv.          : Journée mondiale du Migrant et du Réfugié. Messe dominicale à la paroisse d’Alafiarou.


23 janv.          : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.


27 janv.          : Ordination presbytérale de Yves AÏDOMONHAN et de Wolé Jules AKPO à Albarika, à 9h30.                  
29 janv-2 fév. : Session des prêtres de l’UCB à Djougou.

NB : 4 février 2018 : Fête de la Vie Consacrée au Grand Séminaire Providentia Dei (Gaah-Baka). Messe à 9h 30.
Du 5-12 février 2018 : Absence de l’Evêque pour Rome.


BONNE ET SAINTE ANNEE 2018                                                                          


                                    ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

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