1- Je vous remercie
    Je vous remercie pour ce que vous êtes et ce que vous faites pour le Seigneur et son peuple. Je remercie chaque Institut et chaque personne consacrée, chacune dans son propre charisme. J’inclus les moniales, les moines, les postulants et novices. Comment ferait le diocèse de Parakou et même l’Eglise universelle s’il n’y avait pas des personnes consacrées ?
    Beaucoup de consacrés vivent loin de chez eux ; ils sont comme des graines semées dans un champ. Comme Abraham, vous avez quitté vos terres, vos pays, vos parents. Certains meurent en terre de mission et sont enterrées là. Ces graines jetées en terre et qui meurent portent beaucoup de fruits. N’en doutons nullement. Je vous remercie beaucoup d’avoir choisi une paroisse loin du Centre-ville. Vive l’Eglise de Parakou en sortie missionnaire. Vive les consacrés en sortie missionnaire.
    Nous nous rappelons qu’en 2015 (du 30 Novembre au 2 Février 2016) ce fut l’année de la vie consacrée, lancée par le Pape François. Le slogan était : ʺConsacrés, réveillez le mondeʺ.
    Merci de nous avoir réveillés, mais beaucoup sont encore couchés, d’autres somnolent, d’autres encore sont debout mais ne bougent pas, d’autres bougent mais n’avancent pas beaucoup… Enfin certains avancent allègrement et suivent le Maître de plus prêt.
    Avec vous je me réjouis de ce grand charisme de l’Esprit Saint qu’est la vie consacrée. Vous êtes des héritiers de grands saints comme Saint Augustin, Saint Benoît, Saint François de Sales, saint Dominique de Gouzman, Saint Ignace etc. Les Eglises locales sont le fruit de l’apostolat de vos familles religieuses respectives. Si vous n’existiez pas, il faudrait vous inventer.


2- Réveillez en vous le don de prophétie
    Pour réveiller le monde, il faut d’abord réveiller en vous le don de la prophétie. Comment croire en Jésus s’il n’y a personne pour l’annoncer ?
    Le diocèse de Parakou vous apprécie. Les signes visibles de votre présence effective et efficace sont nombreux. Dans l’enseignement primaire et secondaire, à l’aumônerie de l’université, dans les œuvres de miséricorde comme les Centres de Santé et les internats, dans les mass-médias, dans l’apostolat des périphéries qu’on appelle encore pastorale rurale, dans la promotion des vocations etc. Vous êtes engagés dans tous les espaces de la vie paroissiale : mouvements d’apostolat, groupes liturgiques, groupes de prière, communauté ecclésiales de base etc.  Soyez-en vivement remerciés.
    Sincèrement, je me réjouis comme Pasteur de ce diocèse de constater que le nombre de ceux qui veulent moissonner dans le champ du Seigneur sont de plus en plus nombreux : filles et garçons. Bénissons le Seigneur !
Pour le monde profane, les consacrés sont ceux qui ne sont pas mariés et qui vivent sans liens conjugaux. Ce n’est pas faux. Mais je préfère la définition du Pape François : "Les religieux, hommes et femmes, sont des consacrés au service du Seigneur, dans l’Eglise. Ils vivent dans la pauvreté, avec un amour chaste qui les conduit à une paternité et une maternité universelle. Ils vivent dans l’obéissance qui n’a rien de militaire, car ici il s’agit d’une soumission du cœur c’est-à-dire quand la chose n’est pas claire, on dialogue. Mais après le dialogue, il faut obéir".
En cette année pastorale de la mission, l’Evangile de ce dimanche ordinaire insiste sur la parole efficace de Dieu. Il n’y a pas de hasard là où Dieu opère. L’Esprit de Dieu veut que vous exerciez le don de la prophétie comme il se doit.


3- Soyez comme des pyromanes
Chers consacrés, prenons les textes d’aujourd’hui dans l’ordre des lectures. Le livre de Job est d’une richesse incroyable. A l’exemple de Job, restez fidèles à Dieu, même dans les pires difficultés. Dites Dieu, proclamez Dieu dans votre vie, même si vous êtes rejetés, incompris et mis à l’écart.
En effet, la vie consacrée repose sur le premier des sept (07) sacrements c’est-à-dire le baptême, qui est la porte de tous les autres sacrements. La consécration à Dieu est commune à tous les baptisés. Mais vous êtes la garde rapprochée du Christ. Vous suivez le Christ de plus près. Ce n’est pas donné à tout le monde. Vous devez être des baptisés de qualité supérieure. Votre appartenance à l’Eglise doit être claire et solide. On ne devient pas disciple du Christ pour être un feu éteint mais pour être lumière du monde. Ne vous cachez donc pas. Portez vos robes, vos voiles, vos habits de personnes consacrées. Soyez lumière dans ce diocèse. Je dirais même plus, soyez comme des pyromanes qui mettent partout le feu de l’amour de Jésus-Christ, cet amour est humble et doux. Il rappelle ce cri poignant de Yahvé : "Soyez saints comme moi Yahvé je suis saint".
Oui la mission d’évangéliser partout est tellement inscrite dans vos chromosomes qu’on vous compare à ceux qui ne s’installent pas quelque part. Bougez donc et faites-nous bouger. Dénoncer l’injustice, la haine, l’égoïsme, la corruption, bref tout ce qui opprime l’homme sans perdre votre enthousiasme et votre force missionnaire. C’est tellement vrai ce que je dis que le ciel nous a donné comme sainte patronne des missions une moniale, une cloîtrée, une contemplative. J’ai nommé sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. Par sa prière et ses sacrifices, elle soutenait les missionnaires. Comme Moïse sur la montagne, elle aidait Josué dans la vallée. Moïse, le priant ; Josué le combattant. Et quand les bras de Moïse baissaient, les ennemis du peuple Hébreux étaient les plus forts. Mais quand Moïse relevaient ses bras vers le ciel les Amalécites, terribles ennemis des Hébreux, reculaient. Vous avez tout saisi n’est-ce pas ?


4- Priez donc….
Moins on prie, plus on s’expose à l’ennemi ; moins on prie, plus on s’agite dans tous les sens. Moins on prie, plus on se refroidit et on n’a plus le souci des choses de Dieu. On somnole et on s’endort. On se plaint quelque fois de ne pas avoir beaucoup de vocations. Le secret pour avoir des vocations c’est la prière. "Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson"… priez donc, c’est-à-dire priez avec foi. Il s’agit de cette foi grosse comme un grain de quinquélibat mais qui déplace les montagnes. Priez avec foi signifie soignez votre prière intérieure et communautaire. Priez avec foi signifie priez dans le silence du cœur en faisant attention à ce qu’on dit au Seigneur et non réciter des formules de façon distraite. Le moment de la prière doit être non négociable. Le portable doit s’arrêter ainsi que toute activité qui a trait aux plaisirs et à l’argent. Le Pape François qui est religieux lui-même a observé ceci : "lorsqu’une congrégation religieuse voit fondre ses effectifs et ses candidats, elle est souvent tentée de se cramponner à l’argent, à l’argent qui est la fiente du Diable". (La fiente c’est la vidange). Et le Pape continue sur un ton paternel : "quand manque la grâce d’avoir des vocations, n’allons pas penser que l’argent va sauver la situation". On ne peut pas servir deux maîtres à la fois. Soyons clairs là-dessus.
Revenez donc à l’oraison, aux offices bien chantés sans tapage, à la charité sincère que j’appelle la foi active, et on s’étonnera des résultats. Car là où la foi est vivante, les relations dans les communautés redeviennent fraternelles et les solidarités sont rassurantes et spontanées. Le Seigneur lui-même conduira généreusement les vocations authentiques vers les Instituts. Ne nous laissons pas distraire par Satan ou par ceux qui nous flattent. Jésus était très vigilant. Dans l’Evangile d’aujourd’hui, on lit ceci. "Bien avant l’aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait". La veille, il avait guérit beaucoup de malades. Tôt le lendemain, il se cache pour prier. Et les apôtres le cherchent. Quand ils l’ont trouvé, ils lui disent : "tout le monde te cherche" pour que tu fasses encore des miracles, pour que ta popularité grandisse. C’est très flatteur. Mais Jésus leur répond : "partons ailleurs, dans les villages voisins afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle …" Il parcourait toute la Galilée etc. Plus on prie, plus on est fort pour évangéliser. Moins on prie, moins on évangélise. "Si Jésus est allé si loin dans l’évangélisation c’est parce qu’il est allé loin dans la prière". C’est l’arme la plus efficace contre les forces du mal. C’est-à-dire que plus on est disponible pour l’œuvre du Père, plus il agit en nous, par nous, avec nous et pour nous.
Par contre les Instituts dans lesquelles la prière, la foi et la charité sont en berne, on y fait un recrutement vocationnel de remplissage. Le Pape François compare ce genre de recrutement hâtif à de l’insémination artificielle. Et quelques années après les scandales éclatent. Il faut faire un recrutement sérieux. Il faut prendre le temps de discerner car beaucoup peuvent être tentés d’entrer dans les congrégations sans être appelés par le Seigneur. Je vous souhaite une profonde capacité de discernement. Demandez souvent cette grâce au Seigneur.


5- Ciblez les jeunes
 Redressez-vous ! Je vous le répète : exercez le don de prophétie qui est en vous. Le prophète comme le missionnaire c’est le saint. Comment ? Par votre proximité auprès des  chrétiens et des non chrétiens. Approchez-vous d’eux pour leur communiquer votre joie, comprendre leur vie, écouter leur soif, sentir et compatir à leurs souffrances. C’est l’année du synode des jeunes qui aura lieu en octobre prochain à Rome et dont le thème est : "jeunes, la foi et le discernement vocationnel"! Que votre qualité spirituelle soit visible pour eux. Considérez-les comme des sujets et non comme des objets.
N’ayez donc pas peur de vous approcher des jeunes. Accordez-leur une grande attention, surtout aux marginalisés des périphéries. Dieu veut passer par vous pour frapper à la porte de leur cœur. Vous êtes un don précieux pour eux et pour l’humanité. Ne vivez pas pour vous-mêmes. L’égocentrisme c’est le pire des cancers pour un consacré. Enseignez aux jeunes à faire du service gratuit. Accueillez leurs idées même quand elles apparaissent provocatrices et dénudées de sens. Ecoutons saint Paul dans 1 Co 9, 22. "J’ai partagé la faiblesse des plus faibles pour gagner aussi les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns…" Accompagner les jeunes demande qu’on sorte des schémas pré-établis, en s’adaptant à leur temps, à leurs goûts, à leurs rythmes. Sortez donc des sentiers battus, sortez de certaines rigidités, sortez de la pensée négative sur les jeunes. Demandez à Jésus son regard d’ami.
Que personne ne vous sente éloignés, indifférents, distants, enfermés, aigris, tristes et aboyant sur tout ce qui bouge comme des chiens enragés. Vivez plutôt les valeurs humaines et évangéliques partout où vous êtes.
Donnez la parole aux jeunes. Dites-leur qu’ils sont une force et une chance pour l’Eglise. Qu’ils mettent leur vie au service de l’Eglise. Et vous-mêmes, apprenez d’eux à rester jeunes au milieu d’eux.
Vous avez reçu gratuitement l’amour de Dieu, redonnez-le gratuitement. Un immense merci pour l’éducation scolaire que vous voulez reprendre. Mais dans notre diocèse, on a peu d’internats. Ouvrez des foyers pour les jeunes qui sont pauvres. Jésus n’a pas vécu pour lui-même mais pour le Père et pour l’humanité.  Imitons-le. Saint Paul s’appelait "doulos", esclave. Comme Saint Paul, soyez fiers de travailler pour Dieu, pour le salut des âmes. C’est la plus belle vocation au monde : être sur terre comme si on était déjà dans le paradis parce que, pour vous, "Dieu seul suffit". C’est bien ce qu’écrit sainte Thérèse d’Avila : "Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante. Tout passe, Dieu ne change pas. La patience triomphe de tout. Celui qui possède Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit ! "
    Que la Vierge Marie, l’humble servante du Seigneur, Mère de Dieu et notre mère, Reine du Ciel et de la Terre, Notre Dame de Komiguéa, intercède pour nous, maintenant et pour les siècles des siècles.    Amen
    Bétérou, le 4 février 2018, en la fête de la Vie Consacrée.

+Pascal N’KOUE
Archevêque de Parakou


   Le silence est une valeur indispensable. Vivre en silence est peut-être de nos jours l’effort le plus difficile à faire. Nous connaissons ce proverbe : "un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui croît". Ou encore, "ce sont les tonneaux vides qui font du bruit". Cela revient à dire que "le bruit ne fait pas de bien tout comme le bien ne fait pas de bruit". Et comme il inutile de faire des choses inutiles, arrêtons tous les bruits et entrons en silence pendant 40 jours. On en ressortira renouvelé !
    Prenons l’image du buisson ardent (Ex 3,1-6). Dieu se révèle à Moïse au désert, dans le silence, à travers un buisson qui brûle mais ne détruit pas ce qu’il brûle. Pas de cendres. C’est l’image de l’amour vrai: un feu  qui brûle, mais ne détruit personne et ne s’éteint jamais. Cet amour silencieux de Dieu est présent partout même dans les difficultés, la tempête, le brouillard, la pluie, la chaleur, la poussière etc. Et comme l’amour entre par les yeux, Moïse regarde avec attention le buisson ardent, s’étonne et bouge. Il veut s’en approcher. Alors, il entend la voix de Dieu : « ôte tes sandales ». L’amour s’éveille d’abord par un signe, s’apprécie par le silence avant de s’exprimer. Dans nos amours trop humains, on ne prend pas le  temps d’admirer l’autre en silence. Avec le bruit des paroles, les sentiments sont vite brouillés. Or, pour savourer une caresse il faut le silence. Un baiser sincère fait moins de bruit qu’un coup de canon, mais son écho dure plus longtemps. 40 jours de silence pour savourer l’intimité de Dieu ! Quoi de plus beau ! Sommes-nous prêts ?...
    Un mauvais chrétien déclare souvent la guerre au silence et à l’ascèse. Il est tout le temps dans les fêtes, les modes, les réseaux sociaux, à la recherche des gloires humaines, des plaisirs, et peut-être d’abord de l’argent. Dommage ! Vous avez certainement remarqué que la rosée qui fait tant de bien aux plantes est silencieuse. Le soleil, l’astre le plus brillant, se lève en silence. Il se couche en silence. La semence germe et grandit en silence. La fleur s’épanouit en silence, réjouit les yeux en silence et exhale son parfum en silence. L’enfant dans le sein de sa mère se développe en silence. Et personne ne meurt, c'est-à-dire n’entre dans la vraie vie, en continuant de parler. Le silence est un concentré de plusieurs vitamines nécessaires au bonheur de l’homme.
    Pourquoi le silence ? Par pur sacrifice ? Par esprit de pénitence ? Non. C’est que le silence a une valeur sans prix. Tout prêtre, tout consacré, tout chrétien aussi occupé soit-il, qu’il ne manque pas d’avoir souvent, sinon tous les jours, un moment de silence prolongé pour l’épanouissement de sa vie spirituelle. Elle rejaillit à notre insu sur nos familles, sur notre travail, et même sur l’ensemble du Corps de l’Eglise. Mais Il y a deux sortes de silence :
Le silence vide : c’est l’absence de bruit ou le mutisme : les pierres muettes, la peur de parler, la honte de se tromper, d’être contredit, d’être vivement repris. Alors on se tait. Dans notre éducation africaine,  nous connaissons l’expression : "le petit ne parle pas quand les grands parlent". Si c’est pour bien écouter et apprendre, c’est autre chose. Le silence vide c’est comme les crapauds qui cessent de croasser tout d’un coup parce que quelqu’un a jeté une pierre dans le marigot. C’est le silence des cimetières. Ce silence est purement et simplement absence de bruit, silence vide. Or « la nature a horreur du vide ». Dieu aussi, heureusement !
Le silence plein est celui qui est plein de Dieu. « Même le silence est louange », dit le psalmiste. Ce silence est solitude certes, mais non isolement. Il est aussi communion avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Il nous aide à nous reposer utilement. « Venite seorsum » : Venez à l’écart, dit Jésus à ses apôtres qui reviennent de mission. C’est dans le silence que les grandes décisions se prennent. On réfléchit en silence. Avant de choisir ses apôtres, Jésus passa toute une nuit à prier seul comme un ermite, en profonde communion avec son Père. Le silence nous aide à discerner la volonté de Dieu et à l’accomplir avec sa grâce. Alors ne crions pas sur les enfants. Ne crions pas les uns sur les autres. N’augmentons pas le volume de la télévision sans nécessité. Le chant liturgique ne supporte pas le tapage. Comme il est bon le silence pour lire, pour écouter, pour prier, pour méditer, pour contempler.
    Un grand homme se forme dans ce silence plein de Dieu. La force des moines et des saints est dans le silence. L’ermite au fond de son désert est certainement plus en communion avec ses frères que l’homme bavard qui n’écoute personne et qui, par ses propos désordonnés, fatigue les autres sans se fatiguer. Il y a en effet, des bavards qu’on a intérêt à éviter si on est pressé. Ils vous font perdre votre temps (inutilement). Or le temps perdu ne se rattrape jamais. Les Anglais ont évalué le temps et ils ont trouvé que "time is money". Notre sous-développement dépend essentiellement de notre mauvaise gestion du temps. Nous sommes des peuples bruyants. Le jour où on commencera nos réunions et nos activités à l’heure, ce jour-là on décollera et on volera bien haut. C’était une parenthèse. Donner son temps à Dieu dans le silence, ce n’est pas perdre du temps, c’est le gagner. Parce que Dieu, en dehors du temps, sait comment nous aider à rattraper le temps que nous lui avons donné. A vrai dire, le temps donné à Dieu c’est le cadeau qu’il apprécie le plus.
    Prenons Jésus en exemple. Il est né dans le silence d’une grotte. Il est sorti du tombeau en silence : ce sont là deux grands mystères. Il a vécu 30 ans en silence, plus 40 jours et 40 nuits au désert en silence face-à-face avec Dieu. Vous avez compris, n’est-ce pas ? Tout ce qui est important se prépare dans le silence et se réalise dans le silence. Le sang qui circule dans les veines, le cœur qui bat en nous, les yeux qui s’ouvrent et se referment, le soleil qui éclaire pendant le jour, la lune et les étoiles qui rendent tant de service à l’humanité, la terre qui tourne autour du soleil pour le changement des saisons : tout cela se fait en silence. On boit en silence. On avale la nourriture en silence. Les larmes sortent des yeux en silence. Les paroles intimes se disent à voix basse. L’amour vrai et sincère est chargé de silence et par son silence conquiert les cœurs. Le mathématicien Pythagore disait : "celui qui parle ensemence, mais celui qui se tait moissonne". Ceux qui savent aimer dans le silence restent toujours jeunes. Ceux qui arrivent à maîtriser leur imagination négative et leur langue des paroles méchantes font un bon carême. Car Dieu lui-même habite dans le silence des cieux et de nos cœurs.
    Quand tu veux prier, entre dans ta chambre, recommande Jésus, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est présent dans le secret (Mt 6, 16). Cette chambre c’est ton cœur. Le silence est la condition requise pour trouver le Père, pour lui parler et l’entendre. L’hôte divin des âmes ne se laisse aborder et découvrir que dans le recueillement, le silence. Et ce que Dieu nous dit est plus important que nos cris.
    Le silence est en lui seul tout un acte de foi. Quand on pénètre dans une église, lieu sacré, on se tait. Et intérieurement on dit : "Jésus doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre". Le Père est là avec son Fils, présence réelle, présence divine. Et pour que l’Esprit Saint nous aide à dire "Abba" Père, il faut savoir se taire. Promouvoir la culture du silence intérieur transforme les cœurs. C’est un remède qui détruit les toxines en nous. Plus on est silencieux plus on s’émerveille. Et plus on s’émerveille, plus on se tait. Comme elle est dangereuse et nuisible cette accoutumance à perdre l’émerveillement, la fascination, l’enthousiasme de vivre l’évangile et l’annoncer. Quel temps nous consacrons à Dieu chaque jour devant le tabernacle ou devant une image du Christ, de la Vierge ou d’un saint ? Où en sommes-nous avec la prière familiale, l’oraison mentale, la pratique des sacrements, les services gratuits… ? Parles-tu régulièrement de Jésus à ceux qui ne sont pas chrétiens ? Reprenons l’oraison et Dieu nous guérira.
    Le carême est, en effet, un genre de retraite spirituelle. La retraite dit bien qu’il faut se mettre en retrait, à l’écart spirituellement, c’est-à-dire que pour trouver Dieu il faut rentrer en soi-même. Il habite nos silences. Il est l’hôte intérieur. Il veut nous renouveler. Souvenons-nous du renouvellement de la vocation d’Elie, alors qu’il fuyait la reine Jésabel, épouse du roi Acab (1 Roi 18, 9)… Le Seigneur n’est ni dans le bruit, ni dans l’agitation, ni dans l’activisme. A bourrer nos vies de radio, de journaux, de télévision, de nouvelles, d’agitation, de dissipations, de fatigues nerveuses, nous ne le rencontrons pas. C’est le Dieu qui se cache. Il n’est pas dans les médias mais dans l’immédiat.
    Revenons sur l’histoire du prophète Elie. Il y eut d’abord un vent si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers. Impressionnant ! Mais le Seigneur n’était pas dans ce vent. Puis il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans ce tremblement de terre. Ensuite il y eut un feu, mais le Seigneur n’était pas dans le feu. Enfin, il y eut la brise légère, c’est « le souffle qui nous caresse de façon douce et agréable ». Le prophète Elie se couvrit le visage avec son manteau. Il sortit de sa cachette et se tint au seuil de la caverne, et Dieu lui parla. Yahvé est dans la douceur et non dans la violence, et le prophète, tout prophète qu’il était, ne le savait pas. Il ne l’avait pas encore vraiment découvert. Plus on est doux et humble, plus on aime le silence plein de Dieu.
     Dans l’Apocalypse Jésus nous dit: « Je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper avec lui ». Jésus frappe sans cesse à notre porte mais discrètement. Il est très délicat. Faisons silence pour l’entendre. Disons-lui souvent comme  Samuel : "Parle Seigneur, ton serviteur écoute". Ou alors comme saint Pierre : "A qui irions-nous Seigneur, tu as les paroles de vie éternelle".
    Quand Eliphaz, Bildad et Sophar, apprirent tous les malheurs qui avaient fondu sur le saint homme Job, leur ami, ils vinrent le visiter. Ils restèrent assis par terre, les manteaux déchirés, la poussière sur la tête, "auprès de Job sept jours et sept nuits, sans lui dire une parole. Car ils voyaient que sa douleur était très grande" (Job 2, 11-13). Notre carême vaudra ce que vaudra notre silence d’amitié avec le Seigneur. C’est lui-même qui nous a dit : "Je ne vous appelle plus serviteurs. Vous êtes mes amis". Prouvons-le-lui par notre silence chargé d’amour et de soif de sainteté.
    Faisons en silence cette prière : "Réchauffe mon cœur Seigneur. Aide-moi à entrer dans ce carême avec le seul désir de faire ta volonté. Parle-moi pour consoler mon âme, car parfois je te sens lointain. Parle-moi pour m’apprendre à te donner ma vie, à œuvrer pour ma conversion. Et je te louerai partout. Parle-moi Seigneur et je t’écouterai. Fais de moi un grand missionnaire. Amen. "

+Pascal N’KOUE
Omnium Servus


Nouvelles de famille
- Merci aux délégations paroissiales de La Baule et de Goulène (diocèse de Nantes) venues nous visiter. Les amitiés en Jésus et Marie s’approfondissent. Vive le jumelage.
- L’Abbé Yves AIDOMONHAN est envoyé comme prêtre fidei donum à Natitingou. Il sera Vicaire paroissial à saint Jean Baptiste où on célèbre la forme extraordinaire du rite romain.
- L’Abbé Jules AKPO est nommé Vicaire paroissial à Kika.
- L’Abbé Alexandre de Porto-Novo est nommé Vicaire paroissial à Papanè.
- Un nouveau secteur paroissial vient d’être créé. Il comprend : la paroisse de Kika, la quasi-paroisse de la Piste de Kika, la quasi-paroisse de Kabo.
- Que le secteur de Bani-Kanni se réunisse pour élire un nouveau responsable de secteur paroissial.
- Nous remercions la Mère Marie-Cécile K. Supérieure Générale de la Providence de Saint Paul de Kara et la Mère M. Fernanda TORTA Supérieure des Sœurs Albertines pour leur passage dans notre diocèse le mois dernier.
- Le 10 janvier 2018 nous avons béni la statue pèlerine de la Vierge Marie Notre Dame de Komiguéa. Elle passera de maison en maison pour bénir nos familles, pour nous aider à nous aimer et à nous réconcilier. Avec Jésus et sa sainte Mère, nous sommes invincibles.
- Comme effort de carême, entre autres, on pourrait donner 500 F CFA pour que le Centre pastoral puisse organiser des formations dans les périphéries en cette année dédiée à la mission.
Que chacun puisse choisir un sacrifice qui l’aidera à grandir en Dieu : plaintes inutiles, méchanceté, jalousie, esprit de vengeance, additions à l’ordinateur, télévision, sodabi, tchoucoutou, cigarettes, gourmandises, sexe etc. que ce sacrifice se vive dans la joie pour notre santé spirituelle et celle de l’Eglise.    
N.B. : 2-3 mars : Colloque au Centre Pastoral pour les 75 ans de notre évangélisation. Nous attendons une forte participation à cette grande rencontre qui nous donnera les grandes lignes du jubilé.

Quelques dates:
                           
1er Fév.    : A Djougou pour l’UCB.


4 Fév.      : Fête des Consacré (e)s à Bétérou. Messe à 10h.


5 Fév.      : Voyage sur Cotonou


6-13 Fév.   : A Rome. Rencontre des évêques avec la Communauté de saint Egidio.


10 Fév.     : Marathon salésien organisé par les Oblats de saint François de Sales.


11 Fév.     : Pèlerinage marial du secteur paroissial de Tchaourou à Papanè.
              Fête de Notre Dame de Lourdes. Prions pour les malades. Visitons-les. Aidons-les

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14 Fév.     : Mercredi des Cendres. Début du Carême. Je vous propose le livre de Jonas à lire et à
                méditer. Les plus difficiles à convertir c’est souvent nous les prophètes.


15 Fév.     : Cours au Grand Séminaire Providentia Dei.


16 Fév.     : Réflexion avec la Caritas BDBD sur Africae Munus de Ténonrou à 9h30 à l’Archevêché

 
17 Fév.     : Visite à Africae Munus (Ténonrou)

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18 Fév.     : Messe dominicale à 9h au Centre Pastoral. Rencontre des Cadres et Personnalités
              politiques. Thème : "La mission des cadres dans la société" au Centre pastoral.


20 Fév.     : Récollection de Carême pour les prêtres.


23-25 Fév.  : Visite pastorale à Nima, paroisse saint Dominique Savio.


25 Fév. -3 mars : Visite de la délégation de la paroisse des saints Evêques de Nantes, guidée par leur
                            Curé, le Père François-Xavier HENRY.

BON CAREME- BONNE ROUTE VERS PÂQUE.


ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

Avec le 1er dimanche de l’Avent, on sent Noël tout proche. Et pourtant nous avons encore quatre bonnes semaines devant nous. Heureusement pour nous ! Pourquoi ? Ainsi nous avons le temps de nous préparer. En effet, pour accueillir l’Emmanuel, il faut procéder à un grand ménage. Noël, c’est un cadeau tellement exceptionnel qu’il faut balayer, épousseter, laver, ranger, s’y préparer sérieusement.
    Beaucoup pensent déjà aux cadeaux à offrir ou à recevoir. Tant mieux ! Pourvu qu’ils soient emballés d’amour. En tout cas, les comptes en banque vont maigrir, sauf chez les commerçants. D’autres pensent aux repas de fêtes, aux mets délicieux, aux danses nocturnes et diurnes etc. D’autres encore aux nouveaux habits. Rien d’anormal. Mais attention, ne nous stressons pas pour rien. Pour que Noël soit joyeux il faut empêcher les cœurs de s’encombrer. Une âme bourrée d’amertume et de soucis chasse Dieu. Elle renvoie Dieu-avec-nous à la grotte, à l’étable. Noël sans Dieu est fade. Alors que faire?
    Commençons par le plus facile. Apprêtons les lieux. Balayons nos maisons. Enlevons les toiles d’araignées. Ajustons les gravures penchées. Réparons les lampes qui ne s’allument plus, les robinets en panne. Lavons le sol à grande eau. Le Messie va venir. C’est le Seigneur des seigneurs. Au besoin, une petite retouche de peinture à notre demeure, tout au moins au salon. Redonnons-lui le look qu’il faut, digne d’accueillir ce grand personnage qui ne se plaint jamais de nos indélicatesses. Mais si nous le laissons aller ailleurs, c’est nous qui perdons ses grâces célestes.
    Puis progressons. Passons à la vitesse supérieure. Après la propreté physique des lieux, les yeux des hommes ayant été satisfaits, occupons-nous des yeux de Dieu. Il voit notre âme et notre cœur. C’est ce qui l’intéresse le plus. "Habillons notre âme. Rien n’est plus vide qu’une âme encombrée" (Gustave Thibon). Rien n’est plus vide, vide au sens de moche et de misérable. L’âme encombrée de choses inutiles  souffre et fait souffrir. Il faut travailler à l’alléger. Trop de soucis matériels, trop de tam-tam, trop de divertissements, trop de mépris ou de rejet de l’autre, étouffent l’âme et l’empêchent de respirer à plein gaz. Jean-Baptiste nous dit la même chose : "Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté…". A ce point ? C’est sérieux cet avertissement. Laissons tomber nos projets et calculs trop humains pour emprunter le chemin de la propreté des cœurs.
    Joyeux Noël ! Heureuses les âmes désencombrées. Que faire pour y parvenir ? Faisons la vidange. Réparons nos relations interpersonnelles brisées ou tout simplement polluées, rouillées et foirées. Les chrétiens moroses sont comme anémiés, garés et donc stagnants : c’est un contre sens. Nettoyons, balayons de nos cœurs les soucis alimentés par des soupçons puériles, des jalousies épidermiques, des pensées méchantes, les décisions mortelles. Jamais avoir du plomb dans l’aile. Encore une fois comment y arriver ? Demandons à la sainte Vierge Marie son secret. Elle fut la première à accueillir Dieu dans son sein. Comment a-t-elle fait pour être l’humble servante du Seigneur jusqu’à être chargée, remplie, comblée de grâces c’est-à-dire pleine de Dieu ? Pour célébrer un joyeux Noël, il faut stopper nos soupçons hâtifs, nos accusations sans preuves, nos calomnies basées sur les ʺon ditʺ,  nos médisances trop païennes, provoquées par nos complexes d’infériorité ou de supériorité. Délestons-nous de tout ce qui nous rend  amers et inquiets, et nous empêche d’accueillir dans la paix du cœur l’Enfant-Dieu. Trions et jetons loin derrière nous tout ce qui est  haine et orgueil. Alors on donnera la joie aux autres et on partagera ce que Dieu nous donnera. Plus on pense à faire du bien aux autres, plus on est heureux. Alors pour bien décorer notre âme, une seule recommandation, une seule guirlande est vraiment nécessaire : louange et action de grâce, c'est-à-dire prière intérieure, prière silencieuse, prière d’oraison : "Venite adoremus". Venez,  adorons-Le.
    Tout a été fait par Lui et tout subsiste en Lui. Il faut s’attacher à Lui qui est Chemin, Vérité et Vie. Son nom de Jésus signifie Sauveur. Encore bébé couché dans la mangeoire d’animaux, il pensait aux plus pauvres. Il avait le souci de la mission: il invite les bergers à venir le contempler dans la grotte et à aller l’annoncer. Ce sont des bouviers itinérants. Ils vont de village en village. Dieu a comblé les bergers. Ce sont les premiers missionnaires dans la Nouvelle Alliance. Ils furent avertis par les anges. Ce n’est pas banal. On a intérêt à évangéliser les éleveurs, les nomades, qui vont partout, de hameau en hameau, du Nord au Sud, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Dieu a "priorisé" les bergers, à qui on interdisait d’entrer dans les lieux de culte, parce que sales et sentant les animaux, pour ne pas dire autre chose. Vive la mission auprès des plus pauvres dans notre pays !
    Ensuite, pour la diffusion plus large de la Bonne Nouvelle à l’extérieur d’Israël, l’évangélisation ad extra, le petit Jésus a fait venir de loin des mages, des étrangers, des savants qui avaient le sens de Dieu. Depuis la prophétie de Balaam, fils de Beor, l’homme au regard pénétrant, les païens attendaient un Astre brillant, un Roi de l’univers. C’étaient des chercheurs de Dieu. Ils finissent par le trouver à Bethléem, village du roi David certes, mais très peu connu. Le regard du bébé Jésus sur eux les a transformés de fond en comble. Ils ont compris avant Hérode et avant beaucoup de chefs politiques et religieux que le vrai Dieu, le vrai roi, est doux et humble de cœur. Ils Lui ont apporté comme cadeaux l’or, l’encens et même la myrrhe. Quoique Dieu, ce Roi exceptionnel mourra. Ils ont soigneusement évité de retourner chez Hérode pour lui donner des nouvelles. Et nous savons pourquoi. Mais hors du pays d’Israël, ils ont annoncé joyeusement et sans retenue ce qu’ils avaient vu. Et oui, Jésus n’est pas venu seulement pour le peuple Hébreu. Vive la mission auprès des étrangers et hors de notre pays !
    Et quand il s’est agi d’évangéliser l’Afrique, alors là c’est toute la Sainte Famille qui s’est déplacée. Nous avons reçu le Sauveur du monde sur notre Continent. Il est venu en refugié avec sa mère et son père adoptif. Nous avons sauvé le Sauveur. L’Afrique est désormais la seconde patrie de Jésus. Quel privilège inouï ! Dieu a fait tout cela pour nous. Incroyable mais vrai ! Vive la mission auprès des migrants!
    Quand Jésus sera en âge d’annoncer lui-même les oracles divins, il choisira des apôtres, des disciples, hommes et femmes, dans l’unique but de propager, dans le monde entier, sa Bonne Nouvelle qui sauve. Il veut embaucher le plus possible d’ouvriers pour que l’humanité évite la mort éternelle. Il faut sortir. Il faut bouger. Il faut aller vers les autres. Il s’agit d’une sortie missionnaire et non parce qu’on s’ennuie chez soi. L’amour de Dieu et du prochain passe avant tout et doit nous faire courir.
    Et Jésus, le missionnaire par excellence, était tout le temps sur les routes, sur les chemins parce qu’il avait la conscience d’être l’Envoyé du Père. L’élan missionnaire vient de la prise de conscience que nous sommes envoyés : "Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie". On ne peut plus se contenter de la pastorale de l’entretien, c’est-à-dire évangéliser seulement ceux qui viennent spontanément vers nous, ceux qui constituent nos CEVB etc. Il faut oser aller vers tout le monde et tous les mondes : les marchés, les commerçants, les non chrétiens, les entreprises, les organisations gouvernementales et non gouvernementales, les sectes, les religions dites endogènes etc. Tous ont besoin de salut, de la lumière du Dieu-Amour révélé par le Christ. Il n’est pas un patrimoine exclusif des chrétiens. Jésus lui-même nous a dit: "Nul ne va au Père sans passer par moi" qu’on soit Noir, Blanc, Jaune ou Rouge. A cette mission, tous les membres de notre famille diocésaine sont appelés : pasteurs, consacrés, fidèles laïcs et même catéchumènes.
    Revenons sur les Africains. On se plaint souvent que Dieu nous met toujours au dernier rang. Si c’était vrai, bénissons-le. Car "les derniers seront les premiers". Quant aux premiers… hum ! Mais réfléchissons ensemble.    Rappelons-nous que l’Egypte est en Afrique. Les savants de l’Antiquité se sont instruits en Afrique. La Bible Septante a été traduite de l’hébreu en grec en Afrique. La prestigieuse Ecole d’Alexandrie contribua à faire de l’Egypte la capitale intellectuelle mondiale au 3è siècle. Le peuple Hébreu sorti d’Egypte était tout un ramassis de gens. Des Africains faisaient partie.Tous n’étaient pas de pur sang sorti d’Abraham, ne serait-ce que Myriam, femme africaine de Moïse… Dans les Saintes Ecritures, les Africains interviennent souvent pour aider les autres. Qui a sorti Jérémie du puits où on l’avait jeté ? Un Africain. Quand Joseph fut vendu par ses frères, quel pays le racheta et le promut ? L’Afrique. Quand les fils de Jacob risquaient de mourir de faim, quel pays les sauva ? L’Afrique. Où les Israélites nomades ont-ils appris à se sédentariser et à cultiver le blé et la vigne ? En Afrique. Qui a aidé Jésus à porter sa croix ? Encore un Africain, du nom de Simon de Cyrène (Lybie). Il y a longtemps que le Dieu d’Israël est  aussi le Dieu de l’Afrique. Dieu nous a inclus dans l’histoire de la Révélation il y a longtemps.
    Nous devons prendre au sérieux les attentions de Dieu envers nous. L’Afrique est un continent privilégié. C’est vrai que nous sommes souvent issus de familles pauvres et nous désirons devenir riches et puissants. La richesse n’est pas en soi une garantie de bonheur ; et puis mal utilisée, elle crée des misères effroyables. La pauvreté n’est pas non plus un déshonneur. La misère oui. L’Occident chrétien qui nous a toujours aidés commence à être fatigué de nous. Les collectes diminuent faute d’augmentation de chrétiens là-bas. Or chez nous, les communautés chrétiennes augmentent et même se multiplient. Il faut qu’on s’organise mieux pour évangéliser et pour secourir les nécessiteux. Toute communauté doit se prendre en charge. Alors, quelle pastorale du souci du bien commun nous exerçons ? Quelle pastorale du bénévolat ? C’est bien beau de faire des quêtes pour payer l’eau et l’électricité, les brasseurs et les autres commodités de la Communauté chrétienne. Mais si nous négligeons les pauvres, les malades, les vulnérables, les enfants,  les vieillards, c’est que la foi est en panne. "Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir", nous rappelle saint Paul.
    Quelle pastorale d’investissement de la Parole de Dieu faisons-nous pour attirer les nouveaux adhérents au Christ, pastorale animée par le feu de l’Esprit Saint, bien sûr. Est-ce que nous sommes soucieux d’aller vers les catholiques refroidis? Et vers les non chrétiens ? Quelle pastorale contre l’avortement et pour la vie ? Quelle pastorale contre les abus sexuels dans les familles ? Quid des homosexuels et peut-être des pédophiles? Quelle pastorale d’accompagnement pour les filles-mères ? Quelles actions concrètes envers les prostituées ? Les discothèques ? Les boîtes de nuit ? Sommes-nous des modèles d’anti-corruption dans nos milieux de travail ? Quels sacrifices pour les vocations sacerdotales et religieuses ? N’attendons pas d’autres missionnaires pour venir évangéliser à notre place. Le monde africain à évangéliser est entre nos mains. Dieu nous demandera compte des talents qu’il nous a confiés. Pour cela nous devons travailler ensemble, sortir de nos peurs, de notre mollesse, sortir de la pensée uniforme, sortir des sentiers battus, nous libérer des idées reçues  et préconçues qui font de nous des esclaves chez nous. Une autre Afrique est possible ! Rien n’est impossible à Dieu. Noël c’est le bonheur avec Dieu. L’Evangile libère. Jésus sauve. C’est Dieu en chair et en os. Désirons fortement le rencontrer. Plus on aura la foi, plus on jettera nos béquilles. Peu importe si on trébuche encore, si on tombe parce que nos pas sont mal assurés. Le Pape François nous encourage. "Je préfère une Eglise accidentée, blessée et sale, pour être sortie dans les rues, plutôt qu’une Eglise malade de fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités". Que cette fête de Noël nous aide à annoncer Jésus-Christ avec foi et audace.                                                 
                                                         
Nouvelles de famille


- Joie au ciel, exulte la terre pour le jubilé des 60 ans de vie consacrée de sœur Marie-Pierre GADRAS  (Monastère l’Etoile Notre Dame) célébré le mois dernier.
- Chaque année, nous faisons une collecte de Noël pour nos frères et sœurs de la prison civile. Merci de confier vos dons à l’aumônerie de la prison ou à l’économat diocésain. Prions pour eux.
- Le responsable élu du secteur paroissial de Marie Auxiliatrice c’est le Père Nestor TAGO.
- Du 3 au 10 décembre : c’est la semaine diocésaine de charité. Le thème de cette année est : "Assistance aux malades indigents".
- Du 4 au 17 déc. : Visite au Bénin de l’éminent Professeur Dr. Henry Joyeux et de son épouse Christine pour des conférences de grande valeur sur l’éducation, la santé, l’amour, la sexualité, la nutrition, la gestion de stress etc. Ne ratons pas ces divers rendez-vous. Veuillez contacter la commission diocésaine de la famille aux n° 23 61 05 54 / 96 55 88 77 / 96 37 41 70 / 95 21 93 04.
- Noël c’est Dieu qui devient homme pour nous sauver. Vous trouverez quelques idées dans ma plaquette  "Pour mieux célébrer Noël" à la Librairie Saint Paul. C’est un lieu merveilleux pour faire de beaux cadeaux de Noël qui ont du sens: un livre, un évangile, une Bible, un chapelet, un crucifix, un CD d’enseignements ou de chants, un DVD religieux etc. : quelque chose pour susciter ou nourrir la foi.
- Evitez les décorations profanes dans les lieux d’assemblée sainte. C’est souvent de mauvais goût.
- Cette année encore on reprendra la prière pour les vocations au début ou à la fin de nos liturgies.
- Merci aux Pères Leonard EJIKE et Modestus TOBECHUKWU, religieux de Holy Family, venus du Nigeria, nous visiter en vue d’une future implantation dans le diocèse.
    N.B. 9-10 janvier 2018 : Grand rendez-vous annuel de tout le diocèse au sanctuaire marial Notre Dame de Komiguea, Reine des familles.


Quelques dates


1er déc.    : Conseil Permanent de la CEB à Lokossa.


3 déc.      : 1er dimanche de l’Avent, quête impérée pour le Sanctuaire national de Dassa.


4-15 déc : Mission de chirurgie générale et de cardiologie à l’hôpital de Boko. Veuillez entrer en
                 contact avec le Directeur, le Père Dominique ADJE : Tél. n° 65 61 79 67.


7 déc.      : Au Grand Séminaire Providentia Dei.


8 déc.      : Fête de l’Immaculée. Messe au Séminaire Notre Dame de Fatima à 8h.
               : A la DDEC : Grande conférence du Professeur Joyeux et de son épouse. Tous nos collégiens de la
                 3ème en Terminale, les autorités, les médecins, la presse y sont conviés.


9-10 déc : Au Sanctuaire eucharistique : Rencontre exceptionnelle des couples et familles avec le
                  Professeur Joyeux et son épouse Christine.


10 déc.   : Quête impérée pour la Caritas diocésaine. Collecte de fonds, vêtements, médicaments, vivres
                   etc. pour les indigents.


14 déc.   : Au Grand Séminaire Providentia Dei.


17 déc.   : Messe dominicale à Kabo. Visite à Ténonrou (Africae Munus)


22 déc    : Noël anticipé à l’hôpital de Papanè à 10h.


24 déc.   : Messe de Noël anticipée à la prison civile à 9h30.
              : A 22h30 : Messe de la nuit à la Cathédrale avec baptêmes d’enfants.


25 déc.   : A 9h : Messe du jour de Noël au monastère l’Etoile Notre Dame.


31 déc.    : A 9h30 : Te Deum à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Boko.
               : A 23h : Adoration eucharistique au sanctuaire eucharistique.
               : A 24h : Messe et vœux du Nouvel An au sanctuaire eucharistique.
                                                                     
JOYEUX NOËL ! BONNE ET SAINTE ANNEE  2018


      ABONNEMENT POUR UN AN
 A Parakou : 1.000 frs
 Au Bénin : 2.000 frs
A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org


    Du 03 au 17 décembre 2017, le Bénin a accueilli la visite missionnaire du professeur Henri Joyeux et son épouse Christine. Qui sont-ils ? Le professeur Henri Joyeux  de renommée internationale est professeur émérite de la faculté de médecine de l’Université de Montpellier en France. Il est cancérologue (prix international de cancérologie), il est chirurgien et nutritionniste, conférencier et écrivain. Il anime des conférences avec son épouse nutritionniste à travers le monde sur la santé, la nutrition, l’amour, la sexualité, le dialogue entre parents-enfants, le tout contenu dans le concept qu’il dénomme  S.A.S. (Santé – Amour – Sexualité). Son épouse Christine est diplômée du droit international européen. Elle anime le côté pratique de la nutrition. Elle a publié aussi des livres sur la nutrition. Le Dr Henri et Christine sont mariés depuis 43 ans, ils sont parents de 6 enfants et grands parents de 16 petits enfants. Une de leur identité est qu’ils sont croyants chrétiens catholiques fervents. Henri est souvent consulté par le Vatican en sa qualité de scientifique dans les procédures de reconnaissance d’un miracle de guérison par l’Eglise. Après le séjour au Bénin voici quelques extraits de la lettre du Pr JOYEUX riche, intéressante et tonique.


LETTRE DU BENIN
    "Le Bénin a tout ce qu’il faut pour la santé de ses 10 millions d’habitants, un pays plus riche que la Suisse dans son potentiel, avec exactement la même population. Malheureusement nous avons bien vu comment nos pays qui se croient hyper-développés,  l’inondent de produits industriels qui sont à l’origine, chez nous, de tant de maladies par déficiences immunitaires. Nos modes de vie en Europe doivent être revus pour réduire les pathologies les plus fréquentes en Mangeant Mieux et Meilleur : diabète, hypertension, surpoids et maladies auto-immunes, cancers.. qui arrivent dans ce magnifique pays de l’Afrique de l’Ouest qui a tout pour être heureux et pour sa santé, si on analyse son magnifique potentiel. Un défi pour le Continent Africain !...
* Une ferme agro-écologique à Parakou qui développe la culture de l’artémisia, plante qui a valu le prix Nobel à une collègue chinoise Youyou Tu, professeure de Médecine chinoise traditionnelle de l’Université de Pékin.
Cette plante existe aussi en Afrique. Grâce à la lucidité et au travail de toute une équipe du Centre UNIV de Parakou autour de Clément et Gisèle Yargo. Mes amis Béninois ont compris l’intérêt de faire pousser cette plante sur leur sol, c’est l’artémisia afra. Nous l’avons consommée durant notre séjour en poudre et en tisane, assez amère, heureusement adoucie de miel.
    La ferme agro écologique médicinale de Parakou, "LA NOUVELLE  ESPERANCE", fait l’articulation écologie-agropastorale-cuisine-santé et économie humaine. Les produits cultivés à la ferme sans intrants chimiques sont cuisinés à la cantine bio du Centre UNIV pour confirmer ceci : « cultiver sain, cuisiner sain, manger sain, garantir saine santé ».   
    Il est désormais démontré : « l'efficacité de la tisane ou des comprimés (feuilles et tiges) est dans toutes les études de l'ordre de 98% de taux de guérison : 5g infusé 15mn dans un litre d'eau bouillante à boire sur la journée pendant 7 jours. L'ingrédient actif, est l'artémisinine. » Les études cliniques randomisées, présentées sur le site sont très significatives en terme d’efficacité comparative entre artémisia et traitements conventionnels.

* Des écoles partout pour petits et grands
    Les dix Evêques du Bénin sont extraordinairement efficaces parce qu’ils connaissent la population sur le bout des doigts. Ils créent des écoles pour toutes les tranches d’âge de jeunes, lesquels même tout petits font des kilomètres à pieds au bord des routes sous la chaleur pour rejoindre l’école. Ils ont soif d’apprendre. Ils mesurent la chance inestimable que leur offre les paroisses en multipliant les écoles. Le primaire coûte cher, car la famille doit trouver, (alors que le salaire minimum est à 62 € par mois), 60 € par an et par élève, pour le collège 100 € par an, et le lycée 150 € par an.
    Comme ce fut en Occident autrefois, - nous l’avons oublié -, l’Eglise en Afrique est en avance sur le politique, qui la respecte quand il observe ses réalisations. En effet elle stimule l’alphabétisation, accueille des élèves de toute confession qui connaissent par cœur les Fables de La Fontaine mieux que chez nous. Elle apprend la responsabilité aux filles (qui peuvent connaître leur corps mieux que les jeunes filles européennes) et aux garçons, trop livrés à leurs instincts, responsables de grossesses précoces et d’infections sexuellement transmissibles stérilisantes ou mortelles (Sida), comme cela se voit chez nous aujourd’hui.
    L’Eglise accueille des orphelins, les éduque, les prépare à l’autonomie pour en faire des adultes responsables en se méfiant des  ”diplômites” qui entretiennent l’orgueil et permettent rarement de trouver du travail. Elle stimule l’imagination, la créativité et les Béninois n’en manquent pas !


* Les abeilles au monastère du Kokubu de Parakou
    Elles pollinisent sans cesse des arbres généreux qui préparent pour la prochaine saison de délicieuses mangues de tous les calibres et fabriquent des miels chargés d’antioxydants, sans additifs ni colorants, avec, nous les avons visitées, 100 ruches produisant jusqu’à 850 kilos de miels, toutes fleurs ou de menthe. (www.monasteredukokobou.org).
    Voilà des moines lumineux, apiculteurs et api-thérapeutes avec en plus la propolis et les pollens. D’ici peu ils vont doubler leur cheptel d’abeilles et de reines. Ils pourront alors exporter vers nos pays, avides de bons et vrais miels, car nous ne respectons pas l’environnement en inondant nos cultures de produits toxiques qui détruisent nos abeilles.
Chers Amis Africains, ne vous laissez pas acheter ni corrompre par des multinationales européennes, américaines ou chinoises qui vous leurrent  sous des aspects généreux. C’est la nouvelle colonisation. Voici des découvertes inquiétantes pour le Bénin et son avenir.

* L’implant contraceptif et les vaccinations abusives
    La pilule ou l’implant est proposé et même parfois imposé aux jeunes filles dès le collège et aux femmes dans le milieu rural, en payant l’infirmier dans le cadre d’une action de développement. Quand la jeune femme, devant les effets secondaires, comprend la réalité contraceptive, elle demande que l’implant soit retiré, au risque de se faire renvoyer pour infertilité par les parents de son époux. Mis gratuitement, il faut payer pour le retirer. Evidemment les femmes n’ont pas d’argent. Et quand elles ne peuvent concevoir, ce qui est un drame en Afrique, on leur donne, comme nous l’avons vu, d’abord la pilule minidril pour soi-disant réguler leur cycle qui n’est qu’artificiel afin de les aider à concevoir. C’est un contre-sens de santé qui aggrave l’infertilité !
    C’est un comble à un moment où l’Europe apprend, 50 ans après la légalisation de la pilule contraceptive par un pouvoir politique incompétent, manipulé par les scientifiques et les officines occultes, que celle-ci est cancérigène, augmentant les risques de cancers du sein de 30% et de 9% dès la première année de consommation. On le savait depuis 1985 et officiellement par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) dès août 2005 ce qui a été soigneusement caché par les laboratoires et les grands responsables de la cancérologie européenne. La pilule n’est plus un bon-bon, mais un poison, les jeunes femmes le savent face à l’épidémie des cancers du sein chez des femmes de plus en plus jeunes.
    Les laboratoires fabricants sont puissants, grands sponsors des congrès médicaux et de projets de recherche visant à justifier et forcer les prescriptions les plus larges, remboursées par l’assurance maladie que nos impôts entretiennent ! Et ainsi nos contributions leur permettent de se développer en bourse ! Est-ce toujours dans l’intérêt des malades ?
    * Les abus vaccinaux sont déjà présents au Bénin et en Afrique en général, avec les vaccins contre les papilloma virus dès 9 ans pour les garçons et les filles et celui contre l’hépatite B. Pas question de donner des conseils de bon sens visant à la prévention. Cela ne rapporte rien !
    Ainsi au Bénin l’association "Amour et Vie" sous des aspects pseudoreligieux cherche à stériliser les femmes. ABMS-PHARE "Promotion de la santé–Adapter l’environnement de la santé de la reproduction".
    Ce projet cherche : « à impliquer des leaders religieux dans la promotion de la SR/PF (Santé de la Reproduction/Planification Familiale), financé par l'Ambassade du Royaume des Pays Bas à hauteur de 1.000.000 €. Il a pour but de contribuer à l’amélioration de la prévalence contraceptive au Bénin. Son objectif est d'engager et soutenir au moins 15 confessions religieuses et centres confessionnels dans la promotion de la SR/PF pour la création d’un environnement plus favorable à la PF. Le projet a pour cible les confessions/associations confessionnelles du Bénin (religions du Livre et religions traditionnelles) reconnues officiellement par l’Etat (Enregistré au Ministère ou Préfectures) et est exécuté sur toute l'étendue du territoire notamment dans toutes les communes du Bénin. »
    Il faudra nous dire ce qu’a apporté à notre humanité - individuelle ou collective - la multiplication des partenaires intimes ? En Europe nous avons laissé détruire la famille, monté les enfants contre les parents, l’homme contre la femme et la femme contre l’homme. Et nous voulons imposer notre modèle à l’humanité tout entière par le relai d’associations et de mouvements occultes qui se cachent de moins en moins en manipulant politiques et médias au nom du progrès et du développement social…"                                                                                                                                                       

   Pr Henri JOYEUX

 

QUELLES LEÇONS RETENIR ?
Quelles leçons peut-on tirer de la visite du professeur Henri Joyeux et de son épouse au Bénin ? La première leçon ou le premier point est que le petit Bénin est un pays béni, le Bon Dieu nous aime particulièrement. Cette mission importante du professeur Henri Joyeux se réalise pour la première fois en Afrique Noire au Bénin. Tout comme "Africae Munus", l’exhortation apostolique post-synodale sur l’Afrique qui a été signée au Bénin par le Pape Benoît XVI, de même, le message d’avertissement contre la nouvelle colonisation de l’Afrique part du Bénin. Le Gouvernement actuel parle souvent du Bénin révélé : oui, la vraie révélation du Bénin n’est-ce pas qu’il est un pays pionnier pour les grandes missions ? Il a été pionnier pour le multipartisme et la démocratie en Afrique après la chute du mur de Berlin en 1989. Il le sera pour la nouvelle évangélisation de l’Afrique. C’est là notre espoir. Dieu est avec nous.
La deuxième leçon : le couple JOYEUX, grands intellectuels et scientifiques de renom, n’ont pas mis de côté leur foi en Dieu. Nous avons été tous émerveillés par leur intelligence éclairée par l’évangile et la doctrine sociale de l’Eglise.
La troisième leçon : l’esprit de famille, les bons choix. Madame Christine est juriste, diplômée du droit international européen. Pourtant, elle a accepté de rester à la maison pour s’occuper du plus beau droit méconnu «  Le droit au bonheur familial ». Elle s’est occupée de leur 6 enfants qui sont aujourd’hui mariés, croyants, travailleurs et équilibrés. Quoi de plus beau pour une mère d’avoir une pareille récompense. On est tenté de comparer son oui à s’occuper de ses enfants pour le bonheur de la famille au oui de Marie pour le bonheur de l’humanité.
La quatrième leçon : le bénévolat ou le service gratuit. Pour un professeur de rang magistral, une heure de communication, c’est au moins 50.000f CFA. Avec sa femme, ils ont fait 15 jours de travail acharné gratuitement. Ils ont pris en charge leurs billets d’avion aller-retour…. Grâce à leur foi, ils se souviennent qu’ils ont reçu gratuitement et qu’ils doivent donner gratuitement. Quel bel exemple pour nous. Que de fois, ils ont dit : "En 15 jours, on a beaucoup reçu du Bénin". Que Dieu les bénisse encore et encore.
Nous félicitons aussi la presse de Parakou et de Natitingou, le Journal "La Croix du Bénin", Radio Immaculée Conception et d’autres organes de presses étatiques et privés qui ont bien fait le travail de relai gratuitement. Que Dieu les comble! Et qu’il fortifie davantage toutes les personnes qui ont accompagné et écouté  le couple JOYEUX afin que les conseils donnés soient mis en pratique. Ainsi la nouvelle année 2018 nous rendra plus heureux et donc plus joyeux, au moins autant que le couple JOYEUX.

   
Père Edgard VIGAN et Mr Clément YARGO
 (Responsables de la Commission diocésaine de la Famille)

 

 


Nouvelles de famille


- Bénissons le Seigneur pour l’année 2017 qui vient de s’achever. Dieu s’est montré puissant protecteur pour notre famille diocésaine. Un immense merci à tous les bienfaiteurs, à tous les agents pastoraux, à tous les fidèles : soyons des missionnaires radieux et rayonnants de bonheur.
- Que la nouvelle année 2018 soit un vrai nouveau départ, un Big Bang d’amour et de solidarité gratuite. Dieu est avec nous. Laissons-nous conduire par son Esprit d’amour et de feu. Que la paix règne dans les cœurs, les foyers, les communautés, notre pays et dans le monde entier !
- Mr GOUGLA Pierre Paul est nommé Responsable Commercial à l’Imprimerie Diocésaine Sainte Anne. Adressez-lui vos désidérata et vos commandes. Vous ne serez pas déçus. Il est en même temps Chargé du Personnel. Cette nomination prend effet le 8 janvier 2018.
- Nous rappelons aux prêtres diocésains la cotisation de 6000f cfa par mois pour leur retraite.
- Bienvenue aux amis de Nantes qui arrivent ce mois : Mr Hervé BONAMY et son épouse ; la délégation de La Baule conduite par le Père Ursule AGBANGLA ; la délégation de Basse Goulêne conduite par le Père Aubin LEGBODJOU. Vive les liens du   jumelage Nantes-Parakou qui s’intensifient !
- Nos vives gratitudes au Professeur Henri JOYEUX et à son aimable épouse Christine venus le mois dernier. Ils ont visité 5 diocèses en deux semaines, rencontré plusieurs évêques et donné, dans un franc-parler étonnant, des enseignements simples, utiles et de grande valeur. Ils ont éclairé beaucoup de consciences sur divers sujets. Tous ont été émerveillés par leur foi vive et vivante.
- Le Cardinal R. SARAH est venu à Natitingou et à Parakou en octobre 2017, de Rome il nous a écrit ceci que je partage avec vous : "…Je vous confie mon souvenir et ma prière fervente pour les grands séminaristes (de Providentia Dei) que j’ai eu la joie de rencontrer. Je prie pour eux chaque jour. Que ce temps de formation les configure progressivement au Christ Grand-Prêtre... " (22 novembre 2017).   
- La famille de l’Abbé Laurent Guimon (une belle troupe de 19 personnes de Versailles) nous a visités fin décembre 2017. Famille nombreuse et unie, quel bonheur ! Ils nous ont édifiés !
- Nous disons un immense merci à Sœur Marie Alice TOURAYNE repartie définitivement en France après de longues années de mission en Afrique. Prions pour sa santé.


                           
Quelques dates


1er janv.       : Journée mondiale de la paix. Echangeons des baisers de paix. Mais réglons d’abord les problèmes                                        
                      d’injustice, de corruption et de méchanceté que Satan nous pousse à faire.


2 janv.          : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.


7 janv.          : Epiphanie. Journée mondiale de l’Enfance missionnaire. Messe au Monastère l’Etoile Notre Dame.
                       Quête impérée pour la Sainte Enfance.


10 janv.        : Fête de Notre Dame de Komiguéa. Rendez-vous de tout le diocèse au sanctuaire marial. Diaconat de
                     Jaurès ZINSOU (9h30). Une collecte spéciale sera organisée pour continuer les travaux du Sanctuaire    
                     marial. Que chacun prévoit un minimum de 500 f.


12-13 janv.     : Célébration des 30 ans de la Caritas diocésaine.


14 janv.          : Messe dominicale à Kabo. Visite à Ténorou (Africae Munus).


15- 19 janv.    : Conférence Episcopale à Cotonou.


17-20 janv.     : Session de formation des catéchistes en langues endogènes au Centre pastoral.


18-25 janv.     : Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Faisons le premier pas vers nos frères disjoints.


21 janv.          : Journée mondiale du Migrant et du Réfugié. Messe dominicale à la paroisse d’Alafiarou.


23 janv.          : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.


27 janv.          : Ordination presbytérale de Yves AÏDOMONHAN et de Wolé Jules AKPO à Albarika, à 9h30.                  
29 janv-2 fév. : Session des prêtres de l’UCB à Djougou.

NB : 4 février 2018 : Fête de la Vie Consacrée au Grand Séminaire Providentia Dei (Gaah-Baka). Messe à 9h 30.
Du 5-12 février 2018 : Absence de l’Evêque pour Rome.


BONNE ET SAINTE ANNEE 2018                                                                          


                                    ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

    "La mission du Christ Rédempteur, confiée à l’Eglise, est encore bien loin de son achèvement. Au terme du deuxième millénaire après sa venue, un regard d’ensemble porté sur l’humanité montre que cette mission en est encore à ses débuts et que nous devons  nous engager de toutes nos forces à son service. C’est l’Esprit qui pousse à annoncer les grandes œuvres de Dieu : « Annoncer l’Evangile, en effet, n’est pas pour moi un titre de gloire ; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ! » (1 Co 9,16) (Redemptoris Missio n°1).
"Le nombre de ceux qui ignorent le Christ et ne font pas partie de l’Eglise augmente continuellement, et même il a presque doublé depuis la fin du Concile. A l’égard de ce nombre immense d’hommes que le Père aime et pour qui il a envoyé son Fils, l’urgence de la mission est évidente" (Redemptoris Missio n°3). Dieu s’est révélé en Jésus-Christ. C’est la nouveauté absolue de l’annonce chrétienne.
Dieu veut que tous les hommes soient sauvés par son Fils Jésus (1Tm 2, 4) :"il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés" (Ac 4,12). L’Eglise existe donc pour évangéliser : "Allez dans le monde entier, de tous les peuples faites des disciples…" (Mt 28, 19). C’est la dernière page de cet évangile, les derniers mots pratiquement. Blague à part : "Personne ne va au Père sans passer par le Fils" (Jn 14,6). Etre tous sauvés,  c’est la grande soif du Christ.
 L’année dernière on a insisté sur la prière intérieure. Dieu est silence. C’est le silence dans nos vies qui nous permet d’ouvrir grand nos oreilles, celles  du corps et du cœur. "Ecoute avec l’oreille de ton cœur", dit saint Benoît à ses moines. Dieu nous parle depuis toujours, alors stop ! Silence ! Que se taisent les médias, les réseaux sociaux mais aussi notre imagination pour se recentrer en Dieu. En cette année pastorale nous insisterons sur l’engagement à la mission évangélisatrice au sein de notre diocèse, de notre paroisse, de nos mouvements, de nos communautés, de nos familles. Car prier sans s’engager c’est vouloir être propre en se lavant avec de l’eau boueuse. Prie et travaille, disent les moines.
La mission vient de Dieu qui nous attire vers Lui. "Tu m’as séduit Seigneur et je me suis laissé séduire"(Jér 20,7). En Afrique, au Bénin, et surtout dans le Borgou, nous sommes en train de planter l’Eglise. Nous avons connu l’époque des grands missionnaires, les saints apôtres de la Société des Missions Africaines et les Sœurs ND des Apôtres, sans oublier les autres branches missionnaires. C’est maintenant notre tour. Nous sommes la première ou la deuxième génération issue de leur mission. L’heure de la mission a sonné pour nous. Avant de planter l’Eglise, nous devons avant tout être de bons disciples du Christ. Comme les bergers et les mages, il faut chercher Dieu, se lever, quitter ses vieilles habitudes afin de  se planter en Jésus le Sauveur pour qu’il nous renouvelle. Essayons d’abord d’être de saints fidèles de Jésus, mûs par l’Esprit de vérité. Ne nous laissons pas voler la joie d’être missionnaires.
Essayons d’avoir les mêmes sentiments qui habitaient Jésus, l’Envoyé du Père, dans les diverses circonstances de notre vie. Comme Jésus, sentons-nous envoyés. Fidélité à Dieu, à l’Eglise, au Pape, à la Tradition. Souvent on se laisse trop influencer par la partie de l’Occident rebelle aux traditions de l’Eglise (rejet des signes et gestes chrétiens : soutane, voile, croix au centre de l’autel. Et on adopte rapidement les modes vestimentaires mondains comme des signes d’intelligence et d’émancipation…) Nous-mêmes nous avons inventé toutes sortes de récréations dans les lieux d’assemblée sainte que nous appelons "inculturation". Nous avons une responsabilité face aux générations présentes et futures : "le ciel et la terre ne passeront pas, mes paroles ne passeront pas" nous rassure Jésus le Sauveur. Tournons résolument nos cœurs vers lui.
Prenons comme exemple la première communauté de Jérusalem : "Ils se montraient assidus à l’enseignement des Apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières… Ils mettaient tout en commun. Nul n’appelait sien ce qu’il possédait… Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés" (Ac 2, 42-47). A partir de là, voici quelques orientations pastorales pour cette année. D’abord quatre recommandations.
1- Un chrétien ni chaud ni froid, Dieu n’en veut pas. Il le vomit. Une chose vomie, ce n’est pas beau à voir (Ap 3, 15-16). Le Seigneur se tient à la porte de nos cœurs et frappe discrètement pour y entrer. Cela dépend de nous de le faire entrer en nous. Réveillons notre foi par une conversion en profondeur. Soyons donc fervents et bougeons. Dieu veut faire de Parakou un diocèse joyeux, un diocèse qui chante même au milieu des épreuves.
2- Relisons souvent les béatitudes pour nous habituer à la logique de Dieu (Mt 5,1-12). Le plan de Dieu pour l’homme c’est qu’on entre dans sa logique. Sans le détachement de notre ego, de la pensée unique et de nos illusions, on ne peut pas  être heureux.
3- Que chaque groupe ait le souci de faire connaître et faire apprécier son mouvement à d’autres (chorales, scouts, Femmes Catholiques, Renouveau charismatique, Légion de Marie etc.). Mais parler ne suffit pas, il faut témoigner du Christ, être exemplaires, et rendre gratuitement des services. Car le salut, Dieu nous le donne gratuitement.
4- Ayons le souci de sortir de nos milieux habituels pour faire des disciples à Jésus. Méditons souvent la parabole du semeur qui sème partout du bon grain (Mt 13). Il faut proclamer la Parole avec des images de la nature ou avec des récits bibliques. D’où l’importance de bien connaître les Saintes Ecritures. Les moyens du bord comme les outils d’information et de communication sont nécessaires à tous les niveaux.. Il faut aller vers tous : les entreprises, les ONG, les associations, les institutions et les divers milieux de la société.  Ici, Bible, catéchisme et liturgie se complètent. Tout le chrétien est dans l’imitation de la vie du Christ, être son disciple. Tout baptisé, quel que soit son âge, est appelé à être missionnaire. Il faut voir comment introduire le goût de la Parole de Dieu dans les mouvements d’action catholique, et surtout dans les écoles qui sont de véritables lieux d’évangélisation. Impliquer non seulement les responsables des mouvements mais aussi les chefs d’établissement, les parents, les enseignants et tous les éducateurs si possible. Le plus important c’est la nourriture de nos âmes, ou l’écoute de la Parole de Dieu et le témoignage de la charité. Car "Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ", dit saint Jérôme. Voilà pourquoi je recommande vivement l’intronisation de la Bible dans les familles.
- Posons aussi des actes concrets de charité, de réconciliation, de solidarité dans les familles, les CEVB, les communautés de consacrés, les presbytères et dans les quartiers, surtout pendant les temps forts de l’Avent et du Carême.
- S’en remettre à la Sainte Vierge, Notre Dame de Komiguéa : Avec confiance, demandons-lui d’intercéder auprès de son Fils afin d’obtenir pour notre diocèse un nouvel élan missionnaire.
- Quelle que soit notre condition sociale (petit, pauvre, riche, scolarisé, non scolarisé…) se donner cette conviction que Jésus me demande de vivre et d’annoncer son Evangile d’amour et de paix chez moi et hors de chez moi.
- Que les enseignants du catéchisme ne se contentent plus de l’enseignement théorique, mais encore qu’ils vérifient les comportements, le changement de vie et de mentalités de leurs catéchumènes etc.
- La création d’un centre catéchétique est programmé dans le projet de "Africae Munus" (Ténorou) : Trois mois chaque année. Les formations de courte durée sont les meilleures aujourd’hui. Réfléchir dans les réunions de secteurs et autres cercles. Et me faire des propositions.
- A chaque rencontre, centrer les entretiens sur une page ou une scène de la Bible. On peut cibler les paraboles chez Mathieu, certains récits de vocations dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament. Je recommande vivement le livre du prophète Jonas, l’appel de Lévi, des premiers Apôtres etc.
- La lectio divina ou prière avec la Bible en famille et dans les mouvements est à encourager. Commencer toute rencontre par la citation ou lecture d’un verset biblique.
- Les internats et foyers d’étudiants : leur faire aimer les Saintes Ecritures et leur  donner de temps à autre une formation ou un enseignement biblique. Aller vers les jeunes défavorisés, indépendamment de leur credo, pour les aider. Promouvoir les vocations à la vie consacrée et sacerdotale chez les enfants et les jeunes.
- Voir comment favoriser un vrai dialogue interreligieux et interculturel à partir de certaines scènes de la Bible. Discours de Saint Paul à Athènes par exemple pourrait nous inspirer. Dieu est Créateur et protecteur de tous les peuples. Expliquer que l’inculturation c’est le primat de la conversion de nos cultures et de nos cœurs. Les coutumes de Dieu, c’est-à-dire sa Parole, ses volontés sont d’un autre ordre et passent avant les coutumes purement humaines.
- Initier les jeunes au partage d’évangile dans les petits groupes, partage qui sera conclu par le Pater et une oraison, afin qu’ils puisent être d’authentiques missionnaires de la joie pour d’autres jeunes.
- Aux jeunes, je demande de prendre le diacre Etienne pour modèle : "estimé de tous, rempli de sagesse et d’Esprit  Saint", homme de feu, discuteur rigoureux parce que homme intérieur, contemplatif, visionnaire dans le bon sens du terme. Il meurt en pardonnant à ses bourreaux.
- Voir comment annoncer l’Evangile dans les périphéries, aux commerçants, aux nomades toujours en transhumance, aux voisins avec lesquels on n’a aucun contact sérieux.
- La famille est formatrice aux valeurs humaines et chrétiennes : que les parents trouvent du temps pour écouter leurs enfants et prier avec eux. Les meilleurs évangélisateurs des familles ce sont encore les familles elles-mêmes. Leur contribution est indispensable.
L’heure de la mission a sonné. N’ayons pas peur. Jésus a vaincu le monde par sa croix. Et il nous promet d’être avec nous tous les jours jusqu’à la consommation des siècles.
Pour finir, j’emprunte ces mots d’exhortation de Saint Paul : "Revêtez l’armure de Dieu pour être en état de tenir face aux manœuvres du diable... Debout donc ! Ayez la vérité pour ceinture, la justice pour cuirasse et, comme chaussures, l’élan pour annoncer l’évangile de la paix. Prenez surtout le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre tous les projectiles enflammés du Malin. Prenez enfin le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c'est-à-dire la Parole de Dieu" (Eph. 6, 10-17). Bonne année pastorale !

 +Pascal N’KOUE
  Omnium Servus

 

Nouvelles de famille

- Le mois de novembre est dédié à la commémoration des fidèles défunts. Prions et demandons des messes pour eux.
- Un immense merci au Cardinal Robert SARAH, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements. Il a passé deux semaines dans le Nord-Bénin prêchant des retraites aux moniales et moines de Natitingou et de Parakou. Il nous a fait l’honneur de visiter pour une deuxième fois le grand séminaire diocésain Providentia Dei. Il en est désormais le protecteur. Puis le 16 octobre à Cotonou, il a rencontré quelques évêques du Bénin avant de s’envoler pour Rome.
- Nous bénissons le Seigneur pour la visite d’amitié, le mois dernier, de Monsieur LOKO Théodore, ex ambassadeur du Bénin près le Saint-Siège ; il était accompagné de son aimable épouse.
- Le Père Cyprien AHOURE, SDB, est nommé Curé de la paroisse Marie Auxiliatrice. 
- Nous prions pour le repos de l’âme du Père André CHAUVIN, SMA, décédé en septembre dernier à Lomé.
- Nous prions pour le repos de l’âme de Cécile, mère de l’abbé Félix KINNIN, décédée le mois dernier
- Toutes mes gratitudes aux amis qui m’ont reçu en septembre dernier en Belgique et en France. Un merci spécial à l’Association des Amis de l’Atacora et au diocèse de Nantes. Nous attendons à cœur joie les délégations qui se sont annoncées : vive le partenariat !
En cette année pastorale, demandons à l’Esprit de susciter en nous l’esprit missionnaire. Ainsi nous pourrons annoncer Jésus-Christ avec foi et audace. Il faut aller partout surtout là où les âmes sont dans le plus grand besoin. Le missionnaire c’est le frère universel, c’est le saint, c’est l’ami de Jésus-Christ ; donc cherchons d’abord à rencontrer la personne de Jésus-Christ dans le cœur à cœur : le silence, la prière intérieure, la prière liturgique, la Parole de Dieu. Et nous serons des apôtres de sa bonté et de sa miséricorde.
- Chaque année en la fête du Christ Roi de l’univers, nous aurons un grand rendez-vous au sanctuaire marial Notre Dame Komiguea. C’est la "gani" des chrétiens, rendez-vous des Baribas chrétiens qui invitent tous les peuples à suivre le Sauveur du monde, le Christ, Roi des rois, crucifié, mort et ressuscité pour notre salut.
- Bienvenue à tous les nouveaux agents pastoraux et coopérants missionnaires. Ils découvriront un diocèse très accueillant et plein de vitalité.
 
- N.B. : du 4 au 7 décembre : séjour au Bénin du Professeur Henri JOYEUX, accompagné de son aimable épouse. Un programme détaillé de son séjour vous sera donné incessamment.
Nous avons reçu de bonnes nouvelles des Pères Freddy TOSSOU et Christian WOROU qui sont dans l’archidiocèse d’Avignon : le premier pour étudier la théologie, le second envoyé comme prêtre fidei donum.
- Jaurès ZINSOU sera ordonné diacre le 10 janvier 2018 au sanctuaire Notre Dame de Komiguéa.
- Les prochaines ordinations presbytérales auront lieu le 27 janvier 2018 sur la paroisse d’Albarika.



Quelques dates

1er nov.        : Fête de Toussaint. Fête patronale de la paroisse de Boko. Messe à 9h 30


2 nov.     : Au grand séminaire Providentia Dei.


5 nov.          : Messe dominicale à Kabo à 9h.


5-7 nov.      : Passage de Monseigneur NICO l’Evêque de San Severo (Italie) et don Léonardo Di MAURO sur leur route vers Natitingou.   

   
7 nov.          : A Dassa pour l’Assemblée Générale de la Conférence des Supérieurs Majeurs du Bénin.


6-9 nov.       : Assemblée Générale de la Caritas Nationale à Parakou. Monseigneur Aristide GONSALLO, évêque
                      de Porto-Novo sera parmi nous.


12 nov.        : Messe dominicale à Kabo  

  
11-14 nov.   : Visite des amis de l’AFR de Vittorio Veneto guidés par Monsieur Romano VOLPATO.


18 nov.         : 30ans de la paroisse Saint Joseph de Bétérou. Messe à 10h. Pose de la 1ère pierre de l’église paroissiale.


25 nov.        : Messe d’action de grâce pour la Béatification de Mère Catalina de Maria R. Messe à 10 h à Kpari
                      chez les Sœurs Argentines.


25-26 nov.  : Gani des chrétiens au Sanctuaire Notre Dame de Komiguea.


28 nov.       : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h 30.

 ABONNEMENT POUR UN AN

A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

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