L’année académique s’achève. Au Grand Séminaire Providentia Dei, l’esprit de famille a régné. Nous bénissons le Seigneur pour cette merveille qui vient de lui et que beaucoup de bienfaiteurs soutiennent à cœur-joie. Il est peut-être temps de passer au théologat pour compléter le philosophat. Ainsi, dans quatre ans on pourrait avoir des prêtres "made in" Parakou. Qu’en pensez-vous ? Je laisse le soin au Recteur de vous faire un flash sur cette maison de formation.                                                                                           

Pascal N’KOUE.

Omnium Servus

 

 

 

 Formation spirituelle

     Cette année marque le 75e anniversaire de l’évangélisation du diocèse. Le thème de l'année pastorale retenu dans le diocèse de Parakou était "Jette tes béquilles et marche : autofinancement de notre évangélisation ». Un thème qui s’inscrit bien dans le projet de formation de Providentia Dei : faire du prêtre de demain un prêtre « Laudato Si’ », qui aime la terre, créée par Dieu, un agent pastoral qui respecte l’environnement et sait aussi en tirer ce qu’il faut pour l’œuvre d’évangélisation. En un mot, ce séminaire veut œuvrer avec le Christ pour le développement intégral de l’homme. Cela n’est possible que si l’agent d’évangélisation est intimement lié au Christ. Ce thème a meublé plusieurs causeries, entretiens spirituels et homélies.

     L’année de fondation spirituelle, à cet effet, est fondamentale pour donner une impulsion à cette orientation globale de la formation de Providentia Dei. Ainsi au premier trimestre, le Père chargé de la spiritualité a pris quelques heures de cours pour initier les séminaristes à la méditation et à l’oraison en puisant dans différentes spiritualités avec un accent particulier sur celle carmélitaine.

     Pour l’ensemble de la communauté des séminaristes, aux rencontres hebdomadaires, le Père spirituel est revenu sur la place de l’oraison et a répondu à certaines questions pratiques sur cette forme de prière. Il a ensuite fait une présentation de l’exhortation apostolique du Pape François sur l’appel à la sainteté : Gaudete et Exsultate.

     Au 2e et 3e trimestre, d’autres prêtres formateurs ont pris le relais, qui pour insister sur la vie communautaire, qui pour repréciser les fondements de la direction spirituelle et du sacrement de la confession individuelle. Les retraites et les récollections ont ponctué l’année chaque mois avec trois moments forts :

-  La retraite de rentrée du 2 au 6 octobre 2018 avec le P. Régis de PLINVAL, de l’Institut Notre Dame de Vie de Venasque (France).

-  Pour l’année de spiritualité, deux semaines de retraite fondamentale au monastère cistercien Notre Dame du Kokoubou du 1er au 14 Février par le P. Bernard MINVIELLE, de l’Institut Notre Dame de Vie. Il les a entretenus sur les qualités du vrai disciple du Christ appelé à porter de bons fruits. Cela passe par l’oraison intérieure et la Lectio divina.

-  Une retraite de fin d'année prévue du 17 au 20 juin a été prêchée par le P. Jean-Paul MANGOPA, du diocèse de Natitingou.

     Notons pour finir cette rubrique que, cette année, la communauté a vécu la Semaine sainte dans le Séminaire. Ce fut un temps fort marqué de silence, de recueillement et de méditation, la participation réelle à la messe chrismale (chants du Kyriale) à la Cathédrale, et la messe de la Cène du Seigneur au Séminaire, présidée par notre évêque, Mgr Pascal N’KOUE.

 

Formation intellectuelle

a)     Année de Spiritualité

     La première année étant consacrée à la fondation spirituelle des candidats, outre les cours ayant directement trait à la spiritualité (Histoire des Saints, Spiritualité, Spiritualité sacerdotale), des cours d’initiation à la théologie et à la Bible sont donnés : Bible, Introduction à la liturgie, cours de langue (Lectio latina), Anthropologie chrétienne, Introduction aux Pères de l’Église (Patrologie), Mystère du Salut. Un programme relativement allégé pour donner plus de temps au travail manuel.

 

b)     Deux années de Philosophie

     La majeure partie des cours sont propres à chacune des deux années, mais certains cours donnés en session sont communs. Les cours sont répartis comme suit :

     Pour aider les étudiants qui ont des difficultés intellectuelles, la direction des études a mis sur place le système du tutorat. L’étudiant s’engage volontairement et consciemment à être accompagné par un formateur en vue d’améliorer son expression française et sa méthodologie du travail.

 

Formation humaine

     Nous avons mis l’accent cette année sur la liberté responsable et la culture de la vérité dans la charité.  Tous les formateurs en général et les directeurs spirituels en particulier, sous la direction du Recteur, jouent leur rôle dans l’accompagnement de ses jeunes. A la fin du premier semestre, une évaluation à mi-parcours faite par les formateurs donne l’occasion à chaque séminariste de faire le point avec le Recteur sur les efforts suggérés par le Conseil des formateurs.

 

Formation pastorale et missionnaire

a)     Travail manuel

     Dans ce secteur, nous profitons des efforts accomplis les années précédentes : la formation de certains de nos séminaristes au niveau des centres spécialisés pour les secteurs que nous avons dans notre maison, à savoir : l’élevage de porcs et lapins, l’apiculture, le maraîchage. Ils se répartissent selon les secteurs pour optimiser le travail.  

     Comme chaque année, une semaine du mois de juin, après les examens, sera consacrée au reboisement ainsi qu'à l'emblavement des parcelles pour les cultures vivrières.

     Nous nous réjouissons déjà des résultats obtenus la saison dernière et qui contribuent à l’amélioration de notre alimentation.

 

b)     Pastorale  

     Prêtres et séminaristes (des deux années de philosophie) rendent service les samedis (catéchèse) et les dimanches (messes) dans les villages voisins : Guinirou, Gaah-Baka (stations de la paroisse de Thaourou) ; et depuis cette rentrée, Tékparou (paroisse de Tchatchou). Les Religieuses de notre communauté apportent une note féminine à cette pastorale : catéchèse, accompagnement des familles et animation vocationnelle. La fête de Pâques 2019 a été marquée par le baptême de 18 enfants à Guinirou et le mariage de 06 couples à Gaah-Baka.

 

Infrastructures et investissements

a)     Infrastructures

Le bloc administratif est achevé et meublé. Il regroupe les divers services tels que le Rectorat, le Direction des Etudes, l’Economat et le Secrétariat. Cela permettra une meilleure efficacité dans le travail et préservera l’intimité des habitations réservées aux séminaristes et aux formateurs.

 

b)     Moyen de locomotion

     Depuis la rentrée académique, le Rectorat dispose d’un véhicule, gracieusement offert par l’économat de l’archidiocèse. Le séminaire dispose aussi d’un minibus dont l’achat a été possible grâce à une subvention de l’OPSPA (Rome) complétée par une aide financière d’une bienfaitrice du diocèse de Nantes (en France).

 

Desiderata et améliorations à venir 

     Notre évêque, sur insistance des séminaristes, des formateurs et des prêtres diocésains, a permis de poursuivre l’expérience de Providentia Dei en ouvrant, à partir d’octobre 2019, le cycle de théologie (4 ans). Cela implique une extension des infrastructures au niveau des salles de classe et surtout des cabines. Pour cela, quelques projets sont urgents :

-  L’achèvement du bloc de quatre salles de classe. Il était prévu un rez-de-chaussée et un étage. Nous n’avons présentement que le rez-de-chaussée.

-  La construction d’un bâtiment de 30 cabines et de 06 chambres pour formateurs. Ceci ferait passer de 50 cabines actuellement disponibles à 80 cabines pour les séminaristes.

-  Le projet d’aire de jeu (football, volleyball, basketball) n’est pas encore aménagé comme il faut. C’est indispensable pour l’épanouissement physique et même psychologique de nos jeunes.

-  Pour diversifier le domaine de l’agro-pastorale et surtout pour une autosuffisance alimentaire en poissons, nous projetons d’installer des bassins pour de la pisciculture.

-  Mon prédécesseur, l’abbé Denis Le PIVAIN, avait commandité un audit sur notre installation solaire. Il en résultait qu’il faudrait à brève échéance penser à une mini-centrale avec des batteries de nouvelle génération ayant une durée de vie plus importante (20 ans). Le devis est chiffré à 30 millions de francs CFA (45 mille euros environ). Par ailleurs, la nécessité d’une capacité plus importante en énergie se fera de plus en plus ressentir si nous optons pour des unités de transformation de nos produits. Peut-être devrons-nous envisager l’acquisition d’un groupe électrogène triphasé d’un minimum de 10KVA.

 

Conclusion

        Au terme de ce parcours sommaire de ce qu’a été cette année, je voudrais encore une fois rendre grâce à Dieu qui nous a permis de vivre une année de paix et de joie. Il nous a préservé de maladies graves et nous a bénis dans les fruits de notre travail aussi bien spirituel, intellectuel que manuel. La divine Providence passe toujours par des personnes de bonne volonté, des associations, des organismes et des institutions qui nous accompagnent de leur prière, leur encouragement et leur soutien matériel et financier. Nous ne citons personne de peur d’en oublier. Car la Providence est vraiment à l’œuvre dans notre séminaire. Merci à tous.

 

P. Didier GNITONA

 

Recteur

 

Nouvelles de famille

- Après les élections législatives houleuses, l’enlèvement de deux touristes français au parc de la Pendjari et l’assassinat de leur guide béninois, la paix sociale est revenue. Prions et restons confiants.

- Bientôt les vacances ! Le secret des vacances est dans la joie des rencontres : revoir les membres de sa famille et ses amis, les nouveaux visages à découvrir… Mais la qualité des vacances dépend de notre connexion permanente à Dieu : l’oraison, les trois prières de la journée, la sainte eucharistie, le chapelet… Pas de vacances avec Dieu !

- Profitez donc des vacances pour recharger les batteries : visiter un lieu saint, un monastère, un sanctuaire, un lieu de pèlerinage et bien sûr pour faire une retraite spirituelle.

- C’est le mois du Sacré-Cœur. Tournons-nous humblement vers ce Cœur qui a tant aimé le monde et qui continue de saigner abondamment à cause de nos ingratitudes et coups méchants de lances. 

- Le mois de juin, nous en avons fait aussi le mois extraordinaire des artisans, entrepreneurs, paysans, commerçants, ouvriers, apprentis. Ils sont les plus nombreux sur nos paroisses. Il faut désormais une pastorale spécifique pour eux. Voir la feuille de route qu’a préparée le P. Edgard VIGAN.

- Le 10 juin 2019, le diocèse de Djougou ouvre le jubilé d’argent de sa création. Merci de continuer à prier pour le repos de l’âme de Mgr Paul VIEIRA qui aurait bien voulu guider et accompagner son peuple dans les diverses célébrations.

- Nous félicitons le diocèse de Natitingou qui a clôturé le 17 mai 2019 son synode sur le thème : "Peuple de Dieu, reviens à ton Seigneur". Nous leur souhaitons de marcher unis sous la houlette de leur pasteur Mgr Antoine SABI BIO.

- Les évêques de l’Afrique de l’Ouest (francophone, anglophone lusophone) ont eu une belle assemblée générale à Ouagadougou. Le thème était : "La nouvelle évangélisation et le développement humain intégral dans l’Eglise-Famille de Dieu en Afrique de l’Ouest". Nos échanges peuvent se résumer en cette phrase : "Jetons nos béquilles et marchons vers Dieu".

 

Quelques dates

 

1er juin        : Journée nationale de l’arbre. Intéressons-nous au reboisement.

 

2 juin          : Messe dominicale à Kabo. Visite à Africae Munus de Ténonrou. Quête impérée pour les 

                     Séminaires du Bénin.

 

3-6 juin       : Permanence à Djougou.

 

9 juin          : Pentecôte. Confirmations au Sanctuaire eucharistique. Messe à 9h30. Quête impérée pour le 

                     denier de saint Pierre.

 

10-12 juin  : Permanence à Djougou.

 

10 juin        : Ouverture du jubilé d’argent du diocèse de Djougou. Mémoire obligatoire de la Vierge  Marie, Mère de l’Eglise.

 

16 juin        : Messe dominicale à Kabo à 9h. Visite à Africae Munus de Ténonrou.

 

18 juin        : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

23 juin        : Messe au Sanctuaire eucharistique : Fête Dieu. La traditionnelle procession aura lieu à partir de 15h.

                     Que tous ceux qui peuvent marcher ne s’en privent pas.

 

27 juin -2 juillet : Camp des petits séminaristes au Grand Séminaire Providentia Dei.

 

28 juin        : Fête du Cœur Sacré de Jésus. Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres.                                                                           Messe avec le Clergé au Monastère l’Etoile Notre Dame. Rendez-vous à 9h.

                                 Que les prêtres viennent avec leurs vêtements liturgiques.

 

29 juin        : A 17h : Rencontre avec tous les séminaristes (petits et grands) du diocèse.

                     Ils deviennent de plus en plus nombreux. Bénissons le Seigneur.

 

30 juin        : Collation des ministères à 9h30 à Providentia Dei.

 

N. B. : Du 2 au 5 juillet : session des aspirantes à la vie consacrée à Providentia Dei.

             Du 5 au 8 juillet : Session des futurs séminaristes à Providentia Dei.

 

 

 

 

 Une foule immense de jeunes de l’archidiocèse de Parakou se sont retrouvés pour les Journées Mondiales de la Jeunesse au Centre salésien Don Bosco les 13 et 14 avril 2019. Ce furent deux jours intenses de prières autour de Notre Seigneur Jésus-Christ, d’échanges sur le thème « Jeune, jette tes béquilles et marche », et de réjouissances fraternelles.

Le samedi 12, dans l’après-midi les jeunes ont pu participer à deux carrefours au choix sur les six proposés :

- Florent KPARO et Hervé TINDO ont chacun assuré un carrefour sur l’entreprenariat. Il nous est revenu qu’un entrepreneur est d’abord un observateur qui sait identifier les besoins d’une population, et propose un produit pour solutionner ces besoins. On peut entreprendre même à partir de zéro franc. Ce qu’il faut c’est avoir un objectif bien précis, un esprit volontaire et la force de décision.

- Félix C. d’OLIVERA, venu de Cotonou a encouragé les jeunes à se lancer en politique en commençant localement et en faisant la politique autrement que ce que nous voyons le plus souvent. Nous avons compris que la politique au sens vrai est l’art de gérer le bien commun en se basant sur la Doctrine Sociale de l’Eglise qui met le bien-être de l’homme au cœur de tout développement. Le Chrétien a bien le droit et le devoir de faire la politique vraie. Ce qui sous-entend qu’il faut évangéliser la politique afin de pouvoir ainsi participer au développement du pays.

- Clément YARGO a présenté le mariage catholique et quelques points d’attention pour aider les jeunes à faire un vrai choix libre et éclairé. Beaucoup de jeunes ne voient pas d’emblée l’importance du sacrement du mariage qui pourtant permet de recevoir des grâces pour le couple et leurs enfants. Les jeunes ont été invités à se préparer sérieusement à ce beau sacrement.

- La Commission diocésaine pour les vocations s’est occupé des jeunes qui se posaient la question de la vie consacrée ou sacerdotale. Nous avons tous une vocation commune : l’appel à la sainteté. Certains parmi les baptisés sont appelés à une consécration totale au Christ. Il faut le faire sans crainte car celui qui se donne ainsi par amour sera comblé de grâce et de bonheur. 

- "Jeunesse Bonheur" est un mouvement sérieux. Il a présenté son école de vie située à Ouidah. Les volontaires passent une année de formation. Ils étudient, approfondissent tous les thèmes de la vie chrétienne, discernent ce que le Seigneur veut de chacun. Véritable école de la Foi, Jeunesse Bonheur forme les missionnaires de demain. Il est possible de s’y inscrire pour la rentrée prochaine (les dépliants sont disponibles auprès du Père Laurent GUIMON).

Le samedi soir les jeunes se sont retrouvés devant le podium pour assister à une veillée joyeuse et festive préparée par différents groupes de théâtre de paroisse.

 

 

             A 23h l’éclairage a été baissé, une table décorée magnifiquement a été mise sur le podium et le Saint Sacrement a été exposé. Pendant une heure de temps de silence, de méditation, de chants, toute la jeunesse rassemblée a adoré son Sauveur, Jésus-Hostie.

 

Dimanche matin, Monseigneur Pascal N’KOUE discutait à bâton rompu avec tous les jeunes rassemblés. Dans un style direct et enjoué, les questions et les réponses ont fusé. Retenons que les jeunes doivent faire preuve de compétence, de dynamisme. Ils ne doivent pas écouter les voies contraires aux conseils de Jésus et ils ont à faire du bien au prochain pour répandre l’Amour de Dieu. L’archevêque les a exhortés à suivre des formations manuelles afin d’entreprendre des activités génératrices de revenu. A plusieurs questions où les jeunes s’inquiétaient de la situation présente, l’évêque a répondu : « Et toi, aujourd’hui, qu’est-ce que tu fais ? Changer les choses, ce n’est pas attendre que d’autres le fassent ; c’est commencer, toi, aujourd’hui, dans ta famille, dans ton école, dans ton travail. »

 

  Après la conférence, Monseigneur Pascal N’KOUE a béni les rameaux et un long cortège rassemblant toute la jeunesse s’est mis en route pour le Sanctuaire. L’église comble, une très belle décoration de l’autel, un service de messe parfait, des chants harmonieusement exécutés par les chorales de jeunes rassemblées ont permis d’avoir une messe recueillie, magnifique glorifiant le Roi des rois.

 

  Après le rangement et une chaine d’amitié chaque jeune est reparti chez lui le cœur gonflé de joie et d’espérance, prêt à être acteur dynamique dans sa paroisse.             Nous avons bien retenu les derniers mots de l’évêque : « Tant qu’il reste à fairemettons-nous ensemble pour continuer. Et le slogan « Avec Jésus et sa Sainte Mère, soyons tous missionnaires ».

 

Tous nos remerciements à Monseigneur Pascal N’KOUE qui a écouté et a répondu aux questions des jeunes. Merci au Père Gildas SANT’ANNA et son équipe qui nous ont accueilli au Centre Don Bosco. Merci au Père Dominique ADJE, Recteur du Sanctuaire qui nous a accueillis pour la messe. Merci aux conférenciers. Merci au directeur de l’hôpital de Boko d’avoir mis à notre disposition un infirmier pendant toutes les JMJ.  Merci à Espoir et aux 20 jeunes de son école de cuisine qui ont assuré le repas pour tout ce monde pendant les deux jours. Merci aux Scouts, à Feu Nouveau, à Fondacio, à la JEC et aux autres mouvements de jeunes qui ont assuré la sécurité, l’accueil et l’organisation. Merci aux curés et aux présidents des BCJP qui ont mobilisé les jeunes de leur paroisse. Merci et bravo à tous les jeunes d’avoir été là si dynamiques.

 

Merci aux donateurs qui nous ont permis de réussir cet événement. (Il y a encore un bon trou à combler – tout don est encore bienvenu pour équilibrer le budget).

 

Dans le prolongement de ces JMJ nous invitons tous les jeunes volontaires qui veulent prendre leur vie en main et être acteur dans la société à s’inscrire à l’Ecole de la Foi que nous organisons du 2 au 11 août 2019 à Providentia Dei, à Gah Baka. Cette édition sera axée sur l’entreprenariat et la formation personnelle et spirituelle.

 

Puisse la Vierge Marie intercéder pour nous auprès de Jésus-Christ afin qu’il nous illumine de son Esprit Saint pour que nous devenions d’avantage des annonciateurs authentiques et crédibles de l’évangile dans le Borgou et le monde entier. Amen

 

Gildas Manga président du BCJD, et Père Laurent Guimon aumônier diocésain.

 

 

 

PARAKOU ET NANTES S’EMBRASSENT FRATERNELLEMENT

Nantes accueille Parakou. Parakou est chez lui à Nantes. Ce sont deux (2) diocèses en jumelage qui vont l’un à la rencontre de l’autre. C’est ainsi que, sur invitation du pasteur du diocèse de Nantes, Mgr Jean-Paul JAMES, une délégation du diocèse de Parakou s’est rendue à Nantes du 02 au 17 avril 2019. C’est une visite de prise de contact, une visite d’amitié et de connaissance mutuelle. C’est une visite pour fraterniser, une visite pour dire ensemble notre foi (prier, louer, célébrer et adorer Dieu en Eglise) et témoigner du même amour.

 

La délégation de Parakou était composée de six (6) personnes dont quatre (4) prêtres : le père Ernest DEGUENONVO, Vicaire Général et curé de la paroisse Notre-Dame de Lourdes d’Albarika ; le père Edgard VIGAN, Curé de la Cathédrale et chargé du Jubilé des 75 ans de l’évangélisation du diocèse de Parakou ; le père Yaceinth KOCHONI, Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique (DDEC) ; le père Christian DEGBE, Directeur du collège catholique père Georges HOUNYEME de Tchaourou et Responsable du jumelage ; un séminariste du nom de Romaric BAHUNGO et un fidèle laïc fidèle, le Dr Émile KOUTHON, Gynécologue et obstétricien, Directeur de l’hôpital catholique saint Martin de Papanè.

 

Le séjour s’est déroulé en trois (3) étapes : accueil sur trois paroisses du diocèse : Notre-Dame de La Baule, Sainte Anne de Goulaine et les Saints évêques ; les uns dans des familles et les autres à la cure paroissiale ; cet accueil a été suivi de la visite des structures et institutions diocésaines, rencontres et échanges avec les responsables et différents acteurs. Pour la deuxième étape, nous avons effectué, avec tout le diocèse de Nantes, le pèlerinage annuel à Lourdes. Pour la troisième étape : le samedi 13 avril 2019, la délégation de Parakou regagna Nantes avec tous les autres pèlerins. Le lendemain dimanche 14 avril 2019, à la Cathédrale saints Pierre et Paul, notre délégation a participé à la célébration des Rameaux présidée par l’Evêque, Son Excellence Mgr Jean-Paul JAMES. Après, il nous a offert un excellent repas en sa résidence, en compagnie de son Vicaire Général, Mgr François RENAUD, avec le père Hubert CHAMPENOIS, recteur  de la cathédrale de Nantes, le Père Joseph VALLEE, le père Benoît LUQUIAU, curé de la Paroisse Sainte Catherine du Petit Port, le père Aubin LEBODJOU, prêtre fidei donum de Parakou et curé de sainte Anne de Basse et Haute Goulène, le père François-Xavier HENRY, curé de la Paroisse des Saints Evêques de Nantes. Mgr Jean-Paul JAMES renouvellera sa joie d’avoir répondu à son invitation pour un séjour dans son diocèse. En nous demandant de transmettre ses civilités à notre évêque, il nous souhaitera un bon retour dans notre diocèse.

 

Certes nous sommes revenus au Bénin. Cependant, nous portons l’espérance d’accueillir Nantes à Parakou, en janvier 2020, aux festivités de clôture du jubilé des 75 ans de l’évangélisation de notre  diocèse.

 

Sincères et profondes gratitudes à tout le diocèse de Nantes, à son pasteur, Mgr Jean-Paul JAMES et à ses prêtres. Merci au service diocésain du pèlerinage de Nantes, merci à toutes ces personnes qui nous ont accueillis chez elles ou qui ont participé de diverses manières à la réussite de notre séjour, merci à tous ceux qui constituent l’âme même de ce jumelage. De tout cœur, infiniment merci à tous.

 

Vive le jumelage !

 Père Christian DEGBE,

 Chargé du jumelage.

 

 

Nouvelles de Famille

 

-  C’est le mois de mai pour tous, et pour nous c’est un mois extraordinaire pour revaloriser la féminité et la maternité physique et spirituelle de la Vierge Marie,  épouse de St Joseph. La plaquette « La femme qu’il faut » pourra nous aider. Suivez les orientations données par la commission diocésaine pour l’organisation du Jubilé des 75 ans (cf. R. P. Edgard VIGAN).

 

-   Deux petits opuscules viennent de paraître : "Comment vaincre l’acédie, le démon de midi ?"  et "L’Eucharistie, messe orientée-messe désorientée". Veuillez toucher mon secrétaire particulier pour plus de renseignement.

 

-  Du 8 au 12 mai, fête du Séminaire N. D. de Fatima, j’exhorte vivement les fidèles chrétiens à participer généreusement aux festivités de cette maison de formation.

 

-  La délégation de Parakou était composée de 6 personnes. Ils sont tous revenus de Nantes enthousiastes. Vive les liens de jumelage. Merci tout plein à nos amis de Nantes. Pour nos 75 ans d’évangélisation en janvier 2020, nous attendons 75 personnes de Nantes.

 

-  Les J.M.J diocésaines se sont déroulées dans un climat de joie, de prière et d’enseignement. La procession des rameaux du Collège don Bosco au Sanctuaire a été festive et impressionnante.

 

-  Nous disons merci à nos amis montés de Cotonou pour les fêtes de Pâques : Madame Elise POGNON et Sylvie sa fille, Mme et Mr BATOKO Ousmane, Mme et Mr Edouard OUIN-OURO, Mme Rose PLIYA et sa fille Danielle, Dr Gisèle E. TOUDONOU et son époux.

 

-  Merci à Mme Lucile CORNET, fondatrice de la maison de l’Artémisia qui nous a rendu visite fin avril. Nous nous soutiendrons pour l’éradication du paludisme. En tout cas on essaiera.

 

Quelques Dates

 

1er  mai     : Fête de St Joseph, le travailleur. Sortie-détente du clergé à Tenonrou (Africae Munus).

 

2 mai       : A Providentia Dei.

 

5 mai        : 30 ans de la paroisse de Banikanni. Messe à 9h 30. 10 ans de la paroisse Saint Martin

 

                 de Papanè et Confirmations.

 

6-8 mai   : Permanence à Djougou

 

9 mai      : Rencontre avec les Séminaristes de N. D. de Fatima dans l’après-midi.

 

12 mai     : Journée mondiale pour les vocations. A Providentia Dei, messe à 9h. Rencontre des

 

                   séminaristes et formateurs. Quêtes impérée pour les vocations.

 

13-20 mai : A Ouagadougou pour rencontre des évêques de l’Afrique de l’Ouest, CERAO.

 

21-23 mai : Conférence Episcopale du Bénin au Séminaire de Tchanvedji.

 

15 mai       : Le Clergé invite tous ceux qui le peuvent à se rendre au Sanctuaire eucharistique pour

 

                  une messe de requiem pour Monseigneur Paul VIEIRA à 19h.

 

18-19 mai : Pèlerinage national des familles à Dassa. Nous attendons les inscriptions d’au moins 5  couples par paroisse.                             Bien vouloir s’adresser au R. P. Edgard VIGAN.

 

26 mai     : A 9h 30, messe et bénédiction de la grotte mariale sur la paroisse Marie-Auxiliatrice.

 

28 mai    : Conseil presbytéral à 9h 30 à l’Archevêché.

 

29 mai    : Mémoire de St Paul VI. Le Clergé diocésain fera du reboisement de 21 ha à Sanson.                 Départ à la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique.

 

 


  

 

Immagine correlata    La foi en Jésus-Christ, c’est sérieux. Evitons de vivre un christianisme dilué, émotionnel, syncrétique. Le Christ crucifié ce n’est pas de la plaisanterie. Imaginez que quelqu’un ajoute de l’eau dans le "tchouk" (bière locale artisanale) que vous lui offrez, tout le monde pensera qu’il n’est pas normal. Et s’il délayait dans le "tchouk" de l’akassa, en ajoutant le beurre de Karité et du sel, que dirait-on de lui ? De même, la foi en Jésus-Christ ne se dilue pas. Elle ne supporte pas de mélange. "Que la Croix du Christ soit notre seule fierté". Pour ce temps de carême, je recommande deux textes du Nouveau Testament : la méditation des béatitudes (Mt 5, 3-12) et le jugement dernier dans Mathieu chapitre 25. En faisant ainsi, je vous pousse à lire quelques extraits tirés de l’Exhortation apostolique du Pape François "Gaudete et Exsultate". "La carte d’identité du chrétien" ce sont les béatitudes. Devenir saint, c’est la vocation de tout le monde. C’est l’unique condition pour être des missionnaires authentiques et audacieux. Convertissons-nous et le Bénin vivra.

 

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu ».

 

87. Cette béatitude nous fait penser aux nombreuses situations de guerre qui se répètent. En ce qui nous concerne, il est fréquent que nous soyons des instigateurs de conflits ou au moins des causes de malentendus. Par exemple, quand j’entends quelque chose de quelqu’un, que je vais voir une autre personne et que je le lui répète ; et que j’en fais même une deuxième version un peu plus étoffée et que je la propage. Et si je réussis à faire plus de mal, il semble que cela me donne davantage de satisfaction. Le monde des ragots, fait de gens qui s’emploient à critiquer et à détruire, ne construit pas la paix. Ces gens sont au contraire des ennemis de la paix et aucunement bienheureux [73][1].

 

88. Les pacifiques sont source de paix, ils bâtissent la paix et l’amitié sociales. À ceux qui s’efforcent de semer la paix en tous lieux, Jésus a fait une merveilleuse promesse : « Ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9). Il a demandé à ses disciples de dire en entrant dans une maison : « Paix à cette maison ! » (Lc 10, 5). La Parole de Dieu exhorte chaque croyant à rechercher la paix ‘‘en union avec tous’’ (cf. 2 Tm 2, 22), car « un fruit de justice est semé dans la paix pour ceux qui produisent la paix » (Jc 3, 18). Et si parfois, dans notre communauté, nous avons des doutes quant à ce que nous devons faire, « poursuivons donc ce qui favorise la paix » (Rm 14, 19), parce que l’unité est supérieure au conflit.

 

89. Il n’est pas facile de bâtir cette paix évangélique qui n’exclut personne mais qui inclut également ceux qui sont un peu étranges, les personnes difficiles et compliquées, ceux qui réclament de l’attention, ceux qui sont différents, ceux qui sont malmenés par la vie, ceux qui ont d’autres intérêts. C’est dur et cela requiert une grande ouverture d’esprit et de cœur, parce qu’il ne s’agit pas d’« un consensus de bureau ou d’une paix éphémère, pour une minorité heureuse » ni d’un projet « de quelques-uns destiné à quelques-uns ». Il ne s’agit pas non plus d’ignorer ou de dissimuler les conflits, mais « d’accepter de supporter le conflit, de le résoudre et de le transformer en un maillon d’un nouveau processus ». Il s’agit d’être des artisans de paix, parce que bâtir la paix est un art qui exige sérénité, créativité, sensibilité et dextérité.

Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté !

 

« Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des cieux est à eux ».

 

91. Pour vivre l’Évangile, on ne peut pas s’attendre à ce que tout autour de nous soit favorable, parce que souvent les ambitions du pouvoir et les intérêts mondains jouent contre nous. Saint Jean-Paul II disait qu’« une société est aliénée quand, dans les formes de son organisation sociale, de la production et de la consommation, elle rend plus difficile la réalisation [du] don [de soi] et la constitution de [la] solidarité entre hommes ». Dans une telle société aliénée, prise dans un enchevêtrement politique, médiatique, économique, culturel et même religieux qui empêche un authentique développement humain et social, il devient difficile de vivre les béatitudes, et cela est même mal vu, suspecté, ridiculisé.

 

92. La croix, en particulier les peines et les souffrances que nous supportons pour suivre le commandement de l’amour et le chemin de la justice, est une source de maturation et de sanctification. Rappelons-nous que, lorsque le Nouveau Testament parle des souffrances qu’il faut supporter pour l’Évangile, il se réfère précisément aux persécutions (cf. Ac 5, 41 ; Ph 1, 29 ; Col 1, 24; 2 Tm 1, 12 ; 1 P 2, 20 ; 4, 14-16 ; Ap 2, 10).

 

93. Mais nous parlons des persécutions inévitables, non pas de celles que nous pouvons causer nous-mêmes par une mauvaise façon de traiter les autres. Un saint n’est pas quelqu’un de bizarre, de distant, qui se rend insupportable par sa vanité, sa négativité et ses rancœurs. Les Apôtres du Christ n’étaient pas ainsi. Le livre des Actes rapporte avec insistance que ceux-ci jouissaient de la sympathie « de tout le peuple » (2, 47 ; cf. 4, 21.33 ; 5, 13), tandis que certaines autorités les harcelaient et les persécutaient (cf. 4, 1-3 ; 5, 17-18).

 

94. Les persécutions ne sont pas une réalité du passé, parce qu’aujourd’hui également, nous en subissons, que ce soit d’une manière sanglante, comme tant de martyrs contemporains, ou d’une façon plus subtile, à travers des calomnies et des mensonges. Jésus dit d’être heureux quand « on dira faussement contre vous toute sorte d’infamie » (Mt 5, 11). D’autres fois, il s’agit de moqueries qui cherchent à défigurer notre foi et à nous faire passer pour des êtres ridicules.

 Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté !

 

LE GRAND CRITERE

 

95. Dans le chapitre 25 de l’Évangile selon Matthieu (vv. 31-46), Jésus s’arrête de nouveau sur l’une des béatitudes, celle qui déclare heureux les miséricordieux. Si nous recherchons cette sainteté qui plaît aux yeux de Dieu, nous trouvons précisément dans ce texte un critère sur la base duquel nous serons jugés : « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir » (25, 35-36).   

Pape François, Gaudete et Exsultate, sur l’Appel à la sainteté

     

 

ST JOSEPH, L’ECONOME DU BON DIEU

 

     Le carême est un temps pour se reconnecter à Dieu, se mettre à son écoute. En cette année de jubilé de nos 75 ans d'évangélisation, nous avons voulu faire de mars, le mois extraordinaire des papas catholiques et des Communautés Ecclésiales Vivantes de Base (CEVB). Un exemple exceptionnel à suivre : st Joseph à qui Dieu a confié la jeune Vierge de qui naîtra le Sauveur du monde. Le mois de mars lui est consacré. C'est vrai que l'Evangile ne dit presque rien de lui. Et pourtant c'est un grand saint. Voici ce qu'écrit de lui Jean-Jacques OLIER, Fondateur des Pères Sulpiciens : « L'admirable saint Joseph fut donné à la terre pour exprimer sensiblement les perfections adorables de Dieu le Père... Le Père s'étant choisi ce Saint pour en faire sur la terre son image, aussi faut-il considérer l'auguste saint Joseph comme "la chose" du monde la plus grande, la plus célèbre, la plus incompréhensible...». Même si Marie a conçu Jésus par l'opération de l'Esprit Saint, Joseph a été un authentique époux et un vrai père ; ce n'est pas un semblant de père. D'ailleurs Marie elle-même parle de Joseph à Jésus en disant "ton père" (Lc 2, 28). Et Joseph a exercé pleinement auprès de Jésus son rôle de père ; c'est une haute responsabilité. Elever un enfant c'est l'aider à développer les potentialités qu'il porte en lui. C'est éveiller sa conscience au bien, au beau, au vrai, à ce qui est juste. Joseph avait la haute charge de veiller sur l’enfant et sa mère. Non seulement il s’est préoccupé de nourrir Jésus, de le vêtir, de lui apprendre à aimer la Loi, il fallait aussi lui enseigner un métier. Jésus a passé par toutes ces étapes. Il a appris à être homme. Il ne faisait pas semblant. Il a réellement grandi "en sagesse, en taille et en grâce" (Lc 2, 52) sous l’autorité de Joseph et l’attention de Marie.

 

    Joseph nous émerveille. Soumis à la volonté de Dieu, il a d’abord pris chez lui Marie, son épouse, mais qui était déjà enceinte de l’Esprit Saint. Il a "géré" à la fois l'enfant d'un Autre, le Fils de Dieu, et aussi la Mère de ce même Dieu. Quel mérite ! Il a renoncé à tous ses projets personnels pour improviser un voyage houleux en Egypte, fuyant ainsi Hérode, le cruel. Admirons la foi de Joseph. Il a sauvé le Sauveur. Quel parfait protecteur, n’est-ce-pas ? Et l'Afrique a accueilli les membres de la Sainte Famille en réfugiés politiques. Les autres continents existaient ; mais Dieu a préféré, pour son divin Fils, la Terre la plus hospitalière. Par ce séjour insolite, la Sainte Famille a béni pour toujours le Continent africain qui ressemble, dans sa forme, à un cœur pauvre et riche à la fois.

 

    Joseph, à son retour sur la Terre Promise, ira habiter à Nazareth. De Nazareth, que peut-il sortir de bon? C'est là pourtant où Joseph a enseigné à Jésus le métier de charpentier et surtout la conscience professionnelle. L'importance d'un travail ne se mesure pas à l'argent qu'on en tire mais à la densité d'amour qu'on y met pour le bien commun. Joseph, quel serviteur humble, quel époux tendre, quel père protecteur toujours disponible ! Chantons sa grandeur. Imitons sa soumission au choix de Dieu.

 

    Après Jésus et sa Mère Marie, c'est Joseph qui, sur cette terre, a reçu la mission la plus délicate pour le salut de nos âmes. Dieu a une gratitude inépuisable envers lui. C'est pourquoi, il exauce volontiers les demandes qu'on lui adresse par l'intercession de saint Joseph. Profitons-en !

    Et comme le thème pastoral de cette année est l'autofinancement pour la mission d'évangélisation, n'oublions pas que Joseph porte un beau surnom : l'Econome du Bon Dieu. N'hésitons pas à lui demander les moyens dont nous avons besoin pour que l'évangile pénètre dans les cœurs, dans les villes, dans les hameaux. Prions aussi pour qu'il nous aide à trouver un toit, du pain, du boulot à ceux qui n'en ont pas. Qu’il nous aide à travailler pour Dieu avec esprit de détachement, enthousiasme et passion, sans jamais reculer devant les calomnies et les ingratitudes des hommes. N’oublions pas les couples et familles en "berne". Confions-lui tous les chantiers en souffrance. Il est invoqué comme la terreur des démons et le saint patron de l'Eglise. Que les Eglises domestiques et les CEVB prient Joseph pour avoir plus de punch dans la foi, l’espérance et l’amour.

+Pascal N’KOUE.                                     

Omnium Servus

 

 

Nouvelles de Famille

 

- Mars 2019 : mois extraordinaire de St Joseph, modèle des époux et des pères de famille. Réveil des CEVB. Veuillez travailler notre lettre ouverte aux papas catholiques.

 

- Revenir au Seigneur, c’est le but du carême. Que le décret des indulgences partielles nous y stimule en ce 75ème anniversaire de notre évangélisation. Allons au désert pour nous désintoxiquer. 

 

- Le mois dernier nous avons eu la joie de la visite d'une petite délégation de La Baule conduite par le P. Ursule AGBANGLA, prêtre fidei donum à Nantes. Merci à tous ceux qui ont accompagné le P. Christian WOROU revenu d’Avignon pour les funérailles de sa mère

 

- Prions pour le repos de l'âme du Père Patrice GBEGNITO qui nous a quittés de façon tragique le mois dernier. Que chaque prêtre célèbre une messe pour lui.

 

- Merci au Père Bernard MINVIELLE venu le mois dernier de Venasque (Institut N. D. de Vie) pour prêcher la retraite aux séminaristes de Providentia Dei, au Monastère du Kokoubou.

 

- Nous avons eu l'immense joie de revoir Mr Alpidio BALBO, Fondateur du Groupe Missionnaire de Merano, à l’occasion du 48ème anniversaire de la fondation. Un immense merci au G.M.M.

 

- Le mardi gras (5 mars) : tous les prêtres et consacré(e)s qui le peuvent sont invités à se retrouver vers 13h au restaurant de la Maison Diocésaine Saintes Marthe et Marie. C’est une première, ne ratez pas ce rendez-vous.

 

Quelques Dates

 

1-3 mars       : A Accra pour la prise de possession canonique de Mgr John B. KWOFIE.

 

1-2 mars       : Pèlerinage diocésain de l'Enfance missionnaire à Notre Dame de Komiguea.

 

4 mars         : Au sanctuaire marial de Dassa : messe d'au revoir de Mgr Jean-Benoît GNAMBODE.

 

5 mars          : Conseil Presbytéral à l'archevêché, à 9h 30.

 

6 mars          : Mercredi des cendres. Récollection au Séminaire N. D. de Fatima.

 

8-10 mars     : Rencontre nationale annuelle des Femmes Catholiques à Djougou.

 

10 mars        : 1er Dimanche de carême. Quête impérée pour l'UCAO. Messe à Bétérou.

 

12 mars         : Journée de formation continue pour le presbyterium  au Centre pastoral. Que les

 

                      prêtres viennent avec leurs vêtements liturgiques et leurs bréviaires.

 

13 mars       : Réunion du Conseil Catholique National de Santé au Centre pastoral.

 

                     Visite de l'école maternelle et primaire Frédéric Albert (Okédama).

 

17-19 mars  : Triduum sur toutes les paroisses en l’honneur de St Joseph.

 

17 mars       : Pèlerinage des marguillers au sanctuaire N.D. de Komiguea. Messe à 9h30.

 

19 mars       : Fête de saint Joseph. Au Grand Séminaire Providentia Dei.

 

                     A 19h : Messe à saint Joseph d’Alaga.

 

21 mars      : Messe dominicale à Kabo. Visite à Africae Munus de Ténonrou.

 

27 mars      : Conseil pour les Affaires économiques à 9h30 à l’Archevêché.

 

31mars        : Messe dominicale au Sanctuaire eucharistique à 9h30. Clôture du mois de St Joseph.

 



[73] La diffamation et la calomnie sont comme un acte terroriste : on jette la bombe, on détruit, et l’agresseur reste heureux et tranquille. C’est très différent de la grandeur d’âme de celui qui s’approche pour discuter face à face, avec une sincérité sereine, en pensant au bien de l’autre.

 

Le mardi 26 février 2019 a eu lieu à Tinré la cérémonie d’inauguration du bloc opératoire de l’Hôpital Ophtalmologique. Etaient présentes de hautes personnalités étatiques, civiles, autorités religieuses, chefs traditionnels et bien sûr nos généreux partenaires internationaux. Vous trouvez ici des extraits de mon allocution. Ce fut un événement solennel et convivial à la fois.

"… J’aurais tant aimé ne pas prendre la parole. En effet, que vais-je dire d’autre qui n’ait été déjà évoqué ? Que dois-je taire pour ne pas répéter ceux qui ont parlé avant moi? Ayant invité tout le monde,  avec toutes les personnalités ici présentes, si je ne dis aucun mot, personne ne me le pardonnera. Mon silence causerait beaucoup de supputations qui pourraient ternir l’éclat de cette belle fête. Avec cette inauguration, nous célébrons la fête de la solidarité, la fête de l’amour qui se traduit en faits et gestes concrets du don, du partage, d’engagement et pourquoi pas de foi en Dieu et en l’homme.

Mesdames et messieurs les représentants des organisations qui ont activement participé au financement de cette grande œuvre - permettez que je cite -

·        La Fondation Internationale des Lions Clubs d’Allemagne ;

·        La RTL (Wir helfen Kindern);

·        La Coopération Allemande dont l’Ambassadeur de l’Allemagne près le Bénin

·        Et CBM nos amis de toujours… Je vous dis merci pour cette nouveauté absolue.

Mais ! Qu’est-ce qu’il y a de nouveau dans cet hôpital ?

Un bâtiment flambant neuf de 600m2 bâti ; c’est le nouveau bloc opératoire qui est non seulement aux normes internationales en matière de chirurgie en général et de chirurgie de l’œil en particulier, mais aussi aux normes de sécurité de qualité de soins pour le patient et pour les praticiens. Bravo ! Désormais, cinq opérations chirurgicales peuvent s’y dérouler simultanément. Du jamais vu ! Mieux, il y a un compartiment réservé aux enfants. Extraordinaire ! Quelle attention pour eux !

Il y a aussi des équipements de la technologie de pointe. Je laisse parler ici la fiche que le Dr Paul AYEMONNA, Directeur de l’hôpital, m’a préparée. Je n’évoquerai que deux choses : 

"1. Le LASER YAG   (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation)

C’est un instrument de traitement qui a révolutionné le monde médical en général, et celui de l’ophtalmologie en particulier. Cet appareil émet une source lumineuse, proche de l’infrarouge, mince et fortement concentrée qui permet de traiter de nombreuses pathologies oculaires, les cataractes dits secondaires, certains cas de glaucomes, certains cas de tumeurs. Il est utilisé en micro chirurgie et offre les avantages suivants :

- permet les interventions chirurgicales de grande précision avec une ouverture minimale de l’organe ; parfois même, l’opéré peut rentrer chez lui le même jour ;

- les risques d’infection sont très réduits ;

L’opération avec le laser est complètement indolore.

Concrètement, les cas des opérations qui étaient évacuées sur Cotonou peuvent désormais être prises en charge à l'HOSAT en ambulatoire, c'est-à-dire que le patient n'a pas besoin d'être hospitalisé.

2. La table d'anesthésie générale.

C’est une table flambant neuf qui permettra désormais d'endormir les usagers et notamment les enfants de tous âges, en toute sécurité pour toutes interventions chirurgicales".

Chers partenaires, après vous avoir remercié pour la construction de ce bel édifice et pour les équipements, je vous dis encore merci surtout pour votre leçon de solidarité internationale et de générosité copieuse. Comment ne pas reconnaître que, derrière ces prestigieuses institutions et organisations que vous représentez, se retrouvent aussi des hommes et des femmes pauvres ou de modestes conditions de vie? Comment ne pas saluer ici la largesse de cœur de ces bienfaiteurs anonymes qui ont fait des sacrifices immenses pour vous permettre de mobiliser les ressources nécessaires au financement du Projet Santé Oculaire chez l’Enfant en général, et à la réalisation de l’ouvrage majestueusement implanté devant nous.

A tous ces bienfaiteurs  connus et discrets, je dis de tout mon cœur un million de mercis. Merci pour le sens du partage car, en ce temps de crise économique et financière, ce n’est pas évident de penser  à ceux qui sont loin, d’autant plus qu’il ne manque ni familles indigentes, ni enfants vulnérables dans vos propres pays. Vous avez fermé les yeux sur vos souffrances pour voler gratuitement au secours des détresses d’autres peuples que nous sommes... Dieu vous le rende au centuple…

 Je voudrais maintenant m’adresser aux agents de l’Hôpital Ophtalmologique Saint André de Tinré (HOSAT).

Monsieur le Directeur de l’hôpital et tout son personnel,

Voici pour vous un nouveau joyau. Désormais tout dépendra de vous que les malvoyants recouvrent la vue. Comme vous le savez, quand ça marche quelque part c’est grâce à l’homme. Quand ça échoue c’est à cause de l’homme. Rien ne réussit automatiquement. "Dieu qui nous a créés sans nous ne nous sauvera pas sans nous", dit st Augustin. Le secours de Dieu ne supprimera jamais l’effort de l’homme. La sagesse populaire enseigne que la différence entre un jardin potager où tout pousse bien et le désert où rien ne pousse, ce qui fait la différence ce n’est pas l’eau c’est l’homme qui y vit. Déjà dans l’Antiquité les Latins disaient "Labor omnia vincit improbus". La persévérance dans le travail obtient tout. Soyez donc méthodiques et persévérants. C’est une grande responsabilité qu’on vous confie. Si vous gérez bien ce trésor vous deviendrez des héros. Si vous le gérez mal vous deviendrez des zéros. Choisissez ! En tout cas, si vous échouez, je vous envoie tous à la CRIET (sourires). Il ne tient qu’à vous que cet investissement puisse réellement servir. Il ne tient qu’à vous que les bénéficiaires puissent en jouir correctement et dignement. Il ne tient qu’à vous que cet investissement puisse briller de l’attention due aux malades, ces privilégiés de Dieu ! Cultivez inlassablement les bonnes relations entre vous et recherchez toujours l’excellence. Donnez le bon exemple en matière de conscience professionnelle.

Je sais que vous pouvez et que vous travaillerez avec foi, détermination et abnégation. Je sais que grâce à cette infrastructure et avec tous ses équipements vous servirez Dieu avec plus de bonheur. Faites-le aussi avec compétence, sans distinction de race, d’origine, de religion … Il paraît que le Bénin après avoir été un désert de compétences est devenu désormais une mer, un océan de compétences. Prouvez-le ! Je reconnais avec une certaine fierté que l’Hôpital Ophtalmologique saint André de Tinré progresse et évolue  dans le bon sens. Mettons-nous davantage au travail pour la gloire de Dieu et la santé des hommes.

Mesdames et Messieurs les représentants des pouvoirs publics à différents niveaux (Ministres, Préfet, cadres supérieurs de l’administration béninoise), merci d’être avec nous.

Je voudrais faire un clin d’œil spécial aux maires de Parakou et de N’Dali, et aussi au Préfet du département du Borgou. Nous entretenons de bons rapports et je m’en réjouis. L’Eglise et l’Etat sont deux grandes institutions qui doivent s’entraider. Nous sommes au service des mêmes populations. Et nous avons intérêt à nous entendre. Merci pour la piste qui mène à l’hôpital que vous venez de recharger à vos frais. Un jour viendra, et ce sera très bientôt, vous y mettrez carrément des pavés. Je sais que vous y pensez, n’est-ce pas ? Cette information est seulement pour nos hôtes venus de loin.

Enfin, j’adresse mes chaleureux et sincères remerciements à ceux qui ont travaillé et qui travaillent encore pour la suite des travaux.

·        Merci et sincères félicitations au Père Ernest DEGUENONVO qui, outre ses charges pastorales de Vicaire Général, anime et active en permanence et avec efficacité la Coordination Diocésaine des Hôpitaux de l’Archidiocèse.

·        Merci au Dr Paul AYEMONNA, Directeur infatigable, imperturbable, inébranlable et cheville ouvrière de cet hôpital.

·        Sincères remerciements et hommage distingué à Madame Laure TAY de CBM, femme-visionnaire, tenace, persévérante, en un mot pierre angulaire du Projet Santé Oculaire chez l’Enfant (PSOE).

·        Mercis et encouragements à toute la vaillante équipe de ce Projet ambitieux.

·        Félicitations à tous les techniciens de différents grades, aux ouvriers, manœuvres, gardiens… Que la Vierge Marie, Santé des malades, intercède pour vous.

Et pour terminer, je déclare solennellement en ce jour 26 février 2019, Parakou capitale de la santé oculaire au Bénin. Que Dieu bénisse tous nos bienfaiteurs. Qu’il bénisse tous les malades qui viendront se faire soigner. Qu’il bénisse chacune et chacun ici présent. Qu’il vous accorde d’abondantes grâces. Et que cet hôpital ophtalmologique devienne le meilleur de toute l’Afrique ou tout au moins du Bénin. Vive Dieu ! Vive l’Eglise ! Vive la coopération internationale ! Je vous remercie.     

+ Pascal N’KOUE

Omnium Servus

                                                                                                             

 

Nouvelles de Famille

Avril c'est le mois extraordinaire des vocations. Bénissons le Seigneur ! La commission d'organisation du jubilé a préparé la feuille de route ad hoc. Adressez-vous au R. P. Edgard VIGAN.

La saison des pluies commence. Remplissez les espaces vides de pieds de moringa, de vernonia et de papayers. Sur la cour des établissements scolaires, plantez des neems (margousiers), des anacardiers, des jacquiers. Plantez et surtout entretenez.

- Prions pour le repos de l'âme de Léontine, la  maman de Sr Eulalie TAKANA, psp.

- Accompagnons de nos prières la délégation de notre diocèse qui fera le pèlerinage de Lourdes (France) avec le diocèse de Nantes. Vive les liens du jumelage.

- Le beau pagne du jubilé de nos 75 ans d'évangélisation est disponible au prix de 16.000 F la pièce. Ce pagne peut être déjà utilisé pour les sacrements. Les balles sont limitées. Les périphéries sont prioritaires

- Nous remercions vivement Mr Félix d'OLIVEIRA venu de Cotonou pour exposer au presbyterium son nouveau livre au titre suggestif : "Le Chrétien doit faire la politique autrement..."

- Le 12 mars 2019, Parakou a accueilli tous les Directeurs Diocésains de l'Enseignement Catholique pour une session de trois jours. Il y a de l'espoir!

- Nous remercions chaleureusement Mr Noël KOUSSEY, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin près le Niger, le Mali et le Burkina. En effet le 19 mars 2019, fête patronale du Séminaire Providentia Dei, il est venu entretenir les séminaristes sur son parcours (séminariste, révolutionnaire, communiste, et sa vie présente comme une nouvelle naissance dans la foi en Jésus-Christ).

- Le R. P. Dominique ADJE est nommé Aumônier diocésain de la Fraternité N. D. de Montligeon.

- Le R. P. Aimé NATTA est nommé Aumônier diocésain de la chorale Ditammari.

- Le R. P. Parfait AGONHE est nommé Aumônier diocésain de la Communauté Fraternelle Emmanuel.

- Du 18 au 24 novembre 2019, il y aura un Congrès Panafricain à Ouagadougou sur la miséricorde divine. Nous y sommes tous invités.

- Pour le repos éternel de Mgr Paul VIEIRA, je demande à chaque prêtre de célébrer au moins trois messes. Merci de le faire. Le Seigneur vous le revaudra.

Quelques Dates

3-4 avril : A Djougou pour les obsèques de Mgr Paul VIEIRA, décédé le 21 mars 2019 en Italie.

7 avril    : Messe dominicale à Tchatchou

13-14     : Grand rendez-vous des jeunes (J. M. J.) au Centre de Formation Don Bosco. Nous attendons au

                 moins deux mille jeunes. Le thème est : "jette tes béquilles et marche".

14 avril  : Dimanche des rameaux au Sanctuaire du Christ Rédempteur. La messe aura lieu à 11h. La

                 procession partira du Centre Don Bosco à 10h 30.

16 avril  : Formation continue du clergé au Centre Pastoral. Que les prêtes viennent avec leurs vêtements

                 liturgiques et leurs bréviaires.

17 avril  : Messe chrismale à la Cathédrale à 9h 30. Pour les agapes fraternelles, Prêtres et consacré(e)s se

                 retrouveront au restaurant de la maison diocésaine. Ce sera très sympathique.

18 avril  : Jeudi Saint, Messe in Cœna Domini au Grand Séminaire Providentia Dei. Quête impérée pour

                 l'Œuvre Pontificale Missionnaire.

19 avril  : Vendredi Saint. Grand Chemin de Croix au Sanctuaire eucharistique suivi de la célébration de

                 la Passion à 15h. Quête impérée pour les Lieux Saints (Israël et Palestine).

20 avril  : A 22h 30 célébration de la Vigile Pascale à la Cathédrale.

21 avril  : A 9h : Dimanche de Pâques au Monastère l'Etoile Notre Dame. Quête impérée pour la santé des

                prêtres diocésains. CHRIST EST RESSUSCITE ! BONNE FETE DE PAQUES. ALLELUIA !

22 avril  : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.

24 avril  : A 9h 30, Conseil Presbytéral à l'Evêché.

28 avril  : Dimanche de la divine miséricorde. Messe à Kabo. Visite à Ténonrou (Africae Munus).

 

 

 

 

 

DECRET DE L’INDULGENCE PARTIELLE

 

ACCORDEE POUR L’ANNEE DU JUBILE DES 75 ANS D’EVANGELISATION DE PARAKOU

 



 «L'indulgence est la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l'action de l'Eglise. L'indulgence est partielle ou plénière, selon qu'elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour le péché».

 

     Pour comprendre cette doctrine et cette pratique de l'Eglise il faut voir que le péché a une double conséquence. Le péché grave nous prive de la communion avec Dieu, et par là il nous rend incapables de la vie éternelle, dont la privation s'appelle la « peine éternelle » du péché. D'autre part, tout péché, même véniel, entraîne un attachement malsain aux créatures, qui a besoin de purification, soit ici-bas, soit après la mort, dans l'état qu'on appelle la «peine temporelle» du péché. Catéchisme de l’Eglise Catholique, Vatican 1997, nouvelle édition n° 1471-1472.

 

     A l’occasion de la célébration du Jubilé des 75 ans d’évangélisation du diocèse de Parakou, et durant tout le temps du jubilé, nous Monseigneur Pascal N’KOUE, Archevêque dudit diocèse, accordons les indulgences partielles à tous les fidèles de l’Eglise de Parakou qui sont à l’intérieur et à l’extérieur du diocèse. Ainsi, tout fidèle laïc consacré, prêtre, qui aura, avec dévotion et piété, posé les actes de l’indulgence et accompli les œuvres indiquées, gagnera pour lui-même, ou pourra appliquer aux défunts par mode de suffrage, les indulgences partielles (cf. can. 992-994).

 

1-  Les actes à poser :

 

· Faire la confession sacramentelle individuelle pour être en état de grâce.

 

· Recevoir la sainte communion.

 

· Prier 1 Pater Noster + 1 Ave Maria + 1 Gloria Patri pour la conversion des fidèles du diocèse de Parakou "en sortie missionnaire". Prier aussi aux trois intentions particulières de l’Evêque : Pour les familles, l’éducation scolaire et les vocations surtout dans les périphéries.

 

2-  Les œuvres à accomplir :

 

· Faire un pèlerinage sur l’un des cinq sites suivants :

 

- La Cathédrale St Pierre et St Paul

 

- Le Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’homme

 

- Le Sanctuaire Notre Dame de Komiguea

 

- Le Monastère l’Etoile Notre Dame (Cisterciennes)

 

- Le Monastère Notre Dame du Kokoubou (Cisterciens)

 

- Le Grand Séminaire Providentia Dei.

 

· Réciter en ces lieux 1 Credo + 1 Pater Noster + la Prière du Jubilé, et si possible y participer à la messe et y communier. Ajouter un geste de charité ou de générosité, selon vos possibilités.

 

     Que l’intercession de la Vierge Marie, Notre Dame de Komiguea, Reine des Familles nous obtienne du Dieu miséricordieux, par Jésus Christ et dans l’Esprit Saint, la rémission des peines temporelles dues aux péchés commis et confessés, et d’abondantes grâces en cette sainte année jubilaire.

 

 

+ Pascal N’KOUE

Archevêque de Parakou

 

      Donné à Parakou, le 10 janvier 2019 fête de Notre Dame de Komiguea, en l’année du Jubilé de nos 75 ans d’évangélisation.

 

 

                                                                                                                                

 

N. B. Ces indulgences ne concernent que les baptisés, fils et filles du diocèse, en état de grâce, c’est-à-dire sans péché capital. Les indulgences plénières, prérogative exclusive du Saint-Père, seront accordées aux trois derniers jours suivants : les 10, 11 et 12 janvier 2020. Nous reviendrons là-dessus dans une autre Vie Diocésaine, quand nous aurons reçu la bénédiction du Pape.

 

Lettre d’invitation de l’Evêque de Nantes (France)

 

     L’Evêque de Nantes Mgr Jean-Paul JAMES fait un beau cadeau à notre famille diocésaine pour booster les liens du jumelage entre nos deux diocèses. Il invite une dizaine de personnes à se joindre à ses diocésains pour un pèlerinage marial à Lourdes qui aura lieu du 8 au 13 avril. C’est une première et on ne se fera pas prier. Lisez vous-mêmes sa lettre datée du 23/10/2018: les noms des ouvriers de l’évangile qu’il nous a envoyés ou que nous lui avons envoyés témoignent que ça bouge de part et d’autre.

 

     Cher Monseigneur,

 

     Au cours de l’été sont rentrés de Parakou, successivement, le Père Benoit Luquiau, puis le Père François Renaud, puis le Séminariste nantais, Benoit de Vasselot. Je vous remercie beaucoup de l’accueil qu’ils ont reçu dans l’archidiocèse dont vous êtes le pasteur. Je vous suis très reconnaissant du temps que vous avez consacré à chacun, des missions que vous avez données au Père Luquiau, aujourd’hui curé de la paroisse Sainte Catherine du Petit Port à Nantes.

 

     Les voyages entrepris par plusieurs paroissiens de Sainte Anne de Goulaine avec le Père Aubin et de la paroisse des Saints Evêques de Nantes avec le Père François Xavier disent la volonté de poursuivre ce partenariat entre nos deux diocèses. Une histoire commune se tisse, des liens se renforcent. Tout cela est réjouissant.

 

     Dans cet élan, je me permets une proposition qui est une invitation. Le diocèse de Nantes vit, chaque année, un pèlerinage à lourdes avec jeunes, adultes, personnes malades et handicapées. Nous sommes plus d’un millier à nous y rendre. C’est vraiment un moment important pour tous les participants du diocèse, temps fort spirituel près de Notre-Dame de Lourdes et de Sainte Bernadette, mais aussi occasion de faire grandir la fraternité entre groupes très différents.

 

     Je serais heureux de partager cette expérience avec vous-même et des catholiques de votre diocèse. Nous pourrions envisager de vous accueillir à Nantes et nous partirons ensemble de Nantes à Lourdes. Il pourrait y avoir dans votre délégation, des adultes mais aussi des jeunes, des prêtres avec des laïcs. Ce serait pour eux l’occasion de découvrir les sanctuaires et le message de Lourdes dans le cadre d’un pèlerinage français, de participer aux célébrations du diocèse mais aussi  internationales, et de vivre dans des lieux d’accueil (souvent des hôtels) avec les chrétiens de Nantes. Qu’en pensez-vous ?

 

     En 2019, le pèlerinage à Lourdes se déroule du lundi 8 Avril au samedi 13 avril (sachant que le lundi et le samedi sont consacrés au voyage en car). Je sais qu’un tel projet exigerait des démarches administratives. Mais, de ce point de vue, il y a déjà l’expérience des JMJ de Cracovie.

 

     Je puis vous dire que ce serait une grande joie de vivre avec une délégation de Parakou ce pèlerinage. J’attends vos réactions à l’invitation que je vous adresse.

 

     Vous remerciant encore de l’accueil des différents groupes et personnes à Parakou, je vous assure, Monseigneur, de ma profonde et fraternelle communion et vous souhaite de bonnes fêtes de Toussaint.

 

                                                                                                                               +Jean-Paul JAMES

 

                                                                                                                                 Evêque de Nantes

 

            Consacrés, vous êtes la garde rapprochée du Christ

 

(Extraits de l’homélie du 4 février 2018, à Bétérou)

 

     …Je vous remercie pour ce que vous êtes et ce que vous faites pour le Seigneur et son peuple. Je remercie chaque Institut et chaque personne consacrée, chacune dans son propre charisme. J’inclus les moniales, les moines, les postulants et novices. Comment ferait le diocèse de Parakou et même l’Eglise universelle s’il n’y avait pas des personnes consacrées ?

 

     Pour le monde profane, les consacrés sont ceux qui ne sont pas mariés et qui vivent sans liens conjugaux. Ce n’est pas faux. Mais je préfère la définition du Pape François : "Les religieux, hommes et femmes, sont des consacrés au service du Seigneur, dans l’Eglise. Ils vivent dans la pauvreté, avec un amour chaste qui les conduit à une paternité et une maternité universelle. Ils vivent dans l’obéissance qui n’a rien de militaire, car ici il s’agit d’une soumission du cœur c’est-à-dire quand la chose n’est pas claire, on dialogue. Mais après le dialogue, il faut obéir".

 

     En effet, la vie consacrée repose sur le premier des sept (07) sacrements c’est-à-dire le baptême, qui est la porte de tous les autres sacrements. La consécration à Dieu est commune à tous les baptisés. Mais vous êtes la garde rapprochée du Christ. Vous avez choisi dans l’Eglise de suivre le Christ de plus près. Vous devez être des baptisés de qualité supérieure. Votre appartenance à l’Eglise doit être claire et solide. On ne devient pas disciple du Christ pour être un feu éteint mais pour être lumière du monde. Ne vous cachez donc pas. Portez haut l’étendard du Christ, portez sans honte vos insignes respectifs. Portez vos robes, vos voiles, vos habits de personnes consacrées. Soyez lumière dans ce diocèse. Je dirais même plus, soyez comme des pyromanes qui mettent partout le feu de l’amour de Jésus-Christ ; cet amour est humble et doux. Rappelez-nous ce cri poignant de Yahvé : "Soyez saints comme moi Yahvé je suis saint"

 

     Ces dernières années, beaucoup d’Instituts se sont plaints quelques fois de ne pas avoir beaucoup de vocations. Le secret pour avoir des vocations c’est la prière dans la confiance la plus totale. "Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson"… Moins on prie, plus on s’expose à l’Ennemi. Moins on prie, plus on s’agite dans tous les sens. Moins on prie, plus on se refroidit et on n’a plus le souci des choses de Dieu. Moins on prie, moins on évangélise. On somnole et on s’endort. Plus on prie, plus on est fort pour évangéliser. Priez donc, c’est-à-dire priez avec foi. Il s’agit de cette foi grosse comme un grain de quinquélibat mais qui fait déplacer les montagnes. Priez avec foi signifie soignez votre prière intérieure et communautaire. Priez avec foi signifie écouter le Seigneur dans le silence du cœur et lui parler en faisant attention à ce qu’on dit. Evitez de réciter des formules toutes faites à la va-vite et de façon distraite. Le lieu de prière doit porter au recueillement. Ce n’est pas le moment de s’agiter dans tous les sens comme celui qui a piqué une crise de démangeaison, ni le moment de bâiller bruyamment, ni de crier en chantant. Le portable doit être éteint ; toute autre activité doit s’arrêter. On ne peut pas servir deux maîtres à la fois. "Dieu seul suffit".

 

 

+Pascal N’KOUE.               

Omnium Servus

 

     Revenez donc à l’oraison, aux offices bien chantés sans tapage, à la prière calme et paisible, aux actes de charité sincères que j’appelle la foi active, et on s’étonnera des résultats. Car là où la foi est vivante, les relations dans les communautés redeviennent fraternelles, les gestes de solidarité sont rassurants et spontanés. Et les vocations fleurissent. Si Jésus est allé si loin dans l’évangélisation c’est parce qu’il priait sans cesse. C’est l’arme la plus efficace contre les forces du mal. C’est-à-dire que plus on est disponible pour l’œuvre du Père, plus il agit en nous, par nous, avec nous et pour nous…

 

 

 

 

Nouvelles de Famille

 

- Février c’est le mois extraordinaire des malades, des personnes âgées, des handicapés : allons vers eux.

 

- Mille mercis aux bienfaiteurs du Grand Séminaire Providentia Dei pour le mini-bus de 15 places qu’on vient d’acquérir. C’était une nécessité.

 

- Mille mercis à Françoise BIGOT, Assistante générale de la branche féminine de l’Institut N. D. de Vie, qui nous a visités le mois dernier en compagnie de trois autres sœurs.

 

- Merci pour l’accueil que vous réservez sur les paroisses aux promoteurs de l’artémisia. De "Noël sans palu" on voudrait passer au slogan "Ecoles catholiques sans palu". Les jardins existent déjà ; il suffit de leur donner une nouvelle vocation. Il faudra aussi qu’on se tourne vers les foyers et centres de santé…

 

- L’économat rappelle aux prêtres diocésains les 6000 F de cotisation par mois pour leur retraite.

 

- Félicitations au R. P. Bernard de C. TOHA osfs, élu Provincial (France-Côte d’Ivoire-Bénin). Prions pour lui et pour sa nouvelle mission.

 

- Félicitations à Mgr Bruno VALENTIN Evêque auxiliaire de Versailles et à Mgr Benoît BERTRAND, évêque nommé de Mende. Prions pour eux. J’espère qu’ils trouveront le temps de nous visiter encore.

 

- Du 12 au 22 février, plusieurs amis de La Baule (diocèse de Nantes) viendront nous visiter. Quelle joie !

 

- Un nouveau bloc opératoire digne de ce nom vient d’être construit à l’Hôpital Ophtalmologique de Tinré avec une capacité d’accueil de 100 lits. Désormais, plus de soucis pour nos yeux. Toutes les interventions sont à des coûts sociaux. Pour les enfants de 0 à 5 ans la consultation est gratuite.

 

- Voici un passage de la lettre du Cardinal R. SARAH aux évêques du Bénin après son passage à Cotonou en août 2018 : "De retour à Rome, je tiens à vous remercier… En tant que Préfet du Dicastère chargé du Culte divin, je me permets de formuler la remarque suivante : il me semble qu’il serait opportun et urgent que les évêques du Bénin essaient de mieux encadrer les déroulements de la Sainte Liturgie et former les chorales à leur rôle spécifique. Elles ne doivent pas chanter tout le temps ; le silence est aussi éminemment liturgique. Il faut éviter le spectacle, les applaudissements et les discours. Ce n’est pas le lieu pour remercier (par des discours interminables) les personnalités. L’unique discours à la Messe est l’homélie bien préparée, nourrissante et limpide. Il est important d’éduquer les chrétiens à la liturgie, à la sobriété et au silence devant Dieu″.   

 

 

 

Quelques Dates

 

1-5 fév.             : Dans le diocèse d'Avignon.

 

2 fév.              : Journée mondiale de la Vie Consacrée. Fête des Consacré(e)s au sanctuaire de Bembèrèkè. 

 

4-8 fév.             : L’Assemblée plénière de l’Union du Clergé Béninois se tiendra à Ouidah (St Gall).

 

7 fév.                : Retour à Parakou.

 

9 fév.                : Marathon salésien. Ce marathon du jubilé des 75 ans d’évangélisation sera spécial.

 

9-10 fév.           : Pèlerinage marial du secteur paroissial de Papané.

 

11 fév.              : Fête de Notre Dame de Lourdes. Journée mondiale des malades. Recommandons les

 

                           malades et personnes âgées au Seigneur crucifié et glorifié. Allons vers eux.

 

12 fév.              : Conseil presbytéral à 9h30 à l'Archevêché.

 

13 fév.              : Réunion extraordinaire de la Conférence Episcopale du Bénin à Dassa (9h30).

 

16 fév.              : A 9h 30 célébration eucharistique à Titirou pour les 10 ans de création de la paroisse.

 

17 fév.              : Messe dominicale à Kabo.

 

20 fév.              : Formation de tous les prêtres sur le réveil des CEVB au Centre pastoral à 9h30.

 

24 fév.              : Messe dominicale à Tourou.

 

26 fév.              : Inauguration du bloc opératoire à l'hôpital ophtalmologique de Tinré. Un immense merci

 

                           aux bienfaiteurs et à l’équipe de l’hôpital.

 

27-1 mars         : A Accra pour la prise de possession de Mgr John KWOFIE, nouvel Archevêque.

 

Bible

Liturgie

Agenda Diocésain

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30

Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin