Le cantique de Marie ou le Magnificat dans un contexte de joie et d’humilité : 

Le texte contient de multiples références à l'Ancien Testament, notamment au Premier Livre de Samuel et aux Psaumes. Il se situe au centre de l'épisode de la Visitation, qui marque formellement le passage du cycle du Baptiste à celui de Jésus et, sur le fond, de l'Ancienne à la Nouvelle Alliance.

Le Cantique de Marie ou encore le Cantique de la Vierge se nomme  Ode de la Théotokos dans la tradition byzantine.

 Le contexte du Magnificat est celui du récit de la Visitation ; ce contexte est celui d’un extraordinaire dialogue sans paroles de deux enfants dans le sein de leur mère, enfants-prophètes qui tressaillent de joie l’un à l’égard de l’autre. Les merveilles que chante Marie, elles lui sont d’abord données, en sa chair et son cœur.

Marie parcourt son chemin prophétique en hâte portant en elle le Messie et la joie messianique, la Bonne Nouvelle, source de joie. C’est un cheminement de foi (Lc 1,39-45.56).

Après s’être dite, en toute liberté, servante du Seigneur, la fille de Sion, aussitôt se met en route. En effet, le service du petit, du faible n’attend pas. Elisabeth bénit Marie et l’enfant qu’elle porte puis prononce sur elle la première béatitude celle de la foi : « bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur » (Lc1, 45). 

Elisabeth comme Marie, toutes deux femmes formées par les Ecritures, ont souvent prié avec le psalmiste : « Heureux qui craint le Seigneur et marche en ses voies ». Elles sont heureuses toutes les deux, heureuses de la joie qui leur est donnée par la présence de Dieu. 

Marie exalte le Seigneur, le Dieu des pères, qui a fait des merveilles pour elle. Puis elle dévoile la manière dont Dieu agit : les petits, les « anawim » sont les préférés tandis que les riches, ceux qui se passent facilement de Dieu, qui comptent sur leurs forces, leurs richesses, seront écartés.

Le Magnificat exprime une profonde joie, une réponse joyeuse, une reconnaissance pour la maternité virginale, reconnue pour sa situation de pauvre, de servante (ancilla) d’esclave. Le tout selon elle est l’œuvre de Dieu Saint, l’auteur de la loi de compensation (Lc1, 51).

Le Magnificat est vraiment un petit traité de spiritualité, dix versets dans lesquels l'essentiel de la foi est indiqué de manière très sobre.

« Par la bouche de Marie, renchérit le Cardinal Jean-Marie LUSTIGER, c’est l’Église entière qui parle, l’Église concrète constituée "d’âge en âge", de "génération en génération" par ces hommes et ces femmes qui se sont succédés dans l’histoire et dont nous faisons partie. »

Déjà lorsque Marie répond à l’Ange à l’Annonciation qu’elle est ‶la servante du Seigneur″, "son humble servante″ dans le Magnificat, ce mot éveille immédiatement en résonance le "Serviteur" tel qu’Isaïe le décrit, à la fois Israël, un peuple, et le Messie, "le" Serviteur souffrant dont il est écrit : "C’était nos souffrances qu’il portait, nos péchés dont il était accablé. Nous le croyions châtié, humilié, mais il nous apportait la rédemption, la libération et la guérison" (cf. Is 53, 4-5).

Martin Luther encore Catholique écrit ceci : « L'humilité est la plus haute de toutes les vertus et personne ne s’estime humble et ne s’en glorifie sinon celui qui déborde d’orgueil. Dieu seul reconnaît l’humilité ; lui seul la juge aussi et la révèle en sorte que l’homme n’en sait jamais moins sur l’humilité que lorsqu’il est vraiment humble « (p. 65). Autrement dit, la vraie humilité ne sait pas qu'elle est humble et la fausse humilité ne sait pas qu'elle est orgueilleuse. »

« Selon Saint Ignace de Loyola, il y a trois degrés de l'humilité. Son premier degré est de tout faire pour éviter le péché mortel, son second degré est de tout faire pour éviter le péché véniel, son troisième degré, est de préférer ce qui fait ressembler davantage au Christ. Il renchérit : « en disant que  si nous voulons imiter la Vierge, nous devons nous recommander à elle, comme étant toute puissante auprès de son Fils, et ensuite réciter l'Ave Maria, le Salve Regina, le Magnificat etc. .» (Saint Ignace de LOYOLA, fondateur des Jésuites, Les Exercices spirituels). 

Cette phrase de saint Alphonse DE LIGUORI nous situe sur la foi de Marie.

« La foi de Marie surpassa celle de tous les hommes et de tous les anges ensemble. Elle voyait dans son Fils couché dans la crèche le Créateur du monde. Elle le voyait fuir la fureur d’Hérode, et elle le reconnaissait pour le Roi des rois. Elle le vit naître, et elle le crut éternel. Elle le vit pauvre, manquant même du nécessaire, et néanmoins elle le crut Maître de l’univers. Elle le vit couché sur la paille, et sa foi lui dit qu’il était le Tout Puissant. Elle le vit qui ne parlait point, et elle crut qu’il était la Sagesse éternelle même. Elle l’entendit pleurer, et elle crut qu’il était la joie du paradis. Enfin, elle le vit, abreuvé d’outrages, mourir sur la croix, et tandis que la foi de tous les autres chancelait, Marie crut toujours fermement qu’il était Dieu. » 

Saint Bernard de Clairvaux a été appelé « chantre de la Vierge Marie » ; il dit « En pensant à elle, on ne se trompe pas. Si elle tient par la main, tu ne tomberas pas. Si elle te protège, tu ne craindras pas. Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but. Marie est cette noble étoile dont les rayons illuminent le monde entier, dont la splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers » (Le Pèlerin)

« Il me semble que ce qui caractérise Marie, la Femme par excellence, c’est la qualité de sa présence, différente selon les situations. Marie est toujours là auprès de son Fils, de l’Eglise, à tout moment, disponible, accueillante, toute donnée. Je crois que Marie, par ce qu’elle est, peut nous montrer comment devenir les disciples missionnaires de son Fils » (La Joie de l’Evangile, Evangeliigaudium, n : 284

Avec Jésus et sa sainte Mère Marie, soyons tous missionnaires !

R.P. Cosme AJOMALE

Directeur National des O.P.M

 

Quelques dates

1er Nov. : Fête de la Toussaint. Remercions à profusion les saints du ciel, l’Eglise triomphante. Ils nous font tant de bien. Messe au séminaire Propédeutique Mgr R. Chopard-Lallier.

2 Nov. : Commémoration de tous les fidèles défunts. Les prêtres sont vivement exhortés à célébrer trois Messes le 2 novembre (cf. Incruentum altaris sacrificium, du PapeB enoît XV, 10 août 1915).

 

6 Nov. : Messe dominicale à Titirou.

11-12 Nov. : Visite du R.P. Leonardo di MAURO, Directeur de la CEI (Rome).

13 Nov. : A 10h : Dédicace de l’église paroissiale de Papanè. Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo donnera l’homélie.

14-19 Nov. : Tournée de l’IAJP dans notre diocèse pour le projet éducatif dans les écoles.

18-19 Nov. : A Porto-Novo, clôture des jubilés des O.P.M.

20 Nov. : Fête du Christ-Roi à Komiguéa. 37ème journée mondiale de la jeunesse dans les l’Eglises particulières. Au niveau international ce sera à Lisbonne (Portugal) du 1er au 6 août 2023.

21 Nov. : Journée mondiale de l’enfance.

22 Nov. : Conseil presbytéral à la Maison Diocésaine à 9h30. 

24 Nov. : A 19h15 : Rencontre avec les séminaristes au séminaire N.D. de Fatima.

25-26 Nov. : Visite de Mme Nadine ALBRECHT de Kindermissionswerk (Allemagne).

26 Nov. : Ordinations presbytérales à la Cathédrale.

27 Nov. : 1er dimanche de l’Avent. La fête de Noël approche. Pour se préparer comme il faut, vous trouverez à la curie un opuscule intitulé ‶Pour mieux célébrer Noël″. Messe dominicale à GAH-NON.

28 Nov. : A Dassa pour l’Assemblée Générale des Supérieur (e)s Majeur(e)s du Bénin.   

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