En Occident, Ambroise et Augustin utilisent l’image de Dieu comme auteur des Écritures. Cette formulation est née pour combattre les hérésies dualistes : gnosticisme, marcionisme et manichéisme. Ce qui rapproche de telles hérésies était la tendance à opposer l’AT au NT comme s’ils étaient deux diverses révélations imputables (dues) à deux principes divers et opposés : l’ATserait œuvre de Satan et le NT œuvre de Dieu.

Les Pères répondent que Dieu est l’auteur de l’AT et du NT, puisque le Nouveau est présent dans l’Ancien, et l’Ancien est présent dans le Nouveau :

« In Vetere Novum latet, in Novo Vetus patet » (= dans l’Ancien se cache le

Nouveau, dans le Nouveau se fait clair l’Ancien).

Le terme ‘auteur’ entre ensuite dans la théologie et dans le magistère (il sera, en fait repris par les conciles de Florence, Trente, Vatican I, par Providentissimus Deus et par Vatican II)1. Mais les Pères ne le comprennent pas au sens de Dieu-auteur littéraire de l’Écriture. Pour comprendre le sens du terme ‘auteur’, il faut faire recours à son étymologie. Auctor dérive du verbe augere qui signifie : accroître, promouvoir.

Le substantif auctor référé à Dieu a donc le sens de : celui qui pousse, par le truchement de son Esprit, l’écrivain dans l’œuvre de réalisation de l’Écriture.

Avec le terme auctor jusqu’à Trente l’intention était de dire que Dieu est à l’origine aussi bien de l’AT que du NT2. Entre le XIXème et le XXème siècle par contre, les théologiens l’ont compris au sens de ‘auteur littéraire’

 Abbé Éphrem Dannon

 

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