1- Nous avons eu peur. Plus exactement, on nous a fait peur de façon irraisonnée. La fermeture des lieux de culte à cause de Coronavirus n’a rien réglé, puisque les marchés et les fêtes ont continué à s’animer comme si de rien n’était. Les masques rendus obligatoires protégeaient peut-être, mais on respirait mal. Et surtout, on inspirait le gaz carbonique qu’on rejetait. C’est contraire à l’hygiène élémentaire. Au niveau social, le pouvoir d’achat a beaucoup baissé. Des emplois ont été perdus. Le chômage technique a frappé plusieurs entreprises. Le paludisme, notre redoutable ennemi sanitaire, a sévi davantage non seulement à cause de la rareté des moustiquaires, mais aussi à cause de la peur de se rendre dans les Centres de santé où les virus étaient supposés loger. Pendant le moment le plus critique, on ne parlait que du Coronavirus. Les autres maladies (hypertension, paludisme, grippe, diabète, hépatite, fièvre typhoïde…), comme par miracle, avaient subitement disparu. Par conséquent, on ne mourait que du Coronavirus. Hum !

2- C’est le cas de dire qu’on ne savait plus à quel saint se vouer puisque pour démêler le vrai du faux, il fallait réunir plusieurs spécialités. Et encore ! Les grands scientifiques et grands professeurs censés nous éclairer et nous rassurer balbutiaient, tâtonnaient et même se contredisaient. "Tot homines, tot sententiae" : autant d’hommes autant d’opinions, auraient dit les Latins. Face à ce chaos, la sagesse a recommandé qu’on redouble de confiance envers notre Créateur. Il a tout mis dans la nature pour notre bonheur. 

3- En tout cas, la surenchère de la peur a fait fonctionner à outrance l’instinct de conservation. Et nous nous sommes occupés directement de notre santé. Qu’est-ce qu’on a pu boire, croquer, mâcher, ingurgiter, avaler ! On s’est tourné résolument vers la pharmacie du Bon Dieu : les plantes, les feuilles, les écorces, les racines, les recettes de grand-mère en infusion et en décoction. On a "ressuscité" en catastrophe cette médecine ancestrale négligée et même abandonnée au profit des médicaments pharmaceutiques censés plus efficaces, et à effet rapide, mais plus chers et plus toxiques. Les vendeurs d’épices et d’agrumes ont fait grimper allègrement les prix : gingembre, ail, curcuma, poivre, piment, citron etc. Je rappelle que les médias, unanimement, nous faisaient croire que c’était la fin du monde. Et comme personne n’était prêt à faire ce voyage de non retour, on s’est battu et débattu dans tous les sens. Contrairement aux pronostics tristement lugubres sur nous, le Continent africain a mieux résisté que d’autres. Dieu a eu pitié de nous, les démunis des systèmes sanitaires fiables. C’est de Lui qu’est venu notre salut. J’encourage l’Afrique et même chaque Africain à remercier Dieu et à prendre désormais notre santé en main. Mais pas n’importe comment. Pas en rangs dispersés. Pas en désordre. Cela est possible.

4- L’ancêtre de la médecine nous rassure en ces termes : "Les maladies résultent des diverses altérations des humeurs qui proviennent des aliments, des boissons, des fatigues, des blessures (psychiques), du chaud, du froid, quand le corps est affecté hors de propos ou d’une façon inaccoutumée, ou trop fortement ou pas assez… Or, il est possible d’acquérir, sans être médecin, bien des connaissances sur tous ces sujets" HIPPOCRATE (Médecin grec, V Siècle avant J.C.). Intéressons-nous donc aux plantes médecinales que le Créateur a mises à notre disposition.

5- "Les recommandations récentes de l’Organisation Mondiale de la Santé vont dans ce sens en demandant aux pays en développement d’étudier leurs médecines traditionnelles et de promouvoir l’usage des plantes médicinales dans les programmes de santé" informe le Dr Jean-Pierre WILLEM. Enfin ! On peut recourir à la médecine traditionnelle, aux richesses longtemps négligées! Évidemment dans un contexte scientifique.

6- Revenons sur la crise sanitaire de la Covid-19. Ce fléau nous a pris au dépourvu. Les chiffres sur le décompte des morts ont été manipulés à dessein. Nous étions informés continuellement avec un cynisme bien calculé. Et la confiance aveugle que nous avions envers les institutions médicales occidentales a été fortement ébranlée. Le mythe du Nord invincible et sauveteur inégalable s’est effondré, au moins sur le Coronavirus. Dans les pays du Nord, ce virus a continué de circuler librement, en narguant même les professionnels de la santé. Malheureusement plusieurs parmi eux ont péri, malgré toutes les précautions prises. Triste histoire ! 

7- Quant au Bénin, les policiers ont été sollicités comme force de dissuasion pour molester et même mater carrément les récalcitrants dans certains lieux de culte. Je n’exagère pas. On n’avait pas le droit d’oublier de porter son masque. Mais n’en voulons à personne. Après plusieurs mutations, ce virus s’est définitivement installé comme le VIH/Sida et le virus de la fièvre de Lassa. Désormais c’est une maladie endémique. Car un virus ne respire pas, ne mange pas, et donc ne meurt pas ; il mute et frappe les plus fragiles à certaines périodes. La preuve c’est que les variants et les sous-variants continuent d’inquiéter. 

8- Revenons donc à la santé naturelle, tant au niveau de l’alimentation qu’à celui des remèdes. Le scientifique Antoine BECHAMP, contemporain de Louis PASTEUR, a fait cette découverte géniale : ‶Le microbe n’est rien, le terrain (immunitaire) est tout″. Franchement, il est temps qu’on cherche ailleurs les vraies solutions à nos problèmes de santé. Ciblons le système immunitaire avec la prévention ad hoc et un traitement précoce. 

9- Depuis 2500 ans environ, la médecine chinoise a compris l’importance capitale des trois piliers de la santé : la diététique (nutrition), la pharmacopée (plantes médicinale) et la maîtrise de nos émotions (sérénité mentales). Prenons cette médecine naturelle au sérieux. Pour l’instant, à mon humble avis, c’est plus sûr que les vaccins qu’on veut nous injecter à tout prix. Nous n’avons aucun recul sur les effets indésirables de ces multiples vaccins ni sur la durée de leur efficacité. Même ceux qui sont vaccinés risquent de se faire contaminer par le même virus. Comme tout le monde, ils sont forcés de mettre un masque, de pratiquer la distanciation et même, au pire des cas, d’être confinés pour se protéger.

 Il y en a qui soupçonnent que la vaccination pousse le virus à muter encore plus vite, rendant ainsi inefficaces, en peu de temps, les vaccins en circulation. Je n’en sais rien. Ce que je sais c’est qu’on a utilisé des procédés scientifiques nouveaux que personne ne maîtrise encore. Le vaccin miracle qui devait régler définitivement cette "peste" n’a pas brillé et peut-être ne brillera jamais. Je souligne que notre principal et redoutable ennemi en Afrique c’est le paludisme qui tue quatre fois plus que le coronavirus. Que faire ?

10- Entrons résolument dans le planning du Projet "Diocèse sans palu". Ce projet sur cinq ans inclut la santé physique, mentale et spirituelle. On y trouve comme encadreurs des experts en médecine par les plantes et aussi des médecins de haut niveau, ayant étudié la médecine conventionnelle. C’est la deuxième année de ce projet. Le bilan parcouru est positif. Ne baissons pas les bras.

- Renforçons nos défenses immunitaires en assainissant notre hygiène environnemental et mode de vie. Car aucun virus ne peut faire la loi en nous si le terrain immunitaire est en forme, comme on l’a déjà dit.

- Améliorons notre alimentation avec les fruits, les légumes crus et sains de saison : Ce sont les premiers ‘‘amis’’ de notre santé. Par contre les grands ennemis de notre organisme ce sont les viandes, l’alcool, les fritures, les huiles réchauffées et surchauffées, le sucre industriel, les sodas etc.

- Faisons des exercices physiques tous les jours. Faire le jardinage c’est encore mieux.

- Evitons ou diminuons, autour de nous, l’abus de tous les types de pollution (portable, TV, ordinateurs, wifi, pollution sonore et atmosphérique etc.).

Personnellement, grâce à la Covid-19, je me suis davantage intéressé à la phytothérapie, la santé par les plantes. Beaucoup de malades covidéens m’ont appelé au secours. Je "prescrivais" oralement la même tisane anti-grippe. Au bout de trois jours, les malades se sentaient mieux. Tous ont été guéris, grâce à Dieu, à peu de frais et surtout sans effets secondaires. Quoi de plus beau que d’arriver à se soigner avec la pharmacie du Bon Dieu. Elle fait merveille. Prenons l’écrivain sacré au sérieux : ‶C’est le Seigneur qui a créé les plantes médicinales, l’homme intelligent ne les méprise pas″ (Si 38, 4). Comme en toute chose, une initiation à la phytothérapie est nécessaire. Le Centre UNIV est prêt à nous accompagner. Il donne des formations en ce sens.

Mais si l’homme s’entête d’ignorer que Dieu est le souverain Créateur de l’univers et s’acharne à vouloir prendre sa place, il se fait du mal à lui-même. Il détruit la terre et se détruit. Car l’homme n’est qu’un élément de la création. Il en fait partie. Il dépend de la Nature. Prenons soin d’elle.

Je voudrais terminer par cette observation dramatique du Dalaï-Lama : ‶L’homme est surprenant. Il sacrifie sa santé pour accumuler de l’argent ; ensuite il perd de l’argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, il en oublie le présent de telle sorte qu’il finit par ne vivre ni le présent ni le futur…″ Que conclure ? Mettons-nous à l’écoute du Pape François qui nous donne de sages conseils dans son encyclique Laudato Si.

 

Nouvelles de famille

- Le 29 mars 2022, la chapelle du Séminaire de Ténonrou a été consacrée. Etaient présents, entre autres, Mgr Antoine SABI BIO, Mgr François GNONHOSSOU, sma, le R. P. Raymond SABAKIN, recteur du Grand Séminaire st Gall de Ouidah, le R. P. Augustin GNONHOSSOU, recteur du Séminaire propédeutique St Martin de Porrès de Kpanroun, le R. P. Thierry GOMEZ, le recteur du Séminaire N. D. de Fatima. Les reliques de l’autel sont celles du Bienheureux Marie Eugène de l’Enfant Jésus. La chapelle est dédiée à st Cyprien de Carthages.

- La famille de Mgr Chopard-Lallier a offert le calice de ce saint Prélat à notre Séminaire de Ténonrou. Quel précieux cadeau ! Bénissons le Seigneur. Vifs remerciements à la famille. Un cénotaphe (tombeau vide) a été élevé en sa mémoire dans la chapelle du Séminaire.

- Les premières pluies sont tombées, pensons aux arbres et aux plantes médicinales à mettre en terre, sans oublier les épices qui font tant de bien à notre santé générale. Remplissons de papayers nos espaces vides.

- Nous remercions vivement le R. P. Israël MENSAH pour son premier cours sur "Mémoires d’Afrique" donné au Grand Séminaire Providentia Dei. 

 

Quelques dates

2 avril  : Ordination épiscopale de Mgr Bernard TOHA à 10h, dans l’enceinte de l’évêché  de Djougou

3 avril  : Messe dominicale à Titirou à 10h.

10 avril  : Dimanche des rameaux. Messe à Kika.

11-12 avril : Tous les jeunes sont invités à l’Ile de pierres (Kokoubou) pour une nuit de veille avec Jésus-Christ. C’est une première. Courage ! 

12 avril  : Journée de formation pour le Clergé, au Centre Pastoral. Que chacun vienne avec ses vêtements liturgiques et son bréviaire.

13 avril  : Messe chrismale à la Cathédrale à 9h30. Les agapes fraternelles pour prêtres et  consacré(e)s se prennent à la Maison Diocésaine après la messe.

14 avril  : Messe in Caena Domini à la Cathédrale à 19h. 

               Quête impérée pour l’Union Pontificale Missionnaire.

15 avril  : Grand chemin de croix au Sanctuaire eucharistique à 15h.

               Quête impérée pour les Lieux Saints en Israël et Palestine.

16 avril  : A 22h : Vigiles de Pâques à la Cathédrale avec baptêmes d’adultes et Confirmations.

17 avril  : Dimanche de la Résurrection. Messe à 9h au Monastère l’Etoile Notre Dame. Quête impérée pour la santé des prêtres.

19 avril  : A 19h30 : Rencontre avec les étudiants de l’Université à l’Aumônerie St Augustin.

23-24 avril : Visite à Africae Munus et au Séminaire Mgr Robert Chopard-Lallier.

26 avril  : Conseil presbytéral à la Maison Diocésaine à 9h30.

N.B. : 2 au 9 mai : Assemblée plénière des évêques de la CERAO à Abuja au Nigéria.

 

CHRIST EST RESSUSCITE ! BONNE FETE DE PAQUES. ALLELUIA !

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