Le père Serge DANNON, formateur au grand Séminaire Providentia Dei, nous a brusquement quittés le 25 septembre 2021 à l’hôpital des Armées. Il n’est pas mort du coronavirus. Malheureusement, pour des raisons inavouées et certainement inavouables, les autorités covidistiques nous ont obligés à l’enterrer les heures qui ont suivi, en pleine nuit… Imaginez le drame et le scandale ! Néanmoins le samedi 13 novembre 2021 le diocèse a célébré une messe de requiem au Séminaire. Nous avons confié l’homélie au Recteur, le R. P. Didier GNITONA. Voici quelques extraits.

+Pascal N'KOUE

Omnium servus

 

            

    Je vous remercie d’être là en communion avec notre communauté de Providentia Dei, avec les parents et les amis, en diocèse pour offrir cette eucharistie, l’eucharistie auquel n’a pas eu droit avant d’être inhumé celui-là même qui était un ministre de l’Eucharistie, le Père Serge DANNON.

 

Oui, j’accepte le rôle de prêcher mais c’est en tremblant. Car les circonstances du décès du Père Serge, sa brusque disparition et surtout son inhumation à la limite inhumaine à laquelle j’ai été témoin oculaire et même protagoniste malgré moi, m’ont tellement mis hors de moi-même que je risque d’être méchant et discourtois dans mes propos. J’en ressens encore la douleur et tant qu’il n’y avait pas cette messe je n’aurai pas encore fait mon deuil, tellement je continue de vivre ces événements comme un cauchemar.  J’espère entendre sa voix parfois grave parfois douce et fine qui parlait de moi en m’appelant « le vieux ».

 

Pour cette messe, les deux textes liturgiques nous renvoient au silence de Dieu et au salut de ses fidèles. En effet, au creux de la douleur, Dieu peut paraître absent et indifférent à nos soucis ; et pourtant notre foi devrait nous convaincre que Dieu prépare toujours une porte de sortie pour les siens, une réponse à la mesure de son amour paternel pour chacun.

 

L’interrogation du Seigneur à la fin de l’évangile devrait nous éveiller au danger qui nous guette tous si nous cessons d’être des veilleurs et des éveilleurs : « Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Lc 18, 8). Nous, croyants des temps présents, laïcs, personnes consacrées, prêtres, tous devant l’histoire nous sommes aujourd’hui les garants de cette foi qui nous a été transmise par les Apôtres et nos vaillants missionnaires au prix de lourds sacrifices jusqu’au sacrifice suprême. Oui, en d’autres siècles, nos prédécesseurs ont défendu la foi et l’Église au prix de leur sang. Ils l’ont si bien défendu qu’elle a triomphé mais non sans la croix.

 

Attribuer la cause du décès de notre frère Serge au Coronavirus, n’est-ce pas encore une manœuvre cynique pour semer le trouble dans nos rangs et dans celui de nos fidèles pour nous amener à adhérer à leur thèse. Ils nous provoquent, nous harcellent et nous acculent et c’est cela même qui libère notre parole.

 

L’industrie pharmaceutique auxquels tous les pouvoirs sont assujettis pour des retombées financières, qui fait la promotion effrénée des produits chimiques souvent en diabolisant l’usage des plantes médicinales et des produits naturels constitue le grand ennemi du monde actuel et par conséquent ennemi de Dieu, le Créateur.

 

Le Père Serge DANNON, l’ancien comme aimait l’appeler affectueusement ses camarades, s’en est allé à la fleur de l’âge. Que pouvons-nous retenir de sa vie ? : un homme totalement donné au Seigneur comme prêtre, un homme de foi et de prière, un homme de devoir et de bon conseil.

 

Un homme totalement donné à Dieu. Il a été très positivement marqué par son expérience pastorale à Komiguéa auprès des enfants défavorisés et auprès de la communauté chrétienne encore naissante. Il en avait même une nostalgie. Il aimait bien répéter qu’après son service comme formateur, il souhaiterait qu’on l’envoie dans une périphérie. En attendant, il donnait son temps précieux à l’œuvre de la formation et ses temps libres à des services d’Eglise auprès des confrères ou des communautés religieuses.

 

Un homme de foi et de prière : Si je devais l’apprécier à la manière d’un recteur, je dirais qu’il a une piété régulière. Il préparait avec soin ces célébrations liturgiques. Même ses homélies des messes en semaine étaient rédigées avec un grand soin, toujours illustrées d’une citation d’un auteur et suggérant une recommandation à vivre la Parole de Dieu. Assis à côté de lui, je voyais discrètement réciter ses prières dévotionnelles.

 

C’est à sa mort que j’ai reçu des témoignages de son implication comme accompagnateur spirituel de tant personnes en difficultés les invitant à avoir confiance au Seigneur dans la prière constante et persévérante. Au nom du Seigneur, il faisait tant de bien dans la discrétion.

 

Un homme de devoir et de bon conseil : Aussi bien pour ses cours, que pour sa charge de directeur spirituel, de responsable du jardin, de l’accueil et dernièrement, sa charge de responsable de nos projets de développement. Il avait des ambitions pour faire bouger les lignes. Non seulement il s’appliquait dans la production maraichère pour couvrir les besoins de la maison mais il rêvait d’en commercialiser de plus en plus pour passer de l’auto-alimentation à l’autofinancement de notre Séminaire.

 

Il était aussi pour moi une aide précieuse quand il s’agissait de la rédaction de quelques textes juridiques, tâche qu’il accomplissant avec diligence et compétence. A vrai dire, sans vouloir ni offusquer ni minimiser mes autres collaborateurs, j’ai perdu mon bras droit. Ces camarades depuis le petit séminaire appréciaient son calme, sa capacité de concilier et de conseiller. D’où le sobriquet d’ancien qui ne l’a jamais quitté.

 

Les séminaristes regrettent un père attentif à leurs problèmes, rigoureux tout en accompagnant l’effort, soucieux d’instaurer dans le cœur de ceux qui lui sont confiés un esprit de famille tout en donnant l’exemple.

 

Le Père Serge s’en est allé au pays de tout le monde, comme dise les sages. Il est normal que nous le pleurions. Mais notre foi chrétienne nous invite surtout à l’espérance et à la veille. Oui, à l’espérance que nous donne le Christ ressuscité.

 

Chers tous, c’est à cela que je nous invite. Notre frère, notre confrère, le Père Serge DANNON, a accompli jusqu’au bout son ministère avec zèle et dévouement. Je voudrais continuer avec les paroles de Saint Paul à Timothée en les mettant dans la bouche du Père Serge « Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de justice »2 Tm 4, 6-8a).

 

Que Notre Dame de Komiguéa, Reine des familles, soit avec nous, nous accompagne toujours de son amour maternel. Qu’elle accueille son enfant bien-aimé, le Père Serge et l’introduise auprès de son Fils Jésus afin qu’il voie de ses yeux celui qu’il a servi avec amour et dévouement. Qu’elle nous apporte consolation en particulier à sa mère, à toute sa famille et nous qui avons connu et aimé le Père Serge.

 

Gloire et honneur soient rendu au Père des miséricordes qui nous a donné son Fils Unique Jésus-Christ comme Sauveur et continue de répandre son Esprit-Saint Consolateur sur son Église pour les siècles des siècles. Amen.

 

 

                                                                                                  

Nouvelles de famille

 

- C’est le temps de l’Avent qui annonce Noël. Préparons nos cœurs à accueillir l’Emmanuel, le Sauveur. N’oublions pas la couronne de l’Avent : 4 bougies violettes qu’on allume progressivement chaque dimanche. Elles symbolisent les 4 grandes étapes de notre salut. La 3ème peut être de couleur rose.

 

 

- L’abbé Samson Elie MEHOU est nommé Vicaire paroissial à St Jean-Baptiste (Natitingou) ; l’abbé Wilfrid YAÏ est nommé Vicaire paroissial à Komiguéa ; et l’abbé Modeste ABO est nommé Econome de Africae Munus. Prions pour eux.

 

 

 

 - Le R. P. Augustin TOSSOU, Curé de Kpassa, est nommé Secrétaire administratif ‶ad interimʺ au siège de la Conférence Episcopale. Accompagnons-le de nos prières et affections.

 

 

 

- Le R. P. Auguste NAOUNOU, Supérieur Général de la Communauté Mère de Divin Amour (Côte d’Ivoire), nous visitera du 10 au 14 décembre. Qu’il soit le bienvenu.

 

 

 

- L’équipe diocésaine de contact du synode sur la synodalité est la suivante : les Pères Tiburce APOVO, Max-Cyr LAFIA, Sébastien AKPONAN, Sr Antoinette OGOU, Mr Francis DJOSSOU, Euphrasie MENSAH, Gildas MAGA. Les 10 recommandations de l’année pastorale aideront à vivre la synodalité. La synthèse diocésaine est attendue au plus tard le 21 février 2022.

  

- La plaquette ‶Donner gratuitement, Servir gratuitementʺ est disponible sur les paroisses. Elle nous sera très utile en cette année pastorale sur les dons du Saint Esprit. Un opuscule en mémoire du P. Serge DANNON a été réalisé par le Grand Séminaire Providentia Dei. Vous le trouverez à la Librairie saint Paul. Une bonne occasion pour encourager Providentia Dei.

 

 

- Le moment d’action de grâce dans la liturgie c’est le moment de silence après la communion. Qu’il reprenne résolument sa place. Ainsi, nous serons plus présents à Jésus-Hostie présent en nous.

 

 

 

- Nous avons apprécié la visite de Mr Alpidio BALBO, fondateur du Groupe Missionnaire de Merano (Italie). Il était accompagné de Mr Fabrizio ARIGOSSI. Ce sont de grands bienfaiteurs du diocèse.

 

 

Quelques dates

 

1er déc.       : Conseil pour les Affaires Economiques. Le R. P. Ernest DEGUENONVO me remplacera.

 

                   : A Ténonrou : Visite de Africae Munus et du Séminaire Mgr Chopard-Lallier.

 

2 déc.         : Rencontre avec les séminaristes de N. D. de Fatima à 19h10.

 

4 déc.         : Vœux temporaires de Sr Hermione BILOUNGA au noviciat des Sœurs de Menton à 9h30.

 

5 déc.         : Messe dominicale à la Quasi-paroisse saint Philippe de Tourou. 

 

                     Quête impérée pour le sanctuaire de Dassa.

 

11 déc.       : Premiers vœux de six Sœurs Albertines à N.D. de Lourdes d’Albarica à 9h30.

 

11-12 déc. : JMJ diocésaines au sanctuaire N.D. de Komiguea. Tous les jeunes y sont invités.

 

14-15 déc. : Permanence pastorale à Djougou.

 

18-19 déc. : A Ténonrou. Visite de Africae Munus et du Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier.

 

23 déc.       : A 10h. Fête de Noël anticipée à l’hôpital saint Martin de Papanè.

 

24 déc.       : Messe de la nuit de Noël à la Cathédrale à 22h avec baptêmes d’enfants.

 

25 déc.       : A 10h, messe du jour de Noël à Kpassa. Quête impérée pour la Curie diocésaine.

 

26 déc.       : Fête de la Sainte Famille. Messe à 9h au monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie.

 

28-29 déc. : Permanence pastorale à Djougou

 

31déc.        : A 10h : Messe de fin d’année  à l’hôpital St Jean de Dieu de Boko.

 

                  : A 24h Messe du Nouvel An au Sanctuaire eucharistique.

 

02 janv.     : Fête de l’Epiphanie. Messe à 9h au Monastère l’Etoile Notre Dame.

 

  N. B.       : Le 10 janvier 2022 : Fête diocésaine au sanctuaire marial N.D. de Komiguea.

 

JOYEUX NOËL ET SAINTE ANNEE 2022


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