Après les années pastorales dédiées au Père et au Fils, nous allons confier celle-ci à l’Esprit Saint, Esprit d’amour et de feu, Esprit aux sept dons. Nous nous mettrons à son écoute, individuellement et collectivement pour discerner sa volonté, et donc la mission spécifique qu’il nous confie. Voici le conseil du Pape François : ‘’…Tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission. Demande toujours à l’Esprit ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence et dans chaque choix que tu dois faire, pour discerner la place que cela occupe dans ta propre mission’’ (Gaudete et exsultate, n°23). Le langage est clair. Quelle est ta mission comme baptisé, consacré, prêtre ? Quelle est ta mission dans cette Eglise particulière ? Quelle est ta mission comme jeune, marié(e), artisan, fonctionnaire… ? Qu’est-ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence ? En ce siècle de pensée unique ou de pensée commune, il est très important de repenser notre spécificité dans l’Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique dans la diversité des dons de l’Esprit.

Le thème pastoral de cette année est ainsi formulé : ‘’Il y a diversité de dons mais c’est le même Esprit’’ (1Co 12, 4). Chacun sera invité à découvrir ses talents, ses dons, ses charismes au sein de ce diocèse qui s’ouvre de plus en plus aux périphéries géographiques et existentielles. Le Seigneur a rempli ‘’son Eglise de dons, par sa Parole, par les sacrements, le témoignage des saints, et par une beauté multiforme qui provient de l’amour du Seigneur’’. Chacun de nous jouera sa partition. Le Pape François nous suggère de poser rien que de petits gestes : ‘’Par exemple : une dame va au marché pour faire des achats, elle rencontre une voisine et commence à parler, et les critiques arrivent. Mais cette femme se dit en elle-même : ‘’Non je ne dirai du mal de personne’’. Voilà un pas dans la sainteté ! Ensuite, à la maison, son enfant a besoin de parler de ses rêves, et, bien qu’elle soit fatiguée, elle s’assoit à côté de lui et l’écoute avec patience et affection. Voilà une autre offrande qui sanctifie ! Ensuite, elle connait un moment d’angoisse, mais elle se souvient de l’amour de la Vierge Marie, prend le chapelet et prie avec foi. Voilà une autre voie de sainteté. Elle sort après dans la rue, rencontre un pauvre et s’arrête pour échanger avec lui avec affection. Voilà un autre pas’’ (Pape François, n°16).

Plus nous modelons notre vie sur le Christ, ‘’accessible à tous et tout donné aux autres’’, plus nous entrons dans la logique du Royaume de Dieu, avec la force de l’Esprit Saint, dont les fruits sont ‘’amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi’’ (Ga 5, 22-23). Cela n’est possible que si vraiment on vit un rapport d’amitié profonde avec le Seigneur. N’est-ce pas ce que Jésus a rappelé à Marthe ?‘’Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée’’. St Paul semble plus concret : ‘’Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en en moi’’ (Ga 2, 20). En effet, l’amitié avec le Seigneur nous change positivement et nous permet d’apporter aux autres enthousiasme, consolation, solidarité, pour tout dire on vit mieux et on communique mieux. 

Ce préalable posé, nous pouvons aborder maintenant la question des obstacles qui nous empêchent de ‘’jouir’’ de Dieu. Ce sont les préoccupations humaines, les soucis de ce monde, les idéologies néfastes. Dans cette quête des solutions durables, les moines seront nos maîtres avec leur devise : ‘’ora et labora’’, prions et travaillons. L’oraison d’intimité sera au rendez-vous dès la première heure de la journée. ‘’Cherchons d’abord le Royaume de Dieu et sa justice et tout le reste nous sera donné par surcroît’’ (Mt 6, 33). Le Royaume de Dieu, royaume d’amour, de justice et de paix exige l’engagement de chacun et de tous. Cette année, nous nous donnerons corps et âme, nous offrirons le meilleur de nous-mêmes pour nous laisser unir par le même Esprit, afin de vivre ‘’la diocésanité’’. St Pierre nous le recommande : ‘’Mettez-vous, chacun selon le don qu’il a reçu, au service les uns des autres, comme de bons administrateurs de la grâce de Dieu, variée en ses effets’’ (1P 4, 10). Et l’Esprit Saint déclenchera toutes sortes de charismes. 

 Nous savons que nous sommes souvent plus préoccupés pour nous-mêmes que pour les autres. L’argent prend une place prépondérante dans nos têtes. Inconsciemment, certaines personnes associent leur bonheur à une prospérité matérielle. Parfois c’est le souci de conquérir un poste d’honneur qui nous rend tristes, ou vouloir être idolâtré, ou se sentir au-dessus de tout le monde. On n’accepte pas l’autre tel qu’il est. On le jalouse. On le regarde comme la cause de tous nos malheurs. Et on s’intoxique les méninges. Mais pour cette année pastorale, il y aura aussi la peur de ne plus être aidés par les Eglises d’Occident. Effectivement, le coronavirus frappe psychologiquement nos bienfaiteurs d’Europe. Beaucoup ont péri dans la tourmente. L’épidémie n’a pas encore dit là-bas son dernier mot. Et les catastrophistes en profitent pour prophétiser sur l’Afrique qui connaitra une misère sans nom. Certains pensent même que le continent africain sera anéanti. Je me suis toujours méfié des propagandistes du pessimisme. Ils distillent subtilement la pandémie du stress qui est plus grave que celle du coronavirus. 

 Le stress, parlons-en. C’est une réaction automatique du corps face à un stimulus perçu comme dangereux. Tel un mécanisme de survie, cette réaction physiologique nous pousse à faire un choix : combattre ou capituler. Notre esprit accablé de tristesse libère des hormones (cortisone et adrénaline) qui peuvent sur le long terme provoquer divers symptômes dont l’hypertension et autres maladies dites de civilisation. Pour le système immunitaire, il n’y a rien de pire. Le stress est un tueur silencieux. Ne paniquons pas. 

 Les personnes qui subissent continuellement le stress peuvent avoir du mal à s’endormir ou avoir un sommeil de mauvaise qualité. En outre, lorsqu’on ressasse les problèmes, qu’on les rumine et qu’on les remue continuellement comme le couteau dans la plaie, cela se répercute inévitablement sur notre bien-être. C’est logique ; on ne résiste pas, stressé et angoissé, à une épreuve, mais en s’armant de courage, en mobilisant toutes ses forces intérieures avec l’espoir de vaincre l’ennemi ou l’obstacle, surtout en appelant le Tout-Puissant au secours.

 Les disciples d’Emmaüs, tant qu’ils s’arrêtaient au drame de la passion du Vendredi saint, étaient déprimés. Mais dès qu’ils s’ouvrirent à la réalité de la résurrection, leur tristesse s’envola et ils revinrent tout joyeux à Jérusalem pour témoigner. Lorsque nous sommes enthousiastes, notre corps secrète des hormones favorables à la santé mentale et corporelle. Le bonheur, d’ordinaire, se tourne vers ceux qui savent sourire. Pendant que les violents ne récoltent qu’amertume sur amertume. ‘’Soyez toujours joyeux’’, nous dit la Bible. Mais en cas de stress les neurotransmetteurs émis par notre cerveau perturbent le fonctionnement normal de nos organes vitaux. 

 Le remède des remèdes au stress psychologique, croyez-moi, c’est se laisser conduire par l’Esprit Saint. A temps et à contre temps, disons et redisons : ‘’Esprit Saint, éclairez-nous, fortifiez-nous, transformez-nous’’. Croyons en l’Esprit de Pentecôte et voyons en lui notre forteresse imprenable.   

 Pour conclure, je dis : soyons résolument positifs et optimistes. Nous voulons un diocèse joyeux. Evitons le mal, faisons le bien. Chassons les vieux souvenirs négatifs par des pensées positives et apprenons à vivre aimablement avec les personnes stressées : ce sont des blessées de la vie qu’il faut aider. Incluons-les dans nos périphéries pastorales à évangéliser. Terminons par une prière : Esprit Saint, viens à notre secours ! Viens nous réveiller, nous bousculer, nous secouer, nous libérer des pensées négatives et des peurs puériles pour que nous soyons tous des missionnaires joyeux au cœur de flammes ! 

               

+Pascal N’KOUE

   Omnium servus

 

« WEEK-END DE CANA »  UNE NOUVEAUTE POUR LES COUPLES

 

Le diocèse de Parakou axe sa pastorale sur trois chantiers fondamentaux que sont l’éducation, les vocations et la famille. Pour ce qui est de la famille l’un des points d’attention c’est les couples.

En effet, les couples ont besoin d’être soutenus ; ils sont confrontés aux actuelles tendances culturelles qui semblent imposer une affectivité débridée, narcissique, instable et qui n’aide pas les sujets à être heureux. Le Pape François dans Amoris Laetitia n° 41, l’exprime en ces termes : « Les couples sont parfois incertains, hésitants et peinent à trouver les moyens de mûrir. Beaucoup sont ceux qui tendent à rester au stade primaire de la vie émotionnelle et sexuelle ». Il poursuit en écrivant dans Relatio Synodi, 2014, n°10 que : « La crise du couple déstabilise la famille et peut provoquer, à travers les séparations et les divorces, de sérieuses conséquences sur les adultes, sur les enfants et sur la société, en affaiblissant l’individu et les liens sociaux ». Les conséquences négatives sont évidentes : de la crise démographique aux problèmes éducatifs, de la difficulté d’accueillir la vie naissante au fardeau que représentent les personnes âgées, jusqu’au malaise du vivre ensemble qui aboutit souvent à la violence dans les foyers.

Le Pape François rappelle que l’Eglise a le devoir de « dire une parole de vérité et d’espérance qui puisse libérer en nous les énergies de l’espérance, en les traduisant en rêves prophétiques, en actions qui transforment et en imagination de la charité ». Cela nécessite à coup sûr discernement qui ne peut se réaliser qu’à travers un accueil fraternel et une écoute attentive, affable et personnalisée. 

C’est à cela que la Maison Diocésaine Stes Marthe et Marie, sous l’autorité de Monseigneur l’Archevêque, essaie de faire en étroite collaboration avec le service diocésain de la pastorale des familles. Nous avons intitulé cette expérience inédite : « Week-end de Cana ».

Du vendredi au samedi, on offre aux couples, aux familles en devenir ou aux familles déjà consolidés, l’occasion de se découvrir ou de se redécouvrir mutuellement pour s’aimer en vérité. On ambitionne de raviver cette flamme qui fait de la famille une communauté profonde de vie et d’amour. Ainsi, ils peuvent s’engager ou se réengager l’un envers l’autre pour mieux répondre à la vocation familiale qui est le bonheur, la transmission de la vie et l’éducation des enfants.

Ce week-end se réalise chaque trimestre et s’ouvre à une dizaine de couples. On leur offre l’occasion de prier ensemble, de se regarder affectivement, de dialoguer à cœur ouvert, de s’instruire sur les épices du bonheur et de se re-séduire sous l’orientation de personnes ressources. On inclut quelques recettes de la naturo-thérapie. Car la santé par les plantes et les éléments de la nature participe à la maintenance physique et psychique du couple. Bref, le but c’est de revivre quelque chose des noces de Cana avec Jésus et sa sainte Mère. L’inscription pour l’instant n’est pas coûteuse. Les frais ne couvrent même pas l’hébergement et la restauration. Et pourtant, on voudrait étendre cette expérience aux couches sociales les plus modestes grâce à la subvention des paroisses, des institutions et des bonnes volontés.

Les témoignages des participants après le week-end sont très encourageants. Les couples respirent mieux… Les listes pour les trois prochaines éditions sont déjà bouclées et planifiées. Les inscriptions restent pour autant ouvertes pour accueillir d’ici la nouvelle année (2022) des couples venant des paroisses, des mouvements, groupes de prières, institutions et autres structures qui voudraient se donner l’occasion de cheminement, de trouvaille et de retrouvailles dans la joie et la gaieté sous le regard bienveillant et l’écoute attentive des saintes Marthe et Marie.

Puisse la Vierge Marie, Notre Dame de Komiguéa Reine des familles, nous y aider !

 

P. Kisito VODOUNON

Père spirituel de la Maison Diocésaine

 

 

Nouvelles de famille

- Après les vacances on reprend le travail. Bon retour aux anciens et bienvenue aux nouveaux fidèles et agents pastoraux.

- Notre diocèse s’enrichira de deux prêtres qui étaient partis en mission: l’abbé Ursule AGBANGLA qui revient de Nantes et l’abbé René VIEYRA qui revient de Rome. 

- Le mois d’octobre, c’est le mois du Rosaire et des missions. Intensifions notre dévotion mariale.

- Le thème pastorale de cette année est le suivant : ‘’Diversité de dons mais c’est le même Esprit’’ (1Co 12,4). Pour cheminer ensemble, il faut se mettre à l’écoute de l’Esprit de Pentecôte. Vive la diocésanité.

- Le conférencier à l’ouverture de l’année pastorale sera Monsieur Pacôme ELET, Berger national du Renouveau charismatique. Nous le remercions d’avance pour sa disponibilité.

- Le 10 octobre 2021, le Pape François lancera à Rome un processus synodal, qui s’achèvera en octobre 2023, par la tenue d’un synode des évêques. Voici le thème : ‘’Pour une Eglise synodale : communion, participation, mission’’.

- Nous remercions vivement les 3 religieuses de Holy Family qui ont ouvert la communauté des Sœurs à Komiguéa, le 15 août 2021. Voici leurs noms : Lucia Maris OKEKE, Juliet Mary UGWU et Mary Chimdiuto Emmanuella UGWUALU.

- Nous souhaitons la bienvenue aux deux laïques engagées, de la Communauté de l’Emmanuel (section Porto-Novo). Elles viennent travailler à la Maison Diocésaine. Il s’agit de Gwladys Régine MIGAN et de Rosemonde Yvette SODOKIN. 

Rappel : A partir du 1er octobre l’offrande de messe passe de 1 500f à 2 000f dans tout le Bénin. Les fidèles généreux peuvent toujours donner un peu plus pour aider l’Eglise.

- Prions pour le repos de l’âme de Sr Lucie ATTIKPA, de l’Etoile Notre Dame.

- Prions pour le repos de l’âme de Sr Prisca PADONOU, CJE, décédée le mois dernier.

 

Quelques dates

31 août - 2 sept.  : Conseil national des O.P.M. au Centre Pastoral.

07 - 08 sept.  : Permanence Pastorale à Djougou.

11 sept. : Vœux temporaires de Sr Dorcas GUÊ, au Noviciat d’Alafiarou, à 9h30.

12 sept.  : A Djougou

13 - 17 sept.   : Retraite spirituelle à Ténonrou. "Ora et labora".

19 sept.   : Messe dominicale à la quasi-paroisse de Babarou.

21 - 22 sept.  : Permanence pastorale à Djougou

26 sept.  : Messe dominicale à la paroisse de Kpari.

02 oct.  : Vœux perpétuels de Sr Sara ZONGO, Contemplative de Jésus Eucharistie à Boko, à 9h30.

05 - 09 oct.  : Permanence pastorale à Djougou.

10 oct.  : Messe dominicale à la quasi-paroisse de Korobororou.

12 oct.  : A 9h30 : Conseil presbytéral à l’Archevêché.

                A 16h : Presbyterium au Centre Pastoral.

13 oct.  : A 9h Assemblée Générale des agents pastoraux au Centre Pastoral.

13 - 16 oct.  : Mois de l’éducation organisé par la chaire du Cardinal B. GANTIN, section Bénin.                                

17 - 20 oct.  : Assises de la Conférence Episcopale du Bénin à Cotonou.

23 - 24 oct.  : Visite à Africae Munus et Séminaire Propédeutique Mgr Chopard-Lallier.

26 - 27 oct.  : Permanence pastorale à Djougou. 

31 oct.  : Messe dominicale à la paroisse de Sirarou.

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