"Tel père, tel fils" : voilà une expression qu’on n’entend presque plus. L’absence des papas, dans l’éducation des enfants, en est la cause. C’est une démission grave. Elle nuit terriblement à l’harmonie de la famille et de la société. Or lorsque les papas s’impliquent dès la grossesse de la maman, l’enfant se développe mieux. Encore dans le sein maternel, il entend tout autour de sa maman, perçoit ses moments de bonheur ou de tristesse. Ses sens sont en éveil à moins de 3 mois dans ce berceau maternel. Le bébé-embryon devenu fœtus mémorise la voix de maman et même de papa qui est auprès d’elle ; quand il est doux, délicat, amoureux de son épouse le fœtus le ressent. Tout ce qui lui manque c’est de voir le visage de ses parents. Les voix, les goûts, les arômes des aliments que la maman consomme, bébé s’en souviendra, sans le savoir, toute sa vie.

 

Malheureusement, surtout depuis la révolution ou le bouleversement social de mai 68 en Europe - "Il est interdit d’interdire" - et face à la montée en puissance d’un féminisme "engarçonnant", l’autorité du père est combattue et dévalorisée. Elle n’apparaît plus comme indispensable et vitale. L’Afrique est de plus en plus contaminée par ce phénomène asphyxiant. Tous les projets sociaux sont orientés vers la promotion du "genre", soutenue par l’anglicisme "women empowerment" qui, d’une part, signifie renforcement de capacité de la femme et de la fille, et d’autre part renforcement du complexe de culpabilité et dévalorisation du masculin, donc de l’homme et du garçon. Pourquoi alors s’étonner que jamais on ne parle de la promotion et de l'émancipation masculine, encore moins de la paternité responsable ? L’Occident décadent s’est évertué à évacuer de la vie humaine l’autorité paternelle de Dieu. Et c’est très grave. Conséquence, les pères ont baissé les bras, ils se sont comme évanouis, comptant de moins en moins, enfermés dans un individualisme inquiétant. Les mères aujourd’hui, comme on le constate, sont souvent seules et toutes puissantes dans l’éducation des enfants… Le féminisme contemporain identifie la mère à "Gaïa", déesse de la mythologie grecque, ancêtre et mère génitrice de toutes les races divines. Elle est mieux connue comme la mère des Titans. Cette divinité primordiale est aussi la personnification de la Terre.  Dieu, Père Tout-Puissant, doit être désormais gommé au profit de Gaïa, déesse mère, Toute-Puissante… Adieu le père !

 

En effet, un proverbe japonais dit qu’il y a quatre fléaux (ou catastrophes) : le typhon (un grand tourbillon violent), le tremblement de terre, la foudre et le père. A priori, ce proverbe fait sourire. Malheureusement, beaucoup d’enfants ne connaissent pas leur père tout comme il y a beaucoup de pères qui ne reconnaissent pas leurs enfants. C’est dramatique !

 

En effet, beaucoup de pères ont déserté leur mission qui, dans l’amour conjugal dialogué, est basée sur trois devoirs principaux: nourrir, protéger (la symbolique du thorax entre les deux épaules représente la force, la virilité et la protection tant pour l’épouse que pour les enfants. Elle est nécessaire en particulier pour la construction du petit garçon avec la confiance en soi) et guider, en un mot faire grandir humainement, moralement et spirituellement. Et comme la nature a horreur du vide, la mère souvent esseulée dans le foyer essaie de remplir la mission désertée par le père. Et oui, la meilleure maman du monde ne peut pas jouer le rôle de père et l’inverse est aussi vrai.

 

    Partout où la tête manque à sa mission, je parle du chef de famille, le corps en entier  non seulement vit dans un malaise indescriptible, mais se trouve encore plus déstabilisé. On ne sait plus où donner de la tête. L’autorité paternelle est une nécessité, mais elle doit être exercée sous le regard paternel de Dieu, le juste juge, le père plein de tendresse. Le père a pour mission d’aimer d’un amour sans feinte et sans prétention masculine son épouse, de faire grandir chaque enfant et de coordonner les différences de talents et de caractères dans la recherche de l’union familiale, source de bonheur pour tous.

 

Pour l’enfant, il n’y a rien de pire que la fusion et la confusion entre papa et maman. Mais, il n’y a rien de plus beau que l’union des cœurs, différents et concordants entre eux. Dieu les a voulus différents pour une meilleure harmonie, une complémentarité exquise.

 

Entre nous, plus la femme se sent obligée de remplir la maison de sa présence en se battant toute seule et sur tous les fronts, plus l’homme fuit ses responsabilités, baisse les bras et abandonne son devoir d’état pour courir d’autres aventures. Mesdames restez à votre juste place !...

 

Les Latins disaient : "Qui educat, magis pater, quam qui genuit", celui qui éduque un enfant est plus père, plus important que le géniteur. Le père c’est l’autorité qui éduque à bien se tenir d’abord en famille, puis en société…

 

 

+Pascal N’KOUE.         Omnium servus

 

    "Le père a pour mission d’enraciner son fils (fille) dans son identité personnelle, de lui donner une sécurité, de l’aider à affronter la réalité avec des épaules solides, de soutenir ses pas, bref, de forger chez l’enfant une « colonne vertébrale ». Un père peut exiger beaucoup lorsqu’il aime beaucoup. La crainte de laisser faire pour ne pas perdre l’estime de son enfant, produira un effet contraire. Ce dernier aura le sentiment que son père ne s’intéresse pas à lui. Combien de jeunes font des bêtises dans l’unique espoir qu’on s’intéresse à eux, qu’on les rassure. Voilà pourquoi les sectes ont tellement de succès auprès de ces jeunes à la personnalité fragile, avides de certitudes et de sécurité. Le « gourou », idéalisé par l’adepte, se substitue au père. Soumis à ses règles, le jeune homme lui voue une confiance aveugle. En dehors du cocon fusionnel sectaire, il perd toute assurance en lui-même."…

 

 

          

 

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR NOS 75 ANS D’EVANGELISATION        

 

                                                                                              Cotonou, le 24 décembre 2019

 

Prot. n.6161/19

 

Objet : Message du Saint-Père

 

                                               Le Nonce Apostolique au Bénin

 

                                               Son Excellence Mgr Brian Udaigwe

 

 

 

                                               A

 

                                               Son Excellence Monseigneur Pascal N’KOUE

 

                                               Archevêque de Parakou

 

 

 

J’ai l’honneur de transmettre à votre Excellence le message que sa Sainteté le Pape François a demandé au Secrétaire d’Etat de vous  envoyer en réponse à votre lettre du 15 septembre 2019, sollicitant un message du Saint-Père à l’occasion du 75ème anniversaire de l’évangélisation de l’Archidiocèse de Parakou.

 

« Son Excellence Monseigneur Pascal N’Koué,

 

Archevêque de Parakou

 

PARAKOU

 

 

 

Alors que vous êtes tous réunis pour célébrer le jubilé de diamant de l’évangélisation de votre diocèse, Sa Sainteté le Pape François vous salue fraternellement, ainsi que les Evêques, les Prêtres et tous les fidèles présents. Faisant mémoire du travail d’évangélisation accompli au cours de ces soixante-quinze années écoulées, durant lesquelles l’Eglise a cherché à remplir sa mission de Mère et Educatrice spirituelle au service de la paix, il rend grâce pour les dons reçus du Seigneur. Il encourage les baptisés à enraciner toujours plus profondément leur foi dans une authentique rencontre du Christ.

 

Le Saint-Père invite les diocésains de Parakou à prendre leur part dans l’œuvre d’évangélisation, en étant des témoins ardents du Christ ressuscité, en particulier auprès des jeunes, des personnes les plus démunies et des familles.

 

Il encourage aussi les jeunes à écouter les appels du Seigneur à le suivre et à y répondre avec générosité pour que la joie de l’Evangile soit annoncée à tous. Dans le contexte actuel de notre monde où se répandent souvent la haine et la violence, il forme le vœu que, par le rayonnement grandissant de la foi et de la miséricorde, votre Nation et l’Afrique entière, connaissent à l’avenir une paix et une prospérité durables. Le Pape François confie le diocèse de Parakou, ainsi que le Bénin, à la protection de Notre-Dame de la Paix, et il accorde de grand cœur, à chacun, une particulière Bénédiction Apostolique.

 

XCardinal Pietro Parolin

 

                                                                                                     Secrétaire d’Etat »

 

Excellence, en vous assurant de ma communion fraternelle et spirituelle dans le Seigneur à cette occasion de la fête de l’évangélisation de l’Archidiocèse de Parakou, je vous prie d’agréer mes sentiments cordiaux et fraternels.

 

         XBrian Udaigwe

 

                                 Nonce Apostolique

 

 

 

Ce très beau message est à relire individuellement et aussi dans toutes les églises, CEVB, mouvements de jeunes, familles etc. Le Pape nous demande de rencontrer la personne du Christ et d’aller en mission d’évangélisation partout. Il a ciblé les jeunes et les couches défavorisées.

 

Nouvelles de famille

 

- Prions pour le repos de l’âme de Marie, maman du Père François NANSOUNON.

 

- "Avec Jésus et sa sainte Mère, soyons tous missionnaires". Le jubilé des 75 ans de notre évangélisation a été bien clôturé :

 

- Le 9 janvier au Séminaire Providentia Dei, il y a eu une ordination presbytérale et la pose de la 1ère pierre du foyer de spiritualité N. D. de Vie.

 

- Le 10 janvier à Ténonrou (Africae Munus) on a béni le nouveau Séminaire Propédeutique.

 

- Le 11 janvier au Sanctuaire eucharistique, on a annoncé officiellement que ce sont les Sœurs de la Providence de St Paul de Kara qui viendront en septembre 2020 pour remplacer les Sœurs Contemplatives de Jésus Eucharistie. Le célébrant était S. E. R Mgr José Ignacio MUNILLA.

 

- Le 12 janvier : le Card. J. ONAIYKAN a couronné N. D. de Komiguéa, Reine des familles.

 

- Le 13 janvier : l’église du Monastère du Très St Sacrement de Boko a été consacré par S. E. R. Mgr Marc AILLET. Mille mercis aux divers acteurs, aux bienfaiteurs, aux bénévoles, bref à tous ceux qui ont contribué au bon déroulement des festivités. Nous incluons le Préfet de Borgou et la Police. Il nous faut maintenant annoncer avec foi et audace la Bonne Nouvelle partout. Que chaque secteur paroissial fasse son bilan pour un nouveau départ en mission.

 

- Le R. P. Marius OBA est nommé Aumônier du groupe de la Divine Miséricorde du diocèse.

 

- Le R. P. Moïse DEGODO est nommé Aumônier de la chorale Hanyé du diocèse.

 

- Rappel : Cotisation de 6000/mois pour la retraite des prêtres diocésains. Ce n’est pas facultatif.

 

- A l’occasion de l’année pastorale du Notre Père, méditons sur la place du Père dans nos vies, le Père miséricordieux, proche de nous et plein de tendresse. Quelle relation filiale entretenons-nous sous son regard bienveillant et miséricordieux ?

 

- J’exhorte vivement qu’on dresse, en cette année, dans les églises, les établissements scolaires et aussi dans nos familles la statue de saint Joseph, époux de Marie, et charpentier de Nazareth. C’est le père de famille qu’il fallait sur terre pour Jésus, le Fils de Dieu et de Marie. Invoquons-le.

 

- Apprenons à prier lentement le Notre Père dans toutes nos langues. Apprenons aussi à chanter le Pater Noster lentement en latin sur toutes les paroisses.

 

- Kermesse de la paroisse Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de Titirou le dimanche 9 février à 9h.

 

- Pèlerinage de l’Enfance Missionnaire au sanctuaire N. D. de Komiguéa les 28 et 29 février. Tous les enfants y sont attendus.

 

Quelques dates

 

2 Fév.         : Fête des Consacré(e)s à Papanè. Merci d’être "Eglise en sortie missionnaire".

 

3-7 Fév.      : Session Ordinaire des prêtres de l’UCB à Natitingou au niveau de notre Province.

 

7 Fév.         : Retour de Rome à Parakou.

 

8-9 Fév.      : Visite à Kabo-Ténonrou (Africae Munus-Séminaire Mgr R. Chopard-Lallier).

 

11 Fév.     : Rencontre de tous les aumôniers paroissiaux de l’Enfance Missionnaire avec le Père                    Cosme ADJOMALE, Directeur National des OPM, à 9h à Titirou.

 

                   Journée mondiale des malades. Que les aumôniers des hôpitaux s’organisent.                  

 

12 Fév.       : Visite de la ferme écologique La Nouvelle espérance du Centre UNIV.

 

14-16 Fév.   : Permanence pastorale à Djougou.

 

18 Fév.       : Conseil Presbytéral à l’Archevêché à 9h30.

 

21-23 Fév.  : Visite pastorale à St Joseph d’Alaga.

 

22-23 Fév.  : Pèlerinage du secteur paroissial de Tchaourou.

 

26 Fév.       : Mercredi des Cendres. Jeûne et Abstinence. Début du carême.

 

                     Messe au Séminaire N. D. de Fatima.

 

N. B. : Le 3 mars : Journée de récollection pour tous les prêtres au Centre Pastoral Guy Riobé.

 

          Qu’ils viennent avec leurs vêtements liturgiques et bréviaires.

 

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