Le mois prochain paraîtra mon opuscule "Tel père, telle famille". Autrefois on disait "tel père, tel fils". Pourquoi ne pas oser dire "tel père, telle famille" ? J’ai demandé au Professeur Henri JOYEUX, un grand ami très apprécié au Bénin, de bien vouloir nous préfacer ce modeste écrit. C’est ce que nous vous livrons dans cette Vie Diocésaine en guise de prélude. Les devises Liberté-Egalité-Fraternité (France) et Fraternité-Justice-Travail (Bénin), selon le Professeur, ne sont pas suffisantes pour former le citoyen aujourd’hui. Il faut ajouter la "paternité responsable". Est-ce un hasard si Jésus dans ses enseignements a surtout parlé du Père ? L’unique prière qu’il nous a enseignée s’adresse au Père : "Pater Noster". Lisons plutôt Henri JOYEUX, professeur en médecine qui, certainement, a été aidé par son épouse Christine effacée, affable et profonde. Cette belle préface tenant compte des réalités franco-béninoises mérite d’être lue lentement.

                                                                                                                                 

+Pascal N’KOUE.                                                                                                                                                                     Omnium Servus

   C’est avec joie que je préface cet excellent opuscule d’une grande actualité, à la demande de Monseigneur Pascal N’KOUE, Archevêque de Parakou. Je le recommande vivement à tous les pères de famille présents et à venir sur votre beau Continent et largement au delà.

Vous ne m’en voudrez pas d'abord de porter mon regard sur l’évolution de notre humanité en partant de mes propres racines, celles de mon pays, la France. Je ne suis qu'un père de famille qui a eu l’expérience de 6 enfants et deux de plus dont mon épouse et moi-même nous sommes occupés, de l’adolescence à l’âge adulte. Nous voilà désormais avec mon épouse Christine, grands-parents de 18 petits enfants, très attentifs au monde dans lequel ils vivent, essayant de réfléchir à l’avenir.

Liberté-Egalité-Fraternité, cette devise Républicaine n'est plus suffisante ! 

Elle devait structurer les relations individuelles, mais manifestement elle ne structure pas une société devenue violente, où la boussole s’est affolée. Nous le vérifions dans notre beau pays la France qui ne va pas si bien et dans bien d’autres qui cherchent à nous imiter sur notre petite planète. Notre devise s’étiole, nous devons tenter de savoir pourquoi. 

Dix jours à dialoguer en vérité dans votre pays, avec plus de 200 jeunes Béninois de 20 à 35 ans et avec leurs maîtres, recteurs, professeurs, éducateurs ne donnent évidemment pas une idée globale, définitive et certaine sur un pays. Ils sont ces jeunes l’avenir du pays. Les très nombreuses questions qui nous ont été posées pendant 5 jours, 4 heures par jour, de manière totalement libre et anonyme, les rencontres aux repas et en tête à tête, nous ont permis de comprendre et discerner les soucis et les énormes potentialités de tous ces jeunes de votre beau pays qu’est le Bénin.  

Ces jeunes hommes se sont engagés librement dans des centres de formation adéquats, des séminaires, destinés à se former sur le long temps, pour prendre des responsabilités éducatives très larges à tous les niveaux de l’Etre : physique, psychique, affectif et même spirituel. Cela impose une large vision humaine, tant de ses propres capacités et ressources, que de celles de son propre pays, de ses institutions. Sans oublier sa culture ancestrale (HISTOIRE DE MON PAYS-LE BÉNIN de Jean Pliya-Ed La Croix du Bénin 2014), son histoire souvent douloureuse et les acquis de la modernité. 

Les rêves de nombreux Béninois, et n’est-ce pas aussi vrai de beaucoup de jeunes africains des 54 pays d'Afrique, sont chez nous en Europe. Le miroir que nous leur envoyons est, soyons honnêtes, un miroir aux alouettes où dominent certes des formations attractives de haut niveau avec l’IA, l’Intelligence Artificielle qui résoudrait tout (???) et en même temps une atmosphère délétère, déprimée, une tendance collapsologue, donc suicidaire, euthanasique et même eugénique

En Europe, les cabinets des spécialistes de la psychologie sont pleins à ras bord, les défenses immunitaires individuelles et collectives engendrent de nombreux cas de cancers ; les maladies de civilisation se multiplient et inquiètent fort la population. L’Europe vieillit et déprime. Il manque chez nous la jeunesse, le dynamisme, la joie et la foi dans l’avenir. Nous les avons trouvés au Bénin, sous le soleil, la chaleur et la pluie, dans la pauvreté assumée, une immense générosité, une fantastique ingéniosité et créativité au contact du réel. 

Au Bénin la parole est libre, les différentes communautés spirituelles travaillent et avancent en bonne entente. On peut dire sans insulter quiconque et sans jalousie mal placée : j’aime les pauvres qui deviennent riches, quand chez nous le fossé se creuse entre les riches et les pauvres. 

En Europe, en France surtout, nous nous battons avec des mots qui suivent notre devise si maltraitée. Ainsi dominent les vrais maux : discrimination, minorités, majorités, oppositions, communautarismes, chômage, grèves corporatives et généralisées à répétition, théorie du genre, phobies et sigles de toute sorte qui s’opposent les uns aux autres. Alors que tout pourrait se résumer au respect des différences et à leurs magnifiques complémentarités à la joie d’apprendre de l’autre, au bonheur de partager. 

En réalité nous ne savons plus très bien qui nous sommes et on nous fait croire que c’est l'avenir. 

L’enfant pour être le premier servi, doit être aidé à grandir dans toutes ses dimensions 

Avec toutes les potentialités de la nature humaine et de la science, un enfant reste le fruit du désir de parents, quels que soient les moyens et les hasards pour le procréer et le faire naître. Simples ou doubles, paternité et maternité restent des évidences pour les enfants. C’est eux qui sont l’avenir d’un pays. S’ils ont certainement besoin d’amour, ils ont aussi besoin de racines et de solides tuteurs.

Au Bénin l’enfant deviendrait-il roi ingouvernable comme en France ? On ne pourrait alors rien lui interdire ? Funeste erreur que nous payons très cher. Je ne peux donc vous conseiller chers parents Béninois et plus largement de toute l'Afrique de suivre les nombreux exemples européens. Connaissez-les, identifie-les, pour ne pas les suivre.

Les relations parents-enfants ont abouti à tellement de démissions parentales, quelles ont surtout désorienté les jeunes, leur faisant perdre des repères essentiels à toute leur vie. Evidemment on vous dira qu’il y a la résilience et que l'enfant est fait pour s’adapter. C’est loin d’être toujours vrai, quand nous observons les innombrables difficultés des jeunes dans les écoles et les universités. Il ne s’agit pas de ré-intégrer les repères d’autrefois, il s’agit de moderniser ceux qui ont fait leur preuves, ceux que les anciens que nous sommes peuvent proposer aujourd’hui sans se faire taxer de ringards, conservateurs ou autre étiquette qui empêche de réfléchir et de dialoguer avec respect et intelligemment.

Si la maternité reste une évidence, la paternité responsable n’a pas pris encore sa juste place. 

La maternité devient un problème réel en Europe, à un point tel que nombre de femmes, du fait de leur décision tardive à procréer et des traitements hormonaux contraceptifs longuement consommés, sans trop savoir comment ils fonctionnent, doivent avoir recours à la Procréation Médicalement Assistée (PMA). Tandis que les hommes vivant entre eux réclament la grossesse pour autrui (GPA), avec une mère porteuse payée pour procréer.

La médecine est ainsi confrontée aux stérilités sociales après avoir traité les stérilités pathologiques féminines et même masculines plus ou moins associées. Et quand l’enfant tant désiré vient à naître, il reste à l’éduquer, à accompagner sa croissance physique, psychologique, affective et même spirituelle. 

Nous savons bien toutes les difficultés des familles monoparentales quelles soient économiques avec la précarité-pauvreté et même psycho-affectives. On fait désormais systématiquement appel au pédopsychiatre parce que l’enfant a des troubles de l’attention, n’écoute rien, est agité ou l’inverse, violent et désorganisé, déprimé et anxieux. Alors sont proposés des traitements médicaux qui ne règlent pas longtemps les problèmes. Difficile d’expliquer à ces mères inquiètes qui ne comprennent pas leur ado, que celui qui manque c’est d’abord un père, un vrai.

Les paternités nouvelles n’ont pas fini d’évoluer.

Les papas nounous ont remplacé les papas machos et ce n’est pas un mal. En France ils donnent le biberon, amènent les enfants à l’école, font la cuisine, repassent les vêtements. Tout cela est formidable. Mais il y a encore des progrès à faire. Lesquels ? Monseigneur Pascal N’KOUE les a parfaitement identifiés. Je vous conseille de les lire un crayon à la main, de les partager avec votre épouse, avec vos amis. Ils font partie de l’avenir de votre pays, de votre Continent.

Nous devons aider les pères à structurer leur paternité. Il ne s’agit pas d’être là seulement pour couper le cordon le jour de la naissance et verser quelques larmes de bonheur à l’idée d’être enfin père-papa. Sachez chers pères et futurs pères que c’est là que tout commence.

Ce livre de Monseigneur Pascal éclaire les chemins de paternité et il n’y a ni tapis rouge, ni escalier roulant. Ainsi chers pères vous deviendrez des phares sur les routes de vos enfants et vous vous adapterez aux besoins éducatifs de vos petits puis de vos grands. Pas de long fleuve tranquille, vous apprendrez à ramer, à surfer, à écouter, à observer, à pardonner et toujours avec délicatesse et amour.

Ce livre sera également fort utile à tous les pères spirituels des paroisses qui se développent dans tout le pays, dans les villes et les campagnes les plus reculées, dans la joie et le dynamisme. Les jeunes qui se préparent à la prêtrise et à la vie consacrée goûteront aussi les nombreux conseils de cet ouvrage béni pour toutes les familles qu’ils accompagneront. Je ne doute pas que la Paternité responsable se développe au Bénin et je souhaite qu’elle soit ajoutée dans la conscience et le cœur de tous aux trois valeurs de la belle devise du Bénin : Fraternité, Justice, Travail.

                                                                                                                         

Prof. Henri JOYEUX

 

"TESTAMENT" DE MGR JEAN-PAUL JAMES

     Nous attendions à Parakou ce grand Pasteur pour la clôture des 75 ans de notre évangélisation. C’est lui qui a eu l’initiative du jumelage entre Nantes et Parakou. Rome vient de le nommer Archevêque de Bordeaux. Tout est grâce. Sa dernière lettre du 16 novembre 2019 a tous les accents d’un testament qui nous souhaite longue vie. Nous l’en remercions vivement et lui promettons notre communion priante.

Cher Monseigneur N'KOUE

 

Peut-être êtes-vous au courant : le diocèse de Nantes vient d'apprendre que je suis nommé à Bordeaux. 

Je me prépare à quitter un diocèse que j'aime beaucoup. Au cours des dernières années, nous avons eu la joie de vivre un beau partenariat entre nos deux diocèses. 

Vous m'avez accueilli magnifiquement à l'occasion des 70 ans de l'évangélisation de Parakou. Je n'oublierai pas les rencontres et célébrations vécues avec vous et vos diocésains. 

Malheureusement, le départ à Bordeaux ne me permettra pas de venir à Parakou, comme prévu, en janvier prochain. Je le regrette beaucoup. Le Père Sébastien de Groulard, vicaire général, compte se rendre avec la délégation prévue et composée par le Père Benoît Luquiau, pour les fêtes des 75 ans de l'évangélisation. Et je souhaite vraiment que cette visite renforce encore le lien entre les deux diocèses. 

Je veux vous redire aussi ma gratitude pour la présence du Père Aubin, du Père Ursule et des prêtres du Bénin qui nous ont aidés au cours de l'été. Je vous remercie encore, d'avoir accepté le Père François Xavier Henry que j'espérais bien revoir en Janvier 2020 à Parakou. 

Avec toute ma reconnaissance pour votre accueil et les relations tissées, je vous redis, cher Monseigneur, ma profonde et fraternelle communion en Christ. 

 

                                                                                                                                     

+Jean-Paul James

Nouvelles de famille

- Une année s’achève, une autre commence. Bénissons Dieu le Père qui nous a immensément bénis dans le Christ Jésus. Remercions aussi les nombreux et généreux bienfaiteurs que la Divine Providence n’a cessé de susciter pour nous venir en aide. Prions toujours pour eux. A chacun, je souhaite une Très Bonne Année 2020 en union avec Jésus et sa sainte Mère.

- Nous remercions vivement le Prof. Isidore ZOHOUN et son épouse venus vivre les fêtes de Noël avec nous.

- Le 3ème dimanche du Temps Ordinaire sera désormais consacré à la Bible : c’est le 26 janvier 2020.

- Nous clôturons le jubilé de nos 75 ans d’évangélisation en ce mois. Beaucoup d’amis viendront de l’intérieur comme de l’extérieur du Bénin ; laissons déborder notre sens d’hospitalité et de générosité.

- Le thème de l’année pastoral est le PATER NOSTER : c’est une insistance nouvelle pour la mission d’évangélisation. Mais quelle relation entretenons-nous avec le Père ?

- Le Dimanche de l’Epiphanie : L’Enfance Missionnaire aura sa messe à la paroisse Marie Auxiliatrice. Thème : Baptisés, tous les enfants sont envoyés en mission par le Christ dans le monde.

Quelques dates

2 janv. : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.

5 janv. : Messe de l’Epiphanie : Fête de la dédicace au Monastère l’Etoile Notre Dame à 9h.

               Quête impérée pour l’Enfance Missionnaire.

9 janv. : Pose de la première pierre du Foyer de spiritualité N. D. de Vie à 9h30 à Gaah-Baka.

              Ordination presbytérale de l’abbé Samuel ENENCHE au Séminaire Providentia Dei à 10h.

10 janv. : Rendez-vous à Ténonrou.

11 janv.:  Rendez-vous au Sanctuaire du Christ Rédempteur de l’Homme.

               8h30-9h30 : Confessions au Sanctuaire eucharistique

               10h00        : Sainte Messe.

                L’Après-midi et la nuit seront organisés par les Frères de la Communauté Mère du Divin          Amour d’Abidjan (Côte d’Ivoire).

12 janv.: Rendez-vous au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguea

              8h30 : Conférence sur le thème « Evangélisatrice, l’Eglise doit s’évangéliser elle-même                                    d’abord» par la Communauté Mère du Divin Amour (Côte d’Ivoire).

              10h00 : Sainte Messe présidée par S. Em. R. le Cardinal John O. ONAIYEKAN, Archevêque                 émérite d’Abuja, avec le Couronnement de la Vierge N. D. de Komiguea.

              15h30 : Soirée culturelle à la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC).

13 janv.        : Rendez-vous au monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie de Boko.

08h30-9h30 : Confessions sacramentelles au monastère N. D. du Très Saint-Sacrement à Boko

10h00           : Dédicace de l’église du monastère par S. E. R. Mgr Marc AILLET, évêque de Bayonne.

16h00           : Conférence sur Mgr Robert CHOPARD-LALLIER, au Sanctuaire eucharistique par le                                    R. P. Jacques JULIA, sma, suivie des vêpres solennelles par le Séminaire N. D. de                                  Fatima et les Noviciats.

18-25 janv. : Semaine de prière pour l’unité de l’Eglise.

21 janv.       : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h 30.

24 janv.       : Pose de la 1ère pierre du Complexe scolaire des Oblats de S. F. de Sales à Okédama.

26 janv.       : Quête impérée pour nos frères malades de la lèpre. Journée mondiale de la sainte Bible.            27 janv.-6 fév. : A Rome : Rencontre avec les Evêques amis de la Communauté de Sant Egidio.

N. B. : Les 3 jours des indulgences plénières sont les 10-11-12 janvier 2020.

BONNE ET SAINTE ANNEE 2020 !

 

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