À Alexandrie d’Égypte vivait une communauté hébraïque très considérable qui par contre ne connaissait pas la langue des pères et parlaient le grec. D’où la nécessité d’une traduction du texte hébraïque en grec. La traduction, en premier lieu de la Torah, est effectuée probablement vers la moitié du IIIème s. avant Jésus Christ. Ses origines sont assez obscures. Selon la tradition décrite dans la lettre de Aristée à Philocrate, ce furent soixante-douze savants qui ont traduit la Torah pour le foi Ptolémée II. Initialement, le nom Septante (Lxx) a été appliqué à la seule traduction de Loi (Pentateuque). Ensuite, il fut étendu à toute la traduction grecque des Écritures. La traduction est aussi appelée Bible alexandrine. La lettre de Aristée de Philocrate parle de l’origine de la traduction mais présente plusieurs détails affectés (frelatés) : le chiffre de 72 traducteurs été créé ad arte à dessein, avec soin (résultat de 6x12, six savants choisis par chacune des douze tribus d’Israël), ont saveur d’inventé aussi les 72 jours employés pour la traduction. Philon d’Alexandrie ajoute d’autres traits légendaires : les 72 sages auraient traduit le Pentateuque de façon identique jusqu’à la lettre, bien que travaillant indépendamment et dans des cellules différentes[1]. Malgré cela la nouvelle essentielle de la lettre n’est pas mise en cause, c’est-à-dire que vers la moitié du IIIème s. avant Jésus Christ à Alexandrie a commencé la traduction de l’AT n grec. Aujourd’hui, à propos de la Lxx, peut se dire avec certitude ce qui suit :

 

-         Le début de la traduction remonte à la moitié du IIIème s. avant Jésus Christ. Le terme (la fin) est à situer autour de 100 avant Jésus Christ.

 

-         La Lxx ne fut pas un travail unitaire déroulé en une seule fois par un unique savant ou groupe de savants, mais la somme de traductions individuelles faites par des personnes diverses dans l’arc d’un siècle et demi environ. Même la valeur des individuelles traductions est varié.

 

-         Importance de la Lxx – la Septante a été la Bible du NT : toute la prédication primitive et les citations de l’AT dans le NT proviennent de la Lxx. Dans le NT sur 350 citations de l’AT, presque 300 sont prises de la Lxx. Il faut relever le fait que le NT reporte la Lxx aussi quand le texte est différent de celui hébraïque.

 

La Lxx a influencé la pensée théologique et le vocabulaire du christianisme des premiers siècles. Cette antique traduction présente une forme de texte antérieur à l’époque de la sa stabilisation à œuvre des Sophreim, remonte en effet au III-IIème s. avant J.C. et peut être utile pour amender le texte hébraïque de l’AT.

 

-     Nature de la traduction de la Lxx – la Lxx est une traduction de l’hébreu, mais diverge du TM (Texte Massorétique). Par exemple, le livre de Jérémie grec est plus bref que le TM de 1/8. Donc, même si sa traduction est assez littérale, il clair que le texte hébraïque duquel le livre a été traduit était différent du TM. Pour l’histoire de David et Goliath en 1 Sam 17-18, le texte grec est plus bref que le TM.

 

Quelquefois la traduction montre la sensibilité de l’environnement alexandrin. Par exemple, en Ex 3,14 quand Dieu se présente à Moïse en disant : je serai celui que je serai, la traduction grecque est : je suis l’étant.

 

 

 

Les autres versions grecques

 

La Lxx précisément par le fait d’être devenue la Bible des chrétiens au fil du temps commença à être mal perçu, mal vu aux hébreux. Les chrétiens argumentaient sur la base de la Lxx, les rabbins, par contre, se irrigidirono rigidifièrent, raidirent, durcirent sur le texte hébraïque qui, selon eux, était falsifié par la traduction grecque. Dans le traité tratto Sopherim 1,7, de la Mishnah, se présente l’opinion d’un rabbin du IIème s. : « la traduction de la Loi de Moïse en grec fut un péché grave comme l’érection du veau d’or. Précisément pour cela, il faisait pénitence le huitième jour  du Tebet, giorno où les hébreux alexandrins célébraient solennellement la récurrence  de leur traduction. Les hébreux par contre pouvaient renoncer complètement à une traduction grecque de l’AT et au IIème s. avant Jésus Christ, ils donnèrent vie à de nouvelles traduction (Aquila, par exemple).

 

 

 



[1] Philon d’Alexandrie, Vie de Moïse, II,31-37.

 

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