La dépouille mortelle de Mgr P. VIEIRA.

Le mois de novembre s’ouvre par la fête de tous les saints. Ils sont au paradis et intercèdent pour nous. Dès le lendemain, le 2 novembre, c’est la commémoration de tous les fidèles défunts. Ils sont au purgatoire et nous sollicitent. Les prêtres devraient célébrer trois messes ce jour-là. Je recommande fortement le retour de cette belle tradition.

   

    1 - La première messe est destinée à une intention particulière, pour un défunt spécifique.

    2 - La deuxième messe pour tous les fidèles défunts.

    3 - La troisième messe aux intentions du Souverain Pontife. Il s'est chargé de célébrer pour les défunts qui sont privés de messes alors qu’elles ont été demandées pour eux. Cette tradition date du Pape Benoit XV, Pape de 1914 à 1921 (cf. Incruentum altaris sacrificium, 10 août 1915). Il s’agit des messes que les prêtres ont oublié ou négligé de célébrer. Rappelons-nous que tout le mois de novembre est réservé aux morts. C’est donc très sérieux les messes pour les défunts.

    Nous prions non seulement pour les morts pour qui les messes sont demandées, mais on pense aussi aux fidèles trépassés pour lesquels personne ne prie, les âmes les plus délaissées du purgatoire. Saint Augustin nous le rappelle : il y a "au moins une mère qui prie pour ceux qui n'ont ni parents, ni proches, ni amis, c'est l'Eglise". Pourquoi cette insistance ? Parce que c’est la prière et surtout la messe qui aide nos morts à aller au Ciel. Padre Pio le confirme. Lisons attentivement :

    « Un jour, alors qu’il était seul en train de prier, Padre Pio aperçut un homme âgé qui se tenait debout devant lui. Surpris de voir cet inconnu dans sa cellule, il confia ceci dans son témoignage : « Je ne comprenais pas comment cet homme avait pu entrer dans le monastère à cette heure tardive de la nuit, alors que toutes les portes étaient verrouillées». Cherchant à éclaircir le mystère, le religieux italien demanda à l’homme : « Qui êtes-vous et que voulez-vous ? ».

    L’homme lui répondit : « Je m’appelle Pietro Di Mauro, fils de Nicola, surnommé Precoco. Je suis mort le 18 septembre 1908, dans la cellule numéro 4 de ce monastère, qui était à l’époque un hospice de vieillards. Une nuit, je me suis endormi avec un cigare allumé et mon lit a pris feu. Victime des flammes, je suis mort, étouffé et brûlé. Je me trouve au purgatoire. Le Seigneur m’a permis de venir vous demander de célébrer la sainte messe de demain à mon intention. Grâce à cette messe, je pourrai entrer au Paradis ».

    Padre Pio réconforta l’âme souffrante, en l’assurant de célébrer la messe pour lui. Alors l’homme le quitta. Le lendemain, en effectuant des recherches, Padre Pio découvrit l’authenticité de cette histoire. Dans les registres des décès pour le mois de septembre 1908 figurait bien le nom du défunt, ainsi que les circonstances de son décès. Le récit de l’homme était confirmé, et Padre Pio célébra la messe pour le repos de son âme.

    Ce ne fut pas la seule visite d’une âme du purgatoire au religieux italien, implorant ses prières. Un jour, Padre Pio déclara : « Autant d’âmes de défunts que de vivants viennent ici (au monastère) ». Souvent les âmes des défunts lui demandaient de célébrer une messe à leur intention. Elles insistaient sur la force spirituelle de la messe, qui permet de diminuer le temps qu’une personne passe au purgatoire, avant d’accéder à la gloire céleste ». Edifiant, n’est-ce pas ?

    Ce qui est célébré dans l’Eucharistie n’a pas de prix. C’est un mystère. Nous sommes dans l’ordre de la gratuité totale qui vient de la miséricorde du Christ crucifié. C’est Jésus qui, par les mérites de sa passion et de sa mort, nous offre sa Vie de ressuscité nécessaire à notre salut. Si l'on savait quel est le prix de la messe pour la vie dans l'éternité, les églises seraient toujours pleines, même en semaine.

    Ce message de Jésus à Carmela, une mystique de Milan, peut nous éclairer davantage. "Il y a au purgatoire, dit Jésus, des âmes bonnes qui ont vécu saintement aux regards des hommes, mais de qui je désirais une plus grande perfection, un degré supérieur de sainteté. Cette sainteté qu’elles n’ont pas atteinte au cours de leur vie, elles l’acquièrent là-bas… Au purgatoire tout le monde se parfait et se rend digne de la vue de Dieu. Prier pour les âmes du purgatoire est une charité, un devoir et une source de grand avantage, car leur puissance de secours est très étendue…Avec la permission de Dieu, elles aident aussi matériellement les membres de leurs familles et ceux qui prient pour elles". Elles les défendent contre les dangers et les accompagnent avec tendresse pour résoudre leurs problèmes. Vive la mystérieuse communion des saints ! Tout cela mérite une réflexion approfondie…

    J’encourage fortement la pratique de confier aux prêtres des intentions de messes pour nos défunts. D’abord parce que c’est le seul geste d’affection utile envers celui qui a fait le passage de cette terre vers la vraie Terre Promise. Ensuite ce même geste permet de mieux vivre l’absence de cet être, en même temps qu’il soutient notre foi et notre espérance. Il n’est pas mort, il vit autrement.

    Offrons abondamment à nos défunts les secours de nos prières. Messe "corps présent", messe  ″corps absent", "simple absoute", ce n’est pas le plus important : pour le Seigneur c’est la prière offerte avec foi pour le défunt qui compte vraiment. Arrêtons de faire croire aux fidèles que la messe ″corps présent″ est un visa d’entrée automatique au paradis. Arrêtons de punir par une "simple absoute" ceux qui n’ont pas payé régulièrement leur denier de culte. C’est de la magouille cléricale.

    Judas Maccabée, dans l’Ancien Testament, avait prescrit un sacrifice expiatoire pour les juifs morts au combat, afin qu’ils fussent délivrés de leurs péchés d’idolâtrie (2 M 12, 43-46). Imitons son souci. Cela signifie, n’en déplaisent à certains illuminés, que des péchés peuvent être pardonnés après la mort. Jésus le confirme (cf. Mt 12, 32) : "Si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni en ce monde ni dans le monde à venir". Cette sentence très grave a été prononcée face à l’entêtement des pharisiens qui venaient de dire : "Celui-là ne chasse les démons que par Belzébul, le chef des démons" (Mt 12, 24). L’homme n’est pas excusable quand il s’obstine à mal interpréter un signe évident de la victoire de Dieu sur Satan : l’exorcisme est opéré par la puissance de Jésus dans l’Esprit. Tout autre péché peut être pardonné après la mort. Ste Monique mourante ne demanda qu’une chose à ses deux fils: "vous enterrerez ici votre mèreJe vous demande seulement de vous souvenir de moi à l'autel du Seigneur, partout où vous serez".

    C’est clair donc que lorsqu’on meurt, on ne  va pas toujours immédiatement au paradis ou en enfer, comme certains le proclament. Le purgatoire existe vraiment, et la Vierge Marie l'a confirmé dans son apparition à Fatima au Portugal, le 13 mai 1917. "Elle  sera au purgatoire jusqu’à la fin du monde… car elle aimait trop aller au bal″, révéla la Reine des cieux à Lucie la voyante ; celle-ci voulait avoir les nouvelles d’Amélie, une jeune fille qui venait de mourir à 18 ans.    

     Autrefois, les fidèles chrétiens priaient beaucoup pour les défunts et prévoyaient même "des fondations de messes" qui devaient être célébrées après leur mort pour le repos de leurs âmes. Bel exemple à imiter. Voyons  comment collecter dignement l’argent le jour des obsèques à travers la quête maladroitement appelée "quête sur cercueil" ; et peut-être aussi lors des diverses messes d'anniversaires du défunt. Avant toute quête ou toute collecte, ce serait bien de faire une courte monition claire, une petite catéchèse sur l’importance de la messe pour les fidèles défunts. On ne demandera jamais trop de messes pour eux. Je reviendrai une autre fois sur le trentin. Le plus noble pour nous c’est de bien célébrer chaque eucharistie pendant que nous sommes encore ici-bas sur terre.

     Une privilégiée du Seigneur, Maria Simma, a eu cette révélation : "A l'heure de la mort, les messes auxquelles nous avons assistées avec piété durant notre vie sont notre plus grand trésor. Elles ont pour nous plus de valeur que les messes qui sont célébrées pour nous après notre mort". Avis à ceux qui s’amusent au cours des messes. Avis aussi aux acteurs liturgiques qui se célèbrent à l’autel… En tout cas le purgatoire peut être évité. Il suffit que le Saint Sacrifice devienne pour nous une école de vie…

     Le culte des ancêtres est très présent partout en Afrique. On a bien raison. Et souvent on est prêt à toutes sortes de sacrifices pour bien enterrer les morts. Nous savons qu’ils ne sont pas ingrats. Mais  attention!  "Déposer sur les tombes des offrandes de nourriture, c'est présenter de bonnes choses à une bouche fermée ; de même l'offrande faite à une idole à quoi bon, puisqu'elle ne mange ni ne sent rien"(Si 30,18). Les morts n’ont besoin que de nos prières pour laver leurs souillures.

     Lors des sépultures chrétiennes, préoccupons-nous moins des fleurs artificielles, des repas copieux, des boissons alcoolisées, des cercueils en or, des décors somptueux, des corbillards luxueux, bref des dépenses de vanité qui ne servent qu'aux vivants orgueilleux et jamais à la purification de nos défunts. Il ne faut quand même pas que par notre esprit de compétition, les morts tuent les vivants par de lourdes factures. Donnons aussi le bon exemple qui consiste à vite enterrer les membres de nos familles dans la sobriété et dans la foi en la miséricorde inépuisable de Dieu. Je recommande vivement de ne jamais laisser un corps à la morgue au-delà d’une semaine. Décourageons toute coutume contraire à cette exhortation. Souvenons-nous que notre Seigneur Jésus fut enseveli le jour même de sa mort, le vendredi saint. Il faut quand même s’assurer que la personne est vraiment morte. Que retenir ? Toute prière est bonne pour secourir les âmes du purgatoire. Cependant, je vous propose une hiérarchie par ordre d’importance :

     1- Le saint sacrifice de la messe.

     2- Le rosaire : après le saint sacrifice de la messe c'est le moyen le plus efficace.

     3- Les souffrances et sacrifices expiatoires consentis pour tel ou tel défunt.

     4- Le chemin de la croix. Les neuvaines pour les défunts.

     5- Les indulgences, qu’elles soient partielles ou plénières.

 

     6- Les aumônes et toute action charitable, surtout les dons en faveur de l’évangélisation, pour la propagation de la foi auprès des non chrétiens… Souvenez-vous que les œuvres de charité recevront la plus haute récompense dans l'éternité. "Faites du bien (même) à ceux qui vous persécutent...".

Pascal N’KOUE.

Omnium Servus

 

 

PRIONS TOUS LES JOURS POUR LES MORTS

(Au moins pendant tout le mois de novembre)

     O mon Dieu qui pardonnez aux pécheurs et qui voulez le salut des hommes, nous implorons votre miséricorde en faveur de nos frères, de nos proches et de nos bienfaiteurs qui ont quitté cette terre, et nous vous supplions de leur accorder, par l’intercession de la Vierge Marie et de tous les saints, la grâce d’être admis à la participation de l’éternelle béatitude. Par Jésus le Christ notre Seigneur.

Nouvelles de famille

- Le mois de septembre est dédié aux catéchistes et animateurs des communautés chrétiennes.

- Octobre c’est le mois missionnaire extraordinaire. "Avec Jésus et sa sainte Mère, soyons tous missionnaires" ! Faisons vibrer cette conviction en nous. Ce mois est dédié spécialement aux élèves, étudiants, enseignants des établissements privés, publiques et universités. Vous trouverez  le programme des activités auprès de l'abbé Edgard VIGAN.

- Prions pour le repos de l'âme de Nestor, père de Sr Solange AWOLO, ssa, et pour Joseph, père de l’abbé Simon TANKLOUFEY, décédés le mois d’août dernier.

- Le thème de l'année pastorale oct. 2019 - oct. 2020 est "Pater Noster". Nous entendrons Jésus nous dire : "Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie...". "Il ne veut qu’aucun de ces petits soit perdu".

- Le centre UNIV organise du 29 au 31 octobre 2019 des assises sur l'école des parents : un véritable défi pour la famille aujourd'hui (Tél. 96 37 41 70).

- Daniel Biaou CHABI et Modeste Agbatan ABO ont été ordonnés diacres le 10 août 2019 en même temps que 4 prêtres Oblats de Saint François de Sales.

- Une mission d'ORL (oreilles, nez, gorge) aura lieu à l'hôpital st Jean de Dieu de Tanguieta du 1er au 7 septembre (Tél. 23 83 00 36).

- Une autre mission chirurgicale d'orthopédie pédiatrique (maladies du pied) aura lieu à l'hôpital St Jean de Dieu de Tanguieta du 14 au 20 septembre (Tél. 23 83 00 36).

 N.B. : Il est vivement recommandé à tout prêtre d'avoir au moins une heure de catéchisme en semaine, à partir de la nouvelle année pastorale. Ne délaissons pas ce service d’enseignement.

Quelques dates

1er Sept         : Confirmations à Sirarou à 9h.

7 Sept           : Vœux perpétuels de Sr Myriam ZANNOU, s.m.m.i, à l'église Ste Trinité de Guèma.

13-17 sept    : Permanence pastorale à Djougou.

20-22 sept    : Week-end du jubilé des catéchistes, au sanctuaire marial N. D. de Komiguea.

26-28 sept    : A Providentia Dei. Rencontre avec les prêtres formateurs.

29-3 oct.      : Permanence pastorale à Djougou.

6-oct.           : Messe dominicale à Kabo. Visite à Africae Munus de Ténonrou.

11-13 oct.    : Permanence pastorale à Djougou.

15 oct.         : Conseil presbytéral à l'archevêché à 9h 30.

                      Presbyterium à 16h au Centre Pastoral.

16 oct.         : A 9h : Assemblée Générale pour l’ouverture de l’année au Centre Pastoral Guy Riobé.

                    Office intégré à la messe à 12h. Les prêtres viennent avec leurs vêtements liturgiques.

20 oct.         : Journée mondiale des missions. Pèlerinage des évêques du Bénin au Sanctuaire Notre-

                      Dame de Komiguea. Messe à 10h. Tout le diocèse est invité à y participer.

21-23 oct.    : Assemblée ordinaire de la Conférence Episcopale à Parakou.

29-31 oct.    : Semaine africaine pour la Famille et la Vie au Centre UNIV (Tél. 96374170).

 

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