L’artemisia est une plante aux vertus très efficaces contre le paludisme et autres maladies.  Il y a deux grandes variétés d’artemisia : l’artemisia afra d’origine africaine (Afrique du Sud) et l’artemisia annua d’origine asiatique (Chine). Cette plante mérite d’être connue de tous afin que chaque famille africaine ait dans sa cour deux ou trois plants  pour sa santé physique…  Quels sont alors les enjeux  majeurs de la promotion d’artemisia ? Laissons la parole au promoteur de cette merveilleuse plante, Mr Clément YARGO. Lisons attentivement.

 

Il y a trois grands enjeux pour la promotion d’artemisia : enjeux sanitaires, bénéfices agro écologiques et enjeux d’entreprenariat social.

 

          1. Les enjeux sanitaires

 L’artemisia est une des meilleures plantes au monde contre le paludisme ou malaria. Or, le paludisme est le plus grand ennemi des populations qui vivent  en Afrique.  Les statistiques du rapport mondial 2016 sont illustratifs des dégâts causés par le paludisme dans le monde et en Afrique surtout. L’enjeu est énorme. En 2016, le paludisme a touché 216 millions de personnes et tué 445.000 personnes dont 90% de ces décès sont en Afrique. Une somme astronomique de 2,7milliards de dollars a été débloquée pour le contrôle de cette maladie.  Au Bénin, le paludisme est la première cause de décès : 22, 6% chez les enfants de  moins de 5 ans ; 13, 5% de la population en général. Pour les cas d’hospitalisations, le paludisme représente 49,4% chez les enfants de moins de 5 ans ; et 42, 9% de la population. Face à cette situation, l’artemisia est la vraie solution, peu coûteuse, et à la portée de tous. Comme vous le savez, le paludisme tue plus que l’ensemble des conflits armés en Afrique. Il faut donc lui livrer un combat sans merci. L’artemisia peut être désormais comparée à ce missile que le Créateur a mis au point pour notre bonheur. En effet, cette plante, prise en tisane ou en poudre, est une poly thérapie très efficace. Beaucoup d’études  menées par le réseau des maisons d’artemisia et par d’autres acteurs  à travers le monde le prouvent. Aucun effet secondaire ni aucune résistance. Par contre, les comprimés pharmaceutiques fabriqués à base d’une molécule d’artemisia en combinaison avec d’autres éléments chimiques peuvent connaître des résistances et ont forcément des effets secondaires. Très intéressant : pour lutter contre le paludisme, l’artemisia peut être prise en mode préventif ou en mode curatif. Elle est très bonne pour les sportifs et pour  les écoliers, élèves et étudiants, pour les soldats…  Toute personne peut consommer l’artemisia, même les femmes enceintes et les bébés dès qu’ils commencent à boire de l’eau. Les Chinois consomment l’artemisia annua en tisane depuis plus de 2000 ans.  Les travaux du Dr Yuyu TU de l’académie de médecine traditionnelle chinoise lui ont valu en 2015 le Prix Nobel de la Santé. Elle y a découvert l’artemisine.

La prise d’artemisia naturelle en poudre et en tisane, en mode curatif ou préventif, garantit l’autonomie de la santé familiale. Belle dynamique de l’écologie sanitaire. Plusieurs personnes démunies financièrement surtout en milieu rural ne vont pas à l’hôpital faute de moyens financiers. Dans les hameaux reculés, il n’y a même pas de centres de santé. La maîtrise de la culture d’artemisia en milieu rural sera un excellent moyen de lutte contre le paludisme. Désormais, plus de peur ! Les gouvernements  africains devraient impérativement promouvoir les plantes médicinales en général, et l’artemisia en particulier ; car une population malade ne peut pas produire les richesses dont elle a besoin  pour le développement de sa nation.

    

 

Malheureusement, nos  gouvernements sont sous le joug de l’OMS qui est, à son tour, sous l’emprise des firmes pharmaceutiques. C’est pourquoi l’artemisia tout comme les autres plantes médicinales ne peuvent pas être promues officiellement chez nous. C’est la nouvelle colonisation idéologique plus dramatique que la première. Les gouvernements asiatiques sont pour la plupart affranchis de cette servitude, surtout dans le domaine de la santé. Or, comme le dénonce Mgr Bernardito Auza, Observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU,  « le système de développement ne devrait jamais être utilisé comme cheval de Troie pour attaquer les valeurs culturelles et religieuses des pays en développement ».

        En dehors du paludisme, l’artemisia traiterait d’autres maladies comme la bilharziose, les infections intestinales,  la tuberculose, le cancer, la fièvre typhoïde. Elle régule la glycémie chez les diabétiques, soigne les courbatures… Les racines d’artemisia seraient efficaces contre les problèmes sexuels et gynécologiques. L’artemisia renforcerait le système immunitaire des malades chroniques. Cependant, ce que la rationalité scientifique n’a pas encore démontré les bienfaits de la médecine traditionnelle et l’expérience humaine l’ont mis en évidence. Il faut donc une collaboration entre les différentes médecines : la médecine moderne  plus rigoureuse et la médecine traditionnelle plusieurs fois millénaire, plus souple, mais très efficace dans les traitements.

 

2. Les  bénéfices agro écologiques

 

L’artemisia se produit sans intrants chimiques : engrais, insecticides, herbicides…Rien de tout cela. Etant une plante médicinale, véritable don de Dieu, l’artemisia se produit avec le compost naturel. A notre ferme agro écologique médicinale LA  NOUVELLE   ESPERANCE du Centre UNIV à Parakou, l’artemisia est produite dans la dynamique de la permaculture (développement durable) qui consiste à guérir la terre et nourrir les hommes. La permaculture comme le dit le livre titré La permaculture de  Perrine et Charles HERVE-CRUYER,  c’est « La nouvelle alliance entre l’humanité et la terre, entre la terre et sa biosphère… ». Le livre dit ensuite qu’ « il est réconfortant dans un monde qui, jusqu’à maintenant a plutôt glorifié la force brutale de la compétition et de l’égoïsme, de découvrir quelque part des pans d’humanité prêts à réensemencer l’univers avec conscience et intelligence ». 

La production d’artemisia est un moyen de mise en œuvre de l’encyclique "Laudato Si’" du pape François sur la sauvegarde de la maison commune (la terre). Dans cette encyclique, le Pape cite l’un de ses prédécesseurs le pape Paul VI en ces termes « Par une exploitation incontrôlée de la nature, l’être humain risque de la détruire et d’être à son tour victime de cette dégradation ». La culture de l’artemisia se fait dans la dynamique agro écologique qui permet de régénérer la terre. L’Etre humain pense généralement qu’il est le seul fils de la terre, ce qui est une erreur. La terre a plusieurs enfants : l’espèce humaine, les espèces animales et végétales… La culture d’artemisia dans les conditions agro écologiques permet de préserver beaucoup de formes de vies animales et végétales. Dans son livre "La troisième révolution industrielle" (énergie verte), Jérémy  RIFKIN prévient l’humanité sur les conséquences de la destruction de la nature par l’Homme. Il dit « Les scientifiques nous mettent en garde : nous sommes confrontés à un changement de la température et de la constitution chimique de la planète potentiellement  cataclysmique. Il menace de déstabiliser les écosystèmes dans le monde entier. A la fin du siècle, redoutent les experts, nous serons peut-être à la veille d’une extinction massive de formes de vies végétales et animales qui pourraient compromettre la survie de notre propre espèce ». Notre objectif est que chaque famille ait son jardin d’artemisia afin de constituer un petit havre de paix dans cet océan d’enfer. Un petit lambeau de terre sauvé soulage la planète entière. Comme le disait sainte mère Theresa de Calcutta, « plusieurs gouttes d’eau peuvent former une rivière ». Alors plusieurs petits jardins familiaux d’artemisia sauveront plusieurs lambeaux de terre et plusieurs lambeaux de terre formeront une grande partie de la terre protégée. Et ce n’est pas tout.

 

 

3. Les enjeux d’entrepreneuriat social 

 

L’expérience de la maison d’artemisia du Centre UNIV permet de dire qu’artemisia est un outil de promotion de l’entrepreneuriat social. En effet, les jeunes sont employés dans toutes les phases de la production d’artemisia. A la ferme agro écologique médicinale LA NOUVELLE  ESPERANCE, outre le gardien, il y a  des paysans et autres ouvriers qui sont employés. A la phase de transformation, il y a également des jeunes qui sont employés ; puis à la commercialisation, les pharmacies et autres lieux de dépôts de vente reçoivent leur pourcentage. Les formations sont payantes à un prix abordable, ce qui donne aussi aux formateurs leur petite part. Comme vous le voyez, cette petite plante ne peut faire que du bien à toutes les couches sociales.

 

·        Quelques défis à relever

 

- Le grand défi est de faire connaître l’artemisia partout au Bénin et en Afrique. Depuis la création de notre  maison d’artemisia  en Novembre  2015, le Centre UNIV a animé au Bénin principalement et en Afrique de l’ouest 55 sessions de formation sur la culture d’artemisia avec une moyenne de 22 participants par session. A cela s’ajoutent plusieurs séances de sensibilisations, les émissions radio et TV…Cette dynamique de sensibilisation et de formation doit continuer. Mais ce n’est pas toujours facile.

 

-  Nous voulons aussi mener les études cliniques ad hoc pour prouver scientifiquement l’efficacité  d’artemisia afra sur la fièvre typhoïde, sur le traitement du diabète ; l’efficacité des racines d’artemisia afra contre la prostate et les problèmes sexuelles et gynécologiques : éjaculation précoce, faiblesse sexuelle,  règles douloureuses, fibromes…

 

-  Comment promouvoir les jardins d’artemisia dans les familles, dans les écoles, les hôpitaux, les petits et grands séminaires, les noviciats et même dans les monastères comme le désire fortement notre Père Evêque ? Mgr Pascal N’KOUE ?

 

-  Comment renforcer les capacités d’accueil de la Ferme agro écologique médicinale LA  NOUVELLE   ESPERANCE, devenue en un temps record une école très fréquentée par les petits agriculteurs, les étudiants, les universitaires d’Afrique et d’ailleurs, des personnes ressources. Concrètement,  nous avons besoin urgemment d’un forage et d’un château d’eau muni de panneaux solaires, d’un logement de 15 chambres au moins pour les stagiaires, d’une salle de formation… Avec l’aide de Dieu et de tous,  nous ferons des prouesses dans notre vision de conjuguer un beau jour, au passé, la peur du paludisme. 

 

·   Remerciements

 

Merci à toutes les personnes qui nous accompagnent de diverses manières dans cette mission.

 

Pour faire un don de soutien,  cela peut passer par l’Economat diocésain de l’Archidiocèse de Parakou ou par l’Economat du Centre UNIV. Pour tout renseignement, veuillez contacter le Centre  UNIV au (+229) 96 37 41 70 ou (+229) 95 21 93 04. E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. surtout visiter la maison d’artemisia du  Centre UNIV à Parakou et goûter gratuitement au thé d’artemisia.

 

  Pour passer vos commandes : poudre d’artemisia, tisane d’artemisia, liqueur d’artemisia (super apéritif…), racines d’artemisia (appelées "état major" par les consommateurs connaisseurs compte tenu de sa puissance).

   Vous pouvez solliciter aussi des formations sur la culture, la transformation, la consommation et la commercialisation d’artemisia. Notre disponibilité à vous rendre service est totale. 

 

        Clément D. YARGO                                                                                                                                                               

Directeur du Centre  UNIV,  Responsable Adjoint de la Pastorale diocésaine pour les laïcs, la famille et la vie,

  Conseiller au Bureau de la Coordination Nationale de la Pastorale pour les laïcs, la famille et la vie au Bénin.

 

 

  

 

Nouvelles de famille

 

- Enfin le missile anti-palu, muni d’une  charge ″nucléaireʺ puissante, est trouvé ;  il est  à notre portée. Il suffit que chaque maison mette en terre 2 ou 3 plants ″d’artemisia  afraʺ. Et le paludisme (ou malaria) est à jamais vaincu. C’est vraiment une herbe médecinale royale.

 

- Nous remercions Mgr Paul K. VIEIRA, Evêque de Djougou, qui est passé le mois dernier pour une visite fraternelle et amicale. Il est  toujours chaleureux et ne se laisse pas abattre.

 

- Nous avons apprécié le travail de la délégation de l’AVECAT, (Amicale des volontaires de l’Eglise catholique), conduite par sa Présidente, Prof. Dorothée Kinde-Gazard, dans le cadre des préparatifs de nos 75 ans d’évangélisation. Un merci infini pour toutes les suggestions si judicieuses.

 

- Notre plaquette "Tous missionnaires" est encore disponible à la librairie Saint Paul. C’est notre "Instrumentum laboris" pour la nouvelle évangélisation. Veuillez vous en procurer et travaillez-la en famille, en équipe, dans les mouvements, dans les CEVB, dans les secteurs paroissiaux etc.

 

- Les infrastructures du Grand Séminaire diocésain Providentia Dei sont sollicitées ces vacances par plusieurs entités : les Salésiens, les charismatiques, les membres de l’Ecole de la foi…c’est parti. D’autres groupes peuvent y penser pour les années à venir. Vous disposez d’un minimum de 50 chambres et de plusieurs dortoirs. Le cadre est tranquille, le climat idéal et la nature féérique.

 

- Le Cardinal Robert SARAH sera dans notre diocèse à la fin de ce mois. Quel bonheur ! Quel privilège !

 

- Le pèlerinage national de Dassa sera présidé par Monseigneur Denis GRONDIN, Archevêque de Rimouski au Québec. Le thème : "Tous les âges me diront bienheureuse".

 

- L’abbé Denis Le Pivain, du diocèse d’Avignon, à peine retourné dans son diocèse nous a écrit. Voici un extrait…ʺQue j’ai pu vous aider dans votre lourde tâche, j’en remercie le Seigneur, mais je sais aussi tout ce que j’ai gagné à œuvrer auprès de vous depuis 15 ans. … C’est à mon tour de vous redire merci, et la croix (que vous m’avez offerte) qui sera dans mon bureau me rappellera de prier pour votre ministère, en particulier pour le séminaire « Providentia Dei » (14 juillet 2018).

 

Quelques dates

 

1er août      : Fête nationale : Les bureaux de la Curie sont fermés.

 

5-6 août     : Clôture à Lokossa de la première Assemblée élective des Sœurs Lumière du Christ.

 

11 août      : Messe à Providentia Dei avec l’Ecole de la foi.

 

12 août       : Messe dominicale à Kabo. Visite à « Africae Munus », ferme diocésaine agro-pastorale.

 

14-16 août : A Porto-Novo pour la célébration des 90 ans de l’ordination du 1er prêtre du Bénin, Père Thomas Mouléro.

 

17-19 août : Pèlerinage national à Dassa.

 

27-30 août : A Cotonou pour la célébration des 50 ans de création de l’Institut des Sœurs de Saint Augustin.

 

N. B. : Pour le 15 août, fête de l’Assomption, la paroisse Notre Dame de l’Assomption de Komiguea vous attend pour la grand-messe. C’est une fête d’obligation. Tous à la messe !

 

 

 

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