(Le 19 nov. 2011, le Pape Benoît XVI, nous a adressé, lui-même en personne, un discours croustillant et  tonitruant au Palais de la Présidence de Cotonou. En ces moments de turbulences, relisons ensemble des extraits de cette allocution du Pape, chef spirituel et chef d’Etat, qui nous a parlé au nom de Dieu).
    …La personne humaine aspire à la liberté ; elle veut vivre dignement ; elle veut de bonne écoles et de la nourriture pour les enfants, des hôpitaux dignes pour soigner les malades ; elle veut être respectée; elle revendique une gouvernance limpide qui ne confonde pas l'intérêt privé avec l'intérêt général ; et plus que tout, elle veut la paix et la justice. En ce moment, il y a trop de scandales et d'injustices, trop de corruption et d'avidité, trop de mépris et de mensonges, trop de violences qui conduisent à la misère et à la mort. Ces maux affligent certes votre continent, mais également le reste du monde. Chaque peuple veut comprendre les choix politiques et économiques qui sont faits en son nom. Il saisit la manipulation, et sa revanche est parfois violente. Il veut participer à la bonne gouvernance. Nous savons qu'aucun régime politique humain n'est idéal, qu'aucun choix économique n'est neutre. Mais ils doivent toujours servir le bien commun. Nous nous trouvons donc en face d'une revendication légitime qui touche tous les pays, pour plus de dignité, et surtout pour plus d'humanité. L'homme veut que son humanité soit respectée et promue. Les responsables politiques et économiques des pays se trouvent placés devant des décisions déterminantes et des choix qu'ils ne peuvent plus éviter...
    De cette tribune, je lance un appel à tous les responsables politiques et économiques des pays africains et du reste du monde. Ne privez pas vos peuples de l'espérance ! Ne les amputez pas de leur avenir en mutilant leur présent ! Ayez une approche éthique courageuse de vos responsabilités et, si vous êtes croyants, priez Dieu de vous accorder la sagesse ! Cette sagesse vous fera comprendre qu'étant les promoteurs de l'avenir de vos peuples, il faut devenir de vrais serviteurs de l'espérance. Il n'est pas facile de vivre la condition de serviteur, de rester intègre parmi les courants d'opinion et les intérêts puissants. Le pouvoir, quel qu'il soit, aveugle avec facilité, surtout lorsque sont en jeu des intérêts privés, familiaux, ethniques ou religieux. Dieu seul purifie les cœurs et les intentions.
    L'Eglise n'apporte aucune solution technique et n'impose aucune solution politique. Elle répète : n'ayez pas peur ! L'humanité n'est pas seule face aux défis du monde. Dieu est présent. C'est là un message d'espérance, une espérance génératrice d'énergie, qui stimule l'intelligence et donne à la volonté tout son dynamisme. Un ancien archevêque de Toulouse, le Cardinal Saliège disait : «Espérer, ce n'est pas abandonner ; c'est redoubler d'activité». L'Eglise accompagne l'Etat dans sa mission ; elle veut être comme l'âme de ce corps en lui indiquant inlassablement l'essentiel : Dieu et l'homme. Elle désire accomplir, ouvertement et sans crainte, cette tâche immense de celle qui éduque et soigne, et surtout de celle qui prie sans cesse (cf. Lc 18, 1), qui montre où est Dieu (cf. Mt 6, 21) et où est l'homme véritable (cf. Mt 20, 26 et Jn 19, 5). Le désespoir est individualiste. L'espérance est communion. N'est-ce pas là une voie splendide qui nous est proposée ? J'y invite tous les responsables politiques, économiques, ainsi que le monde universitaire et celui de la culture. Soyez, vous aussi, des semeurs d'espérance !...
    La haine est un échec, l’indifférence une impasse, et le dialogue une ouverture ! N’est-ce pas là où seront semées des graines d’espérance ?...
(C’est tout le discours qu’il faudrait lire et relire pour améliorer nos comportements de citoyens, de chrétiens et de responsables).

 


LA NOUVELLE COLONISATION par un couple JOYEUX et exceptionnel                                                                                                    
(Suite et fin de la V. D. N° 76)
Du 03 au 17 décembre 2017, le Bénin a accueilli la visite missionnaire du professeur Henri Joyeux et son épouse Christine. Qui sont-ils ? Le professeur Henri Joyeux de renommée internationale est professeur émérite de la faculté de médecine de l’Université de Montpellier en France. Il est cancérologue (prix international de cancérologie). Son épouse Christine est diplômée du droit international européen. Elle anime le côté pratique de la nutrition. Après un séjour au Bénin voici la suite de la lettre du Pr JOYEUX riche, intéressante et tonique.
* Le vernis à ongles avec le phosphate de triphényle
…Nous avons appris au Bénin que certains vernis à ongles, dont les jeunes filles raffolent, contiennent un perturbateur endocrinien, le "phosphate de triphényle" qu’on retrouve, certes sous forme de traces, dans le corps seulement 10 heures après l’application du vernis. Pour le Dr Heather Stapleton Associate Professor of Environmental Ethics and Sustainable Environmental Management < Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.> : « Il y a de plus en plus de preuves suggérant que le triphényle peut affecter la régulation hormonale, le métabolisme, la reproduction et le développement ».
    Quelle que soit l’intention du fabricant, l’essentiel est d’informer. Les perturbateurs endocriniens c’est une facture de 31 milliards pour l’Europe et le premier d’entre eux, - osons le dire - n’est autre que la pilule contraceptive, qu’elle soit administrée sous forme d’implant, d’anneau vaginal, de patch, de stérilet hormonal et demain à sniffer ! J’imagine déjà mes contradicteurs - y compris des collègues académiciens -, outrés des telles affirmations qui n’ont d’autres sources que les réalités de terrain et les publications les plus récentes qu’ils peuvent trouver partout. 


* Le Glyphosate, ingrédient actif du Roundup
    Cet herbicide à action généralisée est déjà au Bénin. Nos gouvernants n’ont pas été capables de l’interdire alors qu’ils savent parfaitement depuis longtemps qu’il s’agit d’un produit toxique pour la santé humaine. En France ils ont reconduit ce poison pour 5 ans de plus sous la pression du géant agrochimique Allemand en formation Monsanto-Bayer.
    Glyphosate ou Roundup ont une toxicité certaine pour les mauvaises herbes, comme pour l’humain quand les doses sont excessives et selon les concentrations d’épandage. Pulvérisation passée de 6 litres (toxiques) à 2 litres pour un hectare à la concentration de 360g/litre dilués dans 300 à 400 litres, et pour les jardins familiaux des quantités souvent trop importantes, dangereuses pour la santé de la terre et notre propre santé.
    Evidemment des alternatives sont en préparation chez Bayer-Monsanto après le Trifolian, et l’herbicide Basta F1 retiré récemment du marché par l’Agence nationale de sécurité (Anses). Elles risquent d’être plus coûteuses et nous l’espérons moins polluantes et moins dangereuses tant pour les sols que pour les humains. Sont-elles vraiment nécessaires en Afrique où le courage des jeunes ne manque pas ?
Déjà cette année la récolte d’Igname au Bénin a curieusement était réduite mais sans mauvaises herbes (sont-elles si mauvaises et n’ont-elles aucun rôle ?) à cause de cet herbicide.
    Nous sommes conscients qu’en Europe, l’agriculture productiviste cherche plus à être mécanisée à outrance - d’où l’utilisation intensive de ces produits chimiques délétères pour la santé - qu’à créer une main d’œuvre courageuse de jeunes hyper-diplômés qui cherchent des emplois et trop souvent n’ont pas appris à se servir de leurs dix doigts ! Fungicides et insecticides-biocides sont tout autant dangereux avec les traitements nombreux pour avoir les plus beaux fruits.  On a formaté le consommateur aux fruits brillants et sans tache, en exploitant plus souvent ses réflexes d’achat qu’en le faisant réfléchir à sa santé. 
    Ainsi les boussoles européennes agricoles sont-elles orientées pour que les multi-internationales se développent dans le but d’augmenter leur portefeuille d’actions et cherchent à infiltrer l’immense potentiel de l’Afrique.
    Le Centre Songhaï (à Porto-Novo, à Parakou) est la preuve que l’Afrique peut s’en sortir en évitant nos abus, en sachant utiliser les technologies informatiques européennes les plus sophistiquées. Là est la vraie complémentarité et la capacité de l’Afrique à nous faire réfléchir et infléchir nos mauvaises habitudes.
    Nous devons convaincre les agriculteurs qu’ils sont les premiers acteurs de la bonne ou de la mauvaise santé. Le Bio, l’agriculture Biodynamique, la Permaculture voilà l’avenir, y  compris pour nourrir la planète contrairement à ce qu’on nous fait croire.


    La nouvelle colonisation sera-t-elle plus néfaste que la précédente ?
    Nous occidentaux, devenons pire que les premiers colons qui eux ont eu le courage de se retrousser les manches, de se dévouer au péril de leur vie pour défricher les pays, les organiser, au moins en partie au profit des populations locales.
    Les néo-colonisateurs, eux, ne veulent pas se salir les mains. Avec nos multinationales, ils cherchent à exploiter les ports et les sous-sols africains, les sols et les hommes et femmes qui y vivent, car ils représentent un marché potentiel gigantesque tandis que l’Europe vieillit et ne renouvelle plus les générations, même en France, du fait d’une politique familiale délétère qui donne libre court à un individualisme égoïste plus fort que le sens familial.
    Nos images télé, nos publicités africanisées, nos produits agro-alimentaires industriels, nos médicaments dont certains ont fait la preuve chez nous de leur danger pour la santé sont déjà en Afrique. Les pesticides, les hypocholestérolémiants abusifs, les hypotenseurs généralisés, les traitements hormonaux de la ménopause, antidiabétiques, antibiotiques et vaccins excessifs envahissent l’Afrique quand l’Europe se méfie et refuse les outrances face à des lois dictées par les laboratoires fabricants…
    Le cœur développe des amitiés nouvelles : l’hospitalité Béninoise est celle de toute l’Afrique, chaleureuse et vite fraternelle. Pas de demi-mot, pas de jeu pour paraître quand on possède peu. Deux anges gardiens, le R.P. Edgar Vigan et Mr Clément Yargo, un père de quatre enfants, conduits par Mouf chauffeur-sécurité nous ont accompagnés tout au long de ce périple Béninois aux multiples facettes.
    Nos nombreuses rencontres avec les responsables ont permis de tisser des liens forts avec nos hôtes qui ne nous ont rien caché des pauvretés et des espérances de leur pays. Nous sommes lucides quant aux progrès à réaliser, à la corruption (mais nous Européens avons-nous des leçons à leur donner..) aux difficultés présentes partout, mais que le génie Béninois traite avec sourire, humour et amour, sans chercher à égaler nos Continents complexes et fragiles.
    L’âme qui découvre la Sagesse Africaine
    Ces 15 jours intenses au Bénin nous ont fait toucher du doigt la Sagesse Africaine. Celle de l’Afrique profonde. Celle de l’Afrique de l’Ouest, et en particulier du Bénin, n’est pas morte, mais elle reste fragile car son socle solide reste et doit rester la famille. Comme un livre de l’Evêque de Parakou Mgr Pascal N’Koué le dit avec clarté et force, la Famille ou le chaos ! Sommes-nous capables de le comprendre, en nos pays qui ont perdu le sens de la famille !
    Si les pays Africains savent résister intelligemment et sagement à l’Occident impérialiste, en prenant seulement ce qui leur est utile, ils s’en sortiront et pourront montrer le vrai chemin aux peuples inquiets.
…………………………………

    MERCI AU COUPLE JOYEUX DEVENU NOS AMIS. QUE LE SEIGNEUR LES PROTEGE ET LES COMBLE DANS LEUR MISSION DE VERITE. NOUS LES INVITERONS ENCORE.




Nouvelles de famille
- On emploiera de plus en plus le néologisme "diocésanité" pour signifier l’effort que nous devons tous faire pour renforcer l’esprit d’unité de la famille diocésaine autour du Christ.
- Nous redisons nos vives gratitudes à ceux qui nous ont visités le mois dernier : Mr Théodore LOKO, ex ambassadeur du Bénin près le Saint-Siège (Vatican) ; Mr Rafael D'AQUI, de l’Aide à l'Eglise en Détresse (Allemagne), Melle Tiphaine BIENVENUE (France), Dr Gisèle EGOUNLETY-TOUDONOU,  Madame Elisabeth POGNON, Mr Félix d’OLIVEIRA etc.
- Le colloque en préparation des 75 ans de notre évangélisation a eu du succès quant à la qualité des conférences données. Nous remercions les organisateurs et les conférenciers. La Croix du Bénin dont le siège est à Cotonou est restée du début jusqu’à la fin et en a fait un beau reportage : Merci.
- Désormais, le lundi de Pentecôte, on célébrera la mémoire obligatoire de la B.V. Marie, Mère de l'Eglise, évidemment avec les ornements blancs ou bleu.
- L'opuscule "Je veux être un bon prêtre" a été publié le mercredi saint à l’issue de la messe chrismale; il vaut pour les prêtres, pour les séminaristes, pour tous les aspirants à devenir prêtres. Il peut rendre un grand service dans la pastorale des vocations. Achetez-le, lisez-les et offrez-le à vos amis. Je l’ai écrit dans un style familier en pensant aussi à tous les baptisés.
- Nos unités de production et de miséricorde sont désormais regroupées sous la rubrique : Les Œuvres de l'Archevêché. Ainsi, elles bénéficient d'un seul numéro pour l'IFU (en vue des impôts).
- J’encourage vivement La Petite Méthode pour apprendre l’Evangile en équipe, écrite par l’abbé Laurent GUIMON.

 


Quelques dates


1er avril       : Dimanche de Pâques. Mariages à Boko. Quête impérée pour la santé des prêtres.


5 avril         : Au grand Séminaire Providentia Dei.


8 avril         : Dimanche de miséricorde ; messe dominicale à Kabo à 9h.


10 avril       : A 9h 30, Conseil Presbytéral à l'Archevêché.


12 avril       : Rencontre avec les étudiants de l'Université de Parakou à 19h 30.


13-15 avril : Visite pastorale sur Kika-Piste.


18 avril       : 1er Forum des consacré (e) s sur l'enseignement-éducation au Bénin, au Centre pastoral Guy 
                      Riobé. Nous exhortons vivement les Consacré (e)s à reprendre en main ce secteur.


19 avril       : Conseil Permanent de la  conférence épiscopal à l'Archevêché à 9h.


21 avril       : Pèlerinage avec les enfants de l'Enfance missionnaire au sanctuaire marial. Messe à 9h 30.


22 avril       : Dimanche du Bon Pasteur. Quête impérée pour les vocations (OPM). Messe à Sirarou.


23 avril       : Rencontre avec les novices de l'Internoviciat à l'IRF, à 16h30.


24-30 avril : A Takoradi (au Ghana) visite à S.E. Mgr John Bonaventure KWOFIE.


29 avril       : Kermesse à la Quasi-Paroisse de Bah-Mora.


N. B : 1er mai : Journée de détente du clergé diocésain au Grand Séminaire Providentia Dei. Les consacré (e)s y seront les bienvenu(e)s. Car l’Eglise est UNE.    


JOYEUSES FETES DE PAQUES ! ALLELUIA !!!
                                   

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin