"La mission du Christ Rédempteur, confiée à l’Eglise, est encore bien loin de son achèvement. Au terme du deuxième millénaire après sa venue, un regard d’ensemble porté sur l’humanité montre que cette mission en est encore à ses débuts et que nous devons  nous engager de toutes nos forces à son service. C’est l’Esprit qui pousse à annoncer les grandes œuvres de Dieu : « Annoncer l’Evangile, en effet, n’est pas pour moi un titre de gloire ; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ! » (1 Co 9,16) (Redemptoris Missio n°1).
"Le nombre de ceux qui ignorent le Christ et ne font pas partie de l’Eglise augmente continuellement, et même il a presque doublé depuis la fin du Concile. A l’égard de ce nombre immense d’hommes que le Père aime et pour qui il a envoyé son Fils, l’urgence de la mission est évidente" (Redemptoris Missio n°3). Dieu s’est révélé en Jésus-Christ. C’est la nouveauté absolue de l’annonce chrétienne.
Dieu veut que tous les hommes soient sauvés par son Fils Jésus (1Tm 2, 4) :"il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés" (Ac 4,12). L’Eglise existe donc pour évangéliser : "Allez dans le monde entier, de tous les peuples faites des disciples…" (Mt 28, 19). C’est la dernière page de cet évangile, les derniers mots pratiquement. Blague à part : "Personne ne va au Père sans passer par le Fils" (Jn 14,6). Etre tous sauvés,  c’est la grande soif du Christ.
 L’année dernière on a insisté sur la prière intérieure. Dieu est silence. C’est le silence dans nos vies qui nous permet d’ouvrir grand nos oreilles, celles  du corps et du cœur. "Ecoute avec l’oreille de ton cœur", dit saint Benoît à ses moines. Dieu nous parle depuis toujours, alors stop ! Silence ! Que se taisent les médias, les réseaux sociaux mais aussi notre imagination pour se recentrer en Dieu. En cette année pastorale nous insisterons sur l’engagement à la mission évangélisatrice au sein de notre diocèse, de notre paroisse, de nos mouvements, de nos communautés, de nos familles. Car prier sans s’engager c’est vouloir être propre en se lavant avec de l’eau boueuse. Prie et travaille, disent les moines.
La mission vient de Dieu qui nous attire vers Lui. "Tu m’as séduit Seigneur et je me suis laissé séduire"(Jér 20,7). En Afrique, au Bénin, et surtout dans le Borgou, nous sommes en train de planter l’Eglise. Nous avons connu l’époque des grands missionnaires, les saints apôtres de la Société des Missions Africaines et les Sœurs ND des Apôtres, sans oublier les autres branches missionnaires. C’est maintenant notre tour. Nous sommes la première ou la deuxième génération issue de leur mission. L’heure de la mission a sonné pour nous. Avant de planter l’Eglise, nous devons avant tout être de bons disciples du Christ. Comme les bergers et les mages, il faut chercher Dieu, se lever, quitter ses vieilles habitudes afin de  se planter en Jésus le Sauveur pour qu’il nous renouvelle. Essayons d’abord d’être de saints fidèles de Jésus, mûs par l’Esprit de vérité. Ne nous laissons pas voler la joie d’être missionnaires.
Essayons d’avoir les mêmes sentiments qui habitaient Jésus, l’Envoyé du Père, dans les diverses circonstances de notre vie. Comme Jésus, sentons-nous envoyés. Fidélité à Dieu, à l’Eglise, au Pape, à la Tradition. Souvent on se laisse trop influencer par la partie de l’Occident rebelle aux traditions de l’Eglise (rejet des signes et gestes chrétiens : soutane, voile, croix au centre de l’autel. Et on adopte rapidement les modes vestimentaires mondains comme des signes d’intelligence et d’émancipation…) Nous-mêmes nous avons inventé toutes sortes de récréations dans les lieux d’assemblée sainte que nous appelons "inculturation". Nous avons une responsabilité face aux générations présentes et futures : "le ciel et la terre ne passeront pas, mes paroles ne passeront pas" nous rassure Jésus le Sauveur. Tournons résolument nos cœurs vers lui.
Prenons comme exemple la première communauté de Jérusalem : "Ils se montraient assidus à l’enseignement des Apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières… Ils mettaient tout en commun. Nul n’appelait sien ce qu’il possédait… Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés" (Ac 2, 42-47). A partir de là, voici quelques orientations pastorales pour cette année. D’abord quatre recommandations.
1- Un chrétien ni chaud ni froid, Dieu n’en veut pas. Il le vomit. Une chose vomie, ce n’est pas beau à voir (Ap 3, 15-16). Le Seigneur se tient à la porte de nos cœurs et frappe discrètement pour y entrer. Cela dépend de nous de le faire entrer en nous. Réveillons notre foi par une conversion en profondeur. Soyons donc fervents et bougeons. Dieu veut faire de Parakou un diocèse joyeux, un diocèse qui chante même au milieu des épreuves.
2- Relisons souvent les béatitudes pour nous habituer à la logique de Dieu (Mt 5,1-12). Le plan de Dieu pour l’homme c’est qu’on entre dans sa logique. Sans le détachement de notre ego, de la pensée unique et de nos illusions, on ne peut pas  être heureux.
3- Que chaque groupe ait le souci de faire connaître et faire apprécier son mouvement à d’autres (chorales, scouts, Femmes Catholiques, Renouveau charismatique, Légion de Marie etc.). Mais parler ne suffit pas, il faut témoigner du Christ, être exemplaires, et rendre gratuitement des services. Car le salut, Dieu nous le donne gratuitement.
4- Ayons le souci de sortir de nos milieux habituels pour faire des disciples à Jésus. Méditons souvent la parabole du semeur qui sème partout du bon grain (Mt 13). Il faut proclamer la Parole avec des images de la nature ou avec des récits bibliques. D’où l’importance de bien connaître les Saintes Ecritures. Les moyens du bord comme les outils d’information et de communication sont nécessaires à tous les niveaux.. Il faut aller vers tous : les entreprises, les ONG, les associations, les institutions et les divers milieux de la société.  Ici, Bible, catéchisme et liturgie se complètent. Tout le chrétien est dans l’imitation de la vie du Christ, être son disciple. Tout baptisé, quel que soit son âge, est appelé à être missionnaire. Il faut voir comment introduire le goût de la Parole de Dieu dans les mouvements d’action catholique, et surtout dans les écoles qui sont de véritables lieux d’évangélisation. Impliquer non seulement les responsables des mouvements mais aussi les chefs d’établissement, les parents, les enseignants et tous les éducateurs si possible. Le plus important c’est la nourriture de nos âmes, ou l’écoute de la Parole de Dieu et le témoignage de la charité. Car "Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ", dit saint Jérôme. Voilà pourquoi je recommande vivement l’intronisation de la Bible dans les familles.
- Posons aussi des actes concrets de charité, de réconciliation, de solidarité dans les familles, les CEVB, les communautés de consacrés, les presbytères et dans les quartiers, surtout pendant les temps forts de l’Avent et du Carême.
- S’en remettre à la Sainte Vierge, Notre Dame de Komiguéa : Avec confiance, demandons-lui d’intercéder auprès de son Fils afin d’obtenir pour notre diocèse un nouvel élan missionnaire.
- Quelle que soit notre condition sociale (petit, pauvre, riche, scolarisé, non scolarisé…) se donner cette conviction que Jésus me demande de vivre et d’annoncer son Evangile d’amour et de paix chez moi et hors de chez moi.
- Que les enseignants du catéchisme ne se contentent plus de l’enseignement théorique, mais encore qu’ils vérifient les comportements, le changement de vie et de mentalités de leurs catéchumènes etc.
- La création d’un centre catéchétique est programmé dans le projet de "Africae Munus" (Ténorou) : Trois mois chaque année. Les formations de courte durée sont les meilleures aujourd’hui. Réfléchir dans les réunions de secteurs et autres cercles. Et me faire des propositions.
- A chaque rencontre, centrer les entretiens sur une page ou une scène de la Bible. On peut cibler les paraboles chez Mathieu, certains récits de vocations dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament. Je recommande vivement le livre du prophète Jonas, l’appel de Lévi, des premiers Apôtres etc.
- La lectio divina ou prière avec la Bible en famille et dans les mouvements est à encourager. Commencer toute rencontre par la citation ou lecture d’un verset biblique.
- Les internats et foyers d’étudiants : leur faire aimer les Saintes Ecritures et leur  donner de temps à autre une formation ou un enseignement biblique. Aller vers les jeunes défavorisés, indépendamment de leur credo, pour les aider. Promouvoir les vocations à la vie consacrée et sacerdotale chez les enfants et les jeunes.
- Voir comment favoriser un vrai dialogue interreligieux et interculturel à partir de certaines scènes de la Bible. Discours de Saint Paul à Athènes par exemple pourrait nous inspirer. Dieu est Créateur et protecteur de tous les peuples. Expliquer que l’inculturation c’est le primat de la conversion de nos cultures et de nos cœurs. Les coutumes de Dieu, c’est-à-dire sa Parole, ses volontés sont d’un autre ordre et passent avant les coutumes purement humaines.
- Initier les jeunes au partage d’évangile dans les petits groupes, partage qui sera conclu par le Pater et une oraison, afin qu’ils puisent être d’authentiques missionnaires de la joie pour d’autres jeunes.
- Aux jeunes, je demande de prendre le diacre Etienne pour modèle : "estimé de tous, rempli de sagesse et d’Esprit  Saint", homme de feu, discuteur rigoureux parce que homme intérieur, contemplatif, visionnaire dans le bon sens du terme. Il meurt en pardonnant à ses bourreaux.
- Voir comment annoncer l’Evangile dans les périphéries, aux commerçants, aux nomades toujours en transhumance, aux voisins avec lesquels on n’a aucun contact sérieux.
- La famille est formatrice aux valeurs humaines et chrétiennes : que les parents trouvent du temps pour écouter leurs enfants et prier avec eux. Les meilleurs évangélisateurs des familles ce sont encore les familles elles-mêmes. Leur contribution est indispensable.
L’heure de la mission a sonné. N’ayons pas peur. Jésus a vaincu le monde par sa croix. Et il nous promet d’être avec nous tous les jours jusqu’à la consommation des siècles.
Pour finir, j’emprunte ces mots d’exhortation de Saint Paul : "Revêtez l’armure de Dieu pour être en état de tenir face aux manœuvres du diable... Debout donc ! Ayez la vérité pour ceinture, la justice pour cuirasse et, comme chaussures, l’élan pour annoncer l’évangile de la paix. Prenez surtout le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre tous les projectiles enflammés du Malin. Prenez enfin le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c'est-à-dire la Parole de Dieu" (Eph. 6, 10-17). Bonne année pastorale !

 +Pascal N’KOUE
  Omnium Servus

 

Nouvelles de famille

- Le mois de novembre est dédié à la commémoration des fidèles défunts. Prions et demandons des messes pour eux.
- Un immense merci au Cardinal Robert SARAH, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements. Il a passé deux semaines dans le Nord-Bénin prêchant des retraites aux moniales et moines de Natitingou et de Parakou. Il nous a fait l’honneur de visiter pour une deuxième fois le grand séminaire diocésain Providentia Dei. Il en est désormais le protecteur. Puis le 16 octobre à Cotonou, il a rencontré quelques évêques du Bénin avant de s’envoler pour Rome.
- Nous bénissons le Seigneur pour la visite d’amitié, le mois dernier, de Monsieur LOKO Théodore, ex ambassadeur du Bénin près le Saint-Siège ; il était accompagné de son aimable épouse.
- Le Père Cyprien AHOURE, SDB, est nommé Curé de la paroisse Marie Auxiliatrice. 
- Nous prions pour le repos de l’âme du Père André CHAUVIN, SMA, décédé en septembre dernier à Lomé.
- Nous prions pour le repos de l’âme de Cécile, mère de l’abbé Félix KINNIN, décédée le mois dernier
- Toutes mes gratitudes aux amis qui m’ont reçu en septembre dernier en Belgique et en France. Un merci spécial à l’Association des Amis de l’Atacora et au diocèse de Nantes. Nous attendons à cœur joie les délégations qui se sont annoncées : vive le partenariat !
En cette année pastorale, demandons à l’Esprit de susciter en nous l’esprit missionnaire. Ainsi nous pourrons annoncer Jésus-Christ avec foi et audace. Il faut aller partout surtout là où les âmes sont dans le plus grand besoin. Le missionnaire c’est le frère universel, c’est le saint, c’est l’ami de Jésus-Christ ; donc cherchons d’abord à rencontrer la personne de Jésus-Christ dans le cœur à cœur : le silence, la prière intérieure, la prière liturgique, la Parole de Dieu. Et nous serons des apôtres de sa bonté et de sa miséricorde.
- Chaque année en la fête du Christ Roi de l’univers, nous aurons un grand rendez-vous au sanctuaire marial Notre Dame Komiguea. C’est la "gani" des chrétiens, rendez-vous des Baribas chrétiens qui invitent tous les peuples à suivre le Sauveur du monde, le Christ, Roi des rois, crucifié, mort et ressuscité pour notre salut.
- Bienvenue à tous les nouveaux agents pastoraux et coopérants missionnaires. Ils découvriront un diocèse très accueillant et plein de vitalité.
 
- N.B. : du 4 au 7 décembre : séjour au Bénin du Professeur Henri JOYEUX, accompagné de son aimable épouse. Un programme détaillé de son séjour vous sera donné incessamment.
Nous avons reçu de bonnes nouvelles des Pères Freddy TOSSOU et Christian WOROU qui sont dans l’archidiocèse d’Avignon : le premier pour étudier la théologie, le second envoyé comme prêtre fidei donum.
- Jaurès ZINSOU sera ordonné diacre le 10 janvier 2018 au sanctuaire Notre Dame de Komiguéa.
- Les prochaines ordinations presbytérales auront lieu le 27 janvier 2018 sur la paroisse d’Albarika.



Quelques dates

1er nov.        : Fête de Toussaint. Fête patronale de la paroisse de Boko. Messe à 9h 30


2 nov.     : Au grand séminaire Providentia Dei.


5 nov.          : Messe dominicale à Kabo à 9h.


5-7 nov.      : Passage de Monseigneur NICO l’Evêque de San Severo (Italie) et don Léonardo Di MAURO sur leur route vers Natitingou.   

   
7 nov.          : A Dassa pour l’Assemblée Générale de la Conférence des Supérieurs Majeurs du Bénin.


6-9 nov.       : Assemblée Générale de la Caritas Nationale à Parakou. Monseigneur Aristide GONSALLO, évêque
                      de Porto-Novo sera parmi nous.


12 nov.        : Messe dominicale à Kabo  

  
11-14 nov.   : Visite des amis de l’AFR de Vittorio Veneto guidés par Monsieur Romano VOLPATO.


18 nov.         : 30ans de la paroisse Saint Joseph de Bétérou. Messe à 10h. Pose de la 1ère pierre de l’église paroissiale.


25 nov.        : Messe d’action de grâce pour la Béatification de Mère Catalina de Maria R. Messe à 10 h à Kpari
                      chez les Sœurs Argentines.


25-26 nov.  : Gani des chrétiens au Sanctuaire Notre Dame de Komiguea.


28 nov.       : Conseil presbytéral à l’Archevêché à 9h 30.

 ABONNEMENT POUR UN AN

A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

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Pastorale des jeunes

Journal la croix du bénin