… A la messe chrismale, l’Evêque se voit entouré de tout le peuple de Dieu, spécialement de son presbytérium (collaborateurs, co-responsables, ses premiers amis). Les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales puis ensemble on bénit les saintes huiles…

    Des échos très positifs des 24h avec le Seigneur continuent de me parvenir... La prière pour les vocations est lancée dans toutes les paroisses. Si elle est accompagnée de notre témoignage de disciples joyeux, simples et charitables, notre diocèse deviendra bientôt un grenier débordant de saintes vocations sacerdotales et religieuses. C’est bien ce que nous demandons au Seigneur : "Que l’Eglise qui est ici ne manque jamais de saints foyers chrétiens, de saintes âmes consacrées et de saints prêtres".

    Remercions les consacrés qui ont essayé de nous réveiller en organisant au niveau national un marathon cruciforme, horizontal et vertical. Le prochain rendez-vous pour la vie consacrée est pris pour le 4 février 2017. Ce sera à Ténonrou, le Bénin profond.

    Bénissons le Seigneur pour ce beau diocèse de Parakou qu’il nous a confié. L’Esprit Saint, par ses sept dons, nous remplit d’espérance. Les catéchumènes et les baptisés augmentent. Les communautés grossissent et nous forcent à élargir les murs de nos églises. Les villages bariba qui semblaient endormis nous étonnent dans leur dynamisme à suivre le Christ. Beaucoup de couples (homme-femme) demandent le sacrement de mariage.

    Bénissons le Seigneur pour l’IRF (Institut Religieux de Formation) qui a ouvert de nouveau ses portes en octobre dernier. Que les Supérieurs Majeurs soient vivement remerciés pour cette décision courageuse et pleine d’avenir.

    Bénissons le Seigneur pour l’hôpital diocésain de Boko qui a célébré ses cinquante ans d’existence au mois de mars. Bénissons le Seigneur qui a écouté nos cris et a stoppé net la dangereuse fièvre de Lassa.

    Bénissons le Seigneur pour le Séminaire pré-propédeutique qui a vu le jour dans les locaux de la Maison saint Dominique en octobre 2015. Les vocations d’adultes à la vie sacerdotale augmentent. Un bon nombre d’enfants désirent rentrer au Petit Séminaire. Ceux des périphéries répondent enfin à l’appel de Dieu. On est tenté de dire comme le psalmiste : "Tout exulte et chante" à Parakou.

    Bénissons aussi le Seigneur pour le nouveau Président de la République. Prions pour lui. Qu’il ait la crainte de Dieu et un cœur compatissant qui se tourne vers les couches les plus défavorisées. Prions aussi pour que le peuple Béninois s’engage à travailler. Car c’est le travail méthodique, constant et persévérant qui assure l’indépendance politique et économique et non l’indolence et les grèves sauvages.

    Pendant la campagne présidentielle, on a beaucoup entendu parler de programme de gouvernement, de projets de société des candidats à la Présidence. Que veulent-ils faire de nous et du Bénin ?     Dans la liturgie de la messe chrismale, le Messie de Dieu nous dévoile son projet de société, son discours programme et d’orientation pour l’humanité. Et d’abord, il nous dit l’assurance sécurisante du soutien divin. Ecoutons attentivement.
    "L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction". Pourquoi faire ?
- Pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
- Pour guérir ceux qui ont le cœur brisé.
- Pour annoncer aux prisonniers la délivrance.
- Pour annoncer aux captifs la liberté.
- Pour annoncer aux aveugles qu’ils verront la lumière.
- Pour annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur… Is 61, 1-9.
    Ce programme de Dieu pour l’humanité date de l’Ancien Testament. Jésus, le Serviteur de Dieu par excellence, l’a repris textuellement à son compte. C’est le programme inépuisable de l’Eglise, le programme de tout prêtre, de tout Evêque, et on pourrait même dire de tout chrétien qui se laisse posséder par l’Esprit du Seigneur. Ce programme passe avant les revendications de salaires, les routes à faire, l’énergie à donner dans les villages etc. Il demande qu’on soit branché nécessairement sur le Seigneur si on veut réussir  notre mission. En effet, l’efficacité de tout apostolat dépend de notre soumission à la volonté de Dieu. Une fois qu’on est connecté sur l’Esprit Saint, on peut porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.

    Dans son encyclique "Acerbo nimis", le Pape Pie X rappelle que le premier et principal devoir des pasteurs est d’instruire les peuples. Or pour instruire, il faut savoir, et pour savoir, il faut lire, étudier, méditer les Saintes Ecritures, les bons livres, la vie des saints, Les Pères de l’Eglise…

    "Allez ! Enseignez toutes les nations", tous les peuples, dit Jésus. Ne nous faisons pas d’illusion. Beaucoup ne connaissent pas encore la Bonne Nouvelle du Christ dans notre diocèse. Il nous revient d’avoir ce souci permanemment dans notre pastorale. Mais cela n’exige pas que nous devenions des savants dans le sens strict du mot, ni même que nous nous spécialisons dans une branche des sciences sacrées. L’essentiel de notre ministère paroissial ce sont les âmes à sauver.    Exposer, expliquer, défendre la doctrine chrétienne, montrer que Dieu nous aime, que Jésus est l’unique Sauveur, que ses paroles ne passeront pas. Voilà quelle doit être notre préoccupation…

    Les livres ne manquent pas, les revues et journaux non plus. Les documents surabondent. Il suffit d’aller à la librairie diocésaine saint Paul. Nous aurons plutôt l’embarras de choix. Il y a même l’internet. Se cultiver dans les sciences sacrées c’est obligatoire. Il faut entretenir notre intelligence. Voyez le médecin, l’avocat, le professeur, ils ne peuvent pas être performants s’ils s’arrêtent à la science acquise sur les bancs de l’école. S’ils ne se cultivent pas, s’ils ne se forment plus, s’ils ne nourrissent plus leur esprit, s’ils ne se tiennent plus au courant, s’ils ne se documentent plus, leur autorité professionnelle, au lieu de grandir, diminuera. Il en est de même pour nous les prêtres. Sans ce renouvellement perpétuel, on devient médiocre. On ennuie les fidèles qui finissent par aller boire les eaux sales des doctrines douteuses.

    Le travail intellectuel et l’apostolat ne s’opposent pas. Le peuple de Dieu veut bien sûr nous voir en train de prier au chevet des malades, ils veulent nous trouver au confessionnal, ils veulent que nous accompagnions les enfants et les jeunes au catéchisme etc. Mais quand nous rentrons dans nos presbytères, travaillons à meubler notre esprit par la prière et la lecture.

    Un prêtre souffrant de l’anémie intellectuelle ne tardera pas à être vulgaire et même grossier dans ses propos, ses homélies, ses enseignements. Ce prêtre ne tardera pas à voir les sorciers partout, même dans les hiboux, les chats noirs, etc. où à ne voir le démon nulle part ; c’est d’ailleurs la même chose, tout simplement parce que l’esprit de discernement lui manque. Ce prêtre-là ne peut pas être lumière du monde parce que beaucoup de choses floues l’habitent. Il va de soi que d’honnêtes distractions sont normales, comme l’étaient au séminaire les récréations, les sorties en ville ou en campagne certains jours de l’année et bien sûr le repos réparateur. Mais de grâce, il faut que le prêtre entretienne son esprit régulièrement. Notre esprit humain est comme un feu qu’il faut attiser. C’est nécessaire de lire un livre sérieux même si c’est difficile de trouver du temps. C’est comme absorber une médecine amère ou une tisane amère pour la santé. C’est difficile mais c’est nécessaire.

    Après la culture personnelle ou la formation continue, je voudrais vous parler du saint sacrifice de la messe. C’est l’action fondamentale de notre vie. N’en faisons pas un rite banal. La messe est un drame, celui de l’amour de Dieu pour notre salut : "Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout". Car "il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime".
    A l’origine du sacrifice du Christ il y a la décision de donner sa vie : "Ma vie, personne ne la prend c’est moi qui la donne". Le sacrifice de la croix est un don dans le sang, un sacrifice sanglant ; mais à la messe nous ne l’offrons plus de manière sanglante. Alors, comme nos yeux ne voient ni la chair humaine ni le sang humain, notre foi personnelle en ce grand mystère peut venir à manquer. Or les fidèles qui viennent à la messe, avec une vraie piété, tiennent à ce que la piété extérieure du prêtre corresponde au moins à leur piété, sinon que celle du prêtre soit supérieure…

    Bien célébrer la messe, qu’est-ce que cela veut dire ? C’est célébrer sans rapidité, sans gestes désordonnés, sans cris dans le micro, mais plutôt célébrer avec la conviction que nous sommes en présence d’un mystère. Tout cela suppose beaucoup d’attention et de foi à ce qu’on vit. Il paraît que du temps de saint Alphonse de Liguori, et dans son propre pays, certains prêtres disaient la messe si rapidement que les fidèles se plaignaient tout haut en disant : "Ces prêtres-là nous feront perdre la foi avec leur manière de célébrer". En effet, leur manière désinvolte de se tenir à l’autel, leur hâte de vite finir la messe, donnaient l’impression qu’ils considéraient le saint sacrifice comme une cérémonie quelconque. Et cela ne pouvait pas aider les fidèles à augmenter leur foi.

    Chers prêtres, amis, collaborateurs et coresponsables, mettons-nous à la place des fidèles qui ont le sens du sacré. S’ils voient à l’autel un prêtre agité, qui se démène come un diable dans un bénitier, qui improvise des va-et-vient entre l’autel, la sacristie, la nef, qui regarde tout le temps sa montre, qui tourne la tête à droite et à gauche, qui fait des génuflexions d’un enfant de chœur pressé, qui fait des signes de croix sans aucune intériorisation, qui prononce les prières comme des incantations magiques, ou qui sont assis dans leurs sièges comme des condamnés à mort, ces prêtres-là n’édifient pas le peuple de Dieu. Ils désacralisent.

    En voyant cela, que penseront les fidèles ? Et si en plus de cela, ils ne reçoivent qu’injures et ingratitudes parce que les quêtes ne sont pas juteuses, ne nous étonnons pas que ces fidèles souhaitent que l’Evêque leur change de pasteur, dans l’espoir que le nouveau  venu s’occupe de leurs âmes, sans les scandaliser.

    On arrive à ces attitudes négatives parfois sans s’en rendre compte. Petit à petit on glisse de façon inconsciente dans la médiocrité, le laisser-aller. Souvent personne n’ose nous parler aimablement pour qu’on se corrige. Très souvent, c’est parce qu’on ne s’examine pas sur la manière dont on accomplit cette grande action sacrée qu’est le saint sacrifice de la messe. Et pourtant, quoi de plus simple que de lire avec attention les rubriques de la messe, afin de voir si nous ne sautons pas certains détails pourtant importants.

    La dignité des mystères que nous célébrons devrait se refléter sur notre visage. Soyons dignes dans le chœur. Les fidèles nous observent. Nous sommes des pasteurs et des éducateurs. Les fidèles cherchent à être édifiés par notre foi. Donnons-leur l’exemple. Prenons garde de jamais les scandaliser. Que par notre tenue extérieure à l’autel, ils devinent les sentiments intérieurs de nos cœurs. Ne rentrons pas dans la catégorie des prêtres qui s’amusent jusque dans les liturgies d’enterrement. Le fabuliste français La Fontaine, au 17e siècle, a épinglé un curé dans une de ses fables que vous connaissez bien.
    "Un mort s’en allait tristement
    S’emparer de son dernier gîte.
    Un curé s’en allait gaiement
    Enterrer ce mort au plus vite".

    Entre la souffrance d’une famille en larmes et l’air dégagé du prêtre qui récitait gaiement et rapidement des prières pour le mort, il y a de quoi se scandaliser. Nous n’en sommes pas là, bien sûr dans notre diocèse, mais nous devons veiller pour ne jamais en arriver là…

    Enfin, vivons dans l’action de grâce. Dieu nous aime. La Mère de Dieu nous aime. Le peuple de Dieu que nous servons nous aime aussi. Si nous sommes malheureux c’est notre faute.

    Alors clergé de Parakou, debout !
    Famille de Dieu à Parakou, lève-toi et marche !



 Pascal K’NOUE
 Omnium servus
 


Nouvelles de famille
- Bienvenue au Docteur Roberto VIVARELLI, Président du Groupe Missionnaire de Merano.

- Le jubilé extraordinaire de notre Province ecclésiastique est reporté au 20 novembre 2016, en la fête du Christ Roi. Ce sera au sanctuaire marial de Bembéréké.

- Rendons grâce au Père des cieux, qui nous a permis d’élire sans violence Monsieur Anastase Guillaume Patrice TALON comme notre Président de la République, le mois dernier. Prions pour lui.

- Bienvenue au Frère Emmanuel DUPREZ qui vient nous aider à l’Economat diocésain.

- Bienvenue à Sandro TOFFOLI de l’Association des Familles Rurales qui nous visite ce mois-ci.

- Avec le Frère Sylvain ZOUNGRANA, Supérieur provincial de la Sainte Famille, venu du Burkina, nous avons fait un tour à Ténonrou. Leur présence est nécessaire sur le site.

- Un infini merci à Sœur Wivine, ex Responsable de la pastorale des familles. Elle est repartie au Congo pour raison de santé. Prions pour elle. Le Père Arnaud CHOGOLOU la remplace provisoirement.

- Les échos qui me parviennent des "24 heures pour le Seigneur" sont très positifs. Les confessions pascales y ont été insérées. Le peuple de Dieu a bien répondu. Merci au Pape François.

- Félicitation aux fidèles de la Cathédrale qui ont rénové en embellissant le chœur, le tabernacle et la place de la Vierge Marie. Merci aux généreux bienfaiteurs.

- Nous remercions la Mère Marie-Cécile, Supérieure Générale des Sœurs PSP de Kara, pour son passage le mois dernier. "Providentia Dei" attend une Communauté de leurs Sœurs l’an prochain.

- Le Vicaire Général est présent à la Curie diocésaine tous les mardis matins. Mais on peut le rencontrer aussi en paroisse (Albarika).
Quelques dates
3 avril     : Dimanche de la miséricorde. Un geste de pardon est toujours possible.

9 avril        : Messe d’action de grâce et de profession religieuse chez les Sœurs dominicaines              romaines, à 9h30 à Banikanni.

9-16 avril    : Séjour des Médecins de l’Institut d’ophtalmologie Tropicale de l’Afrique (IOTA) pour           formaliser le partenariat avec notre hôpital diocésain de Tinré.

11-17 avril    : Semaine du jubilé extraordinaire des groupes vocationnels et des servants d’autel. Le               dimanche, les enfants se retrouveront par secteurs paroissiaux et seront encadrés par les           consacré(e)s :   une nouveauté à encourager.

12 avril    : Conseil d’administration des hôpitaux diocésains à 9h30, à l’Archevêché.

16 avril    : Rencontre avec la chorale diocésaine à l’Archevêché.

17 avril    : Rencontre avec tous les jeunes au Centre Pastoral à 9h30.

21 avril    : Conseil Permanent de la CEB à Parakou, à 9h30.

24 avril    : Rencontre avec toutes les chorales au Centre Pastoral Guy Riobé, à 9h30.

N.B.         : Le pique-nique des prêtres à "Providentia Dei" n’aura plus lieu le 1er  mai prochain.









           ABONNEMENT POUR UN AN
         A Parakou : 1.000 frs
                                          ≈   Au Bénin : 2.000 frs
         ≈    A l’extérieur : 10 euros
            E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

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