Année extraordinaire ! Jubilé de la miséricorde de Dieu ! Année des vocations !     L’Eglise a besoin d’authentiques pêcheurs d’hommes ! En ce temps de carême, réveillons en nous cette gratitude envers Dieu qui, dans sa miséricorde, nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. Le carême est un temps de combat spirituel avec le Christ. Il faut être de bons soldats. Car le champ de bataille est immense et les militants sont peu nombreux. Pourquoi tant de personnes ? Pour sauver les âmes. "Au nom de la vérité, nous devons annoncer et proclamer Jésus-Christ, unique Sauveur du monde, à toutes les nations. Cette annonce n’est nullement un obstacle au dialogue entre les différentes religions… La mission est le diamant brut de l’Epouse du Christ… Personne ne peut aller à Dieu sans passer par lui. Jésus est l’unique porte du Ciel : il n’y a ni intolérance ni fondamentalisme religieux dans cette proclamation amoureuse" (Card. R. SARAH, Dieu ou rien). Sauver les âmes est la grande préoccupation de Jésus. C’est le sacrifice le plus agréable à Dieu. Saint Paul avait raison de dire : "Malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile" (1Co9,16). Mais charité bien ordonnée commence par soi-même. Offrons notre âme à Dieu. Devenons d’authentiques pêcheurs d’hommes et ayons le souci ardent d’évangéliser les autres, surtout ceux qui sont dans les périphéries.

    La pastorale des vocations a besoin de ta prière, de ton engagement, de ton soutien, de ta générosité. Aux enfants, aux jeunes, aux adultes et à tous, le Seigneur continue de nous dire : "Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes". Il faut en être convaincu. Beaucoup de missionnaires venus d’Europe ont fait des sacrifices pour allumer en nous le feu de l’amour de Dieu. Ils nous ont marqués par leur piété, leurs bonnes œuvres et par la sainteté de leur vie. C’étaient des pères, des mères, des frères, des sœurs pour nous. Leur force était la prière. "Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson".

    La prière ci-dessous a été composée exprès pour toute l’année pastorale. Il est recommandé de la dire tous les jours, en famille, seul ou en groupe, dans les CEVB, dans les chapelles, dans les églises, avant ou après chaque eucharistie, avant ou après les laudes ou les vêpres, avant ou après le chemin de croix des vendredis, avant ou après le chapelet quotidien. Dites cette prière lentement, posément, avec foi et confiance. Ainsi, Parakou deviendra un grenier abondant de vocations missionnaires.

Dieu, notre Père,
Tu es la source inépuisable d’amour et de tendresse. Tu nous as créés pour Toi, pour vivre heureux avec Toi. Nous Te bénissons et Te remercions pour Ton regard plein d’attention et de miséricorde envers Tes enfants pécheurs que nous sommes.
Pardon pour nos infidélités, nos faiblesses, nos égoïsmes, nos pensées méchantes, et nos manques de foi.
Tu veux que toute l’humanité te connaisse et soit sauvée. Pour cela, Tu nous invites auprès de Toi, malgré nos misères, pour faire de nous des pêcheurs d’hommes et de femmes. Nous avons peur de répondre oui à Ton appel. Viens à notre secours pour nous purifier et nous fortifier. Car sans Toi, nous ne pouvons rien faire.
La moisson est vraiment abondante et les ouvriers sont peu nombreux. Suscite beaucoup de vocations dans nos familles. Que Ton Eglise, qui est ici, ne manque jamais de saints foyers chrétiens, de saintes âmes consacrées, et de saints prêtres.
Ton Fils Jésus n’est pas venu appeler les justes mais les pécheurs. Il nous a aimés jusqu’au bout. Mets en nous les mêmes sentiments d’amour et de compassion, qui habitaient ce divin Pasteur, pauvre, doux et humble de cœur. Comme lui, nous voulons témoigner de Ton règne de vérité, de justice, d’amour et de paix.
Père plein de miséricorde, envoie aujourd’hui sur nous Ton Esprit de Pentecôte pour nous recréer, nous réconcilier avec Toi, nous unir à Toi, et pour faire de nous une Eglise en sortie missionnaire, sel de la terre et lumière du monde.
Que la Vierge Marie, Ton humble servante, Notre-Dame de Komiguéa, Reine des familles, intercède pour nous.
Et que, par sa puissance maternelle, elle nous protège des forces maléfiques de l’Ennemi, qui cherche à nous barrer les voies de la sainteté et de l’amour.
Nous Te le demandons par Ton Fils Jésus, le Christ, Notre Seigneur. Amen.

    Ajouter :
- Seigneur, donne-nous beaucoup de saints foyers chrétiens.
- Seigneur, donne-nous beaucoup de saintes âmes consacrées.
- Seigneur, donne-nous beaucoup de saints prêtres.
- Seigneur, fais de nous des saints.

ABSOUDRE LE PECHE D’AVORTEMENT
    Dans sa lettre donnée au Vatican le 1er septembre 2015 et destinée à Mgr Rino FISICHELLA, Président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, le Pape François définit le drame du péché de l’avortement en ses termes : « L’un des graves problèmes de notre temps est sans aucun doute le changement du rapport à la vie. Une mentalité très répandue a désormais fait perdre la sensibilité personnelle et sociale adéquate à l’égard de l’accueil d’une vie nouvelle. Le drame de l’avortement est vécu par certains avec une conscience superficielle, qui semble ne pas se rendre compte du mal  très grave qu’un tel acte comporte. »

    Selon l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé), environ soixante millions d’avortements ont lieu chaque année dans le monde, soit un toutes les deux secondes.

     Comme l’indique le Pape François dans cette lettre, deux cas de figures se présentent : il y en a qui sont coupables de ce péché avec une conscience émoussée, d’autres par contre sombrent dans le désespoir pensant qu’aucun pardon ne pourrait consoler un tel cœur aussi endolori avec un  remords persistant sans penser à une autre alternative comme porte de sortie. Le Pape le formule ainsi : « Beaucoup d’autres, en revanche, bien que vivant ce moment comme un échec, considèrent ne pas avoir d’autres voies à parcourir. ». Cette voie est la voie de la réconciliation avec Dieu; et c’est ici qu’intervient le rôle prépondérant du ministre du sacrement de pénitence.            
 
La faculté exceptionnelle accordée par le Souverain pontife
     « Le ministre légitime du sacrement de pénitence est le prêtre autorisé par l’évêque pour entendre les confessions et les absoudre. Il est tenu de garder le secret le plus complet. » 

    Certains délits, précise le législateur, relèvent du Siège Apostolique, d’autres de l’Evêque diocésain, comme c’est le cas du délit d’avortement qui comporte une peine d’excommunication (CIC 1398). L’évêque peut déléguer la faculté de relever le pénitent de la peine et de l’entendre en confession ‘munus tempore’ à certains prêtres selon leurs responsabilités ou offices. Dans l’archidiocèse de Parakou, le Vicaire Général, les Curés, les Recteurs des sanctuaires, les exorcistes ont ce pouvoir d’une manière permanente. Tous les prêtres, lors des célébrations pénitentielles de l’Avent et du Carême avec confession individuelle, ont cette délégation.
    Précisons que cette peine n’affecte pas seulement la mère, bien souvent en détresse et abandonnée, mais également tous ceux qui ont été complices actifs de l’acte d’avortement, et en particulier ceux qui, dans l’entourage de la mère, ont exercé des pressions décisives (le père de l’enfant à naître), et sans qui l’acte n’aurait pas été posé (CIC 1329-2).

    Et en cette Année Sainte du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde divine, soucieux d’étendre à tous la richesse de la miséricorde de Dieu, le Pape a établi ceci dans la même lettre ci-dessus mentionnée : « Le pardon de Dieu à quiconque s’est repenti ne peut être nié, en particulier lorsqu’avec un cœur sincère, cette personne s’approche du Sacrement de la Confession pour obtenir la réconciliation avec le Père. C’est également pour cette raison que j’ai décidé, nonobstant toute chose contraire, d’accorder à tous les prêtres, pour l’Année jubilaire, la faculté d’absoudre du péché d’avortement tous ceux qui l’ont provoqué et qui, le cœur repenti, en demandent pardon. » Cela exige du côté du prêtre quelques dispositions pratiques et une préparation.

Quelques dispositions pratiques pour le prêtre confesseur
     Le Pape demande : « Que les prêtres se préparent à cette tâche importante en sachant unir des paroles d’authentique accueil à une réflexion qui aide à comprendre le péché commis, et indiquer un itinéraire de conversion authentique pour pouvoir obtenir le pardon véritable et généreux du Père qui renouvelle tout par sa présence. »

    Il se dégage de là quelques attitudes à avoir de la part du confesseur du délit d’avortement:
- Ne pas s’affoler à l’audition du péché,
- Accueillir la pénitente (ou le pénitent) non en justicier mais au nom du Père miséricordieux,
- Aider par des paroles appropriées à comprendre la gravité du péché et son horreur,
- Proposer un cheminement qui aboutisse à la conversion véritable et « faire prendre la décision sincère de ne plus jamais avorter de sa vie… »
- Proposer comme pénitence les moyens mêmes dont l’Eglise dispose comme prier le Psaume 50 (le Miserere) pendant un certain nombre de jours en guise de neuvaine par exemple, faire le chemin de croix, jeûner, demander le Saint Sacrifice de la  messe en suffrage pour les enfants avortés ou mort-nés,
- Il y a des cas où la pénitente (ou bien le pénitent) exprime sa douleur ou son remords en vue du repentir à travers les larmes; au-delà de l’aspect thérapeutique que la psychologie moderne reconnaît à la chose, il faut user ici de la compassion qui est un autre nom de la miséricorde.
- Exhorter le pénitent à la louange constante de la gloire de Dieu. C’est le meilleur remède contre la tristesse, le remords et l’angoisse. "Là où le péché a abondé, la grâce (du pardon de Dieu) a surabondé".
- Le Pape nous demande d’indiquer un itinéraire de conversion authentique. En ce sens, il convient de stimuler le (la) pénitent à sortir de la situation qui a conduit à provoquer cet acte. Par exemple, dans les cas d’élèves vivant le vagabondage sexuel ou les personnes vivant une relation adultère, il faut s’assurer qu’ils s’engagent à ne plus poser des actes qui les placeraient dans une même situation les conduisant à l’avortement. En clair qu’ils s’engagent à rompre les liens avec l’autre personne. Cela peut exiger parfois de donner un délai avant de donner l’absolution, afin de s’assurer de la volonté réelle du pénitent de changer de vie.
- Donner la formule d’absolution lentement. 

Conclusion
    S’il est vrai que tout prêtre, ayant subi avec succès l’examen canonique l’habilitant à confesser, peut le faire, il est tout aussi vrai que l’Eglise elle-même, par le Siège Apostolique, s’est réservé le droit d’absoudre certains péchés. Et au niveau des Eglises particulières, l’Evêque diocésain n’accorde pas à tout son clergé la faculté d’absoudre le délit d’avortement. En voyant le soin dont l’Eglise entoure le Sacrement de pénitence, on est en droit de comprendre son langage clair en matière de la notion du péché.


 R.P. Cosme ADJOMALE           

Recteur du Sanctuaire Eucharistique

 

Nouvelles de famille
- Rappel : Les prêtres diocésains sont tenus de cotiser 6000f/mois pour leur retraite.

- La fête des consacrés au niveau national a été une vraie réussite. Bénissons le Seigneur et félicitons les organisateurs. Rendez-vous l’année prochaine à Ténonrou, le 4 février 2017. Un non chrétien nous y a donné un vaste domaine. N’est-ce pas un appel à évangéliser et à développer cette région ?

- Merci à l’Institut Notre-Dame de Vie de Venasque (France) pour le passage du Père Pierre DE COINTET. Il est venu donner un cours de métaphysique au Séminaire "Providentia Dei".

- Merci aux P. Luis et Pablo de l’Œuvre de l’Eglise venus de Rome pour la retraite sacerdotale de trois diocèses au Bénin. Ils nous ont bien nourris spirituellement.

- Merci aux Maires de N’Dali et de Parakou qui interviennent financièrement pour l’amélioration du site marial Notre-Dame de Komiguéa, lieu de dialogue interreligieux et interculturel.

- Merci à Jose GARMENDIA et à son épouse venus du diocèse de San Sébastian. Leur séjour de deux semaines parmi nous a renforcé les liens d’amitié entre nos deux diocèses.
Quelques dates
2 mars        : Conseil diocésain pour les affaires économiques à 9h30, à l’Archevêché.
4-5 mars    : "24h pour le Seigneur" pour les paroisses de ville (Cathédrale, Marie Auxiliatrice, saint  Joseph d’Alaga, Guéma, Banikanni, Titirou, Okédama, Wansirou, Ganon, Albarika,               Université, Nima). A partir de 19h30 le 4 mars. Il y aura le sacrement de réconciliation.
11-12 mars    : "24h pour le Seigneur" pour les paroisses de Sirarou, Boko, Komiguéa, Gbégourou, Tchaourou, Tchatchou, Papanè, Alafiarou, Kika piste, Kika paroisse, Bétérou. A partir de 16h le 11 mars. Le sacrement de réconciliation y sera organisé.
6 mars        : Election du Président de la République. Prions pour que tout se passe dans l’ordre et le  respect.
8 mars        : A Boko. 50 ans de la création de l’hôpital saint Jean de Dieu. Messe à 9h30. Journée mondiale  de la femme : Bonne fête à toutes les femmes.
11-13 mars    : Visite pastorale à Tchatchou.
13 mars    : A 15h : Rendez-vous avec la Légion de Marie à Okédama.
17 mars    : Visite à Papanè.
20 mars    : Dimanche des rameaux. Jubilé des jeunes. Jubilé extraordinaire du Secteur paroissial de  Guéma au Sanctuaire Notre-Dame de Komiguéa.
22 mars    : Journée de formation continue des prêtres au Centre Pastoral. Qu’ils viennent avec leurs  bréviaires et leurs vêtements liturgiques, étole violette. Arrivée à 9h.
23 mars    : Messe chrismale à la Cathédrale à 9h30. Après la messe, agapes fraternelles à l’Archevêché pour prêtres et consacré(e)s.
24 mars    : Messe in Cena Domini à la Cathédrale à 19h.
25 mars    : Grand chemin de croix au Sanctuaire Eucharistique à 15h.
26 mars    : Vigiles de Pâques à la Cathédrale à 22h. Célébration de baptêmes d’adultes, de  confirmations et de mariages. ALLELUIA !!! CHRIST EST VIVANT !!!
27 mars    : Dimanche de Pâques au Monastère L’Etoile Notre-Dame à 9h. ALLELUIA !!!
30 mars    : Conseil Presbytéral à 9h30, à l’Archevêché.

N.B. :  Le 3 avril : Jubilé extraordinaire de toute la Province ecclésiastique de Parakou (les 5 diocèses du  septentrion) à Bembéréké. C’est le sanctuaire marial le plus ancien dans le Nord-Bénin.   Tout le monde y est cordialement invité.
    - Lundi de Pâques : Les bureaux de la Curie diocésaine sont fermés.
JOYEUSE FETE DE PAQUES ! ALLELUIA !!!

         

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