Un jour un homme m’a dit : "La femme c’est bon et c’est pas bon". Il parlait de son épouse. L’explication qu’il m’a donné équivaut à peu près à ceci que la femme est capable du meilleur comme du pire. Elle peut bien construire, comme elle peut tout casser. En effet, Dieu a fait de vous, les femmes, une force qui ne se voit pas, une force cachée. Vous n’êtes faibles qu’en apparence.

- Vous pouvez être miel, vous pouvez devenir vinaigre.
- Vous pouvez être lumières éblouissantes, vous pouvez devenir ténèbres obscures.
- Vous pouvez être secouristes exemplaires, vous pouvez devenir sorcières impitoyables.
- Vous pouvez être tendres comme Dieu ou devenir cruelles comme Lucifer.
   
    D’ordinaire, quand vous êtes bonnes, vous êtes très bonnes. Mais quand vous êtes méchantes, vous devenez pires que les fourmis magnats. Les hommes ne savent plus où se mettre. Même s’ils fuient hors de la maison, ils se sentent poursuivis par votre haine féroce et aucune arme, contrairement aux fourmis, n’est assez puissante pour freiner vos ardeurs. Quoi qu’on dise, vous êtes comme le sel sans lequel toute saveur manquerait à la sauce de ce monde. Ecoutons le Pape Benoît :    "Vous, les femmes catholiques, vous vous inscrivez dans la tradition évangélique des femmes qui assistaient Jésus et les apôtres (Lc8,3) ! Vous êtes pour les Eglises locales comme leur "colonne vertébrale", car votre nombre, votre présence active et vos organisations sont d’un grand soutien pour l’apostolat de l’Eglise. Quand la paix est menacée et la justice bafouée, quand la pauvreté est grandissante, vous êtes debout pour défendre la dignité humaine, la famille et les valeurs de la religion. Puisse l’Esprit Saint susciter sans cesse dans l’Eglise des femmes saintes et courageuses qui apportent leur précieuse contribution spirituelle à la croissance de nos communautés !... Continuez de défendre la vie. Aidez les jeunes filles par vos conseils et vos exemples. Soutenez-vous mutuellement (Africae munus n°58-59)".

    Chères mamans, comme vous le voyez, vous êtes expertes en plusieurs spécialités. Le Pape Benoît XVI vous prend très au sérieux. Il vous compare même à la "colonne vertébrale" qui soutient tout le squelette. Si elle se brise on ne peut plus se tenir debout. En effet, vous jouez le rôle de plusieurs ministres dans le gouvernement d’une famille…

    J’apprends que dans la fonction publique, on accorde facilement des primes et elles sont plus juteuses que les salaires : prime de logement, d’éloignement, de santé, de craie etc. Alors je vais vous indiquer des primes à revendiquer auprès du Gouvernement de la République. Ce sont vos droits spécifiquement féminins, afin de forcer la société à avoir un regard positif sur vous :
- Demandez une prime de grossesse à chaque grossesse, prime que vous toucherez dès le premier mois. La vie commence en votre sein et elle doit être respectée. Ce n’est pas normal que le gouvernement ne fasse rien pour cela.
- Demandez la prime d’accouchement. Et si c’est par césarienne, que cette prime soit multipliée par deux. Beaucoup de mères, en effet, meurent encore en couche. Vous prenez de gros risques ! Ce n’est pas normal qu’on continue de considérer l’accouchement comme un fait banal.
- Demandez la prime d’allaitement : rien ne remplace ce fortifiant prodigieux, et personne n’arrivera jamais à rembourser le lait maternel dans lequel la mère exprime toute sa tendresse salvatrice. Valerius-Maximus, écrivain latin du 1er siècle, conte l’histoire d’une jeune fille qui a allaité sa propre mère qui croupissait en prison et risquait d’y périr de faim.
- Demandez la prime de nuit sans sommeil quand le bébé est malade et ne dort pas. Ceux qui sont de garde la nuit dans les hôpitaux ont des primes, et vous non. Ce n’est pas normal. Je n’ai pas fini. Le Bon Dieu a dit à nos premiers parents : "multipliez-vous et remplissez la terre". Optez donc pour la famille nombreuse.

    A partir du 5e enfant, revendiquez non plus une prime de grossesse ordinaire mais une prime spéciale. Et pour le 10e enfant exigez une prime très spéciale. La terre n’est pas encore remplie. Et il y a de quoi nourrir toute l’humanité. Seulement il faut éduquer convenablement les enfants. On investit des sommes pharamineuses pour protéger les animaux dans nos parcs nationaux et favoriser leur reproduction. Mais tout est mis en place pour encourager l’avortement ou limiter de façon drastique le nombre d’enfants par famille. C’est une injustice... Mais il y a encore d’autres revendications que je m’en vais vous suggérer.    Revendiquez carrément un salaire mensuel consistant pour les femmes au foyer, qu’elles aient des enfants ou pas. Les criminels c’est le résultat d’un manque d’amour maternel. Le travail des fonctionnaires dans les bureaux sera toujours inférieur à celui des femmes épouses et mères au foyer. Exigez ce salaire auprès des candidats aux élections communales, législatives et présidentielles. Enfin, revendiquez aussi une bonne retraite pour les grands-mères qui n’ont plus de force physique mais continuent de jouer le rôle d’un GPS pour les petits enfants.

    C’est grâce à vos dons proprement féminins, trésors inestimables du Ciel, que le monde tient encore. Combattez pour la bonne cause. Il est temps de renverser la vapeur. Qu’on arrête de vous manipuler au sujet d’une émancipation qui vous rendrait égales aux hommes. En affection, en compassion et en gestes de miséricorde vous nous battez. Faites plutôt apprécier votre féminité et votre maternité. Ce sont-là deux grandes richesses incontestables qui vous rendent en quelque sorte supérieures aux hommes. Si Adam renvoie à la terre, Eve signifie la mère des vivants. La vie est supérieure à la terre. C’est la femme qui est la garante de la procréation. Et la Vierge Marie deviendra génitrice de Dieu, sans aide d’aucun homme. La Bible a raison de dire : « Là où manque la femme, on gémit et on va à l’aventure » (Si 36,25). Choisissez parmi vous des femmes équilibrées, heureuses dans leur peau, pour gouverner notre pays, mais ne désertez pas les foyers. Parlez moins des droits de l’homme. Parlez plus des droits de la femme. Montez au créneau et clamez haut votre différence ! Sans elle, pas de complémentarité. Enseignez au monde que la féminité est d’abord pour l’épanouissement de la femme et pour le bien de la société. Influencez positivement les autres femmes qui ne militent pas dans le même mouvement que vous. Faites-les aimer Jésus Sauveur et sa Mère.

    Apprenez aux jeunes filles à remercier tous les jours le Bon Dieu de les avoir créées femmes. Mettez fin à vos complexes d’infériorité. En effet, après le Bon Dieu vient une femme, la Reine du Ciel et de la Terre, la Vierge Marie, que Dieu lui-même nous autorise à appeler Mère de Dieu. On ne parlera jamais d’un père de Dieu. Mère de Dieu, oui, parce qu’elle a conçu et mis au monde Jésus-Christ qui est Dieu.

    Le Bon Dieu a créé la femme pour être femme et non garçon ; et il a mis en elle l’instinct maternel. Et celles qui n’ont pas d’enfants désirent toujours en avoir. La théorie du genre est une régression. Je vous souffle au passage que l’homme n’a aucun instinct paternel. Tant qu’on n’aidera pas la femme à s’apprécier, à aimer sa nature féminine, à avoir conscience de sa valeur de femme et à en être heureuse, le monde continuera à se porter mal. Parce que la femme est l’aide de l’homme. Personne ne peut vivre sereinement sans secours. La masculinité a besoin de la féminité. Dieu l’a ainsi voulu, dès la création. Quand la femme est joyeuse, accueillante, toute la famille est épanouie. Quand la mère de famille est triste, acariâtre, agressive et négligente, toute la maison a de sérieux problèmes. La femme est irremplaçable. Nos sociétés en Afrique sont en général matriarcales. Le rôle de la femme est prépondérant dans nos coutumes et traditions. Pas de réconciliation sans leur présence. Extraordinaire !

    Et à tous, je dis : cultivons en nos cœurs beaucoup de gratitude envers Dieu qui nous a donné notre maman de chair ou la maman qui nous a élevée. Merci aussi pour la maman spéciale, la Vierge Marie, humble et puissante. Derrière le Fils de l’Homme (le Christ) se cache toujours la grande dame (la Vierge). Et pour aller à Jésus, il faut passer par elle. Et tout le monde, même les non chrétiens, appellent au secours cette maman. Qu’elle intercède très fort pour nous, en ce mois qui lui est dédié, pour que nous apprenions à nous aimer comme Dieu nous aime.


   +Pascal N’KOUE
    Omnium servus

 

 


EXTRAIT DE LA LETTRE DE L’EVEQUE DE NANTES, 2 avril 2015
    …Depuis mon retour de Parakou, j’ai eu l’occasion d’évoquer souvent votre accueil et ce que vous avez permis de vivrez à notre délégation nantaise, à l’occasion des fêtes du jubilé. Samedi dernier, je recevais la communauté africaine de Nantes chez les Pères de la Société des Missions Africaines (SMA). Et ensemble, nous avons revu des photos de notre passage au Bénin. Je crois que cela a réjoui les gens venant d’Afrique et présents à Nantes pour différentes raisons.

    A l’occasion d’un rassemblement des maîtrises scoutes nantaises, j’ai entendu que certains scouts envisagent de vivre un camp, cet été, avec une des paroisses de votre diocèse, et cela grâce au travail conjoint de Stéphane PROUVOST le jeune ingénieur de notre délégation et du Père Benoît LUQUIAU. Je sais aussi que les Pères SMA organisent avec le diocèse de Nantes, un voyage pour des jeunes nantais au Bénin, dans le courant du mois de juillet. Cela me réjouit car des liens commencent à se tisser entre paroisses et mouvements de nos deux diocèses : grâce à votre expérience à Natitingou, j’ai retenu que c’était la garantie que ce jumelage dure…

    Je veux aussi vous donner des nouvelles du Père Aubin LEGBODJOU. Son ministère se déroule très bien à la Baule. Nous apprécions le travail pastoral qu’il effectue, sa joie et sa sérénité. Aubin est bien engagé dans la découverte des réalités humaines et ecclésiales locales. Il a un bon « maître de stage » en la personne du Père Jean PROUVOST, Curé de la paroisse. Il est apprécié des confrères et des chrétiens, qui aiment l’entendre prêcher…

    Bien entendu, Monseigneur, si vous pensez qu’un autre prêtre est susceptible de venir à Nantes, en septembre prochain, nous l’accueillerons avec joie : la pénurie de prêtres et les problèmes de santé de certains rendent difficiles les nominations. Je vous remercie également de permettre à certains des prêtres de Parakou de venir nous aider un mois cet été.

    La semaine dernière, je participais, à Lourdes, à l’assemblée plénière des Evêques de France. Deux d’entre eux m’ont chargé de vous saluer de leur part : Monseigneur Jean BONFILS, sma, Evêque émérite de Nice, et Christophe DUFOUR, Archevêque d’Aix en Provence. Heureux de voir se développer le jumelage entre nos deux diocèses, vous remerciant de me rendre destinataire du bulletin diocésain (j’ai beaucoup apprécié votre dernier édito sur les funérailles chrétiennes), je vous redis ma profonde et fraternelle communion.
Joyeuses fêtes de Pâques.
                                                                    

+Jean-Paul JAMES 

   

                                    
Nouvelles de famille

- Nous remercions l’Evêque de Nantes pour sa belle lettre qui interpelle nos deux diocèses en partenariat.

- Le mois de mai c’est le mois de Marie. Reprenons pieusement le chapelet et récitons-le tous les jours, posément, calmement en méditant sur la vie de Jésus pour notre conversion.

- La Conférence Episcopale nous exhorte à reprendre la "Prière pour le Bénin". Demandons l’unité des cœurs dans les familles, la paix dans notre pays et dans le monde entier.

- En cette année de la vie consacrée, nous disons notre gratitude à tous les consacrés. Dans un monde qui risque d’être étouffé par les soucis des biens matériels et des plaintes puériles, que Dieu nous donne le témoignage du service gratuit envers les pauvres et de l’amour désintéressé envers tous.

- La nuit de Pâques, nous avons célébré à la Cathédrale saints Pierre et Paul 12 baptêmes d’adultes ; 15 confirmations et 2 mariages. Monsieur le Maire de la ville, Madame le Préfet, tous deux musulmans, ont assisté à cette longue et émouvante solennité des solennités. Vive le dialogue interreligieux !                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

- Continuons d’invoquer saint Joseph, l’Econome du Bon Dieu, pour les nombreux projets diocésains : Sanctuaire marial, Monastère des Contemplatives de Jésus Eucharistie, Grand Séminaire "Providentia Dei", écoles catholiques, presbytères, chapelles, maisons des Sœurs, grande ferme de Ténonrou...

- Au Grand Séminaire "Providentia Dei", les constructions de la bibliothèque et du réfectoire montent lentement mais sûrement. On vient de commencer la cuisine. Bénissons le Seigneur et prions pour tous les généreux bienfaiteurs. Les Séminaristes ont célébré la Semaine Sainte dans leur enceinte. Avec les éducateurs, ils forment une famille. Les jeudis, je les rencontre et je prends le repas de midi avec eux.

- Le thème pastoral de cette année : "Education chrétienne et familles en dialogue" a suscité un engouement dans les familles et les écoles. Il faudra pousser maintenant les familles enracinées dans la foi à évangéliser d’autres familles. Autour de nous, beaucoup désirent connaître Jésus-Christ, le Sauveur.

- Les premières pluies sont tombées. Pensons au reboisement : karité, néré, moringa, manguiers, baobabs, agrumes, neems etc. Améliorons notre environnement pour notre propre bonheur.

N.B. Le 12 juin, fête du Sacré-Cœur de Jésus. Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. Tous les prêtres passeront cette journée au monastère de l’Etoile Notre-Dame.

 


Quelques dates

1-4 mai    : A Rome pour une retraite spirituelle à l’Opera della Chiesa.

6 mai        : Retour à Parakou.

7 mai        : Visite de l’école primaire sainte Marie Immaculée de Dokparou à 11h.

8-10 mai    : Visite pastorale à Wansirou (quasi paroisse).

13 mai    : Au Séminaire N.D. de Fatima : Fête patronale. Messe à 11h.

14 mai      : Fête de l’Ascension. Rappelons que c’est une fête d’obligation. Confirmations   à Komiguéa à 9h30.

15 mai     : Visite au Collège saint Thomas D’Aquin à 9h.

17 mai    : Confirmations à Tchatchou à 9h30. Quête impérée pour les Séminaires du Bénin.
        - Journée chrétienne des Communications sociales.

19 mai    : Conseil pour les affaires économiques avec le Frère Emmanuel DRUPEZ.

20 mai    : Messe et rencontre avec les Prêtres formateurs du Séminaire Notre-Dame de Fatima.

24 mai    : Pentecôte. Confirmations à 9h30 au Sanctuaire Eucharistique. Installation du Mouvement    des cadres et Personnalités Politiques (MCPP) à la fin de la messe. Quête impérée pour le           denier de saint Pierre.

25 mai    : Lundi de Pentecôte. Les bureaux de la Curie sont fermés.

26-29 mai    : A Ouidah pour l’Assemblée plénière de la Conférence Episcopale.

30 mai    : Messe de clôture pour les 200ans de naissance de Don Bosco, à la Cathédrale à 9h30.

31 mai    : Fête de la ste Trinité. Confirmations à Tchaourou, à 9h. Bonne fête aux mamans.
        - Jour des élections communales : Paix à tous ! Et que les meilleurs gagnent.


ABONNEMENT POUR UN AN
  A Parakou : 1.000 frs
≈   Au Bénin : 2.000 frs
≈    A l’extérieur : 10 euros
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /www.diocese-parakou.org

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Pastorale des jeunes

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