Dans ce numéro de la Vie Diocésaine, je partage avec vous certains extraits de la lettre que j’ai reçue du Cardinal Robert SARAH, Président du Conseil Pontifical Cor Unum. C’est un signal d’alerte. L’Afrique est soumise à d’intenses pressions politiques et financières pour qu’on adopte des idéologies sauvages en vue de la destruction humaine, culturelle et spirituelle du continent. La situation est grave et inquiétante. Faisons nôtres les préoccupations de l’Eglise sinon les nouvelles idéologies sur le GENRE vont disloquer et démanteler nos populations. Cette lettre brûlante, datée du 28 juin 2014, nous servira de phare pour l’année pastorale (2014-2015) dont le thème est “Education chrétienne et famille en dialogue".

    Notre bien-aimée Afrique, que Paul VI a appelée « nouvelle patrie du Christ », dont Jean-Paul II a visité 43 pays, dont Benoît XVI a parlé comme d’un « immense poumon spirituel pour l’humanité en pleine crise de foi et d’espérance », et dont le Pape François, lui-même, en présentant ses vœux pour l’année 2014 au Corps diplomatique souligna sa sollicitude pour elle en affirmant : « il ne faut jamais renoncer à faire le bien, même quand c’est difficile et quand on subit des actes d’intolérance ou même de vraies persécutions ». Oui notre bien-aimé Afrique subit depuis des décennies les assauts de politiques et de « programmes de développement » véhiculant une vision altérée de l’homme et de la femme, individualiste et hédoniste, destructrice de leur vocation à l’amour et de la famille…

    Nous constatons chaque jour que le combat dans lequel nous sommes s’intensifie ; les mentalités et les comportements se transforment à un rythme accéléré. Les assauts, qui remontent aux politiques de contrôle démographique imposées à l’Afrique à partir de la décolonisation, se sont aggravés depuis les conférences onusiennes du Caire et de Pékin il y a vingt ans. Les agents de la santé reproductive disent explicitement que leur objectif est de changer les cultures, de détruire les règles conventionnelles : ils veulent que les cultures africaines s’alignent sur un modèle unique, celui de la mentalité contraceptive. Nos jeunes, espérance de l’Afrique, en sont les premières cibles. De quel droit sacrifie-t-on les cultures, les valeurs morales et la foi des pauvres aux idoles de la décadence morale de l’Occident, allant aujourd’hui jusqu’à la promotion ouverte du « choix de l’orientation sexuelle » en voulant banaliser l’homosexualité et en dénaturant le sens du mariage ? Seul le couple formé par un homme et une femme en fondant une famille  est l’avenir et le bien commun de l’humanité que nul pouvoir politique n’a le droit de manipuler à des fins totalitaires…

    Sans qu’on s’en aperçoive, se répand rapidement en Afrique l’idée que la maternité et la complémentarité des sexes sont contraires à l’égalité ! Le continent africain, qui a toujours considéré et vénéré la femme comme le sanctuaire de la vie, est en train de participer activement et de collaborer naïvement à l’euthanasie de la femme africaine et de la noblesse éminente de sa vocation d’épouse, de mère, et de complément vital et indispensable de l’homme. Le Burkina Faso, le Burundi, la République Démocratique du Congo, la Guinée Equatoriale, le Kenya, le Lesotho, Maurice, le Rwanda, le Sud Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe, et peut-être d’autres pays encore, sont déjà pourvus de ministères incluant le mot « genre » ou « gender ». Pratiquement tous les pays africains ont des politiques nationales « genre », au sein de divers ministères : éducation, femme, famille, jeunesse, santé, travail, développement social, ou encore culture…

    En octobre dernier, tous les pays africains à l’exception du Tchad ont adopté la « Déclaration d’Addis Abeba sur la Population et le Développement en Afrique après 2014 » dans laquelle ils s’engagent, sous la pression de la gouvernance mondiale, à rendre la « santé et les droits sexuels et reproductifs » universellement accessibles en Afrique détachés de toute considération de qualité morale. Cela signifie en pratique que les gouvernements africains se laisseront de plus en plus gouverner, téléguider et coloniser par les tenants de ce programme. Sur notre terrain pastoral, nous notons les effets de ces politiques et en mesurons la triste efficacité…

    Nous avons à nous organiser pour y apporter ensemble une réponse forte, claire et courageuse. Face à des évolutions si destructrices de nos cultures, de la famille, de la jeunesse et de la foi sur le continent, nous sommes appelés, ensemble, dans la communion qui nous unit, à faire bien davantage que nous n’avons fait jusqu’à présent…

    Il nous faut manifester publiquement une position commune forte et claire, celle de l’Eglise universelle, sur les évolutions en cours, les dangers cachés des nouvelles normes mondiales pour nos cultures africaines et pour la personne humaine. Il faut que soit manifeste que l’Eglise n’empruntera pas le chemin large et facile imposé de l’extérieur aujourd’hui à l’Afrique…

    Et si les gouvernements africains et l’Union Africaine se trompent de chemin, que l’Eglise, elle au moins, reste fidèle au Seigneur Jésus. Il nous faut tout d’abord surmonter une ignorance paralysante face aux défis des politiques mondiales et de leur éthique. Des sessions de formations et de discernement peuvent être organisées au niveau des diocèses, des paroisses, des universités, des centres de formation chrétienne et être combinés à la catéchèse, intégrant l’enseignement du Pape François. Les moyens de communication à notre disposition (journaux, télévision, radios) peuvent être mis à profit pour diffuser cette formation. Le bon pasteur ne laisse pas le loup entrer dans la bergerie. Le vocabulaire ambivalent, les mots « genre », « santé reproductive » et « mariage homosexuel » en particulier, n’ont pas leur place dans l’Eglise. L’Eglise ne peut se laisser intimider par ceux qui conditionnent l’aide financière par l’entrée de l’Eglise dans le cadre de la nouvelle éthique ! Rejoignons le mouvement de résistance en Occident, et non certains catholiques dont le sel s’est affadi au point de ne plus savoir discerner, et préférons mourir dans la pauvreté que de détruire nos cultures et perdre la foi ! Sékou Touré, le premier Président de mon Pays, la veille de l’indépendance de la Guinée, criait avec force : « nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage »…

    Fraternellement dans le Seigneur et en Marie Notre-Dame de l’Afrique.

                                                Robert Card. SARAH


TRAHISON DE L’ONU

    En 1948, l’ONU proclamait la "Déclaration Universelle des Droits de l’Homme". Elle reconnaissait alors solennellement, dans l’article 16, le droit de chaque être humain à la vie, à la liberté d’expression, de religion ainsi que le droit de fonder une famille. Le mot famille était employé à l’époque pour désigner le couple hétéro-sexuel c’est-à-dire un homme et une femme liés par un contrat juridique ou religieux, pouvant élever leurs enfants si Dieu leur en donne, ou s’ils en adoptent. Lisons ensemble :

Article 16 :
1- A partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2- Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux (homme et femme).
3- La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’Etat.

    Malgré cette belle déclaration, depuis quelques années, l’ONU a changé substantiellement, pour ne pas dire totalement, sa position sur cette question. Les grandes conférences internationales et les conventions qu’elle élabore, ou fait élaborer, par les institutions qui relèvent d’elle, attaquent tantôt de front, tantôt subtilement la famille comme Dieu l’a voulu dès la création : un homme et une femme qui vivent ensemble, se donnant l’un à l’autre par amour en vue de transmettre le don merveilleux de la vie.

    En 1994 s’est tenue au Caire (Egypte) une Conférence internationale de l’ONU sur la population et le développement. En prévision du sabotage qui s’organisait contre la famille, le Pape Jean-Paul II avait demandé à nos gouvernements publics et religieux de ne pas laisser bafouer la famille africaine sur sa propre terre. Son message fut entendu. On fit bloc. Et cette grande réunion mondiale connut un échec cuisant.
    C’est plutôt en 1995, lors de la Conférence de Pékin sur la femme, que la famille dite traditionnelle a été attaquée brutalement. La maternité y a été présentée comme un fardeau que l’homme impose à la femme ; cela l’empêcherait de s’épanouir et d’être libre. Dans son document final, cette Conférence de Pékin utilisa 150 fois le mot "gender". C’était le point de départ musclé de la nouvelle idéologie du genre.


    De quoi s’agit-il ? Selon cette idéologie, les différences génitales entre l’homme et la femme n’ont pas vraiment d’importance. Les différences de rôles entre l’homme et la femme n’auraient qu’une origine culturelle et non pas naturelle. Concrètement cela revient à ceci que nous naissons neutres, ni homme ni femme. A chacun de choisir plus tard ce qu’il voudra être. Même si à la naissance on a le sexe féminin, on peut décider plus tard qu’on est masculin. Cette invention à la fois ridicule et pernicieuse qui détruit la famille (père, mère, enfants) est devenue une norme politique et culturelle dans beaucoup de pays. Adieu la fête des pères ! Adieu la fête des mères ! Il faut désormais parler de parent 1 et de parent 2. Pour l’instant dans nos villages, on en sourit. Mais ça peut vite changer…

    Car des institutions internationales emploient aujourd’hui le mot « famille » pour désigner toutes sortes d’unions qui visent à saboter le plan de Dieu sur l’homme. Elles opèrent le changement de mentalité en modifiant le sens des mots. Ainsi, on ne dit plus avortement mais IVG (Interruption Volontaire de la Grossesse) ; on ne dit plus "sexe" mais "genre" ; on ne dit plus "procréation" mais "droits sexuels et reproductifs" ; on ne dit plus "famille" mais "famille sous toutes ses formes" ; on ne dit plus "époux" mais "partenaires égaux" ; on ne parle plus de "complémentarité" dans le foyer mais de "stéréotype". Ce qui nous inquiète, c’est que  plusieurs dirigeants africains, sous diverses influences, semblent avaliser ces orientations ou tout au moins adopter cette confusion de langage.

    « Pour l’avenir de la société et pour le développement d’une saine démocratie, il est urgent de redécouvrir l’existence des valeurs humaines et morales essentielles  et originelles… : Ce sont des valeurs qu’aucune personne, aucune majorité ni aucun Etat ne pourront jamais créer, modifier ou abolir, mais que l’on est tenu de reconnaître, respecter et promouvoir » (Evangelium Vitae 71) du Pape Jean-Paul II. En effet, aucune Nation ne peut rester longtemps en paix si elle n’investit pas sérieusement dans ces cinq valeurs immatérielles : le respect de la vie, la famille traditionnelle, l’éducation intégrale (corps, âme, esprit), le dialogue sincère, la solidarité sans exclusion. Avec la force de Dieu qui arme la détermination des petits David face aux géants Goliath, nous vaincrons.
Notre-Dame de Komiguéa, Reine des familles, priez pour nous.
Notre-Dame de l’Afrique, protégez nous.
Saint Michel Archange, défendez-nous dans les combats.
Nos saints anges gardiens, veillez sur nous.


+Pascal N’KOUE
  Omnium servus

 


Nouvelles de famille


- Nous souhaitons la bienvenue dans ce beau diocèse à tous les nouveaux agents pastoraux.

- Le Père Luc QUENUM, Sulpicien, résidera au presbytère de Tchatchou et interviendra au Grand
  Séminaire Providentia Dei.

- Le Curé de Sainte Trinité de Guéma est le Père TCHASSANTE T. Lambert, s.v.d.

- Le Curé de la paroisse de Sirarou est le Père AWAGA Félix, s.v.d.

- Une belle croix de 10m de haut, faite par notre menuiserie diocésaine, a été fixée sur le site marial de 
   Komiguéa, le 2 août dernier. Elle nous rappelle le primat du Christ Sauveur dans nos vies.

- Bénissons le Seigneur pour nos Sœurs Albertines (Alphonsine AGOGNON et Sylvie HOUNKPATIN) qui
  feront leurs vœux perpétuels à Calavi.

- De grand cœur nous accueillerons en octobre les Sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus
  (Teresitas) de Colombie. Elles ouvrent une maison de formation chez nous.

- Une messe solennelle d’envoi en mission a eu lieu le 30 août dernier à la Cathédrale, pour nos prêtres 
   fidei donum. Soutenons-les par nos prières, nos correspondances et tout geste d’affection.

- Une nouveauté absolue : enfin, on fabrique des cahiers à Parakou. Vive notre imprimerie diocésaine.
   Et merci aux amis de Vittorio Veneto et à l’Association des Familles Rurales.

- Félicitations à nos établissements scolaires qui ont réalisé cette année encore de très bons résultats aux
   examens officiels en juillet dernier.

- Le mois d’octobre est celui du Rosaire. Le chapelet tous les jours dans les familles et les CEVB est     
  vivement recommandé. Essayez de solenniser l’ouverture et la clôture de ce mois.

- Du 5 au 19 octobre aura lieu à Rome un Synode extraordinaire sur la famille. Prière et sacrifice.

- Le mois de novembre est traditionnellement réservé aux défunts. Ils ont uniquement besoin de nos 
  prières et surtout du saint sacrifice de la messe. Prions pour les âmes les plus délaissées du purgatoire.

- Les secteurs paroissiaux de Bétérou, de Banikanni et de Guéma sont priés d’élire le plus tôt possible
  leurs responsables qui siègeront au Conseil Presbytéral.


Quelques dates


3 sept         : Visite de la Supérieure Générale des Sœurs de la Consolata d’Italie, pour prospecter les lieux  en vue de l’ouverture d’une communauté de Sœurs.


6 sept         : Vœux définitifs des Frères Luc AMETODOU et Oscar TAWEMA à Okédama, à 9h 30.


7 sept         : Voyage sur Cotonou.


8-9 sept     : A Calavi. Célébration des 100 ans d’existence de l’Institut des Sœurs ocpsp.


10 sept    : Visite de Mme Winnie Joséphine, responsable du projet d’appui de nos hôpitaux.


15 sept-5 oct : Vacances. D’avance merci aux amis qui m’accueilleront chez eux.


1er oct         : Rentrée au grand séminaire "Providentia Dei" avant 18h.


6 oct         : Retour à Parakou.


12 oct         : Installation du Père Jonathan CAPO-CHICHI, Curé de Saint Joseph d’Alaga, à 9h 30.


13 oct         : Conseil diocésain pour les affaires économiques à 9h 30 à l’Archevêché.


14 oct         : A 9h 30 : Conseil presbytéral, à l’Archevêché.
                   A 16h : Presbyterium au Centre Pastoral.


15 oct         : Assemblée Générale : ouverture de l’année pastorale à 9h15. On passera toute la journée   ensemble. Prenez vos dispositions à l’avance pour les messes et dévotions.


16-17 oct     : Formation en gestion et comptabilité des agents pastoraux par le Frère Emmanuel DUPREZ.


19 oct         : Installation du Père Ernest DEGUENONVO, Curé de N-D de Lourdes d’Albarika, à 9h 30. Journée mondiale des missions. Quête impérée pour les O.P.M. Soyons généreux.


22-25 oct     : Conférence Episcopale à Natitingou. 25 ans du Petit Séminaire Saint Pierre.
   
N.B : Nous attendons les dernières propositions sur le jubilé des 70 ans de notre évangélisation et les 50 ans
        d’érection de notre diocèse au plus tard le 31 octobre.

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