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Je propose un texte du 17e siècle qui nous interpelle encore aujourd’hui. « C’est une pitié de voir comment la plupart disent leur chapelet ou leur Rosaire. Ils le disent avec une précipitation étonnante. Ils mangent même une partie des paroles…Après cela, faut-il s’étonner que les plus saintes prières de la religion chrétienne restent sans presque  aucun fruit ; et que après mille et dix mille Rosaires récités on n’en est  pas plus saint. Arrêtez votre précipitation naturelle en récitant votre                 Rosaire, et faites quelques pauses au milieu du Pater et de  l’Ave…Une dizaine dite ainsi posément vous sera plus méritoire que des milliers de Rosaires récités à la hâte sans réfléchir ni s’arrêter ». Saint Louis-Marie GRIGNION DE MONTFORT, le secret du Rosaire, pour se convertir et se sauver.
    Satan devrait voir arriver le mois de Marie avec beaucoup de tristesse et d’angoisse. Nous allons le pilonner impitoyablement de nos Ave Maria. La consigne, qui nous vient du ciel, c’est de le faire tous les jours. Le chapelet est la douce chaîne qui nous relie à Dieu. En effet, après le saint sacrifice de la messe, c’est la prière la plus agréable à Dieu et la plus profitable à nos âmes. Mais pour Satan, c’est un instrument de torture à nul autre pareil. Le Pape Adrien VI (16e siècle) désigne le chapelet comme "le fouet du démon". Il en est certainement ainsi puisque l’arsenal des grains fusant de toutes parts à un rythme régulier malmènent terriblement le prince des ténèbres. Chaque Ave Maria est comme un coup de marteau sec  et violent sur sa tête. Voilà pourquoi Satan fait tout pour mettre en nous beaucoup de paresse, de distractions et de négligence à l’heure de cette prière. Ainsi les coups qu’on lui assène perdent leur force. Et non ! A malin, malin et demi. Apprenons à prier le chapelet avec foi, et Satan, pris de vertige, nous laissera en paix.
    Car ce "Monsieur" n’épargne personne. Le combat est même plus éprouvant chez les saints. Mais la Vierge Marie vient toujours au secours des âmes attaquées. Marthe Robin fait une description succulente : « Quand la Maman paraît, alors il ne peut absolument rien sur elle. Rien. Il n’a aucun pouvoir sur elle. Aucun. Quand elle apparaît, si vous voyez cette fuite, cette dégringolade de tous ces démons, qui sont opposés entre eux, qui ont de la haine l’un pour l’autre. Quel spectacle, quelle bousculade ! »
    Marie est une sécurité plus sécurisante que les clôtures, les murailles, les barricades, les gardes du corps. Sa protection contre les démons est sûre, contrairement à celle des féticheurs escrocs, marabouts bonimenteurs et autres commerçants faiseurs de gris-gris qui ne sauvent personne. Avec Marie la peur est vaincue.
    A l’heure du chapelet, il faut arrêter toute activité. Dieu et la Vierge sont là. Nos bons anges gardiens aussi. Quelle belle compagnie ! Le secret sublime est de faire du chapelet un temps de méditation pour contempler la vie, la mort, la passion et la gloire de Jésus-Christ, pour contempler aussi le rôle de Marie auprès de nous. Lentement, prononçons les paroles bibliques avec foi et confiance en y mettant beaucoup d’attention. Et si on psalmodie les "Ave Maria" c’est encore mieux. Il s’agit de chanter tout l’"Ave Maria" et non seulement quelques phrases pour vite finir le chapelet.
    Les vingt mystères du Rosaire  (joyeux, douloureux, glorieux et lumineux) sont tous de grands bienfaits de Dieu tirés de la Bible, de même que "le Pater, l’Ave Maria, le Gloria Patri". " Il est opportun que l’énonciation des différents mystères soit accompagnée de brefs passages de la Bible relatifs au mystère annoncé" in Verbum Domini n° 88. En effet, il y a un lien indissociable entre les Saintes Ecritures et Marie "qui conservait toutes ces choses en les méditant dans son cœur" (Lc 2,19). Méditer c’est se laisser toucher personnellement ou communautairement par la Parole de Dieu. C’est se remettre en question. C’est actualiser la Sainte Ecriture. La méditation prépare la prière, la prière conduit à la contemplation et la contemplation nous pousse à l’action, c’est-à-dire à servir humblement et gratuitement Dieu et le prochain. Sans la méditation, le chapelet est comme un corps sans âme, donc un cadavre, ou encore comme une moto sans carburant. Elle devient encombrante. Ainsi compris, rien n’empêche qu’on prie le chapelet devant le Saint-Sacrement : « En présence du Saint-Sacrement conservé ou exposé, il est possible aussi  de prévoir la prière mariale du Rosaire qui est "merveilleuse de simplicité et de profondeur" » in Redemptionis Sacramentum n°138. Plus notre âme est arrosée par cette prière, plus on respire la paix. Et ce n’est que justice, car celui qui prend la Mère de Dieu chez lui a toute la sainte Trinité et la cour céleste chez lui. Alors qu’attendons-nous ?
Voici quelques conseils inspirés du "Secret du Rosaire"
    Récitons le chapelet en état de grâce ou tout au moins avec un cœur repentant, dans la résolution de sortir de nos péchés. Nous reconnaître pécheurs et compter sur la miséricorde de Dieu pour vivre dans la justice et la sainteté véritable nous fait gagner des points.
    Récitons le chapelet lentement, posément en faisant attention aux paroles sublimes qu’on prononce. Certains se croient souvent à une compétition de course, à un marathon. La vitesse avec laquelle les "Pater", "Ave" et "Gloria" se pourchassent comme une mitrailleuse déréglée confirme que le cœur n’y est pas. Or "Dieu écoute plutôt la voix du cœur que celle de la bouche". Dans cette manière rapide de liquider le chapelet, on ne prie pas, on ne fait prier personne, les distractions volontaires se multiplient. C’est un de manque de respect envers Dieu et sa sainte Mère. Quand on s’adresse à une personne qu’on aime, ce n’est pas en courant. Or dans la récitation à la va-vite, il n’y a pas de méditation, pas de contemplation, pas d’intériorité, pas de recueillement. C’est rien que du rabâchage. C’est un ronronnement continu.
    Ecoutons l’enseignement du Pape Paul VI là-dessus :    « Par nature, la récitation du Rosaire exige que le rythme soit calme et que l’on prenne son temps, afin que la personne qui s’y livre puisse mieux méditer les mystères de la vie du Seigneur vus à travers le Cœur de Celle qui fut la plus proche du Seigneur, et qu’ainsi s’en dégagent les insondables richesses ». Plus près de nous, le Père Georges VANDENBEUSCH dans sa captivité par la secte Boko Haram au Cameroun a tenu bon grâce au chapelet : "En fin d’après-midi je priais le chapelet en prenant tout mon temps". Prendre son temps cela vaut pour toute prière et oraison. Le prophète Jérémie dit : "Maudit soit celui qui fait l’œuvre de Dieu avec négligence" (Jérémie 48, 10). La négligence est un élément de la médiocrité spirituelle. C’est affreux de prier le chapelet avec un ou plusieurs portables allumés ou même avec la télévision en marche.  Adieu la concentration ! Et c’est dommage.
Saint Pie X (1914) dans son testament écrit ceci : « le Rosaire est, de toutes les prières, la plus belle, la plus riche en grâce, celle qui touche le plus le cœur de la Mère de Dieu. Si vous voulez que la paix règne dans vos foyers, récitez-y le chapelet en communion ». Quel bon conseil aux couples et aux diverses communautés !
Canevas pour bien réciter le chapelet

    1- Commencer par un signe de croix fait avec piété et recueillement. Puis se brancher tout de suite sur l’Esprit Saint qui nous aide à prier, à moins que ce soit l’heure de l’Angelus (ou du Regina Coeli pendant le temps pascal). Annoncer l’intention générale du mois suivi de l’intention missionnaire. Ensuite réciter le Credo (symbole des Apôtres), puis un Pater, trois Ave Maria et le Gloria Patri.
    2- Prévoir un chant ou un refrain marial entre les dizaines.
    3- Avant chaque dizaine : annoncer le mystère, le fruit du mystère. Lire un verset biblique ou présenter une scène biblique en dessin correspondant au mystère, si c’est possible ; ou alors faire un petit commentaire de ce mystère. Puis demander une grâce au Seigneur par l’intercession de notre Sainte Mère.
    4- Réciter la dizaine composée d’un Pater, de dix Ave Maria et d’un Gloria Patri.
    5-Après chaque dizaine, terminer par une invocation comme "Ô Marie conçue sans péché…" (3 fois). N’oubliez surtout pas celle-ci que la Vierge de Fatima le 13-07-1917 a vivement recommandé aux enfants, après leur vision de l’Enfer : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’Enfer. Conduisez toutes les âmes au Ciel, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde ».
    6- Après les cinq mystères, il y a les litanies de la Vierge Marie. Pensez à y inclure "Reine de la famille". Sinon on peut chanter le Magnificat.
    En ce jubilé de nos 70 ans d’évangélisation, confions le diocèse à Marie. Elle peut tout nous obtenir du cœur miséricordieux de Dieu. Demandons souvent, outre la santé de l’âme et du corps, la grâce de la conversion, la grâce de la sainteté, et la guérison de nos blessures intérieures, afin de mieux nous unir à elle et à son Fils Jésus-Christ.
    Faisons de Parakou un diocèse marial. C’est possible. Il suffit de parler de la Sainte Vierge très tôt aux enfants. Faisons-la aimer dans nos établissements scolaires. Qu’est-ce qui empêche que pendant le mois  de mai, enseignants et élèves se retrouvent autour d’une statue de la Vierge pour le chapelet dans nos écoles, ne serait-ce qu’une fois par semaine ? Evangélisons par et avec Marie.
    Dans les foyers ou internats, le chapelet médité devrait faire partie du programme du soir. Les vocations sérieuses ne se feront pas attendre. Elles naissent de la prière et du témoignage de la foi pure, sans mélange. Dans nos séminaires et autres maisons de formation, exerçons-nous à bien réciter le chapelet. La Mère qui a formé les saints Apôtres saura orienter nos jeunes portés au vide, au superficiel, et à l’éphémère. Proposons la prière du chapelet aux malades dans nos maisons et dans les hôpitaux. La Vierge est capable de les guérir. Partout où règne la Vierge, le péché se détruit, la lumière brille dans les cœurs, la sagesse de Dieu pénètre les vies, la vérité rime avec la charité, les saintes réformes sont mises en application, les agressifs rentrent leurs griffes, les chrétiens refroidis se réchauffent. La joie rayonne dans les familles, l’espoir renaît partout et chasse l’amertume du découragement, l’amour et la confiance réciproque s’installent. Portons la Vierge Marie partout. Par elle, on rencontrera la personne de Jésus, son divin Fils. On cherchera ensemble son Royaume. On s’efforcera de vivre dans un style simple et transparent, avec un regard attentif aux besoins de nos frères et sœurs les plus nécessiteux. Avec elle, on vivra notre abandon filial à la volonté de Dieu avec sérénité.     Ave Maria !!!

+Pascal N’KOUE
  Omnium servus
Nouvelles de famille

- Reprenons le chapelet et prions pour la paix et le retour des valeurs morales et spirituelles.
- Nous continuons de prier pour le repos de l’âme du Père Simplice ADJERAN. Chaque prêtre est prié de célébrer trois messes pour lui. Il est enterré au Grand Séminaire Diocésain "Providentia Dei" où désormais les prêtres diocésains seront inhumés.
- Prions aussi pour le repos de l’âme de Grégoire, papa du Père Marek POGORZELSKI, svd.
- Cette année encore nous avons bénéficié de la visite de Mme Elisabeth POGNON pendant la Semaine Sainte. Nous la remercions pour cette amitié fidèle.
- Bienvenue aux quatre amis Italiens de l’Association des Familles Rurales de Vittorio Veneto.
- Le pagne du jubilé est déjà épuisé. Une deuxième commande vient d’être lancée. Patience.
- En ce mois de Marie, le pagne des femmes catholiques irait très bien pour toutes nos fêtes.
 - N’oubliez pas la prière du jubilé à réciter au moins les dimanches à la fin des messes.
- Nous nous réjouissons avec le monastère Notre-Dame du Kokubu pour le nouveau Père Prieur qu’ils ont élu le mois dernier en la personne du Père Marcellin DHECADJEVI.
- Les catéchumènes en marche vers le baptême recevront la croix à la première étape, la médaille de la Vierge à la deuxième étape, et le chapelet à la troisième.
- Le Jeudi Saint, j’ai reçu un coup de fil long et chaleureux de Monseigneur Jean-Paul JAMES, l’Evêque de Nantes, avec lequel notre Archidiocèse entre en partenariat. Je vous transmets ses bons souhaits de Pâques. Il vient nous visiter en décembre prochain.
- Les prêtres diocésains ont hâte de voir la création d’une paroisse célébrant la forme extraordinaire du rite romain. Que Dieu lui-même nous vienne en aide.
- Du 24 au 26 mai le Pape François sera en Terre Sainte. Accompagnons-le de nos prières.
- N’oubliez pas d’ériger une place mariale près des églises paroissiales, mais aussi dans vos maisons.
- Du 15 au 17 mai, l’Evêque sera à Natitingou.


Quelques dates

1er mai : Fête de saint Joseph le travailleur. A 10h, messe à la ferme "Providentia Dei" pour les 25 ans de sacerdoce des Abbés Bruno AMANONGBE et Denis LE PIVAIN.
3 mai : A 9h 30 : Pose de la première pierre du Sanctuaire Marial Notre-Dame de Komiguéa, Reine des Familles et premier pèlerinage des prêtres et consacrés (e) s de l’Archidiocèse sur le site.
4 mai : Confirmations à la Paroisse Sainte Trinité de Guéma à 9h.
6 mai : Réunion à 9h30 au Centre Pastoral Guy Riobé avec le Comité d’organisation des 70 ans d’évangélisation du Borgou.
7 mai : A 9h30 : Conseil Presbytéral à l’Archevêché.
9 mai : Toute la journée au monastère l’Etoile Notre-Dame.
11 mai : Journée mondiale de prière pour les vocations. Quête impérée pour les vocations. Rencontre des CEVB au Centre Pastoral et 30e anniversaire du Renouveau Charismatique.
17 mai : A Natitingou pour l’ordination épiscopale de Mgr Antoine SABI BIO. Prions pour lui.
18 mai : Confirmations à la Paroisse saint Joseph d’Alaga à 9h 30.
19-23 mai : Au Grand Séminaire de Ouidah : Assemblée Générale de la Conférence Episcopale.
25 mai : Confirmations à 9h30 à la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Tchaourou.
27 mai : A 9h30 : Conseil diocésain pour les affaires économiques à l’Archevêché.
30 mai : Visite de l’Ecole Primaire Notre-Dame des Apôtres à 9h 30.
31 mai : A 10h : Vœux solennels des Sœurs Marie Dorothée, Marie Eucharistie et Judith au monastère l’Etoile Notre-Dame. Prions pour elles.